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Pierre de Vilno reçoit les acteurs de l'info du jour, nos experts et nos journalistes dans #MidiNews
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00:00:00Bonjour à tous et merci de nous suivre sur Midi News.
00:00:02Dans quelques instants, Maître Pierre de Buisson, l'avocat de Cédric Jubilard, prendra la parole.
00:00:07Cinq ans après le meurtre de son épouse Delphine, Cédric Jubilard est passé aux aveux devant son avocat.
00:00:14Il a souhaité reconnaître sa culpabilité dans la disparition de sa femme.
00:00:18Aussi, dit-on, pour donner une sépulture à celle qui est la mère de ses deux enfants.
00:00:24C'est un rebondissement de taille dans cette affaire judiciaire.
00:00:28Ou même, souvenez-vous, l'aîné de ses enfants lui avait demandé pourquoi il avait tué maman.
00:00:32Les détails donc, dans un court instant, en direct sur Cédric Jubilard.
00:00:36L'autre actualité, c'est le décompte pour Marine Le Pen.
00:00:40La cour d'appel se prononce demain sur son éligibilité.
00:00:43Et on saura donc si elle peut concourir ou non à la prochaine présidentielle.
00:00:47La chef des députés RN s'est affichée hier à Liévin avec Jordan Bardella,
00:00:52voulant assurer que l'un et l'autre sont interchangeables sur le même programme présidentiel.
00:00:56Le point là-dessus dans ce Midi News.
00:00:58Et nous serons tout à l'heure avec l'eurodéputé RN, Mathieu Vallée.
00:01:02Enfin, une perquisition chez Jérôme Barrella, le principal suspect du viol et du meurtre de Liana.
00:01:07Son nom apparaît dans plusieurs autres affaires,
00:01:10dont celle de la petite 3A qui a affirmé avoir été violée une cinquantaine de fois.
00:01:14Et puis nous suivrons bien sûr les incendies.
00:01:16Sept départements en alerte.
00:01:17Tout cela après les dernières informations de Somaïa Labidi.
00:01:20Bonjour Somaïa.
00:01:21Bonjour Pierre et bonjour à tous.
00:01:23Conférence de presse de l'avocat de Cédric Jubilard à suivre d'une minute à l'autre sur notre antenne.
00:01:29Conférence de presse après le passage aux aveux du peintre plaquiste
00:01:32qui a reconnu avoir tué Delphine, la mère de ses deux enfants,
00:01:35dans une lettre adressée à son conseil.
00:01:38L'homme se dit prêt à donner des indications sur l'endroit
00:01:41où il a dissimulé le corps de la jeune infirmière disparue en 2020 à Cagnac-les-Mines.
00:01:46C'est l'autre actualité de ce lundi.
00:01:49Une perquisition est en cours chez Jérôme Barrella.
00:01:51Le principal suspect du meurtre de Liana a été extrait de sa cellule
00:01:56et conduit ce lundi matin à son domicile de Montestruc-sur-Gers pour y assister.
00:02:01Une centaine de gendarmes ont été mobilisés pour mener à bien cette opération.
00:02:05Et puis c'est l'autre actualité de ce début de semaine.
00:02:08Quatre bombardiers d'eau déployés par l'UE en soutien des milliers de pompiers
00:02:12toujours mobilisés sur le gigantesque incendie qui s'est déclaré ce week-end
00:02:17dans les Pyrénées-Orientales.
00:02:19Plus de 4 500 hectares sont déjà partis en fumée.
00:02:22Cinq personnes blessées, dont un soldat du feu.
00:02:25Les habitants de 26 communes ont été invités à évacuer.
00:02:28Laurent Nouniez, le ministre de l'Intérieur, est attendu sur place en tout début d'après-midi.
00:02:33Merci beaucoup Sommayel Abidi pour ces informations.
00:02:35Vous l'avez vu à l'écran de ma journée spéciale concernant le sort de Marine Le Pen en justice.
00:02:42Bien sûr, nous suivrons ça dès la matinale et dès aujourd'hui, bien sûr.
00:02:46Et dans ce Midi News à 13h30 tout à l'heure, l'eurodéputé RN Mathieu Vallée sera avec nous.
00:02:51À table, avec moi pour ce Midi News, Naïma M. Fadel.
00:02:53Bonjour Naïma.
00:02:54Bonjour Tanguy Hamon du service police-justice de CNews.
00:02:57Bonjour Joseph Touvenel.
00:02:58Bonjour Pierre.
00:02:59Merci d'être là. Rodolphe Carr également est avec nous.
00:03:02Tanguy, pour résumer, donc, cinq ans après le meurtre de Delphine Jubilard.
00:03:10Finalement, ses aveux, j'allais dire, un peu inattendus quand même.
00:03:14Oui, c'est vrai que c'est un véritable coup de théâtre, un énorme rebondissement dans cette affaire
00:03:17puisque jusque-là, Cédric Jubilard se tairait dans le silence.
00:03:21Il continuait à dire que non, il n'avait rien à voir avec la mort de Delphine.
00:03:24Ses avocats même qu'il avait épaulés en première instance étaient montrés particulièrement agressifs
00:03:30en attaquant chaque preuve les unes après les autres en disant
00:03:33« Non, ce n'est pas vrai, on peut la retourner » pour prouver justement que Cédric Jubilard n'a
00:03:37pas fait ça.
00:03:38Là, il a complètement cassé ce système de défense puisqu'il a fait ses aveux.
00:03:42Il a reconnu avoir tué Delphine.
00:03:44Il a expliqué d'ailleurs qu'il l'a tué une soirée lors d'une dispute
00:03:48après qu'elle lui ait révélé qu'elle avait un amant,
00:03:50qu'elle comptait donc le quitter et partir s'installer avec cet homme.
00:03:54Il a donné aussi quelques détails, énormément d'insultes lors de cette soirée.
00:03:58Il a dit aussi avoir utilisé sa voiture pour se débarrasser du corps.
00:04:02Ce corps, justement, un point très important de ce qu'a dit Cédric Jubilard,
00:04:06c'est qu'il est prêt à aider les enquêteurs justement pour le retrouver.
00:04:10Alors, Maître Pierre Debuisson prend place.
00:04:13Voilà la conférence de presse en direct sur CNews de l'avocat de Cédric Jubilard.
00:04:23On va prendre une photo de tout ce qu'on voit.
00:04:46Non, non, j'attends que tout le monde soit...
00:04:49Bon, c'est pas grave.
00:04:50Allons-y.
00:04:52Allons-y.
00:04:53Bonjour, bonjour à tous.
00:04:54Merci d'être venus.
00:04:56Avant de parler de Cédric Jubilard,
00:04:59moi, je voudrais d'abord rendre hommage à la mémoire de Delphine.
00:05:03Évidemment, j'ai une pensée émue pour elle à ce moment-là.
00:05:06À ce moment précis, j'ai une pensée aussi très forte pour ces enfants
00:05:10qui attendaient des questions, qui vivaient dans la certitude totale.
00:05:14Et aujourd'hui, j'espère que les réponses qui vont être apportées par Cédric Jubilard
00:05:18vont leur permettre de faire un deuil et surtout d'avoir une sépulture pour leur maman.
00:05:24Ça, c'est la chose la plus importante.
00:05:26Concernant maintenant Cédric Jubilard, moi, je l'ai rencontré il y a environ six mois.
00:05:31Il m'a désigné comme avocat.
00:05:33Je suis allé le voir régulièrement à la maison d'arrêt presque chaque semaine depuis le mois de janvier.
00:05:39et immédiatement, j'ai constaté, je l'ai déjà dit à plusieurs reprises,
00:05:42que j'avais affaire à un détenu différent des autres,
00:05:45indépendamment de la question de la culpabilité ou de l'innocence.
00:05:47Ce qui était flagrant, c'était sa grande fragilité
00:05:50qui était liée évidemment à la situation d'isolement carcéral,
00:05:54qui est un régime punitif auquel il est soumis depuis cinq ans,
00:05:57mais aussi aux médicaments très forts, très lourds,
00:05:59qui lui ont été administrés ces derniers mois et même ces dernières années,
00:06:02puisqu'il s'agit de neuroleptiques très puissants et d'antipsychotiques.
00:06:07Petit à petit, je lui ai demandé d'arrêter de prendre ces médicaments
00:06:11et surtout, je l'ai écouté, j'ai échangé avec lui,
00:06:16j'ai appris à le connaître, j'ai tissé une relation de confiance
00:06:19et progressivement et assez rapidement,
00:06:22j'ai ressenti que celui-ci avait le besoin profond de parler.
00:06:28Il était verrouillé quelque part psychologiquement depuis le début,
00:06:31verrouillé probablement en raison de l'immense pression médiatique
00:06:35qui était exercé sur lui à travers cette affaire,
00:06:36qui est donc l'une des plus grandes affaires criminelles françaises de ces dernières années.
00:06:41Verrouillé aussi probablement en raison de formes de brutalité qu'il a évoquées
00:06:44ou en tout cas de pression très forte de la part des enquêteurs.
00:06:48Il m'a dit lui-même, je me suis recroquevillé comme une huître sur mon rocher.
00:06:53Ensuite, il a été condamné, il a été incarcéré à l'isolement pendant cinq ans
00:06:57et ça a été très difficile pour lui de parler.
00:07:01Mais ce qui est certain, c'est que depuis le début, il avait besoin et envie de parler.
00:07:05Donc moi, je me félicite aujourd'hui de ce résultat et de ce travail
00:07:09qui est une grande victoire pour la justice,
00:07:12qui permet aussi de réconcilier le bien, la morale et le droit.
00:07:15Dans une affaire où tellement d'interprétations ont été faites,
00:07:19cette affaire qui a fait couler tellement d'encre,
00:07:21il y a eu tellement de questions, tellement de fantasmes.
00:07:23Enfin, aujourd'hui, nous avons la réalité, la vérité.
00:07:25Et ce souci de transparence et de vérité,
00:07:27c'est quelque chose qui nous tenait particulièrement à cœur depuis le début.
00:07:32Concernant le mécanisme du passage aux aveux,
00:07:36il y a eu cette relation de confiance qui s'est tissée.
00:07:39Et puis un jour, il y a quelques semaines, il m'a dit
00:07:41écoutez, maître, il faut que je vous dise la vérité, c'est moi.
00:07:45C'est moi, c'est moi qui suis à l'origine de la disparition de ma femme.
00:07:50L'explication qu'il donne est la suivante.
00:07:52Il s'agit d'un couple qui s'est dégradé inexorablement depuis plusieurs mois,
00:07:58avec des tensions de plus en plus fortes.
00:07:59Et c'est dans le cadre d'une énième dispute conjugale
00:08:02que les choses ont mal tourné.
00:08:04Et que celui-ci se retrouve donc à l'origine de la disparition de sa femme.
00:08:09Tétanisé, quand il a repris ses esprits et qu'il a réalisé son geste,
00:08:13quand il a réalisé ce qu'il avait fait,
00:08:15il a tout de suite pensé à ses enfants.
00:08:18Il n'a pas voulu leur infliger ce regard terrible,
00:08:22cette vision de ce corps inanimé de leur mère.
00:08:25Et donc, il s'est dit, il ne faut pas qu'il ne voit ça,
00:08:28donc je dois déplacer le corps.
00:08:30Il a pensé aussi, parce qu'il s'agit d'un être humain,
00:08:33mes enfants m'en voudront, ils ne me le pardonneront pas.
00:08:36Et donc, très rapidement, pour ne pas dire immédiatement,
00:08:38il a pris la décision de déplacer le corps de Delphine
00:08:41avec le véhicule.
00:08:43Et il a déplacé ce corps dans un endroit
00:08:45pour lequel il nous a donné quelques précisions,
00:08:47mais pas beaucoup de détails.
00:08:48Il réserve toutes les informations,
00:08:51tous les détails à la justice.
00:08:52Il est disposé à collaborer entièrement.
00:08:54Et moi, à ce stade, je formule le vœu très vif
00:08:56qu'on puisse évidemment retrouver Delphine
00:08:58pour lui donner une sépulture.
00:09:02Ce travail-là, c'est un travail que je n'ai pas fait seul.
00:09:05Je l'ai fait, c'est un travail d'équipe,
00:09:07avec une tierce personne,
00:09:08une personne qui va le voir régulièrement
00:09:09à la maison d'arrêt depuis plusieurs mois,
00:09:11qui nous a beaucoup aidés.
00:09:13Et je l'ai fait aussi avec mon père, Guy Debusson,
00:09:15à qui je donne la parole.
00:09:17Est-ce qu'il vous a donné des précisions ?
00:09:19D'abord, la parole à...
00:09:20Oui.
00:09:22Pierre, effectivement, à un certain moment,
00:09:24m'a demandé d'intervenir en me disant
00:09:26« Qu'est-ce que tu penses ? Va le voir ».
00:09:28Donc, c'est ce que j'ai fait.
00:09:29J'ai été immédiatement choqué
00:09:31par le délabrement psychologique de ce garçon.
00:09:33Alors, délabrement psychologique qui était dû à quoi ?
00:09:36On vit dans cette affaire un véritable scandale.
00:09:39Ça n'a échappé à personne.
00:09:40Ça fait 5 ans, en juin,
00:09:42ça aura fait 5 ans en juin qu'il y a tel isolement.
00:09:44Quand on sait que la Cour européenne considère
00:09:46que l'isolement, c'est un moyen de torture,
00:09:48on peut considérer, effectivement,
00:09:50qu'il y avait un abus.
00:09:52Le deuxième abus, il m'a expliqué,
00:09:54moi j'avais suivi le procès d'une manière assez particulière,
00:09:56que tous les soirs, pendant ce procès,
00:09:58pendant 3 semaines,
00:09:59il était extrait de la maison d'arrêt de Seyce,
00:10:02à 4 ou 5 heures du matin.
00:10:04On l'amenait à Albi,
00:10:061h30 de trajet,
00:10:07et le soir, à 17h,
00:10:08à la fin de l'audience,
00:10:09on le ramenait à Toulouse.
00:10:10C'est-à-dire que c'était encore un moyen très particulier
00:10:13d'anéantir le peu de force
00:10:15qui lui restait au plan psychologique.
00:10:17Donc, isolement pendant 5 ans,
00:10:19ce procès avec ces moyens,
00:10:21et des médicaments, ce que disait Pierre,
00:10:23qui étaient extrêmement forts,
00:10:24et qui le rendaient comme un légume.
00:10:25Moi, ce délabrement psychologique m'a laissé penser immédiatement,
00:10:29et c'est la raison pour laquelle j'ai accepté d'intervenir également,
00:10:31parce qu'on a un cabinet qui cultive l'ADN de la reconnaissance.
00:10:37Se présenter devant des juges en ayant reconnu les faits,
00:10:39c'est tellement plus agréable pour les magistrats,
00:10:41pour les avocats généraux,
00:10:43pour les procureurs,
00:10:44pour les partis civils,
00:10:45plutôt que de contester certains faits qui ne doivent pas l'être.
00:10:48Et l'ADN de notre cabinet,
00:10:50notre culture,
00:10:50c'est justement de faire en sorte de se rapprocher,
00:10:53de présenter au juge un dossier au plus près de la vérité.
00:10:56Et c'est ce qu'on a essayé de faire, bien évidemment.
00:10:58Et il a expliqué à Pierre, dans le détail,
00:11:00ce qu'il vous disait il y a quelques instants,
00:11:03le processus qu'il a amené, malheureusement,
00:11:05à une certaine extrémité.
00:11:07Il fournira tous les renseignements ultérieurs
00:11:10au magistrat qu'il entendra
00:11:11ou qu'il ne manquera pas de l'entendre.
00:11:13Mais en même temps,
00:11:14on s'aperçoit, et c'est de la conclusion,
00:11:17qu'en libérant sa conscience,
00:11:19il voulait aussi démontrer
00:11:22qu'il y avait peut-être une autre image de lui,
00:11:25c'est-à-dire qu'il y a une sensibilité chez l'homme
00:11:26qui est incontestable,
00:11:28et bien entendu des remords,
00:11:30des remords extrêmement profonds
00:11:31qui font que vis-à-vis de ses enfants,
00:11:34vis-à-vis des partis civils,
00:11:35vis-à-vis des tiers,
00:11:37il a beaucoup à dire.
00:11:38Alors on a,
00:11:38et j'en termine par là,
00:11:40on a dit que pendant le premier procès,
00:11:42il était mutique,
00:11:43qu'il ne disait rien.
00:11:44Mais quand je lui pose la question,
00:11:45ou quand on lui pose la question,
00:11:46il nous dit oui,
00:11:46parce que dès le matin,
00:11:47on me cachetonnait à mort,
00:11:49c'est-à-dire qu'on lui mettait
00:11:50des médicaments extrêmement puissants,
00:11:52extrêmement forts,
00:11:53qui en faisaient presque un zombie.
00:11:55Donc effectivement,
00:11:56il dit je n'ai pas répondu,
00:11:57maintenant je suis à même
00:11:58de répondre dans le détail,
00:12:00de répondre à toutes les questions
00:12:01qui me seront posées,
00:12:02mais surtout,
00:12:03je voulais libérer ma conscience,
00:12:04et je n'en ai jamais eu l'occasion,
00:12:06tout simplement parce que,
00:12:07là je vais faire une critique,
00:12:09les enquêteurs qui ont dit
00:12:11beaucoup de choses dans ce dossier,
00:12:13sont passés à côté
00:12:14de la quasi-totalité.
00:12:16Quand il dira à un magistrat
00:12:18ce qu'il nous a dit,
00:12:19vous serez extrêmement surpris,
00:12:20parce que manifestement,
00:12:21les enquêteurs ont voulu
00:12:22à tout prix,
00:12:22à tout prix,
00:12:23à tout prix,
00:12:24retenir certains éléments,
00:12:25alors que manifestement,
00:12:26c'était faux.
00:12:27Le travail que l'on a fait,
00:12:28que Pierre a fait dans un premier temps,
00:12:30et que j'ai complété,
00:12:31c'est un travail de mise en confiance,
00:12:33et je crois qu'effectivement,
00:12:34c'est l'essentiel
00:12:35dans un procès de justice,
00:12:36quel qu'il soit,
00:12:37c'est d'amener l'intéressé
00:12:39à ne pas dire des contre-vérités,
00:12:41mais à se rapprocher
00:12:42le plus possible de cette vérité,
00:12:43de manière à ce que,
00:12:44quand nous irons devant le juge,
00:12:45ou devant les juges,
00:12:46ou devant les jurés,
00:12:48eh bien,
00:12:48il n'y ait plus de contestation,
00:12:49et qu'à partir de cet instant,
00:12:50la justice,
00:12:51avec un grand J,
00:12:52retrouve un peu de ses forces,
00:12:55ce dont elle a beaucoup besoin
00:12:56en ce moment.
00:12:56Est-ce qu'il vous a donné
00:12:57des explications
00:12:58sur les conditions
00:12:59dans lesquelles il a soutenu sa compagne ?
00:13:00Est-ce qu'il s'agit de l'ence
00:13:01pour entraîner la mort
00:13:02sur l'attention de la neurée ?
00:13:04Est-ce qu'il y a une intention au homicide ?
00:13:05Est-ce qu'il va...
00:13:06Alors, oui,
00:13:07il nous a donné
00:13:08un certain nombre d'éléments,
00:13:09de contexte,
00:13:10évidemment,
00:13:11un contexte
00:13:12qui trouve ses sources
00:13:13plusieurs semaines,
00:13:14plusieurs mois
00:13:14avant cette nuit dramatique,
00:13:16mais s'agissant des précisions,
00:13:17vous vous en doutez,
00:13:18elles seront données aux magistrats
00:13:19qui l'interrogeront,
00:13:20et encore une fois,
00:13:21il est important de rappeler
00:13:22qu'il se tient à la disposition
00:13:23des juges,
00:13:23et en ce qui nous concerne,
00:13:25nous espérons que tout sera fait
00:13:26avec l'aide de Cédric Jubilard
00:13:28pour retrouver le corps de Delphine.
00:13:30Il n'y a rien de plus important aujourd'hui.
00:13:31Quel crédit vous accordez
00:13:32aujourd'hui
00:13:33à ces confessions ?
00:13:34Total.
00:13:35Alors que,
00:13:36durant cette affaire,
00:13:37les manipulations,
00:13:38et d'ailleurs,
00:13:39on a parlé du manipulateur,
00:13:41est-ce que vous accordez un crédit
00:13:43et quel est ce crédit ?
00:13:44Un crédit total.
00:13:45Un crédit total.
00:13:46Vous n'avez pas de doute ?
00:13:46Non,
00:13:47parce qu'il soulage sa conscience,
00:13:48comme mon père l'a dit,
00:13:49c'est quelque chose
00:13:50qui émane
00:13:51d'un profond sentiment,
00:13:53un profond besoin
00:13:54et d'une envie réelle
00:13:55qui date
00:13:56dès le départ,
00:13:57en fait.
00:13:58Parce qu'à partir du moment
00:13:59où il réalise
00:14:00ce qu'il a fait,
00:14:01où il reprend ses esprits,
00:14:03il est face à un choix
00:14:05humain
00:14:05qu'on peut imaginer
00:14:06et qu'on voit
00:14:06dans des scènes
00:14:07de films américains
00:14:08et il pense
00:14:09à ses enfants d'abord.
00:14:10Et à partir de là,
00:14:11il va être pris
00:14:11dans cet engrenage
00:14:12qui l'amène
00:14:13à rester mutique
00:14:14et à s'enfermer
00:14:14dans ce mensonge
00:14:15jusqu'à aujourd'hui.
00:14:16C'est évident,
00:14:18on l'a vécu
00:14:18dans d'autres procès,
00:14:19vous savez lesquels,
00:14:20puisque nous étions
00:14:21également partie prenante.
00:14:23À partir du moment
00:14:24où on s'aperçoit
00:14:25que la personne
00:14:25est décédée,
00:14:26il y a deux alternatives,
00:14:28pas trois,
00:14:28c'est un,
00:14:29j'appelle la gendarmerie
00:14:30ou la police
00:14:30et je dis,
00:14:31voilà,
00:14:31venez vite
00:14:32et voilà ce qui vient
00:14:32de se passer
00:14:33ou au contraire
00:14:33il y a un moment
00:14:34de panique
00:14:34pendant lequel
00:14:35on ne sait pas trop
00:14:36ce qu'il faut faire
00:14:37et la meilleure des choses
00:14:38à ce moment-là
00:14:38c'est de tenter
00:14:39de dissimuler
00:14:40et c'est ce qu'il a fait.
00:14:41Et il n'a jamais eu
00:14:42la possibilité,
00:14:43c'est ce qu'il précise,
00:14:44il n'a jamais eu
00:14:45les moyens
00:14:47de pouvoir dire la vérité.
00:14:49On ne l'a jamais mis
00:14:49en confiance
00:14:50et ce qu'a réussi
00:14:50à faire Pierre
00:14:51c'est assez exceptionnel
00:14:52et c'est notre travail aussi,
00:14:53c'est l'ADN,
00:14:54je le disais,
00:14:55du cabinet,
00:14:55c'est de faire en sorte
00:14:56que bien toutes les personnes
00:14:57qui contestent bêtement
00:14:59il faut les écarter
00:15:00parce que se présenter
00:15:01devant des juges
00:15:02en disant
00:15:03qu'un dossier rose
00:15:03est devenu bleu
00:15:04c'est complètement stupide.
00:15:06La réalité de ces affaires
00:15:07c'est tout simplement
00:15:08qu'il faut se rapprocher
00:15:09le plus possible
00:15:10de la vérité.
00:15:11Alors tout ce qu'il nous a dit
00:15:11pour répondre à votre question,
00:15:13tout ce qu'il nous a dit
00:15:13on y croit parfaitement
00:15:15parce que ça ne s'est pas fait
00:15:16en quelques minutes.
00:15:17On l'a vu,
00:15:17on l'a revu,
00:15:18on l'a revu
00:15:18et au fur et à mesure
00:15:19on s'est bien aperçu
00:15:20qu'il nous disait la vérité.
00:15:21Il y a plusieurs semaines
00:15:25qu'on est informé
00:15:26la lettre
00:15:26on l'a reçue
00:15:27la semaine dernière
00:15:27avec une semaine de retard
00:15:29en raison de problèmes
00:15:30à la poste.
00:15:31Est-ce que la justice
00:15:31était au courant
00:15:32de la publication
00:15:34dans la presse ?
00:15:35Non, non.
00:15:36Personne n'est informé.
00:15:38La justice n'a pas joué le jeu.
00:15:40Ça fait des mois et des mois
00:15:41que Pierre et moi
00:15:42par la suite
00:15:42nous nous battons
00:15:43pour qu'ils sortent
00:15:44de l'isolement
00:15:45dont je répète
00:15:46la Cour européenne
00:15:46considère que c'est une torture.
00:15:48Et malgré toutes nos demandes
00:15:49y compris au ministre
00:15:50il est resté à l'isolement
00:15:51vous savez ce que c'est
00:15:525 ans isolé seul
00:15:54Abdeslam
00:15:55est à l'isolement
00:15:56on peut le comprendre
00:15:56c'est un terroriste sanguinaire
00:15:58lui aucune raison
00:16:00alors on nous répondait
00:16:01systématiquement
00:16:02c'est pour le protéger
00:16:03Jumillard
00:16:04il n'a pas besoin
00:16:04d'être protégé
00:16:05Est-ce que Jumillard
00:16:05était au courant
00:16:06de la publication
00:16:07de ses avions ?
00:16:08Non mais bien sûr
00:16:10évidemment
00:16:10il souhaite
00:16:11non mais
00:16:12cette démarche
00:16:13il était pressé
00:16:14il nous a même demandé
00:16:15alors quand
00:16:15alors quand
00:16:15c'est une démarche
00:16:17qui se fait
00:16:17en collaboration avec lui
00:16:19moi j'ai servi
00:16:20de catalyseur
00:16:21mais encore une fois
00:16:24c'est un aveu
00:16:25que lui a voulu faire
00:16:26Est-ce que vous avez
00:16:27une croix
00:16:27qu'il était cachemonnaie ?
00:16:29Oui on a des ordonnances
00:16:30on a des ordonnances
00:16:31on a plusieurs ordonnances
00:16:32on parle de neuroleptiques
00:16:33on parle d'antipsychotiques
00:16:35très puissants
00:16:35Non mais ce qu'il faut
00:16:36ce qu'il faut
00:16:37ce qu'il faut
00:16:37c'est ne pas dire
00:16:38n'importe quoi
00:16:39l'ancienne défense
00:16:40avait les certificats
00:16:41donc
00:16:42s'il est très important
00:16:43dans ce dossier
00:16:43on sera très pointu
00:16:44dans le cadre
00:16:45de sa défense
00:16:46on ne peut plus
00:16:47accepter
00:16:47que soient dites
00:16:48des choses
00:16:49qui ne ressemblent pas
00:16:49le reflet de la vérité
00:16:51nous on a une limite
00:16:52il nous a expliqué
00:16:54on pense de manière
00:16:56quasi certaine
00:16:56que ce qu'il dit
00:16:57est la vérité
00:16:58à partir de là
00:16:58c'est lui qui va s'expliquer
00:16:59c'est pas nous
00:17:00mais il ne faut pas non plus
00:17:01qu'on commence
00:17:02à interpréter les choses
00:17:03négativement
00:17:04moi je pense que sa démarche
00:17:05elle est très positive
00:17:06et qu'à partir de cet instant
00:17:07l'institution judiciaire
00:17:08qui est malmenée
00:17:09en ce moment
00:17:10doit en être très satisfaite
00:17:11les partis civils
00:17:12très satisfaites
00:17:13et l'accusation
00:17:13très satisfaite
00:17:14Vous dites que la justice
00:17:15ne joue pas le jeu
00:17:16vous dites
00:17:16la justice ne joue pas le jeu
00:17:18et vous semblez dire
00:17:19maître de Buisson
00:17:20que l'enquête
00:17:21a été plus ou moins bâclée
00:17:23Vous le verrez
00:17:23avec tous les éléments
00:17:25tout a été mal fait
00:17:26non mais c'est flagrant
00:17:27tout a été mal fait
00:17:28plus que bâcle
00:17:29pas tout
00:17:29mais ça a été vraiment bâclé
00:17:31si le travail avait été fait
00:17:32sérieusement
00:17:33au bout de 48 heures
00:17:34toutes les informations
00:17:35auraient été recueillies
00:17:36et le corps de Delphine
00:17:37aurait été retrouvé
00:17:37Donc 6 ans d'instruction
00:17:39pour rien ?
00:17:39On repart à zéro
00:17:40La question essentielle
00:17:41c'est le constat d'aujourd'hui
00:17:43comment deux avocats
00:17:45réussissent en quelques semaines
00:17:47à le faire avouer
00:17:48puisqu'il avoue
00:17:49il n'a pas un meurtre
00:17:50j'ai entendu tout à l'heure
00:17:51le meurtre
00:17:51il n'avoue pas un meurtre
00:17:52attention aux qualifications juridiques
00:17:54il avoue bien entendu
00:17:56avoir donné la mort
00:17:57à son épouse
00:17:59mais à partir de cet instant
00:18:01on doit s'en tenir
00:18:03uniquement à ses aveux
00:18:04il n'est pas question
00:18:05de revenir sur des détails
00:18:06qui manifestement
00:18:07ne sont pas le reflet de la vérité
00:18:19Il reconnaît être à l'origine
00:18:21de la mort de sa femme
00:18:22pour les détails
00:18:24il les donnera au magistrat
00:18:25c'est évidemment prématuré
00:18:29Ce sont des détails
00:18:30qu'il réservera au magistrat
00:18:31à vous en douter
00:18:32on ne peut pas tout vous donner maintenant
00:18:36Non, il a essayé d'échanger
00:18:37beaucoup avec ses enfants
00:18:39Ah oui, on lui a toujours bloqué
00:18:40tous les échanges par voie postale
00:18:43Il a été isolé à tout point de vue
00:18:44Toutes les lettres
00:18:45qu'il a adressées à ses enfants
00:18:47les lettres n'arrivaient jamais
00:18:48c'est-à-dire que même là
00:18:49on l'a coupé de ses enfants
00:18:51Est-ce qu'un état actuel
00:18:53de l'affaire telle que vous la connaissez
00:18:55de la situation telle qu'elle se présente
00:18:56est-ce que vous pensez
00:18:57qu'un procès d'appel
00:18:59pourra se tenir à septembre ?
00:19:00C'est impossible
00:19:01On parlait de la qualité de la justice
00:19:03et des difficultés
00:19:04qu'elle a actuellement
00:19:05Je parle de justice avec un grand J
00:19:07Il est évident qu'il faut laisser
00:19:09du temps au temps
00:19:09et que par voie de conséquences
00:19:11Je le lisais ce matin
00:19:12dans le journal local
00:19:14La dépêche du midi
00:19:15Tout est à reprendre
00:19:16Tout est à reprendre
00:19:17Et effectivement
00:19:19si l'enquête avait été faite
00:19:21de manière correcte
00:19:22dès le départ
00:19:23ce que nous avons fait
00:19:24en quelques semaines
00:19:25ça aurait pu être fait
00:19:25à l'époque en quelques mois
00:19:27Il faut qu'il soit entendu
00:19:27Non mais attendez
00:19:28il faut qu'il soit entendu
00:19:29Ensuite il faut qu'il y ait des fouilles
00:19:31en espérant qu'on retrouve
00:19:32le corps de Delphine
00:19:33Il faut qu'il y ait des analyses
00:19:34sur le corps de Delphine
00:19:35si on le retrouve
00:19:35ce que j'espère vivement
00:19:36Il faut qu'il y ait une nouvelle
00:19:37expertise psychologique
00:19:38et psychiatrique
00:19:39parce que tout ce qui a été fait
00:19:40n'était basé que sur du néant
00:19:41et donc évidemment
00:19:42ça va prendre du temps
00:19:43Il faut qu'on arrête
00:19:44de lui donner des médicaments
00:19:45Oui on le force à prendre
00:19:48la langue ou de les recracher
00:19:49dans les toilettes
00:19:50On n'invente pas ça
00:19:51si vous voulez
00:19:52Pour obtenir les confessions
00:19:54Ah non pas les confessions
00:19:55En tout cas pour obtenir
00:19:57par loire les confessions
00:19:58de Cédric Jubilat
00:19:59vous parlez d'une tierce personne
00:20:02Est-ce qu'il est possible
00:20:03de savoir
00:20:03Pas pour l'instant
00:20:04On le réserve pour la justice aussi
00:20:05C'est une personne
00:20:07qui a fait du bon travail
00:20:09sur le plan psychologique
00:20:11puisque c'est un travail psychologique
00:20:12que nous avons mené
00:20:12et qui m'a aidé
00:20:15considérablement
00:20:16mais elle ne se tient pas
00:20:17à révéler son identité
00:20:18pour le moment
00:20:18pour des raisons évidentes
00:20:20On ne peut pas être assailli
00:20:21par la presse
00:20:21C'est une proche
00:20:22C'est un proche
00:20:23ou un expert ?
00:20:23C'est une personne
00:20:24qui va le voir régulièrement
00:20:25à la maison d'arrêt
00:20:25Vous le verrez
00:20:26On ne sait pas
00:20:29On ne sait pas
00:20:30C'est les magistrats
00:20:31qui décideront
00:20:31Nous nous sommes toujours
00:20:33très mécontents
00:20:34qu'il soit dans une situation
00:20:35particulière
00:20:35actuellement il est au CRPC
00:20:37qui est un institut structurel
00:20:39un peu particulier
00:20:40dans la maison d'arrêt
00:20:40mais j'insiste bien
00:20:425 ans d'isolement
00:20:43avec une prise quotidienne
00:20:45de cachet
00:20:46c'est insupportable
00:20:47Parce qu'il est vrai
00:20:48que s'il n'avait pas été
00:20:48placé à l'isolement
00:20:49et s'il n'avait pas eu
00:20:50ses médicaments
00:20:51il aurait fort à parier
00:20:52que des révélations
00:20:53auraient pu être faites
00:20:54il y a 3 ou 4 ans
00:20:55Et comment vous expliquez
00:20:56que depuis le début
00:20:57de cette affaire
00:20:59c'est-à-dire depuis
00:21:016 ans
00:21:03Cédric Jubilard
00:21:03tout le monde est passé
00:21:05à côté de sa personnalité
00:21:07Totalement
00:21:09Psychologiquement
00:21:09il fallait le prendre
00:21:10il fallait savoir le prendre
00:21:11il fallait être à l'écoute
00:21:12il fallait arrêter de le juger
00:21:13parce que tout de suite
00:21:14il y a quand même une idée
00:21:15qui s'est propagée
00:21:16dans ce village
00:21:19auprès de ses proches
00:21:20puis dans la presse
00:21:21dans les médias
00:21:21comme quoi il s'agissait
00:21:22du vilain petit canard
00:21:23alors je le défends
00:21:25je suis son avocat
00:21:26mais je ne suis pas là
00:21:26pour dire que c'est un saint
00:21:27puisqu'il a commis un acte
00:21:29qui est un acte
00:21:30extrêmement sérieux
00:21:30mais en même temps
00:21:31tout le monde est passé
00:21:32à côté de sa personnalité
00:21:33c'est vrai
00:21:34Pour quelle raison pour toi ?
00:21:35Parce que ça a été bâclé
00:21:37ça a été bâclé
00:21:38le travail de fond
00:21:39n'a pas été fait
00:21:39par les psychologues
00:21:40les psychiatres etc
00:21:41Je pense qu'il fallait
00:21:42l'écouter d'abord
00:21:43il fallait l'écouter
00:21:44être à l'écoute
00:21:44prendre le temps
00:21:45de savoir ce qui lui faisait peur
00:21:46parce que c'est un homme
00:21:48qui a peur
00:21:48et qui est terrorisé
00:21:49depuis le premier jour
00:21:50malgré le visage
00:21:51qu'il donne à voir
00:21:52c'est un homme
00:21:53qui est paniqué
00:21:54depuis le premier jour
00:21:55J'écoute des témoignages
00:21:56de Saint-Gaou
00:21:58confirmatifs
00:21:58qu'il a réunis
00:21:59On verra ça plus tard
00:22:03L'important est de considérer
00:22:05qu'en libérant sa conscience
00:22:07on va découvrir
00:22:08un autre personnage
00:22:09ça va révéler sa sensibilité
00:22:11ça va révéler bien sûr
00:22:13ses remords
00:22:13puisqu'il les reconnaît
00:22:14mais aussi sa sensibilité
00:22:15ses qualités d'homme
00:22:16alors que bon
00:22:17vous y étiez tous
00:22:18lors du premier procès
00:22:19on a dit
00:22:19il est mutique
00:22:20il ne s'explique pas
00:22:21il n'est pas sympathique
00:22:22etc
00:22:23là avec ce procès
00:22:24c'est sa sensibilité
00:22:26pour te répondre
00:22:27il avait besoin
00:22:28d'être rassuré
00:22:28c'est quelqu'un
00:22:29qui avait besoin
00:22:30d'être rassuré
00:22:31et qui avait besoin
00:22:32d'accepter
00:22:34ce qu'il a fait
00:22:35ce qui a été très difficile
00:22:36au départ
00:22:36tout à fait
00:22:37un nouvel homme
00:22:37avec une sensibilité d'homme
00:22:39qui n'a jamais été recherché
00:22:41et qui n'a jamais pu mettre
00:22:42un exergue
00:22:43tout simplement
00:22:43parce que
00:22:44tout le monde
00:22:45est passé à côté
00:22:46tout le monde
00:22:47pas au niveau
00:22:48de la culpabilité
00:22:48puisqu'il a été condamné
00:22:49mais au niveau de l'analyse
00:22:51propre de sa personnalité
00:22:54je pense qu'effectivement
00:22:55ce que tu disais
00:22:56c'est vrai
00:22:56si jamais le travail
00:22:58avait été bien fait
00:22:58au bout de quelques semaines
00:22:59ou quelques mois
00:23:00il aurait avoué
00:23:00parce qu'il avait ce besoin
00:23:01d'avouer
00:23:02et ça c'est très important
00:23:03il fallait qu'il libère
00:23:04sa conscience
00:23:04le besoin et l'envie
00:23:05vous nous dites
00:23:06que c'est un nouveau
00:23:07fiasco judiciaire
00:23:08aujourd'hui
00:23:10disons qu'il a été condamné
00:23:14justement et injustement
00:23:15injustement
00:23:16parce qu'il a été condamné
00:23:17sur l'absence totale
00:23:18de preuves
00:23:18avec des expertises
00:23:20dont les conclusions
00:23:21sont pour la plupart
00:23:22totalement aberrantes
00:23:24mais en même temps
00:23:24il était coupable
00:23:25c'est ça qui rend
00:23:26les choses intéressantes
00:23:27et cet aveu aujourd'hui
00:23:28va permettre d'apporter
00:23:29des réponses
00:23:30et des explications
00:23:30à la famille
00:23:31ça c'était essentiel
00:23:32pour nous
00:23:33et aussi
00:23:34de faire en sorte
00:23:35que la justice passe
00:23:36enfin dans ce dossier
00:23:36est-ce qu'il regrette
00:23:37ce qui s'est passé ?
00:23:38évidemment
00:23:38à travers vous
00:23:39faire passer un message
00:23:40oui
00:23:41il est emprunt
00:23:42de regrets profonds
00:23:44sincères
00:23:44il y pense en permanence
00:23:46c'est quelque chose
00:23:47qui l'affecte considérablement
00:23:48il est déjà fragilisé
00:23:50par encore une fois
00:23:51ce qu'on a évoqué
00:23:51c'est à dire
00:23:52cette situation
00:23:52d'isolement carcéral
00:23:53punitive
00:23:54mais il est surtout
00:23:55très affecté
00:23:56par l'absence de lien
00:23:56avec ses enfants
00:23:57ça c'est quelque chose
00:23:58qui le ronge profondément
00:24:00et le fait qu'il ne puisse
00:24:00même pas échanger
00:24:01par voie
00:24:01par courrier
00:24:02par voie postale
00:24:03parce qu'on lui bloque
00:24:03tous les accès
00:24:04c'est quelque chose
00:24:04qui est quand même
00:24:05très difficile à vivre
00:24:05mais évidemment
00:24:06ce geste
00:24:07qui est quand même
00:24:07il faut le préciser
00:24:08c'est le pire geste
00:24:09de toute sa vie
00:24:10sur lequel il est jugé
00:24:11qu'on lui rappelle
00:24:12en permanence
00:24:13au sein de la maison d'arrêt
00:24:13pour les rares personnes
00:24:14qui le voient
00:24:15c'est à dire les surveillants
00:24:16il n'est résumé aujourd'hui
00:24:18Cédric Jubilard
00:24:18qu'au quelques instants
00:24:20du pire geste de sa vie
00:24:21qu'il regrette par dessus tout
00:24:22qu'est-ce qu'il a à dire
00:24:23justement à la famille
00:24:24de Delphine Jubilard
00:24:24pardon
00:24:25c'est ce qui
00:24:26dans la lettre
00:24:27il dit
00:24:28pauvres enfants
00:24:28pauvres Delphines
00:24:30oui
00:24:30vous dites à vous
00:24:31alors que c'est une nouvelle stratégie
00:24:32de défendre surtout
00:24:33non
00:24:33c'est pas une stratégie
00:24:35c'est tout simplement
00:24:35qu'on s'adaptera
00:24:36à ce qu'il dira
00:24:37et en fonction de ça
00:24:38comme je l'ai dit tout à l'heure
00:24:39notre but
00:24:40comme dans tous les dossiers
00:24:41que nous avons
00:24:42c'est de nous rapprocher
00:24:43le plus possible
00:24:44de la vérité
00:24:44sans artifice
00:24:45c'est à dire
00:24:46c'est pas une stratégie
00:24:47c'est tout simplement
00:24:47il va s'expliquer
00:24:48en fonction de ça
00:24:49on le défendra
00:24:50on a été des catalyseurs
00:24:52des catalyseurs
00:24:53c'est à dire
00:24:53qu'on a permis
00:24:54une réaction positive
00:24:55mais qui était bloquée au départ
00:24:56le pourquoi du fait
00:24:57qu'on lui intervise
00:24:58et qu'il communique
00:24:58avec ses enfants
00:24:59et non
00:24:59il n'y a pas d'explication
00:25:03pourquoi
00:25:04on a écrit
00:25:09au défenseur des droits
00:25:10pour signaler
00:25:11la multitude d'anomalies
00:25:13qui font que
00:25:13aujourd'hui
00:25:14de façon objective
00:25:15encore une fois
00:25:16Cédric Huillard
00:25:17n'est pas un saint
00:25:17il est à l'origine
00:25:18de la disparition de sa femme
00:25:19mais il est soumis
00:25:20à des conditions carcérales
00:25:21qui sont pires
00:25:21que la plupart des terroristes
00:25:22ça interroge
00:25:23il bénéficie quand même
00:25:24d'un casier judiciaire vierge
00:25:25il sera condamné
00:25:26il n'a jamais été condamné
00:25:27par la justice
00:25:28avant ces faits-là
00:25:28alors qu'il a presque 40 ans
00:25:30il s'agit d'un acte isolé
00:25:32et donc on a du mal
00:25:33à comprendre
00:25:33pourquoi
00:25:34depuis 5 ans
00:25:35il subit
00:25:35ce régime carcéral
00:25:36qui encore une fois
00:25:37est celui des pires terroristes français
00:25:39est-ce que vous avez
00:25:39concerné l'administration pénitentiaire
00:25:41sur la fin de son ex-économie ?
00:25:43non non
00:25:44personne ne joue le jeu
00:25:45on nous met des bâtons
00:25:45dans les roues en permanence
00:25:46que ce soit
00:25:47l'administration pénitentiaire
00:25:48ou d'autres personnes
00:25:48est-ce que vous pensez
00:25:49qu'avec ces révélations
00:25:51avec ces aveux
00:25:51il peut justement
00:25:52avoir une administration
00:25:53un peu plus compréhensible ?
00:25:55on verra
00:25:55mais c'est aussi
00:25:57l'administratif
00:25:58non non
00:25:59vous savez
00:26:01l'échelle
00:26:02elle démarre
00:26:03au niveau local
00:26:05c'est-à-dire
00:26:05direction de la maison d'arrêt
00:26:08parquet général
00:26:09puisque c'est le parquet général
00:26:10qui est saisi au niveau
00:26:11bien entendu
00:26:12du procès
00:26:13ensuite
00:26:14le ministre
00:26:15qui a été saisi également
00:26:16personne ne répond
00:26:17favorablement
00:26:18non
00:26:18il faut préciser
00:26:19que
00:26:20les magistrats aussi
00:26:21ont été sollicités pour avis
00:26:22et qui n'ont pas répondu
00:26:23oui
00:26:24on a un document
00:26:25dans lequel les magistrats
00:26:26à la cour d'assises
00:26:27ont été sollicités
00:26:29pour savoir pourquoi
00:26:29Cédric Jubilar
00:26:30restait à l'isolement
00:26:31ils n'ont pas donné répondre
00:26:32donc
00:26:33bon c'est silence radio
00:26:34depuis le début
00:26:35vous croyez sa parole
00:26:37mais quel détail
00:26:38vous êtes à vous
00:26:39ça fait plusieurs semaines
00:26:40qu'on travaille
00:26:41sur cette question là
00:26:42donc aujourd'hui
00:26:43on a des certitudes
00:26:43c'est trop tôt
00:26:47c'est beaucoup trop tôt
00:26:49il y a quelques semaines
00:26:49on a appris que Maître Berton
00:26:51allait quitter la défense
00:26:52mais non mais ça aussi
00:26:53c'est une erreur
00:26:55à partir du moment
00:26:56où il a considéré
00:26:57qu'il allait faire des aveux
00:26:59etc
00:26:59il a dit
00:27:00je ne prends pas
00:27:01un troisième avocat
00:27:02qui ne servira à rien
00:27:02il a écrit à Maître Berton
00:27:04et Berton l'a reconnu
00:27:05il a dit
00:27:06il m'a écrit
00:27:06en me disant
00:27:07qu'il se passait
00:27:07dorénavant au service
00:27:08en pensant
00:27:09que Maître Berton
00:27:10ne serait pas assez disponible
00:27:11et quand vous écrivez
00:27:12que c'est un avocat
00:27:13qui l'a quitté
00:27:13non c'est encore une erreur
00:27:14c'est pour ça que je disais tout à l'heure
00:27:16il va falloir recentrer dorénavant
00:27:17parce que trop de choses négatives
00:27:19ont été dites
00:27:20malencontreusement
00:27:20contre lui
00:27:21lors du premier procès
00:27:22alors que manifestement
00:27:23encore une fois
00:27:24bon il va falloir revenir
00:27:25à l'humanité
00:27:26et considérer
00:27:27que c'est un homme
00:27:28qui doit être jugé
00:27:28comme tous les hommes
00:27:29vous avez une dernière question
00:27:31votre client est prêt
00:27:32à un transport de justice
00:27:33sur place
00:27:33bien sûr
00:27:34il est prêt à tout
00:27:34à collaborer
00:27:35totalement avec la justice
00:27:39c'est trop tôt
00:27:39mais plus tard
00:27:40il espère
00:27:42les récupérer un jour
00:27:43on a quand même le sentiment
00:27:44que du début à la fin
00:27:44de cette affaire
00:27:45il a gardé la main
00:27:46sur la chronologie
00:27:48sur la révélation
00:27:49non pas du tout
00:27:49il a subi
00:27:50ça ne veut pas dire un petit peu
00:27:51allez vous n'allez pas
00:27:52une expérience
00:27:52mais instrumentaliser les gens
00:27:54pas du tout
00:27:54c'est une mauvaise impression
00:27:55non
00:27:56non il a subi
00:27:57on vient de l'indiquer
00:27:58depuis le début
00:27:58il a subi énormément de choses
00:27:59il a commis un acte
00:28:01répréhensible et terrible
00:28:03il s'est enfermé
00:28:04dans une forme de mensonge
00:28:05pour les raisons
00:28:06que j'ai évoquées tout à l'heure
00:28:08considérer qu'il fallait
00:28:09préserver ses enfants
00:28:10de cette vision terrible
00:28:11de cette mère inanimée
00:28:13à partir de là
00:28:14il a été pris dans un engrenage
00:28:15et il n'a pas réussi
00:28:16à s'en extirper
00:28:17parce qu'il était soumis
00:28:18à plusieurs pressions
00:28:18que je le répète
00:28:19pression médiatique
00:28:20c'est l'un des plus gros procès
00:28:21les plus grosses affaires
00:28:22criminelles françaises
00:28:24quand il était libre
00:28:25pendant plusieurs mois
00:28:26il était surveillé
00:28:28à paix
00:28:28il était harcelé
00:28:30en permanence
00:28:31pression des enquêteurs
00:28:32et des magistrats
00:28:34isolement
00:28:35médicaments
00:28:35ça fait quand même beaucoup
00:28:36pour finalement
00:28:37ce qui s'apparente
00:28:38plus ou moins
00:28:38un crime passionnel
00:28:43mais non mais on a fait sauter
00:28:45le bouchon du déni
00:28:46à un certain moment
00:28:48il était dans le déni
00:28:49on a fait sauter
00:28:49ce bouchon du déni
00:28:50et là il s'est expliqué
00:28:52de manière très loyale
00:28:53bon on a assez d'expérience
00:28:54pour savoir quand un individu
00:28:56nous dit la vérité
00:28:57ou au contraire
00:28:57attendent de nous manipuler
00:28:58et s'il nous avait manipulé
00:29:00il est bien évident
00:29:00qu'on ne serait pas là
00:29:01aujourd'hui avec vous
00:29:03non
00:29:03aujourd'hui on lui fait confiance
00:29:05et on espère simplement
00:29:06qu'il sera entendu
00:29:07dans des conditions
00:29:07tout à fait normales
00:29:08qu'on arrêtera de lui donner
00:29:09les médicaments
00:29:10qu'il ne sera plus à l'isolement
00:29:11qu'il sera considéré
00:29:12comme un être normal
00:29:13ce qui n'a pas été
00:29:14jusqu'à présent
00:29:21non on n'en est pas là
00:29:23on n'en est pas là
00:29:24pour l'instant
00:29:24il réserve encore une fois
00:29:26toutes les explications
00:29:27et les précisions à la justice
00:29:27c'est ce qu'il y a de plus important
00:29:32il nous a donné que certaines informations
00:29:34voilà donc cette prise de parole
00:29:37et quelle prise de parole
00:29:38quel rebondissement
00:29:40dans le rebondissement
00:29:41de l'affaire Jubilard
00:29:43avec la prise de parole
00:29:44de Maître Pierre et Guy de Buisson
00:29:46qui sont désormais
00:29:48les conseils
00:29:49de Cédric Jubilard
00:29:52voilà
00:29:52et sur cette dernière question
00:29:54des journalistes
00:29:54ça s'apparente
00:29:56à un crime passionnel
00:29:57on y revient bien sûr longuement
00:29:58dans Midi News
00:29:59restez avec nous
00:30:00à tout de suite
00:30:03suite de Midi News
00:30:04alors que vient de se tenir
00:30:05la prise de parole
00:30:06des deux avocats
00:30:08de Cédric Jubilard
00:30:09Maître Pierre et Guy de Buisson
00:30:11avec des révélations
00:30:12très précises
00:30:14sont à table
00:30:15avec moi
00:30:16dans ce Midi News
00:30:17Rodolphe Carr
00:30:18Joseph Touvenel
00:30:20Naïma M. Fadel
00:30:21du service police-justice
00:30:23de CNews
00:30:24Tanguy Hamon
00:30:25et Sabrina Birlin-Bouillet
00:30:26qui nous parlera tout à l'heure
00:30:27de Marine Le Pen
00:30:29puisqu'évidemment
00:30:29demain
00:30:30grande journée
00:30:31pour la chef
00:30:32des députés
00:30:32RN qui attend son jugement
00:30:34dans la cour d'appel
00:30:36pour savoir si elle sera éligible
00:30:38à concourir à la présidentielle
00:30:40et puis Mathieu Vallée
00:30:42est déjà là
00:30:43eurodéputé RN
00:30:44porte-parole du Rassemblement National
00:30:45bien sûr
00:30:46on voit ça dans un instant
00:30:47mais d'abord je le disais
00:30:48je le disais
00:30:49cette conférence de presse
00:30:51avec énormément de détails
00:30:53des deux avocats
00:30:55de Cédric Jubilard
00:30:57je vous propose d'écouter
00:30:57Pierre de Buisson
00:30:59qui a pris la parole tout à l'heure
00:31:01Il y a eu
00:31:02donc cette relation
00:31:03de confiance
00:31:04qui s'est tissée
00:31:04et puis un jour
00:31:05il y a quelques semaines
00:31:06il m'a dit
00:31:06écoutez maître
00:31:07il faut que je vous dise la vérité
00:31:08c'est moi
00:31:10c'est moi
00:31:11c'est moi
00:31:11qui suis à l'origine
00:31:12de la disparition
00:31:13de ma femme
00:31:15l'explication qu'il donne
00:31:16est la suivante
00:31:16il s'agit d'un couple
00:31:19qui s'est dégradé
00:31:20inexorablement
00:31:21depuis plusieurs mois
00:31:22avec des tensions
00:31:23de plus en plus fortes
00:31:24et c'est dans le cadre
00:31:25d'une énième
00:31:26dispute conjugale
00:31:27que les choses ont mal tourné
00:31:28et que celui-ci
00:31:29se retrouve donc
00:31:30à l'origine
00:31:31de la disparition
00:31:32de sa femme
00:31:34tétanisé
00:31:35quand il a repris ses esprits
00:31:36et qu'il a réalisé son geste
00:31:38quand il a réalisé
00:31:38ce qu'il avait fait
00:31:39il a tout de suite
00:31:41pensé à ses enfants
00:31:43il n'a pas voulu
00:31:44leur infliger
00:31:44ce regard
00:31:46terrible
00:31:47cette vision
00:31:48de ce corps
00:31:49inanimé
00:31:49de leur mère
00:31:50et donc
00:31:50il s'est dit
00:31:52il ne faut pas
00:31:52qu'il ne voit ça
00:31:53donc je dois déplacer le corps
00:31:54il a pensé aussi
00:31:56parce qu'il s'agit
00:31:57d'un être humain
00:31:58mes enfants m'en voudront
00:31:59ils ne me le pardonneront pas
00:32:00et donc
00:32:01très rapidement
00:32:02pour ne pas dire immédiatement
00:32:03il a pris la décision
00:32:04de déplacer le corps
00:32:05de Delphine
00:32:06avec le véhicule
00:32:08et il a déplacé ce corps
00:32:09dans un endroit
00:32:10pour lequel il nous a donné
00:32:11quelques précisions
00:32:12mais pas beaucoup de détails
00:32:13il réserve
00:32:14toutes les informations
00:32:15tous les détails
00:32:16à la justice
00:32:17il est disposé
00:32:18à collaborer entièrement
00:32:18et moi
00:32:19à ce stade
00:32:20je formule le vœu
00:32:21très vif
00:32:21qu'on puisse évidemment
00:32:22retrouver Delphine
00:32:23pour lui donner
00:32:25une sépulture
00:32:26voilà donc malgré
00:32:27les détails
00:32:28qu'il réserve à la justice
00:32:29déjà beaucoup d'informations
00:32:30ce matin
00:32:30exactement
00:32:31et la première d'entre elles
00:32:32c'est donc
00:32:32Cédric Jubilat
00:32:33reconnaît les faits
00:32:35on l'a entendu
00:32:35c'est moi
00:32:36il a dit qu'il avait tué
00:32:38donc Delphine
00:32:38suite à une dispute
00:32:41concernant une affaire conjugale
00:32:43l'avocat d'ailleurs
00:32:44a utilisé le mot
00:32:45un crime passionnel
00:32:46c'est très important ça
00:32:47parce que ça va susciter
00:32:48énormément je pense
00:32:49de débats
00:32:49voire de polémiques
00:32:50il a dit aussi
00:32:51qu'il a voulu cacher le corps
00:32:52et bien pour éviter
00:32:53que ses enfants le voient
00:32:55un autre poids
00:32:56très important
00:32:56de cette conférence de presse
00:32:58c'est que Cédric Jubilat
00:33:00selon ses avocats
00:33:01et bien n'avait pas parlé avant
00:33:03à cause de son état de santé
00:33:04on dit qu'il avait pris
00:33:05beaucoup de médicaments
00:33:06qu'il a subi
00:33:07des mauvais traitements
00:33:08en prison
00:33:08un état de délabrement
00:33:10psychologique
00:33:11un individu malmené
00:33:12terrorisé
00:33:13on sent déjà
00:33:14la ligne de défense
00:33:15que vont présenter
00:33:16les avocats
00:33:17un inversement
00:33:18presque des rôles
00:33:19finalement
00:33:19on essaie de changer
00:33:20l'image de Cédric Jubilat
00:33:22il deviendrait presque
00:33:23une victime du système
00:33:24et de tout ce qui s'est passé
00:33:25et enfin
00:33:26un autre point
00:33:26extrêmement important
00:33:27c'est la charge
00:33:29qu'ont mené les avocats
00:33:30contre les enquêteurs
00:33:31en disant que l'enquête
00:33:32avait été bâclée
00:33:33que s'ils avaient fait
00:33:34ce qu'il fallait faire
00:33:34finalement on aurait retrouvé
00:33:35le corps de Delphine Jubilat
00:33:37dans les 48 heures
00:33:38non finalement
00:33:39ce que nous indiquent
00:33:40les avocats
00:33:41c'est que
00:33:42c'est la faute
00:33:43à la justice
00:33:43la faute aux enquêteurs
00:33:45la faute
00:33:45à l'isolement
00:33:46dont il a été victime
00:33:47en prison
00:33:48mais finalement
00:33:49très peu de la faute
00:33:50de Cédric Jubilat
00:33:51c'est spectaculaire
00:33:52c'est spectaculaire
00:33:53la façon dont il présente
00:33:54les choses à Rodolphe K
00:33:56même la machine
00:33:56il parle de torture
00:33:58ils ont évoqué
00:33:58plusieurs fois
00:33:59la cour européenne
00:34:00donc c'est intéressant
00:34:01il y a aussi le cas
00:34:01en disant que l'isolement
00:34:02a été considéré
00:34:03comme une torture
00:34:04après les avocats
00:34:05sont dans leur rôle
00:34:06j'ai envie de dire
00:34:07on voit déjà
00:34:08les différentes lignes
00:34:09de la défense
00:34:10se dessiner
00:34:11et cette victimisation
00:34:13alors bon
00:34:13ils reconnaissent absolument
00:34:15qu'il y a une
00:34:16comment dire
00:34:17il y a un rôle
00:34:17de Cédric Jubilat
00:34:18mais par contre
00:34:19oui on voit tout de suite
00:34:19la défense
00:34:20se mettre en place
00:34:22ils ont aussi
00:34:22pas mal parlé
00:34:23de la pression médiatique
00:34:25c'est important
00:34:25médiatique
00:34:26on voit un peu
00:34:27toute cette machinerie
00:34:28quelque part
00:34:29qui ne leur a pas poussé
00:34:29à faire ce geste
00:34:30mais en tout cas
00:34:30qui aurait expliqué
00:34:31et le mot est intéressant
00:34:33aussi de catalyseur
00:34:33comme si en fait
00:34:34on avait mis une chape de plomb
00:34:35à force de brimade
00:34:37sur Cédric Jubilat
00:34:38et qu'eux
00:34:39il y aurait comme eu
00:34:40une révélation
00:34:40un catalyseur
00:34:41qui aurait permis
00:34:42de faire sauter
00:34:43cette chape de plomb
00:34:44pour avoir enfin la vérité
00:34:45il y a un côté
00:34:45presque commercial
00:34:46en fait de dire
00:34:47voilà nous
00:34:48nous y sommes arrivés
00:34:49alors que l'avocat précédent
00:34:50il l'a fait condamner
00:34:51à 30 ans de prison
00:34:53et que sa défense
00:34:53a été pas à la hauteur
00:34:56Joseph Foude
00:34:57moi ce qui me choc
00:34:58ils sont dans leur rôle
00:34:59il y a leur ligne de défense
00:35:00mais c'est un peu trop
00:35:01par exemple
00:35:02ils nous disent
00:35:03il a tout de suite
00:35:03pensé à ses enfants
00:35:04et pendant 6 ans
00:35:06il a laissé ses enfants
00:35:07dans le doute
00:35:08savoir si leur mère
00:35:09était mort ou pas
00:35:10s'il était disparu
00:35:11alors ils ont dit quand même
00:35:12qu'il y avait des lettres
00:35:13qui n'ont pas été passées
00:35:14aux enfants
00:35:15d'accord mais
00:35:17qu'est-ce qu'il disait
00:35:18dans ses lettres ?
00:35:18il suffisait qu'il avoue
00:35:20et qu'il dise
00:35:20j'ai tué
00:35:21et voilà où est le corps
00:35:22les enfants savent
00:35:23vous voyez un enfant
00:35:25le petit garçon
00:35:26avait 6 ans
00:35:27il a aujourd'hui 12 ans
00:35:28pendant 6 ans
00:35:29il l'a laissé
00:35:29dans l'ignorance
00:35:30dans le doute
00:35:31c'est une torture psychologique
00:35:32et moi je vais plus
00:35:33m'intéresser à la torture
00:35:34psychologique de ses enfants
00:35:35que de ce meurtrier
00:35:37ils met en
00:35:38ils attaquent les enquêteurs
00:35:40mais enfin les enquêteurs
00:35:41ils ont quand même
00:35:41permis d'arrêter un meurtrier
00:35:42donc ils ont fait leur travail
00:35:44ils ont protégé la société
00:35:45ils vont permettre
00:35:47à la justice
00:35:47de passer
00:35:49et puis enfin
00:35:50il nous dit
00:35:51rien de plus important
00:35:52pour lui
00:35:53que son épouse
00:35:54et une sépulture
00:35:54il a mis 6 ans
00:35:56à s'en rendre compte
00:35:57le rien de plus important
00:35:58pour lui
00:35:58il a mis 6 ans
00:35:59à s'en rendre compte
00:35:59je trouve que leur défense
00:36:01est quand même
00:36:01un peu excessive
00:36:02et un peu maladroite
00:36:04Naïma M. Fadel
00:36:04vous avez entendu ?
00:36:05oui je suis très très gênée
00:36:07par ce que j'ai entendu
00:36:08parce que je trouve
00:36:09que le mettre
00:36:10dans une posture
00:36:11de victime
00:36:12de nous sortir
00:36:13tout ce narratif
00:36:14en disant
00:36:15qu'il a voulu
00:36:17donc soulager
00:36:18sa conscience
00:36:19donner effectivement
00:36:21une sépiculture
00:36:22à son épouse
00:36:24parler de ses enfants
00:36:25etc
00:36:25donc on voit bien
00:36:26qu'il y a un narratif
00:36:27et puis je vous avoue
00:36:28que les entendre
00:36:29parler de crime passionnel
00:36:30vraiment je trouvais
00:36:31que c'était abject
00:36:32parce qu'encore une fois
00:36:33c'était une bourde
00:36:34c'était une bourde
00:36:35de Pierre de Buisson
00:36:37et vous voyez
00:36:37je vois toujours
00:36:38ce narratif
00:36:41toujours
00:36:41c'est à dire que finalement
00:36:43c'est à cause de la femme
00:36:44c'est à dire que
00:36:46elle a voulu quitter
00:36:47ça va pas si loin
00:36:48Naïma M. Fadel
00:36:49attention
00:36:50oui mais vous voyez
00:36:51c'est ce que ça sous-entend
00:36:52c'est à dire que finalement
00:36:54c'est vous qui l'entendez comme ça
00:36:55oui effectivement
00:36:56c'est moi qui l'entend comme ça
00:36:57c'est avec ma sensibilité de femme
00:36:59on sait très bien
00:37:00comment ça se passe
00:37:00les féminicides
00:37:01que souvent
00:37:02on nous présente
00:37:03c'est un contexte
00:37:04vous comprenez
00:37:05il a pas voulu faire de mal
00:37:07mais elle venait de lui dire
00:37:08qu'elle allait le quitter
00:37:09donc c'est le crime passionnel
00:37:11donc vous voyez
00:37:12c'est ça qu'on ne peut plus entendre
00:37:13c'est qu'une femme
00:37:14elle a le droit
00:37:14de quitter un homme
00:37:16si elle ne l'aime plus
00:37:16et si elle a rencontré
00:37:17quelqu'un d'autre
00:37:18elle a le droit
00:37:19voilà
00:37:20ça ne justifie pas
00:37:21et puis quand à un moment
00:37:22on dit
00:37:22mais vous voyez
00:37:24il n'avait pas
00:37:25de précédent
00:37:26de précédent acte
00:37:28tel que celui-ci
00:37:29non mais
00:37:29on nous dit quoi là
00:37:31c'est le terme exact
00:37:32c'est la chose la plus grave
00:37:33qu'il ait fait
00:37:34on a envie de savoir
00:37:36quelles étaient les choses
00:37:37soi-disant moins graves
00:37:38non mais en tout cas
00:37:40pour revenir sur le factuel
00:37:43quand effectivement
00:37:44il avoue
00:37:46cette dispute
00:37:47donc ça a eu lieu
00:37:48on a beaucoup parlé
00:37:50Tanguy Hamon
00:37:50de l'enfant
00:37:52qui est à l'âge de 6 ans
00:37:53entre-ouvre sa porte
00:37:55et il voit ses parents
00:37:56se disputer
00:37:56entre le sapin
00:37:58et je ne sais plus
00:37:59quel meuble du salon
00:38:00et il les voit
00:38:01se bousculer
00:38:02et c'est cet enfant
00:38:05Joseph en parlait
00:38:06à l'instant
00:38:06qui avait
00:38:07qui a demandé
00:38:08d'ailleurs
00:38:09une fois plus âgé
00:38:10papa pourquoi est-ce que
00:38:11tu ne dis pas
00:38:12que tu as tué maman
00:38:12voilà
00:38:13il y avait ce côté
00:38:14extrêmement tendu
00:38:15Sabrina
00:38:15lors du procès
00:38:16le petit ne s'est pas déplacé
00:38:18évidemment
00:38:18mais il avait écrit une lettre
00:38:19une lettre
00:38:20qui a été transmise
00:38:20par ses avocats
00:38:22et qui disait justement
00:38:23tous les mauvais traitements
00:38:24qu'il avait subis
00:38:25par Cédric
00:38:25il ne nomme pas papa
00:38:27il l'appelle Cédric
00:38:28et il dit
00:38:28les mauvais traitements
00:38:29qu'il a subis
00:38:30pendant 6 ans
00:38:30ses 6 premières années de vie
00:38:32et il explique aussi
00:38:33qu'il a un besoin de vérité
00:38:34pour connaître
00:38:35le destin de sa mère
00:38:36qu'est-ce qu'elle est devenue
00:38:37pendant ce moment-là
00:38:38Cédric Jubilard
00:38:40ne présente aucune émotion
00:38:41lors de son procès
00:38:42il avait un procès
00:38:43qui a duré plusieurs semaines
00:38:44il aurait pu
00:38:45à ce moment-là
00:38:47montrer de l'émotion
00:38:48montrer une forme de culpabilité
00:38:49il ne l'a absolument pas fait
00:38:51ce qui interroge
00:38:52c'est pourquoi maintenant
00:38:53pourquoi maintenant
00:38:54on a peut-être un peu la réponse
00:38:55il a été condamné à 30 ans
00:38:56il fait appel
00:38:58en se présentant comme victime
00:39:00je voulais en venir à cela
00:39:01et c'est ça le système
00:39:03il faut bien comprendre
00:39:04parce qu'il y a eu des précédents
00:39:05notamment avec Jonathan Daval
00:39:06Jonathan Daval
00:39:07quand il avait avoué
00:39:08il avait reçu 25 ans
00:39:10au lieu des 30 ans maximales
00:39:11là
00:39:11Cédric Jubilard
00:39:12en première instance
00:39:13a reçu la peine la plus haute
00:39:15donc manifestement
00:39:16ses précédents avocats
00:39:18ont eu la mauvaise ligne de défense
00:39:20là
00:39:20cette nouvelle ligne de défense
00:39:22par ses nouveaux avocats
00:39:23on va oublier les catalyseurs
00:39:25de la justice
00:39:25faire éclore la vérité
00:39:27etc
00:39:27on ne va pas aller trop vite
00:39:29parce qu'on va attendre aussi
00:39:30que monsieur Jubilard
00:39:31réserve sa parole
00:39:32pour les magistrats
00:39:32mais il faut quand même
00:39:34voir que la justice
00:39:35permet
00:39:36si on avoue
00:39:37d'avoir une peine
00:39:38moins lourde
00:39:40évidemment
00:39:40ça peut être une stratégie
00:39:42c'est ce qui est en train
00:39:43de se mettre en place
00:39:43quand on parle de crime passionnel
00:39:45ça n'existe pas
00:39:46dans le code pénal
00:39:47crime passionnel
00:39:47mais ça peut être
00:39:48une requalification
00:39:49de blessure
00:39:51ayant entraîné la mort
00:39:52sans ayant
00:39:53l'intention de la donnée
00:39:54et là
00:39:54c'est 15 ans
00:39:55de réclusion criminelle
00:39:56et non pas 30 ans
00:39:57comme il a été condamné
00:39:58donc il y a plusieurs possibilités
00:39:59on voit bien
00:40:00qu'il y a une stratégie
00:40:00qui se met en place
00:40:01de la part de ces deux avocats
00:40:02et d'ailleurs
00:40:03sur le crime passionnel
00:40:04il y a une comparaison
00:40:05un moment avec l'isolement
00:40:06des terroristes
00:40:06là aussi on voit
00:40:07la personne
00:40:08qui a eu la volonté
00:40:09c'est Salab d'Islam
00:40:10une sorte qu'il mentionne
00:40:11et le crime passionnel
00:40:13donc la personne
00:40:13qui par un jeu des faits
00:40:15serait venue à ce geste
00:40:16donc là on voit
00:40:17encore la différence
00:40:18au niveau des gens
00:40:18je parlais de bourde
00:40:20mais
00:40:21je parlais de bourde
00:40:23et je pense
00:40:23qu'il y a des choses
00:40:24que Pierre
00:40:25et Guy de Buisson
00:40:27ont dites
00:40:28et qu'ils ne voulaient pas dire
00:40:30c'est à dire
00:40:30que sur la dernière question
00:40:31on l'a tous remarqué
00:40:32il se fait entre guillemets
00:40:34piégé par une dernière question
00:40:35sur
00:40:36où il répond
00:40:37que c'est un crime passionnel
00:40:38alors que là il a dû se dire
00:40:39oups qu'est-ce que j'ai dit
00:40:40et puis il y a le père
00:40:42Guy de Buisson
00:40:43qui à un moment donné
00:40:45dit
00:40:45vous savez
00:40:46la meilleure chose
00:40:47c'était de dissimuler
00:40:48et là mon coeur s'est arrêté
00:40:50mais comment est-ce qu'un avocat
00:40:51peut dire
00:40:52que la meilleure des choses
00:40:54dans les circonstances
00:40:56effectivement
00:40:56on imagine
00:40:58très très émotionnel
00:40:59c'était
00:40:59de dissimuler
00:41:01le corps de sa femme
00:41:03pardonnez-moi
00:41:03ça vous fait sourire
00:41:05Sabrina
00:41:05mais c'est vrai
00:41:06qu'un avocat
00:41:07un homme de loi
00:41:08devant les caméras de télévision
00:41:10de toute la France
00:41:11et peut-être des caméras
00:41:12de télévision étrangères
00:41:13dit
00:41:14la meilleure chose
00:41:15c'était de dissimuler
00:41:16pardonnez-moi
00:41:16mais c'est un mauvais épisode
00:41:17policier
00:41:18c'est sans doute un conseil
00:41:19qu'il aurait pu donner
00:41:21de manière très restreinte
00:41:24à son client
00:41:25mais sans doute
00:41:26voulait-il dire
00:41:27malgré tout
00:41:28que
00:41:28de dissimuler le corps
00:41:30parce que c'est ça
00:41:31qu'avancent les avocats
00:41:32c'est qu'il s'est enfermé
00:41:33dans un mensonge
00:41:34pour dissimuler le corps
00:41:36aux yeux
00:41:37de ses enfants
00:41:37voilà la ligne
00:41:39qui va être maintenant
00:41:40amenée par ses avocats
00:41:41c'est
00:41:41l'intention n'était pas
00:41:43de la tuer
00:41:43une fois tué
00:41:44il ne fallait surtout pas
00:41:45que les enfants le sachent
00:41:46donc dissimulons le corps
00:41:48il a pris la voiture
00:41:49avec la dépouille de sa femme
00:41:51et maintenant
00:41:52l'important
00:41:53ça va être
00:41:54de retrouver ce corps
00:41:55est-ce qu'on va le retrouver
00:41:57est-ce qu'il sera
00:41:58après 6 ans
00:42:00est-ce que le corps
00:42:00peut parler
00:42:01et nous donner
00:42:02des informations
00:42:02sur les circonstances
00:42:04de la mort
00:42:04d'Elphine Jubilard
00:42:05il y a beaucoup de questions
00:42:06avec toutes les techniques
00:42:07dont on dispose aujourd'hui
00:42:08qui fait effectivement
00:42:09vous faites parler le corps
00:42:11aujourd'hui
00:42:11c'est qu'on a des techniques
00:42:12évidemment pour
00:42:12plus qu'avant
00:42:13effectivement
00:42:14beaucoup plus
00:42:14mais malgré tout
00:42:166 ans
00:42:16d'un corps qui est laissé
00:42:17ça va être très difficile
00:42:18de voir ça
00:42:19si on a un tremblement
00:42:20à moins qu'il y ait une fracture
00:42:21sur un crâne
00:42:22sur un os
00:42:22où là ça ne pose pas de problème
00:42:24on le sait
00:42:24c'est vrai que ça va être
00:42:25très difficile
00:42:26de faire parler le corps
00:42:27et juste un petit point
00:42:28les avocats ont dit
00:42:29que Cédric Jubilard
00:42:30reconnaît être
00:42:31à l'origine de la mort
00:42:33donc on sent déjà
00:42:34qu'il y a
00:42:35du côté de l'intentionnalité
00:42:37il a corrigé
00:42:37d'ailleurs un journaliste
00:42:38qui a parlé de meurtre
00:42:39il a dit attention
00:42:40voilà il reconnaît avoir
00:42:42à l'origine de la mort
00:42:42mais que ce n'est pas lui
00:42:43directement qu'il l'aurait tué
00:42:44donc on sent déjà
00:42:45vraiment que cette ligne de défense
00:42:47est déjà en train
00:42:47de s'installer
00:42:48Mathieu Vallée
00:42:48le responsable politique
00:42:49que vous êtes
00:42:50quand vous voyez
00:42:51cette conférence de presse
00:42:53qu'est-ce que ça vous inspire ?
00:42:54Non mais je te scris
00:42:55les propos qui ont été
00:42:56tenus sur le plateau
00:42:57les enquêteurs
00:42:58font un travail remarquable
00:42:59je rappelle que notre pays
00:43:00c'est plus de 86%
00:43:02des crimes
00:43:03qui sont élucidés
00:43:04par la police judiciaire
00:43:05et donc
00:43:05Donc ça n'a pas été bâclé
00:43:06comme disent
00:43:07les avocats ?
00:43:07Non les policiers
00:43:08ce n'est pas des ports
00:43:09donc ils ne bâclent pas
00:43:10les procédures
00:43:11donc la réalité
00:43:12c'est que se victimiser
00:43:13c'est une technique habituelle
00:43:15des criminels
00:43:16pour essayer de faire pitcher
00:43:17et obtenir une peine
00:43:18beaucoup moindre
00:43:19à mon sens
00:43:19c'est un avis évidemment
00:43:20personnel
00:43:21et donc moi évidemment
00:43:22le policier que j'ai été
00:43:23j'ai vu au quotidien
00:43:24des enquêteurs
00:43:25qui sont chevronnés
00:43:26qui sont enviés dans le monde entier
00:43:27avec une police judiciaire
00:43:29qui est spécialisée
00:43:30dans la recherche
00:43:31d'Etat
00:43:31tracé indices
00:43:32et qui rassemble des preuves
00:43:33voilà
00:43:33et donc
00:43:34s'il y a eu une première condamnation
00:43:35en première instance
00:43:36c'est que le travail
00:43:37avait été bien fait
00:43:38par les enquêteurs
00:43:38Mathieu Vallée
00:43:39vous restez avec nous
00:43:40dans Midi News
00:43:40dans un instant
00:43:41on parlera justement
00:43:42du sort judiciaire
00:43:43de Marine Le Pen
00:43:43c'est dans quelques instants
00:43:45restez avec nous
00:43:48dans un instant
00:43:49le sort politique
00:43:50de Marine Le Pen
00:43:50après les dernières informations
00:43:52Semaïa Labidi
00:43:52il voulait libérer
00:43:54sa conscience
00:43:55c'est la raison
00:43:56pour laquelle
00:43:56Cédric Jubilard
00:43:57est enfin passé aux aveux
00:43:58et s'est confié
00:43:59à son avocat
00:44:00c'est ce qu'a rapporté
00:44:02il y a quelques minutes
00:44:02Maître Debuisson
00:44:03lors de sa conférence
00:44:05de presse
00:44:05et qui a raconté
00:44:06également le processus
00:44:08à l'origine
00:44:08de la confession
00:44:09de son client écouté
00:44:11Moi je l'ai rencontré
00:44:13il y a environ 6 mois
00:44:14il m'a désigné
00:44:15comme avocat
00:44:15je suis allé le voir
00:44:16régulièrement
00:44:17à la maison d'arrêt
00:44:17presque chaque semaine
00:44:19depuis le mois de janvier
00:44:21et immédiatement
00:44:22j'ai constaté
00:44:23je l'ai déjà dit
00:44:23à plusieurs reprises
00:44:24que j'avais affaire
00:44:25à un détenu
00:44:26différent des autres
00:44:28indépendamment
00:44:28de la question
00:44:28de la culpabilité
00:44:29ou d'innocence
00:44:30ce qui était flagrant
00:44:32c'était sa grande fragilité
00:44:33qui était liée
00:44:34évidemment
00:44:34à la situation
00:44:35d'isolement carcéral
00:44:36qui est un régime punitif
00:44:38auquel il est soumis
00:44:39depuis 5 ans
00:44:39mais aussi aux médicaments
00:44:40très forts
00:44:41très lourds
00:44:42qui lui ont été administrés
00:44:43ces derniers mois
00:44:43et même ces dernières années
00:44:44j'ai appris à le connaître
00:44:46j'ai tissé une relation
00:44:47de confiance
00:44:48et progressivement
00:44:49et assez rapidement
00:44:50j'ai ressenti
00:44:51que celui-ci avait
00:44:53le besoin profond
00:44:55de parler
00:44:56il était verrouillé
00:44:57quelque part
00:44:58psychologiquement
00:44:58depuis le début
00:44:59verrouillé probablement
00:45:01en raison de l'immense
00:45:02pression médiatique
00:45:03qui était exercée
00:45:04sur lui
00:45:04à travers cette affaire
00:45:05qui est donc
00:45:05l'une des plus grandes
00:45:06affaires criminelles françaises
00:45:08de ces dernières années
00:45:09verrouillé aussi
00:45:10probablement en raison
00:45:11de formes de brutalité
00:45:13qu'il a évoquées
00:45:13ou en tout cas
00:45:13de pression très forte
00:45:14de la part des enquêteurs
00:45:16il m'a dit lui-même
00:45:17je me suis recroquevillé
00:45:18comme une huître
00:45:20sur mon rocher
00:45:21ensuite il a été
00:45:23condamné
00:45:23il a été
00:45:25incarcéré
00:45:25à l'isolement
00:45:25pendant 5 ans
00:45:26et ça a été très difficile
00:45:27pour lui
00:45:27de parler
00:45:29c'est l'autre information
00:45:31de ce début de semaine
00:45:32perquisition en cours
00:45:33chez Jérôme Barrella
00:45:34principal suspect
00:45:35du meurtre de Liana
00:45:36qui a été extrait
00:45:37de sa cellule
00:45:38et conduit ce lundi matin
00:45:39à son domicile
00:45:40de Montestruc-sur-Gers
00:45:41pour y assister
00:45:42une centaine de gendarmes
00:45:44ont été mobilisés
00:45:45pour mener à bien
00:45:46cette opération
00:45:47à la une également
00:45:49les Pyrénées-Orientales
00:45:50toujours en proie
00:45:51à un gigantesque incendie
00:45:52plus de 4500 hectares
00:45:54sont déjà partis en fumée
00:45:555 personnes blessées
00:45:57dont un sapeur-pompier
00:45:59les habitants
00:45:59de 26 communes
00:46:00ont été invités
00:46:01à évacuer
00:46:02ce sinistré
00:46:03est toujours choqué
00:46:04par la violence des feux
00:46:06le vent était
00:46:07tellement fort
00:46:08que
00:46:10c'est même pas
00:46:11dire que
00:46:12la flamme a sauté
00:46:14c'est l'incandescence
00:46:15de la chaleur
00:46:17qui avait de l'autre côté
00:46:18de la route
00:46:19qui a carrément
00:46:20enflammé
00:46:21le versant
00:46:23de l'autre côté
00:46:24voilà c'est ça
00:46:25parce que les flammes
00:46:27c'est quelque chose
00:46:28mais la chaleur
00:46:29peut-être
00:46:30je ne sais pas
00:46:30il y avait plus de 1000 degrés
00:46:31ça sautait la route
00:46:34avec une facilité déconcertante
00:46:36par ailleurs
00:46:37on a appris
00:46:38il y a quelques minutes
00:46:39le placement
00:46:39garde à vue
00:46:40d'un homme soupçonné
00:46:41d'être à l'origine
00:46:42de 9 départs de feu
00:46:43dans le département
00:46:45de l'Hérault
00:46:45et puis
00:46:46conséquences directes
00:46:47de la chaleur
00:46:48mais aussi de la sécheresse
00:46:50restrictions en eau
00:46:51dans plusieurs communes
00:46:52de France
00:46:52notamment dans le centre
00:46:53du pays
00:46:54qui est placé
00:46:55au niveau crise
00:46:56niveau déclenché
00:46:57pour préserver
00:46:57les usages prioritaires
00:46:59avec une interdiction
00:47:00des prélèvements en eau
00:47:01pour l'agriculture
00:47:02pour de nombreux usages
00:47:04domestiques
00:47:05mais aussi
00:47:05pour les espaces publics
00:47:06Merci beaucoup
00:47:08Sommaya Labidi
00:47:09bien sûr
00:47:09nous développerons
00:47:10les sujets
00:47:10que vous avez évoqués
00:47:11dans votre journal
00:47:12en l'occurrence
00:47:14Jérôme Barrella
00:47:15avec des perquisitions
00:47:16sur place
00:47:16les équipes de CNews
00:47:17sont sur place
00:47:18elles nous raconteront
00:47:19justement
00:47:19ces perquisitions
00:47:21et puis bien sûr
00:47:22l'information
00:47:23qui nous est parvenue
00:47:24ces éléments
00:47:26dans l'affaire Jubilar
00:47:27avec la façon
00:47:29dont Pierre de Buisson
00:47:30a repris
00:47:30le dossier
00:47:32de celui
00:47:32qui est désormais
00:47:33à vous être
00:47:34à l'origine
00:47:35de la mort
00:47:36de sa femme
00:47:37Delphine Jubilar
00:47:39on voit ça bien sûr
00:47:40après une grande page
00:47:42consacrée également
00:47:43au sort politique
00:47:44de Marine Le Pen
00:47:45mais d'abord
00:47:45l'économie
00:47:46bonjour Eric de Ritmatène
00:47:47bonjour Pierre
00:47:48faudra-t-il augmenter
00:47:49fortement le SMIC
00:47:50après l'élection présidentielle
00:47:51comme le réclament
00:47:52plusieurs parties de gauche
00:47:53un ancien patron de gauche
00:47:55bien connu
00:47:56qui a été banquier
00:47:56Jean-Père Levade
00:47:57monte au créneau
00:47:58et dit qu'un SMIC
00:48:00trop élevé
00:48:00ce serait une catastrophe
00:48:02pour notre économie
00:48:03est-ce qu'il dit vrai ?
00:48:04alors oui il dit vrai
00:48:05même si l'ancien socialiste
00:48:06donc il n'est pas d'accord
00:48:07avec son camp
00:48:08il dit vrai
00:48:09parce que plus vous montez
00:48:10le salaire minimum
00:48:11et bien plus vous installez
00:48:12un travailleur
00:48:13dans la précarité
00:48:14LFI propose par exemple
00:48:15de monter le SMIC
00:48:16à 1700 euros net
00:48:18au lieu de 1477
00:48:20actuellement
00:48:21alors à ce niveau
00:48:22que se passe-t-il ?
00:48:23vous encouragez
00:48:23le salaire minimum
00:48:25sans plus aucune perspective
00:48:26de hausse future
00:48:27parce que le SMIC
00:48:28s'il sort un jour du SMIC
00:48:30avec seulement
00:48:31même 10%
00:48:31de hausse
00:48:32de salaire
00:48:33et bien
00:48:33qu'est-ce qui se passe ?
00:48:35on a des cotisations patronales
00:48:37qui se mettent à augmenter
00:48:38ces cotisations
00:48:39sont multipliées par 3
00:48:40et le coût du travail
00:48:41pour le patron
00:48:42lui augmente de 18%
00:48:43donc vous voyez
00:48:43c'est vraiment
00:48:44un vrai problème
00:48:45et finalement
00:48:45le SMIC
00:48:47enferme un petit peu
00:48:48le salarié
00:48:49on tombe dans la trappe
00:48:50à bas salaire
00:48:51dont on parle souvent
00:48:52et est-ce que c'est vraiment
00:48:53le rôle d'un pays
00:48:53de SMICartiser
00:48:55la population ?
00:48:56vous savez qu'aujourd'hui
00:48:57la France
00:48:57est le deuxième pays d'Europe
00:48:59à avoir le plus
00:48:59de SMICart
00:49:01on est juste après
00:49:02la Grèce
00:49:03et le Portugal
00:49:04alors si on regarde
00:49:05en termes d'euros bruts
00:49:06le SMIC est à 1867 euros bruts
00:49:10l'employeur
00:49:11ne paye aucune cotisation ?
00:49:13oui c'est le cas actuellement
00:49:14à 1867 bruts
00:49:16avec les cotisations
00:49:17on descend
00:49:18au net
00:49:19à 1477
00:49:20et déjà
00:49:21c'est un salaire
00:49:22qui pénalise
00:49:22la France
00:49:23car ce sont
00:49:24des emplois
00:49:24qui sont peu qualifiés
00:49:25qui ne sont pas assez productifs
00:49:27cela crée des délocalisations
00:49:28celles qu'on a connues
00:49:29depuis des années
00:49:29qui continuent
00:49:30on désindustrialise le pays
00:49:32parce que le SMIC français
00:49:33est trop élevé
00:49:34par rapport à d'autres pays
00:49:35de l'Union Européenne
00:49:36les constructeurs automobiles
00:49:37l'ont bien compris
00:49:37donc on crée
00:49:38vraiment comme je le disais
00:49:39un pays
00:49:40SMICartisé
00:49:41et le SMIC
00:49:42se rapproche du salaire médian
00:49:43c'est à dire
00:49:452200 euros
00:49:46en France
00:49:47la moitié des français
00:49:47gagnent
00:49:48moins
00:49:49que cette somme
00:49:50et l'autre moitié
00:49:51forcément gagne plus
00:49:52voilà
00:49:52c'est exactement le salaire médian
00:49:53vous avez raison
00:49:54et c'est ça qui est grave
00:49:55avec ce SMIC
00:49:56s'il augmentait
00:49:57parce qu'on arriverait finalement
00:49:58à une situation
00:49:59où on rejoint
00:50:00ce salaire médian français
00:50:01des français qui payent
00:50:02leur impôt sur le revenu
00:50:04qui payent des cotisations
00:50:04là vous allez voir
00:50:05il y a deux tableaux
00:50:06que je vais vous montrer
00:50:07c'est très simple à comprendre
00:50:09on prend exactement
00:50:10aujourd'hui
00:50:10le SMIC brut
00:50:11vous voyez
00:50:121867 euros
00:50:12je vous en parlais
00:50:13net
00:50:14ça fait 1477
00:50:15pour l'employeur
00:50:16il y a un coût minime
00:50:17quand même
00:50:18ça coûte 1927
00:50:19vous voyez
00:50:20mais par rapport au SMIC brut
00:50:21il y a quoi
00:50:2160 euros de plus
00:50:23pour l'employeur
00:50:24ça lui fait 3% du brut
00:50:25maintenant
00:50:26imaginons qu'on arrive
00:50:27à 2200 euros
00:50:28presque le salaire médian
00:50:30et ça rejoint un peu
00:50:30ce que Jean-Luc Mélenchon
00:50:31de Monde
00:50:32un salaire
00:50:32un SMIC à 2200 euros
00:50:34là vous voyez
00:50:35le net
00:50:35il est à 1741
00:50:37l'employeur
00:50:38il paierait du jour
00:50:38au lendemain
00:50:402572
00:50:40ça veut dire
00:50:42372 euros
00:50:43de plus
00:50:43sur le brut
00:50:44vous voyez
00:50:45on est quand même loin
00:50:45des 70 euros
00:50:47de tout à l'heure
00:50:47et ça fait
00:50:4817% du brut
00:50:50comment voulez-vous
00:50:50qu'un patron
00:50:51accepte cela
00:50:52pas de commentaire
00:50:53vous voyez bien
00:50:54que l'évolution
00:50:54du coût des charges patronales
00:50:56c'est le sujet numéro 1
00:50:57et c'est plutôt patronal
00:50:58d'ailleurs comme salarial
00:50:59les cotisations sont
00:51:01beaucoup trop lourdes
00:51:01aujourd'hui
00:51:02ça explique pourquoi
00:51:02notre net au final
00:51:03est de plus en plus faible
00:51:05c'est plutôt sur cette piste
00:51:06que les partis politiques
00:51:07sur toute gauche
00:51:08devraient travailler
00:51:09Merci Eric
00:51:10de Ritmatten
00:51:11suite de Midi News
00:51:12avec autour de la table
00:51:14Joseph Touvenel
00:51:15Rodolphe Karr
00:51:16Anahima M. Fadel
00:51:17Mathieu Vallée
00:51:18qui est là
00:51:19eurodéputée RN
00:51:20Sabrina Birlin-Bouillet
00:51:21car demain
00:51:22ce 7 juillet
00:51:23on entend parler
00:51:25de cette date
00:51:26du 7 juillet 2026
00:51:27depuis plusieurs mois
00:51:28maintenant évidemment
00:51:28dans la course présidentielle
00:51:30puisque Sabrina
00:51:32c'est demain
00:51:33que les juges
00:51:34en appel
00:51:35donneront leur décision
00:51:36pour Marine Le Pen
00:51:37Tout à fait une décision
00:51:38alors plusieurs scénarios
00:51:39sont possibles
00:51:40puisque cette décision
00:51:41elle va compter évidemment
00:51:42pour la présentation
00:51:44de Marine Le Pen
00:51:45à l'élection présidentielle
00:51:47la seule chance
00:51:48pour Marine Le Pen
00:51:49serait
00:51:49la relax
00:51:50cela lui permettrait
00:51:51sur le champ
00:51:52de redevenir éligible
00:51:54mais c'est une chance
00:51:55très mince
00:51:56déjà parce qu'elle a été
00:51:57condamnée
00:51:57en première instance
00:51:59et puis qu'il y avait
00:51:59cette exécution provisoire
00:52:01des 5 ans
00:52:02d'inéligibilité
00:52:03pour qu'elle puisse espérer
00:52:04participer
00:52:05à l'élection présidentielle
00:52:06il faudrait que sa peine
00:52:07d'inéligibilité
00:52:09soit réduite
00:52:09à 2 ans
00:52:112 ans
00:52:12ou moins
00:52:12d'inéligibilité
00:52:13et qu'elle puisse
00:52:14à ce moment-là
00:52:14bénéficier du sursis
00:52:15pour la peine de prison
00:52:17si son éligibilité
00:52:18est fixée à 2 ans
00:52:19ou moins
00:52:20sa candidature
00:52:21serait donc possible
00:52:22puisque sa peine
00:52:23aura été purgée
00:52:24puisqu'elle aura été purgée
00:52:25à partir du 31 mars
00:52:272027
00:52:28en revanche
00:52:28si la cour
00:52:29confirme une peine
00:52:30de plus de 2 ans
00:52:31d'inéligibilité
00:52:32et bien Marine Le Pen
00:52:33ne pourra pas
00:52:34se présenter
00:52:35à l'élection
00:52:35puisqu'elle serait
00:52:36inéligible
00:52:37notamment pour le
00:52:37premier tour
00:52:38du 18 avril
00:52:392027
00:52:40la peine de prison
00:52:41aussi est un problème
00:52:42si la cour
00:52:43d'appel
00:52:43suit les réquisitions
00:52:44du parquet
00:52:45et prononce
00:52:46un an de prison
00:52:47ferme aménageable
00:52:48sous bracelet électronique
00:52:50Marine Le Pen
00:52:50assure qu'elle
00:52:51renoncera
00:52:52à la présidentielle
00:52:53il reste en recours
00:52:54à ce moment-là
00:52:54le pourvoi en cassation
00:52:56mais la cour
00:52:57de cassation
00:52:57a annoncé
00:52:58qu'elle rendrait
00:52:58sa décision
00:52:59plus tard
00:52:59début janvier
00:53:00là aussi
00:53:01ce calendrier
00:53:02ferait que ce serait
00:53:03trop tard
00:53:03pour mener à bien
00:53:04une campagne présidentielle
00:53:05voilà
00:53:06et demain bien sûr
00:53:07dès 6h
00:53:08journée spéciale
00:53:09sur cette échéance
00:53:12judiciaire
00:53:12d'une importance
00:53:13extrême
00:53:14pour bien sûr
00:53:15la course à la présidentielle
00:53:16Mathieu Vallée
00:53:16une question simple
00:53:17dans quel état d'esprit
00:53:18est Marine Le Pen
00:53:1924h avant
00:53:21cette échéance
00:53:22bon elle est sereine
00:53:23c'est un jugement
00:53:24qui est attendu
00:53:25effectivement
00:53:25non pas pour
00:53:26son sort personnel
00:53:28et pour une idée
00:53:29le CV qu'elle souhaite avoir
00:53:29en étant candidate
00:53:31à l'élection présidentielle
00:53:31parce qu'elle veut
00:53:33en fait sauver notre pays
00:53:34de l'abîme
00:53:35dans laquelle il est plongé
00:53:36et elle a en permanence
00:53:37l'intérêt des français
00:53:38en tête
00:53:38et elle se victimise
00:53:39absolument pas
00:53:40elle joue sur les réseaux sociaux
00:53:41que certains disent
00:53:42qu'elle veut se présenter
00:53:43en victime
00:53:43non
00:53:43elle est courageuse
00:53:44elle se bat
00:53:45samedi soir
00:53:46on était à Liévin
00:53:46dans le département
00:53:48où elle est venue
00:53:48aux côtés de Steve Briouat
00:53:49de Bruno Bill
00:53:51de tous nos élus
00:53:52du Pas-de-Calais
00:53:53et donc
00:53:54il y avait nos militants
00:53:55il y avait
00:53:55nos sympathiens
00:53:56qui étaient présents
00:53:57pour partager ce moment
00:53:58où d'ailleurs
00:53:59elle a parlé
00:53:59du petit Louis
00:54:00ou elle a parlé de politique
00:54:01parce qu'elle se bat
00:54:02pour les français
00:54:02voilà
00:54:03et la réalité
00:54:03c'est qu'on espère demain
00:54:04qu'elle sera évidemment relaxée
00:54:05ce sera la situation
00:54:06la plus simple
00:54:07pour qu'elle puisse légitimement
00:54:08en fait
00:54:09permettre aux urnes
00:54:10de pouvoir s'exprimer
00:54:11et j'espère que
00:54:12certains de nos adversaires
00:54:13y compris au Parlement européen
00:54:15ne veulent pas obtenir
00:54:16par les juges
00:54:16ce qu'ils n'obtiennent pas
00:54:17par les électeurs
00:54:18voilà
00:54:18donc on est sereins
00:54:19et on attend la décision
00:54:21demain avec impatience
00:54:22et elle s'exprimera
00:54:22demain soir
00:54:23auprès des français
00:54:24alors en ce qui concerne
00:54:25vos adversaires
00:54:26non pas au Parlement européen
00:54:28mais au Parlement français
00:54:31Prisca Thévenot
00:54:31ce matin
00:54:32sur Sud Radio
00:54:34défendait l'indépendance
00:54:36des juges
00:54:37et voilà sa réaction
00:54:38quant au sort
00:54:39de Marine Le Pen
00:54:40demain
00:54:41à partir de combien
00:54:42dans les sondages
00:54:43on est au-dessus de la loi
00:54:44à partir de combien
00:54:45dans les sondages
00:54:46on a le droit de tout faire
00:54:47avec l'argent des français
00:54:48c'est l'argent des français
00:54:49et donc ce que je dis aujourd'hui
00:54:51c'est
00:54:51s'il y a quelqu'un
00:54:52qui doit pas être bien
00:54:53aujourd'hui
00:54:53ce ne sont pas les juges
00:54:54qui vont rendre une décision
00:54:55de façon indépendante
00:54:56c'est plutôt
00:54:57l'héritière
00:54:58d'un système
00:54:59financier
00:54:59de détournement
00:55:00d'argent
00:55:00qui effectivement
00:55:01sera fixé demain
00:55:03qu'est-ce que vous répondez
00:55:04à Prisca Thévenot
00:55:05d'abord
00:55:06elle ferait bien
00:55:07donner des leçons
00:55:07d'argent français
00:55:08Emmanuel Macron
00:55:08qui l'a dit à Pidé
00:55:09sans vergogne
00:55:10et entre 1 500 milliards
00:55:11de dettes
00:55:11je pense qu'elle a pas
00:55:12de leçon à nous donner
00:55:12elle fait partie
00:55:13de la Macronie
00:55:14depuis singulièrement
00:55:1510 ans
00:55:15elle a même été ministre
00:55:16donc moi ce que je dis
00:55:17c'est que Marine Le Pen
00:55:18elle ne s'est pas acheté
00:55:19une villa
00:55:19elle n'a pas détourné
00:55:20de l'argent
00:55:20absolument pas
00:55:21ni pour son profil personnel
00:55:23ni pour un système
00:55:24que Mme Thévenot évoque
00:55:25on a un fonction
00:55:26des assistants parlementaires
00:55:27européens
00:55:28qui font que nous
00:55:28ils font de la politique
00:55:29et pour nous
00:55:30de la politique
00:55:31c'est assister le député
00:55:32donc la réalité
00:55:33c'est que
00:55:34moi je suis désolé
00:55:35quand le syndicat de la magistrature
00:55:36dans un communiqué
00:55:36dit qu'il faut par tous les moyens
00:55:37empêcher notre candidate
00:55:39d'être à l'élection présidentielle
00:55:40oui
00:55:40il y a un gros sujet
00:55:41quand un syndicat de magistrats
00:55:42dit ça
00:55:43donc l'indépendance de magistrats
00:55:44oui
00:55:44la responsabilité du jeu
00:55:46dans le président
00:55:46c'est aussi
00:55:47quelque chose
00:55:48qui est essentiel
00:55:49donc Mme Thévenot
00:55:50il faut qu'elle soit patiente
00:55:51demain on aura la décision
00:55:52et en l'occurrence
00:55:54en première instance
00:55:55les juges n'ont pas été
00:55:56à la hauteur
00:55:56de ce que les français
00:55:57attendent du justice impartial
00:55:58donc en appel
00:55:59le procès s'est mieux passé
00:56:00Marine Le Pen
00:56:01ne s'est absolument pas dérobée
00:56:02elle a assisté
00:56:02à toutes les audiences
00:56:03elle a répondu
00:56:04à toutes les questions
00:56:05et elle attend
00:56:06comme toute justiciable
00:56:07la décision
00:56:08qui interviendra demain
00:56:09donc Mme Thévenot
00:56:09nous fait un procès d'attention
00:56:10qui est en fait
00:56:11absolument pas d'actualité
00:56:13attendons demain
00:56:13et elle pourra légitimement
00:56:15s'extrime
00:56:15mais je rappelle que
00:56:15François Oberou
00:56:16qu'elle a soutenu
00:56:17est aussi visé
00:56:18par ses assistants
00:56:19il attend son procès d'appel
00:56:20l'extrême gauche
00:56:21avait été aussi visé
00:56:22et bizarrement
00:56:23eux ne sont pas poursuivis
00:56:24donc oui
00:56:24il y a un vrai sujet
00:56:25Vous pensez qu'il y a une iniquité
00:56:27justement sur ce sujet là ?
00:56:28Écoutez
00:56:29moi je vais vous dire
00:56:30Pierre Devineau
00:56:31tous les jours
00:56:31moi je revois
00:56:32des gens qui massacrent
00:56:35des jeunes
00:56:35des prédateurs sexuels
00:56:36des gens qui balavent
00:56:38des policiers
00:56:38des gendarmes
00:56:38ressortir du tribunal
00:56:40Marine Le Pen
00:56:40en première instance
00:56:40ils ont mis 4 ans
00:56:42dont 2 ans
00:56:42aménageant en reste électronique
00:56:43merci de l'amabilité
00:56:47C'est de l'amabilité
00:56:48ou c'est une justice politique ?
00:56:49Non mais la réalité
00:56:49c'est qu'on va attendre
00:56:51la décision de demain
00:56:51mais moi j'estime
00:56:53que la priorité
00:56:53c'est de s'occuper
00:56:54de nos prédateurs sexuels
00:56:56qui font des victimes
00:56:57dans nos gamins
00:56:57de ceux qui massacrent
00:56:58comme Louis
00:56:58ou comme d'autres gamins jeunes
00:57:00comme Paul
00:57:01comme Thomas
00:57:02comme Mathis
00:57:03etc
00:57:03donc nous on veut
00:57:04une justice
00:57:05qui soit équitable
00:57:07et qui soit juste
00:57:08avec tous les justiciables
00:57:09et oui
00:57:09en premier instant
00:57:10ça n'a pas été le cas
00:57:11en appel
00:57:11on a senti une différence
00:57:13comme quoi c'est bien
00:57:14d'avoir une voie de recours
00:57:14et qu'il y en a qui ont condamné
00:57:16Marine Le Pen
00:57:16avant même
00:57:16qu'il y ait une décision de justice
00:57:17qui soit rendue demain
00:57:18donc la présence de l'innocence
00:57:19c'est pour tout le monde aussi
00:57:20il n'y a pas une présence de l'innocence
00:57:21pour les justiciables
00:57:22et une présence de l'innocence
00:57:23qui n'aurait pas lieu
00:57:23pour Marine Le Pen
00:57:24Quel était l'objectif
00:57:25du déplacement à Liévin hier ?
00:57:26C'était pour afficher
00:57:28à la fois une fidélité
00:57:30une loyauté
00:57:31entre Jordan Bardella
00:57:32et Marine Le Pen
00:57:34devant
00:57:35les différents
00:57:37adversaires
00:57:37mais pas seulement
00:57:38quelques observateurs
00:57:39qui disent
00:57:39qu'il y a clairement
00:57:40deux lignes différentes
00:57:41notamment sur
00:57:43les questions économiques
00:57:44Moi j'ai vu beaucoup d'émotions
00:57:45d'abord chez Jordan Bardella
00:57:46Marine Le Pen
00:57:47a rappelé
00:57:48les succès électoraux
00:57:49qui ont été les siens
00:57:50en 2019
00:57:50et en 2024
00:57:52où j'ai eu l'honneur
00:57:53et la confiance
00:57:54d'être sur sa liste
00:57:55où il a terminé premier
00:57:56donc ses adversaires
00:57:57qui le critiquent en permanence
00:57:58peuvent avoir les mêmes résultats
00:57:59parce qu'il fait
00:58:00susciter la confiance
00:58:01chez les françaises et les français
00:58:02et puis Marine Le Pen
00:58:03à Liévin
00:58:04avec Jordan Bardella
00:58:05ont fait ce que notre parti
00:58:06essaie de faire de meilleure
00:58:06c'est-à-dire avoir
00:58:07une base militante
00:58:08une base sympathisante
00:58:10importante
00:58:10on a plus de 150 000 adhérents
00:58:12on est le premier parti de France
00:58:13alors chère France Assoumise
00:58:14dès que vous vous dites
00:58:14que vous êtes assoumis
00:58:15vous êtes adhérents
00:58:15non non nous
00:58:16c'est une vraie adhésion
00:58:17avec un vrai ancrage de valeur
00:58:19et donc on a montré
00:58:20encore une fois de plus
00:58:20qu'on pouvait rassembler
00:58:21un samedi soir
00:58:23beaucoup beaucoup de personnes
00:58:24qui sont autour de Marine et Jordan
00:58:26pour redresser la France
00:58:27le but c'est pas de faire
00:58:28notre pub ou notre égo
00:58:29le but c'est de rassembler
00:58:30toutes les volontés patriotiques
00:58:32pour redresser le pays
00:58:33sur la sécurité
00:58:33le pouvoir d'achat
00:58:34l'économie
00:58:35la lutte contre l'immigration
00:58:36tous ces sujets là
00:58:37nous les portons
00:58:38et Marine d'ailleurs
00:58:38vous avez vu qu'elle a commencé
00:58:39son propos en pensant
00:58:40à la famille de Louis
00:58:40c'est important
00:58:41elle a pas commencé
00:58:42en parlant de son sort
00:58:43ça en dit long sur
00:58:44la priorité qu'elle fait
00:58:45des français
00:58:46dans son combat politique
00:58:47oui elle a pas pensé
00:58:48à la famille de Louis
00:58:49elle a pas dit
00:58:49qu'il y avait des marches blanches
00:58:51tous les jours
00:58:52mais Jordan Bardella
00:58:53non mais là
00:58:54M. Dubineau
00:58:54d'abord Marine Le Pen
00:58:56et Jordan Bardella
00:58:56ils vont pas aux marches
00:58:58contre les gendarmes
00:58:59et les policiers
00:58:59comme l'extrême gauche
00:59:00l'ont fait à Perce en Beaumont
00:59:02avec Assa Traoré
00:59:03dont la justice
00:59:03a définitivement
00:59:04une santé des gendarmes
00:59:05vous parlez pas de ça
00:59:05voilà donc moi j'en parle
00:59:06parce que ça c'est
00:59:07l'ADN de l'extrême gauche
00:59:09Jordan Bardella
00:59:10se déplace volontiers
00:59:12à la rencontre des victimes
00:59:13échange avec les victimes
00:59:14évidemment
00:59:15et dimanche
00:59:15il y avait Louis Hallou
00:59:16il y avait Frédéric Falcone
00:59:17le député
00:59:18de la circonscription de l'autre
00:59:19il y avait aussi
00:59:20Julien Léonardelli
00:59:20mon collègue ami député européen
00:59:22il y avait Julien Oudoul
00:59:23oui mais voilà vous voyez
00:59:24donc c'est la confiance
00:59:25qu'on fait en nos cadres
00:59:26et nos élus
00:59:26donc la réalité c'est que
00:59:28Jordan Bardella
00:59:29s'il faut participer à dimanche
00:59:30il y va
00:59:30et je rappelle que pour celle
00:59:31dont vous parliez
00:59:32donc Liana
00:59:32la famille ne voulait pas
00:59:34qu'il y ait de réoccupation politique
00:59:36alors que là c'était le contraire
00:59:38puisque justement
00:59:38la tante et la mère
00:59:39je ne parlais pas de réoccupation politique
00:59:39mais en tout cas
00:59:40je parlais de présence
00:59:41de responsables politiques
00:59:42voilà
00:59:43hier pour Louis
00:59:43la famille a souhaité
00:59:45que toutes les forces politiques
00:59:46soient présentes
00:59:46donc vous êtes venu
00:59:47donc on est venu
00:59:48évidemment
00:59:48et par la présence de nos députés
00:59:50c'est évidemment un témoignage
00:59:51de Marine Le Pen
00:59:52et de Jordan Bardella
00:59:52que font nos députés
00:59:53auprès des familles
00:59:53qui a vu tous les politiques
00:59:55je crois que si Marine Le Pen
00:59:56ne pourrait pas se présenter
00:59:57ce serait un déni de démocratie
00:59:59on voit que
01:00:01la présidence de la République
01:00:02c'est des idées
01:00:04et des hommes ou des femmes
01:00:08nous n'avons pas besoin
01:00:09du gouvernement des juges
01:00:10ce qui lui est reproché
01:00:12ça ne la touche pas personnellement
01:00:13ça touche le parti
01:00:14est-ce qu'ils ont employé
01:00:15à juste titre
01:00:16les fonds européens
01:00:17ou est-ce qu'ils n'auraient
01:00:19pas dû les employer
01:00:20de cette façon-là
01:00:20c'est pas une discussion
01:00:21je vois qu'il y a la démocratie
01:00:23il y a un parti
01:00:24qui représente quelque chose
01:00:26qui est le premier parti de France
01:00:27aujourd'hui
01:00:28une candidate
01:00:29et je me rappelle quand même
01:00:30de l'affaire Fillon
01:00:31et on a d'autres exemples
01:00:33le syndicat de la magistrature
01:00:34c'est ça l'inquiétude du citoyen
01:00:36c'est les juges
01:00:37quand je vois le syndicat
01:00:38de la magistrature
01:00:38rappelez-vous quand même
01:00:39le mur des cons
01:00:40les gens qui ont osé faire ça
01:00:43afficher sur un mur
01:00:44des gens qui étaient victimes
01:00:46des parents
01:00:47qui avaient perdu
01:00:47leur fille assassinée
01:00:49ils jugent toujours
01:00:50ça ça m'inquiète fort
01:00:52et j'espère que la cour d'appel
01:00:53là nous dira
01:00:54que cette campagne électorale
01:00:56doit se passer normalement
01:00:57et que Marine Le Pen
01:00:57puisse faire campagne
01:00:58normalement
01:00:59et être contredit normalement
01:01:01s'il faut la contredire
01:01:01Naïma
01:01:02cette question des assistants parlementaires
01:01:04elle a touché effectivement
01:01:05tous les partis politiques
01:01:07et d'ailleurs ça a été même reproché
01:01:09à l'Union Européenne
01:01:12de ne pas avoir aussi
01:01:14eu ce souci
01:01:15de clarifier
01:01:16le rôle
01:01:17et les missions
01:01:17des assistants parlementaires
01:01:20et notamment
01:01:20la frontière
01:01:22et ce qui est même
01:01:23impossible
01:01:24même eux l'ont reconnu
01:01:25à un moment
01:01:26et on a eu l'occasion
01:01:27aussi d'en parler
01:01:28dans le cadre aussi
01:01:28des informations
01:01:29qui ont été faites
01:01:30ça n'a jamais été clair
01:01:31parce qu'à quel moment
01:01:32l'assistant parlementaire
01:01:34il est au niveau européen
01:01:36et au niveau de la France
01:01:37sachant que
01:01:38les liens
01:01:39sont évidents
01:01:40puisque là
01:01:40l'assistant parlementaire
01:01:42il représente
01:01:43le parti politique
01:01:44pour faire la liaison
01:01:45entre la France
01:01:47et le Parlement européen
01:01:49ce qui est évident
01:01:50donc on voit bien
01:01:51qu'on n'a pas
01:01:52ils ne se sont pas acharnés
01:01:53nos juges
01:01:54contre notamment
01:01:55LFI
01:01:56et même le Modem
01:01:57parce que même le Modem
01:01:58c'est parce qu'il y a eu un appel
01:01:59sinon il était relaxé
01:02:00M. François Bayrou
01:02:01et aujourd'hui
01:02:02on voit qu'il y a un acharnement
01:02:03beaucoup plus fort
01:02:04contre Marine Le Pen
01:02:05donc on peut s'interroger aussi
01:02:07si tous les justiciables
01:02:09sont traités
01:02:10de la même manière
01:02:10et de l'équité
01:02:12en termes de justice
01:02:13entre les différents justiciables
01:02:15Rodolka
01:02:16Oui
01:02:17Mme Thévenot
01:02:18parlait justement
01:02:18de l'indépendance
01:02:19de la justice
01:02:20qu'il faut protéger
01:02:20en revanche
01:02:21il faut quand même mentionner
01:02:22qu'il y a un télescopage
01:02:23de l'agenda judiciaire
01:02:24de l'agenda politique
01:02:25qu'on peut tous mentionner
01:02:26on va quand même
01:02:27arriver peut-être
01:02:28dans une situation
01:02:29où l'une des personnalités
01:02:31qui peut accéder
01:02:32à la fonction suprême
01:02:33soit empêchée
01:02:34tout simplement
01:02:34par l'institution judiciaire
01:02:36donc ça pose
01:02:37quand même question
01:02:38ensuite
01:02:39on voit quand même
01:02:40que cette l'offert
01:02:41vous savez
01:02:42cette guerre médiatique
01:02:43Marine Le Pen
01:02:44quelque part
01:02:45elle en est victime
01:02:45depuis des années
01:02:46le l'offert
01:02:47c'est un peu un mélange
01:02:48à la fois
01:02:48des liens officiels
01:02:50ou officieux
01:02:50avec une partie des médias
01:02:51et des institutions judiciaires
01:02:53là on voit
01:02:53qu'il y a une machine
01:02:54qui marche très bien
01:02:55on regarde
01:02:55toutes les enquêtes
01:02:56tous les articles
01:02:57sortis par des médias
01:02:58comme Mediapart
01:02:59par exemple
01:03:00pour ne citer que lui
01:03:00on voit quand même
01:03:01que c'est une machine
01:03:02qui roule bien
01:03:02justement pour
01:03:04proposer
01:03:05ou en tout cas
01:03:05divulguer
01:03:06cette propagande
01:03:07donc ça pose question
01:03:09mon voisin
01:03:10a évoqué
01:03:11le cas de Fillon
01:03:12toujours aussi mentionné
01:03:13que par exemple
01:03:14Fillon
01:03:14en 2017
01:03:15était vraiment passé
01:03:16à un cheveu
01:03:17de la qualification
01:03:17au second tour
01:03:18qui aurait peut-être
01:03:19aussi tout changé
01:03:20donc là on voit
01:03:21justement
01:03:21un pouvoir judiciaire
01:03:22qui en plus
01:03:23n'est pas forcément
01:03:24en odeur de sainteté
01:03:25pour de multiples raisons
01:03:26auprès du peuple français
01:03:27donc là
01:03:28empêcher quelque part
01:03:29une des personnalités
01:03:30qui arrive en tête
01:03:31en plus
01:03:32dans les intentions de vote
01:03:33ou en tout cas
01:03:34dans la popularité
01:03:35auprès des français
01:03:36je trouve que ça
01:03:37c'est un jeu d'enjeu
01:03:38quelque part
01:03:39comme l'a dit
01:03:40Joseph Toufdel
01:03:40je crois que les français
01:03:41ne le comprendraient pas
01:03:42et je pense même
01:03:43que ça va créer
01:03:44un élan de solidarité
01:03:45si jamais elle est empêchée
01:03:46je pense que les français
01:03:48même qui ne voteraient pas
01:03:49qui n'ont jamais voté
01:03:50pour l'ERN
01:03:51peuvent voter
01:03:52cette fois-ci
01:03:53pour l'ERN
01:03:53je parle de l'électorat
01:03:54qui ne vote pas l'ERN
01:03:56parce que justement
01:03:56ils vont sentir
01:03:57cette injustice
01:03:58on ne peut pas en fait
01:03:59empêcher les français
01:04:01d'exprimer
01:04:01par le vote
01:04:02et empêcher
01:04:03certains candidats
01:04:04de pouvoir
01:04:05effectivement
01:04:06se présenter
01:04:07à l'élection présidentielle
01:04:09sur cet élan
01:04:10et sur le traitement
01:04:11médiatique également
01:04:12ça c'est important
01:04:13ça vous touche
01:04:14ça vous émeut
01:04:15ça vous indiffère
01:04:16non non non
01:04:17bien sûr
01:04:17mais ce qui est rassurant
01:04:19c'est que
01:04:19évidemment qu'on souhaite
01:04:20que Marine
01:04:21elle est notre candidate
01:04:21légitime et naturelle
01:04:22pour le parti
01:04:23mais si elle est empêchée
01:04:24par les juges demain
01:04:24on a Jordan Bardella
01:04:26qui prendra le relais
01:04:27et moi samedi soir
01:04:28j'y étais
01:04:28parce que je vois
01:04:29que beaucoup de commentateurs
01:04:30nous expliquent
01:04:30la relation entre Marine
01:04:31et Jordan Bardella
01:04:32et qu'ils n'étaient pas
01:04:32d'autant plus pas présents
01:04:34samedi soir
01:04:34moi j'y étais présent
01:04:35à leur côté
01:04:35parce que c'est important
01:04:36de témoigner
01:04:37de notre solidarité
01:04:38vis-à-vis de Marine
01:04:39et de se serrer les coudes
01:04:40c'est une notion
01:04:40que je connais bien
01:04:41dans mon métier précédent
01:04:42et donc la réalité
01:04:42c'est que les deux
01:04:44en fait ont la même passion
01:04:45de la France
01:04:46la même passion
01:04:46de servir les français
01:04:47et le même programme
01:04:49sur tous les sujets
01:04:50maintenant
01:04:50on leur demande pas
01:04:51d'être des clones
01:04:52ils ont leur personnalité
01:04:54leur particularité
01:04:54Marine son expérience
01:04:56Jordan sa jeunesse
01:04:57et donc la réalité
01:04:58moi je peux vous le dire
01:04:58il y a une émotion
01:04:59très forte entre les deux
01:05:00quand chacun a parlé
01:05:02d'un et d'autre
01:05:02le but c'était pas
01:05:03de faire un comité
01:05:04type Herroir
01:05:05le but c'était
01:05:05de montrer aux françaises
01:05:06aux français
01:05:06qu'on a un binôme solide
01:05:08et que si Marine est empêchée
01:05:09elle fera campagne
01:05:10elle plaira pas à l'égoule
01:05:11elle fera pas ses valises
01:05:12et elle partira pas
01:05:12c'est ce qu'elle est l'idée
01:05:13exactement
01:05:14donc cette campagne
01:05:15elle continuera
01:05:16quoi qu'il arrive
01:05:17après
01:05:17et j'espère pour au moins
01:05:195 et 10 ans
01:05:20comme l'a dit Jordan Bardella
01:05:21et on y croit
01:05:21voilà et c'est ça
01:05:22qu'il faut faire passer
01:05:23comme message
01:05:23c'est que demain
01:05:24on se bat pour redresser le pays
01:05:25pas pour sauver une carrière
01:05:27ou sauver une personnalité
01:05:28et j'en ai spécial demain
01:05:29sur CNews
01:05:29et bien sûr
01:05:30on en parlera
01:05:31dans les autres émissions
01:05:32de l'après-midi
01:05:32sur CNews également
01:05:34restez avec nous
01:05:35et dans un instant
01:05:36retour sur cette conférence de presse
01:05:40avec énormément de rebondissements
01:05:42dans l'affaire Jubilard
01:05:43et puis les perquisitions
01:05:44également chez Jérôme Barrella
01:05:46le suspect numéro 1
01:05:48dans le viol
01:05:49et le meurtre
01:05:50de la petite Liana
01:05:51restez avec nous
01:05:54Dans un instant
01:05:55direction le Gers
01:05:56pour cette perquisition
01:05:57au domicile de Jérôme Barrella
01:05:59le suspect numéro 1
01:06:00dans l'affaire Liana
01:06:02après les dernières informations
01:06:03Sommayel Abidi
01:06:04On commence par ce véritable coup de théâtre
01:06:06il voulait libérer sa conscience
01:06:08c'est la raison pour laquelle
01:06:09Cédric Jubilard est enfin passé aux aveux
01:06:11et s'est confié à son avocat
01:06:13c'est ce qu'a rapporté
01:06:14il y a quelques minutes
01:06:15Maître Debuisson
01:06:16lors de sa conférence de presse
01:06:17et qui a précisé
01:06:18que c'était aussi
01:06:19la fragilité de son client
01:06:20placé depuis des mois
01:06:21à l'isolement
01:06:22qui a contribué
01:06:23à cette confession
01:06:24qui selon sa défense
01:06:26remet en cause
01:06:27la tenue de son procès
01:06:28en appel
01:06:28prévu en septembre prochain
01:06:31C'est l'autre information
01:06:32de ce lundi
01:06:334 bombardiers d'eau
01:06:34déployés par l'UE
01:06:35en soutien des milliers
01:06:36de pompiers
01:06:37toujours mobilisés
01:06:38sur le gigantesque incendie
01:06:40qui s'est déclaré ce week-end
01:06:41dans les Pyrénées-Orientales
01:06:43Plus de 4 500 hectares
01:06:45sont déjà partis en fumée
01:06:465 personnes blessées
01:06:47dont un soldat du feu
01:06:49les habitants de 26 communes
01:06:50ont été invités à évacuer
01:06:52Laurent Nunez
01:06:53ministre de l'Intérieur
01:06:54est attendu sur place
01:06:55en début d'après-midi
01:06:56par ailleurs
01:06:57nous avons appris
01:06:58en fin de matinée
01:06:59qu'un homme avait été
01:07:00placé en garde à vue
01:07:01soupçonné d'être
01:07:02à l'origine
01:07:02de 7 départs de feu
01:07:04dans le département de l'UE
01:07:05et puis le bilan
01:07:07ne cesse de s'alourdir
01:07:08au Venezuela
01:07:09plus de 3000 morts
01:07:11et 10 000 disparus
01:07:12après le pire séisme
01:07:14de l'histoire de Caracas
01:07:15l'espoir de retrouver
01:07:16des survivants est infime
01:07:18les équipes de secours
01:07:19internationales
01:07:20commencent à quitter le pays
01:07:21alors que la situation
01:07:22sanitaire se dégrade
01:07:24et des milliers d'habitants
01:07:25se retrouvent sans logement
01:07:27Merci beaucoup
01:07:28Samaïa Labidi
01:07:29d'autres informations
01:07:29tout à l'heure à 15h
01:07:30nous sommes toujours à table
01:07:31avec Naïm Mfadal
01:07:33Rodolphe Card
01:07:34et Joseph Touvenel
01:07:36nous accueillons
01:07:36Jean-Pierre Colombiès
01:07:38merci d'être avec nous
01:07:38vous êtes ancien commandant
01:07:40de la police judiciaire
01:07:42bien sûr dans un instant
01:07:43on va revenir sur
01:07:43cette prise de parole
01:07:45des avocats
01:07:46de Cédric Jubilard
01:07:48qui a donc dit
01:07:49à Pierre de Buisson
01:07:51voilà maître
01:07:52je voulais vous dire
01:07:52que c'est moi
01:07:53et donc ses aveux
01:07:54ses aveux sur quoi
01:07:56comme le formulent
01:07:57les avocats
01:07:58les aveux
01:07:59ont consisté
01:08:00à dire qu'il était
01:08:01lui responsable
01:08:03de la mort
01:08:05de sa femme
01:08:05attention au terme
01:08:06employé
01:08:07on va y revenir
01:08:07dans un instant
01:08:08mais d'abord
01:08:09direction Montestruc
01:08:10sur Gers
01:08:13perquisition en cours
01:08:15chez Jérôme Barrella
01:08:17dans le cadre
01:08:17de l'enquête ouverte
01:08:18après la disparition
01:08:19et la mort
01:08:20de la petite Liana
01:08:22d'importants moyens
01:08:23de gendarmerie
01:08:24ont été déployés
01:08:25pour sécuriser
01:08:25l'opération
01:08:26sur place
01:08:27Régine Delfort
01:08:27avec Alexandra Bischoff
01:08:28bonjour Régine
01:08:29où en est-on
01:08:30de cette perquisition ?
01:08:34Oui bonjour Pierre
01:08:35écoutez vous pouvez
01:08:36le voir sur les images
01:08:36d'Alexandra Bischoff
01:08:39il y a donc
01:08:40ce dispositif
01:08:41de sécurité
01:08:42donc une centaine
01:08:44de gendarmes
01:08:45qui est donc présente
01:08:46et qui empêche
01:08:48les habitants
01:08:49les riverains
01:08:50même les curieux
01:08:50de pouvoir se
01:08:51profiler
01:08:52à travers
01:08:53donc ce périmètre
01:08:54puisque la maison
01:08:55de Jérôme Barrella
01:08:56elle est juste derrière
01:08:57donc tous les riverains
01:08:58doivent présenter
01:08:59une pièce d'identité
01:09:01pour y accéder
01:09:01donc Jérôme Barrella
01:09:03a été extrait
01:09:04de sa cellule
01:09:05ce matin
01:09:05aux alentours
01:09:06de 6h du matin
01:09:07il est arrivé ici
01:09:08vers les 9h
01:09:10et depuis
01:09:11on n'a toujours pas vu
01:09:12ressortir
01:09:13il y a toujours
01:09:14ce dispositif
01:09:15qui est mis en place
01:09:16vous savez
01:09:17qu'il y a
01:09:17une semaine
01:09:18on a appris
01:09:19que sa femme
01:09:19avait porté plainte
01:09:21pour viol
01:09:21et violences conjugales
01:09:23on sait également
01:09:25donc
01:09:26Jérôme Barrella
01:09:27est visé
01:09:27dans une dizaine
01:09:28de procédures
01:09:29et je vous rappelle
01:09:29quand même
01:09:29que c'est le principal
01:09:30suspect
01:09:31dans le viol
01:09:32et le meurtre
01:09:33de la petite Liana
01:09:34à 11 ans
01:09:34qui avait disparu
01:09:35le 29 mai dernier
01:09:36dont le corps
01:09:37a été retrouvé
01:09:38le 4 juin
01:09:39à quelques kilomètres
01:09:40de là
01:09:40dans un sillot
01:09:41à Pucasquier
01:09:42Merci beaucoup
01:09:43Régine Delfour
01:09:44avec Alexandra Bischoff
01:09:45à Montestruc
01:09:46sur Gers
01:09:47pour ces dernières
01:09:49informations
01:09:50venons-en
01:09:51à ces révélations
01:09:52des nouveaux
01:09:54avocats
01:09:54de Cédric Jubilard
01:09:56Maître Guy
01:09:57et Pierre
01:09:58Debuisson
01:09:59père et fils
01:10:00qui ont donc pris
01:10:00la parole
01:10:01tout à l'heure
01:10:02nous rejoignons
01:10:03tout de suite
01:10:04notre correspondant
01:10:05Jean-Luc Thomas
01:10:07sur ces dernières révélations
01:10:08Jean-Luc
01:10:08qu'est-ce qu'on doit
01:10:09en retenir ?
01:10:10Eh bien écoutez
01:10:12il faut d'abord
01:10:13retenir
01:10:14que les deux avocats
01:10:17Pierre et Guy
01:10:18Debuisson
01:10:18veulent absolument
01:10:20que Cédric Jubilard
01:10:23ait maintenant
01:10:24une défense
01:10:26digne de ce nom
01:10:27disent-ils
01:10:28une défense
01:10:29qui puisse
01:10:30démontrer
01:10:31que Cédric Jubilard
01:10:32n'a pas été
01:10:34très bien traité
01:10:35par la justice
01:10:37par les magistrats
01:10:38donc tout ça
01:10:40c'est vraiment
01:10:41la priorité
01:10:42de ces deux avocats
01:10:43et d'ailleurs
01:10:44au tout début
01:10:45de cette conférence
01:10:46de presse
01:10:47qui s'était terminée
01:10:48maintenant
01:10:48il y a un petit peu
01:10:50moins d'une heure
01:10:51eh bien
01:10:52Pierre Debuisson
01:10:53a commencé
01:10:54en disant
01:10:55qu'il avait
01:10:56une pensée émue
01:10:57pour Delphine Jubilard
01:10:59et ses enfants
01:11:00ensuite
01:11:00il nous a expliqué
01:11:02que Cédric Jubilard
01:11:04un jour
01:11:05a dit
01:11:07à son avocat
01:11:09mon couple
01:11:10s'était dégradé
01:11:12et à l'occasion
01:11:13d'une énième dispute
01:11:15les choses
01:11:15ont tout simplement
01:11:17dégénéré
01:11:18un autre jour
01:11:19il dit
01:11:19c'est moi
01:11:20qui suis à l'origine
01:11:21de la mort
01:11:22de ma femme
01:11:22je dois
01:11:23déplacer le corps
01:11:24Cédric Jubilard
01:11:26explique
01:11:26avoir pris
01:11:27cette décision
01:11:28pour éviter
01:11:29à ses enfants
01:11:30de voir
01:11:31le corps
01:11:32de leur mère
01:11:33morte
01:11:33Maître Guy Debuisson
01:11:35en vieux
01:11:37j'allais dire
01:11:38briscard
01:11:38de la justice
01:11:40et des plaidoiries
01:11:42et également
01:11:42des tribunaux
01:11:44a dit
01:11:44attention
01:11:45attention
01:11:46je rappelle
01:11:47qu'on ne doit pas
01:11:48parler de meurtre
01:11:50à propos
01:11:50de la mort
01:11:52de Delphine Jubilard
01:11:53selon
01:11:54ces deux avocats
01:11:55eh bien
01:11:56cet acte
01:11:58commis
01:11:59de façon
01:11:59répréhensible
01:12:00et horrible
01:12:01en fait
01:12:02ensuite
01:12:03Cédric Jubilard
01:12:04s'est enfermé
01:12:05dans ses mensonges
01:12:07pour ses enfants
01:12:08dit-il
01:12:08et sous la pression
01:12:10pour ceux
01:12:10qui s'apparentent
01:12:11à un crime passionnel
01:12:13on dit
01:12:14ces deux avocats
01:12:14Merci beaucoup
01:12:16Jean-Luc Thomas
01:12:16avec Axel Rebeau
01:12:17à Toulouse
01:12:18après cette conférence
01:12:19de presse
01:12:19que vous avez pu suivre
01:12:20en direct
01:12:20sur CNews
01:12:22en effet
01:12:22avec
01:12:23cette
01:12:24j'allais dire
01:12:25ce tableau
01:12:26de camisole chimique
01:12:28qu'ont
01:12:29présenté
01:12:30les avocats
01:12:31en disant
01:12:32qu'il était
01:12:33sous médicaments
01:12:34très lourds
01:12:35des neuroleptiques
01:12:36et des
01:12:37anti-psychotiques
01:12:39qui selon
01:12:40Pierre et Guy
01:12:41de Buisson
01:12:42l'ont enfermé
01:12:44dans un mutisme
01:12:45dans un silence
01:12:46il y a beaucoup
01:12:48de choses
01:12:49qu'on va commenter
01:12:50avec Jean-Pierre Colombiès
01:12:51ancien commandant
01:12:52de police judiciaire
01:12:53mais justement
01:12:53pour vous faire réagir
01:12:54je voudrais qu'on écoute
01:12:56ce passage
01:12:57de Pierre de Buisson
01:12:58où
01:12:59l'avocat
01:13:00estime
01:13:01que l'enquête
01:13:02a été
01:13:03bâclée
01:13:04On s'aperçoit
01:13:05et c'est de la conclusion
01:13:06qu'en libérant
01:13:08sa conscience
01:13:09il voulait aussi
01:13:12démontrer
01:13:12qu'il y avait peut-être
01:13:13une autre image
01:13:14de lui
01:13:15c'est-à-dire
01:13:15qu'il y a une sensibilité
01:13:16chez l'homme
01:13:17qui est incontestable
01:13:18et bien entendu
01:13:19des remords
01:13:20des remords
01:13:20extrêmement profonds
01:13:21qui font que
01:13:22vis-à-vis
01:13:23de ses enfants
01:13:24vis-à-vis
01:13:24des partis civils
01:13:26vis-à-vis des tiers
01:13:27il a beaucoup à dire
01:13:28alors on a
01:13:29et j'en termine par là
01:13:30on a dit que
01:13:31pendant le premier procès
01:13:32il était mutique
01:13:33qu'il ne disait rien
01:13:34mais quand je lui pose
01:13:35la question
01:13:35quand on lui pose la question
01:13:36il nous dit oui
01:13:37parce que dès le matin
01:13:37on me cachetonnait à mort
01:13:39c'est-à-dire qu'on lui mettait
01:13:40des médicaments
01:13:42extrêmement puissants
01:13:42extrêmement forts
01:13:43qui en faisaient
01:13:44presque un zombie
01:13:45donc effectivement
01:13:46il dit
01:13:46je n'ai pas répondu
01:13:47maintenant je suis à même
01:13:48de répondre dans le détail
01:13:50de répondre à toutes les questions
01:13:51qui me seront posées
01:13:52mais surtout
01:13:53je voulais libérer
01:13:54ma conscience
01:13:54et je n'en ai jamais eu
01:13:55l'occasion
01:13:56tout simplement
01:13:57parce que
01:13:57là je vais faire une critique
01:13:59les enquêteurs
01:14:00qui ont dit
01:14:01beaucoup de choses
01:14:02dans ce dossier
01:14:03sont passés à côté
01:14:05de la quasi-totalité
01:14:06voilà
01:14:07alors ça c'est Guy Debuisson
01:14:09qui dit
01:14:09de façon plus formelle
01:14:11les enquêteurs
01:14:12sont passés à côté
01:14:13de beaucoup de choses
01:14:14et Pierre Debuisson
01:14:16un peu plus tard
01:14:16dans la conférence de presse
01:14:17qui dit
01:14:18l'enquête a été
01:14:19bâclée
01:14:20il le dit
01:14:21il le dit comme ça
01:14:22Jean-Pierre Colombiès
01:14:23c'est quelque chose
01:14:24bien sûr
01:14:24qui vous fait réagir
01:14:25qui fait réagir
01:14:26pas seulement moi
01:14:27mais énormément de personnes
01:14:27vous savez
01:14:28j'ai déjà entendu
01:14:28des déclarations
01:14:29noésieuses
01:14:30de certains avocats
01:14:31de la défense
01:14:31mais là on atteint
01:14:32des sommets
01:14:32quand même
01:14:33dans l'indécence
01:14:33et dans le cynisme
01:14:35dire que ça a été bâclé
01:14:36je rappellerai quand même
01:14:37à cet avocat
01:14:37et à ceux qui n'ont pas
01:14:39vraiment suivi l'affaire
01:14:39depuis le début
01:14:40que le Cédric Jubilard
01:14:41en question
01:14:42a participé
01:14:43aux battus
01:14:44aux fouilles
01:14:44que personne n'avait mis
01:14:45un couteau sous la gorge
01:14:46pour faire ça
01:14:47pour avoir cette attitude là
01:14:48qu'à aucun moment
01:14:49il n'a montré
01:14:49la moindre compassion
01:14:51et d'entendre dire
01:14:52qu'on l'a cachetonnée
01:14:53avant l'audience
01:14:53mais de qui on se moque
01:14:54c'est un mensonge éhonté
01:14:56et puis alors
01:14:56on pourrait lui opposer
01:14:57les images même
01:14:58de Cédric Jubilard
01:14:59lors de la première audience
01:15:00où on le voit
01:15:01tout sourire
01:15:01s'entretenir
01:15:02avec Maître Martin
01:15:03son avocat
01:15:03on voit qu'il est très à l'aise
01:15:05il est très décontracté
01:15:06non c'est assez
01:15:07abject
01:15:08ce qu'on vient d'entendre
01:15:09abject
01:15:09oui je pèse mes mots
01:15:10c'est abject
01:15:12parce que je pense
01:15:12effectivement d'abord
01:15:13à sa victime
01:15:14parce que bientôt
01:15:15si on lui laissait
01:15:16à Delphine Jubilard
01:15:16à Delphine Jubilard
01:15:17parce que si on lui laissait
01:15:185 minutes de plus
01:15:19à cet avocat
01:15:19elle va bientôt vous dire
01:15:20que c'est peut-être de sa faute
01:15:21qu'elle en est peut-être
01:15:22un peu cherchée
01:15:24déjà en disant
01:15:25que c'est un crime passionnel
01:15:26et d'ailleurs
01:15:26on l'a dit
01:15:27on l'a dit tout à l'heure
01:15:29on a l'impression
01:15:29que ça lui a échappé
01:15:30un peu de dire ça
01:15:31oui vous savez
01:15:31la vieillesse
01:15:32c'est un naufrage
01:15:32on voit que cet avocat
01:15:34a longtemps plaidé
01:15:34et qu'effectivement
01:15:35il se raccroche
01:15:35au droit du 19ème siècle
01:15:37où l'assassinat de l'amant
01:15:38je parlais de son fils
01:15:39je parle de deux
01:15:40de toute façon
01:15:40il y a un héritage
01:15:42où tuer l'amant de sa femme
01:15:43ou tuer sa femme
01:15:44qui était en situation d'adultère
01:15:45était excusé
01:15:46en termes de droit pénal
01:15:47donc on voit
01:15:48qu'on en est à peu près là
01:15:49c'est un crime passionnel
01:15:50ça n'existe que dans sa tête
01:15:51il essaye en fait
01:15:52vous savez quoi
01:15:53de masquer
01:15:54la nouvelle stratégie
01:15:56judiciaire
01:15:56qui est mise en place
01:15:57parce que jusqu'à maintenant
01:15:58il y avait le pari
01:15:59qui était fait
01:16:00en première audience
01:16:02d'aller vers l'acquittement
01:16:03c'est ça l'idée
01:16:053h30 de plaidoirie
01:16:06en termes de défense
01:16:07le dossier
01:16:08n'est pas spécifiquement solide
01:16:09en termes d'éléments matériels
01:16:11il y a quand même
01:16:12un gros faisceau
01:16:13de présomption
01:16:13parce qu'il y a des mensonges
01:16:14des incohérences
01:16:15mais il y avait l'idée
01:16:16que vous savez
01:16:17aux assises
01:16:18c'est un théâtre
01:16:18et avec l'émotion
01:16:19on peut faire basculer
01:16:20un jury
01:16:21je peux vous en parler
01:16:21en connaissance de cause
01:16:22mais il n'y a pas eu ça
01:16:23Paris perdu
01:16:2430 ans
01:16:25et là on se dit
01:16:26allez dans deux mois
01:16:27c'est le jugement
01:16:28on appelle
01:16:28il y a une carte à jouer
01:16:29on va la jouer
01:16:31rédemption
01:16:32on va la jouer
01:16:32compassion
01:16:33mais de qui on se moque
01:16:34il a été au contact
01:16:35de ses enfants
01:16:36par lettres interposées
01:16:37il y a eu tout un procès
01:16:39en première audience
01:16:39de 4 semaines
01:16:41et il va nous faire croire
01:16:42là on veut nous faire croire
01:16:43parce que c'est
01:16:44pantomime
01:16:44c'est du théâtre
01:16:46ce à quoi vous assistez
01:16:47c'est deux personnages
01:16:48qui sont pour moi
01:16:49d'une tristesse affligeante
01:16:50parce qu'ils mettent en cause
01:16:51l'institution judiciaire
01:16:52au niveau des enquêteurs
01:16:53et des magistrats
01:16:54pour défendre un sale type
01:16:55on va pas les
01:16:56vous voyez
01:16:57je prends aucune précaution
01:16:58oratoire
01:16:58parce qu'à un moment donné
01:17:00ça suffit
01:17:00vous savez
01:17:01j'ai assisté
01:17:02comme à beaucoup
01:17:03j'ai suivi le procès
01:17:03l'affaire
01:17:04Nordane Lelandais
01:17:05où on voit ce monsieur
01:17:06avec une enfant
01:17:08à côté de lui
01:17:08en voiture
01:17:09alors qu'il vient quitter
01:17:10l'endroit où il l'a enlevé
01:17:11et on ose dire
01:17:12sur un plateau télé
01:17:13que cette silhouette d'enfant
01:17:14est peut-être celle d'une femme
01:17:15mais au bout d'un moment
01:17:17si vous voulez
01:17:17il faut arrêter
01:17:18de prendre les victimes
01:17:19parce qu'elles ne sont pas
01:17:20elles ne sont pas autre chose
01:17:21que des victimes
01:17:22et ça
01:17:23ça c'est un spectacle
01:17:24affligeant
01:17:24qui entre nous
01:17:25ne rend pas honneur
01:17:26à la fonction d'avocat
01:17:27avec une précision
01:17:29c'est qu'effectivement
01:17:30avec ces aveux
01:17:31effectivement
01:17:32la peine prononcée
01:17:34en appel
01:17:34peut être moindre
01:17:36que celle
01:17:36prononcée
01:17:37ça s'est passé
01:17:38et Tanguy Hamon
01:17:39qui était là tout à l'heure
01:17:40du service police-justice
01:17:41de CNews
01:17:42disait que
01:17:42par exemple pour Jonathan Daval
01:17:43quand il a fini par avouer
01:17:45il était passé
01:17:46de 30 à 25 ans
01:17:48certes
01:17:48ça c'est une possibilité
01:17:50mais ce n'est pas une garantie
01:17:51parce qu'il y a quand même
01:17:51non mais est-ce que c'est une stratégie
01:17:53peut-être sur des avocats
01:17:54mais bien sûr
01:17:54c'est ça ma question
01:17:55pour moi c'est évident
01:17:56c'est évident
01:17:56que c'est une stratégie
01:17:58parce que
01:17:59tout ce qu'il met
01:18:00qu'il nous avance
01:18:01notamment
01:18:02qu'il voulait se soulager
01:18:03qu'il le regrette
01:18:04qu'il pense à ses enfants
01:18:06qu'il se disputait souvent
01:18:08et puis
01:18:09la bourde
01:18:10mais qui n'est pas vraiment
01:18:11une bourde
01:18:11en réalité
01:18:12c'est de parler
01:18:12de crime passionnel
01:18:14mais ça en est écœurant
01:18:15en fait
01:18:15pour toutes les femmes
01:18:16qui sont victimes
01:18:17de féminicides
01:18:18vous voyez
01:18:19et vous avez vous-même dit
01:18:20que ça n'existe plus
01:18:22d'avancer
01:18:23le crime passionnel
01:18:24pour ces gens-là
01:18:26ils l'avancent quand même
01:18:27parce qu'ils savent très bien
01:18:29qu'ils veulent mettre en place
01:18:30tout un narratif
01:18:31de compassion
01:18:32d'émotion
01:18:34autour de Cédric Jubilard
01:18:36en le présentant
01:18:37il le dit d'ailleurs
01:18:37plusieurs fois
01:18:38les deux avocats le disent
01:18:39mais en fait
01:18:40on l'a voulu le présenter
01:18:41comme quelqu'un de dur
01:18:42quelqu'un d'humain
01:18:43quelqu'un de violent
01:18:44mais en réalité
01:18:45vous savez que c'est
01:18:46quelqu'un de sensible
01:18:47que c'est quelqu'un
01:18:47qui a une émotion
01:18:48etc
01:18:49ça en est en fait écœurant
01:18:50et je vous le dis vraiment
01:18:51ce sont ces avocats
01:18:52ils ne vont pas dire
01:18:53c'est un monde
01:18:54ça n'empêche pas
01:18:55oui mais
01:18:55moi je trouve
01:18:56qu'ils y gagneraient
01:18:57être un peu plus
01:18:58comment dirais-je
01:19:00aller mollo
01:19:00si je puis dire
01:19:01parce que là
01:19:02je peux vous dire
01:19:02que nous les femmes
01:19:03on ne se sent pas
01:19:04du tout
01:19:05on n'est pas du tout
01:19:06sensible à ce qui est dit
01:19:08là aujourd'hui
01:19:08il y a deux choses
01:19:09vous savez en procès d'assises
01:19:10l'émotion compte
01:19:11pas à 100%
01:19:13mais à 90%
01:19:14déjà pendant la première audience
01:19:15l'attitude de Cédric Jubilard
01:19:17avait posé problème
01:19:18parce qu'on le sentait
01:19:18trop à l'aise
01:19:19et ça ne lui a pas rendu service
01:19:20malgré le talent
01:19:21de ces deux avocats
01:19:22qui s'étaient battus
01:19:23bec et ongle
01:19:23pour le faire acquitter
01:19:24parfois c'est un peu l'inverse
01:19:26parfois c'est l'attitude
01:19:27des avocats
01:19:27qui peut être
01:19:28très contre-productive
01:19:30pour leur client
01:19:31ce qui me choque
01:19:33particulièrement
01:19:33il y a deux choses
01:19:34c'est que
01:19:35cet homme
01:19:36ce criminel
01:19:37pendant 6 ans
01:19:38il a laissé
01:19:39ses enfants
01:19:40son fils et sa fille
01:19:41dans le doute
01:19:41est-ce que notre mère
01:19:42est vivante
01:19:43est-ce qu'elle est ailleurs
01:19:45est-ce qu'elle est partie
01:19:47avec un autre
01:19:47c'est absolument
01:19:48abominable psychologiquement
01:19:50pour ses enfants
01:19:50non seulement
01:19:51ils ont perdu leur mère
01:19:52mais leur père
01:19:54les laisse dans le doute
01:19:55et puis le deuxième point
01:19:56qui est quand même choquant
01:19:57c'est quand il s'en prend
01:19:58aux enquêteurs
01:19:59enfin les enquêteurs
01:20:01leur devoir
01:20:01leur boulot
01:20:02c'est de trouver le coupable
01:20:04c'est ce qu'ils ont fait
01:20:05et ce qu'ils ont fait
01:20:06c'est pas facile une enquête
01:20:07parce qu'il ne faut pas
01:20:07se tromper non plus
01:20:08sinon ça s'appelle
01:20:09une erreur judiciaire
01:20:10et donc ils ont fait
01:20:11correctement leur travail
01:20:12tellement correctement
01:20:13qu'ils ont pris le coupable
01:20:14et je trouve que ces avocats
01:20:15il y a une forme d'indécence
01:20:16dans leur défense
01:20:17on va écouter à nouveau
01:20:18un extrait
01:20:19de cette conférence de presse
01:20:21là où Pierre de Buisson
01:20:22raconte comment
01:20:23justement
01:20:24il en est venu
01:20:25Cédric Jubilard
01:20:26aux aveux
01:20:27moi je l'ai rencontré
01:20:29il y a environ 6 mois
01:20:30il m'a désigné
01:20:30comme avocat
01:20:31je suis allé le voir
01:20:32régulièrement
01:20:32à la maison d'arrêt
01:20:33presque chaque semaine
01:20:35depuis le mois de janvier
01:20:37et immédiatement
01:20:38j'ai constaté
01:20:39je l'ai déjà dit
01:20:39à plusieurs reprises
01:20:40que j'avais affaire
01:20:41à un détenu
01:20:42différent des autres
01:20:43indépendamment
01:20:44de la question
01:20:44de la culpabilité
01:20:45ou de l'innocence
01:20:46ce qui était flagrant
01:20:48c'était sa grande fragilité
01:20:49qui était liée
01:20:50évidemment
01:20:50à la situation
01:20:51d'isolement carcéral
01:20:52qui est un régime punitif
01:20:54auquel il est soumis
01:20:54depuis 5 ans
01:20:55mais aussi aux médicaments
01:20:56très forts
01:20:57très lourds
01:20:58qui lui ont été administrés
01:20:59ces derniers mois
01:20:59et même ces dernières années
01:21:00j'ai appris
01:21:01à le connaître
01:21:02j'ai tissé
01:21:03une relation de confiance
01:21:03et progressivement
01:21:05et assez rapidement
01:21:06j'ai ressenti
01:21:07que celui-ci
01:21:09avait le besoin profond
01:21:11de parler
01:21:12il était verrouillé
01:21:13quelque part
01:21:13psychologiquement
01:21:14depuis le début
01:21:15verrouillé probablement
01:21:17en raison de l'immense
01:21:18pression médiatique
01:21:19qui était exercée
01:21:20sur lui
01:21:20à travers cette affaire
01:21:21qui est donc
01:21:21l'une des plus grandes
01:21:22affaires criminelles
01:21:23françaises
01:21:23de ces dernières années
01:21:25verrouillé aussi probablement
01:21:26en raison de
01:21:27forme de brutalité
01:21:28qu'il a évoquée
01:21:29ou en tout cas
01:21:29de pression très forte
01:21:30de la part des enquêteurs
01:21:32il m'a dit lui-même
01:21:33je me suis recroquevillé
01:21:34comme une huître
01:21:36sur mon rocher
01:21:37ensuite il a été condamné
01:21:39il a été incarcéré
01:21:41à l'isolement
01:21:41pendant 5 ans
01:21:42et ça a été très difficile
01:21:43pour lui
01:21:43de parler
01:21:45c'était un passage intéressant
01:21:46parce qu'on parle
01:21:47de l'isolement
01:21:47où on a l'impression
01:21:49que c'est lui la victime
01:21:50alors qu'en réalité
01:21:51c'est le meurtrier
01:21:51de sa femme
01:21:52il faut quand même
01:21:52ne pas oublier
01:21:53de rappeler
01:21:54que ce sont des avocats
01:21:55de la défense
01:21:55Jean-Pierre
01:21:56elle a très bien fait
01:21:57et c'est vrai que
01:21:58souvent ils ont aussi
01:21:59évoqué la notion de vérité
01:22:00ce qui est plutôt aussi
01:22:02surprenant
01:22:02ils sont là avant tout
01:22:03pour défendre leurs clients
01:22:05j'ai envie de dire
01:22:05mais par contre
01:22:06le fait qu'ils aient apparu
01:22:08comme ça
01:22:08et qu'ils aient permis
01:22:09le dévoilement de la vérité
01:22:11c'est intéressant
01:22:11parce que justement
01:22:12ils ont beaucoup insisté
01:22:14sur le fait
01:22:14qu'avec les multiples
01:22:16dysfonctionnements
01:22:17il y a eu une chape de plomb
01:22:18qui est rendue
01:22:19en tout cas
01:22:20leur client mutique
01:22:21mais le système
01:22:21est plutôt bien orchestré
01:22:23on a la chape de plomb
01:22:24psychologique
01:22:25la camisole chimique
01:22:26le côté torture
01:22:27avec la Cour européenne
01:22:29des droits de l'homme
01:22:30la pression médiatique
01:22:31donc on voit
01:22:32qu'ils essaient de construire
01:22:33une machine
01:22:33qui aurait poussé
01:22:34leur client à rester
01:22:35on va dire
01:22:36dans le silence
01:22:37normalement tu parles
01:22:38c'est du travail
01:22:40c'est du traficomique
01:22:42en tout cas
01:22:42c'était ce qu'on pouvait
01:22:44vous proposer
01:22:44dans ce Midi News
01:22:45bien sûr
01:22:46Julien Pasquet
01:22:46et toute l'équipe
01:22:47de 120 minutes
01:22:47va y revenir
01:22:48dans un instant
01:22:49n'oubliez pas aussi
01:22:49que demain
01:22:51dès 6h
01:22:51journée spéciale
01:22:52sur le sort politique
01:22:53de Marine Le Pen
01:22:54en appel
01:22:55merci à toutes les équipes
01:22:56de Midi News
01:22:57avec France et Louise
01:22:58à l'édition
01:22:59Ludovic et Rémi
01:23:00à la vision
01:23:00Mani à la réalisation
01:23:02Amanda au son
01:23:03et bien sûr Anaïs
01:23:04merci à tous
01:23:05très bonne journée
01:23:06sur CNews
01:23:07merci à tous
01:23:07merci à tous
01:23:08merci à tous
01:23:08merci à tous
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