- il y a 7 heures
Face au mastodonte Jean-Luc Mélenchon, la gauche non mélenchoniste peine à proposer une alternative crédible à l’approche de l’élection présidentielle de 2027. Entre désaccords et prolifération des candidatures, elle aborde l’échéance en ordre dispersé. Récit. Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Thibault Lambert - Production : Clara Garnier-Amouroux, Clémentine Spiler et Marin Guillon Verne - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Photo : LP / Olivier Corsan - Musiques : François Clos, Audio Network.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:02Bonjour, c'est Thibault Lambert et vous écoutez Codesources, le podcast d'actualité du Parisien.
00:13Socialistes, écologistes, communistes, quelles stratégies vont-ils adopter face à Jean-Luc Mélenchon pour 2027 ?
00:19Le leader de la France Insoumise, actuellement favori de la gauche dans les sondages, a lancé sa campagne présidentielle au
00:26mois de juin
00:27et il appelle au plus large rassemblement derrière lui, mais les autres formations de gauche ne sont pour l'heure
00:34pas décidées à leur allier.
00:35L'idée d'organiser une primaire de la gauche avait émergé en juillet 2025 pour désigner un candidat ou une
00:42candidate en dehors de la France Insoumise.
00:45Un an plus tard, où en est cette initiative ? La gauche non-mélenchoniste est-elle en train de s
00:51'unir
00:51ou au contraire de partir en ordre dispersé pour la présidentielle, qui est déjà candidat ?
00:58Codesources fait le point au cœur de l'été et à 7 mois du scrutin avec Pierre Maurer,
01:03journaliste chargé de suivre la gauche au service politique du Parisien.
01:18On va voir dans quelques minutes qui sont les principaux candidats de la gauche en dehors de la France Insoumise.
01:24Mais d'abord, Pierre Maurer, je le disais dans l'introduction de cet épisode,
01:28Jean-Luc Mélenchon, 74 ans, est candidat à l'élection présidentielle pour la quatrième fois.
01:34Comment ça s'était passé pour lui en 2022 ?
01:37Alors à l'époque, il s'était lancé dans un rôle très différent d'aujourd'hui puisqu'il était challenger
01:42dans les sondages.
01:43Mais l'histoire était un peu la même parce que pendant des semaines,
01:47des réunions de toute la gauche se tenaient pour tenter de construire une candidature commune
01:52et ça n'avait pas fonctionné.
01:54Il a eu face à lui trois candidats à gauche en 2022.
01:58Yannick Jadot pour les écologistes, qui faisait la course en tête dans les sondages à gauche.
02:02Anne Hidalgo pour le parti socialiste et Fabien Roussel pour le parti communiste français.
02:08Au final, Jean-Luc Mélenchon, il avait quand même terminé premier à gauche,
02:12manquant de peu d'accéder au second tour.
02:14Il avait récolté quasiment 22% des suffrages au premier tour.
02:18Les autres candidats de gauche étaient loin derrière lui, en dessous de 5% des voix.
02:23Qu'est-ce qui permet, Pierre, de dire que Jean-Luc Mélenchon semble encore aujourd'hui le mieux placé à
02:29gauche
02:29pour pouvoir, à minima, accéder au second tour en 2027 ?
02:34Alors, il y a plusieurs facteurs.
02:35D'abord, Jean-Luc Mélenchon, il est le premier à gauche dans les sondages
02:39puisqu'il atteint presque 16% dans certains d'entre eux.
02:42C'est un niveau que Jean-Luc Mélenchon n'a jamais atteint dans ses aventures précédentes,
02:46six mois ou un peu plus de six mois avant l'élection présidentielle.
02:51Et ensuite, il a démarré sa campagne tambour battant
02:54avec un premier grand rassemblement d'ampleur à Saint-Denis devant la Basilique des Rois.
02:59Et depuis, il déroule une campagne en mode rouleau-compresseur.
03:02Il n'y a pas de couac.
03:04Son mouvement semble le mieux préparé à gauche,
03:06notamment avec un programme conséquent.
03:12Alors, est-ce que tu peux nous rappeler en quelques points
03:14la ligne politique de Jean-Luc Mélenchon et de la France Insoumise ?
03:18Et qui sont ses électeurs ?
03:19Alors, pour faire simple, Jean-Luc Mélenchon, il défend une ligne de gauche radicale.
03:23Il plaide pour plus de partage des richesses,
03:26notamment par des nationalisations d'entreprises.
03:29Il défend aussi une planification écologique avec des éco-régions.
03:33Sur le plan international, il veut sortir de la dépendance aux États-Unis.
03:38Et ses électeurs sont beaucoup de jeunes, voire de très jeunes,
03:42aussi des classes populaires.
03:43Et bien souvent, des cadres supérieurs qui vivent dans les grandes villes,
03:47dans les grandes métropoles.
03:48Jean-Luc Mélenchon, tu l'as dit, a tenu son premier meeting de campagne à Saint-Denis,
03:53le dimanche 7 juin.
03:54Et lui, il considère que les autres parties de gauche doivent se rassembler derrière lui.
04:00Et que c'est le seul moyen pour que la gauche arrive au pouvoir, c'est ça ?
04:03Oui, d'ailleurs, les Insoumis ont proposé très tôt,
04:06avant que Jean-Luc Mélenchon ne se déclare candidat à l'élection présidentielle,
04:10ce qu'ils appellent une offre fédérative à leurs anciens partenaires de gauche.
04:15Autrement dit, il leur propose une nouvelle alliance populaire.
04:18C'est Manuel Bompard, notamment, qui l'a proposée dans Le Parisien.
04:22Et donc, via cette nouvelle alliance populaire,
04:24il s'adresse surtout aux communistes et aux écologistes,
04:27en leur disant, rejoignez-nous,
04:29on est prêt à parler du programme et des élections législatives.
04:33Autrement dit, on se met d'accord sur des points programmatiques
04:35qu'on peut ajouter à notre programme,
04:37et on se met d'accord sur la répartition des circonscriptions,
04:40et on part tous ensemble à l'élection présidentielle.
04:43Comme ça, on sera plus fort.
04:44D'ailleurs, dès l'annonce de sa candidature le 3 mai,
04:48Jean-Luc Mélenchon a insisté sur sa préparation,
04:51en disant, chez nous, c'est carré,
04:53il y a un candidat, il y a un projet,
04:55par effet de contraste, notamment avec le Parti Socialiste,
04:58qui se cherche encore un candidat.
05:00Mais les autres partis de gauche refusent de se ranger
05:03derrière sa candidature pour la présidentielle,
05:06parfois pour des raisons stratégiques,
05:08ou alors tout simplement à cause de désaccords de fonds.
05:12Lesquels, par exemple ?
05:13Par exemple, pour les écologistes,
05:15il y a une vraie différence de point de vue
05:17sur le rapport à l'Union européenne.
05:20Les écologistes sont des fédéralistes,
05:22voire des européistes,
05:24là où Jean-Luc Mélenchon a toujours témoigné
05:26d'une grande défiance à l'égard de l'Union européenne.
05:28Pour ce qui est des communistes,
05:30il y a une grande proximité sur le fond avec les insoumis,
05:34mais il y a des désaccords,
05:36notamment sur l'écologie,
05:37sur quelques points à l'international.
05:39Et concernant les socialistes,
05:41il y a de grosses divergences sur la manière de faire de la politique,
05:44puisque les socialistes dénoncent
05:45la brutalisation de la vie politique
05:48dont serait responsable Jean-Luc Mélenchon,
05:49et aussi des grosses divergences de point de vue
05:51sur l'international,
05:53et notamment la guerre entre Israël et le Hamas.
05:57Revenons un an en arrière,
05:58en juillet 2025,
05:59plusieurs formations s'étaient mises d'accord
06:02pour organiser une primaire de la gauche
06:04sans les insoumis.
06:05D'abord, il y avait qui à la manœuvre de cette primaire ?
06:09Eh bien, à ce moment-là,
06:09on retrouvait les figures de ce qu'on appelle
06:12la gauche unioniste,
06:13celle qui plaide pour l'union de la gauche.
06:16Et donc, on avait en tête de gondole
06:18Lucie Casté,
06:19qui est l'ancienne candidate
06:20du nouveau Front Populaire pour Matignon.
06:23Il y avait Marine Tondelier,
06:24la secrétaire nationale des écologistes.
06:26Il y avait aussi Olivier Faure,
06:28le premier secrétaire du PS.
06:30Et ils étaient aussi soutenus
06:31par des ex-insoumis
06:32comme Alexis Corbière,
06:33Raquel Garrido,
06:34Clémentine Autain,
06:36voire même François Ruffin.
06:37Mais par exemple,
06:38il n'y avait pas Fabien Roussel,
06:40qui est le patron du Parti communiste français,
06:43ni Raphaël Luxman,
06:45l'eurodéputé place publique PS.
06:47Et quelle était la philosophie,
06:49l'objectif de ces personnalités de gauche-là ?
06:52Eh bien, en désaccord avec Jean-Luc Mélenchon
06:54sur des expressions de forme
06:57et sur certaines parties sur le fond
06:59qu'on a vues précédemment,
07:01il voulait construire une alliance
07:03en capacité de le concurrencer,
07:05voire de le dépasser
07:06pour prendre le leadership de la gauche
07:08et incarner une voie alternative
07:10pour les électeurs de gauche.
07:11Mais cette initiative,
07:13elle a eu du plomb dans l'aile au fil des mois.
07:15Est-ce que tu peux nous raconter ça ?
07:16Effectivement, en fait,
07:18dès le départ,
07:19c'est en grande partie
07:20dû au faible allant
07:21d'une bonne partie des socialistes
07:23que cette primaire
07:24a du plomb dans l'aile.
07:25D'abord parce que
07:26tous les opposants d'Olivier Faure,
07:28en interne,
07:29au sein du PS,
07:30ont décrié pendant des mois
07:31ce qu'ils appelaient
07:32la petite primaire de la gauche.
07:34Et donc,
07:34à partir de ce moment-là,
07:35ils ont tout fait
07:36pour empêcher leur premier secrétaire
07:38d'aller plus loin dans le processus.
07:40Dans cette contestation interne,
07:42ils étaient soutenus
07:43par Raphaël Glucksmann,
07:44qui n'a jamais voulu passer
07:45par une primaire.
07:48Et cet été,
07:49tout récemment,
07:50le jeudi 9 juillet 2026,
07:52les adhérents du PS
07:53ont été amenés
07:55à se prononcer
07:56sur la stratégie à suivre.
07:58Qu'est-ce qui a été
07:59décidé, finalement ?
08:00Alors,
08:00ce n'est pas encore
08:01extrêmement clair à ce stade,
08:03mais il a été convenu
08:04d'un vote en octobre,
08:06réduit aux seuls adhérents
08:08du PS,
08:09et des partis
08:09qui se reconnaissent
08:11dans ce qu'ils appellent
08:12une sorte de pôle social-démocrate.
08:15Ces autres partis
08:16qui sont évoqués,
08:17c'est Place Publique,
08:18le petit parti
08:19de Raphaël Glucksmann.
08:21Encore faut-il
08:22que Place Publique
08:23accepte de participer
08:24à cette primaire,
08:25ce qui n'est pas encore
08:25le cas aujourd'hui,
08:26et on ne connaît pas encore
08:28les modalités
08:28de ce processus
08:30de désignation
08:31qui doit être mis en place.
08:32Alors,
08:33si cette primaire
08:33des socialistes
08:34et de ses alliés,
08:35principalement Place Publique,
08:37a bel et bien lieu,
08:38est-ce que le gagnant
08:39sera directement
08:41candidat à la présidentielle,
08:42ou bien est-ce qu'il devra
08:44d'abord se présenter
08:45à une primaire
08:46plus large de la gauche ?
08:47Alors,
08:47pour l'instant,
08:48c'est franchement flou,
08:49car ça dépendra beaucoup
08:50du profil du gagnant
08:52de cette primaire.
08:53Si c'est Raphaël Glucksmann
08:54qui l'emporte,
08:55par exemple,
08:56oui,
08:57on peut imaginer
08:58qu'il sera directement
08:59candidat à la présidentielle,
09:00car il n'a jamais voulu passer
09:01par une grande primaire
09:02de la gauche.
09:03Toutefois,
09:04si c'est Olivier Faure
09:05le premier secrétaire du PS
09:06et s'il était candidat
09:07à cette primaire,
09:08on peut imaginer
09:09que peut-être
09:11il se plierait
09:12à une nouvelle primaire
09:13de la gauche
09:13avec des écologistes
09:14ou des communistes,
09:15ou alors qu'il leur tendrait
09:16à nouveau la main.
09:17On a bien compris
09:18que tout ça était encore
09:19assez flou,
09:20alors venons-en
09:21au candidat déclaré
09:23ou pressenti à gauche,
09:24au PS d'abord,
09:26le Parti Socialiste,
09:26puisqu'on vient d'en parler,
09:28il y a une myriade
09:29de prétendants.
09:31Qui ça ?
09:31Alors le premier
09:32à cette lancée,
09:32c'est le député
09:33de l'Essonne,
09:34Jérôme Gage,
09:35puis on a eu
09:36le maire de Saint-Ouen,
09:37Karim Boimran,
09:38puis encore
09:39le député de l'Eure,
09:40Philippe Brun,
09:41on a aussi
09:42Ségolène Royal,
09:44l'ancienne candidate
09:45à l'élection présidentielle,
09:46en attendant peut-être
09:47Olivier Faure,
09:48le premier secrétaire du PS,
09:50et pourquoi pas
09:50Boris Vallaud,
09:51le président
09:52des députés socialistes.
09:53Bref,
09:54une myriade de candidats,
09:55dont les annonces
09:57successives
09:58ont eu un côté
09:59un peu risible,
10:00voire épuisant
10:02pour les militants,
10:03à tel point
10:04qu'un cadre socialiste
10:05résumait la séquence
10:06en disant
10:07c'est un mix
10:08entre un jour sans fin
10:09et un dîner de cons.
10:10Et tu n'as pas encore parlé
10:11des socialistes
10:12qui sont susceptibles
10:14d'y aller,
10:15de se lancer
10:16dans la campagne présidentielle,
10:17sans même passer
10:18par une primaire
10:19de la gauche,
10:20une primaire
10:21du parti socialiste.
10:22On parle de qui là ?
10:23Alors,
10:23on parle d'abord
10:24de François Hollande
10:25qui ambitionne
10:26d'être candidat
10:27à la présidentielle.
10:28En tout cas,
10:28il dit qu'il se prépare,
10:30mais il ne veut pas
10:31passer par une primaire.
10:32Il donnera sa décision
10:33en décembre.
10:34On a aussi
10:35l'ancien premier ministre
10:36de François Hollande,
10:37Bernard Cazeneuve,
10:38qui dans nos colonnes
10:39a rejeté la primaire
10:41en disant que
10:41c'était plutôt une dernière.
10:42Et donc,
10:43on a Raphaël Glucksmann,
10:45l'eurodéputé
10:45Place Publique PS
10:46qui, sur ce pôle,
10:48fait la course en tête
10:49des sondages
10:49puisqu'il est jaugé
10:50autour de 10%
10:51et qui, lui,
10:52refuse ardemment
10:53une primaire.
10:56Tu viens de le dire,
10:57c'est lui qui est
10:58le mieux positionné
10:59chez les sociodémocrates
11:00dans les sondages.
11:01Il n'est pas
11:02au Parti Socialiste,
11:03il est le leader
11:04du mouvement
11:05Place Publique.
11:05Il en est où
11:06aujourd'hui,
11:07à la fin du mois de juillet,
11:08dans sa campagne ?
11:09Alors, pour l'heure,
11:10Raphaël Glucksmann,
11:11son objectif,
11:12c'est d'abord
11:12de s'affirmer
11:13comme le meilleur
11:14candidat de son camp.
11:15Donc, en juin,
11:16il a publié un livre
11:17et dans la foulée,
11:18il a annoncé
11:18qu'il se donnait
11:19trois mois.
11:20Trois mois pour convaincre.
11:22Donc, il a fait
11:23un premier meeting
11:24à Aubervilliers.
11:25Depuis,
11:26il consacre son été
11:27à des déplacements.
11:28Il doit annoncer
11:30à la fin de l'été
11:30s'il est candidat
11:31ou pas
11:32à l'élection présidentielle.
11:33Et donc,
11:34il n'a pas encore
11:35annoncé formellement
11:36s'il participait ou non
11:37à cette primaire interne
11:39d'UPS
11:40dont on ne connaît pas
11:41encore les modalités.
11:42On quitte le camp
11:44des sociodémocrates.
11:45On va passer donc
11:46aux écologistes.
11:47Marine Tondelier,
11:48c'est la patronne
11:49des Verts,
11:49elle est candidate
11:50dans le cadre
11:51d'une primaire
11:52de la gauche,
11:52mais elle ne fait pas
11:53l'unanimité
11:54au sein de son parti.
11:56Elle est confrontée
11:56à de très fortes pressions
11:58dans son parti
11:59qui est un peu coupée
12:00en trois.
12:00Il y a une partie
12:01de son parti
12:02qui veut discuter
12:03avec LFI,
12:04il y a une partie
12:05de ses troupes
12:05qui la soutiennent
12:06et il y a une partie
12:07de son mouvement
12:07qui l'appelle déjà
12:09à soutenir
12:10ou à rejoindre
12:10Raphaël Luxemann.
12:12Et donc Marine Tondelier,
12:13en attendant,
12:14elle mène quand même
12:15campagne
12:15pour l'élection présidentielle
12:17puisqu'elle fait
12:17un tour de France
12:18en van électrique
12:19et donc elle essaye
12:21de porter des idées,
12:22de nouvelles idées
12:23dans le débat public
12:24faute de savoir
12:26si la gauche,
12:27à un moment donné,
12:29la gauche hors LFI
12:30peut avoir une candidature
12:31face à Jean-Luc Mélenchon.
12:33Et si jamais le projet
12:34d'une primaire
12:35de la gauche
12:35tombe à l'eau,
12:37est-ce que Marine Tondelier
12:38prévoit quand même
12:39de se présenter ?
12:40Alors ce n'est pas très clair
12:41non plus à ce stade
12:42et d'ailleurs
12:43c'est assez peu probable
12:44qu'elle aille au bout
12:45d'une candidature solitaire
12:48pour plusieurs raisons.
12:49D'abord financière
12:49parce qu'une campagne
12:50ça coûte cher
12:51et pour l'instant
12:51dans les sondages
12:52elle ne dépasse pas 5%
12:54dans les meilleurs sondages
12:55où elle est testée.
12:57Et puis face au risque
12:58d'accession au pouvoir
12:59du Rassemblement national,
13:01elle qui s'est posée
13:02en trait d'union de la gauche,
13:03en antifasciste convaincue,
13:05elle subira
13:06de grosses pressions
13:07des sympathisants de gauche
13:09pour qu'à un moment
13:10elle soutienne
13:11le candidat
13:12le mieux placé
13:12dans les sondages.
13:13On passe maintenant
13:14à un autre candidat
13:15favorable lui aussi
13:17à une primaire
13:17de la gauche
13:18hors LFI,
13:19c'est le député
13:20de la Somme
13:20François Ruffin,
13:22un ancien insoumis
13:23qui a pris ses distances
13:24avec Jean-Luc Mélenchon.
13:26Est-ce qu'il est en mesure
13:27de peser à gauche aujourd'hui ?
13:29Alors ce n'est pas facile
13:31à dire François Ruffin,
13:32il a pour lui
13:33une certaine notoriété
13:34qui est due d'abord
13:36à ses mandats parlementaires
13:37mais aussi aux œuvres culturelles
13:39qu'il a pu produire.
13:40Donc les gens le connaissent
13:41et donc il fait campagne
13:43dans toute la France,
13:44d'ailleurs parfois
13:45en auto-stop,
13:46mais il n'a derrière lui
13:47que son propre petit parti
13:49qui s'appelle Debout
13:50et donc lui aussi
13:52va se poser à un moment
13:53la question financière.
13:55Est-ce qu'il est capable
13:55de financer sa campagne ?
13:58Est-ce qu'il est capable aussi
13:59de réunir 500 signatures de maires
14:01qui sont nécessaires
14:02pour pouvoir présenter
14:03une candidature
14:04à l'élection présidentielle ?
14:05Il ne dépasse pas 8%
14:07des intentions de vote.
14:08On n'a pas encore évoqué
14:10les communistes.
14:11Fabien Roussel,
14:12le secrétaire général du PCF,
14:14était candidat en 2022.
14:16Est-ce qu'il a prévu
14:17de se représenter
14:18ou de rallier
14:19un autre candidat de la gauche ?
14:21Alors Fabien Roussel,
14:21lui, il a le mérite
14:22de la clarté.
14:23Il veut à nouveau défendre
14:25une candidature communiste
14:26à la présidentielle.
14:27Son parti a d'ailleurs
14:28largement adopté
14:29cette stratégie
14:30au début du mois de juillet.
14:31Maintenant,
14:32il doit être confirmé
14:33s'il est bien candidat
14:35lui-même en septembre.
14:37Maintenant,
14:38est-ce qu'il ira jusqu'au bout
14:39en privé ?
14:40Lui, il dit que oui.
14:41Il a qu'il parle
14:42à des électeurs différents.
14:44Donc, il peut ramener
14:45aussi des voix
14:46à un candidat de gauche
14:46qui se qualifierait
14:47au second tour.
14:48Est-ce qu'il le fera ?
14:50Ça, c'est les surprises
14:51de la présidentielle.
14:52On ne peut le prédire.
14:54Pierre Maurer,
14:55on vient donc
14:55de faire un tour d'horizon
14:56de la situation
14:57de la gauche hors LFI.
14:59En résumé,
15:00beaucoup de candidats
15:01déclarés ou supposés,
15:02mais le projet
15:03d'une candidature unique
15:05pour faire face
15:06à Jean-Luc Mélenchon,
15:08pour proposer
15:09un autre projet
15:09de société à gauche
15:11en face
15:11de Jean-Luc Mélenchon,
15:12il a l'air
15:14extrêmement fragile,
15:15si je ne me trompe pas.
15:16C'est ça.
15:17Il y a très peu
15:17de scénarios
15:17où une candidature unique
15:19de la gauche hors LFI
15:20se met en place,
15:21voire aucun scénario.
15:23Mais les élections présidentielles,
15:24elles donnent parfois lieu
15:25à des choses un peu folles,
15:26donc on ne peut présumer
15:28de rien.
15:28La ligne de départ définitive,
15:30elle ne sera vraiment connue
15:32qu'en janvier 2027.
15:34De son côté,
15:35Jean-Luc Mélenchon,
15:35lui,
15:36même s'il n'a pas le soutien
15:37des partis voisins,
15:39il va chercher
15:39à gagner des soutiens
15:40au sein des autres formations
15:42de gauche,
15:42c'est ça ?
15:43Oui,
15:43alors il ne faut pas oublier
15:44que Jean-Luc Mélenchon,
15:45il a été formé
15:45à l'école du trotskisme
15:47où on apprend
15:48une tactique politique
15:50de base,
15:51c'est d'essayer
15:52de diviser
15:52les blocs adverses
15:54qui se présentent à soi.
15:55Donc,
15:55Jean-Luc Mélenchon,
15:56quand il est confronté
15:57au refus des directions
15:59écologistes et communistes,
16:00par exemple,
16:01il cherche à décrocher
16:02des pans de ses partis,
16:04soit par la base militante,
16:06soit par des responsables politiques.
16:10Dans le cas des écologistes,
16:11ça peut être par exemple
16:12une députée très connue
16:14comme Sandrine Rousseau
16:15et dans le cas des communistes,
16:18ça peut être le président
16:19du groupe des députés communistes,
16:22Stéphane Peu.
16:23Pierre,
16:23on a bien vu
16:24pendant ce podcast
16:25que la photo
16:25est encore floue à gauche
16:27en vue de 2027
16:28et en préparant cet épisode,
16:30tu m'as dit
16:30que la rentrée politique
16:31du mois de septembre
16:32allait se montrer déterminante
16:35pour cette partie de la gauche.
16:37Pourquoi en résumé ?
16:38Normalement,
16:38ce sera le moment
16:39de ce qu'on appelle
16:40la décantation politique
16:42ou du moins
16:43de la recomposition
16:45d'une partie de la gauche.
16:46Est-ce que des élus
16:48écologistes ou communistes
16:49rejoindront Jean-Luc Mélenchon ?
16:51Qui participera
16:52à la primaire
16:53des sociodémocrates ?
16:54Est-ce qu'un candidat
16:55engagera une dynamique
16:56face à Jean-Luc Mélenchon
16:58ou est-ce que Jean-Luc Mélenchon
16:59pliera le match
17:00dans les sondages ?
17:01Normalement,
17:02la rentrée
17:02devrait offrir
17:03quelques réponses.
17:15Merci à Pierre Moraire.
17:17Cet épisode de Code Source
17:18a été produit par
17:19Clémentine Spiller,
17:21Marin Guillon-Verne
17:22et Clara Garnier-Amouroux.
17:24Réalisation,
17:24Julien Moncouquiole.
17:26Vous pouvez retrouver
17:27un nouvel épisode de Code Source
17:28tous les soirs
17:29du lundi au vendredi
17:30sur toutes les plateformes d'écoute
17:32et sur YouTube.
17:33Abonnez-vous
17:34pour n'en rater aucun.
17:35Et ne manquez pas
17:36le samedi 1er août
17:38la série d'été
17:39de Crime Story
17:40consacrée à l'affaire Epstein,
17:42une affaire tentaculaire
17:43racontée en 6 épisodes
17:45par Claudia Prolongeau
17:47et le chef
17:47du service police-justice
17:49du Parisien
17:49Damien Delsenis.
17:50Sous-titrage Société Radio-Canada
17:52Sous-titrage Société Radio-Canada
17:53Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires