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Les Vraies Voix avec Samuel Dumoulin
Ambassadeur Century 21 sur le Tour de France 2026, vainqueur d’étape en 2007, Marc Madiot
Président de l’équipe Groupama FDJ, double vainqueur de Paris Roubaix,Julien Jurdie directeur sportif Décathlon CMA CGM

Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
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##VV_TOUR-2026-07-21##

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News
Transcription
00:00Le Tour de France 2026 à suivre aussi sur Sud Radio.
00:06Aujourd'hui, 13ème étape, non, 16, 16 déjà.
00:1116ème étape contre la montre 26,1 km entre Evian-les-Bains et Tonant-les-Bains.
00:17Notre consultant ambassadeur Century 21 sur ce Tour de France, Samuel Dumoulin.
00:22Bonsoir Samuel.
00:24Salut Fred, bonjour à toutes et à tous.
00:27Et puis, nous avons aussi notre, j'en tousse, grand témoin.
00:33Voyez comment c'est, parce que quand vous faites du vélo, souvent vous avez des allergies,
00:38parce qu'il y a le pollen, il y a tout ça, etc.
00:41Et bien là, vous toussez.
00:42Et bien, j'ai fait du vélo ce week-end, je tousse.
00:45Bon, Samuel Dumoulin, aujourd'hui, très beau contre la montre, remporté par Remco Evenpool.
00:52Je vous propose de l'écouter tout de suite, Remco Evenpool.
00:56Remco Evenpool.
00:57Honnêtement, à un moment donné, il n'y a plus vraiment des choses différentes dans les entruments,
01:01mais c'est vraiment le matériel qui change.
01:02Donc, vous avez bien vu que j'ai relé avec un nouveau vélo.
01:07Donc, je dois dire un grand merci à Specialized pour me donner un vélo tellement vite
01:11et qui descend bien aussi.
01:14Ça, c'est très important aussi pour un vélo de chrono, pour bien prendre le virage.
01:19Et puis après, c'est la confiance et c'est le fait de pouvoir rentrer dans le mur.
01:26Et voilà, c'est ce que j'ai pu faire aujourd'hui.
01:29Remco Evenpool, qui remporte le contre-la-montre, qui bat largement Tadej Pogacar.
01:36Il est champion d'Europe, champion du monde et champion olympique du contre-la-montre, le Belge.
01:42Et mettre 28 secondes à Tadej Pogacar, Samuel Dumoulin, s'était attendu ?
01:50Attends, juste avant, il y a un truc qui m'a fait rire, rentrer dans le mur.
01:53Je n'ai pas compris son expression.
01:55À mon avis, il a fait une translation du belge au français, je ne sais pas.
02:02Oui, évidemment, c'était attendu.
02:05Comme tu viens de citer son palmarès, déjà, il n'y avait pas d'équivoque.
02:09Et de plus, vu ce qu'il a affiché, notamment dimanche au plateau de Solaison,
02:15il allait gagner l'étape devant les deux UAE.
02:19Forcément, c'était un contre-la-montre qui allait vraiment l'avantager et il l'a prouvé.
02:25En plus, il avait un nouveau vélo qui allait vite et qui descendait vite.
02:28Donc, il ne pouvait rien lui arriver aujourd'hui.
02:30Ça change tout, effectivement.
02:32Alors, notre grand témoin ce soir est une légende double vainqueur de Paris-Roubaix,
02:37président d'honneur de l'équipe Groupama FDJ.
02:40Bonsoir, Marc Madiot.
02:41Bonsoir.
02:42Merci d'être avec nous.
02:44Marc, on vient d'évoquer, finalement, le cas Remco Evenpool.
02:49Qu'est-ce qui fait que ce coureur, même si, on va dire, en force intrinsèque,
02:53il est moins fort que Tadej Pogacar, mais sur le contre-la-montre, il le domine toujours.
02:58C'est quoi la différence ?
03:00L'aérodynamiste, il est au top du top dans ce domaine
03:06et il dépense moins d'énergie pour aller au moins aussi vite, voire plus vite que les autres.
03:10Alors, justement, je me souviens, en 2019, vous aviez permis, vous, en tant que directeur sportif, manager de Thibaut Pinot,
03:18de le faire progresser énormément dans l'épreuve du contre-la-montre,
03:23ce qui avait presque valu un autre Thibaut de gagner le Tour de France.
03:27Mais il y avait eu cette blessure.
03:27Mais est-ce qu'on peut faire progresser ou est-ce que ce sont des qualités naturelles, Marc Madiot ?
03:33Il faut déjà avoir les qualités de base naturelles.
03:36Après, tout s'améliore et tout se développe.
03:38Mais il est clair qu'il faut quand même les qualités de base,
03:42c'est-à-dire de la puissance, des watts.
03:44Et un gabarit qui est facile à mettre sur un vélo, il est très aérodynamique.
03:49Donc, lui, il est dans la facilité dans ce domaine.
03:52Donc, on voit la différence qui s'installe sur chaque chrono avec lui.
03:55Alors, vous, Marc, qui avez découvert tant de jeunes coureurs
03:59et qui suivez beaucoup, justement, les courses amateurs,
04:03on peut assez vite arriver à déceler un futur grand du contre-la-montre
04:08lorsqu'on est cadet à 13-14 ans ?
04:11C'est à partir de quel âge ?
04:13Chez les cadets, on commence à s'apercevoir et on vérifie chez les juniors.
04:18Donc, il y a des signes qui ne tombent pas.
04:21L'aéro, la pénétration dans le vent et la vitesse.
04:26Bon, effectivement, on encourage quand même les jeunes,
04:29même si au début, quand ils commencent à faire des petits contre-la-montre,
04:32ça ne marche pas, il y a une marge de progression.
04:35On peut progresser, vous venez de le dire.
04:37On se situe sur l'aéro.
04:39L'aéro, la puissance derrière, qu'on est capable d'y mettre.
04:42On peut être aéro, mais si on n'a pas de puissance, ça ne va pas le faire.
04:45Et on peut être puissant, et si on n'a pas l'aéro, ça ne le fera pas non plus.
04:48Donc, il faut trouver les bons compromis.
04:49Et quand on a le compromis idéal comme Evenepoel, on est le meilleur.
04:53Bon, alors, restez bien avec nous, Marc, parce que je sais que vous attendez le train
04:59et c'est génial de nous accorder un petit peu de temps.
05:03Mais juste, je voulais le point de vue de Samuel sur le classement de l'étape.
05:08Donc, Remco Evenepoel devant Stadej Pogacar,
05:11Mathias Schkelmose, le Danois, qui surprend avec une belle troisième place,
05:15et quatrième, Paul Sexas, juste devant Del Toro,
05:19et puis Bruno Armiraille, deuxième français, qui fait huitième.
05:23Sur le classement du jour, qu'est-ce qu'on tire comme enseignement,
05:28Samuel Dumoulin, sur les grands leaders du Tour de France ?
05:34Je pense qu'on voit que la hiérarchie, elle s'installe.
05:37C'est quasiment le même classement que dimanche, en haut du plateau de Sous-les-Ong.
05:42Voilà, la course a été exigeante, très rapide.
05:46Des conditions météorologiques dantesques par la chaleur.
05:51Et ceux qui sont devant, c'est les coureurs qui sont le plus en forme,
05:55les mieux préparés, qui récupèrent le mieux.
05:57Moi, j'avais mis une pièce sur Ghana aujourd'hui,
05:59et on voit qu'il est déjà émoussé par tous les efforts qu'il a faits.
06:02Il a été un petit peu en retrait.
06:05Voilà, la surprise pour moi, c'est Schkelmose,
06:08qui a vraiment fait un beau chrono en plus.
06:10Il n'est pas forcément coutumé du fait.
06:14Donc, on a vraiment le podium qui se dessine.
06:17Et ce parallèle que vous faites, en fait,
06:19entre Philippe Ogana, qui est un hyper spécialiste du contre-la-montre,
06:22et Matthias Schkelmose, qui, lui, joue le classement général,
06:26en fait, vous nous dites aujourd'hui, sur ce classement général,
06:29ça a été une prime quand même aux hommes qui jouent le classement général,
06:34plutôt qu'aux purs rouleurs et aux purs spécialistes du contre-la-montre,
06:36même s'il y en a un qui est le meilleur au monde du contre-la-montre
06:40et qui joue le classement général, c'est Remco Evenpool.
06:43Alors, Marc Madiot, Remco Evenpool,
06:46le problème, c'est qu'il a montré quelques limites en haute montagne
06:49depuis le début de sa carrière.
06:51Est-ce que vous pensez qu'avec les étapes de l'Alpe d'Uest,
06:54qui arrivent sur deux jours,
06:56il soit capable de résister et de s'accrocher à cette deuxième place, Marc Madiot ?
07:03Les rangs s'éclaircissent quand même derrière,
07:06Lipovic a dû renoncer aujourd'hui,
07:09Ingegaard il y a quelques jours,
07:11donc les rangs s'éclaircissent,
07:13je pense qu'il a tout ce qu'il faut pour finir assez facilement peut-être
07:16sur le podium à Paris et sans doute deuxième.
07:18Oui, vous avez raison de le rappeler,
07:20aujourd'hui, chute de Marc Lipovic,
07:22donc tout seul, l'Allemand qui était maillot blanc du Tour de France l'année dernière.
07:28Un mot sur Paul Sexas,
07:30est-ce qu'il est dans les temps,
07:31est-ce qu'il est au niveau où on l'attendait,
07:34ou au-dessus, ou en dessous, Marc Madiot ?
07:38Non, il est dans la fourchette qu'on pouvait supposer pour lui,
07:41compte tenu de ses qualités,
07:42de ce qu'il avait montré depuis le début de l'année,
07:45notamment sur les chronos, sur le Pays Basque,
07:47ou sur un liesse bassonnel,
07:49donc non, non, il est là où on pouvait l'attendre,
07:52il aurait pu ne pas y être totalement,
07:53mais il y est parfaitement,
07:55il est dans le niveau qu'on attendait.
07:57Bon, alors, on va l'écouter, justement,
08:02Paul Sexas, ses réactions, tout de suite après l'arrivée.
08:05La descente était peut-être un petit peu dangereuse sur un vélo de chrono,
08:09mais on s'en est tous bien sortis, je crois.
08:13Pas de chute à part Lipovic,
08:15c'est ce que j'ai entendu,
08:17mais ce n'est pas dans la descente.
08:18Ça, c'est bien dommage, en tout cas,
08:20qu'il doive abandonner la course.
08:22un autre grand coureur qui doit quitter la course.
08:25C'est un moment bien triste.
08:28Mais bon, il faut continuer.
08:31Pour moi, aujourd'hui,
08:34ça a été une journée quand même assez dure,
08:38mais j'ai fait de mon mieux,
08:41et je suis là où je dois être.
08:43Alors, vous l'avez compris,
08:45ce n'est pas Paul Sexas,
08:46c'est Tadej Pogacar,
08:46mais ce n'est pas grave,
08:47on va en reparler de Paul Sexas,
08:49mais les interviews,
08:51et d'ailleurs, on remercie nos confrères de France Télévisions
08:53à qui nous récupérons ces interviews,
08:58et donc, effectivement,
08:59là, c'est Tadej Pogacar.
09:00Alors, Tadej Pogacar,
09:03Marc Madiot,
09:04il est aujourd'hui dans une situation
09:07où il ne montre aucun signe de faiblesse,
09:10ou alors, on l'a vu,
09:13il n'a pas gagné l'étape à deux reprises face à Evenpool,
09:16il a été marqué psychologiquement
09:18par la chute de Vingegaard.
09:21Est-ce que Pogacar, finalement,
09:24n'est pas à l'abri de quelque chose d'un jour sans ?
09:28Un jour sans, je ne crois pas.
09:31L'incident de parcours peut toujours arriver
09:33à n'importe qui, à n'importe quel moment,
09:36quel que soit la qualité ou le niveau du coureur,
09:38tout peut se produire à tout moment.
09:40Maintenant, sauf incident de course
09:43ou d'un mauvais présage devant lui,
09:49avec une chute devant lui,
09:50je ne vois pas comment il va perdre ce Tour de France.
09:53Il a quand même une large marge de sécurité,
09:55il est au-dessus de la meilleure.
09:56Mais quand même, pour tous ces coureurs,
09:57Marc, vous connaissez très très bien,
09:59vous avez accompagné parmi les meilleurs coureurs du monde.
10:02Quand il y a cette accumulation de chutes,
10:05là, par exemple,
10:07Vingegaard, Lipovic,
10:09qui étaient dans le top 5,
10:11il y a forcément sa cogite un peu, non ?
10:15Je pense que quand on est concentré
10:17sur l'effort que l'on a à accomplir,
10:19on fait abstraction de cette situation-là,
10:22on est dans la gestion de l'effort,
10:25donc on n'y pense pas trop.
10:27C'est dans les moments un peu plus détendus
10:29qu'il faut être vigilant.
10:30Et quand on est concentré sur ce qu'on a à faire
10:32et quand on a le niveau que possèdent les coureurs
10:35du haut du classement du Tour de France,
10:38en principe, ça doit bien se passer.
10:39De temps en temps, il y a des amis proches,
10:41mais d'une manière générale,
10:43si on ne fait pas de fautes,
10:45on n'a pas de soucis.
10:46Oui, parce que vous,
10:47souvent dans vos équipes,
10:48enfin souvent, non,
10:49il vous est arrivé dans vos équipes,
10:51finalement,
10:51de faire appel à des préparateurs mentaux
10:53parce que la donnée psychologique,
10:55quand même,
10:55est super importante,
10:56surtout sur trois semaines d'épreuve.
10:58Ce n'est pas les préparateurs mentaux
10:59qui vont éviter les chutes.
11:01Les chutes,
11:01elles ne sont pas forcément
11:02de notre propre fait,
11:03donc il y a des circumstances de tour.
11:07Il faut avoir la baraka au bon moment
11:09et être prudent.
11:11La chance, il faut la provoquer,
11:12aller la chercher,
11:13la mettre de son côté.
11:14Mais si on fait attention,
11:16ils sont des vigilants.
11:17Oui, la malchance peut survenir,
11:19mais elle a quand même moins de chances
11:20de réussir.
11:21Oui, mais là, c'est ça aussi.
11:23C'est-à-dire, vous,
11:24les managers,
11:25les directeurs sportifs,
11:26c'est avec un discours,
11:27comme on l'entend de votre part,
11:28qui allait aussi jouer ce rôle
11:31de sécurisant.
11:32On va marquer une petite...
11:33Oui, allez-y, Marc.
11:35Le coureur, quand il est dans l'action,
11:37n'est pas focalisé sur le risque,
11:39sur le danger.
11:39Il est concentré sur ce qu'il a à faire,
11:41aller le plus vite possible,
11:42notamment sur un contrôle à la montre.
11:44Donc, il n'est pas focalisé sur le risque,
11:46il est focalisé sur la performance.
11:48Effectivement.
11:48Sinon, il n'y arrive pas.
11:50Bon, on marque une petite réception.
11:51Inspiration, on reste sur ce spécial Tour de France
11:53avec aujourd'hui une sacrée étape.
11:55Donc, la 16e,
11:56un contre-la-montre.
11:5726,1 km entre Evian-les-Bains
12:00et Tonon-les-Bains.
12:01Superbe victoire du grand spécialiste
12:03du contre-la-montre,
12:04Emco Evenpool.
12:05Le problème pour Pogacar,
12:06c'est que Evenpool est 2e du classement général,
12:08qu'il l'avait battu la veille aussi en montagne
12:10et que finalement,
12:12même si Pogacar domine,
12:14il a un sacré dauphin.
12:15Et parmi les poursuivants,
12:16Paul Sexas,
12:17qui aujourd'hui se classe 4e
12:19et qui reste 4e du classement général,
12:21on en reparle dans un instant de Paul Sexas.
12:2417h20,
12:25les vraies voix Sud Radio.
12:27Sud Radio.
12:29Le Tour de France
12:30avec la 16e étape,
12:32un contre-la-montre aujourd'hui
12:33entre Evian-les-Bains
12:34et Tonon-les-Bains.
12:3526 petits kilomètres,
12:36mais alors,
12:37quel kilomètre intense.
12:38Victoire de Remco Evenpool,
12:40le belge,
12:41le 2e du classement général.
12:42Il devance le 1er du général,
12:44Tadej Pogacar.
12:45Il le devance de 28 secondes.
12:483e,
12:48ce qui est le Moseu,
12:49le Danois.
12:494e,
12:49Sexas le français.
12:505e,
12:51Del Toro le mexicain.
12:52Le match entre Sexas et Del Toro
12:54pour l'instant,
12:54pour la 3e place au général,
12:56est passionnant.
12:57Samuel Dumoulin,
12:58notre consultant,
12:59ambassadeur,
13:00Santuri 21,
13:01est avec nous.
13:01Et puis,
13:02notre grand témoin ce soir,
13:04sur le guet d'une gare,
13:05c'est ça qui est magnifique,
13:06sur le Tour de France,
13:08c'est qu'ils sont tous itinérants.
13:09En tout cas,
13:10notre grand témoin,
13:11Marc Madiot,
13:12le président d'honneur
13:12de l'équipe Groupama FDJ,
13:14double vainqueur de Paris-Roubaix,
13:15est avec nous.
13:20Alors,
13:21nous sommes donc déjà
13:23sur la question de Paul Sexas.
13:26Paul Sexas a fait aujourd'hui
13:29une belle performance.
13:30Samuel Dumoulin,
13:31est-ce qu'avec une performance
13:34comme celle-ci,
13:35pour vous,
13:36il marque encore les esprits
13:38ou alors finalement,
13:40c'était attendu
13:40parce que quatrième,
13:41quand on a été champion
13:42du monde junior,
13:43finalement,
13:44bon,
13:45c'était assez logique.
13:48Fred,
13:49je vais te contredire,
13:50mais est-ce que tu connais
13:51beaucoup de champions
13:52du monde junior
13:53qui, deux ans après,
13:53sont quatrième
13:54contre la monde du toit ?
13:56Je ne pense pas.
13:58Logique,
14:00oui,
14:01par rapport à sa saison,
14:02par rapport à ce qu'il a produit
14:05depuis deux ans,
14:06mais ça reste quelque chose
14:07d'extraordinaire.
14:07Les champions du monde,
14:08on te la montre,
14:09il y en a tous les ans,
14:11junior,
14:11et voilà,
14:12ils ne sont pas à ce niveau-là.
14:13C'est son premier grand tour,
14:15il est en troisième semaine,
14:16il montre ses capacités
14:19de récupération,
14:20ses capacités de gestion émotionnelle
14:24de l'événement.
14:25Il était chez lui en plus,
14:26je suis passé sur le parcours.
14:28Après le deuxième intermédiaire,
14:30il avait un fan club,
14:31on n'arrivait même pas
14:32à passer avec la voiture.
14:33Donc ça,
14:34c'est aussi des moments de gestion
14:37à avoir au niveau de sa performance.
14:38Donc on est en train
14:39de banaliser ce qu'il fait,
14:40alors qu'il est le plus jeune porteur
14:44d'un maillot distinctif,
14:45je crois,
14:46de toute l'histoire du Tour de France.
14:48Alors justement...
14:49Il faut arrêter de banaliser
14:50ce qu'il fait en fait,
14:51c'est complètement extraordinaire,
14:53même si on aurait voulu croire
14:54qu'il aurait pu gagner
14:54le Tour de France.
14:56Et il tombe des gars
14:57que c'est des monstres.
14:59Mais voilà,
15:00c'est absolument incroyable.
15:01Battre Pocacar,
15:02effectivement,
15:02ça semblait compliqué.
15:04Ok, bien reçu.
15:05Marc Madiot,
15:06votre avis,
15:07et on se quittera là-dessus
15:09parce que vous devez
15:09prendre votre train,
15:10justement,
15:11votre avis sur la prestation
15:13aujourd'hui de Paul Sexas
15:15en contre-la-montre,
15:16sur cette étape précisément.
15:18Est-ce qu'il vous a lui aussi
15:21impressionné ?
15:21Ne banalisons pas,
15:22dit Samuel Dumoulin.
15:23Vous êtes d'accord ?
15:25Pas tout à fait.
15:26Pour moi,
15:27il est dans le tempo
15:28et au niveau
15:28qu'on pouvait penser
15:29le trouver.
15:32Il a sa place.
15:33Ni au-dessus,
15:34ni en-dessous.
15:36Ni au-dessus,
15:38ça veut dire
15:38qu'il lui faut digérer
15:40quoi à ce moment-là
15:41à Paul Sexas ?
15:42Le fait d'être
15:43sur une épreuve
15:44de trois semaines,
15:44le fait d'être jeune,
15:45le fait d'avoir
15:46de la pression,
15:47ça peut être tout
15:48en même temps,
15:48hein Marc ?
15:50La pression,
15:51il ne l'a pas trop.
15:51Il est dans son premier
15:52Tour de France.
15:53De toute façon,
15:54il sait que
15:54quels que soient
15:54les résultats
15:55qu'il va obtenir,
15:56tout lui sera pardonné.
15:57Il est dans l'année
15:58peut-être la plus facile
16:00de sa carrière
16:00par rapport au Tour de France
16:02parce qu'il est clair
16:03qu'il va finir
16:04un bon classement
16:05sur le Tour de France
16:06sauf un incident de parcours
16:07et à partir de l'an prochain
16:08et à partir de l'an prochain,
16:08on va forcément
16:09être de plus en plus
16:11dans l'attente
16:11d'un méga résultat.
16:13Donc ça va se compliquer
16:14à partir de l'année prochaine
16:15pour lui.
16:15Mais cette année,
16:16il est dans la phase
16:17de découverte,
16:18d'euphorie,
16:19de plaisir.
16:20Il joue à domicile,
16:21ses supporters sont là.
16:23De toute façon,
16:25ce qu'il va réaliser
16:26va être forcément intéressant
16:27par rapport à son âge
16:29et à ce qu'on espère
16:30et ce qu'on attend de lui.
16:31Donc il n'y a pas...
16:32Il est dans une situation
16:33extrêmement favorable.
16:35C'est la suite
16:36qui sera plus délicate
16:37à gérer forcément
16:38parce qu'il y aura
16:38une attente nettement supérieure.
16:40Bon, Marc,
16:41merci mille fois,
16:42Marc Madiot,
16:43de nous avoir éclairé
16:44sur le quai de la gare.
16:47Sur le quai de la gare,
16:47c'est ça, oui.
16:48C'était beau,
16:49c'était beau.
16:50Mais vous nous aviez promis
16:51d'être avec nous
16:51sur Sud Radio
16:52et vous tenez toujours
16:53vos promesses.
16:54Merci, cher Marc.
16:56A bientôt, chère Mille.
16:57A bientôt, au revoir.
16:57A bientôt, à bientôt.
16:59Bonne soirée, Marc.
17:00Voilà.
17:00Alors, Samuel,
17:01écoutons justement
17:02Écoutons Paul Sexas,
17:04toujours au micro
17:04de nos confrères
17:06de France Télévisions.
17:07Alors, normalement,
17:08on l'avait.
17:10Donc, on va faire en sorte
17:11de récupérer le son
17:12puisqu'on l'avait tout à l'heure.
17:14Voilà.
17:14Alors, Samuel Dumoulin,
17:16quand on dit
17:18que Paul Sexas
17:19est dans les temps,
17:20finalement,
17:21il y a aussi chez lui
17:23des qualités
17:23et des capacités naturelles
17:25qui font que
17:27on peut aussi s'attendre
17:29à cette performance
17:30parce que
17:31le contre-la-montre,
17:32c'est l'heure de vérité.
17:35Oui, forcément.
17:36Mais après,
17:37Paul,
17:38c'est un spécialiste.
17:39C'est le seul champion
17:41du monde junior français,
17:43je crois.
17:44Donc,
17:44il a prouvé
17:45d'entrer
17:46en participant
17:46à cette épreuve.
17:47Après,
17:48c'est assez multifactoriel.
17:50Tout à l'heure,
17:51on a évoqué
17:51les chutes.
17:52Les chutes,
17:53ça arrive
17:54quand
17:55le coureur
17:56est un peu
17:57fatigué,
17:58sous pression.
17:59En fait,
18:00le coureur,
18:00au plus il a de la fraîcheur,
18:01au plus il va arriver
18:02à gérer les aléas.
18:05Il va prendre
18:06peut-être le virage
18:07un demi-kilomètre
18:09à moins vite
18:09parce qu'il sait
18:10qu'il aura l'énergie
18:10ensuite pour relancer,
18:12pour reprendre la vitesse.
18:13C'est tout un tas
18:14de petits facteurs
18:15comme ça
18:15qui font la différence.
18:17Et généralement,
18:18je vous le dis
18:18par expérience
18:19parce que
18:19j'ai eu plusieurs fractures
18:21et plusieurs mauvaises chutes,
18:22c'est quand
18:23on n'est pas
18:25frais,
18:26qu'on n'est pas sereins
18:27et en fait
18:27que forcément
18:29on dépasse la limite
18:31pour essayer
18:31d'être juste au niveau
18:32et c'est là
18:33qu'on fait des erreurs.
18:34Et donc,
18:35pour Paul,
18:35je trouve que c'est bien
18:36parce que tout à l'heure,
18:37j'ai vu sa descente,
18:38il s'est engagé
18:38d'une manière
18:39assez extrême.
18:40En plus,
18:41il était dans un combat
18:42mano a mano
18:43avec Isaac Del Toro
18:44et il ne fait pas d'erreur.
18:46On voit que
18:48malgré son âge,
18:49il a la maturité
18:49et surtout la lucidité
18:51due à sa fraîcheur physique
18:53qui lui permettent
18:54de s'engager
18:55à ce niveau-là.
18:57Alors,
18:58un mot
18:59sur ce qui attend
19:00maintenant
19:01les coureurs
19:01parce que
19:02Paul Sexas
19:04là peut avoir
19:05plusieurs objectifs.
19:07Le premier,
19:08c'est le podium
19:09et le second,
19:10c'est le fameux
19:11maillot blanc.
19:12Il nous dit
19:13qu'il préfère
19:14l'histoire du podium
19:15plutôt que le maillot blanc.
19:16Or,
19:17Samuel Dumoulin,
19:18il y a un problème,
19:19c'est que
19:19son plus sûr
19:21adversaire,
19:22c'est Isaac Del Toro
19:23et lui aussi
19:24vise le maillot blanc
19:25et le podium.
19:26Et en fait,
19:27ça sera
19:28un coup de deux
19:29pour l'un
19:29ou pour l'autre.
19:30Il n'y a pratiquement
19:32aucune chance
19:33d'espérer
19:34monter sur le podium
19:35sans prendre
19:36le maillot blanc.
19:37Il est problématique
19:38ce Del Toro
19:38parce qu'en plus,
19:39il a un atout
19:41de poids,
19:43c'est
19:43Tadej Pogacar,
19:44il est son coéquipier.
19:48Après,
19:49c'est oui ou non.
19:52évidemment qu'il est
19:52en confrontation
19:53directe avec
19:54Isaac Del Toro,
19:55il est à 20 secondes
19:56du maillot blanc,
19:56mais il est aussi
19:57à 20 secondes
19:58du podium.
19:59Il sait que
20:00s'il le double,
20:01il fait coup double
20:02en fait.
20:03Donc,
20:04il ne va pas se gêner,
20:05il va y aller à fond.
20:07Après,
20:08il a peut-être
20:09un petit avantage
20:10sur le papier,
20:11c'est que
20:11si Pogacar a un problème,
20:13qui c'est
20:14qui va se mettre
20:14à son service.
20:16Isaac Del Toro,
20:17on n'allait pas.
20:18Et oui,
20:18et là,
20:18forcément,
20:19ça va changer la donne.
20:21Imaginez qu'ils crèvent,
20:23qu'ils tombent,
20:23qu'ils prennent une cassure,
20:25qu'il y a un incident mécanique.
20:26Le dernier qui est avec lui,
20:28à chaque fois,
20:29c'est Isaac Del Toro.
20:30Et donc,
20:31ils ont forcément
20:32privilégié
20:34la victoire
20:34sur le Tour de France
20:36plutôt qu'un podium
20:37pour Isaac Del Toro.
20:38Donc après,
20:39il faut voir,
20:40je pense qu'il y a
20:42deux étapes.
20:43Le niveau qu'ils ont,
20:44l'étape demain,
20:45chez moi,
20:46c'est très joli,
20:46mais pour les...
20:49D'ailleurs,
20:50tu dois venir en vacances.
20:53Voilà,
20:54pour eux,
20:54c'est quasiment
20:55une journée de récup
20:56avec le niveau qu'ils ont.
20:57L'étape vers Orcière-Merlette,
20:59il y a pas mal
21:00de dénivelés,
21:01mais je pense que
21:03le profil,
21:04comme est articulé
21:05le parcours,
21:06ce n'est pas prêt
21:06pour les grandes manœuvres.
21:07Donc en fait,
21:08il y a deux journées
21:09à être hyper focus.
21:11Ça va être évidemment
21:12la montée de l'Alpe du Est,
21:14quelque chose de mythique.
21:15Il y a déjà les gens,
21:15ça fait dix jours
21:16qu'ils sont stationnés
21:17dans l'Alpe du Est.
21:18Il va y avoir
21:19une ambiance de fou.
21:20Et forcément,
21:21cette étape d'anteste
21:22du samedi,
21:23même s'il y a un petit bémol,
21:24il faudra quand même
21:25se méfier pour l'étape
21:26de dimanche.
21:27Mais voilà,
21:28il peut tout se passer.
21:30Remco Evenpool,
21:31là,
21:31il affiche un niveau
21:32stratosphérique.
21:33Il n'a jamais été comme ça
21:34en montagne,
21:35notamment dimanche.
21:36Et il peut craquer
21:37en montagne.
21:38Oui,
21:38il peut craquer en montagne.
21:39Moi, je pense qu'il peut craquer.
21:42Et du coup,
21:42les deux jeunes,
21:43Isaac Del Toro
21:44et Paul Sexa,
21:46se retrouvaient
21:47les deux sur le podium.
21:48Il y a aussi cette solution.
21:49Et puis,
21:50je retiens ce que vous dites,
21:51c'est passionnant Samuel,
21:52parce que moi,
21:54dans ma tête,
21:54je me dis,
21:55tiens,
21:55ça peut être un atout
21:56parce que Pogacar
21:57va aider ce petit Mexicain
21:58Del Toro
21:59à monter sur le podium.
22:00Mais il peut aussi
22:02être un problème
22:04pour son jeune coéquipier
22:06parce que s'il ne va pas bien
22:08et qu'il a effectivement,
22:09comme vous dites,
22:10un souci,
22:11ça sera aux jeunes coéquipiers.
22:12C'est passionnant
22:13ce Tour de France.
22:14Donc demain,
22:15on est chez vous,
22:15Samuel Dumoulin.
22:16On est d'accord ?
22:18Arriver à Chambéry,
22:19c'est ça ?
22:20Non,
22:21c'est départ à Chambéry.
22:22On va faire une petite boucle,
22:23on va allonger le lac
22:24et on arrive à Pogacar.
22:26Après,
22:26on va faire un tour
22:27dans les Beauges
22:28et puis voilà,
22:29c'est une étape
22:29au tracé un peu
22:31atypique
22:32pour être dans
22:33un massif montagneux
22:34mais néanmoins,
22:34c'est le choix
22:35de l'organisation
22:37donc on va s'orienter
22:39plutôt vers un sprint
22:40je pense
22:41entre Pedersen,
22:43Van Der Poel,
22:43c'est un profil
22:44qui leur convient.
22:45Ah d'accord,
22:46donc alors c'est la primauté
22:48aux attaquants
22:49et éventuellement
22:50à ceux qui ont
22:51une bonne pointe de vitesse
22:52parmi les attaquants.
22:52Quand je dis
22:53arriver à Chambéry,
22:54c'est parce que
22:54je pensais vous,
22:55ça y est,
22:55vous arrivez à la maison.
22:56Je rappelle que vous êtes
22:57de Chambéry,
22:58Samuel Dumoulin
22:59donc vous serez au départ
23:00et puis après
23:01vous foncerez à l'arrivée
23:02à Voiron,
23:03174 km 700.
23:04Merci mille fois
23:05Samuel Dumoulin,
23:07c'était passionnant
23:07parce que vous nous avez
23:09ouvert tant de perspectives
23:10sur ce Tour de France
23:11qui est indécis.
23:13Ah ouais,
23:13je prends de l'expérience
23:14donc j'essaye de vous faire
23:15saliver un petit peu
23:16quand même.
23:19Merci Samuel Dumoulin,
23:20notre consultant
23:22ambassadeur
23:22pour Century 21.
23:23Dans un instant,
23:24l'actualité,
23:25on y revient
23:26avec nos deux sujets
23:27du jour
23:27sur la pédocriminalité
23:29et sur la loi agricole.
23:32A tout de suite.
23:32A tout de suite.
23:32Sous-titrage Société Radio-Canada
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