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  • il y a 5 semaines
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Aujourd'hui, dans « Les 4V », Caroline Motte revient sur les questions qui font l’actualité avec Philippe Brun, député PS de l'Eure et candidat à la primaire socialiste.

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Transcription
00:02Merci, bonjour à tous et bonjour Philippe Brun.
00:04Bonjour Caroline Mott.
00:05Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
00:06Vous êtes l'auteur d'un rapport pour le moins embarrassant pour le gouvernement.
00:10Selon vous, les aides carburants mises en place il y a trois mois pour soutenir les automobilistes français,
00:15eh bien c'est un échec.
00:16C'est un fiasco total, ça devait bénéficier à 3,5 millions de personnes
00:20et il y a seulement 680 000 personnes qui ont pu en bénéficier, cette aide de 100 euros.
00:26Seulement 24% des Français éligibles ont demandé l'aide.
00:28Pourquoi ? Parce qu'on a enseveli les Français sous des serfas.
00:32C'est très compliqué de demander l'aide en ligne.
00:34Beaucoup de gens ne remplissent pas finalement les critères.
00:36En fait, c'était une démarche volontaire, il fallait la demander.
00:39Il fallait la demander et puis c'est très compliqué d'obtenir l'aide à la fin.
00:42Il y a beaucoup de gens d'ailleurs qui n'ont pas eu l'aide qui a été versée.
00:44Ça n'a pas été efficace, le gouvernement a fait beaucoup d'économies.
00:47Ça devait coûter plus d'un milliard et finalement ça n'a coûté que 70 millions d'euros aux finances
00:52publiques.
00:52Donc c'est un bon coup de com' du gouvernement
00:54et qui finalement n'a pas bénéficié au pouvoir d'achat des automobilistes.
00:56Donc c'est arrivé trop tard, ça a été mal ciblé.
00:59Et l'exécutif a donc profité de cette crise, c'est ça ce que vous dites ?
01:02En tout cas, ce qui s'est passé, c'est qu'à partir du 28 février, les prix ont explosé.
01:06Les recettes de TVA ont explosé dans le même temps.
01:08Et le gouvernement a mis en place l'aide qu'au fin avril,
01:12elle a été versée effectivement au mois de juin,
01:15qui aujourd'hui a l'argent d'attendre 3 mois, 4 mois,
01:19quand le gazole est à 2,40 euros le litre.
01:21Moi, je fais une circonscription dans l'heure
01:23où les gens font 60 km par jour pour aller travailler, le trajet à domicile travail moyen.
01:27Il y a toute une France qui a décroché pendant cette crise.
01:29Elle va décrocher à nouveau, car les prix sont en train à nouveau d'exploser.
01:32Il faut donc maintenant arrêter d'arroser le sable.
01:34Ces petites aides, ces petits chèques, ça ne concerne personne.
01:37Il faut maintenant de vraies mesures pour faire baisser les prix du carburant.
01:40Alors justement, en France, c'était un choix d'aide ciblée et limitée dans le temps.
01:44Qu'est-ce qu'on aurait dû faire ?
01:45Est-ce qu'on doit s'inspirer de certains de nos voisins,
01:47chez qui ça aurait mieux marché ?
01:48Oui, on doit s'inspirer de ce qu'ont fait les Espagnols,
01:50qui, eux, ont mis un plan massif.
01:52Et notamment, ils ont baissé les taxes sur le carburant immédiatement.
01:55Ce qui a permis, par exemple, quand le gazole était à 2,40 euros chez nous,
01:59il était à 1,60 euros en moyenne en Espagne.
02:02Et ça a permis de préserver le pouvoir d'achat des Espagnols.
02:04Et dans le même temps, ça n'a pas coûté très cher aux finances publiques espagnoles,
02:07parce que les volumes ne se sont pas effondrés.
02:08Et donc, ça a coûté, l'aide seulement sur le gazole,
02:11n'a coûté que 80 millions d'euros au gouvernement espagnol.
02:13Il faut donc qu'on s'inspire de ce qu'on fait le gouvernement de Pedro Sanchez,
02:17le gouvernement socialiste espagnol.
02:18Autre sujet épineux pour le gouvernement, le budget 2027.
02:22On n'est qu'en juillet, mais déjà, le gouvernement s'attèle à le faire
02:26avec un objectif, éviter la dérive des comptes publics.
02:29Est-ce que vous, vous craignez encore des nouvelles coupes budgétaires ?
02:32Oui, il y a un moment, il faut savoir ce qu'on veut.
02:34On a un vrai problème de finances publiques,
02:36on a un vrai problème de déficit, et il faut faire des choix.
02:39Il y a eu 60 milliards d'euros de baisse d'impôts non financées
02:42pour les plus riches, mise en place par Emmanuel Macron depuis 2017.
02:45Suppression de l'ISF, mise en place d'une flat taxe sur les revenus du capital.
02:48Aujourd'hui, vous êtes dix fois plus taxé, vous êtes salarié,
02:50que quand vous êtes actionnaire.
02:52Ce n'est pas normal.
02:53Suppression d'un certain nombre d'impôts de production.
02:55À la fin, il faut faire des choix.
02:56On ne peut pas demander à des gens de faire des efforts,
02:58de désindexer les pensions de retraite,
02:59de désindexer les prestations sociales,
03:01de supprimer les jours fériés,
03:02et dans le même temps, d'exonérer d'efforts
03:04ceux qui ont bénéficié de toutes les largesses fiscales
03:06d'Emmanuel Macron depuis 2017.
03:07Vous aurez envie de le voter, vous, ce budget ?
03:12Il fasse son travail, c'est le Parlement qui est souverain.
03:14Je crois qu'on peut trouver les moyens d'avoir un budget
03:16qui permette d'attendre l'élection présidentielle
03:18où là, les grands choix seront faits devant les Français.
03:20Il faudra bien trouver des compromis
03:21parce qu'on sera quelques mois avant la présidentielle.
03:24Ça agréverait encore plus la situation économique
03:26de ne pas avoir de budget.
03:27En tout cas, ce qu'il faut, c'est que la France puisse fonctionner.
03:30Il y a plusieurs solutions possibles.
03:32Nous avons un budget, ça nous met en place une loi spéciale,
03:34c'est-à-dire qu'on reconduit le budget de l'année d'avance
03:36que les Espagnols ont fait également.
03:37Donc il faudra faire preuve de responsabilité, c'est ce que vous dites ?
03:40En tout cas, ce qu'il faut, c'est que les acteurs économiques
03:42aient de la visibilité parce qu'aujourd'hui, ça fait deux ans
03:46qu'on passe notre temps à changer les règles dans tous les sens.
03:49Le gouvernement, vous vous souvenez, supprime une grande partie
03:51de la prime rénov', le guichet est fermé,
03:53donc les professionnels de rénovation énergétique
03:55sont en grande difficulté.
03:57On donne un certain nombre d'aides à l'apprentissage d'entreprise
03:59puis après, on les retire.
04:00Il faut arrêter ce yo-yo.
04:01Moi, je préfère qu'on reconduise le budget de l'année dernière
04:03et puis qu'on aille de l'avant
04:04plutôt que de passer notre temps sur une forme de foire,
04:07en vérité, à économie dans tous les sens.
04:09Comme on parle d'argent public,
04:11le site d'information Mediapart a révélé
04:13que l'ancienne première ministre, Edith Cresson,
04:15a conservé sa voiture de fonction
04:16malgré ce qu'avait dit Sébastien Lecornu,
04:19malgré la fin des avantages à vie.
04:21En gros, elle aurait eu une dérogation.
04:22Ça vous choque ?
04:23Oui, je crois que les privilèges ont été abolis
04:25durant la nuit du 4 août 1789
04:27et je pense qu'il faudrait que Mme Cresson
04:29rentre sa voiture.
04:30En tout cas, ils avaient été abolis en janvier 2026.
04:33C'est longtemps après.
04:35Vous êtes candidat à la primaire socialiste.
04:38Il n'y aura pas donc de primaire à gauche.
04:39Ça sera une primaire réservée aux partis socialistes
04:42et à place publique.
04:43Vous êtes candidat comme Ségolène Royal,
04:45peut-être Raphaël Glucksmann,
04:46peut-être Olivier Faure.
04:48Vous, qu'est-ce que vous proposez ?
04:49C'est quoi votre ligne ?
04:50Moi, je suis candidat pour que la gauche
04:52arrête d'être à côté de ses pompes.
04:53Aujourd'hui, nous ne parlons plus aux Français.
04:55Moi, je suis candidat pour qu'on parle
04:56des sujets prioritaires des Français.
04:58D'abord, le pouvoir d'achat.
04:59Je propose une baisse importante de la CSG
05:02sur les salaires pour rapprocher le brut du net
05:04avec ce qu'on appelle le salaire brun.
05:06J'invite chacun à se connecter en ligne,
05:07salairebrun.fr,
05:08pour calculer l'augmentation salariale
05:10à peu près 150 euros en moyenne,
05:12en plus par mois,
05:13quand vous gagnez moins de 4 000 euros net par mois.
05:15Il faut aujourd'hui décharger le travail.
05:17Les salariés sont les vaches à lé du système.
05:19Vous payez quasiment 60 % d'impôts
05:21sur ce que verse l'employeur pour vous.
05:24Et dans le même temps,
05:25le capital, lui, est complètement exonéré d'efforts.
05:27La rente est exonérée d'efforts.
05:28Il faut donc rééquilibrer
05:30pour financer la sécurité sociale,
05:31taxer les GAFAB,
05:32taxer le capital
05:33et dans le même temps,
05:34décharger les Français qui travaillent.
05:35Il faut valoriser le travail en France.
05:37Il faut que le travail paye.
05:38Et aujourd'hui, là, en 2020...
05:40Donc c'est une ligne, on peut dire,
05:41une ligne assez populaire ?
05:42Moi, je défends une ligne populaire.
05:44Moi, je défends les gens qui travaillent.
05:46Je défends tous ces Français
05:47auxquels on ne pense pas.
05:48Je parle de la question du prix du carburant.
05:50Je vais défendre aussi la parité populaire.
05:52Moi, je suis favorable à ce qu'il y ait des quotas
05:53d'ouvriers et employés,
05:54qu'il y ait 40 % de nos investissures
05:55qui soient réservés aux ouvriers et employés
05:57à l'Assemblée nationale.
05:58Car aujourd'hui,
05:59la politique est devenue une langue morte
06:00et portée par une profession réglementée.
06:03C'est tous ces sujets-là
06:04que je veux porter,
06:04des idées neuves.
06:05Je serai le plus jeune candidat
06:06à cette primaire.
06:07J'ai 34 ans aujourd'hui.
06:08Je suis député de l'heure.
06:09J'ai été élu deux fois
06:09contre le Rassemblement national
06:10dans un département
06:11qui vote beaucoup
06:11pour le Rassemblement national.
06:12Je pense que seule cette ligne populaire
06:14nous permettra de retrouver
06:15les ouvriers et les employés.
06:16Il y a aussi ceux qui,
06:17pour l'instant,
06:18ignorent cette primaire.
06:19François Hollande,
06:20alors il se prépare lentement
06:21mais sûrement
06:21disent ses soutiens.
06:22En 2015,
06:23vous, vous vous disiez
06:24dégoûté de la politique
06:25qu'avait menée François Hollande
06:26à l'époque.
06:27Est-ce qu'aujourd'hui,
06:28face au risque de voir les extrêmes,
06:29vous seriez prêt à le soutenir ?
06:31Il faut qu'il soit candidat
06:32à la primaire.
06:33Il y a un mode de sélection.
06:34Je vois mal comment il pourrait
06:35jaillir au mois de décembre
06:37après une primaire
06:38où il y aurait eu
06:39500 000,
06:391 million de Français
06:40qui seraient venus voter
06:41pour désigner le candidat.
06:43Donc s'il veut porter un projet
06:44et c'est son droit,
06:45il doit le faire
06:46lors de la primaire.
06:46Mais est-ce que les choses
06:47ont changé depuis 2015 ?
06:49Est-ce que ça serait
06:50un bon candidat
06:51pour la gauche ?
06:52En tout cas,
06:52il faut qu'ils montrent un projet.
06:54Moi, je crois que les gens
06:54ont besoin d'un très grand changement.
06:56On sort de 10 ans de macronisme.
06:57C'est quoi le bilan ?
06:58Augmentation de 40%
06:59des prix de l'énergie.
07:00Augmentation de 27%
07:01des prises alimentaires.
07:03Augmentation très importante
07:04des prix du logement.
07:05Les gens ont un immense
07:05problème de pouvoir d'achat.
07:06Je pense qu'aujourd'hui,
07:07il faut des nouvelles solutions.
07:08Il faut des nouvelles idées.
07:09Le monde a changé,
07:10la France a changé
07:11et je pense qu'il faut aujourd'hui
07:12redresser le pays.
07:16Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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