Passer au playerPasser au contenu principal
Les invités de Thierry Cabannes débattent de l'actualité dans #PunchlineWE

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00:01Bonjour à tous, ravis de vous retrouver pour ce Punchline Weekend.
00:00:04On est ensemble pendant deux heures.
00:00:06On va commencer évidemment à décrypter l'actualité avec mes invités dans un instant.
00:00:11Mais tout de suite l'actualité avec Valentin Rouillon.
00:00:14Rebonjour Valentin.
00:00:17Bonjour Elodie et bonjour à tous.
00:00:19L'Aude, une nouvelle fois cette année touchée par les flammes.
00:00:22150 pompiers restent mobilisés dans le département.
00:00:26Si l'incendie est désormais fixé, il n'est pas encore totalement éteint.
00:00:29Le SDIS 11 précise que cette journée reste risquée et qu'un travail de noyage est en cours.
00:00:34900 hectares ont été parcourus en 48 heures.
00:00:38L'Aude qui fait justement partie des sept départements du sud de la France placés en vigilance orange canicule demain.
00:00:43Des températures prévues entre 35 et 37 degrés.
00:00:47Météo France annonce des pointes jusqu'à 40 par endroit.
00:00:49Précision sur les températures nocturnes qui resteront aussi élevées dans le sud-est.
00:00:54Souvent entre 21 et 24.
00:00:56Localement 25 degrés.
00:00:58Et puis à l'international, à Téhéran, les funérailles du guide suprême Ali Ramenei ont officiellement commencé.
00:01:03L'événement doit se dérouler sur six jours.
00:01:05Des milliers d'Iraniens ont afflué dès l'aube quatre mois après la mort de l'ayatollah dans les frappes
00:01:10israélo-américaines.
00:01:11Et les autorités iraniennes attendent entre 15 et 20 millions de personnes rien qu'à Téhéran.
00:01:16Des funérailles qui s'annoncent comme les plus grandes de l'histoire du pays.
00:01:22Merci beaucoup Valentin Rouil.
00:01:24On vous retrouve dans 30 minutes pour un prochain point complet sur l'actualité.
00:01:27Je vous présente maintenant les invités qui vont m'accompagner pendant toute cette émission.
00:01:31Caroline Pilastre, bonjour.
00:01:32Bonjour Elodie, bonjour à tous.
00:01:33Je rappelle que vous êtes éditorialiste et consultante.
00:01:35À vos côtés Alain Bensoussan, bonjour.
00:01:37Bonjour Elodie.
00:01:38Avocat et Joseph Ounel, bonjour à vous.
00:01:40Bonjour Elodie.
00:01:41Éditorialiste politique.
00:01:42On va parler maintenant de cette marche qui était organisée aujourd'hui du côté de Carcassonne.
00:01:48Une marche silencieuse pour rendre hommage à Louis.
00:01:51Une marche organisée notamment par son père et ses amis.
00:01:54Demain c'est sa famille maternelle qui lui rendra hommage.
00:01:57On va se rendre sur place.
00:01:58On rejoint Régine Delfour et Axel Rebeau.
00:02:00Bonjour et merci à tous les deux d'être avec nous.
00:02:03Régine, vous avez assisté à ce moment de recueillement.
00:02:06Un moment évidemment avec beaucoup d'émotion et la prise de parole également du père de Louis.
00:02:14Oui, bonjour Elodie.
00:02:15Oui, vous l'avez dit, énormément d'émotion pour cette marche blanche.
00:02:19Donc à l'initiative de Nicolas, le père de Louis.
00:02:23Alors il y avait à peu près 300 personnes qui avaient répondu présent à l'appel de Nicolas.
00:02:30Et il y a eu cette déambulation pendant à peu près 30 minutes dans les rues de Carcassonne.
00:02:36Nicolas, le père de Louis, donc s'est exprimé.
00:02:38Il réclame évidemment la justice pour Louis.
00:02:41Il a cette phrase qui revient sans arrêt.
00:02:43C'est Louis n'y oublie ni pardon.
00:02:46Il y a eu ce morceau aussi de musique.
00:02:49Vous savez, on avait vu cette vidéo où on voyait Louis jouer un morceau de guitare.
00:02:54Et bien il y a eu ce morceau de musique qui a résonné ici, place Gorbetta.
00:02:58Et puis ce lâcher de ballon, Elodie, où chacun a mis un mot, toutes les personnes qui le souhaitaient évidemment,
00:03:06ont mis un mot, un dernier hommage à Louis.
00:03:09En fait, le père de Louis nous expliquait que c'était pour ses enfants, c'est-à-dire le demi
00:03:13-frère et la demi-sœur de Louis,
00:03:16qui n'avaient pas encore pu dire tout ce qu'ils avaient à dire à leur frère et qui voulaient
00:03:21vraiment lui rendre encore un dernier hommage.
00:03:24Et c'est pour ça qu'il y a eu ce lâcher de ballon. Donc énormément d'émotions, Elodie.
00:03:28Merci beaucoup, chère Régine Elfour. Merci, Axel Rebeau, qui était à vos côtés.
00:03:33Régine le disait à l'instant, le père de Louis s'est exprimé tout au long de cette cérémonie.
00:03:39On va justement écouter un extrait de la prise de parole de Nicolas, le père de Louis. Écoutez.
00:03:45Je me souviens de t'avoir promis que ta vie d'adulte serait meilleure que ton enfance.
00:03:51Mais ces cinq barbares ont décidé autrement.
00:03:54Tu étais un garçon souriant, poli, bien élevé, gentil, ceci vierge d'avoir été ton père.
00:04:01Car j'ai eu le droit à avoir des centaines de concerts privés, des nuits entières à discuter et rigoler.
00:04:09Toutes les personnes qui t'ont croisé ou t'ont remarqué que tu étais un bon garçon, car beaucoup de
00:04:15personnes ont une vidéo de toi sur leur téléphone.
00:04:18Et cela montre bien que tu étais aimé, tu mens terriblement.
00:04:25Je vais me battre pour que tu ne sois jamais oublié.
00:04:28Je t'aime mon fils.
00:04:30Joseph Tounel, évidemment, les mots de ce papa déchirent le cœur, bien sûr.
00:04:34Mais on voit aussi, du côté du papa, comme de la mère de Louis, cette volonté d'avoir un moment
00:04:40de recueillement, d'abord.
00:04:41Et aussi de tirer la sonnette d'alarme sur ce qui s'est passé, notamment à l'aide sociale à
00:04:46l'enfance.
00:04:46C'est une famille aussi qui a envie que ce drame, entre guillemets, serve à quelque chose.
00:04:51Ou en tout cas, que leur fils ne soit pas mort pour rien.
00:04:53L'aide sociale à l'enfance, il faut rappeler que ce sont des enfants qui sont normalement sous la protection
00:04:58de l'État.
00:05:00Et donc, l'État a failli.
00:05:02On le sait dans ce dossier de façon abominable, mais on le sait aussi.
00:05:0615 000 petites filles qui sont à l'aide sociale à l'enfance sont prostituées, nous dit-on.
00:05:12Des 11 ans, parfois, d'ailleurs.
00:05:13C'est un échec considérable, avec un âge qu'on estime entre le début de la prostitution de ces enfants,
00:05:20c'est entre 11 et 14 ans.
00:05:22Et donc, c'est quasiment de l'esclavage sexuel sous l'autorité de l'État.
00:05:28Comme cet enfant a été lâché, Louis, sous l'autorité de l'État.
00:05:31Alors, les marches blanches, elles ont au moins un intérêt, c'est qu'elles évitent que la violence explose.
00:05:37Elles permettent de faire valoir sa peine, son incompréhension, son dégoût, souvent, son dégoût du système.
00:05:44De son dégoût, sa colère, tout en rentrant et en exprimant sa colère de manière civilisée.
00:05:51Mais attention, à force de faire marche blanche sur marche blanche, la colère, elle risque d'exploser.
00:05:57Et ça, ça sera terrifiant pour nous si ça arrive.
00:05:59Et justement, puisque vous mentionnez ces marches blanches, Caroline Pilastre, on sait que demain, à la demande de la famille
00:06:04maternelle de Louis,
00:06:05ils veulent appeler ça la dernière, la dernière marche blanche.
00:06:08Sous-entendu, il y en a eu trop avant, il souhaite qu'il n'y en ait plus après, c
00:06:13'est aussi un ras-le-bol des familles.
00:06:14On a vu notamment la maman d'Elias, qui s'est de nouveau exprimée, la mère de Philippines,
00:06:18parce que forcément, autant de familles endeuillées qui se disent, au-delà de leur peine, vraiment, il y en a
00:06:23marre.
00:06:23Trop de mineurs qui meurent dans des conditions absolument abominables.
00:06:27Et des familles, et une France aussi, qui commencent à se dire que ce n'est plus possible,
00:06:31qu'on ne peut plus tenir comme ça, marche blanche après marche blanche.
00:06:34Dans un monde idéal, j'aimerais vous dire que j'y crois.
00:06:36que je souhaite que ce soit la dernière marche blanche, mais malheureusement, je ne suis pas dupe.
00:06:41Les mots de ce papa sont terribles, ça fend le cœur.
00:06:45Moi, j'ai retenu, je suis fière d'avoir été ton père.
00:06:48C'est innommable, parce que tout le monde peut transposer cette douleur, qu'on est des enfants ou non.
00:06:55Nous sommes des humains altruistes et empathiques pour la plupart d'entre nous.
00:06:58Juste avant, il y a eu la séquence dramatique de l'affaire Liana, de cette petite fille,
00:07:03que nous devions également commenter. Combien de marche blanche ?
00:07:07Bien évidemment que ce papa, cette famille, a besoin de réponses.
00:07:10Parce que quand vous laissez votre enfant, comme tu le disais, au sein de l'État,
00:07:16la ZE, c'est ça en fait. On doit préserver ses enfants.
00:07:20Ils ne doivent pas être esselés, ils ne doivent pas être dans les mains de ces sauvages,
00:07:25qui, rappelons-le, lorsque Louis agonisait, ils l'ont laissé, ils l'ont regardé,
00:07:30ils se sont marrés, ils sont revenus le filmer pour que la vidéo soit virale.
00:07:34Et ils se sont filmés d'ailleurs eux-mêmes, ce qui a permis leur interpellation par ailleurs.
00:07:38Exactement, donc ça en dit non. Moi je veux bien, à chaque fois qu'on me dise,
00:07:41vous comprenez, la jeunesse est violente, elle l'a toujours été, c'est inhérent à toute société.
00:07:45Mais pardonnez-moi, de mon temps, je n'ai pas 150 ans, il y avait des violences,
00:07:51il y avait des agressions, bien évidemment.
00:07:53Ça n'était pas le monde des bisounours, mais cette violence liée à l'adolescence
00:07:56n'était pas aussi exponentielle. Donc il y a bien un problème.
00:07:59Et je le dis, comme certains ces derniers temps, comme Madame Lemarchand,
00:08:06je pense qu'il y a des gens qui sont irrécupérables dans notre pays
00:08:09et que la justice doit justement faire la part des choses entre les victimes et les coupables,
00:08:13mais de manière extrêmement sérieuse et pérenne.
00:08:16Le ministre de la Justice lui-même, d'ailleurs, Gérald Darmanin,
00:08:18disait qu'il estimait que dans certains cas, il n'était pas possible qu'il y ait une quelconque réhabilitation.
00:08:22Je voudrais qu'on écoute à présent une amie de Louis, évidemment.
00:08:25Elle a tenu à lui rendre hommage cet après-midi à Carcassonne. On l'écoute.
00:08:30L'ami, c'est mon voisin depuis pratiquement deux ans.
00:08:33On habite à deux maisons d'écart et souvent j'étais avec lui.
00:08:36On avait notre rituel, on allait se voir au centre commercial à Casillac,
00:08:41on s'assied sur le banc, on discutait de tout et de rien.
00:08:43Souvent, on allait promener son chien.
00:08:45C'était un garçon vraiment formidable et vraiment, j'espère que justice sera faite
00:08:49parce qu'il méritait tout sauf ça. C'était un garçon vraiment incroyable.
00:08:53Il était respectueux, gentil. C'était toujours le premier à aider ma mère quand on rentrait des courses et tout.
00:08:58Vraiment, il était parfait. Il ne mérite pas ce qui lui a rêvé.
00:09:03Alain Mensoussan, on entend beaucoup, on entend là, cet ami de Louis,
00:09:06mais on a entendu beaucoup de familles, de victimes ou de Français dire
00:09:10qu'on espère que justice sera faite dans cette histoire comme dans les autres
00:09:13parce que parfois, les Français ont l'impression que le crime est abominable, ignoble
00:09:18et que derrière la réponse pénale, elle n'est pas forcément au rendez-vous.
00:09:21C'est un avis. Après, vous connaissez mieux la justice que moi,
00:09:23mais c'est parfois le sentiment qu'on a.
00:09:26Vraiment, la réponse pénale est souvent dans ce type d'affaires à hauteur des cas.
00:09:35Il faut rendre hommage au père. C'est un moment de douleur pour lui.
00:09:38Oui. Je ne serai pas complètement en phase avec Valérie.
00:09:43Et surtout, vous avez pu voir, et c'est peut-être là la difficulté,
00:09:46l'écart qu'il y a entre l'opinion publique et la justice aujourd'hui,
00:09:50ou en tout cas la demande de justice.
00:09:52Vous avez vu, il y a un panneau, non à l'oubli, non au pardon.
00:09:56Oui, ni au pardon, oui.
00:09:58Et c'est cela qui, aujourd'hui, est effectivement en interrogation.
00:10:01Vous savez, il y a Musset, dans le nuit d'octobre,
00:10:05a eu cette phrase magnifique, il fait dire
00:10:08« À défaut du pardon, laisse venir l'oubli ».
00:10:13Aujourd'hui, on ne veut plus oublier.
00:10:15On ne veut plus oublier les viols, on ne veut plus oublier le manque des enfants,
00:10:19on ne veut plus oublier les violences conjugales.
00:10:22On veut que le passé soit toujours devant l'avenir des autres.
00:10:26Et il y a ici un autre élément tout à fait juste,
00:10:28c'est l'IVZ, dans la Ferbousquet, a eu cette phrase magnifique
00:10:31« Le bourreau tue toujours deux fois la seconde par l'oubli ».
00:10:34Et vous voyez bien qu'ici, il y a une tension très forte
00:10:36entre la violence dans laquelle on vit,
00:10:39le refus d'avoir, que chacun d'entre nous devienne son propre policier,
00:10:43donc une milice,
00:10:44et effectivement ce pardon, la justice qui veut personnaliser
00:10:48et qui, à chacun, malgré les actes absolument abominables,
00:10:52veut donner une chance à l'être humain.
00:10:54Et aujourd'hui, l'opinion publique n'est plus prête à cet équilibre
00:10:57entre l'oubli et le pardon qui a fait quand même notre humanité.
00:11:01– Mais justement, parce que vous parlez de ça,
00:11:03on va voir un certain nombre de sondages.
00:11:04– Oui, Joseph.
00:11:04– Il y a quand même l'oubli impossible.
00:11:06Celui qui est marqué dans sa chair, celui ou celle,
00:11:09celui qui a perdu ou celle qui a perdu un enfant,
00:11:12l'oubli est tout simplement impossible.
00:11:15Sinon, c'est un renoncement, c'est une deuxième mort.
00:11:17– Bien sûr, ce n'empêche pas le pardon.
00:11:19Mais pour qu'il y ait pardon de la part de la victime,
00:11:22il faut qu'il y ait réparation et aveu de la part du coupable.
00:11:27Et il faut souvent pour que le coupable paye son crime
00:11:31pour pouvoir pardonner.
00:11:32Et c'est là que la sanction doit tomber,
00:11:34doit tomber très sévèrement.
00:11:36Ça n'empêche pas le pardon.
00:11:37Mais le pardon ne peut venir que si le coupable
00:11:40reconnaît qu'il est coupable
00:11:41et paye à la société et à la famille sa dette.
00:11:44– Sans vouloir polémiquer sur cette question-là,
00:11:46vous avez tout à fait raison.
00:11:47Mais là où la situation de tension existe,
00:11:51c'est que ce droit au pardon que vous ne discutez pas,
00:11:53que personne ne discute, c'est sa longueur,
00:11:56à partir de quand il intervient.
00:11:58Et aujourd'hui, on veut une très très longue période
00:12:02et que ce pardon n'intervienne qu'après
00:12:05que la victime elle-même puisse être en état d'oubli,
00:12:07ce qui est en général jamais.
00:12:09Et c'est cette tension-là qui aujourd'hui
00:12:11est difficile à résoudre.
00:12:12– Le rôle de la société, ce n'est pas de pardonner.
00:12:14Le pardon, c'est la victime qui peut l'accorder.
00:12:17Le rôle de la société, c'est de faire
00:12:19que justice se fasse
00:12:22et d'éviter qu'il y ait de nouvelles victimes.
00:12:24– Oui, vous avez raison,
00:12:25mais pour que justice puisse à un moment donné
00:12:28apparaître, entrer,
00:12:29il faut bien donner une chance
00:12:31à cet homme qui n'a pas donné ici
00:12:33ces cinq, dont deux mineurs
00:12:36qui n'ont pas donné une chance à l'autre.
00:12:38Et c'est là que se situe.
00:12:39On n'est pas au niveau du principe,
00:12:41mais au niveau des proportions
00:12:43dans l'application des principes.
00:12:44Il me semble le niveau de tension aujourd'hui
00:12:46qu'on reconnaît.
00:12:47– Justement, on va voir dans un instant
00:12:48un certain nombre de sondages
00:12:50où vous disiez la différence
00:12:51entre ce que veut l'opinion publique
00:12:53pour sa justice
00:12:54et ce que la justice est réellement.
00:12:55D'abord, bonjour Mathieu Nelette.
00:12:57– Bonjour Elodie, bonjour à tous.
00:12:58– Et merci de nous avoir rejoints.
00:12:59On va parler d'un autre cas,
00:13:01malheureusement, celui de la petite Rosa,
00:13:03l'une des victimes présumées de Jérôme Barrella.
00:13:05Et donc, on apprend que sa mère a déposé plainte
00:13:08contre des magistrats et un gendarme
00:13:10que c'est ton Mathieu de ces plaintes.
00:13:12– Oui, ce qu'on va appeler d'ailleurs l'affaire Rosa.
00:13:14Rappelons d'abord que la mère de cette fillette,
00:13:17la mère de Rosa,
00:13:18accuse Jérôme Barrella d'une cinquantaine,
00:13:20cinquantaine de viols sur sa fille
00:13:22qui était alors âgée de 11 ans.
00:13:23Elle a donc déposé plainte contre lui,
00:13:25contre Jérôme Barrella.
00:13:26Ça, c'était précisément le 22 août,
00:13:28donc 2025 à Toulouse,
00:13:30plainte qui n'a jamais conduit à l'interpellation
00:13:33ni même à l'audition de Jérôme Barrella.
00:13:36La mère de Rosa a donc déposé plainte.
00:13:38Ça, c'était jeudi.
00:13:39Plainte déposée contre l'ensemble des magistrats et enquêteurs,
00:13:42que ce soit à Toulouse ou à Hoche,
00:13:44qui n'ont pas priorisé la fameuse plainte de cette fille.
00:13:47Une plainte donc a été déposée
00:13:49pour non-assistance à personne en danger
00:13:51et mise en danger délibérée de la vie d'autrui.
00:13:54Et pourtant, il y avait des éléments matériels
00:13:57avec cette plainte.
00:13:58Je vous rappelle des auditions de Rosa,
00:14:00de sa mère,
00:14:01auditions également de son beau-père,
00:14:03un certificat médical avec des lésions,
00:14:06ces terribles lésions anales et vaginales
00:14:08et des expertises psychologiques
00:14:10pour montrer que la petite fille,
00:14:11elle ne disait pas n'importe quoi
00:14:13et qu'elle était dans capacité de ses moyens.
00:14:15Et donc, selon l'avocat de la famille de Rosa,
00:14:16il existe bien, je cite,
00:14:18une série d'informations et de documents juridiques
00:14:21qui matérialisent la réalité
00:14:22des infractions de viols commis par Jérôme Barrella.
00:14:26Alors, l'objectif désormais,
00:14:28c'est de déterminer si certains manquements individuels
00:14:31pourraient bien engager des responsabilités pénales
00:14:34avec cette plainte déposée
00:14:35contre des magistrats et des enquêteurs.
00:14:37Merci beaucoup, Mathieu.
00:14:38C'est vrai que Caroline,
00:14:39on parlait de la colère de ses familles,
00:14:41colère lors des marches blanches,
00:14:43où elles veulent aussi exprimer ce qu'elles ressentent,
00:14:45où elles n'ont pas envie, justement,
00:14:46qu'on oublie la peine qu'elles sont en train de vivre.
00:14:49Et puis, on voit aussi de plus en plus de parents
00:14:51qui veulent des réponses concrètes.
00:14:53Est-ce qu'il y a eu des dysfonctionnements ?
00:14:54Où ont-ils lieu ?
00:14:56Et qui demandent aussi des sanctions.
00:14:58On voit que la maman de Rosa
00:14:59tente vraiment de saisir toutes les possibilités
00:15:03pour que cette affaire, en tout cas,
00:15:05soit vraiment tirée au clair.
00:15:06En plus de l'enquête parallèle
00:15:07qui est lancée par le gouvernement.
00:15:09Mais là, on est en train de parler d'actes non anodins.
00:15:11Bien sûr.
00:15:12Comment oublier et comment pardonner ?
00:15:14Moi, je veux bien théoriser,
00:15:16mais simplement, ces familles sont dans du factuel.
00:15:18Quand leurs enfants sont encore vivants,
00:15:20remettons les choses dans le contexte.
00:15:22Cette maman a, depuis des mois,
00:15:26voire des années,
00:15:27alertée sur le comportement de cet individu.
00:15:29On sait ce qu'il en était par la suite.
00:15:32Les constatations étaient faites.
00:15:33Exactement.
00:15:34Comme le rappelait Mathieu à l'instant.
00:15:35Le mener.
00:15:35Malheureusement, la petite Liana n'est plus là
00:15:37pour pouvoir en parler.
00:15:38Mais sa famille, si.
00:15:39Donc, il faut que cette chaîne de responsabilité,
00:15:43à un moment donné,
00:15:45assume ses actes.
00:15:46Puisque dans tout acte,
00:15:47il y a des conséquences.
00:15:48Moi, ça m'importe peu de savoir
00:15:50si c'est X ou Y.
00:15:51Bien sûr.
00:15:52Sauf que depuis le démarrage,
00:15:53quand cette maman appelait la gendarmerie,
00:15:55on en a suffisamment parlé,
00:15:56entre autres sur ce plateau,
00:15:58on lui répondait
00:15:59que si elle continuait à téléphoner,
00:16:01on porterait plainte contre elle
00:16:02pour harcèlement.
00:16:03Mais comment dissuader...
00:16:04Quel pré-rapport, effectivement,
00:16:05atteste que l'un des gendarmes
00:16:07a tenu des propos
00:16:09qualifiés d'inappropriés
00:16:10à l'égard de cette maman ?
00:16:11Indécent et indignes pour moi.
00:16:12Parce que si cette maman avait renoncé,
00:16:15si elle avait été dissuadée
00:16:17de le faire pour X ou Y raisons
00:16:18une fois de plus,
00:16:19eh bien, sa fille,
00:16:20dans quelle situation aurait été-elle ?
00:16:21Et plus tard, sa fille lui aurait reproché
00:16:22de ne rien avoir fait pour elle
00:16:23puisque, justement,
00:16:24les parents sont là
00:16:25pour protéger les enfants
00:16:26en dehors de l'État
00:16:27et de la justice par la suite.
00:16:28Donc, oui,
00:16:29il faut que chacun réponde
00:16:30de ses actes.
00:16:31Et ça me paraît tellement logique
00:16:32dans une démocratie.
00:16:34La justice est là
00:16:35pour rendre justice.
00:16:36À qui exactement ?
00:16:37À la victime
00:16:38ou aux coupables ?
00:16:39Et nous sommes en train
00:16:40de parler de ce cas.
00:16:42J'ai horreur de dire ça
00:16:44parce que ce sont des vies
00:16:45plutôt que des affaires,
00:16:46tous ces drames.
00:16:46Bien sûr.
00:16:47Mais nous parlons aussi
00:16:49des situations
00:16:50dans le périscolaire.
00:16:51En fait, tout ça fait boule de neige
00:16:52et on est en train
00:16:53de se rendre compte
00:16:53que dans cette société
00:16:55qui va extrêmement mal,
00:16:56on ne protège pas
00:16:57une fois de plus
00:16:58dans ce pays
00:16:58les plus fragiles
00:16:59que sont les personnes âgées,
00:17:01les enfants,
00:17:01les personnes en situation
00:17:02de handicap
00:17:02et les femmes
00:17:03la plupart du temps.
00:17:05Donc, où passe notre argent
00:17:06si ça n'est pas
00:17:07dans le régalien
00:17:07et si ça n'est pas
00:17:08dans la sécurité
00:17:09du quotidien nous concernant.
00:17:11On va être dans une société
00:17:13hyper vigilante
00:17:14et qu'est-ce qui est
00:17:15en train de se passer ?
00:17:16Je le redis,
00:17:17vous avez beaucoup
00:17:17de citoyens lambda
00:17:19qui sont bienveillants,
00:17:20qui n'ont rien de psychopathe,
00:17:21qui sont en train
00:17:22de s'unir
00:17:23et de se fédérer en milice.
00:17:25C'est une réalité.
00:17:26Évidemment pas souhaitable.
00:17:27Bien sûr que non,
00:17:27nous sommes dans un état de droit
00:17:28mais à partir du moment
00:17:29où la justice
00:17:30ne rend plus la justice,
00:17:31qu'est-ce que vous faites ?
00:17:32Vous attendez
00:17:32qu'on s'en prenne à vous ?
00:17:33Il faut aussi être rationnel
00:17:35et malheureusement,
00:17:36parfois,
00:17:37il y a la loi du talion
00:17:38et œil pour œil,
00:17:39dent pour dent.
00:17:40Je ne suis pas pour
00:17:40mais reste humain
00:17:42dans ce cas de figure.
00:17:43Donc il va bien falloir
00:17:44retourner la table
00:17:45sur ce sujet
00:17:45qui date d'il y a au moins
00:17:4720, 30, 40 ans
00:17:48puisque ça nous explose
00:17:49au visage actuellement.
00:17:51Au lieu justement
00:17:51de parler de la loi du talion,
00:17:53on va regarder
00:17:53la loi de la République
00:17:55et la loi que peut-être
00:17:56les Français voudraient.
00:17:57On parlait de sondage
00:17:58avec vous tout à l'heure,
00:17:59Alain Bensoussan,
00:18:00on vous a posé la question
00:18:01sur une possibilité
00:18:02de perpétuité réelle
00:18:04pour ceux qui ont commis
00:18:05des crimes sur des enfants.
00:18:0692% des sondés
00:18:08répondent qu'ils sont
00:18:09favorables
00:18:09à une perpétuité réelle
00:18:11et quand on regarde
00:18:12dans le détail
00:18:12parti par parti
00:18:13en fonction
00:18:14de la proximité politique,
00:18:16on se rend compte
00:18:17qu'il y a de toute façon
00:18:18une grande unanimité.
00:18:19À gauche,
00:18:20on a 84%,
00:18:21majorité présidentielle,
00:18:2288%,
00:18:23et droite,
00:18:24RN et reconquête,
00:18:2696%.
00:18:26Alain Bensoussan,
00:18:27on parlait de l'opinion
00:18:28publique versus la justice
00:18:30avec peut-être aussi
00:18:31un risque dans ces cas-là.
00:18:32On est par exemple
00:18:33en train de beaucoup
00:18:34parler de la loi intégrale
00:18:35et on se dit parfois
00:18:36peut-être que le risque
00:18:36c'est que sous le coup
00:18:37de l'émotion,
00:18:38on veut toujours faire
00:18:39une nouvelle loi,
00:18:39on veut toujours trouver
00:18:41quelque chose à rajouter
00:18:42aux peines possibles
00:18:43en se demandant
00:18:44si en fait à la fin
00:18:45c'est vraiment efficace.
00:18:46Une fois qu'on a passé
00:18:46le symbole,
00:18:47est-ce vraiment aussi efficace
00:18:48que cela ?
00:18:49Moi je ne crois pas,
00:18:50je ne crois pas
00:18:50que c'est efficace.
00:18:51On est en train
00:18:52de prendre des lois,
00:18:53le code pénal devient énorme
00:18:55à tel point que
00:18:56même des spécialistes
00:18:57comme moi-même
00:18:58nous sommes incapables
00:18:58de nous y retrouver.
00:18:59Heureusement qu'on a Google
00:19:00et les intelligences artificielles
00:19:02sinon on serait
00:19:02complètement perdus.
00:19:03En plus la numérotation
00:19:04est devenue
00:19:05abracadabrante.
00:19:06Vous avez 345-1,
00:19:08345-1 petit a,
00:19:10petit b,
00:19:11donc c'est effrayant.
00:19:12Ce que je voudrais
00:19:12simplement montrer
00:19:13dans ce sondage
00:19:13et on le voit merveilleusement
00:19:17malheureusement,
00:19:18c'est que l'opinion publique
00:19:20ne veut plus pardonner
00:19:22parce qu'elle a raison,
00:19:24Karine a raison
00:19:25et vous avez raison,
00:19:26c'est qu'on oublie,
00:19:27on oublie que la victime
00:19:28elle est en situation totale,
00:19:31effectivement,
00:19:31en situation d'adresse
00:19:32et elle ne pourra pas oublier
00:19:33la petite Rosa,
00:19:34c'est évident.
00:19:36Simplement,
00:19:36je voudrais simplement poser
00:19:38là encore
00:19:39une petite analyse,
00:19:42toute petite,
00:19:43pas très long,
00:19:44on ne va pas être
00:19:44dans un tunnel.
00:19:45La première analyse,
00:19:46c'est qu'on voit bien
00:19:47sur les violences conjugales,
00:19:49sur les violences faites
00:19:50aux femmes,
00:19:50sur la protection des mineurs,
00:19:52c'était un débat,
00:19:54c'est un débat de société,
00:19:55c'est un débat de personnes,
00:19:56mais c'est aussi à l'époque
00:19:58une organisation administrative
00:19:59qui était tournée
00:20:00vers le terrorisme,
00:20:01tournée vers la violence extrême
00:20:02et ne tournait pas
00:20:03vers la violence
00:20:04effectivement des personnes
00:20:05très proches.
00:20:06C'est la question des priorités
00:20:07qui parfois évoluent,
00:20:08etc.
00:20:09Et dans l'affaire Rosa,
00:20:10le premier niveau
00:20:11de la responsabilité,
00:20:12c'est la responsabilité
00:20:12de l'État.
00:20:13Avant d'aller chercher
00:20:14effectivement des responsabilités
00:20:15qui sont sûrement
00:20:16à retrouver,
00:20:18voire même à trouver,
00:20:18on les a peut-être
00:20:19même identifiées,
00:20:21c'est la responsabilité
00:20:21de l'État.
00:20:22C'est de définir
00:20:23des priorités
00:20:23et aujourd'hui,
00:20:24l'opinion publique française,
00:20:26quel que soit le parti,
00:20:26vous avez vu,
00:20:27avec une toute petite différence.
00:20:29Oui, la majorité,
00:20:30elle écrasante.
00:20:32L'équilibre politique,
00:20:34il est très large
00:20:35et si tout le monde
00:20:36est d'accord pour dire
00:20:37non, effectivement,
00:20:38pardon.
00:20:39Alors, qu'est-ce qu'il faut faire ?
00:20:41Eh bien, il ne faut sûrement pas,
00:20:43sûrement pas,
00:20:43continuer à faire des lois,
00:20:45des lois pour les pyrotechniques,
00:20:46des lois pour les randos
00:20:51dans les rues.
00:20:53Il faut arrêter avec ça.
00:20:55Il faut réduire le code pénal
00:20:57à des principes.
00:20:58Avec, déjà,
00:21:00ça a déjà commencé.
00:21:01Vous savez que notre code pénal,
00:21:02il est plutôt du type
00:21:04tu ne tueras pas ton prochain
00:21:06plutôt que tu aimeras ton prochain.
00:21:08Déjà, dans le monde de l'économie,
00:21:10on s'est aperçu
00:21:10sous l'influence américaine
00:21:12où il y avait
00:21:13tu ne dois pas être déloyal,
00:21:14tu ne dois pas être mentir,
00:21:15tu ne dois pas être non transparent
00:21:17et aujourd'hui,
00:21:17on est passé
00:21:18tu dois être loyal,
00:21:19tu dois être transparent.
00:21:20On le voit dans le numérique,
00:21:21dans tous les domaines.
00:21:23Eh bien, c'est ce changement juridique
00:21:24qu'il faut faire
00:21:25en ayant très peu de lois,
00:21:27division par quasiment 40-50%
00:21:31en laissant des principes
00:21:32et redonner au juge
00:21:35la personnalisation des peines
00:21:37et comprendre l'opinion publique.
00:21:38Parce qu'on ne rend pas
00:21:39uniquement une décision en droit,
00:21:42on la rend aussi pour le peuple
00:21:43et le peuple,
00:21:44c'est l'opinion publique,
00:21:45on la voit à ce niveau-là.
00:21:46Il souhaite des peines longues,
00:21:49réelles et opérationnelles.
00:21:51Et puis, évidemment, Joseph,
00:21:53on voit aussi dans d'autres sondages
00:21:54à quel point les Français
00:21:55ont perdu confiance
00:21:57en leur justice,
00:21:58une justice qui pourtant
00:21:59est censée être rendue
00:22:00en leur nom
00:22:01et une démocratie
00:22:02où le peuple
00:22:03n'a plus du tout confiance
00:22:04en la justice
00:22:05n'est pas signe
00:22:05d'un pays qui va très bien,
00:22:07en réalité,
00:22:07d'une bonne vitalité démocratique.
00:22:09C'est absolument
00:22:09ce que nous dit ce sondage
00:22:10et elle a raison.
00:22:12On a des lois,
00:22:13encore faut-il les appliquer
00:22:14et quand la sévérité
00:22:16doit être là,
00:22:17que la sévérité soit là
00:22:18et sur la durée.
00:22:19Donc, il y a un problème
00:22:20sur la durée réelle des peines.
00:22:22Et ce sondage,
00:22:23c'est les Français
00:22:24qui nous disent d'abord
00:22:25quelque chose de très sain.
00:22:26On ne touche pas aux enfants.
00:22:28Et ça fait une différence
00:22:30entre la masse des Français
00:22:31et quelques intellectuels
00:22:33qu'on voit souvent
00:22:34qui reviennent sur les plateaux,
00:22:36qui écrivent des bouquins
00:22:37et qui font la promotion
00:22:38de la pédophilie.
00:22:40Moi, je me rappelle
00:22:41de Libération,
00:22:42ça a choqué personne.
00:22:43Celui qui nous racontait
00:22:44qu'on pouvait tripoter
00:22:45les petits-enfants,
00:22:45c'était très agréable.
00:22:46On le voit encore
00:22:47qui fait le beau
00:22:48sur les plateaux de télévision.
00:22:50Personnellement,
00:22:50ça me choque.
00:22:51Eh bien, c'est ça
00:22:51que disent les Français.
00:22:52Ils disent,
00:22:53on ne touche pas aux enfants.
00:22:54Et les pédocriminels,
00:22:55c'est une des criminalités
00:22:57les pires.
00:22:58Ils s'en sont pris
00:22:58aux plus faibles.
00:22:59Avec un système
00:23:00qui est malheureusement
00:23:01très bien organisé.
00:23:02la personne en devenir
00:23:04celui qu'on doit
00:23:05particulièrement protéger.
00:23:06Et c'est très sain
00:23:07qu'est ce sondage.
00:23:08Après,
00:23:08enfermer toute leur vie,
00:23:10etc.
00:23:10Je pense qu'il faut
00:23:11enfermer très longtemps.
00:23:12Il ne faut pas libérer
00:23:13n'importe comment.
00:23:15Et on a un problème
00:23:16avec la psychiatrie,
00:23:17les moyens de la psychiatrie
00:23:18et les psychiatres.
00:23:19Il y a un certain nombre
00:23:20de théories psychiatriques
00:23:22qui sont plutôt
00:23:22laissons-les derrière la nature,
00:23:24ce n'est pas grave.
00:23:25Eh bien, si,
00:23:26c'est grave
00:23:26quand ils représentent
00:23:27un danger pour la société.
00:23:28On va marquer une pause.
00:23:30Merci Mathieu Devesse
00:23:31pour toutes vos précisions.
00:23:32On marque une pause
00:23:33et puis on fera le point
00:23:34notamment sur les incendies.
00:23:36On sera avec un pompier
00:23:38puisque le gouvernement
00:23:39l'a dit.
00:23:40Ils sont inquiets
00:23:41puisque ces incendies
00:23:42arrivent beaucoup plus tôt
00:23:43que prévu dans la saison
00:23:45un mois d'avant
00:23:45selon le ministre de l'Intérieur.
00:23:47Et puis on parlera aussi
00:23:48de ces maires
00:23:49qui mettent en place
00:23:50des couvre-feux
00:23:51pour les mineurs
00:23:52pour éviter les débordements
00:23:53après les matchs
00:23:55de la Coupe du Monde.
00:23:55Restez avec nous.
00:23:56A tout de suite.
00:23:59De retour
00:24:00pour la deuxième partie
00:24:01de Punchline Weekend.
00:24:03On va faire le point
00:24:03maintenant
00:24:04sur les incendies
00:24:05notamment
00:24:06avec notre équipe
00:24:07sur place
00:24:08Mathilde Ibanez
00:24:09et Timothée Forget.
00:24:10Ils sont dans l'eau
00:24:11du côté de Beaufort.
00:24:13L'incendie
00:24:14est désormais maîtrisé.
00:24:15Mathilde est donc
00:24:16malheureusement
00:24:17c'est l'heure du bilan
00:24:18et de la constatation
00:24:19des dégâts.
00:24:21Aucune habitation
00:24:22qui a été endommagée
00:24:24par ces flammes.
00:24:25C'est les vignerons
00:24:26et les agriculteurs
00:24:27qui subissent
00:24:27un très lourd constat.
00:24:29Vous pouvez voir
00:24:29ces images
00:24:31de Timothée Forget,
00:24:32ces arbres,
00:24:34cette végétation
00:24:34qui a été
00:24:35totalement calcinée.
00:24:38Les flammes
00:24:38ont tout détruit
00:24:40sur leur passage
00:24:41comme
00:24:41les quelques vignes
00:24:44que nous voyons ici
00:24:45qui ont pourtant
00:24:46servi de coupe-feu
00:24:47puisque juste derrière
00:24:49les vignes
00:24:50ont pu résister
00:24:51aux flammes.
00:24:52Mais de l'autre côté
00:24:53toute cette colline
00:24:53est totalement détruite
00:24:55par les flammes.
00:24:57Il faut y rester
00:24:58encore extrêmement prudent.
00:24:59On a pu voir
00:24:59les pompiers
00:25:00qui s'activent toujours
00:25:01sur le terrain
00:25:02pour procéder
00:25:03à des noyages
00:25:04pour essayer
00:25:05d'éteindre
00:25:05toutes les petites braises
00:25:07qui pourraient
00:25:08encore rester ici
00:25:10puisque avec ce vent
00:25:11qui est assez important,
00:25:13un retour de flammes
00:25:14peut vite avoir lieu ici
00:25:15et il faut rester
00:25:18prudent
00:25:19puisque les journées
00:25:21continuent d'être
00:25:22extrêmement chaudes,
00:25:23extrêmement secs
00:25:24et ce vent en tout cas
00:25:25qui fait extrêmement peur
00:25:26aux habitants
00:25:27mais également aux pompiers.
00:25:29On a pu discuter
00:25:29avec de nombreux habitants
00:25:30qui sont soulagés
00:25:31de savoir que ce feu
00:25:32est contenu
00:25:33mais il reste tout de même
00:25:35inquiet
00:25:35puisqu'il reste
00:25:37pas mal de végétation
00:25:39où il y a encore
00:25:40énormément de fumée.
00:25:42Merci Mathilde Banez
00:25:43et Timothée Forget
00:25:44et on va écouter
00:25:45justement
00:25:45les déclarations
00:25:47de Laurent Nunez
00:25:48puisque tout comme
00:25:48Sébastien Lecornu,
00:25:50le ministre de l'Intérieur
00:25:51est inquiet de voir
00:25:52que ces incendies
00:25:53arrivent aussitôt
00:25:54dans la saison.
00:25:55On l'écoute,
00:25:55c'était hier.
00:25:56Nous sommes évidemment
00:25:57très inquiets
00:25:58sur cette période
00:25:59de saison de feu.
00:26:01Nous sommes inquiets
00:26:01pourquoi ?
00:26:02Parce qu'il y a évidemment
00:26:02la canicule,
00:26:04on a eu des pluies importantes
00:26:06à la fin de l'année
00:26:07qui ont fait que la végétation
00:26:08est plutôt abondante
00:26:09et puis on a
00:26:09des phénomènes de vent
00:26:11qui se lèvent
00:26:12ici ou là
00:26:12et on a vu
00:26:13que pendant tout l'épisode
00:26:14ici de ces 48 dernières heures
00:26:16s'il y a eu un vent
00:26:17qui est venu
00:26:18aggraver en réalité
00:26:19la situation.
00:26:21Donc on est évidemment
00:26:22très inquiets
00:26:22pour la saison.
00:26:23On a un mois d'avance
00:26:24sur les départs de feu.
00:26:26Et pour parler
00:26:27de ces épisodes
00:26:28malheureusement d'incendies,
00:26:29nous sommes avec
00:26:29Eric Mouet.
00:26:30Bonjour et merci
00:26:31d'être avec nous.
00:26:32Vous êtes représentant
00:26:33des sapeurs-pompiers
00:26:34volontaires de France.
00:26:35On vient d'entendre
00:26:36le ministre de l'Intérieur
00:26:37qui disait clairement
00:26:38son inquiétude
00:26:39puisque ces épisodes
00:26:41d'incendies
00:26:41arrivent beaucoup plus tôt
00:26:43que d'habitude
00:26:43dans la saison.
00:26:45On imagine que vous,
00:26:46en tant que personnel
00:26:46engagez,
00:26:47vous partagez
00:26:48cette inquiétude évidemment.
00:26:51Oui, bien sûr.
00:26:54Évidemment,
00:26:55on sait que la saison
00:26:56a démarré
00:26:57de très bonheur
00:26:58et que la mobilisation
00:27:00des sapeurs-pompiers
00:27:02volontaires
00:27:03et des sapeurs-pompiers
00:27:04professionnels aussi,
00:27:05qu'il ne faut pas oublier
00:27:05nos collègues,
00:27:08ça prend effectivement
00:27:11une tournure assez inquiétante
00:27:13puisqu'on n'est qu'au début
00:27:14de la saison,
00:27:15effectivement.
00:27:16On le dit chaque année
00:27:18qu'au moment notamment
00:27:19de ce type d'incendie,
00:27:21vous avez évidemment
00:27:21un dévouement extraordinaire
00:27:23mais parfois certains pointent
00:27:25aussi le manque de moyens
00:27:26à la fois que ce soit
00:27:27des personnels
00:27:28ou du matériel.
00:27:29Est-ce que vous vous sentez
00:27:30prêt à affronter
00:27:31l'été qui arrive ?
00:27:33Alors vous allez me dire
00:27:33oui parce que c'est
00:27:34votre mission
00:27:34mais est-ce que les moyens
00:27:36sont suffisants ?
00:27:39Écoutez, moi en ce qui concerne
00:27:41le département
00:27:42où j'exerce l'activité
00:27:43de sapeurs-pompiers volontaires,
00:27:45effectivement nous avons
00:27:46des matériels à disposition.
00:27:49Maintenant il est sûr
00:27:50que la problématique
00:27:52reste la mobilisation
00:27:55du personnel
00:27:56puisque ces personnels
00:27:57sapeurs-pompiers volontaires,
00:27:59il faut réussir
00:28:01à pouvoir les identifier
00:28:03libérer soit
00:28:04de leur milieu professionnel
00:28:05ou de leur milieu familial
00:28:06tout simplement
00:28:07et qu'il faut conjuguer
00:28:09les deux
00:28:10donc en cette période
00:28:12critique
00:28:12ce n'est pas toujours facile.
00:28:14Je crois que c'était
00:28:15il y a deux ou trois ans
00:28:15justement une tribune
00:28:16des pompiers alertait déjà
00:28:18sur ce que vous venez
00:28:18de mentionner
00:28:19à savoir que
00:28:20les sapeurs-pompiers
00:28:21volontaires ont souvent
00:28:22une activité professionnelle
00:28:24qu'il est compliqué
00:28:25dans ces cas-là
00:28:26de pouvoir les libérer.
00:28:27Finalement,
00:28:28en vous entendant,
00:28:29j'ai l'impression
00:28:29qu'on n'a pas forcément
00:28:30avancé là-dessus
00:28:31c'est-à-dire qu'il y a
00:28:32peut-être des personnels
00:28:33qui pourraient être engagés
00:28:34qui ne le sont pas
00:28:35parce qu'ils sont retenus
00:28:36par une activité professionnelle.
00:28:39Vous savez,
00:28:40toutes les réformes
00:28:42qu'on peut voir passer,
00:28:45c'est toujours un combat
00:28:47mais dans tous les cas
00:28:49on essaie de faire au mieux
00:28:53et essayer de répondre
00:28:55face à l'engagement
00:28:57que nous avons pris
00:28:58d'être au plus près
00:28:59de nos concitoyens
00:29:00dès lors qu'un sinistre
00:29:02important survient
00:29:03surtout sur notre département
00:29:06puisque nous avons
00:29:08des adhérents
00:29:09dans différents départements
00:29:11qui au quotidien
00:29:12effectivement se mobilisent
00:29:14à la fois pour les feux de forêt
00:29:15mais aussi pour le quotidien.
00:29:17Et on le rappelle aussi
00:29:18l'appel à la vigilance
00:29:20au bon sens
00:29:21et au bon geste
00:29:21puisque aujourd'hui
00:29:229 incendies sur 10
00:29:24sont quand même encore
00:29:25d'origine humaine.
00:29:26Ça ne veut pas dire
00:29:27forcément volontaire
00:29:28mais c'est aussi le signe
00:29:29qu'on a du travail à faire
00:29:31peut-être sur la prévention
00:29:32et sur la vigilance
00:29:33de ceux par exemple
00:29:34qui vont se balader en forêt.
00:29:37Bien sûr,
00:29:38la prévention reste
00:29:40un axe primordial
00:29:42puisqu'il faut avoir
00:29:44une certaine culture du risque
00:29:46pour pouvoir prendre
00:29:47en considération
00:29:49que dès lors que
00:29:50nous rentrons
00:29:51dans des périodes
00:29:51de grande chaleur
00:29:52il faut éviter
00:29:54de jeter par exemple
00:29:56vous l'avez dit
00:29:56son mégot
00:29:57par la fenêtre
00:29:58mais aussi éviter
00:30:00de faire des travaux
00:30:02de débroussaillement
00:30:03pendant les périodes
00:30:04les plus chaudes
00:30:06et quand cela est interdit
00:30:08par les différents
00:30:09arrêtés préfectoraux
00:30:11s'abstenir
00:30:11de tous travaux.
00:30:13Merci beaucoup
00:30:14Éric Mouette
00:30:15d'avoir été avec nous.
00:30:16Je rappelle que vous êtes
00:30:16représentant
00:30:17des sapeurs-pompiers
00:30:18volontaires de France.
00:30:20C'est vrai que
00:30:20Joseph Touvenel
00:30:21on le dit
00:30:22chaque été
00:30:23et même dans l'année
00:30:24bien sûr
00:30:25on remercie
00:30:25tous ces sapeurs-pompiers
00:30:26professionnels
00:30:27ou volontaires
00:30:29d'aller combattre
00:30:30pour sauver
00:30:30les habitations
00:30:31les exploitations
00:30:32mais avec un matériel
00:30:33on a l'impression
00:30:34année après année
00:30:35qu'on continue
00:30:36de trouver
00:30:36un petit peu trop léger
00:30:37surtout que maintenant
00:30:38on le voit
00:30:38les incendies
00:30:39sont de plus en plus nombreux
00:30:40et s'étendent
00:30:41sur une période plus longue.
00:30:42Le matériel
00:30:43ça a été très bien dit
00:30:44c'est selon les brigades
00:30:45pour le petit matériel
00:30:47des brigades
00:30:47enfin le petit matériel
00:30:48les camions etc.
00:30:49Donc certaines sont
00:30:50très bien équipées
00:30:51d'autres beaucoup moins.
00:30:52Il y a le problème
00:30:53des personnels
00:30:53c'est pas facile à résoudre
00:30:55je ne sais pas
00:30:55comment on peut résoudre
00:30:56entre le besoin
00:30:57tout d'un coup
00:30:58d'avoir du monde
00:30:59sur place
00:31:00et des gens qui travaillent
00:31:01mais il y a le gros matériel
00:31:02le gros matériel
00:31:03c'est les Canadair
00:31:04et les Darches
00:31:05les Darches
00:31:06les avions
00:31:08qui vont mettre
00:31:08du défoliant
00:31:09et du ralentisseur
00:31:11l'objectif
00:31:12nous dit-on
00:31:13c'est d'en avoir 16
00:31:13aujourd'hui
00:31:14à l'heure où je parle
00:31:15normalement
00:31:16il n'y en a que 10
00:31:16qui fonctionnent
00:31:17c'est quand même
00:31:18beaucoup mieux
00:31:19parce qu'au début
00:31:20de l'année
00:31:20en 2023
00:31:21il n'y en avait que 3
00:31:23qui étaient disponibles
00:31:24pour tout le territoire
00:31:25donc on imagine bien le souci
00:31:27on a un vrai problème
00:31:28sur la chaîne
00:31:29de maintenance
00:31:30et de fabrication
00:31:32et ça
00:31:33il faut y répondre
00:31:34rapidement
00:31:35puisqu'on nous dit
00:31:35la sécheresse
00:31:36va continuer
00:31:37alors je comprends
00:31:38que la fabrication
00:31:39ce n'est pas nous
00:31:40qui fabriquons
00:31:40ce sont les Canadiens
00:31:42c'est pour ça
00:31:42que ça s'appelle
00:31:42des Canadaires
00:31:43parce que c'est fabriqué
00:31:44au Canada
00:31:45peut-être qu'il faudrait
00:31:46s'interroger
00:31:46avec Airbus
00:31:48pour avoir
00:31:48une indépendance nationale
00:31:50parce que
00:31:51quand il y a des commandes
00:31:52de Canadaires
00:31:52il n'y a pas que les Français
00:31:53qui commandent
00:31:53et comme les chaînes
00:31:55ont du mal
00:31:55à produire
00:31:56il y a d'autres pays
00:31:57qui commandent
00:31:58donc si on veut
00:31:59vraiment être autonome
00:32:00peut-être qu'il faudrait
00:32:01relever notre industrie
00:32:02et on est très bon
00:32:03pour l'industrie aéronautique
00:32:04donc faire un effort
00:32:05là-dessus
00:32:06et puis
00:32:07d'autre part
00:32:08c'est la sécurité civile
00:32:10européenne
00:32:11qui prend des avions
00:32:12et dans ces cas-là
00:32:13on doit les partager
00:32:14c'est un autre problème
00:32:15mais vraiment
00:32:16la maintenance
00:32:16c'est pareil
00:32:17ça veut dire qu'il faut
00:32:18il y a des ateliers
00:32:19de maintenance
00:32:19qu'on a laissé partir
00:32:21et maintenant
00:32:21on n'arrive plus
00:32:22il faudrait peut-être
00:32:23les faire revenir
00:32:24chez nous
00:32:25pour prioriser
00:32:26si on considère
00:32:27que le risque d'incendie
00:32:27c'est un risque prioritaire
00:32:29Merci en tout cas
00:32:30pour ces précisions
00:32:31Joseph
00:32:31on va changer maintenant
00:32:32de sujet
00:32:33avec la coupe du monde
00:32:34qui se joue en ce moment
00:32:36et donc
00:32:36certains maires
00:32:38en ont eu ras-le-bol
00:32:39des violences urbaines
00:32:40en marge
00:32:41d'un certain nombre
00:32:42de matchs
00:32:43et donc
00:32:43ils ont pris
00:32:44une décision
00:32:44assez radicale
00:32:45imposer un couvre-feu
00:32:46aux mineurs
00:32:47le but
00:32:48c'est d'éviter
00:32:49de nouveaux débordements
00:32:50et d'éviter
00:32:51que des mineurs
00:32:51ne traînent la nuit
00:32:52dans les rues
00:32:53les explications
00:32:54sont signées
00:32:55Chloé Tarka
00:32:57empêcher que les scènes
00:32:58de violences
00:32:58ne se répètent
00:32:59pendant la coupe du monde
00:33:00c'est le choix
00:33:01fait par plusieurs maires
00:33:02qui ont décidé
00:33:03de cibler les mineurs
00:33:04avec des couvre-feu
00:33:05temporaires
00:33:06à Denain
00:33:07dans le nord
00:33:08la décision
00:33:09fait suite
00:33:09aux incidents
00:33:10survenus
00:33:10après le match
00:33:11France-Norvège
00:33:12du 26 juin
00:33:13cette nuit-là
00:33:14des dizaines de jeunes
00:33:15sont impliqués
00:33:16dans des dégradations
00:33:17trois jours plus tard
00:33:18la mairie réagit
00:33:20jusqu'au 1er septembre
00:33:21les mineurs
00:33:22de moins de 16 ans
00:33:23ne peuvent plus circuler
00:33:24seuls dans les rues
00:33:24de la commune
00:33:25après 22 heures
00:33:26pour la mère socialiste
00:33:28la responsabilité
00:33:29encombe aussi aux parents
00:33:30pour moi c'est clair
00:33:32quand on a 11, 13 ou 15 ans
00:33:34on n'est pas en bande
00:33:35d'enfants sauvages
00:33:35lâchés dans la ville
00:33:36à 2h du matin
00:33:37pour fêter
00:33:38l'équipe de France
00:33:39je ne laisserai pas
00:33:40Denain être détruite
00:33:41par une bande de gamins
00:33:42dont les parents
00:33:43n'ont ce nom
00:33:43que par celui qui enfante
00:33:44et non celui qui élève
00:33:45éduque et protège
00:33:47autre exemple
00:33:47à Moulins
00:33:48dans l'Allier
00:33:49où les jeunes
00:33:49de moins de 16 ans
00:33:50devront rester chez eux
00:33:51entre 22h et 6h du matin
00:33:54jusqu'à la fin du mois
00:33:55des mesures similaires
00:33:56ont également été mises en place
00:33:58à Clermont-Ferrand
00:33:59ou encore à Toulouse
00:34:00dès le début
00:34:01de la compétition
00:34:02des arrêtés
00:34:03qui ne font toutefois
00:34:04pas l'unanimité
00:34:05la ligue des droits de l'homme
00:34:06les conteste
00:34:07et a décidé
00:34:08de saisir
00:34:09le tribunal administratif
00:34:11Alain Ben Soussan
00:34:12on voit aussi
00:34:13où on en arrive
00:34:14c'est qu'aujourd'hui
00:34:14parce qu'il y a
00:34:15une coupe du monde
00:34:16qui est organisée
00:34:17certains maires
00:34:18se retrouvent obligés
00:34:20d'imposer des couvre-feux
00:34:21pour éviter
00:34:22que la situation dégénère
00:34:23on ne sait pas forcément
00:34:24d'ailleurs
00:34:24si ça sera efficace
00:34:26mais on voit
00:34:26que c'est presque
00:34:27un aveu d'échec
00:34:27comme on sait
00:34:28que ça peut mal se passer
00:34:29on tente d'encadrer
00:34:30les déplacements
00:34:31de ces mineurs
00:34:32c'est peut-être pas
00:34:33un aveu d'échec
00:34:34c'est dans la mesure
00:34:36où on est face
00:34:36et pour une fois
00:34:38la balance est de l'autre côté
00:34:40quand on voit
00:34:41la défaillance des parents
00:34:42parce que laisser
00:34:43des enfants
00:34:44de 10, 11, 12
00:34:45ou aussi des mineurs
00:34:46c'est ce que disait
00:34:46la mère qu'on vient de voir
00:34:47d'ailleurs
00:34:48bien sûr
00:34:48qu'ils puissent sortir
00:34:49et qu'ils peuvent fêter
00:34:51la coupe du monde
00:34:53à cet âge-là
00:34:54c'est d'abord
00:34:55une défaillance
00:34:56une défaillance
00:34:57de la famille
00:34:57et des parents
00:34:58de l'autre côté
00:34:59que le maire
00:35:00est donc quelque part
00:35:01à l'État
00:35:01au niveau le plus proche
00:35:03de ses familles
00:35:04c'est-à-dire
00:35:05le maire
00:35:05prenne une décision
00:35:06de ce type
00:35:06il faut engager
00:35:07quasiment tous les maires
00:35:08à le faire
00:35:09c'est aujourd'hui
00:35:10face à la défaillance
00:35:11des parents
00:35:11que l'État
00:35:13et les collectivités locales
00:35:14puissent le faire
00:35:15donc ça je pense
00:35:16qu'il faut rendre hommage
00:35:17aux maires
00:35:17qui prennent ce risque
00:35:18parce que
00:35:19c'est pas facile
00:35:20et qui se retrouvent en première ligne
00:35:21en plus
00:35:21quand il y a le débordement
00:35:22bien sûr
00:35:23et c'est pas facile
00:35:25alors c'est plus facile
00:35:26de le faire maintenant
00:35:27parce que les élections
00:35:28sont passées
00:35:29que de le faire
00:35:30vous voyez
00:35:31là aussi
00:35:32il y a deux poids
00:35:33deux mesures
00:35:33mais il faut nécessairement
00:35:36reprendre
00:35:37face à l'ensauvagement
00:35:38même si ce terme
00:35:39n'est pas repris
00:35:40par le ministère
00:35:42il faut nécessairement
00:35:46reprendre
00:35:47le contrôle
00:35:49la maîtrise
00:35:50non pas des enfants
00:35:51bien sûr
00:35:51ça n'aura qu'un sens
00:35:52mais de l'éducation
00:35:54des enfants
00:35:54et peut-être
00:35:56qu'entre
00:35:57la déférence des parents
00:35:58et
00:36:00de les empêcher
00:36:01de sortir
00:36:02pourquoi pas
00:36:03des classes particulières
00:36:04pourquoi pas
00:36:05là encore
00:36:06parce qu'on a
00:36:07de l'argent
00:36:07un encadrement
00:36:09et que
00:36:09plutôt qu'ils ne sortent pas
00:36:11qu'ils sortent
00:36:12mais encadrés
00:36:14par
00:36:15on a mis en cause
00:36:16de l'opérée scolaire
00:36:17mais cette fois-ci
00:36:18encadrés
00:36:19de telle manière
00:36:20à leur montrer
00:36:20qu'on peut fêter
00:36:21sans drame
00:36:22qu'on peut fêter
00:36:23en bienveillance
00:36:24qu'on peut fêter
00:36:25avec l'amour des autres
00:36:27et donc
00:36:28entre le tout interdit
00:36:29et le tout permis
00:36:30il y a à mettre en place
00:36:31une nouvelle politique
00:36:32pour les jeunes
00:36:33localement
00:36:33c'est possible
00:36:35Effectivement Caroline
00:36:35je reprends ce que disait
00:36:36Alain Bensoussan
00:36:37à l'instant
00:36:38et on voit d'ailleurs
00:36:39la mère
00:36:39qui le dit
00:36:40sur les réseaux sociaux
00:36:41c'est-à-dire que
00:36:42la première question
00:36:43c'est
00:36:43que font des mineurs
00:36:44de 11, 12, 13 ans
00:36:45toute une nuit
00:36:46dans la rue
00:36:47quand bien même
00:36:47leur équipe préférée
00:36:48a gagné
00:36:49ça reprend d'ailleurs
00:36:50les mots de Gérald Darmanin
00:36:51il y a quelques années
00:36:52quand il disait
00:36:52des jeunes avec une batte
00:36:53de baseball sur une dalle
00:36:54à Paris 15ème
00:36:55a priori
00:36:56c'est pas leur place
00:36:57et on voit que l'État
00:36:57légifère parfois
00:36:59parce que
00:36:59comme le disait Alain
00:37:00à l'instant
00:37:01les parents
00:37:01en fait
00:37:02n'ont plus la maîtrise
00:37:02mais est-ce à l'État
00:37:03d'éduquer les enfants
00:37:04de tout le monde ?
00:37:05Déjà dans un premier temps
00:37:06Elodie
00:37:06j'ai envie de vous dire
00:37:07vu l'ampleur du phénomène
00:37:08c'est une solution pragmatique
00:37:10pour moi
00:37:11c'est malgré tout
00:37:11un aveu d'échec
00:37:12c'est un renoncement étatique
00:37:13quand des jeunes
00:37:14de 11 ans
00:37:15ne sont pas éduqués
00:37:16ne sont pas encadrés
00:37:17par leurs parents
00:37:17on ne va pas non plus
00:37:19éduquer les enfants
00:37:20il y a un moment donné
00:37:21sur une chaîne de hiérarchie
00:37:23il faut se remettre en question
00:37:24et j'entends
00:37:25que l'État
00:37:25n'est pas la nounou
00:37:26n'est pas le babysitter
00:37:27de ses enfants
00:37:28c'est un choix
00:37:29de faire des enfants
00:37:30on n'est pas obligé
00:37:31d'en faire
00:37:31si on n'assume pas
00:37:32dans la vie
00:37:32on peut parfois
00:37:33être irresponsable
00:37:34parce que la vie
00:37:35a fait qu'on n'arrive plus
00:37:37à maintenir
00:37:39l'autorité chez soi
00:37:40dans ces cas-là
00:37:40on essaye de faire appel
00:37:42à des gens
00:37:42dont c'est le métier
00:37:43il y a encore des éducataires
00:37:44dans ce pays
00:37:45il y a encore des gens
00:37:46qui tiennent la route
00:37:47et qui peuvent vous aider
00:37:47si vous tapez à la porte
00:37:49et vous faites appel
00:37:50à des associations
00:37:51ça existe
00:37:52malgré le manque de moyens
00:37:53malgré le manque d'effectifs
00:37:54mais ces jeunes à 11-12 ans
00:37:56qui s'en fichent royalement
00:37:57de la liesse populaire
00:37:58ce que vous êtes en train
00:38:00de citer
00:38:00c'est quelque chose
00:38:01qui nous concerne tous
00:38:02c'est-à-dire que
00:38:03comme la majorité d'entre nous
00:38:04avons eu la chance
00:38:05de recevoir un cadre éducatif
00:38:07de savoir faire la part
00:38:09des choses
00:38:09entre le bien et le mal
00:38:10on se disait
00:38:11qu'à 11-12 ans
00:38:12déjà naturellement
00:38:13on ne posait pas la question
00:38:13à nos parents
00:38:14pour sortir
00:38:15peut-être qu'on allait
00:38:16chez les copains
00:38:16on avait la réponse déjà
00:38:17on savait ce qu'il en était
00:38:18intrinsèquement
00:38:19malgré tout
00:38:20est-ce que ça nous serait venu
00:38:22à l'idée
00:38:22en tête
00:38:23d'aller casser
00:38:24briser
00:38:25du matériel
00:38:27qui appartient
00:38:28à l'intérêt général
00:38:30à l'arrivée
00:38:31qui est le bien
00:38:32d'autrui
00:38:33non je ne pense pas
00:38:34donc c'est au-delà de ça
00:38:35c'est-à-dire que
00:38:36beaucoup
00:38:36puisque ce phénomène
00:38:38existe aussi
00:38:39pour d'autres mobilisations
00:38:40et manifestations
00:38:40on profite pour s'amuser
00:38:42moi je veux bien une fois de plus
00:38:44qu'on essaye de théoriser
00:38:45de philosopher
00:38:45mais c'est un jeu
00:38:46pour ces jeunes
00:38:47c'est-à-dire qu'ils ont
00:38:48une autorisation
00:38:49qui n'appartient qu'à eux
00:38:51puisque les familles
00:38:51sont défaillantes
00:38:52ils vont de toute manière
00:38:54s'en prendre à l'état
00:38:55à travers l'état
00:38:56ce sont les policiers
00:38:57les forces de l'ordre
00:38:58et on va mettre ça
00:38:59sur les réseaux sociaux
00:39:00donc s'il n'y a pas
00:39:01de l'autorité étatique
00:39:03et judiciaire
00:39:04à mon avis
00:39:05pour ces jeunes-là
00:39:06parce que ça n'est pas
00:39:07toute la jeunesse
00:39:07il ne faut pas mettre
00:39:08tout le monde
00:39:09dans le même panier
00:39:11ça malheureusement
00:39:13restera tel quel
00:39:14on pourra en reparler
00:39:15lors de prochains matchs
00:39:17lors d'événements
00:39:17comme le 14 juillet
00:39:18ainsi de suite
00:39:19parce que c'est un phénomène
00:39:21qui revient sans cesse
00:39:22et qui les amuse
00:39:24c'est un jeu
00:39:24donc partons de ce postulat
00:39:26je pense que la question
00:39:27à se poser
00:39:27est évidemment
00:39:28l'éducation
00:39:29que ces parents donnent
00:39:31à ces enfants
00:39:31ou l'absence
00:39:32c'est une vraie humaine
00:39:33vous avez raison
00:39:34mais aussi
00:39:35la réponse judiciaire
00:39:36est peut-être baissée
00:39:38revenir sur l'abaissement
00:39:40des mineurs
00:39:43donc revoir la justice
00:39:44par rapport à ça
00:39:45parce que les jeunes
00:39:46de 11-12 ans
00:39:46ne sont pas les jeunes
00:39:47de 11-12 ans
00:39:48il y a 20 ou 30 ans
00:39:50oui et puis effectivement
00:39:51Joseph aussi
00:39:51c'est la question
00:39:52de si à 11-12 ans
00:39:53on tolère que des jeunes
00:39:54soient dans la rue
00:39:55s'en prennent à une médiathèque
00:39:56une mairie
00:39:57ou que sais-je
00:39:58on se pose forcément
00:39:59la question de
00:39:59où seront ces jeunes
00:40:00à 14, à 15
00:40:01puis à 18 ans
00:40:02quand à cet âge-là
00:40:03on commet déjà
00:40:05de tels actes
00:40:06de délinquance
00:40:07s'il n'y a pas
00:40:07à un moment donné
00:40:08une réponse ferme
00:40:09on ne voit pas bien
00:40:10pourquoi il ne serait pas
00:40:11dans un parcours
00:40:11de récidive
00:40:12si à l'âge
00:40:13de 11-12 ans
00:40:14je suis tout seul
00:40:14dans la rue le soir
00:40:15et que je mets le feu
00:40:16à une médiathèque
00:40:16le problème
00:40:17il est en amont
00:40:19bien sûr
00:40:19ça a été dit
00:40:20il y a un problème
00:40:20de responsabilité familiale
00:40:22il y a sans doute
00:40:23un problème aussi
00:40:23de responsabilité
00:40:24de l'éducation nationale
00:40:26il faut prendre
00:40:27les choses en amont
00:40:27parce que
00:40:28ce n'est pas du jour
00:40:29au lendemain
00:40:29qu'on devient
00:40:30un jeune délocant
00:40:31mais ce qui me frappe
00:40:32dans ces affaires
00:40:33notamment
00:40:35sur ces couvre-feux
00:40:36c'est le gouvernement
00:40:38des juges
00:40:38qui s'instaure
00:40:39voilà à Clermont-Ferrand
00:40:40un maire
00:40:41qui est un maire
00:40:41de droite
00:40:42c'est son droit
00:40:42il a été élu pour ça
00:40:44il a été élu
00:40:45en disant
00:40:45moi je vais mettre
00:40:46un peu de sécurité
00:40:47etc
00:40:47on est d'accord
00:40:48on n'est pas d'accord
00:40:49il fait son programme
00:40:50il fait son programme
00:40:51de manière mesurée
00:40:53intelligente
00:40:53c'est à dire que
00:40:54ce n'est pas l'interdiction
00:40:55des mineurs dans la rue
00:40:56c'est les mineurs
00:40:57non accompagnés
00:40:58c'est de 22h
00:40:59à 7h du matin
00:41:01c'est sur une période donnée
00:41:03c'est sur des endroits donnés
00:41:05et il est retoqué
00:41:06par le juge
00:41:07c'est à dire que
00:41:08et la ligue des droits de l'homme
00:41:09va monter au créneau
00:41:10dans tout le monde
00:41:10il est retoqué
00:41:11là dans le cadre
00:41:12de Clermont-Ferrand
00:41:12il est retoqué par le juge
00:41:13donc le juge en fait
00:41:16affronte
00:41:16et se confronte
00:41:17à la démocratie
00:41:18parce que le maire
00:41:19a fait ce que lui demandent
00:41:20les gens qui l'ont élu
00:41:21et pourquoi
00:41:23le juge
00:41:23a été mis en branle
00:41:24c'est parce que
00:41:24c'est la ligue des droits de l'homme
00:41:26qui est venue
00:41:27alors la ligue des droits de l'homme
00:41:28on nous en parle beaucoup
00:41:28ils sont là
00:41:29alors je ne parle pas
00:41:30de la ligue des droits de l'homme
00:41:31de l'époque de l'affaire Dreyfus
00:41:33mais c'est plus du tout
00:41:34la même chose
00:41:34on parle de ce qui se passe maintenant
00:41:35c'est tellement peu
00:41:36la même chose
00:41:36que j'ai regardé
00:41:37moi la ligue des droits de l'homme
00:41:38il y a un calvaire
00:41:39ça y est
00:41:39c'est machin
00:41:40on dit que les
00:41:42enfin
00:41:43c'est un acte de protection
00:41:44des mineurs
00:41:45de dire qu'ils ne doivent pas
00:41:46être seuls dans la rue
00:41:47quand on a 10 ans
00:41:4812 ans
00:41:4913 ans
00:41:50au milieu de la nuit
00:41:51vous savez combien
00:41:52il y a d'adhérents
00:41:52à la ligue
00:41:53aujourd'hui
00:41:54quand je vous parle
00:41:55on a les chiffres de 2024
00:41:57sur l'ensemble de la France
00:41:58c'est 11 179 adhérents
00:42:01moins 7%
00:42:02en un an
00:42:04alors moi ça commence
00:42:05un peu à me gratter
00:42:06de voir qu'une extrême minorité
00:42:08est en train d'actionner les juges
00:42:10pour décider à notre place
00:42:12de notre avenir
00:42:13et de l'avenir de ces gamins
00:42:14parce que ce qu'ils ne voient pas
00:42:15c'est que si on laisse des gamins
00:42:17au milieu de la nuit
00:42:18seuls
00:42:18évidemment ils vont faire des bêtises
00:42:20et évidemment ils vont payer
00:42:21ensuite les bêtises
00:42:22et après on dira
00:42:23il faut les punir sévèrement
00:42:25évitons ces drames là
00:42:27et enfin moi je ne comprends pas
00:42:29ces gens
00:42:29c'est pas la ligue des droits de l'homme
00:42:30
00:42:31ils mettent des enfants
00:42:32et donc des hommes
00:42:33et des femmes dans le futur
00:42:35exactement dans le mur
00:42:36oui avec un parcours de récidive
00:42:38très rapidement Caroline
00:42:39pour beaucoup d'entre nous
00:42:40c'est une inversion des valeurs
00:42:41et quand je vous parlais
00:42:41de l'intérêt général tout à l'heure
00:42:43c'était du bien
00:42:44de la collectivité
00:42:45du bien commun
00:42:46donc à un moment donné
00:42:47si les parents ne font pas
00:42:48leur travail en dehors
00:42:49de ce côté ubuesque
00:42:50que tu viens d'énoncer
00:42:52il faut peut-être taper
00:42:53au portefeuille
00:42:54en fonction des revenus
00:42:55des parents
00:42:56parce que les parents
00:42:57sont censés être responsables
00:42:58de leurs enfants
00:42:59et ça n'est pas à nous
00:43:00de payer pour eux
00:43:00pour les quelques minutes
00:43:02qui nous restent avant la pause
00:43:03je voudrais qu'on parle
00:43:04de ce qui s'est passé
00:43:05à l'école maternelle
00:43:06Littré
00:43:07dans le 6ème arrondissement
00:43:08de Paris
00:43:08et bien mardi dernier
00:43:10ce sont deux élèves
00:43:11scolarisés en maternelle
00:43:12qui ont été mordus
00:43:13par plusieurs rats
00:43:14alors qu'ils jouaient
00:43:15dans la cour de récréation
00:43:16ce sont nos confrères
00:43:17du Parisien
00:43:19qui donne cette information
00:43:20Manon Varaldo
00:43:21s'est rendue sur place
00:43:23elle a pu rencontrer
00:43:24des parents d'élèves
00:43:25sont-ils inquiets
00:43:26écoutez-les
00:43:28J'imagine que des rats
00:43:30malheureusement
00:43:30il y en a un petit peu partout
00:43:31je pense que parfois
00:43:32les nuisibles
00:43:33il est difficile
00:43:33de s'en débarrasser
00:43:35après là
00:43:37laisser des enfants
00:43:38se faire mordre par des rats
00:43:39est-ce qu'il n'y aurait pas
00:43:39un petit déficit de surveillance
00:43:40de la part du personnel
00:43:42encadrant ?
00:43:43Ça me choque
00:43:44parce que bon
00:43:44c'est des petits enfants
00:43:45c'est quand même
00:43:46ça devrait être surveillé
00:43:48ils devraient avoir
00:43:48un entretien
00:43:49ils devraient avoir
00:43:50une surveillance
00:43:50voilà
00:43:52elle n'a pas lieu
00:43:53il y a eu pas mal
00:43:54de problèmes déjà
00:43:55depuis un certain temps
00:43:57donc voilà
00:43:58c'est quand même choquant
00:44:00Les pauvres gamins
00:44:01ils n'ont que des problèmes
00:44:02à l'école
00:44:02et maintenant en plus
00:44:03ils sont morts par des rats
00:44:04dans la journée
00:44:06incroyable
00:44:07Il faut incontestablement
00:44:08qu'il y ait
00:44:09une campagne
00:44:10d'ératisation
00:44:12et qu'ils regardent
00:44:13si ces fameux
00:44:14copeaux de bois
00:44:14les attirent
00:44:16Il nous reste peu de temps
00:44:16mais rapidement Caroline
00:44:17la première personne
00:44:18qu'on a entendue
00:44:19parle de déficit
00:44:20de surveillance
00:44:21de l'éducation nationale
00:44:22le problème c'est plutôt
00:44:23qu'il y ait des rats
00:44:23partout dans Paris
00:44:24et on ne va pas commencer
00:44:25maintenant à dire aux professeurs
00:44:27que leur travail
00:44:27en plus d'essayer
00:44:29de gérer les enfants
00:44:30c'est d'aller virer les rats
00:44:31de la cour de récréation
00:44:32Non mais ça me fait sourire
00:44:33mais ça n'est absolument pas drôle
00:44:34parce que c'est un véritable fléau
00:44:35Non mais on voit le réflexe
00:44:35en premier
00:44:36c'est à l'éducation nationale
00:44:37de vérifier
00:44:37Il faut dire de toute manière
00:44:39trouver une responsabilité
00:44:40mais effectivement
00:44:41il y a une question de propreté
00:44:42il y a une question de dératisation
00:44:43non mais c'est un phénomène
00:44:45qui est généralisé à Paris
00:44:47on le sait très bien
00:44:48mais aussi dans le reste de la France
00:44:49et dans le reste du monde
00:44:50donc ce fléau
00:44:52j'aimerais bien qu'on arrive
00:44:53à le traiter
00:44:53parce que maintenant
00:44:54si des enfants se font mordre
00:44:56par des rats
00:44:56c'est quand même gravissime
00:44:57au niveau sanitaire
00:44:59ça peut créer d'autres problèmes
00:45:01d'épidémie par la suite
00:45:02et puis ces enfants
00:45:03vont être traumatisés
00:45:04exactement
00:45:05donc c'est pas à prendre
00:45:05à la légère
00:45:06j'en souris
00:45:07parce que j'ai écouté aussi
00:45:08le dernier témoignage
00:45:09oui effectivement
00:45:10alors maintenant
00:45:10ces enfants subissent
00:45:12c'est la vérité
00:45:13mais ça fait des années
00:45:14qu'on parle de ces sujets
00:45:15ça fait des années
00:45:15en fait qu'on arrive
00:45:16à cohabiter malgré nous
00:45:18avec les rats
00:45:19c'est vrai que Joseph
00:45:20quand on voit cette actualité
00:45:21on s'étonne presque
00:45:23qu'en fait ça arrive
00:45:24quasiment pour la première fois
00:45:25parce que
00:45:26quand on circule
00:45:27dans les rues de Paris
00:45:27on croise quand même
00:45:28très régulièrement des rats
00:45:29oui et pourquoi
00:45:30rappelez-vous
00:45:32Dushka Markovitch
00:45:33conseillère de Paris
00:45:34qui disait
00:45:35non non
00:45:35il ne faut pas parler de rat
00:45:36il faut parler de Sirmulot
00:45:37sinon ça le vexe
00:45:38c'est une image négative
00:45:40et elle disait même
00:45:40il faut leur laisser
00:45:42la place qu'ils méritent
00:45:43dans les rues
00:45:43ça ils l'ont
00:45:44la place qu'ils méritent
00:45:45l'idéologie elle est bien
00:45:46on est en pleine folie
00:45:46mais on voit là
00:45:47et normalement
00:45:48c'est quelqu'un
00:45:49qui a fait des études supérieures
00:45:50qui n'était pas ça
00:45:51elle a un master en psychologie
00:45:53cette brave personne
00:45:54c'est-à-dire qu'on voit
00:45:54que la déréglementation
00:45:56enfin la façon
00:45:57dont un certain nombre
00:45:58de nos élites
00:45:58sont complètement
00:45:59à côté du réel
00:46:00et de la réalité
00:46:01et bien
00:46:02c'est les gens du commun
00:46:04les gens comme nous tous
00:46:06qui en subissons
00:46:07les conséquences
00:46:07là comme ailleurs
00:46:08elle qui rêvait
00:46:09et la mairie de Paris
00:46:11depuis des années
00:46:12ne fait plus la lutte
00:46:14qu'il devait faire
00:46:15contre les rats
00:46:16c'est pour ça
00:46:17que ça augmente
00:46:18ne prend pas les moyens
00:46:19nécessaires
00:46:20pour éradiquer
00:46:21ce porteur de maladies graves
00:46:23je rappelle que c'est
00:46:24des maladies très graves
00:46:25et qui peut
00:46:26qui va s'en prendre
00:46:27qui peut mordre des enfants
00:46:28etc
00:46:28mais c'est parce que
00:46:29derrière
00:46:30il y a encore des intellectuels
00:46:31qui fantasment le rat
00:46:33parce qu'ils ont vu ratatouille
00:46:34alors c'est très mignon
00:46:35ratatouille
00:46:35les vrais rats
00:46:36dans la rue de Paris
00:46:37ne ressemblent quand même pas
00:46:38beaucoup à ratatouille
00:46:39ils n'ont jamais été à cuisiner
00:46:40Madame la conseillère de Paris
00:46:42je vous rassure ratatouille
00:46:43c'est un film
00:46:44ce n'est pas la réalité
00:46:45les rats sont dangereux
00:46:47et on aura vexé peut-être
00:46:48quelques surmulots
00:46:48mais ils nous pardonneront
00:46:50on va marquer une pause
00:46:51et on se retrouvera
00:46:52avec mes invités
00:46:53pour parler d'immigration
00:46:54puisque le pape
00:46:55était aujourd'hui
00:46:56en visite à Lampedusa
00:46:57il s'est exprimé
00:46:58à ce sujet
00:47:00on verra notamment
00:47:00les déclarations
00:47:01du souverain pontife
00:47:02juste après la pause
00:47:03de rester avec nous
00:47:07Ravi de vous retrouver
00:47:08pour la deuxième heure
00:47:09de Punchline Weekend
00:47:10on va continuer
00:47:11nos discussions
00:47:11dans un instant
00:47:12mais d'abord le journal
00:47:13avec Valentin Rouillon
00:47:14bonsoir Valentin
00:47:16Bonsoir Elodie
00:47:17bonsoir à tous
00:47:18à la Une
00:47:19cet hommage
00:47:20à Louis
00:47:21à Carcassonne
00:47:22avec cette marche
00:47:23pour cet adolescent
00:47:24de 17 ans
00:47:25lynché à mort
00:47:26le 19 juin dernier
00:47:27un événement
00:47:28qui a débuté
00:47:29à 15h
00:47:29cet après-midi
00:47:30300 personnes
00:47:31se sont rassemblées
00:47:32pendant deux heures
00:47:32le père du jeune homme
00:47:33très ému
00:47:34a pris la parole
00:47:34et a déclaré
00:47:35tu avais la vie devant toi
00:47:37mais ces barbares
00:47:37en ont décidé autrement
00:47:39de grandes marches citoyennes
00:47:41cette fois
00:47:42contre les violences sexuelles
00:47:43sont organisées
00:47:44aujourd'hui partout en France
00:47:45une mobilisation
00:47:46à l'origine
00:47:46des associations féministes
00:47:48et de défense des enfants
00:47:49qui fait suite
00:47:50au meurtre de Liana
00:47:51dans le Gers
00:47:52objectif
00:47:52demander une loi intégrale
00:47:53contre ces violences
00:47:54à Paris
00:47:55la marche s'était lancée
00:47:56vers 15h
00:47:57depuis la place de la Bastille
00:47:58en région
00:47:58des rassemblements
00:47:59annoncés dans 80 villes
00:48:01pour Liana
00:48:02on n'oublie pas
00:48:02voilà ce qu'on pouvait lire
00:48:03et entendre
00:48:04et puis Versailles
00:48:05se met à l'heure américaine
00:48:06à l'occasion
00:48:07des 250 ans
00:48:08de l'indépendance
00:48:09des Etats-Unis
00:48:09le château retrace
00:48:10les liens historiques
00:48:12entre les deux nations
00:48:13des collections
00:48:14exceptionnelles
00:48:15aux animations immersives
00:48:16en passant par
00:48:16une spectaculaire
00:48:17reconstitution militaire
00:48:19sur 25 hectares
00:48:20avec plus de 500 figurants
00:48:21tout a été imaginé
00:48:23pour faire revivre
00:48:23cette page d'histoire
00:48:24aux visiteurs
00:48:25ce week-end
00:48:26Merci beaucoup
00:48:28Valentin Rouillon
00:48:30pour ce journal
00:48:31je vous le disais
00:48:31avant la pause
00:48:32on va parler
00:48:32maintenant d'immigration
00:48:34puisque le pape
00:48:35s'est rendu
00:48:35à Lampedusa
00:48:36pour une demi-journée
00:48:38de visite
00:48:38sur cette petite île
00:48:4020 km²
00:48:41située en Méditerranée
00:48:43qui était devenue
00:48:43le symbole
00:48:44du drame
00:48:45des traversées mortelles
00:48:46de la Méditerranée
00:48:47le pape Léon XIV
00:48:48qui a exhorté l'Europe
00:48:50à agir davantage
00:48:51pour protéger
00:48:52les migrants
00:48:53lors de cette visite
00:48:54les précisions
00:48:54sont signées
00:48:55Sarah Varny
00:48:57en visite officielle
00:48:59sur l'île italienne
00:49:00de Lampedusa
00:49:00le pape Léon XIV
00:49:02envoie un message
00:49:03de paix
00:49:03et demande à l'Europe
00:49:04de mieux protéger
00:49:06les migrants
00:49:06alors qu'elle durcit
00:49:07sa politique migratoire
00:49:08l'île est connue
00:49:10pour être le premier
00:49:11point d'entrée
00:49:11des migrants
00:49:12qui quittent l'Afrique du Nord
00:49:13pour rejoindre l'Europe
00:49:14la défense des migrants
00:49:16un thème récurrent
00:49:17de son pontificat
00:49:18au cimetière
00:49:20où se trouvent
00:49:20des tombes numérotées
00:49:21de migrants non identifiés
00:49:23le pape Léon XIV
00:49:24a déposé
00:49:25une gerbe de fleurs
00:49:26puis il s'est recueilli
00:49:27sur un rocher face à la mer
00:49:29à la porte de l'Europe
00:49:30un monument dédié aux victimes
00:49:32où une rafale de vent
00:49:33a emporté sa calotte
00:49:35venu participer
00:49:36à la messe en plein air
00:49:37les fidèles
00:49:39ont fait part
00:49:39de leur émotion
00:49:40j'espère que le pape Léon
00:49:44pourra continuer avant tout
00:49:45dans cette mission de paix
00:49:47afin de donner à tous les peuples
00:49:52à tous les êtres humains
00:49:53la possibilité d'être inclusif
00:49:55et d'être accueilli
00:49:57quelles que soient leurs couleurs
00:50:02depuis 40 ans maintenant
00:50:04nous faisons face
00:50:05à ces débarquements
00:50:05et nous avons été
00:50:06des héros pour eux
00:50:08car nous les avons
00:50:10toujours accueillis
00:50:11même au prix
00:50:12de sacrifices
00:50:12pour nos propres familles
00:50:15la traversée
00:50:17de la Méditerranée
00:50:17depuis l'Afrique du Nord
00:50:19est considérée
00:50:20comme la route migratoire
00:50:21la plus meurtrière
00:50:22au monde
00:50:22l'an dernier
00:50:23quelques 1330 personnes
00:50:26sont mortes
00:50:27ou ont disparu
00:50:27lors d'une traversée
00:50:29voilà pour le contexte
00:50:31de cette visite
00:50:32on va maintenant
00:50:33écouter justement
00:50:33le pape Léon XIV
00:50:35et ce qu'il disait
00:50:36de l'importance
00:50:37de l'accueil des migrants
00:50:38écoutez-le
00:50:41grâce à sa position géographique
00:50:43et ses structures institutionnelles
00:50:45l'Europe est en mesure
00:50:46d'aborder la crise
00:50:47de manière organique
00:50:55en inscrivant
00:50:56les premiers secours
00:50:56dans un plan stratégique
00:50:58à long terme
00:50:58capable d'accueillir
00:51:00de protéger
00:51:01de promouvoir
00:51:02et d'intégrer
00:51:02les migrants
00:51:03tout en aidant
00:51:04au développement
00:51:04de ces pays
00:51:05afin que plus personne
00:51:06ne soit forcé
00:51:07à émigrer
00:51:16tout ceci doit être fait
00:51:18en respectant
00:51:18la dignité
00:51:19de tout le monde
00:51:21Joseph Noël
00:51:22c'est intéressant
00:51:22parce que quand on écoute
00:51:23le souverain pontife
00:51:24on voit que
00:51:25sur un temps court
00:51:26il explique
00:51:27qu'il faut accueillir
00:51:28ces migrants
00:51:28de manière digne
00:51:29mais il précise aussi
00:51:30qu'il est important
00:51:32de travailler
00:51:32avec les pays de départ
00:51:34pour que justement
00:51:35ces migrations
00:51:36puissent cesser
00:51:36pour qu'on ait plus besoin
00:51:38en fait justement
00:51:39de fuir son pays
00:51:40et de venir
00:51:40à Lampedusa
00:51:41et ensuite en Europe
00:51:42il est dans la cohérence globale
00:51:44du discours de l'Église
00:51:45sur l'immigration
00:51:45un, un migrant
00:51:47c'est un être humain
00:51:47donc un être humain
00:51:49en difficulté
00:51:50on le secoue
00:51:50c'est le devoir humain
00:51:52d'humanité évident
00:51:54et dans le même temps
00:51:54il rappelle
00:51:56que le premier droit
00:51:58d'un être humain
00:51:59c'est de ne pas émigrer
00:52:00c'est de pouvoir vivre
00:52:01et travailler au pays
00:52:02le premier devoir
00:52:03d'un pays
00:52:04c'est de faire en sorte
00:52:05que ses ressortissants
00:52:06n'aient pas besoin
00:52:07de fuir
00:52:08et souvent chez nous
00:52:09on ne prend qu'une chose
00:52:10c'est la responsabilité
00:52:12des vivants occidentaux
00:52:13en oubliant
00:52:14qu'il y a des responsabilités
00:52:15locales très fortes
00:52:17cela dit
00:52:17il le répète
00:52:18il a raison
00:52:19un être humain
00:52:20on vient à son secours
00:52:22mais il y a dix jours
00:52:23en Espagne
00:52:24il fustigeait le trafic
00:52:26d'êtres humains
00:52:28ce qu'il va faire aussi
00:52:29et dans les trafics
00:52:31d'êtres humains
00:52:31il y a tous ces réseaux
00:52:33et il y a une priorité
00:52:34de lutter contre ces réseaux
00:52:36qui emmènent en mer
00:52:36des gens qui vont larguer
00:52:37dont certains vont mourir
00:52:39et moi je trouve
00:52:40que ces réseaux
00:52:41ce sont nos nouveaux naufrageurs
00:52:43vous savez les naufrageurs
00:52:44c'est ceux qui allumaient
00:52:45la nuit
00:52:47des incendies
00:52:48des feux
00:52:48pour attirer les bateaux
00:52:50leur faisant croire
00:52:50qu'ils allaient rentrer au port
00:52:51et en fait
00:52:52ils allaient sur les rochers
00:52:53et puis
00:52:54les gens se noyaient
00:52:55et ensuite les naufrageurs
00:52:56récupéraient le matériel
00:52:57le revendaient etc
00:52:58et bien nous avons
00:52:59un certain nombre
00:53:00de réseaux
00:53:00y compris dans des gens
00:53:02qui sont dans les ONG
00:53:03qui sont les nouveaux naufrageurs
00:53:05qui font tout
00:53:06pour attirer des populations
00:53:08même si ces populations
00:53:09en cours de route
00:53:10meurent
00:53:11dans le désert
00:53:12en mer
00:53:13se retrouvent
00:53:14sur nos trottoirs
00:53:15mais c'est abominable
00:53:17quand on se promène
00:53:18dans un certain nombre
00:53:18de villes
00:53:19et qu'on voit les gens
00:53:20à même le sol
00:53:21et bien il y a
00:53:22ces nouveaux naufrageurs
00:53:23et je crois qu'il faut
00:53:23une lutte contre ces réseaux
00:53:25contre ces nouveaux naufrageurs
00:53:26et en même temps
00:53:27toujours garder sa part
00:53:28de l'humanité
00:53:29parce que quand quelqu'un
00:53:30est en difficulté
00:53:31évidemment toujours
00:53:33on lui tend la main
00:53:33Vous avez raison
00:53:34de parler de ce rôle
00:53:35des passeurs
00:53:36parce qu'Alain Bensoussan
00:53:37on a de cesse de le rappeler
00:53:38ce sont des businessmen
00:53:41en fait de l'immigration
00:53:42ce sont des personnes
00:53:43qui prennent
00:53:44toutes les économies
00:53:45d'un migrant
00:53:46qui font traverser
00:53:48la Méditerranée
00:53:49ou la Manche
00:53:49avec tous les risques
00:53:50que cela représente
00:53:51et en se moquant
00:53:52d'ailleurs parfaitement
00:53:53effectivement de ce qui se passera
00:53:54quand la personne
00:53:55arrivera dans le pays
00:53:56souhaité
00:53:56ce sont des
00:53:58parfois aussi
00:53:59des associations
00:53:59qui sont avec
00:54:00ce sont des réseaux
00:54:01extrêmement puissants
00:54:02aujourd'hui
00:54:02Je pense que Joseph
00:54:03a raison
00:54:04et le pape aussi
00:54:06les migrants
00:54:07il faut leur rendre hommage
00:54:09à titre personnel
00:54:10ce sont des gens
00:54:11qui ont du courage
00:54:12qui vont
00:54:13qui risquent tout
00:54:15pour sortir de la misère
00:54:16quelque part
00:54:17ils se battent
00:54:17pour une nouvelle humanité
00:54:19pour eux
00:54:19et leur famille
00:54:20parce que très souvent après
00:54:21il renvoie de l'argent
00:54:22à la famille
00:54:23donc le pape a raison
00:54:25de faire cette distinction
00:54:27et vous avez raison
00:54:27de souligner
00:54:28que la vraie réponse
00:54:30elle n'est pas
00:54:31elle est nécessairement
00:54:32de la politique
00:54:33de ces pays
00:54:34d'origine
00:54:34elle est de l'accueil
00:54:35de la dignité
00:54:36de ces migrants
00:54:37et la dignité humaine
00:54:38mais elle est avant tout
00:54:39sans les systèmes de trafic
00:54:42et l'organisation
00:54:43de ces mafias
00:54:44il y aurait d'autres solutions
00:54:46et là
00:54:47la réponse pénale
00:54:48et la réponse de justice
00:54:49et la réponse de sanctions
00:54:50est insuffisante
00:54:51clairement insuffisante
00:54:53et il faudrait définir
00:54:55au niveau de l'Europe
00:54:56un grand projet
00:54:57pour arrêter ces passeurs
00:55:00c'est un peu l'angle mort
00:55:00aujourd'hui finalement
00:55:01c'est totalement l'angle mort
00:55:03on est positionné
00:55:04sur les narcotrafiquants
00:55:06et on n'est pas positionné
00:55:08sur les humains trafiquants
00:55:09et là encore
00:55:10je pense qu'il y a
00:55:11une différence de valeur
00:55:13et il faut qu'on s'occupe
00:55:14à la fois
00:55:15de réduire l'immigration
00:55:16bien sûr
00:55:16on voit bien
00:55:17tout ce que cela veut dire
00:55:18d'accueillir les migrants
00:55:20au sens de la dignité
00:55:21mais aussi au sens
00:55:22de l'économie
00:55:23et de se battre
00:55:24de se combattre
00:55:25ces trafiquants
00:55:28de l'horreur
00:55:29je voudrais qu'on regarde
00:55:30une autre citation du pape
00:55:31cette fois
00:55:32c'était lors de sa visite
00:55:33aux Canaries
00:55:34il parlait de l'immigration
00:55:35et regardez ce que le pape
00:55:36disait notamment
00:55:37des personnes migrantes
00:55:39l'intégration est un chemin
00:55:40réciproque
00:55:41que doivent emprunter
00:55:41conjointement
00:55:42sociétés d'accueil
00:55:43et migrants
00:55:44sans effacer leur histoire
00:55:45il faut apprendre
00:55:45la langue du pays d'accueil
00:55:47respecter ses lois
00:55:48connaître ses coutumes
00:55:49tout en rappelant aux sociétés
00:55:50qui les accueillent
00:55:51leur devoir
00:55:52notamment celui
00:55:53d'aider autrui
00:55:53à se sentir partie vivante
00:55:55d'une communauté
00:55:56c'est intéressant aussi
00:55:57Caroline
00:55:58ce que dit là
00:55:58Léon XIV
00:55:59c'est de dire aux migrants
00:56:01qui veulent venir
00:56:01en France ou ailleurs
00:56:02qu'il est important
00:56:03que ces migrants-là
00:56:04apprennent la langue
00:56:05je reprends ces mots
00:56:06respectent les lois du pays
00:56:07et connaissent aussi
00:56:08ses coutumes
00:56:09une volonté véritablement
00:56:10d'intégration
00:56:11et pas simplement
00:56:12de se dire
00:56:13ils partent de leur pays
00:56:14ils arrivent dans un pays
00:56:18plus serein
00:56:19sans doute
00:56:19plus sûr
00:56:20mais il faut plus
00:56:21pour l'intégration
00:56:21Effectivement
00:56:22je souscris déjà
00:56:23à l'ensemble de vos propos
00:56:24le pape est totalement
00:56:25dans son rôle
00:56:26et il s'inscrit
00:56:27dans les propos
00:56:28l'argumentation
00:56:29du pape précédent
00:56:31sur cette question
00:56:31liée à l'immigration
00:56:34Évidemment
00:56:35que ce qu'il dit
00:56:36est du bon sens
00:56:37juste
00:56:38et forcément
00:56:40très humain
00:56:42Malgré tout
00:56:42moi je vais y mettre
00:56:43un bémol
00:56:44parce que
00:56:45le pape est le pape
00:56:46donc c'est la bienveillance
00:56:48incarnée
00:56:48et il souhaite
00:56:49le meilleur
00:56:50pour nous tous
00:56:51croyants
00:56:52pratiquants
00:56:53ou non
00:56:54pour l'humanité
00:56:54Les pays
00:56:56devraient malgré tout
00:56:57être souverains
00:56:58chez eux
00:56:59d'où la difficulté
00:57:00parce que
00:57:02ces migrants
00:57:03qui fuient
00:57:04chez eux
00:57:05pour toutes les raisons
00:57:06que vous avez également évoquées
00:57:07parce que le B.A.B.A.
00:57:08c'est celui-là
00:57:09ils ne devraient pas partir
00:57:10de chez eux
00:57:11s'ils se sentaient bien
00:57:13apaisés
00:57:13s'ils avaient du travail
00:57:14qu'ils pouvaient nourrir
00:57:15leur famille
00:57:15personne n'a envie
00:57:17de se délocaliser
00:57:17si la politique sociale
00:57:18était aussi généreuse
00:57:19chez eux
00:57:19qu'elle ne l'est chez nous
00:57:20de se délocaliser
00:57:21mais
00:57:22beaucoup de pays
00:57:23donnent des millions
00:57:24à ces pays
00:57:25justement
00:57:27dont sont
00:57:28originaires
00:57:28les migrants
00:57:29pour pouvoir
00:57:30évoluer
00:57:31au mieux
00:57:31comme tout un chacun
00:57:32comme nous tous
00:57:33qui avons la chance
00:57:33de vivre dans un pays
00:57:34démocratique
00:57:35et en paix
00:57:37la difficulté
00:57:38c'est de faire
00:57:39entendre
00:57:39autant que possible
00:57:40je le dis
00:57:41extrêmement humblement
00:57:42et évidemment
00:57:43que le pape
00:57:44ne m'entendra pas
00:57:45ça vous ne savez pas
00:57:48cette question
00:57:49est tellement délicate
00:57:50parce qu'il y a
00:57:51une dichotomie
00:57:51entre ce que vivent
00:57:53ces migrants
00:57:54pour la plupart
00:57:55qui viennent
00:57:55pour un mieux-être
00:57:56en leur vendant
00:57:57l'eldorado
00:57:58vous avez parlé
00:57:58de passeurs
00:57:59ce sont des mafias
00:58:00qui leur prennent tout
00:58:01et au risque
00:58:02de leur vie
00:58:02parce que beaucoup
00:58:03meurent en Méditerranée
00:58:04c'est terrifiant
00:58:06et la réalité
00:58:07quand ils arrivent
00:58:08entre autres
00:58:09dans les pays européens
00:58:10tu parlais
00:58:11en fait
00:58:12d'hospitalité
00:58:12ça n'est pas
00:58:13un accueil
00:58:14à la française
00:58:14de laisser les gens
00:58:15sous des tentes
00:58:16comme tu as l'habitude
00:58:17de le dire
00:58:17sous des RER
00:58:18effectivement
00:58:19après ces personnes
00:58:20sont isolées
00:58:21livrées elles-mêmes
00:58:22et elles errent
00:58:23dans nos rues
00:58:24et là
00:58:24se créent
00:58:25potentiellement
00:58:26des difficultés
00:58:27qui sont de plus en plus
00:58:28nombreuses
00:58:29en Europe
00:58:30entre la population locale
00:58:32et ces personnes
00:58:34migrantes
00:58:35qui n'ont pas
00:58:35la même culture
00:58:36et d'où
00:58:37la problématique
00:58:38que certains
00:58:39invoquent
00:58:40la question
00:58:41liée à la civilisation
00:58:42est-ce qu'on peut
00:58:43à un moment donné
00:58:44lorsqu'on est dans
00:58:45un pays européen
00:58:46quand on n'est pas
00:58:46un extrémiste
00:58:47pouvoir se poser
00:58:48autour d'une table
00:58:49et dire
00:58:50voilà ce que moi
00:58:50j'aimerais
00:58:51pour ma population
00:58:52qui est également
00:58:53en souffrance
00:58:53pour x ou y raisons
00:58:54et ces migrants
00:58:55qui fuient leur pays
00:58:56pour la plupart du temps
00:58:57des bonnes raisons
00:58:58mais nous n'avons plus
00:58:58les moyens
00:58:59de les accueillir
00:59:01économiquement
00:59:02et en termes
00:59:02de superficie géographique
00:59:04donc en fait
00:59:05ces demandes
00:59:05sont en train
00:59:06de s'affronter
00:59:07pour ne pas dire
00:59:07se confronter
00:59:08je ne reviens pas
00:59:09sur les propos du pape
00:59:10c'est le pape
00:59:11je ne m'attends pas
00:59:12à autre chose
00:59:12maintenant
00:59:13la difficulté
00:59:14est bien plus importante
00:59:16car c'est une difficulté
00:59:17politique et mondiale
00:59:19justement
00:59:19puisque je voudrais
00:59:20qu'on regarde
00:59:20un sondage
00:59:21c'est ça
00:59:21pour CNews Européen
00:59:23et le JDD
00:59:23on vous a posé
00:59:25cette question
00:59:25est-ce que vous êtes
00:59:25pour ou contre
00:59:26l'immigration négative
00:59:28c'est-à-dire
00:59:28renvoyer
00:59:29certaines catégories
00:59:30d'étrangers
00:59:31qui sont déjà présents
00:59:32en France
00:59:32sont cités
00:59:33les délinquants
00:59:33les criminels
00:59:34ou les chômeurs
00:59:35de longue durée
00:59:35dans le global
00:59:3783% des français
00:59:38sont pour
00:59:40justement
00:59:41renvoyer
00:59:42ces catégories
00:59:43d'étrangers
00:59:43et ce qui est encore
00:59:44plus intéressant
00:59:44c'est que si on regarde
00:59:45dans le détail
00:59:46partie par partie
00:59:47et bien on se rend compte
00:59:49que même à gauche
00:59:50on est pour
00:59:51à 69%
00:59:52on voit que du côté
00:59:53de RN et reconquête
00:59:54c'est à 93%
00:59:55Joseph Touvenel
00:59:56on imagine bien
00:59:57que les électeurs
00:59:59de gauche
00:59:59et de reconquête
01:00:00ou du RN
01:00:00n'ont pas voté
01:00:01pour les mêmes raisons
01:00:02mais je rejoins
01:00:03ce que disait Caroline
01:00:03quand on est un électeur
01:00:05insoumis
01:00:05ou socialiste
01:00:06ou écologiste
01:00:07on ne peut pas
01:00:07se satisfaire
01:00:08que des migrants
01:00:09viennent en France
01:00:10et finissent
01:00:11vous le disiez
01:00:11sous des tentes
01:00:12sous des RER
01:00:13c'est pas comme ça
01:00:13ni qu'on intègre
01:00:14ni qu'on accueille
01:00:15et pourtant
01:00:16ils s'en satisfont
01:00:18en continuant à dire
01:00:20venez, venez
01:00:20on ouvre
01:00:21tout le monde peut venir
01:00:23ce n'est pas respecter
01:00:24d'abord la nature humaine
01:00:25la nature humaine
01:00:26c'est d'être attaché
01:00:28à un territoire
01:00:29ça ne veut pas dire
01:00:30qu'on ne peut pas
01:00:31les connaître ailleurs
01:00:32c'est bien de découvrir
01:00:33mais à un moment donné
01:00:34on fait des gens
01:00:35qui n'ont plus
01:00:36de racines
01:00:37et quand on coupe
01:00:38les racines
01:00:38ça devient de la folie
01:00:39on le voit
01:00:40avec ces générations
01:00:41qu'ils ne savent plus
01:00:42si elles sont françaises
01:00:44ou algériennes
01:00:44qui sont perdues
01:00:45et qui arrivent à être
01:00:46ni l'une ni l'autre
01:00:48c'est les pousser dans le mur
01:00:50le retour
01:00:51nous avons 5 millions de personnes
01:00:54aujourd'hui
01:00:54inscrites à Pôle emploi
01:00:57la proportion d'immigrés
01:00:59au chômage
01:01:00est bien supérieure
01:01:01à la proportion
01:01:02en proportion
01:01:03aux français
01:01:05et donc ça
01:01:06c'est un problème normal
01:01:08si vous venez
01:01:09pour travailler
01:01:10mais qui n'a pas de travail
01:01:11alors la priorité
01:01:13ça doit être
01:01:14d'offrir
01:01:15aux générations françaises
01:01:17c'est ce que je dois faire
01:01:17et c'est ce que fait
01:01:18chaque état
01:01:19chaque nation
01:01:20ça doit se faire
01:01:21normalement
01:01:21humainement
01:01:22moi je ne comprends pas
01:01:23le patronat
01:01:23qui continue à nous dire
01:01:25on a besoin
01:01:26venez venez
01:01:26on a besoin de boulot
01:01:27mais vous avez réalisé
01:01:29qu'il y a
01:01:29l'intelligence artificielle
01:01:31et qu'il y a
01:01:32énormément de postes
01:01:33qui vont disparaître
01:01:33et vous allez faire quoi
01:01:35en disant aux gens
01:01:36venez venez venez
01:01:37c'est tout à fait incohérent
01:01:39et la gauche là dessus
01:01:40est très incohérente
01:01:41la gauche actuelle
01:01:41parce que si vous reprenez
01:01:43les discours de la gauche
01:01:44il y a 50 ans
01:01:46ou 60 ans
01:01:46c'est l'inverse
01:01:47Georges Marchais
01:01:48secrétaire général
01:01:49du parti communiste
01:01:50au français
01:01:50il tenait des propos
01:01:52à la limite
01:01:52qu'on va qualifier
01:01:53de plus extrémistes
01:01:54que Marine Le Pen
01:01:55aujourd'hui
01:01:56sur l'immigration
01:01:57et sur le fait
01:01:59que l'immigration
01:01:59n'est ni une chance
01:02:01pour un certain nombre
01:02:02d'immigrés
01:02:02ni pour le pays d'accueil
01:02:03ça ne veut pas dire
01:02:04qu'il faut fermer les portes
01:02:05il ne faut pas faire
01:02:06des citadels assiégés
01:02:07c'est à dire qu'aujourd'hui
01:02:08les français ont raison
01:02:09on a un problème
01:02:10franchement
01:02:11l'immigration afghane
01:02:12c'est une chance
01:02:13ce n'est pas eux
01:02:14qui me rend maire
01:02:14moi je n'ai pas vu
01:02:15qu'entre la France
01:02:16et l'Afghanistan
01:02:17il y avait la mer
01:02:18comment se fait-il
01:02:19qu'on accueille
01:02:20ton afghan
01:02:20ça pose un problème
01:02:22parce que
01:02:23je connais quelqu'un
01:02:24qui est allé en Afghanistan
01:02:25qui connaît bien l'Afghanistan
01:02:27et à côté de chez lui
01:02:28maintenant
01:02:29il y a un certain nombre
01:02:30de réfugiés
01:02:31qui sont accueillis
01:02:32d'ailleurs c'est la France
01:02:33qui les accueille
01:02:34et là qui les accueille pas mal
01:02:35oui
01:02:36mais lui il a habitué ses enfants
01:02:37notamment ses filles
01:02:38qui sont jeunes
01:02:39quand on croise
01:02:40quelqu'un dans la rue
01:02:41un étranger etc
01:02:42on lui dit bonjour
01:02:43on lui sourit
01:02:44alors il leur a dit
01:02:45attention
01:02:46attention
01:02:46vous arrêtez
01:02:48l'éducation
01:02:49qu'on vous a donnée
01:02:50vous arrêtez
01:02:51parce que je connais
01:02:52l'Afghanistan
01:02:53je connais les Afghans
01:02:54même si tu as 8 ans
01:02:56même si tu as 10 ans
01:02:58toi petite fille
01:02:59si tu souris
01:03:00à cet homme là
01:03:00il va considérer
01:03:01que c'est une invite
01:03:02ça aussi
01:03:02il faut le mettre
01:03:03sur la table
01:03:03on ne va pas généraliser
01:03:05évidemment l'interprétation
01:03:06parce qu'il y a un problème
01:03:08culturel
01:03:09qui peut être grave
01:03:10dans le cas des Afghans
01:03:12qui est grave
01:03:12mais on le voit très bien
01:03:14la société afghane
01:03:15qui est une abomination
01:03:15on devrait tous lutter
01:03:17pour libérer ces femmes
01:03:18oui c'est ce qu'on disait
01:03:20on en revient au début
01:03:20c'est à dire lutter
01:03:21pour que dans le pays de départ
01:03:23en réalité
01:03:24la situation s'améliore
01:03:25et moi je suis pour terminer
01:03:26je suis étonné
01:03:26à ce que ces gens de gauche
01:03:28ou d'extrême gauche
01:03:29ne soient pas plus en avant
01:03:31pour libérer ces femmes
01:03:32qui vivent
01:03:33mais l'enfer
01:03:34elles ne peuvent plus
01:03:35apprendre à lire
01:03:35elles ne peuvent plus
01:03:36apprendre à écrire
01:03:36elles ne peuvent pas
01:03:37sortir de chez elles
01:03:37elles sont bâchées
01:03:39elles ne peuvent rien voir
01:03:39c'est une abomination
01:03:41on devrait tous se lever
01:03:42pour lutter contre ces systèmes
01:03:44pour les quelques minutes
01:03:45qui nous restent
01:03:46dans cette partie
01:03:46je voudrais qu'on parle
01:03:47du maire de Saint-Denis
01:03:48Bali Bagayoko
01:03:49qui a fait une annonce
01:03:50sur les réseaux sociaux
01:03:52une annonce assez longue
01:03:53mais on va la décortiquer
01:03:54ensemble
01:03:55puisque le maire
01:03:55annonce que la ville
01:03:56de Saint-Denis
01:03:57a donc élevé
01:03:58Marouane Bargouti
01:03:59que le maire de Saint-Denis
01:04:00qualifie de prisonnier politique
01:04:02palestinien détenu
01:04:03sans procès équitable
01:04:04au rang de citoyen d'honneur
01:04:06il raconte avoir reçu
01:04:07notamment sa femme
01:04:09à cette occasion
01:04:10et un avocat
01:04:11il dit ceci
01:04:12le soutien à cette figure
01:04:13de la libération nationale
01:04:15palestinienne
01:04:15est un message fort
01:04:16envoyé à l'ensemble
01:04:17des collectivités territoriales
01:04:19pour multiplier
01:04:20les initiatives
01:04:21pour promouvoir
01:04:22la paix
01:04:23il dit aussi
01:04:24aux côtés des associations
01:04:25collectives et habitants
01:04:26nous sommes convaincus
01:04:27que c'est par la pression
01:04:29populaire
01:04:29que nous parviendrons
01:04:30à construire
01:04:30une communauté humaine
01:04:32soudée par la justice
01:04:33et l'égalité
01:04:34dont le destin
01:04:35et dont le destin
01:04:36sera débarrassé
01:04:37des conflits armés
01:04:39et donc le maire
01:04:39qui parle d'un prisonnier
01:04:41politique palestinien
01:04:42détenu sans procès
01:04:43je vais quand même
01:04:44vous mentionner
01:04:44un petit peu le CV
01:04:45de Marwan Barghouti
01:04:47c'est une figure
01:04:48terroriste majeure
01:04:49du FATA
01:04:49pendant la seconde
01:04:50intifada
01:04:51il purge depuis 2004
01:04:53effectivement
01:04:53cinq peines de prison
01:04:55les accusations quand même
01:04:57meurtre avec préméditation
01:04:58incitation au meurtre
01:04:59complicité de meurtre
01:05:00tentative de meurtre
01:05:01complicité de crime
01:05:02activité dans une organisation
01:05:04terroriste
01:05:05et appartenance
01:05:05à une organisation
01:05:07terroriste
01:05:08alors ça n'est pas
01:05:08la seule ville
01:05:09Saint-Denis
01:05:10qui a pris
01:05:11cette initiative
01:05:12mais Caroline Pilastre
01:05:13une fois de plus
01:05:14on voit une volonté
01:05:14sans doute de provocation
01:05:15c'est-à-dire que
01:05:16je viens de vous faire
01:05:16le CV
01:05:17et Bagli Bagayoko
01:05:18nous explique
01:05:19que donc l'ériger
01:05:20au rang de citoyen d'honneur
01:05:21c'est une bonne chose
01:05:22pour la paix
01:05:22quelle belle personne
01:05:23à honorer
01:05:24on n'a pas les mêmes valeurs
01:05:26j'ai envie de vous dire
01:05:27c'est peut-être rassurant
01:05:28pour vous
01:05:29vous avez raison
01:05:30ça c'est évident
01:05:32il y a une question
01:05:33d'idéologie
01:05:34d'orientation
01:05:35de sensibilité
01:05:37monsieur le maire
01:05:38depuis son élection
01:05:40est coutumier
01:05:41de certaines provocations
01:05:43il veut
01:05:44selon moi
01:05:45exister
01:05:45à outrance
01:05:47médiatiquement parlant
01:05:48beaucoup
01:05:49le comparent
01:05:50à l'extrape gauche
01:05:51à Obama
01:05:52pour peut-être
01:05:54en faire
01:05:54un étendard
01:05:56pour la présidentielle
01:05:59je ne sais pas
01:05:59quels sont
01:06:00ces désidératas
01:06:01par la suite
01:06:02Jean-Luc Mélenchon
01:06:03a bien trusté la place
01:06:03pour l'instant
01:06:04on est bien d'accord
01:06:05mais en attendant
01:06:07on l'entend
01:06:07le voit partout
01:06:09grand bien
01:06:10lui fasse
01:06:10c'est pas le problème
01:06:12moi je suis horrifiée
01:06:13par ce genre de sortie
01:06:14parce que ça n'est pas
01:06:15ce que j'appelle
01:06:16l'universalisme
01:06:17et lorsqu'on est dans
01:06:18une société aussi
01:06:19fracturée et divisée
01:06:20que la nôtre
01:06:20et que nous sommes nombreux
01:06:21à être traités
01:06:22d'extrémistes
01:06:23entre autres
01:06:24j'ai envie de dire
01:06:25à ces gens
01:06:25qu'ils balayent
01:06:25devant leurs portes
01:06:26parce qu'ils ont toujours
01:06:27l'indignation
01:06:28à géométrie variable
01:06:29par exemple
01:06:30je n'ai pas entendu
01:06:31ces gens-là
01:06:31après le 7 octobre
01:06:32faire preuve
01:06:33de beaucoup de compassion
01:06:33ou alors certains
01:06:35malheureusement
01:06:35on les a entendus
01:06:36si le Hamas
01:06:37étant une organisation
01:06:38de résistance
01:06:39on l'a entendu ça
01:06:40par exemple
01:06:40exactement
01:06:40mais donc
01:06:41ce sont des militants
01:06:42qui avancent
01:06:43en toute transparence
01:06:44ça on peut leur reconnaître
01:06:45mais qui pour moi
01:06:46sont dangereux
01:06:48dans les valeurs
01:06:49qu'ils mettent en avant
01:06:49pour la République
01:06:50parce qu'en prenant
01:06:51ce genre de décision
01:06:52ça n'est pas
01:06:53réunir
01:06:54unifier
01:06:55vouloir fédérer
01:06:56absolument
01:06:57c'est vouloir
01:06:58se positionner
01:06:59parce qu'ils ont
01:07:00une stratégie politique
01:07:01qui est la leur
01:07:01au même titre
01:07:02que les autres partis
01:07:03sauf que là
01:07:04c'est extrêmement gros
01:07:05et je me dis
01:07:06à force
01:07:07plus c'est gros
01:07:08plus ça passe
01:07:08sauf que pour moi
01:07:09c'est extrêmement dangereux
01:07:11d'entendre
01:07:12ce genre de choses
01:07:13et de mettre en avant
01:07:14des profils
01:07:15comme celui
01:07:16qui a été honoré
01:07:17qui mérite en quoi
01:07:18d'être honoré
01:07:19pour un criminel
01:07:20un délinquant
01:07:22si notre société
01:07:23soit celle-ci
01:07:24en tout cas
01:07:25ça ne sera jamais
01:07:25la mienne
01:07:26sur le plan éducatif
01:07:26et on voit juste
01:07:27la sensibilité
01:07:28et on voit justement
01:07:28sur les images
01:07:29en ce moment même
01:07:30c'est une vidéo
01:07:31qui est extraite
01:07:32du compte X
01:07:33du maire
01:07:33de la ville
01:07:34de Saint-Denis
01:07:35où on voit
01:07:35que donc
01:07:36à l'occasion
01:07:36de cette décision
01:07:37et bien
01:07:38ils ont brandi
01:07:39le drapeau
01:07:40palestinien
01:07:41sur le fronton
01:07:42de l'hôtel de ville
01:07:42et puis
01:07:43Alain Ben Soussan
01:07:44on voit aussi
01:07:44ce que dit
01:07:45le maire de Saint-Denis
01:07:46c'est par la pression
01:07:48populaire
01:07:48que nous parviendrons
01:07:49à construire
01:07:50une communauté
01:07:51humaine
01:07:52soudée
01:07:52avec toujours
01:07:53cette idée
01:07:53à la France Insoumise
01:07:55d'appeler
01:07:56un soulèvement populaire
01:07:57de faire qu'il y a
01:07:58une pression populaire
01:07:59que finalement
01:07:59le peuple
01:08:00puisse s'insurger
01:08:01et prendre presque
01:08:02ses propres décisions
01:08:03J'espère que le peuple
01:08:05de Saint-Denis
01:08:07et de manière générale
01:08:08le peuple français
01:08:09ne reconnaîtra pas
01:08:10dans cette personne
01:08:13un sentiment
01:08:14qu'il puisse être honoré
01:08:15qu'il est digne
01:08:16de l'honneur de la France
01:08:17digne de l'honneur
01:08:19du 93
01:08:21je me sens
01:08:22je me sens
01:08:22effectivement
01:08:23en ce qui me concerne
01:08:25incapable
01:08:25de lui donner
01:08:26le rang de citoyen d'honneur
01:08:28C'est vrai que
01:08:28sur cette question
01:08:29Joseph
01:08:29c'est intéressant
01:08:30parce que
01:08:30il y a des maires
01:08:31par exemple
01:08:32qui parfois
01:08:32prennent ce genre
01:08:33de décision
01:08:34comme le disait
01:08:35Alain Bensoussan
01:08:35à l'instant
01:08:36c'est la décision
01:08:36de Bali Bagayoko
01:08:37il est maire de sa ville
01:08:38mais en tant que maire
01:08:39il administre aussi
01:08:40toutes les personnes
01:08:42qui vivent à Saint-Denis
01:08:42pas que ceux
01:08:43qui ont voté pour lui
01:08:44et certains doivent avoir
01:08:45sans doute honte
01:08:46de voir
01:08:47au rang de citoyen d'honneur
01:08:49un tel pédigré
01:08:51Oui mais il fait un choix
01:08:53politicard
01:08:53politicien
01:08:56en fait
01:08:57c'est gens
01:08:57qui nous disent
01:08:58le peuple palestinien
01:09:00mais le peuple palestinien
01:09:01aujourd'hui
01:09:02il souffre
01:09:03d'une dictature
01:09:05qui s'appelle
01:09:05la dictature du Hamas
01:09:06et j'ai pas entendu
01:09:08dénoncer la dictature
01:09:09du Hamas
01:09:09c'est pas une démocratie
01:09:10la partie palestinienne
01:09:12ils sont
01:09:13en plus
01:09:14ils nous présentent
01:09:15comme un citoyen d'honneur
01:09:16c'est à dire
01:09:16quelqu'un
01:09:17qu'on veut honorer
01:09:19un terroriste
01:09:20le FATA
01:09:21est un mouvement terroriste
01:09:22il a été condamné
01:09:24avec une réécriture
01:09:25de l'histoire
01:09:25ça devient un prisonnier politique
01:09:27etc
01:09:27il a pas été condamné
01:09:30parce qu'on supposait
01:09:31qu'il y a des faits
01:09:33et le mettre en avant
01:09:34ça veut dire quoi ?
01:09:35ça veut dire qu'une partie
01:09:36de la population
01:09:37il dit
01:09:38il est normal
01:09:39de faire un acte terroriste
01:09:40d'ailleurs
01:09:41les filles
01:09:41ils nous disent assez souvent
01:09:43ils sont en train
01:09:44de banaliser l'horreur
01:09:45et notamment l'horreur
01:09:46du 7 octobre
01:09:47c'est simplement inacceptable
01:09:48On va marquer une dernière pause
01:09:49dans ce Punchline Weekend
01:09:51et on parlera un petit peu
01:09:52de ce qui se passe
01:09:52à l'international
01:09:53avec à la fois
01:09:54les funérailles publics
01:09:56de l'Ayatollah Ramenei
01:09:57et puis ce qui se passe aussi
01:09:58du côté des Etats-Unis
01:10:00on en parle juste après la pause
01:10:01restez avec nous
01:10:05On se retrouve
01:10:06pour la dernière partie
01:10:07de Punchline Weekend
01:10:08on va ouvrir une page internationale
01:10:10avec d'abord
01:10:11les funérailles publics
01:10:13de l'Ayatollah Ramenei
01:10:14qui débutent ce samedi
01:10:16dans un contexte
01:10:16on le rappelle
01:10:17de très fragile
01:10:18cessez le feu
01:10:18avec les Etats-Unis
01:10:20l'événement durera 6 jours
01:10:22on rappelle qu'il a été tué
01:10:23le 28 février
01:10:24à 86 ans
01:10:25lors du bombardement
01:10:26de sa résidence à Téhéran
01:10:28par les frappes israélio-américaines
01:10:30qui ont embrasé
01:10:30le Moyen-Orient
01:10:31le résumé de cette première journée
01:10:33avec Sarah Varni
01:10:36Dès 6h ce matin
01:10:37des milliers d'Iraniens
01:10:39ont afflué
01:10:39devant le grand Mossad
01:10:41de Téhéran
01:10:41pour rendre un dernier hommage
01:10:43au guide suprême de l'Iran
01:10:44l'Ayatollah
01:10:45Ali Ramenei
01:10:46avant le début officiel
01:10:47de la cérémonie
01:10:484 mois après sa mort
01:10:50dans des frappes israélo-américaines
01:10:52son cercueil a été exposé
01:10:54entouré des corps
01:10:55des membres de sa famille
01:10:56et sera visible jour et nuit
01:10:58jusqu'à lundi
01:10:59avant une procession
01:11:00dans les rues de la capitale
01:11:02des funérailles
01:11:03aux allures
01:11:04de démonstration de force
01:11:05en pleine négociation diplomatique
01:11:07entre les Etats-Unis
01:11:09et l'Iran
01:11:09la foule de fidèles
01:11:11pour la plupart vêtues de noir
01:11:12se frappe la poitrine
01:11:14en signe de deuil
01:11:15comme le veut la tradition
01:11:16dans l'islam chiite
01:11:17et appelle à venger l'Ayatollah
01:11:20nous devons nous soulever
01:11:21et si Dieu le veut
01:11:22venger le sang de notre dirigeant
01:11:24car venger notre dirigeant
01:11:26est indissociable
01:11:26de la libération de Jérusalem
01:11:28et de l'avènement
01:11:28de l'imam de l'époque
01:11:31tout le monde est bouleversé
01:11:32nous pleurons tous
01:11:33la perte de notre guide suprême
01:11:35et nous mettons
01:11:36toute notre énergie
01:11:37à venger le sang
01:11:38de notre guide suprême
01:11:41la présence de Mojtaba Khamenei
01:11:43qui a succédé à son père
01:11:44début mars
01:11:45à la fonction de guide suprême
01:11:47n'a pas été confirmée
01:11:49les autorités iraniennes
01:11:50attendent entre 15 et 20 millions
01:11:52de participants
01:11:53rien qu'à Téhéran
01:11:54des funérailles
01:11:55qui s'annoncent
01:11:56comme les plus grandes
01:11:56de l'histoire du pays
01:11:57l'ayatollah Ali Khamenei
01:11:59sera inhumé jeudi prochain
01:12:01dans la ville sainte
01:12:02de Majhad
01:12:03au nord-est de l'Iran
01:12:04dont il était originaire
01:12:07et pour aller plus loin
01:12:08nous sommes avec
01:12:09Claude Monique
01:12:09notre spécialiste
01:12:10terrorisme et renseignements
01:12:11bonsoir Claude
01:12:12et merci d'être avec nous
01:12:14on vient de voir ces images
01:12:15est-ce qu'on peut dire
01:12:16Claude
01:12:16que c'est aussi
01:12:17une volonté
01:12:18pour le régime
01:12:19de faire une sorte
01:12:19de démonstration de force
01:12:21de montrer que finalement
01:12:22le régime iranien
01:12:24n'est pas mort
01:12:24n'est pas décapité
01:12:25comme le disait Donald Trump
01:12:27oui oui bonsoir
01:12:28bonsoir Elodie
01:12:29oui c'est exactement ça
01:12:31et malheureusement
01:12:33il faut bien constater
01:12:34que le régime a raison
01:12:35d'un côté
01:12:36on a effectivement
01:12:37Donald Trump
01:12:38qui depuis très longtemps
01:12:39maintenant
01:12:39enfin depuis plusieurs mois
01:12:41nous dit que le régime
01:12:42a changé
01:12:42puisque Ali Khamenei
01:12:44et la plupart
01:12:44des anciens dirigeants
01:12:46politiques et religieux
01:12:47de l'Iran ont disparu
01:12:48et puis le système
01:12:50il faut bien le constater
01:12:52est resté en place
01:12:54et est en train
01:12:55de négocier très durement
01:12:56ses intérêts
01:12:57je ne dis pas
01:12:57les intérêts
01:12:58du peuple iranien
01:12:59mais ses intérêts
01:12:59à lui du régime
01:13:00face aux américains
01:13:02ce que ces funérailles
01:13:05nous disent
01:13:05effectivement
01:13:06c'est une confirmation
01:13:07de ce discours du régime
01:13:08qui dit
01:13:09nous sommes les vainqueurs
01:13:10alors c'est paradoxal
01:13:11puisqu'évidemment
01:13:12l'armée a été
01:13:13fortement frappée
01:13:15les défenses iraniennes
01:13:16ont été fortement éliminées
01:13:17des dizaines
01:13:18des centaines
01:13:19de leurs dirigeants
01:13:19et cadres politiques
01:13:21et militaires
01:13:21ont disparu
01:13:23mais au-delà de ça
01:13:24le régime
01:13:25effectivement
01:13:26est toujours là
01:13:27et il est capable
01:13:28de rassembler
01:13:29des millions de personnes
01:13:30on attend
01:13:31entre 10 et 15 millions
01:13:33de personnes
01:13:34autour des funérailles
01:13:35dans les six jours à venir
01:13:38alors ce qui se passe
01:13:39effectivement
01:13:39c'est que
01:13:41on ne peut pas dire
01:13:42quand on voit ce rassemblement
01:13:43que c'est uniquement
01:13:44la peur
01:13:44et par la force
01:13:45qu'on amène
01:13:46des millions de personnes
01:13:47la réalité
01:13:48et l'erreur
01:13:49qu'ont faites
01:13:50les américains
01:13:51c'est que
01:13:51l'Iran n'était pas
01:13:52loin de là
01:13:53la dictature
01:13:54d'une personne
01:13:55ou d'un groupe
01:13:56c'est un régime
01:13:57c'est un système
01:13:58et ce régime
01:13:59et ce système
01:14:00repose sur l'adhésion
01:14:01d'une minorité
01:14:02mais d'une très forte minorité
01:14:03d'une minorité
01:14:04qui compte
01:14:05des millions
01:14:05d'Iraniens
01:14:06peut-être 20 ou 30 millions
01:14:08d'Iraniens
01:14:08qui directement
01:14:09ou indirectement
01:14:10bénéficient du régime
01:14:11les gardiens
01:14:13de la révolution
01:14:13les Basidji
01:14:15la guerre
01:14:16près de la réserve
01:14:17opérationnelle
01:14:18des gardiens
01:14:19de la révolution
01:14:19qui compte
01:14:20plusieurs millions
01:14:21de membres
01:14:21qui eux-mêmes
01:14:22ont 4-5 membres
01:14:23de chacun
01:14:24de leur famille
01:14:25et tous ces gens
01:14:26c'est-à-dire à l'arrivée
01:14:27des millions de personnes
01:14:28bénéficient
01:14:29de l'existence du régime
01:14:30parce qu'ils touchent
01:14:31un salaire
01:14:32une rente
01:14:32ils ont des avantages
01:14:34ils ont des colis alimentaires
01:14:35etc
01:14:36donc effectivement
01:14:37oui c'est une démonstration
01:14:39de force
01:14:39et ça augure
01:14:40je pense assez mal
01:14:42de l'avenir
01:14:43puisqu'on voit très bien
01:14:44quand on entend
01:14:45les slogans
01:14:46qui sont les slogans
01:14:46habituels
01:14:47mort à l'Amérique
01:14:48mort à Israël
01:14:49on voit très bien
01:14:50qu'en fait
01:14:51fondamentalement
01:14:52non seulement
01:14:53rien n'a changé
01:14:54mais même
01:14:55s'il est affaibli
01:14:56militairement
01:14:57idéologiquement
01:14:58et au niveau
01:14:59de l'image
01:14:59le régime iranien
01:15:01sort renforcé
01:15:03de cette guerre
01:15:07internationale
01:15:08est liée directement
01:15:08à cette guerre
01:15:09ce week-end
01:15:10puisqu'on vient de voir
01:15:11les funérailles
01:15:12de Ramenei
01:15:13et on a aussi
01:15:13les célébrations
01:15:14aux Etats-Unis
01:15:15pour le 250e anniversaire
01:15:17de l'indépendance
01:15:18où là aussi
01:15:19Donald Trump
01:15:20va tenter de faire oublier
01:15:21un petit peu
01:15:22finalement
01:15:22ce bilan de la guerre
01:15:24c'est aussi un moyen
01:15:25pour le président américain
01:15:27de ressouder
01:15:28aussi sa base
01:15:30Oui d'ailleurs
01:15:31il a très très peu
01:15:32parlé de l'Iran
01:15:33dans ses discours
01:15:35il est parti
01:15:36dans toute une série
01:15:37de considérations
01:15:38tout à fait intéressantes
01:15:40mais peut-être
01:15:40un peu décalées
01:15:41de la réalité
01:15:42sur le risque communiste
01:15:44aux Etats-Unis
01:15:46on sait qu'il est en croisade
01:15:47quand le troll au walkies
01:15:48mais on ne peut pas
01:15:49lui donner tort
01:15:49c'est un autre problème
01:15:50mais les Etats-Unis
01:15:52sont en train de sortir
01:15:53en tout cas
01:15:54Donald Trump
01:15:55très clairement
01:15:56veut sortir
01:15:57d'une guerre
01:15:58qu'il a déclenchée
01:15:59que je pense
01:15:59qu'il avait déclenchée
01:16:00à raison
01:16:01et pour d'excellentes raisons
01:16:02mais qu'il n'a pas gagnée
01:16:03et effectivement
01:16:04dans la manière
01:16:05un peu trumpiste
01:16:06de décrire l'histoire
01:16:08cette guerre
01:16:08est déjà en train
01:16:09d'être gommée
01:16:10d'être effacée
01:16:11on parle du danger
01:16:15la grande thématique
01:16:16de Donald Trump
01:16:18aujourd'hui
01:16:18c'est que le communisme
01:16:19avait menacé
01:16:20les Etats-Unis
01:16:21continuait à le menacer
01:16:22et qu'on allait expulser
01:16:23exiler les communistes
01:16:24des Etats-Unis
01:16:25je m'excuse
01:16:26mais objectivement
01:16:27ça ne veut pas se dire
01:16:28grand chose
01:16:30on aurait été plus intéressé
01:16:31effectivement
01:16:31de savoir
01:16:32quels étaient ses plans réels
01:16:33face à l'islamisme
01:16:34suite à la guerre
01:16:37au Moyen-Orient
01:16:38et face à l'Iran
01:16:39mais ça
01:16:40il n'en a pas été question
01:16:41Merci beaucoup
01:16:42Claude Moniquet
01:16:43d'avoir été avec nous
01:16:44et de toutes ces informations
01:16:46c'est vrai que Joseph
01:16:47ces deux actualités
01:16:48sont intéressantes
01:16:49puisque ce sont
01:16:50deux démonstrations de force
01:16:51où d'un côté
01:16:52un régime iranien
01:16:53qui veut montrer
01:16:54qu'il n'est pas décapité
01:16:55de l'autre en Donald Trump
01:16:56qui veut aussi
01:16:57ressouder un petit peu
01:16:58sa base
01:16:59et montrer qu'il est bien
01:17:00de retour à la maison
01:17:01et que l'Amérique
01:17:02avant tout
01:17:03finalement
01:17:03a encore de longues heures
01:17:04devant elle
01:17:05Je ne suis pas sûr
01:17:06que la date des obsèques
01:17:07ait été choisie au hasard
01:17:08Vous avez pu les faire
01:17:10il y a déjà un mois
01:17:10et je pense que les Iraniens
01:17:14les molas ne sont pas sots
01:17:15les molas sont dangereux
01:17:16mais ne sont pas sots
01:17:17je ne confonds pas les molas
01:17:18avec le peuple iranien
01:17:19et effectivement
01:17:20c'est la réponse
01:17:21aux célébrations
01:17:22du 150e anniversaire
01:17:23en disant à Trump
01:17:25vous aviez promis
01:17:26que vous gagnerez
01:17:27que vous alliez
01:17:27nous remettre au Moyen-Âge
01:17:30etc.
01:17:31Rien n'est fait
01:17:32et ce que soulève
01:17:33Claude Moniquet
01:17:34il est tout à fait raison
01:17:36il faut savoir
01:17:36que les gardiens
01:17:37de la révolution
01:17:38ils quadrillent le pays
01:17:39qu'aujourd'hui
01:17:40l'Iran
01:17:41les gens sont en souffrance
01:17:43il y a peu de travail
01:17:44ils ont du mal
01:17:45à vivre
01:17:46et à survivre
01:17:48et si on ne fait pas
01:17:50ce que disent
01:17:50les gardiens de la révolution
01:17:51on n'a plus de boulot
01:17:52c'est-à-dire qu'on n'a plus
01:17:54à manger
01:17:55c'est aussi simple
01:17:55on n'a plus de logement
01:17:56et donc les millions
01:17:58de personnes
01:17:58qui vont arriver
01:17:59comme dans tout
01:18:01système dictatorial
01:18:02c'est parce que
01:18:03la dictature
01:18:03les oblige
01:18:04et ça doit être
01:18:06abominable
01:18:07pour ceux
01:18:07qui ont perdu
01:18:08notamment des jeunes
01:18:09des enfants
01:18:11lors des dernières
01:18:12manifestations
01:18:13qui ont été
01:18:14assassinées
01:18:15par les mollards
01:18:15par les gardiens
01:18:16de la révolution
01:18:16d'être obligés
01:18:18de venir
01:18:18célébrer
01:18:19les bourreaux
01:18:20de leurs enfants
01:18:21après pour Donald Trump
01:18:23et pour les Etats-Unis
01:18:25je ne suis pas sûr
01:18:26que ça le fasse réfléchir
01:18:27mais Trump
01:18:28enfin
01:18:29ce qu'il a fait
01:18:32il avait raison
01:18:33quand il a voulu
01:18:35s'en prendre
01:18:35au Mola
01:18:37il a tort
01:18:38dans ses déclarations
01:18:39quand à un moment donné
01:18:40il nous dit
01:18:41je vais éradiquer
01:18:41etc
01:18:43on ne fait pas ça
01:18:44on ne trompe pas
01:18:44les peuples
01:18:45et s'il y a eu
01:18:46des dizaines de milliers
01:18:47de morts
01:18:47en Iran
01:18:48c'est à cause du système
01:18:49et du régime
01:18:50mais aussi
01:18:51à cause du gouvernement
01:18:52américain
01:18:53qui leur a dit
01:18:53allez-y les petits gars
01:18:54on va vous libérer
01:18:55et les petits gars
01:18:56aujourd'hui sont morts
01:18:57ils sont toujours
01:18:57malheureusement
01:18:58soit morts
01:18:58soit sous le courroux
01:18:59du même régime
01:19:00vous voulez rajouter
01:19:01quelque chose
01:19:01je pense que
01:19:02Joseph a raison
01:19:03c'est à dire que
01:19:04Trump il a gagné la guerre
01:19:06il n'y a pas de discussion
01:19:07c'est à dire qu'on a vu
01:19:09que le déséquilibre de force
01:19:10en termes militaires
01:19:12s'est gagné
01:19:13mais il est en train
01:19:14il a perdu
01:19:15il a perdu la paix
01:19:16et en matière de paix
01:19:19il l'a perdu
01:19:19mais parce que
01:19:20les gens qu'il attaquait
01:19:22sur le plan guerrier
01:19:23et qui étaient à l'origine
01:19:24notamment de la bombe
01:19:25d'une future bombe
01:19:27aujourd'hui
01:19:28ils sont toujours au pouvoir
01:19:29ils ont réussi
01:19:30à écraser l'opposition
01:19:31en Iran
01:19:32et donc
01:19:34Trump
01:19:35à ce niveau-là
01:19:36en perdant la paix
01:19:37ne libère pas
01:19:38l'Iran
01:19:38effectivement
01:19:39de la dictature
01:19:40On va continuer
01:19:41à parler
01:19:41de ces célébrations
01:19:42aux Etats-Unis
01:19:43avec vous
01:19:43Sean Scholl
01:19:44vous êtes analyste
01:19:44international
01:19:45et spécialiste
01:19:46notamment des Etats-Unis
01:19:48pour le millénaire
01:19:49bonsoir
01:19:49et merci
01:19:50d'être avec nous
01:19:51effectivement
01:19:52on disait
01:19:52à quel point
01:19:53alors c'est l'anniversaire
01:19:54de l'indépendance
01:19:55d'un pays
01:19:55c'est toujours
01:19:56un événement
01:19:57mais pour Donald Trump
01:19:58effectivement
01:19:58il veut voir très grand
01:19:59et il veut montrer
01:20:00qu'il est bien toujours
01:20:02aux commandes
01:20:02puisque sa propre base
01:20:04commençait à regretter
01:20:05finalement
01:20:06qu'il perde autant de temps
01:20:07dans cette guerre
01:20:08à des milliers de kilomètres
01:20:09des Etats-Unis
01:20:12Bonsoir
01:20:13merci pour l'invitation
01:20:15en effet
01:20:15il y a un intérêt
01:20:16politique
01:20:17pour Donald Trump
01:20:18dans la célébration
01:20:19de ses 250 ans
01:20:20des Etats-Unis
01:20:21d'Amérique
01:20:22parce que déjà
01:20:23pour lui
01:20:23c'est l'occasion
01:20:24de rassembler
01:20:24autour de son projet MAGA
01:20:25comme vous l'avez dit
01:20:26je le rappelle
01:20:27il y a les élections
01:20:28de mi-mandat
01:20:28qui arrivent en novembre
01:20:30et également
01:20:31permet de rassembler
01:20:32au-delà
01:20:33des divisions internes
01:20:34qui ont marqué
01:20:34la vie politique américaine
01:20:35donc vous l'avez rappel
01:20:37la guerre en Iran
01:20:37mais on peut également
01:20:38citer le coût de la vie
01:20:39les scandales
01:20:41autour de l'enrichissement
01:20:42personnel
01:20:43dont on l'accuse
01:20:44et ironiquement aussi
01:20:48la dernière grande
01:20:49célébration
01:20:49de la fondation
01:20:51des Etats-Unis d'Amérique
01:20:52c'était en 1976
01:20:53et à l'époque
01:20:53l'Amérique était également
01:20:54fracturée en 1976
01:20:56avec la guerre du Vietnam
01:20:57le scandale
01:20:59de Watergate
01:21:00également
01:21:00qui venait d'avoir lieu
01:21:01et également
01:21:03les premiers chocs pétroli
01:21:05qui marquaient
01:21:05la fin des Trônes Glorieuses
01:21:06au début des années 70
01:21:07ensuite il y a un deuxième point
01:21:09Donald Trump
01:21:10lui cherche en fait
01:21:11à utiliser
01:21:11cette célébration
01:21:12des 250 ans
01:21:13de l'indépendance américaine
01:21:15pour donner en fait
01:21:16une dimension historique
01:21:17à sa seconde révolution
01:21:18conservatrice
01:21:19Maga
01:21:19en opposant
01:21:20la vraie Amérique
01:21:22qui serait celle
01:21:23du mouvement Maga
01:21:24donc qui incarnerait
01:21:24le capitalisme
01:21:25qui favorise le travail
01:21:26la puissance
01:21:27l'exceptionnalisme américain
01:21:29face à une nouvelle Amérique
01:21:30incarnée plutôt
01:21:31par l'aile gauche
01:21:32du parti démocrate
01:21:33qui est celle
01:21:34des socialistes
01:21:36il l'a rappelé hier
01:21:37dans son discours
01:21:38au Mont Rushmore
01:21:39où il a expliqué
01:21:40que le communisme
01:21:41était une nouvelle menace
01:21:42vis-à-vis des Etats-Unis
01:21:43d'Amérique
01:21:43avec notamment
01:21:45des personnes
01:21:46qui arrivent
01:21:46sur le territoire américain
01:21:47qui n'y sont pas nées
01:21:50qui ne sont pas originaires
01:21:51de ce pays
01:21:51avec de nouvelles idées
01:21:53qui mettent en péril
01:21:54justement
01:21:54cette identité américaine
01:21:56dont le mouvement Maga
01:21:57se réclame
01:21:58Je vous laisse rester avec nous
01:22:00si vous voulez bien
01:22:00Sean Skoll
01:22:01on va se rendre justement
01:22:02aux Etats-Unis
01:22:03où nous attend
01:22:03notre correspondant
01:22:04Ramzi Malouki
01:22:05Bonsoir Ramzi
01:22:06et merci d'être avec nous
01:22:07on était en train
01:22:08de le dire
01:22:09des célébrations
01:22:10en grande pompe
01:22:11façon Donald Trump
01:22:12avec quand même
01:22:13une petite inquiétude
01:22:14sur la météo
01:22:14aux Etats-Unis
01:22:19Oui tout à fait
01:22:20bonsoir à tous
01:22:21au bon après-midi
01:22:21ici depuis Washington
01:22:22je regarde la météo
01:22:2338 degrés
01:22:24heureusement
01:22:24pas de nuages
01:22:26on prévoit des orages
01:22:27vers 17h
01:22:28mais j'ai bien l'impression
01:22:29et je veux rester positif
01:22:31qu'il n'y aura pas
01:22:31d'orage ressenti
01:22:33je vous le dis tout de suite
01:22:3341 degrés
01:22:34ce qui n'empêche pas
01:22:35bien évidemment
01:22:36les américains
01:22:37de vouloir leurs 4 jouillers
01:22:38vous les voyez
01:22:38ils arrivent derrière moi
01:22:40ça commence
01:22:42ça commence
01:22:42il fait très très chaud
01:22:43mais ils arrivent
01:22:43ils bravent la température
01:22:44ceci est l'entrée
01:22:46de la National Fair
01:22:47la grande foire
01:22:48devant le mall
01:22:49qui commence
01:22:49devant le capitole
01:22:51qui se trouve en face
01:22:52jusqu'à l'obélisque
01:22:54et la fameuse
01:22:55Reflection Pool
01:22:56alors festivité
01:22:58disons qu'il y a pas mal
01:23:00d'événements
01:23:00qui ont été annulés
01:23:01notamment une parade
01:23:02il faut dire que
01:23:03les gens en costume
01:23:04il fait un peu trop chaud
01:23:05pour défiler
01:23:06pour ces 250 ans
01:23:07d'anniversaire
01:23:09mais il y aura toutefois
01:23:10à partir de 17h
01:23:11heure locale
01:23:12c'est à dire
01:23:1223h
01:23:13heure de Paris
01:23:14et bien le
01:23:15salut to America
01:23:15l'hommage
01:23:16à l'Amérique
01:23:17avec bien évidemment
01:23:18un concert
01:23:19avec un énorme feu d'artifice
01:23:20ce sera
01:23:21nous dit-on
01:23:22le plus grand feu d'artifice
01:23:24jamais réalisé
01:23:24plus de 80 fois
01:23:26de pièces pyrotechniques
01:23:27que n'importe quel
01:23:28feu d'artifice
01:23:29réalisé à ce jour
01:23:30et puis bien sûr
01:23:31on attend
01:23:32le discours de Donald Trump
01:23:33qui devrait clôturer
01:23:35ces festivités
01:23:36juste avant
01:23:36le feu d'artifice
01:23:38donc vous le voyez
01:23:38les gens arrivent
01:23:39habillés avec leur
01:23:40t-shirt
01:23:41United States
01:23:42ou bien avec
01:23:43les 250 ans
01:23:44des Etats-Unis
01:23:44avec également
01:23:45les casquettes
01:23:46Make America Great Again
01:23:48You want to turn around
01:23:49and show them
01:23:49There you go
01:23:50Enjoy 4th of July
01:23:53et bien sûr
01:23:54il y a des gens
01:23:54qui sont venus
01:23:55de tous les Etats
01:23:56tout à l'heure
01:23:56j'ai vu
01:23:57toute une équipe
01:23:57de football
01:23:58de soccer
01:23:59comme on dit ici
01:24:00qui est arrivée
01:24:00de l'Oklahoma
01:24:01alors pourquoi
01:24:01je vous parle de soccer
01:24:02parce que
01:24:03effectivement
01:24:03je suis en face
01:24:04de la fanzone
01:24:05puisqu'on a essayé
01:24:06de faire d'une pierre
01:24:07deux coups
01:24:08et cette fanzone
01:24:08va également
01:24:10ouvrir d'ici
01:24:11quelques minutes
01:24:11pour assister
01:24:12au match
01:24:13de ce jour
01:24:14et bien évidemment
01:24:15on attend avec impatience
01:24:16ce match
01:24:17France-Paraguay
01:24:18qui sera diffusé
01:24:19à Washington
01:24:20sur écran géant
01:24:21juste devant
01:24:22le Capitole
01:24:23où je me trouve
01:24:24Merci beaucoup
01:24:25cher Ramzi
01:24:26vous avez raison aussi
01:24:27de rappeler effectivement
01:24:28cette actualité sportive
01:24:29dont on va parler
01:24:30dans un instant
01:24:31mais d'abord Sean Skoll
01:24:32je reviens vers vous
01:24:33est-ce que justement
01:24:34vous pensez que
01:24:34ces cérémonies
01:24:36autour du 250e anniversaire
01:24:38de l'indépendance
01:24:38des Etats-Unis
01:24:39peut effectivement
01:24:41aider Donald Trump
01:24:42peut faire
01:24:43qu'il passe un certain
01:24:43nombre de messages
01:24:44notamment sur cette fameuse
01:24:45identité américaine
01:24:47dont vous parliez
01:24:47tout à l'heure
01:24:48C'est très certain
01:24:52qu'il faut remettre
01:24:53cette célébration
01:24:53également dans un contexte
01:24:55qui est celui
01:24:55des événements
01:24:56nationaux et internationaux
01:24:57qui ont lieu
01:24:57aux Etats-Unis d'Amérique
01:24:58durant cet été
01:25:00on peut rajouter
01:25:02et vous en avez parlé
01:25:03de la coupe du monde
01:25:04de la FIFA
01:25:04on peut également rajouter
01:25:06son anniversaire
01:25:06qui est lieu
01:25:07le 14 juin dernier
01:25:08et justement
01:25:09aujourd'hui
01:25:09c'est 250 ans
01:25:10des Etats-Unis d'Amérique
01:25:12où en fait
01:25:13Trump souhaite faire
01:25:13briller l'Amérique
01:25:15mais également embellir
01:25:16son héritage politique
01:25:17car je le rappelle
01:25:18Donald Trump
01:25:18arrive à la moitié
01:25:20de son second mandat
01:25:21de son second mandat
01:25:23il ne pourra pas
01:25:25se représenter
01:25:25donc l'héritage politique
01:25:26est très important
01:25:27pour lui
01:25:27et pour répondre
01:25:28à votre question
01:25:28sur la capacité
01:25:29à rassembler
01:25:32ça va être difficile
01:25:33c'est un pari
01:25:34qui prend
01:25:34parce que
01:25:35l'opposition américaine
01:25:36notamment les démocrates
01:25:37l'accusent en fait
01:25:39d'instrumentalisation
01:25:40d'une fête nationale
01:25:41qui devait rassembler
01:25:42plutôt que diviser
01:25:44donc il l'accuse
01:25:45notamment de s'approprier
01:25:47la révolution américaine
01:25:48et de politiser
01:25:49la fête nationale
01:25:50donc il fait un véritable pari
01:25:52Merci beaucoup
01:25:53Sean Scholl
01:25:53d'avoir été avec nous
01:25:55et pour les quelques minutes
01:25:56qui nous restent
01:25:57on va parler
01:25:57de l'autre actualité
01:25:58du côté des Etats-Unis
01:26:00Ramzil a évoqué
01:26:01c'est ce match
01:26:02France-Paraguay
01:26:03on se rend sur place
01:26:04on rejoint
01:26:04Louis Vicks
01:26:05d'Info Sport Plus
01:26:06Louis avec une affiche
01:26:07qui rappelle d'ailleurs
01:26:08celle de 1998
01:26:10on espère
01:26:10que ce sera
01:26:11un heureux présage
01:26:14Oui comme en 1998
01:26:15la France croise
01:26:17la route du Paraguay
01:26:18en huitième de finale
01:26:19de Coupe du Monde
01:26:20comme il y a 28 ans
01:26:21à Lens
01:26:22il fait très chaud
01:26:23une chaleur suffocante
01:26:24ici
01:26:25à Philadelphie
01:26:26le berceau des Etats-Unis
01:26:27bon ce huitième de finale
01:26:29n'est pas exactement
01:26:30la priorité de la journée
01:26:32pour les Américains
01:26:33nous sommes le 4 juillet
01:26:35jour de la fête nationale
01:26:36jour des 250 ans
01:26:37de la nation américaine
01:26:39beaucoup de festivités
01:26:41de célébrations
01:26:42sont prévues
01:26:43avec un risque
01:26:44d'orage important
01:26:46exactement comme
01:26:47il y a une dizaine de jours
01:26:48lorsque l'équipe de France
01:26:50a joué face à l'Irak
01:26:51vous vous souvenez certainement
01:26:52de cette mi-temps
01:26:53qui a duré presque deux heures
01:26:55la FIFA
01:26:56et les autorités locales
01:26:57surveillent l'évolution
01:26:58de la situation
01:27:00mais il existe
01:27:01un risque fort
01:27:02d'un retard potentiel
01:27:04lié donc
01:27:05à ces risques d'orage
01:27:06coup d'envoi
01:27:07à 17h
01:27:07ici heure locale
01:27:0923h
01:27:09à priori
01:27:10heure française
01:27:11ce qui est sûr
01:27:12c'est que l'équipe de France
01:27:13sera privée
01:27:14de l'un de ses cadres
01:27:15en la personne
01:27:15d'Aurélien Chouameni
01:27:16le milieu de terrain
01:27:17du Real Madrid
01:27:18qui s'est blessé
01:27:19à l'entraînement hier
01:27:20il devrait être remplacé
01:27:22par Manu Conné
01:27:23qui accompagnera
01:27:24Adrien Rabiot
01:27:25au milieu de terrain
01:27:26pour le reste
01:27:27ce sera l'équipe
01:27:27qui a largement battu
01:27:29la Suède à New York
01:27:30en début de semaine
01:27:31avec on l'espère
01:27:32au bout
01:27:33de cette longue journée
01:27:34ici à Philadelphie
01:27:35une qualification
01:27:36pour l'écart de finale
01:27:38de la coupe du monde
01:27:38merci Louis Vix
01:27:39pour toutes ces précisions
01:27:41on arrive au terme
01:27:41de ce punchline week-end
01:27:42merci beaucoup
01:27:43à tous les trois
01:27:44d'avoir été mes invités
01:27:46tout de suite
01:27:46vous retrouvez face à
01:27:47Boc Côté
01:27:48orchestré ce soir
01:27:49par Thomas Bonnet
01:27:50bonne soirée à tous
01:27:51sur CNews
01:27:52Sous-titrage Société Radio-Canada
01:27:54Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires

Recommandations