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Les invités d’Elodie Huchard débattent de tous les thèmes qui font la une de l'actualité dans #120MinutesInfoWE, tous samedis à 15h
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00:00:00Bonjour à tous, bienvenue dans 120 minutes info. Merci beaucoup d'être avec nous et de nous accompagner.
00:00:06On est ensemble jusqu'à 17h. Dans un instant, on ira direction Carcassonne où va débuter la marche blanche.
00:00:14Hommage à Louis, mais juste avant, c'est le journal de Valentin Rouillon.
00:00:18Bonjour mon cher Valentin. Dans l'Aude, 150 pompiers restent toujours mobilisés.
00:00:23L'incendie est fixé, mais il n'est pas totalement éteint.
00:00:26Oui, le porte-parole du SDIS 11 précise que c'est une journée encore à risque.
00:00:31900 hectares ont été parcourus en 48 heures.
00:00:35Laurent Nunez, présent hier à la mi-journée, a exprimé sa vive inquiétude pour la suite de la saison estivale.
00:00:39L'étendue des dégâts sur place avec Mathilde Libagnez et Timothée Forger.
00:00:44S'il n'y a aucune habitation qui a été endommagée par ces flammes, c'est les vignerons et les
00:00:49agriculteurs qui subissent un très lourd constat.
00:00:52Vous pouvez voir ces images de Timothée Forger, ces arbres, cette végétation qui a été totalement calcinée.
00:01:01Les flammes ont tout détruit sur leur passage, comme les quelques vignes que nous voyons ici,
00:01:08qui ont pourtant servi de coupe-feu, puisque juste derrière, les vignes ont pu résister aux flammes.
00:01:15Mais de l'autre côté, toute cette colline est totalement détruite par les flammes.
00:01:20Alors il faut y rester encore extrêmement prudent.
00:01:22On a pu voir les pompiers qui s'activent toujours sur le terrain pour procéder à des noyages,
00:01:27pour essayer d'éteindre toutes les petites braises qui pourraient encore rester ici,
00:01:33puisque avec ce vent qui est assez important, un retour de flammes peut vite avoir lieu ici.
00:01:38Il faut rester prudent, puisque les journées continuent d'être extrêmement chaudes, extrêmement secs,
00:01:47et ce vent en tout cas qui fait extrêmement peur aux habitants, mais également aux pompiers.
00:01:52On a pu discuter avec de nombreux habitants qui sont soulagés de savoir que ce feu est contenu,
00:01:57mais ils restent tout de même inquiets, puisqu'il reste pas mal de végétation,
00:02:02où il y a encore énormément de fumée.
00:02:06Et puis dans l'actualité également, les funérailles du guide suprême Alli-Aménaï à Téhéran,
00:02:10qui ont officiellement commencé, elles vont se dérouler pendant six jours.
00:02:15Oui, des milliers d'Iraniens ont afflué dès l'aube,
00:02:18quatre mois après la mort de l'ayatollah dans les frappes israélo-américaines.
00:02:22Et les autorités iraniennes attendent entre 15 et 20 millions de personnes,
00:02:25rien qu'à Téhéran, des funérailles qui s'annoncent comme les plus grandes de l'histoire du pays.
00:02:30Sarah Varni.
00:02:32Dès six heures ce matin, des milliers d'Iraniens ont afflué devant le grand Mossala de Téhéran
00:02:38pour rendre un dernier hommage au guide suprême de l'Iran, l'ayatollah Ali-Raménaï,
00:02:42avant le début officiel de la cérémonie.
00:02:46Quatre mois après sa mort, dans des frappes israélo-américaines,
00:02:49son cercueil a été exposé, entouré des corps des membres de sa famille,
00:02:53et sera visible jour et nuit jusqu'à lundi, avant une procession dans les rues de la capitale.
00:02:58Des funérailles aux allures de démonstration de force,
00:03:02en pleine négociation diplomatique entre les Etats-Unis et l'Iran.
00:03:06La foule de fidèles, pour la plupart vêtues de noir,
00:03:09se frappe la poitrine en cible de deuil, comme le veut la tradition dans l'islam chiite,
00:03:14et appelle à venger l'ayatollah.
00:03:17Nous devons nous soulever, et si Dieu le veut, venger le sang de notre dirigeant,
00:03:21car venger notre dirigeant est indissociable de la libération de Jérusalem
00:03:24et de l'avènement de l'imam de l'époque.
00:03:28Tout le monde est bouleversé, nous pleurons tous la perte de notre guide suprême,
00:03:32et nous mettons toute notre énergie à venger le sang de notre guide suprême.
00:03:37La présence de Mojtaba Khamenei, qui a succédé à son père début mars
00:03:41à la fonction de guide suprême, n'a pas été confirmée.
00:03:45Les autorités iraniennes attendent entre 15 et 20 millions de participants,
00:03:49rien qu'à Téhéran, des funérailles qui s'annoncent
00:03:52comme les plus grandes de l'histoire du pays.
00:03:54L'ayatollah Ali Khamenei sera inhumé jeudi prochain dans la ville sainte de Mashhad,
00:04:00au nord-est de l'Iran, dont il était originaire.
00:04:04Le pape est en visite sur l'île italienne de Lampé-Douzain.
00:04:08Le souverain pontife a demandé à l'Europe de mieux répondre
00:04:11à l'appel historique de la crise migratoire.
00:04:13Oui, dans un contexte où l'Union européenne durcit ses règles,
00:04:16Léon XIV a déclaré que l'Europe est en mesure d'aborder la crise de manière organique
00:04:21en inscrivant les premiers secours dans un plan stratégique à long terme
00:04:24capable d'accueillir, de protéger, de promouvoir et d'intégrer les migrants.
00:04:29Et puis un mot de sport, pas du football, mais du rugby.
00:04:31Les Bleus ont chuté pour leur début dans le championnat des nations.
00:04:35Oui, le score 34 à 32.
00:04:37Le 15 de France s'est encore passé tout près face à la Nouvelle-Zélande.
00:04:41Une rencontre prolifique avec neuf essais marqués.
00:04:44Les détails avec la rédaction d'Infosport+.
00:04:47Le 15 de France y a cru jusqu'au bout en Nouvelle-Zélande avant de s'incliner.
00:04:52L'essai de Damien Penaud dès la deuxième, puis celui de Teowati Sogbe pour revenir à un point à 20
00:04:57minutes de la fin
00:04:58ont longtemps permis aux Français d'espérer.
00:05:00Mais chez eux, les All Blacks recréent un écart avant que Mathieu Jalibert ne redonne espoir à deux minutes du
00:05:06terme.
00:05:07Trop juste.
00:05:08Le 15 de France s'incline finalement de 2 points, 34 à 32.
00:05:12Frustrant, mais également plein de promesses avant d'aller en Australie dans une semaine.
00:05:17Merci beaucoup Valentin.
00:05:18On vous retrouve à 15h30 pour un nouveau journal.
00:05:21Mais restez avec nous puisque dans quelques minutes, on ira du côté de Carcassonne
00:05:25où se tient aujourd'hui la marche blanche.
00:05:28Hommage à Louis.
00:05:29Nos équipes sont sur place.
00:05:30On retrouvera notamment Régine Delfour.
00:05:33Restez avec nous.
00:05:34On marque une courte page de publicité.
00:05:36On revient dans une minute.
00:05:36A tout de suite.
00:05:41De retour dans 120 minutes info.
00:05:43Merci d'être avec nous et d'avoir patienté.
00:05:45Et pour m'accompagner pendant ces deux prochaines heures, avec moi Alexandra Avrilizy, une avocate pénaliste.
00:05:51Bonjour.
00:05:51Bonjour Alexandra Mehdi Raich, analyste politique.
00:05:54Bonjour Mehdi.
00:05:55Et puis Bernard Cohen Haddad, président du Cercle de Réflexion, Étienne Marcel.
00:05:58Bonjour Mickaël.
00:05:59Bonjour Bernard.
00:06:00Après la mort de Louis, 17 ans, lynché à mort par un groupe de cinq jeunes,
00:06:05une marche blanche se tient depuis 15h dans la ville de Narbonne.
00:06:09C'est là où son corps a été retrouvé dans un chantier.
00:06:13On retrouve tout de suite sur place notre équipe, Régine Delfour, Axel Rebeau.
00:06:17Bonjour.
00:06:18La famille de Louis et ses proches ont appelé à la mobilisation.
00:06:21Ils veulent lui rendre hommage.
00:06:22Ils veulent aussi que justice soit faite, Régine.
00:06:24Est-ce que les Français ont répondu présents ?
00:06:27Est-ce qu'ils ont répondu favorablement à cet appel ?
00:06:33Oui, bonjour Mickaël.
00:06:34Écoutez, nous sommes donc à Carcassonne pour cette première marche blanche qui est donc samedi
00:06:39à l'appel du père de Louis avec sa belle-mère et tous les membres de sa famille.
00:06:44Vous voyez en fait sur les images d'Axel Rebeau, il y a plusieurs centaines de personnes qui sont venues.
00:06:50Parce qu'il faut savoir, Mickaël, que Louis a habité de ses 9 ans jusqu'à ses 15 ans ici
00:06:56à Carcassonne.
00:06:57Et ensuite, pendant 2 ans, ils étaient à 10 km d'ici.
00:07:01Donc en fait, il y a les gens du village dans lequel ils résidaient, à Casillac, mais aussi ici à
00:07:06Carcassonne.
00:07:07Donc beaucoup de gens sont venus rendre hommage puisque tout le monde ne pourra pas venir demain à 11h à
00:07:11Narbonne.
00:07:12Il y aura un lâcher de ballon dans quelques minutes.
00:07:15C'est un lâcher de ballon auquel Nicolas, le père de Louis, tient énormément puisque des messages seront inscrits en
00:07:21hommage à Louis.
00:07:22Et on a vu cette famille donc et le père qui nous disait qu'il allait se battre pour Louis
00:07:28et qu'il n'y avait donc ni oubli ni pardon.
00:07:31Merci beaucoup Régine Delfour.
00:07:33Voilà, en direct depuis Carcassonne où se tient donc cette marche blanche.
00:07:38Il y aura une autre marche blanche organisée cette fois-ci par la mère et la tante de Louis.
00:07:43Ce sera demain, 11h, avec la présence notamment de plusieurs responsables politiques.
00:07:50On le voit effectivement sur ces images, de nombreux Français ont répondu présents.
00:07:56Ils sont habillés en blanc.
00:07:57On voit notamment des familles aussi qui sont venues rendre hommage à Louis.
00:08:03Malheureusement, on le sait aussi, ces images se répètent à chaque drame.
00:08:06On voit souvent ces marches blanches.
00:08:10Mais aujourd'hui, les Français ont ras-le-bol.
00:08:12Ils manifestent aussi, ils sont en colère pour éviter bien sûr que de nouveaux drames surviennent.
00:08:19Et pourtant, il y a peu de réponses finalement.
00:08:22Aujourd'hui, l'État n'est pas capable, Bernard, de protéger nos enfants.
00:08:27Oui, Mickaël, vous avez raison parce qu'on pourrait faire le compte des marches blanches.
00:08:32Il y en a quasiment plusieurs par mois en ce moment et qui touchent des mineurs.
00:08:37Des mineurs qui sont victimes d'autres mineurs.
00:08:41Et c'est vrai, aujourd'hui, l'enjeu de la violence des mineurs est extrêmement important.
00:08:44Ainsi que la pénalisation des mineurs.
00:08:46Donc, c'est quelque chose dont les Français sont extrêmement épidermiques.
00:08:49Et ils ont raison.
00:08:51Parce que les Français restent attachés à l'égalité et à la solidarité.
00:08:57Et voir un État, et là, c'est plutôt le département.
00:09:00Puisque c'est le département qui est responsable de l'aide sociale à l'enfance.
00:09:04N'a pas peut-être pu assurer dignement la sécurité de ces plus fragiles.
00:09:09Donc, lui faisait partie.
00:09:10Donc, c'est un vrai enjeu de société.
00:09:12On parle beaucoup de la sécurité en dehors de nos frontières.
00:09:17Mais la sécurité entre Français, la sécurité des personnes les plus fragiles.
00:09:21Les personnes violées, les personnes âgées, ce qu'on appelle les seniors.
00:09:25Et bien entendu, l'ensemble de ces jeunes mineurs qui peuvent être à un moment déconnectés de leur environnement familial.
00:09:32Parce qu'ils ont eu un parcours un peu chaotique.
00:09:34Ça fait partie aussi d'un enjeu de la République.
00:09:36Et là, on ne peut pas se satisfaire de cette solidarité d'aller à une marche blanche.
00:09:42Il faut éviter d'aller aux marches blanches.
00:09:44Éviter qu'elles se réalisent tout simplement.
00:09:46Parce que nous devons, et ça ce sera le rôle, j'espère, des candidats à la présidentielle,
00:09:51d'avoir un vrai débat et un vrai programme pour assurer la sécurité des personnes les plus fragiles.
00:09:59Dont les enfants, y compris la pénalisation de ceux qui se comportent de manière extrêmement violente vis-à-vis des
00:10:05plus fragiles.
00:10:06À la pénalisation des mineurs.
00:10:08Et je reviens et je rebondis sur ce que vous dites, Bernard, sur les propos qu'avait tenus la maman
00:10:13de Louis dans les colonnes du JDD.
00:10:15On va pouvoir effectivement avoir un petit aperçu.
00:10:18Les choses doivent changer.
00:10:19La justice doit prendre ses responsabilités.
00:10:21On ne peut plus s'appuyer sur des textes d'un autre temps pour juger des mineurs qui ne sont
00:10:26plus les mineurs d'autrefois.
00:10:28Donnons les moyens à la justice de faire son travail.
00:10:30Et cette phrase, quand on tue comme un homme, on paie comme un homme.
00:10:34Alexandra.
00:10:34Oui, tout à fait.
00:10:36Et je pense que c'est très important que les assassins de cet enfant soient punis et soient jugés comme
00:10:45des hommes.
00:10:46Évidemment, on parle souvent aussi d'excuses de minorité.
00:10:49Ce qui peut permettre de diminuer par deux le quantum de la peine encourue.
00:10:55Et donc là, je pense que pour Louis, évidemment, le crime, il n'y a pas de retour en arrière.
00:11:01Donc évidemment, ils doivent être jugés comme des hommes.
00:11:05Ils doivent prendre le maximum.
00:11:08Surtout, je pense que moi, comme tout le monde, j'ai été confrontée à ces images abjectes, horribles.
00:11:22Et au-delà de la douleur de Louis qui agonise, on les voit exultés, joyeux.
00:11:30Mais qui peut se réjouir de la souffrance d'un être humain ?
00:11:35Pour moi, ils n'ont aucune humanité.
00:11:38Donc on n'a aucune raison d'être sympathique, gentil, compréhensif.
00:11:44Ça suffit.
00:11:44Et au-delà aussi, bien sûr, de l'aspect justice, de ce volet justice, il y a aussi, Médie, l
00:11:52'accueil de ces enfants dans ces structures de l'aide sociale à l'enfance.
00:11:56Puisqu'on rappelle aussi que la mère de Louis l'a dit, l'adolescent Louis, avait alerté à plusieurs reprises
00:12:01les autorités.
00:12:02Parce qu'il avait été agressé bien avant, effectivement, ce drame.
00:12:06Rappelons quand même que normalement, la protection à la petite enfance, c'était une grande cause nationale.
00:12:11Aujourd'hui, quand on constate les dérives qu'il y a à l'ASE, on parle beaucoup de réseaux de
00:12:14prostitution aussi à l'ASE,
00:12:16c'est probablement l'un des pires endroits, je pense, en France.
00:12:19Rappelons quand même que la première mission de l'ASE, c'est la protection de l'enfance.
00:12:23Donc on a une institution qui reproduit la violence, alors que c'est censé être sa mission première de lutter
00:12:28contre cette même violence.
00:12:29Donc on a un véritable problème qu'elle a un enjeu d'État.
00:12:32Je suis d'accord avec Bernard pour dire que ça doit être un enjeu fondamental pour l'élection présidentielle.
00:12:37Ça doit être un débat énorme, notamment sur la justice, mais pas que.
00:12:40Quand on parle des marches blanches, on dit qu'elles se répètent, mais il faut aussi se rendre compte qu
00:12:44'il y a un moment très émotionnel en France.
00:12:46On a eu le cas Rosa, on a eu Liana, maintenant on a un sujet avec lui, ça ne touche
00:12:49que des adolescents ou des jeunes.
00:12:52Donc c'est forcément un moment important.
00:12:55Et il y a aussi une cause politique à tout ça, c'est quelle est la véritable marge de Gérald
00:12:58Darmanin ou du pouvoir politique quand il s'agit de la justice des jeunes.
00:13:01Rappelons que les personnes qui ont assassiné Louis, donc ils ont diffusé ça sur les réseaux sociaux, certains avaient 18
00:13:07ans ou plus, d'autres étaient mineurs.
00:13:08Lorsque vous allez parler de la justice des mineurs, ils ont tous tué Louis, mais la personne qui a 16
00:13:13ans, vous allez devoir le juger comme un enfant de 16 ans.
00:13:16Et la personne qui a 18 ans, elle, elle va prendre perpétuité.
00:13:18Donc il y aura une incohérence dans la peine, alors que dans le même groupe, ils ont tué la même
00:13:22personne.
00:13:22Et ça devient incompréhensible pour les personnes qui regardent la situation.
00:13:25L'avocat pénaliste qui est à vos côtés souhaite réagir.
00:13:29Avant, c'était appliqué automatiquement l'excuse de minorité, mais maintenant, les juges ont la possibilité de l'écarter.
00:13:37Ah ben ça, c'est très bien.
00:13:38Donc ça, ça existe déjà.
00:13:40Mais c'est un vrai enjeu, parce que lorsque vous regardez la situation et que vous voyez, vous êtes français,
00:13:45vous regardez la succession des événements tragiques de la sorte,
00:13:47vous faites face à ça, vous ne comprenez pas la situation.
00:13:49Donc il va y avoir à la fois un discours public du politique qui doit être tranché et vif sur
00:13:53ce sujet, et ça doit être absolument un sujet politique pour l'élection.
00:13:56On a une philosophie pénale, mais vous allez me dire que les juges ont tendance à privilégier l'accompagnement, la
00:14:04réinsertion et non pas l'enfermement.
00:14:07L'éducatif, mais c'est l'essentiel de la justice des minères, c'est d'être éducative plus que d
00:14:12'être répressive.
00:14:12Mais comme le dit la maman de Louis, au bout d'un moment, à quel âge aujourd'hui on met
00:14:17la majorité, et la majorité pénale ?
00:14:21C'est-à-dire qu'on a des enfants qui sont de plus en plus violents, et quand on filme
00:14:25ce type d'acte, on ne peut pas considérer qu'on est un enfant quand on a cet environnement de
00:14:30violence, de haine, de barbarie.
00:14:32Ce qui n'est pas aujourd'hui n'est pas celui d'il y a 40 ans plus.
00:14:36Je pense que ça fait partie, je suis convaincu d'un vrai débat de la présidentielle, parce que ça fait
00:14:40des années qu'on parle de l'excuse de minorité, il y a des avancées législatives,
00:14:44il y a une formation des magistrats, il y a une philosophie pénale et aussi une norme de réponse pénale.
00:14:51Il faut vraiment qu'on ait ce débat parce que c'est récurrent, et ça affaiblit l'autorité de l
00:14:54'État et la souveraineté à l'État dans les territoires.
00:14:57J'aimerais aussi vous faire réagir, puisqu'on parle de l'aide sociale à l'enfance notamment.
00:15:02On sait, Louis était accueilli dans l'une des structures de l'ASEU, et ce jeudi, il y avait un
00:15:06projet de loi relatif à la protection des enfants
00:15:08qui a été examiné à l'Assemblée nationale en commission spéciale.
00:15:11Les Insoumis avaient déposé un amendement.
00:15:13Il permettait, cet amendement, aux personnes fichées pour infraction terroriste d'accueillir des enfants placés par l'ASEU.
00:15:20L'amendement a finalement été rejeté.
00:15:22Comment on peut expliquer une telle proposition de la part du groupe LFI ?
00:15:27Alors là...
00:15:29Non mais là c'est tellement lunaire, qu'est-ce qu'on peut dire ?
00:15:32C'est même difficile à expliquer.
00:15:33Alors ça veut dire quoi ? C'est que les gens qui sont terroristes ne sont pas si mal dans
00:15:37le fond,
00:15:38donc on peut les laisser éduquer des enfants avec une mentalité terroriste ?
00:15:45Assez étonnante.
00:15:45Je sais pas.
00:16:00Assez étonnante.
00:16:01Moi, mais je vous redonne la parole.
00:16:02Le présent amendement vise à supprimer à l'article 5 les références au fichier judiciaire national automatisé
00:16:07des auteurs d'infractions terroristes lorsqu'elles sont utilisées pour caractériser une incompatibilité exercée auprès d'un mineur.
00:16:12Voilà ce qu'il dit là.
00:16:13Mais ça n'a pas de sens.
00:16:14Un terroriste ne peut pas accueillir des enfants.
00:16:16Je ne comprends même pas la proposition politique.
00:16:18Je ne comprends même pas l'intérêt de faire ça.
00:16:20Alors les personnes présentes de l'opposition étaient assez sidérées aussi.
00:16:25Oui, mais on est justement dans l'affirmation vis-à-vis de LFI d'un ennemi.
00:16:35L'ennemi, ce n'est pas une jeunesse désorganisée, désorientée, violente.
00:16:40C'est la police.
00:16:41C'est l'État.
00:16:43Et donc, moi, je trouve que ça fait partie d'une certaine cohérence,
00:16:46même si c'est extrêmement dangereux pour la République,
00:16:50capacité de nier une réalité, c'est-à-dire de faire en sorte que la jeunesse en général,
00:16:57y compris violente, voire terroriste, voire barbare,
00:17:01a une excuse de minorité pour une partie de la vie politique.
00:17:07Et ça, c'est extrêmement grave.
00:17:08C'est pour cela que je crois qu'il faut être extrêmement vigilant sur ce type d'amendements,
00:17:13sur ce type de propositions.
00:17:14Mais je ne crois pas que ça va s'arrêter, Mickaël.
00:17:16Je crois que la mise en avant d'un certain nombre de publics dans le cadre de la présidentielle,
00:17:23dans la capacité, même si c'est les mineurs, ils n'ont pas le droit de voter,
00:17:27mais ils ont un entourage, ils ont un environnement,
00:17:29et donc il y a une capacité de séduction,
00:17:30je crois que ça va s'amplifier dans les semaines à venir.
00:17:33Mais je pense aux Français et aux téléspectateurs qui nous regardent,
00:17:37qui, pour la majorité d'entre eux,
00:17:39souhaitent que les personnes qui, en cadre des mineurs,
00:17:42soient, j'allais dire, surveillées à minima,
00:17:45qu'on connaisse en tout cas leur pédigré, leur parcours,
00:17:49et là, vous avez un amendement qui va dans le sens inverse.
00:17:52Il faut qu'on ait des personnes équilibrées pour que ces personnes puissent s'occuper d'enfants.
00:17:57Il faut qu'elles aient quand même des valeurs à transmettre,
00:18:00et qu'elles soient modérées, équilibrées.
00:18:03Oui, on le voit bien avec le scandale.
00:18:04Par un terroriste, ce n'est pas équilibré.
00:18:05Ah ben, là, c'est l'inverse.
00:18:07C'est l'inverse.
00:18:08Le scandale des pédocriminels dans un certain nombre de municipalités
00:18:13fait partie aussi de ce type de réflexion,
00:18:16c'est-à-dire quels moyens aujourd'hui on met pour verrouiller,
00:18:20s'assurer de l'honorabilité, je mets entre guillemets,
00:18:24des personnes et de la compétence qui encadrent des mineurs
00:18:28dans le cadre des valeurs, je le redis, de la République et de la démocratie.
00:18:31Allez, dans quelques instants, on va parler du pape,
00:18:34qui est du côté de Lampedusa, île italienne,
00:18:38où de nombreux migrants arrivent, traversent la Méditerranée.
00:18:43Il s'est exprimé, le pape, le souverain pontife Léon XIV,
00:18:47sur ces migrants.
00:18:48On va pouvoir l'écouter, mais juste avant,
00:18:51c'est le journal de Valentin Rouillon.
00:18:53Rebonjour mon cher Valentin.
00:18:56Les feuilles sont là ?
00:18:57Les feuilles sont là ?
00:18:58Les feuilles sont là, je disais,
00:18:59on est peut-être un peu loin, mon cher Mickaël.
00:19:01Tout à fait, la plus loin, nous sommes en direct.
00:19:03Il est 15h29, j'allais dire 14h, non, 15h29.
00:19:06Et on va commencer effectivement avec ces incendies
00:19:08qui frappent notamment le sud de la France.
00:19:10Ils ont été très nombreux ces derniers jours,
00:19:13et notamment du côté de l'Aude,
00:19:14où effectivement, les flammes ont ravagé beaucoup,
00:19:18beaucoup de territoires.
00:19:19Et encore, à l'instant,
00:19:22150 pompiers sont toujours mobilisés dans le département.
00:19:25Alors, le feu est fixé, mais effectivement,
00:19:26ils continuent de surveiller la zone.
00:19:28Oui, tout à fait, il n'est pas encore totalement éteint.
00:19:31900 hectares ont été parcourus en 48 heures.
00:19:34Christophe, agriculteur et habitant de Pouzol-Minervois,
00:19:37tout perdu.
00:19:38Il était au micro de Mathilde Ibanez et Timothée Forger.
00:19:41Écoutez-le.
00:19:42J'ai perdu tout mon stock de l'année de foin,
00:19:46que j'avais stocké il y a quelques jours.
00:19:48Et puis, également, le tracteur qui est juste après,
00:19:53il a été brûlé en totalité.
00:19:56C'est un tracteur qu'il y a le prêt encore dessus.
00:19:59Et puis, l'assurance, étant donné que je suis assuré un peu plus bas,
00:20:03ils m'ont fait comprendre qu'ils voulaient presque rien entendre.
00:20:06J'ai quatre années de chevaux,
00:20:07et du coup, sans tracteur, je ne peux plus rien faire.
00:20:10Vous avez perdu beaucoup de matériel.
00:20:13Également, la tonnelle qui se trouve juste ici.
00:20:15Oui, ça, c'est la première chose qui a été brûlée.
00:20:18Elle a brûlé en totalité.
00:20:21Dans l'affaire du Nord, tout est parti en fumée.
00:20:25Et ce premier week-end de juillet, Marc aussi,
00:20:27le premier week-end de départ en vacances.
00:20:30Soyez patient et puis surtout, soyez prudent aussi.
00:20:32Oui, Bison Futé, il faut avoir rouge dans le sens des départs
00:20:35sur le quart nord-ouest de la France aujourd'hui.
00:20:38Des conditions de circulation qui s'annoncent très difficiles.
00:20:41Aucun problème dans le sens des retours, évidemment.
00:20:43Et dimanche, seule la région Rhône-Alpes devrait poser quelques difficultés
00:20:47dans le sens des départs.
00:20:48Au retour, ce sera en Ile-de-France.
00:20:50Et puis, un petit mot de sport.
00:20:52On parlait tout à l'heure de rugby et des bleus.
00:20:54Désormais, c'est les bleus, mais au football,
00:20:55qui jouent ce soir ce huitième finale de la Coupe du Monde face au Paraguay.
00:21:00Ce sera à 23h.
00:21:01La dernière rencontre entre les deux équipes est une rencontre historique.
00:21:06C'était en 1998.
00:21:08Ça s'est plutôt bien terminé, d'ailleurs, pour les bleus.
00:21:09Oui, les bleus s'étaient imposés à Lens face au Sud américain en prolongation.
00:21:15Capitaine des bleus à l'époque, Didier Deschamps,
00:21:17ne prévoit pas beaucoup de changements par rapport au match contre la Suède.
00:21:21Mardi, seul Manukone devrait intégrer le 11 en lieu et place d'Aurélien Chouameni.
00:21:26Forfait de dernière minute, début du match, vous l'avez dit.
00:21:28À 23h en France, une rencontre qui pourrait être perturbée par des orages.
00:21:32Beaucoup de Français seront devant le match.
00:21:35Et puis devant CNews aussi, bien évidemment.
00:21:36N'hésitez pas à faire des petits allers-retours.
00:21:39Et surtout à rester chez nous, bien sûr.
00:21:41Les Etats-Unis célèbrent aujourd'hui les 250 ans de leur indépendance
00:21:45qui marquent la rupture de 13 colonies avec la couronne britannique.
00:21:50Oui, regardez les données de suivi de ce vol sur Flightradar.
00:21:55Hier, un pilote qui a tracé pendant 6 heures dans le ciel,
00:21:58USA 250, encadré par la forme géographique des Etats-Unis.
00:22:03Donald Trump, lui, s'est exprimé et a rappelé l'importante puissance de son pays.
00:22:08Écoutez-le.
00:22:12Tout simplement, le communisme représente les pires idées
00:22:15et les pires abus de l'histoire par les pires personnes.
00:22:18La naissance de l'Amérique représente les meilleures idées
00:22:21et les meilleures traditions de l'histoire par les meilleures personnes, comme vous.
00:22:27Vous pouvez être loyal à Karl Marx ou loyal aux Etats-Unis.
00:22:30Vous pouvez être un communiste ou vous pouvez être un patriote.
00:22:33Vous ne pouvez pas être les deux.
00:22:38Et puis à l'international, le Mali a été de nouveau visé par des attaques d'ampleur djihadistes
00:22:43et de leurs alliés indépendantistes Touareg.
00:22:46Oui, depuis environ 5 heures, l'ocale des attaques sont en cours dans plusieurs localités maliennes,
00:22:51à Gao, à Nefi ou encore à Sévaré notamment.
00:22:54Des combats qui surviennent un peu plus de deux mois après des attaques d'ampleur
00:22:58menés par des terroristes rattachés à Al-Qaïda, qui avaient tué le ministre de la Défense malien.
00:23:04Et puis enfin, il y a 50 ans exactement, des commandos israéliens libéraient
00:23:08102 otages, surtout des Israéliens mais aussi des Français.
00:23:12Oui, c'est un groupe terroriste palestinien d'extrême gauche
00:23:15qui avait détourné un avion d'Air France
00:23:18qui effectuait la liaison Tel Aviv-Paris avec une escale à Athènes.
00:23:21L'avion fut détourné sur l'Ouganda à 4500 km au sud.
00:23:25Cette opération spectaculaire baptisée Opération Tonnerre
00:23:28a suscité l'admiration du monde entier.
00:23:31Mais le frère de Benjamin Netanyahou, Yonatan, y a perdu la vie.
00:23:34Harold Iman est avec nous.
00:23:36Quelles traces se raident, a-t-il laissé Harold ?
00:23:39Alors déjà en Israël, ça a laissé des traces
00:23:41puisque c'est le propre frère de Benjamin Netanyahou,
00:23:44on pourra le voir sur les images,
00:23:46qui a trouvé la mort.
00:23:47C'est l'unique soldat israélien à gauche
00:23:51et à droite c'est Benjamin Netanyahou
00:23:54à avoir trouvé la mort.
00:23:56Netanyahou Benjamin étant lui aussi un commando à l'origine.
00:24:00Ils ont donc effectué un raid sur l'aéroport d'NTB
00:24:05que les Israéliens eux-mêmes avaient construit,
00:24:07les ingénieurs israéliens en 1966,
00:24:09à l'époque où le dictateur ougandais Hidi Amin Dada
00:24:14était grand ami d'Israël,
00:24:17mais il a changé d'avis
00:24:18et il a détourné ce vol d'Air France.
00:24:21Notons que l'équipage français d'Air France
00:24:24a refusé de se faire évacuer.
00:24:26Ils sont restés solidaires des otages jusqu'à la dernière seconde.
00:24:30On a quand même libéré 48 personnes sur le tarmac
00:24:33avant de procéder à l'attaque.
00:24:34Et cela inspire bien sûr les services action du monde entier.
00:24:39Signalons que les Israéliens qui ont des services un peu,
00:24:42pas plusieurs têtes, il y a des régiments,
00:24:44il y a le Mossad bien sûr, le contre-espionnage et l'espionnage étranger,
00:24:48qui travaillent ensemble.
00:24:50C'est un peu sur le modèle britannique des SAS,
00:24:53et c'est également les SAS qui ont inspiré les services français
00:24:57qui étaient repliés à Londres pendant la Deuxième Guerre mondiale.
00:25:01Merci beaucoup Harold, et puis restez avec nous bien sûr.
00:25:04On profite pour vous saluer d'ailleurs puisque vous nous avez rejoint.
00:25:07Merci beaucoup Valentin.
00:25:08On se retrouve à 16h pour le rappel des titres.
00:25:10Et en attendant, on va parler du pape Léon XIV,
00:25:13qui est donc à Lampedusa, petite italienne,
00:25:16devenue un symbole, l'un des symboles de la crise migratoire en Europe,
00:25:19après s'être recueillie dans un cimetière où reposent les migrants.
00:25:23Et puis face à la mer, le souverain pontife a lancé un message à l'Europe.
00:25:27Je vous propose de l'écouter.
00:25:31Grâce à sa position géographique et ses structures institutionnelles,
00:25:35l'Europe est en mesure d'aborder la crise de manière organique.
00:25:44En inscrivant les premiers secours dans un plan stratégique à long terme,
00:25:48capable d'accueillir, de protéger, de promouvoir et d'intégrer les migrants,
00:25:52tout en aidant au développement de ces pays,
00:25:55afin que plus personne ne soit forcé à émigrer.
00:26:06Tout ceci doit être fait en respectant la dignité de tout le monde.
00:26:11Voilà, Léon XIV qui veut intégrer les migrants dans les pays d'accueil
00:26:16et dans le même temps, il veut également aider les pays d'où sont originaires ces migrants
00:26:21pour qu'ils n'aient plus à partir de chez eux et à traverser la Méditerranée.
00:26:26Est-ce que le pape est dans son rôle ?
00:26:29Moi, je pense qu'il est tout à fait dans son rôle.
00:26:32Je pense que quand on est pape, ou même un simple religieux,
00:26:36on se doit de vouloir aider son prochain, de l'accueillir et de le soutenir.
00:26:41Donc, évidemment, j'aurais été très surprise que le pape ait un discours autre que celui-ci.
00:26:47Néanmoins, même s'il est bien dans son rôle de pape,
00:26:51quand il dit qu'effectivement l'Europe doit accueillir et soutenir tous les migrants
00:26:57qui souhaiteraient s'y réfugier,
00:27:01là, j'ai envie de dire au pape de rester plus dans son rôle
00:27:06et de nous proposer, sinon à ce moment-là, peut-être une aide du Vatican
00:27:10parce qu'on sait qu'ils sont quand même assez fortunés.
00:27:13Alors, pourquoi pas, s'ils veulent faire une subvention spécifique ?
00:27:16Mais sinon, je ne vois pas en quoi le pape est légitime à donner des injonctions à l'Europe.
00:27:22Il avait été plus mesuré, Alexandre, lors de son déplacement aux Canaries
00:27:27où le pape avait également soutenu les migrants.
00:27:30Il n'y avait pas de surprise, mais il avait appelé à ce moment-là
00:27:33les migrants à faire des efforts, à s'intégrer dans les pays d'accueil,
00:27:36à respecter les lois, connaître les coutumes, apprendre la langue,
00:27:39sans effacer, bien sûr, leur histoire personnelle.
00:27:42C'est vrai qu'effectivement, ce qu'il avait dit aux Canaries
00:27:45diffère quelque peu, finalement, de ce qu'il a pu dire à Lampedusa.
00:27:49Oui, je trouve qu'il est dans une position un peu d'équilibre.
00:27:53Il a bien conscience qu'il y a une crise migratoire, il le sait, c'est aussi sa parole.
00:27:56Il est quand même à la tête de l'Église chrétienne,
00:27:58donc c'est aussi un chef d'État.
00:28:00Il a une certaine importance.
00:28:01Ce qu'il dit, c'est qu'il faut avoir absolument conscience
00:28:04de la crise migratoire, mais ça nécessite aussi forcément une intégration.
00:28:08Dire que ce n'est pas juste aux pays de recevoir,
00:28:10c'est aussi aux personnes qui entrent sur le territoire
00:28:12de parfaitement s'intégrer.
00:28:13Son allocution qu'il avait faite aux Canaries
00:28:15était précisément sur la langue, la nécessité du travail.
00:28:18Et là, on voit bien que c'est plutôt un élan européen qui est intéressant.
00:28:20On a des problématiques énormes sur le sujet des migrants,
00:28:23ou des OQTF, ou de tout ce qui touche de près ou de loin ce sujet.
00:28:26Et là, le PAP dit, effectivement, il y a une problématique,
00:28:28mais il faut aussi faire en sorte d'intégrer les gens.
00:28:31Et c'est aussi une responsabilité des migrants eux-mêmes.
00:28:33Donc je trouve que c'est plutôt un point d'équilibre.
00:28:35Ça peut orienter en partie le débat.
00:28:37Je trouve ça intéressant.
00:28:38Après, il n'y a pas de proposition politique derrière,
00:28:40ce n'est pas son rôle non plus.
00:28:41Mais il essaie plus ou moins d'orienter,
00:28:42ou du moins de cadrer le débat.
00:28:43Je trouve sa position intéressante.
00:28:45Après, ça sera aux décisionnaires politiques européens,
00:28:49soit de s'en saisir, soit de s'en inspirer.
00:28:51Oui, mais il va à l'encontre de ce que dit aujourd'hui la politique européenne,
00:28:54ou la politique qui est menée par l'Union Européenne.
00:28:56Forcément, au Danemark, en Italie,
00:28:58c'est aussi une grande partie de ce qu'a fait Georgia Meloni.
00:29:00Elle a beaucoup insisté sur l'intégration par le travail.
00:29:03C'est aussi un point important.
00:29:04Ce qui s'est passé au Danemark,
00:29:05au Danemark, on dit que c'est la gauche danoise
00:29:07qui est très forte.
00:29:08C'est elle qui met sur la position sur les migrants.
00:29:10C'est plutôt une position qui peut être inspirée de ce sujet-là.
00:29:13Où, effectivement, il y a à la fois une position très dure,
00:29:15mais si vous voulez rentrer sur le territoire,
00:29:16il va forcément absolument falloir s'intégrer.
00:29:18Soit par le travail, soit par la langue.
00:29:20On ne peut plus accueillir des gens
00:29:21sans qu'ils aient le besoin nécessaire de se sentir intégrés.
00:29:24Il faut qu'ils s'intègrent aussi.
00:29:26C'est à la fois, c'est dual.
00:29:27Il faut à la fois qu'on ait la capacité d'accueillir,
00:29:28mais il faut aussi que les personnes veulent être accueillies.
00:29:31Bernard, rapidement.
00:29:31Oui, mais je crois que c'est le rôle du souverain comptif
00:29:34d'ouvrir son cœur et d'ouvrir aussi les pays
00:29:38à une immigration choisie qui respecte les États
00:29:42et qui respecte aussi les modes de vie.
00:29:44Parce que l'Église ne veut pas se priver non plus
00:29:48de la voie de la vie.
00:29:48Oui, mais ce n'est pas la vie de tous les catholiques.
00:29:50Non, mais c'est ce que j'allais dire de la voie de tous ses fidèles.
00:29:52Parce que tous les fidèles en Europe aujourd'hui
00:29:54ont tendance à restreindre et vouloir fermer les frontières.
00:29:57Notamment, ça a été très bien dit par Médie,
00:29:59ceux qui ne respectent ni nos normes, ni nos lois
00:30:02et qui sont aujourd'hui à la tête de mafias.
00:30:06Donc, c'est un vrai enjeu.
00:30:07Mais c'est le rôle du pape d'avoir ce chaud et ce froid.
00:30:10Et c'est tout à l'honneur de l'Église aussi de ne pas stigmatiser dans son discours
00:30:15tel ou tel État, tel ou tel dirigeant,
00:30:18parce qu'il aurait pu effectivement mettre le doigt sur telle ou telle difficulté locale.
00:30:22J'aimerais qu'on conclue cette première heure avec un mot quand même
00:30:25sur ce qui se passe en Iran.
00:30:27Puisque, vous le savez sûrement, en ce moment,
00:30:29c'est les funérailles de l'Ayatollah Ali Rahmenei
00:30:31qui ont débuté ce samedi.
00:30:33Elles vont durer six jours.
00:30:34Le guide suprême avait été tué le 28 février dernier
00:30:37lors d'un bombardement israélo-américain.
00:30:41Aaron, j'aimerais qu'on revienne rapidement dessus
00:30:43parce qu'effectivement, le timing interroge de ces funérailles.
00:30:46Est-ce qu'il y a eu une volonté de la part du régime iranien
00:30:48de placer ces funérailles là ce samedi
00:30:51en sachant bien sûr qu'un accord cadre vient d'être signé
00:30:54et qu'on est en négociation avec les Etats-Unis ?
00:30:57Alors, la réponse courte, c'est bien évidemment.
00:31:00Mais, soyons précis, le régime lui-même n'en a pas fait état.
00:31:04Ils n'ont pas dit, voilà, c'est la vengeance,
00:31:06on va faire ça le jour de votre naissance criminelle.
00:31:10Bon, mais quand il a trouvé la mort Ali Rahmenei,
00:31:15normalement, il devait être enseveli dans les 24 heures.
00:31:18Mais on peut faire des exceptions théologiques.
00:31:22On en a fait une pour lui et il devait être inhumé un peu plus tard.
00:31:28Et finalement, on l'a repoussé, repoussé jusqu'à après la signature
00:31:30du mémorandum irano-américain qui laisse du temps
00:31:37à une négociation finale sur le statut nucléaire, surtout de l'Iran.
00:31:42Mais on voit qu'il y a quand même encore beaucoup de fidèles,
00:31:45de supporters du régime iranien, en tout cas sur ces images.
00:31:48On voit aussi beaucoup d'anti-américanisme
00:31:50avec des messages en direction de Trump et des Etats-Unis.
00:31:53Absolument, ça c'est classique, là, dans la grande Mossala,
00:31:57ce complexe avec une mosquée dedans.
00:32:00Mais, si vous voulez, moi je vois une répétition permanente
00:32:04des grands meetings du régime.
00:32:08C'est toujours le même genre de femmes, c'est toujours le même genre de drapeaux,
00:32:12c'est toujours des hommes d'un âge moyen qui font des gestes
00:32:17qu'ils ont faits mille fois.
00:32:18Est-ce que c'est une poussée populaire énorme ? Non.
00:32:23Est-ce que c'est totalement clairsemé ? Non plus.
00:32:26Voilà, le régime...
00:32:27Vous voyez, au fond, si on regarde sur les images,
00:32:30il n'y a pas toujours de la foule partout.
00:32:32On n'est pas devant un ou deux millions de personnes à terrain.
00:32:36Mais le régime dit, d'ici le 9, lorsque le guide suprême défunt sera inhumé,
00:32:46il y aura eu entre 15 et 20 millions.
00:32:47Mais c'est eux qui le disent.
00:32:48On n'a pas ce chiffre, on ne peut pas, et on sera très intéressé de voir
00:32:51et de voir si son fils, qui est maintenant le guide suprême,
00:32:54va venir, fait son apparition.
00:32:56Point d'interrogation pour le moment.
00:32:57Merci en tout cas Harold Iman pour vos lumières, effectivement,
00:33:01sur ce qui se passe du côté de l'Iran.
00:33:02Et puis, bien sûr, restez avec nous, dans un instant, on parlera de couvre-feu,
00:33:06puisque la mesure a été prise par de nombreux maires,
00:33:08notamment en cette période de Coupe du Bond.
00:33:10Est-ce qu'elle est efficace ?
00:33:11Oui ou non.
00:33:12On aura l'occasion d'en parler avec le maire de Clermont-Ferrand.
00:33:15Restez avec nous, on revient dans quelques instants.
00:33:16A tout de suite.
00:33:21C'est 16h, 120 minutes, infos, ça continue.
00:33:23Merci beaucoup d'être avec nous dans un instant.
00:33:26On va parler des couvre-feux, puisque c'est une mesure prise par de nombreux maires
00:33:30un peu partout en France, notamment en cette période de Coupe du Monde.
00:33:34Couvre-feu qui concerne principalement les mineurs.
00:33:37On va en parler avec nos invités.
00:33:38Mais juste avant, c'est le rappel des titres de Valentin Rouillon.
00:33:41Cette marche en hommage à Louis, en ce moment même, à Carcassonne,
00:33:46cet adolescent de 17 ans, lynché, a mort le 19 juin dernier.
00:33:50Un événement à l'initiative des amis et du père du jeune homme
00:33:54qui a déclaré il y a quelques instants
00:33:56« Tu avais la vie devant toi, mais ces barbares en ont décidé autrement.
00:34:00Ses proches ont appelé à la présence du plus grand nombre. »
00:34:03De nombreux incendies en France, mais aussi en Europe,
00:34:05notamment dans le nord-est de l'Espagne, près de la touristique Costa Brava.
00:34:092 200 hectares parcourus par un feu désormais maîtrisé.
00:34:13Des feux de forêt aussi au Portugal, à Vuzela, dans le nord notamment.
00:34:1610 000 hectares ravagés.
00:34:18Le pays qui a vécu lui aussi ses premiers incendies majeurs de l'été
00:34:21qui ont fait au moins 9 blessés.
00:34:24Et puis à Téhéran, les funérailles du guide suprême Aliramena
00:34:26ayant officiellement commencé.
00:34:27L'événement doit se dérouler sur 6 jours.
00:34:30Des milliers d'Iraniens ont afflué dès l'aube,
00:34:314 mois après la mort de l'Ayatollah dans les frappes israélo-américaines.
00:34:35Et les autorités iraniennes attendent entre 15 et 20 millions de personnes
00:34:38rien qu'à Téhéran, des funérailles qui s'annoncent
00:34:41comme les plus grandes de l'histoire du pays, Mickaël.
00:34:44Merci beaucoup Valentin Rouillon.
00:34:46On vous retrouve donc dans un peu moins d'une demi-heure
00:34:47pour un nouveau rappel des titres.
00:34:49On va parler des couvre-feux puisque vous n'êtes pas sans savoir
00:34:52que ce soir à 23h, la France affronte le Paraguay,
00:34:558e de finale de Coupe du Monde.
00:34:57Des milliers de Français sont attendus dans les rues
00:35:00pour regarder le match, pour peut-être célébrer aussi
00:35:02une éventuelle victoire.
00:35:03Une situation qui inquiète de nombreux maires
00:35:06qui ont décidé de mettre en place des couvre-feux,
00:35:08des élus qui souhaitent éviter des scènes de violence.
00:35:11Regardez ce sujet de Chloé Tarka.
00:35:13Et puis juste après, on sera avec le maire de Clermont-Ferrand,
00:35:15l'une des villes qui a effectivement mis en place un couvre-feu.
00:35:20Empêcher que les scènes de violence ne se répètent
00:35:23pendant la Coupe du Monde, c'est le choix fait par plusieurs maires
00:35:26qui ont décidé de cibler les mineurs avec des couvre-feux temporaires.
00:35:30A Denain, dans le Nord, la décision fait suite aux incidents
00:35:33survenus après le match France-Norvège du 26 juin.
00:35:37Cette nuit-là, des dizaines de jeunes sont impliqués
00:35:39dans des dégradations.
00:35:41Trois jours plus tard, la mairie réagit.
00:35:43Jusqu'au 1er septembre, les mineurs de moins de 16 ans
00:35:46ne peuvent plus circuler seuls dans les rues de la commune
00:35:48après 22 heures.
00:35:50Pour la maire socialiste, la responsabilité incombe aussi aux parents.
00:35:54Pour moi, c'est clair.
00:35:55Quand on a 11, 13 ou 15 ans,
00:35:57on n'est pas en bande d'enfants sauvages lâchés dans la ville
00:36:00à 2h du matin pour fêter l'équipe de France.
00:36:02Je ne laisserai pas Denain être détruite par une bande de gamins
00:36:05dont les parents n'ont ce nom que par celui qui enfante
00:36:08et non celui qui élève, éduque et protège.
00:36:10Autre exemple, à Moulins, dans l'Allier,
00:36:12où les jeunes de moins de 16 ans devront rester chez eux
00:36:15entre 22h et 6h du matin jusqu'à la fin du mois.
00:36:18Des mesures similaires ont également été mises en place
00:36:21à Clermont-Ferrand ou encore à Toulouse
00:36:24dès le début de la compétition.
00:36:26Des arrêtés qui ne font toutefois pas l'unanimité.
00:36:29La Ligue des droits de l'homme les conteste
00:36:30et a décidé de saisir le tribunal administratif.
00:36:35Et pour en parler, on est avec Julien Bonny, maire de Clermont-Ferrand.
00:36:39Bonjour, monsieur le maire.
00:36:41Merci d'être avec nous en direct sur CNews.
00:36:44Vous êtes l'un des maires en France à avoir pris cette décision
00:36:48d'établir un couvre-feu.
00:36:50Comment vous allez l'appliquer ?
00:36:52Et surtout, est-ce que vous craignez des débordements ce soir ?
00:36:56Alors en fait, j'ai pris cette arrêtée
00:36:59parce que tout simplement, j'ai constaté
00:37:00après la victoire du PSG en Ligue des champions
00:37:03des scènes de violence inacceptables
00:37:06dans le centre-ville de Clermont-Ferrand.
00:37:07Cela s'est reproduit le week-end suivant.
00:37:10Et donc, pendant la durée de la Coupe du Monde,
00:37:12je ne veux pas que ces phénomènes se reproduisent.
00:37:14Comment nous les mettons en œuvre ?
00:37:16Simplement en déployant des forces de l'ordre
00:37:19en coordination avec la police nationale,
00:37:20la police municipale.
00:37:22Et cet arrêté de couvre-feu offre un cadre juridique
00:37:25à nos forces de l'ordre
00:37:26pour leur permettre de le faire respecter
00:37:28sur le terrain, tout simplement.
00:37:30Que pour certains matchs ?
00:37:31Que pour...
00:37:33Non, pas pour certains matchs.
00:37:34Cet arrêté, je l'ai pris pour toute la durée
00:37:37de la compétition.
00:37:38Et donc, il est valable jusqu'au 19 juillet inclus
00:37:41dans tout l'hypercentre de Clermont-Ferrand
00:37:44de 23h à 7h.
00:37:45Et il s'adresse aux mineurs de moins de 16 ans
00:37:48non accompagnés.
00:37:49Vous parlez de cadre juridique.
00:37:51On le sait, la Ligue des droits de l'homme
00:37:52a obtenu la suspension d'un couvre-feu
00:37:55qui a été mis en place dans une autre ville,
00:37:56celle du Puy-en-Velay.
00:37:57Le vôtre, lui, a été maintenu.
00:38:00Il était aussi attaqué par la LDH.
00:38:02Qu'est-ce qui a fait la différence ?
00:38:03Est-ce que vous craignez que cette association
00:38:05revienne à la charge ?
00:38:07Qu'est-ce qui a fait la différence ?
00:38:08Tout simplement, peut-être le fait
00:38:10qu'à Clermont-Ferrand, cet arrêté
00:38:11était largement justifié.
00:38:13Je vous l'ai dit, je l'ai pris avant
00:38:15le début de la compétition,
00:38:16mais je l'ai pris surtout à la suite
00:38:18de deux week-ends successifs
00:38:20pendant lesquels notre centre-ville
00:38:22a été marqué par des exactions
00:38:24qui ont été commises en très grande partie
00:38:26par de très jeunes mineurs,
00:38:2812 ans, 13 ans, 14 ans.
00:38:30Et donc, je crois qu'il était largement justifié.
00:38:33Je vais vous dire, il est même largement accepté
00:38:35par l'ensemble et une écrasante majorité
00:38:37de la population ici à Clermont-Ferrand.
00:38:38Merci beaucoup, monsieur le maire.
00:38:41Voilà, vous êtes l'un des maires de France
00:38:43à avoir mis en place ce couvre-feu
00:38:45pendant la Coupe du monde de football.
00:38:47Que pensez-vous de cette mesure du couvre-feu ?
00:38:50Alors, on l'a vu, effectivement,
00:38:52malgré toute la bonne volonté politique
00:38:53de certains maires qui essayent effectivement
00:38:56d'encadrer et d'éviter des débordements
00:38:59pendant les festivités.
00:39:01Il y a certaines associations,
00:39:02notamment la Ligue des droits de l'homme,
00:39:03qui attaquent ces couvre-feu.
00:39:06Alors, ça a fonctionné au pur en vlède
00:39:08puisque, effectivement, le couvre-feu
00:39:10a été suspendu, pas à Clermont-Ferrand.
00:39:12Mais est-ce qu'aujourd'hui,
00:39:13vous considérez que cette mesure a été utile ?
00:39:15Ce n'est pas la première fois, Michael,
00:39:17que des élus municipaux prennent des mesures
00:39:21de restriction de sortie des mineurs
00:39:23de 16 ans, voire de 13 ans,
00:39:25y compris l'été,
00:39:27pour tout simplement sécuriser l'espace public
00:39:29et sécuriser ici les mineurs
00:39:30parce que leur rôle,
00:39:32c'est de les protéger contre eux-mêmes.
00:39:34On a bien vu tout à l'heure
00:39:35que la minorité n'implique pas une sécurité,
00:39:40voire une dangerosité,
00:39:41au contraire, aujourd'hui, entre eux-mêmes.
00:39:44Donc, il y a cet enjeu de sécurité dans les villes
00:39:47et ça a été rappelé par une édile de Denain,
00:39:51je crois,
00:39:52que le rôle initial serait normalement
00:39:55celui des parents de contrôler
00:39:57les sorties des enfants.
00:39:59Mais un certain nombre de parents,
00:40:00je ne vais pas dire sont complices
00:40:02parce que le terme n'est pas juste,
00:40:03mais sont complètement débordés.
00:40:05Et quand ils ont du mal à gérer eux-mêmes,
00:40:07comment voulez-vous qu'ils gèrent des jeunes
00:40:09qui, parfois, sont extrêmement violents,
00:40:11voire qui ont un rôle moteur
00:40:13en matière de financement,
00:40:15de manière légale ou illégale,
00:40:17de la vie familiale.
00:40:17Et ça, il faut le reconnaître.
00:40:18Alors, ce qui est quand même plus grave,
00:40:21c'est qu'une organisation
00:40:23qui a eu un rôle important
00:40:26dans la République,
00:40:27c'est-à-dire la Ligue de l'Homme,
00:40:28aujourd'hui, soit uniquement centré
00:40:32sur la contestation des arrêtés municipaux.
00:40:34Ce n'est pas la première fois
00:40:35qu'on a l'impression
00:40:36que cette organisation déborde un peu
00:40:39de son soutien normal
00:40:41qui est la défense des personnes
00:40:45les plus fragiles
00:40:46et les plus, j'allais dire,
00:40:48en difficulté de droit dans la République.
00:40:49Un mineur, aujourd'hui, pour moi,
00:40:51il n'est pas en difficulté de droit.
00:40:53C'est plutôt l'environnement
00:40:54qui mérite d'être protégé.
00:40:56Et donc, on voit bien la difficulté
00:40:58pour les maires de pouvoir,
00:41:00tout simplement,
00:41:01assurer une sécurité
00:41:02qui est partagée.
00:41:03C'est une attente des riverains.
00:41:05C'est une attente des citoyens.
00:41:06Et on entendait, effectivement,
00:41:07le maire de Clermont-Ferrand
00:41:08dire que les habitants
00:41:10étaient favorables à ce qu'il y a.
00:41:11Une ville LR.
00:41:13Ça a été pendant longtemps
00:41:14une ville PS
00:41:15avec un maire emblématique
00:41:16qui s'appelait Roger Quillot
00:41:17qui a même été ministre.
00:41:19François Mitterrand,
00:41:19si ma mémoire est bonne.
00:41:21Donc, tout ça fait partie
00:41:22d'une réalité aujourd'hui.
00:41:24Il y a un vrai enjeu de sécurité
00:41:25et pas uniquement
00:41:26pendant les événements festifs
00:41:28de la Coupe du Monde,
00:41:29mais plus globalement,
00:41:31faire en sorte
00:41:32que des jeunes
00:41:33ne soient pas laissés
00:41:34à eux-mêmes,
00:41:35y compris en bonheur
00:41:35en garnisant,
00:41:36ce qui est encore plus grave,
00:41:37dans l'espace public.
00:41:38Vous parliez du rôle
00:41:39des parents.
00:41:40Il y a une question
00:41:41qui se pose,
00:41:41c'est comment aujourd'hui
00:41:42on peut responsabiliser
00:41:43les parents,
00:41:44faire en sorte
00:41:44qu'ils prennent en charge,
00:41:45ça devrait être naturel,
00:41:46mais qu'ils s'occupent
00:41:47en tout cas de leurs enfants,
00:41:48évident qu'ils se trouvent
00:41:48à des heures tardives
00:41:50dans la rue.
00:41:50Est-ce que la seule solution,
00:41:52malheureusement,
00:41:53c'est de taper au portefeuille
00:41:55et sanctionner financièrement
00:41:56pour que leurs enfants
00:41:57ne se retrouvent pas
00:41:58dans la rue
00:41:58et qu'ils ne soient pas
00:42:00à l'origine
00:42:00d'ébordements
00:42:02ou de violences ?
00:42:03Tant que vous n'êtes pas majeur,
00:42:05vous êtes sous la responsabilité
00:42:06de vos parents.
00:42:07Donc, oui,
00:42:07il y aura forcément
00:42:08cette problématique-là.
00:42:09Mais on le voit
00:42:09que ça ne fonctionne pas.
00:42:10Oui, mais parce que là,
00:42:11après,
00:42:11c'est une question
00:42:12de mise en application.
00:42:13Donc là,
00:42:13c'est un autre sujet.
00:42:14Mais sur les couvre-feux,
00:42:16moi, je trouve ça plutôt sain
00:42:17et intéressant.
00:42:18C'est que, d'une,
00:42:19il le dit bien,
00:42:19dans sa ville,
00:42:20il y a eu des émeutes,
00:42:22il y a eu des problématiques
00:42:23au moment de la victoire du PSG.
00:42:24Ce n'est pas sur la totalité
00:42:25du territoire français.
00:42:26Donc là,
00:42:27c'est sur une question,
00:42:27on parle beaucoup
00:42:28de décentralisation.
00:42:28Là, c'est une question
00:42:29de subsidiarité.
00:42:30Le maire a conscience
00:42:31de la sociologie de sa ville.
00:42:32Il sait comment ça se passe.
00:42:33Il sait que ça peut amener
00:42:34à des débordements.
00:42:35Il prend en considération
00:42:36ce qui s'est passé dans sa ville
00:42:37au moment de la victoire du PSG.
00:42:39Donc, il fait son arrêté.
00:42:40Ce qui est intéressant,
00:42:41c'est aussi,
00:42:41il le précise bien,
00:42:42c'est sur les mineurs
00:42:43non accompagnés.
00:42:44Donc ça,
00:42:45c'est un élément important.
00:42:46Donc, quand vous avez 16 ans,
00:42:47vous avez moins de 16 ans
00:42:48et c'est vrai,
00:42:49vous n'allez pas être
00:42:49à 23h30,
00:42:512h du matin,
00:42:52seul dans la rue.
00:42:53C'est une question,
00:42:54c'est vraiment,
00:42:55on est vraiment dans le bon sens
00:42:56et ensuite,
00:42:57on se pose la question
00:42:58de la responsabilité des parents.
00:43:00Les parents ne doivent pas
00:43:01laisser leurs enfants
00:43:01de moins de 16 ans
00:43:02tous ceux dans la rue
00:43:03après 23h.
00:43:03Ça me paraît tout à fait.
00:43:04Oui, c'est une question
00:43:06de bon sens,
00:43:06mais aussi,
00:43:07je rejoins tout à fait,
00:43:08Bernard,
00:43:08la Ligue des droits de l'homme.
00:43:11Je pense qu'elle se fourvoie
00:43:13complètement
00:43:13quand elle fait
00:43:14des recours de la sorte
00:43:16parce que je ne vois pas
00:43:17en quoi c'est attentatoire
00:43:18la liberté du mineur.
00:43:20On ne dit pas que
00:43:21sous aucun prétexte
00:43:22il doit rester à la maison.
00:43:24On dit que simplement,
00:43:26il peut sortir,
00:43:27mais uniquement accompagné
00:43:28d'un parent
00:43:29ou d'un tuteur
00:43:30ou même,
00:43:31sinon,
00:43:31s'il a un motif légitime.
00:43:33Donc,
00:43:33je ne vois pas en quoi
00:43:34il y a un problème
00:43:35dans les libertés fondamentales
00:43:37des mineurs.
00:43:39Par ailleurs,
00:43:40je pense qu'il faut
00:43:42effectivement
00:43:43taper au portefeuille.
00:43:45Alors,
00:43:45aujourd'hui,
00:43:46il y a quelque chose
00:43:47qui n'est pas assez évoqué.
00:43:49C'est que,
00:43:50quoi qu'il en soit,
00:43:50même sans qu'il y ait
00:43:51de nouvelles lois,
00:43:52en règle générale,
00:43:53quand un mineur
00:43:54est arrêté,
00:43:55qu'il est condamné,
00:43:58déclaré coupable
00:43:59parce que,
00:43:59par exemple,
00:44:00il a détérioré
00:44:01des biens publics
00:44:03ou privés,
00:44:04eh bien,
00:44:04évidemment,
00:44:05que ce n'est pas le mineur
00:44:06qui va avoir
00:44:07à payer les réparations.
00:44:08Néanmoins,
00:44:10il faut toujours
00:44:11qu'il y ait
00:44:11un parent
00:44:12qui soit présent
00:44:13parce que lui
00:44:14devra payer
00:44:15ce qu'on appelle
00:44:16les intérêts civils,
00:44:17donc les dommages
00:44:17et intérêts
00:44:18pour réparer
00:44:19le préjudice.
00:44:21Malheureusement,
00:44:21dans les faits,
00:44:23ce n'est pratiquement
00:44:23jamais exécuté
00:44:25et souvent aussi,
00:44:26sinon,
00:44:27si c'est quelquefois
00:44:28où c'est exécuté,
00:44:29c'est pris en charge
00:44:29par des assurances.
00:44:31Allez,
00:44:31on va partir du côté
00:44:32de Carcassonne
00:44:33où se déroule
00:44:35ce samedi
00:44:35une marche blanche
00:44:36hommage à Louis,
00:44:38cet adolescent
00:44:38de 17 ans
00:44:40lynché à mort
00:44:41par un groupe
00:44:42de 5 jeunes.
00:44:43C'était en juin
00:44:45dernier.
00:44:46Son corps,
00:44:46on le rappelle,
00:44:47avait été retrouvé
00:44:48sur un chantier
00:44:49de Narbonne.
00:44:50Régine Delfour
00:44:51est sur place,
00:44:53participe,
00:44:53ou en tout cas,
00:44:54suit cette marche blanche.
00:44:56Bonjour Régine.
00:44:57Comment se déroule
00:44:59cet hommage
00:45:00que vous disent
00:45:01aussi les personnes
00:45:02présentes ?
00:45:06Oui,
00:45:07bonjour Mickaël.
00:45:07Eh bien,
00:45:08écoutez,
00:45:08vous allez voir
00:45:08sur les images
00:45:09d'Axel Rebeau,
00:45:11il y a toujours
00:45:11ce regroupement
00:45:13de personnes
00:45:14pour cette marche blanche.
00:45:15En fait,
00:45:16le cortège
00:45:16est arrivé à destination.
00:45:18On est place Gambetta.
00:45:19Il va y avoir
00:45:20ce lâcher
00:45:21de ballons.
00:45:22Il faut donc
00:45:25avoir tous ces ballons.
00:45:26Vous voyez,
00:45:27il y a des gens
00:45:28qui mettent des mots
00:45:28sur les ballons.
00:45:29C'est des mots
00:45:30en hommage
00:45:31à Louis.
00:45:32Alors,
00:45:32les gens qui sont ici,
00:45:33évidemment,
00:45:33nous disent
00:45:34qu'il ne faut plus
00:45:35jamais ça.
00:45:36Vous savez,
00:45:36demain,
00:45:37il y a cette marche blanche.
00:45:38Ce n'est pas cette marche blanche,
00:45:39pardon,
00:45:40cette grande marche
00:45:40contre les violences
00:45:44qu'on a pu voir.
00:45:45Madame,
00:45:46excusez-moi,
00:45:46vous pouvez nous lire
00:45:47ce que vous avez mis.
00:45:49Louis,
00:45:49repose en paix,
00:45:50petit ange,
00:45:51nous t'aimons.
00:45:52Vous êtes ici,
00:45:53c'était très important
00:45:54pour vous d'être là ?
00:45:54Oui.
00:45:55Pour que vous avez raison.
00:45:56Je suis maman aussi.
00:45:57Ça pourrait arriver
00:45:58à nos enfants aussi.
00:46:00Et oui,
00:46:01c'est pour lui.
00:46:02Merci beaucoup.
00:46:03Alors,
00:46:03vous voyez,
00:46:04Mickaël,
00:46:04ce que vient de dire
00:46:05cette femme,
00:46:05c'est exactement
00:46:06ce que nous entendons
00:46:06tout le temps.
00:46:07C'est-à-dire que
00:46:08nous sommes parents,
00:46:08nous avons peur
00:46:09pour nos enfants.
00:46:10Il ne faut plus
00:46:11que jamais cela arrive.
00:46:12Et c'est pour ça
00:46:13qu'il y a beaucoup
00:46:13de gens qui sont là,
00:46:14qui ne connaissaient pas
00:46:15forcément Louis,
00:46:16mais qui sont là
00:46:17en soutien
00:46:18à son papa,
00:46:20à sa belle-mère
00:46:21ou encore
00:46:21à son demi-frère
00:46:23et à son demi-sœur.
00:46:25Régine Delfour,
00:46:26et puis vous évoquez
00:46:27le père de Louis
00:46:28qui est bien sûr
00:46:29l'organisateur
00:46:29de cette marche blanche.
00:46:31On va l'écouter,
00:46:32le père de Louis.
00:46:34Je me souviens
00:46:35de t'avoir promis
00:46:36que ta vie d'adulte
00:46:37serait meilleure
00:46:38que ton enfance.
00:46:40Mais ces cinq barbares
00:46:41ont décidé autrement.
00:46:43Tu étais un garçon
00:46:44souriant, poli,
00:46:45bien élevé, gentil.
00:46:47Ceci vient d'avoir été
00:46:48ton père,
00:46:49car j'ai eu le droit
00:46:51à avoir des centaines
00:46:52de concerts privés,
00:46:54des nuits entières
00:46:55à discuter et rigoler.
00:46:58Toutes les personnes
00:46:59qui t'ont croisé
00:47:00ou t'ont remarqué
00:47:01que tu étais un bon garçon,
00:47:03car beaucoup de personnes
00:47:04ont une vidéo de toi
00:47:06sur leur téléphone.
00:47:07Et cela montre bien
00:47:08que tu étais aimé.
00:47:11Tu mens terriblement.
00:47:14Je vais me battre
00:47:15pour que tu ne sois
00:47:16jamais oublié.
00:47:17Je t'aime, mon fils.
00:47:19Ce message plein d'émotions
00:47:21du papa de Louis
00:47:24qui emploie des mots forts aussi.
00:47:26Il parle de barbare
00:47:28en évoquant les auteurs présumés
00:47:32sous groupe de cinq jeunes
00:47:33qui auraient lâché à mort
00:47:35bien sûr le jeune Louis
00:47:36sur ce chantier.
00:47:37Mais c'est vrai
00:47:38qu'il y a des mots aussi
00:47:39qui reviennent souvent
00:47:39du côté des proches de Louis,
00:47:41que ce soit son papa
00:47:42ou sa maman d'ailleurs.
00:47:43C'est l'idée de combat,
00:47:44de lutte
00:47:45pour que justice soit faite
00:47:46et aussi pour éviter
00:47:47que ce genre de drame
00:47:49ne se répète.
00:47:49Oui, mais c'est le principal message
00:47:53des familles des victimes
00:47:54parce que les victimes
00:47:55ont tendance
00:47:56à être oubliées
00:47:57dans la République
00:47:57que lorsqu'un drame pareil,
00:47:59ce n'est pas la première fois
00:48:00que ce type de drame arrive
00:48:01pour des enfants,
00:48:02des mineurs.
00:48:04Et là, c'est encore plus fort
00:48:06parce que c'était un mineur
00:48:07qui était censé protéger
00:48:09par l'aide sociale à l'enfance.
00:48:11Ce n'était pas un mineur
00:48:12comme un autre.
00:48:14C'était un mineur
00:48:14qui avait alerté déjà.
00:48:15Qui avait alerté
00:48:16parce qu'il était victime
00:48:17de harcèlement
00:48:18et donc on voit bien
00:48:20la désolation
00:48:21non seulement
00:48:22de la famille proche
00:48:25et recomposée
00:48:26mais de la famille de Louis
00:48:27mais aussi de l'ensemble
00:48:28de la population
00:48:29sur ce type d'événement.
00:48:31Et je précise juste
00:48:32qu'ils n'avaient pas
00:48:33abandonné leur enfant.
00:48:33Non, non, non.
00:48:34Être à l'ASE
00:48:35ce n'est pas forcément...
00:48:36Non, non, non.
00:48:36Ça ne veut pas dire
00:48:37l'abandonnement.
00:48:37Il y a des difficultés
00:48:38et qu'il était dans cette
00:48:42aide sociale à l'enfant
00:48:44justement pour être accompagné
00:48:45mais ça ne veut pas dire
00:48:46qu'ils l'ont abandonné.
00:48:48Mais c'est justement
00:48:49parce qu'ils ne l'ont pas
00:48:50abonné que le rôle
00:48:51de l'État
00:48:51c'était de le protéger
00:48:52et de le protéger
00:48:54de l'accompagner
00:48:55y compris
00:48:57dans sa vie
00:48:58et donc aujourd'hui
00:48:59il y a un vrai enjeu
00:49:00vis-à-vis de l'État
00:49:01et je pense qu'on l'a évoqué
00:49:03tout à l'heure
00:49:03que ce sera
00:49:04pour la partie des débats
00:49:07cette protection
00:49:08des personnes fragiles
00:49:10dans leur globalité
00:49:13pendant la présidentielle.
00:49:14Il faut savoir
00:49:15est-ce que
00:49:16la France
00:49:17est-ce que la République
00:49:19souhaite mettre
00:49:19les moyens
00:49:20pour accompagner
00:49:21ses citoyens
00:49:22les plus fragiles
00:49:23alors qu'aujourd'hui
00:49:24on est dans un monde
00:49:25de plus en plus violent
00:49:26de plus en plus injuste
00:49:27de plus en plus barbare
00:49:28parce que lorsqu'on filme
00:49:31l'exécution
00:49:31il faut employer le terme
00:49:33d'un enfant
00:49:34on ne peut pas considérer
00:49:35que c'est
00:49:36un moment anodin
00:49:38dans nos vies
00:49:38ce n'est pas
00:49:39et qu'on le laisse agoniser
00:49:41mais ce n'est pas
00:49:42la première fois
00:49:42que ce type
00:49:45d'opération
00:49:46de film
00:49:46de barbare
00:49:48n'oublions pas
00:49:49il a l'anémie
00:49:50etc.
00:49:50ce n'est pas la première fois
00:49:51que ce type d'exaction
00:49:52existe chez nous
00:49:53il faut mettre un terme
00:49:54à cela.
00:49:55Je voudrais préciser
00:49:56aussi une chose
00:49:57je pense pour éclairer
00:49:58le débat
00:49:59c'est que
00:50:00la ZE
00:50:00donc l'aide sociale
00:50:01à l'enfance
00:50:02elle s'occupe
00:50:03de mineurs
00:50:04qui sont placés
00:50:04alors les mineurs
00:50:05ils peuvent être placés
00:50:06pour deux raisons
00:50:07déjà parce qu'ils sont délinquants
00:50:09et donc on les retire
00:50:10de leur foyer
00:50:11donc là vous avez des jeunes
00:50:12qui présentent déjà
00:50:13une dangerosité particulière
00:50:15ou alors
00:50:16des mineurs
00:50:17qui sont victimes
00:50:18de leur foyer
00:50:19et qui sont victimes
00:50:20de violences
00:50:21d'attouchements
00:50:22ou de maltraitances
00:50:23diverses et variées
00:50:25donc le problème
00:50:26déjà qui est très simple
00:50:28c'est qu'il faut que la ZE
00:50:30arrête de mélanger
00:50:31les mineurs
00:50:32qui sont placés
00:50:33pour des raisons délinquantes
00:50:34et des mineurs
00:50:35qui sont déjà
00:50:36des personnes fragilisées
00:50:38et qui sont des victimes
00:50:39je pense que ça
00:50:40c'est déjà
00:50:41juste encore une fois
00:50:42encore du bon sens
00:50:44alors est-ce qu'il faut
00:50:45encore légiférer
00:50:46pour énoncer une règle
00:50:48qui est juste du bon sens
00:50:49je ne sais pas
00:50:50voilà des centaines de personnes
00:50:52en tout cas
00:50:52qui sont présentes
00:50:52à cette marche blanche
00:50:54du côté de Carcassonne
00:50:56je rappelle qu'il y en aura
00:50:56une autre
00:50:58organisée demain
00:50:59cette fois-ci
00:50:59par la maman de Louis
00:51:00qui partira
00:51:01à partir de 11h
00:51:02du côté de la mairie
00:51:03de Narbonne
00:51:05Narbonne
00:51:06où a été retrouvé
00:51:06effectivement
00:51:07sur un chantier
00:51:07le corps de Louis
00:51:10restez avec nous
00:51:10on va marquer une courte page
00:51:12de publicité
00:51:12on va revenir sur une photo
00:51:14qui crée la polémique
00:51:17c'est une photo
00:51:18qui a été prise
00:51:18dans une école
00:51:19du côté de Nanterre
00:51:21et c'est des élèves
00:51:22de confession juive
00:51:23qui ont pris cette photo
00:51:23on vous la montrera
00:51:24juste après la pub
00:51:25restez avec nous
00:51:25à tout de suite
00:51:30de retour dans 120 minutes
00:51:32info week-end
00:51:32merci beaucoup d'être avec nous
00:51:34je vous le disais
00:51:34juste avant la pub
00:51:35on va vous montrer
00:51:36cette photo
00:51:37une photo qui crée
00:51:38la polémique
00:51:38c'est à Nanterre
00:51:39des élèves de confession juive
00:51:41qui passaient le brevet
00:51:43ont eu la surprise
00:51:44de tomber
00:51:45sur ce dessin
00:51:46un dessin
00:51:47qui nie clairement
00:51:48l'existence d'Israël
00:51:49on y voit
00:51:50un drapeau palestinien
00:51:52une carte avec le mot
00:51:53génocide
00:51:54et sans les frontières
00:51:55de l'état hébreu
00:51:57Mathieu De Vez
00:51:58vous avez enquêté
00:51:59vous êtes renseigné
00:52:00qu'est-ce qu'on sait
00:52:01effectivement sur ce dessin
00:52:02est-ce qu'on a plus d'informations
00:52:04oui bien sûr
00:52:05alors selon nos informations
00:52:06de sources policières
00:52:07c'était mercredi dernier
00:52:08on est donc le 1er juillet
00:52:09jour de brevet des collèges
00:52:11on est dans un collège
00:52:12de Nanterre
00:52:13qui a été désigné
00:52:14pour être centre d'examen
00:52:16ce jour-là
00:52:17et dans une salle
00:52:18de ce collège
00:52:19une affiche est scotchée au mur
00:52:21la voici
00:52:22donc avec ce drapeau
00:52:23de la palestine
00:52:24et en plein milieu
00:52:24le mot génocide
00:52:25selon nos informations
00:52:26l'affiche se trouvait
00:52:27en fait dans une salle
00:52:29où sont dispensées
00:52:30des cours d'arabe
00:52:31des cours d'arabe
00:52:32et elle a été remarquée
00:52:33par un élève
00:52:33un élève de confession juive
00:52:35car des élèves
00:52:36vous l'avez dit Michael
00:52:36d'une école juive
00:52:37de Clichy
00:52:38sont venus passer
00:52:39les épreuves du brevet
00:52:41dans cet établissement
00:52:42donc de Nanterre
00:52:43alors sachez que
00:52:44la direction
00:52:44des services départementaux
00:52:46de l'éducation nationale
00:52:47des Hauts-de-Seine
00:52:48le département
00:52:49a saisi le procureur
00:52:50de la République
00:52:51via un article 40
00:52:53alors je vous explique
00:52:53concrètement
00:52:54cela ne signifie pas
00:52:56qu'une plainte
00:52:56a été déposée
00:52:57en revanche
00:52:58il s'agit d'une transmission
00:53:00d'informations
00:53:00au parquet
00:53:01afin qu'il décide
00:53:02ou non
00:53:02d'ouvrir une enquête
00:53:04ou d'engager des poursuites
00:53:05sachez que
00:53:06le professeur d'arabe
00:53:07qui enseigne
00:53:07dans ce collège
00:53:09et bien lui
00:53:10il va être convoqué
00:53:10par la direction
00:53:11de l'enseignement
00:53:12pour une procédure disciplinaire
00:53:13et l'éducation nationale
00:53:15selon nos informations
00:53:16n'a pas souhaité
00:53:17déposer plainte
00:53:17effectivement
00:53:18mais ce qui est étonnant
00:53:19encore une fois
00:53:19c'est que
00:53:20on a cette sensation
00:53:21qu'on réagit toujours
00:53:22après coup
00:53:23c'est-à-dire qu'effectivement
00:53:24cette affiche était bien
00:53:25dans la salle de classe
00:53:26il y avait des épreuves
00:53:26de brevet
00:53:27on savait que les épreuves
00:53:28allaient avoir lieu
00:53:30dans cette salle
00:53:31et on découvre
00:53:32après coup
00:53:32qu'il y a cette affiche
00:53:33et on décide de sanctionner
00:53:35le professeur après coup
00:53:36donc on arrive toujours
00:53:37avec un train de retard
00:53:37et ça avait donc
00:53:38que des élèves
00:53:39de confession juive
00:53:39allaient se retrouver
00:53:40dans cette salle
00:53:41là est toute la question
00:53:42est-ce qu'il y a eu provocation
00:53:43est-ce que
00:53:44voilà ça c'est l'enquête
00:53:45qui le dira
00:53:46on attend de savoir
00:53:46si le parquet
00:53:47va se saisir de l'affaire
00:53:49il y a eu ce signalement
00:53:49au procureur de la république
00:53:50en tout cas on imagine
00:53:51que pas des bonnes conditions
00:53:53pour des élèves
00:53:53de confession juive
00:53:54pour passer un examen
00:53:55national en l'occurrence
00:53:56effectivement
00:53:57et on va continuer
00:53:58à en parler
00:53:58avec nos invités
00:53:59mais juste avant
00:53:59c'est le rappel des titres
00:54:01de Valentin Rouillon
00:54:01et on commence
00:54:03avec le pape
00:54:04qui est en visite
00:54:05sur l'île de Lampedusa
00:54:05en Italie
00:54:07et il demande à l'Europe
00:54:08de mieux répondre
00:54:08à l'appel historique
00:54:09de la crise migratoire
00:54:11dans un contexte
00:54:12où l'Union Européenne
00:54:12durcit ses règles
00:54:13Léon XIV a déclaré
00:54:14que l'Europe
00:54:15doit être capable
00:54:16d'accueillir
00:54:16de protéger
00:54:17de promouvoir
00:54:18et d'intégrer les migrants
00:54:19il s'est également opposé
00:54:20aux mesures visant
00:54:21à réprimer
00:54:21l'immigration clandestine
00:54:22et à qualifier d'inhumain
00:54:24le traitement réservé
00:54:25aux migrants
00:54:25par l'administration américaine
00:54:27Versailles
00:54:28se met à l'heure américaine
00:54:29justement
00:54:30à l'occasion
00:54:30des 250 ans
00:54:31de l'indépendance
00:54:32des Etats-Unis
00:54:33le château retrace
00:54:33les liens historiques
00:54:35entre les deux nations
00:54:36des collections exceptionnelles
00:54:37aux animations immersives
00:54:38en passant
00:54:39par une spectaculaire
00:54:40reconstitution militaire
00:54:41tout a été imaginé
00:54:42pour faire vivre
00:54:43revivre
00:54:44cette page d'histoire
00:54:45aux visiteurs
00:54:45ce week-end
00:54:47reconstitution spectaculaire
00:54:48sur 25 hectares
00:54:49avec plus de 500 figurants
00:54:50et puis l'actualité sportive
00:54:52avec la France
00:54:53évidemment
00:54:53qui joue ce soir
00:54:54son huitième finale
00:54:55de coupe du monde
00:54:56face au Paraguay
00:54:57la dernière rencontre
00:54:58entre les deux équipes
00:54:58en compétition
00:54:59date de 1998
00:55:00les bleus
00:55:01s'étaient imposés
00:55:02à Lens
00:55:03face au Sud-Américain
00:55:04en prolongation
00:55:04capitaine des bleus
00:55:05à l'époque
00:55:06Didier Deschamps
00:55:06ne prévoit pas
00:55:07beaucoup de changements
00:55:07par rapport au match
00:55:08contre la Suède
00:55:09mardi
00:55:09seul Manukone
00:55:10devrait intégrer
00:55:12le 11 en lieu
00:55:12et place
00:55:13d'Aurélien Chouamini
00:55:14forfait de dernière minute
00:55:15début du match
00:55:16à 23h en France
00:55:17une rencontre
00:55:18qui pourrait être perturbée
00:55:19par la chaleur
00:55:19et les orages
00:55:20merci beaucoup
00:55:21Valentin Rouillon
00:55:22et puis on va continuer
00:55:23bien sûr
00:55:24à évoquer cette photo
00:55:26ce dessin retrouvé
00:55:27dans une salle de classe
00:55:28où se tenaient
00:55:29les épreuves du brevet
00:55:31image découverte
00:55:32par des élèves
00:55:34de confession juive
00:55:35on la voit
00:55:36effectivement
00:55:36à nouveau
00:55:36à l'image
00:55:38une image
00:55:39qui effectivement
00:55:39gomme totalement
00:55:41Israël
00:55:41de la carte
00:55:42Israël qui est qualifié
00:55:44d'état génocidaire
00:55:45effectivement
00:55:46c'est surprenant
00:55:47quand même
00:55:47de voir un tel dessin
00:55:49dans une salle de classe
00:55:49déjà dans un premier temps
00:55:50mais qu'est-ce que cela
00:55:52traduit
00:55:53de la part
00:55:54d'un professeur
00:55:55qui enseigne l'arabe
00:55:57c'est ce que vous nous disiez
00:55:57Mathieu Devez
00:55:58mais de voir
00:55:59cette affiche
00:56:00alors qui a été réalisée
00:56:01par qui
00:56:02ça on ne le sait pas
00:56:02mais voir une affiche
00:56:04comme ça
00:56:05présente
00:56:05dans un collège public
00:56:07je le rappelle
00:56:07collège public
00:56:08où se tiennent
00:56:09les épreuves du brevet
00:56:10écoutez Mickaël
00:56:11moi je crois que ça va
00:56:12beaucoup plus loin
00:56:12que la responsabilité
00:56:13du professeur d'arabe
00:56:15y compris
00:56:16si les cours
00:56:16n'ont pas lieu
00:56:17de manière permanente
00:56:18mais que fait le proviseur
00:56:21que font les autres enseignants
00:56:22que font les élèves
00:56:24non juifs
00:56:26qui sont en permanence
00:56:28dans cette classe
00:56:28parce que cette classe
00:56:29elle tourne
00:56:30bien sûr
00:56:30des élèves vont et viennent
00:56:32dans cette classe
00:56:32et donc il suffit
00:56:33que
00:56:34par hasard
00:56:36des élèves
00:56:37de confession juive
00:56:38viennent dans l'établissement
00:56:40et poussent une porte
00:56:40pour qu'ils s'aperçoivent
00:56:41de cette ignominie
00:56:42est-ce que c'est ce le terme
00:56:44parce que l'antisémitisme
00:56:45reste un délit
00:56:46moi ça me choque vraiment
00:56:49que dans l'école
00:56:50de la république
00:56:52on ait ce type
00:56:53d'affiche
00:56:54qui soit encore
00:56:55passé comme une chose
00:56:56normale
00:56:57encore un acte
00:56:58antisémite
00:56:59oui et c'est pas
00:57:00uniquement de la provocation
00:57:01ça n'a pas été mis
00:57:02uniquement parce que
00:57:03les élèves
00:57:06de confession juive
00:57:07venaient passer un examen
00:57:08c'est à dire que
00:57:08cette affiche
00:57:09était là
00:57:10depuis un certain nombre
00:57:11de semaines
00:57:11de mois peut-être
00:57:12donc vous l'avez dit
00:57:14on est extrêmement
00:57:17attentif
00:57:17aux déclarations
00:57:19de l'éducation nationale
00:57:20mais du proviseur
00:57:21et peut-être du recteur
00:57:22aussi
00:57:23de cette académie
00:57:25moi ça me semble
00:57:26extrêmement grave
00:57:26mais les épreuves
00:57:27pardonnez-moi
00:57:27Bernard mais les épreuves
00:57:28du brevet
00:57:28j'imagine que ça se prépare
00:57:29tant soit peu
00:57:30on imagine qu'effectivement
00:57:31les personnes éducatives
00:57:32étaient présentes dans la salle
00:57:33avant même les épreuves
00:57:34et cette affiche
00:57:35n'a choqué absolument
00:57:36mais depuis des semaines
00:57:37certainement
00:57:38parce qu'elle n'a pas été mise
00:57:39la veille de l'arrivée
00:57:40de ses élèves
00:57:40donc il y a un vrai enjeu
00:57:41aujourd'hui
00:57:42d'antisémitisme affirmé
00:57:43dans l'école publique
00:57:45et ça c'est peut-être
00:57:46un peu problématique
00:57:47Mehdi et puis après
00:57:48Alexandre
00:57:49moi je pense qu'on est
00:57:49au-delà de la provocation
00:57:50j'ai peur que ce soit aussi
00:57:53typiquement
00:57:54et ça dit beaucoup
00:57:55soit l'idéologie du professeur
00:57:56soit ce qui est enseigné
00:57:57durant les cours d'arabe
00:57:58ça peut être aussi considéré
00:57:59comme un matériel éducatif
00:58:01quelque part
00:58:01si vous affichez ça
00:58:04ça peut poser la question
00:58:06si c'est affiché
00:58:07dans les murs
00:58:08de l'enceinte
00:58:09dans l'enceinte
00:58:10de la classe
00:58:10à quoi servit
00:58:11cette affiche
00:58:11concrètement
00:58:12il y a des messages
00:58:13sur cette affiche
00:58:14où effectivement
00:58:14on a la sensation
00:58:15que ce sont des élèves
00:58:16qui ont écrit le texte
00:58:17voilà
00:58:17donc là ça pose problème
00:58:19si ça devient
00:58:20un support éducatif
00:58:21désolé
00:58:22ça dit soit ce que pense
00:58:23le professeur
00:58:24soit ce qui est enseigné
00:58:25là c'est à la fois
00:58:26la responsabilité
00:58:27de l'école
00:58:27du proviseur
00:58:28du recteur
00:58:29et du professeur
00:58:30en question
00:58:30donc la vraie question
00:58:32c'est est-ce que c'est
00:58:32un support éducatif
00:58:33au fond
00:58:33est-ce que ça a servi
00:58:34à apprendre quelque chose
00:58:35c'est une bonne question
00:58:37mais je disais
00:58:38waouh
00:58:39je trouverais ça
00:58:41tellement abject
00:58:42et choquant
00:58:43quoi qu'il en soit
00:58:44moi aussi
00:58:45ce qui me perturbe
00:58:46grandement
00:58:47c'est que
00:58:49on est bien d'accord
00:58:50normalement
00:58:50les affiches
00:58:52les propos antisémites
00:58:53ce sont des délits
00:58:55d'accord
00:58:55réprimandés
00:58:56par le code
00:58:57de procédure pénale
00:58:58qui doit faire
00:59:00respecter
00:59:01la loi
00:59:02normalement
00:59:03le procureur
00:59:03lorsqu'il y a
00:59:05un délit
00:59:06flagrant
00:59:07évident
00:59:08il doit
00:59:09il peut
00:59:09s'autosaisir
00:59:11il n'a pas besoin
00:59:11d'attendre
00:59:12qu'il y ait quelqu'un
00:59:12qui dépose
00:59:13qui dépose plainte
00:59:15d'accord
00:59:15donc je ne vois pas
00:59:17je ne comprends pas
00:59:18pourquoi là
00:59:19il n'y a pas
00:59:20d'ouverture
00:59:20d'une enquête
00:59:21préliminaire
00:59:22et que simplement
00:59:23pour l'instant
00:59:24on est juste
00:59:25sur une audition
00:59:26éventuellement
00:59:27du professeur
00:59:29voire une procédure
00:59:30disciplinaire
00:59:30mais c'est une procédure
00:59:32judiciaire
00:59:33qui doit avoir lieu
00:59:33pour déterminer
00:59:34les responsabilités
00:59:36des uns et des autres
00:59:37allez on va rester
00:59:38dans l'univers de l'école
00:59:39vous allez voir
00:59:39pour un tout autre sujet
00:59:40puisqu'à Paris
00:59:41deux enfants
00:59:43ont été mordus
00:59:44mardi par des rats
00:59:44dans la cour de récréation
00:59:45d'une école maternelle
00:59:46c'était dans le 6ème
00:59:47arrondissement de Paris
00:59:48l'un des deux
00:59:49a dû être opéré
00:59:50d'un doigt
00:59:51les rongeurs
00:59:52se trouvaient
00:59:52dans des copeaux de bois
00:59:54dispersés sur le sol
00:59:54de la cour
00:59:55leur présence
00:59:56serait liée
00:59:56à un chantier
00:59:57qui était en cours
00:59:59pour en parler
01:00:00on est avec
01:00:01Romain
01:00:02la soeur
01:00:02bonjour
01:00:03merci d'être avec nous
01:00:04en direct
01:00:05vous êtes docteur
01:00:06en toxicologie animale
01:00:07et expert
01:00:08en faune invasive
01:00:10co-auteur également
01:00:10de la guerre
01:00:11contre les espèces
01:00:12invasives
01:00:14aura-t-elle lieu
01:00:15voilà c'est le titre
01:00:15de votre livre
01:00:16la guerre contre les espèces
01:00:17invasives
01:00:17aura-t-elle lieu
01:00:19docteur
01:00:19est-ce qu'il faut
01:00:20s'inquiéter
01:00:22effectivement
01:00:22de la présence
01:00:24de ces rats
01:00:25alors là c'est dans une école
01:00:26mais on le sait à Paris
01:00:27il y en a énormément
01:00:28malheureusement
01:00:29dans les rues
01:00:30est-ce qu'il faut s'inquiéter
01:00:31et pour reprendre
01:00:31le titre d'ailleurs
01:00:32de votre livre
01:00:33est-ce qu'on peut
01:00:34s'attendre
01:00:35à une invasion
01:00:36de rats
01:00:37si ce n'est pas déjà le cas
01:00:39alors ben merci
01:00:40en tout cas
01:00:41de nous donner la parole
01:00:42sur ce sujet
01:00:43alors les morsures de rats
01:00:44c'est pas nouveau
01:00:45on en compte à peu près
01:00:46une centaine
01:00:47tous les ans
01:00:47en France
01:00:49alors
01:00:50s'il y a morsures de rats
01:00:51c'est qu'il y a présence
01:00:52de rongeurs
01:00:52et ces rongeurs
01:00:53en fait
01:00:53ils sont pas là
01:00:54depuis peu de temps
01:00:56on sait très bien
01:00:56qu'à Paris
01:00:57il y a quand même
01:00:58une densité de rongeurs
01:00:59importante
01:01:00il faut attendre
01:01:00des événements malheureux
01:01:02touchant notamment
01:01:03les enfants
01:01:03dans les cours d'école
01:01:04pour en parler
01:01:05plus ouvertement
01:01:06on a eu aussi
01:01:07un cas de morsure à Rouen
01:01:08il y a eu des cas de morsure
01:01:09au Havre
01:01:10en 2025
01:01:11alors ça n'a rien
01:01:13ça n'a rien de spectaculaire
01:01:14parce que plus vous avez
01:01:15de rongeurs
01:01:16en milieu urbain
01:01:16plus ils vont se disséminer
01:01:19et notamment
01:01:19dans des cours d'école
01:01:20dans des copeaux
01:01:21dans lesquels
01:01:21ils doivent avoir
01:01:22probablement des terriers
01:01:23donc rien de très surprenant
01:01:26à ce sujet
01:01:27c'est dangereux
01:01:27pour ces enfants
01:01:29quels sont les risques
01:01:29d'une morsure de rats
01:01:31alors ça peut être dangereux
01:01:34parce que comme tous
01:01:34les animaux sauvages
01:01:35les rongeurs ont des bactéries
01:01:37dans la bouche
01:01:37et certainement
01:01:38des virus également
01:01:39donc j'ai regardé
01:01:41effectivement
01:01:42la prise en charge médicale
01:01:43de ces enfants
01:01:43la désinfection des plaies
01:01:45le fait d'avoir vérifié
01:01:49qu'ils étaient bien vaccinés
01:01:50notamment contre une bactérie
01:01:51tellurique
01:01:52qui est le tétanos
01:01:53oui ça peut être dangereux
01:01:54en cas d'infection
01:01:55maintenant
01:01:56ces enfants
01:01:56ils ont été pris en charge
01:01:57très rapidement
01:01:58ce qui est vraiment
01:01:59la bonne chose
01:01:59visiblement
01:02:00un enfant a dû être opéré
01:02:02du doigt
01:02:02notamment après une rupture
01:02:04ligamentaire probablement
01:02:05donc la prise en charge
01:02:07a été très bonne
01:02:08le plus dangereux
01:02:09serait qu'un enfant
01:02:10se fasse mort
01:02:10sans être pris en charge
01:02:11sur le plan médical
01:02:12avec à minima
01:02:13une désinfection
01:02:14de la plaie
01:02:15et puis une vérification
01:02:16de son statut vaccinal
01:02:17mais là en l'occurrence
01:02:18ça a quand même été
01:02:19plutôt très bien fait
01:02:20est-ce qu'aujourd'hui
01:02:21vous considérez
01:02:22que les villes françaises
01:02:23que la France
01:02:24de manière générale
01:02:24fait le nécessaire
01:02:26pour lutter contre ces rats
01:02:28je le disais tout à l'heure
01:02:29on prend souvent l'exemple
01:02:30de Paris
01:02:30parce qu'ils sortent
01:02:32on le voit souvent la nuit
01:02:33d'ailleurs
01:02:34ils sortent la nuit
01:02:35est-ce qu'effectivement
01:02:36on lutte
01:02:37de manière intelligente
01:02:38si je puis dire
01:02:39contre ces rats
01:02:40et éviter bien sûr
01:02:41l'invasion de rats
01:02:44non
01:02:44c'est d'ailleurs
01:02:45ce qu'on dénonce
01:02:45dans notre ouvrage
01:02:47d'ailleurs
01:02:47on parle même
01:02:48parfois même plus de rats
01:02:49on parle de surmulots
01:02:51ou de voisins non humains
01:02:52donc on voit bien
01:02:53que cette problématique
01:02:54qui a un impact sanitaire
01:02:55qui est non discutable
01:02:56puisque les rongeurs
01:02:57disséminent
01:02:58beaucoup de pathogènes
01:02:59là on parle de morsure
01:03:00mais la principale voie
01:03:02de contamination
01:03:03par les rongeurs
01:03:03c'est en contact
01:03:04avec l'urine
01:03:05et avec ses déjections
01:03:06et avec son lieu de vie
01:03:07si ces rongeurs
01:03:08prolifèrent sur la voie publique
01:03:09la zone de contact
01:03:10entre les rongeurs
01:03:11et les habitants
01:03:12est quand même
01:03:13très importante
01:03:14et donc les voies
01:03:15de contamination
01:03:15c'est des voies
01:03:16de contamination indirectes
01:03:17donc oui
01:03:17on a un impact
01:03:18sur la santé publique
01:03:19et on dénonce
01:03:20cette non prise en charge
01:03:21de la densité de rongeurs
01:03:22sur l'espace public
01:03:25avec également
01:03:26pour défenseurs
01:03:27bon nombre d'ONG
01:03:28qui nous disent
01:03:30qui essaient de nous faire comprendre
01:03:31qu'il faudrait qu'on apprenne
01:03:32à vivre avec les rongeurs
01:03:33bah effectivement
01:03:34dès qu'on est face
01:03:34à des accidents malheureux
01:03:36comme on a eu
01:03:36à vivre cette semaine
01:03:39et bien c'est là
01:03:39qu'on comprend
01:03:40qu'on prend en compte
01:03:42toute la problématique
01:03:44de la gestion
01:03:44des rongeurs en ville
01:03:45pour lesquelles
01:03:45malheureusement
01:03:46rien n'est assez fait
01:03:48merci en tout cas
01:03:49docteur
01:03:50d'avoir été avec nous
01:03:51en direct
01:03:51et d'avoir apporté
01:03:53des éléments
01:03:53d'information
01:03:54concernant
01:03:55ces deux enfants
01:03:56qui ont été mordus
01:03:57par des rats
01:03:58c'était dans une cour
01:03:59d'école maternelle
01:04:00dans le sixième arrondissement
01:04:03de Paris
01:04:05petite réaction
01:04:06rapidement
01:04:06mais effectivement
01:04:08quand on habite
01:04:09la capitale
01:04:09quand on habite Paris
01:04:10les rats
01:04:11malheureusement
01:04:12c'est un thème
01:04:13que l'on connait bien
01:04:14alors on parle souvent
01:04:14de surmulot
01:04:15et ça prête à sourire
01:04:17souvent
01:04:17mais effectivement
01:04:19expression
01:04:21les super mulots
01:04:22mais effectivement
01:04:22ça peut être dangereux
01:04:24et on le voit
01:04:25effectivement
01:04:25oui bah de toute façon
01:04:26on est changé hors antenne
01:04:28monsieur parlait
01:04:28des déjections
01:04:29de l'urine
01:04:30c'est là où se propage
01:04:30l'éthos spiro
01:04:31ce qui est une maladie
01:04:31très grave pour le coup
01:04:33donc ce qui est assez étonnant
01:04:34c'est le fait que ce soit
01:04:35dans le sixième arrondissement
01:04:36qui est plutôt
01:04:36un arrondissement assez chic
01:04:38donc la prolifération des races
01:04:40a un vrai problème
01:04:40de santé publique à Paris
01:04:41donc là
01:04:42désolé mais
01:04:43ça n'a pas été fait
01:04:44depuis des années
01:04:44c'est la gestion de la mairie
01:04:45c'est une vraie problématique
01:04:47de santé publique
01:04:47effectivement
01:04:48allez c'est la fin de cette émission
01:04:49merci beaucoup
01:04:50à vous trois
01:04:51d'avoir été avec moi
01:04:52Alexandra Avrilizine
01:04:53Mehdi Raich, Bernard Cohen
01:04:54à date
01:04:55de m'avoir accompagné
01:04:56pendant ces deux heures
01:04:58et puis surtout
01:04:58restez sur CNews
01:05:00ne vous appelez pas
01:05:01le match de l'équipe de France
01:05:02c'est un peu plus tard
01:05:03donc vous avez encore
01:05:03un peu de temps
01:05:04restez sur CNews
01:05:06tout de suite
01:05:06c'est Punchline
01:05:07et c'est avec
01:05:08Elodie Huchard
01:05:09bonne journée
01:05:10sur notre antenne
01:05:11merci à tous
01:05:14d'avoir regardé cette vidéo
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