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  • il y a 24 minutes
Avec Elisabeh Lévy et Françoise Degois

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##LE_GRAND_DEBRIEF-2026-07-02##

Catégorie

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News
Transcription
00:02Le Grand Matin Sud Radio, 7h10h, Jacques Cardoz.
00:078h36 sur Sud Radio, on est avec Françoise Degoy et Elisabeth Lévy.
00:11On a entendu l'interview de Karim Bouhamran ce matin et on va poursuivre la discussion autour de la politique
00:17et des enjeux parce qu'il y a des nouveautés.
00:19Françoise Degoy, vous y faisiez référence tout à l'heure dans votre chronique, le geste de Laurent Wauquiez qui tend
00:24la main à Edouard Philippe.
00:27Il fait un sacré coup dur notamment pour Bruno Retailleau mais d'abord sur les socialistes, c'est quand même
00:34très très confus Françoise parce que Karim Bouhamran dit moi je ne participerai pas à la primaire.
00:39Et puis à propos de ceux qui vont se préparer à la primaire, il dit non mais ils sont dans
00:44les pré-qualifes, ils s'étirent, ils s'échauffent.
00:47C'est assez amusant d'ailleurs mais sous-entendu bon, il y a ceux qui vont jouer à la primaire
00:52ou à la double primaire, moi je suis parti, je trace ma route.
00:54Oui après Karim Bouhamran il met du rapport de force, je ne vois pas où sa route peut l'amener,
00:59enfin la route va l'amener à un moment donné à converger comme les copains.
01:02La question si vous voulez, le parti socialiste est devant un choix crucial, soit une partie c'est-à-dire
01:08Boris Vallaud etc. décide de faire le forcing
01:12et d'imposer dans une primaire in vitro Raphaël Glucksmann mais vous ne pouvez pas entraîner tout un parti si
01:19vous faites ce genre d'opération.
01:21Soit c'est une primaire très élargie avec des cent milliers de votants comme en 2011 et il y a
01:27un candidat qui sort et si c'est Raphaël Glucksmann et bien il sera légitimé.
01:30Donc le parti socialiste il est en train d'engager l'ensemble de la gauche là.
01:35Oui sauf qu'il est illisible.
01:36Je ne sais pas s'il est lisible, en tout cas honnêtement ce qui se noue le 9 juillet dépasse
01:41très largement la simple question du candidat désigné.
01:44Pour quelqu'un comme moi si vous voulez, j'ai toujours eu l'habitude d'avoir un candidat qui était
01:48choisi par le parti socialiste et qui s'imposait etc.
01:51Là c'est la première fois je trouve, enfin bon depuis une trentaine d'années, qu'on voit...
01:57Excusez-moi de vous rappeler quand même que la dernière fois le candidat choisi par le parti socialiste qui était
02:03une candidate a fait...
02:05Je ne vais pas rappeler son score, ce serait celui d'avoir ce qui était Benoît Hamon.
02:11Oui mais François Hollande a été brillant.
02:12Non non, là vous parlez, la désignation de Anne Hidalgo et vous avez raison de le dire, c'est exactement
02:17la primaire que propose Boris Wallot.
02:20Donc vous signalez simplement que comme moi vous n'êtes pas perdraux de l'année et que nous on a
02:27surtout eu l'habitude d'avoir deux grands partis qui se...
02:30Donc ça c'est mort, c'est fini et heureusement, je pense que, enfin heureusement, en tous les cas, l
02:40'élection présidentielle va de toute façon perdre un peu de son enjeu, de son caractère crucial
02:45parce que le pouvoir ne sera quand même pas autant à l'Elysée qu'il l'a été.
02:50Bon, ça ne veut pas dire que j'en suis satisfaite, c'est un bazar institutionnel.
02:54Moi ce qui m'inquiète, c'est que des deux côtés, si vous voulez, il y en a un qui
02:57me semble plus dangereux que l'autre, Jean-Luc Mélenchon me semble effectivement le danger number one pour la France.
03:03Je veux dire, le RN, je ne dirais pas que c'est un danger sur le même plan, après c
03:07'est des options différentes.
03:09Ce que je vois, c'est que la fragmentation de part et d'autre, le nombre d'ambitions absolument délirantes,
03:15parce que je comprends très bien qu'on ait envie, quand on fait de la politique, de se présenter à
03:19la présidentielle.
03:21Maintenant, il faut avoir, la présidentielle, c'est l'entonnoir comme des Françoises,
03:25donc à la fin, il faut avoir le sentiment qu'on va être le mec qui va être en haut
03:29de l'entonnoir.
03:30Bon, il y a un peu beaucoup de...
03:32Françoise, juste, Karim Bouhamran, il est très clair par rapport au Mélenchonisme,
03:36ce qui n'est pas forcément le cas de tous au sein du Parti Socialiste,
03:39en tous les cas, au sein de la gauche, bas.
03:42Au sein de la gauche, vous voyez ce qui est en train d'arriver,
03:44si les socialistes continuent à naviguer, à flotter comme ça,
03:47et à vouloir imposer, ce dont parlait Elisabeth, une primaire in vitro,
03:52c'est-à-dire un truc où tout est fait pour désigner Raphaël Guzman,
03:56comme ça a été fait pour Anne Hidalgo,
03:57évidemment que ça va à la catastrophe.
03:59Mais la réalité, c'est que vous avez vu hier,
04:02les députés Europe Écologie Les Verts, ils sont 13,
04:05et ça amorce un mouvement bien plus important,
04:07ils veulent rallier Jean-Luc Mélenchon.
04:10Donc là, on est à un moment crucial de la social-démocratie,
04:13avec deux pôles d'attraction,
04:15Jean-Luc Mélenchon à gauche,
04:17et Édouard Philippe au bloc central,
04:19et vous allez voir des électeurs de la social-démocratie,
04:22qui par détestation et par peur de Jean-Luc Mélenchon,
04:26vont voter directement au premier tour,
04:28pour assurer la place du candidat du bloc central,
04:32face à Jordan Bardella.
04:33C'est délirant que la gauche en soit arrivée là.
04:36C'est délirant.
04:37Tout ça pour des problèmes d'égo.
04:41Pour ça, pour des problèmes d'entêtement.
04:44Raphaël Guzman sans tête,
04:46François Hollande sans tête,
04:47Tondelier sans tête,
04:48c'est insupportable pour un électeur de gauche.
04:51On a bien compris en tous les cas que la gauche en tous les cas est en pleine recomposition,
04:54et que les enjeux sont là.
04:56Décomposition, oui.
04:58Décomposition.
04:58Allez, on passe à un autre thème que je voulais aborder ce matin,
05:01c'est le coup d'œil, le regard de Benjamin Gleize sur les réseaux sociaux,
05:05et cette information,
05:07cette action assez symptomatique de l'époque dans laquelle nous sommes aujourd'hui,
05:12c'est ce coup de sang d'un père de famille dans le Morbihan, près de Lorient,
05:15à propos du harcèlement scolaire de sa fille.
05:18Oui, sa fille de 9 ans,
05:20qui était harcelée à l'école depuis des mois,
05:22ça l'a mis en colère.
05:24A bout de nerfs, il a fini par régler le problème lui-même.
05:26Écoutez, il s'en est confié à nos confrères du Télégramme.
05:28Le lundi matin, Magamine arrive à l'école,
05:31elle pleure, elle tremble, elle ne veut pas rentrer dans l'école,
05:33et là, je suis allé régler le problème moi-même, en fait.
05:36C'est simple, je suis allé dans la classe, j'ai chopé les gamins,
05:38et puis je les ai grondés une bonne fois pour toutes.
05:40Oui, c'est radical.
05:41En tout cas, avant d'en arriver là, tout de même,
05:42ce papa raconte comment il a découvert que sa fille était victime de violences
05:46de la part de ses camarades de CE2.
05:48C'était le 17 juin dernier, ce jour-là.
05:50Après des mois de calvaire, sa fille a fini par vider son sac,
05:53elle a tout raconté à ses parents.
05:54En fait, elle a explosé un mercredi soir,
05:56quand j'étais au restaurant avec ma femme,
05:59et puis elle était avec sa grande soeur de 17 ans,
06:00et elle a explosé.
06:01Elle nous a écrit un courrier en nous disant simplement
06:03qu'elle n'arrivait pas à trouver sa place,
06:05que c'est une mouque d'ignole, que ça va pas du tout.
06:08En fait, on a commencé à se poser des questions
06:09et à gratter un peu l'affaire.
06:10De là, ma fille a commencé à se lâcher
06:12qu'on a discuté avec elle,
06:14et il s'avère qu'il y a des violences physiques et verbales
06:17depuis plusieurs mois à l'école,
06:20qu'on l'attend à la sortie des toilettes
06:22pour lui faire du mal,
06:23en allant à la cantine, enfin voilà.
06:25Le père de famille dit avoir prévenu l'école,
06:28il avait bon espoir que tout s'arrête,
06:29mais voilà, quelques jours plus tard,
06:30il a appris que sa fille continuait de se faire frapper
06:33par ses camarades de classe à nos confrères du Télégramme.
06:35Il raconte, c'est à l'instant T qu'il faut réagir,
06:38pas trois mois plus tard, il a donc réagi.
06:40J'apprends dans la foulée que le vendredi après-midi,
06:43elle s'est refait taper par un gamin dans les mêmes conditions,
06:46etc.
06:46Donc je suis allé régler le problème moi-même en fait.
06:48C'est simple, je suis rentré dans la classe,
06:49l'enseignante était là et puis s'est mise de côté.
06:52J'ai demandé à ma fille qui l'embêtait,
06:54donc les enfants, je leur ai dit de se lever,
06:56de se mettre au tableau,
06:57et puis à partir de là,
06:59ils se sont fait gronder bien comme il faut
07:00pour qu'ils arrêtent leur bâtisse.
07:02Et s'il a fini par faire ça,
07:04c'est dit-il à cause de l'inaction de l'école,
07:06l'établissement qui au contraire assure que tout avait été mis en place,
07:08en tout cas aujourd'hui, le père de cet élève de CO2
07:11estime avoir eu de la chance,
07:12la chance que sa fille réussisse à en parler,
07:14elle est donc encore là aujourd'hui.
07:17Pour cela, il souhaite en tout cas profiter de cet événement
07:19pour alerter la société.
07:20Si personne ne bouge ou n'en parle,
07:21ça continuera partout.
07:23Voilà, merci Benjamin pour ce regard sur cette affaire.
07:26Je trouve qu'elle est symptomatique,
07:29c'est une histoire qui dit tout,
07:30je trouve, de l'impuissance de l'éducation nationale,
07:33qui franchit un pas,
07:35c'est-à-dire que là, on n'est plus dans je ne fais rien,
07:38mais je ne fais rien,
07:39et en plus je laisse quelque part le papa venir expliquer,
07:43faire d'une certaine façon mon rôle d'éduquer,
07:47et je trouve que...
07:48Alors tout se passe très bien,
07:49dans cette histoire tout se passe très bien,
07:51mais je trouve que...
07:52Ça peut très mal se passer aussi.
07:54Vas-y, vas-y Elisabeth.
07:55Alors Elisabeth, allez-y.
07:56Pardon, mais il y a deux choses là-dedans.
07:59Il y a l'incapacité de l'institution à protéger l'enfant,
08:05et il y a le comportement des enfants.
08:08Et je risque simplement une hypothèse,
08:10donc tout ça est scandaleux.
08:12Je vais laisser Françoise réagir sur le fait que le père,
08:15finalement, intervient à lui-même.
08:17Tout ça, évidemment, est tout à fait scandaleux.
08:20J'aurais un enfant, je pense que j'aurais envie, moi aussi,
08:22d'aller casser la gueule aux enfants, aux parents, aux profs, à tout le monde.
08:27Mais, la question que je me pose justement,
08:29j'ai une hypothèse.
08:30Je me demande si dans ces cas de harcèlement,
08:32on l'a déjà vu parce qu'il y a eu un procès,
08:35il n'y a pas une autorisation des adultes.
08:38Je me demande si les enfants harcelés
08:40ne sont pas souvent ceux qui sont eux-mêmes,
08:44comment dire, les souffre-douleurs des profs.
08:46Parce que c'est comme ça.
08:47Il y a des fois, je veux dire,
08:49il y a chez tous les adultes des pulsions vraiment pas géniales.
08:52C'est génial.
08:53C'est un peu plus embêtant quand c'est des profs.
08:56Et vous savez qu'il y a des gens
08:58que ça rend un peu sadique d'avoir de la faiblesse face à eux.
09:01Et je me demande si ce n'est pas ça, en fait.
09:04Parce que je ne comprends pas cette espèce de recrudescence du harcèlement.
09:07C'est comme la pédophilie.
09:09J'ai l'impression que quelque chose, tout d'un coup, s'est déployé.
09:12Mais là, je me demande si ce n'est pas comme ça que ça démarre.
09:16C'est vrai que je n'avais jamais entendu cette approche-là.
09:18Non, mais c'est une vraie approche.
09:19Elle a raison, Elisabeth.
09:19Après, moi, je ne peux pas en vouloir à ce père, honnêtement.
09:22Je suis évidemment, en théorie, contre se faire justice soi-même.
09:26Mais je veux dire, mon enfant subirait ça.
09:28Je pense que je serais comme un tigre, c'est-à-dire une lionne même.
09:32Je ne sais pas jusqu'où s'est allée avec le père.
09:35Je pense que je n'aurai aucune limite dans les insultes et la gronderie.
09:39Mais ça, c'est une pulsion aussi qui n'est pas bonne, comment dirais-je.
09:42Parce que la question est que peut-être que sur l'instant, ça a calmé les enfants.
09:46Mais comment cette petite fille va vivre après, avec l'ensemble de l'école ?
09:52Et qu'elle peut obtenir éventuellement des répercussions ?
09:53Peut-être que le rapport de force va être pour elle.
09:55Parce que peut-être qu'ils vont dire, oh là, celle-là, elle est protégée.
09:58Alors, on ne sait pas de quel côté du manche ça tombe.
10:01C'est ça, en fait, le problème.
10:02Et en réalité, je pense que ce n'est pas une bonne solution.
10:05Que la solution idéale serait, évidemment, le recadrage par les professeurs.
10:10Alors, moi, je suis vraiment sévère, en fait.
10:14Parce que moi, je n'ai pas envie que l'école m'explique qu'elle a tout fait.
10:19Je n'ai pas envie, dans le périscolaire à Paris, qu'on m'explique qu'on a tout bien fait.
10:22Non, on n'a pas tout bien fait.
10:23Et je suis un peu fumace, vous voyez, par rapport à ça.
10:26Vous savez très bien, je ne me cache pas, tout le monde connaît mes options.
10:31Emmanuel Grégoire est quelqu'un pour lequel, évidemment, moi, j'ai voté.
10:33Mais je ne suis pas satisfaite de ce premier mois de mandat.
10:36Et je ne suis pas satisfaite qu'on tente de régler ce délire mortel du périscolaire par une convention citoyenne.
10:44Je ne suis pas satisfaite de cela.
10:46Mais il va falloir réfléchir avant de voter Grégoire, M. François.
10:49Il est très, très bien pour plein d'autres choses.
10:51Honnêtement, il est très, très bien.
10:52Mais je ne suis pas satisfaite de cela.
10:54Et je ne reprends pas mon vote, moi, jamais.
10:57Il est très bien, sauf si on...
10:58Non, non, non, non.
10:59Non, non, mais ça ne peut pas être...
11:03Il l'a enterré pendant la campagne.
11:05C'est un scandale.
11:05Non, les journalistes n'ont pas déterré.
11:07Personne ne l'a déterré.
11:08Vous avez raison.
11:09Donc, ça, c'est la réalité.
11:10C'est Rachida Dati qui l'a porté.
11:11Alors là, pour le coup...
11:11C'est Rachida Dati qui l'a porté.
11:12Elle l'a porté tellement bien que ça...
11:15Ça n'est pas une bonne candidat, peut-être.
11:17Mais en tout cas, ce qui est sûr, c'est que je ne peux pas me satisfaire de ce que
11:20dit l'école.
11:21Ça n'est pas possible, en fait.
11:22Merci.
11:23On va poursuivre la discussion, mais sur un tout autre sujet.
11:26Et on va prendre des nouvelles, des incendies.
11:28Dans un instant, on sera avec Clément Rouvier, le premier adjoint à la mairie de Mayac.
11:32C'est dans le nord-est de l'Aude.
11:33On va prendre la température, si je puis dire, sans mauvais jeu de mots.
11:37Parce qu'on redoute tous, évidemment, que les incendies soient encore plus sévères que ceux de l'année dernière.
11:43Et on se souvient à quel point ils avaient traumatisé ce département.
11:46A tout de suite.
11:46Il est 8h48 sur Sud Radio.
11:50Le Grand Matin Sud Radio, 7h10, Jacques Cardoze.
11:558h52, on est de retour dans le studio de Sud Radio avec Françoise Degoy et Elisabeth Lévy.
11:59On va poursuivre la discussion autour de la politique et des différentes compositions ou recompositions
12:06dont parlait Françoise Degoy tout à l'heure.
12:08On est évidemment suspendu également à ce qui se passe dans le sud de la France avec ces incendies.
12:13D'un instant à l'autre, on sera avec Clément Rouvier, le premier adjoint à la mairie de Mayac,
12:17pour faire un point sur la situation dans le nord-est de l'Aude.
12:20Françoise, vous vouliez intervenir ?
12:21Oui, vous dites qu'on est suspendu, recomposé, décomposition.
12:25Nous sommes suspendus, en fait, à une date qui sera la semaine prochaine, le 7 juillet.
12:30Et honnêtement, nous pensons que Laurent Wauquiez, c'est un mini-séisme,
12:34Retailleau isolé, etc.
12:35Si Marine Le Pen, le 7 juillet, par je ne sais quelle aventure et décision judiciaire,
12:41peut concourir avec des dates de la présidentielle qui collent avec une inéligibilité
12:46ramenée à deux ans, écoutez, là, nous rentrons dans quelque chose,
12:50si vous voulez, oublions tout ce que nous avons raconté avant.
12:54Alors, à ce moment-là, arrêtons d'en parler jusqu'à l'année.
12:57Tout le reste n'est que ça, la verte, finalement.
12:59Alors, justement, rappelons les enjeux.
13:04Elle est déjà sous le coup d'une inéligibilité, mais qui pourrait...
13:08De 5 ans.
13:08Qui pourrait être ramenée à deux ans.
13:10Et comme l'exécution provisoire a été, comment dirais-je, prononcée,
13:15elle a donc, le 7 juillet, elle aura donc purgé, entre guillemets,
13:1919 mois de son inéligibilité.
13:22Après, reste la question de la prison ferme.
13:25Reste la question de la prison ferme.
13:27Le dossier est très lourd.
13:29Elle a été condamnée à de la prison ferme.
13:32Cette prison ferme peut-elle être aménagée en peine ?
13:34Et s'il est aménagé en bracelet électronique,
13:36est-ce que Marine Le Pen peut faire la campagne présidentielle avec un bracelet ?
13:39Justement. Et hier soir, Elisabeth, Marine Le Pen a été claire.
13:42Elle a dit qu'elle ne ferait pas campagne avec le bracelet électronique.
13:47En fait, moi, le sentiment que j'ai, c'est qu'elle serait quasiment soulagée,
13:50mais je ne peux pas me tromper, c'est la psychologie de comptoir.
13:55Le fait qu'elle ait dit ça, alors qu'en fait, si elle a deux ans d'inéligibilité,
13:59elle peut tout à fait qu'on faire campagne sous bracelet,
14:01je ne suis même pas sûr que les Français lui en tiendraient rigueur, au contraire.
14:07Donc, je ne suis pas sûr que son désir de concourir soit aussi ardent que ce qu'on le croit,
14:16en tous les cas ce que moi je le crois,
14:17d'autant plus que c'est quand même la fois où tout le monde pense,
14:21les gens raisonnables pensent que si elle concourt, elle pourrait être élue.
14:25Ce qui n'était pas le cas les fois précédentes.
14:28La deuxième chose, je l'ai déjà dit, mais spéculer aujourd'hui sur ce que vont faire les juges
14:34ou ce qu'ont déjà décidé, je suppose que le jugement est déjà écrit,
14:37mais spéculer là-dessus comme le font les journaux qui vendent du papier comme ça,
14:42parce que la rumeur du palais de justice vous dit qu'en fait,
14:45ils vont être sages et que dans leur sagesse, ils ne vont pas vouloir intervenir de la présidentielle.
14:52Je pense que personne n'en sait rien et c'est pour ça que je ne claque pas complètement.
14:57Françoise a raison, cette décision va rebattre les cartes, peut-être ou pas,
15:02mais ça ne sert strictement à rien de...
15:05Oui, de tirer à la ligne là-dessus, moi je suis d'accord avec vous,
15:08parce qu'on n'est que sur l'homme qu'a vu l'homme qu'a vu l'homme qu
15:10'a vu l'ours sur la rumeur.
15:11J'ai fait une interview hier à la LCI et elle donne quand même deux indications.
15:15Elle dit d'abord, un, et moi je ne suis pas tout à fait d'accord avec vous,
15:18mais elle dit qu'elle ne fera pas campagne si elle devait avoir le bracelet électronique,
15:22et je pense que si elle avait choisi dans sa tête de le faire,
15:27elle encourait d'une certaine façon des critiques et une certaine violence durant la campagne,
15:32c'est-à-dire que se balader avec un bracelet électronique, faire campagne,
15:36aller rencontrer des gens avec le bracelet, tenir des meetings,
15:40et vous entendre dire à longueur de journée, Marine Le Pen a un bracelet électronique,
15:45c'est quand même affaiblir son camp.
15:48Il y a une autre raison.
15:49Si je puis me permettre, ça affaiblit son camp,
15:51et le fait qu'elle dise ça, je trouve que ça n'est pas personnel,
15:53et pour le coup, qu'elle pense d'abord à son parti.
15:56Non, mais ça l'aurait servi.
15:57A mon avis, je ne suis pas du tout sur les gens.
16:00Les gens auraient trouvé ça tout à fait injuste.
16:02En plus, ça fait un peu, c'est comme les tatouages,
16:04si vous voulez, ça fait légionnaire cabossé par la vie,
16:07les Français adorent ça.
16:08Je ne suis pas du tout sûr que ça aurait...
16:11J'ai une autre théorie sur la décision de Marine Le Pen,
16:14que me livrait quelqu'un qui lui est très proche.
16:18On oublie toujours que Marine Le Pen est une juriste,
16:20elle est avocate à la base,
16:21et qu'il y a quelque chose qui pour elle est exécrable
16:25à l'idée de faire campagne.
16:27On peut quand même lui prêter cette hauteur de vue-là,
16:30elle considère que ça abîme tout simplement la fonction.
16:33Ce n'est pas que ça abîme que le parti,
16:35elle considère que le bracelet électronique,
16:37que ça abîme aussi la fonction présidentielle.
16:39Et donc, l'idée qu'elle s'en fait.
16:41Donc, je pense que sa déclaration d'hier, effectivement,
16:45est quelque chose qui ferme la porte.
16:47Ce n'est pas une menace pour les juges,
16:48c'est, voyez où j'en suis, une clarification.
16:51Elle l'avait dit en privé, ça.
16:53Qu'elle le dise en public, ça change un peu la donne.
16:55En tous les cas, ce sera évidemment l'actualité de la semaine,
16:58et vous avez bien fait d'y revenir, Françoise Degoy.
17:00Merci, Elisabeth Lévy, de m'avoir accompagné ce matin
17:03dans ce grand débrief,
17:04à la technique Manu et John à la réalisation.
17:09Merci à vous pour la préparation de cette émission.
17:12Dans un instant, Jean-François Akili,
17:13qui va revenir sur la protection de l'enfance.
17:17Et le premier adjoint à la mairie de Maya,
17:20Clément Rouvier, j'en suis sûr, interviendra
17:22dans l'heure qui vient,
17:23puisque vous le savez, sur Sud Radio,
17:25on suit avec beaucoup d'attention
17:26ce qui se passe dans le sud de la France
17:28et sur le pourtour méditerranéen
17:30avec tous ces départs de feu
17:32et ces incendies.
17:33Il est 8h57,
17:35j'ai été ravi de passer cette matinée avec vous.
17:37Je vous retrouve la semaine prochaine
17:38dans un instant, Jean-François Akili.
17:39Très bonne journée.
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