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La parole aux auditeurs



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##C_ETAIT_MIEUX_DEMAIN-2026-07-04##

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News
Transcription
00:00Sud Radio, le grand matin week-end, 6h-10h, Maxime Liedot.
00:05Il est 9h25 sur Sud Radio, on voulait accueillir Pierre Chasseret pour le livre qu'il a publié aux éditions
00:10Fayard dans la petite collection formidable qui s'appelle Pensée Libre.
00:13Son livre c'est Balance ton plein et vous le savez Pierre Chasseret, c'est celui que vous connaissez bien
00:17sur cet anthem qui est le délégué général de 40 millions d'automobilistes.
00:20Et il avait voulu dénoncer en effet toutes les hérésies françaises en réalité qui tournent autour du carburant.
00:26Mes problèmes techniques obligent, nous serons et nous sommes obligés de décaler l'entretien, nous ferons ça une autre fois
00:31avec grand plaisir.
00:32Pour le moment il est 9h25, on va commencer notre rendez-vous, la France au bout du fil, vous en
00:36avez l'habitude.
00:370826 300 300, on va se poser cette question ce matin, on va se poser cette question, on va s
00:41'intéresser à cette étude qui a été publiée dans le Figaro,
00:45des français qui estiment que la manière de vivre en France, ses traditions et ses habitudes ont menacé.
00:50Alors ses habitudes notamment parce qu'on voit, qu'est-ce qu'on voit ? On voit notamment en réalité
00:55un mode de vie qui s'est énormément dégradé,
00:57que de plus en plus on sent que l'accès aux soins a diminué, que sa culture est en danger,
01:03qu'en réalité il y a, je ne sais pas moi, des réponses, des cultures, des traditions qui ont été
01:10balayées ces derniers temps.
01:11Est-ce que vous êtes d'accord avec ça ? Est-ce que les français estiment que la manière de
01:15vivre en France,
01:16est-ce que ceux qui redoutent et qui constatent que les traditions ne sont plus les mêmes,
01:20qu'on a perdu certaines habitudes, que d'une certaine manière une certaine histoire,
01:25une certaine tradition française est menacée, est-ce qu'ils ont raison ?
01:28Selon vous, vous venez en parler avec nous, 0826 300 300, oui, ils ont raison, vous le constatez,
01:32on entend souvent le mot insécurité culturelle, l'idée de ne pas reconnaître la France dans laquelle on peut avoir
01:39grandi.
01:40Est-ce que c'est vrai ou est-ce que tout ça ce n'est qu'exagération ?
01:42Tous ceux qui portent ce discours pour la plupart du temps très pessimistes sont ceux qui ne réalisent pas à
01:47quel point nous avons des qualités,
01:48des affaires, une culture, une tradition, une gastronomie et tout le reste.
01:52Venez en parler avec nous, amis auditeurs, au 0826 300 300, on en cause jusqu'à 10 heures.
01:57Bonjour Paul.
01:59Bonjour Maxime, bonjour aux auditeurs.
02:01Merci beaucoup d'être avec nous Paul.
02:02Comment vous sentez les choses ? Est-ce qu'en effet, les Français qui estiment à plus de 78%
02:08quand même que la manière de vivre en France,
02:10que ses traditions, que ses habitudes, tout ça s'est menacé, est-ce qu'ils ont raison de le penser
02:14selon vous ?
02:15Il y a une évolution certaine, c'est lié à l'arrivée de nouvelles populations qui importent leur culture et
02:23des fois leur culte aussi.
02:25Donc ça c'est normal, on ne peut pas, voilà, les gens rient avec leur histoire, les traditions françaises sont
02:32bien ancrées quand même,
02:34et le tout c'est que de trouver un bon équilibre entre les deux.
02:37Moi je pense qu'il n'y a pas de raison que ça se passe mal si les gens veulent
02:41que ça se passe bien, quoi.
02:42Ça se passera mal si les gens veulent que ça se passe mal, si tout le monde se respecte, ça
02:45va bien se passer,
02:46il n'y a pas de raison que ça aille au conflit et autre, quoi.
02:51Il y a des formations politiques, on a l'impression qu'ils se font un peu sur les braises, quoi,
02:55on le sent bien.
02:56Ils veulent justement qu'il y ait un affrontement, je pense notamment à l'extrême-gauche, mais je pense quand
03:02même que...
03:02Vous sentez la volonté d'affrontement, vous, Paul ?
03:05Non, non, non, non, je ne sens pas de volonté d'affrontement, je dis qu'il y a des partis
03:08politiques qui le souhaiteraient.
03:10Oui, c'est ça que vous sentez, oui.
03:11Voilà, les gens qui habitent sans problème, dans plusieurs quartiers, il y a des gens qui sont d'origines différentes,
03:18de cultures différentes,
03:20ils vivent ensemble, il n'y a pas de soucis majeurs, il y a quelques points d'intention, mais globalement,
03:26ça se passe quand même bien.
03:28Moi, j'ai des salariés qui arrivent des commons, j'ai eu des marocains, au départ, on a eu des
03:33espagnols, on a eu des portugais, chacun arrive à sa culture.
03:37Là, c'est vrai que les gens viennent de plus loin, avec des cultures différentes, un culte différent aussi, mais
03:43il faut apprendre à se connaître, quoi.
03:45Et puis, il y a des raisons que ça se passe mal, quoi. Il y a des lois de la
03:49République à respecter pour tout le monde, et si tout le monde respecte les lois de la République, il n
03:52'y a pas de raison que ça se passe mal.
03:53Et ça, ce que vous évoquez, c'est ce que je disais tout à l'heure, certains peuvent le mettre
03:57sous l'expression de l'insécurité culturelle, l'idée, en effet, de voir disparaître certaines traditions, certaines habitudes.
04:03Et c'est près de 78% des Français qui, actuellement, si on se plonge dans les pages du Figaro,
04:08ressentent cette insécurité, qui estiment que, oui, il y a un danger sur le fait que la manière de vivre
04:14qui existe aujourd'hui en France,
04:15ben oui, elle est menacée, que ces traditions, ces habitudes, mais visiblement, on ne les ressent plus, on ne les
04:20entretient plus, elles risquent même de disparaître.
04:23Est-ce que c'est ce que vous ressentez aussi, amis auditeurs ? Est-ce que vous êtes d'accord
04:25avec ce constat ?
04:26Tout ça, ce sont vraiment des expressions pessimistes à l'approche d'une campagne présidentielle, d'un peuple, nous, les
04:32Français, qui sont en fait en permanence à critiquer les choses,
04:35à ne jamais voir l'optimisme, parce qu'on en a des traditions, on en a des cultures, on en
04:40a, justement, des manières de faire, des savoir-faire, des paysages, bref, on a des qualités en France,
04:45peut-être simplement ne sommes-nous plus en capacité de les voir. Qu'est-ce que vous en pensez, vous
04:48?
04:490826 300 300, le site sudradio.fr, les réseaux sociaux aussi, ainsi que l'application, et on en cause jusqu
04:54'à 10 heures.
04:55Les Français, estimant que la manière de vivre dans ce pays, ces traditions et ces habitudes, est menacée, est-ce
05:00qu'ils ont raison ?
05:02Venez en discuter avec nous, 0826 300 300. A tout de suite sur Sud Radio.
05:066h10, le grand matin week-end.
05:09Sud Radio, le grand matin week-end, 6h10, Maxime Liedot.
05:14Il est 9h33 sur Sud Radio, et ce matin, avant qu'on poursuive notre conversation sur ce sondage qu'on
05:20peut trouver dans le Figaro,
05:21et ce chiffre quand même de 78% de Français qui estiment que, oui, la manière de vivre dans notre
05:26pays actuellement,
05:27que ces traditions et même ces habitudes sont menacées.
05:29Est-ce qu'ils ont raison, ces Français, de le penser de cette manière ? Est-ce qu'ils ont
05:32raison de s'inquiéter ?
05:33Est-ce que, oui, il y a une véritable menace sur notre culture, sur notre façon de faire, sur notre
05:36façon d'être, sur nos savoir-faire ?
05:38Ou est-ce que ce ne sont que des arguments d'un peuple pessimiste qu'on entend, en réalité, à
05:42longueur de journée, à longueur d'informations, à longueur de journaux, également ?
05:46Ou est-ce que, non, bien sûr, il faut s'inquiéter, il faut être vigilant sur tous ces termes ?
05:50Vous venez en parler avec nous, 0826 300 300, ce chiffre quand même, 78% des Français.
05:56Mais simplement, puisque je vois que vous êtes nombreux à appeler, je vous fais signe également que vous pouvez nous
06:00envoyer un SMS au 728 avec un seul mot.
06:03Le mot, c'est le mot Sud, vous en avez l'habitude, 728 par SMS, et c'est le moment
06:08de jouer, tout simplement, à l'occasion du Tour de France.
06:10Sud Radio vous offre vos places dans l'espace VIP du village de départ de Pau, ce sera le 9
06:15juillet, avec le département des Hauts-de-Seine, ça vous intéresse ?
06:18Vous êtes passionné de la course ? Eh bien, c'est très simple, ça se passe par SMS, avec le
06:22mot Sud au 728, vous l'avez retenu, le mot Sud au 728, pour assister à l'étape du côté
06:29de Pau en loge VIP.
06:30Mais pour le moment, on revient sur notre discussion, des Français, près de 78%, qui estiment que la manière de
06:35vivre en France, ces traditions, les habitudes sont menacées.
06:38Est-ce qu'ils ont raison de s'inquiéter ou cette inquiétude n'est en réalité que le gris de
06:42colère de Français qui sont pessimistes ?
06:44On les connaît ces Français, 0826 300 300. Bonjour Simon.
06:48Oui, bonjour Maxime.
06:49Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Comment vous regardez cette question ?
06:53Est-ce que, oui ou non, les Français ont raison d'être inquiets, de voir disparaître, apparemment, une manière de
06:58vivre, des traditions, des habitudes ?
07:01Absolument. Et ce n'est pas du pessimiste, je pense que c'est du réalisme.
07:05Ah, alors expliquez-nous la différence.
07:08Le pessimisme, c'est un sentiment, et le réalisme, c'est un constat.
07:13Et quand on constate, par exemple, je prends le seul exemple, le canon français, qui est décrié par certains partis
07:19politiques, alors que c'est quand même des traditions, c'est comme si on interdisait les fêtes de village, les
07:25compétitions sportives, je veux dire, dans la ruralité.
07:28Parce qu'on voit bien que, de toute façon, il y a une contradiction entre le bobo urbain et ce
07:36qu'on appellerait la rivalité, qui est souvent décriée, qu'on n'a pour pas dire expliqué, en disant que
07:41son niveau intellectuel est plus que limite par rapport à eux, qui sont extrêmement brillants et qui connaissent la réalité.
07:49Voilà, quoi. Je ne veux pas faire de polémiques et de guéguerres. Il y a des gens très bien des
07:54deux côtés.
07:54Attention, vous lisez certains livres comme Métropolia, Périphéria, voilà, vous avez tout compris, Christophe Guilly, vous avez tout compris sur
08:06le système.
08:06Et la tradition, on l'a complètement perdue dans les zones urbaines, ou très urbanisées.
08:15Voilà, et on voit bien que c'est ces zones urbaines qui veulent imposer, à leur point de vue, en
08:20disant que pour faire moderne, il faut essayer de faire du multiculturalisme et bien des choses comme ça.
08:26J'aurais un autre exemple aussi quant à l'interdiction des crèches, les déplacements des statuts, parce que ça donne
08:32connotation religieuse et qu'on ne veut pas...
08:35Alors que certaines religions sont interdites, alors que c'est la religion traditionnelle, on est quand même une culture judéo
08:41-chrétienne,
08:42et on voit que notre religion va la prendre dans la place, puisque la place se libère, et puis voilà,
08:48quoi.
08:48Vous avez l'impression, en réalité, c'est ce que beaucoup disent aussi, Simon, que vous avez grandi dans un
08:53pays,
08:53et que le pays dans lequel, là, vous continuez d'évoluer, vous continuez de travailler, vous continuez de grandir, vous
08:58continuez de vieillir,
08:59petit à petit, vous avez du mal à le reconnaître. Est-ce qu'on peut le résumer comme ça ?
09:02Ah ben absolument, c'est un résumé tout à fait réaliste.
09:06On a du mal à le reconnaître, parce que de toute façon, il y a bien des petites choses,
09:10même, par exemple, au niveau de la cuisine, voilà, on voit, on perd des chances traditionnelles,
09:16on mange mal, on se cultive mal, puisque, bon, on voit bien...
09:21Oui, on perd même, en plus que certaines habitudes, certaines manières, on perd même certains réflexes,
09:25ce qui fait qu'à faisant, on vivait bien, et on vivait même sans doute mieux.
09:28Merci beaucoup, Simon, d'avoir appelé ce matin sur l'antenne de Sud Radio, 0826 300 300,
09:33vos appels sont nombreux sur le sujet, on va essayer de dialoguer ensemble, et rapidement, jusqu'à 10h.
09:37Bonjour Frédéric.
09:39Oui, bonjour Maxime.
09:40Merci beaucoup d'être avec nous, Frédéric, vous allez bien ?
09:43Ah, on va bien, il fait relativement beau, ça fait calmer un petit peu la température,
09:50et pour nous, en agriculture, c'est très important.
09:52Bon, ben ça, c'est pas mal du tout, vous n'avez pas de problème d'eau,
09:56parce qu'on en a évoqué, on a évoqué ce problème tout au long de la matinée ?
09:59Ah, j'ai la chance d'être dans un secteur où l'eau n'est pas trop problématique,
10:04mais effectivement, on voit bien qu'on a certaines régions de France qui sont très touchées par ce sujet-là.
10:12Oui, donc vigilance quand même sur ça.
10:14Revenons à notre débat, Frédéric.
10:16Vous, comment vous regardez cette question ?
10:18Est-ce que quand une majorité de Français réalise ou pense, en effet, qu'il y a des traditions,
10:23il y a une culture, il y a des manières de vivre, il y a une habitude qui se perd
10:25en France,
10:26est-ce qu'ils ont raison de s'inquiéter ?
10:27Est-ce que c'est du pessimisme ?
10:29Est-ce que c'est autre chose ?
10:30Comment vous regardez ce sujet, vous, Frédéric ?
10:33Ah ben, moi, le sujet, je le regarde avec inquiétude depuis au moins une vingtaine d'années.
10:39On se rend compte que la société française a complètement subi des modifications qui sont importantes.
10:48C'est au niveau sociétal.
10:51Le rapport de la population entre la ruralité et l'urbanité, non, c'est pas le bon mot.
11:02Et la ville se sont complètement bouleversées.
11:06Entrefois, il y avait beaucoup de gens en ruralité et aujourd'hui, la majorité des gens vivent en ville.
11:13Donc, on n'a plus du tout le même rapport avec la vie quotidienne, nos modes de vie qui existent
11:22dans la ruralité,
11:23qui existaient parce qu'on voit bien qu'il y a des choses qui sont en train de disparaître.
11:29Et Simon avait tout à fait raison.
11:32Et moi, je partage tout à fait son point de vue.
11:35Aujourd'hui, il faut qu'on travaille pour partager, faire et transmettre nos...
11:41Et il y a une expression, Frédéric, aussi, peut-être, qui résume un peu votre pensée.
11:44C'est l'expression, au bout d'un moment, faire nation.
11:46C'est-à-dire faire en sorte que le pays dans lequel on agrandit, ce qu'on aime de notre
11:49pays,
11:50résiste justement à tous ces mouvements, à toutes ces évolutions.
11:53Et je vous remercie de l'avoir dit de cette manière sur Sud Radio 0826 300 300.
11:57Très bête journée à vous, Frédéric.
11:590826 300 300, des Français qui estiment que la manière de vivre en France,
12:02que des traditions, que ces habitudes de notre pays sont menacées.
12:05Est-ce qu'ils ont raison ? Venez prendre la parole, venez débattre, venez réagir.
12:08Au 0826 300 300, Nejma, bonjour.
12:12Bonjour, bonjour à toute l'équipe.
12:14Merci beaucoup d'être avec nous, Nejma. Comment allez-vous ?
12:18Nejma, Nejma, ça c'est l'épaule.
12:18Nejma, excusez-moi, excusez-moi. Comment allez-vous ?
12:21Ça va très bien, je suis sur la route, je suis en avion.
12:24Non, bah écoutez, merveilleux. Vous allez dans quel coin, là ?
12:27Pourquoi vous êtes sur la route ? Vous travaillez ou vous partez en vacances ?
12:30Ah non, non, non. Moi, j'ai quitté complètement Marseille par rapport à ce que vous dites.
12:33Je suis à la retraite et ça fait 4 ans que j'ai quitté Marseille par rapport à tout ce
12:37qu'on vous dit.
12:39Moi, je vous dis sincèrement, moi qui ai d'origine cabine,
12:42j'ai quitté Marseille parce que je ne me sentais pas en France.
12:46Ah, vous ne vous sentiez pas en France, vous, à Marseille, mais pourquoi ?
12:48Pas du tout, pas du tout, pas du tout. Marseille, je vous dis sincèrement,
12:53je ne peux même pas la comparer à l'Algérie.
12:57Également, on devient l'Arabie Saoudite.
13:01On ferme le vendredi parce que c'est le jour de la prière.
13:06Je suis désolé.
13:07Moi, mes parents m'ont éduqué à une chose.
13:09Quand on arrive dans un pays qui nous accueille et qui nous donne la joie de vivre,
13:14le bonheur et le droit de s'en sortir,
13:18on ne leur dit pas de devenir chrétien.
13:21Moi, je suis hâté complètement.
13:23On leur dit de respecter les mœurs et les traditions du pays.
13:27Mais après, un pays peut s'habituer à un certain nombre de normes, de traditions, de religions.
13:31Ce n'est pas choquant, par exemple, si on doit éventuellement adapter certains horaires,
13:36adapter certains lieux.
13:36Vous, en tout cas, Marseille, ça vous a choqué, ça vous a interpellé ?
13:39Non, mais ça me choque, j'estime.
13:40En France, on n'a pas à adopter quoi que ce soit à cette religion,
13:44à la religion musulmane, je le dis ouvertement.
13:46Parce que j'estime, c'est à eux d'accepter les mœurs
13:51et de respecter la population française
13:54et de respecter tout ce qu'il y a dans ce pays.
13:56Et qu'on embrasse surtout cette terre qui leur donne la joie de vivre
14:00et de quitter quand même des pays où des dictateurs font rage,
14:04où on ne peut plus vivre, on ne peut plus respirer.
14:06Et c'est quand même, on peut parler, on peut critiquer,
14:09on peut faire beaucoup de choses.
14:11Donc, on ne leur dit pas de manger du porc,
14:13on ne leur dit pas d'aller à l'église.
14:14On leur dit de respecter les mœurs et les traditions.
14:17Moi, j'ai été élevé dans ce sens.
14:19Ma mère, qui n'a jamais été à l'école,
14:21elle m'a dit, ma fille, là où tu vas,
14:24si tu trouves le travail, tu travailles, tu trouves les manges,
14:27tu pratiques le manger, le repas avec eux.
14:30Voilà comment j'ai été.
14:30Donc, moi, j'estime, ça fait 40 ans que je sois en France,
14:33c'est à moi de m'adapter à cette joie.
14:36Et vous avez eu l'impression, notamment à Marseille,
14:38que ça n'était pas le cas.
14:38Et je vous remercie de l'avoir passé, ce coup de gueule sincère.
14:41Soyez prudentes sur la route, Nejma,
14:42et merci beaucoup d'avoir pris le temps d'appeler Sud Radio
14:44au 0826 300 300.
14:46Prenez soin de vous et au plaisir d'accueillir,
14:48donc, ce Parlez-Vrai dès que possible dans nos prochains débats.
14:510826 300 300, la discussion poursuit.
14:53Il est 9h44.
14:54Laissez-moi simplement vous rappeler,
14:56puisqu'on va se dire un mot de sport sur Sud Radio,
14:59où vous pouvez gagner tout simplement à l'occasion du Tour de France
15:02des places dans l'espace VIP du village départ de Pau.
15:04Ce sera le 9 juillet avec le département des Hauts-de-Seine.
15:07Pour cela, c'est très simple.
15:08Il vous suffit d'envoyer le mot Sud par SMS au 7-20-18.
15:12Vous avez bien entendu le mot Sud par SMS au 7-20-18
15:15et des places pour l'espace VIP.
15:18Pour l'espace VIP, c'est ça, du village départ de Pau.
15:20Le 9 juillet, Jules Boschirini, on vous retrouve,
15:23parce qu'accessoirement, il y a un match de rugby
15:24et ce n'est pas n'importe quel match de rugby.
15:27Ah non, France-Nouvelle-Zélande, enfin Nouvelle-Zélande-France,
15:29vu que ça se passe à l'autre bout du monde,
15:30à Christchurch, en Nouvelle-Zélande.
15:32C'est ce matin, c'est le premier match du championnat des nations
15:36et pour l'instant, c'est la Nouvelle-Zélande qui mène
15:3812 à 10 après un très, très beau début de rencontre
15:41de la part de nos Français.
15:42Et donc, on vous suit toute la matinée
15:43jusqu'à la fin de ce match 9h44.
15:46On se retrouve dans une poignée de secondes.
15:47Les Français estimant que la manière de vivre en France,
15:49les traditions, les habitudes, tout ça est menacé.
15:51Est-ce qu'ils ont raison de s'inquiéter de façon légitime ?
15:540826-300-300, on se retrouve dans une poignée de secondes
15:56pour la suite de la conversation.
15:57A tout de suite.
15:596h10, le Grand Matin Week-end.
16:02Sud Radio, le Grand Matin Week-end.
16:046h10, Maxime Liedot.
16:079h47 sur Sud Radio, amis auditeurs,
16:09on poursuit cette conversation.
16:10La France au bout du fil, c'est notre rendez-vous du samedi.
16:12C'est d'ailleurs notre dernier rendez-vous du samedi.
16:14C'était un plaisir au fur et à mesure des mois
16:16de vous entendre, d'écouter, de recueillir votre parole,
16:18d'entendre vos avis.
16:20Bref, de dialoguer avec vous en toute liberté,
16:23en toute franchise.
16:25Et on continue avec cette question des Français
16:27qui estiment, si on en croit, sondage du Figaro
16:29à près de 78%.
16:30Ce n'est pas un petit chiffre que la manière de vivre en France.
16:33Alors ça peut être où ?
16:34Ça peut être les habitudes, la perte des services publics,
16:36la désertification, le sentiment de tiers-mondialisation
16:38que peuvent ressentir beaucoup de nos compatriotes
16:41vis-à-vis de l'État du pays,
16:42mais aussi des traditions et des habitudes
16:44qui sont visiblement menacées.
16:45Est-ce qu'ils ont raison, ces Français,
16:46de se sentir menacés ?
16:47Venez en parler avec nous au 0826-300-300.
16:50Alain, bonjour.
16:51Bonjour.
16:52Comment allez-vous, mon cher Alain ?
16:54Très bien, merci.
16:55Et vous-même ?
16:55Ben oui, pas mal du tout.
16:56Vous, comment vous regardez ce sujet, Alain ?
16:58Comment vous le regardez ?
17:00Comment vous l'observez ?
17:00Est-ce que vous êtes d'accord ?
17:01Oui, les Français ont des raisons d'être inquiets
17:03d'un certain état de délabrement du pays,
17:05de certaines traditions,
17:06de certaines habitudes qui s'effondrent.
17:09Oui, alors moi, après les sujets qui ont été abordés,
17:11moi, je voulais aborder le problème de la santé.
17:13Bien sûr.
17:14Moi, je suis né dans les années 50,
17:15donc j'ai quand même un bon recul.
17:18Dans les années 70, 70, 80,
17:20vous aviez le moins de bobos,
17:21vous alliez à l'hôpital,
17:23vous étiez pris très rapidement,
17:25vous aviez une coupure,
17:27vous étiez recousu dans la demi-heure, etc.
17:29Vous vouliez un généraliste,
17:31vous avez que l'embarras du choix,
17:32vous vouliez un spécialiste,
17:35c'était quoi ?
17:35C'était une journée, deux jours,
17:37pour avoir un rendez-vous.
17:38Et aujourd'hui,
17:40presque un an pour avoir un allergologue,
17:41il faut des mois pour avoir un dermato,
17:46un allergo,
17:47enfin, c'est carrément catastrophique.
17:49Vous avez un problème cardiaque,
17:51c'est la croix et la bannière
17:52pour trouver un rendez-vous.
17:54Donc, les urgences,
17:55je n'en parle pas,
17:56vous allez à l'hôpital,
17:57je ne parle même pas de ceux
17:59qui ont des choses pas très graves,
18:00vous avez quelque chose de grave,
18:01vous pouvez passer deux jours,
18:0348 heures sur un brancard.
18:05Oui, c'est sûr,
18:05on l'a vu ces derniers temps,
18:07ces derniers mois,
18:07avec même parfois des morts
18:08dans les couloirs des hôpitaux,
18:09donc ça n'est pas doudain, bien sûr.
18:11Et je vous parle de gens
18:11qui font des...
18:12Moi, j'ai eu l'exemple
18:13d'une personne qui a fait
18:14un accident cérébral,
18:15bon, ils n'ont pas trop su,
18:17c'était ABC, machin,
18:17mais elle était complètement décaire,
18:19elle est restée 48 heures
18:20sur un brancard.
18:21Et ils l'ont fait sortir de l'hôpital,
18:23elle tirait des bords,
18:23elle marchait de travers, quoi.
18:24Oui, donc non seulement
18:26il y a un niveau médical
18:27qui a baissé,
18:27mais en plus,
18:28que ce soit sur la réactivité,
18:29que ce soit sur parfois
18:30la prise en charge,
18:31là aussi, ça s'est effondré.
18:32Merci beaucoup, Alain,
18:33d'avoir été avec nous
18:34et quand on parle parfois
18:35des habitudes
18:35d'insécurité,
18:38pardonnez-moi, culturelle,
18:40en réalité,
18:41on le voit même
18:42quand on traverse
18:42certains villages,
18:43c'est l'idée de ne pas forcément
18:44reconnaître la France
18:45dans laquelle on a grandi,
18:47des commerces qui se vident,
18:48des hôpitaux qui parfois
18:49sont de moins en moins réactifs,
18:51c'est vrai que parfois
18:52ça provoque en effet
18:53ce sentiment d'inquiétude
18:54et 78% des Français,
18:56selon ce chef du Figaro,
18:57qui estiment que la manière
18:58de vivre en France,
18:58ces traditions,
18:59ces habitudes sont menacées,
19:00est-ce qu'ils ont raison ?
19:020826, 300, 300.
19:03Jean-Louis, bonjour.
19:05Bonjour.
19:05Merci beaucoup d'être avec nous,
19:06Jean-Louis, ça va bien ?
19:08Oui, je vais bien, merci.
19:10Dites-nous.
19:10Moi, j'ai de la chance,
19:11je suis médecin,
19:12donc je peux me soigner moi-même.
19:14Ah oui, ça c'est un avantage, ça.
19:16Votre collègue,
19:17mon prédécesseur,
19:18vient de dire des choses
19:19tout à fait exactes.
19:20Aujourd'hui, on a un retard
19:21dans les diagnostics
19:22qui est catastrophique
19:23et vous voyez,
19:24parmi les respects
19:25de notre culture,
19:27il y a un de mes confrères
19:28qui s'appelle Léonetti
19:30qui avait créé une loi
19:31qui était extraordinaire
19:32parce que je crois
19:33qu'il était allé au bout
19:35de ce qu'on peut faire
19:36dans ce domaine.
19:37Aujourd'hui,
19:38on est en train
19:39de nous faire une loi
19:41un peu surprenante
19:42pour les médecins,
19:43parce qu'on va devenir
19:44des 007
19:45si ça continue.
19:46Et je trouve que cette loi,
19:48elle est déplacée
19:49à plus d'un endroit
19:49et en particulier
19:50sur le fait que
19:51au moment où on n'arrive pas
19:53à soigner les gens,
19:55on dirait presque
19:56que c'est une solution
19:57de pouvoir les piquer,
19:58vous voyez ?
19:59Vous parlez de la loi
20:00simplement pour mettre
20:01dans un contexte,
20:01Jean-Louis,
20:02vous parlez de la loi
20:02sur la fin de vie.
20:03Oui, bien sûr,
20:04c'est ce qui est en train
20:05de se voter ces jours-ci.
20:06C'est une urgence absolue.
20:08On manque de lits,
20:09les lits d'hôpitaux
20:10sont bloqués
20:11parce que derrière,
20:12on n'a plus qu'on a
20:12les maisons de retraite
20:14avant maintenant.
20:14On a inventé
20:15un mot savant,
20:16comme d'habitude,
20:17ça s'appelle
20:17les soins de support
20:18et de réadaptation.
20:20Et tout ça,
20:21il manque des lits,
20:21ce qui fait qu'on a
20:22des patients qui sont bloqués
20:23à l'hôpital
20:24parce qu'on ne sait pas
20:24quoi en faire.
20:25Ils ne sont plus en état
20:27d'être restés à l'hôpital,
20:28ils ne sont pas en état
20:28pour rentrer à la maison
20:29et on n'a pas
20:30de lits intermédiaires.
20:32Toutes ces choses-là
20:33ne sont pas résolues
20:34et pendant ce temps-là,
20:35il y a un acharnement
20:36à voter une loi
20:37sur la fin de vie
20:38qui est le plus petit
20:39de nos problèmes.
20:40Oui, et beaucoup,
20:41et là,
20:41vous avez raison Jean-Louis,
20:42c'est que beaucoup
20:44ont remarqué
20:44que face au mur
20:46aux nombreuses urgences,
20:47en réalité,
20:48que le pays devait agérer,
20:49que ce soit d'un point
20:49de vue économique,
20:50que ce soit d'un point
20:50de vue sécuritaire,
20:51que ce soit d'un point
20:51de vue de service public,
20:53l'obsession pour faire voter
20:54cette loi qui est certes
20:55peut-être importante
20:56pour le pays,
20:57mais qui n'est peut-être
20:57pas la priorité,
20:58ça fait réagir exactement
21:00comme vous le faites ce matin
21:01Jean-Louis,
21:01c'est-à-dire avec un sentiment
21:02de colère vis-à-vis
21:03de la hiérarchie des problèmes
21:04à gérer en France.
21:05Tout à fait,
21:06et surtout qu'en plus de ça,
21:07nous avons une loi,
21:08la loi Leonetti,
21:09elle est parfaite,
21:10elle couvre notre besoin.
21:11Donc tout ça
21:12est parfaitement incohérent.
21:14Ces gens-là
21:15ne sont pas à leur place
21:16et la gestion de ce pays
21:18est calamiteuse
21:19à tous les niveaux.
21:20L'éducation nationale,
21:21c'est un...
21:22Ils sont pour en parler aussi.
21:23Comment faire ?
21:24À tous les niveaux,
21:25tous les niveaux.
21:25Il n'y a pas un seul truc.
21:27Ce monsieur,
21:28il a été président
21:28pendant dix ans,
21:29il n'a pas réparé un truc
21:31et il a déglingué
21:32à peu près tout.
21:33C'est vraiment,
21:34dans les livres d'histoire,
21:35il va rester comme
21:37le démolisseur.
21:38Merci beaucoup Jean-Louis
21:39d'avoir été avec nous
21:40au 0826 300 300,
21:42d'avoir parlé vrai,
21:42d'avoir passé,
21:43on l'a bien compris quand même,
21:44ce qui ressemble
21:44à un coup de gueule.
21:460826 300 300,
21:47des Français qui estiment
21:48que la manière de vivre
21:49en France en réalité
21:50a changé.
21:51Il y a des habitudes,
21:51il y a des inquiétudes
21:52vis-à-vis de certaines traditions,
21:53de certaines cultures.
21:54Est-ce qu'ils ont raison
21:55d'être inquiets ces Français
21:56à plus de 78% dans le Figaro ?
21:58Vous nous dites oui
21:58sur les réseaux sociaux,
22:00sur le site
22:00et sur l'application
22:02de Sud Radio.
22:02Oui, à près de 97%.
22:05C'était le dernier rendez-vous
22:06de La France au bout du fil.
22:07Amis auditeurs,
22:07je vous remercie
22:08de votre fidélité,
22:09de vos très nombreuses,
22:10très très nombreuses
22:11participations à chaque fois
22:12qu'on a eu des débats.
22:13Surtout,
22:13la plupart du temps,
22:14je dois le dire,
22:14sur des débats
22:15où je ne pensais pas
22:15que cela vous intéresserait,
22:16que ce soit sur une certaine génération,
22:18sur des faits
22:18qui ne sont pas toujours
22:19ici évoqués.
22:21Et vous avez eu visiblement
22:22l'envie de débattre,
22:23d'échanger,
22:24de partager vos points de vue,
22:25de partager vos coups de gueule,
22:27vos coups de cœur,
22:27vos coups de griffe.
22:28Et c'est un plaisir
22:29d'essayer de les réceptionner,
22:30de vous faire dialoguer ensemble,
22:31vous, cette grande communauté
22:32des auditeurs de Sud Radio.
22:33Et j'espère bien sûr
22:35pouvoir continuer à le faire,
22:36en tout cas dès demain,
22:37notamment au 0826 300 300.
22:39Il y a les appels,
22:40vous le savez,
22:40sur Sud Radio,
22:41il y a également les SMS
22:42au 7-20-18.
22:44Et c'est Sonia de Béziers
22:45qui a gagné.
22:46Félicitations,
22:47ma chère Sonia.
22:48Et je crois que vous êtes avec nous.
22:49Bonjour, Sonia.
22:50Oui, bonjour.
22:51Félicitations,
22:52ma chère Sonia.
22:53C'est vous qui gagnez justement
22:54vos places pour l'espace VIP,
22:56pour le Tour de France.
22:57Super.
22:58Et bien donc, félicitations.
22:59Voilà,
22:59il ne faut pas monter sur le vélo,
23:00Sonia,
23:01il faut se contenter d'applaudir.
23:02Et j'ai un nom de vélo,
23:03moi, merci.
23:04Oh, ben voilà,
23:04et bien voilà autre chose.
23:06Merci beaucoup, Sonia.
23:07Et félicitations,
23:08vous avez bien fait de jouer.
23:09Donc, ce sera du côté
23:10de l'espace VIP,
23:11le village de départ,
23:12Pau, le 9 juillet,
23:13avec le département des Hauts-de-Seine.
23:14Merci beaucoup, Sonia.
23:15Et très belle journée à vous.
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