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  • il y a 7 heures
Pour ce nouveau numéro de "Contre-enquêtes", David Louis explore les méandres d'une affaire non élucidée: la mort d'Eric Denécé. Le 11 juin 2025, le corps de ce spécialiste du renseignement est retrouvé sans vie dans sa voiture, une carabine à ses côtés. Suicide, concluent les autorités. Mais les proches d'Eric n'y croient pas. D'autant que les incohérences ne manquent pas dans cette affaire: on n'aurait retrouvé aucune trace de poudre sur lui, et la position de l'arme interroge. Des éléments qui alimentent les soupçons, car Eric Denécé menait des recherches qui ne plaisaient pas à tout le monde. Ces dernières l'auraient-elles conduit à des découvertes trop dérangeantes ?

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00:00Avec son million d'abonnés sur Youtube et ses dizaines de millions de vues mensuelles sur tous les supports,
00:05TVL n'est pas simplement devenu le média alternatif incontournable.
00:09Nous sommes aussi la première cible du système.
00:12L'objectif est simple désormais, nous faire disparaître.
00:16L'an dernier, les attaques ont pris une ampleur sans précédent, avec la fermeture de nos comptes bancaires sans raison.
00:22A la clé, je vous l'ai déjà dit, des pertes de plus de 440 000 euros.
00:26Et malgré votre mobilisation, ce coup a sévèrement frappé TVL, je ne vais pas vous le cacher.
00:32Mais au prix de concessions, d'une gestion en bon père de famille, nous avons pu continuer à mener notre
00:38mission première, vous informer.
00:40Nous avons aussi décidé de riposter.
00:43Aussi nous poursuivons en justice les banques et tous les acteurs de ce mauvais coup.
00:47Et la procédure a déjà donné lieu à des irrégularités dignes d'une république bananière par exemple.
00:52Une des parties a tout simplement été prévenue d'une perquisition avant même qu'elle ne soit menée.
00:58Rendons alors l'opération sans intérêt.
01:00Des fuites concertées, des complicités, des mensonges.
01:03Le tableau qui se dessine face à nous n'a rien à envier à une organisation mafieuse.
01:07Et c'est la raison pour laquelle nous avons décidé de mener ce combat sans reculer.
01:12Nous vous le devons.
01:13Mais nous avons aussi un besoin impérieux de votre soutien et de votre aide financière.
01:18Car la perspective de 2027 rend la mission de TVL cruciale.
01:23Notre indépendance totale, exempte de pression d'actionnaires, de milliardaires, de publicitaires ou de puissances étrangères,
01:28nous permet de n'avoir de compte à rendre qu'à vous et vous seuls.
01:32La contrepartie de ce modèle unique, c'est qu'il ne repose que sur vous.
01:36L'avenir de TVL est donc maintenant entre vos mains.
01:39Faites un don et choisissez une information vérifiée, sérieuse et vraiment libre pour aiguiser votre opinion.
01:45Je compte sur vous dès à présent.
02:14Bonjour et bienvenue dans ce nouveau numéro de Contre-enquête.
02:18Le 11 juillet 2025, Eric Denessé est retrouvé mort dans sa voiture, une carabine à ses côtés.
02:24Suicide, concluent les autorités.
02:26Mais les proches d'Eric n'y croient pas.
02:29D'autant que les incohérences ne manquent pas dans cette affaire.
02:32On n'aurait retrouvé aucune trace de poudre sur lui.
02:35Et la position de l'arme interroge.
02:38Des éléments qui alimentent les soupçons de ses proches.
02:41Car Eric Denessé, spécialiste du renseignement, menait des recherches qui ne plaisaient pas à tout le monde.
02:48Très critique de la gestion européenne du conflit en Ukraine, il avait également dénoncé le cynisme des Américains,
02:56la corruption dans l'armée ukrainienne et la part importante de responsabilités portées par Volodymyr Zelensky.
03:04Des prises de position dans les médias qu'on aurait, selon ses proches, cherchées à faire taire coûte que coûte.
03:14Eric Denessé, un homme à abattre.
03:17Le spécialiste français du renseignement s'est éteint il y a un peu plus d'un an, le 9 juin
03:232025.
03:25Un lundi de Pentecôte, deux jours avant que sa sœur ne vienne lui rendre visite dans sa demeure de Séravale,
03:32en Haute-Savoie.
03:33Je devais partir avec ma fille aînée sur Paris et Eric devait garder mon petit chien.
03:39Donc le matin, j'appelle mon frère parce que la veille, je ne l'avais pas eu au téléphone, donc
03:44je l'appelle le matin et puis pas une nouvelle.
03:47Donc on se dit, mais ce n'est pas grave, on va y aller tout de suite, on prend le
03:51chien et on va le poser, on va dessonner.
03:55Donc voilà, on arrive sur place, on se gare à côté de sa voiture et puis on sort.
04:04Les volets étaient tous fermés.
04:08Comme il faisait chaud, c'était une période, il faisait assez chaud au mois de juin.
04:11Donc j'ai dit, moi c'était pour le soleil, de toute façon Eric fermait souvent ses volets.
04:16Et du coup, donc je descends de la voiture et puis je vais sonner à la porte une réponse.
04:23Donc je fais le tour et donc du côté jardin, la baie était ouverte, les volets étaient ouverts.
04:30Bon, je vais vers la voiture, je me retourne et j'allais en direction de la voiture et puis j
04:35'ai vu qu'il y avait quelqu'un.
04:36Donc je m'approche, puis elle regarde, je la vois regarder puis là elle se retourne vers moi, elle fait
04:40« Oh non ! »
04:41Et là je dis « Non, ce n'est pas vrai, ce n'est pas vrai, qu'est-ce qui
04:43se passe ? »
04:44Et puis là je vois qu'elle commence à se mettre à pleurer, à hurler, du coup je vais, là
04:49je dis « Ce n'est pas possible. »
04:50Je vois les voisins, je vois une maison dans le contrebas, je vois quelqu'un, je cours.
04:56En fait, je vais toquer et je dis « Au secours, aidez-nous, mon oncle est mort dans la voiture,
05:01on a besoin d'aide. »
05:02Et donc là, la personne sort, la pauvre, elle a un bébé en plus, je me rappelle, dans les bras.
05:07Je ne sais même pas, par contre, je ne sais pas quel numéro je fais, si je fais les pompiers
05:10ou les gens, je n'en sais rien.
05:11Enfin, je fais le premier numéro d'urgence et j'appelle et puis donc ils arrivent un quart d'heure,
05:1720 minutes après.
05:18Ils m'ont simplement dit comment j'avais découvert mon frère, donc je lui ai dit ce qui s'était
05:21passé.
05:22Et puis, il y a d'autres, ils m'ont simplement dit « Bon, vous mettez à l'écart. »
05:27Et puis, après, il y a d'autres voitures, il y a la criminelle qui est venue d'Adansy qui
05:31est montée aussi.
05:33Et puis, ils m'ont posé des questions, si j'avais vu mon frère, si j'avais vu la veille,
05:41tout ça.
05:42Je dis « Écoutez, moi, il était venu manger une semaine avant à la maison. »
05:45Et je dis « Oui, je l'ai eu ce week-end, mais il n'y avait pas de problème,
05:48il était très bien, mon frère. »
05:49Je leur ai dit « Écoutez, c'était mon oncle, je tape sur YouTube, je l'en montre. »
05:53Je fais « Voilà, il était quand même dans le milieu politique quelque chose d'assez sensible.
05:56Regardez, vous avez des vidéos, des machins. »
05:58Donc, voilà, j'ai réussi à faire quand même ce lien-là.
06:02Éric Dénécé, en effet, n'était pas n'importe qui.
06:06L'un des plus éminents spécialistes français du renseignement,
06:09auteur de plusieurs ouvrages et une référence pour nombre de ses pairs.
06:13C'était quelqu'un d'abord d'aimable, de gentil, d'aimable, si vous voulez.
06:19C'est quelqu'un, il arrivait, il était gentil, vous discutiez avec lui, il était bien élevé.
06:25Ce n'était pas un caractériel du tout, c'était un calme, hein.
06:27C'était un calme, qui était passionné par ce qu'il faisait.
06:32C'était vraiment son truc.
06:34Le renseignement, c'était devenu une passion.
06:36Quand je l'ai connu initialement, et je l'ai connu pas en le rencontrant physiquement,
06:44mais par ce qu'il écrivait ou ce qu'il disait dans des vidéos,
06:52j'ai reconnu en lui un officier.
06:55Alors, il est vrai qu'il était officier, mais là, il était officier de réserve,
06:59mais il avait tout à fait le style d'un officier de carrière.
07:07Et il avait acquis, avec le temps, en travaillant, hein,
07:11parce qu'il avait fait beaucoup de choses, entre les livres qu'il avait écrits,
07:14auxquels il avait collaboré, les études, les forums, et ainsi de suite,
07:18il avait acquis une connaissance du monde du renseignement
07:21qui était en France tout à fait exceptionnelle.
07:23Ça, c'est clair.
07:24Il faisait partie des... Allez, sur les doigts d'une main,
07:27il n'y en a pas plus de 4 ou 5 en France qui étaient aussi bons que lui, hein,
07:30voilà.
07:31Globalement, si vous voulez, en prenant aussi bien les gens dans les services de l'État qu'à l'extérieur.
07:35Vraiment, il était très bon.
07:37Et en fait, il a eu une carrière, effectivement, comme officier d'actif,
07:42et puis, ensuite, il a continué au ministère de la Défense, dans le civil,
07:49mais spécialisé dans le renseignement,
07:51et il a acquis une connaissance de ce que c'est que le renseignement,
08:00qui a été très vaste et qu'il a mis ensuite au service du travail qu'il a fait avec
08:05le CF2R.
08:07En l'an 2000, il avait fondé le Centre français de recherche sur le renseignement, ou CF2R.
08:14Les membres de ce groupe de réflexion publiaient régulièrement des ouvrages
08:18portant sur les relations internationales et les grandes questions stratégiques.
08:22Il en a établi les bases, les structures,
08:25il a recruté les gens qu'il fallait pour fonctionner,
08:28et son entourage immédiat au CF2R étaient des gens très qualifiés
08:35et qui, là encore, n'annonçaient rien sans étayer leurs annonces
08:43en s'appuyant sur des renseignements vérifiables.
08:47Et c'était un travail bien fait.
08:50Personne ne pouvait dire, mais c'est n'importe quoi, c'est un torchon,
08:53c'était étayé, c'était documenté, c'était vraiment un travail de professionnel
08:59qu'il dirigeait, parce qu'il n'était pas tout seul,
09:02qu'il dirigeait très très bien.
09:04Comme il était une expertise reconnue, tout le monde reconnaissait que c'était un bon expert,
09:10c'était quelqu'un qui aussi, parce qu'il connaissait bien, défendait ses idées.
09:15Éric Donessé était surtout une voix dissonante dans la doxa officielle.
09:19Il avait, par exemple, été l'un des premiers à mettre en avant la responsabilité américaine
09:23lors de l'intervention russe en Ukraine en 2022.
09:27Il a fait partie, il n'est pas le seul, moi j'ai fait partie aussi,
09:30de ce que, quand il y a eu le démarrage de la guerre en Ukraine,
09:33il a été attaqué par une certaine frange médiatique, je dirais,
09:40et des politiques, il a été attaqué en lui disant,
09:43mais vous prenez parti pour la Russie.
09:45Alors que, et là je le dis d'autant plus fort que je ne sais pas,
09:48que je parle, j'étais concerné un peu à ce moment-là,
09:52ce qu'on a dit, ce qu'a dit Dénésé, comme ce que j'avais dit d'ailleurs,
09:56c'est ce qui est en train de se passer aujourd'hui, si vous voulez.
09:58C'est-à-dire que nous, ce qu'on a raconté dans les trois premiers mois de la guerre,
10:02y compris les négociations en Thalia,
10:06dont, maintenant on vient de savoir,
10:08et par les Américains et par les Russes, que c'est vrai,
10:12donc on avait raconté ce qui se passait,
10:14les tentatives de négociations et les coups fourrés qu'il y avait par derrière,
10:19bon, il faut bien reconnaître que, quatre ans plus tard,
10:22tout le monde reconnaît que ce qu'on disait à l'époque était vrai.
10:24La Russie ne fait pas de grandes ruptures,
10:27deux ans après le conflit, on a plus d'informations
10:29sur les dysfonctionnements initiaux qui avaient caractérisé l'offensive russe,
10:33donc on voit que tout n'est pas blanc,
10:34des affaires de corruption des deux côtés,
10:37côté russe évidemment, autour de Shoigu,
10:40plus de 30 généraux, je crois, démissionnés et poursuivés en justice,
10:45alors la corruption en Ukraine atteint des proportions
10:47qui sont encore au-delà de cela,
10:50mais effectivement, pas de rouleaux compresseurs russes,
10:54soit qu'ils ne le veulent pas, soit qu'ils ne le peuvent pas,
10:56je pense qu'il y a un petit peu des deux.
10:57Ils ne le veulent pas parce qu'ils ne veulent pas rentrer
11:00et prendre le contrôle de terre dans laquelle il n'y a pas une majorité de russophones,
11:04d'abord, puisque la Russie n'est pas une puissance expansionniste,
11:08elle est intervenue pour protéger les populations du Donbass,
11:10que ça plaise ou non,
11:11et elle compte les libérer et les garder dans la fédération de Russie.
11:15Éric Denessé ne s'interdisait aucun sujet,
11:18pas même ceux desquels certains Français ont déjà fait les frais.
11:21On a travaillé sur l'Ukraine, on a travaillé sur la Palestine,
11:26on a travaillé aussi sur Alstom.
11:29Moi, je suis moins orienté vers les affaires intérieures du pays,
11:34mais néanmoins, je m'en suis occupé parce que ça avait un aspect international aussi,
11:38puisque les États-Unis étaient impliqués dans cette affaire d'Alstom.
11:43Mais avec Éric, parfois il me demandait un conseil sur un sujet quelconque,
11:51ou c'est moi qui lui demandais un conseil.
11:53Il a organisé de nombreux colloques à Paris,
11:57où parfois je suis intervenu et parfois j'étais simplement auditeur,
12:02sur l'Ukraine et la Russie, sur le conflit,
12:08et également sur la Palestine et sur Israël.
12:14Éric connaissait certes quelques difficultés financières avec le CF2R,
12:19mais personne parmi ses proches n'imaginait qu'il commettrait l'irréparable.
12:24Quoi qu'on en raconte, il n'y a aucune raison,
12:27parce qu'on dit qu'il avait des difficultés dans sa société,
12:30mais il en avait déjà eu avant.
12:32Certes, il y avait un client qui n'avait pas payé une facture,
12:35mais ça, malheureusement, dans le monde des affaires, ça arrive souvent,
12:38et donc ce n'est pas pour ça qu'on va se suicider.
12:42Surtout, ce n'était pas son genre, c'était un battant,
12:44donc c'était plutôt quelqu'un qui prenait les choses à bras-le-corps.
12:47Et du coup, le lendemain, il nous a demandé de revenir.
12:50Donc moi, je suis revenue avec un ami, à la maison.
12:55Donc ils étaient deux ou trois, ils étaient trois gendarmes de la criminelle.
13:02Et on est montés dans le bureau d'Eric.
13:04Quand ils ont vu tous les dossiers, les bouquins, tout ce qu'il y avait,
13:08ils sont restés une heure et demie dans le chalet.
13:12Et ils ont dit aux autres, on va revenir à Neuf,
13:15parce qu'il y a tellement de choses, qu'on ne peut pas faire ça.
13:19Et puis deux jours après, ah ben non, c'était fini.
13:22J'étais moi-même allé à l'étranger.
13:24À ce moment-là, je suis revenu et j'ai été interrogé le dimanche par les gendarmes.
13:32Parce qu'il avait été, bien sûr, raison.
13:36Et déjà, le gendarme m'a donné la conclusion.
13:39Il m'a dit que c'est un suicide.
13:41Il n'a pas essayé de me dire, tiens, on est à 50-50,
13:44on va chercher sur cette piste,
13:46ou on a tel élément qui nous laisse penser que...
13:48C'était déjà une évidence.
13:50Beaucoup de gens ont beaucoup de dettes,
13:52pas pour autant qu'ils se suicident.
13:55Je le connaissais quand même relativement bien, Eric.
13:58Je discutais beaucoup avec lui de son métier.
14:02Ce n'était pas du tout quelqu'un de dépressif,
14:04mais vraiment pas.
14:05C'était un battant.
14:06C'était quelqu'un qui avait des convictions.
14:10Au départ, on se dit, vu qu'il était retrouvé dans sa voiture,
14:14une carabine, enfin, un fusil,
14:16je ne sais pas ce que c'était comme un, mais bon.
14:19Au départ, on s'est tous dit,
14:20ben, il s'est tiré de mal dans la tête,
14:22mais après, avec le recul, on savait que non.
14:24Ce n'était pas du tout son genre.
14:26Bref, quand on a été entendus,
14:28forcément, ils nous ont posé des questions sur
14:30est-ce qu'il était suicidaire,
14:32est-ce qu'il avait des sourcils,
14:33est-ce que, voilà, ce genre de choses,
14:35comment il était, les dernières fois que vous l'avez vu,
14:37voilà, c'était ce genre de questions.
14:39Éric Denessé ne laissait rien transparaître de singulier avant sa mort.
14:44Sa nièce se souvient bien de la dernière soirée
14:47qu'ils ont passée ensemble.
14:48On avait mangé avec lui 15 jours avant
14:51et puis, ben, il était lui-même, en fait.
14:56Et plus généralement encore,
14:58le tempérament d'Éric Denessé était tout,
15:01sauf celui d'un homme dépressif.
15:03Ça paraît absolument invraisemblable qu'il soit suicidé
15:06parce que ce n'était vraiment pas
15:07ni sa mentalité, ni son esprit,
15:10ni son comportement qui...
15:11Donc, là, moi, j'ai trouvé que
15:15le fait que la famille le dise franchement
15:18avec chacun, avec sa sensibilité,
15:21bon, confirme ce que je pense.
15:23Éric n'avait aucune raison de se suicider
15:28et, deuxièmement, n'avait jamais manifesté
15:35de dépression quelconque
15:37et donc, pour eux, ça a été une surprise totale
15:44parce qu'ils l'avaient vu peu de temps avant
15:46et il était égal à lui-même
15:50et donc, pour eux, c'est une surprise.
15:52Ils sont frappés aussi par la rapidité
15:54avec laquelle l'enquête a conclu.
15:57Enfin, il paraît qu'elle continue
16:00à être poursuivie, cette enquête,
16:03mais les premières conclusions ont été
16:05le suicide pratiquement 3 ou 4 heures
16:08après la découverte du corps.
16:10Éric Denessé a été retrouvé par sa sœur
16:13dans sa voiture,
16:14garée juste devant sa maison.
16:16Il gisait sur le siège passager.
16:19Une carabine se trouvait à ses côtés,
16:21sur le siège conducteur.
16:23Selon ses proches,
16:24il s'agissait bien d'une arme de famille
16:26qu'il possédait.
16:27Les portières de sa voiture
16:29étaient fermées de l'intérieur.
16:31C'est principalement cet élément
16:33qui a conduit les gendarmes
16:34à ne retenir que la thèse du suicide.
16:37Et le juge d'instruction
16:38n'a pour l'heure pas vraiment cherché
16:40à en savoir davantage,
16:42bien qu'à ce jour,
16:43l'enquête reste ouverte.
16:45On n'est au courant de rien du tout.
16:48Vraiment de rien du tout.
16:50J'ai mon papa qui a fait deux courriers
16:52au procureur d'Annecy.
16:56Il a fait vraiment une lettre
16:57pour expliquer exactement
16:59où ça en était l'enquête
17:00parce qu'on n'a rien.
17:02Même pas de nouvelles.
17:06Rien du tout.
17:06Même pas un message en disant
17:07qu'il était M. Denessé,
17:10l'enquête suit son cours.
17:12On n'a rien du tout.
17:13C'est ici,
17:15devant son chalet
17:15sur les hauteurs de Serraval,
17:17qu'Éric Denessé
17:18a été retrouvé par sa sœur.
17:20Une sœur qui ne croit
17:21toujours pas
17:22à la thèse officielle du suicide.
17:25Dans le hameau de Serraval,
17:26où vivait Éric Denessé,
17:28les habitants parlent
17:29d'une personne discrète,
17:30mais pas totalement étrangère
17:32à la vie du hameau.
17:35Éric avait par exemple
17:36participé à une fête des voisins
17:38quelques semaines avant sa mort.
17:41Deux de ses voisins
17:42affirment avoir entendu
17:44un coup de feu vers midi,
17:45le jour présumé de sa mort,
17:47ce lundi de Pentecôte,
17:48le 9 juin 2025.
17:50L'un d'eux est même sorti
17:52de chez lui,
17:53pensant que quelqu'un
17:54avait peut-être tiré un renard.
17:56Il n'a rien constaté d'anormal.
17:59Pas de voiture qui démarre en trombe,
18:01personne qui ne parcourt
18:03les rues accidentées du village
18:05en ce jour de forte chaleur.
18:08Se peut-il qu'Éric Denessé
18:10ait vraiment eu un moment de folie,
18:13dépassé par la débâcle
18:15de son entreprise ?
18:16Cela reste une thèse plausible.
18:19D'autant que le neveu
18:20d'Éric Denessé
18:21avait tout de même remarqué
18:23un léger changement d'attitude
18:25au cours de ses dernières semaines de vie.
18:27Et ce qui m'avait étonné
18:29ces derniers temps,
18:30c'est qu'il était devenu
18:33un peu plus virulent
18:34qu'il l'était auparavant.
18:35Avant, c'était quelqu'un
18:36de très polissé.
18:37Quand il disait les choses,
18:39il mesurait les mots
18:40qu'il utilisait.
18:42Et sur la fin,
18:43je trouvais qu'il ne disait
18:46plus franchement les choses,
18:47beaucoup plus franchement.
18:48Et j'étais vraiment
18:49extrêmement étonné
18:50parce que je ne le connaissais
18:51pas du tout comme ça.
18:53Mais il ne peut admettre
18:54qu'Éric ait mis fin à ses jours
18:56pour de simples questions financières.
18:59En effet, Éric Denessé,
19:01s'il ne roulait pas sur l'or,
19:03vivait cependant
19:04dans une certaine aisance
19:05qui ne le poussait pas
19:07à réussir coûte que coûte
19:08sur le plan des affaires.
19:10C'était quelqu'un
19:13qui avait des convictions.
19:15C'était un patriote,
19:16un vrai patriote, réellement.
19:18Il faisait ce métier
19:19pour la France.
19:20Il ne le faisait pas
19:21pour de l'argent,
19:22certainement pas.
19:29Ce n'était pas du tout
19:30quelqu'un de suicidaire,
19:31mais vraiment pas.
19:32J'insiste là-dessus
19:33parce que jamais je ne pourrais croire
19:36qu'il s'est suicidé.
19:37Par contre,
19:37j'ai trouvé que l'enquête
19:38de l'endarmerie,
19:38quelques heures après,
19:40on avait déduit
19:40que c'était un suicide.
19:42Il est rentré,
19:43donc j'ai retrouvé,
19:44bien sûr, ma famille.
19:45Et à ce moment-là,
19:46on a discuté,
19:47ma femme m'a dit
19:47la maison est actuellement
19:49sous-scellée,
19:50on ne peut pas y accéder.
19:53Il va y avoir un groupe
19:55assez important,
19:56à peu près 9-10 gendarmes
19:58qui vont venir fouiller
20:00et tout regarder à l'intérieur,
20:02c'est-à-dire sa bibliothèque
20:04qui comportait énormément
20:04de livres,
20:05donc les ouvrir,
20:06voir et tout ça.
20:08Ça n'a pas été fait.
20:09C'est-à-dire qu'il y a eu
20:10un premier survol
20:13qui a été fait tout de suite
20:14après la découverte du corps,
20:16mais après,
20:17ils ne sont pas revenus.
20:18Ils ont enlevé les scellés,
20:19ils nous ont rendu les clés,
20:20ils m'ont dit
20:21la voiture,
20:21vous pouvez la récupérer,
20:22voilà, c'est fini.
20:24Une motivation incertaine
20:26et quelques éléments
20:27qui ne collent pas,
20:28comme par exemple
20:29l'heure du crime.
20:30Les voisins d'Eric
20:32assurent avoir entendu
20:33un coup de feu
20:34aux alentours de midi,
20:35ce lundi de Pentecôte.
20:37Or,
20:38cela ne correspond
20:39pas aux conclusions
20:40des médecins légistes.
20:42On reste-nous
20:43sur décès d'Eric
20:44dit par l'agent
20:45mais rien n'est écrit
20:47pour les scellés.
20:48Décès dans la nuit
20:49du dimanche au lundi.
20:53Alors,
20:53portière fermée,
20:54bien sûr,
20:54complètement fermée,
20:55place du conducteur,
20:56carabine,
20:57c'est une vanne de long riff,
20:58comme vous a dit
20:59Alain Julien
21:00qui n'analyse que les faits,
21:01il se foutre en l'air
21:02avec une vanne de long riff,
21:03il faut le faire.
21:04Se pourrait-il vraiment
21:05que les médecins légistes
21:07se soient ainsi trompés ?
21:08Car on peut difficilement imaginer
21:10que les voisins
21:11aient confondu
21:12l'heure du midi
21:13avec le beau milieu
21:14de la nuit.
21:15Les gendarmes
21:16ont-ils bien effectué
21:17une enquête de voisinage ?
21:19Comme cela devrait être le cas.
21:21Ils ne fournissent
21:22aucune explication
21:24à ce sujet,
21:25pas plus
21:25que la justice.
21:26Moi je n'en ai aucun détails
21:28parce que le résultat de l'autopsie
21:31pourrait nous dire
21:32de quelle manière.
21:34Mais dans le domaine
21:34de ce que...
21:36Là j'ai préparé...
21:39J'ai envoyé un premier courrier
21:40au tribunal judiciaire d'Annecy.
21:42J'ai envoyé une lettre
21:42au poker de la République d'Annecy
21:44avec les documents
21:46des différents témoignages
21:47que j'avais reçus,
21:48dont Yves Benet,
21:49dont Alain Juillet,
21:51également qui me venait d'Italie,
21:54et de Tigran Yégavian
21:57qui avait un très bon pédigré
22:02sur ce qu'était Éric.
22:04C'était son plus proche collaborateur
22:06à celle de Zé.
22:07Voilà.
22:08Et donc,
22:10je demanderais également
22:11au procureur
22:12qui a conservé
22:14les ordinateurs
22:15téléphones portables d'Éric
22:16puisqu'il était en train
22:18d'écrire une encyclopédie
22:20sur l'histoire du enseignement
22:21de l'Antiquité à nos jours.
22:24Donc,
22:24auprès des éditions Ellipse.
22:27Et quatre de ces ouvrages
22:29sont déjà parus.
22:30Et il y en a deux
22:31qui sont terminés
22:32à 94%
22:33dans ces ordinateurs.
22:35Donc,
22:35j'ai été pressé
22:36par les éditions Ellipse
22:38de récupérer ces ordinateurs.
22:40J'étais dans les mains
22:41du procureur de la République
22:44et si on peut faire quelque chose
22:45de côté,
22:46faites-le.
22:47Et moi,
22:47je ne peux rien faire.
22:48On leur a demandé
22:49et ah,
22:50l'enquête est en cours.
22:51Et l'enquête
22:52est toujours en cours.
22:54Les analyses d'Éric Denessé
22:56étaient de plus en plus appréciées,
22:57même si,
22:58bien entendu,
23:00elles lui valaient également
23:01de plus en plus d'ennemis.
23:02À seul titre d'exemple,
23:04le président du CF2R
23:06avait été la cible
23:07d'une véritable campagne
23:08de dénigrement en ligne,
23:10émanant ni plus ni moins
23:12de Bruno Tertré,
23:13directeur adjoint
23:14de la Fondation
23:15pour la Recherche Stratégique.
23:17Ce dernier l'accusait
23:19de reprendre
23:20les éléments
23:20de langage
23:21du Kremlin,
23:22lui prétend au mieux
23:23une naïveté confondante,
23:25au pire,
23:26une complicité affichée
23:28avec l'agresseur russe.
23:30Sur plusieurs médias
23:31de gauche,
23:32on disqualifiait
23:33le travail
23:33d'Éric Denessé,
23:35faute de pouvoir apporter
23:36des éléments contradictoires
23:38véritablement solides.
23:39Inversion accusatoire,
23:41rapprochement politique
23:43avec des formations de droite,
23:44tout était bon
23:45pour enterrer l'analyste
23:47plutôt que l'analyse.
23:49Il s'est fait attaquer
23:50par un certain nombre
23:51de journaux,
23:52de télévision
23:52et de gens en tout court
23:55qui disaient
23:56mais quand même
23:57il est pro-russe,
23:58il défend les russes et tout.
23:59Non,
23:59il essayait de comprendre
24:00et ce n'est pas facile.
24:02Mais la preuve
24:03ce n'est pas facile,
24:04c'est que la guerre
24:05dure toujours.
24:07Mais seulement,
24:08à l'époque,
24:09si vous voulez,
24:11il ne fallait pas avoir
24:12ces idées-là
24:13parce qu'il y avait
24:13une pression médiatique
24:15très importante
24:15d'influence,
24:17une campagne d'influence
24:18pour justifier cette guerre
24:20qui avait été déclenchée
24:21par les Américains
24:22en Europe
24:23et en France en particulier
24:25pour nous convaincre
24:26que c'était une guerre juste.
24:29Et si Éric Denessé
24:30avait été poussé à bout
24:32par cette intelligentsia de gauche
24:34qui préfère
24:35l'excommunication au débat,
24:37son ami Alain Juillet
24:38refuse cette idée.
24:40C'est déjà arrivé,
24:42c'est déjà arrivé dans l'histoire
24:44qu'on amène des gens
24:45sous la pression
24:46sans qu'on le sache
24:47bien entendu,
24:48mais qu'on exerce
24:49une pression terrible,
24:50morale,
24:51terrible sur les gens
24:52qui arrivent à la fin
24:53à ce que les gens se disent
24:54je n'ai pas d'échappatoire
24:55et pour s'en sortir
24:56préfèrent se suicider.
24:58Alors,
24:59ça arrive,
25:00c'est déjà arrivé
25:01et puis plus d'une fois
25:02on la pousse les gens
25:03au suicide.
25:04Mais,
25:05ce qui serait étonnant
25:06dans le cas de Denessé,
25:07c'est que Denessé
25:08n'était pas riche,
25:10n'avait pas de gros besoins,
25:12si vous voulez,
25:12quand vous êtes très riche,
25:13vous allez tout perdre.
25:16Ou il n'était pas non plus
25:17une star,
25:18si vous voulez,
25:18qui pouvait tout perdre.
25:19C'est-à-dire que,
25:20si vous voulez,
25:21on ne voit pas quel risque
25:22il n'avait pas une famille
25:24autour de lui,
25:26on ne peut pas menacer
25:27ses enfants
25:28ou sa femme,
25:29vous voyez,
25:29parce que dans ces cas-là,
25:31tout y passe,
25:32la femme,
25:33les enfants,
25:34la famille,
25:34tout.
25:35Bon,
25:36votre situation,
25:37tout est utilisé
25:38pour vous détruire,
25:39c'est clair,
25:41je dirais,
25:41c'est la méthode
25:42amène à ça.
25:44Mais,
25:45dans son cas,
25:47je ne vois pas
25:48comment on pouvait
25:48le toucher
25:49parce qu'il vivait seul,
25:53il n'était pas riche,
25:55il n'était pas pauvre non plus,
25:57il vivait normalement,
25:57mais sans plus,
25:58si vous voulez.
25:59Et puis,
25:59ce n'est pas un gars
25:59qui avait des besoins.
26:00Moi,
26:00je peux vous dire
26:01que Denessé,
26:01il n'avait pas de besoin.
26:02Il n'avait pas besoin
26:03d'aller faire la fête,
26:04de faire des grands-fois,
26:04en voyage ou autre,
26:05pas du tout.
26:06C'était quelqu'un
26:07de très simple
26:08qui bossait,
26:09qui était très simple.
26:10Donc,
26:10on se dit,
26:12il n'y avait pas de moyen
26:13de pression sur lui.
26:14Donc,
26:14cette affaire,
26:15on y a pensé,
26:16tout le monde y pense,
26:17mais on s'est dit,
26:19c'est bizarre.
26:21Comment imaginer donc
26:22que ce brillant spécialiste
26:23ait pu se donner la mort ?
26:25Le corps a été retrouvé
26:28par mon épouse
26:28et ma belle-fille.
26:31Ce qu'on trouve
26:33très étonnant,
26:34c'est qu'Éric,
26:35sachant qu'il allait avoir
26:37un rendez-vous
26:38avec sa propre sœur,
26:41il fait ça
26:42dans ce lieu.
26:43C'est-à-dire que je pense
26:45qu'il aurait été plus délicat
26:47de sa part,
26:49s'il avait cette intention-là,
26:51de le faire dans un lieu
26:54qui soit retrouvé
26:55par une tierce personne,
26:57un passant,
26:59une personne qui se promène
27:02en montagne,
27:03plutôt que de faire souffrir
27:06sa famille directement
27:07en retrouvant le corps.
27:09En plus qu'il se retrouve
27:11dans une voiture
27:14qui fait chaud,
27:15à cette période-là,
27:16il fait chaud,
27:17le corps est retrouvé
27:18deux jours après.
27:20Donc, on imagine
27:21que dans la voiture,
27:22il y a une température
27:23qui est montée,
27:24le corps est boursouflé
27:25avec les gaz.
27:27Donc, le corps
27:28n'est pas très beau
27:29au niveau du visage,
27:30mais en plus,
27:31dégagement de gaz,
27:33donc tout boursouflé.
27:34Et on s'étonne de ça.
27:36Dès que j'ai appris
27:38sa mort,
27:39et dans des circonstances
27:42décrites rapidement,
27:45j'ai pensé
27:46que ce n'était pas un suicide,
27:47parce que je connaissais bien Éric,
27:48il n'était absolument pas suicidaire,
27:52et il était heureux
27:55d'être dans ces montagnes,
27:57et donc, pour moi,
27:59le suicide était exclu,
28:01et je me suis dit
28:01que c'était un attentat.
28:02Mais je ne connaissais pas
28:03les détails à ce moment-là,
28:05mais ma première conclusion,
28:06ça a été,
28:07il y avait suffisamment
28:08de gens dans le monde
28:11qui souhaitaient
28:12sa disparition
28:13pour qu'effectivement,
28:15on les ait fait disparaître,
28:16et que ce ne soit pas lui
28:17qui ait décidé de se tuer,
28:19d'autant plus que,
28:20moi, je le connaissais bien,
28:21je ne sais pas,
28:22peut-être que je l'avais vu
28:24deux mois
28:25ou trois mois avant,
28:26je ne sais pas,
28:26mais on se téléphonait
28:27plus régulièrement.
28:29Éric, je savais
28:30que quand il avait
28:31quelque chose à dire,
28:33peu importe
28:34ce que ça pouvait impliquer,
28:35il le disait,
28:36c'était quelqu'un de franc,
28:39qui dit que je connais
28:40mon frère,
28:41donc,
28:43ce n'est pas du tout
28:44ça.
28:46Ce n'est pas lui,
28:47ce n'est pas lui.
28:48On se voyait
28:49deux fois par mois,
28:51et puis,
28:52téléphone,
28:53non, moi,
28:53parce qu'il travaillait
28:54beaucoup,
28:55mais oui,
28:55on se voyait tous les mois,
28:57ça, c'est sûr.
28:59De toute façon,
28:59il faisait du sport,
29:00et puis,
29:01moi,
29:01je passais toujours
29:02sur la route,
29:03on se voyait des petits coucous
29:04quand il faisait son footing,
29:05et puis,
29:06on se rencontrait sur Thône
29:07quand il allait faire ses courses.
29:09Oui,
29:10je le voyais,
29:11je le voyais,
29:12mon frère.
29:13Alors,
29:13s'il ne s'est pas suicidé,
29:16qu'a-t-il pu bien arriver
29:17à Éric de Nessé ?
29:18Pourquoi cet homme discret,
29:20bien que reconnu
29:21pour ses analyses,
29:22a-t-il été retrouvé mort
29:24dans sa voiture ?
29:25Vraiment,
29:26il était très bon,
29:27très gentil,
29:28très calme,
29:30je vous dis,
29:30sans besoin particulier,
29:33bon,
29:34ce n'est pas un gars
29:35qui adorait faire
29:36la grande fête,
29:36pas du tout,
29:39c'est un gars simple
29:40en définitive,
29:41vous voyez ?
29:42Et donc,
29:45on travaillait avec lui
29:46tout à fait,
29:46avec des rapports
29:47tout à fait normaux,
29:48tout le monde,
29:48et il organisait
29:50des formations,
29:52par exemple,
29:52je peux vous assurer
29:53que ces formations,
29:54ça se passait très bien,
29:55les gens le trouvaient
29:55très sympathiques,
29:57très qualifiés,
29:58très professionnels,
30:00et puis c'était tout,
30:01vous voyez,
30:02c'était pas du tout,
30:03c'est pas un flamboyant,
30:06vraiment pas,
30:07mais c'est pas non plus
30:08un caractérisme,
30:08c'était vraiment
30:09quelqu'un normal,
30:12mais expert,
30:13dans son domaine,
30:14un véritable expert,
30:16ça c'est indiscutable.
30:17Merci d'avoir suivi
30:18le premier volet
30:19de cette enquête
30:19consacrée à l'affaire
30:21Éric Denessé.
30:22Retrouvez la suite
30:24de ce documentaire
30:25dans les prochaines semaines
30:26sur TV Liberté,
30:27première chaîne
30:28de Réinformation de France.
30:30Merci encore de nous suivre
30:31et à bientôt.
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