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##LE_COUP_DE_PROJECTEUR_DES_VRAIES_VOIX-2026-07-08##

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Transcription
00:01Bonsoir les vraies voix de l'été, sans actualité détonante, ces événements sportifs, le tout traité dans la bonne humeur
00:06avec exigence, très heureux de vous accompagner en ce mois de juillet.
00:10Au sommaire de ce, mercredi 8 juillet, le lancement tambour battant de la campagne présidentielle de Marine Le Pen au
00:17lendemain de son pourvoi en cassation.
00:19A suivre la question du soir que nous vous posons, vous les auditeurs de Sud Radio, présidentielle 2027, Marine Le
00:26Pen fait-elle le bon choix stratégique ?
00:29Nous y reviendrons, bien sûr, sur les choix de Marine Le Pen à 18h05 avec le Grand Débat.
00:34Cette fois-ci, la question sera la suivante, le RN, le Rassemblement National, ressort-il plus fort de cet épisode
00:42judiciaire ?
00:43Vous réagissez au 0826 300 300 ou sur nos réseaux sociaux et notre chaîne YouTube ?
00:49Évidemment, dans cette émission, l'arrivée du Tour de France en direct, le suivi des feux de forêt et de
00:54la canicule, le tout avec l'expertise de nos vraies voix que je vous présente.
00:59Les vraies voix Sud Radio
01:02Allez, on y va. Oh, je voulais un petit truc tambour battant, cher Maxime.
01:06Bref, voilà, voilà. Celui-là est bien. Tout est bien.
01:11Je vais essayer d'en trouver un autre.
01:12Non, mais c'est pas ça, mais c'est que le monsieur que je veux présenter, quand même, nécessite un
01:16truc un peu sympa, quoi.
01:17Ah oui, oui.
01:18Bonsoir, Philippe Bilger.
01:19Bonsoir.
01:20Président de l'Institut de la Parole, ancien magistrat.
01:23Voilà, c'est exact.
01:24Oui.
01:25Honoraire, j'espère honorable, la plupart du temps.
01:28Les deux fonctionnent.
01:29Voilà, et bonheur de retrouver à la fois Pierre-Yves et un chroniqueur que, pour la première fois, je vais
01:38avoir le bonheur de contredire.
01:39C'est ce qu'on appelle une passe décisive. Alors, je la prends tout de suite et je m'insurge.
01:44Non, pas je m'insurge.
01:46Non, non, pas juste. Je n'ai pas le Philippe David.
01:49Non, non, voilà, c'est ça. Je m'immisse. Je m'immisse. C'est plus ça.
01:53Pierre-Yves Martin, entrepreneur et consultant. Vous êtes bien habitué, Pierre-Yves, vous.
01:56Oui, et je suis ravi d'être avec vous. Bonjour.
01:58Et vous avez des choses à dire ce soir, paraît-il.
02:00Exactement.
02:01Et donc, le petit nouveau dont Philippe Bilger parlait, c'est Yann Ledorce. Bonsoir, Yann Ledorce.
02:05Bonsoir.
02:06Chef d'entreprise.
02:07Exactement.
02:07Alors, plus dans le domaine de la voiture, quoi.
02:09Exactement, dans l'entretien automobile.
02:11Bon, très bien.
02:12Vous ferez le point.
02:14Oui, oui.
02:15Et les pressions.
02:16Et la pression.
02:17Ça, c'est un sacré clin d'œil.
02:19Ça fait les vraies voix, quoi.
02:21Un ombre d'inéthie.
02:24Allez, c'est parti. La question du jour.
02:27Les vraies voix Sud Radio.
02:29La question du jour ou du soir, c'est comme vous voulez, Marine Le Pen, fait-elle le bon choix
02:34stratégique ?
02:35Alors, nous avons aussi tout de suite une réaction.
02:38Et je voulais l'avoir au 0826 300 300, cette réaction de vous, les auditeurs de Sud Radio.
02:43Nous partons à Cannes.
02:45Pierre, bonsoir, Pierre.
02:48Vous êtes à Cannes, hein ?
02:50Tout à fait, 29 degrés. Il fait beau.
02:52Vous avez devancé ma question. 29, ça va ?
02:55C'est correct.
02:56Ce n'est pas la canicule.
02:57Ce n'est pas la canicule, c'est parfait.
02:58Bon.
02:59Alors, la question du soir, Marine Le Pen, fait-elle le bon choix stratégique ?
03:04Vous, vous le sentez comment ?
03:06Parce qu'il y a des risques dans son choix.
03:09Rappelons-le, hier, le verdict de la Cour d'appel, elle se pourvoit en cassation.
03:14Et le risque, c'est que la Cour de cassation se réunisse, par exemple, avant le premier tour de l
03:20'élection présidentielle prévue en avril 2027.
03:24Et à ce moment-là, elle pourrait se lancer, enfin, continuer sa campagne avec un bracelet électronique.
03:30Alors, c'est risqué, Pierre ?
03:32C'est plus que risqué. Pour moi, je pense qu'elle a fait une erreur stratégique.
03:36Et je pense qu'elle est tombée dans un piège.
03:38Parce qu'évidemment qu'elle voulait se présenter.
03:40Et qu'elle était plus ou moins en concurrence avec son colistier, M. Bardella.
03:45Et à partir du moment où la Cour lui permettait de se présenter,
03:49puisqu'elle pouvait, là, puisque c'était tombé à 15 mois, son inégibilité,
03:56elle s'est engouffrée sans penser une seconde que, justement,
04:01la Cour allait se réunir pour ce qui est de la cassation avant le mois d'avril.
04:06Vous pensez vraiment qu'elle n'y a pas pensé, pour le coup ?
04:09Non, je pense qu'elle n'y a pas pensé parce qu'elle est entourée de conseillers.
04:14Donc, forcément, elle s'est dit...
04:15Alors que si elle avait attendu six mois, avec, justement, sans se présenter,
04:20c'est-à-dire qu'elle n'avait pas besoin de donner les rênes à M. Bardella,
04:25elle attendait le mois de février, c'est-à-dire au moment où elle rendait, quelque part, le collier.
04:31Et en février, elle avait quatre mois pour faire campagne.
04:34Et comme elle était quand même très haut dans les sondages,
04:36elle pouvait emporter l'élection, enfin, tout au moins, quand je dis emporter,
04:39elle était favorite et ça ne lui faisait pas perdre de temps ni d'audimat.
04:46Or, aujourd'hui, la position est telle qu'en février ou en mars,
04:51elle va se retrouver privée d'élection,
04:53parce que je ne pense pas qu'un candidat puisse se présenter
04:56alors qu'elle est censée être en prison.
04:59Parce qu'il faut reconnaître que le bracelet, c'est une prison.
05:02Voilà, c'est une des formes.
05:04Alors, merci Pierre, vous avez carrément lancé le débat.
05:07Et on va s'appuyer tout de suite, on l'a présenté comme ancien magistrat.
05:10Ah, Philippe Bilger, juste quand même, je voudrais rappeler que la Cour de Cassation
05:15se prononcera au plus tard, début avril 2027.
05:19Le calendrier est susceptible d'évoluer en fonction des facteurs procéduraux,
05:23nous dit la Cour de Cassation.
05:25Philippe Bilger, c'est donc risqué.
05:27Oui, mais en même temps, avec ces dernières nouvelles sur la date la plus tardive,
05:33en réalité, si je comprends bien, on est très proche du 2 mai 2027
05:41ou du premier tour de l'élection présidentielle.
05:44Premier tour, 18 avril.
05:45Voilà, moi je crois en définitive qu'elle a parfaitement pesé le pour et le contre
05:52et qu'en réalité, il y a eu quelque chose, pardon pour la banalité,
05:59qui l'a emporté sur un des plateaux de la Balance,
06:03c'est le fait qu'elle aurait vécu comme un immense gâchis
06:07alors qu'elle pouvait se présenter,
06:11puisque la Cour d'appel a fait en sorte qu'elle lui a déblayé le terrain.
06:18Pour le reste, ça dépendait que d'elle.
06:21Eh bien, à partir de ce moment-là, je ne l'aurais pas imaginé refuser d'y aller.
06:27Bon, Pierre nous dit au 0826 300 300, Yann Lodortz,
06:31que Marine Le Pen s'est plantée.
06:33Vous le voyez comme ça ?
06:35J'ai envie de dire, moi, c'est plutôt les adversaires politiques
06:37qui vont nous dire si le choix stratégique est bon ou pas.
06:42C'est la Coupe du Monde en ce moment
06:43et j'ai presque l'impression qu'on est en train tous de débattre aujourd'hui
06:47sur ce qui est arrivé hier, sur est-ce qu'il y avait pénalty ou est-ce qu'il n
06:49'y avait pas pénalty.
06:51Ça me fait penser des fois aux commentateurs dans le foot
06:53où on dit qu'il n'y a pas assez faute pour siffler pénalty.
06:57Ça fait vraiment penser à ça.
06:59Et donc, je pense qu'il y avait un choix à faire de se positionner.
07:04Elle a fait ce choix-là.
07:06Je pense que si ses opposants politiques ne gèrent pas bien la situation,
07:11elle ne va en tirer que des avantages.
07:12Donc, vous, vous dites positif,
07:15mais alors, les autres, les adversaires politiques, Pierre-Yves Martin,
07:18que vous représentez d'ailleurs, si ce soit...
07:21Juste revenir sur le caractère audacieux ou pas.
07:25Pour moi, elle a juste mis en place une tactique d'occupation de terrain.
07:29Elle n'avait finalement rien à perdre que d'y aller maintenant
07:33puisque si elle avait attendu,
07:35ce n'était pas évident qu'elle ait l'assurance de rebondir après.
07:39Mais en même temps, avec l'histoire de la remise de peine,
07:41si elle acceptait le rendu de la cour d'appel,
07:46elle était tranquille.
07:46Dès novembre, elle pouvait y aller sans bracelet.
07:49C'était ça aussi.
07:50Mais je pense qu'il y a quand même une stratégie d'occupation de terrain.
07:53C'est un peu le premier qui tire qui gagne.
07:56C'est ce que disait Yann Le Dord,
07:58c'est-à-dire en fonction des adversaires.
07:59Vous y voyez tous un match.
08:02Alors après, en écoutant hier soir
08:04les différents acteurs dirigeants politiques,
08:08il y a quand même ce sujet
08:11de traduction de l'éthique.
08:14C'est plutôt pour la première fois
08:16de la Ve République ou des Républiques,
08:19on assiste à un candidat
08:21qui est encore point lié
08:24avec des peines potentiellement exécutables.
08:28Et qui s'il arrive avec le bracelet électronique à l'Elysée,
08:33bénéficierait de l'immunité.
08:35Ça a été rappelé hier par le procureur général.
08:38Il y a quand même ce sujet de l'éthique.
08:40Et j'écoutais notamment hier soir François Ruffin
08:44qui porte ce sujet avec beaucoup d'énergie.
08:48Je ne sais pas si c'est de la conviction,
08:49mais au moins de l'énergie.
08:50Et je me demandais,
08:52parce qu'il y a une tactique qui est très intéressante
08:54chez Marine Le Pen,
08:56c'est qu'elle joue le sujet de l'injustice.
09:00De la victimisation.
09:01De la victimisation.
09:01Et donc du coup, ça peut porter,
09:04vu le contexte social qu'on traverse en ce moment,
09:07ça peut avoir un écho assez fort auprès de l'opinion publique.
09:10Alors, tous les trois, merci pour cette première réaction.
09:13Pierre Decan, au 0826 300 300,
09:16a bien lancé le débat.
09:17Vous voulez, vous aussi, vous immiscer dans ce débat.
09:20Vous êtes les bienvenus.
09:21La question du soir, Marine Le Pen fait-elle le bon choix stratégique ?
09:25Nous en parlerons aussi avec un invité.
09:26Dans un instant, Guillaume Caraillon,
09:28vice-président de l'UDR
09:30et avocat au barreau de Paris, d'ailleurs accessoirement.
09:33UDR, partenaire du RN à travers Éric Ciotti.
09:36On l'a vu, à tout de suite.
09:3917h20, les vraies voix Sud Radio.
09:41Sud Radio.
09:44Parlons vrai.
09:44Les vraies voix de l'été
09:46et un gros débat ce soir
09:48avec la question que nous vous posons.
09:50Marine Le Pen fait-elle le bon choix stratégique ?
09:54En un, se pourvoyant en cassation.
09:57Deux, en se lançant tout de suite dans la campagne présidentielle.
10:01Je vous rappelle que Marine Le Pen assure qu'elle sera candidate
10:04et fera campagne sans bracelet électronique.
10:07Or, si la cour de cassation se réunit avant le 18 avril,
10:11date du premier tour,
10:12elle pourrait décider de lui octroyer ce bracelet électronique.
10:17Alors, est-ce risqué ou pas ?
10:18Nous en parlons avec vous, les auditeurs de Sud Radio
10:210826 300 300
10:22avec nos trois vraies voix,
10:23Philippe Bilger, Pierre-Yves Martin, Yann Ledortz.
10:26Avant d'accueillir notre invité d'honneur,
10:29Guillaume Carayon, vice-président de l'UDR.
10:31Juste un mot pour conclure cette première partie.
10:34Donc vous, Philippe Bilger, vous dites
10:35non, elle ne s'est pas loupée stratégiquement.
10:38Non, alors, il est difficile d'être péremptoire sur un tel sujet.
10:44Tout-même, nous ne sommes pas dans les coulisses de Marine Le Pen.
10:47Si j'ose dire.
10:48Mais en tout cas, il me semble que par rapport à l'élément capital
10:53qu'aurait représenté son abstention à la présidentielle,
10:59les incommodités du bracelet, même prématuré, pèsent peu.
11:04Donc plutôt positif.
11:06Yann Ledortz, positif ?
11:07Très positif.
11:08C'est le phénix qui renaît de ses cendres.
11:10Elle gère le timing.
11:12Elle montre que globalement, la justice a évolué
11:14et a pris un peu de recul sur la décision
11:17qui pouvait empêcher une candidate de se présenter
11:19à l'élection principale qui est l'élection présidentielle.
11:22Moi, je pense que là,
11:24s'ils arrivent à gérer le binôme
11:26comme ils avaient tendance à le dire
11:27et que ce binôme reste très fort,
11:30elle va passer pour celle qui est capable
11:32d'affronter tous les combats.
11:34Alors, ça fait deux oui.
11:35Pierre-Yves Martin ?
11:36Elle joue, à fond,
11:38elle joue en fait,
11:40elle oppose l'idée de justice
11:43par rapport à la thématique du peuple.
11:47Et tout son enjeu,
11:49ça va être d'embarquer le peuple
11:51vers ce sentiment d'injustice
11:52au cas où ça se passerait mal pour elle.
11:55François-Louis Bourneau,
11:56qui est avec nous tout au long de cette émission,
11:58vous avez un oeil sur la consultation
12:00lancée sur Youtube,
12:03sur les réseaux sociaux.
12:03Que disent les auditeurs de Sud Radio ?
12:05Elle fait un bon choix
12:06ou un mauvais choix stratégique ?
12:07Écoutez, pour l'instant,
12:0853% des personnes
12:09qui ont voté sur notre page
12:11Youtube Sud Radio
12:11disent que, oui,
12:13elle a fait le bon choix stratégique.
12:14C'est pas énorme, 53.
12:15C'est pas énorme,
12:16c'est assez serré,
12:1747% de noms.
12:18Quand on regarde,
12:18on se dit que...
12:19On a des commentaires d'ailleurs
12:21de personnes qui nous écrivent
12:22et qui nous disent
12:22qu'il faut changer la loi.
12:24Casier judiciaire vierge,
12:26obligatoire pour tous les candidats
12:27à une élection.
12:28Les personnes qui ont un casier judiciaire
12:30ne devraient pas avoir le droit
12:31de se présenter voile.
12:33Ok, très bien.
12:35Et puis, on peut rappeler
12:35qu'il y a un sondage
12:36qui est sorti aussi.
12:3751% des Français
12:38pensent que Marine Le Pen
12:39a raison de maintenir
12:40sa candidature présidentielle.
12:42Donc, voilà,
12:42nos auditeurs qui sont raccords.
12:44Guillaume Carayon,
12:45bonsoir.
12:46Bonsoir.
12:47Vice-président de l'UDR,
12:48donc, nous vous présentons
12:49comme partenaire,
12:51vous me dites si je me trompe,
12:52mais plutôt partenaire du RN.
12:54On est d'accord.
12:54Oui, c'est ça.
12:55On est d'accord, c'est ça.
12:56Alors, bon choix
12:57ou pas bon choix stratégique ?
12:59Expliquez-nous votre point de vue.
13:01D'abord, je crois
13:02que c'est une nouvelle
13:02qui est rassurante
13:03pour notre démocratie,
13:04que la favorite
13:06de la prochaine élection présidentielle
13:07puisse se présenter
13:09au suffrage des Français.
13:10Moi, je m'en réjouis.
13:12Marine Le Pen
13:12retrouve son éligibilité.
13:14La Cour d'appel
13:15a considéré, au fond,
13:17et je crois à raison,
13:18que la peine d'inéligibilité
13:20avec exécution provisoire
13:21de première instance
13:22était, selon ses mots,
13:24une atteinte
13:25au processus démocratique
13:27et privée,
13:28d'une certaine manière,
13:29les Français
13:29de leur liberté de vote.
13:30Je rappelle que sur ce dossier,
13:33on n'a pas la preuve
13:35et c'est l'accord d'appel
13:37qui l'a montré
13:38qu'il y a eu
13:38un horreur personnel.
13:40C'est, au fond,
13:40un désaccord juridique
13:42avec le Parlement européen
13:44sur ce qu'est la mission
13:45d'un collaborateur parlementaire.
13:46Est-ce qu'il a le droit
13:47de faire de l'activité nationale,
13:49de l'activité politique nationale
13:50ou pas ?
13:51Alors, il lui est reproché
13:53d'avoir rémunéré
13:54quand même quatre
13:54de ses assistants.
13:56Bon, ça peut être aussi
13:57considéré comme un emploi fictif,
13:59quand même.
14:01Ce n'est pas, en tout cas,
14:02ce qui a été considéré,
14:03la qualification d'emploi fictif
14:04par le Parlement.
14:04Ça n'a pas été considéré,
14:06mais dans l'esprit.
14:07Donc, il lui est reproché
14:07d'avoir rémunéré
14:08quatre de ses assistants
14:09parlementaires européens
14:10avec les fonds alloués
14:11par l'Union européenne
14:12alors qu'il travaillait,
14:13en réalité,
14:14pour son parti,
14:15à l'époque,
14:15le Front national.
14:17Nous, on estime
14:18que c'est vraiment
14:19une divergence de vue
14:20qu'il y a avec le Parlement européen
14:22sur ce qu'est la mission
14:23d'un collaborateur parlementaire.
14:26La Cour d'appel
14:27a quand même,
14:28et ça, il faut le noter,
14:29réduit les peines
14:29qui avaient été prononcées
14:30en première instance.
14:32Bon, il y a le retour
14:33de l'éligibilité
14:34de Marine Le Pen
14:34et de tous les autres élus.
14:36Elle reste présumée innocente,
14:38il faut le rappeler.
14:39Aucune contrainte
14:40ne peut entraver
14:41son éligibilité.
14:42Elle va former
14:43un pourvoi en cassation
14:44dans les prochains jours
14:45contre sa condamnation
14:46parce qu'elle maintient
14:49son innocence
14:50elle dispose
14:51avec ses avocats
14:52de sérieux moyens de droit
14:53qui vont être tranchés
14:54par la Cour de cassation.
14:56Sur la question du timing
14:57pour l'adhésion
14:58de la Cour de cassation,
14:59vous savez,
15:00la Cour avait annoncé
15:01qu'en cas de pourvoi,
15:03elles sont saisirées
15:04avant la fin de cette année
15:06pour statuer
15:06sur la question
15:07de l'inéligibilité
15:08avant la présidentielle.
15:09Mais au fond,
15:10cette question,
15:11elle a été évacuée
15:12par la Cour d'appel.
15:13Donc la Cour de cassation
15:14a plus d'urgence
15:15à rendre une décision.
15:16C'est la raison
15:17pour laquelle nous,
15:17on estime
15:18que le pourvoi doit être examiné
15:19dans les délais habituels,
15:20c'est-à-dire 12 à 18 mois.
15:21Voilà, c'est ça.
15:23En fait,
15:23bon, merci Guillaume Carayon
15:25parce que vous vous recentrez bien
15:27finalement la question.
15:28C'est une histoire
15:29d'agenda,
15:30de timing,
15:30mais si la logique du timing
15:31est respectée,
15:32c'est comme ça.
15:33Sauf que quand même,
15:34la Cour de cassation
15:35a tendance à dire
15:35qu'il y a urgence.
15:36On voit bien que,
15:37alors qu'hier,
15:38la balle était dans le camp
15:39de Marine Le Pen,
15:40c'est à vous de choisir.
15:41Elle remet la balle
15:42dans le camp de la justice.
15:43Philippe Bilger,
15:44c'est habile, hein ?
15:46Absolument,
15:46mais Guillaume,
15:48je ne sais pas
15:48si je dois l'appeler
15:49monsieur le président
15:50ou maître,
15:51mais en réalité,
15:53Guillaume,
15:54là où je ne suis pas
15:57totalement en accord
15:58avec vous,
15:59je pense que la position
16:00juridique de Marine Le Pen
16:02sur le fond,
16:04malgré ce qu'elle a dit hier
16:05à TF1,
16:06me paraît tout de même
16:08assez faible.
16:09Mais en revanche,
16:10là où je vous rejoins
16:11totalement,
16:12c'est dans l'habilité
16:14de la juridiction d'appel
16:16qui a totalement déblayé
16:18le terrain pour elle
16:19en réglant le problème
16:20de l'inégibilité
16:22et en lui laissant
16:24la charge,
16:25en réalité,
16:26de choisir elle-même
16:28son futur politique.
16:31Et en ce sens-là,
16:32l'arrêt est très remarquable.
16:33Réaction,
16:34Pierre-Yves Martin ?
16:35Oui,
16:35alors je ne vois pas du tout
16:36ce qu'il y a de rassurant
16:38de voir Marine Le Pen
16:39pouvoir être candidate,
16:41comme s'il ne s'était
16:43rien passé.
16:44Alors,
16:45personne n'a parlé,
16:46mis à part vous,
16:47du sujet d'enrichissement,
16:49mais il y a quand même,
16:50quand on emploie
16:51des personnes
16:54sur des budgets
16:55qui ne sont pas affectables,
16:57ça pose quand même
16:58interrogation.
16:59Donc,
16:59tout n'est pas
17:01extraordinairement parfait
17:02et blanc
17:02comme on pourrait
17:03l'imaginer.
17:04donc,
17:04du coup,
17:05un,
17:06il n'y a rien de rassurant
17:06et deux,
17:08je trouve que
17:09aujourd'hui,
17:12on fait comme si
17:13tout était normalisé,
17:15tout se passait
17:16comme ça devait se passer
17:18et on n'a plus de repères,
17:20on n'a plus de barrières
17:21où on se dit
17:22stop,
17:22on arrête,
17:23ce n'est pas possible.
17:24Et le sujet
17:26n'est pas
17:26de savoir,
17:27parce qu'il y a une espèce
17:28d'hypocrisie
17:29ou de mascarade
17:30avec ce pourvoi en cassation.
17:31Le pourvoi en cassation,
17:33ce n'est pas à vous
17:33que je vais le dire,
17:34ça ne va pas traiter
17:35du fond,
17:36ça va traiter
17:37du respect
17:37des procédures
17:39qui ont été faites
17:40en appel
17:40et sur la première série.
17:43Donc,
17:43du coup,
17:44on n'aura pas plus
17:44avancé dans le fond
17:46en termes de responsabilité
17:47et d'honnêteté.
17:48Et évidemment,
17:49Pierre-Yves Martin,
17:50j'imagine que Yann Le Dors
17:51ne pense pas du tout
17:52comme vous.
17:53C'est surtout que
17:54moi,
17:54je suis loin du monde politique,
17:56loin du monde judiciaire.
17:57On rappelle,
17:58vous êtes chef d'entreprise
17:58dans le domaine
17:59de l'automobile.
18:00Je vois pas mon image
18:00du pénalty,
18:01c'est-à-dire que
18:03la loi,
18:03elle s'applique
18:04ou elle ne s'applique pas.
18:05Les délais,
18:05ils s'appliquent
18:06ou ils ne s'appliquent pas.
18:07Et on a l'impression
18:07aujourd'hui sur ce dossier
18:09qu'à un moment donné,
18:10on essaie d'accélérer
18:11ou de ralentir les choses,
18:12de jouer avec les limites
18:14de la règle
18:15pour savoir
18:15si ça peut profiter
18:16à l'un ou à l'autre.
18:16Qui ?
18:16La justice ?
18:17Vous dites on,
18:18la justice ?
18:18Tout à fait.
18:19D'accord.
18:19Et c'est ça qui est perturbant.
18:21Je vais reprendre une remarque
18:23qui a été faite
18:23par une personne en ligne
18:24qui était de dire
18:25si les gens condamnés
18:26n'étaient pas éligibles,
18:28ils ne devraient pas être éligibles
18:29et il n'y aurait plus de problème.
18:30En fait,
18:31tout est dans la construction
18:32des lois
18:33et si les lois doivent être changées
18:34ou pas.
18:35Si les gens étaient condamnés
18:36et ne pouvaient pas se présenter,
18:38il n'y aurait plus ce problème-là.
18:39Quand aujourd'hui,
18:40on voit ça
18:40en tant que citoyen,
18:41j'allais dire lambda,
18:42de très loin
18:43et qu'on voit
18:44qu'on a peut-être des députés
18:45qui ont déjà été condamnés
18:46et qui sont toujours députés,
18:48à un moment donné,
18:48on peut être en droit
18:49de se dire
18:49mais pourquoi
18:53l'élection suprême ?
18:54À partir du moment
18:55où la loi le permet,
18:57pourquoi ne pas le faire ?
18:58C'est une démonstration mathématique.
19:00Bon, merci
19:01les trois vrais voix.
19:02Évidemment,
19:02on va rester sur le sujet.
19:04Cher Guillaume Caraillon,
19:05merci de votre intervention,
19:07de votre expertise aussi
19:07parce que c'était
19:08la double casquette,
19:09l'homme politique
19:10et puis également
19:11l'avocat
19:12au barreau de Paris.
19:13Merci beaucoup Guillaume.
19:15Merci pour votre invitation.
19:15Merci à vous.
19:17Dans un instant,
19:18nous revenons
19:19qu'un d'ailleurs,
19:20Philippe Bilger,
19:21vous défierez
19:22les vrais voix
19:24sur votre vision
19:25de la stratégie
19:27de Marie Le Pen
19:28avec un angle
19:29bien précis.
19:30Restez bien avec nous,
19:32c'est du Philippe Bilger,
19:33c'est magnifique.
19:3517h20,
19:35les vrais voix
19:36Sud Radio.

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