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- il y a 3 mois
Au programme ce soir, Donald Trump défié en son pays. Mardi, le Sénat a voté contre l’intervention militaire en Iran. Un vote qui révèle avant tout la fragile situation politique du président américain à 6 mois des élections de mi-mandat.
Responsables mais pas coupables. Les politiques, Gérald Darmanin en tête, se défilent un à un dans l’affaire Lyhanna et reportent la faute sur des exécutants qui portent aussi leur part de responsabilité.
Et puis nous reviendrons sur le projet de loi sur l’autonomie de la Corse. Les macronistes veulent une nouvelle fois plaire à toutes les parties, mais la révision constitutionnelle a peu de chances d’aboutir.
Responsables mais pas coupables. Les politiques, Gérald Darmanin en tête, se défilent un à un dans l’affaire Lyhanna et reportent la faute sur des exécutants qui portent aussi leur part de responsabilité.
Et puis nous reviendrons sur le projet de loi sur l’autonomie de la Corse. Les macronistes veulent une nouvelle fois plaire à toutes les parties, mais la révision constitutionnelle a peu de chances d’aboutir.
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00:00Avec son million d'abonnés sur YouTube et ses dizaines de millions de vues mensuelles sur tous les supports,
00:05TVL n'est pas simplement devenu le média alternatif incontournable.
00:09Nous sommes aussi la première cible du système.
00:12L'objectif est simple désormais, nous faire disparaître.
00:16L'an dernier, les attaques ont pris une ampleur sans précédent, avec la fermeture de nos comptes bancaires sans raison.
00:22A la clé, je vous l'ai déjà dit, des pertes de plus de 440 000 euros.
00:26Et malgré votre mobilisation, ce coup a sévèrement frappé TVL, je ne vais pas vous le cacher.
00:32Mais au prix de concessions, d'une gestion en bon père de famille, nous avons pu continuer à mener notre
00:38mission première, vous informer.
00:40Nous avons aussi décidé de riposter.
00:43Aussi nous poursuivons en justice les banques et tous les acteurs de ce mauvais coup.
00:47Et la procédure a déjà donné lieu à des irrégularités dignes d'une république bananière par exemple.
00:52Une des parties a tout simplement été prévenue d'une perquisition avant même qu'elle ne soit menée.
00:58Rendons alors l'opération sans intérêt.
01:00Des fuites concertées, des complicités, des mensonges.
01:03Le tableau qui se dessine face à nous n'a rien à envier à une organisation mafieuse.
01:07Et c'est la raison pour laquelle nous avons décidé de mener ce combat sans reculer.
01:12Nous vous le devons.
01:13Mais nous avons aussi un besoin impérieux de votre soutien et de votre aide financière.
01:18Car la perspective de 2027 rend la mission de TVL cruciale.
01:23Notre indépendance totale, exempte de pression d'actionnaires, de milliardaires, de publicitaires ou de puissances étrangères,
01:28nous permet de n'avoir de compte à rendre qu'à vous et vous seuls.
01:32La contrepartie de ce modèle unique, c'est qu'il ne repose que sur vous.
01:36L'avenir de TVL est donc maintenant entre vos mains.
01:39Faites un don et choisissez une information vérifiée, sérieuse et vraiment libre pour aiguiser votre opinion.
01:45Je compte sur vous dès à présent.
02:09Madame, Monsieur, bonsoir.
02:11Je suis ravie de vous retrouver pour une nouvelle édition.
02:14Au programme ce soir, Donald Trump défié en son pays.
02:17Mardi, le Sénat a voté contre l'intervention militaire en Iran.
02:21Un vote qui révèle avant tout la fragilisation de la situation politique du président américain
02:27à six mois des élections de mi-mandat.
02:31Responsables mais pas coupables.
02:33Les politiques, Gérald Darmanin en tête, se défilent un à un dans l'affaire Liana
02:37et reportent la faute sur des exécutants qui portent aussi leur part de responsabilité.
02:43Et puis nous reviendrons ensuite sur le projet de loi sur l'autonomie de la Corse.
02:47Les macronistes veulent une nouvelle fois plaire à toutes les parties.
02:50Mais la révision constitutionnelle a peu de chances d'aboutir.
02:58Le vent de défiance commence à souffler à Washington.
03:01Mardi, le Sénat a voté en faveur d'une motion visant à bloquer toute action militaire des Etats-Unis en
03:06Iran.
03:07Un véritable camouflet pour Donald Trump en pleine négociation avec Téhéran
03:11et à six mois des élections de mi-mandat.
03:14Le point tout de suite.
03:15C'est le peuple américain qui a payé le prix de l'erreur historique commise par Trump en Iran.
03:20Ça restera dans les livres d'histoire comme l'une des pires aventures de politique étrangère
03:25jamais entreprise par les Etats-Unis.
03:28Ambiance tendue au Sénat américain alors que les deux chambres renferment une majorité de républicains.
03:35La Chambre haute a voté en faveur d'une résolution pour empêcher toute intervention militaire en Iran
03:41avec 50 voix pour et 48 contres.
03:44Un vote symbolique permis par l'appui de quatre sénateurs républicains venus s'associer aux démocrates.
03:51Bill Cassidy, Suzanne Collins, Ron Paul et Lisa Murkowski.
03:55Quatre élus que Donald Trump a qualifiés de minables ayant voté avec, je cite,
04:00« ces idiots de démocrates ».
04:02Le président américain a estimé que le vote était insensé et inopportun,
04:06mais qu'il parviendrait à ses fins d'une manière ou d'une autre.
04:09En réalité, il s'agissait déjà de la dixième tentative du Sénat depuis janvier
04:14pour tenter de limiter les pouvoirs du président sur la question de la guerre en Iran.
04:19Il faut dire que Donald Trump a dépassé en mai dernier la limite constitutionnelle de 60 jours
04:24imposée par le War Powers Act de 1973 en expliquant que la guerre était terminée
04:30puisqu'un cessez-le-feu avait été décrété.
04:32Ce coup de force du Sénat reste toutefois plus symbolique qu'opérant.
04:37En effet, en imaginant que les deux chambres votent le texte,
04:40Donald Trump dispose d'un droit de veto et seule une majorité des deux tiers au Congrès
04:45pourrait alors le contourner, ce qui semble impensable au vu de la composition actuelle.
04:51Toutefois, le signal envoyé à Donald Trump à moins de six mois des élections de mi-mandat
04:55est très clair et il dépasse les strictes contours américains.
04:59En effet, alors que les négociations de 60 jours avec l'Iran ont déjà commencé,
05:03ce coup de semence du Sénat montre à Téhéran la fragilité du président américain.
05:08Une situation délicate envisagée par Marco Rubio il y a quelques jours
05:12mais qui pouvait aussi largement se prévoir avant les opérations israélo-américaines contre l'Iran.
05:19Toujours est-il que conformément aux accords préalables conclus entre Washington et Téhéran,
05:24le trafic dans le détroit d'Hormuz reprend peu à peu.
05:27Lundi, plus de 50 navires ont franchi le passage dans la journée,
05:31représentant une petite moitié du trafic habituel.
05:34Donald Trump s'est d'ailleurs félicité d'avoir vu passer 19 millions de barils de pétrole.
05:40Et d'ailleurs, hier, 19 millions de barils de pétrole ont jaillit du détroit d'Hormuz,
05:45un endroit magnifique.
05:49Selon les commentateurs, la reprise totale des échanges est toutefois encore loin.
05:53Certains analystes réclament comme condition le déminage complet de la zone
05:57alors que l'on ignore si elle est véritablement minée.
06:01Les Iraniens restent pour l'heure ferme sur la question de la redevance
06:04en rappelant leur souveraineté sur ces eaux territoriales.
06:07Trump a fait savoir que la marine américaine restait positionnée
06:11pour réinstaurer un blocus si nécessaire,
06:13tout en précisant que c'était improbable à ce stade.
06:16L'autre grosse part des négociations ne place pas davantage Donald Trump en position de force
06:21puisque les Iraniens imposent pour avancer sur les discussions quant au nucléaire
06:25une résolution du conflit au Liban.
06:27Un dossier sur lequel Donald Trump ne semble pas en mesure
06:31de reprendre la main sur Netanyahou.
06:37Des têtes tombent, mais les responsables s'en tirent à bon compte.
06:40L'épilogue de l'affaire Liana est la démonstration d'un système à bout de souffle
06:44dans lequel les politiques fuient systématiquement leurs responsabilités.
06:48Explication d'Olivier Frère Jacques.
06:50Les petits fusibles sautent, les grands responsables peuvent dormir sur leurs deux oreilles
06:55dans l'affaire Liana.
06:56La machine politico-judiciaire a rapidement trouvé ses coupables.
07:00Un magistrat du parquet d'Oche et deux gendarmes du Gers.
07:03Sanctions disciplinaires, mutations d'office, retrait d'habilitation pour les mineurs.
07:07Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, a promis des procédures rondement menées
07:11avant la fin de l'été.
07:12Le message est clair, des fautes individuelles graves ont été commises,
07:16elles doivent être punies.
07:17Pourtant, derrière cette mise en scène de la responsabilité judiciaire,
07:21la responsabilité politique sort indemne.
07:25Pour Yael Broun-Pivet elle-même, présidente très communicante de l'Assemblée nationale,
07:30les sanctions individuelles ne règlent pas tout.
07:32Moi j'entends déjà, on recherche les responsabilités individuelles,
07:35on vient dire, voilà ce qui n'a pas fonctionné dans l'affaire Liana,
07:38donc une fois qu'on aura réglé ça, on aura tout réglé.
07:41Les 134 placements en détention provisoire effectués en urgence sur des plaintes en attente
07:45en atteste, des milliers de dossiers de violences sexuelles sur mineurs
07:49dorment depuis des mois, voire des années dans les tribunaux et les services d'enquête.
07:54À Toulouse, plus de 700 plaintes de viols sur enfants étaient en attente entre le tribunal et la police.
08:00Ce ne sont pas des erreurs isolées, mais un fonctionnement structurel défaillant.
08:03Défaillant un système dont ceux qui dirigent le pays depuis neuf années maintenant
08:07ne peuvent pas se dédouaner.
08:09La présidente du groupe LFI à l'Assemblée, Mathilde Panot, l'a dit sans détour
08:13en évoquant le pré-rapport d'inspection.
08:16Monsieur Darmanin qui ne cesse d'aller sur les médias pour pointer uniquement
08:19des défaillances individuelles, eh bien ce rapport est accablant.
08:23On voit que malgré tous les efforts qui sont faits pour dédouaner le gouvernement
08:27et d'accabler des individus en particulier, il dénonce en fait des vérités terribles,
08:32notamment le nombre d'affaires en attente.
08:34Si je prends Toulouse, dans le rapport est indiqué qu'entre le tribunal et la police,
08:39il y a plus de 700 plaintes de viols par des enfants qui sont en attente.
08:43Quant au tribunal de Hoche, c'est 27 plaintes pour viols qui sont en attente pour des enfants.
08:48Il y a des détournements de moyens qui sont indiqués.
08:51Ce n'est pas juste le manque de moyens, mais aussi l'instrumentalisation des moyens
08:55de la police et de la justice, puisque dans ce rapport, il est noté, par exemple,
08:58ce que pratiquement personne n'a noté, c'est Marianne Maximi notamment qui l'a mis en avant,
09:03que pendant cette semaine, 100% des effectifs de police et de gendarmerie
09:08ont été mobilisés contre les agriculteurs au moment de la crise de la DNC.
09:13Donc ça veut dire qu'on utilisait les moyens de police et de justice
09:16pour justement réprimer de la colère des agriculteurs.
09:21Des priorités très macroniennes, réprimer les agriculteurs comme avant les gilets jaunes
09:26et laisser tranquilles les violeurs d'enfants, quand ils ne sont pas tout bonnement remerciés
09:30et nommés à la tête de grands musées parisiens.
09:32Dans le cas de l'affaire Liana, le suspect, Jérôme Barrella,
09:36avait fait l'objet de plaintes graves qui n'ont pas été traitées avec l'urgence requise.
09:41La plainte de la mère de Rosa, dénonçant des viols répétés à circuler par voie postale,
09:47s'est perdue dans les méandres administratifs sans suivi sérieux pendant des mois.
09:52Le politique, lui, s'en tire à bon compte.
09:55Gérald Darmanin, ancien ministre de l'Intérieur devenu garde des Sceaux,
09:59évoque un choc numérique et promet le zéro papier d'ici six mois
10:03grâce à l'intelligence artificielle reconnaissante implicitement
10:07que le ministère vivait encore dans la préhistoire.
10:10Le ministre d'Emmanuel Macron admet à peine une part de responsabilité
10:14en utilisant l'immonde expression « en responsabilité »
10:18dans un exercice d'enfumage avec tous les mots-clés « père de famille, état de droit ».
10:22Alors d'abord, quand on fait de la politique, on est en responsabilité.
10:25J'étais maire de ma commune à Tourcoing et j'ai été ministre de l'Intérieur,
10:29ministre de la Justice, je suis père de famille, évidemment,
10:31que chacun a une part de responsabilité.
10:33La mienne, c'est de mettre une pression saine en respectant l'état de droit
10:36sur les procureurs généraux.
10:38Avez-vous, vous, bien fait ?
10:39Mais bien sûr que non.
10:40Si je n'ai pas réussi à sauver cette petite fille,
10:44évidemment que nous avons tous à nous remettre en cause.
10:46« Diluer la faute et s'en tirer à bon compte,
10:49le poste est assuré et le chèque de fin de mois arrivera bien
10:52sur le compte de Gérald Darmanin. »
10:54Évidemment, pas question de démission.
10:56C'est toujours la même logique qui se répète.
10:58Le politique coupe les têtes judiciaires pour calmer l'émotion publique,
11:02montre du doigt quelques individus et s'exonère de sa propre inaction chronique.
11:06Liana n'est pas morte seulement par la faute d'une substitut
11:09ou de gendarmes isolés.
11:11Elle est morte dans un système que les responsables politiques
11:14ont laissé se dégrader et qu'ils prétendent aujourd'hui réparer
11:17en sacrifiant quelques exécutants.
11:23Les discussions sur la Corse avancent très lentement.
11:27Le projet de loi sur l'autonomie a été adopté par l'Assemblée nationale,
11:30mais ses chances de succès au Sénat sont très minces.
11:33La révision constitutionnelle non aboutie pourrait donc être le dernier échec
11:37d'Emmanuel Macron en fin de mandat.
11:39Renaud de Bourleuf.
11:41Voici le résultat des scrutins.
11:43Votant 537 exprimés 473, majorité 237 pour 271, contre 202.
11:50L'Assemblée nationale a adopté.
11:54Mardi, l'Assemblée nationale a voté le projet de loi constitutionnel
11:57pour une Corse autonome au sein de la République.
11:59Le texte prévoit un statut spécifique pour l'île de beauté,
12:02tenant compte de ses spécificités, insularité méditerranéenne,
12:05reliefs, communautés historiques, linguistiques et culturelles,
12:08liens à la terre.
12:10Concrètement, la collectivité de Corse pourra adapter ou fixer des règles
12:13dans certains domaines tels que l'aménagement du territoire,
12:16le tourisme ou le développement économique.
12:18Le Conseil d'État et le Conseil constitutionnel doivent garder un contrôle
12:21sur ses compétences, tandis que l'État garde les pouvoirs régaliens,
12:24police, justice, défense.
12:26C'est le résultat de longues discussions entre Paris et la Corse,
12:29des discussions qui avaient connu un tournant en 2022
12:31après l'assassinat dans une prison d'Yvan Colonna,
12:33tué par Franck Elongabé, un individu pourtant fiché
12:36comme détenu particulièrement signalé.
12:37Vous avez vu peut-être toutes les tempêtes que ça a pu soulever
12:41à la fois en commission des lois et dans l'hémicycle.
12:45Effectivement, ce texte est l'occasion d'un affrontement direct
12:48entre deux conceptions de la République.
12:50Une conception montagnarde qui ne reconnaît aucune spécificité
12:55et qui voit une stricte égalité de tous les citoyens devant la loi.
12:59Et puis une République girondine qui, elle, prend mieux en compte
13:03les particularités et essaye de comprendre que la vraie égalité
13:08face à la loi passe par un traitement adapté éventuellement
13:13aux situations particulières.
13:15Précisément, c'est la porte ouverte à toutes les reconnaissances
13:18de particularités. Le député Renaissance et Haute Seine Pierre Cazeneuve
13:21a affirmé, je cite, « personne ne peut croire que le code d'urbanisme
13:24peut être le même à Ruy-Malmaison qu'à Jaxio », ce qui peut donc être
13:27appliqué à n'importe quel autre territoire.
13:29C'est dans ce sens que la question de l'autonomie rencontre de la frilosité.
13:32Le texte a été adopté avec une courte majorité, 271 voix contre 202.
13:38L'autonomie de l'accord s'est particulièrement critiquée à droite de l'hémicycle.
13:41Tous les députés RN et UDR présents ont voté contre.
13:45Le texte soumis à notre vote ne permettra nullement à la Corse
13:49de répondre aux difficultés particulières qui sont les siennes.
13:53C'est dans ce but que nous avions proposé une priorité régionale
13:57en matière d'emploi, de logements et de fonciers,
14:01comme cela existe déjà dans certains territoires de la République.
14:05Le bloc centriste a majoritairement voté en faveur de l'autonomie,
14:08de même que les partis de gauche, y compris les filles,
14:10qui a laissé son jacobinisme de côté pour l'occasion.
14:13Il y a 20 ans, le responsable politique que j'étais n'aurait pas voté ce texte.
14:18C'est le cas de beaucoup de mes camarades,
14:20dont notre candidat à la présidentielle, que je salue ici.
14:23Sans doute avons-nous aussi changé.
14:25Notre perception de l'histoire et des revendications des autonomistes
14:28a évolué depuis 2018,
14:30au fil des discussions avec leurs députés, je les salue.
14:34Mais le texte doit maintenant être renvoyé au Sénat.
14:36Avec la majorité de droite, le projet devrait rencontrer plus de difficultés.
14:39Le groupe LR à l'Assemblée a rejeté massivement le texte avec 34 voix.
14:43Il n'y a eu qu'un seul député favorable, en plus de 10 abstentions.
14:47Concernant le Parti Socialiste,
14:48qui représente la deuxième force politique du Sénat,
14:51les députés ont été plus divisés,
14:5341 voix pour l'autonomie,
14:555 voix opposées et 19 abstentions.
14:58Pour être validé, le texte doit être adopté par la Chambre haute
15:01dans les mêmes termes.
15:02En cas de désaccord, il n'y a pas de commission mixte paritaire
15:05lorsqu'il s'agit d'une révision constitutionnelle.
15:07Il devra enfin être approuvé par référendum
15:10ou par le Parlement réuni en congrès à Versailles
15:12avec la majorité des trois cinquièmes.
15:14Un scénario peu probable
15:16au vu des rapports de force politique dans les deux chambres.
15:18Alors que les autonomistes corse espèrent aboutir
15:20avant la fin de l'année 2026,
15:22on murmure dans les couloirs du Sénat
15:23que le dossier pourrait être transmis
15:25aux prochains locataires de l'Élysée.
15:27Même si Emmanuel Macron et Gérald Darmanin,
15:29alors ministre de l'Intérieur,
15:30se sont félicités d'avoir trouvé un accord avec les Corses,
15:32ils n'ont pas été capables de boucler le dossier.
15:38Et partons à présent faire le tour de l'actualité en bref en France.
15:44Les coupables proposent des solutions.
15:46À Paris, la Convention citoyenne sur la protection
15:49et les temps de l'enfant à l'école
15:50lancée par le premier adjoint au maire socialiste,
15:52Emmanuel Grégoire,
15:54a rendu ses conclusions mardi.
15:55Réunissant 77 parents tirés au sort,
15:59elle recommande principalement
16:00le retour à la semaine de 4 jours
16:02soutenu par 77% des participants.
16:05Instauré en 2013,
16:06la semaine de 4 jours et demi
16:08ne concerne plus que 5% des villes françaises.
16:10Les parents évoquent un meilleur équilibre des rythmes
16:13et une gestion facilitée des équipes périscolaires.
16:16Seuls 29% souhaiteraient maintenir le système actuel.
16:19Ces préconisations interviennent sur fond
16:21de scandales de violences sexuelles
16:23dans le périscolaire parisien.
16:25Des dizaines d'animateurs hommes
16:27recrutés par la mairie très inclusive de Paris
16:30sont mis en cause,
16:31alors que l'on a appris pas plus tard
16:33que vendredi,
16:34un animateur suspecté d'agression sexuelle
16:37a été intercepté
16:38alors qu'il tentait d'entrer à la kermesse d'une école.
16:41Les parents d'élèves,
16:42qui ignoraient sa mise à l'écart,
16:43sont les témoins impassifs,
16:44une nouvelle fois,
16:45de l'incapacité crasse des responsables municipaux.
16:49L'inaugurateur de chrysanthème.
16:51En bout de course,
16:52le président Macron multiplie les cérémonies républicaines.
16:54Mardi, c'était au tour de la panthéonisation
16:57de l'historien Marc Bloch,
16:58aux côtés de son épouse Simone.
17:01Il s'agit de la sixième cérémonie de ce type
17:03de son quinquennat,
17:04après Simone Veil,
17:05Maurice Genevoix,
17:06Joséphine Becker,
17:07Missac Manoukian
17:08et Robert Badinter.
17:10Dans un discours d'une vingtaine de minutes,
17:12le président a salué, je cite,
17:13« l'intellectuel intranquille »
17:15et dénoncé ce qu'il nomme
17:16« l'esprit de défaite »
17:18qu'il présente comme un poison lent
17:19de notre vie publique,
17:21s'inspirant de l'étrange défaite de Bloch,
17:23et visant ainsi implicitement
17:25leur rassemblement national,
17:26accusant certains Français d'influence,
17:29de sacrifier la France
17:30aux intérêts de puissances hostiles.
17:32Une récupération très politique
17:34qui ne dérange pas
17:35la petite fille de Marc Bloch,
17:36Suzette,
17:37qui avait en revanche demandé
17:38à ce que le RN
17:39ne soit pas représenté.
17:41Cette dernière profitera
17:42de l'éclairage médiatique
17:44pour bientôt sortir un livre.
17:47Sale temps pour le métal à Paris.
17:49Lundi, le concert d'Iron Maiden
17:51organisé à la Défense Arena
17:52a été écourté
17:53en raison d'une importante panne électrique.
17:56Après une petite heure de spectacle,
17:58l'électricité est subitement coupée,
18:00plongeant les 30 000 spectateurs
18:02dans le noir.
18:02Il a fallu une bonne heure
18:03pour établir la situation
18:04et que les festivités
18:06puissent reprendre.
18:07Mais le chanteur du groupe,
18:08Bruce Dickinson,
18:09a alors prévenu le public
18:11que le concert
18:11devait être écourté
18:13en raison du couvre-feu
18:13imposé par les autorités.
18:15L'artiste s'est alors écrié
18:17« Je préfère Bercy ».
18:18Tout porte à croire que le problème technique
18:20est en effet lié à la salle de la Défense
18:22où doit bientôt se produire ces lignes dures.
18:25L'argent des contribuables parisiens
18:27a jeté dans la Seine avec des déchets.
18:30Alors que la canicule bat son plein,
18:32la mairie de Paris a autorisé la baignade
18:33dans le canal Saint-Martin jusqu'au 4 juillet.
18:36Une question se pose,
18:37quelle est la qualité de l'eau
18:39dans laquelle les Parisiens se baignent ?
18:41Les contrôles sanitaires reposent notamment
18:43sur la détection des chérichiens colis
18:45et des entérocoques intestinaux,
18:47des bactéries indiquant une contamination fécale.
18:50C'est sur ces contrôles
18:52que la ville de Paris s'appuie
18:53pour autoriser la baignade dans la Seine,
18:55ce qui ne prend pas en compte
18:56les nombreuses pollutions
18:57qui peuvent être générées par les bateaux
18:59ou les déchets jetés dans la Seine,
19:01parfois par les agents de propreté.
19:03Tout ça après un plan baignade
19:04qui aura coûté 1,4 milliard d'euros.
19:12Et l'on poursuit avec l'actualité internationale.
19:18Le bassin du Licol Memorial,
19:20véritable accès de fixation pour Trump.
19:22Il était sale, plein d'algues,
19:23malodorant et d'une couleur peu ragoûtante.
19:26Après de très importants travaux
19:27lancés par Donald Trump
19:28pour les 250 ans des Etats-Unis
19:29et célébrés le 4 juillet prochain,
19:31le résultat est à peu près similaire,
19:33mais il aurait fallu dépenser 15 millions de dollars.
19:35Un fiasco qui passerait pour normal à Paris,
19:37mais qui dérange aux Etats-Unis.
19:39Ainsi, au moins 5 personnes
19:40ont déjà été arrêtées pour actes de vandalisme,
19:42souvent après avoir uniquement plongé la main dans l'eau.
19:44En réalité, les fortes chaleurs
19:45ont visiblement fait proliférer
19:47les algues vertes dans l'eau
19:48et le produit censé les éradiquer
19:49aurait endommagé les revêtements tout neufs du bassin.
19:52Résultat, l'eau est aussi sale que la Seine
19:54après les assainissements pour les JO de Paris,
19:56qui eux ont coûté, nous vous le disions,
19:581,4 milliard d'euros.
20:00La piqûre mortelle à moins de 12 ans
20:02Aux Pays-Bas, pour la première fois,
20:04un enfant de moins de 12 ans a été euthanasié.
20:06Les autorités néerlandaises n'ont pas communiqué
20:09l'âge, ni le sexe, ni la maladie de l'enfant.
20:11Rappelons que les Pays-Bas sont devenus en 2002
20:13le premier pays à légaliser l'euthanasie et le suicide assisté.
20:16Ils ont été les premiers en 2014
20:18à l'autoriser pour les mineurs de plus de 12 ans
20:20et pour les bébés de moins d'un an
20:22avec le consentement des parents.
20:23Et ce dispositif a été élargi en 2024
20:26pour les enfants de 1 à 12 ans.
20:28En 2001, les députés néerlandais
20:30promettaient des garde-fous
20:31à l'instar de nos politiques françaises à l'heure actuelle.
20:34Surtout, une fois qu'on aura mis le pied dans la porte,
20:37il faudra revenir tous les ans
20:38et dire on veut étendre ça.
20:40Parce que je ne vous apprends pas quelque chose
20:43probablement à la plupart de vous,
20:45dans la première loi, il n'y aura pas les mineurs.
20:50Et voilà, nous approchons de la fin de cette édition
20:53ce soir à partir de 21h,
20:54vous pouvez retrouver Bistro Liberté.
20:57Éric Morillot reçoit l'influenceur Le Yarl
20:59pour débattre de la peine de mort
21:01pour les pédocriminels.
21:03En fait, encore une fois,
21:04Bruel c'est Bruel.
21:05Il se comprend comme ça.
21:07En fait, moi ce qui me choque,
21:08c'est que ça fait 30 ans que ça dure
21:10et que tout le monde était au courant.
21:11Dans le milieu, tout le monde était au courant.
21:12Il y avait une personne qui était chargée
21:15du suivi des filles,
21:16qui prévenait les filles,
21:17il ne faut pas rester dans les loges avec lui.
21:19Tout le monde était au courant
21:20et puis ça passe et aujourd'hui,
21:21tout le monde s'inquiète.
21:23Encore une fois, ce pays me rend dingue.
21:25Également au programme sur TVL,
21:27dans Passer Présent,
21:29Guillaume Fiquet évoque l'éveil de la Chine,
21:31de l'humiliation à la revanche.
21:33Demain, dès 7h,
21:34vous pouvez découvrir un nouveau Zoom
21:36avec le sociologue Uli Windisch
21:38sur son dernier ouvrage,
21:40Guillaume Tell,
21:41La puissance d'un mythe.
21:42C'est à présent la fin de cette édition.
21:44Merci à tous pour votre fidélité.
21:47Rendez-vous demain même mieux même heure,
21:48mais aux côtés d'Olivier et frère Jacques.
21:50En attendant, portez-vous bien.
21:52Bonsoir.
21:52Sous-titrage Société Radio-Canada
21:56Sous-titrage Société Radio-Canada
22:02Sous-titrage Société Radio-Canada