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  • il y a 2 jours
A la une de cette édition, les négociations européennes sur l’Ukraine sont dans l’impasse tandis que la guerre des drones s’intensifie.

Nous irons ensuite en Espagne, où le gouvernement socialiste croule sous les scandales de corruption.

Et enfin, retour en France avec la loi sur l’euthanasie. Après le refus du référendum par le Conseil constitutionnel, le texte pourrait être adopté dans les prochains jours.



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00:00Madame, Monsieur, faire exister une chaîne audiovisuelle alternative en France sans grands groupes financiers, sans subventions publiques, Paris réussit.
00:08Résister aux attaques, aux censures, aux pressions et inquisitions de toutes sortes, Paris réussit.
00:14Refuser la politique spectacle pour aller au cœur des vraies préoccupations des Français, Paris réussit.
00:20Parler de la France, du monde et de l'actualité sans se soumettre aux modes, aux partis ou aux puissances
00:25du moment, à l'empire du mensonge, Paris réussit.
00:28Transmettre, se renouveler, faire confiance aux jeunes générations sans renier son identité, Paris réussit.
00:35Donner la parole à l'élite souterraine, à des centaines d'intellectuels habituellement bannis des médias conformistes, Paris réussit.
00:42Et inventer un modèle économique fondé sur l'indépendance, la liberté et le soutien volontaire des téléspectateurs, là encore, Paris
00:50réussit.
00:51Mais il reste un Paris à gagner, celui de cet été 2026.
00:54Et au moment où je vous parle à cet instant même, celui-ci est loin d'être gagné.
00:59Et il ne dépend que de vous seul.
01:01Pour que TV Liberté continue d'exister, de résister, d'informer, de transmettre, il faut faire un don à TVL.
01:08Parce que TV Liberté ne dépend que d'une seule force, la vôtre.
01:11Pouvons-nous compter sur vous ?
01:35Madame, Monsieur, bonsoir.
01:36On parle à une de cette édition, les négociations européennes sur l'Ukraine sont dans l'impasse, tandis que la
01:40guerre des drones s'intensifie.
01:42Nous irons ensuite en Espagne, où le gouvernement socialiste croule sous les scandales de corruption.
01:47Et enfin, retour en France avec la loi sur l'euthanasie.
01:50Après le refus du référendum par le Conseil constitutionnel, le texte pourrait être adopté dans les prochains jours.
02:00Entre les négociations au point mort avec l'UE et la guerre des drones, le conflit en Ukraine semble bien
02:05loin de son dénouement.
02:07Le point.
02:08660 drones ukrainiens interceptés dans la nuit de jeudi à vendredi.
02:12C'est le chiffre avancé par la Russie alors que les drones visaient Moscou, la Crimée et plusieurs régions.
02:17L'Ukraine a également frappé des infrastructures russes, provoquant des incendies dans des dépôts de carburant et des sites industriels.
02:23La Russie a riposté sur Kiev et d'autres villes, endommageant notamment des installations énergétiques.
02:29Le conflit russo-ukrainien semble bel et bien s'enliser et les perspectives de négociations de paix demeurent très incertaines.
02:36Volodymyr Zelensky a récemment déclaré que l'Ukraine déterminerait elle-même les représentants européens pour d'éventuels pourparlers avec Moscou
02:44après l'échec des discussions au sein de l'UE sur la nomination d'un négociateur.
02:48Cette position a provoqué une vive réaction de la Russie.
02:51Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, a qualifié Zelensky de
02:56« Sa majesté des mouches européennes » en référence au roman de William Golding.
03:02Sergei Lavrov a été plus directe, qualifiant ses exigences d'absolument irréalistes, voire insultantes.
03:08Moscou affirme néanmoins rester prête à reprendre les négociations là où elles se sont interrompues sur la base des accords
03:15d'Istanbul,
03:15des discussions en Alaska et de la situation actuelle sur le terrain.
03:19De leur côté, les dirigeants européens ont conclu que le moment n'était pas venu de négocier
03:24et que l'Union ne jouerait pas le rôle de médiateur, mais se rangerait uniquement aux côtés de l'Ukraine.
03:30Une position du plus disant face à Washington qui semble plus en retrait dans ce dossier,
03:34trop occupé du côté d'Hormuz.
03:37Jeudi à Gdansk, en Pologne, la présidente de la commission Ursula von der Leyen a même évoqué l'intégration de
03:43l'Ukraine à l'UE.
03:44Et oui, l'élargissement est bien plus qu'un simple processus, c'est un ancrage pour l'avenir de l
03:51'Ukraine.
03:53Le premier volet porte sur les fondements de notre Union, l'état de droit,
04:02des institutions démocratiques solides et une administration publique efficace,
04:07autant de bases sur lesquelles repose une prospérité durable.
04:17Il offre une feuille de route claire pour les réformes à venir et inspire confiance aux citoyens,
04:22aux entreprises ainsi qu'aux investisseurs.
04:27Comme toujours, l'adhésion restera incontestablement fondée sur le mérite.
04:32Mais si l'Ukraine poursuit ses réformes avec la détermination dont elle a fait preuve ces dernières années,
04:40sa place au sein de la famille européenne deviendra une réalité.
04:45Un discours tout en langue de bois, car l'intégration pose de grosses difficultés.
04:49Si le pays ne passe plus par la case-élection, il est embourbé dans des affaires de corruption,
04:55et il se trouve dans une situation économique et territoriale qui n'a pas de quoi rassurer ses voisins.
05:00Le risque avancé par certains de voir l'Europe contrainte d'entrer en guerre contre la Russie en cas d
05:05'intégration
05:05est quant à lui à relativiser.
05:07Chypre est un état membre et est occupé par la Turquie, sans que Bruxelles ne fasse jamais rien,
05:12si ce n'est envoyer de l'argent à Ankara dans le cadre de l'assistance de préadhésion du programme
05:17pour les réfugiés
05:17et d'autres soutiens.
05:18Au total, on parle d'aides et subventions directes de lieux à la Turquie, dépassant 24 milliards d'euros d
05:24'ici 2027.
05:25Donc de ce côté, la Russie n'a pas forcément à craindre militairement.
05:30La conférence sur la reconstruction de l'Ukraine, jeudi et vendredi, à Gnansk,
05:34semble déconnectée de la réalité militaire du terrain.
05:36Près de 160 accords totalisant 10 milliards d'euros devraient être signés.
05:40Mais les investissements privés restent totalement conditionnés à un cessez-le-feu durable,
05:46tandis que les dommages sur les infrastructures sont estimés à 590 milliards de dollars.
05:52Bruxelles propose également de prolonger jusqu'en mars 2028 le statut de protection temporaire
05:57pour plus de 4,4 millions de réfugiés ukrainiens,
06:01tout en excluant désormais les nouveaux arrivants masculins en âge de combattre,
06:05à la demande de Kiev elle-même.
06:06Les négociations sur l'intégration sont par ailleurs limitées par la Hongrie,
06:11qui, même sans Orban, demeure préoccupée par une intégration rapide.
06:15L'UE, par son aide soutenue et sa préparation de l'après-guerre,
06:18tente ainsi de peser sur l'avenir de l'Ukraine.
06:20Reste à voir si Trump le permettra,
06:23mais aussi quel sera l'état de l'Ukraine à la fin du conflit.
06:30En Espagne, Pedro Sanchez est cerné de toutes parts par les scandales de corruption
06:35qui touchent aussi bien sa famille la plus proche que des dirigeants du Parti Socialiste Espagnol.
06:40Et pourtant, il s'accroche au pouvoir.
06:42Nicolas Lamberterie.
06:44Le gouvernement socialiste espagnol en sueur,
06:48et pas uniquement à cause de la chaleur.
06:51Depuis plusieurs mois, les scandales de corruption
06:54cernent de toutes parts.
06:56Pedro Sanchez, le président du gouvernement espagnol,
07:00qui dirige le pays depuis 8 ans.
07:02C'est une véritable hécatombe autour de Sanchez,
07:06avec notamment ce lundi une condamnation extrêmement lourde
07:10de l'ancien ministre des Transports à 24 années de prison.
07:15L'affaire Avalos, elle tire son nom de José Luis Avalos,
07:18qui est un ancien ministre des Transports de Pedro Sanchez,
07:21qui est une figure historique du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol.
07:24La Cour suprême espagnole a reconnu José Luis Avalos
07:28coupable de criminalité organisée, de corruption,
07:32de détournement de fonds et de trafic d'influence.
07:34Cette affaire, elle concerne un vaste système de pots de vin
07:38liés à des contrats publics pour l'achat de masques chirurgicaux
07:42pendant la pandémie de Covid-19.
07:44Et l'affaire est très forte, c'est un symbole très fort,
07:46parce qu'en fait José Luis Avalos était un des grands artisans
07:50de la carrière politique de Pedro Sanchez
07:52et de sa carrière politique de premier plan.
07:54Il est vrai, il faut reconnaître, que les peines prononcées
07:57notamment contre José Luis Avalos, l'ancien ministre des Transports,
08:01sont particulièrement lourdes.
08:0224 ans de prison, c'est quand même pas rien.
08:04C'est de fait la plus lourde peine de prison
08:08jamais prononcée en Espagne pour un scandale de corruption politique.
08:11La Cour suprême, pour justifier le caractère très lourd de cette peine,
08:15s'appuie sur plusieurs arguments.
08:16Ces crimes ont été commis, selon elle, dans un contexte d'état d'urgence sanitaire,
08:21en pleine pandémie de Covid-19,
08:23où de l'argent public était alloué à très grande vitesse
08:26pour protéger la population.
08:28La Cour suprême, elle s'appuie aussi sur le volume des preuves
08:31qu'elle a pu recueillir et en fait sur le caractère systématique de la corruption.
08:36Parce qu'elle estime qu'en fait, on est face à une organisation criminelle
08:39qui a fonctionné de manière structurée.
08:41C'est pas le fait de quelques individus, dont José Luis Avalos lui-même.
08:43Mais il n'y a pas que dans l'entourage politique du président du gouvernement
08:48que la maison brûle, mais aussi dans l'entourage familial de Pedro Sanchez,
08:53dont le frère et l'épouse sont soupçonnés dans d'autres affaires de corruption.
08:58On a l'affaire du frère du président du gouvernement, David Sanchez,
09:02qui est jugé actuellement dans une affaire qui est tout à fait différente,
09:06qui est une affaire d'emploi présumé de complaisance, d'emploi fictif,
09:10qu'il aurait obtenue dans une institution publique en Estrema Dio,
09:13donc dans le centre-ouest de l'Espagne, en tant que musicien,
09:15puisque David Sanchez est musicien de carrière.
09:18Et puis, on a aussi l'affaire de Begonia Gomez, la femme de Pedro Sanchez,
09:22qui a été renvoyée en procès, elle, pour des chefs d'accusation de corruption,
09:27de trafic d'influence, de détournement de fonds et de malversation.
09:31Le juge Juan Carlos Peinado, qui est devenu très emblématique au niveau national
09:34dans le cadre de cette affaire qui concerne Begonia Gomez, la femme de Pedro Sanchez,
09:38le juge Juan Carlos Peinado accuse Begonia Gomez d'avoir utilisé son statut
09:42de femme du président du gouvernement pour favoriser des entreprises espagnoles,
09:47pour présumément demander à son époux de les favoriser par des aides publiques
09:52après la pandémie de Covid-19, en échange de quoi,
09:55ces entreprises l'auraient en retour aidé à monter ses propres affaires,
09:59donc les affaires de Begonia Gomez, notamment dans l'enseignement supérieur.
10:02Et donc, le juge Juan Carlos Peinado a ordonné la confiscation du passeport de Begonia Gomez
10:07et sa comparution tous les deux mois devant un tribunal.
10:10Et comme si cela ne suffisait pas pour la gauche espagnole,
10:14c'est aussi l'ancien chef du gouvernement Zapatero qui est confronté à la justice espagnole.
10:20Et pour couronner le tout, on a l'ombre de José Luis Rodríguez Zapatero.
10:24José Luis Rodríguez Zapatero, ancien président du gouvernement socialiste espagnol,
10:28donc au niveau national, de 2004 à 2011,
10:31qui a été mis en examen pour des soupçons de trafic d'affluence,
10:36là aussi liées à des entreprises ayant à la fois des intérêts en Espagne et au Venezuela,
10:42parce qu'il y a également un volet vénézuélien de l'affaire,
10:44il y a une proximité des autorités vénézuéliennes actuelles
10:48ou liées à Nicolas Maduro dans cette affaire.
10:50Puis une affaire aussi de bijoux que la police a découvert dans un coffre-fort
10:55dans le bureau de José Luis Rodríguez Zapatero et dont il a bien du mal à expliquer la provenance.
11:01Et pourtant, malgré tous ces scandales qui n'en finissent plus,
11:05Pedro Sanchez tient bon et semble presque insubmersible.
11:09Il avait déjà survécu aux élections générales de 2023,
11:13de façon inattendue et presque miraculeuse,
11:16devant toutefois trouver des accords avec les séparatistes catalans
11:20pour bénéficier d'une très courte majorité parlementaire.
11:23Les partis nationalistes basques et catalans contribuent désormais à maintenir en place Sanchez
11:29et profitent de sa position de faiblesse pour arracher des concessions importantes à l'État central espagnol.
11:35Sanchez survit également au scandale de corruption à répétition,
11:39en attaquant politiquement l'institution judiciaire,
11:42l'accusant de vouloir s'immiscer dans la vie politique espagnole et de nuire au gouvernement.
11:47Enfin, la droite espagnole du Parti Populaire,
11:50qui a été affectée par de nombreux scandales de corruption dans un passé proche,
11:55puisque cela avait abouti à la chute de Mariano Rajoy en 2018,
11:59n'a qu'une marge de manœuvre limitée pour s'indigner des affaires qui accablent Pedro Sanchez,
12:04même s'il apparaît vraisemblable qu'elle sera en bonne position pour l'emporter en 2027 avec les populistes de
12:10Vox.
12:11Une chose semble en tout cas acquise,
12:13alors que pourtant, comparativement aux autres pays ouest-européens,
12:17l'Espagne est un pays qui se porte relativement bien,
12:21l'ambiance politique y est délétère,
12:23et cette situation semble partie pour durer.
12:29L'euthanasie arrive en pleine canicule.
12:31Les députés ont débattu de la proposition de loi sur la fin de vie.
12:35Le gouvernement et ses alliés semblent décider à faire passer le texte,
12:39malgré les craintes des soignants et des malades.
12:41Renaud de Bourleuf.
12:43Plus que quelques jours pour la mort sur ordonnance.
12:46Au cours de la semaine,
12:47l'Assemblée nationale a examiné la proposition de loi sur l'euthanasie et le suicide assisté
12:51pour une troisième lecture.
12:53Après de longs mois de discussion et d'aller-retour entre l'Assemblée et le Sénat,
12:56conclue par un échec de la commission mixte paritaire,
12:59l'euthanasie est très loin de trouver un consensus,
13:02comme l'a rappelé lundi le député UDR de l'Ardèche, Vincent Trébuchet.
13:05Troisième lecture, et disons-le tout de suite,
13:08l'euthanasie, plus on en parle, plus on comprend ce que c'est, moins on y adhère.
13:11Depuis 2021, le soutien des députés à l'assistance médicalisée active à mourir ne cesse de s'éroder.
13:17Il était de 79% en 2021,
13:20il est tombé à 75% en 2023,
13:23à 64% en 2024,
13:25à 54% en 2025,
13:27puis à 53% lors de la précédente lecture du texte cette année.
13:31Et je ne parle pas du Sénat qui a rejeté en bloc cette proposition de loi maintes fois.
13:36Cette si malnommée aide à mourir est donc minoritaire au Parlement.
13:40Pourquoi donc cet effondrement du soutien à ce texte ?
13:43Peut-être d'abord, car tout lobbying incessant est suspect.
13:48Et pourtant au centre et à gauche,
13:49beaucoup sont extrêmement pressés de légaliser la piqûre mortelle,
13:52quitte à faire feu de tout bois.
13:53À l'heure actuelle, il y a des gens qui sont en train de mourir dans une chaleur torride.
13:58Bon, il faut les aider, donc il faut les aider, avancer.
14:00De quoi avoir des doutes sur la qualité des débats dans l'hémicycle,
14:03alors que le texte comprend de très nombreuses lacunes,
14:05que soulève Guillaume de Tuelois, président de la Marche pour la Vie.
14:07Il y a plein de choses trappes dans ce texte.
14:11Est-ce qu'à la fin des fins, les médecins seront dispensés,
14:14qu'il n'y aura que les infirmières qui devront assassiner ?
14:17Est-ce qu'on va laisser ça aux internes ?
14:19Est-ce que les pharmaciens vont avoir une objection de conscience ?
14:22Il y a plein de questions autour de la question générale de l'euthanasie.
14:26Dès qu'on rentre dans le pratique, dans le concret des choses,
14:28c'est absolument, pardon pour l'expression, mais indémerdable.
14:32Parce que, en fait, la pratique, c'est qu'on ne peut pas demander à la fois
14:36de demander aux mêmes personnes de sauver des gens et de les assassiner.
14:39Donc c'est deux métiers assez différents.
14:41Jusqu'à plus en plein formé, le métier de l'assassinat
14:44était un métier qui était plutôt réservé aux gens en dehors de la loi
14:47et le métier de sauver des vies était plutôt le métier des médecins,
14:51des infirmières et de toutes les personnes qui participaient au personnel freinant.
14:55Un vote a créé la surprise mardi.
14:57Selon un amendement déposé par le député RN du Vaucluse, Marie-France Louraud,
15:00les médecins ne pourront pas administrer le produit létal.
15:03Il s'agit de s'assurer que le serment d'Hippocrate est respecté.
15:06Cet amendement a été adopté et constitue un désaveu cinglant
15:09pour les promoteurs de l'euthanasie, jusqu'à un certain point.
15:12En effet, les infirmiers pourraient toujours pratiquer la piqûre fatale.
15:16A croire que les médecins favorables à l'euthanasie voudraient se décharger des bases d'œuvres.
15:19On est dans un truc complètement délirant,
15:21où on nous dit que l'euthanasie est un soin, le soin ultime,
15:24avec toutes les guillemets que vous voudrez bien entendre,
15:26que c'est un soin, mais comme on sait que par ailleurs c'est un soin
15:29qui est contradictoire avec le serment d'Hippocrate,
15:31on dit que tous ceux qui ont prêté le serment d'Hippocrate
15:33ne peuvent plus l'exercer, entre guillemets.
15:35Tout ça est absurde.
15:37Le soin, c'est un soin, c'est un assassinat.
15:40Et donc, si c'est un soin, évidemment, que les médecins doivent pouvoir le donner.
15:46Si c'est un assassinat, évidemment, que les infirmières ou les infirmiers
15:49doivent en être dispensés.
15:51Et donc, moi, j'ai aucun doute sur le fait que ce soit un assassinat,
15:53mais si la loi veut absolument transformer l'assassinat en soin,
15:58il va falloir qu'ils disent publiquement que, évidemment,
16:02le serment d'Hippocrate n'a plus de justification en France.
16:05Cet amendement est critiqué par les conseils nationaux des ordres des médecins
16:07et des infirmiers.
16:09Ils rappellent que le médecin comme l'infirmier doivent
16:11accompagner le mourant jusqu'à ces derniers moments,
16:13assurer par des soins et mesures appropriées la qualité d'une vie qui prend fin,
16:18sauvegarder la dignité du malade et réconforter son entourage.
16:21Ils ne peuvent provoquer délibérément la mort.
16:24Un autre point a été soulevé lors des débats dans l'hémicycle,
16:27la question des garde-fous qui pourraient, comme prévu,
16:30sauter les uns après les autres.
16:31Ce qui n'a pas empêché le député modem de la Nièvre, Périne Goulet,
16:34d'assurer que l'euthanasie ne concernera que des cas très précis.
16:38Non, les mineurs ne sont pas concernés.
16:40Non, les personnes âgées qui n'auraient pas de maladie incurable
16:44ne sont pas concernées.
16:46Non, les handicapés qui n'ont pas une maladie en fin de vie
16:51et qui ne souffrent pas d'une souffrance réfactère ne sont pas concernés.
16:56Bref, nous n'allons pas euthanasier tous les fragiles de notre pays.
16:59Dans la première loi, sans doute, et après.
17:02Quelques années plus tôt, les promoteurs de l'euthanasie
17:04assumaient ouvertement l'idée de légaliser étape par étape.
17:08Il faut obtenir le plus possible.
17:10Et surtout, une fois qu'on aura mis le pied dans la porte,
17:12il faudra revenir tous les ans et dire qu'on veut étendre ça.
17:16Parce que, je ne vous apprends pas quelque chose, probablement,
17:19à la plupart de vous, dans la première loi, il n'y aura pas les mineurs.
17:23Dans la première loi, il n'y aura pas les maladies psychiatriques.
17:26Dans la première loi, il n'y aura même pas les maladies d'Alzheimer.
17:29Ce qui est déjà observé à l'étranger.
17:32Pas plus tard que cette semaine, aux Pays-Bas,
17:34alors qu'initialement le processus était réservé aux adultes,
17:36un enfant de moins de 12 ans a été euthanasié.
17:40Le lendemain jeudi, la loge maçonnique du Grand Orient
17:42publiait un communiqué appelant à légaliser la piqûre
17:45en évoquant les avancées observées dans de nombreux pays européens.
17:49Tout ce qu'on peut constater sur les pays qui ont légalisé l'euthanasie
17:52et ou le suicide assisté,
17:54tout ce qu'on peut constater, c'est que tous les ans,
17:56tous les deux ans ou tous les cinq ans, la loi devient plus permissive.
17:59Et donc, on peut toujours nous dire qu'il y aura des garde-fous.
18:02Déjà, tous les garde-fous ont sauté en commission,
18:04donc je pense que ça veut dire qu'ils ne sont pas très solides.
18:06Mais à supposer qu'avec le vote de la loi, il y ait réellement des garde-fous,
18:10on est certain, et même les promoteurs le disent très tranquillement,
18:14on est certain que ces garde-fous sauteront l'année prochaine dans deux ans ou dans trois ans.
18:17Donc évidemment qu'on ne peut pas dire que ça ne va toucher qu'un tout petit nombre de personnes.
18:22Déjà, la version actuelle, actuellement discutée dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale,
18:26cette version, d'après les estimations, pourrait toucher à peu près 5 millions d'handicapés.
18:30Alors, handicapés de toutes sortes, mais 5 millions de personnes, ce n'est pas tout à fait marginal.
18:34Donc évidemment que ça envoie un message catastrophique à ces personnes sur le thème
18:39« Votre vie ne vaut pas la peine d'être vécue, vous êtes un poids pour votre entourage,
18:42vous êtes un poids pour l'État, vous êtes un poids pour l'infrance,
18:44choisissez la raison, choisissez la porte de sortie. »
18:46On peut toujours dire « C'est un droit qui n'enlèverait rien à personne »,
18:49c'est du pipeau, ça ne tiendra pas.
18:51Il est évident que si vous avez une énorme pression sociale, psychologique,
18:55sur les handicapés, sur les vieillards, sur les personnes en fin de vie,
18:58qui, au sens large du mot, c'est-à-dire qui peuvent avoir encore 10 ans de vie,
19:01mais qui auront 70 ans, ces personnes ne pourront pas, ne pas choisir,
19:06entre guillemets, parce que ce ne sera pas un choix, ça sera contraint,
19:09ne pourront pas ne pas choisir la porte de sortie.
19:12Et donc il est évident que ça n'est pas un droit qui est donné à quelques-uns
19:15et n'enlève rien à personne, c'est une énorme pression sur beaucoup.
19:18Le vote solennel devrait avoir lieu mardi 30 juin,
19:20en attendant un retour au Sénat, probablement à partir du 7 juillet.
19:23Mais les discussions dans la Chambre haute n'auront que peu d'effet.
19:26Le Premier ministre Sébastien Lecornu a fait le choix de donner le dernier mot
19:29à l'Assemblée nationale, qui pourrait se prononcer définitivement le 15 juillet.
19:33Pas de dernier mot sur ce sujet grave pour les Français,
19:36malgré une proposition de loi appelant au référendum,
19:38le Conseil constitutionnel ayant décidé que la population n'avait pas à donner son avis.
19:43Une manifestation aura lieu dimanche à 16h, place de Fontenoy à Paris,
19:45dans le 7e arrondissement, à l'appel de la Marche pour la vie.
19:52L'actualité en bref en France.
19:57Justice nulle part, mais la surveillance progresse.
20:00En 2025, 25 332 personnes ont fait l'objet d'une demande de surveillance technique en France,
20:06selon le rapport annuel de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement, la CNCTR.
20:11Cela représente une hausse de 4% par rapport à l'année précédente.
20:13La criminalité organisée, particulièrement le narcotrafic,
20:16constitue le premier motif avec 7600 cibles en forte progression.
20:19La prévention du terrorisme recule de 14%,
20:22tandis que les ingérences étrangères et les risques de sabotage par l'ultra-gauche restent des priorités.
20:27Les services de renseignement ont franchi pour la première fois le cap des 100 000 techniques déployées,
20:31avec une hausse notable des recueils de données informatiques et des postes de capteurs.
20:34La CNCTR insiste officiellement sur le respect de la proportionnalité et de la subsidiarité,
20:39tout en alertant sur ses propres moyens limités face à l'augmentation des missions.
20:43Elle exclut pour l'instant la surveillance pour séparatisme ou entrisme, faute de base légale suffisante,
20:49tout en soulignant la persistance d'un contexte sécuritaire tendu.
20:54La ville de Paris, spécialiste du jet de déchets dans le canal Saint-Martin,
20:58donne des leçons d'écologie à TotalEnergie.
21:00Jeudi, le recours déposé par la municipalité et par plusieurs ONG,
21:03telles que Sherpa et France Nature Environnement,
21:05a été partiellement validé par le tribunal judiciaire de Paris.
21:08Selon les juges, le plan de vigilance climatique de TotalEnergie est incomplet.
21:11L'entreprise est sommée d'intégrer les émissions de Scope 3,
21:14c'est-à-dire les émissions indirectes liées à l'utilisation des produits par les clients,
21:18dans sa cartographie des risques.
21:19En revanche, le jet industriel s'est dissatisfait
21:21que les juges n'aient pas retenu les demandes des ONG de la ville de Paris
21:24qui visaient à faire interdire à TotalEnergie
21:26les nouveaux projets pétroliers et gaziers
21:28ou à l'obliger à réduire sa production de pétrole et de gaz.
21:32Un don pour l'excellence française.
21:34Bernard Arnault, via sa société familiale Agache,
21:36a fait un don historique de 50 millions d'euros
21:38à la fondation de l'école Polytechnique.
21:39Ce mécénat permettra la création de
21:41l'Institut de Mathématiques et de Sciences Fondamentales Bernard Arnault
21:44sur le campus de Saclay,
21:45avec un nouveau bâtiment attendu d'ici 2030
21:47et le lancement dès la rentrée 2026
21:49d'un programme de résidence mathématique.
21:51L'initiative vise à renforcer l'excellence française
21:53en mathématiques et sciences fondamentales,
21:55disciplines jugées stratégiques pour
21:56la souveraineté technologique, l'intelligence artificielle,
21:59les technologies quantiques
22:00et la modélisation des grands défis.
22:02Polytechnicienne de formation, Laura Chobard,
22:04directrice générale de l'IX,
22:06y voit un levier majeur de rayonnement
22:07et d'attractivité internationale
22:08comparable aux grands instituts
22:09comme le courant institut aux Etats-Unis.
22:12La gauche sabote encore les débats
22:13de l'Assemblée nationale.
22:15Jeudi, lors de la niche parlementaire du groupe UDR,
22:17la Chambre basse a examiné la proposition de loi
22:19visant à lutter contre les mariages simulés ou arrangés.
22:22Un sujet d'actualité,
22:23comme l'a montré la condamnation de la mairie de Chessy
22:25à verser des dommages d'intérêt
22:26à un clandestin algérien sous OQTF
22:28après l'avoir refusé le mariage.
22:30Une alliance qui n'a d'ailleurs duré que quelques semaines.
22:32Le texte est déjà adopté par le Sénat,
22:34mais c'était sans compter sur l'obstruction parlementaire
22:36menée notamment par LFI.
22:38À minuit, il restait plus de 450 amendements à étudier.
22:42Après sa jeunesse dans les Deux-Sèvres,
22:44le député LFI Clémence Guettet
22:45a pu trouver l'occasion de partir en guerre
22:47contre les Français de Souff.
22:48Donc, un Français sur trois est déjà lié à l'immigration.
22:52Donc, remballez vos dernières propositions de loi de survie
22:56pour essayer de préserver des Français dits de souche,
23:00en réalité des Français blancs,
23:01puisque voilà là où est votre problème.
23:04Pour vos lectures d'été, rendez-vous demain samedi
23:07à partir de midi au Cercle Aristote,
23:0918 passages d'Ubaï dans le 10e arrondissement de Paris.
23:12À l'occasion de ce salon du livre alternatif,
23:14vous pouvez y retrouver notamment Florian Philippot,
23:17Pierre-Yves Rougeron et Pierre Jovanovic.
23:22L'actualité internationale en bref.
23:28Brexit ou pas, le Royaume-Uni est une passoire.
23:31Un document interne du ministère de l'Intérieur britannique
23:33révèle que plus de 400 000 migrants en situation irrégulière
23:37se trouveraient au Royaume-Uni.
23:38Près de 202 000 d'entre eux seraient inexpulsables
23:42en raison de procédures d'asile en cours
23:43ou d'appels aux droits de l'homme.
23:45Par ailleurs, plus de 50 000 clandestins,
23:48dont 1 200 délinquants ou criminels,
23:50ont disparu des radars des autorités.
23:52Ces chiffres explosifs sont sortis
23:54à quelques jours de la présentation
23:56d'une nouvelle loi restrictive sur l'asile.
23:58Le gouvernement travailliste entend limiter les recours,
24:01réformer le statut de réfugié temporaire,
24:03durcir l'interprétation de l'article 8 de la CEDH
24:05et doubler le budget de l'immigration enforcement.
24:09L'objectif est d'accélérer les expulsions
24:11et de reprendre le contrôle des frontières
24:13dans un contexte politique tellement tendu
24:15que même la gauche durcit son discours sur l'immigration.
24:20Enfin, quelques petits succès pour Donald Trump
24:22dans sa politique migratoire.
24:24Jeudi, la Cour suprême des Etats-Unis
24:25a rendu deux décisions favorables à son administration.
24:28D'abord, les juges ont permis de refouler
24:30les demandeurs d'asile à la frontière mexicaine
24:32avant qu'ils ne posent le pied sur le sol américain.
24:35Concrètement, une personne qui se trouve
24:37à un poste frontalier avec sa demande d'asile
24:39n'est pas encore considérée comme arrivée aux Etats-Unis.
24:42Dans une seconde décision, la Cour suprême
24:44a permis à l'administration Trump de révoquer
24:46le statut de protection temporaire
24:48accordé à 350 000 Haïtiens et 6 000 Syriens.
24:52Notons que ce statut spécifique
24:53avait été accordé aux Syriens en 2012
24:56et qu'il aura fallu attendre 18 mois
24:58et l'arrivée des islamistes au pouvoir
25:00pour y mettre fin.
25:02A vite gros temps dans l'Empire du Soleil,
25:04le vent en quelques 120 vols ont été annulés
25:06ce vendredi au Japon en raison de l'approche
25:08des tempêtes tropicales Mekala et Igos
25:11qui menacent le sud et l'ouest de l'archipel.
25:13Les perturbations touchent principalement
25:15les liaisons vers Okinawa et Kagoshima,
25:18deux destinations très prisées des voyageurs en été.
25:21Mekala devrait longer les îles de Kyushu et Shikoku
25:24samedi et dimanche avec des rafales
25:25jusqu'à 144 km heure et de fortes précipitations.
25:30Les autorités alertent sur les risques d'inondations,
25:32de crues soudaines et de glissements de terrain.
25:34Un possible effet Fujiwara avec la tempête Igos
25:38pourrait compliquer les prévisions.
25:39L'effet Fujiwara est l'interaction
25:41entre deux systèmes cycloniques voisins
25:43qui créent l'impression d'un système binaire en rotation.
25:50De maintenant, on retrouve Openbox TV
25:52avec l'ancien directeur du renseignement de la DGSE,
25:55Alain Juillet, qui analyse les mécanismes
25:58qui ont plongé la France dans l'insécurité.
26:00Pour le samedi politique, Élise Blaise recevra
26:02le grand reporter de guerre
26:03et directeur de la rédaction d'Omerta, Régis Le Saumier.
26:06Ils évoqueront la position de Donald Trump
26:08à l'heure des négociations avec l'Iran
26:10et des frictions avec Netanyahou.
26:12Dimanche, les conversations et terre de mission.
26:15Lundi dès 7h, vous pourrez retrouver un Zoom
26:18avec le sociologue Michel Maffezoli
26:20sur son ouvrage « Mes tribus ».
26:22C'est la fin de cette édition.
26:23Merci de votre fidélité.
26:24Bon courage pour les marcheurs de dimanche.
26:26À lundi.
26:29Sous-titrage Société Radio-Canada
26:37Sous-titrage Société Radio-Canada
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