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  • il y a 3 jours
Depuis plusieurs mois, la France et l’Union européenne accélèrent le virage vers une économie de guerre, avec la hausse des budgets militaires, le réarmement européen et la question de la souveraineté économique. Dans ce contexte, Florian Philippot analyse les conséquences de ce basculement sur le modèle économique français, l’Union européenne, et la place de la France dans la compétition mondiale.
- L’économie de guerre est-elle une nécessité stratégique ou le prétexte à une transformation du modèle économique français ?
- L’Union européenne est-elle en train de dissoudre le modèle économique français ?
- Le réarmement massif peut-il sauver l’industrie française ou accélérer son déclassement ?
- La France risque-t-elle de devenir une économie de services dépendante, une forme de “Disneyland économique” ?
- La France peut-elle encore retrouver sa souveraineté économique face aux contraintes européennes ?
Florian Philippot répond à ces questions dans Politique & Éco, en revenant sur les causes et les conséquences de ce qu’il décrit comme un basculement majeur du modèle économique français et européen.

A la suite de "Politique & Eco", retrouvez la chronique financière de Philippe Béchade intitulée : "Le marché répète toujours les mêmes erreurs".
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Transcription
00:00TVL, on va vous crever.
00:02C'est le commentaire que j'ai découvert sous l'une de nos vidéos d'appel au don pour TV
00:07Liberté.
00:07Ce message provenait de ces canailles, de ces crapules qui pullulent sur les réseaux sociaux
00:12et ne rêvent que d'une chose, faire taire toutes les voix libres, non conformistes, non soumises à la pensée
00:17dominante.
00:19En réalité, le courageux anonyme n'a rien dit de plus que ces petits hommes de l'ombre
00:23qui ont ordonné la fermeture de nos comptes bancaires.
00:26TVL, on va vous crever. En provoquant un manque à gagner de près de 450 000 euros,
00:31ils sont aujourd'hui en passe d'y arriver.
00:34Taper, frapper TV Liberté au portefeuille était donc la solution la plus efficace pour nous faire disparaître,
00:40pour réduire au silence un média indépendant de tout et de tous.
00:44Susceptible de peser dans le débat public, à l'approche de 2027,
00:47une échéance où se jouera l'avenir de la France et surtout des Français.
00:51Pour déjouer le plan des petits hommes de l'ombre, il n'existe qu'un seul recours,
00:56le sursaut, le sursaut des téléspectateurs de TV Liberté,
00:59un sursaut décisif, un sursaut vital.
01:02Soutenez financièrement TV Liberté maintenant, avant que le coup près ne tombe.
01:06Faites un don, avant qu'il ne soit trop tard.
01:09De tout cœur, merci.
01:28Sous-titrage Société Radio-Canada
01:37Bonjour à tous, ravi de vous retrouver pour Politique et Économie.
01:42Depuis plusieurs mois, les crises internationales se succèdent et les certitudes économiques vacillent.
01:48Guerre en Ukraine, tensions au Moyen-Orient, retour des politiques de puissance,
01:53et réarmement de nombreux États européens en France.
01:56Cette évolution vient se traduire par un accord entre députés et sénateurs
02:00sur l'actualisation de la programmation militaire d'ici à 2030.
02:06436 milliards d'euros devraient être consacrés aux armées
02:09avec une accélération des dépenses dès les prochaines années.
02:12Au-delà des enjeux militaires, ce choix soulève une question plus large.
02:16« Assistons-nous à une nouvelle ère économique où les priorités budgétaires,
02:21industrielles et monétaires se recomposent. »
02:24Pour en parler, nous recevons aujourd'hui Florian Philippot, bonjour.
02:27Bonjour.
02:28Florian Philippot, vous êtes le président des Patriotes.
02:31Vous défendez une vision souverainiste de l'économie,
02:34plaidant pour le retour de la maîtrise nationale,
02:37des politiques monétaires, budgétaires et industrielles.
02:39Merci d'être avec nous.
02:40Avant de commencer cet entretien, vous pouvez vous abonner à la chaîne TV Liberté.
02:45Vous pouvez évidemment aussi commenter et partager un maximum cette vidéo
02:49pour un meilleur référencement de TV Liberté sur Internet.
02:53Commençons maintenant, Florian Philippot.
02:56Cette hausse des dépenses militaires est présentée comme une nécessité stratégique,
03:02mais on peut aussi voir le symptôme d'un basculement plus profond.
03:06Quelle est la volonté du pouvoir derrière cette volonté de réarmement exactement ?
03:11Je crois qu'il y a deux choses.
03:13Il y a depuis très longtemps, bien avant même Macron,
03:18et bien avant plus encore la guerre d'Ukraine de 2022,
03:22il y a eu un très profond désarmement de la France.
03:26Il faut quand même se rendre compte qu'on est sorti de la guerre froide
03:29avec un budget militaire aux alentours de 4% du PIB,
03:33et même certaines années c'était plus, dans les années 80.
03:37Et puis on a eu un écrasement, puisque c'était les fameuses dividendes de la paix.
03:41C'est ce qu'on nous disait dans les années 90, la guerre froide est terminée.
03:44Donc on va pouvoir faire s'effondrer les budgets militaires.
03:47C'est le moment où on vend les casernes, on arrête le service militaire en France.
03:51Et puis on baisse chaque année le budget militaire jusqu'à nous mettre à l'os.
03:56Et moi ça fait très longtemps, bien avant les histoires de guerre d'Ukraine,
04:00tout cela que je dis, il faut ré-armer la France,
04:02parce que nous sommes une grande nation qui a un rôle diplomatique,
04:05qui a un espace maritime de 12 millions de kilomètres carrés pour l'outre-mer à préserver.
04:10Et nous sommes une puissance nucléaire,
04:12et nous sommes un membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU,
04:15donc on a un rôle diplomatique.
04:16Et on ne peut pas se permettre d'avoir une armée aussi faiblarde.
04:20Alors il y a un rattrapage, on pourrait dire, pour cette raison-là,
04:22et ça ce serait sain, ce serait une bonne nouvelle, une bonne chose.
04:26D'autant qu'on sait depuis longtemps qu'un euro investi dans l'industrie de défense,
04:30c'est l'euro le plus productif en termes d'innovation, de recherche, de développement et d'emploi,
04:36avec une base industrielle française, militaire, qui est très importante.
04:40Le problème, c'est qu'on nous a mis ça dans un contexte idéologique,
04:44celui de la guerre d'Ukraine, la guerre contre la Russie,
04:47en nous disant, il faudrait armer, mais pour équiper l'Ukraine,
04:51pour défendre le flanc est de l'OTAN,
04:54face à un ennemi que je juge très imaginaire,
04:56pour la France, à tout le moins, la Russie.
04:59Et donc, on fait un réarmement,
05:02il y a effectivement des sommes plus importantes qu'avant,
05:08mais immédiatement pour transférer une partie vers l'Ukraine.
05:12Ce qui, pour moi, est un vrai problème.
05:15Donc, vous voyez, je suis pour le réarmement de la France,
05:18mais à condition que ce soit conforme à nos intérêts nationaux.
05:22Aujourd'hui, on arme l'Estonie, la Roumanie, l'Ukraine face à la Russie,
05:26alors qu'on devrait protéger nos eaux en Guyane,
05:29nos eaux à Mayotte, nos eaux dans l'océan Pacifique ou l'océan Indien,
05:33qui sont pillées, où notre souveraineté est dépassée par le Brésil,
05:37par la Chine, par l'Australie, où on ne fait pas respecter nos intérêts.
05:40On ne défend pas nos pêcheurs, on ne défend pas nos ressources halieutiques, énergétiques.
05:48Ça, c'est la première chose.
05:49Donc, il y a un problème d'allocation des ressources.
05:52Deuxième problème, on réarme peu, en fait, en France.
05:54On réarme très peu.
05:55Si vous regardez le format des armées,
05:58nous avons un format des armées qui n'est pas beaucoup plus important dans 10 ans qu'aujourd'hui.
06:05On n'aura pas assez de navires, on le sait déjà,
06:07on n'aura pas assez de frégates, on n'aura pas assez d'avions,
06:09on n'aura pas assez de chars.
06:11Il y a une nouvelle priorité aujourd'hui qui peuvent être les drones, bien sûr.
06:14On n'en aura même là pas assez, même si on a fait un effort.
06:18Et le porte-avions, en réalité, on sait qu'il faut deux porte-avions.
06:20Le Royaume-Uni aura deux porte-avions.
06:22Si vous n'en avez qu'un, la moitié de l'année, il est en maintenance.
06:26Or, un pays comme la France, moi, je ne fais pas partie de ceux qui disent
06:28les porte-avions, c'est dépassé.
06:30Non, non, c'est faux.
06:31Le porte-avions, ce n'est pas dépassé.
06:32Le problème, c'est qu'il faut en avoir deux, pas un.
06:35Voilà.
06:35Et donc, on investit, mais sachez qu'en 2030, le budget militaire allemand
06:42sera trois fois le budget militaire français, ce qui n'est jamais arrivé.
06:46Est-ce que c'est inquiétant, ça, justement ?
06:47C'est très inquiétant.
06:48Pourquoi ?
06:48C'est très inquiétant à deux points de vue.
06:50D'abord, parce que quand l'Allemagne réarme, ce n'est jamais une bonne nouvelle.
06:53Ça se finit toujours mal.
06:55Désolé de le dire, ça se finit toujours mal, pour le monde et en particulier pour la France.
06:59Et quand on nous dit la Russie est la menace en France, je pense qu'aujourd'hui, vu ce
07:04qu'a été capable de nous faire ces dernières années l'Allemagne, elle nous a quand même
07:09détruit, sciemment saboté notre outil énergétique, en passant par l'Europe.
07:13– Fermeture de Fessenheim à la demande allemande.
07:16– Marché européen électricité à demande allemande.
07:18Mais je pourrais ajouter, au-delà même de l'énergie, elle nous détruit notre agriculture.
07:22Quand elle prône le libre-échange le Mercosur pour vendre ses voitures à elle, ses machines
07:26outils à elle, elle sait que la contrepartie, c'est la destruction de l'agriculture française
07:29qui est la plus grande d'Europe.
07:31Elle nous a fait l'euro, ce qui, elle, il y a des rapports du FMI là-dessus, tous
07:36les ans, ça lui apporte un surcroît de productivité parce que l'euro est un petit peu dévalué
07:39par rapport aux marques.
07:40Par contre, il est très surévalué par rapport aux francs.
07:43Donc ça détruit progressivement notre appareil industriel et en 20 ans, notre appareil industriel
07:47a été complètement détruit, siphonné, en particulier par l'Allemagne.
07:50Aujourd'hui, l'Allemagne a des difficultés quand même, parce que depuis le sabotage de Nord Stream
07:53il met les sanctions anti-russes, il y a un problème avec leur industrie, on y reviendra.
07:56– Fondant Philippot, au président de la République ou à même certains partis de droite
08:00que certains qualifient d'extrêmes, qu'est-ce que vous répondez quand on érige Vladimir
08:07Poutine en menace pour la France ?
08:09– Qu'on me montre en quoi la Russie a véritablement été une menace pour la France, en quoi la
08:14Russie sabote notre outil énergétique.
08:18Ce n'est pas la Russie qui a saboté Nord Stream, c'est l'Ukraine.
08:20Il y a un procès en Allemagne d'ailleurs cette semaine.
08:21C'est l'Ukraine avec, je l'imagine, je n'imagine pas l'Ukraine seule, je ne crois pas à
08:26l'équipé
08:26de trois pêcheurs ukrainiens qui sont allés saboter Nord Stream, ça ne marche pas comme ça.
08:29Je pense qu'il y avait évidemment la complicité de puissance de l'OTAN.
08:32Bon. En quoi la Russie nous menace militairement ?
08:36Je n'ai pas vu de mois de char sur les Champs-Elysées.
08:38Je n'ai pas vu, alors on me dit, oui, ils ont fait, alors on nous parle régulièrement
08:43d'opérations, il y avait une affiche sur les Champs-Elysées, sur l'Arc de Triomphe,
08:47il y avait trois tags et encore le lien direct est à démontrer, il y a eu trois comptes
08:53bots sur X, sur Facebook, ok, mais pendant ce temps-là, moi je vois des puissances
08:58qui écoutent nos présidents de la République, je pense aux Etats-Unis, je vois l'Allemagne
09:03qui encore une fois est intervenue, alors attention, je ne blâme même pas l'Allemagne,
09:08l'Allemagne a défendu ses intérêts nationaux.
09:09Je blâme en premier nos dirigeants qui ont fait preuve de lâcheté de soumissions
09:13et de complicité, je dirais même d'actes de trahison par rapport à nos intérêts
09:17nationaux. Tout ça pour revenir à l'idée que non, il n'y a pas de menace russe pour
09:21la France, il y a d'autres pays qui sont beaucoup plus en ingérence dans nos politiques,
09:26les Etats-Unis, l'Allemagne en particulier, mais ça on n'en parle pas évidemment.
09:30Alors c'est pour ça que je vous dis, pour reprendre le fil de ma pensée, puisque l'Allemagne
09:35a été capable de nous faire ça ces dernières années et qu'elle continue, il est évident
09:39qu'on ne doit pas se réjouir d'avoir à nos portes un pays qui aura trois fois notre
09:43budget militaire dans quelques années, ce qui va d'ailleurs poser des problèmes pour
09:48notre industrie de défense.
09:49Si l'Allemagne abandonne progressivement tous les projets de coopération franco-allemand,
09:53on l'a vu sur le SCAF, on le voit actuellement sur le char, on le voit sur le drone,
09:57c'est
09:58pour une raison simple, c'est qu'elle est en train de reconstituer une industrie nationale.
10:03Et cette industrie nationale, on sait qu'elle aura pour objectif de concurrencer à tout
10:07le moins et ensuite d'aspirer de liquider l'industrie militaire française qui est
10:12aujourd'hui la deuxième du monde derrière les Américains.
10:14– Vous critiquez régulièrement dans vos vidéos, Florian Philippot, la manière dont
10:18les crises sont utilisées par les gouvernements successifs depuis une trentaine d'années,
10:23on peut le dire.
10:23Est-ce que vous voyez une logique commune derrière la succession de ces crises, notamment
10:27depuis 2020 ?
10:28– Ah oui, il y a une vraie accélération depuis le Covid, effectivement.
10:33On voit qu'on ne sort jamais d'un climat de crise.
10:38On est toujours en crise maintenant, remarquez-le.
10:41On est balotté du virus au russe.
10:44– On nous parlait du monde d'après.
10:46– Du climat au terrorisme, de la guerre hybride à la guerre froide à la guerre chaude,
10:53du coronavirus à l'antavirus, de l'antavirus à Ebola.
10:57Quand Ebola est terminé, on revient à Monkeypox, la variole du singe.
11:00Quand c'est terminé, c'est la canicule.
11:02Je ne nie pas qu'il fait chaud, mais on n'est pas obligé d'en faire un sujet d
11:06'hystérie
11:06nationale.
11:07On peut prendre les choses d'abord avec un petit peu d'anticipation, ce serait bien
11:10pour une fois, et un petit peu de sang-froid, sans jeu de mots, un petit peu de recul sur
11:15les sujets.
11:16On n'est pas obligé immédiatement de partir dans les tours et d'en faire un sujet où
11:20on va mettre en place l'interdiction de faire ci, l'interdiction de faire ça, les contrôles
11:24de police.
11:24– Mais ces successions de crises, c'est dans quel but ?
11:26– Mais on entretient les peuples dans l'anxiété.
11:29– Et in fine, l'anxiété…
11:30– Agiter les peuples, je crois que c'était Talleyrand qui disait, vous prenez un peuple,
11:33vous l'agitez et vous en faites ce que vous voulez derrière.
11:35Vous le balotez de peur en peur, d'anxiété en anxiété, de stress en stress,
11:38et vous avez un peuple qui à la fin est complètement soumis parce qu'il ne comprend
11:42plus rien à ce qui se passe, c'est un peu malheureusement…
11:44Je suis désolé, c'est un petit peu ce qu'on observe avec une trop grande partie
11:49du peuple français que je trouve aujourd'hui trop endormi.
11:52Ça ne veut pas dire qu'il le sera de toute éternité.
11:54Nous sommes un peuple qui est capable d'éruption.
11:58C'est notre force, c'est notre caractère national même.
12:00On l'a encore vu lors des Gilets jaunes, ce n'est pas si vieux que ça, ça a 8
12:03ans.
12:04C'est rien dans l'histoire d'un pays, 8 ans.
12:06Ça n'est évidemment pas mort.
12:07Nous sommes capables d'éruption.
12:09Même l'été 2021, l'été des révoltes contre le pass, contre la folie covidiste,
12:14c'était une éruption nationale.
12:16On n'avait jamais vu des mobilisations sociales aussi fortes pendant le mois de juillet
12:20et le mois d'août.
12:20Donc c'était une fierté.
12:22Donc ça n'est pas mort.
12:23Mais quand même, on a, grâce à cette politique du stress, qui est une politique perverse,
12:27on a endormi pas mal de gens par la peur.
12:30C'est ça le but.
12:32Je ne dis pas, encore une fois, que l'antavirus n'a pas existé.
12:35Je ne dis pas cela.
12:36Je ne dis pas que le coronavirus n'a pas existé.
12:38Je ne dis pas qu'il n'y a pas une canicule.
12:39Je ne dis pas qu'il n'y a pas un problème de terrorisme, que le 13 novembre n'a
12:43pas existé, etc.
12:43Bien sûr.
12:44C'est pour rendre les Français dépendants des pouvoirs publics et que tout cela est fait.
12:49Un, ne fait-on, que fait-on réellement pour annihiler les causes de cela ?
12:54Parce qu'on parle des symptômes, mais aux causes, qu'est-ce qu'on fait ?
12:58Qu'est-ce qu'on fait ?
12:59Est-ce qu'on continue, par exemple, sur le terrorisme,
13:01en sous-main d'alimenter ceux qui radicalisent l'islam ?
13:06Nos meilleurs amis, c'était qui dans la région ?
13:08Le Qatar, l'Arabie Saoudite.
13:10Que font ces pays-là ?
13:12Ah ben tiens, ils financent justement le processus depuis 40 ans
13:16de ré-islamisation version Wabit.
13:21Car on a connu des périodes, vous avez dans le Maghreb,
13:23vous avez une machine à remonter le temps,
13:25vous retournez dans le Maghreb dans les années 70, il n'y a pas de voile.
13:27Pourtant, ils sont déjà tous, quasiment tous, musulmans.
13:31Donc, il s'est passé quelque chose.
13:34Donc, il s'est passé, oui, il s'est passé qu'il y a eu des manipulations.
13:37Des manipulations avec nos copains diplomatiques.
13:40Pareil sur, vous prenez les épidémies.
13:45Bon, les épidémies, on peut les prendre de manière un tout petit peu plus calme.
13:49Est-ce qu'on est obligé immédiatement de créer de la ségrégation, de l'apartheid ?
13:52Pourquoi on continue de fermer des lits, 3000 lits par an qui sont fermés à l'hôpital public ?
13:56Pourquoi on n'en fait pas une priorité ?
13:57La canicule, depuis 23 ans, nous demande de travailler le lundi de Pentecôte.
14:01Ça fait gagner 3 milliards par an à l'État.
14:03Qu'est-ce qu'il en a fait en 23 ans ?
14:05Qu'est-ce qu'il a fait des 69 milliards gagnés, depuis ?
14:09Il n'a même pas été capable d'équiper les écoles et les EHPAD et les hôpitaux en climatisation.
14:15C'est quand même la moindre des choses.
14:16Sur l'économie pure, Florian Philippot, on a des États-Unis qui protègent massivement,
14:21de plus en plus, leur industrie.
14:22La Chine qui poursuit une stratégie de puissance et l'Union européenne
14:27qui reste attachée à cette idéologie du libre-échange
14:31sans vouloir laisser un protectionnisme intelligent, comme vous dites, pouvoir advenir.
14:38Quel est l'avenir économique que vous voyez pour les nations européennes
14:41dans ce contexte-là d'une Union européenne prise entre l'étau américain et chinois ?
14:46Si nous, nous continuons à être dans l'Union européenne,
14:50nous serons le Disneyland de la planète.
14:54On viendra nous visiter pour visiter Notre-Dame,
14:57si elle n'a pas cramé entre-temps, recramé,
14:59pour visiter la Tour Eiffel, si elle ne s'est pas effondrée d'érosion,
15:05pour visiter le Mont-Saint-Michel,
15:07pour visiter, voilà, pour visiter,
15:09et puis d'ailleurs on visitera aussi Disneyland,
15:11puisque c'est Disneyland, Parc Astérix, etc.
15:13Bon, on sera ça, un pays tiers-mondisé
15:17de services pour vendre des glaces aux touristes,
15:20essayer de leur vendre des cascades parce qu'il fera chaud,
15:22on n'a même pas de ventilateur,
15:24donc on leur vendra des, je ne sais plus comment ça s'appelle,
15:26des éventails, voilà, on leur vendra,
15:29on a une économie du tiers-monde,
15:31parce qu'il n'y aura plus d'industrie,
15:32il n'y aura plus d'agriculture, il n'y en a plus beaucoup,
15:35il n'y a plus d'innovation, il n'y a plus de recherche,
15:37il n'y a plus, et puis une école complètement effondrée
15:38qui créera des générations de, je ne vais pas être méchant,
15:43mais enfin bon, de semi-débiles,
15:46ou de, voilà, on va créer des gens les plus bêtes possibles
15:49pour être les plus malléables possibles, vous voyez, bon.
15:51Donc c'est ça, ce qu'on nous réserve comme avenir,
15:54mais c'est déjà malheureusement une partie de notre présent,
15:56une grande partie de notre présent.
15:58L'Union européenne, évidemment, ne fera que du livre-échange,
16:01c'est écrit dans ses traités fondateurs.
16:03Traité de Rome 1957,
16:04il n'y a aucune entrave possible au commerce,
16:07à l'intérieur de la zone et vis-à-vis des tiers.
16:10Et ça ne changera pas.
16:12Ça a été réaffirmé encore tout récemment
16:14dans un accord en février 2026
16:17entre l'Italie et l'Allemagne,
16:18qu'on appelle l'accord Mertzoni,
16:19fusion de Mélanie et Mertz,
16:21où ils ont dit on va défendre un maximum
16:23d'accords de libre-échange.
16:25Donc on n'aura jamais l'arrêt du libre-échange,
16:27il faut arrêter le délire là,
16:29on n'aura jamais l'exception agriculturelle,
16:30on retirera comme par magie l'agriculture
16:32des accords de libre-échange, jamais.
16:34Parce que même si demain, par magie,
16:37ce qui n'arrivera pas, je vous préviens,
16:39l'Union européenne décidait de devenir
16:40protectionniste vis-à-vis de l'extérieur,
16:42Chine, États-Unis, tout ça,
16:45ça ne réglerait qu'une toute petite partie du problème.
16:47Car nous, nos principaux concurrents,
16:50ils sont dans l'Union européenne.
16:52Où est-ce qu'on fait notre déficit commercial ?
16:54On le fait dans l'Union européenne.
16:55Vis-à-vis du reste,
16:56on est en excédent commercial de la France.
16:58Pas de tous, mais globalement.
17:00Par contre, à l'intérieur,
17:01on a un très lourd déficit commercial.
17:03Et où est-ce que se font nos délocalisations ?
17:05Aux deux tiers, à l'intérieur de l'Union européenne.
17:08Les délocalisations françaises
17:09ne se font pas essentiellement vers la Chine,
17:11ou les Philippines, ou je ne sais quoi aujourd'hui.
17:13Elles se font vers la Roumanie,
17:15vers la Pologne,
17:16et demain, vers les nouveaux membres,
17:18Monténégro, Ukraine, etc.
17:21Donc, il faudra un protectionnisme national.
17:24Intelligent, c'est-à-dire qu'on ne va pas forcément mettre des taxes
17:26sur tous les produits qui rentrent en France.
17:27Ce qu'on ne produit pas, on ne va pas le taxer,
17:29tant qu'on ne le produit pas en tout cas,
17:30en espérant qu'un jour on le produise.
17:32Et puis, ce qu'on produit par contre très bien,
17:35et quand on estime que c'est une concurrence déloyale,
17:37parce que par exemple, c'est un produit agricole
17:39qui utilise des pesticides interdits en France,
17:41plutôt que de les autoriser en France,
17:44et donc de nous mettre en danger,
17:46on va taxer les pays qui utilisent des pesticides
17:49qu'on interdit pour de bonnes raisons en France.
17:52Aider ainsi l'agriculture française
17:54et pénaliser ceux qui nous font une concurrence
17:57environnementale ou sociale déloyale.
17:59Et ça, vous le faites y compris par rapport aux pays européens.
18:02Alors, il y a plein de secteurs dans lesquels
18:04on aura du libre-échange,
18:07on n'aura pas de taxes,
18:07mais il y aura plein de secteurs dans lesquels
18:09on aura aussi un protectionnisme intelligent.
18:11Et puis, on aura une monnaie nationale adaptée.
18:14Parce que l'euro nous ruine chaque année.
18:16On va y venir, justement.
18:17Voilà, on y reviendra, mais ça fait partie du tout.
18:19Et puis, le troisième axe,
18:21c'est comme un triangle, la monnaie, le protectionnisme.
18:23Le troisième axe, c'est qu'on donnera une priorité
18:25aux produits français dans nos marchés publics,
18:27dans notre commande publique.
18:29Dans les cantines françaises,
18:30on mangera français prioritairement.
18:32Aujourd'hui, c'est interdit par le droit européen.
18:34Pareil dans les gros marchés publics de l'État,
18:35dans les gros marchés publics des collectivités.
18:36On arrêtera d'acheter des armes allemandes,
18:38des voitures allemandes.
18:39Dès qu'on n'a pas, on pourra.
18:41Mais dès qu'on a, on arrêtera.
18:43On achètera français.
18:45Et aujourd'hui, vous savez que le critère national,
18:47il est strictement interdit dans tous les marchés publics,
18:49du plus petit au plus gros,
18:50à cause des droits européens,
18:52ce qui n'existe évidemment pas aux États-Unis,
18:55ni au Canada, d'ailleurs.
18:56Ils ont tous des lois.
18:57Buy American Act, Buy Canadian Act.
18:59Il y a la Buy Brazilian Act, acheté brésilien.
19:02Il y a la loi Buy China Act.
19:05Mais ça, par définition, ils achètent au maximum chinois.
19:07Nous, c'est strictement interdit.
19:09Et si on nous pond une Buy European Act,
19:12d'abord, elle sera biaisée,
19:13parce qu'elle sera beaucoup moins forte que les autres,
19:15parce qu'il y a ce libre-échange mondial
19:17dont je vous ai parlé, qui est dans son ADN.
19:19Mais même, ce n'est pas suffisant.
19:20Buy European Act, c'est quoi la belle affaire ?
19:22On va acheter roumain.
19:23Et en quoi ça nous arrange, nous ?
19:26Ce n'est pas ça qu'il faut.
19:27C'est une loi, achetons français.
19:29On a donc des députés et des sénateurs
19:31qui vont voter cette augmentation du budget militaire.
19:36Les gouvernements affirment aussi qu'il faut toujours produire plus vite et plus.
19:41Mais en fait, dans les faits, de quoi la France est-elle encore capable
19:44dans son état industriel actuel ?
19:46Alors, sur l'industrie de défense, on a une très belle industrie de défense.
19:49On est capable.
19:50On a des très belles entreprises comme Dassault.
19:53Il faut remarquer d'ailleurs que c'est Dassault,
19:55entreprise privée, qui a sauvé l'indépendance française sur les avions.
19:59Sans Éric Trappier, le remarquable PDG, qui est très patriote, de Dassault,
20:03Macron aurait donné la technologie aux Allemands.
20:06Je remarque.
20:07Ce n'est pas le gouvernement français qui a sauvé l'intérêt de la France.
20:09C'est un privé.
20:10Ce qui n'est pas très rassurant pour nous.
20:12Mais on a des très belles industries de défense,
20:14à condition qu'on les préserve et qu'on ne se les fasse pas absorber
20:17par les Américains, puisqu'on adore en France larguer les pépites.
20:21Surtout sous Macron.
20:23Et beaucoup aux Américains.
20:24Alstom, il y en a eu plein d'autres.
20:25Et puis aux Allemands, maintenant.
20:27Aux Allemands, parce qu'avec leur énorme budget militaire,
20:29ils vont avoir le troisième ou quatrième budget militaire du monde.
20:32Il y a un risque d'aspiration de notre industrie.
20:34C'est bien leur but.
20:35Ils vont essayer de nous prendre nos pépites grâce à Rheinmetall,
20:39à tout leur groupe allemand.
20:42Sur le reste de l'industrie, c'est vrai qu'on a un problème sur beaucoup d'industries,
20:46sauf le luxe.
20:47Mais on a beaucoup de problèmes.
20:50Automobiles, sidérurgie, et deux secteurs de pointe aussi.
20:52On devrait avoir un vrai champion français sur le numérique, sur l'IA.
20:58Alors on a Mistral, mais ce n'est pas le plus performant.
21:00Mais qu'est-ce qui dysfonctionne en France ?
21:02Puisque l'industrie allemande est en forme,
21:05les Italiens ont une industrie supérieure à la nôtre.
21:12Pourquoi est-ce qu'on a à ce point des industrialisés toutes ces années ?
21:15Alors, il y a deux raisons.
21:16L'industrie allemande, elle est plus si en forme que ça.
21:18C'est pour ça d'ailleurs qu'ils misent à fond sur l'armement,
21:20parce qu'ils veulent remplacer…
21:22Ils savent, par exemple, que l'industrie automobile est en crise,
21:24donc ils la militarisent de plus en plus.
21:25Et vous avez des vieilles usines d'automobiles en Allemagne
21:28qui sont en train de se reconvertir dans l'armement.
21:31Ils font le pari de l'armement,
21:32c'est pour ça qu'ils triplent leur budget militaire,
21:34c'est parce qu'ils ont un problème industriel.
21:35Mais ça, c'est de leur faute.
21:37Ils ont voulu se couper de l'énergie bon marché,
21:40ils n'ont pas râlé, au contraire,
21:42quand le Nord Stream a été saboté.
21:43Bon, ben, ils ont la monnaie de leur pièce, c'est tout.
21:45C'est-à-dire qu'ils sont en train de détruire leur industrie,
21:47c'est pour ça qu'ils réarment.
21:49L'Italie, dans le Nord d'Italie, dans le Nord du pays,
21:52ils ont un réseau de grosses PME, souvent familiales,
21:56très performantes et très exportatrices.
21:58Nous n'avons que très partiellement ce modèle en France.
22:01On pourrait essayer de le développer.
22:02On pourrait essayer d'abord, un,
22:04d'avoir un écosystème de créateurs en France
22:06et qu'ils soient aidés.
22:07Vous créez une entreprise,
22:08et puis ensuite, on vous aide à ce qu'elle reste d'abord.
22:11Et ensuite, quand elle se développe et qu'elle devient importante,
22:15une belle PME, puis pourquoi pas une ETI,
22:19puis pourquoi pas une micorne,
22:20enfin, vous voyez, une grosse boîte,
22:22ben, on ne vous met pas dans les bâtons, dans les roues,
22:24on fait en sorte que
22:26on trouve des moyens de vous financer.
22:28Là, c'est une utilisation, par exemple,
22:30intéressante du circuit national de l'épargne.
22:33Plutôt que de vouloir nous ponctionner notre épargne
22:35pour aller le donner au budget européen,
22:36ce qui est un peu prévu,
22:38on aurait un circuit intelligent d'utilisation volontaire,
22:42mais par incitation de l'épargne française,
22:44on a une énorme épargne en France,
22:46ce qui est une chance.
22:47On aurait une épargne nationale
22:48qui tournerait dans le circuit économique national
22:50pour investir et pour que les chefs d'entreprise
22:53trouvent des capitaux pour pouvoir se développer en France,
22:56plutôt que de se faire racheter très vite par les États-Unis,
22:59et puis on perd,
22:59et puis tant pis pour nous,
23:00on n'a plus que nos yeux pour pleurer,
23:02on perd la technologie, on perd l'emploi.
23:03Eh bien, ce serait une politique intelligente.
23:06Ça, c'est la première chose.
23:08Deuxièmement, nous avons,
23:10nous pâtissons en particulier les politiques européennes.
23:13Je pense qu'on est le pays qui pâtit le plus de l'euro,
23:16qui pâtit le plus de l'interdiction du protectionnisme,
23:19qui pâtit le plus de l'interdiction du patriotisme industriel et agricole,
23:23parce que tout ce que je viens de vous citer,
23:26c'est notre modèle français.
23:27Vous savez, chaque pays a son âme,
23:29a son modèle.
23:29On n'est pas allemand,
23:31on n'est pas italien,
23:32malheureusement, on n'a pas le gros réseau d'Italie du Nord,
23:34de PME familial,
23:35et je ne pense pas que même si on fait des bonnes politiques,
23:37on l'aura demain matin.
23:38C'est aussi culturel.
23:39C'est aussi anthropologique.
23:41Bon, on peut essayer de tout faire pour,
23:43mais on ne l'a pas pour l'instant.
23:44Par contre, on a une force, nous.
23:46Ça s'appelait le colbertisme.
23:47Alors, on peut avoir un colbertisme version XXIe siècle,
23:50comme le gaullisme était déjà un colbertisme version XXe.
23:53On est déjà dans un état de surendettement maximal,
23:563500 milliards d'euros de dettes.
23:58Les marchés financiers menacent de ne plus nous financer.
24:02On a le FMI qui également nous menace de nous mettre sous tutelle.
24:06On n'a plus de marge de manœuvre pour financer tout cela.
24:09Ce n'est pas une question de financer.
24:11Au contraire, la meilleure manière de réduire la dette,
24:13c'est de créer des richesses.
24:15Ce n'est pas de tout vendre.
24:16Ce n'est pas de vendre le Mont-Saint-Michel, la Tour Eiffel,
24:19la Joconde, l'île de Ré, l'île d'Oléron, la Réunion,
24:23comme on a demandé aux Grecs de vendre leurs îles en 2010.
24:26Ce n'est pas ça qui va sauver la dette française.
24:29Ce n'est pas de tout vendre pour gaver les banques.
24:31Ce qui va nous sauver de la dette, c'est deux choses.
24:36C'est de reprendre la maîtrise de notre financement public.
24:39Notre financement public depuis 1973 en France,
24:42mais surtout depuis le traité de Maastricht,
24:44puisque la fameuse loi que pas mal de monde connaît,
24:47la loi Pompidou de 1973,
24:49nous a interdit de nous financer directement
24:51auprès de la Banque de France à taux très réduits.
24:55Mais le problème, c'est que de toute façon,
24:56ce n'est pas suffisant aujourd'hui une loi,
24:57puisque ça a été mis dans le traité de Maastricht en 1992,
25:00article 123 du TFUE aujourd'hui.
25:02La BCE n'a pas le droit de financer les États sur le marché primaire.
25:05Donc en fait, tout ça, on a rompu avec un modèle français
25:09qui fonctionnait bien.
25:10Donc il va falloir sortir de l'UE et de l'euro,
25:12puis ensuite arrêter cette loi de 1973
25:14et nous financer, au lieu de nous financer systématiquement
25:17auprès de banques privées qui nous prennent des taux d'intérêt
25:19et on engresse en fait une super caste financière
25:21complètement délirante qui au deux tiers est hors de France d'ailleurs,
25:25est étrangère,
25:25on va pouvoir refaire circuler l'argent à l'intérieur.
25:28On va être endetté vis-à-vis de nous-mêmes,
25:29ce qui est beaucoup moins grave.
25:30Comme les Japonais sont endettés par rapport à eux-mêmes
25:32ou les Américains par rapport à eux-mêmes en partie,
25:34plus que nous,
25:35c'est toujours moins grave que d'être endetté au deux tiers
25:37par rapport à l'étranger.
25:38Deuxièmement, créer des richesses.
25:41Créer des richesses, ça fait très vite baisser la dette
25:43parce que vous gonflez votre PIB sur de l'économie réelle.
25:48Comment on recrée des richesses ?
25:49On réindustrialise.
25:50Comment on réindustrialise ?
25:52Par les politiques que je vous ai indiquées,
25:53c'est-à-dire qu'on est obligé de sortir des carcans
25:55de l'UE et de l'euro pour réindustrialiser.
25:57– L'impôt sur les entreprises, la réglementation minimum.
26:02– Ça, c'est la politique dont je vous ai parlé,
26:03c'est-à-dire tout le tissu,
26:05tout l'écosystème de créateurs, d'entrepreneurs, d'innovateurs,
26:08car je veux que nous redevenions un pays
26:10qui exprime le génie français.
26:12Nous sommes le pays qui a créé le cinéma,
26:14qui a créé l'automobile, qui a créé l'avion,
26:17qui a créé jusque même récemment les microprocesseurs, etc.
26:20On doit pouvoir renouer avec ce génie français
26:24parce que nous sommes un peuple qui peut être génial.
26:26– Mais est-ce que vous ne pensez pas que les Français
26:28ont baissé les bras, que les Français sont désespérés
26:30de la situation ?
26:31– Oui, aujourd'hui, bien sûr.
26:32Mais ça, ça peut changer très vite.
26:34Vous savez, en ce moment, il y a les deux films
26:36sur le général de Gaulle, que je recommande chaudement d'ailleurs.
26:41On a vu, vous savez, les Français de 45, 44, 45,
26:46qui ne sont pas les mêmes que les Français de 41.
26:49On dit qu'il y a un peu de cynisme et tout.
26:51Bah oui, c'est comme ça, mais c'est la vie.
26:52Voilà, ils étaient, beaucoup étaient pétainistes,
26:55voire attentistes, et puis ils sont passés gaullistes,
26:58et résistants, et pleins d'entrains.
27:00Ils étaient ou bien abattus en 41, 42, déprimés.
27:03Ils disaient, on est foutus, le Reich va gagner.
27:05Puis en 45, ils faisaient la fête.
27:07– Mais que de souffrance entre les deux ?
27:08Les Français ont besoin d'être dos au mur.
27:10– Nous souffrons.
27:11Mais bien sûr qu'on est dos au mur,
27:12et je crains qu'on souffre encore un peu plus, malheureusement.
27:15C'est pas ce que je souhaite à mon pays ni à mon peuple,
27:16mais je le crains.
27:17Mais par contre, que nous soyons abattus,
27:19que ce soit de toute éternité, je ne le crois pas une seconde.
27:22Certainement pas en plus dans le tempérament national français,
27:24qui est un tempérament, encore une fois, éruptif.
27:26Nous pouvons d'un coup nous mobiliser,
27:28nous enthousiasmer pour une cause.
27:30Encore faut-il qu'on nous la propose, cette cause.
27:32Qu'on nous propose un cap.
27:33Moi, j'en propose un.
27:34Aux patriotes, on en propose un.
27:35Mais pour ça, il faut du courage et il faut de la souveraineté.
27:39Qui a vu ces films sur le général de Gaulle
27:41aura compris le fil conducteur du général.
27:44Ne jamais lâcher la souveraineté française,
27:46y compris dans les moindres symboles
27:47et surtout dans les grandes décisions.
27:49Ne jamais lâcher le fil de la souveraineté française.
27:52Ne jamais transiger.
27:54Bon, mais c'est ça la clé.
27:55Surtout pour un pays comme la France
27:57qui a besoin de sa souveraineté nationale
27:58parce qu'il est le pays qui a inventé la souveraineté,
28:01Jean Baudin,
28:01et qui a inventé le concept d'État-nation.
28:04Donc nous avons besoin de ce cadre-là.
28:06Quand il se délite,
28:07nous en sommes les premières victimes.
28:08Or, l'Union européenne est le cadre par excellence
28:11qui dissout le modèle français.
28:12Je pense que la France est le pays qui souffre le plus
28:15de l'Union européenne et de l'euro.
28:16Le plus.
28:17Parce que c'est le modèle le plus contraire
28:18au modèle national français.
28:21En quoi d'ailleurs ?
28:22Alors, on pourrait parler aussi de l'école et de la formation.
28:25Car il va falloir recréer de grandes filières d'ingénieurs.
28:28Nous ne formons pas du tout assez d'ingénieurs.
28:30Regardez les Indiens, regardez les Chinois, regardez les Russes.
28:33Les Russes forment quasiment plus d'ingénieurs
28:36que les Américains chaque année,
28:37alors qu'ils sont beaucoup moins nombreux.
28:39Évidemment qu'il faut former un maximum d'ingénieurs.
28:41– Ça doit repasser par une relance
28:43de la filière atomique française ?
28:45– Filière atomique, filière d'innovation en général,
28:48filière au pluriel d'innovation.
28:49Nous avons loupé tellement de l'informatique, le numérique,
28:53nous avons loupé beaucoup de révolutions industrielles.
28:55C'est rattrapable, à condition qu'on fasse un gros effort
28:59et puis que dès l'école, je crois que ça a été à peine réparé récemment,
29:04mais pendant plusieurs années,
29:06il n'y avait même plus de mathématiques obligatoires
29:08au lycée pour une partie des élèves.
29:11Qui a pu imaginer, qui a pu pondre un truc pareil ?
29:15Quelle folie.
29:15– On a une mondialisation qui semble entrer aujourd'hui
29:18dans une nouvelle phase avec le retour qu'on explique
29:21des empires américains, états-uniens.
29:23C'est quoi le nouveau système économique mondial
29:26qui est en train de se dessiner sous nos yeux aujourd'hui ?
29:28– C'est un système économique que je juge
29:31beaucoup plus intéressant que le précédent.
29:33Le précédent était écrasé par l'hyperpuissance américaine.
29:36C'était la mondialisation, comme on disait.
29:38La mondialisation, ça voulait dire l'américanisation.
29:41Aujourd'hui, des puissances, des pôles émergents ont fleuri, sont là.
29:47Se sont consolidés.
29:48L'Inde, la Chine, encore l'Inde est encore loin du maximum de ses capacités.
29:54La Russie, bon, tout le monde débrise en réalité.
29:57C'est intéressant.
29:59Pour nous, c'est une opportunité.
30:00Nous sommes un pays qui, dans son âme, a toujours été,
30:06et ça, le général de Gaulle, encore une fois, l'avait bien compris,
30:08nous sommes particulièrement nous-mêmes performants et efficaces
30:11et utiles à nous-mêmes quand nous sommes une puissance d'équilibre.
30:15C'est-à-dire quand nous sommes capables de ne pas être
30:18à la remorque d'une hyperpuissance,
30:21mais plutôt une puissance qui joue sur tous les tableaux.
30:24C'est ce que faisait le général de Gaulle.
30:26Bon, aujourd'hui, nous avons un monde qui est destiné pour ça.
30:32On ne doit pas rompre avec les États-Unis.
30:33On ne doit pas être naïf, mais on ne doit pas rompre avec les États-Unis.
30:36On ne doit pas rompre, même avec les pays européens.
30:38Ce n'est pas parce que je quitterai l'Union européenne
30:40qu'on va rompre demain, qu'on n'aura plus aucun commerce
30:42avec l'Allemagne, l'Italie.
30:43Évidemment que nous.
30:43– Mais on semble avoir rompu avec la Russie de Vladimir Putin
30:46sur le gaz et le pétrole.
30:47– Eh bien, ça, c'est une bêtise.
30:48– On est empêtré encore avec ce gars, le détroit d'Orbousse,
30:51qui est bloqué, qui ne sort pas de la crise entre les États-Unis et l'Iran.
30:56– Eh bien, ça, c'est une grosse bêtise.
30:58La France n'aurait jamais dû appliquer la moindre sanction américaine
31:02contre l'Iran.
31:02Nous avions Peugeot qui était premier en Iran.
31:05Nous avons quitté ce marché, comme Renault a quitté plus récemment la Russie,
31:09alors qu'on était premier là aussi.
31:11Pourquoi ?
31:12Pour obéir à des sanctions qui ne servent pas à nos intérêts.
31:16Nous sommes en guerre, nous, contre l'Iran.
31:17Nous sommes en guerre contre la Russie.
31:19Nous sommes en guerre contre la Chine.
31:20Des néo-conservateurs américains, dans leur tête, malades, sont en guerre.
31:24Ils considèrent qu'il y a un axe du mal.
31:26Corée du Nord, Biélorussie, Russie, Iran, Chine, on a compris.
31:29C'est ça l'axe du mal.
31:30Ce qui est d'ailleurs exactement l'axe du mal qui vient d'être donné.
31:33C'est marrant quand même les connexions, mais ce n'est pas un hasard.
31:35Vous savez qu'il y a eu récemment une loi sur les ingérences électorales en France.
31:39Et on nous a dit, et eux au niveau européen,
31:43mené par la sémillante Nathalie Loiseau,
31:45le bouclier démocratique européen,
31:47vous lisez le rapport du bouclier démocratique européen,
31:49ils vous citent les puissances qui vont s'ingérer dans nos élections.
31:53Vous savez ce qu'ils citent comme puissances ?
31:55Ils font une liste.
31:57Russie, Biélorussie, Iran, Chine, Corée du Nord.
32:01Vous imaginez la Corée du Nord s'ingérer dans les élections françaises ?
32:05Vous imaginez la Biélorussie ?
32:06Je veux dire, déjà la Russie, ça n'existe pas.
32:08Par contre, c'est marrant, parce qu'au municipal,
32:11on sait qu'Israël s'est ingéré.
32:13C'est la seule puissance qui a été ciblée du doigt par Viginoum.
32:16Mais on n'en parle pas.
32:16Les Etats-Unis, ils s'ingèrent un maximum, mais on n'en parle pas.
32:20L'Allemagne s'ingère un maximum, mais on n'en parle pas.
32:22L'Union européenne elle-même, ce n'est pas la France, l'Union européenne,
32:25c'est une entité à part, s'ingère, on n'en parle pas.
32:28– On se souvient de l'élection présidentielle roumaine,
32:30avec M. Macron qui avait dit, on l'a fait en Roumanie,
32:33peut-être qu'on pourrait le faire aussi en Allemagne,
32:35avec la FD, la percée de la FD.
32:36– Et c'était, nous disait-on, les Russes qui s'étaient ingérés
32:39sur le TikTok de Georges Escou, enfin n'importe quoi.
32:41Et en réalité, on cite les pays qui forment l'axe du mal
32:46dans la tête des néo-conservateurs.
32:49Bon, ces gens-là, ils nous ont interdit de commercer,
32:52même de dialoguer avec ces pays-là, et d'autres, quelques autres.
32:56Bon, c'est une bêtise, la France doit parler à tout le monde,
32:59et doit essayer de commercer avec tout le monde.
33:00Et on a, nous, une grande force par rapport à nos concurrents.
33:03On a l'outre-mer.
33:05Ce sont des portes d'entrée dans tous les océans, sur tous ces pays.
33:09La France, avec l'outre-mer, a 30 frontières.
33:1130 frontières.
33:12Voilà.
33:13Donc nous avons cette chance de pouvoir participer
33:17à tous les organismes de coopération régionaux.
33:20Il y en a plein des organismes de coopération régionaux
33:22qui n'ont rien de supranational, ça n'a rien à voir avec l'Union européenne.
33:24Il y a des organismes asiatiques, sud-est-asiatiques, caribéens, etc.
33:28Tant mieux, grâce à nos territoires d'outre-mer,
33:31on peut être présent partout.
33:32On peut avoir des portes d'entrée partout.
33:35On peut faire des projets éventuellement communs,
33:37quand c'est nécessaire, partout.
33:39Ça, ça nous donne une force considérable.
33:40La France, si elle redevenait elle-même,
33:42si elle était consciente de ses intérêts,
33:43si elle récupérait sa souveraineté,
33:45elle pourrait être une énorme puissance du XXIe siècle.
33:47Car ce siècle est très adapté à la France.
33:49– Sur la souveraineté monétaire, Florian Philippot,
33:52j'aimerais comprendre pourquoi l'euro nuit à ce point à la France
33:55dans le contexte que vous décrivez « avenir économique ».
33:58– D'abord, il y a une question de principe.
34:00Un pays, un État, se définit par quelques attributs.
34:05La frontière, l'armée, le droit, sa justice, sa monnaie.
34:10De tout temps, en tout lieu, et c'est toujours vrai.
34:13Un État bat-monnaie.
34:15Si vous ne battez pas monnaie, vous n'êtes pas un État souverain.
34:17C'est pour ça qu'aujourd'hui, on peut considérer quasiment
34:20que la France n'est plus un État, déjà, au sens international du terme.
34:25Ce qui nous pose d'ailleurs, on le voit bien, un certain nombre de problèmes.
34:27On s'affaisse, enfin, on s'effondre même.
34:30Donc d'abord, premièrement, vous savez, moi je résume ça souvent d'une phrase,
34:34qui tient la monnaie tient l'État.
34:36La monnaie, c'est le sang, c'est votre sang.
34:39C'est votre sang, c'est la circulation monétaire et bancaire.
34:41Si vous ne maîtrisez pas cela, vous êtes en situation d'anémie,
34:46vous êtes en situation d'empoisonnement du sang,
34:49vous pouvez prendre toutes les métaphores que vous voulez,
34:50vous comprenez ce que je veux dire.
34:51C'est-à-dire que ce n'est plus vous qui maîtrisez votre organisme
34:53et vous finissez par mourir, en fait.
34:55Donc il y a une question d'abord de souveraineté évidente.
34:58Encore une fois, je vais faire référence au film sur De Gaulle,
35:00mais c'est très bien que le deuxième en particulier insiste sur le plan AMGOT
35:04et sur la création par les Américains d'un faux franc à la Libération.
35:07Vous savez qu'ils ont voulu nous gérer, nous piloter eux-mêmes.
35:11Oui, après le dévainement, oui.
35:12Tout à fait.
35:13Et puis, ils ont voulu nous créer, même ils avaient imprimé déjà les francs,
35:17les faux francs.
35:17Bon, c'était en fait des dollars francs, quoi.
35:19Bon, et De Gaulle, on le voit dans le film,
35:21et c'est la réalité, évidemment,
35:23et c'est bien que le grand public le voit, ça,
35:27a compris, enfin, il savait que la monnaie était la base de la souveraineté.
35:31Et c'est toujours frais aujourd'hui.
35:3290% des pays du monde ont leur monnaie nationale.
35:34C'est-à-dire tous ceux qui ne sont pas dans l'euro.
35:36Il était passé de l'ancien au nouveau franc en 1960.
35:39Oui, bien sûr.
35:40Ça ne veut pas dire, d'ailleurs, qu'on gère n'importe comment la monnaie.
35:43Ça ne veut pas dire qu'on aura une hyperinflation.
35:45Bien sûr que non.
35:46On peut avoir un petit peu d'inflation.
35:47Ce n'est pas grave si les salaires augmentent de la même mesure.
35:49Ça peut même régler une partie de la dette.
35:51Mais le problème, c'est qu'aujourd'hui…
35:53Donc ça, question de principe.
35:54Et en plus, il se trouve que l'euro, c'est en fait un gros marque,
35:58géré par la banque de Francfort, qui est en fait une grosse Bundesbank,
36:01et qui est adaptée, on l'a dit tout à l'heure,
36:03il y a un rapport du FMI qui sort tous les ans au mois de juillet.
36:05Et tiens, on va voir le nouveau rapport cette année,
36:07qui recalcule les parités de l'euro par rapport aux anciennes monnaies nationales.
36:10Et je trouve que chaque année, le FMI tombe sur un euro
36:14qui est un peu sous-évalué de 5-6% par rapport aux marques.
36:17Donc c'est un petit avantage de compétitivité chaque année pour l'Allemagne,
36:21et qui est surévalué de 17 à 18% pour la France.
36:24Donc c'est un boulet énorme qu'on se traîne.
36:27Ce n'est pas par hasard.
36:28Si il y a 20 ans, 25 ans, juste avant l'euro, on était en excédent commercial,
36:31qu'aujourd'hui on est en lourd déficit commercial.
36:33Ce n'est pas par hasard.
36:34Si on rétablit une monnaie nationale, on retrouvera de la liberté.
36:38Il n'y aura plus de chantage contre nous possible.
36:41On ne pourra pas nous mettre à genoux en 48 heures
36:43parce qu'on tient notre réseau bancaire et monétaire.
36:44C'est quand même la première des choses.
36:46Il n'y a plus de chantage possible contre la France.
36:48Plus aucun chantage. On est libre.
36:50Et deuxièmement, on pourra retrouver un commerce extérieur florissant
36:53et reconstituer une industrie.
36:56On sait qu'avec le traité de Maastricht,
36:58la France a délégué un certain nombre de souveraineté à l'Union européenne.
37:03C'est quoi aujourd'hui, selon vous, la décision économique la plus importante
37:07que Paris ne peut plus activer à cause de sa soumission à l'Union européenne ?
37:11– C'est la monnaie. C'est la monnaie.
37:14La monnaie, vous savez, ça n'est plus traité dans le débat médiatique, politique, électoral, français,
37:20et pour cause, ils sont tous d'accord.
37:23On n'en parle pas.
37:24Depuis que le RN a abandonné, c'est la raison de mon départ, une des raisons principales.
37:28En 2017, la sortie de l'euro et la sortie de l'UE, ça va ensemble.
37:32Je précise d'ailleurs, pour ceux qui se posent des questions,
37:34qu'est-ce que deviendra le franc par rapport à l'euro qui subsistera quand on aura quitté l'euro
37:38?
37:38Attendez, quand on quittera l'euro et l'Union européenne,
37:42instantanément, il n'y a plus d'euro et d'union européenne.
37:44Nous sommes, vous savez, ce qu'ils appellent « too big to fail ».
37:47Ils le savent.
37:48On est beaucoup trop grand, gros et central.
37:51Si nous partons, il n'y a plus rien.
37:53Voilà.
37:54Ce n'est pas la Grèce qui s'en va, c'est la France qui s'en va.
38:04Est-ce que la dette exploserait, prendrait 30% et que l'épargne des Français ne vaudrait plus rien ?
38:09Pas 30%.
38:10Sarkozy disait quand il était président, si on sort de l'euro, ça double ou triple la dette française.
38:15Rien que ça.
38:16Il ne savait pas d'ailleurs très bien si c'était double ou triple.
38:18C'est vrai qu'à 100% près, ce n'est pas grave.
38:21On sait que ce sont des amateurs.
38:23Tout ça, c'est bidon.
38:24Ça a été désenfumé.
38:27Moi, je l'ai fait dans mes ouvrages.
38:28Mais ça a été désenfumé par de grands économistes américains.
38:32On peut citer en France Sapir, on peut citer Philippe Murer qui a fait un gros boulot là-dessus.
38:37On peut citer…
38:38Je veux dire, vous aviez notre prix Nobel d'économie, pas le dernier qui est très système,
38:43mais comment ça s'appelle ?
38:44Allez, Maurice Allais qui est mort aujourd'hui, mais qui était notre premier prix Nobel d'économie,
38:48qui était complètement anti-euro et pour des raisons évidentes.
38:52En réalité, tout ça, c'est faux.
38:54Ça va au contraire faire baisser la dette.
38:57Vous savez qu'il y a même une loi qui s'appelle la Lex Monetae.
38:59Au moment où vous quittez une monnaie et que vous allez vers la nouvelle,
39:04on regarde la nationalité de vos contrats de dette.
39:07En France, nos contrats de dette sont à 99,5% de droits français.
39:11C'est vrai que la dette est française.
39:12Les contrats de dette sont de droits français, Dieu merci.
39:14Ça veut dire que chaque euro sera relibellé dans le nouveau franc.
39:19Donc, il n'y a aucune augmentation de la dette.
39:22Par contre, si vous réindustrialisez votre pays, que vous le réenrichissez,
39:25vous avez une baisse de la dette.
39:27Par contre, si on reste dans l'euro, oui, la dette continuera d'augmenter.
39:29Ça, c'est certain.
39:30Et puis, pareil, j'en profite, puisqu'on est au rayon des mythes qui courent ici et là.
39:34C'est l'épargne.
39:35Votre épargne va s'effondrer.
39:37Ce que vous avez en banque va s'effondrer.
39:38Ça, c'est le projet peur.
39:40C'est faux.
39:41Votre épargne ne bougera pas.
39:43Par contre, si vous restez dans le système européen,
39:45il y a maintenant des directives européennes depuis 2015
39:47qui leur permettent d'aller piocher dans votre épargne.
39:50Et ils sont en train d'aller à fond vers l'Union des marchés capitaux
39:53qui leur donnera le droit d'aller piocher dans votre épargne.
39:57Et ils en ont envie.
39:58Ils en parlent tous les trois matins.
40:01Donc, si on sort de l'euro et de l'Union européenne,
40:03on pourra protéger votre épargne.
40:05Il faut toujours remettre les choses à l'endroit.
40:06– On a donc des dépenses militaires qui vont augmenter fortement
40:09alors que nos dépenses publiques sont déjà sous tension.
40:13Quel est l'arbitrage aujourd'hui que vous redoutez le plus
40:17avec cette arrivée de nouvelles dépenses ?
40:19– Mais les dépenses militaires, on peut les augmenter.
40:22Ce n'est pas grave.
40:23Ce n'est pas ça qu'il faut baisser.
40:24Au contraire, je pense qu'on ne les augmente pas assez.
40:26On pourrait faire des choses beaucoup plus intelligentes
40:28et éviter de nous faire doubler.
40:30Parce qu'il y a aussi, on a parlé de l'Allemagne,
40:32mais le Royaume-Uni aussi va maintenant avoir un budget militaire
40:34très supérieur à la France.
40:35C'est un problème.
40:36C'est un déclassement pour la France.
40:37C'est un vrai problème.
40:38Mais au-delà de ça, non, écoutez, arrêtons de payer l'Ukraine déjà.
40:43Là, on vient de décaisser sur les 90 milliards,
40:45dont 17 milliards pour la France.
40:47Le 25 juin, nous avons décaissé les 3,2 premiers milliards.
40:50C'est-à-dire que la France vient de faire un chèque
40:52de 600 millions pour l'Ukraine.
40:54C'est le début.
40:55On va aller jusqu'à 17 milliards.
40:56– On nous explique que l'Ukraine nous remboursera un jour.
40:58– Oui, oui.
40:59Alors, c'est écrit, il y a une convention, c'est un prêt.
41:02Il est écrit que l'Ukraine nous remboursera
41:04le jour où elle aura gagné la guerre
41:05et que la Russie lui aura versé des réparations de guerre.
41:08Si vous croyez à ce qu'on te fait…
41:14Si vous croyez à ce qu'on te fait,
41:16on attendra tous les deux, le 25 décembre au matin, le Père Noël.
41:19Parce qu'on y croira aussi.
41:20Mais la réalité, c'est qu'il y a ça,
41:23il y a l'argent qu'on verse à l'Union européenne.
41:24Autre avantage majeur de quitter l'Union européenne, c'est…
41:28– On est des contributeurs nets, on est aujourd'hui à combien de milliards d'euros par an ?
41:33– PLF.
41:34– Depuis le départ de la Grande-Bretagne.
41:36– Alors, projet de loi de finances 2026, on donne 27 milliards.
41:42Et on récupère 13.
41:43Donc on perd 14 milliards cette année.
41:46Projet de loi de finances l'an prochain, on va donner 31 milliards.
41:50Là, ça va déjà augmenter de 5 milliards, ça va réaugmenter de 5 milliards.
41:53Et on récupérera toujours 13.
41:55Vous avez compris que là, on va perdre 18 milliards l'an prochain.
41:59À partir du prochain cycle budgétaire européen,
42:02car vous savez que les budgets européens sont pluriannuels,
42:04donc on va rentrer dans la nouvelle session,
42:07je crois que c'est 2027-2032, le prochain budget.
42:10Ursula a réclamé 2 000 milliards.
42:12On va passer à une contribution française à 42 milliards par an.
42:16On en récupérera toujours au mieux 13.
42:18Au mieux, parce qu'entre-temps, seront rentrées l'Ukraine.
42:20Il va falloir les nourrir, et notamment leur agriculture.
42:24Donc je ne suis pas sûr qu'on récupérera même 13.
42:26À mon avis, on récupérera moins, mais en tout cas, on donnera plus.
42:2842 milliards, mais même si on récupère 13,
42:31le différentiel va passer à 29 milliards par an.
42:35Par an.
42:37Et dans les derniers arbitrages juridiques de la Commission européenne,
42:41personne n'a lu ça, mais je l'ai lu,
42:43l'Europe vous dit, non, les règles de Maastricht,
42:46enfin, ce n'est plus Maastricht aujourd'hui,
42:47mais les règles budgétaires continuent de s'appliquer.
42:49Ça fait que la France, depuis 2024, est sous surveillance budgétaire.
42:52Vous savez qu'à tout moment, on peut être mis sous tutelle de la BCE,
42:54puis du FMI éventuellement après même.
42:56– Pacte de stabilité européenne.
42:57– Alors ce pacte de stabilité, il y a eu de nouvelles règles depuis 2024.
43:00Nous, on est en alerte, en quasi-tutelle depuis 2024.
43:06Et Mélanie avait dit, mais est-ce qu'on peut quand même,
43:12vu les dépenses militaires…
43:14Alors l'Union européenne, elle dit, si vous avez une dégradation de votre déficit
43:17à cause des dépenses militaires, ce sera moins grave.
43:20Et il y a deux dépenses pour lesquelles on va moins vous embêter.
43:23Un, les dépenses militaires et deux, votre contribution budgétaire à notre budget.
43:29C'est-à-dire que la France a le droit d'augmenter énormément sa contribution budgétaire à Bruxelles.
43:34Ça, la Commission ne dira rien.
43:36Par contre, si vous décidez de financer vos hôpitaux ou vos paysans,
43:40ou la protection de l'enfance, par exemple, au hasard,
43:43eh bien là, Bruxelles dira, non, non, là, vous êtes en contravention par rapport aux règles de déficit.
43:49C'est un système qui est fait, de toute façon, vous êtes perdant.
43:51En face, tu perds, pile je gagne.
43:54Donc, c'est ça l'Europe.
43:55– On est à moins d'un an de la présidentielle.
43:58Florian Philippot, vous êtes président d'un parti national.
44:03On a plusieurs conseillers du camp présidentiel
44:06qui évoquent dans la presse la possibilité de dissoudre l'Assemblée nationale
44:10avant l'élection présidentielle qui aura lieu, donc, c'est officiel maintenant,
44:14les 18 avril et 2 mai prochains.
44:18une menace comme cela qui pèse sur l'Assemblée nationale.
44:22Qu'est-ce que cela vous évoque ?
44:24– Ça veut dire d'abord que pour eux, la Constitution est un jeu.
44:26C'est un joujou. C'est leur joujou.
44:28– Alors, ils vont vous dire, on a le droit.
44:31– Ah, mais la loi !
44:32– Ils ont dissous il y a plus d'un an.
44:33– Oui, il a même le droit, s'il veut, de faire les pleins pouvoirs.
44:35Il peut faire l'article 16, il peut faire ce qu'il veut.
44:37Il peut faire l'état de siège, il peut faire ce qu'il veut.
44:39Oui, on a le droit.
44:40Mais oui, il a dépassé les 1 an, donc il a le droit, article 12.
44:44Sauf que la dernière fois, d'ailleurs, il l'a fait sans consulter
44:45les présidents de Chambre et le Premier ministre.
44:47Donc, il ne respectait pas la Constitution.
44:49Enfin, ce n'est pas grave, il n'y a pas de contrôle.
44:52C'est comme l'article 16.
44:53Normalement, les conditions ne sont pas réunies,
44:55mais personne ne contrôle, donc ce n'est pas grave.
44:56Et puis, ça sera contrôlé au bout d'un mois par son copain,
44:59Richard Ferrand, donc il n'y aura pas de contrôle.
45:00Donc, il fait ce qu'il veut.
45:01La réalité, c'est que c'est un joujou.
45:04Ce n'est plus du tout l'esprit des institutions, c'est n'importe quoi.
45:06La dissolution a été prévue pour des raisons de blocage national lourd.
45:09C'est pour ça qu'il y avait la dissolution.
45:11Là, c'est juste un jeu, comme déjà en 2024.
45:14Bon, mais après, ce n'est pas certain qu'il le fasse.
45:16S'il le fait, soit ce serait une version cynique
45:20pour empêcher le prochain président de dissoudre pendant un an,
45:23puisque ça engage aussi le prochain président l'interdiction des un an.
45:27Si vous lisez l'article 12, il est clair.
45:29Pas de dissolution pendant un an, même si c'est un autre président.
45:32Donc, c'est vrai que ça bloque tout pendant un an.
45:34Mais Macron pourrait être capable de réfléchir comme ça,
45:36car c'est très pervers, ça lui ressemble beaucoup.
45:38Ou alors, tout simplement, il a dégainé,
45:41il a fait sortir par des off dans la presse cette menace
45:44pour mettre la pression sur les députés,
45:46pour leur dire ne votez pas de motion de censure
45:49et adoptez le budget 2027 en décembre,
45:52parce que sinon, je vais vous faire une dissolution.
45:54Donc, c'est un moyen de chantage sur les députés.
45:55C'est plus probablement ça.
45:56C'est un moyen de pression.
45:58Qu'est-ce qui attend les Français, Florian Philippot,
46:00avant la prochaine présidentielle,
46:03le pouvoir d'achat des Français avec la crise du détroit d'Hormuz ?
46:07– Ormuz, on espère que ça va un petit peu s'arranger quand même,
46:10quoique c'est variable selon les jours.
46:13Bon, il n'y a pas d'amélioration énorme à attendre
46:15du point de vue du pouvoir d'achat.
46:16De toute façon, on est sur une pente.
46:18Tant qu'on sera dans les mêmes politiques, ça va se dégraver.
46:21La raison, tout se dégrave.
46:22L'immigration, enfin tout, c'est normal, on est sur la même pente.
46:25Et si on a un président demain, que ce soit Bardella ou Retailleau
46:28ou Philippe ou Attal ou Mélenchon,
46:32enfin, il n'y a aucune chance que ce soit Mélenchon,
46:34ou d'autres, vous aurez la même politique, on le sait déjà.
46:38Donc, on continuera sur la pente.
46:40Non, ce qui m'inquiète plus, au-delà des questions économiques,
46:42avant la présidentielle, c'est le climat de cette campagne.
46:45On va nous faire une campagne en nous disant
46:47il y a des ingérences russes pour empêcher le débat.
46:51– Oui, le président a promis qu'il n'y aurait pas d'ingérence étrangère
46:55pendant la campagne présidentielle.
46:56– Oui, ils vont annoncer une loi en septembre.
46:58Donc, ils vont faire une nouvelle loi,
46:59ils vont mettre sous censure, puisqu'il y a le pass numérique
47:01qui arrive en septembre, il y a le DSA qui s'applique de plus en plus.
47:04Donc, censure des réseaux sociaux, contrôle, surveillance en tout cas des réseaux sociaux.
47:08Et puis, cette menace permanente des ingérences,
47:12avec Viginoum qui sera là.
47:13Pourquoi ? Parce que dès que vous aurez un discours très critique
47:16sur la politique étrangère, sur la guerre d'Ukraine,
47:18sur la présidence de la République, sur l'Europe,
47:21sur l'euro comme aujourd'hui, on vous dira,
47:23mais c'est bizarre, vous êtes en train de réciter justement le discours du Kremlin.
47:26Vous êtes en train de réciter le discours souverainiste
47:29qui est promu par le Kremlin, on peut faire tous les liens qu'on veut.
47:32Et donc, vous êtes un agent russe en fait.
47:34– Vous attendez à de la censure ?
47:35– Mais plus que ça, moi je m'attends à ce qu'on nous dise
47:38que notre discours politique est un discours d'influence
47:42et d'ingérence étrangère.
47:43Ce qui est un moyen de vous disqualifier,
47:46voire si nécessaire, de vous interdire.
47:49Vous comprenez la perversité de la chose ?
47:51C'est-à-dire qu'ils définissent à l'avance
47:53ce qui sera considéré comme un discours d'ingérence étrangère.
47:55Et si vous le tenez, c'est que vous êtes un agent étranger.
47:59Même si, ni vous ni moi dans cette pièce, on a le moindre lien
48:02avec le Kremlin, on n'est pas un des agents étrangers.
48:04Moi je m'en fiche de la Russie ou quoi que ce soit.
48:06Si il m'intéresse, c'est la France.
48:08Mais il se trouve que, oui, je ne veux pas qu'on finance l'Ukraine.
48:11Mais en disant ça, mais attendez, vous dites la même chose que le Kremlin.
48:14Peut-être.
48:15Mais moi je le dis comme un patriote français.
48:17Vous voyez, et ça on peut le faire sur tous les sujets.
48:19On peut le faire sur l'Europe, on peut le faire sur tous les sujets.
48:21Donc c'est un moyen de contrôler, de bazardiser en quelque sorte la campagne.
48:26Vous organisez le 14 juillet prochain un rassemblement.
48:30Oui, même un défilé.
48:31Avec votre parti, les patriotes, quel sera le message de cette manifestation ?
48:34Il y a le matin, le 14 juillet, euro-ukrainien, officiel, qui sera scandaleux.
48:39Ça choque beaucoup de soldats d'ailleurs et beaucoup de Français,
48:41puisque von der Leyen sera là, Zelensky sera là,
48:43le chef militaire de l'OTAN sera là,
48:45ils encadreront Macron sur la tribune officielle.
48:47Il y aura des avions ukrainiens, les avions seront armés,
48:50pour nous dire que c'est la guerre qui arrive.
48:52Il y aura toutes les troupes de l'Union européenne,
48:54de la coalition des volontaires, il y aura l'hymne européen.
48:57Et puis on nous dit…
48:57L'eau de la joie, on est en plein dedans.
48:59L'eau de la joie, quelle joie.
49:01Et puis on nous a dit, le nom officiel de cette cérémonie,
49:04ce sera le réveil stratégique de l'Europe.
49:07L'Europe, le jour de la fête nationale.
49:09C'est une onde ce 14 juillet euro-ukrainien,
49:11et c'est en plus une préparation des esprits à la guerre contre la Russie.
49:14Donc nous, on lave l'affront,
49:16et on valorise la France libre,
49:18sorti de l'UE et de l'OTAN, et la paix,
49:20l'après-midi, 17h-14 juillet, rendez-vous Paris,
49:23place du 18 juin 40, c'est le quartier Montparnasse.
49:26Venez habiller aux couleurs nationales,
49:28ça tranchera avec le matin,
49:30donc bleu, blanc, rouge, ou bleu, blanc, rouge, comme vous voulez,
49:32les drapeaux français.
49:33Et puis il y aura des chants patriotiques,
49:35il y aura des chants sympathiques,
49:37il y aura une marche,
49:38et il y aura surtout un symbole très fort
49:39qui va déplaire au pouvoir.
49:40Voilà.
49:41Donc venez très nombreux, on fera un défilé,
49:44le vrai défilé national.
49:45Merci à vous, Florian Philippot,
49:47d'avoir accepté notre invitation.
49:49Merci à vous tous de nous avoir suivis.
49:51Tout de suite après cet entretien,
49:53vous pourrez retrouver Philippe Béchade
49:55pour sa chronique économique et financière.
49:57Et quant à nous, on se retrouve la semaine prochaine.
49:59À bientôt, salut.
50:20Bonjour et bienvenue pour ce rendez-vous
50:24de manière de décryptage de l'actualité en mode affranchi.
50:28Je salue tous les abonnés de TV Liberté
50:31pour cet épisode que je vais intituler
50:33« La folie, c'est de reprendre le même schéma
50:38en espérant des résultats différents ».
50:42Bon, eh bien la folie en matière boursière,
50:46ça réjouit tout le monde.
50:48Bah oui, vous prenez un schéma qui marche,
50:52vous le reproduisez à l'infini,
50:54même s'il est totalement mensonger.
50:57Comment ça ?
50:59Ben prenez par exemple,
51:00depuis le 8 avril dernier,
51:02les 47 annonces successives par Donald Trump,
51:07de la signature d'un cessez-le-feu,
51:10de la réouverture du détroit d'Hormuz,
51:14d'un accord sur les 14 points exigés par l'Iran,
51:18avant le lendemain de démentir complètement.
51:21Et à chaque fois que Trump annonce prématurément
51:26un cessez-le-feu, une réouverture d'Hormuz,
51:29les marchés grimpent,
51:32le pétrole baisse.
51:35Trump a réussi depuis trois mois
51:37à supprimer le prix du pétrole.
51:41Il a tellement bien réussi d'ailleurs
51:43qu'aujourd'hui, tout le monde se met short sur le pétrole.
51:48Alors que pourtant,
51:50les stocks stratégiques américains
51:54continuent de se vider inexorablement.
51:56On parle beaucoup des stocks américains
51:58parce que ceux-là, au moins,
51:59ils sont publiés par l'AIE,
52:01l'Agence américaine de l'énergie.
52:04Ils ne le sont pas en Europe,
52:06mais rassurez-vous,
52:07on continue de puiser dedans.
52:10Sinon, il y a longtemps qu'il n'y aura plus de diesel.
52:13D'ailleurs, autour de chez vous,
52:15avez-vous remarqué que quelques pompes
52:18commencent à manquer de diesel,
52:22exélium ou de sans plomb 98 ?
52:25Vous ne vous demandez pas
52:26s'il s'agit d'un petit problème d'approvisionnement
52:31ou d'un problème plus général ?
52:34Problème plus général,
52:35puisque déjà, on sait qu'en Russie,
52:38il y a des pénuries depuis des mois et des mois
52:41grâce aux bombardements réussis
52:45de raffineries russes
52:47par des drones ukrainiens,
52:50téléguidés évidemment par les services occidentaux.
52:55Donc un pétrole qui baisse,
52:58c'est un marché qui se réjouit,
53:02qui se réjouit que les anticipations inflationnistes
53:06se trouvent contenues et pourtant bon sang.
53:12Mais pourquoi les marchés obligataires ne suivent-ils pas ?
53:16C'est assez curieux.
53:18Le pétrole vient de perdre 40%
53:21sur ses plus hauts du début du mois de mars.
53:24Et les taux longs américains, eux,
53:27se sont tendus d'un peu plus de 25 points.
53:30Alors qu'en 2008,
53:32avec une baisse de 40% du prix du pétrole
53:35entre juillet et novembre,
53:37les taux avaient effacé pratiquement 70 ou 80 points,
53:42c'est-à-dire l'équivalent de trois baisses de taux.
53:46Eh bien, cette fois-ci, ça ne se passe pas comme cela.
53:49Mais ça n'empêche pas Wall Street
53:51de poursuivre son rallye.
53:54Et le Dow Jones a inscrit jeudi dernier
53:58un nouveau record absolu.
54:01C'était le quatrième consécutif.
54:03Ne soyez pas trop étrenez.
54:06Wall Street était à la veille d'un pont de trois jours
54:09pour l'accélération du 250e anniversaire
54:12de l'indépendance des États-Unis.
54:15Comment pouvez-vous imaginer
54:17que les indices US n'auraient pas atteint des sommets
54:21ou inscrits de nouveaux records à l'occasion ?
54:24Donc on s'en fiche complètement
54:26que les stocks de pétrole et de carburant américains
54:30continuent de se vider
54:32car le détroit d'Hormuz n'est absolument pas rouvert.
54:37Les bons jours,
54:38ils passent à peu près l'équivalent de 50%
54:41du trafic d'avant la guerre.
54:43Et les mauvais jours,
54:44c'est-à-dire généralement le week-end
54:46quand on se balance des drones
54:47pour, on va dire,
54:50aller amuser le terrain,
54:51c'est l'expression employée par Donald Trump,
54:55eh bien là,
54:56le trafic est quasiment interrompu.
54:59Personne ne fait le calcul
55:02du manque de barils
55:05pour faire tourner l'économie,
55:06pour regarnir les stocks
55:08avant la saison hivernale
55:11et pour regarnir les stocks stratégiques
55:14des États-Unis,
55:15de l'Europe,
55:17de la Chine, évidemment,
55:18et du Japon.
55:20Non, personne ne se demande
55:22puisque chaque jour,
55:25on répète le même schéma.
55:28Hormuz va rouvrir,
55:30tout va se normaliser.
55:33Eh bien,
55:34le même principe en politique,
55:36lui, ne donne pas d'aussi bons résultats.
55:38Vous prenez exactement
55:40les mêmes candidats
55:42ayant le même profil.
55:45Vous les faites sponsoriser
55:47par les médias.
55:49Ils vont pousser toujours
55:50les mêmes duels
55:52que vous connaissez.
55:53Je n'ai pas besoin
55:54de vous les rappeler.
55:55Mais là, cette fois-ci,
55:57on aboutit quand même
55:58à quelque chose
55:58qu'on n'avait pas encore vu,
56:00c'est-à-dire que le centre,
56:02ou certains vont appeler ça
56:04l'extrême centre,
56:06eh bien,
56:07regroupent tous les losers,
56:10tous ceux qui ont échoué
56:12à leur ministère,
56:14à Matignon,
56:16dans leur rôle de conseiller
56:20à l'Élysée,
56:21voire même certains mis en examen
56:24et exonérés à Pssou,
56:26parce que, ah, oups,
56:28voilà,
56:30la procédure est prescrite.
56:33M. Colleur se reconnaîtra.
56:35Et dans ces conditions,
56:37donc,
56:39on essaie de nous faire croire
56:40que tous ceux qui ont échoué,
56:42qui ont creusé les déficits,
56:44désindustrialisés,
56:46la France,
56:48plongée, l'hôpital,
56:49dans un État à peine comparable
56:52aux pays les moins développés
56:54d'Europe,
56:56eh bien,
56:57ces gens-là
56:58vont révolutionner
57:00la façon de faire
57:01de la politique
57:02et tout changer,
57:04alors que c'est eux
57:05qui ont évidemment
57:06tout changé en pire.
57:08Et là,
57:09malheureusement,
57:11contrairement au placement boursier,
57:14on va dire que le placement politique
57:16pour 2027
57:18n'augure pas
57:19de beaucoup de bonnes surprises.
57:21Pour vous remercier
57:23de votre fidélité,
57:24nous vous invitons
57:25à télécharger gratuitement
57:26notre rapport spécial
57:28qui contient notre solution
57:29pour préserver votre épargne
57:32face à la montée
57:33des tensions géopolitiques
57:35et qui pourraient même déboucher
57:37sur une nouvelle guerre mondiale.
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