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Samedi 4 avril 2026, retrouvez Jean-Baptiste Thélot (Président, Sofinord Group) dans GÉNÉRATION IMPACT, une émission présentée par Julien Lescs.
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00:03Est-ce que vous pouvez me parler de la genèse de cette entreprise ?
00:07Je crois que votre père s'est essayé à plein de projets entrepreneuriaux
00:09avant de vraiment se focaliser sur ce métier-là.
00:13Est-ce que vous pouvez nous en parler un petit peu ?
00:15Oui, j'ai un héritage riche.
00:16Mon père a été vraiment un entrepreneur né,
00:19comme il aime beaucoup le dire.
00:21Il n'a jamais eu de patron.
00:23Donc, dès sa sortie d'études,
00:26dès sa sortie de l'ESSEC à 24 ans,
00:29il a créé sa première entreprise.
00:32Assez rapidement, dans toute la partie,
00:35il a créé une première agence d'intérim dans la Modelux.
00:37D'ailleurs, cette branche-là,
00:38qui est finalement aujourd'hui la plus petite du groupe,
00:40est la plus ancienne,
00:42puisqu'elle existe depuis déjà la création du groupe.
00:44Et puis, à côté de ça,
00:46il a fait beaucoup de différents métiers,
00:49vraiment de l'achat, de la revente, de la création, etc.
00:53Il est passé par tous les types de métiers,
00:55que ce soit, encore une fois,
00:56à ses tout débuts,
00:58du négoce de pièces détachées,
01:00de chantier naval.
01:02Ou même, et encore une fois,
01:03ça c'est l'enfant qui vous en parle,
01:05quand j'étais plus jeune.
01:06Et c'est forcément quelque chose qui marque.
01:08Il a eu une entreprise de grossistes en bonbons.
01:10Donc, il revenait toutes les semaines
01:11avec des cartons de bonbons.
01:12Voilà.
01:13Donc, il a touché un petit peu à tout,
01:14entrepreneur né,
01:15jusqu'à ce que vraiment,
01:17il crée l'activité qui a construit le groupe
01:19tel qu'il est aujourd'hui,
01:20au début des années 90.
01:20Avec une valeur de pionnier.
01:23Je crois que vous m'expliquez
01:24qu'à chaque fois,
01:25vous inventez finalement un métier.
01:28C'est vrai, c'est exactement ça.
01:29Ça fait partie des valeurs du groupe,
01:31qui est un, l'excellence,
01:32l'expertise et l'excellence,
01:34et notamment en étant les pionniers
01:35sur nos différents métiers.
01:36Sur nos différents métiers,
01:38à chaque fois,
01:38on a été les premiers,
01:39les créateurs,
01:40ceux qui ont défriché,
01:41d'où ce terme de pionnier
01:43que j'affectionne particulièrement,
01:44que ce soit sur le métier de multiservices,
01:47où finalement, mon père,
01:50assez tôt dans les années 90,
01:51au tout début de l'externalisation
01:54des services généraux,
01:55ce qu'on appelait les services généraux
01:56à l'époque en entreprise,
01:58il s'est lancé sur la partie accueil.
01:59Voilà, il a été le premier
02:01à se lancer sur la partie accueil.
02:03Il a été très rapidement,
02:04dans les années 90,
02:05jusqu'à la fin des années 90,
02:06le leader dans ces métiers
02:07avant de se diversifier
02:08sur le multiservices.
02:10Le groupe a été fondé en quelle année ?
02:11En tout cas, c'est quoi l'année
02:12que vous retenez ?
02:13L'année qu'on retient, c'est 74.
02:15On a fêté les 50 ans
02:16et d'ailleurs, on a annoncé la transmission
02:19pour les 50 ans,
02:20quand on a fêté les 50 ans du groupe
02:22l'année dernière.
02:22Ok, donc c'est reparti pour 50 ans, quoi ?
02:25C'est reparti pour 50 ans.
02:26Je ne sais pas si je vais durer
02:27jusqu'à 50 ans.
02:28Moi, j'aurais plaisir à transmettre
02:30sans doute avant le flambeau,
02:32j'espère, à la génération suivante.
02:34Donc vous, vous arrivez en quelle année ?
02:35Vous et vos frères et sœurs
02:37travaillent aussi dans le groupe ?
02:39J'ai trois autres frères et sœurs
02:40qui travaillent dans le groupe.
02:41Donc on est quatre enfants sur cinq
02:42à travailler dans le groupe.
02:43Moi, je rejoins le groupe
02:45en 2013
02:46à l'occasion du rachat
02:48du groupe ICTS.
02:49Donc c'est vrai que je ne suis pas
02:49rentré tout de suite dans le groupe.
02:51Et ça, ça fait partie d'ailleurs
02:52des valeurs auxquelles on est attaché
02:54dans le groupe.
02:55C'est aussi de faire nos armes ailleurs,
02:56de ne pas être juste des bébés
02:58qui commencent,
02:59qui ont leur première expérience
03:00à l'intérieur du groupe,
03:01dans l'espèce
03:02et peut protéger du groupe.
03:03Même si encore une fois,
03:04il n'est pas si protégé que ça.
03:05Parce que c'est toujours
03:06des droits et des devoirs
03:07quand on porte le nom de la famille.
03:09Mais j'ai commencé par travailler
03:11pendant huit ans
03:12dans le conseil en management
03:13et en stratégie.
03:15Après des études
03:16à l'agro et à l'ESSEC.
03:18Et en 2013,
03:20après sept, huit ans
03:21dans le conseil en stratégie,
03:22mon père m'appelle
03:24en me disant
03:24écoute, je suis en train
03:25de racheter une très grosse affaire
03:26à ICTS.
03:27Donc, très gros acteur
03:28de la sûreté et de la sécurité.
03:31C'était à l'époque
03:32un gros pari
03:33puisque le groupe ICTS
03:35était plus gros
03:35que notre groupe historique.
03:36Donc, on rachetait une structure
03:37qui était plus grosse
03:38et qui perdait de l'argent.
03:39C'est ça.
03:40Je crois que vous faites
03:40150, 180 millions d'euros
03:42de chiffre d'affaires.
03:42À l'époque,
03:43quand on rachetait l'ICTS
03:43en 2013,
03:45on faisait 200 millions
03:45de chiffre d'affaires
03:46et l'ICTS
03:48en faisait 300 millions
03:48et perdait de l'argent
03:50et était implanté
03:51dans 26 pays
03:52alors que
03:53le groupe,
03:54notre groupe historique
03:55Harmonia,
03:55le groupe Harmonia
03:56qui était le groupe historique
03:57n'était quasiment
03:59qu'en France
03:59et quelques pays limitrophes
04:01comme la Belgique
04:02et l'Espagne.
04:04Et votre père
04:04ne parle pas anglais,
04:05je crois,
04:06est une génération
04:07où l'anglais n'était pas
04:08une évidence.
04:09Et les langues étrangères
04:10n'étaient pas une évidence.
04:11Donc, non,
04:11il ne parlait pas anglais.
04:12C'était un vrai pari pour lui
04:13de se lancer dans cette affaire
04:15implantée dans 25 pays
04:17à l'époque
04:17et qui est complètement
04:20internationale
04:20avec une culture internationale aussi.
04:22C'est ça aussi
04:22parce que c'est un groupe
04:23d'origine israélienne.
04:24Et donc,
04:25il y avait une culture
04:27internationale
04:28plutôt anglo-saxonne.
04:3127 pays,
04:32le monde entier
04:33qui s'ouvre.
04:34Donc, c'était une équipe.
04:35Et puis, même si c'était
04:37un très beau groupe,
04:38une très belle marque,
04:39une très belle expertise
04:40et encore une fois,
04:41une culture de pionniers,
04:42on y reviendra
04:43parce que c'est le seul
04:43pur player
04:44et premier acteur
04:45de la sûreté aéroportuaire.
04:48C'était quand même
04:49une boîte
04:49qui avait été pas mal abîmée,
04:50passée dans la main de fond
04:52à coup de LBO
04:54pendant plusieurs années,
04:55pendant près
04:56d'une quinzaine d'années.
04:57Et donc,
04:57la boîte était abîmée,
04:59perdait de l'argent.
04:59mais il y a
05:01la marque,
05:02mais les actifs
05:03étaient extrêmement forts
05:05et puissants
05:05et c'est ce que mon père
05:06a su voir
05:07quand il a rachisé.
05:07Et il le voit comment ça ?
05:08Parce qu'il ne parle pas anglais ?
05:12Non.
05:12Un deal comme ça,
05:13comment ça arrive
05:14sur le bureau de votre père ?
05:15Alors,
05:16ça arrive
05:17par un intermédiaire
05:18qui lui parle de cette affaire
05:20et puis surtout,
05:21le game changer,
05:23c'est,
05:23et ça c'est vrai
05:24que c'est un talent indéniable
05:25de mon père,
05:26c'est de créer
05:26cette relation de confiance
05:28avec ses interlocuteurs
05:29et il a su créer
05:30cette relation de confiance
05:31avec les managers.
05:32Et comme toute entreprise
05:33de service
05:34qui a une forte expertise,
05:36une grande partie
05:37de la qualité,
05:37c'est le management.
05:40Et là,
05:40il y avait des managers
05:41de très haut niveau
05:43qui étaient en rupture
05:45de confiance
05:45avec leur actionnaire
05:46à l'époque
05:48et là,
05:48ils retrouvent,
05:49et là,
05:49le lien de confiance
05:50se crée immédiatement
05:51avec mon père
05:52et c'est comme ça
05:53que se fait le deal,
05:55vraiment,
05:55le deal se fait
05:56sur cette relation
05:57de proximité,
05:57cette confiance
05:58qui se crée
05:58entre lui
05:59et les managers
06:00du groupe ICTS.
06:01Donc du coup,
06:01il rachète des dettes
06:03ou il rachète ça
06:03pas trop cher ?
06:04Il rachète ça
06:05à un prix tout à fait convenable,
06:06effectivement,
06:07pas de dettes,
06:07il rachète pas les dettes,
06:09c'était debt free,
06:11le deal était debt free,
06:13mais évidemment,
06:14à un prix assez dégradé
06:16à l'image
06:16de la situation financière
06:17de l'entreprise.
06:18OK.
06:19Et donc là,
06:19c'est parti,
06:20donc il parle pas anglais,
06:21vous arrivez ?
06:22Alors,
06:23le point quand même
06:23qui a beaucoup aidé,
06:24c'est qu'une partie
06:25du management était
06:28par les Français.
06:29Voilà.
06:29Donc ça,
06:30ça l'a pas mal aidé
06:30aussi à créer le lien
06:31et à créer le contact
06:32avec le management.
06:33OK.
06:33Et leur siège
06:34était en France
06:34ou il était ?
06:35Le siège,
06:36à l'époque,
06:36était aux Pays-Bas.
06:37Aux Pays-Bas ?
06:38Oui, tout à fait.
06:39Donc effectivement,
06:40assez rapidement,
06:41on rapatrie le siège
06:41en France.
06:43Évidemment,
06:43culture française,
06:45groupe français,
06:45on est très attaché
06:46là-dessus
06:47à notre ADN français.
06:48Donc on rapatrie
06:50le siège en France.
06:51Et puis là,
06:52effectivement,
06:53il m'appelle,
06:54je rejoins le groupe
06:54ICTS,
06:55j'intègre le comex
06:58du groupe ICTS
07:00au sein de la BU France.
07:02Et puis on se lance
07:03effectivement
07:03dans la restructuration
07:04de ce groupe
07:04qui est un énorme challenge.
07:06Et là,
07:06effectivement,
07:09ça a extrêmement bien fonctionné.
07:11En un an,
07:11on arrive à remettre
07:12l'entreprise à flot.
07:13Et puis dès la deuxième année,
07:14on va gagner de l'argent.
07:16Et là,
07:16après,
07:17c'est le développement
07:17et la croissance
07:18puisque aujourd'hui,
07:18le groupe ICTS,
07:20entre 2013 et 2025,
07:21en 12 ans,
07:22est passé de 300 millions
07:23de chiffre d'affaires
07:23à 1,2 milliard cette année.
07:25Incroyable.
07:26Et donc,
07:27ça a été quoi
07:27les facteurs clés de succès
07:29pour réussir
07:30cette transformation ?
07:32Alors,
07:32pour réussir cette transformation,
07:34déjà regagner
07:34la confiance du management.
07:35recréer une relation de confiance
07:37entre l'actionnaire
07:37et le management
07:38et une vision commune
07:39qui était perdue
07:39depuis de nombreuses années.
07:41Ça,
07:41c'est déjà la première pierre
07:42qui a été mise en place.
07:43Après,
07:44ça a été un vrai travail
07:45à partir du moment
07:45où il y avait une relation
07:46de confiance
07:46et une projection
07:47dans le temps long.
07:47On a pu bâtir,
07:48construire les outils
07:49pour une meilleure gestion
07:51et remettre en place
07:52ce qu'il fallait
07:52en termes de système
07:53d'information,
07:54investir pour redonner
07:55ce qui n'avait pas été fait
07:56depuis des années.
07:57Forcément,
07:57les différents LBO
07:58étaient vraiment dans une logique
07:59de remonter du cash
08:01au maximum
08:01et pas dans une vision long terme.
08:03nous redonnent une vision long terme
08:04à l'entreprise,
08:05au groupe.
08:06On investit
08:07dans les systèmes,
08:07encore une fois,
08:08dans les systèmes d'information,
08:09dans les outils
08:09et c'est ce qui permet
08:11de remettre le groupe à flot.
08:12Et puis ensuite,
08:13ça a été aussi
08:14d'impulser
08:16une diversification
08:17alors qu'il reste assez proche.
08:18C'est-à-dire que le groupe
08:19ICTS,
08:19quand on le rachète,
08:20c'est 90%
08:21de la sûreté aéroportuaire.
08:23Donc, marché porteur
08:24mais marché risqué
08:25car très cyclique.
08:26La caractéristique
08:27du marché de l'aéroportuaire,
08:29c'est que c'est
08:31perméable
08:31à toutes les crises.
08:32Il y a un secteur
08:33qui est touché
08:35par quelque qu'elle soit
08:36une crise sanitaire,
08:37une crise économique,
08:38une crise pétrolière,
08:39une crise politique
08:39ou quoi que ce soit,
08:41systématiquement,
08:41le transport aérien
08:42prend la coût.
08:43Est-ce que c'est le symbole même
08:44de l'interconnexion internationale ?
08:46Et donc,
08:47pour diversifier un peu
08:48ces risques systémiques,
08:50on se diversifie
08:51dans la sécurité générale.
08:53Évidemment,
08:54métiers proches
08:55mais métiers différents,
08:56écosystèmes différents,
08:57etc.
08:57Mais on apporte
08:58cette expertise aéroportuaire,
09:00cette expertise des process,
09:01cette expertise
09:01de la prévention
09:03du risque terroriste
09:03dans des secteurs
09:05à fort enjeu
09:05dans la sécurité générale.
09:07Et c'est là,
09:08effectivement,
09:09que vient une bonne partie
09:10de la croissance.
09:11C'est là l'accélération.
09:12C'est là l'accélération.
09:13Aujourd'hui,
09:14la sécurité générale
09:15représente 40%
09:16du chiffre d'affaires
09:16du groupe ICTS.
09:17OK.
09:18Sécurité générale,
09:19vous pouvez nous donner
09:19des exemples ?
09:20Alors,
09:21on est,
09:21la sécurité générale,
09:22nous en l'occurrence,
09:23on est vraiment sur
09:23tout ce qui est
09:24sites sensibles,
09:25donc on va être
09:26sur toutes les institutions
09:28internationales,
09:29on travaille pour beaucoup
09:30d'institutions internationales
09:31sensibles.
09:32On travaille,
09:33on a beaucoup aussi,
09:34on a une majeure partie
09:36de notre développement
09:37ces dernières années,
09:37c'est sur les data centers,
09:39infrastructure,
09:39ô combien stratégique.
09:41et qui est intéressante
09:42parce que c'est l'opposé
09:43de ce point de vue-là
09:44en termes de risque
09:44du transport aérien.
09:46Parce que s'il y a un secteur
09:47qui est complètement,
09:48lui, imperméable aux crises,
09:50c'est celui des data centers.
09:52Les data centers
09:52n'ont jamais aussi bien fonctionné
09:53que pendant les crises sanitaires.
09:55Fonctionnera qu'il y ait une guerre,
09:57qu'il y ait une crise économique,
09:58de toute façon,
09:58ça tournera.
09:59Il faudra que ça marche.
09:59Et donc,
10:00c'est complètement imperméable
10:01à toutes les crises.
10:02Et alors là,
10:02en rythme de croissance,
10:04inutile de vous dire
10:04qu'avec l'essor de l'IA,
10:07les data centers poussent
10:10sont considérables.
10:11On a un développement
10:12extrêmement fort.
10:17On a aussi accompagné
10:20ce développement
10:20avec de la croissance externe,
10:21notamment aux États-Unis
10:22ces dernières années.
10:24À tel point,
10:25et ça, c'est un vrai changement
10:26systémique pour le groupe,
10:28c'est que pour la première fois
10:30probablement en 2016,
10:31en 2026, pardon,
10:34la France ne sera pas plus
10:35le plus gros pays du groupe.
10:38Puisque les États-Unis,
10:39l'activité,
10:40le chiffre d'affaires aux États-Unis
10:41va dépasser celui de la France.
10:42Ce qui est évidemment
10:43un vrai changement aussi culturel
10:44pour notre groupe français.
10:45J'imagine là-bas,
10:46pour le coup,
10:46la concurrence est forte aussi.
10:49Vous devez avoir des acteurs
10:49assez...
10:50Alors, la concurrence est forte,
10:51oui, évidemment.
10:52C'est un marché mature,
10:54comme peut l'être l'Europe.
10:55Mais le marché est immense.
10:57Le marché est immense.
11:00Et puis surtout,
11:01sur notre domaine d'expertise,
11:03en l'occurrence,
11:04notamment,
11:05que le transport aérien
11:06et les data centers,
11:07pour prendre nos deux
11:08plus gros secteurs
11:09sur cette activité
11:10de sûreté et sécurité.
11:15Le maillage, évidemment,
11:16aéroportuaire est énorme
11:17aux États-Unis,
11:18on le sait bien.
11:19Et puis,
11:19quant au data center,
11:20toute la Silicon Valley
11:22est là-bas,
11:23tous les grands acteurs
11:24sont là-bas.
11:24Donc, évidemment,
11:25le marché est colossal.
11:25Oui, bien sûr.
11:26OK.
11:29Votre frère est déjà
11:29dans l'entreprise.
11:30Comment ça se passe
11:31l'intégration
11:32de chacun d'entre vous ?
11:33Vous, vous arrivez
11:34numéro 2 ?
11:34Moi, j'arrive en deuxième.
11:36J'ai un frère aîné
11:36qui avait intégré le groupe
11:37avant moi,
11:39qui avait repris la branche
11:41dans le luxe LMB,
11:42qui s'occupe
11:43de toutes les couturières
11:45et les vendeux spécialisés
11:46dans la beauté
11:48et le luxe.
11:49et il est également
11:50aujourd'hui secrétaire général.
11:51OK.
11:52Et donc, ça,
11:53c'est la division historique.
11:55C'est la plus ancienne.
11:56C'est la plus ancienne.
11:58Vous pouvez nous en parler
11:58un petit peu
11:59parce que vous êtes allé
11:59vite dessus tout à l'heure.
12:00Oui, tout à fait.
12:02Ce métier historique
12:06fournissait des couturières
12:07au métier de la mode,
12:08c'est ça ?
12:09Oui, c'est la particularité
12:10du marché français,
12:11c'est que les maisons
12:12de haute couture
12:13n'ont pas leur propre...
12:15Ce n'est pas leur propre couturière,
12:16en fait.
12:16Elles font beaucoup appel,
12:17alors elles peuvent en avoir,
12:18mais pour gérer
12:20tous les surcroît d'activité
12:22au moment des défilés,
12:23pour les commandes spéciales,
12:24etc.
12:24Elles font appel
12:24et puis elles font appel
12:26à des couturières externes
12:28que nous leur fournissons
12:29en intérim.
12:30Ou sinon,
12:31c'est sur des compétences particulières
12:33dont elles ont besoin.
12:33Et là,
12:34elles font appel à nous.
12:35On est leader
12:36sur ce marché,
12:37sur la place parisienne.
12:38Oui, il ne peut y avoir que vous.
12:39On est très largement,
12:40on est largement leader.
12:42C'est un marché de niche,
12:43évidemment,
12:44très lié à la place parisienne,
12:46mais un très beau métier
12:48parce qu'avec beaucoup d'expertise,
12:49parce que là,
12:50on est vraiment sur des artisans.
12:52C'est des métiers de haute précision.
12:56Et là,
12:56il y a une multitude de métiers
12:57à la hauteur des besoins
12:58dans la haute couture.
13:00Ça va de la brodeuse
13:02à la patronneuse.
13:03Et là,
13:03vous avez un jargon,
13:04je ne pourrais pas vous citer,
13:05je ne suis pas expert,
13:06mais je pourrais vous citer.
13:07Je crois qu'il y a
13:08une vingtaine de métiers différents
13:10dans ces métiers de la couture.
13:13Et puis après,
13:14on fait aussi
13:14tout ce qui est la partie
13:15vendeuse spécialisée
13:16dans la mode,
13:17dans la beauté.
13:18Là,
13:18c'est les vendeuses
13:20dans les boutiques,
13:21pour les maisons de luxe,
13:22pour les conseils en beauté,
13:24etc.
13:25Donc après,
13:25vous avez encore deux sœurs,
13:27c'est ça,
13:27qui travaillent dans le groupe ?
13:28Non,
13:28j'ai un petit frère.
13:29Un petit frère et une sœur.
13:30Un petit frère
13:31qui est intégré
13:31à la division Harmonia,
13:33qui s'occupe
13:34de toute la branche accueil
13:36de la division Harmonia.
13:38Et j'ai une petite sœur
13:39qui est intégrée
13:40à l'intérieur du groupe
13:41de mode et luxe,
13:42une des agences.
13:43OK.
13:44Comment se fait la bascule ?
13:46Donc,
13:47vous êtes nouvellement
13:48président du groupe.
13:50Félicitations.
13:50Merci beaucoup.
13:51Pourquoi vous ?
13:52Pourquoi pas les autres ?
13:53En l'occurrence,
13:54peut-être votre frère
13:54qui est arrivé avant vous.
13:56Comment cette transition
13:57s'organise ?
13:59Alors,
13:59c'est un vrai défi.
14:01C'est un vrai défi,
14:02une transition,
14:03un vrai défi
14:03avec le fondateur,
14:04un défi également
14:05avec les frères et sœurs,
14:07avec la famille.
14:08nous,
14:09on a une chance,
14:10une vraie chance
14:11qu'on tâche d'entretenir
14:13et qu'on a une vraie entente familiale,
14:16une entente familiale très forte
14:17qu'on cultive depuis de nombreuses années,
14:19qui sont des valeurs
14:19qu'on a héritées de nos parents,
14:21qui ont toujours été très attachées
14:22et qui nous ont beaucoup élevées
14:25dans des valeurs fortes
14:26de la famille,
14:27de l'entente familiale avant tout.
14:31Et donc,
14:32ce qui fait que d'ailleurs,
14:33depuis de nombreuses années,
14:34on se réunit régulièrement
14:35tous les mois,
14:36les frères et sœurs,
14:37pour partager sur la stratégie,
14:38pour aligner,
14:39pour échanger,
14:39etc.
14:40Pour avoir une vraie vision commune
14:42et un attachement,
14:43et pour développer aussi
14:44un attachement commun
14:45à ce groupe.
14:47Donc,
14:47il se trouve que
14:48comment s'est faite la passation ?
14:49Alors,
14:49la passation,
14:49elle s'est faite
14:50avec une vraie belle entente.
14:52C'est à vrai dire même
14:53avec l'accord
14:54de mes frères et sœurs d'abord
14:55que je suis allé proposer
14:57à mon père
14:57de reprendre les rênes du groupe.
14:59Ah,
14:59donc ça vient de vous ?
15:00C'est vous qui allez proposer
15:01à votre père ?
15:02C'est moi qui ai proposé.
15:02Alors,
15:02on en parlait un petit peu
15:03de transmission
15:03avec mes frères et sœurs
15:04depuis quelques années.
15:05On se disait un petit peu
15:06qu'il va falloir commencer
15:07à y penser
15:07parce que mon père
15:08a fêté ses 77 ans.
15:10Donc,
15:10c'était quand même
15:11le moment
15:11depuis déjà quelques années
15:13où il fallait y penser.
15:16Et donc,
15:18voilà,
15:18ça mûrissait tranquillement.
15:20Et puis,
15:21tout est parti
15:21d'une discussion aussi
15:22il y a un an et demi
15:23avec mon frère aîné
15:23parce que c'est vrai
15:24qu'il faut se dire
15:25que ça se jouait plus
15:25entre mon frère aîné
15:27et moi.
15:28Et lui,
15:29assez rapidement,
15:31à l'époque,
15:32m'a indiqué
15:32qu'il ne souhaitait pas
15:34reprendre la présidence
15:35du groupe
15:36pour des raisons
15:37qui lui sont personnelles.
15:40Donc,
15:40voilà.
15:41Donc,
15:41moi,
15:41après,
15:41j'ai mûri le sujet,
15:42j'ai mûri le projet,
15:43mais aussi un projet de vie
15:44parce que c'est un vrai projet de vie.
15:45Il faut vraiment peser
15:47tous les enjeux
15:49qu'il y a à prendre
15:49à une mission pareille.
15:51Donc,
15:52j'ai pris le temps
15:52de mûrir le sujet,
15:54d'en parler avec ma femme,
15:55même si elle vous dira
15:56le contraire.
15:58Mais,
15:59voilà,
16:00et d'en parler en famille.
16:01Et puis après,
16:03je l'ai proposé
16:03à mes frères et sœurs
16:05qui ont été
16:05des vrais soutiens
16:06là-dessus,
16:06qui m'ont soutenu à 100%.
16:07Et avec ça,
16:08je suis allé voir mon père
16:09un soir d'avril 2024.
16:132023,
16:14pardon.
16:15Non,
16:152024,
16:16c'était avril 2024,
16:17je vous dis des bêtises.
16:17Avril 2024,
16:18je suis allé le voir
16:19pour lui proposer
16:20de reprendre
16:20les reines du gros.
16:22Alors,
16:22je m'attendais
16:23à ce qu'il soit hésitant,
16:26à ce qu'il me dise
16:26écoute,
16:27merci,
16:27je vais réfléchir.
16:29Comme tout fondateur,
16:30il est très attaché,
16:31c'est son bébé,
16:33on en reparlera.
16:35Donc,
16:35c'était pas...
16:36Je m'attendais
16:37à ce que ce soit pas évident,
16:39évident forcément pour lui.
16:42Et contre toute attente,
16:44il m'a tout de suite dit
16:44oui,
16:45c'est une bonne idée.
16:46T'as raison,
16:46c'est le bon moment.
16:47En plus,
16:48on avait dans la perspective,
16:49on avait les 50 ans du groupe
16:50qui étaient prévues en novembre,
16:51qui étaient déjà fixées,
16:52la soirée des 50 ans du groupe.
16:55Et donc,
16:56tout de suite,
16:57il m'a dit
16:58oui,
16:58t'as raison,
16:58c'est le bon moment
16:59de l'annoncer.
16:5950 ans,
17:00c'est une date symbolique,
17:01c'est un moment réuni
17:01tout le groupe.
17:02C'est le moment
17:03d'annoncer cette passation.
17:04génial.
17:05Ça va nous faire la transition
17:07pour rentrer dans
17:08la deuxième partie
17:09de cette émission
17:09qui est consacrée
17:11à la gouvernance
17:11des trois cercles.
17:12Sous-titrage Société Radio-Canada
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