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Avec Eric Revel
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##DROLE_D_EPOQUE-2026-03-04##

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Transcription
00:00Il est 7h46, drôle d'époque avec vous Éric Revelle, chaque matin drôle d'époque, drôle d'époque évidemment avec
00:07encore une fois une guerre.
00:10Et Emmanuel Macron qui a pris la parole hier soir depuis le déclenchement de cette guerre contre l'Iran.
00:15Que dire de cette prise de parole ? 8 minutes.
00:18Alors 8 minutes, sur la forme, une fois n'est pas coutume, le chef de l'État était court, concis,
00:25l'intervention était enregistrée quelques minutes avant sa diffusion.
00:29Et évidemment cette intervention sur le point de la guerre dans le Golfe intervient quelques jours après, vous vous souvenez,
00:35son discours sur le renforcement de la dissuasion nucléaire française, lundi, sur l'île Longue, près de Brest, qui est
00:43la base stratégique des sous-marins.
00:45Le chef de l'État s'est montré serein, mais grave, j'ai trouvé. Il a parlé aussi du rapatriement
00:52via deux vols des Français du Golfe hier soir.
00:56Bon, ça c'est sur la forme.
00:58Sur la forme, sur le fond.
00:59Alors, sur le fond, bon, il a évidemment identifié, on ne pouvait pas moins, la responsabilité de l'Iran et
01:05du régime des Mollahs, même s'il a critiqué, Emmanuel Macron, l'utilisation de la force,
01:11donc en creux, en montrant du doigt Israël et les Etats-Unis, l'utilisation de la force, en contournant le
01:17droit international.
01:19Alors, ce que j'ai noté quand même, c'est qu'il a mis en garde Israël, il a mis
01:22en garde Israël sur son intervention actuelle au Liban.
01:25Au Liban.
01:26Au Liban, puisque vous le savez, le Hezbollah, qui est un proxy iranien, a commencé à tirer sur Israël, et
01:33Israël a décidé d'envoyer des troupes dans le sud du Liban.
01:38Alors, c'est intéressant parce que, je ne sais pas si vous avez noté, juste avant l'intervention d'Emmanuel
01:43Macron,
01:44Donald Trump recevait le chancelier allemand Mertz à la Maison-Blanche.
01:49Et il a dressé un portrait dithyrambique du chancelier allemand, le président américain,
01:54qui en creux a dû sonner aux oreilles d'Emmanuel Macron, parce qu'évidemment, toutes les qualités dont il a
02:00affublé le chancelier allemand,
02:01c'était en creux pas des qualités qu'aux yeux de Trump, Emmanuel Macron porte.
02:06Il a aussi, vous avez noté, Trump montré du doigt Pedro Sanchez et l'Espagne,
02:12en disant qu'il allait arrêter tout commerce avec eux.
02:15Bon, il n'a pas parlé d'Emmanuel Macron, il attendait peut-être son intervention.
02:20Alors, est-ce que ça va rassurer Trump ou pas ?
02:22Est-ce qu'il aura le sentiment que la France s'embarque ou pas ?
02:25Il l'a fait aussi en même temps quand même Emmanuel Macron, parce qu'il a dit, bon, oui, les
02:30frappes,
02:31parce que l'Iran, d'ailleurs il a eu cette petite phrase autour des...
02:35L'histoire ne pleure pas les bourreaux d'un peuple, voilà.
02:42Mais il a dit immédiatement dans la foulée, il faut arrêter.
02:45Alors, il a fait du en même temps, Patrick, mais il a aussi rappelé une chose qui doit nous interpeller,
02:50qu'on avait des accords de défense avec le Koweït, le Qatar et les Émirats.
02:54C'est vrai.
02:55Donc ça veut dire, et le chef de l'État l'a dit, que la France interviendrait pour défendre.
02:59On est sur une position défensive.
03:01Ses alliés, mais globalement, je vais vous dire mon sentiment,
03:05on est quand même la France hors du jeu militaire, hors du jeu diplomatique
03:09qui se joue dans le conflit du Moyen-Orient.
03:12Nous, si vous voulez, on envoie et on donne en image des symboles.
03:16On envoie le porte-avions Charles de Gaulle.
03:20Très bien, c'est un symbole, vous savez, ça me rappelle ce qu'on a vu lundi.
03:22C'est un symbole, et puis si jamais il y avait des actions,
03:25au moins il peut être actif dans une dizaine de jours.
03:28Oui, avec des difficultés, visiblement, disent les experts militaires,
03:30à intégrer le porte-avions français Charles de Gaulle
03:33au dispositif qui est déjà dans le détroit d'Hormuz.
03:36Donc en fait, nous, on se bat, si j'ose dire, avec des symboles.
03:39Ça me rappelle cette image, on l'a commentée hier Patrick,
03:43des quatre rafales qui accompagnent le Falcon présidentiel.
03:46Bon voilà, pour reprendre sa formule,
03:48on n'est pas craint parce qu'on n'est pas puissant,
03:51avec des symboles, voilà.
03:52Le Président a annoncé aussi, alors ça c'est incroyable,
03:55la mise sur pied d'une coalition avec l'Allemagne,
03:58la Grande-Bretagne et la Grande-Bretagne,
04:05vous savez pourquoi ?
04:06Pour sécuriser le détroit d'Hormuz.
04:08Alors que ce matin, les Iraniens disent qu'ils contrôlent totalement
04:12le détroit d'Hormuz.
04:13Donc il y a à la fois du en même temps,
04:15chez Emmanuel Macron,
04:17et puis il y a quand même l'idée qu'on est au bord
04:20d'une crise potentielle dans laquelle la France pourrait être impliquée.
04:24Puisque le chef de l'État a rappelé hier soir
04:26que deux de nos bases militaires au Moyen-Orient ont été attaquées.
04:30Donc le sujet, il est là.
04:31Et puis il y a un sujet politique, je termine par ça.
04:34Je termine par ça.
04:35Il y a un fait de débats parlementaires, c'est ça ?
04:37Mais non, ils décident tout seuls.
04:39Oui mais c'est arrivé rapidement là aussi.
04:42Alors LFI et le RN avaient demandé
04:43ou un débat à la Siongée Nationale,
04:45ou que les chefs de partis soient convoqués à l'Élysée
04:48pour que le Président de la République,
04:50chef des armées, leur explique la stratégie française.
04:53Et puis n'oubliez jamais une chose,
04:54on parle de domaine réservé du Président de la République,
04:56mais vous savez que ce n'est pas dans la Constitution.
04:58Il est chef des armées, c'est vrai,
05:00mais dans la Constitution,
05:02à aucun cas, on ne peut lire
05:04que le domaine réservé du Président de la République
05:06est militaire.
05:08Donc en fait, voilà,
05:09il décide seul comme d'habitude,
05:11il décide seul comme d'habitude,
05:13et évidemment les partis politiques
05:14attendent, si j'ose dire, l'arme au pied.
05:16Absolument.
05:17Merci Éric Revelle,
05:18vous revenez tout à l'heure à 8h30,
05:19nous échangerons avec les auditeurs,
05:21bien sûr,
05:228h30,
05:23juste après votre invité politique,
05:26Jean-François Akili,
05:26bonjour tout à l'heure,
05:27à 8h15.
05:28Ce sera Rachida Dati,
05:30la candidate Les Républicains
05:32à la mairie de Paris,
05:33c'est à croire que la campagne
05:35des municipales est presque occultée
05:36par les événements au Proche-Moyen-Orient.
05:40Nous verrons avec elle
05:40ce qu'elle attend de cette campagne,
05:42presque à bas bruit,
05:44le vote utile,
05:45vous savez,
05:46c'est très serré à Paris.
05:48Très serré à Paris,
05:50évidemment.
05:51Il y a eu une dynamique,
05:52il y a eu une petite dynamique
05:53pour Emmanuel Grégoire,
05:56ces derniers jours.
05:57Rachida Dati reste haut,
05:58bien sûr,
05:59mais rien n'est joué.
06:00Allez,
06:00tout à l'heure,
06:018h15,
06:02et dans un instant,
06:04Régis Maillot,
06:05évidemment,
06:05Régis Maillot,
06:06et le courrier,
06:07eh oui,
06:08il y a le courrier,
06:09les mails des auditeurs.
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