- il y a 7 heures
Jean-Luc Mélenchon est candidat pour 2027. Ce sera sa quatrième campagne présidentielle, après avoir annoncé vouloir « être remplacé » dans la course à l’Elysée.
Récit. Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Judith Perret - Production : Barbara Gouy et Clara Garnier-Amouroux - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Photo : AFP/Julie SEBADELHA - Musiques : François Clos, Audio Network - Archives : TF1, France 2, France 3, France24.
Récit. Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Judith Perret - Production : Barbara Gouy et Clara Garnier-Amouroux - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Photo : AFP/Julie SEBADELHA - Musiques : François Clos, Audio Network - Archives : TF1, France 2, France 3, France24.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:02Bonjour, c'est Jules Lavi pour Codesources, le podcast d'actualité du Parisien.
00:12Il avait terminé quatrième en 2017, troisième en 2022, avec 7 700 000 voix.
00:18Jean-Luc Mélenchon est officiellement candidat à l'élection présidentielle pour la quatrième fois.
00:24Juste après le premier tour, en 2022, il avait sous-entendu qu'il allait laisser la place aux jeunes de
00:29son parti,
00:30mais il a visiblement changé d'avis.
00:33Pourquoi ? Que s'est-il passé entre-temps ? Quelles sont ses forces et ses faiblesses ?
00:37Cet épisode de Codesources est raconté par trois journalistes du service politique du Parisien,
00:42Pierre Morer et Julien Duffet en charge de la gauche, et Marcel Ovestfred, chef adjoint de ce service.
00:58Bonsoir Jean-Luc Mélenchon.
01:00Bonsoir Madame.
01:00Le dimanche 3 mai, Jean-Luc Mélenchon est sur le plateau du journal télé de TF1,
01:05et il annonce qu'il sera candidat à la présidentielle de 2027.
01:09Êtes-vous candidat à la présidentielle ?
01:11Oui, je suis candidat.
01:13C'est le contexte et l'urgence qui ont fixé la décision insoumise.
01:18Julien Duffet, Pierre Morer, Marcel Ovestfred, on va voir comment on en est arrivé là.
01:23Vous allez nous raconter dans ce podcast comment Jean-Luc Mélenchon a organisé son retour dans la course à l
01:28'Elysée.
01:28Il est âgé aujourd'hui de 74 ans, engagé en politique depuis les années 1970,
01:35et c'est donc la quatrième fois qu'il est candidat à une élection présidentielle.
01:39On a choisi de commencer ce podcast le 8 novembre 2020.
01:43Jean-Luc Mélenchon se déclare candidat pour la présidentielle 2022, en direct sur TF1 là aussi.
01:49Pierre Morer, il dit avoir hésité.
01:52Oui, à l'époque, je pense qu'il imagine lui-même que c'est peut-être sa dernière campagne.
01:57Et il utilise aussi cet argument de l'hésitation pour justifier cette troisième campagne présidentielle.
02:03Et il ajoute dans plusieurs interviews ensuite délivrées à la presse régionale que ce serait très probablement sa dernière campagne.
02:11Julien Duffet, pendant cette campagne 2022, il réussit à mobiliser largement.
02:16Oui, en fait, il va réussir à mobiliser et à monter en puissance tout au long de la campagne.
02:20Il le fait avec ses meetings qui sont généralement très réussis.
02:25Il a ce talent, lui et ses équipes, d'organiser ça, de donner une sorte de dramaturgie aussi à sa
02:30campagne.
02:31Et puis, il faut bien dire qu'il profite aussi beaucoup de la faiblesse des autres candidats de gauche.
02:35L'écologiste Yannick Jadot, la socialiste Anne Hidalgo, le communiste Fabien Roussel.
02:39Il y a une quantité de candidats qui vont se déclarer.
02:43Certains n'iront pas au bout comme Christiane Taubira ou Arnaud Montebourg.
02:46Il y a un maelstrom à gauche et lui, il apparaît finalement comme une figure de stabilité et aussi le
02:52réceptacle du vote utile.
02:54Et dans les derniers jours de campagne, c'est ça qui va faire qu'il va s'imposer à gauche.
02:57Et à la troisième place, Jean-Luc Mélenchon avec un gros score, 20,1%.
03:03Au soir du premier tour, le dimanche 10 avril, ce score va même s'établir à près de 22%
03:09des suffrages.
03:10Il est donc troisième derrière Emmanuel Macron et Marine Le Pen.
03:14C'est une nouvelle défaite pour la France insoumise, mais c'est surtout un score très positif du point de
03:18vue de l'FI.
03:19Oui, Jean-Luc Mélenchon recueille 7 700 000 voix.
03:22Il est à 400 000 voix du podium, de la qualification au deuxième tour de la finale, entre guillemets, pour
03:29cette élection présidentielle.
03:30Il progresse nettement par rapport à 2017, de 2,5 points.
03:34Et on l'a dit, il s'impose de très loin sur le reste de la gauche.
03:37Il a notamment beaucoup performé dans les grandes villes, en banlieue où il a des villes où il dépasse 60%.
03:43Et dans les catégories sociales, électorales qui ont voté pour lui, il progresse beaucoup dans les CSP+.
03:49Et il était déjà assez fort dans les catégories ouvrières ou professions intermédiaires.
03:54Après les résultats ce dimanche 10 avril au soir, dans son discours,
03:59Jean-Luc Mélenchon semble vouloir faire la place aux jeunes pour la prochaine présidentielle.
04:04Oui, ce soir-là, il est au Cirque d'hiver à Paris, où LFI organise sa soirée électorale.
04:08Et contrairement à 2017, où il avait eu du mal à encaisser le résultat,
04:13il était apparu très tard dans la soirée et assez amer.
04:17Là, il est, on va dire, plus philosophe.
04:20Il dit que la lutte continue et puis il a cette fameuse phrase.
04:23Alors bien sûr, les plus jeunes vont me dire,
04:28eh bien, on n'y est encore pas arrivé, c'est pas loin.
04:34Faites mieux. Merci.
04:36Ça résonne comme une sorte de passage de témoin.
04:38Il insiste beaucoup sur le fait qu'il a entraîné autour de lui une nouvelle génération.
04:42Il a formé beaucoup de cadres politiques.
04:44On a l'impression avec cette phrase qu'il leur passe le relais
04:48et qu'il leur dit que maintenant c'est à eux.
04:52Mais, dès le mois de juin, il lance la NUPES.
04:55NUPES pour Nouvelle Union Populaire, Écologique et Sociale.
04:58Une alliance avec les socialistes, les communistes et les écologistes
05:02pour ces législatives à venir.
05:04Pierre Morer, il demande aux Français, je cite,
05:07de l'élire Premier ministre.
05:09Oui, en fait, Jean-Luc Mélenchon, il parvient à réaliser un petit tour de force stratégique
05:14parce qu'il demande effectivement aux électeurs de l'élire Premier ministre.
05:18Or, le Premier ministre n'est pas élu directement par les électeurs.
05:22Il est nommé par le Président de la République au sein de la majorité des députés
05:27qui est élu à l'Assemblée nationale.
05:29Et donc, Jean-Luc Mélenchon, il dit quoi ?
05:32Il dit, votez pour nous, donnez-nous une majorité à la gauche, à la NUPES
05:37et comme ça, vous me ferez nommer Premier ministre.
05:41Et donc, en fait, il parvient, après avoir été battu dans les urnes
05:45lors de l'élection présidentielle, à solliciter à nouveau les électeurs
05:49sur son propre nom et donc à développer des affiches de campagne
05:53qui appellent directement à voter pour lui pour qu'il soit nommé Premier ministre.
05:57Le mardi 6 septembre, dans une interview à Reporter, un média en ligne spécialisé dans l'écologie,
06:03Jean-Luc Mélenchon affirme que pour 2027, il souhaite être remplacé, Julien Duffet.
06:08Oui, il explique dans cette interview qu'il veut se consacrer au travail intellectuel
06:13au sein d'une fondation qu'il a créée qui s'appelle l'Institut Labo-Essi
06:16qui existe toujours, qui s'est développée.
06:18Il explique que c'est pour ça qu'il n'a pas empilé comme député de Marseille
06:21où il était élu entre 2017 et 2022.
06:25Et il a cette phrase effectivement qui va beaucoup être reprise.
06:28Il dit « je souhaite être remplacé, je ne suis pas candidat à la candidature permanente ».
06:32Donc il ouvre de nouveau la possibilité d'une sorte de retrait de la vie politique active,
06:39on va dire, même si certains n'y croient pas beaucoup.
06:43On fait un saut dans le temps.
06:44Marcel Ovestred, le samedi 7 octobre 2023,
06:47le Hamas lance une série d'attaques terroristes contre Israël
06:51faisant 1200 morts en grande partie des civils
06:54et en emportant 251 otages.
06:58En France, Jean-Luc Mélenchon réagit rapidement
07:00mais il refuse de qualifier ses attaques de terroristes.
07:04Il a une première réaction qui consiste à publier un tweet
07:08dans lequel il ne condamne pas expressément ce qui vient de se passer,
07:12le mot terroriste n'y apparaît pas
07:14et surtout, il appelle à une désescalade.
07:18Il ne parle pas du Hamas comme d'une organisation terroriste
07:22mais il parle d'une offensive terrestre des forces palestiniennes,
07:25c'est-à-dire, traduction,
07:27il réduit ce qui s'est passé le 7 octobre
07:30en une riposte, on va dire,
07:32au sein d'une guerre conventionnelle
07:34entre deux armées qui se feraient front
07:36en niant complètement ce qui s'est passé,
07:41les maisons incendiées,
07:42les gens qui arrivaient en ULM,
07:44les bébés brûlés,
07:46enfin tout ce qui s'est passé,
07:47les otages, les prises d'otages
07:48qui montrent clairement qu'on n'est pas du tout
07:51dans le cadre d'une offensive
07:53derrière autour d'une...
07:54par rapport à une ligne de front.
07:56Ils considèrent que c'est un conflit
07:58entre deux parties, symétriques
08:00et cette réaction, elle va provoquer énormément de remous.
08:04Dans les jours et les semaines qui suivent,
08:06justement, LFI est de plus en plus attaquée,
08:08notamment par des figures du camp de la Macronie
08:11qui accusent Jean-Luc Mélenchon
08:13et son mouvement d'être antisémite.
08:15Les réactions vont pleuvoir de responsables,
08:18que ce soit Bruno Le Maire,
08:19Yael Brown-Pivet,
08:20que ce soit Elisabeth Borne,
08:22qui à l'époque réagissent tous dans le même sens
08:24en disant que ce n'est pas possible,
08:26c'est choquant,
08:27c'est une forme d'antisémitisme,
08:29c'est du clientélisme,
08:30car ils pointent le fait que derrière
08:31cette volonté de ne pas nommer les choses,
08:34il y a peut-être la volonté
08:36d'essayer de capter le maximum de voix
08:38d'un certain électorat musulman.
08:41Je rappelle qu'il y a une autre polémique
08:43tout de suite qui s'enclenche à ce moment-là,
08:44à savoir que la députée de la France Insoumise,
08:47Daniel Obono,
08:48qualifie le Hamas de mouvement de résistance.
08:51C'est un groupe politique islamiste
08:53qui a une branche armée
08:55et qui s'inscrit dans les formations politiques palestiniennes.
08:59C'est un mouvement de résistance ?
09:00Oui.
09:01Oui, c'est un mouvement de résistance,
09:03c'est ce que vous pensez.
09:04Qui se définit comme tel
09:05et qui est reconnu comme tel
09:06par les instances internationales.
09:08C'est un mouvement de...
09:08À ce moment-là,
09:09il y a une polémique très violente
09:10qui s'enclenche
09:11et fidèle à sa méthode,
09:14Jean-Luc Mélenchon refuse
09:16de se désolidariser de Daniel Obono.
09:18Et en fait,
09:19il y aura quand même,
09:20au fil des semaines,
09:21un glissement de la France Insoumise
09:23qui, peu à peu,
09:25acceptera de parler d'actes terroristes
09:27au sein des événements du 7 octobre,
09:29mais qui ne qualifiera jamais le Hamas
09:32de mouvement terroriste
09:33et qui ne condamnera jamais en bloc
09:36les événements du 7 octobre.
09:39Après l'attaque du Hamas,
09:41Israël riposte et bombarde lourdement
09:43la bande de Gaza,
09:44ce qui provoque une crise humanitaire sans précédent
09:47et qui fait des dizaines de milliers de morts.
09:50La France Insoumise
09:51est l'un des rares partis
09:52à parler de génocide
09:54contre les Palestiniens.
09:55Et ça, Julien Duffet,
09:56ça parle à toute une partie
09:58de l'électorat de gauche.
09:59Oui, c'est depuis des décennies
10:02une partie de la gauche
10:03est mobilisée pour la défense
10:06des Palestiniens,
10:07notamment chez les communistes.
10:09Ça a été très prégnant,
10:10mais pas seulement.
10:11C'est aussi le cas
10:12chez les écologistes, par exemple,
10:13une partie des socialistes.
10:15Et dans les années 60-70,
10:17en fait, ça vient
10:18de la mouvance anticoloniale,
10:20notamment au moment
10:21de la guerre d'Algérie,
10:21mais pas seulement,
10:22et anti-impérialiste
10:23à travers le monde.
10:24Et beaucoup vont lire
10:25la cause palestinienne
10:26par ce prisme
10:27de la lutte anticoloniale
10:28et vont se placer
10:29en défense de la Palestine.
10:31L'invité de Dimanche en Petit
10:32qui est Jean-Luc Mélenchon.
10:33Bonjour.
10:33Pierre Maurer,
10:34le dimanche 17 mars 2024,
10:36sur France 3,
10:37Jean-Luc Mélenchon
10:38ouvre la voie
10:39à une éventuelle candidature
10:41pour 2027.
10:42Jean-Luc Mélenchon,
10:43depuis quelques temps,
10:45à travers les interviews,
10:46il distille petit à petit
10:48l'idée que son nom
10:50n'est pas mis à l'écart
10:51des potentiels candidats
10:53pour 2027.
10:54Nous préparons
10:55plusieurs hypothèses.
10:56Je fais partie
10:57des hypothèses,
10:58tout le monde le sait.
10:59Moi, j'ai mon avis
11:00sur la question,
11:01mais nous préparons
11:01plusieurs hypothèses.
11:03Donc, ça montre bien
11:04qu'il n'a pas abandonné
11:05l'idée d'être candidat
11:06à la présidentielle.
11:07Et surtout,
11:08à ce moment-là,
11:08Jean-Luc Mélenchon,
11:09il pense qu'une élection
11:10présidentielle anticipée
11:12peut arriver très vite.
11:13et que, dans ce cas-là,
11:16il serait le candidat
11:17naturel de son camp.
11:18Clairement,
11:19il a du mal
11:19à laisser la place
11:20à quelqu'un d'autre ?
11:21Jean-Luc Mélenchon,
11:22c'est le fondateur
11:23de LFI.
11:24Tout le mouvement
11:24est construit autour de lui,
11:26de sa personne,
11:28de sa théorie
11:28et de ce qu'il écrit
11:30constamment
11:30et de ce qu'il développe,
11:32des concepts
11:32qu'il construit.
11:34Et puis,
11:34Jean-Luc Mélenchon,
11:35il consacre toute sa vie
11:36à ça,
11:36à l'élection présidentielle.
11:38Pour lui,
11:38c'est quasiment
11:39un sacrifice personnel.
11:41Il a quasiment donné
11:42toute sa vie personnelle
11:44à la politique.
11:45Donc,
11:46il ne fait que ça,
11:47il ne pense
11:48que politique
11:49et il théorise tout
11:51en permanence.
11:52Il est à peu près
11:53convaincu
11:54qu'il a un rôle
11:55aussi à jouer
11:56dans l'histoire
11:57de la gauche française.
11:58Après les échecs
11:59successifs
12:00du Parti Socialiste,
12:01il pense
12:02qu'il est celui
12:02qui doit relever
12:04la gauche française
12:05et,
12:06pour reprendre
12:07une de ses expressions,
12:08relever le drapeau.
12:09Trois mois plus tard,
12:10le 9 juin,
12:11après l'échec
12:12de son camp
12:12aux Européennes,
12:14Emmanuel Macron
12:14dissout
12:15l'Assemblée nationale.
12:16Il annonce
12:17la tenue
12:17d'élections
12:18législatives
12:19anticipées
12:19à la fin du mois.
12:20Le PS,
12:22LFI,
12:22les écologistes
12:23et le Parti communiste
12:24décident de s'allier
12:25sous la bannière
12:26du nouveau
12:27Front populaire.
12:28Mais rapidement,
12:29des tensions
12:30apparaissent,
12:31Pierre Morer,
12:31notamment lorsque
12:32la France Insoumise
12:33annonce que plusieurs
12:34de ses figures
12:35ne seront pas
12:36réinvesties.
12:37Lesquelles
12:38et pourquoi ?
12:38Alors,
12:39c'est des figures
12:39très connues
12:40de la France Insoumise.
12:41On pense notamment
12:42à Raquel Garrido,
12:43Alexis Corbière,
12:45d'autres députés
12:46qui sont plus proches
12:48d'eux,
12:48mais qui sont moins connus
12:49du grand public.
12:50Et officiellement,
12:51LFI explique
12:52qu'elle ne les a pas
12:53réinvesties
12:53parce que ces députés
12:56prépareraient
12:56leur sortie du parti
12:58en ayant créé
12:59une association
13:00de financement,
13:00etc.
13:01et aussi parce qu'ils émettent
13:04des critiques répétées
13:06sur le fonctionnement
13:07interne et le manque
13:08de démocratie interne
13:09du parti.
13:10Dans la foulée,
13:11deux Insoumis,
13:12François Ruffin
13:13et Clémentine Autain,
13:14claquent la porte
13:14du parti.
13:15Oui, parce que François Ruffin
13:16et Clémentine Autain,
13:17ils se sont mêlés
13:18aux critiques
13:18sur la démocratie interne
13:20formulées par Alexis Corbière
13:22et Raquel Garrido.
13:24Et lorsqu'ils ont appris
13:26la non-réinvestiture
13:27de leurs camarades,
13:29en fait,
13:29ils ont dénoncé
13:30une purge.
13:30Le mot est prononcé,
13:32y compris sur les réseaux sociaux
13:34par François Ruffin
13:35qui s'en prend directement
13:36à la direction de LFI
13:38et aux proches
13:38de Jean-Luc Mélenchon.
13:39Pierre Morer,
13:40à ce moment-là,
13:40de nouvelles personnalités
13:42plus jeunes
13:42commencent aussi
13:43à se faire remarquer
13:44au sein de LFI.
13:45Alors, ça fait déjà
13:46un moment, en fait,
13:47depuis 2022
13:48que Jean-Luc Mélenchon
13:50a fait monter
13:51une nouvelle génération
13:52de cadres dirigeants.
13:53On pense évidemment
13:54à Manuel Bompard
13:55qui est le coordinateur national
13:57de la France Insoumise,
13:58mais aussi à Clémence Guettet,
14:00la députée de Créteil
14:02qui a bâti son programme
14:05et à d'autres
14:06comme Paul Vannier,
14:08par exemple,
14:08qui s'occupe des élections
14:09au sein de LFI,
14:11Louis Boyard
14:12qui est très jeune
14:13mais qui a une puissance
14:14de feu sur les réseaux sociaux
14:16très importante.
14:17Donc, Jean-Luc Mélenchon,
14:18il a fait monter
14:19une nouvelle génération
14:20de cadres dirigeants
14:21et c'est une critique
14:24qui lui a été adressée
14:25par ses opposants à gauche.
14:27C'est d'avoir fait
14:28un peu comme Lénine,
14:29c'est-à-dire qu'il aurait
14:30remplacé une génération
14:32par une autre.
14:35Julien Duffet,
14:36au début de l'année 2025,
14:38la France Insoumise passe
14:39à la vitesse supérieure
14:40en vue de 2027.
14:42Fin janvier,
14:43le mouvement actualise
14:44son programme,
14:45un document disponible
14:46en ligne,
14:47baptisé
14:47L'Avenir en Commun.
14:49Que contient ce programme
14:50en résumé ?
14:51C'est un programme
14:51très touffu
14:53mais il y a des idées forces.
14:54Il propose notamment
14:55le passage à la VIème République,
14:57la retraite à 60 ans,
14:59le SMIC à 1600 euros net
15:00ou encore la planification écologique.
15:03La nouveauté en 2025,
15:05c'est la mise en avant
15:06d'un nouveau concept,
15:07la Nouvelle France,
15:08l'avènement d'une Nouvelle France
15:09qui est à la fois
15:09un constat et un projet,
15:11on va dire, politique.
15:12C'est la prise en compte
15:13du métissage de la France,
15:15la nouvelle réalité de la France,
15:17une France plus urbaine,
15:19une France plus âgée aussi,
15:23une France où la place de la femme
15:25est différente qu'à l'après-guerre.
15:26Bref, il veut utiliser
15:27ce concept de Nouvelle France
15:28pour engager une rupture,
15:30une rupture des institutions,
15:32une rupture sociale,
15:32une rupture économique.
15:33Au printemps 2025,
15:35Jean-Luc Mélenchon est crédité
15:36de 10 à 13% d'intention de vote
15:38pour la présidentielle 2027
15:40dans les enquêtes d'opinion
15:41et ça, c'est un signal fort
15:43pour les insoumis.
15:44Ils sont convaincus
15:45que les autres parties de gauche,
15:46notamment le PS,
15:47sont trop divisées
15:49pour qu'un candidat
15:50se détache chez eux.
15:51Oui, Jean-Luc Mélenchon,
15:52il a une stratégie
15:53qui est la même
15:54depuis qu'il a quitté le PS,
15:56d'ailleurs,
15:56puisque c'était un ancien socialiste.
15:58C'est de ne pas reproduire
16:00les errements du PS,
16:01les courants,
16:01les chapelles
16:03à l'intérieur du PS
16:04qu'on voit ressurgir aujourd'hui.
16:06Il a une formule, d'ailleurs,
16:07qu'il a utilisée
16:08pour cette nouvelle campagne.
16:09Il dit,
16:09chez nous, c'est carré,
16:10il y a une équipe,
16:11un programme,
16:12un candidat.
16:13Et ça, on ne peut pas retirer
16:14qu'il y a une clarté
16:15et une stabilité
16:17à la France insoumise
16:17qui n'existe pas
16:18dans le reste de la gauche,
16:19qui est très divisée
16:20sur, par exemple,
16:21la primaire de gauche
16:23qui serait une compétition
16:25pour désigner
16:25un candidat commun
16:26de la gauche
16:27qui est défendue
16:28notamment par Olivier Faure,
16:29le socialiste,
16:30Marine Tondelier,
16:31l'écologiste,
16:32mais qui reste très hypothétique
16:34parce que ça suscite
16:35des divisions internes
16:37au PS.
16:38Face à ces inconnus,
16:40en fait,
16:41à répétition à gauche,
16:43Mélenchon,
16:44il bénéficie au moins
16:45d'une clarté
16:46à la fois de la ligne,
16:47de la stratégie du candidat.
16:48Pierre Morer,
16:49à la fin du mois
16:49de décembre 2025,
16:51vous publiez un papier
16:52dans Le Parisien
16:53dans lequel vous soulignez
16:54la perte de poids
16:56et surtout les interventions
16:57plus apaisées
16:58de Jean-Luc Mélenchon
16:59dans les médias.
17:00Pour vous,
17:01c'est clair,
17:02il se prépare
17:02à une quatrième candidature
17:04à une présidentielle.
17:05Oui,
17:06ça ne fait aucun doute.
17:07Alors Jean-Luc Mélenchon,
17:08auprès de ses proches
17:09et de certains députés,
17:11il laisse parfois toujours
17:12un peu planer le doute,
17:13mais nous,
17:14on le voit
17:14en interview
17:15en septembre 2025
17:17et il nous dit
17:18à un moment
17:19« j'ai trouvé mon costume ».
17:21Et en fait,
17:22il était habillé
17:24avec une veste
17:25de blazer bleu,
17:26une cravate rouge
17:27et une chemise blanche,
17:29les couleurs tricolores.
17:31Il ne pouvait pas
17:32l'annoncer tout de suite.
17:34Il y avait
17:34les élections municipales
17:35qui arrivaient
17:36avant l'élection présidentielle.
17:38Mais à ce moment-là,
17:39il se prépare déjà clairement
17:41à être candidat
17:42à l'élection présidentielle.
17:47De nombreuses questions
17:49après le décès
17:49de Quentin,
17:5023 ans.
17:51L'enquête se poursuit
17:52après le décès
17:52de Quentin de Ranque,
17:54militant nationaliste
17:55de 23 ans.
17:55Qui sont les suspects
17:56du lynchage à mort
17:57du militant identitaire
17:59Quentin de Ranque ?
18:00On en revient
18:01à cette année 2026,
18:02le 12 février 2026,
18:04Quentin de Ranque,
18:05un jeune militant
18:06d'extrême droite
18:07est lynché à Lyon.
18:08Il meurt deux jours plus tard.
18:09L'enquête permet
18:11d'identifier ses agresseurs
18:12et d'établir
18:13qu'ils appartiennent
18:14à un groupuscule
18:16antifasciste,
18:16la Jeune Garde,
18:17qui a des liens
18:18avec LFI.
18:20Oui, parce qu'en fait,
18:21un porte-parole
18:22de la Jeune Garde
18:23a été élu député
18:25la France Insoumise
18:26en 2024.
18:27C'est Raphaël Arnaud,
18:29qui est un militant
18:31antifasciste affiché.
18:33Et en fait,
18:34Raphaël Arnaud,
18:35l'un de ses principaux
18:36collaborateurs
18:37à l'Assemblée nationale,
18:38Jacques-Élie Favreau
18:39est accusé
18:40d'avoir été présent
18:41sur les lieux
18:42de la mort
18:43du militant
18:44d'extrême droite
18:45Quentin de Ranque.
18:46Donc ça crée
18:47évidemment
18:48une polémique
18:50immense.
18:51LFI,
18:52à ce moment-là,
18:53est accusé
18:54de protéger
18:56potentiellement
18:57des membres
18:58assez violents.
18:59Donc à ce moment-là,
19:00il y a une pression
19:01maximale
19:01sur LFI.
19:04Jean-Luc Mélenchon
19:05s'exprime
19:06devant ses partisans
19:07quelques jours
19:07après l'agression.
19:08Il apporte son soutien
19:10à la jeune garde
19:11et il a des mots
19:11très durs
19:12à l'encontre
19:13du Premier ministre
19:14Sébastien Lecornu.
19:15Oui,
19:16le Premier ministre
19:16vient de demander
19:17à l'Assemblée nationale
19:17qu'on fasse
19:18le ménage
19:19au sein
19:19de la France Insoumise.
19:22Et là,
19:22Jean-Luc Mélenchon
19:23va considérer
19:23qu'on lui fait subir
19:24une forme d'inquisition,
19:26c'est le terme
19:26qu'il utilise.
19:27Il englobe
19:28dans sa critique
19:28à la fois
19:29les réactions
19:31de la classe politique
19:32et notamment
19:33du bloc central
19:34et en même temps
19:35des médias.
19:36Il va considérer
19:36que les médias
19:37veulent le forcer
19:38à avouer
19:38qu'on est face
19:40à des procédés
19:40d'un autre temps.
19:41D'ailleurs,
19:41à partir de ce moment-là,
19:42il va introduire
19:43des conférences de presse
19:44dites de nouveaux médias
19:45dans lesquelles
19:45il va mettre
19:46beaucoup d'influenceurs
19:48pro LFI.
19:48Donc,
19:49il va vraiment considérer
19:51qu'il est lui
19:52la victime.
19:52Il va tenter
19:53une sorte de retournement
19:54des choses
19:55à tel point
19:56qu'il va accuser
19:58la police
19:58de ne pas avoir
19:59fait son travail,
20:01de ne pas avoir
20:03sécurisé les lieux
20:04en s'occupant
20:06d'un collectif
20:07d'extrême droite,
20:08Némésis,
20:09qui selon
20:10Jean-Luc Mélenchon
20:11aurait tendu
20:11une embuscade
20:12aux gens
20:13de la Jeune Garde.
20:13Et il a quand même
20:14quelques mots
20:15pour dire
20:16que la violence
20:17n'est pas
20:18un aboutissement
20:18en politique.
20:19À partir de là,
20:20de plus en plus
20:20de figures macronistes
20:21affirment que
20:22la France Insoumise
20:23ne fait plus partie
20:24de l'arc républicain,
20:26les partis traditionnels.
20:27C'est une accusation
20:28qui remonte
20:30à quelques mois déjà
20:31mais qui s'amplifie,
20:32qui s'accélère
20:32à l'occasion
20:33de ce qui s'est passé
20:34à Lyon.
20:34Vous avez par exemple
20:35le ministre de la Justice,
20:37Gérald Darmanin,
20:38qui va à l'Assemblée
20:40pointer du doigt
20:41LFI en disant
20:42LFI,
20:42tu et vous devriez
20:44le condamner.
20:44Et au-delà
20:45des macronistes,
20:47la droite va dire
20:48mais si vous n'avez
20:49rien à vous reprocher,
20:50où est passé
20:50Raphaël Arnaud ?
20:51Et c'est vrai
20:52qu'après les événements
20:54de Lyon,
20:54le député disparaît
20:56pendant plus de 15 jours,
20:57on ne le voit plus.
20:58Donc il y a une accusation
20:59et c'est bien sûr
21:00à gauche
21:01qu'il y aura
21:01le plus de questions.
21:03Julien Dufay.
21:03Dans ce contexte,
21:04Olivier Faure,
21:05le patron du PS,
21:07va prendre la parole
21:08ou plutôt la plume
21:09et il va dénoncer
21:09l'incapacité
21:10de la France insoumise
21:11à reconnaître
21:13qu'elle a fait fausse route
21:14sur cette affaire
21:15de la jeune garde.
21:16Et il prévient,
21:17il dit
21:17on ne combat pas
21:18l'extrême droite
21:18en donnant le sentiment
21:19de partager ses armes.
21:21Donc là aussi,
21:21c'est une critique
21:22de la défense mordicus
21:23qu'oppose Mélenchon
21:25aux critiques
21:25sur la jeune garde
21:26et sur le député
21:27Raphaël Arnaud.
21:28On en revient
21:28au début de cet épisode
21:29de Codesources.
21:30Le dimanche 3 mai,
21:32Jean-Luc Mélenchon
21:32annonce au JT de TF1
21:34qu'il sera le candidat
21:35de la France insoumise
21:36en 2027.
21:38Dans la foulée,
21:39Julien Dufay,
21:39il est interviewé
21:40pendant deux heures
21:41en direct
21:42par le média en ligne
21:43brut.
21:43Oui,
21:44après l'annonce
21:45très classique
21:46finalement
21:46et passage obligée
21:48au journal télévisé
21:49de TF1,
21:50il a deux heures
21:50pour dérouler,
21:52c'est les termes
21:52de son équipe
21:53sur brut,
21:54c'est-à-dire
21:55vraiment être sur le fond
21:56où il va notamment
21:57parler du concept
21:58de la Nouvelle France.
21:59Et donc sa stratégie,
22:00c'est de jouer
22:00sur les deux tableaux.
22:01Il s'adresse toujours
22:02aux médias classiques
22:03sur lesquels
22:04il est très critique
22:05mais il va s'adresser
22:06de plus en plus
22:07à ce qu'il appelle
22:07les nouveaux médias,
22:08c'est les médias numériques
22:09alternatifs
22:10et d'ailleurs
22:10il organise des conférences
22:11de presse
22:12uniquement dédiées
22:12à ces médias
22:13où on retrouve
22:14des sites
22:15d'informations
22:16comme Brut
22:16mais aussi
22:17des influenceurs,
22:18des créateurs
22:19de contenu
22:20classés plutôt à gauche
22:21et d'ailleurs
22:21plutôt favorables
22:22parfois à LFI.
22:23Pierre Morère,
22:24cette annonce
22:24de candidature
22:25n'a surpris personne
22:26mais comment est-ce
22:27qu'on réagit
22:27dans le reste
22:28de la gauche ?
22:29Effectivement,
22:29elle était très attendue
22:31par les adversaires
22:32à gauche
22:32de la France Insoumise.
22:33Marine Tondelier
22:34par exemple
22:34s'attendait
22:35à ce que
22:36Jean-Luc Mélenchon
22:37se déclare candidat
22:38ce dimanche-là
22:39mais en fait
22:40Jean-Luc Mélenchon
22:41et la France Insoumise
22:42parviennent
22:43quand même
22:44à créer
22:44un effet
22:45de sidération
22:46chez leurs ex-partenaires
22:48du Nouveau Front Populaire
22:50par leur capacité
22:51à dérouler,
22:52mettre en scène
22:53et face à eux
22:54le reste de la gauche
22:55à ce moment-là
22:56est quasi transi
22:58puisqu'ils ne disposent pas
23:00de la même puissance
23:01de feu
23:02numérique
23:02et médiatique.
23:03Julien Dufay,
23:04dans les jours
23:04qui suivent,
23:05Jean-Luc Mélenchon
23:06affirme qu'il va
23:06tout faire
23:07pour rassembler
23:08avant la présidentielle.
23:10Oui,
23:10maintenant qu'il est lancé
23:11il veut agréger
23:14notamment
23:14les communistes
23:16et les écologistes
23:17ou en tout cas
23:17certains d'entre eux
23:19qui ne sont pas à l'aise
23:20avec la ligne
23:20de leur parti.
23:22Son pari
23:22c'est que la force
23:23va à la force
23:24c'est-à-dire
23:24qu'une fois
23:25qu'il aura
23:26entraîné
23:27une dynamique de campagne
23:28il ralliera à lui
23:29des figures politiques
23:30mais aussi
23:31de la société civile
23:32et puis in fine
23:33des électeurs
23:34qui iront vers ce vote
23:35utile de gauche.
23:36Mais il reste clivant
23:37y compris à gauche
23:38il peut faire peur
23:39à une partie
23:40des électeurs de gauche
23:41chez les socialistes
23:42notamment.
23:43Oui,
23:43il est clivant à gauche
23:44de par son style
23:47certains dénoncent
23:48des outrances
23:48sa radicalité
23:50certains disent surtout
23:51qu'il serait incapable
23:51de gagner face
23:52à l'extrême droite
23:53dans un deuxième tour
23:54et donc qu'il est
23:55le plus mauvais candidat
23:56à gauche
23:56c'est notamment le cas
23:57d'une certaine partie
23:58du parti socialiste
24:00on va dire
24:01l'aile sociale démocrate
24:02du parti socialiste
24:03ou Raphaël Glucksmann
24:04par exemple.
24:05Jean-Luc Mélenchon
24:05il fait ce pari
24:07qu'en étant au deuxième tour
24:08face à l'extrême droite
24:09il apparaîtra
24:11comme un vote refuge
24:12pour les électeurs de gauche
24:14ou même ceux qui
24:16plus largement
24:17ne veulent pas
24:18de l'extrême droite
24:18au pouvoir.
24:19Les derniers sondages
24:20publiés après l'annonce
24:21de sa candidature
24:22montrent que
24:23Jean-Luc Mélenchon
24:24à gauche
24:25semble le mieux placé
24:26pour l'instant
24:27face au ARN
24:28et au bloc central
24:29mais Marcelo Westfred
24:30est-ce que Mélenchon
24:31peut briser le plafond de verre
24:33du premier tour
24:34de la présidentielle ?
24:35C'est toute sa difficulté
24:36c'est-à-dire qu'il est
24:37très fort en campagne
24:38il a un programme
24:39il est l'un des seuls
24:40il faut dire les choses
24:41avoir un programme
24:42à rajouter sans arrêt
24:43des nouvelles idées
24:44il sait régler
24:45les problèmes financiers
24:46pour faire une campagne
24:47et il se lance très tôt
24:49là où
24:50notamment à gauche
24:51les prétendants
24:52sont enlisés
24:53dans des problèmes internes
24:54et vont démarrer
24:55dans le meilleur des cas
24:56s'ils démarrent très tard
24:57donc lui
24:58il a cet énorme avantage
24:59le problème
25:00c'est que sa force
25:02est aussi sa faiblesse
25:03c'est-à-dire qu'il est
25:03tellement clivant
25:05qu'il suscite
25:07un taux de rejet
25:08qui est très important
25:09et tout son travail
25:12dans les prochaines semaines
25:13prochains mois
25:14va être maintenant
25:15de passer du
25:16Jean-Luc Mélenchon
25:17clivant
25:18un Jean-Luc Mélenchon
25:19rassembleur
25:19ce qu'il fait toujours
25:20en fin de campagne
25:21là il commence
25:22le processus
25:23un peu plus tôt
25:24s'il a le temps
25:25de le faire
25:25sans revenir
25:26sur ses vieux réflexes
25:27à ce moment-là
25:28le temps peut jouer
25:29en sa faveur
25:30il est parti le premier
25:31et dans ces cas-là
25:32il peut espérer
25:34réussir ce défi
25:35ça paraît quand même difficile
25:43merci à Julien Dufay
25:45Pierre Morer
25:46et Marcelo Vestred
25:47ce podcast a été préparé
25:49et produit par
25:50Clara Garnier-Amourou
25:51réalisé par
25:53Julien Moncouquiol
25:54Code Source
25:55est le podcast
25:55quotidien
25:56d'actualité du Parisien
25:57un épisode
25:58chaque soir de la semaine
25:59du lundi au vendredi
26:00c'est nouveau
26:01Code Source
26:02est aussi régulièrement
26:03disponible en vidéo
26:04sur leparisien.fr
26:06et sur Youtube
26:07ça s'appelle
26:08Code Source
26:08le talk
26:09et puis n'oubliez pas
26:10notre podcast
26:11consacré aux faits divers
26:13Crime Story
26:13présenté par
26:14Claudia Prolongeau
26:15et Damien Delsenis
Commentaires