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##FAUT_QUE_CA_CHANGE-2026-07-08##
Transcription
00:00Sud Radio, faut que ça change, Anthony Martin Smith.
00:04Je démarre pas, il fait trop chaud.
00:06Voilà, bonsoir, bienvenue à vous sur Sud Radio.
00:09Effectivement, coup de chaud, le chaud revient partout en France.
00:12C'est malheureux, protégez-vous, faites attention, hydratez-vous.
00:15C'est important, on n'aura de cesse que de le répéter.
00:19Beaucoup de personnes souffrent, même sont tombées.
00:22Et j'ai une pensée très chaleureuse à celles et ceux qui traversent
00:26la disparition d'un proche due à ses fortes chaleurs.
00:28C'est très important, mesdames et messieurs.
00:31Hydratez-vous, mettez-vous au frais.
00:33Pensez aussi à mettre des serviettes humides autour de vous,
00:36autour de votre nuque, sur votre tête, à chaque fois que vous avez un coup de chaud.
00:40Et puis même si vous n'avez pas soif, buvez.
00:43Surtout avec l'âge, on a tendance à ne pas sentir la soif.
00:47Et c'est là où on se déshydrate le plus.
00:50Oui, vous avez raison, Mathéo, l'anglo.
00:52Non, mais c'est vrai, ne buvez pas d'alcool.
00:54Limitez les boissons alcoolisées, c'est très important.
00:57Merci, Mathéo, pour ce rappel.
01:00L'alcool a tendance à nous faire aller aux toilettes plus souvent.
01:04Et donc, du coup, on ne stocke pas l'eau.
01:06De toute façon, dans l'alcool, il y a peu d'eau.
01:08Enfin, bref.
01:09Mathéo Lamblot, bonsoir.
01:10Bonsoir, Anthony.
01:11Bonsoir, tout le monde.
01:12Ça va bien ?
01:12Très bien, et vous ?
01:13Oui, ça va, ça va.
01:14Il fait chaud.
01:15Et c'est pour ça que je me permettais ce petit rappel très actuel.
01:17Exactement, vous avez raison.
01:18Important, selon moi, et primordial.
01:20Julie Précia, ça toujours ?
01:22Ça va toujours, mais j'avais une petite question.
01:24Est-ce qu'on refuse l'eau de vie de papy-mamie quand on va les visiter pour savoir s
01:27'ils vont bien ?
01:28Oui, on refuse.
01:29Et surtout, l'alcool est à consommer avec modération, rappelons-le.
01:34C'est important, surtout dans cette période.
01:38La semaine dernière, avec Mathéo, on est partis, lui et moi, en week-end.
01:43Rendez-vous compte.
01:45On est allé tout d'abord au théâtre Mogador.
01:47Ça, on vous l'avait dit la semaine dernière.
01:49Assister à une représentation inclusive, une représentation du roi lion.
01:54Vous savez, cette comédie musicale avec plein de lions.
01:56Mais il y a d'autres animaux aussi.
01:59Vous y êtes allé pour la 15e fois ?
02:01Alors, on ne balance pas les dossiers privés comme ça, Mathéo Lamblot.
02:05Si on commence à balancer le off, moi aussi, je vais le faire.
02:08Non, non, mais je vais arrêter, du coup.
02:10Il a un costume, je crois, à la maison.
02:12Un dimanche sur deux.
02:14Ça suffit, oui.
02:16Alors, on est allé au théâtre Mogador assister à une représentation inclusive.
02:21Et on a rencontré à cette occasion le directeur commercial et marketing Olivier Lazareni.
02:25On a, avec lui, enregistré une petite interview qu'on va vous diffuser dans une seconde.
02:29Et en deuxième partie, on reviendra aussi sur cette rencontre au Stade de France,
02:34Stade Toulousain-Montpellier.
02:35Rencontre encore une fois mémorable.
02:38Combien de victoires, là, pour un Stade Toulousain ?
02:4025.
02:41Merci, Julien Delmas qui se dit...
02:43Eh oh, et moi, on ne m'a pas dit bonjour ?
02:45Bonjour.
02:46Bon, écoutez, d'abord, on va aller au Stade Mogador.
02:49Oh, Stade Mogador.
02:52Au théâtre Mogador, mesdames et messieurs.
02:54Avec Olivier Lazareni, directeur commercial et marketing de Stage Entertainment France
02:59qui exploite le théâtre Mogador.
03:06Olivier Lazareni, directeur marketing et commercial de Stage Entertainment France.
03:11Vous avez ici au théâtre Mogador la production Le Roi Lion.
03:14Aujourd'hui, c'est une journée un peu spéciale pour vous
03:16puisque c'est les séances dites un peu inclusives pour le handicap sensoriel
03:20mais particulièrement déficience visuelle.
03:22On a vu à travers notre visite les maquettes du spectacle,
03:27les maquettes des personnages.
03:29On a pu toucher aussi les costumes avec les personnes qui participent à cet événement.
03:33Pourquoi avez-vous voulu faire ce genre de journée et ce genre d'initiative ?
03:39C'est quand même peu commun.
03:40Donc, nous avons voulu monter des séances adaptées
03:44de façon à ce que sur un spectacle comme Le Roi Lion,
03:47on puisse faire venir tout le monde.
03:49C'est un spectacle populaire.
03:50Tout le monde doit pouvoir venir.
03:52Et ce type d'initiative qui est plutôt l'apanage de la sphère publique,
03:55on a voulu en tant que théâtre privé et gros théâtre privé,
04:00se lancer, donner un petit peu le ton
04:03pour que d'autres initiatives similaires se prennent.
04:05On a vu l'initiative, on a vu le dispositif que vous avez déployé.
04:08C'est beaucoup de moyens humains.
04:10Il y a beaucoup de collaboratrices et collaborateurs de votre équipe
04:12qui sont déployés sur le dispositif auprès des personnes déficientes visuelles qui y assisent.
04:17Je crois qu'à peu près, elles sont aujourd'hui 26 personnes.
04:20On est un samedi.
04:22Ce n'est pas compliqué en termes de gestion, même d'adjoria, entreprise et même financière.
04:27C'est un coup tout ça ?
04:29Alors, quand on a décidé de se lancer dans les séances adaptées,
04:34ça a été un mouvement général.
04:36C'est-à-dire que tout le monde s'est mobilisé.
04:38C'est sur la base du volontariat.
04:39C'est-à-dire que des collaborateurs de tous les services peuvent se porter volontaires.
04:43On a un petit peu des tauliers, des gens qui sont là à chaque fois, qui reviennent,
04:47parce que c'est une aventure différente.
04:50Notre direction générale a décidé d'allouer les moyens pour que ce type de séance se tienne.
04:56C'est un budget de plusieurs dizaines de milliers d'euros,
04:59tant dans l'équipement que dans les moyens humains.
05:02Et je crois qu'on est largement payé en retour par la satisfaction des personnes
05:07qui peuvent venir nous rendre visite.
05:09C'est quoi l'objectif marketing et commercial d'une opération comme celle-ci ?
05:13Parce que, évidemment, vous avez une approche qui comprend être très humaine et altruiste,
05:20mais il y a nécessairement un regard quand même mercantile et opérationnel.
05:25Vous n'êtes pas juste altruiste par envie.
05:30Alors, le point de départ, c'est vraiment, au lendemain du Covid,
05:35de se dire qu'il y a trop de gens qui se sont trouvés isolés
05:38et qu'il y a des gens qui sont, indépendamment de la pandémie qu'on a connue,
05:42pas en situation de venir au théâtre.
05:43On a vraiment eu une démarche volontariste.
05:45Maintenant, on va être honnête, c'est aussi un volant d'activités
05:49que nous n'aurions pas si nous n'avions pas ce type de dispositif.
05:52Donc, ce sont des revenus supplémentaires.
05:54Et ces revenus supplémentaires contribuent à développer d'autres initiatives.
06:00Maintenant, il y a aussi un autre intérêt qu'on nous voit,
06:03c'est le fait que c'est un facteur très fédérateur au sein des équipes.
06:07C'est-à-dire que, notamment en recrutement,
06:10des jeunes gens nous posent la question de quelles sont les valeurs de l'entreprise.
06:14Et on voit que dès qu'on parle des séances inclusives,
06:18eh bien, ça fait tilt.
06:19C'est-à-dire que, pour eux, c'est un facteur différenciant dans le choix de l'entreprise.
06:23C'est ça que je voulais vous entendre dire.
06:25Finalement, et vous allez me dire si vous me rejoignez sur l'idée,
06:28mais les personnes en situation de handicap ne sont pas une clientèle de niche.
06:32Et vous l'avez compris, et vous allez la chercher.
06:35Les personnes en situation de handicap sont trop souvent dans l'imaginaire des gens,
06:40du commun des mortels, des personnes soit en fauteuil roulant,
06:43soit des personnes aveugles, malvoyantes.
06:47Or, quand on fait le compte de tous les handicaps,
06:50et les handicaps invisibles, on se rend compte qu'il y a tellement de gens concernés,
06:53tous au sein de Stage, on connaît, peu ou prou, des personnes en situation de handicap.
06:59Et on a très vite compris, j'avais une collaboratrice,
07:02à qui je veux rendre aussi hommage, qui s'appelle Candice Gatiqui,
07:05qui nous a initiés au nombre de personnes en situation de handicap.
07:10Moi, j'aimerais comprendre, indépendamment du fait que sur la question du handicap,
07:15qui finalement pour vous n'est pas une clientèle si de niche que cela,
07:18au contraire, c'est des gens que vous avez voulu intégrer complètement dans votre dispositif.
07:24Aujourd'hui, l'accessibilité du théâtre, elle est pleine et entière.
07:28On peut venir quand on est utilisateur de fauteuil roulant,
07:31quand on est non-voyant, quand on est sourd,
07:34ou même quand on a des troubles cognitifs.
07:36C'est ce que disent un peu vos séances ?
07:39Alors, notre philosophie, c'est que tout le monde est bienvenu tout le temps.
07:45Moi, je suis un ancien de chez McDo, vous vous souvenez ce slogan,
07:47« Venez comme vous êtes ».
07:49Et je l'ai un peu transformé, c'est « Venez qui que vous soyez ».
07:52Et on a mis en place des dispositifs sur des séances comme celle d'aujourd'hui particuliers,
07:57mais chacun peut venir à n'importe quel moment.
08:00C'est-à-dire qu'une personne en situation de handicap peut se présenter sur n'importe quelle représentation.
08:05Par exemple, nous avons un dispositif d'audiodescription qui est permanent et gratuit, en toute autonomie.
08:11Avec le fameux, d'ailleurs, petit casque que j'ai ici, qu'on peut montrer,
08:16avec ce boîtier qui est connecté directement à la régie.
08:20Et vous avez un commentateur, je crois que c'est un metteur en scène,
08:24avec un tableau qui est déjà…
08:26Enfin, tous les tableaux sont écrits,
08:28et qui fait le commentaire en temps réel pour les personnes en situation de handicap.
08:32Ça, c'est en tout cas aujourd'hui.
08:33Mais ordinaire, vous avez une application qu'on peut utiliser dans le théâtre
08:37pour pouvoir suivre en totale autonomie.
08:40C'est ça.
08:41Nous avons décidé de souscrire un abonnement à une application qui s'appelle Earcatch,
08:47qui se charge gratuitement sur le téléphone
08:50et qui permet à une personne de venir et de profiter de l'audiodescription en toute autonomie.
08:55Et toute l'année.
08:56Et toute l'année.
08:57Et ce qui a été bien conçu, c'est qu'elle a été calquée sur les tops lumières et pas
09:03sur les tops sons,
09:04ce qui fait qu'il n'y a jamais de décalage.
09:05Donc, on explique, le top lumière, c'est le moment où votre topper,
09:09la personne qui dit top, on passe au plan suivant.
09:13La personne à la lumière lance la nouvelle scène avec le nouveau tableau de lumière et de projecteur.
09:20Et c'est le fait d'enclencher cela qui déclenche le bon fichier son sur l'audiodescription.
09:26Exactement ça.
09:27C'est exactement ça.
09:28Donc, ça permet de ne pas avoir de décalage par rapport aux paroles et par rapport aux sons sur les
09:33scènes.
09:33Et donc, effectivement, du coup, d'avoir une audiodescription qui corresponde bien à la scène qui se déroule devant soi
09:38et pas une scène avec Zazou alors que Zazou n'est pas là.
09:41Exactement.
09:41Ce qui est quand même mieux.
09:42C'est mieux.
09:43Ce qui est quand même mieux.
09:44Voilà.
09:44Et puis, par ailleurs, indépendamment de ces dispositifs,
09:47nos équipes sont formées régulièrement de façon à ce que si se présente quelqu'un
09:52en situation de trouble cognitif, qu'on ne soit pas surpris, mal aisé, qu'on ne sache pas comment faire.
09:59C'est-à-dire qu'on forme nos équipes en disant, au cas où se présente quelqu'un dont on
10:04ne serait pas prévenu,
10:05mais qu'on ne se retrouve pas comme une poule face à un couteau et ne pas savoir comment faire.
10:10Il est vrai, d'ailleurs, que votre personnel est formé.
10:13Une de vos collaboratrices, tout à l'heure, lorsqu'il a fallu qu'elle me prenne la main, m'a
10:17demandé si elle pouvait me toucher.
10:20Et ça, effectivement, c'est si singulier qu'il faut le souligner, puisque, du coup, on voit qu'elle a
10:26été formée à la question.
10:28On a des formations régulières.
10:30On a Enora, que vous connaissez, qui, en plus...
10:33Enora, le fustec, oui.
10:34Voilà, qui est rafraîchie régulièrement, qui est complètement investie de ce rôle.
10:40Et qui nous forme et qui nous rappelle les bons gestes, les bonnes paroles.
10:45Qui nous détend aussi, parce que c'est vrai que certains d'entre nous peuvent ressentir un stress.
10:51Nous nous habitués à être confrontés.
10:53Et en fait, dans la plupart des cas, ça se passe très, très bien.
10:56Ça va être quoi, un peu, les objectifs, maintenant, que vous avez plus ou moins coché les cases ?
11:02Vous allez continuer d'inventer, d'innover, d'instructer le modèle de l'accueil des personnes en situation de handicap
11:08dans les théâtres ?
11:09Alors, on teste actuellement une application qui s'appelle Handivisible,
11:15qui est un dispositif qui permet à la personne en situation de handicap invisible de se faire reconnaître
11:23et de pouvoir bénéficier d'un coupe-fil et de ne pas avoir à justifier qu'elle passe plus vite.
11:30Bon, pour le moment, on est vraiment en phase de test.
11:33Je crois qu'on a un effort de communication à faire.
11:35La prochaine étape pour nous, c'est justement d'arriver à communiquer sur le handicap invisible
11:41et de prévoir d'éventuels dispositifs.
11:44Aujourd'hui, on va dire que le handicap sensoriel, ça tourne.
11:48On est toujours perfectif, mais ça tourne.
11:50Le handicap cognitif, on a fait une saison complète.
11:54Ça se passe bien aussi.
11:57Le handicap invisible, il y a tellement de variétés de handicap et tellement de choses à prévoir.
12:02Il faut qu'on se forme, il faut qu'on apprenne, il faut qu'on soit confronté à des situations
12:06pour voir ce que l'on peut faire de mieux.
12:07Mais vous diriez que c'est davantage votre personnel avec lequel il peut y avoir des problèmes
12:12sur le handicap invisible ou plus le public ?
12:17Je ne ferai pas d'hierarchie parce qu'effectivement, on reçoit beaucoup de public.
12:23Sur la question de la priorité, j'ai surtout le sentiment que, oui, il peut y avoir des personnels
12:27qui ne sont pas au courant, etc., mais que principalement, c'est le regard du public,
12:31des gens qui compagnent pas, pourquoi vous leur passez devant ?
12:34Alors, il faut justement qu'on affine nos dispositifs de façon à expliquer aux gens,
12:39ça c'est notre rôle en tant que personnel d'accueil, d'expliquer aux gens que si quelqu'un passe
12:43devant,
12:44c'est pas qu'il est en train de gruger, qu'il est en train de bénéficier d'un traitement
12:48particulier,
12:48c'est que sa situation le nécessite.
12:50Quelqu'un qui est atteint d'une maladie invalidante par crise doit pouvoir passer en avant.
12:58Mais je trouve que depuis quelques années, les médias ont fait un énorme travail
13:03de sensibilisation, d'expliquer, de mettre un sujet qui n'était pas un sujet d'actualité
13:08comme une actualité, et les publics commencent à être beaucoup plus réceptifs,
13:14on le voit sur les séances relax, puisque quand on explique les séances relax,
13:18tout le monde n'est pas informé.
13:19Les séances relax, c'est le moment où justement les personnes de déficience cognitive
13:22ou de troubles de comportement peuvent venir, et donc c'est vrai qu'il peut y avoir des personnes
13:27qui sont très expressives, et ça peut évidemment interpeller.
13:33Ça interpelle.
13:34On fait un petit discours introductif, et généralement, enfin pas généralement,
13:39chaque fois, ce discours est salué par des applaudissements,
13:41et des gens qui nous ont dit « ah ben j'avais pas vu que c'était une séance relax
13:44»,
13:45je trouve ça formidable.
13:46Donc le regard a changé, je trouve, la perception se modifie, et j'en suis ravi,
13:52et si on peut y contribuer un petit peu, en confrontant...
13:56Moi, ma philosophie, c'est de ne pas faire des séances, pardonnez-moi l'expression,
13:59mais ghetto, de dire « eh ben on prend des personnes en situation de handicap,
14:03on ne rassemble que des personnes en situation de handicap ».
14:05On veut que ce soit confronté à la réalité des personnes en situation de handicap,
14:10un public qui n'est pas concerné.
14:12Derrière question, vous savez combien de personnes vous accueillent
14:14en situation de handicap chaque année ?
14:15On doit en avoir plus d'une centaine sur une saison, rien que sur le sensoriel,
14:24et sur le cognitif, c'est à peu près autant.
14:27Donc, j'irais entre 150 et 200 personnes par saison.
14:30C'est considérable déjà ?
14:31C'est une goutte d'eau, quand on considère le nombre de personnes en situation de handicap,
14:35mais on est fiers de ce qu'on a accompli.
14:39Venez, mesdames et messieurs, venir voir les productions ici, au Théâtre Mogadar,
14:44parce qu'évidemment, on parle du Roi Lion, mais vous avez d'autres prods qui se réalisent ici.
14:50Merci, Olivier Lazareni, directeur marketing et commercial de Stage Entertainment France,
14:55où vous êtes propriétaire du Théâtre Mogadar, pas vous,
14:57mais l'entreprise sur laquelle vous travaillez,
15:00et puis producteur du spectacle Le Roi Lion,
15:04que j'invite chacune et chacun à venir regarder tellement il est riche.
15:08L'interview avec Olivier Lazareni, directeur marketing et commercial de Stage Entertainment France,
15:14qui exploite le Théâtre Mogadar, où se déroulent les représentations du Roi Lion.
15:17Vous ne bougez pas dans un instant avec Julie Pressé à Mathéo Lamblon.
15:20On va partir du côté du Stade de France.
15:21On y était la semaine dernière pour la rencontre Stade Toulousain-Montpellier,
15:25et avec un accompagnement inclusif pour les personnes en situation de handicap,
15:30instadia, c'est-à-dire dans le stade, Mathéo.
15:32Merci.
15:33A tout de suite sur Sud Radio.
15:34Sud Radio, il faut que ça change, Anthony Martin Smith.
15:37De retour sur l'antenne de Sud Radio avec mes amis, mes heureux amis,
15:42Mathéo Lamblon, Julie Pressia.
15:44Avec Mathéo, on est partis en week-end, lui et moi, la semaine dernière.
15:47On est allés au Stade de Mogadar et au Théâtre de France, comme il dit rien.
15:51Au Théâtre Mogadar et au Stade de France.
15:54Julie, on n'est pas partis en week-end encore ?
15:56Oui, c'est ça, et je vois qu'en plus tu insistes sur le fait,
15:59d'être partis tous les deux.
16:00Je n'ai pas encore eu mes invites.
16:02Eh bien, écoutez, on va le faire prochainement.
16:04Vous savez qu'au mois de septembre, on sera à Europa Park, probablement.
16:08Ça, j'en ai entendu parler.
16:10Je tease la rentrée, mais on sera probablement à Europa Park.
16:13Et alors là, mes amis, je vais vous dire, on va se marrer.
16:16Est-ce que Julien Delmas, vous venez ?
16:18Oui, oui, avec plaisir, bien sûr.
16:19J'ai hâte de vous voir la tête à l'envers.
16:21Oui, je vomis, moi.
16:23Non, c'est dégoûtant, ça.
16:24Alors, Mathéo, vous êtes, vous, allés au Stade de France.
16:28Oui.
16:29Pour assister à cette rencontre, Stade Toulousain-Montpellier,
16:32vous savez que sur Sud Radio, on est partenaire de ce genre d'événement, du Top 14.
16:36Et puis, nous l'avons retransmis en direct.
16:38C'était quel match, d'ailleurs, qui a été interrompu, d'ailleurs, à un moment.
16:42Un petit orage.
16:43Un petit orage, oui.
16:44Mais quelle rencontre ?
16:45Moi, j'ai peur des orages.
16:46Vous avez peur de tout, Mathéo.
16:48Vous avez même peur de moi.
16:51Alors, Mathéo, vous avez suivi le dispositif proposé par la GMF
16:57pour accompagner les personnes en situation de handicap.
16:59Racontez-nous.
17:00Exactement, chers auditeurs.
17:01Je vais tout vous expliquer.
17:02Donc, la personne en situation de handicap franchit tout d'abord les portiques, comme tout le monde.
17:09Mais ensuite, elle se dirige vers un desque d'accueil.
17:12Un bureau.
17:13Comment ?
17:13Un bureau.
17:14Exactement.
17:14Desque égale bureau.
17:15Oui, exactement.
17:17Où elle est reçue, donc, par les membres de la GMF.
17:19Et à cet endroit, elle est tout de suite prise en charge par un bénévole de la LNR.
17:24Il y en avait une dizaine pour cette finale du top 14.
17:27Et cette prise en charge, elle se poursuit au sein de l'enceinte du Stade de France.
17:32Je vous propose d'ailleurs d'écouter Marie-Jo Ninine, responsable des partenariats de la GMF,
17:36qui nous détaille les enjeux de ce dispositif.
17:39Parce que parfois, en fait, les gens, quand ils sont debout,
17:41ne se rendent pas compte qu'il y a des personnes qui sont à faux carinards.
17:44Donc, c'est bien aussi d'écarter les gens et de montrer, ça leur facilite,
17:49ils leur ouvrent la voie.
17:50Et il y a des connexions qui se font aussi entre les bénévoles et les personnes en situation de handicap.
17:56Les bénévoles sont assis aussi dans le stade.
17:59Et après, ils viennent les voir à la nuit-temps.
18:03Et à la fin du match, ils viennent les aider à regagner la sortie et à leur faciliter l'accès.
18:10Parce que quand il y a beaucoup de monde, c'est quand même plus pratique
18:13quand on a quelqu'un qui...
18:15Qui vous guide, voilà.
18:16C'était la fin.
18:19L'été, ça nous réussit par expliquer nous, mesdames et messieurs.
18:22Et moi, ce qui m'a marqué, Anthony, c'est ce lien de confiance qu'il y avait entre les
18:26bénéficiaires et les bénévoles.
18:28Pour la petite anecdote, un monsieur me disait que c'était la neuvième année qu'il bénéficiait de ce dispositif
18:33et que sans celui-ci, il ne serait peut-être jamais retourné au stade.
18:37Car ce dispositif a en quelque sorte un côté rassurant pour lui.
18:42Et moi, je me pose une question, Anthony.
18:44Oui, ce dispositif est remarquable et c'est pour ça qu'on en parle aujourd'hui.
18:47Mais pourquoi n'est-ce pas quelque chose qu'on devrait voir finalement dans tous les stades ?
18:52Vous me direz qu'il y a toujours cette question de moyens qui peut peut-être freiner nos instances, nos
19:00dirigeants.
19:01Mais il serait peut-être temps pour moi qu'on les mette véritablement, ces moyens, dans ces dispositifs d'accueil.
19:07Ça relève tout simplement du bon sens. Je ne sais pas ce que vous en pensez.
19:11Ah là, vous lancez un débat comme ça.
19:12Oui, tout de suite.
19:13Vous savez que ce n'était pas la conduite.
19:15Non mais ça me va très bien. Allons-y, débattons.
19:17Je vais dire Christian, on va débattre.
19:18Oui, alors on peut parler quand même des efforts qui ont été mis en place suite à Paris 2024.
19:27Avec en tout cas un travail conjoint entre la ville de Paris et Paris 2024
19:31pour faire en sorte de respecter toutes les étapes du parcours spectateur,
19:35de la file prioritaire, la formation des agents de sécurité,
19:38à ce fameux desk ou comptoir ABC pour qu'une personne soit à hauteur en tout cas.
19:43ABC, c'est-à-dire plus bas, ce n'est pas les trois lettres de l'alphabet.
19:46Non mais c'est bien ça.
19:47C'est juste pour que je fasse ce rire d'otarie spontanée.
19:50Je te remercie Anthony, tu as découvert mon salon d'Achille.
19:54Mais en tout cas, on peut dire que quand même, en plus de la rénovation des infrastructures,
19:59on a vu quand même du progrès.
20:00Mais bon, Paris, ce n'est pas la France.
20:02Non, et puis Paris 2024, pardonnez-moi, vous parliez à l'instant des files d'attente prioritaires,
20:08des comptoirs ABC, etc.
20:10Les normes, elles étaient respectées, mais alors, pardon, les files d'attente prioritaires,
20:15pour avoir vécu les Jeux, je ne les ai pas vus partout.
20:19J'ai même senti que par moment, il y avait clairement des gens qui ne comprenaient pas ce qu'ils
20:23devaient faire avec une personne en situation de handicap.
20:25On en revient à ce qu'on dit souvent, la formation et l'accompagnement,
20:28puisqu'il y a un turnover déjà des agents de sécurité.
20:31Ce n'est pas leur bonne volonté.
20:33Les agents de sécurité, quand vous arrivez avec un chien, un chien d'assistance,
20:37autant vous dire que là, pour la plupart, je ne vais pas faire de généralité,
20:40mais c'est un constat pour assister à beaucoup d'événements sportifs,
20:44c'est encore un travail du combattant.
20:46Moi, j'ai même des personnes qui me disaient qu'on bénéficiait de ce dispositif GMF lors de la demi
20:52-finale,
20:52que malgré ce dispositif, il y avait encore des difficultés,
20:55parce que le stade Vélodrome, au niveau de son architecture, c'est compliqué.
21:01Donc là, on a parlé de Paris, oui.
21:04Mais regardez, pour répondre à votre question,
21:06parce que vous en avez posé une et pour l'instant, on n'y répond pas.
21:08Mais déjà, quand vous êtes aveugle, vous sortez du métro ou du RER.
21:13Alors métro, si vous êtes à Marseille, en RER, si vous allez au stade de France, peu importe.
21:17Il faut trouver l'endroit.
21:19Donc ça veut dire qu'il faudrait mettre de l'humain, déjà, dès la sortie,
21:22et qu'il comprenne que vous avez un besoin,
21:24ou en tout cas qu'il puisse s'identifier pour qu'on vienne vous dire
21:27« Oui, je suis là, si vous avez besoin d'assistance, on est à cet endroit-là. »
21:31Pour les Jeux, c'est ce qui a été fait.
21:32Pour les Jeux, effectivement.
21:33C'est ce que j'ai régulièrement fait, d'ailleurs, même à Londres, je l'ai vu, etc.
21:39Mais pour les grandes compétitions comme ça,
21:41moi, je suis obligé d'y aller en taxi, sinon je me paume.
21:44Et puis, vous allez au stade de France, c'est immense.
21:47Là, je crois que le rendez-vous, c'était une porte particulière.
21:50On vous dépose à la porte A, vous avez rendez-vous à la porte U,
21:53ça vous laisse quand même quasiment 22 portes, 20 portes à aller chercher, ou 19.
22:00Et en tout cas, c'est quand même très compliqué de trouver...
22:04Il faut trouver la porte.
22:05Il faut trouver la porte, il faut savoir que vous êtes au bon endroit,
22:08c'est compliqué, il y a du monde pour circuler, etc.
22:10Maintenant, je vais répondre à votre question, Mathéo.
22:11Selon moi, oui, c'est à la charge de l'organisateur que de prendre ces dispositifs en charge.
22:17Mais on le voit bien.
22:18Là, c'est la LNR qui le fait avec une activation,
22:22alors qu'on appelle ça une activation partenaire,
22:24c'est-à-dire que c'est un partenaire qui donne de l'argent à la Ligue nationale de rugby
22:29ou à l'organisateur et qui flèche.
22:32Et qui dit, voilà, moi, je veux bien vous donner de l'argent,
22:33mais je veux qu'il y ait des actions qui soient menées autour d'une thématique qui m'intéresse.
22:40Là, en l'occurrence, la GMF, c'est la question de l'accessibilité du stade.
22:44Moi, je peux vous parler de ce qu'a été fait à Roland-Garros,
22:48notamment avec Orange et l'audiodescription.
22:50L'audiodescription, c'est ce qui permet de suivre un match en temps réel.
22:53Mathéo Lambleau, d'ailleurs, vous êtes bien placé pour en parler
22:55puisque vous commentez les matchs de tennis à Roland-Garros
23:00en audiodescription pour les personnes non-voyantes et malvoyantes.
23:02Et on voit aussi que l'audiodescription sert aux autres spectateurs.
23:07Les chiffres sont d'ailleurs édifiants.
23:09Normalement, en l'audiodescription, quand vous utilisez un petit boîtier
23:12avec radio, FM, c'est une quinzaine de personnes qui peuvent en bénéficier.
23:16C'est là aussi toute la limite, un peu, de la technologie et des dispositifs.
23:20À Roland-Garros, vu qu'on passe par une autre technologie
23:22qui est plutôt orientée sur le web,
23:24là, on attend des milliers de spectateurs qui profitent du service.
23:27Donc, comme quoi, la question de l'accessibilité,
23:30elle peut être aussi, à un moment, au service de tout un chacune et chacun
23:34pour avoir une expérience sportive augmentée.
23:37Quand vous mettez une rampe,
23:38on a tendance à prendre régulièrement cette analogie-là, Julie Preciat,
23:42vous aidez la personne en fauteuil, évidemment.
23:45Mais vous aidez aussi les personnes qui ont une poussette ou même une valise.
23:49Exactement, qui sont mal marchantes.
23:50Et tu parlais de la difficulté pour trouver le lieu,
23:52mais il y a aussi un point important,
23:53c'est comment on quitte le lieu en toute sécurité aussi, également.
23:57Bon, quand on entend cette musique,
23:59ça, ça veut dire que Julien Delmas dit stop.
24:01Qu'il faut laisser la place à la suite sur une radio.
24:05Julien Delmas, est-ce qu'on va continuer à vous voir ?
24:07Oui, je crois qu'on est ensemble la semaine prochaine.
24:09Oui, affirmatif, monsieur.
24:10Eh bon, très bien.
24:11Je suis très content.
24:12Oui, bah, lui, au moins, il me respecte.
24:14C'est moins du respect, au chef.
24:15Je ne sais pas qu'il y a tout le monde dans ce studio,
24:16mais lui, au moins, il me respecte.
24:18Est-ce qu'on peut juste lancer un call to action ?
24:21Un appel à agir, oui, allez-y.
24:23Rappelez que quand on organise des grands événements,
24:26on demande, dans le mémoire technique,
24:28à inclure un cahier des charges sur la réponse apportée
24:32aux personnes en situation de handicap
24:33pour qu'ils vivent la plus belle des expériences.
24:35Voilà, Mathéo, vous qui organisez votre festival dans les Ardennes,
24:38pensez-vous aux personnes en situation de handicap ?
24:39On y pense.
24:40Faites un cahier, c'est va ?
24:41Oui.
24:42Monteur.
24:42Ben si.
24:43C'est va ?
24:43Il y a un accès PMR, il y a une rampe,
24:45il y a tout ce qu'il faut.
24:47Incroyable.
24:47Bon, écoutez,
24:48rendez-vous est pris pour l'année prochaine.
24:49Au Festibus à Byzancy.
24:51Très bien.
24:51Eh bien, écoute, je suis ravi de le faire.
24:53Dans les Ardennes, voilà.
24:55Allez, bonne soirée à vous sur Sud Radio.
24:57Merci Julien Delmas,
24:58merci Mathéo Lambleau
24:59et merci Julie Preciard.
25:00À la semaine prochaine.
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