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Les Vraies Voix avec Mickael Szerman, Yann Le Dortz , Sébastien Ménard

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##LE_GRAND_DEBAT_DES_VRAIES_VOIX-2026-07-22##

Catégorie

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News
Transcription
00:00Les vraies voix Sud Radio
00:03Sébastien Lecornu révèle que des membres des ministères ont été contrôlés positifs à la drogue
00:09au moment où il envoie ses forces de l'ordre spécial d'intervention
00:13exfiltrer le maire d'Alès traqué par les trafiquants de drogue.
00:16Le parallèle des deux informations interroge sur la portée de la lutte contre le narcotrafic
00:21d'où notre question, hashtag drogue dans les ministères
00:25les consommateurs sont-ils les premiers responsables du narcotrafic ?
00:29Justement, écoutez Sébastien Lecornu, il se confie à nos confrères de Paris Match autour de cette question.
00:37On parle d'un million de Françaises et de Français qui consommeraient de la cocaïne
00:39avec une explosion du nombre d'overdoses et c'est autant de vulnérabilité.
00:43C'est vrai que le testing en mauvais français que j'ai décidé, c'est surtout pour éviter de porter
00:48une vulnérabilité.
00:49Quand vous êtes membre d'un cabinet ministériel, par définition, vous êtes habité du secret défense.
00:54Parfois, vous êtes amené à connaître des affaires de l'État.
00:55Et lorsque vous portez une vulnérabilité aussi grave que la consommation de drogue dure,
00:59tout simplement, vous êtes vulnérable.
01:01Et donc si vous êtes vulnérable, vous n'avez pas votre place à la tête de l'État et dans
01:04les sphères importantes de l'État.
01:06Mais ce n'est pas une mesure événementielle.
01:09C'est-à-dire qu'elle va produire des effets dans la durée.
01:11Déjà, on a dû écarter des gens qui ont été testés, positifs.
01:14Surtout, ces tests vont être aléatoires.
01:15Et comme jadis, d'ailleurs, la lutte anti-corruption, les questions de transparence financière,
01:20je pense que c'est quelque chose qui va avoir une vie dans la durée.
01:24Il n'y aurait pas de mort de ces trafics dans les quartiers.
01:26S'il n'y avait pas de consommation, y compris, il faut bien le dire, il faut casser le sabou
01:30parmi un certain nombre d'élites.
01:31Bon, ça, ça mérite d'être dit.
01:34C'est vrai qu'en l'entendant, ça vous prend à la gorge.
01:39Et vous dites, mais oui, un million de Français qui sont à la cocaïne.
01:44Sébastien Ménard.
01:45C'est étonnant et pas étonnant.
01:48On est dans un pays, selon l'INSEE, on est 69 millions.
01:51Je fais partie de ceux qui disent qu'en France, on est un petit peu plus nombreux.
01:53Pour des raisons diverses et variées, dont on ne débattra pas ici maintenant.
01:57Mais un million, c'est à la fois beaucoup et à la fois pas beaucoup.
02:02Non, mais attendez.
02:05C'est à la fois beaucoup et pas beaucoup.
02:07Non, mais ça dépend de quoi on parle, parce que là, c'est facile.
02:09On parle de consommation de drogue.
02:11Non, mais consommation de drogue.
02:12Est-ce que c'est une personne qui a testé une fois dans sa vie, etc., en soirée, sur le
02:19coin d'une table ?
02:19Je ne dis pas que c'est bien.
02:20La drogue, ce n'est pas bon.
02:22Ça a coûté 150 euros, c'est allé dans la poche du trafiquant et ça a alimenté le business.
02:26Non, mais quand on jette comme ça à la figure des Français des chiffres qui font peur, un million, ça
02:32fait peur.
02:33Voilà, bon, moi je vous dis qu'il y ait un million, un million deux ou 500 000 ou même
02:38100 000.
02:39Aujourd'hui, l'État ne fait pas ce qu'il faut pour mettre un coup d'arrêt au narcotrafic.
02:45Pourquoi ? Parce que le narcotrafic, ça ne fait pas qu'enrichir des pontes du deal qui sont à Marrakech,
02:53qui sont à Dubaï ou qui sont ailleurs.
02:55Ce n'est pas ça.
02:56Ou en Algérie comme la DZ mafia.
02:58Ça fait vivre toute une économie.
03:01Ça fait vivre des mamans, ça fait vivre des enfants.
03:03Pourquoi ? Pourquoi ?
03:04Posons-nous juste cette question.
03:06Encore une fois, je ne justifie rien.
03:07Justement, élément de réponse, pourquoi ? Parce qu'il y a des consommateurs, Yann Le Dortz.
03:11Je pense que s'il n'y a pas de marché, il n'y a pas de trafic.
03:14Donc, à partir de là, si on arrête et si on fait en sorte qu'il y ait moins de
03:18marché, il y aura moins de trafic.
03:19Ce que vous dites, pardonnez-moi Yann, mais ce que vous dites est partiellement vrai.
03:22Parce que regardez toutes les drogues dures qui sont des drogues mais totalement abominables, héroïnes, etc.
03:30Il n'y avait pas de consommateurs.
03:31C'est le marché qui a fait le consommateur.
03:33Pardonnez-moi.
03:33Donc, on ne peut pas jeter à la tête de nos auditeurs, à la tête des Françaises et des Français.
03:38Non, je ne suis pas d'accord.
03:39Je peux vous dire que oui.
03:40Je ne suis pas d'accord.
03:41C'est parce que la drogue est un produit qui amène quelque part, ou du plaisir, et qui après amène
03:46de la dépendance.
03:47Et c'est le marché qui crée la demande.
03:49Et la demande, après, elle est profitable.
03:51Et donc, il y a des gens qui vont s'enrichir sur le trafic de drogue.
03:54Oui, c'est le marché qui fait la demande.
03:56Ce n'est pas que la demande qui fait le marché.
03:59Là, vous réinventer l'économie.
04:01C'est-à-dire, on développe la production, on développe la consommation.
04:04Donc, ça, c'est la base de l'économie.
04:05Mais, en l'occurrence, c'est vrai que là, le problème, c'est que quand vous avez une consommation qui
04:10ne se justifie pas, du coup, il n'y a pas de production.
04:13Michael Sherman.
04:15Il y a ce chiffre d'un million que revendique le Premier ministre.
04:20Il y avait un autre chiffre qui avait été publié par l'Observatoire des drogues et des tendances addictives,
04:25qui parlait que 5 millions de Français reconnaissaient avoir déjà consommé.
04:32C'était notamment, je crois, ce qu'ils appellent les drogues dites douces.
04:38Oui, donc le hachiche.
04:39C'était du cannabis.
04:40Ils reconnaissaient les douze derniers mois, 5 millions de Français reconnaissaient les douze derniers mois avoir consommé du cannabis.
04:47Donc, la réalité, elle est là.
04:49C'est jusqu'où va la protection de la vie privée.
04:52Mais il y a aussi, moi, je trouve, une aberration.
04:54Comment ça, jusqu'où va la protection de la vie privée ?
04:56Vous traversez la frontière aujourd'hui.
04:58Donc, nous sommes en Europe.
05:00Nous appartenons à l'Union Européenne.
05:02Vous traversez la frontière.
05:04Il y a une législation qui est différente juste en passant la frontière dans la même zone globalisée.
05:08Enfin, ça reste interdit, effectivement.
05:10On peut aller aux Pays-Bas où il y a des endroits pour fumer.
05:12Non, lorsque vous êtes chez vous, ils autorisent un vrai débat national d'intérêt général.
05:17Est-ce qu'en France, il est normal, alors que dans d'autres pays européens,
05:22qu'il soit toléré que, par exemple, à son domicile,
05:25des Français puissent avoir le droit de légiférer,
05:28et donc d'autoriser, soumis à la TVA,
05:31et de créer un commerce libre,
05:34de la consommation, notamment, du cannabis ?
05:36Le problème, là, sur, notamment, ce que moi, j'appelle des drogues dures,
05:40c'est tout ce qui est lié, notamment, aux produits chimiques.
05:43Là, c'était la cocaïne, je crois, qui était concernée,
05:46où des personnes de ministère qui travaillent
05:48auraient été testées positives à la cocaïne et écartées.
05:52On ne peut pas imposer...
05:53Vous vous faites un peu la différence entre drogues dures et drogues dures.
05:56Bon, on va y revenir, parce que vous vous souvenez,
05:57nous avons notre auditeur fil rouge, André,
06:00qui habite à Amiens, qui est avec nous.
06:02André, vous venez d'entendre des points de vue, là, ici, autour de la table.
06:08Vous, vous mettez tout sur le dos des consommateurs ?
06:12C'est un ensemble.
06:14Pourquoi ? Parce que, effectivement,
06:17pour qu'il y ait un marché, il faut qu'il y ait des consommateurs.
06:20Sauf que, quand on regarde,
06:23ils se sont mis au goût du jour,
06:26les revendeurs,
06:27parce que ce ne sont pas des producteurs, ils importent,
06:29vous pouvez commander via des sites,
06:33il y a du packaging,
06:34il y a des livraisons à domicile.
06:36Donc, ils ont étendu l'offre,
06:40et automatiquement, vous avez plus de demandes.
06:44Évidemment.
06:45Oui, mais alors, qu'est-ce qu'on fait ?
06:47Parce que, je le rappelle,
06:49ça entraîne un trafic,
06:51et ce trafic met aujourd'hui en difficulté nos élus.
06:55Vous avez vu le maire d'Alès, Sébastien Ménard.
06:59Non, mais ce que dit notre auditeur est extrêmement important.
07:03Le marché s'est transformé.
07:07Les processus se sont modernisés.
07:10Les flux se sont accélérés.
07:12Donc, de dire,
07:13oh, c'est les méchants consommateurs, etc.
07:15Oui, mais attendez.
07:17Je ne le dis pas comme ça.
07:17Je ne le dis pas avec cette voix, mais moi, je le dis.
07:19Pourquoi vous le dites avec cette voix, Sébastien ?
07:21Parce que ça vient, quelque part, souligner,
07:27admettre,
07:29une espèce de démission institutionnelle
07:31qui consiste à dire
07:32qu'on n'est pas capable de lutter contre le narcotrafic.
07:35Ce n'est pas une démission institutionnelle,
07:36c'est une démission citoyenne, en l'occurrence.
07:39Non, mais quand c'est le Premier ministre qui dit
07:41c'est compliqué, machin, etc.
07:43Et je suis plutôt copain avec Sébastien Lecornu,
07:46mais là, la mesure qui consiste à faire du testing,
07:49à faire du testing dans les cabinets ministériels.
07:51Bon, je veux bien.
07:52C'est à la limite,
07:53c'est pour lutter contre ce sentiment
07:55que les élites sont pourries dans les médias,
07:57dans la politique,
07:58et qu'on prend de la cocaïne
08:00comme on mangerait un Big Mac.
08:01Bon, ce n'est pas totalement vrai.
08:03Ce n'est peut-être pas faux,
08:04mais ce n'est quand même pas une généralité.
08:05C'est très bien de l'avoir dit.
08:06Mais après, de dire,
08:07oh, il y a quand même un million de...
08:09Mais attendez,
08:10oh, faisons déjà ce qu'il faut
08:12pour aux frontières.
08:14Sans déconner,
08:15quand les go-fastes,
08:17les machins, les trucs,
08:17on n'en attrape un,
08:18on en laisse passer 100.
08:20Oui, mais ils ne reviendront pas
08:21si on ne leur achète pas.
08:22Qu'est-ce que dit Sébastien Locornu,
08:24votre ami ?
08:25J'ai bien compris, Sébastien.
08:27On peut être ami et on peut être d'accord.
08:28Oui, oui, c'est pour ça.
08:29Il dit,
08:30les membres des cabinets ministériels
08:31et la plupart des hauts fonctionnaires
08:33ont accès à des informations
08:35extrêmement sensibles.
08:35Consommer de la drogue,
08:36c'est être vulnérable.
08:38On ne peut pas condamner
08:39les assassins de jeunes de 16 ans
08:41dans les quartiers, etc.
08:42J'ai fait raison.
08:43Qui peut dire qu'il n'a pas raison ?
08:45Attendez, M. Brindel.
08:48cabinet ministériel,
08:49quand on est conseiller ministériel,
08:50même à un poste important,
08:51on n'est pas au courant
08:52d'une intervention,
08:53d'un gofas, d'un barrage, d'un machin.
08:54Pardonnez-moi,
08:55mais ça, c'est une farce.
08:56Ça, c'est une farce.
08:58Je ne vois pas comment on peut le contredire.
09:00Vous savez ce qu'on doit faire ?
09:01On doit marquer une petite respiration
09:02parce que ici,
09:04nous ne vivons pas du trafic
09:05mais que de la beauté de notre travail
09:07et donc il faut bien
09:08avoir un petit peu de publicité.
09:09On revient,
09:09vous avez votre avis.
09:11Intervenez au 0826 300 300.
09:13Je savais que ce débat serait passionnant.
09:15il l'est beaucoup plus qu'encore
09:16que je ne le croyais.
09:17A tout de suite.
09:1917h20,
09:20les vraies voix Sud Radio.
09:22Attention,
09:22ce débat est houleux.
09:24Mickaël Sherman,
09:25Yann Le Dord,
09:26Sébastien Ménard,
09:27les trois vraies voix.
09:28André,
09:28notre auditeur de fil rouge
09:29qui est là.
09:30Le grand débat
09:32entre l'intello,
09:33donneur de leçons
09:34qui partagent son pétard en soirée,
09:36le conseiller politique
09:37ravitaillé en cocaïne
09:38pour maintenir ses yeux ouverts,
09:40la vedette people
09:41branchée au cachet magique,
09:43nos élites ne se gênent pas
09:44pour distribuer
09:45leurs billets de banque
09:46aux jeunes revendeurs de drogue
09:48placés en première ligne
09:49du narcotrafic.
09:50Nous ouvrons le débat.
09:52Drogue dans les ministères,
09:54puisque Sébastien Lecornu
09:56l'a rappelé dans une interview,
09:57la question,
09:58les consommateurs
09:59sont-ils les premiers responsables
10:00du narcotrafic ?
10:01Que disent,
10:02cher Quentin Saunier,
10:03les auditeurs de Sud Radio
10:05sur le compte YouTube ?
10:07Sondage assez clair.
10:0986% répondent
10:10oui,
10:11les consommateurs
10:11sont les premiers responsables
10:13du narcotrafic.
10:14Beaucoup de commentaires également.
10:15On a Romain qui est en colère
10:16et qui dit,
10:17les premiers responsables
10:19sont ceux qui ont préféré
10:20mettre la poussière
10:20sous le tapis
10:21pendant des décennies
10:22sous prétexte d'apaisement.
10:23Et on a Mathéo qui dit,
10:25c'est le principe même
10:26de l'offre et la demande,
10:27pas de consommateurs,
10:28pas de trafic de drogue.
10:28Bien,
10:29alors là,
10:29lui,
10:30il est adepte
10:31de la thèse
10:32de Yann Le Dant.
10:33Sur la poussière
10:34sur le tapis,
10:34je vais vous chercher,
10:35Sébastien Ménard,
10:36parce que,
10:36qui a mis la poussière
10:37sur le tapis ?
10:38Sans mauvais jeu de mots.
10:39Non,
10:39mais justement,
10:40parce que cette poussière
10:41sur le tapis,
10:42ça vous ouvre le débat.
10:43Vous voyez,
10:44mon souci du pluralisme.
10:46Ce sont les consommateurs
10:47qui ont mis la poussière
10:47sur le tapis,
10:48pas que vous,
10:48vous dites.
10:49Non,
10:50pour moi,
10:50c'est l'impuissance
10:51des États
10:53qui ne réussissent pas
10:54à lutter efficacement
10:56et à assumer
10:58la réponse
11:00martiale
11:01qu'on doit être capable
11:02quelque part
11:03de mettre
11:05à disposition
11:06de la société.
11:07Demain,
11:08vous voulez,
11:09vous voulez.
11:09Moi,
11:10je ne connais pas
11:10la DZ Mafia,
11:11je ne sais pas
11:11ce que c'est,
11:12etc.
11:13Je dis simplement,
11:14quand on arrive
11:15à faire extraire
11:18par les forces
11:19spéciales
11:19de son domicile,
11:21un élu de la nation,
11:23sa femme et ses enfants,
11:25d'accord,
11:26menacés de mort,
11:27et je pense qu'on n'est pas
11:28là dans l'orchestration
11:29théâtrale,
11:30on est dans l'État,
11:32les renseignements,
11:33les services de renseignement
11:34français doivent avoir
11:34suffisamment d'éléments
11:36pour imaginer
11:37que les mesures
11:39à mettre en place
11:39pour protéger
11:41le maire d'Alès
11:41contre la DZ Mafia,
11:43en l'occurrence
11:43Christophe Viran,
11:44exactement,
11:46sont fondées,
11:47sont établies,
11:48sont extrêmement graves,
11:49mais on attend quoi ?
11:51On attend quoi ?
11:52Et la seule réponse est de dire
11:57que c'est les consommateurs !
11:59Pour arrêter,
12:00je me suis trompé,
12:01la prononciation,
12:02c'est Rivanque,
12:02parce que c'est le cycliste
12:03qui vous parle,
12:05c'est Rivanque,
12:06voilà,
12:06juste là.
12:07Donc allez-y,
12:08continuez,
12:08c'est pour ça,
12:08n'ayez pas peur
12:09quand je vous coupe,
12:09moi je vous le serai.
12:10Non,
12:10mais je...
12:11Voilà,
12:11donc pour moi,
12:13il y a effectivement,
12:13il faut des campagnes,
12:14des campagnes qui permettent
12:16de, oui,
12:17quelque part d'incriminer,
12:19de responsabiliser le consommateur,
12:20ça a déjà été fait.
12:21Moi j'ai vu des campagnes diffusées
12:23sur les réseaux sociaux
12:24avec des jeunes innocents
12:26qui étaient morts
12:27et on disait aux consommateurs
12:28tu es co-responsable.
12:30D'accord ?
12:31Ça, moi j'ai pas de problème avec ça.
12:32Mais on peut pas faire que ça.
12:34On ne peut pas faire que ça.
12:35On ne peut pas se satisfaire
12:37d'une saisie à droite,
12:38à gauche,
12:38etc.
12:38Ça ne suffit plus,
12:40Michael Sherman.
12:42Réduire le narcotrafic
12:44au comportement des consommateurs,
12:46mais c'est oublier
12:47les milliards d'euros
12:49ou de dollars
12:50qui sont injectés
12:52par les organisations criminelles.
12:55On parlait de la DZ Mafia,
12:57mais c'est rien par rapport
12:58à tout ce qui est importé
12:59sur notre sol
12:59et notre territoire.
13:00J'ai envie de vous dire,
13:02c'est la minorité bruyante
13:03la DZ Mafia.
13:04Vous avez des quantités
13:06de tonnes...
13:06Pas forcément,
13:07parce que c'est quand même
13:08un trafic...
13:09D'accord,
13:10mais sauf que ça a toujours existé.
13:12Ce cartel,
13:13évidemment,
13:14parce qu'on entend
13:15des conséquences
13:15sur un maire
13:16à qui on doit apporter
13:17notre soutien,
13:17mais je veux dire,
13:18ça existe peut-être
13:21des milliers
13:21ou des millions de tonnes
13:22qui passent par an
13:24en France,
13:24en Europe,
13:25sur notre territoire.
13:26Il y a une impuissance
13:27de l'État
13:28qui n'a fait pas son rôle.
13:29Parce qu'il y a une demande,
13:30Michael.
13:31Mais on ne peut pas réduire ça
13:32au comportement du consommateur.
13:33Le consommateur
13:34qui achète aujourd'hui
13:36son gramme de coke
13:37ou qui achète son...
13:39Il participe au développement
13:40du business.
13:41Mais sauf que...
13:42Ce n'est pas de la complicité,
13:43ça ?
13:44Est-ce que vous croyez,
13:45franchement,
13:45que quand vous allez mettre
13:46une amende
13:47de 1 500 euros
13:48ou 300 euros
13:49à un petit consommateur
13:50qui est dépendant,
13:51qui est drogué,
13:52vous allez enrayer
13:53la drogue en France ?
13:54Ça, c'est différent.
13:55C'est différent.
13:56Yann Lodort,
13:57c'est après Sébastien Ménard.
13:59Yann Lodort,
14:00c'est après Sébastien Ménard.
14:01C'est promis, Sébastien.
14:02Je vous aime.
14:04Yann Lodort.
14:04Il ne faut pas trop parler
14:05en même temps.
14:06Vous avez raison, Yann.
14:07Pardon.
14:08Non, je pense qu'il faut...
14:11Il ne faut pas se méprendre.
14:12Je pense qu'on ne peut pas réduire,
14:13et ce n'est pas ce que j'ai dit,
14:14que le problème venait
14:15des consommateurs.
14:17Par contre,
14:17effectivement,
14:18si on tarie la source,
14:19si on arrive à freiner
14:20la demande,
14:21on va forcément aider
14:22à combattre le narcotrafic.
14:24Mais le problème,
14:24il est qu'on a laissé
14:26mûrir une économie souterraine
14:28qui a pris une importance
14:30dans notre pays
14:30et dans différents pays,
14:32notamment dans d'autres pays d'Europe,
14:33tellement importante
14:34qu'aujourd'hui,
14:35on en arrive à avoir
14:36des allocations de rentrée
14:38qui sont données,
14:39des subventions
14:40pour aller faire du sport,
14:41et qu'aujourd'hui,
14:42il y a des quartiers entiers,
14:44il y a une frange complète
14:45de la population
14:46qui vit autour de cela.
14:47Que ce soit des commerces,
14:49que ce soit des...
14:53des associations,
14:55même des investissements financiers.
14:57Et derrière,
14:58se donner les moyens,
14:59c'est d'abord
15:00de limiter la consommation
15:01parce que c'est par là
15:02qu'on va tarir
15:04le flux
15:05au niveau financier.
15:07Et puis derrière,
15:08il faut avoir le courage.
15:09Et là,
15:10effectivement,
15:10ça fait 20,
15:1130,
15:1140,
15:1150 ans
15:12qu'on n'a pas eu le courage
15:12d'affronter le problème.
15:14Et c'est maintenant
15:15que ça va se gâter.
15:16Sébastien Mellard,
15:16je vous donne un exemple.
15:17Mon gamin a 18 ans,
15:20il n'est pas exempt
15:21de tout reproche,
15:21il fait partie de cette jeunesse
15:23qui s'amuse,
15:25qui finalement fume plus
15:26peut-être de pétards
15:27qu'il ne consomme d'alcool.
15:29D'accord ?
15:29C'est évidemment pas bien,
15:30je ne suis pas d'accord avec ça.
15:32Il m'a promis
15:32que depuis quelques mois,
15:33il ne fume plus,
15:34etc.
15:35Mais il me dit
15:36« Papa,
15:37regarde ce qui se passe
15:38dans des soirées,
15:38même des grandes soirées,
15:39des grands rassemblements festifs
15:40comme on peut en avoir,
15:41des festivals,
15:42etc.
15:42qu'on peut avoir au Pays Basque. »
15:45La réalité,
15:45c'est que c'est évidemment
15:46qu'en soirée,
15:47vous avez des jeunes
15:48qui vont essayer
15:49de savoir
15:50où est le dealer.
15:51Mais le dealer,
15:52il n'est pas là que pour eux.
15:53Le dealer,
15:54quand il rentre
15:55dans ses salles de spectacle
15:56ou dans ses festivals,
15:57etc.,
15:58il n'en a pas uniquement
15:59pour celles et ceux
15:59qui vont le chercher.
16:01Il en a beaucoup plus
16:02à proposer.
16:03Il a souvent une palette
16:06de stupéfiants
16:06pour initier
16:08ce qui leur légalise.
16:09Et c'est pour ça...
16:10Non, non, non, non.
16:11Surtout pas.
16:11Parce que vous dites
16:12que dans les soirées...
16:12Surtout pas.
16:13Ce que je dis,
16:14c'est que quand on fait
16:15pour qu'ils arrêtent
16:15tous de fumer...
16:17Ce que je dis,
16:17et je cite mon fils
16:19qui n'a que 18 ans,
16:20d'accord ?
16:20Il me dit
16:21« Faites en sorte
16:22que ça ne rentre pas
16:23et personne ne consommera. »
16:25Voilà ce qu'il me dit.
16:26Il a 18 ans.
16:27Il n'est pas...
16:28Il ne s'est pas une exception.
16:29C'est un gamin,
16:30un jeune,
16:31comme tous les autres.
16:32Michael Sherman.
16:33Je ne voudrais pas
16:33qu'on oublie
16:34dans ce débat de société
16:35de la légalisation
16:37de la drogue
16:38ou de la pénalisation
16:39de la drogue
16:39qu'il y a des souffrances.
16:41Moi, j'ai des copains
16:42d'enfance
16:42qui sont tombés
16:43dans la drogue.
16:44Au début,
16:44c'était un pétard,
16:45c'était quoi que ce soit.
16:45Ils sont tombés
16:46dans des drogues plus dures.
16:47Mais il y avait
16:47des souffrances psychiques
16:49et je vous le dis
16:50avec un peu d'émotion
16:51où derrière,
16:52quand ils entendaient
16:53il y avait des débats
16:53à la télé
16:54ou quand ils se faisaient arrêter
16:55et que déjà,
16:57ils ont perdu
16:57leur travail
16:58par leur dépression,
16:59ils ont perdu
17:01tout leur écosystème social
17:04et qu'ils ont perdu
17:06leur travail,
17:06ils ont perdu
17:07leur argent,
17:07leur pouvoir d'achat,
17:08que le policier,
17:09il les met en garde à vue.
17:11D'accord.
17:11Prévenez l'employeur.
17:12Alors, qu'est-ce qu'on fait
17:13si on s'en prend
17:14pour la ressource ?
17:15Il faut s'en prendre pour moi.
17:16Et s'il n'a plus sa dose de drogue,
17:18il est toujours malade.
17:18C'est pour ça que je vous dis
17:19qu'il est malade.
17:21Donc, il faut l'accompagner.
17:22C'est pour ça que
17:23ce que vous avez dit
17:24était très intéressant.
17:25Dans le débat,
17:25moi, je différencie
17:26les drogues douces
17:27et les drogues dures.
17:28J'ai une grand-mère
17:29qui a eu un cancer.
17:31Je peux vous assurer
17:31qu'à l'époque,
17:32si elle avait connu
17:34notamment le cannabis thérapeutique
17:36comme il existe
17:36dans d'autres pays
17:43pour s'occuper
17:44de ce débat-là,
17:44il faut différencier
17:45à mon avis
17:46les drogues douces
17:47et les drogues dures
17:47et ne pas oublier
17:48qu'il y a des souffrances
17:49psychiques derrière
17:50l'usage de la drogue.
17:51André, notre auditeur
17:52fil rouge depuis Amiens,
17:54vous venez d'écouter.
17:55Alors, on contrebalance
17:56un petit peu
17:57sur le rôle du consommateur ?
18:01C'est comme
18:03les différents intervenants.
18:05C'est vrai que vous avez
18:06les consommateurs
18:07et vous avez le trafic.
18:10il y a différents trafics.
18:12Vous avez effectivement
18:14le trafic,
18:15comme il disait,
18:15dans les salles de spectacle
18:16et les festivals,
18:19etc.
18:20Vous avez également
18:21le trafic dans le milieu,
18:23beaucoup dans le milieu
18:24d'entreprises,
18:27notamment dans les cadres
18:28qui, pour suivre le rythme,
18:31effectivement,
18:33touchent à différentes drogues.
18:35Après,
18:36je comprends
18:37qu'il y a une détresse
18:39ou un mal
18:40pour ceux
18:41qui sont addicts.
18:42Mais si on tape
18:43correctement
18:44dans le blanchiment,
18:47c'est-à-dire
18:48les barbeurs,
18:49les épiceries
18:5024-24 heures,
18:527 jours sur 7,
18:53qu'il n'y a pas de client
18:54mais qui déclare
18:55du déchets d'affaires,
18:56donc c'est du blanchiment
18:57d'argent,
18:57les barbeurs,
18:58certains kebabs,
18:59etc.,
19:00ou certains investissements,
19:03si on coupe le robinet
19:05sur ces investissements,
19:06on récupère
19:07des liquidités,
19:08on récupère
19:09des biens,
19:10etc.,
19:10et ça pourra
19:11financer
19:11effectivement
19:12ceux qui en ont
19:13vraiment besoin
19:13pour être soignés
19:14pour s'en sortir.
19:15Effectivement.
19:16Il nous reste
19:1730 secondes,
19:17Yann Ledord,
19:18vous avez parlé
19:18un petit peu moins,
19:19donnez votre conclusion
19:20sur le sujet,
19:21s'il vous plaît.
19:22Je dirais,
19:22c'est comme la plupart
19:23des débats
19:23qu'on peut avoir,
19:24il faut essayer
19:25d'être équilibré,
19:25donc je redirais
19:26qu'effectivement,
19:27s'il n'y a pas
19:27de consommateurs,
19:28il n'y a pas de trafic,
19:28et à partir du moment
19:29où il y a du trafic,
19:30il faut le traiter.
19:32Donc,
19:33il ne faut pas sombrer
19:34non plus
19:34dans la démagogie
19:36de dire qu'aujourd'hui,
19:37ce sont des gens
19:37qui sont malades.
19:38Il y a des gens malades,
19:39il y a des gens qui profitent,
19:41il y a des gens
19:41qui sont dans le loisir.
19:43Moi, j'aurais envie
19:43de faire un comparatif
19:44avec quelque chose
19:44qui n'a rien à voir.
19:45Aujourd'hui,
19:46quelqu'un qui fait
19:46un excès de vitesse
19:47sur la route,
19:49est-ce qu'il va plaider
19:50le fait qu'il est addict
19:50à la vitesse
19:51et qu'il est malade
19:51de la vitesse
19:52pour rouler vite ?
19:53Est-ce qu'il est responsable
19:54de rouler vite
19:55ou est-ce que c'est
19:56le fabricant de l'automobile
19:57ou l'État ?
19:58La comparaison n'est pas raison.
20:00Aujourd'hui,
20:00il y a la responsabilité
20:01de celui qui roule vite
20:02alors qu'on lui donne
20:02un outil qui est capable
20:03de rouler vite.
20:04C'est le conducteur
20:05qui est responsable.
20:05Imaginez s'il roule vite
20:06en étant drogué.
20:07Et on est dans une société
20:09comme ça.
20:10Messieurs,
20:10on doit marquer une respiration
20:11dans un instant.
20:12L'info en plus.
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