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  • il y a 23 heures
Chaque soir, Alice Darfeuille vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Bonsoir Julie et bonsoir à tous. Va-t-on vivre une dixième nuit consécutive de frappe américaine alors que Donald
00:07Trump a décidé d'ériger la vengeance en stratégie militaire ?
00:11C'est ce qu'il laisse entendre ce soir. Ces dernières heures, l'escalade se poursuit entre Américains et Iraniens
00:18avec, évidemment, c'est l'un des faits marquants de ces dernières heures des victimes côté américain.
00:23L'escalade se poursuit puisque en Jordanie, des sirènes d'alerte retentissent du côté d'Aman. On va évidemment suivre
00:33les toutes dernières informations qui nous parviennent, les informations en direct.
00:37Allons retrouver l'un des correspondants de BFM TV dans la région, l'un des envoyés spéciaux, c'est évidemment
00:42Naoufel El-Kawafi. Pour revenir sur cette information, donc la Jordanie visée à nouveau, Naoufel, par les Iraniens.
00:52Oui, ça fait plusieurs temps maintenant que la Jordanie, qu'en Jordanie, les sirènes d'alarme ont retenti. Le pays
00:57a dit en ce moment même faire face à une nouvelle attaque de missiles et de drones en provenance d
01:03'Iran.
01:03Le pays dit d'ailleurs avoir intercepté trois missiles balistiques en provenance d'Iran. Ce qu'il faut comprendre, c
01:09'est que ça fait plusieurs jours, plus d'une semaine maintenant, que ces pays du Proche-Orient, ces pays du
01:14Golfe sont quotidiennement ciblés par l'armée iranienne.
01:17C'était le cas à plusieurs reprises aujourd'hui, au Koweït, mais aussi à Bahreïn où des installations militaires ont
01:23été attaquées.
01:24Les gardiens de la Révolution disent par exemple avoir ciblé, avoir touché un hangar où il y avait plusieurs drones
01:29à l'intérieur.
01:30Situation donc plus que tendue dans la région. Les gardiens de la Révolution disent à chaque fois cibler des infrastructures
01:37militaires américaines.
01:38Parce que ce qu'il faut comprendre, c'est que dans la région, il y a énormément de bases militaires
01:42américaines dans ces différents pays du Golfe.
01:45Par exemple, pour vous donner une idée, au Koweït, il y a plus de 13 500 soldats américains qui y
01:51sont déployés.
01:51C'est vrai que ces pays du Golfe, pendant très longtemps, ils pensaient être protégés par la présence américaine.
01:56Et c'est tout l'inverse qui se profile désormais parce que ces pays du Golfe sont régulièrement visés.
02:02C'est à cause de cette alliance avec Washington qu'ils sont de plus en plus exposés face à ces
02:06représailles iraniennes qui sont donc quasi quotidiennes.
02:10La crainte d'un embrasement du conflit, l'inquiétude de ces différents pays du Golfe qui craignent que désormais l
02:15'Iran s'attaque aux infrastructures civiles.
02:18Les pays du Golfe qui demandent l'arrêt total de ces différentes frappes et la reprise des négociations, la reprise
02:23des discussions.
02:24Ce qu'on peut malgré tout noter, c'est que du côté de Washington, on explique qu'on est encore
02:28ouvert à ces possibles discussions.
02:29Même chose du côté de l'Iran, l'inresponsable iranien expliquait tout à l'heure ne pas fermer la porte
02:35à la diplomatie pour éviter ce scénario catastrophique
02:39qui serait une reprise totale, une guerre totale de la guerre dans la région avec l'embrasement du conflit qui
02:45pourrait être dramatique notamment pour ces pays du Golfe.
02:48Merci beaucoup Naofel El-Kawafi avec Benjamin Danan qui est avec vous sur place.
02:53Je salue évidemment Lisa Hadef qui m'accompagne tout au long de cette soirée. Bonsoir Lisa.
02:57Notre invité Gérard Longuet, ancien ministre de la Défense. Bonsoir Monsieur Longuet.
03:01David Rigoleroz est aussi avec nous évidemment. Nous sommes avec Antoine Bassebouz, politologue associé chez Forward Global
03:07et directeur de l'Observatoire des Pays Arabes et Ulrik Bounah. Bonsoir Ulrik.
03:13Un mot donc sur cette dernière information puisqu'on va vraiment essayer ce soir de décrypter et de donner les
03:20informations telles qu'elles nous parviennent
03:21puisqu'on voit quand même que chaque soir les choses s'accélèrent et donc ce soir les Iraniens visent à
03:28nouveau la Jordanie alors que les sirènes d'alerte retentissent.
03:32Oui mais il n'y a rien de surprenant en fait. De toute façon Donald Trump a déjà annoncé qu
03:35'il allait en quelque sorte répondre suite à la mort des trois soldats américains
03:40et les Iraniens eux aussi répliquent de leur propre façon c'est-à-dire en visant les pays de la
03:43région et notamment la Jordanie qui accueille plusieurs bases américaines d'importance
03:48et donc effectivement pour les Iraniens il y a en quelque sorte coup double viser les Américains et aussi viser
03:54l'ensemble des pays de la région
03:55puisque quand vous visez la Jordanie c'est un message adressé à l'ensemble des pays de la région.
03:58On sait que les Américains ont été durement touchés ce week-end puisqu'une base militaire américaine a été touchée
04:05en Jordanie
04:06ce qui a entraîné la mort de trois soldats. Deux confirmés, un troisième, pas encore mais c'est très probable.
04:12Est-ce que ça veut dire que les Iraniens ont identifié des fragilités particulières sur le sol jordanien ?
04:17Oui mais c'était déjà le cas en fait. Quand on remonte un peu le fil du temps pendant la
04:20guerre des 40 jours
04:20il y avait déjà eu des frappes assez ponctuelles de la part des Iraniens mais extrêmement précises
04:24notamment sur des systèmes anti-aériens qui étaient positionnés, notamment le système TAD qui était positionné donc haute atmosphère
04:30qui était positionné en Jordanie. Donc en fait on savait très bien que les Iraniens avaient cette capacité
04:35à frapper la Jordanie et grosso modo tout l'ensemble du Moyen-Orient et les bases américaines.
04:39Et ce que l'on voit là c'est qu'effectivement ces capacités ils les ont toujours
04:42et qu'ils sont prêts à les utiliser pour effectivement faire mal aux Américains et déstabiliser Donald Trump.
04:47On va retrouver le général Sidos qui est avec nous, ancien chef du bureau de liaison de la finule à
04:53distance.
04:54Général Sidos, l'une des grandes questions de la soirée est quelle sera l'attitude de Donald Trump
05:00et l'attitude de l'armée américaine avec cette question ? Est-ce qu'on doit s'attendre à une
05:05dixième nuit consécutive de frappe
05:08alors que les Iraniens visent la Jordanie ce soir ?
05:12Oui, je pense que ce n'est pas très difficile de s'engager pour dire qu'il y aura une
05:16dixième nuit de frappe
05:17parce que depuis le 8 juillet Senkom a une mission qui est très claire, qu'il répète tous les jours
05:24sur son compte X.
05:26Il n'y a pas beaucoup d'informations mais celle-là au moins est répétée.
05:29Déjà, ils donnent le début des frappes et la fin des frappes.
05:32Donc vous voyez que chaque nuit, vous avez sept heures de moyenne de frappe, sauf la nuit dernière où il
05:36y a eu trois heures.
05:38Bon, donc cette nuit, je pense qu'il y aura six heures de frappe.
05:41Leur mission est de réduire les capacités de frappe iranienne contre le détroit d'Hormuz.
05:48Les Iraniens, et le problème c'est que c'est un échec, le problème c'est que les Iraniens ont
05:53fait la démonstration
05:53justement en frappant des pétroliers, en mettant le feu à des pétroliers très certainement dans les eaux territoriales romanaises.
05:59Donc vous voyez en plus, c'est sur les eaux territoriales romanaises, sur la voie de passage sud, théoriquement couverte
06:07par les Etats-Unis.
06:08Donc ça fait dix jours de bombardement.
06:10L'objectif principal est de réduire les capacités iraniennes à tirer sur les bateaux.
06:16Eh bien les Iraniens, au bout de dix jours, ont encore la capacité de frapper des pétroliers qui tentent de
06:22franchir le détroit d'Hormuz.
06:24Donc forcément les Américains sont dans une épreuve de force.
06:27C'est un véritable bras de fer.
06:29Les uns et les autres, il suffit de regarder les déclarations de généraux iraniens,
06:33ils le savent très bien qu'ils sont dans une bataille.
06:37C'est une véritable bataille au détroit d'Hormuz.
06:39Qui va contrôler le détroit d'Hormuz ?
06:41Dans l'immédiat, pour les Américains, c'est perdu.
06:43Ce sont les Iraniens qui empêchent le trafic dans le détroit d'Hormuz.
06:47Et les Américains ne l'ont pas rétabli.
06:50On va revenir avec les uns et les autres évidemment sur les dernières informations qui nous parviennent.
06:55Cette escalade qui se poursuit.
06:57Mais Gérard Longuet, je voulais aussi commencer avec vous sur ce qui est arrivé à deux diplomates français sur le
07:03sol iranien.
07:04Parce que ça en dit long aussi sur l'escalade à laquelle on assiste.
07:08C'est le chef de la diplomatie française qui nous a informé de ce qui s'était passé.
07:13Il faut quand même rappeler les faits.
07:15Dimanche soir, deux agents de l'ambassade de France en Iran ont donc été la cible d'une action d
07:19'intimidation extrêmement grave
07:21de la part des services de sécurité iraniens en violation flagrante des immunités diplomatiques dont ils bénéficient.
07:27Ils ont été détenus sans raison pendant plusieurs heures, interrogés et pour l'un d'eux, molestés.
07:32Ils ont finalement pu rejoindre l'ambassade où ils sont désormais en sécurité.
07:37Une agression choquante, dit le chef de la diplomatie.
07:41Comment est-ce possible et qu'est-ce que ça démontre selon vous ?
07:44Ça démontre que la France n'est pas respectée.
07:47D'ailleurs, aucun pays et aucun diplomate ne le seraient dans les mêmes circonstances.
07:52Mais dans le cas particulier, M. Barraud est formidable.
07:55Il est choqué.
07:56So what ? Et après, que se passe-t-il ?
07:58Et c'est exactement la question que nos diplomates sont amenés à se poser.
08:03Le conseil que je donnerais, c'est justement d'inviter nos diplomates et d'une prudence absolue.
08:10Ils sont dans une situation de désordre généralisé et en particulier en Iran,
08:16où manifestement les tensions sont fortes, peut-être entregraniens.
08:20À tout moment, ils peuvent être un enjeu pour un camp ou pour un autre.
08:28Mais on parle quand même d'un diplomate pour l'un d'entre eux molesté, détenu malgré leur volonté sur
08:37le lieu de l'interpellation.
08:38Je crois que pour moi, pour un soufflet à Alger, on a engagé une longue histoire en 1830.
08:46Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il faut répondre à ça ?
08:48Les temps ont changé. Je crois qu'il faut que le ministre des Affaires étrangères
08:54indique très clairement à son personnel diplomatique qu'il est en situation de guerre
08:58avec des gens qui ne respectent rien.
09:01À partir de ce moment-là, vous en tirez des conséquences.
09:04Mais est-ce qu'il faut aller plus loin ? Est-ce qu'il faut marquer le coup ? Et
09:06si oui, comment ?
09:08Je ne pense pas qu'on puisse le marquer utilement.
09:11Franchement, les frappes américaines montrent que cela n'empêche pas l'Iran de continuer à faire,
09:17en tous les cas, les fractions des gardiens de la Révolution, de faire ce qu'ils veulent
09:21et d'imposer leur terrorisme, y compris maritime dans le Détroit, vous venez de le rappeler.
09:25Donc, je ne pense pas qu'il faille jouer des mécaniques.
09:29À cet instant, nous n'en avons pas les moyens d'une façon décisive
09:35pour convoquer l'ambassadeur, il y a toute une série de mesures.
09:38Vous voulez dire que toutes les répliques dont on dispose seront des gesticulations diplomatiques ?
09:44La bonne réplique, c'est la tactique du hérisson dans ces cas-là.
09:46Quand vous n'êtes pas le plus fort, vous faites le hérisson.
09:48D'accord, c'est ça ce qu'il faut faire.
09:50Est-ce qu'il faut laisser le personnel diplomatique français sur le territoire iranien ?
09:55Oui, par panache, mais pas en les exposant, inutilement.
10:01Vous aviez des informations, Antoine Bassebou, sur...
10:04Oui, les Iraniens récidivent.
10:06En fait, début mars, après les premières frappes,
10:09il y avait une douzaine de diplomates qui partaient en convoi vers l'Arménie.
10:14Et avant d'arriver à la frontière, ils ont été arrêtés par les Basij,
10:18assez malmenés.
10:19Et surtout, leurs passeports ont été réquisitionnés, repris par les Basij
10:25et ils ont dû rentrer à l'ambassade pour préparer un autre convoi
10:30des jours après pour quitter le pays.
10:32Mais pourquoi la France, Antoine Bassebou ?
10:34On ne peut pas dire que la France soit très active dans ce conflit.
10:37Pourquoi ils en veulent à la France dans le moment que l'on vit ?
10:41Qu'est-ce qu'ils reprochent à la France ?
10:42Eh bien, je vous propose d'inviter l'ambassadeur de l'Iran à Paris,
10:45que je ne suis pas, pour qu'il s'explique sur ces deux épisodes au moins.
10:50Il est le bienvenu s'il nous écoute, l'invitation est lancée.
10:53Dans le cas actuel, c'est un peu de barbarie.
10:59Est-ce que les Basij qui avaient arrêté le convoi,
11:01qui avaient pris les passeports diplomatiques de ces agents diplomates,
11:06est-ce qu'ils étaient sur instruction ?
11:09Est-ce que c'était une initiative personnelle du barrage ?
11:13Je n'en sais rien.
11:14Toujours est-il que c'est inacceptable que des diplomates qui circulent,
11:20tout en règle, pour quitter le pays, par des convois terrestres vers l'Arménie,
11:25aient été arrêtés et leurs passeports réquisitionnés.
11:29Elle est importante, la présence diplomatique française en Iran ?
11:33Bien sûr.
11:34On parle de combien de Péps ?
11:35Je l'ignore, mais avoir une présence, avoir du panache,
11:40c'est dire que nous sommes là, que nous n'avons pas peur.
11:42Et puis aussi, c'est un poste d'observation.
11:45Le poste à Téhéran, c'est le contact avec le gouvernement.
11:48Si jamais le gouvernement veut faire passer des messages,
11:52parce que n'oublions pas que la France fait partie des pays
11:56qui comptent pour le nucléaire, les négociations,
12:00membres du Conseil de sécurité,
12:02les sanctions qui ont été imposées à l'Iran dernièrement,
12:06l'année dernière, aussi c'était à l'initiative de la France.
12:09Est-ce que c'est pour ça, selon vous, Gérard Longuet,
12:11qu'aujourd'hui, ces diplomates français ont été visés pour ces raisons ?
12:15Ou est-ce parce que le porte-avions Charles de Gaulle s'est rendu dans la région,
12:18même s'il n'y est plus ?
12:19Ou est-ce parce que la France prêche pour que les sanctions américaines
12:24imposées à l'Iran soient durcies et maintenues ?
12:27Ou il ne faut pas forcément de raison ?
12:29– Le masmeau, ça dit, me paraît très important.
12:31Quel est le mandat de ceux qui ont agressé les diplomates hier,
12:37ceux qui partaient en convoi pour l'Arménie ?
12:40Aujourd'hui, nos collaborateurs de l'ambassade de France.
12:43Qui a donné les instructions ?
12:45– Et c'est peut-être là où, en effet, la convocation formelle
12:49de l'ambassadeur d'Iran à Paris par le Quai d'Orsay
12:52aurait le mérite de l'obliger à montrer, au fond,
12:57qu'il ne tient pas la situation dans son propre pays,
13:00ce qui est vraisemblablement le cas.
13:02– Quelques minutes après cette annonce,
13:05on a appris qu'Air France avait décidé de suspendre ses vols
13:09en direction de Riyad et de Dubaï, jusqu'au 24 ou 27 juillet à Minima.
13:16Après, il y aura une nouvelle évaluation.
13:18Alors, évidemment que c'est lié à la situation sécuritaire générale dans la région.
13:22Mais quand même, cette annonce est intervenue quelques minutes
13:25après cette information donnée par le chef de la diplomatie française.
13:29Ça en dit long quand même sur l'inquiétude aussi côté français.
13:32– C'est un désordre épouvantable, ce que Trump a fait dans le Golfe.
13:37Il a déclenché une situation qu'il ne contrôle pas,
13:42pour des raisons qu'il nous explique,
13:44avec de temps en temps des espoirs de négociation,
13:48et puis assez rapidement le retour à une réalité extrêmement brutale,
13:52où en fait le droit international est parfaitement méprisé
13:58par l'adversaire que constitue l'Iran pour tous les pays.
14:02qui respecte le droit international.
14:03– Comment vous décririez-vous la situation ce soir ?
14:06Une escalade encore contrôlée, une escalade non maîtrisée,
14:10un bourbier général ?
14:11Quel mot vous décideriez d'employer ?
14:14– Moi, je trouve que le bourbier général me paraît assez bien vu.
14:18– On va aller voir Laurence Seym qui nous attend du côté de Washington
14:21et qui est connecté avec nous.
14:23On le disait évidemment, Laurence Lune…
14:25– Ça n'a rien à maîtrisé et rien à voir avec la signature
14:27dans la galerie des glaces de Versailles.
14:31– Du mémorandum signé par Donald Trump.
14:36– En effet, un mouvement, un moment d'espoir assez rapidement dissipé.
14:40– Oui. Laurence Seym, bonsoir.
14:41Laurence, l'une des grandes questions de la soirée,
14:44on le disait, c'est est-ce que les Américains vous menez
14:47une dixième nuit de frappe ?
14:49En tout cas, ce qui est sûr, c'est que ce soir,
14:51le président américain a fait passer une directive,
14:55on ne peut plus clair.
14:56– Oui, absolument.
15:00Sur son réseau social, Donald Trump ne cesse de dire
15:03que ça va être les portes de l'enfer pour l'Iran,
15:06que chaque Américain tué sera vengé.
15:09Pete Exet, le secrétaire au Pentagone, a repris cette information
15:13et ce que je note en étant sur place ici à la Maison-Blanche,
15:16c'est regarder Alice, ce Marines qui est devant la porte
15:19de l'entrée du bureau ovale et il est là depuis 9h ce matin.
15:24Et dans le langage et la manière dont fonctionne la Maison-Blanche,
15:27ça veut dire que le président Trump est dans le bureau ovale,
15:30ne sort pas du bureau ovale, tient des réunions
15:33et le Marines est là pour protéger l'entrée du bureau ovale.
15:37Alors c'est une information assez importante
15:39parce que la Maison-Blanche a une communication très particulière,
15:42vous voyez parfois des tweets de Donald Trump,
15:45comme on l'a vu là récemment, promettant des actions fortes en Iran,
15:49mais en même temps, depuis deux mois et demi,
15:52il n'y a pas eu un briefing quotidien au Pentagone,
15:54alors que généralement, quand il y a une guerre
15:56sous d'autres administrations, tous les jours,
15:58les journalistes pouvaient poser des questions.
16:00Donc ce que je peux vous dire, c'est que le président Trump
16:03est enfermé dans son bureau depuis ce matin,
16:05il travaille sur son réseau social, trousse sociale,
16:09il a promis de venger l'or des soldats américains
16:11et puis tout de suite, le secrétaire à la Défense
16:14a repris cette directive du président Donald Trump.
16:17Merci beaucoup Laurence.
16:19Et évidemment, à tout à l'heure, vous nous faites signe
16:20si vous avez du nouveau David Rigaud-les-Roses.
16:23Lorsqu'on dit chaque soldat américain sera vengé,
16:29soldat américain tué, évidemment,
16:31c'est donc qu'on décide de faire de la vengeance
16:35une stratégie militaire assumée, est-ce que ça peut être efficace ?
16:38Oui, mais ça, ça fait partie, j'allais dire,
16:40de la stratégie aussi de communication de Donald Trump.
16:43Parce que ce qui se passe en ce moment,
16:45il y a un déroulé, c'est pas improvisé.
16:48Donc quand bien même il n'y aurait pas eu les pertes américaines,
16:51les opérations se seraient déroulées tout de même.
16:54Et donc simplement, ça vient conforter,
16:56ça permet d'alimenter le narratif, justement,
16:59auprès de son opinion, l'opinion intérieure,
17:02en disant que ça justifie d'autant plus
17:04ce qui a été décidé.
17:06Il a pris une décision, vraisemblablement.
17:08On n'a pas les attendus de cette décision,
17:11mais vraisemblablement, non seulement il y aura
17:13une dixième nuit de bombardement,
17:14mais il y aura une deuxième séquence.
17:16Ah oui ?
17:16Oui.
17:17C'est vraisemblablement un scénario en deux parties.
17:19Ce qu'on voit là, c'est la première partie,
17:21c'est la bataille d'Armouz,
17:24et avec effectivement l'idée de couper
17:26toute la côte du reste du pays.
17:28Et c'est pas uniquement pour essayer de rétablir le trafic,
17:31l'enjeu n'est pas là-dessus aujourd'hui.
17:32La vraie question est de savoir s'il n'a pas validé
17:35à postérieure, ce qui n'était pas son choix initial,
17:38une stratégie de changement de régime.
17:40Initialement, c'était pas son choix.
17:42Très important ce que vous dites,
17:43parce que pour le coup, c'est nouveau.
17:44Oui, mais il ne peut pas le dire publiquement,
17:46puisqu'il s'était...
17:47Mais vous, qu'est-ce qui, selon vous,
17:50laisse entendre que c'est cette phase-là
17:53qu'il est en train de préparer ?
17:54Donc on parle d'envoi de troupes au sol,
17:57si on change le régime.
17:58C'est pas forcément américaine, d'ailleurs.
18:00C'est l'idée d'un scénario plus élaboré
18:02qui rejoindrait potentiellement
18:04le scénario initial israélien,
18:05qui avait refusé de valider une première fois,
18:09justement, de régime change,
18:11avec l'idée qu'il serait désormais
18:14plus ou moins convaincue.
18:15C'est un point d'interrogation.
18:17Mais au vu du dispositif
18:20qui est en train de se mettre en place,
18:21on voit bien que c'est quelque chose
18:23qui s'inscrit sur des semaines.
18:24C'est pas quelques jours.
18:25Et donc, après une phase, effectivement,
18:27de bombardement, de guerre d'attrition
18:29très lourde visant les infrastructures,
18:31il peut y avoir une ouverture d'autres fronts.
18:33Et ce qui me fait...
18:34Enfin, ce qui permet de...
18:35Il y a des signaux faibles,
18:36mais on voit qu'il y a une grande agitation,
18:38notamment la frontière avec le Kurdistan,
18:41avec des opérations qui se multiplient
18:42de la part de l'Iran,
18:43des frappes sur Irbil, etc.
18:45Même des opérations au sol,
18:47des trous spéciales iraniennes.
18:49Et puis, il y a la question du Balouchistan,
18:52qui, comme par hasard,
18:52est tout à côté de Bandar Abbas,
18:55qui est une autre minorité
18:57qui peut être mobilisée.
18:58Et donc, c'est un point d'interrogation,
19:01mais on voit qu'il y a un scénario
19:03qui est élaboré.
19:04C'est pas du tout improvisé.
19:05Et donc, il a sûrement fait des choix.
19:07C'est-à-dire que pour la première fois,
19:08peut-être depuis le début de ce conflit,
19:10l'armée américaine et Donald Trump
19:12ont une stratégie ?
19:13Ah, il y a un contestablement...
19:14Alors, son succès est hypothétique,
19:17mais en revanche, il y a...
19:18Oui, mais il y a un plan d'action.
19:19Il y a incontestablement une planification
19:21qui est à l'œuvre.
19:22Je vous vois sourire, Gérard Longuet.
19:23Est-ce qu'il faut, selon vous,
19:24que le président américain
19:26assume aujourd'hui, pour de bon,
19:28l'escalade militaire ?
19:29Vous savez, il y a un vrai principe,
19:31c'est qu'il n'y a pas de solution militaire
19:34qui ne soit au service d'un projet politique.
19:37Alors, le projet politique était absent
19:39depuis le début,
19:41puisque le président Trump a expliqué
19:43qu'il allait détruire un certain nombre de choses,
19:46tout en se gardant la...
19:48en se refusant, pardon,
19:50le droit d'intervenir au-delà.
19:52Et là, je suis assez de votre avis.
19:54On a le sentiment que,
19:56pour faire passer les bateaux,
19:58il faut pouvoir contrôler le détroit
20:02et donc mobiliser des alliés.
20:04parmi les alliés,
20:05il y a évidemment possible
20:08les Kurdes,
20:09qui sont un problème assez compliqué
20:11sur lequel je me garderais bien
20:13de m'aventurer à cet instant,
20:15mais qui sont, pour l'Iran,
20:16un vrai problème.
20:18Les minorités azéries.
20:20Qu'est-ce que les Turcs veulent faire ?
20:22Vous avez vu auquel balbutie de chance ?
20:24Je connais moins.
20:26Mais ce qui est certain,
20:28c'est que s'il n'y a pas un ancrage
20:30au sol d'opposition,
20:32ça ne bougera pas.
20:33Et c'est ceux qui tiennent la terreur,
20:36c'est-à-dire les gardiens de la Révolution,
20:38qui imposeront leur vue.
20:40Alors, c'est peut-être le début
20:42du commencement de quelque chose
20:43qui s'apparente,
20:45peut-être pas à une solution politique,
20:46mais à des points d'appui politiques
20:49pour donner du sens à l'action militaire.
20:51Ce que vous disiez,
20:52Marco Rubio vient de dire,
20:53c'est la fin du commencement.
20:55C'est la fin du commencement, oui.
20:58C'est plutôt énigmatique, effectivement.
21:00Mais ça peut tout vouloir.
21:01Ça suppose qu'il y a effectivement
21:03un vrai calcul qui est fait,
21:05qui peut être erroné,
21:06mais il y a une vraie planification.
21:08C'est la fin du commencement.
21:09Un mot aussi, quand même,
21:10sur les mots qui ont été prononcés
21:11par Donald Trump,
21:12lorsqu'il dit
21:13« Chaque soldat américain tué
21:14sera à venger ».
21:16Alors, David Rigolero,
21:17vous le dites,
21:17c'est surtout de la communication politique,
21:19il s'adresse aux Américains, certes,
21:21mais est-ce que vous, par exemple,
21:22lorsque vous étiez ministre de la Défense
21:24et que vous avez dû vous rendre
21:25en Afghanistan, c'était en 2012,
21:27parce que des militaires français
21:28avaient été tués par des talibans,
21:32sans le dire,
21:32vous avez pensé la même chose ?
21:34Non.
21:35Non, non.
21:36La guerre, c'est quelque chose de sérieux.
21:38Il s'agit de détruire un adversaire
21:41avec le minimum de perte
21:44pour les troupes que l'on commande.
21:47Mais on tue jamais avec plaisir
21:50et on ne déclenche jamais de catastrophes
21:55pour la Gloriole, en quelque sorte.
21:57Et pour être très honnête,
22:00un soldat français aurait du mal
22:02à comprendre ce que dit Trump.
22:05Oui, dans une discussion de messe
22:08de sous-officiers,
22:09on boit une bière,
22:10on se dit,
22:11pour un oeil les deux yeux,
22:12pour une dent toute la bouche, quoi.
22:15Mais ça, c'est pas digne d'un chef militaire.
22:18Un chef militaire,
22:20il a un projet militaire
22:22pour aider une solution politique.
22:25Pourquoi avons-nous quitté l'Afghanistan ?
22:28Parce qu'il n'y avait pas de solution politique.
22:30C'est aussi simple que ça.
22:31Et faire la guerre,
22:32pour faire la guerre,
22:33ça n'a pas de sens.
22:34On ne fait la guerre,
22:35on engage des forces
22:36qu'au service d'un point de vue politique.
22:38Oui, vous avez toujours dit,
22:39la supériorité aérienne ne suffit pas
22:41et ne suffira jamais.
22:42Mais justement,
22:43sur ce que disait David Rigoleros,
22:46est-ce que vous aussi,
22:47Antoine Bassebouc,
22:48qui connaissez parfaitement la région,
22:49vous croyez en cette possibilité,
22:52que les Américains s'appuient,
22:54donc si j'ai bien compris,
22:55sur des forces locales dans la région,
22:57pour mener une offensive terrestre
23:01ou une confrontation terrestre ?
23:03Ma lecture de ce qui se passe
23:06est la suivante.
23:08Les Chinois sont rentrés dans la danse.
23:11Ils ont invité le ministre pakistanais,
23:13les Affaires étrangères,
23:14à venir à Pékin.
23:15Et ils ont eu une déclaration commune
23:18pour l'ouverture du détroit d'Hormuz.
23:20Et les Chinois ont dit aux Pakistanais,
23:22il y a trois jours,
23:23avant que les Américains n'arrivent,
23:25il faut faire vite.
23:26– Et il a dit quand ça ?
23:28– Ce matin.
23:31Et le porte-parole du ministère
23:34des Affaires étrangères,
23:35M. Bakhaï, l'Iranien,
23:37a dit « nous sommes d'accord
23:39pour garder la négociation
23:41et les canaux de négociation ».
23:42Les Pakistanais ont dit
23:44« il faut qu'il y ait une trêve
23:45de 10 à 14 jours ».
23:49Et bien, en même temps,
23:51qu'est-ce qui se passe ?
23:52Il y a un engrenage de violence
23:55et surtout un surge américain
23:58qui fait arriver sur zone
24:01des ravitailleurs en vol.
24:02On parle également des B2.
24:05M. Netanyahou, son avion de Premier ministre
24:07a été mis à l'abri en Europe,
24:10comme la précédente fois,
24:12comme à la veille du 28 février dernier.
24:15Il y a un climat d'engrenage,
24:19d'accélération militaire,
24:22mais en vue de reprendre
24:24la négociation politique.
24:25Les Iraniens ont peur.
24:27Ils ont dépêché à Islamabad.
24:29Donc pas en vue de renverser le régime,
24:31comme le disait David Rigolero.
24:32Sur ce point,
24:33vous n'êtes pas sur la même ligne.
24:34Non, mais là,
24:35je vais vous répondre là-dessus.
24:38Ce qui est important,
24:39c'est que le ministre de l'Intérieur iranien
24:42s'est rendu aujourd'hui au Pakistan.
24:44Et c'est la première fois que c'est lui
24:46qui se rend au Pakistan.
24:47Lui, ça fait partie des passes d'Aran.
24:49M. Kalibaf, le chef du Majlis,
24:53et le ministre des Affaires étrangères
24:55n'ont pas été pour négocier,
24:56parce qu'ils sont discrédités
24:58par rapport au plus dur à Téhéran.
25:01Donc voilà,
25:02les Iraniens veulent négocier
25:04en position de force,
25:05sans perdre la face,
25:06sans perdre la privatisation
25:08du G3 d'Hormuz,
25:10au moment où les Américains
25:11envoient des forces,
25:12projettent des forces
25:13et menacent avec les B2.
25:15Donc, est-ce qu'Alad,
25:15il pourrait y avoir,
25:16mais elle servirait les intérêts
25:18des uns et des autres
25:19en vue de potentielles négociations ?
25:22Là, il y a un rappel
25:24du rapport des forces
25:25en vue des futures négociations.
25:28Celui qui va arriver sur la table
25:29en ayant claqué l'adversaire,
25:33eh bien, il imposera ses conditions.
25:35Pour répondre à ce que disait David,
25:38très rapidement,
25:39le discours, le langage,
25:42les arguments de Trump
25:43ne sont pas pour changer
25:44de régime encore.
25:46Ils sont pour que le régime
25:47change de politique.
25:49Rappelez-vous, il a dit,
25:50il y a les mauvais,
25:51il y a les bons,
25:52ceux qui...
25:52La nouvelle génération
25:54à qui j'ai donné le pouvoir
25:56sont des gens bien
25:57avec qui je vais m'entendre.
25:59Pour l'instant,
26:01le discours de changement de régime
26:02est en Israël,
26:03il n'est pas à Washington.
26:05C'est-à-dire ?
26:06C'est-à-dire,
26:06les Israéliens croient
26:08que ce régime,
26:09quel que soit son représentant,
26:10il faut qu'il change
26:11parce que c'est un régime
26:13qu'il faut évacuer.
26:13Trump pense qu'il peut encore
26:15mettre ce qu'il considère
26:16comme les bons de ce régime
26:18à la tête du pays.
26:19C'est ce que vous n'expliquez
26:20contrairement à Israël.
26:22En tout cas,
26:22ce qui est sûr,
26:23c'est que...
26:24De quoi ?
26:25Il y a un point d'interrogation
26:26maintenant, là-dessus.
26:27Sur ?
26:28Sur la volonté ou non
26:30de renverser ce régime.
26:31Non, c'était son option
26:32d'avoir un interlocuteur,
26:33c'est tout à fait exact,
26:34avec la perspective
26:35de trouver un deal avec...
26:37Mais le problème,
26:38c'est qu'il a le sentiment
26:39que ça ne sera pas possible.
26:40Et c'est peut-être ça
26:41qui le fait changer en cours de...
26:41Ce qu'on constate,
26:42en tout cas,
26:42c'est que les Iraniens,
26:44ce régime iranien
26:45a encore mené
26:46de nombreuses frappes
26:48aujourd'hui
26:49en direction
26:50des pays du Golfe.
26:51Le Bahreïn,
26:52en particulier le Koweït,
26:54aussi,
26:54avec ses fameux
26:55missiles balistiques.
27:08Voilà pour l'une des images
27:10de la propagande
27:12iranienne.
27:12Général Sido,
27:13c'est avec nous.
27:14Général,
27:15on l'a vu quand même
27:16ce week-end,
27:17lorsque la base américaine
27:18en Jordanie
27:19a été visée.
27:20On voit que les sirènes
27:21d'alerte retentissent
27:22encore ce soir.
27:23On voit les cibles
27:24visées par les Iraniens
27:25au Bahreïn et au Koweït.
27:26Est-ce que
27:28cette armée iranienne,
27:29au fil des jours,
27:31contrairement aux apparences,
27:32se révèle de plus en plus
27:33efficace ?
27:35En tout cas,
27:36dans les derniers jours,
27:38tout au long de cette opération
27:39du mois de juillet,
27:40oui,
27:40ils sont efficaces.
27:41Oui,
27:42ils arrivent à percer
27:43les défenses anti-aériennes.
27:44En Jordanie,
27:45il y a à la fois
27:45des missiles jordaniens
27:47et des missiles américains,
27:48des missiles antimissiles.
27:50Alors,
27:50bien sûr,
27:51il y en a une...
27:51Ce que l'on sait,
27:52ce qui est annoncé
27:53par les Jordaniens,
27:54par exemple,
27:54le 12 juillet,
27:56il y avait eu
27:57deux impacts quand même
27:59sur une base.
28:00Et puis,
28:00sur l'autre base,
28:01Prince Hassan,
28:02aussi une base jordanière,
28:03il y a eu aussi
28:03deux impacts.
28:05Et sur une autre base,
28:06King Faisal,
28:06il y a eu quatre impacts
28:07le 15 juillet.
28:08Donc,
28:09vous voyez,
28:09il y a quand même
28:10un certain nombre
28:11de missiles qui passent.
28:13Alors après,
28:13combien ont été envoyés ?
28:14Une dizaine,
28:15une quinzaine.
28:16Le problème,
28:17c'est que ces missiles
28:17balistiques iraniens
28:20ont amélioré
28:21leur technologie.
28:22ils ont un système
28:23de changement
28:25de cap
28:28avant en phase terminale,
28:29comme on dit,
28:30c'est-à-dire qu'ils dérèglent
28:30un petit peu
28:32les systèmes de défense.
28:34Et même,
28:34ils ont touché
28:35en mars
28:37ou en juillet,
28:38ils avaient touché
28:38un radar.
28:40Vous voyez,
28:40donc,
28:40il y a quand même
28:41des tirs relativement précis
28:42de la part des Iraniens.
28:44Ensuite,
28:44au Bahreïn
28:45et à Koweït,
28:47ce sont vraiment
28:47des objectifs militaires,
28:48des objectifs militaires
28:49américains
28:50qui sont visés.
28:51et ils font la liste.
28:52Ils donnent la liste.
28:53Là, par exemple,
28:54à Bahreïn,
28:55c'est la Task Force 59.
28:56La Task Force 59,
28:58c'est cette unité
28:59qui dispose
28:59de drones navals.
29:01Des drones navals
29:02qui ont frappé Bandarabas,
29:04qui sont rentrés
29:05dans Bandarabas
29:06pour détruire.
29:06Vous voyez,
29:06donc,
29:07ils arrivent quand même.
29:08D'abord,
29:08ils ont de très bons renseignements.
29:09Bon, très bien.
29:11Et ensuite,
29:11ils ont une capacité.
29:12Alors,
29:12ils ne détruisent pas tout.
29:14C'est certain.
29:14Ce n'est pas un tapis de bombe.
29:16Mais ce sont des objectifs
29:17relativement précis
29:19qui démontrent quand même
29:20que le système américain
29:22n'est pas invulnérable.
29:23Alors que l'image
29:24que l'on voudrait avoir
29:25et que les Américains
29:26voudraient donner,
29:27c'est d'être invulnérable.
29:28Et puis surtout,
29:29entre la première phase
29:30de la guerre
29:31des 40 jours
29:32et là,
29:33finalement,
29:33les Iraniens
29:34ont toujours
29:35la même capacité
29:36à frapper
29:37des bases lointaines.
29:38Là,
29:39par contre,
29:39la différence,
29:40c'est qu'un certain nombre
29:41de pays du Golfe
29:42sont relativement tranquilles.
29:44On n'a pas de frappe
29:45contre des installations pétrolières.
29:46On a vraiment
29:47une liste d'objectifs
29:48purement militaires.
29:50C'est ça qui est intéressant
29:51à observer pour mon cas.
29:53Et justement,
29:53on a des images,
29:54Ulrich Bounay,
29:55on va les commenter ensemble,
29:56des images satellites
29:58de la base aérienne
29:59de Muwafa Kalsati
30:01qui montrent
30:02les dégâts causés
30:05par ce missile iranien
30:07qui est passé ce week-end.
30:08Et donc,
30:08ce sont des sites
30:09bien précis
30:10qui contenaient
30:10notamment des drones.
30:11Il y avait 3 à 4 hangars
30:13abritant des drones
30:14Reaper,
30:15les fameux drones
30:16Reaper américains.
30:17ensuite,
30:18il y a une frappe directe
30:18sur les casernes
30:19des troupes
30:19où du personnel américain
30:20aurait donc été tué
30:22avec au moins
30:233 soldats tués.
30:24Il y a ce chiffre
30:25aujourd'hui
30:25qui a été cité
30:26dans les colonnes
30:26du Parisien,
30:27l'Iran qui aurait conservé
30:2970% de son stock
30:30de missiles
30:31d'avant-guerre.
30:32Comment c'est possible ?
30:34Est-ce que ça
30:34vous semble crédible ?
30:35Alors,
30:35c'était des chiffres
30:36qui tournaient déjà
30:37il y a quelques semaines
30:37donc il est probable
30:38qu'une partie de ce stock
30:39a été détruit.
30:40C'est le renseignement américain
30:41qui vous l'a dit.
30:42Il y a d'une part
30:44une partie du stock
30:45qui a été conservée
30:46parce que bien protégée
30:47et aussi parce que
30:47l'industrie de défense
30:48iranienne continue
30:49à tourner malgré tout.
30:50Certainement pas
30:51aux cadences entières
30:52mais malgré tout
30:52elle continue à tourner.
30:54Et effectivement,
30:54les images qu'on a vues
30:55tout à l'heure
30:55de ces frappes
30:56sur des bâtiments
30:57très précis
30:57c'est des frappes
30:58que l'on a vues
30:59cette précision de frappe
31:00on l'a vu depuis
31:01le début de la guerre
31:02c'est ça qu'il faut garder
31:02en tête
31:02c'est que les Iraniens
31:04depuis le début de la guerre
31:05étaient capables
31:05de cibler les bons bâtiments
31:07les bonnes installations
31:08anti-aérienne
31:08il y a une vraie stratégie
31:10il y a bien évidemment
31:12des drones qui sont envoyés
31:13aussi pour
31:13on va dire perturber
31:15un petit peu
31:15la défense anti-aérienne
31:16mais en revanche
31:17il y a des cibles militaires
31:18à très haute valeur ajoutée
31:19qui ont été visées
31:19par les Iraniens
31:20avec des mystiques
31:21relativement précis
31:22et par contre
31:23ce qu'il ne faut pas oublier
31:23dans ce panorama là
31:25c'est qu'effectivement
31:26une partie de ce ciblage
31:27est forcément aidée
31:28par les images satellites
31:29fournies par des Russes
31:30et des Chinois
31:30Par des Russes
31:31et des Chinois
31:31De nouvelles informations
31:33Zed
31:33Oui, informations du média Axios
31:35qui cite un haut responsable
31:37américain
31:37à propos d'un possible
31:38cessez-le-feu avec l'Iran
31:40je cite
31:40pour l'instant
31:41le président Trump
31:42se concentre sur le fait
31:43de faire payer à l'Iran
31:44la violation du mémorandum d'entente
31:46et la poursuite
31:47de ses actes de terreur
31:48dans le détroit d'Hormuz
31:49de plus
31:49le président fera payer à l'Iran
31:51le meurtre des soldats américains
31:52en Jordanie
31:53ces frappes dévastatrices
31:55se poursuivront
31:55jusqu'à ce que le président
31:56en décide autrement
31:57mais
31:58les discussions entre nous
31:59et l'Iran se poursuivent
32:00On frappe
32:01on tape
32:02Gérard Longuet
32:02pour mieux discuter ensuite
32:04c'est ça ?
32:05Alors ça c'est pas du tout
32:06impossible
32:07c'est pas du tout impossible
32:09parce que
32:10les interlocuteurs
32:11sont
32:12comme tous les systèmes politiques
32:15divisés
32:15en leur sein
32:16je veux dire
32:17le monde iranien
32:19n'est pas un monde monolithique
32:20pas plus d'ailleurs
32:22que le monde occidental
32:23ou le monde américain
32:24et
32:25qu'il y ait
32:26un moment
32:26ou un autre
32:27une surenchère
32:28pour décelbiser
32:30les uns ou les autres
32:30c'est absolument certain
32:32je n'ai pas
32:33les compétences
32:34de mon ami Antoine
32:34pour identifier
32:36quel ministre
32:38de l'intérieur
32:38ou quel ministre
32:39des affaires étrangères
32:40a le plus d'autorité
32:42en Iran
32:42ce que je sais
32:43c'est qu'en effet
32:45s'il n'y a pas
32:46de réussite militaire
32:48sans projet politique
32:50il faut en même temps
32:52que l'habileté politique
32:53serve
32:54les atouts militaires
32:56et si par exemple
32:59les américains
33:00sont absolument décidés
33:01à ne pas intervenir au sol
33:02c'est évident que c'est
33:03une décision politique
33:06américaine
33:07il faut en gérer
33:08les conséquences
33:09dans la relation
33:10avec les Iraniens
33:11mais Trump a-t-il
33:12renoncé totalement
33:13à lancer une intervention
33:15au sol
33:15ça c'est une question
33:16sans réponse
33:18pour l'instant
33:18je voudrais qu'on retrouve
33:19Laurent Saïm
33:19qui nous attend
33:20pour l'instant
33:20c'est ce qu'il a dit
33:21et évidemment
33:22ses adversaires
33:23en tiennent compte
33:24Laurent Saïm
33:24on parlait à l'instant
33:26des dégâts matériels
33:27qui concernent
33:28la frappe
33:28en direction
33:29de la base américaine
33:31sur le territoire jordanien
33:33en ce qui concerne
33:33les pertes humaines
33:35l'identité
33:36des soldats
33:37tués dans cette frappe
33:38se précise
33:39peu à peu
33:43oui absolument
33:44vous avez un jeune soldat
33:45de 25 ans
33:46qui était originaire
33:47de Caroline du Sud
33:48et vous savez surtout
33:49Isabella
33:49une jeune femme
33:51de 19 ans
33:52qui s'était engagée
33:53dans l'armée américaine
33:54avec passion
33:55elle vivait au Texas
33:56elle avait été basée
33:57d'ailleurs
33:58en Allemagne
33:59sur une base militaire
34:00avant d'être déployée
34:01il y a quelques semaines
34:03ou quelques mois
34:03on ne le sait pas
34:04sur cette base
34:05de Jordanie
34:07une base importante
34:08pour les américains
34:09et lors du bombardement
34:11iranien ce week-end
34:13et bien
34:13un missile
34:14a atteint le barrage
34:15où elle se trouvait
34:16la tuant
34:18vraisemblablement
34:18sur le coup
34:19alors la photo
34:20d'Isabella
34:20a été donnée
34:22par l'armée américaine
34:23et on voit
34:24une jeune fille
34:25extrêmement jeune
34:27une jeune soldate
34:28de 19 ans
34:28et ça provoque
34:29évidemment
34:29beaucoup d'émotions
34:30aux Etats-Unis
34:31parce que vous le savez
34:32Alice
34:32il y a toujours
34:33ce traumatisme
34:34de la guerre
34:34en Irak
34:35et en Afghanistan
34:36avec des centaines
34:37des milliers de jeunes
34:38qui ont été blessés
34:40qui sont revenus
34:41dans les petites villes
34:41américaines
34:42après 10 ans
34:43de ces guerres
34:44au Moyen-Orient
34:45et il y a donc
34:46ce traumatisme
34:46qui est très profond
34:47dans la population
34:48américaine
34:49et on le voit bien
34:49lorsqu'on observe
34:50tous les sondages
34:51les américains
34:52à plus de 75%
34:54ne veulent pas
34:55de ce conflit iranien
34:56c'est important
34:57parce qu'on est dans
34:58une période électorale
34:58ici
34:59les mi-termes
34:59ces élections
35:00de mi-mandat
35:01vont avoir lieu
35:02début novembre
35:02et la popularité
35:03de Donald Trump
35:04ne cesse de baisser
35:05par rapport
35:06à la guerre en Iran
35:07avec le prix
35:07de l'essence
35:08qui augmente
35:09chaque fois
35:09qu'il se passe
35:10quelque chose
35:10alors information
35:11depuis le terrain
35:12ici à la Maison Blanche
35:13et bien le président
35:14Trump n'a fait
35:15aucune apparition publique
35:16mais depuis au moins
35:178h ce matin
35:19et bien il est là
35:20dans le bureau ovale
35:21la confirmation
35:22c'est ce Marines
35:23que vous voyez
35:23le Marines
35:24change toutes les deux heures
35:26et il garde l'entrée
35:27du bureau ovale
35:28c'est ce qui vient
35:28de se passer
35:29donc le président Trump
35:30travaille
35:31le président Trump
35:32n'apparaît pas
35:33devant les caméras
35:34est-ce que ça veut dire
35:34que le président Trump
35:36prépare une intervention
35:37militaire plus grave
35:38en Iran
35:39réponse sans doute
35:40dans les prochaines heures
35:41ou les prochains jours
35:42Merci Laurent Saïm
35:44le président Trump
35:45a-t-il caché
35:46des informations
35:47aux américains
35:48sur les pertes
35:49américaines
35:50dans le cadre
35:50de ce conflit
35:51on va revenir
35:52ensemble
35:52sur cette enquête
35:53du New York Times
35:54qui dit que c'est
35:55le pentagone
35:55plus précisément
35:56qui aurait dissimulé
35:57des dizaines de blessures
35:58de militaires américains
35:59lors de cette guerre
36:00les frappes
36:01contre les forces américaines
36:02en Jordanie
36:03auraient blessé
36:04des dizaines
36:04de militaires américains
36:06et même endommagé
36:07plusieurs hélicoptères
36:08sans que personne
36:09n'en soit informé
36:10c'est ce que dénoncent
36:10des responsables américains
36:11anonymement
36:12effectivement
36:13au New York Times
36:14et selon eux
36:15le pentagone a volontairement
36:16caché des informations
36:17sur ses autres victimes
36:18et sur les dégâts
36:19provoqués par les frappes
36:21samedi il y a eu
36:21un communiqué
36:22tout de même
36:22sur des soldats blessés
36:23qui a été diffusé
36:24il précise
36:25qu'ils ont déjà
36:26repris leurs fonctions
36:27mais jamais
36:28il n'est mentionné
36:29leur nombre
36:29en même temps
36:30le pentagone
36:31le commandement central américain
36:32n'est pas obligé
36:34de communiquer
36:35sur les blessés
36:35ou les pertes matérielles
36:36parce qu'ils considèrent
36:37parce qu'ils considèrent
36:38que divulguer des informations
36:39c'est affaiblir
36:39la sécurité opérationnelle
36:41c'est comme ça
36:41que c'est présenté
36:42avec une logique très simple
36:44si l'Iran apprend
36:45que les cibles
36:45ont été touchées
36:46ils ont un avantage
36:47moins les Iraniens
36:48en savent
36:49mieux l'armée américaine
36:50peut riposter
36:51mais dans le même temps
36:52le gouvernement doit
36:53le gouvernement est tenu
36:54d'informer les Américains
36:56en premier lieu
36:56de la conduite
36:57de la guerre
36:58dans laquelle est engagé
36:58le pays
36:59donc ce qui est critiqué
37:00ce qui est pointé du doigt
37:01par ces différents
37:02responsables américains
37:03c'est la stratégie
37:04de communication de l'armée
37:05parce qu'en plus de dissimuler
37:07des blessés
37:07et des dégâts
37:08il y a aussi
37:09selon ses responsables américains
37:10moins d'infos
37:12diffusées sur le nombre
37:12de sites frappés en Iran
37:14et donc moins d'informations
37:16sur l'engagement américain
37:17sur le front
37:18et l'ampleur
37:19de cette implication
37:20depuis la reprise des frappes
37:21le Pentagone assure
37:23évidemment
37:23que tout ça est faux
37:24ces allégations
37:25de dissimulation
37:26sont des inventions
37:27destinées à accroître
37:28la détresse du peuple américain
37:29suite à la mort
37:30de trois de ses soldats
37:31au combat
37:32c'est le département
37:33de la guerre
37:34le plus transparent
37:35de l'histoire
37:36voilà pour la défense
37:37il rappelle que
37:38toutes les informations
37:38relatives aux perses
37:39sont mises à jour
37:40en ligne régulièrement
37:41sur un site internet
37:42qui est accessible à tous
37:43mais problème
37:44depuis le mois de mai
37:45il n'y a pas eu
37:46de communication officielle
37:47des Etats-Unis
37:48sur l'état
37:48des stocks d'armes
37:49stocks d'armes
37:50qui coûtent en plus
37:51très cher
37:51par exemple
37:52pendant que l'Iran
37:52communique
37:53voire sur-communique
37:54sur la reconstruction
37:55de ses capacités
37:56de missiles
37:57pour les pertes humaines
37:58les soldats décédés
38:00depuis le début
38:00de la guerre
38:01le 28 février
38:02le décompte officiel
38:03est de 17 morts
38:04côté américain
38:06et 50 morts
38:07du côté iranien
38:07c'est le département
38:09de la guerre
38:09le plus transparent
38:10de l'histoire
38:10peut-être que c'est
38:10la phrase de trop
38:12mais est-ce que
38:13ça vous semble logique
38:14finalement que les américains
38:16dissimulent des informations
38:17aussi pour dissimuler
38:19finalement
38:20des renseignements
38:21qui pourraient être
38:22importants pour les iraniens
38:23et est-ce qu'il est
38:24possible aussi
38:25selon vous
38:26que ce bilan
38:26de 17 morts
38:27en fait
38:27il soit trois fois
38:28plus important
38:30à court terme
38:32il est évident
38:32que gérer
38:34les informations
38:34peut avoir
38:35un intérêt tactique
38:36immédiat
38:36pour protéger
38:38ceux qui sont exposés
38:40dans des conditions
38:41comparables
38:41ou pour aller porter
38:42le feu
38:43chez l'adversaire
38:44les Etats-Unis
38:46sont une démocratie
38:47il y a
38:48un congrès
38:49une chambre
38:50des représentants
38:51des sénateurs
38:51exigeants
38:52et je ne pense pas
38:54que le doute
38:55les équivoques
38:57qui sont
38:57évoqués
38:58c'est le journal américain
39:01pardonnez
39:02New York Times
39:02New York Times
39:03puissent résister
39:05enfin
39:05c'est pas qu'elles résisteront
39:07mais elles vont déclencher
39:08un débat parlementaire
39:10où tout sera mis
39:11sur la table
39:12c'est l'habitude américaine
39:13ils continueront
39:14on a quand même
39:15le sentiment
39:15que le prix du galon
39:17à ce stade
39:18est plus un sujet
39:19que les pertes américaines
39:20pour l'opinion publique
39:22américaine
39:22David Rigolet-Rosenon
39:23oui
39:23ça l'est depuis le début
39:25de toute façon
39:26parce que
39:27alors pour les américains
39:28il n'y a pas de dépendance énergétique
39:29c'est pas comme pour l'Asie du Sud
39:31ou l'Europe
39:32où il y a un problème
39:33de kérosène
39:33qui va se poser en Europe
39:34d'ici la fin du mois d'août
39:36mais eux
39:37c'est un effet prix
39:38donc effectivement
39:39l'obsession du galon
39:40quand ça approche
39:414 dollars
39:41c'est une obsession
39:42mais sur les pertes humaines
39:43on n'a pas le sentiment
39:44que le sujet monte
39:45il n'y a pas de manifestation
39:46dans les rues
39:47il y a des choses
39:48qui sont intéressantes
39:48effectivement par rapport à ça
39:49d'abord il y a une note administrative
39:51de la marine
39:51du US Navy
39:52qui s'appelle
39:54Navahadmin
39:55administration
39:56qui ordonne le retrait
39:57de toutes les photos
39:57biographies
39:58des officiers supérieurs
40:00qui sont sur zone
40:02pour éviter leur exposition personnelle
40:04et celle de leur famille
40:05parce qu'il y a une stratégie iranienne
40:07de traçage des militaires
40:09qui est en train d'être mise en place
40:10et qui a été révélée
40:11et sur les pertes
40:12c'est un sujet ultra sensible
40:13parce qu'il y a un sujet
40:13on parle beaucoup de la base d'Azraq
40:15mais il y a une autre frappe
40:16qui a eu lieu
40:17sur un kaba
40:19en Jordanie
40:20toujours en Jordanie
40:22et qui aurait
40:23qui aurait détruit
40:24deux appareils
40:25un Posidon 8
40:26c'est à dire
40:26c'est un
40:27un avion de guerre électronique
40:30et un C-17
40:32de Globemaster
40:33de transport
40:33de matériel
40:35à grande échelle
40:35et selon les dires
40:37à prendre avec beaucoup
40:38beaucoup de précaution
40:39des gardiens de la révolution
40:40il y aurait eu
40:41des dizaines
40:41de victimes
40:44c'est évidemment
40:45pas confirmé
40:45mais si ça devait l'être
40:47ce serait un problème
40:48supplémentaire
40:49évidemment
40:49pour la stratégie
40:50de communication
40:50par rapport
40:51aux pertes américaines
40:52et on voit bien
40:53pourquoi le Patagone
40:54verrouille évidemment
40:55tout ça
40:55parce que c'est
40:56c'est évidemment
40:57le talon d'Achille
40:58de Donald Trump
40:59par rapport à son opinion
41:01Parlons de ces menaces
41:02adressées
41:03à Donald Trump
41:04en personne
41:05par ce régime
41:06iranien
41:07à chaque jour
41:08sa nouvelle bannière
41:10et sa nouvelle banderolle
41:11dans les rues de Terran
41:12voici la dernière
41:13Antoine Basbouz
41:14avec ce message
41:15très clair
41:16et terroriste
41:18prépare-toi
41:19à mourir
41:20après Trump
41:21dans son cercueil
41:22voici Trump
41:23jouant au golf
41:24qui doit se préparer
41:25à mourir
41:25on va en parler
41:26dans un instant
41:26avec Lisa
41:27mais est-ce que
41:29c'est
41:29comment dire
41:30anecdotique
41:31ces banderolles
41:31dans les rues de Terran
41:32ou quand même
41:33ça dit quelque chose
41:35les deux à la fois
41:37c'est-à-dire
41:37Trump a déjà
41:39assassiné
41:39fait assassiner
41:41le général
41:41Suleymani
41:42le patron
41:43du renseignement
41:44iranien
41:45il a déjà
41:46éliminé
41:47le guide
41:47il a déjà
41:48éliminé
41:49une cinquantaine
41:50de dirigeants
41:50dont des officiers
41:52généraux
41:52et bien
41:55dans la logique
41:57iranienne
41:57ils doivent
41:58répliquer
41:58donc dans cette logique
42:00
42:00c'est justifié
42:02de tuer Trump
42:03mais là
42:04ces images
42:07ces représentations
42:08qu'ils proposent
42:09c'est surtout
42:10pour dire
42:10à leur opinion publique
42:11nous avons perdu
42:13nos chefs
42:13mais vous allez voir
42:14nous allons nous venger
42:15c'est pour aussi
42:17entretenir
42:17la mobilisation
42:18de leur proxy
42:19à l'échelle régionale
42:21pour leur dire
42:22ne pensez pas
42:23que le guide
42:24est mort
42:24que les ministres
42:26les généraux
42:27sont morts
42:27non non
42:28nous sommes en train
42:29de préparer
42:30notre vengeance
42:31oui mais alors
42:31la question
42:32c'est quand même
42:32au-delà du message
42:33à la population
42:34encore une fois
42:34c'est dans quelle mesure
42:36Trump est-il menacé
42:37dans quelle mesure
42:38il a une cible
42:39dans le dos
42:39d'ailleurs il y a
42:40toute une polémique
42:41autour des conditions
42:42de sécurité
42:43qui l'entourent
42:44et notamment
42:45autour de son avion
42:46le nouvel avion
42:47de Donald Trump
42:48mis à un DF
42:49Air Force One
42:49qui a été offert
42:50par le Qatar
42:51qui fait lui aussi
42:52objet de polémique
42:54oui parce que
42:54souvenez-vous
42:55il y a dix jours
42:56Donald Trump
42:56rentrait de Turquie
42:58après un sommet
42:58de l'OTAN
42:58à Ankara
42:59et le président américain
43:01a dû regarder
43:02vous allez voir
43:02les images
43:02changées d'avion
43:03au niveau du Royaume-Uni
43:05en plein milieu
43:05de son itinéraire
43:07après une alerte
43:08des Secret Service
43:09qui estiment que
43:09l'avion n'est pas
43:10homologué
43:11comme le précédent
43:12pour assurer
43:13la sécurité du président
43:14et à l'époque
43:15Donald Trump
43:16s'était voulu
43:17rassurant
43:17il en riait presque
43:18et il avançait
43:18des arguments
43:19assez surprenants
43:20je voyage
43:21dans l'ancien Air Force One
43:22par simple
43:22nostalgie
43:23disait-il
43:24ou encore
43:24l'avion s'est arrêté
43:25au Royaume-Uni
43:26pour que des soldats
43:27puissent le visiter
43:28sur leur base locale
43:29mais écouter
43:30le président
43:31à son retour
43:32de la coupe du monde
43:33la réalité
43:33est peut-être
43:34tout autre
43:35il a beaucoup
43:38de capacités
43:41mais de ce que je comprends
43:42dans un mois
43:44à peu près
43:46ils vont l'envoyer
43:47pour le booster
43:48au maximum
43:51le booster au maximum
43:54c'est un peu fou
43:55mais ce que l'on sait
43:56d'après le New York Times
43:57c'est que ce fameux
43:58Boeing 747-8
43:59ne dispose absolument pas
44:01des mêmes systèmes
44:02que le premier
44:02il manquerait
44:03notamment de défense
44:04anti-missile
44:05pourtant
44:06Donald Trump
44:07en a vanté
44:07les mérites
44:08à plusieurs reprises
44:09mais plutôt pas
44:09pour son aspect
44:11sécuritaire
44:11le président américain
44:12décrivait
44:12une maison blanche
44:13volante
44:14avec un niveau
44:15de luxe
44:15jamais vu auparavant
44:16il était donc
44:17visiblement très pressé
44:18d'utiliser
44:19son nouvel avion
44:20à tel point
44:20qu'il a mis la pression
44:21sur ceux qui devaient
44:22le mettre en marche
44:23mais un peu trop
44:24de pression
44:24le 19 juin dernier
44:26voici ce que disait
44:26regardez l'armée
44:27de l'air américaine
44:28qui tentait de respecter
44:29le timing imposé
44:30par Trump
44:31l'équipe a dû faire
44:32des compromis
44:33sur les équipements
44:34les moins utilisés
44:35et visiblement
44:36des équipements
44:37cruciaux
44:37plusieurs experts
44:38estiment que
44:38la remise à niveau
44:39devrait coûter
44:40un milliard de dollars
44:40et durer au moins
44:41un an
44:42un an de travaux
44:43et c'est une information
44:44que la maison blanche
44:45ne souhaite visiblement
44:45pas laisser fuiter
44:46trop loin
44:47et trop longtemps
44:48juste après la diffusion
44:49des informations
44:50relatives au manquement
44:52de ce nouvel Air Force One
44:52des journalistes
44:53du New York Times
44:54ont reçu
44:54des assignations
44:56par des agents fédéraux
44:58qui sont venus
44:58directement
44:59chez eux
45:00et ils devront donc
45:01témoigner face
45:01à la justice américaine
45:02mais qu'est-ce que c'est
45:03que cette histoire
45:04ça ne va pas du tout
45:05cet avion n'est pas
45:06du tout adapté
45:07pour le président américain
45:08d'ailleurs
45:08le général
45:09Jean-Paul Palomero
45:10qui était tout à l'heure
45:11avec Julia Met
45:12disait
45:13ce qui va peut-être
45:13se passer
45:13c'est qu'en fait
45:14ils vont le revendre
45:15je ne sais pas
45:16je ne sais pas
45:16je ne sais pas
45:16si ils vont le revendre
45:16parce que Donald Trump
45:17veut le garder pour lui
45:18ce qui est totalement contraire
45:19au cadeau présidentiel
45:20en tout cas
45:21la façon de faire
45:22des cadeaux présidentiels
45:23des Etats-Unis
45:23mais ce que ça illustre
45:24c'est que c'est un avion
45:26qui n'a pas été prévu
45:26à la base
45:27pour accueillir
45:27le président des Etats-Unis
45:28donc Donald Trump
45:29on a accepté ce cadeau
45:31il a voulu faire
45:32comme souvent
45:33de l'approvisation
45:34et miser plus
45:35sur le bling bling
45:36de quelque chose
45:37d'extrêmement luxueux
45:38plutôt que de quelque chose
45:39qui est performant
45:40en termes de sécurité
45:41et on se retrouve
45:42en fait dans la même situation
45:43mais j'ai envie de dire
45:44que c'est un peu symptomatique
45:45de sa présidence
45:45où effectivement
45:46il y a des décisions
45:47un peu à l'emporte-pièce
45:48qui sont prises
45:48un appareil qui visiblement
45:50n'était pas prêt
45:51surtout lorsque le pays
45:53est en guerre
45:53face à un Iran
45:54qui possède des capacités
45:55anti-aériennes
45:56et balistiques
45:56relativement importantes
45:57on le voit tous les jours
45:58notamment les pays de la région
45:59donc effectivement
46:00il a privilégié
46:01quelque chose de rapide
46:03et qui était clinquant
46:04et beaucoup plus beau
46:04effectivement que l'ancien
46:06Air Force One
46:07mais qui effectivement
46:07ne correspond pas
46:08aux normes de sécurité
46:09requises pour le président
46:10des Etats-Unis
46:10– Sachant cela
46:11Gérard Longuet
46:12vous seriez monté vous
46:13à bord d'un tel avion
46:14dans le contexte actuel ?
46:16– Pourquoi pas oui
46:17moi à titre personnel
46:19je suis assez confiant
46:21– Oui
46:22non mais c'est fou quand même
46:23– Parce qu'à mon avis
46:24le pilote et l'équipage
46:26ont quand même envie
46:27de se poser tranquillement
46:28avec leur avion
46:29donc ils ont la responsabilité
46:31de leur appareil
46:33faisons confiance aux professionnels
46:34– C'est symptomatique Antoine
46:36– Oui
46:36– Un président c'est autre chose
46:38– Oui
46:38Antoine Masbeau
46:39c'est symptomatique
46:40– Bon le luxe était là
46:42à l'aller
46:43au retour
46:43c'était la sécurité
46:44qui s'est imposée
46:45et de ce fait
46:47le bling bling
46:49de l'avion
46:50qataris
46:51n'était pas sécurisé
46:52il n'avait pas
46:53les défenses
46:54anti-aériennes
46:54parce que
46:55la Turquie
46:56c'est frontalier
46:58de l'Iran
46:58et il y a énormément
47:00d'Iraniens en Turquie
47:01peut-être
47:01est-ce qu'il y avait
47:02des agents
47:03signalés par l'Israélien
47:05ou par la CIA
47:05qui s'apprêtait
47:07à tirer
47:07un missile solaire
47:09sur l'avion présidentiel
47:10qui n'était pas équipé
47:11pour contrer
47:12ce genre d'attaque
47:13le bling bling
47:14à ses limites
47:15donc
47:15merci messieurs
47:16on marque une petite pause
47:18Lisa
47:18vous restez avec moi
47:19on se retrouve évidemment
47:19dans quelques secondes
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