Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 mois
Les banlieues françaises sont-elles en train d'échapper définitivement à la République ? Trafics, violence, communautarisme, effondrement de l'autorité de l'État : pour le général Emmanuel de Richoufftz, la situation est désormais critique. Ancien officier de la Légion étrangère et surnommé le "général des banlieues" pour son travail auprès des jeunes des quartiers difficiles, il estime pourtant qu'il reste une dernière chance d'éviter la fracture du pays.
- Pourquoi les milliards de la politique de la ville ont-ils échoué ?
- Faut-il envoyer l'armée dans certains quartiers ?
- Comment restaurer l'autorité, l'emploi et le sentiment d'appartenance à la nation française ?
Dans cet entretien, Emmanuel de Richoufftz expose son plan pour éviter la fragmentation de la France et "refaire nation" avant qu'il ne soit trop tard.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Avec son million d'abonnés sur Youtube et ses dizaines de millions de vues mensuelles sur tous les supports,
00:05TVL n'est pas simplement devenu le média alternatif incontournable,
00:09nous sommes aussi la première cible du système.
00:12L'objectif est simple désormais, nous faire disparaître.
00:16L'an dernier, les attaques ont pris une ampleur sans précédent,
00:19avec la fermeture de nos comptes bancaires sans raison.
00:22A la clé, je vous l'ai déjà dit, des pertes de plus de 440 000 euros.
00:26Et malgré votre mobilisation, ce coup a sévèrement frappé TVL, je ne vais pas vous le cacher.
00:32Mais au prix de concessions, d'une gestion en bon père de famille,
00:36nous avons pu continuer à mener notre mission première, vous informer.
00:40Nous avons aussi décidé de riposter.
00:43Aussi nous poursuivons en justice les banques et tous les acteurs de ce mauvais coup.
00:47Et la procédure a déjà donné lieu à des irrégularités dignes d'une république bananière par exemple.
00:52Une des parties a tout simplement été prévenue d'une perquisition avant même qu'elle ne soit menée.
00:58Rendons alors l'opération sans intérêt.
01:00Des fuites concertées, des complicités, des mensonges.
01:03Le tableau qui se dessine face à nous n'a rien à envier à une organisation mafieuse.
01:07Et c'est la raison pour laquelle nous avons décidé de mener ce combat sans reculer.
01:12Nous vous le devons.
01:13Mais nous avons aussi un besoin impérieux de votre soutien et de votre aide financière.
01:18Car la perspective de 2027 rend la mission de TVL cruciale.
01:23Notre indépendance totale, exempte de pression d'actionnaires, de milliardaires, de publicitaires ou de puissances étrangères
01:28nous permet de n'avoir de compte à rendre qu'à vous et vous seuls.
01:32La contrepartie de ce modèle unique, c'est qu'il ne repose que sur vous.
01:36L'avenir de TVL est donc maintenant entre vos mains.
01:39Faites un don et choisissez une information vérifiée, sérieuse et vraiment libre pour aiguiser votre opinion.
01:45Je compte sur vous dès à présent.
02:01Bonjour à tous.
02:02Bienvenue dans notre Zoom aujourd'hui avec Emmanuel de Richouf.
02:06Bonjour, monsieur.
02:07Bonjour.
02:07Bonjour, mon général.
02:07De tout, devrais-je dire, mon général, puisque vous êtes général de division.
02:11Vous avez passé 36 ans au sein de l'armée de terre, dont 9 à la Légion étrangère.
02:16Pendant 15 ans, vous avez mis en œuvre avec succès d'ailleurs un cursus d'insertion au profit de jeunes
02:22issus des quartiers dits difficiles.
02:24Ce qui vous a valu le surnom de général des banlieues.
02:28Vous avez signé la lettre des généraux en 2021 qui dénonçait le risque d'une guerre raciale en France.
02:34Et vous publiez aujourd'hui cet ouvrage aux éditions Maya.
02:36Comment refaire, nation, les solutions, donc, du général des banlieues.
02:41Ouvrage à retrouver sur la boutique de TV Liberté.
02:44Et cet ouvrage que vous commencez, mon général, en dénonçant l'état calamiteux des banlieues,
02:51abandonnés par nos dirigeants à la violence, au trafic d'armes et de drogue.
02:55Et face à ces territoires perdus, vous préconisez une thérapie de choc pour éviter une partition du pays.
03:03Mais avant d'y venir, qu'est-ce qui vous fait croire qu'il y a encore une chance qu
03:08'il n'est pas trop tard pour redresser la situation ?
03:11D'abord parce que dans la vie, il faut être optimiste.
03:14Je pense que mon pays, qui m'apatrie, pour lequel j'ai voué 36 ans de ma vie et puis
03:21depuis encore,
03:23je pense qu'il faut faire confiance à la population, il faut faire confiance à nos institutions,
03:28il faut faire confiance à tout ce qu'a fait la France depuis 15 siècles.
03:33Et ce n'est pas parce que la situation est jugée catastrophique, que la situation semble irréversible,
03:40que la situation semble, j'allais dire, sans gouvernance possible, qu'il faut baisser les bras.
03:45Donc voilà, je maintiens qu'il y a ici, en France aujourd'hui, des forces vives,
03:51à tous les niveaux, partout, de gens qui seraient prêts à se lever pour redonner vraiment la France,
04:00remettre la France sur les rails.
04:01– Est-ce que vous pouvez nous dire un mot de ce cursus d'insertion permis sport-emploi
04:06que vous aviez proposé à des jeunes de quartiers difficiles qui, justement, vous ont donné de l'espoir ?
04:12– Oui, bien sûr, c'était… Alors si vous voulez, la situation… Pourquoi j'en suis venu à cette opération
04:19?
04:20J'ai fait le… Vous avez dit tout à l'heure, j'ai été 9 ans à la Légion étrangère,
04:25et je me suis rendu compte, je me suis dit, la Légion étrangère est probablement l'armée au monde aujourd
04:29'hui,
04:30qui est la plus, j'allais dire, la plus opérationnelle,
04:33quelque chose qui fonctionne depuis 150 ans, grosso modo, des cadres remarquables.
04:39On en fait les meilleurs soldats du monde, et comment sommes-nous pas capables dans nos quartiers,
04:42avec 20 nationalités à l'époque, puisque je vous parle ça d'il y a 20 ans en arrière,
04:4620 nationalités, on ne soit pas fichu d'en faire les meilleurs citoyens au monde, chercher l'erreur.
04:51Certains vous diront parce qu'ils détestent la France, pour certains d'entre eux.
04:55À l'époque, non. À l'époque, il y a 25 ans en arrière, la violence n'était pas celle
04:58d'aujourd'hui,
04:59je veux dire que la France était encore représentante en quelque chose,
05:02parce que les grands-parents avaient servi dans l'armée d'Afrique,
05:05donc il y avait cette confiance mutuelle.
05:09Donc voilà. Alors en quoi consistait l'affaire ?
05:12L'affaire, si vous voulez, j'étais parti sur une solution qui est un peu différente
05:16de ce qui était proposé à l'époque, ce qui est toujours proposé d'ailleurs,
05:18c'est-à-dire qu'on prend des jeunes, on les forme pour les former,
05:21mais il n'y a pas de débouchés.
05:22Moi, je partais de l'inverse, c'est-à-dire que j'allais voir les entreprises,
05:24j'en disais, vous avez besoin de qui, de quoi, et comment puis-je les former ?
05:29Ensuite, j'allais vers les jeunes, j'en disais, voilà, il y a des postes de telle ou telle fonction,
05:33telle chose, est-ce que ça vous intéresse ?
05:34Ils me répondent oui ou non, et on les formait.
05:36Donc on était partis, finalement, d'un queue de trajectoire
05:39pour essayer de les mettre en confiance
05:42et de faire en sorte qu'ils puissent avoir une formation adéquate.
05:46Et cette formation, permis sport-emploi, c'était bien sûr,
05:49il fallait qu'ils aient le permis de conduire, pour avoir le permis de conduire,
05:51il faut travailler, il faut retourner à l'école,
05:53il faut apprendre le français, il faut comprendre le sens des mots,
05:57il faut aller vite, enfin, le permis de conduire était compliqué.
05:59Et puis, il faut faire du sport,
06:01donc on leur fait faire du sport,
06:02et puis des stages en entreprise.
06:05Mais il y a un petit passage obligé,
06:06c'était un cursus dans les armées pendant huit jours.
06:08Et donc, c'était un petit peu le passeport vis-à-vis des entreprises.
06:11Les entreprises disaient, ah, c'est sérieux,
06:12il y a les armées au milieu, quoi, voilà.
06:13Et donc, on avait un très bon résultat,
06:15puisqu'on avait, grosso modo, on a commencé avec 75% de taux de réussite,
06:19et on en finit avec 95%, avec des gens qui venaient.
06:22C'est-à-dire que des gens, vous aborderez certainement,
06:24vous m'aborderez certainement pour poser la question,
06:26pourquoi qui venait, pourquoi ils venaient, pourquoi ils venaient pas,
06:28mais il y a des gens qui venaient, qui revenaient, voilà.
06:30Donc, j'ai quand même mis, dans ce cursus, 2000 jeunes.
06:34– Vous parlez dans votre ouvrage, comment refaire nation
06:38de cette fameuse politique de la ville et politique d'assimilation
06:42que l'État français a lancée depuis des décennies
06:45pour des résultats plus que contrastés.
06:48On voit aussi que l'État est aujourd'hui complètement dépassé.
06:53Pourquoi tout cela, tous ces milliards dits investis,
06:58n'ont pas marché, n'ont pas fonctionné ?
06:59– Pour des raisons simples, pour plusieurs raisons d'abord,
07:03parce que tout le monde s'occupe de tout.
07:04Donc, si vous voulez, il n'y a pas eu de pilote dans l'avion,
07:07je pense, au bon moment pour faire ce qu'il y avait à faire.
07:11Ça, c'est le premier point.
07:12Donc, une multitude de ministères, de formateurs, d'associations
07:18qui bénéficient de la manne étatique,
07:22donc vos impôts comme les miens,
07:23qui le répartient finalement pour asseoir la paix sociale.
07:26Bon, la paix sociale n'existe pas.
07:27Et puis, la deuxième chose, c'est, je ne suis pas certain
07:30qu'il y ait eu véritablement un objectif clair,
07:35une volonté ferme de ce que l'on voulait faire.
07:38– On a saupoudré, vous dites.
07:39– Voilà, saupoudrage, le budget a saupoudrage depuis 30 ans.
07:42Et donc, bien évidemment, quand vous avez une masse de jeunes
07:46qui attendent, qui espèrent finalement,
07:48parce qu'on leur donne de l'argent pour les former,
07:51qui espèrent finalement intégrer le monde du travail,
07:54donc la France et donc finalement son histoire,
07:56et bien s'il n'y a rien au bout, vous comprendrez qu'il n'y a rien au bout,
07:59au bout de 25 ans, je dirais que la colère est là.
08:04– Et au-delà de l'aspect administratif des choses,
08:08vous dites que l'État n'a pas su renvoyer de la France
08:11l'image d'une grande puissance,
08:13celle, dites-vous, d'une nation chrétienne millénaire.
08:15Alors, pourquoi l'État a failli là-dessus aussi ?
08:20– Vous le savez, ce n'est pas vous que je lui apporte,
08:22vous le savez quand même, il y a une faillite,
08:24il y a eu, comment dire, un renoncement de l'éducation nationale.
08:26Déjà, notre éducation nationale, depuis 40 ans,
08:30est attentiste sur les formations historiques,
08:34renonce finalement à ce qu'il y ait une histoire,
08:36une histoire, j'allais dire, réelle de ce que fut la France,
08:40les rois de France, les batailles, les héros, etc.
08:43Donc, on a renoncé à tout ça.
08:44Or, les jeunes que j'avais, ils aspirent à quoi ?
08:48Ils aspirent finalement à un ancrage,
08:50donc un ancrage patriotique.
08:53Donc, qui sont mes ancêtres ?
08:56Alors, évidemment, comme vous ne donnez pas envie,
08:59vous n'avez pas de héros à faire surgir comme ça,
09:03il est bien évident qu'ils recherchent des héros ailleurs.
09:05Et ces héros, ça sera qui ?
09:07Ça sera les chefs de bande, le djihadisme, etc.
09:11Donc, ce qu'ils ne trouvent pas, ce qu'on n'a pas réussi à trouver,
09:13à leur faire aimer, eh bien, ils vont le trouver ailleurs.
09:16– Mais 68, c'est les dégâts de mai 68 ?
09:18– C'est les dégâts, c'est les dégâts, je pense que ce sont les dégâts,
09:23progressivement, qui se sont faits.
09:24À partir du moment où vous n'avez plus de cours d'histoire,
09:27vous n'allez pas vous recueillir, vous n'allez pas, j'allais dire,
09:30pour les différentes manifestations, les 14 juillet, 11 novembre, 18 juin,
09:34toutes les manifestations, j'allais dire, de recueillement,
09:37comme de souvenirs, vous n'avez pas de jeunes qui y vont,
09:39il est bien évident que tout ça va disparaître.
09:42– Vous prenez un changement majeur dans l'organisation de cette politique de la ville,
09:48repenser les fonctions, les responsabilités, les missions,
09:51mettre fin au maquis des financements, des budgets, des aides en tout genre,
09:56comment est-ce qu'on peut établir un audit clair de tout ce marasme ?
10:00– Ah ben, l'audit clair, c'est à partir du moment…
10:03Qu'est-ce que j'ai voulu écrire dans ce livre ?
10:06Dans ce livre, j'ai voulu montrer qu'un pays, comme le nôtre, mais tout pays,
10:09ne peut rien faire dans les années qui viennent sans sa jeunesse.
10:13Si la jeunesse que vous avez, une partie d'entre elles, échappe,
10:17j'allais dire échappe à la vocation de la France,
10:19qui est de l'assimilation, la formation, il est bien évident
10:22que vous ne pouvez pas vivre avec en permanence, à votre porte ou dans vos murs,
10:27des gens qui, pour une raison ou pour une autre, de toute bonne raison d'ailleurs,
10:31pensent à casser, à vociférer contre la France, à la haine de la France, etc.
10:34Donc, qu'est-ce qu'il faut faire ?
10:35Eh bien, il faut rassembler, il faut essayer de rassembler tout ce petit monde,
10:39que ce soit toutes les jeunesses.
10:40Eh bien, toutes les jeunesses, pour les rassembler, il faut faire un audit où passe l'argent.
10:44C'est-à-dire, qu'est-ce qu'on a fait jusqu'à présent où passe l'argent ?
10:46Qui fait quoi ? Comment ? Combien de temps ?
10:48Et puis, j'allais dire, pour quel résultat ?
10:50Et l'audit, il est simple, je veux dire, moi, si on me dit de faire un audit,
10:54je le fais rapidement, et quelles sont les...
10:56Voilà, avec les institutions, etc.
10:59Et après cette audit, vous proposez d'engager des réorganisations de fonds
11:03avec les régions et les communes, et au niveau gouvernemental,
11:07vous dites, pourquoi pas, l'instauration d'un haut commissariat,
11:09et vous proposez tout cela dans un délai de six mois.
11:13Quelles seraient les priorités de ce haut commissariat ?
11:16Ce haut commissariat prendrait les rênes, enfin, ce haut commissariat,
11:18c'est d'abord rattaché au Premier ministre,
11:21de manière à, en termesant, un caractère interministériel,
11:24c'est au commissariat qui était véritablement professionnel,
11:28avec des gens, avec des financiers, des chefs d'entreprise,
11:34des représentants de la justice, des préfets, etc., etc.,
11:38de manière à avoir un État-major.
11:39Un État-major, je prends le terme militaire,
11:42parce que c'est quelque chose d'important.
11:43Un État-major, j'allais dire pluridisciplinaire,
11:46et j'allais dire opérationnel.
11:48Et donc, il recueillirait, il verrait, il voit à ce moment-là,
11:51il étudie à ce moment-là dans les régions les besoins,
11:54les difficultés, les besoins,
11:55et il serait capable, avec les financements qui arriveraient de l'État,
11:58de redistribuer ces financements pour un objectif, j'allais dire,
12:03un objectif affiché de ce que l'on veut faire dans le temps, etc.
12:06– Vous avez cette expression de reconquête des quartiers et des cœurs,
12:11mais une reconquête qui passe, selon vous,
12:12par l'envoi de l'armée dans les quartiers difficiles,
12:16dans ces banlieues de grandes villes,
12:18pour appuyer les forces de l'ordre, police, gendarmerie,
12:21et d'autres services de l'État, notamment sociaux.
12:24Vous n'avez pas peur de déclencher une guerre civile
12:26en envoyant des hommes verts dans les banlieues ?
12:30– Non, alors là, pas du tout.
12:33Je passe, je montre, si vous voulez, qu'il faudrait qu'on fasse l'expérience.
12:37Il y a un certain nombre de choses à faire, j'allais dire,
12:40dans les banlieues, mais hors des banlieues difficiles, bien évidemment.
12:44Aujourd'hui, vous avez 2000 quartiers qui échappent aux règles de la République,
12:48et dans ces 2000 quartiers qui échappent aux règles de la République,
12:51vous avez quand même 10% de la population qui se sent menacée,
12:54qui n'est pas libre de ses déplacements, de ses allées et venues, etc.
12:57Et donc, cette population, qu'est-ce qu'elle fait ?
12:59Eh bien, elle attend quelque chose de l'État.
13:01Si l'État ne fait rien, elle va basculer, tout naturellement, en anti-France.
13:05Et c'est ça qui est important, 10% de la population, c'est énorme.
13:08Donc, je me dis, je dis, dans le dialogue que j'ai avec ce fameux Kevin, là,
13:13je lui dis, moi, je pense qu'il faut, pour ces quartiers,
13:16un certain nombre de ces quartiers très difficiles,
13:18qui sont sous la coupe quotidienne des bandes armées,
13:22il faut que ce soit les armées qui aillent.
13:24Et on fait ça sur une expérimentation sur 10 quartiers, pendant un an.
13:28Pendant 10 quartiers.
13:29Il ne s'agit pas d'investir, il ne s'agit pas de rester,
13:31que l'armée reste pendant un an.
13:33Elle restera le temps qu'il faudra, quelques semaines ou quelques mois,
13:36pour permettre, justement, à établir, j'allais dire,
13:42une bulle sécuritaire dans laquelle on fera deux choses.
13:45Justement, pour répondre à votre question,
13:46il ne s'agit pas de faire la guerre civile.
13:48Deux choses.
13:48C'est un audit sécuritaire, avec les impôts, les douanes,
13:55tout ce qui va bien, tout ce qui va bien concernant l'État.
13:58Les gens sont connectés, etc.
14:00On voit toute la population.
14:01Qu'est-ce qu'il fait ?
14:01Vous savez, monsieur, etc.
14:03Pourquoi vous gagnez ?
14:03Vous avez le RSA, mais vous avez une Ferrari dans votre garage.
14:06Comment se fait-il ?
14:06Un truc complet.
14:08Et à côté de ça, parallèlement à ça, un audit social.
14:10Pourquoi il ne travaille pas ?
14:11Comment se fait-il qu'il y a des entreprises à côté qui recrutent et qui n'y a pas
14:15?
14:15Pourquoi les enfants ne sont pas à l'école ?
14:16Et si vous avez ces deux facettes d'une même pièce,
14:19ça, c'est plausible.
14:21C'est-à-dire que vous montrez à la population qui attend quelque chose de l'État
14:25qu'on est capable de faire quelque chose et de frapper fort,
14:28mais en même temps, on leur apporte, j'allais dire, ce qui leur manque,
14:32c'est-à-dire l'attache à la nation.
14:34Et l'attache à la nation, comment ?
14:35Par le travail et par la reprise, j'allais dire, de la vie normale.
14:39Est-ce qu'il est question d'envoyer la police et les gendarmes dans les appartements,
14:43vider, reprendre les armes ?
14:45Ah, ben là, bien évidemment, il faudra chercher la recherche de drogue,
14:47la recherche d'armes.
14:49Et bien, ça, ça...
14:50Il va falloir désarmer, quoi.
14:51Il va falloir désarmer, oui, bien sûr.
14:52Ben oui.
14:54C'est pas très compliqué.
14:56Moi, j'entendais un officier de l'armée française dire que tout cela pourrait se régler en trois jours.
15:03Alors, moi, je n'irais pas jusque-là, parce que je connais un petit peu...
15:06Alors, tout ça peut se régler en trois jours.
15:08Si vous allez vous foncer dans le tas,
15:11mais je rappellerais qu'il y a 2000 quartiers, quand même.
15:13On n'est pas là pour foncer dans le tas.
15:17Je suis là, moi, pour essayer d'apporter ces 10% de la population
15:21qui sont en attente de quelque chose de l'État,
15:23leur dire, voilà ce qu'on est capable de faire.
15:24Et on le fera.
15:25J'ai l'expérience, je sais ce qu'il faut faire.
15:27Voilà.
15:28Mais ce n'est pas quelque chose qui est très porteur dans la bouche de nos politiques, bien évidemment.
15:32– On a évidemment, derrière l'action que vous proposez, Emmanuel de Richouf,
15:38une justice qui doit accompagner le mouvement.
15:41On voit que la justice est dénoncée ces derniers jours avec l'affaire de cet enfant
15:46qui a été retrouvé morte dans le Gers.
15:48Quelle justice faut-il à la France ?
15:50Faut-il supprimer certains syndicats ?
15:52Je pense aux syndicats de la magistrature qui peuvent laisser,
15:57on peut le penser, des gens dans la nature qui n'ont pas à y être.
16:01– Alors, je ne répondrai pas à cette question sur la justice,
16:04parce que vous aurez bien compris que ce que je propose,
16:08c'est une action ciblée sur les quartiers, mais pas que,
16:12parce que la jeunesse actuellement, elle est à la fois dans les quartiers, bien évidemment,
16:16mais vous avez rendu compte qu'elle est également dans nos campagnes.
16:19Mais j'essaie de proposer une action sur les quartiers.
16:23Il est bien évident que tout ceci ne peut s'accompagner
16:27que dans une révolution pacifique, administrative,
16:31de l'ensemble des facettes de l'État.
16:33Il va falloir une réforme profonde de la justice, vous venez de l'évoquer.
16:36Il va peut-être falloir aussi s'occuper un peu des hôpitaux,
16:38il va falloir s'occuper de l'industrie, il va falloir s'occuper de nos campagnes.
16:42Enfin, je veux dire, il y a quand même du pain sur la planche.
16:44Et je pense que ne pas voir, ne pas omettre,
16:48omettre, j'allais dire, cette facette vers notre jeunesse,
16:53ça se rende coupable de l'avenir, pour l'avenir.
16:55– Justement, Emmanuel de Richouf, mon général,
16:58vous parlez d'une reprise de l'industrie pour une reprise de l'activité économique.
17:03Pour ces jeunes, mais la France est complètement désindustrialisée.
17:05On a un PIB qui fait, dans l'industrie, 10% du PIB.
17:10Où est-ce qu'on va donner de l'emploi ?
17:13Où sont les emplois, les all-net,
17:17toutes ces grandes industries qu'on a fait partir aux quatre coins du monde ?
17:20– Alors, d'abord, il n'y a pas que les grandes industries.
17:22Il n'y a pas que les grandes industries.
17:24Il y a toutes les PME, PMI, il y a toute la paysannerie, il y a tous les élevages.
17:28Je veux dire, moi, qui ai œuvré pour ces jeunes pendant ces 15 ans,
17:33je peux vous dire que le nombre d'entreprises qui souhaitaient venir
17:37et qui souhaitaient recruter est immense.
17:40– Mais vous voyez vraiment des gamins en jogging qui roulent des joints,
17:43aller mettre les bottes et travailler dans les l'endaires d'entreprises ?
17:47– Là, c'est dans la formation qu'on va avoir imposée.
17:51C'est-à-dire qu'il n'est pas question, dans ce que je propose,
17:54pendant les 6 ou 8 mois de formation à l'emploi,
17:58il est hors de question.
17:58On commence par s'habiller, on commence par faire du sport, etc.
18:01Je veux dire qu'il y a quand même une recherche de…
18:04Il faut que les gens retrouvent confiance en eux.
18:07Les jeunes que j'ai côtoyés n'ont pas confiance en eux,
18:10ils ont l'impression qu'on les voue aux gémonies,
18:13tout le monde, ils ne peuvent pas être blairés, on ne peut pas les blairer, etc.
18:15La question n'est pas là.
18:16La question, c'est qu'il faut leur donner conscience de ce qu'il faut être,
18:20comment il faut être, pour intégrer la société.
18:22Voilà.
18:22Vous rentrez dans l'entreprise, vous n'allez pas en jogging,
18:27vous ne mettez pas la cravate, vous n'allez pas en jogging.
18:29Mais ça, ça se passe très bien.
18:30– Leur donner un sentiment d'appartenance plutôt que des milliards
18:33par la politique de la ville qui a tout planté depuis le début.
18:36– Bien sûr, bien sûr, non, non, mais tout à fait.
18:37– Et puis, restaurer l'identité française, son histoire, sa langue,
18:41comment on s'y prend avec l'éducation nationale, le mammouth ?
18:44– D'accord, le mammouth.
18:45Alors, je reviens, il n'y a pas que l'éducation nationale.
18:48Moi, j'ai travaillé avec mes jeunes, je n'étais pas en éducation nationale.
18:51Je vous donne un exemple.
18:53J'avais des jeunes, pendant cette période de formation de 6 mois,
18:56ils avaient une semaine en internat,
19:00où on les mettait avec des chefs d'entreprise qui venaient, etc.
19:03Et dans cet internat, on faisait du sport, on leur apprenait à s'habiller,
19:07on faisait venir des chefs d'entreprise pour leur parler d'entreprise,
19:12ils apprenaient à se présenter, donc on a parlé devant caméra, etc.
19:16Et puis, il y avait du temps libre, entre guillemets,
19:19et là, on les emmenait voir, quoi ?
19:21Ben, la cathédrale de Chartres, on les emmenait voir les cimetières militaires de la guerre de 14,
19:26on les emmenait voir, je ne sais plus quoi, des salles d'honneur des régiments.
19:30Eh bien, la transformation est vitale, ils apprenaient, ils ne savaient pas.
19:33Personne ne l'aurait jamais présenté.
19:34Et quand je leur disais, vos grands-parents ont servi dans l'armée d'Afrique,
19:37ils ont libéré la France, ils ont fait campagne d'Italie,
19:40ils ont libéré la France, etc.
19:41Ils ignoraient, personne n'en aura jamais dit.
19:44– Et leur parler justement d'une France chrétienne, nation millénaire,
19:47vous pensez que ça les intéresse, ces jeunes qui peuvent être musulmans ?
19:51– Ah ben, écoutez, c'est comme dit l'autre,
19:55moi, quand je suis dans un pays musulman, je ne critique pas le pays musulman.
19:58Ce n'est pas de notre faute, si on est France millénaire chrétienne,
20:01c'est comme ça depuis 15 siècles, on accepte,
20:04on vient dans une France chrétienne millénaire, qu'est-ce que je vous dise ?
20:07Après, chacun, la prière ou les croyances,
20:11sont chacun chez soi.
20:13– On se souvient que Jacques Chirac avait supprimé le service militaire,
20:19la conscription, je crois que c'était dès son arrivée à l'Élysée en 1995.
20:23Est-ce que vous êtes pour un retour du service militaire ?
20:26– Alors, j'étais pour l'armée de métiers,
20:29j'étais pour l'armée de métiers parce que c'était une nécessité forte,
20:32et c'est toujours une nécessité forte,
20:34mais néanmoins, à l'époque, je prenais un service un peu différent
20:38qui était un service intégration.
20:39Bon, le terme était peut-être un peu pas très bon, je l'accorde,
20:43et aujourd'hui, j'ai promu dans ce livre un service national
20:46qui soit différent de ce qui est proposé, là.
20:48Je suis un peu interrogatif sur le fait qu'on propose un service
20:52exclusivement militaire, qui intéresse qui ?
20:54Ben finalement que les gens de bonne famille,
20:55que les gens de bonne famille, mais qu'est-ce qu'on fait du reste ?
20:58Les jeunes dont je vous parle, c'est la France de demain quand même,
21:01donc on ne peut pas leur dire, bon, vous, vous restez à côté,
21:03on ne fait pas confiance parce que vous êtes musulmans,
21:05on ne fait pas confiance parce que je ne sais pas quoi.
21:07Non, il faut les intégrer.
21:08Pour les intégrer, il faut faire un service,
21:09à ce moment-là, un service pour tout le monde,
21:12et ce service, pour moi, il dure trois mois.
21:15Donc on fait un mois, où là, c'est, comme on vous dit trois fois,
21:18les classes, c'est-à-dire non-stop, sport, etc.
21:21C'est dans le livre, je ne peux pas revenir là.
21:23Et ce qui reste, les deux autres mois,
21:25c'est un peu l'action collective au profit de la collectivité.
21:31Donc ça peut être le reboisement, le curage des rivières,
21:41restaurer des villages, des cimetières, etc.
21:43De manière à ce que les gens apprennent à travailler ensemble.
21:45Et au cours de ces deux mois, vous jugez, vous jaugez,
21:48vous personnelles, et vous jaugez, et ils feront quoi après ?
21:50Les meilleurs, ceux qui veulent, qui sont volontaires,
21:53on a vu que d'entre eux qui étaient capables d'être militaires,
21:55ils seront orientés à ce moment-là pour partir dans les armées.
21:58Les autres pour être, par exemple, réservistes.
22:00Et puis le troisième, ils rentreront chez eux,
22:03et puis ils iront dans l'entreprise, etc.
22:04– Mais pour ceux, mon général, qui refuseront ce que vous leur proposez
22:09parce qu'ils sont trop attachés au trafic de drogue,
22:11au trafic d'armes, parce qu'ils gagnent beaucoup d'argent.
22:13– Bien sûr qu'il y a de l'argent, bien sûr.
22:14– Qu'est-ce qu'il faudra faire de cela ?
22:16– Si vous faites un service obligatoire,
22:22comme dit l'autre, il est obligatoire.
22:23– Alors, qu'est-ce qu'on faisait autrefois pour les gens
22:25qui n'allaient pas au service, qui voulaient pas refuser d'aller au service militaire ?
22:28Les gendarmes venaient les chercher.
22:30– Ah oui, mais comme on renonce à tout.
22:33Alors évidemment, maintenant on dit,
22:34qu'est-ce que vous faites si ceci, qu'est-ce que vous faites si cela ?
22:35– On fait, on fait, la loi est avec soi, on fait.
22:38– Et puis il y a certaines personnes, mon général,
22:41qui évoquent cette thématique de la remigration
22:45à l'égard de ces étrangers, de ces Français d'origine étrangère.
22:51Qu'est-ce que ça vous évoque, cette thématique d'une remigration ?
22:54– Là, je n'ai pas tellement d'idées, si vous voulez.
22:57Je me dis qu'à partir du moment où vous venez dans un pays,
23:00ce pays vous accueille, ce pays vous scolarise,
23:05ce pays vous paye un appartement,
23:09vous permet d'avoir un médecin, etc.,
23:12et que vous n'acceptez pas les règles de ce pays,
23:14mon camarade, vous n'avez rien à faire chez nous,
23:16rentrez d'où vous venez, quoi.
23:18Voilà, donc je ne suis pas, je ne suis pas,
23:19ce n'est pas quelque chose qui me hérisse.
23:22Il faut jouer le jeu, quoi.
23:23C'est du donnant-donnant.
23:25– Jouer le jeu, c'est en tout cas ce que vous proposez dans votre ouvrage,
23:30Comment refaire nation, les solutions du général des banlieues.
23:35Merci d'avoir accepté notre invitation, mon général.
23:37– Merci beaucoup.
23:39– Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires

Recommandations