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Samedi 4 juillet 2026, retrouvez Mathieu Grodner (président, Simone Pérèle) dans GÉNÉRATION IMPACT, une émission présentée par Julien Lescs.
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00:08Bonjour et bienvenue sur Génération Impact, l'émission qui met en lumière les familles entrepreneuriales pour comprendre leur organisation au
00:16filtre de trois cercles.
00:17Le cercle de l'entreprise bien sûr, le cercle des actionnaires mais aussi le cercle de la famille.
00:22Ils nous partagent leurs enjeux de transition et de transmission et en quoi l'urgence environnementale est une magnifique opportunité
00:29de continuer l'aventure en famille avec la nouvelle génération à bord.
00:33Je reçois aujourd'hui Mathieu Gronner, président de l'entreprise familiale Simone Perel. Bonjour Mathieu.
00:39Bonjour Julien.
00:40Mathieu, je suis ravi de te recevoir dans cette émission. J'avais reçu sur la première édition ton père à
00:48l'époque.
00:50Et on a cette tradition dans l'émission de demander à notre invité de présenter sa famille en moins d
00:57'une minute. Est-ce que tu peux relever le défi ?
00:59Alors, je vais essayer.
01:01Alors, donc Mathieu Gronner, je suis l'actuel dirigeant du groupe familial Simone Perel. J'en suis un des actionnaires
01:06familiaux aussi.
01:07Je représente la troisième génération d'actionnaires de cette entreprise qui a donc été créée par ma grand-mère, dont
01:13c'était le nom, Simone Perel.
01:15Donc voilà, on fête bientôt nos 80 ans. On est un groupe très international qui réalise les trois quarts de
01:21son activité en dehors du marché français.
01:23Très intégré aussi. On fait tous les métiers depuis la création du produit jusqu'à la distribution en magasin, en
01:29passant par la logistique, la mise au point du produit, le digital.
01:34Et donc voilà, un groupe en pleine transformation et une aventure familiale passionnante qui dure donc depuis près de 80
01:39ans.
01:40Génial. Eh bien, bienvenue dans cette émission. Et notre première partie s'appelle Une histoire de famille.
01:46Et tu as eu la gentillesse de m'amener ce livre qui s'appelle Simone Perel, les dessous chics d
01:54'une affaire de famille.
01:57Et j'imagine que ça résume l'histoire de votre famille. Est-ce que tu peux nous en dire quelques
02:00mots ?
02:01Bien sûr. Alors c'est un projet, voilà, c'est deux ans de travail avec l'aide d'un biographe.
02:06C'est bien sûr l'histoire de la famille, c'est aussi celle de l'entreprise puisque forcément les deux
02:10se rejoignent.
02:10C'est aussi beaucoup le parcours de nos fondateurs.
02:13En fait, c'est Madame Simone Perel et son mari, Wolf Grodner, qui ont vraiment créé et développé cette entreprise.
02:23Donc voilà, ça raconte leur parcours singulier. Tous les deux juifs d'origine polonaise qui créent cette entreprise juste après
02:31la guerre.
02:32Après eux-mêmes s'être rencontrés juste avant la guerre.
02:35Et donc voilà, c'est un moyen pour nous que leur parcours puisse être raconté.
02:43Donc c'est à la fois la destination des membres de la famille, mais aussi des collaborateurs de l'entreprise,
02:47de ses partenaires.
02:48Et voilà, je trouve que c'est aussi ce qui fait la singularité de notre histoire de manière générale.
02:53Comment vous avez porté ce projet ? C'est un projet de l'entreprise ? C'est un projet de
02:58la famille ?
02:59C'est plutôt un projet de la famille au départ. Un jour, on était sur notre salon annuel de lingerie
03:04à Paris avec ma cousine Stéphanie, mon père, que tu évoquais tout à l'heure.
03:09Et puis on regardait des modèles iconiques qu'on exposait ce jour-là parce qu'on faisait une rétrospective justement
03:14pour les 75 ans de la marque.
03:15Et puis mon père commence à nous raconter des souvenirs et on s'est dit, mais c'est des trucs
03:20que tu ne nous as jamais racontés.
03:21En fait, tu dois en avoir plein des souvenirs comme ça. C'est précieux, c'est passionnant pour nous.
03:28Il faut absolument qu'on sanctuarise ça quelque part, d'une manière ou d'une autre.
03:33C'est comme ça qu'on a eu l'idée d'en faire un bouquin.
03:36On a été mis en contact avec Stanislas, qui est le duplex, qui est donc le biographe avec qui on
03:40a travaillé.
03:41Qui est un type génial. D'ailleurs, je le conseille pour toute entreprise familiale qui voudrait se plier à l
03:46'exercice de la biographie d'entreprise.
03:49Et voilà. Et donc, en fait, ça a été un travail assez passionnant à faire.
03:54Alors, c'est surtout les témoignages de mon père et de sa soeur, ma tante, puisque ce sont eux qui
03:58ont réellement connu mes grands-parents
04:01en tant qu'entrepreneurs, chefs d'entreprise, dirigeants. Moi, je les ai connus comme grands-parents, plus que comme entrepreneurs.
04:10Et donc, voilà. Donc, c'est leur souvenir à eux. Et il fallait absolument le faire tant qu'ils sont
04:14en mesure, évidemment, de le raconter.
04:16Donc, voilà. C'était d'abord quelque chose d'assez personnel, destiné à la famille.
04:20C'est vrai qu'aujourd'hui, on se rend compte, maintenant que le travail a été fait, que c'est
04:24un récit qui gagne plutôt à être diffusé un petit peu plus largement
04:27dans tout l'écosystème, on va dire, de Simone Perrin.
04:30Génial. Alors, ce que je te propose, c'est qu'on revisite cette histoire.
04:34C'est assez rare d'avoir... Alors, c'est courant d'avoir le nom de la famille sur la devanture
04:41de l'entreprise.
04:42On a plein d'entreprises très connues, iconiques, françaises, qui portent encore le nom du fondateur.
04:48C'est plus rare d'avoir le prénom adossé. Et ce que toi, tu rajoutes, c'est que c'est
04:53une aventure entrepreneuriale de ta grand-mère,
04:55mais également de ton grand-père. Donc, allez, emmène-nous dans cette histoire. Comment tout ça a commencé ?
05:04Donc, Madame Simone Perrin passe son diplôme de corsetière tout de suite après la guerre.
05:12Elle a appris à faire ce métier par sa mère, Adèle, qui elle-même a dû travailler à une époque
05:20où c'était rare.
05:22Son mari l'avait quitté. Elle devait élever Simone et son frère seul, son frère Henri.
05:29Et c'est comme ça que l'histoire naît, puisque c'est comme ça que ma grand-mère se retrouve
05:34à apprendre à travailler sur une machine à coudre
05:37et apprend très tôt le goût du travail et finalement de l'accomplissement par soi-même.
05:43Et donc, tout de suite après la guerre, elle décide de se mettre à son compte.
05:49D'abord, parce qu'elle a besoin de travailler. Elle a effectivement déjà rencontré mon grand-père,
05:54parce qu'il y a un autre aspect original de l'histoire, c'est qu'ils étaient cousins.
05:59Et donc, à l'occasion de certaines réunions familiales, on ne peut pas retracer exactement les quais, les camps, ils
06:04se connaissaient déjà.
06:05Mais ils se connaissaient de Pologne ou ils se connaissaient en France ?
06:07Ils se connaissaient en France, puisqu'en réalité, du côté pérel, donc du côté de ma grand-mère,
06:14la famille habitait déjà la France depuis plus longtemps, alors que du côté de mon grand-père,
06:19Willy, Wolf de son prénom d'origine, c'est lui la première génération à avoir immigré en France dans les
06:25années 30,
06:27pour fuir le nazisme.
06:29Et donc, ils se sont connus avant, on ne sait pas exactement quand,
06:34et ils ont commencé réellement à se fréquenter à partir du moment où Willy est venu en France.
06:40Ils sont tombés amoureux.
06:42Et lorsque la guerre s'est terminée, il était prévu que mon grand-père embarque,
06:49avec une partie de sa famille, celle qui était encore là après la guerre,
06:54sur un bateau pour la Palestine à l'époque.
06:57Et finalement, il a décidé de ne pas embarquer sur le bateau pour rester avec Simone.
07:02Simone, et voilà, et ils se sont mariés, et l'histoire a commencé.
07:06Donc ça, c'est le tout début de l'histoire sur le volet,
07:11voilà, sur un volet plus intime, plus personnel.
07:13Simone est née en Pologne ou elle est née en France ?
07:15Elle, elle est née en France.
07:16Elle, elle est née en France.
07:17Tout à fait.
07:19Et Willy, lui, est née en Pologne, près de Biala.
07:25Et donc, d'ailleurs, quand il vient en France, il ne parle pas du tout français.
07:28Il a, je crois, moins de 18 ans.
07:31Voilà, il apprend le français et tout.
07:32Après, mon grand-père a été quelqu'un qui a été,
07:35comme pas mal d'immigrés polonais ou d'Europe de l'Est de cette génération,
07:39assez obsédé par le fait de s'intégrer totalement et pleinement
07:42dans la culture française, dans la République française.
07:45Il est assez obsédé par ça.
07:47Et il l'a été toute sa vie.
07:49Et donc, il a toujours refusé de reparler polonais,
07:51de reparler yiddish.
07:52Enfin, voilà, il est toujours resté très guidé par ces principes-là.
07:59Quoi qu'il en soit, donc, il se rencontre à France.
08:02Il se marie, donc, juste après la guerre.
08:05Simone Perel, la marque en tant que telle, est créée en 1948.
08:11Au départ, c'est Simone seule,
08:14puisque, en réalité, Willy a sa propre affaire
08:19de textile dans le sentier à cette époque-là.
08:23Et donc, ils ne travaillent pas encore ensemble.
08:25Il se trouve que très vite, elle rencontre du succès,
08:28parce qu'elle a une vraie vision de son métier,
08:31qu'on appelle encore la corsetterie.
08:34Et elle a une vraie, quand je dis une vraie vision,
08:37c'est qu'elle est vraiment avant-gardiste dans les produits qu'elle crée.
08:39Donc, au début, c'est du porte-à-porte, sur mesure, sur commande.
08:43Et puis, voilà, elle se fait vite un nom à Paris, puis en province.
08:48Puis, voilà, son mari, donc, Willy, mon grand-père,
08:50se rend compte qu'il y a vraiment du potentiel.
08:52Et donc, il décide de quitter son affaire du sentier
08:55et de rejoindre sa femme.
08:57Et puis, d'essayer d'en faire une vraie aventure entrepreneuriale.
09:02Et donc, c'est ensemble qu'ils développent véritablement l'activité,
09:07parce qu'ils étaient très complémentaires.
09:09Elle avait vraiment le talent créatif,
09:13la vision du produit stylistique et la technicité.
09:18Et lui, le sens des affaires, le sens du commerce.
09:22Donc, voilà, ça a été un duo vraiment à la fois talentueux et complémentaire.
09:28Et donc, la marque a très vite pris son essor
09:31dans ces périodes de l'après-guerre très particulières,
09:34mais très dynamiques, très euphoriques,
09:36et a surfé sur cette vague,
09:39qui correspond évidemment aussi à une période
09:41de volonté de libération et d'émancipation des femmes.
09:45Donc, bien sûr, Simon Perel, c'est aussi cette histoire-là.
09:50Et c'est pas la seule marque qui est née dans cette période-là,
09:54mais en tout cas, c'est une des marques qui,
09:56en particulier dans le domaine de la lingerie,
09:58a pu apporter une réponse aux aspirations des femmes à ce moment-là.
10:02Donc, bon, 1948, c'est la création.
10:06Ton père doit naître probablement dans cette période.
10:09Tout à fait, puisqu'il naît en 1953.
10:12D'abord, sa sœur est née qui naît en 1947.
10:14C'est ça.
10:16Et donc, voilà, l'un et l'autre vont grandir dans ce contexte d'aventure entrepreneuriale
10:26extrêmement intense et enivorante en même temps.
10:31C'est un changement de vie total pour mes grands-parents,
10:35qui sortent d'un traumatisme, comme beaucoup de Juifs à ce moment-là.
10:41Et c'est une forme, enfin, on ne leur a jamais posé la question,
10:45mais on ne peut pas s'empêcher de penser que c'est une forme de revanche sur la vie pour
10:48eux.
10:49Le niveau d'implication, de volonté.
10:54Enfin, voilà, ils ont mis vraiment toute leur énergie,
10:58tout leur corps, toute leur âme dans cette aventure.
11:01Et c'était forcément lié à leur histoire personnelle.
11:05Les premiers ateliers, du coup, sont à Paris.
11:07Ils sont à quel endroit ?
11:08À Paris.
11:09Tout se passe à Paris au début, dans un petit atelier de la rue Montion, dans le 9e.
11:14Très vite, l'atelier devient trop petit.
11:16Donc, il déménage dans un 2e, puis un 3e.
11:20Puis finalement, ça commence à ressembler à des bureaux,
11:23parce que l'activité grandit.
11:25Et donc, il y a de plus en plus de clients qui viennent passer commande sur place.
11:30À l'époque, ça se faisait comme ça.
11:32Et donc, au bout d'une dizaine d'années, à peu près,
11:36oui, c'est ça, fin des années 50, début des années 60,
11:39Simon Perrel s'installe rue Saint-Lazare.
11:40Et c'est une adresse que l'entreprise conservera jusqu'au début des années 90.
11:45Alors, petit à petit, en s'agrandissant dans le bâtiment,
11:49puisque, alors, ça ne se fait plus aujourd'hui.
11:51Mais il faut imaginer un immeuble haussmannien rue Saint-Lazare
11:53dans lequel vous avez les bureaux, l'entrepôt, le service commercial,
11:57les machines à coudre, tout ça se passe au même endroit.
12:00Voilà.
12:00Donc, moi, c'est mes premiers souvenirs, à titre personnel, d'enfant,
12:04d'aller visiter mon père qui travaillait avec son propre père à ce moment-là dans les bureaux.
12:10D'ailleurs, il partageait le même bureau.
12:11Et donc, c'était déjà dans cet esprit familial, transgénérationnel.
12:19Voilà.
12:19Mais donc, Simon Perrel, c'est une vraie histoire parisienne.
12:24On est donc resté à cette adresse jusqu'au début des années 90.
12:26Puis, après, il fallait encore s'agrandir.
12:27Alors là, on est parti pas très loin, à Neuilly,
12:31puis jusqu'à aujourd'hui, maintenant, à Clichy.
12:34Mais voilà, on est resté dans cette région.
12:37Alors, évidemment, l'entreprise s'est beaucoup transformée depuis.
12:42Comment ça accélère ce que tu disais en introduction
12:45que je crois les trois quarts du chiffre d'affaires sont faits au niveau international ?
12:50Cette bascule arrive à quel moment ?
12:52Et à quel moment ton père et ta tante arrivent dans l'entreprise ?
12:58Eh bien, effectivement, cette bascule, elle se fait plus ou moins
13:03avec l'arrivée de la deuxième génération dans l'entreprise.
13:05Cette arrivée, elle se fait progressivement à partir de la fin des années 70.
13:11Ma tante, comme mon père, vont quasiment directement rejoindre l'entreprise familiale
13:16sans avoir réellement d'autres parcours avant.
13:18Mais c'était une autre époque et ils n'avaient pas tellement le choix, on va dire.
13:25Assez vite, en réalité, ma grand-mère, Simone, a mis le souhait de pouvoir prendre un peu de recul,
13:31de s'occuper davantage de sa famille, de ses petits-enfants qui arrivaient.
13:34Et donc, elle a demandé à sa fille Catherine de la relayer sur de plus en plus de domaines
13:41liés en particulier aux produits, à la création.
13:45Mon père, qui était un tout petit peu plus jeune, est arrivé peu de temps après.
13:50Et mon grand-père lui a demandé assez vite de travailler au développement commercial
13:56et donc de s'occuper de trouver des nouveaux relais de croissance future.
14:01C'est pour ça que je dis que c'est le début de la bascule,
14:04puisqu'à ce moment-là, la marque est essentiellement française,
14:08pour probablement plus de 80% de son activité.
14:11Et donc, oui, c'est à l'époque où mon père rejoint l'entreprise,
14:14donc fin des années 70, début des années 80,
14:16où il prend sa valise et puis il part à la conquête du monde,
14:20entre guillemets, on commence par ce qui n'est pas loin,
14:22l'Europe, puis l'Asie, puis les États-Unis,
14:24et puis petit à petit, année après année, décennie après décennie,
14:28la marque s'internationalise, elle rencontre le même succès qu'elle a connu en France,
14:32parce qu'il y a une vraie tradition française de lingerie
14:37sur ce segment haut de gamme,
14:40très exigeant dans la technicité, la qualité, le fit,
14:43le sens du détail, les matières utilisées,
14:45et donc ce savoir-faire s'exporte très bien.
14:49La signature Paris, évidemment, s'exporte très bien,
14:51mais c'est aussi ce savoir-faire qui s'exporte très bien,
14:52parce que souvent, à cette époque,
14:55comme mon père arrive sur un marché,
14:56c'est un territoire vierge pour, en tout cas, des marques comme la nôtre.
15:02Il y a bien sûr des marques de lingerie qui sont là,
15:05mais qui n'offrent pas cette expérience-là et ce produit-là,
15:09et donc très vite, effectivement, on rencontre un succès,
15:15on a commencé par l'Europe, les marchés voisins,
15:18Belgique, Allemagne, Italie, Espagne,
15:21puis États-Unis, puis une partie de l'Asie, l'Australie également.
15:26Et donc, voilà, la bascule se fait à ce moment-là,
15:30et la transmission, du coup, de la première à la deuxième génération
15:33se fait plus ou moins en même temps,
15:35et assez naturellement, parce qu'ils étaient deux,
15:39il y avait moins de problématiques à l'époque.
15:42Les sujets de gouvernance, on en parlait peu encore.
15:46Toi, ton père, il doit voyager pas mal,
15:49quand t'es gamin, tu vois ça comment ?
15:54Tu vois, le soir, est-ce qu'on parle de l'entreprise ?
15:59Avec tes grands-parents, est-ce qu'on parle de l'entreprise ?
16:01C'est quoi la dynamique ?
16:06Étonnamment, parce que j'entends beaucoup d'entreprises familiales
16:08où c'était un peu différent,
16:11chez nous, j'entendais peu parler,
16:13enfants ou même adolescents,
16:15de l'entreprise à la maison,
16:16que ce soit avec mes parents ou avec mes grands-parents d'ailleurs.
16:20Les uns comme les autres
16:22avaient manifestement le souhait
16:23de ménager une certaine séparation
16:26entre les sujets de l'entreprise
16:28et ceux de la famille.
16:30En revanche, effectivement, pour te répondre,
16:32je voyais bien que mon père
16:34beaucoup voyager, être peu à la maison.
16:38Bien sûr,
16:39on savait ce qu'il faisait,
16:40dans quoi il travaillait,
16:40on avait compris que c'était une entreprise familiale
16:42et tout ça.
16:43Mais je disais tout à l'heure,
16:45mes grands-parents, je ne les ai pas connus
16:47comme dirigeant mon grand-père un petit peu sur la fin,
16:49mais ma grand-mère, je la vois.
16:51Le souvenir que je garde d'elle,
16:53c'est le souvenir d'une grand-mère exceptionnelle,
16:55mais pas d'une chef d'entreprise
16:57ou de quelqu'un qui aurait fondé
17:00Simone Perret.
17:01Et pourtant, c'est elle.
17:04Ils ont toujours eu cette volonté,
17:05manifestement, ça datait aussi de la génération d'avant.
17:08Je sais que pour ma cousine,
17:09c'était un petit peu différent,
17:10parce qu'elle,
17:11ses deux parents traînaient dans l'entreprise,
17:12donc je crois que l'étanchéité était un peu moindre,
17:16parce que forcément,
17:16ils en parlaient entre eux aussi.
17:18Moi, j'avais une maman qui faisait autre chose,
17:20et donc il y avait peut-être un peu plus d'étanchéité.
17:22Mais quand même, le fait de savoir ce que faisait mon père,
17:27de le voir comme ça,
17:28voyager partout, tout le temps,
17:30pour développer son entreprise,
17:31je pense que ça m'a quand même donné
17:33un certain goût pour ces sujets.
17:37Bon, et donc du coup,
17:39toi, comment t'arrives dans le groupe ?
17:41Enfin, toi et ta cousine,
17:42parce que vous êtes deux de la troisième génération.
17:44À travailler aujourd'hui, oui.
17:45À travailler aujourd'hui,
17:46vous avez été trois, vous n'êtes plus que deux.
17:49Comment vous arrivez ?
17:50T'as un parcours avant ?
17:52T'as fait des études particulières ?
17:54Moi, j'ai un parcours assez classique,
17:57prépa commercial, école de commerce.
18:00À la sortie de mes études,
18:02ce qui m'intéresse au début, c'est la finance.
18:04Donc, je pars là-dedans.
18:06Je fais quelques années dans les métiers
18:08de la banque, la gestion d'actifs,
18:11dans le monde institutionnel,
18:12donc vraiment très éloigné
18:14du monde de Simone Perel.
18:16Mais ça m'allait bien,
18:16d'abord parce que j'avais quand même
18:19envie de faire autre chose.
18:20À cette époque-là,
18:20je n'ai pas la certitude
18:21que l'avenir, pour moi,
18:22ce sera Simone Perel.
18:26Et puis, au bout de quelques années,
18:27je m'essouffle un petit peu,
18:29je me rends compte que ce n'est pas forcément
18:30ces sujets-là dans lesquels j'ai envie
18:31de faire toute ma carrière.
18:33C'est là où on commence à avoir des discussions
18:36avec mon père,
18:36avec la famille,
18:37sur dans quelle mesure
18:40ma génération,
18:41moi, et puis plus largement ma génération,
18:42on pourrait rejoindre l'aventure.
18:44C'est à ce moment-là
18:46où apparaissent pour la première fois
18:47les sujets de réflexion
18:49sur la gouvernance,
18:49la transmission.
18:50Et là, on a eu la chance
18:52que mon père et sa sœur
18:55aient très tôt commencé
18:57à réfléchir à ces sujets
18:57et un peu anticipé
18:58à une période où ce n'était pas
19:00franchement évident.
19:02Et donc, les choses ensuite
19:04se sont faites plus facilement
19:06grâce à ça, on va dire.
19:08Donc moi, pour finir,
19:10j'ai rejoint Simone Perel
19:12après 4-5 ans
19:13dans le monde de la finance.
19:16Par le bas de l'échelle
19:17et avec un...
19:19En gros, j'ai commencé
19:20représentant sur le terrain,
19:21pour être clair.
19:23Mais surtout,
19:23ce qui est particulier,
19:24c'est qu'on avait convenu
19:26avec mon père
19:27dès le départ
19:28que je rejoignais
19:29pour une période définie
19:30en réalité Simone Perel.
19:32OK.
19:33Que c'était une phase
19:35d'apprentissage
19:36slash test
19:37slash mise à l'épreuve.
19:39On appelle ça comme on veut,
19:40mais en tout cas,
19:40on avait défini
19:41un petit contrat entre nous.
19:44et l'idée,
19:44c'était qu'au bout de 2 ans,
19:47probablement,
19:48je repartirais.
19:49Parce que moi,
19:49j'avais aussi envie...
19:50À ce moment-là,
19:51j'avais déjà l'idée
19:52de reprendre des études,
19:55de me renforcer
19:56dans certains domaines
19:57et puis de m'ouvrir
19:58aussi d'autres perspectives.
19:59Et donc,
19:59au bout de 2 ans,
20:00je suis reparti faire un MBA
20:02qui m'a pris donc un an
20:03à l'INSEAD
20:05et qui m'a permis
20:06de aussi renforcer
20:07mes convictions
20:07sur ce que je voulais
20:08vraiment faire.
20:10La chance de faire
20:11ce genre de cursus,
20:14c'est qu'on s'ouvre
20:15effectivement d'autres portes.
20:17D'abord,
20:17on s'enrichit,
20:18on mûrit,
20:18etc.
20:20Culturellement
20:21et professionnellement,
20:21mais surtout humainement,
20:23je trouve.
20:24Et puis,
20:25et donc,
20:25on a le choix.
20:26Donc,
20:27effectivement,
20:27quand j'ai...
20:28À la fin de l'INSEAD,
20:29là,
20:29on est en 2009,
20:31fin 2009,
20:32j'ai le choix
20:32de rejoindre
20:33Simone Perrel,
20:35peut-être pour de bon,
20:36ou alors de repartir,
20:37faire autre chose.
20:38Et à ce moment-là,
20:39mon souhait,
20:39c'est de rejoindre
20:40Simone Perrel.
20:41J'en ai acquis la conviction.
20:42Et ce que je demande
20:43à mon père,
20:44à ce moment-là,
20:44qui est encore le dirigeant,
20:46c'est de me donner
20:47suffisamment de responsabilités
20:48pour qu'on puisse
20:51réellement mesurer
20:52mes résultats
20:53et que,
20:54aussi bien vis-à-vis
20:55du reste de l'entreprise
20:56que des autres actionnaires
20:58membres de la famille,
20:59on puisse évaluer
21:01les choses
21:01le plus objectivement possible.
21:03Donc là,
21:03tu fais quoi alors ?
21:04Tu t'embarques
21:05dans quel métier ?
21:06À ce moment-là,
21:08mon père me confie
21:09la direction
21:10de notre filiale
21:11en Suisse.
21:12Alors,
21:13sur le papier de la Suisse,
21:13on se dit,
21:14bon, ça va,
21:14on ne se met pas trop en danger.
21:16Il se trouve que c'est une filiale
21:17qui n'allait pas bien
21:17à ce moment-là,
21:18qui a été mal gérée
21:19et on a fait partir
21:21le dirigeant
21:22qu'il fallait redresser,
21:24retourner.
21:24Donc,
21:24c'était une bonne
21:26première expérience
21:27où on prend
21:28une petite business unique
21:29et puis on essaie
21:31de faire un retournement,
21:33de relancer une activité.
21:35J'ai fait ça
21:35pendant trois ans
21:39en retournant l'activité,
21:40en la redynamisant,
21:41en la restructurant.
21:42Et après ça,
21:43j'ai pris
21:44d'autres territoires,
21:46donc surtout
21:46sur l'Europe du Nord,
21:48Benelux,
21:49UK,
21:50Scandinavie.
21:50Après avoir pris
21:51l'Europe du Nord,
21:52quelques années encore après,
21:54on m'a confié
21:55le marché français,
21:56qui était à ce moment-là
21:56le marché le plus difficile
21:57parce que c'était déjà
21:59le marché
22:00à ce moment-là
22:01en souffrance.
22:01C'est moins le cas
22:02aujourd'hui,
22:02on y reviendra.
22:03Mais le marché
22:04en souffrance
22:04parce que
22:05marché à maturité
22:06qui souffrait
22:07d'une distribution
22:08vieillissante,
22:08etc.,
22:09donc il fallait réinventer
22:10la distribution
22:10sur ce marché-là.
22:12C'est le début
22:12de la transformation
22:13à laquelle je travaille
22:14encore aujourd'hui.
22:16On a fait
22:19un début de retournement
22:20du marché français
22:23pendant trois ans
22:25en travaillant beaucoup
22:26notamment sur la partie
22:27grand magasin
22:29et tout ça nous amène
22:30jusqu'à 2015
22:31et 2015,
22:32c'est l'année
22:33où mon père
22:35me passe la direction générale
22:36cette fois,
22:38donc lui garde la présidence
22:40mais il se met en retrait
22:42de ses fonctions opérationnelles
22:44donc il me confie vraiment
22:45l'ensemble du périmètre opérationnel.
22:47C'est le moment aussi
22:48où on revoit
22:49toute la gouvernance
22:49on pourra y revenir
22:51et c'est le moment
22:52où moi je me retrouve
22:53donc cette fois
22:53vraiment avec toutes les manettes
22:55avec toutes les manettes
22:56exactement.
22:57Ça se passe comment
22:57dans cette période
22:59où tu es un manager
22:59finalement
23:00et puis tu vas
23:01à lui des échelons
23:02tu fais ta légitimité
23:03tu fabriques ton prénom
23:05j'imagine aussi
23:05c'est quoi la relation
23:08avec ton père
23:09dans la dynamique
23:11et puis tes cousines
23:12sont déjà là
23:13ou elles ont une
23:15si tu peux nous aussi
23:16peut-être nous décrire
23:16ce qu'elles font
23:17en parallèle
23:18et bien écoute
23:19c'est très simple
23:20je dois répondre
23:21d'abord concernant mes cousines
23:23puisque j'ai trois cousines
23:24qui sont les trois filles
23:25de ma tante
23:26moi j'ai trois frères et soeurs
23:27on est quatre de mon côté
23:28trois du leur
23:29et sur ces trois cousines
23:31il y en a deux
23:31qui ont eu un parcours d'entreprise
23:33une qui est toujours
23:33une qui a passé
23:35une dizaine d'années
23:36avant moi en réalité
23:37parce qu'elle est un petit plus âgée
23:38et qui a souhaité
23:40à un moment donné
23:42préorienter sa carrière
23:43pour se consacrer
23:44ce qui était sa passion
23:45en réalité
23:46qui est l'équitation
23:46et monter sa propre aventure
23:49entrepreneuriale
23:49dans ce domaine
23:50ce qu'elle a fait depuis
23:51et s'est épanoui là-dedans
23:53donc elle avait eu
23:54voilà un parcours de dix ans
23:55qui correspondait juste
23:56aux dix années
23:57en gros avant que j'arrive
23:58donc on ne s'est pas vraiment
23:59fréquenté dedans l'entreprise
24:01et puis après
24:02j'ai une autre cousine
24:02qui a en gros
24:04le même âge que moi
24:05qui elle est arrivée
24:06en gros deux ans après moi
24:08et donc elle a eu
24:08un parcours aussi
24:10de voilà
24:11prise progressive
24:12de responsabilité
24:13qui dès le début
24:15avait revendiqué
24:17le fait qu'elle avait
24:18envie de s'impliquer
24:20dans l'aventure
24:21mais pas forcément
24:22avec l'idée
24:23d'en prendre à tout prix
24:24la tête
24:25ou la direction
24:27en revanche
24:28donc elle s'est beaucoup
24:29impliquée dans les fonctions
24:30du produit
24:31aujourd'hui elle dirige
24:32d'ailleurs tout le pôle
24:33du produit
24:34et de la marque
24:36et on a toujours
24:37une relation
24:38très saine
24:40et très simple
24:40qui fait qu'aujourd'hui
24:42on est les deux
24:43représentants
24:43de la troisième génération
24:44dans l'entreprise
24:45et ce qui permet
24:48d'avoir un équilibre
24:48naturellement
24:49ça n'a pas été fait exprès
24:51vis-à-vis de la famille
24:53et ce qui permet
24:54de retranscrire
24:57à nos actionnaires
24:58cousins, cousines
24:59la vie de l'entreprise
25:00et le regard de l'intérieur
25:04après tu m'interrogeais
25:05sur la relation
25:06avec mon père
25:09alors je pense
25:10j'ai eu beaucoup de chance
25:11parce que
25:13je sais que
25:14je sais que
25:15tu as entendu
25:16plein d'autres
25:16histoires
25:17d'entreprise familiale
25:19à ma place ici
25:20elles ne sont jamais simples
25:22donc ça n'a pas été
25:24un long fleuve tranquille
25:24chez nous non plus
25:25mais en tout cas
25:25j'ai eu la chance
25:26d'avoir une génération
25:27avant moi
25:28et mon père en particulier
25:29qui s'est
25:30très tôt intéressé
25:32aux bonnes pratiques
25:32de gouvernance
25:33et de transmission
25:34et qui le jour
25:36où il a décidé
25:36de passer le flambeau
25:39l'a fait pour de vrai
25:40c'est à dire
25:41il n'a pas fait à moitié
25:43il n'est jamais repassé
25:44par derrière
25:46et ça nous a permis
25:47à tous les deux
25:47de garder une relation
25:48hyper saine aussi
25:49de proximité
25:51de confiance
25:53je dis évidemment
25:54c'est dans notre cas
25:55évidemment
25:55mais ce n'est pas évident
25:56chez tout le monde
25:58et voilà
25:59donc moi
25:59ça m'a permis
26:00de construire
26:01et d'asseoir
26:01ma légitimité
26:04et lui
26:05je pense qu'il a
26:06il a pu faire ça
26:07bon un parce qu'il a décidé
26:08mais deux parce que
26:09il avait anticipé
26:10donc il a
26:11il a
26:12il s'est occupé
26:14autrement aussi
26:15parce que
26:17la difficulté
26:18pour celui
26:18qui transmet
26:19et qui donne le pouvoir
26:20c'est évidemment
26:21c'est que tout s'arrête
26:22et
26:23et quand ça
26:24quand ça se passe pas bien
26:25c'est qu'on n'a pas
26:26suffisamment anticipé ce moment
26:28bon ça c'est le après
26:29mais le pendant
26:30ce qui m'intéresse
26:30c'est de comprendre
26:31aussi la relation
26:33du dirigeant
26:35avec son manager
26:36donc en fait
26:37ce lien de subordination
26:38que vous avez eu
26:38pendant une dizaine d'années
26:39si je comprends bien
26:40tout à fait
26:41donc toi tu as fait ta carrière
26:42mais tu lui rendais compte
26:42finalement
26:43ça devait être ton manager direct
26:45alors à un moment donné
26:46ça l'a été
26:46mais pas dès le début
26:48parce que j'ai eu d'autres managers
26:50plus bas dans l'organisation
26:51avant lui
26:56et je pense que
26:57voilà
26:57il a eu
26:58l'intelligence
26:59de
27:00enfin l'intelligence
27:01vis-à-vis de ses propres managers
27:03de
27:04leur montrer que
27:07voilà
27:08il y aurait
27:08les dés
27:09ne seraient pas pipés
27:10dans le sens où
27:11voilà
27:11il y aurait une évaluation
27:13rationnelle des choses
27:14quand en même temps
27:15évidemment
27:15on ne se cachait pas
27:16que l'objectif
27:17c'est de transmettre l'entreprise
27:18donc s'il y a un membre de la famille
27:19qui est en situation
27:20d'en reprendre la direction
27:21tant mieux
27:22j'ai bénéficié aussi
27:24d'un contexte
27:24d'entreprise apaisée
27:27qui avait toujours été gérée
27:28de façon apaisée
27:30et donc dans lequel
27:31les relations
27:32humaines étaient
27:33voilà
27:34assez sereines
27:35et dans lequel
27:36il y avait
27:36il y avait déjà
27:37un vrai attachement
27:38à la famille
27:39et donc le fait
27:40pour les collaborateurs
27:42que
27:42de se projeter
27:43sur une transmission
27:44à la génération suivante
27:45ça avait quelque chose
27:46de très rassurant
27:47en réalité
27:47donc c'était très bien accueilli
27:49donc moi
27:50j'ai bénéficié de ça
27:51parce que les générations
27:52d'avant
27:52avaient su créer ce climat
27:54donc
27:55ça m'a évité
27:56le côté
27:57qui peut exister
27:58dans plein de
27:59boîtes familiales
28:00ou pas
28:00d'ailleurs
28:00que j'ai pas eu grand monde
28:02pour me savonner la planche
28:03et donc voilà
28:04ça a été assez
28:06assez franc
28:07et tes premiers managers
28:08qui du coup
28:10c'est souvent des gens
28:10qui ont des positions
28:11un peu compliquées
28:13lorsqu'on
28:13travaille ces sujets
28:14avec des familles
28:16moi ce que je leur dis
28:17c'est que
28:18la position du manager
28:19non familial
28:21d'un familial
28:22elle est aussi difficile
28:24pour tout le monde
28:25elle est difficile
28:26pour le familial
28:27qui doit trouver sa place
28:28dans l'entreprise
28:28et pas être isolé
28:29du fait de son nom
28:31et t'as des familles
28:32où ça arrive
28:32c'est parfois plus difficile
28:34d'être un familial
28:35qu'un non familial
28:36et puis t'as le manager
28:37non familial
28:39qui lui
28:39bâtit sa carrière
28:40il se retrouve
28:41dans un rôle
28:43un peu piégeux
28:45il doit s'assurer
28:46que cette personne réussisse
28:47en même temps
28:48elle va probablement
28:49lui passer devant
28:50un autre
28:51et puis s'il n'est pas
28:52si performant que ça
28:53il va falloir le communiquer
28:54et donc il est toujours
28:55une position un peu
28:56dangereuse et ambivalente
28:57comment ça s'est passé
28:58toi
28:58ta relation avec
29:00ces différents managers
29:01avant d'avoir ton père
29:02en face de toi
29:03t'as raison
29:04c'est assez délicat
29:08l'enjeu à un moment donné
29:09c'est de prendre du recul
29:10en tant qu'actionnaire
29:11même si on a la volonté
29:12d'être le dirigeant
29:13se dire comment
29:14on s'assure
29:15que on préserve
29:16les talents
29:17ceux qui sont là
29:19et puis qu'on continue
29:20d'en attirer d'autres
29:21parce que si
29:21en gros l'ambiance
29:22chez Simone Perrel
29:23c'est tout pour
29:26le fils d'eux
29:27le petit fils d'eux
29:27ou la petite fille d'eux
29:28et puis les autres
29:29soit ils accompagnent
29:30soit ils font autre chose
29:32en fait ça marche pas
29:33très longtemps
29:35donc nous on avait
29:36aussi la chance
29:37qu'il y avait suffisamment
29:38d'espace et de place
29:39pour que des bons managers
29:40puissent s'exprimer
29:41sans que
29:43voilà le fait d'avoir
29:44un membre de la famille
29:45dans leur équipe
29:46soit complètement
29:47bloquant
29:48et parce qu'encore une fois
29:49la génération qui dirigeait
29:50à l'époque
29:51était suffisamment intelligente
29:52pour
29:52voilà
29:54le gérer avec eux
29:57après
29:59moi j'ai vécu
30:00une autre étape
30:00plus tard
30:01qui était
30:02de décider
30:03de prendre un dirigeant
30:04non familial
30:05avec moi
30:05donc là c'est encore
30:06une autre dynamique
30:07on pourrait y revenir
30:08mais
30:10les étapes
30:11où moi je suis monté
30:11dans l'entreprise
30:14et où j'ai eu affaire
30:16à d'autres managers
30:17globalement
30:18ça s'est bien passé
30:20évidemment
30:20il y a toujours
30:21des résistances
30:24et il peut y avoir
30:25des désaccords
30:26c'est la vie normale
30:27ça de toute boîte
30:28donc voilà
30:29donc il y a eu aussi
30:31un renouvellement
30:31des équipes
30:32mais je pense que
30:33dans toute transmission
30:34et en particulier
30:36générationnelle
30:36c'est sain qu'il y a
30:38un renouvellement
30:38aussi des équipes
30:40et des têtes
30:40mais ça n'a pas été
30:41le grand nettoyage
30:42ok
30:46on arrive dans la deuxième
30:47partie de cette émission
30:48Mathieu
30:48qui s'appelle
30:49les trois cercles
30:50et là ce qui m'intéresse
30:51c'est que tu nous décrives
30:52un peu votre organisation
30:53votre gouvernance
30:54et tu viens d'évoquer
30:55un premier point
30:56qui est important
30:59direction générale
30:59qui maintenant
31:00est incarnée
31:00par un non familial
31:01est-ce que tu peux nous décrire
31:03comment vous êtes organisé
31:04dans les trois cercles
31:05jusqu'à la famille
31:05de l'entreprise
31:06aux actionnaires
31:07à la famille
31:09alors je vais décrire
31:10une organisation
31:11qui est là
31:13principalement
31:13parce qu'il y a eu
31:14ce travail
31:15très tôt
31:16entre deuxième
31:17et troisième génération
31:18pour structurer
31:18une gouvernance
31:20essayant de répliquer
31:21ce qui était considéré
31:23comme des bonnes pratiques
31:23donc effectivement
31:25assez tôt
31:25assez jeune
31:26la troisième génération
31:27donc on va dire
31:28adolescent
31:29on s'est retrouvé
31:29autour d'une table
31:30avec un coach
31:30pour nous expliquer
31:31qu'est-ce que ça voulait dire
31:33devenir actionnaire
31:34les droits
31:34les devoirs
31:35pour nous sensibiliser
31:37et nous permettre
31:37de commencer à réfléchir
31:40à notre avenir professionnel
31:41de manière générale
31:42c'est-à-dire
31:43ok
31:43donc il y a de fortes chances
31:44qu'on devienne actionnaire
31:45de cette entreprise
31:46qu'est-ce que ça veut dire
31:47comment je me positionne
31:48par rapport à ça
31:50comme simple actionnaire
31:51comme même pas actionnaire
31:53comme actionnaire
31:54éventuellement inspirant
31:55à être
31:56un dirigeant un jour
31:57voilà
31:58donc ces questions-là
31:59autour des trois cercles
32:00on a été amené
32:02à se les poser
32:02à ces jeunes
32:02parce qu'on nous a mis
32:04en situation
32:05et donc
32:06quand est arrivé
32:08le moment
32:08où devait se décider
32:10la transmission
32:12tous les membres
32:13de la troisième génération
32:14avaient pu déjà réfléchir
32:15se positionner
32:15et donc
32:17la structuration
32:18de la gouvernance
32:19qui s'est mise en place
32:20au moment de la transmission
32:22s'est faite
32:23naturellement
32:23pour refléter
32:24c'est-à-dire
32:25en reflétant
32:26le positionnement
32:26qui avait été
32:27mis en évidence
32:28donc concrètement
32:29il y avait
32:30une majorité
32:31de mes cousins
32:33et cousines
32:34qui aspiraient
32:34à faire autre chose
32:35parce que comme j'ai dit
32:36on n'était que deux
32:38attraient dans l'entreprise
32:39il y avait une troisième
32:40mais qui était
32:41déjà en train
32:42de penser à un autre projet
32:44les autres
32:44en revanche
32:45voulaient
32:46rester actionnaires
32:47donc
32:47c'est pas qu'ils se désintéressaient
32:49de Simone Pal
32:49ça les intéressait beaucoup
32:50mais ils voulaient
32:51en être des actionnaires
32:52impliqués
32:53intéressés
32:53mais pas
32:55égrégent opérationnel
32:56exactement
32:57donc une fois qu'on a dit ça
33:01on a créé un conseil de famille
33:03qui regroupait
33:04tous les actionnaires familiaux
33:06et qui est on va dire
33:07l'organe
33:08qui chargeait
33:09de maintenir
33:11l'unité de la famille
33:12autour du projet
33:13Simone Perrenne
33:15donc là il y avait
33:16tous les actionnaires familiaux
33:17tous les actionnaires familiaux
33:18ça veut dire
33:19deuxième et troisième génération
33:20c'est intéressant
33:22que tu dis ça
33:23parce que c'est un
33:24c'est un classique
33:26en fait quand la famille
33:27n'est pas très nombreuse
33:28on met tout le monde
33:28dans le conseil
33:29et puis ensuite
33:30la famille grandit
33:31et en fait
33:32dans les non-exécutifs
33:34il y a aussi
33:35une granularité
33:37d'engagement
33:38de disponibilité
33:39de compétences
33:40d'appétence
33:40sur certains sujets
33:41certains sont pas très drôles
33:42le civil
33:43le fiscal
33:43le patrimonial
33:44qui est souvent traité
33:45à cet endroit là
33:46ça ne fait pas forcément
33:47rêver tout le monde
33:48non
33:49du travail
33:50les transgénérationnels
33:51de ces sujets
33:51qu'on connaît
33:54mais quand la famille grandit
33:55ensuite tu peux plus l'avoir
33:57et donc
33:57vient s'intercaler
33:58l'assemblée familiale
33:59qui vient élire
34:00les membres de la famille
34:02qui les représentent
34:02dans le conseil de famille
34:03et qui va porter
34:04ces sujets
34:05y compris le familial
34:06fils quand il y en a un
34:07ou ce pas de ce
34:09effectivement
34:09ça me parle beaucoup
34:10de ce que tu dis là
34:10et depuis
34:12on a un petit peu évolué
34:12même si on a toujours
34:13un conseil de famille
34:14où les 7G3
34:15et les 4G2
34:17peuvent être là
34:19et donc
34:20ça c'est le premier organe
34:21qu'on a créé
34:22qui a pu être créé
34:24suite à l'écriture
34:24aussi d'une charte familiale
34:25qui était le résultat
34:26du travail
34:27dont je parlais tout à l'heure
34:28avec le coach
34:29etc
34:30donc il y avait déjà
34:31un peu des règles du jeu
34:32on avait écrit des valeurs
34:33donc chacun
34:35savait à peu près
34:36où il habitait
34:38après ce conseil de famille
34:39donc au moment
34:41où l'entreprise
34:41se transmet
34:42la gouvernance opérationnelle
34:44de Simone Perrel
34:45elle est assez sommaire
34:46dans le sens où
34:47on est encore à une époque
34:48où le pouvoir
34:51est très centralisé
34:52et vertical
34:52donc pour être clair
34:54c'est mon père
34:55et voilà
34:56alors il y a quelques cadres
34:58un peu
35:00dirigeants entre guillemets
35:01mais il n'y a pas une équipe
35:02de direction en tant que telle
35:03elle est embryonnaire
35:06on va dire
35:07et donc on profite
35:08de ce passage de témoin
35:09pour structurer cette partie là
35:11donc faire une équipe
35:13de direction opérationnelle
35:14en tant que telle
35:15faire monter des managers
35:16en recruter des nouveaux
35:18c'est l'occasion
35:19puisque au moment où
35:19moi je prends
35:20mes fonctions de directeur général
35:22je peux constituer une équipe
35:23il y a un nouveau plan stratégique
35:25donc voilà
35:25c'est le bon moment
35:26pour le faire
35:26et puis c'est aussi le moment
35:28où on va créer
35:29un troisième organe
35:31chargé de faire le lien
35:33entre les actionnaires
35:33et l'opérationnel
35:35parce qu'on se rend compte
35:36que forcément
35:36en passant de G2 à G3
35:39on ne cumule plus
35:39toutes les casquettes
35:40où on est seul maître à bord
35:42à la fois seul actionnaire
35:44seul dirigeant
35:44etc
35:45seul opérationnel
35:46et donc il faut un organe
35:47de liaison
35:48et le but c'est aussi
35:50et je suis demandeur
35:51à ce moment là
35:51en tant que nouveau dirigeant
35:52d'avoir un organe
35:53qui challenge
35:54et qui contrôle le management
35:56c'est donc
35:57à l'époque
35:57on l'appelle
35:58comité stratégique
35:59maintenant c'est devenu
36:00un vrai conseil d'administration
36:01mais le rôle
36:02est exactement le même
36:04et on décide tout de suite
36:06de faire venir
36:07dans ce comité stratégique
36:09ce board
36:10des administrateurs indépendants
36:12parce que si le board
36:13c'est juste des membres
36:14de la famille
36:15l'intérêt il est limité
36:17donc voilà
36:17le but c'est d'avoir
36:18des vrais dirigeants
36:20ou ex-dirigeants
36:22avec une vraie vision
36:23une vraie expérience
36:24des profils complémentaires
36:26et des expertises complémentaires
36:27qui vont être en phase
36:29avec les enjeux
36:30du groupe à ce moment là
36:32et donc ce comité stratégique
36:34nous aide
36:35et m'aide à écrire
36:36la feuille de route stratégique
36:38que je vais être chargé
36:39de mettre en oeuvre
36:39en tant que DG
36:41et puis
36:43il constitue donc
36:44cet organe de contrôle
36:45voilà
36:46comme
36:47aujourd'hui c'est très classique
36:49comme le frais
36:49n'importe quel board
36:50mais pour nous
36:50à ce moment là
36:51c'est nouveau
36:52et aujourd'hui
36:53on est toujours organisé
36:53de cette manière là
36:54c'est à dire
36:54un conseil de famille
36:55un board
36:57un comex
36:58au niveau opérationnel
36:59et voilà
37:00et c'est assez clair
37:01pour tout le monde
37:02donc là
37:02ça c'est l'organisation
37:03que tu as eu
37:04pendant combien d'années
37:05ça fait combien temps
37:06qu'elle existe
37:06cette organisation
37:07en gros depuis que j'ai pris
37:08la direction générale
37:09en 2015
37:10donc voilà
37:11après il y a eu
37:12des étapes un peu plus tard
37:14on peut y venir maintenant
37:16c'est qu'à partir de 2021
37:23mon père a pris un recul supplémentaire
37:25qui m'a cédé ses fonctions de président
37:28et c'est aussi le moment
37:29où moi j'ai décidé de nommer
37:31un directeur général
37:34que j'avais recruté déjà
37:35depuis 2-3 ans
37:36qui n'était pas encore DG
37:37mais que je décide de nommer DG
37:38donc en 2021
37:42pour m'épauler dans la poursuite
37:44de la transformation
37:45de Simone Perrel
37:45qui est en plein
37:47enfin on est en plein dedans
37:49à ce moment là
37:49enfin on y est déjà depuis un moment
37:51et parce que
37:53je me rends compte
37:54que j'ai besoin aussi
37:54d'avoir un profil complémentaire
37:56à mes côtés
37:57pour être fort là où moi je ne suis pas
38:00enfin voilà
38:00de toute façon
38:02et puis j'ai envie d'être challengé aussi
38:03même dans le quotidien
38:05dans l'opérationnel
38:07donc je décide de faire venir
38:10un profil plus fort
38:11puis de le nommer DG
38:13tout en restant très proche
38:15des opérations
38:16et vraiment dans une logique
38:18de binôme
38:18dans le pilotage du groupe
38:22c'est un choix
38:24que je ne regrette pas du tout
38:25au contraire
38:25c'est un choix que je trouve
38:26a été très payant
38:29parce qu'il a permis
38:30de nourrir le management
38:34de nourrir la stratégie
38:36qui est aussi nourri par le board
38:37mais le board c'est pas pareil
38:38il a une distance un peu plus
38:39voilà
38:40un peu plus grande
38:41avec le day to day
38:43et puis voilà
38:44de m'aider à accélérer
38:45certaines transformations
38:46qui étaient nécessaires
38:47donc ça c'était une phase
38:48je trouve très utile pour nous
38:52à partir donc de 2021
38:53jusqu'à aujourd'hui
38:54et puis là
38:55on s'apprête à passer
38:56encore à une autre phase
38:57ok
38:59un dernier point
39:00que je voulais aborder avec toi
39:00sur cette partie
39:01c'est
39:02vous avez une particularité
39:03dans votre famille
39:04c'est que très tôt
39:04vous avez aussi équilibré
39:09la santé financière
39:10des différents cercles
39:12et notamment
39:13en rendant finalement
39:14votre patrimoine
39:15relativement indépendant
39:16de la performance
39:17de l'entreprise
39:18qui pour le coup
39:18on en parlera juste après
39:19est dans une phase
39:21plutôt d'une industrie en crise
39:23et donc
39:25ça permet de ne pas avoir
39:26de crise en même temps
39:28le fait d'être assez solide
39:29patrimonialement
39:30comment vous avez structuré
39:31ces choses là
39:31c'était quoi la philosophie
39:33pour commencer un tout
39:35je pense que ça s'est fait
39:36en deux temps
39:36le premier temps
39:37c'est évidemment
39:38la génération d'avant
39:38donc celle de nos parents
39:41qui là aussi
39:42a eu l'intelligence
39:44de profitant
39:46de la bonne santé
39:46de l'entreprise
39:48et va constituer
39:50progressivement
39:51un patrimoine
39:52en dehors de l'entreprise
39:53une première forme
39:55de diversification patrimoniale
39:56sans vraiment
39:57l'appeler comme ça
39:58parce qu'à l'époque
39:58c'était pas
39:59voilà
40:01mais en tout cas
40:02ça a été
40:02une première étape
40:03et effectivement
40:06ça a permis
40:08pour la famille
40:10assez tôt
40:11en tout cas
40:11au moment où
40:12la troisième génération
40:13la mienne
40:15commence sa vie professionnelle
40:17que l'avenir
40:18ne dépende pas
40:20uniquement de la santé
40:21de Simone Perel
40:22et des futurs dividendes
40:24donc ça
40:25ça a été quelque chose
40:26de très sain
40:28puisque
40:29au moment où
40:30chacun doit faire des choix
40:31et
40:32pour que ces choix soient
40:33enfin
40:34ces choix sont d'autant plus
40:35indépendants
40:36et
40:36et voilà
40:37et pleinement assumés
40:38dès lors qu'ils ne sont
40:38voilà
40:39pas dictés
40:39par
40:41par un impératif
40:43financier
40:44lié à Simone Perel
40:46beaucoup plus tard
40:47il y a eu une autre étape
40:48mais
40:48pour aller toujours
40:49dans le même sens
40:50en essayant de pousser
40:50un cran plus loin
40:52je dis beaucoup plus tard
40:53parce qu'en gros
40:53c'est depuis
40:556-7 ans
40:57où là
40:59j'ai proposé
41:00à mes cousins
41:01cousines
41:02que
41:03fort de cette
41:04première diversification
41:05qui avait été faite
41:05par la
41:06par la génération
41:07d'avant
41:08qu'on essaie
41:08de l'organiser
41:09un petit peu
41:10de la regrouper
41:11de l'animer
41:12en réalité
41:14pour en faire aussi
41:15un
41:15pour comme pas
41:16un relais de développement
41:17un relais de croissance
41:18futur
41:20à côté de Simone Perel
41:22donc totalement indépendant
41:23du métier
41:24de Simone Perel
41:25mais une forme
41:26de mini
41:27family office
41:28où on puisse faire
41:30voilà
41:30un peu d'immobilier
41:31mais pourquoi pas aussi
41:32de nouvelles aventures
41:34entrepreneuriales
41:35ou pas
41:35mais en tout cas
41:36se mettre en situation
41:37de ça
41:38donc
41:39on s'est regroupé
41:40entre cousins
41:41cousines
41:41autour de ça
41:42et
41:43on anime
41:44ce petit véhicule
41:45donc depuis 5-6 ans
41:46à côté
41:48à côté
41:49donc de Simone Perel
41:50c'est assez sympa
41:51génial
41:51et puis après
41:53vous avez vos temps
41:53familiaux
41:54avec ce comité Simone
41:55tu peux peut-être
41:56en dire
41:56quelques mots
41:57oui pardon
41:58j'ai dit 3 organes
41:59mais en réalité
41:59il y en a 4
42:00tu as raison
42:02puisque bon en fait
42:03il y en a 3 et demi
42:04on va dire
42:05le conseil de famille
42:06une fois tous les 2 ans
42:08il prend une forme différente
42:10qu'on appelle
42:11comité Simone
42:13qui réunit cette fois
42:14non seulement
42:14les actionnaires
42:16G2 G3
42:16mais aussi
42:17les conjoints
42:19G2 G3
42:19et
42:20la G4
42:21parce que
42:22à force
42:23on est tous
42:23un peu grandi
42:24et donc
42:25la plupart ont des enfants
42:26donc la G4
42:27qui sont
42:2916
42:30et
42:31l'idée
42:32de ce comité Simone
42:33donc évidemment
42:34c'est pas
42:35c'est pas de parler
42:368 d'a
42:37cash flow
42:37c'est de
42:39créer de l'affectio
42:40societatis
42:41vis-à-vis de cette G4
42:43donc de les sensibiliser
42:44à qu'est-ce que c'est
42:45Simone Perel
42:47ses enjeux
42:48son actualité
42:48alors
42:49ça va des tout petits
42:51aux ados
42:52donc
42:53on adapte le contenu
42:54évidemment
42:54donc on
42:55on segmente un peu
42:56la journée
42:57mais voilà
42:57une fois tous les 2 ans
42:58c'est une façon aussi
42:58de réunir plus largement
43:00la famille
43:00et de
43:02continuer de créer du lien
43:03avec l'entreprise familiale
43:05c'est assez sympa
43:06et ça permettra
43:07le moment venu
43:08de se projeter ou pas
43:09sur une autre transmission
43:11génial
43:12on va glisser tout doucement
43:14dans la 3ème partie
43:15de cette émission
43:16qui s'appelle
43:17Génération Impact
43:18qui est le nom
43:19de l'émission
43:20et donc elle est assez importante
43:22pour nous
43:22et là ce que j'aimerais
43:23c'est qu'on puisse
43:25revenir sur des choses
43:26peut-être un peu plus terre-à-terre
43:27dans un premier temps
43:27tu es dans une industrie
43:29qui est considérée
43:30pour certains
43:31notamment la fast fashion
43:32dont je ne fais pas partie
43:33mais c'est quand même
43:34une industrie vie textile
43:35comme la deuxième industrie
43:36la plus polluante du monde
43:37une industrie française
43:39en crise
43:40on voit
43:41plusieurs grands noms
43:42disparaître
43:43ou être cédés
43:44pour certains
43:45à la barre du tribunal
43:46depuis une petite décennie
43:49on a vu
43:50les scandales
43:51de Shine
43:52d'arrivée au BHV
43:53ou ce genre d'actualité
43:57quelle est ta vision
43:58toi de l'industrie
43:59et quelle est la position
44:00de Simone Perrel
44:01sur ces sujets-là
44:01et pour répondre
44:02notamment aussi
44:03aux attentes
44:04de certains consommateurs
44:05qui challengent
44:06aujourd'hui
44:06l'industrie du textile
44:07sur une version
44:08plus durable
44:08de votre industrie
44:11il y a beaucoup de sujets
44:12dans le sujet que tu evokes
44:13et c'est très large
44:14après si je parlais
44:16de Simone Perrel
44:17face à ces enjeux-là
44:19bon d'abord
44:20on ne l'a pas abordé
44:21jusqu'ici mais
44:22le positionnement
44:23de la marque Simone Perrel
44:24est un positionnement
44:24qui est à la fois premium
44:27et qui revendique
44:28un savoir-faire très fort
44:30dans le produit
44:30j'entends
44:32j'évoque ça
44:34délibérément
44:35parce que je pense
44:35que ce sont deux aspects
44:37qui nous préservent
44:39en partie
44:39en bonne partie
44:43du tsunami
44:43qu'on voit
44:44sur le marché
44:46de la mode
44:47et du textile
44:47depuis une dizaine d'années
44:48comme tu dis
44:49qui touche
44:49d'abord
44:50pas que
44:51mais d'abord
44:52des entreprises
44:52d'une moyenne gamme
44:54sur des produits
44:55avec peut-être
44:55un peu moins de valeur ajoutée
44:56plutôt du prêt-à-porter
44:58que de la lingerie
44:58et plutôt du moyenne gamme
45:00que du haut de gamme
45:02ce qui fait
45:03qu'une entreprise
45:03comme Simone Perrel
45:04qui fait une centaine
45:05de millions d'euros
45:06de chiffre d'affaires
45:07à peu près 1300 collaborateurs
45:08dans le monde
45:09est encore compétitive
45:11aujourd'hui
45:11sur un marché
45:12aussi compliqué
45:16c'est que
45:17à la fois
45:18on a toujours
45:19continué de cultiver
45:20ce savoir-faire
45:20donc une technicité
45:21très forte
45:22qui est une barrière
45:23à l'entrée
45:24et aussi
45:25parce qu'on a toujours
45:26on est toujours
45:26resté attaché
45:27à ce positionnement
45:28très premium
45:29ne surtout pas
45:30aller se battre
45:31avec les acteurs
45:32du mass market
45:32c'est pas notre combat
45:34c'est pas notre métier
45:35c'est vraiment
45:36nous on fait un métier
45:37de valeur
45:38on est sur une niche
45:39il faut vraiment
45:40qu'on cultive ça
45:41et c'est ce qui fait
45:42qu'on continue
45:42d'être attractif
45:44voilà
45:45après
45:46ça n'enlèverait
45:47aux enjeux
45:47de responsabilité
45:49dont tu parles
45:49c'est une réalité
45:50que l'entreprise textile
45:51que l'industrie textile
45:53est polluante
45:54et ça l'est
45:55qu'on soit premium
45:55ou pas
45:57donc
45:58qu'est-ce qu'on fait
45:58face à ces enjeux
45:59Simon Perrel
46:00à son humble niveau
46:02se préoccupe
46:03de ces sujets
46:04depuis longtemps
46:05je dis souvent
46:06en fait
46:08nos parents ont commencé
46:09à faire de la RSE
46:10sans savoir
46:10que ça s'appelait
46:11de la RSE
46:11à l'époque
46:11mais c'est aussi
46:13une des chances
46:15de certaines entreprises
46:16familiales
46:16c'est que
46:18si les valeurs
46:19de la famille
46:19intègrent déjà
46:20des notions
46:21de responsabilité
46:23voilà
46:23et d'intérêt général
46:25et collectif
46:26bon ben
46:27naturellement
46:27on vient
46:29sur ces enjeux
46:30sans qu'ils soient
46:31forcément dans l'actualité
46:32ou qu'ils soient
46:32encore aussi prégnants
46:33qu'aujourd'hui
46:34aujourd'hui
46:35ils le sont énormément
46:35bien sûr
46:36donc on a
46:36on a un programme
46:38global
46:40pour essayer
46:40d'adresser
46:41à la fois
46:41les enjeux
46:43de responsabilité
46:44environnementale
46:45mais aussi
46:45les enjeux
46:45de responsabilité
46:46sociétale
46:48les deux
46:48étant aussi
46:49important à nos yeux
46:51et voilà
46:52mais c'est évidemment
46:53un long chemin
46:55c'est des gains
46:56marginaux
46:56au début
46:57et puis step by step
46:58on arrive à changer
46:59les choses
47:00mais ça prend du temps
47:01et on fait partie
47:02d'un écosystème
47:03beaucoup plus grand
47:04que nous
47:04donc il y a des choses
47:05qu'on peut changer
47:06à notre niveau
47:06et puis il y a des
47:07domaines dans lesquels
47:08il faut qu'on embarque
47:09nos partenaires
47:09qu'il s'agisse
47:10de fournisseurs
47:11de matières premières
47:13en amont
47:13ou de distributeurs
47:15en aval
47:15pour être tous alignés
47:17sur ces objectifs
47:21vous avez un programme
47:23que j'ai parlé
47:24dont on parle
47:25qui s'appelle
47:25Simone Cares
47:26ouais
47:28qu'est-ce que fait
47:29ce programme
47:29il est vraiment dédié
47:31à l'entreprise
47:31me semble-t-il
47:32tu peux nous en dire
47:33un peu plus
47:33ouais alors
47:34c'est pour ça
47:34que j'évoquais
47:36un volet environnemental
47:38un volet sociétal
47:38donc ce programme
47:39Simone Cares
47:39intègre ces deux volets
47:41le volet environnemental
47:44il vise à travailler
47:45beaucoup sur
47:46la responsabilité
47:47de notre chaîne
47:47d'approvisionnement
47:48et le fait
47:49d'avoir des
47:50des produits
47:51qui soient
47:52les plus durables
47:53possibles
47:55donc
47:55je prends quelques exemples
47:57il s'agit
47:58de travailler
48:00avec davantage
48:01de matières
48:02à composants
48:03recyclés
48:03aujourd'hui
48:06plus de 50%
48:07de nos lignes
48:08de lingerie
48:08sont fabriquées
48:09avec des matières
48:10à composants
48:10recyclés
48:11et c'est près
48:12de 100%
48:12de nos lignes
48:13de bain
48:13qui le sont déjà
48:14et l'objectif
48:14est de monter
48:14à 80%
48:15sur les lignes
48:16de lingerie
48:17c'est un espèce
48:18évidemment pas
48:19le seul
48:19on travaille aussi
48:21sur la géographie
48:22de nos approvisionnements
48:23et de nos modes
48:24de transport
48:25donc
48:26chez Simone Perrel
48:27entre 80 et 90%
48:29de l'approvisionnement
48:29est européen
48:30ce qui permet
48:31d'avoir des chaînes
48:32plus courtes
48:32moins polluantes
48:34ce qui veut dire
48:35aussi
48:35moins de transport
48:36avion
48:37parce que
48:38dans notre métier
48:39c'est assez tentant
48:40de faire de l'avion
48:40le produit est léger
48:41peu volumineux
48:42donc ça ne coûte pas
48:43très cher
48:45ensuite
48:46il y a tout
48:47un chapitre
48:48sur la traçabilité
48:50il y a évidemment
48:52aujourd'hui
48:53une forte attente
48:54de transparence
48:54des clientes
48:56des consommatrices
48:57partout dans le monde
48:58donc
48:59on essaie
49:00là aussi
49:01de proposer
49:03une transparence
49:04totale
49:04c'est à dire
49:05qu'en fait
49:05on a travaillé
49:06avec un organisme
49:08indépendant
49:11qu'on charge
49:12en fait
49:13de cartographier
49:14toute notre chaîne
49:15d'approvisionnement
49:16du tissu
49:17enfin du tissage
49:18du fil de coton
49:19jusqu'à
49:21jusqu'à la livraison
49:22du produit fini
49:23en magasin
49:24et
49:25non seulement
49:26de la cartographier
49:27mais aussi
49:27de la chiffrer
49:28en bilan carbone
49:29on met tout ça
49:30dans un QR code
49:31sur chaque étiquette
49:32de produit
49:32et donc
49:33n'importe quel client
49:34qui vient dans un magasin
49:35elle peut scanner
49:35le QR code
49:36et elle voit
49:37toute la chaîne
49:38d'appro
49:39qu'est-ce que ça
49:39enfin
49:40quelle est l'empreinte
49:42environnementale
49:42et voilà
49:43on est transparent
49:44voilà
49:45ça veut pas dire
49:45que c'est parfait
49:47mais en tout cas
49:48c'est transparent
49:48mais après du coup
49:49il y a un plan d'action
49:49pour améliorer
49:50j'imagine
49:51ça nous a aussi permis
49:52évidemment
49:53c'est pas ça
49:54mais on a fait en parallèle
49:55un bilan carbone
49:56global
49:57de la chaîne
49:58d'appro
49:58Simon Perrel
49:59ce qui nous permet aussi
50:00de fixer des objectifs
50:00de réduction de l'empreinte
50:02sur les années à venir
50:04objectifs qui seront rendus possibles
50:06par les différents leviers
50:07que j'ai évoqués tout à l'heure
50:08et d'autres
50:10certains sont plus rapides
50:11que d'autres aussi
50:12donc voilà
50:13ça c'est juste pour
50:14te prendre quelques exemples
50:15de ce qu'on fait
50:17sur l'enjeu environnemental
50:19il y a aussi l'enjeu
50:20des usines évidemment
50:21parce que
50:22je disais
50:23on est très intégré
50:23chez Simon Perrel
50:24donc c'est nos propres usines
50:25qui appartiennent au groupe
50:27l'une est en Tunisie
50:28l'autre est en Madagascar
50:30qu'est-ce qu'on fait
50:30pour que ces usines
50:31soient les plus exemplaires
50:33possibles dans ces domaines-là
50:34aller chercher des certifications
50:36etc
50:37et puis il y a tout un volet sociétal
50:38aussi
50:40sur lequel je vais venir
50:41juste après
50:46Simon Kers
50:47pour y revenir
50:47il y a trois piliers
50:48il y a un pilier
50:50créé durablement
50:51c'est ce qu'on vient d'évoquer
50:52avec les produits
50:53il y a un pilier
50:54sur comment on valorise
50:56l'humain
50:56alors ça c'est celui
50:58qui peut paraître
50:58un peu bateau
51:00un peu storytelling
51:01mais je vais expliquer
51:01ce qu'on entend par là
51:03et puis il y en a un
51:03qui est
51:04comment on cultive
51:05notre héritage
51:06ça ça fait référence
51:07à ce que je disais tout à l'heure
51:08sur l'importance du savoir-faire
51:09la technicité
51:10et comment on cultive
51:12ces métiers
51:13et comment on les projette
51:14dans l'avenir
51:18en fait
51:20le chapitre
51:21sur l'humain
51:22et le chapitre
51:22sur l'héritage
51:23vont être
51:24beaucoup des chapitres
51:25donc sociétaux
51:27donc là ça va être
51:27des programmes de soutien
51:29de la maison
51:31à certaines causes
51:32ou à certaines communautés
51:33donc je parlais des usines
51:36typiquement
51:36on va essayer d'avoir
51:37d'apporter un soutien
51:38aux communautés
51:39locales
51:40des endroits
51:41où se situent
51:42nos usines
51:42que ce soit en Tunisie
51:43ou à Madagascar
51:44je prends un exemple
51:45en Tunisie
51:47Simone Perrel
51:47on est dans
51:48on est dans l'univers féminin
51:50il y a des sujets
51:53extrêmement d'actualité
51:55pour les femmes
51:56comme par exemple
51:56la lutte
51:57contre le cancer du sein
51:58bon bah
51:59chaque année
52:00on propose une campagne
52:01de dépistage
52:02pour toutes nos
52:04collaboratrices
52:04en Tunisie
52:05c'est à peu près
52:05300 personnes
52:07c'est un exemple
52:09autre exemple
52:12Madagascar
52:12qui est notre autre usine
52:14300 personnes également
52:17à chaque fois
52:17une population
52:18surtout féminine
52:19population assez jeune
52:21à Madagascar
52:21parce qu'on commence
52:22à travailler tôt
52:24là on va leur apporter
52:25un soutien
52:26surtout médical
52:28c'est à dire
52:29des visites médicales
52:29régulières
52:30l'accès aux soins
52:31dans ce pays
52:32est très compliqué
52:33donc voilà
52:34des choses vraiment
52:35de base
52:35on va aussi
52:38par exemple
52:39avoir une salle
52:40j'allais dire
52:42une salle de maternité
52:42les femmes n'accouchent pas
52:44dans l'usine
52:44mais c'est une salle
52:45d'allaitement
52:47où donc
52:49certains jours
52:51en fait
52:52voilà
52:52on peut
52:53la famille peut venir
52:55pour que les femmes
52:56puissent allaiter
52:57sur place
52:58bon
52:58c'est des petites choses
52:59comme ça
53:00des attentions
53:00qui misent bout à bout
53:01nous permettent aussi
53:02de
53:03quand même
53:04d'essayer d'être cohérent
53:05dans ce qu'on regandit
53:06dans les valeurs humaines
53:07chez Simone Terrel
53:08et ce qu'on met en pratique
53:10au quotidien
53:10pas que ici
53:12à Clichy
53:13dans des bureaux confortables
53:14mais aussi
53:14ailleurs dans le monde
53:16voilà
53:17et puis dernier élément
53:18que je voulais évoquer
53:18sur ces causes
53:19qui nous tiennent à coeur
53:20puisqu'on parlait
53:21des causes d'abord
53:23féminines
53:23c'est que
53:24on fait aussi
53:26beaucoup de campagnes
53:27de dons
53:29là je parle de produits
53:31à des populations
53:34féminines démunies
53:36donc c'est
53:37des milliers de produits
53:39par an
53:40à des associations
53:42diverses
53:42il y en a plein
53:42je pense
53:43c'était quelques-unes
53:43pour ne pas faire
53:44de la pub
53:44qu'il y a une
53:44mais il y a
53:45féminité sans abri
53:46il y a la maison des femmes
53:47il y en a plein d'autres
53:48et on essaie de justement
53:51diversifier
53:52les associations
53:54auprès desquelles
53:55on apporte un soutien
53:56donc voilà
53:57ce volet sociétal
53:59sur le fait
54:00de valoriser l'humain
54:02voilà ce qu'on entend par là
54:04et puis le dernier
54:05dont j'ai parlé
54:05c'est le fait
54:06de cultiver l'héritage
54:07ça veut dire quoi cultiver l'héritage
54:10et bien c'est comment
54:13on protège des métiers
54:14qui sont pour certains
54:16en train de disparaître
54:17donc là c'est tout bête
54:18c'est le métier de la couture
54:20par exemple
54:21aujourd'hui
54:24jusqu'à il y a peu de temps
54:25parce que le lobbying a fonctionné
54:27mais jusqu'à il y a peu de temps
54:28il n'y avait plus d'école en France
54:29pour former des couturières
54:31ça revient depuis quelques années
54:32parce qu'il y a une prise de conscience
54:34qui fait que
54:34il y a des petites écoles privées
54:36qui se montent des instituts
54:37mais s'il n'y a pas des marques
54:38comme nous
54:39des entreprises comme nous
54:40on n'est pas les seuls
54:40à s'impliquer
54:41mais qui tirent la sonnette d'alarme
54:45et qui s'impliquent
54:46en disant
54:46nous on va former
54:47nous on a besoin
54:48d'une nouvelle génération
54:51de couturières
54:53très vite
54:54les savoir-faire se perdent
54:56donc c'est cette responsabilité
54:57aussi dans le maintien
54:58des savoir-faire
54:59qui va au-delà
55:00je prends la couture
55:01parce que c'est
55:02c'est assez basique
55:04c'est vraiment la base du métier
55:05mais il y a aussi
55:06le développement technique
55:07du produit
55:07le modélisme
55:08la mise au point
55:09il y a beaucoup de choses géniales
55:10on arrive à la fin de cette émission
55:12Mathieu
55:12j'étais un peu long alors
55:13non non c'est parfait
55:15et j'aimerais te poser
55:17la question suivante
55:17qu'on pose à tous nos invités
55:19si cette entreprise familiale
55:20était un membre fictif
55:22de ta famille
55:23qui serait-il
55:24ou qui serait-elle pour toi
55:27alors c'est une excellente question
55:31la seule réponse spontanée
55:33plausible qui me vient
55:34c'est ma grand-mère
55:37parce qu'on est Simone Perrel
55:38donc on est Madame Simone Perrel
55:40on est son entreprise
55:41on est son héritage
55:44donc c'est forcément elle
55:45parce que son héritage
55:47on essaie de le maintenir vivant
55:49et de le cultiver
55:51et ce que j'entends par là
55:52c'est évidemment
55:53une entreprise familiale
55:54qui a près de 80 ans
55:56elle ne peut pas
55:57elle ne peut pas rester compétitive
55:58si elle vit dans le passé
55:59en revanche
56:01elle restera
56:01si elle est capable
56:03de continuer de faire vivre
56:04l'esprit fondateur
56:04et l'esprit fondateur
56:05chez nous
56:06c'est l'esprit de Simone Perrel
56:07en tant que femme
56:09audacieuse et avant-gardiste
56:10dans cette période d'après-guerre
56:11dont je vais rapidement parler
56:12tout à l'heure
56:13génial
56:14et si vous avez la chance
56:15d'avoir ce livre
56:17entre vos mains
56:18vous en découvrez un peu plus
56:19merci Mathieu
56:20de nous avoir rejoint
56:21merci à toutes les équipes techniques
56:22pour avoir goupillé
56:24cette émission
56:24et je vous dis à très bientôt
56:25sur un nouvel épisode
56:26de Génération Impact
56:28Amen
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