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  • il y a 5 semaines
Chaque jour, Christophe Delay et Roselyne Dubois vous accompagnent de 12h à 14h dans Midi BFM.

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00:00:00Aussi peu fréquent que le laisse entendre le maire de Paris qu'en septembre ce soit terminé.
00:00:05Et quoi qu'en pense le maire de Paris, le climatiseur y rendrait bien service évidemment à tous ceux qui
00:00:09en ont besoin aujourd'hui.
00:00:10Bienvenue si vous nous rejoignez, il est quasiment midi, nous sommes à un point de bascule dans nos hôpitaux.
00:00:14Ce sont les jurgentistes qui le disent, la canicule tue et Paris notamment enregistre ses premiers morts.
00:00:19Au moins 25 arrêts cardiaques pris en charge en région parisienne, 5 fois plus qu'une nuit normale.
00:00:24Les infos de Margot de Frouville à suivre dans un instant.
00:00:26Autre information importante de la matinée Roselyne, un enfant de 3 ans retrouvé mort dans le Val d'Oise hier
00:00:32en fin d'après-midi dans la voiture de ses parents.
00:00:35Il a échappé à leur vigilance et c'est de toute évidence enfermé dans le véhicule Mathéo Rivière à Saint
00:00:40-Gracien dans quelques instants.
00:00:42Et puis ces températures exceptionnelles sont-elles à l'origine de l'effroyable effondrement d'un pont de falaise hier
00:00:47soir à Biarritz ?
00:00:48On ne le sait pas pour l'instant, une plongeuse de 33 ans est morte, un homme de 34 ans
00:00:52est toujours porté disparu.
00:00:54Attention aux orages, 10 départements sont en vigilance orange. Ces orages ont déjà éclaté hier et il y a des
00:01:00dégâts notamment en Charente-Maritime.
00:01:02Mais la bonne nouvelle c'est que ces orages apportent du frais et la vigilance rouge sera levée sur une
00:01:06dizaine de départements de l'ouest dès ce soir.
00:01:09Jamais une nuit n'avait été aussi chaude que la dernière que nous venons de vivre et ça risque d
00:01:14'être encore pareil ce soir.
00:01:15Nous sommes donc à un point de bascule dans nos hôpitaux. La canicule tue et la capitale enregistre donc ses
00:01:21premiers morts.
00:01:22Pas seulement la capitale, d'ailleurs on va donner un chiffre, Roselyne. Au moins 25 arrêts cardiaques ont été pris
00:01:27en charge la nuit dernière à Paris.
00:01:29C'est cinq fois plus qu'une nuit normale. Margot de Frouville est avec nous sur le plateau, va nous
00:01:32donner d'autres remontées de terrain dans un instant.
00:01:35Mais d'abord le point sur ce point de bascule avec Eléa Moral, Antoine Forestier et Thomas Loriot dans les
00:01:41hôpitaux.
00:01:43Depuis combien de temps il n'arrive plus à bouger ?
00:01:45Au bout du fil, une femme inquiète pour son mari de 85 ans.
00:01:50Là typiquement ce monsieur je pense qu'habituellement il ne va pas trop mal mais là ce matin sa femme
00:01:55le trouve difficilement stimulable et réveillable.
00:01:58Les pompiers sont envoyés à son domicile. Comme pour ce patient, un appel sur dix reçu par le SAMU de
00:02:04Lyon est lié à la chaleur.
00:02:06Des malaises liés à une exposition à la température. Ensuite on a, et c'est la problématique en fait, c
00:02:15'est des décompensations de patients fragiles, déjà fragiles.
00:02:18Ce matin, plusieurs urgentistes évoquent un point de bascule. Selon nos informations, 25 arrêts cardiaques ont été pris en charge
00:02:26cette nuit près de Paris et une dizaine de décès recensés pour ce motif.
00:02:31Pourtant, les urgences ne sont pas saturées. La situation reste sous contrôle comme ici dans le service gériatrique à Lyon
00:02:38où les chambres sont climatisées.
00:02:40Dans chaque chambre, on a des boîtiers qui permettent d'activer le rafraîchissement d'air.
00:02:45Ah ben oui, on dépendra à l'intérieur.
00:02:47Un cas loin d'être une généralité. Cet urgentiste évoque partout en France des établissements de santé non climatisés.
00:02:55On a pour la première fois des morts dans des chambres à cause des températures extrêmes. Vous avez cité 40
00:03:00degrés.
00:03:02Effectivement, on a une patiente qui est décédée. A priori, il y aura des analyses, mais elle est morte en
00:03:08raison de la chaleur dans une chambre d'hôpital.
00:03:12La surmortalité liée à cette canicule devrait être estimée d'ici trois semaines.
00:03:17Santé publique France parle déjà d'un épisode le plus sévère jamais connu à cette époque de l'année.
00:03:23Alors, Margot de Fauxville, d'abord les chiffres. On l'évoquait, donc 25 crises cardiaques prises en charge.
00:03:29Mais globalement, combien de victimes ?
00:03:30On n'a pas le bilan consolidé. Et ça, pour le coup, on devra attend au moins trois semaines pour
00:03:34avoir un premier bilan.
00:03:35Mais on voit que le ton a clairement changé sur les remontées de terrain, avec plus de 25 interventions.
00:03:43Paris, petite couronne pour des arrêts cardiaques ou contre moins de cinq d'habitude.
00:03:47Une dizaine de certificats de décès établis pour le même motif.
00:03:50Beaucoup plus aussi de coups de chaleur.
00:03:53Deux différences néanmoins positives par rapport à 2003, nos disaient spécialistes.
00:03:58D'abord, le fait qu'il y a beaucoup moins d'interventions dans les EHPAD.
00:04:02Donc ça, c'est un point positif. Visiblement, les messages de prévention sont bien passés.
00:04:06Et aussi, le fait que les secouristes ou les urgentistes utilisent beaucoup plus que...
00:04:11Utilisent déjà les baignoires, selon mes informations, à la brigade de sapeurs-pompiers de Paris.
00:04:16C'était 60 interventions avec des baignoires sur la journée d'hier. C'est énorme.
00:04:20C'est des baignoires avec des glaçons, en fait, pour...
00:04:22Pour les coups de chaleur.
00:04:23Pour réussir à refroidir la température corporelle.
00:04:26Et donc ça, ça permet d'éviter l'aggravation, le coma et éventuellement le décès.
00:04:31Et d'éviter un transfert en réanimation pour de nombreux patients.
00:04:34Sauf que chaque baignoire, ça nécessite 60 kilos de glace.
00:04:37Et qu'il y a une tension d'approvisionnement en glaçons.
00:04:39Quel profil, pardon, de victime ? Le pic touche qui aujourd'hui ?
00:04:42En ce qui concerne les arrêts cardiaques dont je vous ai parlé,
00:04:45il y a vraiment un pic sur les 50-60 ans, me disaient plusieurs urgentistes.
00:04:49Et également beaucoup plus âgés.
00:04:51Mais il y a des personnes plus jeunes.
00:04:53Et pour les hyperthermies, les coups de chaleur,
00:04:55là, on a vraiment toutes les classes d'âge qui sont concernées.
00:04:58Rappelons qu'on n'a pas encore le bilan de la semaine.
00:05:00On avait juste le bilan de lundi.
00:05:01Où les passages aux urgences sur la seule journée de lundi
00:05:04ont été multipliés par 3 en raison de la chaleur.
00:05:06Avec un impact non négligeable sur les plus jeunes.
00:05:09Un pic chez les 50-60.
00:05:11Est-ce que ça vous surprend d'abord, Dr Gage ?
00:05:13Ben non, parce que c'est important de comprendre que là,
00:05:15on est sur un pic qui est extrêmement important
00:05:17dans l'intensité de la chaleur.
00:05:20Qui est arrivé assez brutalement.
00:05:22Et on est à 5-6 jours,
00:05:25c'est-à-dire du début de ce pic de chaleur.
00:05:27Parce que c'est ce qu'on disait au tout début.
00:05:28On nous disait, les urgences ne sont plutôt pas particulièrement remplies.
00:05:31Et on disait à chaque fois,
00:05:32mais attendez, vous allez voir que le temps
00:05:34que les patients décompensent de leur pathologie...
00:05:35Qu'est-ce que ça veut dire, décompenser ?
00:05:37Oui, parce qu'on entend ce mot.
00:05:38La décompensation.
00:05:39En gros, on tient le coup, on résiste, et puis à un moment...
00:05:41En fait, en médecine, souvent,
00:05:42quand vous allez avoir une agression extérieure,
00:05:45par exemple quand vous avez un organe qui est défaillant,
00:05:46ou alors quand vous avez la température un petit peu extérieure
00:05:48qui est élevé, vous allez compenser.
00:05:50Votre corps va compenser,
00:05:52et vous n'allez pas avoir de signe.
00:05:54Et au moment où votre corps ne sera plus capable de compenser,
00:05:57on va parler de décompensation,
00:05:58c'est un moment où votre corps est dépassé,
00:06:00et c'est un moment où votre corps,
00:06:01par exemple, pour les patients cardiaques,
00:06:04votre corps va essayer de compenser
00:06:07le fait qu'il doit pomper plus vite, plus fort.
00:06:09Et à un moment, pour quelqu'un qui a des problèmes cardiaques,
00:06:11il y a un risque accru d'infarctus,
00:06:13et de tous les autres troubles qu'il y a avec.
00:06:14Donc, de toute évidence,
00:06:15qu'il y a une accélération ces dernières heures,
00:06:18les appels sont plus nombreux aux SAMU, aux urgences,
00:06:20vous l'avez aussi constaté, à la protection civile ou pas ?
00:06:22Absolument, nous, les services publics,
00:06:24on travaille avec eux au quotidien.
00:06:25La brigade de sapeurs-pompiers de Paris en région parisienne
00:06:28et les différents SAMU d'Île-de-France
00:06:30qui nous demandent des ambulances,
00:06:32très concrètement, pour pouvoir renforcer ces services-là.
00:06:35C'est une dizaine d'ambulances chaque jour
00:06:36qui sont mises à disposition des services publics
00:06:39en région parisienne,
00:06:40et qui sont armées par des bénévoles,
00:06:42c'est-à-dire des personnes qui ont un travail la journée
00:06:44et qui posent un jour de congé
00:06:46où, le soir, viennent renforcer les services publics
00:06:48pour tenir face à cette canicule
00:06:50et prendre en charge les interventions
00:06:52qui sont engendrées par cette hausse
00:06:53du nombre d'appels aux services de secours.
00:06:56Les SAMU qui croulent sous les appels,
00:06:57les urgences un peu moins pour l'instant,
00:06:59quoique depuis que cette nuit, ça augmente nettement.
00:07:02C'est le cas notamment en province.
00:07:04Nous allons aller à Lyon.
00:07:06Marc, il fait combien, là, à Lyon ?
00:07:07Bonne question.
00:07:09Vous avez quelques questions pour trouver ?
00:07:10Non, mais c'est en temps réel.
00:07:11À Lyon, on est à 34 degrés actuellement.
00:07:12Et la température de la nuit dernière,
00:07:14si vous avez les chiffres sous les yeux,
00:07:15à Lyon, très élevé, très élevé.
00:07:18Aussi très élevé.
00:07:18On est de toute façon dans les grandes agglomérations,
00:07:20au-dessus de 25 degrés.
00:07:21Alors, avant d'aller à Lyon,
00:07:23on va aller vers Rennes,
00:07:24parce que, semble-t-il,
00:07:25la situation devient également très, très complexe
00:07:27du côté de Rennes.
00:07:28Nous sommes avec le professeur Soulas.
00:07:29Professeur, bonjour.
00:07:31Vous avez basculé, vous aussi,
00:07:33ces dernières heures
00:07:34dans une situation particulièrement difficile ?
00:07:40Alors, effectivement,
00:07:41on peut vraiment parler de bascule
00:07:43depuis 24 heures,
00:07:44avec une hausse encore plus importante
00:07:46des appels aux amus,
00:07:47mais surtout,
00:07:48un grand nombre d'appels pour des malaises
00:07:50qui conduisent à des hospitalisations,
00:07:52des coups de chaleur,
00:07:52des coups de chaleur qu'on avait connus en 2023.
00:07:54Et là, ça concerne principalement
00:07:56des personnes de plus de 60 ans
00:07:58qui sont à domicile
00:07:59et qui ont été exposées plusieurs jours à la chaleur.
00:08:01Et actuellement,
00:08:02on est en train de saturer
00:08:03les services de réa de la région
00:08:06malgré tous les...
00:08:08Enfin, bien sûr,
00:08:10en recherchant d'autres possibilités
00:08:11d'hospitalisation.
00:08:13Donc là, on est vraiment
00:08:13sur un pic d'activité.
00:08:15Même si la température
00:08:16devrait commencer à baisser
00:08:18ce soir,
00:08:19on va avoir un afflux de patients
00:08:21et c'est très caractéristique.
00:08:23Et l'autre indicateur
00:08:25qui doit nous alerter,
00:08:27c'est effectivement
00:08:28le nombre de personnes décédées
00:08:29retrouvées à domicile
00:08:30qui étaient seules à la maison.
00:08:32Et ça, c'est un indicateur
00:08:33qu'on avait
00:08:35effectivement ciblé en 2003.
00:08:36Et là, on recommence
00:08:37à avoir un grand nombre
00:08:38de décès
00:08:38de personnes retrouvées
00:08:39à domicile,
00:08:40ce qu'on n'avait pas
00:08:41trop jusqu'à
00:08:42ces 24 dernières heures.
00:08:44Et encore une fois,
00:08:45ça ne concerne pas
00:08:46des patients
00:08:46qui sont en établissement
00:08:48médicaux sociaux
00:08:49ou en EHPAD.
00:08:51Professeur,
00:08:51quand vous dites
00:08:52un grand nombre
00:08:52de décès,
00:08:53c'est combien ?
00:08:57Là, pour l'instant,
00:08:58on ne peut pas quantifier,
00:08:59mais nous,
00:09:00c'est dans la typologie
00:09:01des interventions.
00:09:02Vous savez,
00:09:03c'est ce qu'on a...
00:09:04Alors,
00:09:05petite rupture de faisceau
00:09:06avec le professeur Soulas
00:09:07qu'on va sans doute
00:09:07retrouver dans quelques instants.
00:09:09On retient les réas saturées.
00:09:11Alors, les réas saturées,
00:09:12des patients également
00:09:13ou des personnes âgées
00:09:15retrouvées sans vie
00:09:16à domicile
00:09:17et donc des personnes
00:09:18de toute évidence
00:09:19seules.
00:09:20On va faire un crochet
00:09:20par Lyon,
00:09:21l'hôpital de Lyon
00:09:22avec Romain Etuin
00:09:22et Raphaël Blanc-Damour.
00:09:24Comment ça se passe
00:09:25du côté de Lyon ?
00:09:28On est dans le service
00:09:29de gériatrie
00:09:30de l'hôpital Lyon-Sud.
00:09:31Il y a 64 patients
00:09:32âgés de plus de 75 ans
00:09:34qui sont en rééducation.
00:09:35Ici,
00:09:36c'est notamment le cas
00:09:37de Claude.
00:09:38Nous rejoignons
00:09:38tout de suite
00:09:39le docteur Otion.
00:09:40Docteur,
00:09:40il fait combien
00:09:41dans la pièce ?
00:09:42Il doit faire
00:09:42entre 25 et 27 degrés.
00:09:45Et alors,
00:09:45on sait que dehors
00:09:46il fait plus de 30 degrés.
00:09:47Comment vous faites
00:09:47pour rafraîchir
00:09:48la température montrée ?
00:09:49On a un système
00:09:50de rafraîchissement de l'air
00:09:51avec des machines
00:09:52qui rafraîchissent
00:09:53l'air extérieur
00:09:54qui envoient effectivement
00:09:55dans les toits
00:09:56et on commande
00:09:57avec un boîtier
00:09:59à l'entrée
00:09:59pour activer
00:10:00ce système de rafraîchissement
00:10:02qui est présent
00:10:02dans toutes les chambres.
00:10:04Dans toutes les chambres
00:10:05et on va d'ailleurs
00:10:05rejoindre Claude.
00:10:06Claude,
00:10:07est-ce qu'il fait bon
00:10:07dans votre pièce ?
00:10:08Il fait bon
00:10:09par rapport à l'extérieur.
00:10:11C'est rien à voir.
00:10:13Là,
00:10:13on est très bien.
00:10:14On peut rester assis
00:10:15sans souci.
00:10:16Bouger aussi
00:10:17sans problème.
00:10:18Merci beaucoup.
00:10:19Donc,
00:10:19vous le voyez,
00:10:20comme Claude,
00:10:21il y a beaucoup de patients
00:10:22qui sont au frais ici.
00:10:23Il faut savoir
00:10:23que grâce à ce système
00:10:25de réfrigération,
00:10:25on perd entre 7 et 8 degrés
00:10:28par rapport à l'extérieur.
00:10:29Merci beaucoup Romain.
00:10:30Et tu en retiens
00:10:30cette formule
00:10:31des urgentistes.
00:10:33Nous sommes dans
00:10:33un moment de bascule
00:10:34avec donc des victimes
00:10:36sans doute en nombre,
00:10:37notamment du côté
00:10:38de Rennes
00:10:39et notamment,
00:10:40le professeur Soulas
00:10:40l'évoquait,
00:10:42des personnes âgées
00:10:44isolées.
00:10:44Et d'ailleurs,
00:10:45professeur Soulas,
00:10:45on vous a retrouvé,
00:10:46ces personnes âgées,
00:10:47vous avez été alerté
00:10:48comment ?
00:10:52Alors,
00:10:53c'est classiquement,
00:10:54c'est des interventions
00:10:55des services de secours
00:10:56pour des personnes
00:10:56qui ne répondent pas
00:10:57aux appels,
00:10:58inquiétudes des voisins
00:10:59et les personnes,
00:11:00ce n'est pas que
00:11:01des très âgées,
00:11:01c'est des personnes
00:11:02à partir de 60 ans
00:11:03qui sont retrouvées
00:11:04à domicile.
00:11:05On en a eu déjà
00:11:065 à 6 découvertes
00:11:08de personnes décédées
00:11:09pour lesquelles
00:11:10on ne peut rien faire,
00:11:11bien évidemment.
00:11:12Alors,
00:11:12c'est encore trop tôt
00:11:13pour quantifier le problème
00:11:14et ça,
00:11:15c'est un indicateur
00:11:16qui,
00:11:16tout comme les besoins
00:11:17de place en réa,
00:11:18montre qu'on a basculé
00:11:19vers la deuxième phase
00:11:21de la canicule,
00:11:22c'est-à-dire l'impact
00:11:22sur les organismes fatigués
00:11:24des personnes
00:11:26qui ont subi
00:11:27cette canicule
00:11:27pendant plusieurs jours.
00:11:28Mais professeur...
00:11:29C'est pas propre à Rennes,
00:11:30je crois savoir
00:11:31que la situation
00:11:32se dégrade partout.
00:11:33Partout, partout.
00:11:34Et on essaye effectivement
00:11:35de quantifier
00:11:36et de faire un tour de France,
00:11:37professeur Soulas.
00:11:38Vous avez évidemment
00:11:39l'expérience.
00:11:40Est-ce que vous diriez
00:11:41que le nombre
00:11:42de victimes
00:11:44que l'on retrouve
00:11:445, 6 jours
00:11:45après le début
00:11:46de l'épisode,
00:11:48comment dire,
00:11:49est plus important
00:11:50que lors
00:11:50des épisodes précédents
00:11:52et je pense
00:11:53notamment à 2003 ?
00:11:58Non, on ne peut pas dire ça.
00:12:002003, je l'ai vécu
00:12:01dans un département
00:12:02très rural,
00:12:03c'était l'apocalypse.
00:12:05Quand on a eu
00:12:06les alertes
00:12:07qui ont conduit
00:12:08à 15 000 personnes décédées,
00:12:09on n'en est pas là du tout.
00:12:10C'est un nombre
00:12:12de décès
00:12:12qu'on observe habituellement
00:12:14sur toute période
00:12:16de canicule
00:12:17avec des patients
00:12:19qui ont des comorbidités
00:12:21pour la plupart.
00:12:22Mais c'est différent
00:12:23des personnes
00:12:24qui sont exposées
00:12:25directement à la chaleur
00:12:25comme ceux
00:12:27qui pratiquent
00:12:27une activité sportive
00:12:28ou qui sont exposées
00:12:29au travail.
00:12:29Là, c'est vraiment
00:12:31sur des organismes
00:12:32qui sont déjà altérés
00:12:34et ces décès
00:12:36surviennent malheureusement
00:12:37parce que dans les habitations
00:12:39la température
00:12:40est très élevée.
00:12:41Professeur,
00:12:42est-ce que vos services
00:12:43arrivent à suivre ?
00:12:43Vous évoquiez
00:12:44la réanimation
00:12:45qui est saturée.
00:12:45Concrètement,
00:12:46ça veut dire quoi ?
00:12:50Ça veut dire
00:12:51que les capacités
00:12:52normales
00:12:53d'hospitalisation
00:12:54ont été
00:12:56hier soir
00:12:57complètement saturées.
00:12:58On est amené
00:12:59comme c'est toujours
00:13:00en situation de tension
00:13:01à faire des transferts
00:13:02entre services
00:13:03de réa disponibles
00:13:04et en parallèle
00:13:05l'hôpital s'organise
00:13:07pour ouvrir
00:13:07des lits supplémentaires.
00:13:08Donc c'est
00:13:10quelque chose
00:13:11qu'on a l'habitude
00:13:12de faire
00:13:12depuis le Covid
00:13:16notamment.
00:13:16où on est capable
00:13:17d'activer
00:13:18des lits
00:13:19de réanimation
00:13:19supplémentaires
00:13:20et en ce moment même
00:13:21il y a une cellule
00:13:22de crise
00:13:22qui s'active
00:13:23pour cela.
00:13:24Notre difficulté
00:13:25c'est d'arriver
00:13:27à faire face
00:13:28à l'afflux d'activité
00:13:29dans la durée
00:13:30notamment
00:13:30à la veille
00:13:31d'un week-end
00:13:31et de garder
00:13:33les équipes
00:13:35suffisantes.
00:13:35Et ça c'est
00:13:35la principale difficulté
00:13:37que l'on va avoir
00:13:38à gérer
00:13:38pour les jours à venir.
00:13:40Professeur Soulas,
00:13:41double question.
00:13:42La première question
00:13:43est-ce que vous êtes obligé
00:13:43de déprogrammer
00:13:44un certain nombre
00:13:45d'interventions
00:13:45prévues.
00:13:46Et la deuxième question,
00:13:47le Premier ministre
00:13:48vient de déclencher
00:13:49le plan Orsan
00:13:50de niveau 3
00:13:51et je crois que c'est
00:13:51le niveau maximum.
00:13:53Est-ce que c'est de nature
00:13:54à vous aider ?
00:13:58Oui, bien sûr.
00:13:59Alors la déprogrammation
00:14:00va se discuter
00:14:01au cas par cas.
00:14:02Il faut savoir
00:14:02que l'expérience
00:14:03du Covid
00:14:04nous montre
00:14:05que la déprogrammation
00:14:06ça peut être très délétère
00:14:07pour les patients
00:14:08et ça constitue
00:14:09un report d'activité
00:14:10avant des congés.
00:14:11Donc oui,
00:14:11il peut y avoir
00:14:11des déprogrammations
00:14:13notamment quand c'est
00:14:14des choses
00:14:14qui sont programmées
00:14:15dans des locaux
00:14:16qui ne sont pas accessibles
00:14:18et bien sûr
00:14:19ça sera nécessaire
00:14:21mais c'est au cas par cas.
00:14:22Pour l'instant
00:14:23on n'en est pas là.
00:14:24Pour l'instant
00:14:24il faut gérer
00:14:26ces coups de chaleur
00:14:26qui sont des prises
00:14:27en charge très spécifiques
00:14:28où il faut des moyens
00:14:29pour rafraîchir rapidement
00:14:30les gens.
00:14:31Beaucoup de patients
00:14:32doivent être mis
00:14:33sous assistance respiratoire
00:14:34et effectivement
00:14:35le fait
00:14:36qu'on soit passé
00:14:37au niveau 3
00:14:37du plan Orsan
00:14:39et PICLIM
00:14:40c'est une bonne chose
00:14:41ça conforte
00:14:44ce qui se passe
00:14:44dans chaque hôpital
00:14:45qui a déclenché
00:14:46son plan blanc
00:14:47pour mobiliser les moyens.
00:14:48Merci beaucoup
00:14:49professeur
00:14:50d'avoir été en direct
00:14:50avec nous
00:14:51dans le Midi BFM
00:14:51et puis bon courage
00:14:52il faut tenir.
00:14:53Allez, ce soir
00:14:53il y aura déjà un mieux
00:14:54et normalement
00:14:54la canicule
00:14:55demain à l'Ouest
00:14:56à Rennes
00:14:57on n'en entend plus parler
00:14:58demain soir.
00:14:59Courage d'ici là.
00:15:00Alors l'actualité
00:15:01est évidemment très chargée
00:15:02avec une autre information
00:15:04dramatique
00:15:04puisqu'un enfant de 3 ans
00:15:05a été retrouvé mort
00:15:07dans le Val d'Oise
00:15:08dans la voiture
00:15:09de ses parents
00:15:09hier en fin d'après-midi.
00:15:10à Saint-Gracien
00:15:12précisément
00:15:12où on vous retrouve
00:15:13Mathéo Rivière
00:15:14c'est apparemment
00:15:14dans les mêmes circonstances
00:15:16qu'à Carpentras
00:15:17il y a deux jours.
00:15:21Oui, selon nos informations
00:15:23l'enfant a été retrouvé
00:15:24dans le véhicule familial
00:15:26qui était stationné
00:15:26sur un parking
00:15:27situé à proximité
00:15:29des habitations
00:15:29que vous voyez
00:15:30sur ces images
00:15:31de Quentin Roland.
00:15:33Selon nos informations
00:15:33à l'arrivée des secours
00:15:35peu avant 19h
00:15:36hier soir
00:15:37les secours ont effectué
00:15:38plusieurs tentatives
00:15:39de réanimation
00:15:40mais l'enfant
00:15:41est déclaré décédé
00:15:4230 minutes plus tard
00:15:44d'après les premiers éléments
00:15:45recueillis
00:15:46la mère de famille
00:15:47il semblerait que la mère de famille
00:15:49était en train de faire la sieste
00:15:50avec l'enfant cadet
00:15:52dans le domicile
00:15:53le père lui
00:15:54était en train de travailler
00:15:55dans un cabanon
00:15:56situé dans le jardin
00:15:58l'enfant de 3 ans
00:15:59était censé lui aussi
00:16:00faire une sieste
00:16:01dans le salon
00:16:01mais il a échappé
00:16:02à la vigilance
00:16:03de ses parents
00:16:04pendant environ 45 minutes
00:16:06ces quelques minutes
00:16:07où il s'est introduit
00:16:08dans le véhicule
00:16:09qui n'était pas verrouillé
00:16:11il s'y retrouvait piégé
00:16:12avant d'y être enfermé
00:16:14après plusieurs minutes
00:16:15de recherche
00:16:16les parents ont découvert
00:16:17le corps inanime
00:16:19et il y a une enquête
00:16:20qui a été ouverte
00:16:21pour homicide involontaire
00:16:23confiée
00:16:23au commissariat
00:16:25d'Angien-les-Bains
00:16:26dans le cadre
00:16:27justement de cette enquête
00:16:28le corps de l'enfant
00:16:29a été lui
00:16:30transporté
00:16:31à l'institut médico-légal
00:16:33de Grache
00:16:33pour des investigations
00:16:34médico-légales
00:16:35dont une autopsie
00:16:36voilà
00:16:36Grache donc
00:16:37est parqué
00:16:38d'Anguin
00:16:38Aurel Gued
00:16:39juste
00:16:39c'est terrible
00:16:40ce petit garçon
00:16:41il est de toute évidence
00:16:42mort en quelques minutes
00:16:43c'est-à-dire qu'un môme
00:16:44laissé dans une voiture
00:16:46au soleil
00:16:47peut s'éteindre
00:16:48ça va très vite
00:16:50compte tenu
00:16:50la température dans la voiture
00:16:51on peut monter
00:16:52extrêmement haut
00:16:52et c'est important
00:16:53de rappeler que
00:16:54les enfants
00:16:54à défaut d'avoir
00:16:56une thermorégulation
00:16:56qui est plutôt correcte
00:16:57c'est-à-dire qu'ils sont capables
00:16:58de gérer
00:16:59les écarts de température
00:17:00c'est qu'ils sont
00:17:01totalement dépendants
00:17:02des adultes
00:17:02c'est-à-dire qu'il ne peut pas
00:17:03s'hydrater
00:17:04il ne peut pas sortir
00:17:05de la voiture
00:17:06et là malheureusement
00:17:07c'est un événement
00:17:07extrêmement malheureux
00:17:08et on se rappelle
00:17:10de l'importance
00:17:10quant à la surveillance
00:17:12des enfants
00:17:12de la surveillance
00:17:13des plus jeunes
00:17:14et aussi les problématiques
00:17:15qu'on peut même avoir
00:17:16dans certaines crèches
00:17:18où il faut hydrater
00:17:19les enfants
00:17:20et vous vous rendez bien compte
00:17:20que l'enfant
00:17:21en fait
00:17:21mais le métabolisme
00:17:23de l'enfant
00:17:23fait que
00:17:24vraiment
00:17:24on peut parler
00:17:25de quelques
00:17:25c'est surtout à cause
00:17:27de la température
00:17:28de la voiture
00:17:28la voiture monte extrêmement vite
00:17:30et que dans ce genre
00:17:31de cas
00:17:32on pourrait se dire
00:17:32que l'enfant
00:17:32est un peu avantagé
00:17:33sur un aspect
00:17:34dans le sens
00:17:34où il a
00:17:35une grande surface
00:17:37cutanée
00:17:37malheureusement
00:17:37et bien
00:17:38ça va très vite
00:17:39donc prudence
00:17:40vigilance
00:17:40parce que
00:17:41cette canicule
00:17:41elle est encore là
00:17:42pour certains départements
00:17:43jusqu'à la fin du week-end
00:17:44mais Marc
00:17:45il y a du mieux
00:17:47dès ce soir
00:17:47par l'ouest
00:17:48oui en effet
00:17:49les départements
00:17:50normands
00:17:50et les départements
00:17:51qui longent
00:17:52l'arc atlantique
00:17:53vont sortir
00:17:54de la vigilance
00:17:55rouge
00:17:55attention
00:17:56il fait entre 40 et 42 degrés
00:17:5872 départements
00:18:00on va descendre d'un niveau
00:18:03ils vont repasser en orange
00:18:05il est encore prévu
00:18:05demain jusqu'à 36-37 degrés
00:18:08donc c'est vrai que ça va
00:18:09c'est demain soir
00:18:10qu'elle disparaît
00:18:10voilà
00:18:10demain soir
00:18:11les températures vont continuer
00:18:12de baisser
00:18:13mais lorsqu'on regarde
00:18:14quand même ce qui va se passer
00:18:15au cours du week-end
00:18:16il est quand même prévu
00:18:17par exemple à Paris
00:18:1841 degrés
00:18:19cet après-midi
00:18:2038 demain
00:18:2139 samedi
00:18:23donc la canicule
00:18:24va progressivement
00:18:25s'éloigner
00:18:26mais vraiment
00:18:27entre ce week-end
00:18:28et le début
00:18:28de la semaine prochaine
00:18:29les régions centrales
00:18:30et de l'est
00:18:30vont encore se retrouver
00:18:31dans un four
00:18:32pendant encore
00:18:332 à 3 jours
00:18:34deux petites questions
00:18:35Marc
00:18:36est-ce que ça veut dire
00:18:37que vous pouvez nous dire
00:18:37aujourd'hui
00:18:38à l'heure où l'on parle
00:18:39qu'on est au pic
00:18:40ça y est là
00:18:40aujourd'hui c'est
00:18:41ce jeudi
00:18:42c'est le jour du pic
00:18:43non
00:18:44en tout cas pour certaines régions
00:18:45je pense à l'île de France
00:18:47et moi ce matin
00:18:48sur la route
00:18:48je voyais plein d'ambulances
00:18:49de SAMU
00:18:50avec les sirènes hurlantes
00:18:52très clairement
00:18:52on n'est pas au pic
00:18:53on est dans un plateau
00:18:54c'est-à-dire que ça fait maintenant
00:18:55plus de 7 jours
00:18:56qu'on est à 35 degrés
00:18:57et hier
00:18:58on a franchi un cap
00:18:59on est monté à 40 degrés
00:19:00on n'avait jamais atteint
00:19:0140 degrés
00:19:01depuis 1872
00:19:03au mois de juin
00:19:03dans la capitale
00:19:0441 cet après-midi
00:19:0638 demain
00:19:0739 après-demain
00:19:09avec des nuits
00:19:09la nuit dernière
00:19:11à Paris
00:19:12Lariboisière
00:19:1335 degrés
00:19:14à minuit
00:19:14je suis sorti
00:19:15du forum
00:19:16et ce soir ce sera pire
00:19:17et ce soir
00:19:18ce sera la même chose
00:19:1935 à Lariboisière
00:19:2030-32 dans le parc Montsouris
00:19:21la nuit prochaine
00:19:22pourrait à nouveau
00:19:23battre tous les records
00:19:24et on se demande
00:19:25si ces températures records
00:19:26sont à l'origine
00:19:27de l'effondrement
00:19:28d'un pan de falaise
00:19:30hier à Biarritz
00:19:31qui est tombé
00:19:31dans la mer
00:19:32aux alentours
00:19:33de 20h30
00:19:34on ne le sait pas encore
00:19:35regardez ça c'est l'image
00:19:36avant voilà
00:19:36à quoi ressemble
00:19:37la falaise
00:19:38au pied du célèbre phare
00:19:39et voilà après
00:19:39il manque toute la pointe
00:19:41sauf que malheureusement
00:19:41il y avait des plongeurs en dessous
00:19:42alors on estime
00:19:43que 2000 mètres cubes
00:19:44de rochers sont tombés
00:19:45en mer
00:19:45et malheureusement
00:19:46il y avait des plongeurs
00:19:47là et beaucoup de monde
00:19:48sur la plage du Miramar
00:19:49tout proche
00:19:50évidemment c'était bondé
00:19:51compte tenu des températures
00:19:52et une plongeuse
00:19:52de 33 ans est morte
00:19:54un homme de 34 ans
00:19:55est porté disparu
00:19:56l'écho tout de suite
00:19:57le pétrole
00:19:58on n'en parlait plus
00:19:58depuis la fin de la guerre
00:20:00et bien le Brent
00:20:01est retombé à son niveau
00:20:02d'avant le conflit
00:20:03est-ce que ça veut dire
00:20:04qu'on va le voir à la pompe aussi
00:20:05c'est avec Sofiane
00:20:24on va parler du pétrole
00:20:28dans un instant
00:20:29mais il me semble avoir vu
00:20:30que deux réacteurs nucléaires
00:20:31ont été stoppés ce matin
00:20:33deux réacteurs supplémentaires
00:20:34c'est ce qu'annonce EDF
00:20:35c'est donc le troisième réacteur
00:20:37qui est à l'arrêt
00:20:37pourquoi ?
00:20:38parce qu'il faut de l'eau
00:20:39pour refroidir ces centrales nucléaires
00:20:42or les températures des fleuves
00:20:44excèdent désormais les 28 degrés
00:20:46et dans ces cas-là
00:20:47soit on réduit la production
00:20:48soit on met à l'arrêt
00:20:49et ça c'est assez inédit
00:20:51les températures des fleuves
00:20:52qui refroidissent les centrales
00:20:53sont à 28 degrés
00:20:54à 28 degrés
00:20:55donc on est obligé
00:20:55parce que de ce côté de la Seine
00:20:56par exemple
00:20:57il fait trop chaud
00:20:58bon le pétrole
00:20:59surtout que les premiers départs
00:21:00en vacances se profilent
00:21:01le Brent qui est redescendu
00:21:03à 72 dollars le baril
00:21:04en fait ça c'était
00:21:06les niveaux d'avant-guerre
00:21:07bah oui
00:21:07juste avant la guerre
00:21:08parce que le trafic reprend progressivement
00:21:09dans le détroit d'Hormuz
00:21:10entre mardi et mercredi
00:21:1172 pétroliers ont quitté le détroit
00:21:13soit quasiment 19 millions
00:21:15de barils transportés
00:21:16et puis Donald Trump
00:21:17qui a également annoncé
00:21:18qu'il mettait finalement
00:21:20pas en place de taxes
00:21:21sur le passage des navires
00:21:22alors est-ce que c'est vrai
00:21:22est-ce que ça va changer
00:21:24peu importe
00:21:24les marchés
00:21:25et bien sont calmés
00:21:26et ça a contribué
00:21:27à cette accalmie
00:21:28sur les marchés
00:21:29et des investisseurs
00:21:30donc le risque de pénurie
00:21:32s'éloigne
00:21:32oui
00:21:32et surtout les investisseurs
00:21:33qui avaient parié
00:21:34sur une flambée durable
00:21:35et des prix qui allaient revenir
00:21:37sont en train de revenir
00:21:38sur leur propre position
00:21:39donc
00:21:40toute cette spéculation
00:21:41finalement
00:21:41est en train de se dégonfler
00:21:43c'est la bonne nouvelle
00:21:43oui mais on a une question
00:21:44avec Laurent
00:21:44bah oui pardon
00:21:45parce que
00:21:46si on est au tarif
00:21:48d'avant la guerre
00:21:48comment se fait-il
00:21:49que ceux qui font
00:21:50leur plein en ce moment
00:21:52bah le lit d'essence
00:21:53est à 20 centimes
00:21:54quasiment au-dessus
00:21:55d'avant la guerre
00:21:56c'est vrai
00:21:56mais on est désormais
00:21:57à 1,90€
00:21:58et pour que ce soit
00:21:59le gazole
00:22:00ou le samplon 95
00:22:01or avant
00:22:01on est quand même monté
00:22:02jusqu'à 2,40€
00:22:03le litre de gazole
00:22:04donc il y a du mieux
00:22:05vous le noterez
00:22:06et puis ce matin
00:22:07le patron du groupement
00:22:08Les Mousquetaires Intermarché
00:22:09a donné un horizon
00:22:10il dit
00:22:10d'ici la rentrée
00:22:11on espère pouvoir revenir
00:22:12à 1,70€
00:22:14bon finalement
00:22:14il est prudent
00:22:15Thierry Cotillard
00:22:16parce que oui
00:22:16il va y avoir une baisse
00:22:18mais cependant
00:22:19il faut quand même
00:22:19attendre le pétrole
00:22:20est acheté en dollars
00:22:21or le billet vert
00:22:22c'est renforcé
00:22:23ces derniers jours
00:22:23face à l'euro
00:22:24et donc résultat
00:22:25on ne peut pas baisser
00:22:25jusqu'à 1,70€
00:22:26merci Sofiane
00:22:27c'était votre programme
00:22:32avec
00:22:33les centres taux
00:22:34Euromaster
00:22:35pour les pneus
00:22:36et l'entretien de votre voiture
00:22:37adaptés à votre budget
00:22:39c'était votre rendez-vous
00:22:40avec Banque Populaire
00:22:41à vos côtés
00:22:42pour préparer sereinement
00:22:43votre retraite
00:22:44Banque Populaire
00:22:45la réussite est en vous
00:22:47on entre dans le dur
00:22:48ça y est
00:22:49on a atteint
00:22:50un point de bascule
00:22:51dès le début du journal
00:22:52de 10h30
00:22:52on ira dans les hôpitaux
00:22:54où le nombre de victimes
00:22:55c'est midi et demi
00:22:56pas 10h30
00:22:57c'est la fatigue
00:22:58ou en tout cas
00:22:59le nombre de victimes
00:22:59accélère nettement
00:23:01depuis hier soir
00:23:02ça va mieux
00:23:02en revanche
00:23:03dans les EHPAD
00:23:09il est midi et demi
00:23:10la suite du midi BFM
00:23:12la canicule
00:23:13fait ses premières victimes
00:23:14tous les urgentistes
00:23:15remontent
00:23:15une accélération
00:23:16de la mortalité
00:23:17effectivement
00:23:17cette nuit
00:23:18en Bretagne
00:23:19les réanimations
00:23:19sont saturées
00:23:20Paris enregistre aussi
00:23:22ses premiers morts
00:23:22avec beaucoup
00:23:23de crises cardiaques
00:23:24au moins 25
00:23:25il y a des patients
00:23:26qui meurent de chaud
00:23:27dans les chambres
00:23:28des hôpitaux
00:23:28les températures
00:23:29sont tellement élevées
00:23:30que certains témoignages
00:23:31évoquent des fugues
00:23:33de malades
00:23:34c'est ce qu'a raconté
00:23:35un médecin ce matin
00:23:35sur BFM TV
00:23:36on sera devant
00:23:38l'hôpital Ballanger
00:23:38avec Antoine Forestier
00:23:39dans quelques instants
00:23:40un petit garçon
00:23:41de 3 ans est mort
00:23:42dans une voiture
00:23:43en plein soleil
00:23:43hier dans le Val d'Oise
00:23:44comme à Carpentras
00:23:45il y a deux jours
00:23:46il aurait échappé
00:23:47à la vigilance
00:23:47de ses parents
00:23:48Mathéo Rivière
00:23:49est sur place
00:23:49pour les plus fragiles
00:23:50on sait que ça va
00:23:51très très vite
00:23:51des températures
00:23:52plus clémentes
00:23:53vont revenir
00:23:54par l'ouest
00:23:54mais attention
00:23:55elles seront encore
00:23:56largement supérieures
00:23:57à 30 degrés
00:23:59et ce peut-être
00:24:00après le passage
00:24:00d'orage potentiellement
00:24:01très violent
00:24:02il y a déjà eu
00:24:03de gros dégâts
00:24:03en Charente-Marie-Timmillière
00:24:05un millier de tuer
00:24:06supprimés
00:24:07des pannes
00:24:08des retards
00:24:08de 7 heures
00:24:09pour certains TGV
00:24:10pourquoi est-ce
00:24:11la pagaille
00:24:12à la SNCF
00:24:12dès qu'il fait trop chaud
00:24:13on retrouvera
00:24:14Jean-Wilfrid Forquès
00:24:15à Toulouse
00:24:15la situation est vraiment
00:24:17très inquiétante
00:24:17dans nos hôpitaux
00:24:18tous les urgentistes
00:24:19tous les patrons d'hôpital
00:24:20tous les patrons
00:24:21de services d'urgence
00:24:22que nous sollicitons
00:24:23évoquent une dégradation
00:24:24ces dernières heures
00:24:25de la situation
00:24:26avec des températures
00:24:27Roselyne
00:24:28très élevées
00:24:29supérieures à 30
00:24:30dans les chambres
00:24:31de certains patients
00:24:32c'est ce qu'on va aller voir
00:24:32avec Antoine Forestier
00:24:33et Thomas Lauriot
00:24:34devant l'hôpital
00:24:35Robert Ballanger
00:24:36à Honnay-sous-Bois
00:24:36Antoine ça monte
00:24:37jusqu'à combien
00:24:38à l'intérieur ?
00:24:41Jusqu'à 35 degrés
00:24:42c'est en tout cas
00:24:43ce que nous ont dit
00:24:44certains employés
00:24:44de cet hôpital
00:24:45avec qui on a échangé
00:24:46il y a quelques minutes
00:24:47une situation difficile
00:24:49dans un hôpital
00:24:49assez ancien
00:24:50plus de 70 ans
00:24:51il y a des zones
00:24:52qui ont été rénovées
00:24:52des zones plus récentes
00:24:53où il y a bien
00:24:54de la climatisation
00:24:54mais globalement
00:24:55dans la plupart
00:24:56des zones de cet hôpital
00:24:57il n'y a à peine
00:24:58assez de ventilateurs
00:24:59pour les patients
00:25:01et cela fait souffrir
00:25:02à la fois les patients
00:25:03mais également
00:25:03les employés
00:25:04de cet hôpital
00:25:06pourtant les responsables
00:25:07syndicaux
00:25:07avaient bien alerté
00:25:08la direction
00:25:09bien avant
00:25:10ces épisodes caniculaires
00:25:11c'est ce qu'ils nous ont dit
00:25:12je vous propose
00:25:13d'écouter à ce sujet
00:25:13Aline Charon
00:25:14elle est secrétaire
00:25:15du syndicat CGT
00:25:16ici dans cet hôpital
00:25:18dans l'Essoubois
00:25:18elle est membre du CSE
00:25:19également
00:25:19et elle nous liste
00:25:20tous les dysfonctionnements
00:25:21selon elle
00:25:21dans cet hôpital
00:25:22je vous propose
00:25:23de l'écouter
00:25:23au micro de Thomas Lauriot
00:25:25alors la situation
00:25:26au sein de l'hôpital
00:25:27elle est catastrophique
00:25:28très peu de climatiseurs
00:25:30la direction n'est pas en mesure
00:25:32de nous dire
00:25:32combien de climatiseurs
00:25:33il y a sur l'établissement
00:25:34elle n'est pas en mesure
00:25:35de recenser
00:25:35où se trouvent ces climatiseurs
00:25:37ça fait déjà
00:25:38un an et demi
00:25:39qu'on demande
00:25:40où se trouvent ces climatiseurs
00:25:41combien il y en a
00:25:41il n'y a pas de réponse
00:25:42on leur demande d'acheter
00:25:43en amont des climatiseurs
00:25:44c'est pas acheté
00:25:44ils achètent quelques ventilateurs
00:25:46au compte-gouttes
00:25:46il y en a 50 qui viennent
00:25:47d'être commandés
00:25:48les trois quarts des services
00:25:49il fait plus de 35 degrés
00:25:50dans les chambres
00:25:52les agents et les patients
00:25:53du coup
00:25:54n'ont pas de fontaine à eau
00:25:55n'ont pas de bouteille d'eau
00:25:56alors que les conditions
00:25:57ne sont pas correctes
00:25:58ils mettent des couvertures
00:25:59de survie sur les fenêtres
00:26:00c'est les seules recommandations
00:26:01que nous avons de la direction
00:26:02aujourd'hui
00:26:03ce matin un des médecins
00:26:04de l'hôpital
00:26:05est intervenu sur notre antenne
00:26:06il a évoqué le cas
00:26:07de ce patient hospitalisé ici
00:26:08suite à un coup de chaud
00:26:09il a été pris en charge
00:26:10en réanimation
00:26:11une zone où il y a
00:26:12de la climatisation
00:26:12il a dû ensuite sortir
00:26:14de réanimation
00:26:15et retourner dans les zones
00:26:15où il fait très chaud
00:26:16dans l'hôpital
00:26:16il n'a pas supporté
00:26:18cette chaleur
00:26:18il a demandé à rentrer
00:26:19chez lui
00:26:19une tentative de fugue
00:26:21auquel seraient confrontés
00:26:22ici les employés
00:26:23nous avons sollicité
00:26:24la direction
00:26:25pour confirmer ou pas
00:26:26cette information
00:26:27à ce stade
00:26:27ils ont refusé
00:26:28tout commentaire
00:26:28Antoine Forestier
00:26:29avec Thomas Lauriot
00:26:30et le plan d'alerte
00:26:31le plus élevé
00:26:32est désormais activé
00:26:33dans les hôpitaux
00:26:33à Orsan 3
00:26:34car aux urgences
00:26:35on parle d'un point
00:26:36de bascule cette nuit
00:26:38alors on n'a pas encore
00:26:39de bilan officiel
00:26:40mais des remontées
00:26:41de terrain
00:26:41vous avez peut-être
00:26:42entendu tout à l'heure
00:26:44les responsables
00:26:45de l'hôpital de Rennes
00:26:46évoquaient plusieurs victimes
00:26:47parlaient notamment
00:26:48des patients âgés
00:26:49que l'on va chercher
00:26:50chez eux
00:26:51et pour qui hélas
00:26:52il est trop tard
00:26:53des dizaines
00:26:54d'arrêts cardiaques
00:26:54notamment
00:26:55et des réanimations
00:26:57saturées
00:26:57Valentin Demers
00:27:00la surchauffe
00:27:01est généralisée
00:27:01et les soignants
00:27:02n'hésitent plus à le dire
00:27:03la France vit
00:27:04un point de bascule
00:27:05même à l'hôpital
00:27:06personne n'est à l'abri
00:27:08on a pour la première fois
00:27:09des morts
00:27:09dans des chambres
00:27:10à cause des températures
00:27:12extrêmes
00:27:12vous avez cité
00:27:1340 degrés
00:27:14effectivement
00:27:15on a une patiente
00:27:16qui est décédée
00:27:17a priori
00:27:18il y aura des analyses
00:27:19mais elle est morte
00:27:20en raison de la chaleur
00:27:23dans une chambre d'hôpital
00:27:25faites le tour de France
00:27:27nous avons des établissements
00:27:29de santé
00:27:29qui ne sont pas climatisés
00:27:31illustration à Rennes
00:27:32les services de réanimation
00:27:33sont saturés
00:27:34notamment pour hyperthermie
00:27:36les coûts de chaleur
00:27:37plus 125% d'hospitalisation
00:27:39pour des patients
00:27:40de plus de 75 ans
00:27:41et les régulateurs
00:27:42du SAMU
00:27:42sont débordés
00:27:43ils constatent une hausse
00:27:44de 55% des appels
00:27:46et actuellement
00:27:47on est en train
00:27:48de saturer
00:27:48les services de réa
00:27:50de la région
00:27:51malgré tout
00:27:52les...
00:27:53enfin
00:27:53bien sûr
00:27:55en recherchant
00:27:56d'autres possibilités
00:27:56d'hospitalisation
00:27:57donc là on est vraiment
00:27:58sur un pic d'activité
00:27:59en région parisienne
00:28:00là où l'îlot de chaleur urbain
00:28:02est le plus important
00:28:02rien que la nuit dernière
00:28:0425 arrêts cardiaques
00:28:05ont été pris en charge
00:28:06contre moins de 10
00:28:07habituellement
00:28:07selon le ministère de la santé
00:28:09conséquence de cette pression
00:28:10sur les services hospitaliers
00:28:11le gouvernement déclenche
00:28:13le niveau 3 du plan Orsan
00:28:14le niveau le plus élevé
00:28:16de mobilisation sanitaire
00:28:17cette décision permettra
00:28:18de renforcer les effectifs
00:28:20et de garantir
00:28:21la prise en charge
00:28:22avec des déprogrammations
00:28:23ciblées d'interventions
00:28:24non urgentes
00:28:25il faudra attendre
00:28:26environ 3 semaines
00:28:27pour avoir des chiffres précis
00:28:28sur la surmortalité
00:28:29liée à cette canicule extrême
00:28:30et d'ores et déjà historique
00:28:33Margot
00:28:33les derniers chiffres
00:28:34effectivement montrent
00:28:35une accélération
00:28:36là en 24 heures
00:28:36on voit le changement de ton
00:28:38de tous les jours
00:28:39depuis même la fin de semaine dernière
00:28:40je demande
00:28:41aux urgentistes
00:28:43répartis sur tout le territoire
00:28:44de faire un peu
00:28:45des remontées de terrain
00:28:46et on voit clairement
00:28:47un changement de ton
00:28:48depuis tôt ce matin
00:28:49sur une nuit extrêmement compliquée
00:28:51que ce soit dans l'ouest
00:28:54dans le sud
00:28:55c'est un peu moins marqué
00:28:56et en région parisienne
00:28:57avec ces témoignages
00:28:59d'arrêt cardiaque en série
00:29:01à Paris en petite couronne
00:29:02au moins 25 prises en charge
00:29:04cette nuit
00:29:05une dizaine de certificats
00:29:06de décès établis
00:29:07pour la même raison
00:29:07beaucoup de coups de chaleur
00:29:10un point positif
00:29:11pas ou peu d'interventions
00:29:13en EHPAD
00:29:13en revanche
00:29:14des interventions
00:29:15chez des personnes âgées
00:29:16isolées à domicile
00:29:17c'était la crainte
00:29:18depuis le début
00:29:20malgré les mesures
00:29:21qui ont été mises en place
00:29:21depuis 2003
00:29:22avec des centres d'appel
00:29:23tout le monde n'est pas
00:29:24sur les registres
00:29:25et le point positif aussi
00:29:27c'est cette prise en charge
00:29:28avec les baignoires
00:29:29qui permet de réduire l'impact
00:29:31les secouristes
00:29:32et les urgentistes
00:29:33y recourent volontiers
00:29:34selon mes informations
00:29:34la brigade des sapeurs-pompiers
00:29:35de Paris
00:29:36a eu 60 interventions
00:29:38avec ces baignoires
00:29:38qui permettent
00:29:39de refroidir très vite
00:29:40les organismes
00:29:41et d'éviter
00:29:43les conséquences
00:29:44les plus graves
00:29:44qui peuvent mener
00:29:45à un coma
00:29:45voire à un décès
00:29:47ça permet aussi
00:29:47d'éviter un passage
00:29:48en réanimation
00:29:49on vient de le dire
00:29:49certains services
00:29:50de réanimation
00:29:51sont déjà
00:29:51sous haute tension
00:29:52alors le professeur
00:29:53Soulas
00:29:53effectivement évoquait
00:29:54son cas à Rennes
00:29:55mais il disait aussi
00:29:56que ça concernait
00:29:57bien d'autres hôpitaux
00:29:58et enfin un point complet
00:29:59à 12h40
00:30:00avec la déléguée générale
00:30:01de la fédération
00:30:01hospitalière de France
00:30:02on vous le disait en titre
00:30:03un petit garçon
00:30:04de 3 ans
00:30:05est mort dans une voiture
00:30:06laissée en plein soleil
00:30:07ça s'est passé à Saint-Gracien
00:30:08dans le Val-d'Oise
00:30:09en région parisienne
00:30:10Mathéo Rivière
00:30:11vous êtes sur place
00:30:11avec Quentin Roland
00:30:12la voiture qui est égarée
00:30:14tout près de la maison
00:30:14en fait
00:30:21visiblement Mathéo
00:30:22nous entend pas
00:30:22elle était effectivement
00:30:23sur ce parking
00:30:24on voyait Mathéo
00:30:25petit garçon de 3 ans
00:30:26qui comme à Carpentras
00:30:28il y a 2 jours
00:30:28a visiblement échappé
00:30:30à la vigilance
00:30:30de ses parents
00:30:31sa maman faisait une sieste
00:30:32avec le plus petit
00:30:33et son père était au fond
00:30:35du cabanon
00:30:36c'est bien ça Mathéo ?
00:30:40Oui on disait
00:30:42sur ce parking
00:30:43situé juste à côté
00:30:44des habitations
00:30:45qui est donc
00:30:46à proximité
00:30:47vraiment de la maison
00:30:48familiale
00:30:49la voiture
00:30:49qui était donc
00:30:50selon nos informations
00:30:51sur ce parking
00:30:52l'enfant a été retrouvé
00:30:54dans cette voiture
00:30:56familiale
00:30:57peu avant 19h
00:30:58hier soir
00:30:59les secours
00:31:00ont retrouvé
00:31:01l'enfant
00:31:01ont tenté
00:31:02de lui produire
00:31:03plusieurs fois
00:31:04des gestes
00:31:05de réanimation
00:31:06mais l'enfant a été
00:31:07déclaré décédé
00:31:0830 minutes plus tard
00:31:10d'après les premiers
00:31:10éléments
00:31:11qui nous sont remontés
00:31:12la mère de famille
00:31:13était à ce moment là
00:31:14en train de faire
00:31:15une sieste
00:31:15avec l'enfant cadet
00:31:17dans le domicile
00:31:17le père lui
00:31:18était en train de travailler
00:31:19dans le jardin
00:31:20dans un cabanon
00:31:21l'enfant de 3 ans
00:31:22était lui aussi
00:31:23censé faire une sieste
00:31:24mais il a échappé
00:31:25à la vigilance
00:31:25de ses parents
00:31:26pendant environ
00:31:2745 minutes
00:31:28des minutes
00:31:28où justement
00:31:29il a dû donc
00:31:29pu faire cette route
00:31:31traverser cette route
00:31:32se rendre
00:31:32dans la voiture familiale
00:31:34où il s'y retrouvait
00:31:35piégé
00:31:36après plusieurs minutes
00:31:37de recherche
00:31:38les parents ont donc
00:31:39retrouvé
00:31:40le corps de l'enfant
00:31:41inanime
00:31:42et une enquête
00:31:42a été ouverte
00:31:44confiée
00:31:44pour homicide involontaire
00:31:45au commissariat
00:31:46d'Anguien-les-Bains
00:31:47et dans ce cadre
00:31:48l'enfant
00:31:49le corps de l'enfant
00:31:50a été transféré
00:31:52dans un institut
00:31:52médico-légal
00:31:53celui de Garche
00:31:54pour des investigations
00:31:56médico-légales
00:31:56mais également
00:31:57pour une autopsie
00:31:58il n'y a eu qu'une seule
00:31:59question qui compte
00:31:59Marc
00:32:00à l'heure où l'on parle
00:32:01et on va la pose
00:32:02tous les jours
00:32:03mais j'imagine
00:32:03que les modèles
00:32:03deviennent de plus en plus précis
00:32:04c'est terminé quand
00:32:05et pour qui
00:32:07ça va commencer
00:32:07alors globalement
00:32:09on va dire qu'en début
00:32:09de semaine prochaine
00:32:11quasiment tout le monde
00:32:11sera sorti de la canicule
00:32:13même si les températures
00:32:14vont rester très élevées
00:32:15dans l'est
00:32:15et dans le sud-est
00:32:16ça va aller nettement mieux
00:32:18entre aujourd'hui
00:32:19et demain
00:32:20pour plusieurs villes de France
00:32:21Brest
00:32:2137 cet après-midi
00:32:2226 demain
00:32:23Caen
00:32:2347 cet après-midi
00:32:2431 demain
00:32:25Rennes
00:32:2641 cet après-midi
00:32:2733 demain
00:32:27La Rochelle
00:32:2938 cet après-midi
00:32:3031 demain
00:32:30Bordeaux
00:32:3140
00:32:3236 demain
00:32:33donc ça va mieux
00:32:34on va sortir du rouge
00:32:35on va passer en orange
00:32:36mais enfin bon
00:32:36quand vous passez
00:32:37de 40 à 44
00:32:38à 36
00:32:38ça reste quand même
00:32:39extrêmement chaud
00:32:40pour des organismes
00:32:41qui sont fatigués
00:32:41puis dans d'autres régions
00:32:42au contraire
00:32:43ça n'est que le début
00:32:44de la phase difficile
00:32:46Nancy
00:32:4739 cet après-midi
00:32:4841 demain
00:32:48Strasbourg
00:32:4940 demain
00:32:50Lyon
00:32:5038
00:32:5139
00:32:51demain
00:32:52et pour Paris
00:32:53il est encore prévu
00:32:5441 cet après-midi
00:32:55donc ça va aller mieux
00:32:57près de la Manche
00:32:58et près de l'Atlantique
00:32:58mais partout ailleurs
00:32:59c'est encore une fournaise
00:33:00qui est prévue
00:33:00pendant encore 2 à 3 jours
00:33:01Et le frais
00:33:02ce sont les orages
00:33:03qui vont le ramener
00:33:04dès ce soir
00:33:05Le frais
00:33:07Moi j'ai décidé
00:33:08d'être optimiste
00:33:09ça va aller de mieux en mieux
00:33:10sauf que ces orages
00:33:11ils sont potentiellement
00:33:12extrêmement violents
00:33:12pluies diluviennes
00:33:13accompagnées parfois de grêles
00:33:15de vents violents
00:33:16c'est ce qui s'est passé
00:33:16vous le voyez
00:33:17en Charente-Maritime
00:33:18il y a des routes
00:33:19qui sont coupées
00:33:19des toits arrachés
00:33:20des arbres abattus également
00:33:22Alors je voudrais qu'on parle
00:33:23également de la SNCF
00:33:25et des trains
00:33:25parce que vous avez peut-être
00:33:26découvert comme nous
00:33:27dans la région aquitaine
00:33:29qu'il n'y a plus de TER
00:33:30plus de TER
00:33:31de trains express régionaux
00:33:32entre 10 et 18 heures
00:33:34ceux-là
00:33:35ils ne sont pas concernés
00:33:35ceux-là ce sont des TGV
00:33:37ça c'est ceux qui ont des retards
00:33:38de 7 heures
00:33:38mais au moins ils roulent
00:33:40les TGV ils circulent
00:33:42Jean-Wilfrid Forkest
00:33:43on imagine la colère
00:33:45et les interrogations
00:33:46de tous les gens
00:33:47qui sont susceptibles
00:33:48de prendre évidemment
00:33:48ce TER
00:33:49pour aller travailler
00:33:50tout simplement
00:33:54Oui la cohère
00:33:56mais la compréhension aussi
00:33:57parce que j'ai discuté
00:33:58ce matin avec des syndicats
00:33:59quand il fait extrêmement chaud
00:34:01et Marc
00:34:01il faisait allusion
00:34:02entre Bordeaux et Toulouse
00:34:04et bien les rails
00:34:06se dilatent
00:34:08et effectivement
00:34:08lorsqu'un rail se dilate
00:34:10ça peut engendrer
00:34:11ça peut provoquer
00:34:12éventuellement des déraillements
00:34:13alors évidemment
00:34:14à la SNCF
00:34:15principe de précaution
00:34:17pour cette raison
00:34:18notamment en Nouvelle-Aquitaine
00:34:19les trains sont à l'arrêt
00:34:21et de manière générale
00:34:22vous allez l'entendre
00:34:23et bien les gens
00:34:24prennent cela
00:34:25plutôt avec philosophie
00:34:26quelques réactions
00:34:27que j'ai recueillies
00:34:28ce matin ici
00:34:29en gare Matabio
00:34:30à Toulouse
00:34:32J'ai un premier train
00:34:33qui a 41 heures de retard
00:34:35et donc derrière
00:34:35la correspondance
00:34:36c'est 2 heures de retard
00:34:37donc avec un bébé
00:34:38c'est pas optimal
00:34:39bon il faut ce qu'ils peuvent
00:34:40mais il n'y a pas trop
00:34:41de solutions alternatives
00:34:42proposées
00:34:43carrément c'est
00:34:43l'annulation pure et simple
00:34:45ce qui est galère
00:34:45c'est de trouver une place
00:34:46dans un bus
00:34:46pour substituer
00:34:48au voyage prévu
00:34:49qui est annulé
00:34:50donc du coup
00:34:51ça veut dire
00:34:52une nuit de bus
00:34:5210 heures de voyage
00:34:53au lieu de 5
00:34:54le double de tarif
00:34:55mais moi je comprends
00:34:57oui oui
00:34:57nous ne sommes pas infaillibles
00:34:59même la technique
00:35:00ça peut ne pas marcher
00:35:01non non mais tout va bien
00:35:02pour nous regarder
00:35:02il fait beau
00:35:03on est à Toulouse
00:35:06voilà les difficultés
00:35:07c'est surtout
00:35:08dans la région de Bordeaux
00:35:09en Nouvelle-Aquitaine
00:35:10notamment sur le TER
00:35:12le train express régionaux
00:35:14difficultés avec des conséquences
00:35:16ici à Toulouse
00:35:17sur les TGV
00:35:18le TGV en provenance
00:35:19de Bordeaux
00:35:20par exemple
00:35:20en ce moment
00:35:21à 1h10 de retard
00:35:22à Toulouse
00:35:23merci beaucoup
00:35:24Jean-Wilfrid
00:35:24et tiens Laurent Neumann
00:35:25vous vouliez parler
00:35:26de l'ancien patron
00:35:27de la SNCF
00:35:27Jean-Pierre Farandou
00:35:28il a pris du galon
00:35:29maintenant il est ministre du travail
00:35:30et il nous a dit hier
00:35:31qu'on n'allait pas mettre
00:35:32tout le pays à l'arrêt
00:35:33dès qu'il faisait 30 degrés
00:35:34la polémique continue
00:35:35visiblement
00:35:36oui parce que hier soir
00:35:37il a réuni les syndicats
00:35:38et alors tenez-vous bien
00:35:39il aura fait une proposition
00:35:40choc
00:35:41je n'hésite pas à le dire
00:35:43il aura proposé
00:35:44une réunion de travail paritaire
00:35:46à l'automne
00:35:47voilà
00:35:47à l'automne
00:35:48alors on pourrait en rire
00:35:49si la situation
00:35:50n'était pas aussi grave
00:35:50je peux vous dire
00:35:51que ça n'a pas fait rire
00:35:52la patronne de la CGT
00:35:53Sophie Binet
00:35:54écoutez elle était l'invité
00:35:54d'RMC ce matin
00:35:56là encore dans cette canicule
00:35:58il va y avoir des morts
00:35:59au travail
00:36:00tout ça parce que
00:36:00les mesures d'anticipation
00:36:02n'ont pas été prises
00:36:03j'ai envie de lui dire
00:36:03à monsieur Farandou
00:36:04qu'il ne fait pas 30 degrés
00:36:05il fait 45 degrés
00:36:06donc déjà il faut
00:36:07qu'il atterrisse
00:36:08par rapport aux températures
00:36:09effectives
00:36:10et ensuite
00:36:11sa responsabilité
00:36:12de ministre du travail
00:36:13c'est de protéger
00:36:14la vie des travailleurs
00:36:15et des travailleuses
00:36:16il y a un petit syndrome
00:36:17Jean-François Matéi
00:36:18quand même
00:36:18chez monsieur Farandou
00:36:19alors un petit peu
00:36:20parce qu'une réunion
00:36:21paritaire à l'automne
00:36:21ça veut dire qu'au mieux
00:36:22on aura un plan canicule
00:36:23au pied du sapin de Noël
00:36:24ça veut dire qu'entre temps
00:36:26on aura peut-être fait
00:36:27un Grenelle du frais
00:36:27un Ségur de la fraîcheur
00:36:29je ne sais pas
00:36:29ce qu'on peut inventer
00:36:30alors le ministre lui
00:36:32il se défend
00:36:32il faut être honnête
00:36:33il se défend
00:36:33il dit
00:36:34j'ai donné consigne
00:36:35à tous les préfets
00:36:36d'interdire les chantiers
00:36:38de suspendre
00:36:39les travaux en extérieur
00:36:40de 13h à 21h
00:36:43il y a 72 départements
00:36:45en vigilance rouge
00:36:46il n'y a que 9 préfets
00:36:47hier soir
00:36:48qui avaient pris la décision
00:36:49donc ça ne marche pas
00:36:50et pourtant
00:36:50la ministre de la transition écologique
00:36:52Monique Barbu
00:36:53nous dit
00:36:53la France est le pays
00:36:54le mieux préparé d'Europe
00:36:56faux
00:36:56archi faux
00:36:57il y a un indice mondial
00:36:58de l'adaptation
00:36:59au changement climatique
00:37:00on n'est pas si mal placé
00:37:02que ça
00:37:02on est 18ème
00:37:03mais on est derrière
00:37:03tous les états du nord
00:37:05de l'Europe
00:37:05derrière l'Allemagne
00:37:06derrière l'Angleterre
00:37:07donc c'est pas vrai
00:37:08Mais est-ce que les partis d'opposition
00:37:09qui font aussi des propositions
00:37:10font mieux ?
00:37:11Alors écoutez
00:37:12ils feraient mieux on va dire
00:37:12Vous avez entendu
00:37:13les écologistes proposent
00:37:15un congé climatique
00:37:16Jean-Luc Mélenchon dit
00:37:17la climatisation jamais
00:37:19le RN dit
00:37:20la climatisation partout
00:37:21tiens j'ai regardé
00:37:23il propose deux plans
00:37:24le RN
00:37:25un plan de 20 milliards d'euros
00:37:27pour l'isolation
00:37:28des bâtiments
00:37:29et 40 milliards
00:37:30pour la climatisation
00:37:31d'accord
00:37:32mais on trouve
00:37:33où l'argent ?
00:37:34Pardon
00:37:35mais l'argent
00:37:36on n'en a pas
00:37:37et alors le RN a répondu
00:37:39on va supprimer
00:37:40toutes les subventions
00:37:40pour les éoliennes
00:37:41j'ai même entendu
00:37:43Sébastien Chenut
00:37:43dire qu'on allait prendre
00:37:44les 3 milliards d'euros
00:37:45vous savez
00:37:46le lundi de Pentecôte
00:37:47pour les personnes âgées
00:37:48pour les mettre
00:37:49sur la climatisation
00:37:50bon
00:37:51la vérité
00:37:52c'est que tout ça nous dit
00:37:53qu'à 10 mois
00:37:53d'élection présidentielle
00:37:55personne n'a travaillé
00:37:56ces sujets
00:37:56qui sont pour ça
00:37:57extrêmement sérieux
00:37:58et sans mauvais jeu de mots
00:38:00ça fait un peu froid
00:38:01dans le dos
00:38:02Merci Laurent
00:38:03il est 12h45
00:38:05l'invité du Midi BFM
00:38:07bonjour
00:38:07Zainab Rillet
00:38:08merci d'être avec nous
00:38:09déléguée générale
00:38:10de la Fédération hospitalière
00:38:11de France
00:38:11pour faire un point
00:38:12sur la situation
00:38:13dans les hôpitaux
00:38:14avec vous
00:38:14quelles sont les dernières
00:38:15remontées que vous avez
00:38:16est-ce que vous avez déjà
00:38:17de premier bilan ?
00:38:18D'un point de vue opérationnel
00:38:20nous savons deux choses
00:38:21la première
00:38:22c'est que nous avons
00:38:23une activité plus accrue
00:38:24sur les urgences hospitalières
00:38:26avec des passages
00:38:27plus nombreux
00:38:28qui augmentent
00:38:29entre plus 11%
00:38:30par exemple à Paris
00:38:31plus 25%
00:38:33en Bourgogne-Franche-Comté
00:38:34ou encore plus 10%
00:38:36dans la Drôme
00:38:37nous avons aussi
00:38:38une augmentation
00:38:39des appels
00:38:40au SAMU
00:38:41centre 15
00:38:42nous étions sur
00:38:43un tendanciel
00:38:44début de semaine
00:38:45autour de 15 à 20%
00:38:47et nous sommes
00:38:48aujourd'hui
00:38:49plutôt autour de 40%
00:38:50d'appels supplémentaires
00:38:52alors
00:38:52ce que décrit
00:38:54cette situation
00:38:54c'est d'une part
00:38:55d'abord c'est très bien
00:38:56que les gens appellent
00:38:57le SAMU
00:38:58parce qu'on va pouvoir
00:38:59les orienter
00:39:00lorsque vous avez
00:39:01des signes
00:39:01et d'autre part
00:39:03ce que ça l'a décrit
00:39:04c'est que nous sommes
00:39:05quand même
00:39:05sur une période
00:39:06qui dure
00:39:06et comme vous le savez
00:39:07nous avons déjà eu
00:39:08un épisode
00:39:09de canicule
00:39:10en mai
00:39:11tous les organismes
00:39:12qui sont fragiles
00:39:14ont quand même
00:39:15restent fragiles
00:39:16et donc bien évidemment
00:39:18il y a des répercussions
00:39:19sur l'état de santé
00:39:20des populations
00:39:21est-ce que vous savez
00:39:22évaluer madame
00:39:23à l'heure où l'on parle
00:39:24parce qu'on a beaucoup
00:39:25de remontées
00:39:26et de patrons
00:39:27des services d'urgence
00:39:28qui évoquent
00:39:29hélas de nombreux morts
00:39:30est-ce que vous pouvez
00:39:31nous confirmer
00:39:32cette information
00:39:32non
00:39:33par contre ce que je peux
00:39:34vous dire
00:39:34c'est que
00:39:35santé publique France
00:39:36en 2025
00:39:37nous avons eu
00:39:38une canicule
00:39:39à répertorier
00:39:41une surmortalité
00:39:43de 5700 décès
00:39:44supplémentaires
00:39:45hélas on pourrait
00:39:47s'attendre
00:39:47au moins
00:39:48au même niveau
00:39:49de surmortalité
00:39:50voire peut-être plus
00:39:51du fait des différents
00:39:52épisodes que nous avons
00:39:54connus
00:39:55et donc effectivement
00:39:56du fait que les organismes
00:39:57sont fragilisés
00:39:58et j'ai entendu
00:39:59ce que vous disiez
00:40:00par rapport
00:40:01aux arrêts cardiaques
00:40:03aux prises en charge
00:40:04à domicile
00:40:04bien évidemment
00:40:06que les organismes
00:40:06qui sont fatigués
00:40:07sur la durée
00:40:08ça va avoir des conséquences
00:40:09en fait je voudrais
00:40:10quand même vous dire
00:40:10quelque chose
00:40:11et j'en profite
00:40:12pour saluer
00:40:12l'ensemble des professionnels
00:40:14qu'ils soient à l'hôpital
00:40:15en EHPAD
00:40:16ou dans des structures
00:40:17pour handicap
00:40:18vraiment tout le monde
00:40:19se mobilise
00:40:20c'est très dur
00:40:21pour elles et eux
00:40:21de travailler
00:40:22dans des conditions
00:40:23qui sont parfois
00:40:24des passoires thermiques
00:40:26des bouilloirs thermiques
00:40:27mais en revanche
00:40:27tout est fait
00:40:29tout est fait
00:40:30pour que les patients
00:40:31qui se retrouvent
00:40:32dans des situations
00:40:34difficiles déjà
00:40:34pour leur état de santé
00:40:35ne succombent pas
00:40:36à cause de la chaleur
00:40:38l'engagement du personnel
00:40:39on n'a aucun doute
00:40:40après les conditions
00:40:41on a tout à l'heure
00:40:42un médecin qui nous disait
00:40:42qu'une patiente
00:40:43était morte sans doute
00:40:44à cause de la chaleur
00:40:45dans sa chambre
00:40:46en France
00:40:47en 2026
00:40:49alors moi je pense
00:40:50qu'il est prématuré
00:40:51de dire cela
00:40:51parce que nous savons
00:40:53très bien
00:40:53qu'il faut d'abord connaître
00:40:54le diagnostic principal
00:40:55de la personne
00:40:56j'ai entendu aussi
00:40:57le même médecin
00:40:57vous dire tout à l'heure
00:40:58que d'après ses premières analyses
00:41:00mais ils n'ont pas
00:41:01la totalité des analyses
00:41:03effectivement
00:41:03il faudra attendre
00:41:04les analyses
00:41:05alors parlons de choses concrètes
00:41:06parlons de choses concrètes
00:41:07est-ce que
00:41:07certains établissements
00:41:08hospitaliers sont
00:41:10saturés aujourd'hui
00:41:11et manquent de moyens
00:41:12pour faire face
00:41:12à l'afflux des appels
00:41:14et donc des patients
00:41:14oui ou non ?
00:41:16non
00:41:16ce que l'on a
00:41:17on a des établissements
00:41:18qui sont en tension
00:41:19attendez
00:41:19vous pouvez pas dire ça
00:41:20non non
00:41:21c'est pas possible
00:41:21juste ça
00:41:22c'est pas possible
00:41:23on a des urgences
00:41:23non non
00:41:24juste on ne peut pas
00:41:25commencer
00:41:25vous pouvez pas répondre
00:41:26à cette question
00:41:27est-ce qu'on est sous tension
00:41:29non
00:41:29c'est juste
00:41:30vous pouvez dire
00:41:30vous avez commencé par non
00:41:32vous l'avez dit
00:41:33vous pouvez pas dire ça
00:41:36attendez
00:41:36en tant qu'urgentiste
00:41:37vous pouvez pas dire ça
00:41:38j'ai des patients
00:41:38qui attendent pour être hospitalisés
00:41:39je suis dans un grand centre hospitalier
00:41:41ça a toujours été le cas
00:41:42vous pouvez pas vous permettre
00:41:43quand on vous pose la question
00:41:45est-ce que
00:41:46non mais parce que
00:41:46vous pouvez pas dire ça
00:41:47il y a des gens qui meurent
00:41:48attendez
00:41:49vous m'avez posé la question
00:41:51je vous ai dit
00:41:52on a plus 11%
00:41:54des passages aux urgences
00:41:55on a plus 25%
00:41:57dans certaines régions
00:41:58et on a plus 10%
00:41:59mais nous on a le chef
00:41:59des urgences de Rennes
00:42:00qui nous dit
00:42:00c'est saturé
00:42:01mais
00:42:01c'est pas oui
00:42:02non
00:42:02c'est saturé
00:42:03en globalité
00:42:05tous les services
00:42:06des urgences
00:42:07heureusement
00:42:08ne sont pas saturés
00:42:09localement
00:42:09nous avons des services
00:42:11tout à fait
00:42:12avec des risques
00:42:13avec des risques
00:42:14de voir
00:42:14et c'est déjà le cas
00:42:15dans certaines urgences
00:42:16des patients sur les brancards
00:42:18donc c'est le cas
00:42:18oui il y a des endroits
00:42:20saturés
00:42:21où il y a des patients
00:42:22sur les brancards
00:42:22avec un risque vital
00:42:23évidemment plus fort
00:42:24par manque
00:42:25probablement
00:42:26de moyens
00:42:27et parce que le personnel
00:42:28malgré son engagement
00:42:29ne peut pas faire
00:42:30plus que ce qu'il fait
00:42:32aujourd'hui
00:42:32on ne peut pas demander
00:42:33au personnel
00:42:34de faire plus
00:42:34que ce qu'il fait
00:42:35et puis la personne
00:42:36qui arrive aux urgences
00:42:36qui est déjà
00:42:37dans un état dégradé
00:42:39c'est sûr que
00:42:39d'attendre sur un brancard
00:42:40ça ne va pas améliorer
00:42:41son état de santé
00:42:42je me permettrais même
00:42:43de relancer
00:42:44ça ne va pas améliorer
00:42:45son état de santé
00:42:46on a une étude récente
00:42:47qui a bien démontré
00:42:47que vous avez une surmortalité
00:42:49liée au fait
00:42:50que vous restiez
00:42:50dans un brancard
00:42:51aux urgences
00:42:52et ça ce n'est même pas fait
00:42:52en période de canicule
00:42:53il faut bien vous rendre compte
00:42:54qu'en période de canicule
00:42:55quand vous restez
00:42:56dans un brancard
00:42:57aux urgences
00:42:57on n'arrivera pas
00:42:58à vous hydrater correctement
00:42:59on n'arrivera pas
00:43:00à refroidir votre température
00:43:02votre température va s'élever
00:43:03et que quoi qu'il arrive
00:43:04quand on parle de surmortalité
00:43:05liée à la chaleur
00:43:06il faut bien comprendre
00:43:07que vous allez demander
00:43:08un exercice supplémentaire
00:43:10à votre corps
00:43:10et que ça on le mesurera
00:43:11peut-être dans un an
00:43:12tous les morts
00:43:13qu'on aura en plus
00:43:14puisque vous on parle
00:43:15de cas concrets
00:43:15est-ce qu'à Poissy
00:43:16là où vous dépendez
00:43:19ça s'accélère
00:43:20puisque les urgentistes
00:43:21parlent de point de bascule
00:43:22vous nous confirmez
00:43:23là on est justement
00:43:25sur un point de bascule
00:43:25puisque c'est là
00:43:27où ce qui m'inquiète
00:43:28c'est qu'on a déjà
00:43:28des urgentistes de tension
00:43:29c'est ça ce qui est important
00:43:30d'avoir cette notion là
00:43:31c'est-à-dire qu'on ne pourra pas
00:43:32absorber un afflux massif de patients
00:43:34et on va y revenir
00:43:35dès le début du journal
00:43:36de 13h
00:43:36merci beaucoup madame
00:43:37d'avoir été avec nous
00:43:38tout de suite
00:43:39les prévisions complètes
00:43:40vous avez déclenché le temps
00:43:41il est 13h
00:43:42et bienvenue dans le 13h live
00:43:43évidemment la canicule
00:43:44à la une de l'actualité
00:43:45on peut même dire évidemment
00:43:47que c'est une édition spéciale
00:43:48du midi BFM
00:43:49compte tenu
00:43:50de l'évolution de la situation
00:43:51d'abord parce que
00:43:52cette canicule
00:43:53elle n'est pas terminée
00:43:54nous allons vivre
00:43:55au moins une
00:43:56voire deux journées
00:43:57très difficiles
00:43:58ça va dépendre des régions
00:43:59et surtout Roselyne
00:44:00et bien nos hôpitaux
00:44:02enregistrent les premières victimes
00:44:03ça s'est nettement accéléré
00:44:05effectivement
00:44:05depuis hier soir
00:44:06avec des SAMU débordés
00:44:09des urgences également
00:44:10notamment en Bretagne
00:44:12où hier on a dépassé
00:44:13les 40 degrés
00:44:13écoutez le chef du SAMU
00:44:15de Rennes
00:44:15les réanimations
00:44:16sont saturées
00:44:18on est vraiment
00:44:19sur un pic d'activité
00:44:21même si la température
00:44:22devrait commencer
00:44:23à baisser
00:44:24ce soir
00:44:25on va avoir
00:44:26un afflux de patients
00:44:27et c'est très caractéristique
00:44:28et l'autre indicateur
00:44:31qui doit nous alerter
00:44:32c'est effectivement
00:44:33le nombre de personnes
00:44:34décédées retrouvées
00:44:35à domicile
00:44:35qui étaient seules
00:44:37à la maison
00:44:37et ça c'est un indicateur
00:44:39qu'on avait
00:44:40effectivement ciblé
00:44:41en 2003
00:44:42et là on recommence
00:44:43à avoir un grand nombre
00:44:43de décès
00:44:44de personnes retrouvées
00:44:45à domicile
00:44:45ce qu'on n'avait pas
00:44:46trop jusqu'à
00:44:48ces 24 dernières heures
00:44:49voilà et j'ajoute
00:44:50ces chiffres
00:44:50que nous donnait
00:44:51Margot de Frouville
00:44:5225 arrêts cardiaques
00:44:53au moins
00:44:53ont été pris en charge
00:44:55dans la nuit
00:44:55en petite couronne parisienne
00:44:57ça fait ces 5 fois plus
00:44:58qu'une nuit normale
00:45:00et il y a une dizaine
00:45:01de décès
00:45:02pour ce motif
00:45:03avec dans le détail
00:45:05un pic
00:45:05chez les 50-60 ans
00:45:07voilà
00:45:08et les personnes
00:45:08très âgées
00:45:09Roselyne
00:45:10Aurel Gage
00:45:11on sent effectivement
00:45:12qu'il y a eu
00:45:13une bascule
00:45:15parce que
00:45:16ça dure
00:45:16parce que
00:45:16nos organismes
00:45:17saturent
00:45:18Exactement
00:45:19il y a eu une bascule
00:45:19une bascule
00:45:20qu'on avait un petit peu
00:45:21prévue
00:45:21puisqu'au moment
00:45:22où on a dit
00:45:23on est dans le pic
00:45:24on prévenait déjà
00:45:26en disant
00:45:26on va avoir
00:45:27des coups de chaleur
00:45:28dès le début
00:45:28et puis
00:45:30notre organisme
00:45:31il va être éprouvé
00:45:32par les différents jours
00:45:32moi l'exemple
00:45:33que j'aime bien donner
00:45:33c'est vous prenez
00:45:34un glaçon
00:45:34vous le mettez
00:45:36dans un four
00:45:36on est d'accord
00:45:37que plus vous attendez
00:45:38plus le glaçon
00:45:39va fondre
00:45:39ça va dépendre
00:45:40de la température
00:45:41et du temps
00:45:41vous le laissez
00:45:42dedans
00:45:42là c'est pareil
00:45:42c'est à dire que
00:45:43quelles que soient les personnes
00:45:44plus vous vous laissez
00:45:45dans des conditions comme ça
00:45:46plus vous allez avoir des gens
00:45:47et même des gens
00:45:48en bonne santé
00:45:49qui vont se retrouver
00:45:50aux urgences
00:45:50et parfois
00:45:51qui vont se retrouver
00:45:51avec des pathologies graves
00:45:53Vous voulez bien expliquer
00:45:54ce que vous appelez
00:45:54vous la décompensation
00:45:55j'entends ça
00:45:56depuis le début de la crise
00:45:57au bout de 4-5 jours
00:45:58il y a décompensation
00:45:59qu'est-ce que ça veut dire ?
00:46:00Quand vous compensez
00:46:01par exemple
00:46:01si je vous mets dans un sauna
00:46:02vous allez transpirer
00:46:03vous compensez
00:46:04et puis
00:46:05si je vous mets longtemps
00:46:06dans le sauna
00:46:06et que là vous commencez
00:46:07à avoir des symptômes
00:46:08qui sont inhabituels
00:46:10c'est à dire
00:46:13voire pour certaines personnes
00:46:14malheureusement on l'a vu
00:46:15lorsque vous êtes mis
00:46:15dans de grandes températures
00:46:16arrêt cardiaque
00:46:17et bien là on est
00:46:18dans la décompensation
00:46:19puisque vous ne compensez plus
00:46:20l'exposition à la chaleur
00:46:22Donc en fait on est à bout quoi
00:46:23Vous êtes à bout
00:46:24votre organisme
00:46:25qui a des outils pour compenser
00:46:26il n'arrive plus en fait
00:46:27tout simplement
00:46:28c'est à dire que
00:46:28si on augmente la température
00:46:30on augmente la température
00:46:31on sait par exemple
00:46:32qu'à partir de 50 degrés
00:46:33au bout de 6 heures
00:46:34et bien on sait que
00:46:35ça va être délétère pour le corps
00:46:36c'est à dire que même
00:46:36avec un système qui fonctionne
00:46:37vous allez irrébéniablement
00:46:40au rapport à votre température
00:46:41corporelle qui augmente
00:46:41Évidemment pas de décompensation
00:46:44possible
00:46:44ou de compensation possible
00:46:45lorsqu'un enfant
00:46:46est dans une voiture
00:46:48sous la chaleur
00:46:49et c'est ce qui s'est passé
00:46:50à Saint-Gracien
00:46:51Saint-Gracien c'est près de Paris
00:46:52dans le département du Val-d'Oise
00:46:53Mathéo Rivière
00:46:54un petit garçon
00:46:55de 3 ans
00:46:56a été retrouvé
00:46:58mort dans le véhicule
00:46:59de ses parents
00:47:00hier en fin d'après-midi
00:47:01dans quelles circonstances exactement ?
00:47:05Eh bien à leur arrivée
00:47:07les secours ont retrouvé
00:47:08l'enfant de 3 ans inanimé
00:47:10après plusieurs tentatives
00:47:12de réanimation
00:47:13l'enfant est déclaré décédé
00:47:1530 minutes plus tard
00:47:16d'après les premiers éléments
00:47:18que nous sommes en mesure
00:47:20de vous donner
00:47:21la mère de l'enfant
00:47:22était à ce moment-là
00:47:23en train de faire la sieste
00:47:24dans le domicile
00:47:25avec l'enfant cadet
00:47:26le père lui
00:47:27était dans le jardin
00:47:28en train de travailler
00:47:28dans un cabanon
00:47:30l'enfant de 3 ans
00:47:31lui était également
00:47:32censé faire la sieste
00:47:33mais il a échappé
00:47:34à la vigilance de la famille
00:47:36c'est à ce moment-là
00:47:37justement
00:47:37pendant ces 45 minutes
00:47:39où il a échappé
00:47:39à la vigilance de la famille
00:47:41qu'il s'est rendu
00:47:42dans le véhicule familial
00:47:44qui était non verrouillé
00:47:45il s'est donc introduit
00:47:48dans ce véhicule
00:47:49et puis à la suite de ça
00:47:50il s'est retrouvé piégé
00:47:52enfermé dans ce véhicule
00:47:53après plusieurs minutes
00:47:54de recherche
00:47:55les parents ont retrouvé
00:47:57le corps inanimé
00:47:58c'est eux qui ont alerté
00:47:59les secours
00:48:00plusieurs habitants ici
00:48:01nous ont confié
00:48:02à avoir entendu
00:48:03un cri de douleur
00:48:03provenant de la mère
00:48:05de la famille
00:48:06cela s'est passé
00:48:06sur cette allée
00:48:07ici
00:48:08où il y a quelques minutes
00:48:09des enquêteurs
00:48:10de la police
00:48:11sont arrivés
00:48:12justement
00:48:12pour poursuivre
00:48:13les investigations
00:48:14parce qu'une enquête
00:48:15est bien évidemment
00:48:16ouverte
00:48:16une enquête
00:48:17pour homicide
00:48:18involontaire
00:48:18elle a été confiée
00:48:19au commissariat
00:48:20d'Anguien
00:48:21et dans ce cadre
00:48:22le corps de l'enfant
00:48:24a été transféré
00:48:25dans un institut
00:48:25médico-légal
00:48:26à Garches
00:48:27pour des investigations
00:48:28médico-légales
00:48:29et une autopsie
00:48:30Mathéo Rivière
00:48:31sur des images
00:48:31de Quentin Roland
00:48:32température exceptionnelle
00:48:34végétation desséchée
00:48:35le risque d'incendie
00:48:36évidemment
00:48:37est très élevé
00:48:38y compris dans des départements
00:48:39qui étaient relativement épargnés
00:48:40jusqu'à présent
00:48:41très au nord
00:48:42Justine Poucaïté
00:48:43vous êtes avec Léane
00:48:44de la Brière
00:48:44dans le Maine-et-Loire
00:48:45un feu qui était fixé
00:48:47est reparti
00:48:50et bien oui
00:48:51reparti
00:48:52et très rapidement
00:48:52et repart toujours
00:48:53avec ses conditions
00:48:54très très sèches
00:48:55vous pouvez le voir
00:48:56sur les images
00:48:57de Léane
00:48:57de la Brière
00:48:58regardez
00:48:59cette fumerolle
00:49:00et bien
00:49:01dès qu'un petit peu
00:49:02de vent souffle
00:49:03et bien ça reprend
00:49:04et c'est comme ça
00:49:05dans toute la forêt
00:49:06qui est très très
00:49:07et bien sèche
00:49:09une centaine de pompiers
00:49:10sont mobilisés
00:49:11dans cette zone
00:49:12très difficile
00:49:13à traiter
00:49:14merci beaucoup
00:49:15Léane de la Brière
00:49:16pardon
00:49:17Justine Poucaïté
00:49:18Justina Poucaïté
00:49:19sur des images
00:49:19de Léane de la Brière
00:49:20donc dans le Maine-et-Loire
00:49:23j'y arrive
00:49:24vous restez avec tout
00:49:25dans un instant
00:49:26nous allons parler
00:49:26du dossier
00:49:27du dossier du 13h
00:49:29des trains
00:49:30voilà
00:49:30les trains régionaux
00:49:31qui ne circulent pas
00:49:32entre 10 et 18h
00:49:34en Nouvelle-Aquitaine
00:49:35à cause
00:49:36de la chaleur
00:49:37et on peut évidemment
00:49:37s'en étonner
00:49:38et se demander
00:49:39quelles sont évidemment
00:49:40les raisons
00:49:41Ne prenez pas le train
00:49:42avait dit le patron
00:49:42de la SNCF lui-même
00:49:43mais avant ça
00:49:44on vous fait gagner
00:49:44parce que les Bleus
00:49:45jouent demain
00:49:46face à la Norvège
00:49:47et vous avez l'occasion
00:49:48de remporter une prime
00:49:50de match
00:49:50de 30 000 euros
00:49:51pour ça c'est très simple
00:49:52il suffit d'envoyer
00:49:53le mot prime
00:49:54au 7 24 24
00:49:55Laurent Neumann
00:49:57il n'a pas le droit
00:49:587 24 24
00:49:59A tout de suite
00:50:01Il est 13h13
00:50:02retour sur le plateau
00:50:03du Midi BFM
00:50:04dossier du 13h
00:50:05on va parler des trains
00:50:06de la SNCF
00:50:07entre 10h et 18h
00:50:08en Nouvelle-Aquitaine
00:50:10aucun train régional
00:50:12ne circule
00:50:13à cause
00:50:13de la chaleur
00:50:14Mais oui il faut épargner
00:50:15le matériel
00:50:16Résultat Jean-Louis
00:50:17le sweat forecast
00:50:17on vous retrouve à Toulouse
00:50:18pas un seul TER
00:50:20comment on fait ?
00:50:24Bah écoute
00:50:25écoutez c'est le système D
00:50:27c'est ce que me disait
00:50:28tout à l'heure
00:50:28des passagers
00:50:29ce qui est sûr
00:50:30c'est que la SNCF
00:50:31ne veut prendre
00:50:32absolument aucun risque
00:50:34ils veulent préserver
00:50:36le matériel
00:50:37et notamment
00:50:38les voies de chemin de fer
00:50:39les rails
00:50:40parce que lorsqu'il fait
00:50:41aussi chaud qu'en ce moment
00:50:43dans la région sud-ouest
00:50:44et bien les rails
00:50:45se dilatent
00:50:47et un syndicaliste
00:50:48m'expliquait ce matin
00:50:49que cela peut avoir
00:50:50des conséquences
00:50:51ça peut éventuellement
00:50:52provoquer des déraillements
00:50:54donc principe de précaution
00:50:55avant tout
00:50:55à la SNCF
00:50:57et je dirais que
00:50:58les passagers
00:50:59que j'ai rencontrés
00:50:59ici ce matin
00:51:00en gare de Toulouse
00:51:01Matabio
00:51:02prennent cela
00:51:02plutôt avec
00:51:04Philosophie
00:51:04écoutez
00:51:06alors pas d'informatique
00:51:07ça a duré une heure
00:51:07ah mais moi je comprends
00:51:09oui oui
00:51:09nous sommes pas infaillibles
00:51:11même la technique
00:51:12ça peut ne pas marcher
00:51:13non non mais tout va bien
00:51:14pour nous regarder
00:51:15il fait beau
00:51:15on est à Toulouse
00:51:16j'ai un premier train
00:51:17qui a 41 heures de retard
00:51:18et donc derrière
00:51:18la correspondance
00:51:19c'est deux heures de retard
00:51:20donc avec un bébé
00:51:21c'est pas optimal
00:51:22bon il faut ce qu'ils peuvent
00:51:23mais il n'y a pas trop
00:51:24de solutions alternatives
00:51:25proposées
00:51:26carrément c'est
00:51:27annulation plus récemment
00:51:28ce qui galère
00:51:28c'est de trouver une place
00:51:29dans un bus
00:51:29pour substituer
00:51:32au voyage prévu
00:51:33qui est annulé
00:51:34donc du coup
00:51:34ça veut dire une nuit de bus
00:51:3510 heures de voyage
00:51:37au lieu de 5
00:51:37le double de tarif
00:51:40alors autour de Toulouse
00:51:42à la mi-journée
00:51:42ici ça circule
00:51:43plutôt bien
00:51:43notamment avec les trains
00:51:44qui viennent du sud
00:51:45vers Toulouse
00:51:47les TER
00:51:48fonctionnent normalement
00:51:49en revanche
00:51:50effectivement
00:51:51il y a des petits retards
00:51:52liés à ces difficultés
00:51:53autour de la région
00:51:54Nouvelle-Aquitaine
00:51:55le TGV
00:51:55en provenance de Bordeaux
00:51:57est attendu ici
00:51:58en gare de Toulouse
00:51:59avec 1h10 de retard
00:52:00Bonjour Renaud Lagrave
00:52:01vous êtes le vice-président
00:52:02du conseil régional
00:52:03de Nouvelle-Aquitaine
00:52:04et en charge
00:52:05de ce qu'on appelle
00:52:05évidemment
00:52:06d'un nom générique
00:52:06les mobilités
00:52:09comment dire
00:52:09c'est une décision
00:52:10qui a été prise
00:52:11pour éviter
00:52:12que les passagers
00:52:13se retrouvent en rade
00:52:15est-ce qu'on n'aurait pas
00:52:16pu faire autrement
00:52:17faire un service minimum
00:52:18pour permettre aux gens
00:52:20et on l'a entendu
00:52:20dans le reportage
00:52:21d'aller travailler
00:52:22à peu près normalement
00:52:24figurez-vous
00:52:25que c'est exactement
00:52:26ce qu'on a fait
00:52:27puisqu'on a maintenu
00:52:27les trains jusqu'à 10h
00:52:28et on les reprend à 18h
00:52:30aujourd'hui et demain
00:52:31ce qui veut dire que
00:52:32pour le domicile-travail
00:52:33comme pour domicile-études
00:52:36les trains fonctionnent
00:52:37on a suspendu
00:52:39entre 10h et 18h
00:52:41comme vous l'avez bien compris
00:52:43permettant ainsi
00:52:44justement
00:52:44d'éviter
00:52:46que des usagers
00:52:47puissent se retrouver
00:52:48au milieu
00:52:49de grandes difficultés
00:52:50qui ne manquent pas
00:52:51à l'occasion
00:52:52de ces journées
00:52:54incroyables
00:52:55Bon ça dit des choses
00:52:56quand même
00:52:56de l'état du réseau
00:52:58parce qu'on prend quand même
00:52:59des risques
00:52:59en permettant quand même
00:53:00à ces trains de circuler
00:53:01en fortes périodes
00:53:03de chaleur
00:53:03parce que 18h
00:53:04on est vraiment
00:53:04après 18h
00:53:05on est au pic
00:53:06qu'est-ce que ça dit
00:53:07de l'état du réseau
00:53:08régional
00:53:09pas seulement en Nouvelle-Aquitaine
00:53:10d'ailleurs
00:53:12ça dit que le réseau
00:53:13ferroviaire français
00:53:14il n'est absolument pas
00:53:15préparé au changement climatique
00:53:17vous savez
00:53:18vous avez certainement
00:53:19fait des reportages
00:53:20au moment des périodes
00:53:21de gel
00:53:22au moment où les feuilles tombent
00:53:24on a toujours des problèmes
00:53:26sur le réseau ferroviaire
00:53:27non seulement il est vieillissant
00:53:28il est beaucoup plus vieux
00:53:28que les autres réseaux
00:53:29mais en plus
00:53:30il n'est pas assez entretenu
00:53:31c'est le débat
00:53:33sur la loi sur les mobilités
00:53:34qui est en cours
00:53:34au Sénat et à l'Assemblée
00:53:36ce qui veut dire que
00:53:36tout simplement
00:53:37aujourd'hui le choix
00:53:38qui est devant nous
00:53:39c'est de savoir
00:53:39si on veut continuer
00:53:40à avoir un réseau ferroviaire
00:53:41qui est résilient
00:53:42justement au changement climatique
00:53:43ou si on considère
00:53:45qu'il faut suspendre des trains
00:53:47malheureusement
00:53:47c'est vraiment
00:53:49pas franchement
00:53:50de bon cœur
00:53:51qu'on fait ça aujourd'hui
00:53:52mais force est de constater
00:53:53qu'on a été contraint
00:53:55de le faire
00:53:55du fait du réseau
00:53:56pas que
00:53:56parce qu'il y a le matériel
00:53:58parce qu'il y a aussi
00:53:58le fait que derrière
00:53:59tous ces trains
00:54:00et ces réseaux
00:54:01il y a des cheminots
00:54:02comme dans toutes
00:54:03les autres entreprises
00:54:04il faut qu'ils puissent
00:54:05souffler un peu
00:54:06et au-delà de souffler
00:54:07de pouvoir réparer
00:54:09les trains
00:54:09avec des centres de maintenance
00:54:12qui sont extrêmement
00:54:13en grande chaleur
00:54:14et en grande difficulté
00:54:15c'était aussi des difficultés
00:54:17dont il fallait
00:54:17qu'on tienne compte
00:54:19restez avec nous
00:54:19c'est vraiment à ce point-là
00:54:20il est dans quel état
00:54:21notre réseau
00:54:21je crois que c'est l'un
00:54:22des plus vieux
00:54:22d'Europe
00:54:23et particulièrement
00:54:24sur les tronçons régionaux
00:54:26on a privilégié
00:54:27en particulier
00:54:28la grande vitesse
00:54:29et on a vraiment délaissé
00:54:30nos tronçons régionaux
00:54:32c'est le premier problème
00:54:33et effectivement
00:54:33les rails
00:54:34on les a conçus
00:54:35dans l'optique
00:54:36d'avoir un climat modéré
00:54:38c'est comme ça
00:54:39qu'on a pensé
00:54:40notre rail en France
00:54:41et donc évidemment
00:54:42les fortes chaleurs
00:54:43et puis si on descendait
00:54:44à moins 15
00:54:45on ne tient pas
00:54:46sur les rails
00:54:47donc là vous nous dites
00:54:47qu'il faut tout remplacer
00:54:48quand il fait trop chaud
00:54:49ça se dilate
00:54:50c'est compliqué
00:54:52donc en fait
00:54:52il faudrait remplacer
00:54:53tout cet acier
00:54:54ou l'installer différemment
00:54:55oui
00:54:56et donc on essaye
00:54:57d'avoir des palliatifs
00:54:58et petit à petit
00:54:58on essaye de renouveler
00:55:00ces rails
00:55:01mais ça prend évidemment
00:55:02beaucoup de temps
00:55:02parce qu'en fait
00:55:03c'est pour la vitesse
00:55:04qu'on a fait ça
00:55:05c'est-à-dire qu'il n'y a pas
00:55:06de joint
00:55:06ces rails sont en continu
00:55:08donc en fait
00:55:08à partir du moment
00:55:09où le rail se dilate un peu
00:55:11c'est du métal
00:55:11et bien en fait
00:55:12ça va s'allonger
00:55:14or il ne peut pas
00:55:14s'allonger le rail
00:55:15parce qu'effectivement
00:55:16il risque de dérailler
00:55:17et de sortir de la voie
00:55:18donc évidemment
00:55:18on ne prend pas le risque
00:55:19c'est aussi pour ça
00:55:20qu'on a des ralentissements
00:55:21non seulement les ralentissements
00:55:22et toutes les suppressions
00:55:23Cet épisode caniculaire
00:55:24on le voit bien
00:55:25à travers cet exemple-là
00:55:26de Laurent Neumann
00:55:27nous confronte
00:55:28une nouvelle fois
00:55:29un certain nombre
00:55:30de lacunes
00:55:31et on le voit bien là
00:55:32au désinvestissement
00:55:35sur les rails
00:55:36Mais je crois que ça a été
00:55:37très bien dit
00:55:37par l'interlocuteur précédent
00:55:39en réalité
00:55:40on n'est pas prêt
00:55:41à ces nouvelles températures
00:55:43et toutes ces infrastructures
00:55:44pas seulement le rail
00:55:45mais regardez
00:55:46ce qu'on raconte
00:55:47sur les hôpitaux
00:55:48regardez ce qu'on raconte
00:55:49sur les écoles
00:55:50sur l'ensemble
00:55:50des bâtiments publics
00:55:51sur les établissements
00:55:53pour personnes âgées
00:55:53on n'est pas préparé
00:55:56à des températures
00:55:57à plus de 40 degrés
00:55:58comme demain
00:55:59on ne serait pas préparé
00:56:01non plus
00:56:01à des températures
00:56:02de moins 10
00:56:03moins 15
00:56:04regardez l'état du pays
00:56:05dès qu'il tombe
00:56:0610 centimètres de neige
00:56:07nous ne sommes pas
00:56:08préparés à ça
00:56:09Et sur le train
00:56:10il n'y a pas que le rail
00:56:10c'est aussi l'autre problème
00:56:11c'est qu'effectivement
00:56:12on a des climatisations
00:56:13dans des trains
00:56:14qui datent
00:56:15des trains qui datent
00:56:16des années 70 ou 80
00:56:17on se rend compte
00:56:17qu'en fait
00:56:18la climatisation
00:56:19soit elle n'est pas
00:56:20aux normes
00:56:20soit elle n'est pas
00:56:20assez puissante
00:56:21donc on supprime
00:56:22les trains
00:56:22comme ça c'est plus simple
00:56:2330 minutes d'autonomie
00:56:24pour la clim
00:56:26en cas de coupure
00:56:26de courant
00:56:26c'est comme ça
00:56:27que Jean Castex
00:56:28le patron de la SNCF
00:56:29a recommandé
00:56:30aux plus fragiles
00:56:31carrément
00:56:31de ne pas prendre
00:56:32le train
00:56:32en ce moment
00:56:33Oui comme ça
00:56:34en fait il y a des suppressions
00:56:35et surtout
00:56:36si vous prenez le train
00:56:37c'est un peu
00:56:37à vos risques et périls
00:56:38c'est un peu ça
00:56:38finalement le message
00:56:39et puis il y a
00:56:40l'histoire des caténaires
00:56:41parce que les fils électriques
00:56:42en fait à cause de la chaleur
00:56:43deviennent un peu plus mous
00:56:44et effectivement
00:56:45les trains
00:56:45en passant
00:56:46à grande vitesse
00:56:46peuvent les arracher
00:56:47donc on a aussi
00:56:48ce danger là
00:56:49ce qui fait qu'effectivement
00:56:50que ce soit les fils électriques
00:56:51ou le rail
00:56:52ou la climatisation
00:56:53c'est tout notre réseau
00:56:54qui n'a pas été préparé
00:56:55à ces fortes chaleurs
00:56:56Il y a un principe
00:56:57de précaution
00:56:57évidemment
00:56:58parce qu'on pourrait avoir
00:56:59un déraillement
00:57:00mais il y a aussi
00:57:01un principe de protection
00:57:02de l'image
00:57:03de la SNCF
00:57:04et il vaut mieux
00:57:04un bad buzz
00:57:06en disant
00:57:07on va supprimer
00:57:08pendant quelques heures
00:57:09quelques trains
00:57:09plutôt que des images
00:57:11où on voit
00:57:11des centaines de passagers
00:57:13naufragés du rail
00:57:14en pleine campagne
00:57:15Renaud Lagrave
00:57:15on vous retrouve
00:57:16juste en un mot
00:57:16le retour à la normale
00:57:17vous l'espérez quand ?
00:57:19Ben écoutez
00:57:20si vous avez
00:57:20les températures
00:57:21de samedi dimanche
00:57:22ça m'arrangerait
00:57:23si vous avez bientôt compris
00:57:24ça va baisser un peu
00:57:25donc normalement
00:57:26si on retrouve
00:57:28des températures normales
00:57:30j'espère que samedi matin
00:57:31tout se passera bien
00:57:31Ben vous souhaite bon courage
00:57:33merci infiniment
00:57:34monsieur Lagrave
00:57:34d'avoir été en direct
00:57:35avec nous ce matin
00:57:36ce midi
00:57:37dans le midi BFM
00:57:38on a une petite image
00:57:39du transport en commun
00:57:39à vous montrer
00:57:40Un bus
00:57:41un bus en région parisienne
00:57:42regardez le chauffeur
00:57:43le conducteur a eu un malaise
00:57:45et du coup
00:57:45il a fini dans le platan
00:57:47c'est au dépôt de bus
00:57:48de la porte de Saint-Cloud
00:57:49alors heureusement
00:57:50le bus était vide
00:57:50le conducteur lui
00:57:51est blessé aux jambes
00:57:53il fait
00:57:53c'est vrai en cabine
00:57:54parfois quand ces bus
00:57:55ne sont pas climatisés
00:57:56jusqu'à 45 minutes
00:57:58voilà
00:57:58il n'y avait personne à bord
00:57:59pour assurer tout le monde
00:58:00d'ailleurs là on est tout près
00:58:02du dépôt
00:58:02du 16ème arrondissement
00:58:04des bus de la RATP
00:58:06restez avec nous
00:58:06nous revenons dans quelques instants
00:58:07on va faire un nouveau point
00:58:09sur l'accélération
00:58:10en fait des événements
00:58:11dans nos hôpitaux
00:58:13les premières victimes
00:58:14qui sont recensées
00:58:15les premiers profils également
00:58:17alors qu'on n'en a pas
00:58:19tout à fait fini
00:58:20avec cette canicule
00:58:21Marc nous dit bien
00:58:22que les températures
00:58:22vont un peu baisser
00:58:24d'ici 24-48 heures
00:58:25mais on va rester
00:58:26sur des seuils
00:58:27très élevés
00:58:27à tout de suite
00:58:33Retour sur le plateau
00:58:34du Midi BFM
00:58:35il est 13h28
00:58:36nous sommes aux 4
00:58:375 d'ailleurs
00:58:385 ou 6ème jour
00:58:39d'ailleurs de canicule
00:58:40et c'est évidemment
00:58:41l'information la plus importante
00:58:42du jour
00:58:43il y a des morts
00:58:44des morts à l'hôpital
00:58:46des services d'urgence saturés
00:58:48des personnes âgées
00:58:50également retrouvées
00:58:51sans vie
00:58:52à leur domicile
00:58:52Roselyne
00:58:53c'est clairement accéléré
00:58:54en 24 heures
00:58:55notamment en Bretagne
00:58:56où on dépasse les 40 degrés
00:58:58écoutez le chef
00:59:00du SAMU de Rennes
00:59:01qui fait le point
00:59:02effectivement
00:59:03sur ces services
00:59:04de plus en plus dépassés
00:59:06on peut vraiment parler
00:59:07de bascule
00:59:07depuis 24 heures
00:59:09actuellement
00:59:09on est en train
00:59:10de saturer
00:59:11les services de réa
00:59:12de la région
00:59:13malgré tout
00:59:15bien sûr
00:59:16en recherchant
00:59:18d'autres possibilités
00:59:19d'hospitalisation
00:59:20donc là
00:59:20on est vraiment
00:59:20sur un pic d'activité
00:59:22même si la température
00:59:24devrait commencer
00:59:24à baisser
00:59:25ce soir
00:59:26on va avoir
00:59:27un afflux de patients
00:59:29et c'est très caractéristique
00:59:30et l'autre indicateur
00:59:32qui doit nous alerter
00:59:34c'est effectivement
00:59:35le nombre de personnes
00:59:36décédées retrouvées
00:59:36à domicile
00:59:37qui étaient seules
00:59:38à la maison
00:59:39et ça c'est un indicateur
00:59:40qu'on avait
00:59:42effectivement ciblé
00:59:43en 2003
00:59:43et là on recommence
00:59:44à avoir un grand nombre
00:59:45de décès
00:59:45de personnes retrouvées
00:59:46à domicile
00:59:47ce qu'on n'avait pas
00:59:48trop jusqu'à
00:59:49ces 24 dernières heures
00:59:51et encore une fois
00:59:52ça ne concerne pas
00:59:53des patients
00:59:53qui sont en établissement
00:59:56médico-sociaux
00:59:56en EHPAD
00:59:57voilà donc pour le point
00:59:58à l'hôpital de Rennes
00:59:59il fait 40
00:59:59on est d'accord
01:00:0040 degrés relevés
01:00:01à l'instant
01:00:01à Rennes
01:00:02Jérôme Marti
01:00:03bonjour
01:00:03médecin généraliste
01:00:05que les auditeurs
01:00:06évidemment d'RMC
01:00:07connaissent bien
01:00:07proche du terrain
01:00:08est-ce que dans vos remontées
01:00:10justement de terrain
01:00:11vous avez
01:00:11de premiers éléments
01:00:12qui laissent penser
01:00:14que cette canicule
01:00:15va bel et bien tuer
01:00:17écoutez
01:00:18de toute façon
01:00:19c'est ce qu'on craignait
01:00:19on sait que
01:00:20la période dangereuse
01:00:21elle est au quatrième
01:00:22cinquième jour
01:00:23de canicule
01:00:23c'est cette fameuse période
01:00:25où les organismes
01:00:26n'arrivent plus
01:00:26à se reposer
01:00:27les murs sont chauds
01:00:28les maisons
01:00:29ne se refroidissent plus
01:00:30même si vous aérez
01:00:32le matin
01:00:32ça apporte moins
01:00:34moins de conséquences
01:00:35bénéfiques
01:00:36que ça le fait
01:00:36en début de canicule
01:00:37et donc là
01:00:38on commence
01:00:39chez les gens fragiles
01:00:40à avoir effectivement
01:00:41des décès
01:00:42ou des décompensations
01:00:43et vous les retrouvez
01:00:43aux urgences
01:00:45le soir
01:00:46la nuit
01:00:46le jour
01:00:47on est en train
01:00:49de vivre
01:00:49malheureusement
01:00:51ce que l'on craignait
01:00:52sur cette longue période
01:00:54de canicule
01:00:54on peut dire
01:00:55une longue période
01:00:55tant qu'on est au-delà
01:00:56de 4 jours
01:00:56il y en a beaucoup
01:00:57visiblement
01:00:58qui n'arrivent même pas
01:00:59jusqu'à l'hôpital
01:00:59des décès
01:01:00à domicile
01:01:01que l'on retrouve
01:01:02quelques heures après
01:01:03c'est le drame
01:01:04de l'isolement
01:01:05c'est un peu notre société
01:01:06vous savez
01:01:06il y a énormément de gens
01:01:07et notamment de gens âgés
01:01:08qui vivent seuls
01:01:10qui n'ont pas
01:01:11d'entourage familial
01:01:12alors les mairies
01:01:13ont mis en place
01:01:14un certain nombre de choses
01:01:15on a tiré quand même
01:01:16des leçons
01:01:16de la canicule de 2003
01:01:17il y a des recensements
01:01:19qui sont faits
01:01:19mais malheureusement
01:01:20il y a encore trop de personnes
01:01:21qui passent à travers
01:01:22les mailles de filet
01:01:23on a les chiffres
01:01:24en fait on a les tout premiers
01:01:25chiffres avec vous
01:01:26Margot de Frouville
01:01:27chef du service santé
01:01:28de BFM
01:01:29vous nous les avez révélés
01:01:30d'ailleurs très tôt
01:01:31ce matin
01:01:32ces premiers chiffres
01:01:33évoquent
01:01:34des accidents cardiaques
01:01:36assez nombreux
01:01:36en tous les cas
01:01:37plus nombreux
01:01:38qu'une période normale
01:01:39une nuit très meurtrière
01:01:40notamment en région parisienne
01:01:42avec au moins 25 arrêts cardiaques
01:01:45pris en charge dans la nuit
01:01:46contre moins de 5 d'habitude
01:01:47une dizaine de certificats
01:01:48de décès établis
01:01:49en plus
01:01:50pour le même motif
01:01:51donc ça
01:01:52les urgentistes ont clairement
01:01:54tiré la sonate d'alarme
01:01:55on voit vraiment
01:01:55que tous les signaux
01:01:56s'allument
01:01:57les uns après les autres
01:01:58au début de la semaine
01:01:59on avait une forte augmentation
01:02:00des appels au SAMU
01:02:01au départ pour des malaises
01:02:03assez banal
01:02:04des vertiges
01:02:05mais là depuis
01:02:06hier soir
01:02:07voire ce matin
01:02:07on est entré dans autre chose
01:02:09avec les premiers cas graves
01:02:10liés à cette canicule
01:02:11ultra puissante
01:02:13ultra durable
01:02:14inédite
01:02:14on peut le dire
01:02:15déjà en début de semaine
01:02:17Santé publique France
01:02:17parlait d'un épisode
01:02:19le plus sévère
01:02:20jamais connu
01:02:21à cette période de l'année
01:02:22mais là on voit
01:02:23qu'on est passé
01:02:23dans autre chose
01:02:25avec deux différences
01:02:27par rapport à 2003
01:02:28Jérôme Martin
01:02:29en parlait
01:02:29peut-être moins
01:02:30d'intervention
01:02:30dans les EHPAD
01:02:31les urgentistes
01:02:33et le recours
01:02:33à ces baignoires
01:02:34en cas de coup de chaleur
01:02:35qui permet de limiter
01:02:38les recours
01:02:38sur les patients
01:02:40c'est intéressant
01:02:40parce que
01:02:41c'était souvent
01:02:42des patients âgés
01:02:42là c'est pas le cas
01:02:44vous nous parlez
01:02:44de profil de la cinquantaine
01:02:46dans la nuit
01:02:46le pic c'était 50-60 ans
01:02:48avec parfois
01:02:49des cas plus jeunes
01:02:50bien sûr
01:02:50je vous parle
01:02:51de la majorité des cas
01:02:52ou des patients
01:02:53beaucoup plus âgés
01:02:54mais il y avait des jeunes
01:02:55dans le lot
01:02:56et ça les urgentistes
01:02:57ils mettent en garde
01:02:57depuis le début de la semaine
01:02:58sur les comportements à risque
01:03:00on sait
01:03:00les coups de chaleur
01:03:01à l'exercice
01:03:02restez dehors
01:03:04personne n'est invulnérable
01:03:05mais ça c'est un vrai sujet
01:03:06parce que
01:03:07c'est tout ce qu'il y a la remarque
01:03:08il y a encore
01:03:09des dizaines de personnes
01:03:10qui courent
01:03:11sous les températures
01:03:12que l'on vit
01:03:14il y a un préfet
01:03:14qui a une expression intéressante
01:03:16les personnes à risque
01:03:17c'est les plus fragiles
01:03:18les enfants
01:03:18les personnes âgées
01:03:19et les imbéciles
01:03:21les imbéciles
01:03:21c'est un petit peu fort
01:03:22mais
01:03:23il faut bien vous rendre compte
01:03:24que
01:03:25lorsque vous courez
01:03:25évidemment
01:03:26vous allez produire
01:03:27encore plus de chaleur
01:03:28et généralement
01:03:28les gens qui courent
01:03:28vont vous dire
01:03:29je cours toute l'année
01:03:30je suis habitué
01:03:31et je me connais bien
01:03:32c'est qu'en fait
01:03:33il faut se rendre compte
01:03:34que généralement
01:03:35quand on a des patients
01:03:35qui arrivent aux urgences
01:03:36après un coup de chaleur
01:03:37ou alors qui arrivent aux urgences
01:03:38après une insolation
01:03:39quand ils ont fait du sport
01:03:41ils décrivent juste
01:03:43au début
01:03:43j'avais la même sensation
01:03:45quand je faisais de la course
01:03:46mais plus tôt
01:03:47c'est-à-dire que
01:03:49les gens surestiment énormément
01:03:50leur capacité
01:03:51et surestiment aussi
01:03:52leur capacité
01:03:52à reconnaître
01:03:53le coup de chaleur
01:03:54parce que parfois
01:03:55quand vous faites du sport
01:03:55vous allez juste sentir
01:03:56plus vite de la fatigue
01:03:57et boum
01:03:58vous allez tomber
01:03:58au bout de 10-20 minutes
01:04:00donc il faut bien
01:04:01se rendre compte
01:04:01que c'est une erreur
01:04:03de se surestimer
01:04:04c'est une erreur
01:04:05de croire que
01:04:05non je me connais super bien
01:04:07je sais à quel moment
01:04:08je vais pas
01:04:08non vous allez pas le voir venir
01:04:09en fait
01:04:10c'est ce qui se produit
01:04:10c'est les patients
01:04:11qu'on a aux urgences
01:04:11justement
01:04:12parce qu'ils ne le voient pas venir
01:04:13et il faut éviter évidemment
01:04:14de finir aux urgences
01:04:15justement Antoine Forestier
01:04:17vous êtes à l'hôpital
01:04:17Robert Ballanger
01:04:18d'Aulnay-Soubois
01:04:19en banlieue parisienne
01:04:20il fait combien dans les chambres ?
01:04:25pardon excusez-moi
01:04:26on est en train de me parler
01:04:26il fait près de 35 degrés
01:04:28dans les chambres
01:04:29de cet hôpital
01:04:30c'est ce que nous ont dit
01:04:30les employés
01:04:31avec qui on a échangé
01:04:32il y a maintenant
01:04:34quelques minutes
01:04:35difficulté pour les employés
01:04:36évidemment
01:04:36mais également pour les personnes
01:04:38soignées
01:04:39les syndicats sont remontés
01:04:40contre la direction
01:04:41de cet hôpital
01:04:41parce qu'ils considèrent
01:04:42que cela fait plus d'un an et demi
01:04:43avant même ces épisodes caniculaires
01:04:45qu'ils ont expliqué
01:04:46qu'il n'y avait pas assez
01:04:47de ventilateurs
01:04:47pas assez de climatisation
01:04:48c'est un bâtiment assez ancien
01:04:50plus de 70 ans
01:04:50il y a près de 700 chambres
01:04:522000 personnels médicaux
01:04:54qui y travaillent
01:04:55je vous propose d'écouter
01:04:56une responsable syndicale CGT
01:04:58qui nous liste
01:04:58tous les dysfonctionnements
01:04:59dans cet hôpital
01:05:01elle est interrogée
01:05:01au micro de Thomas Laurio
01:05:03alors la situation
01:05:04au sein de l'hôpital
01:05:04elle est catastrophique
01:05:05très peu de climatiseurs
01:05:08la direction n'est pas en mesure
01:05:09de nous dire
01:05:10combien de climatiseurs
01:05:11il y a sur l'établissement
01:05:12elle n'est pas en mesure
01:05:12de recenser
01:05:13où se trouvent ces climatiseurs
01:05:15ça fait déjà un an et demi
01:05:17qu'on demande
01:05:17où se trouvent ces climatiseurs
01:05:18combien il y en a
01:05:19il n'y a pas de réponse
01:05:19on leur demande d'acheter
01:05:20en amont des climatiseurs
01:05:22ce n'est pas acheté
01:05:22ils achètent quelques ventilateurs
01:05:24au compte-gout
01:05:24il y en a 50 qui viennent
01:05:25d'être commandés
01:05:25les trois quarts des services
01:05:27il fait plus de 35 degrés
01:05:28dans les chambres
01:05:29les agents et les patients
01:05:31du coup
01:05:32n'ont pas de fontaine à eau
01:05:33n'ont pas de bouteille d'eau
01:05:34alors que les conditions
01:05:35ne sont pas correctes
01:05:36ils mettent des couvertures
01:05:37de survie sur les fenêtres
01:05:38c'est les seules recommandations
01:05:39que nous avons de la direction
01:05:39aujourd'hui
01:05:42un médecin de l'hôpital
01:05:44interrogé ce matin
01:05:44sur notre antenne
01:05:45indiquait qu'il y a eu
01:05:46une prise en charge
01:05:47il y a quelques jours
01:05:47d'un patient
01:05:48prise en charge
01:05:49pour un coup de chaud
01:05:50il a été prise en charge
01:05:50en réanimation
01:05:51un service où il y a bien
01:05:52de la climatisation
01:05:53lorsqu'il a pu sortir
01:05:54de ce service
01:05:55il est retourné dans une chambre
01:05:56où il faisait près de 35 degrés
01:05:58il a insisté
01:05:59pour rentrer chez lui
01:05:59une tentative de fugue
01:06:00auquel seraient confrontés
01:06:02les employés ici
01:06:03nous avons tenté
01:06:04de contacter la direction
01:06:05pour confirmer
01:06:06cette information
01:06:07à ce stade
01:06:07ils ont refusé
01:06:08tout commentaire
01:06:09concernant la situation
01:06:10à l'intérieur de l'hôpital
01:06:11Antoine Forestier
01:06:11sur des images
01:06:12de Thomas L'Oriot
01:06:13des patients fugueurs
01:06:14ça donne quoi
01:06:14vos urgences
01:06:15toujours pas la clim, Morel ?
01:06:16toujours pas la clim
01:06:17ça, ça n'a pas changé
01:06:18il faut bien se rendre compte
01:06:19que les températures
01:06:21comme ça a été indiqué
01:06:21chez nous aussi
01:06:22ça monte à plus de 30 degrés
01:06:23pour les patients
01:06:24et qu'à part mettre
01:06:25un ventilateur
01:06:25c'est quoi le système D
01:06:27à Poissy ?
01:06:28le système D
01:06:28c'est on ouvre les portes
01:06:30qui devraient être fermées
01:06:30vous savez les portes de sécurité
01:06:31parce qu'on se dit
01:06:32comme ça
01:06:32ça fait un petit flux d'air
01:06:34on met des ventilateurs
01:06:36au niveau des patients
01:06:37vous savez
01:06:37il n'y a pas un ventilateur
01:06:38déjà
01:06:38il n'y a pas un ventilateur
01:06:39on n'en a pas assez
01:06:41et ensuite
01:06:42les ventilateurs
01:06:43ce n'est pas suffisant
01:06:44pour avoir des conditions
01:06:45correctes
01:06:46et décentes pour des patients
01:06:47il faut quand même dire
01:06:48la réalité
01:06:48on est à plus de 30 degrés
01:06:50je veux dire
01:06:50vous envoyez de l'air chaud
01:06:52sur des patients
01:06:52qui sont déjà
01:06:54on va dire diminués
01:06:55c'est à certains moments
01:06:56vous montez à plus de 35 degrés
01:06:57normalement
01:06:57ce n'est même pas recommandé
01:06:58d'utiliser un ventilateur
01:06:59à plus de 35 degrés
01:07:00alors je ne vous parle même pas
01:07:01de l'hydratation
01:07:01on n'hydrate pas correctement
01:07:02les patients
01:07:04on va avoir une surmortalité
01:07:05liée à ça
01:07:06c'est sûr
01:07:06et c'est quelque chose
01:07:08qui n'avait pas été
01:07:08d'ailleurs anticipé
01:07:09quand on écoute
01:07:10les urgentistes
01:07:11depuis ce matin
01:07:12c'est qu'en plus
01:07:13ça vient complexifier
01:07:14l'équation
01:07:14à la fois
01:07:15vous avez plus de demandes
01:07:16d'hospitalisation
01:07:17et moins de capacitaire
01:07:18parce que dans certains hôpitaux
01:07:19il y a certaines chambres
01:07:20qui sont inutilisables
01:07:21en raison de la chaleur
01:07:22je voulais juste préciser
01:07:23que la semaine dernière
01:07:24on avait reçu pas mal
01:07:24de témoignages
01:07:25notamment un témoignage
01:07:26d'un soignant
01:07:27d'un hôpital parisien
01:07:28qui avait acheté
01:07:29sur ses deniers propres
01:07:30des brasseurs d'air
01:07:31pour les mettre dans les couloirs
01:07:32tellement c'était irrespirable
01:07:34c'est quoi un brasseur d'air ?
01:07:35un gros ventilateur
01:07:36d'accord
01:07:38donc on en est là
01:07:39et sa cadre
01:07:41sa chef de service
01:07:42lui a dit
01:07:43on ne va pas dire
01:07:44que ça vient de toi
01:07:44parce que sinon
01:07:45on devra les désinstaller
01:07:46parce qu'il y a des risques
01:07:47au niveau des responsabilités
01:07:48si il le...
01:07:49il y a la fendie
01:07:50exactement
01:07:50donc on va dire
01:07:51que c'est un cadeau de patients
01:07:54Dans le Midi BFM
01:07:55aujourd'hui nous accueillons
01:07:56l'ancien ministre de la Santé
01:07:57médecin urgentiste
01:07:58François Braune
01:07:58bonjour
01:07:59merci d'être avec nous
01:08:00vous allez nous parler
01:08:00de la situation
01:08:01en Moselle
01:08:02chez vous
01:08:03mais d'abord
01:08:04on va écouter
01:08:05ce que disait tout à l'heure
01:08:06la déléguée générale
01:08:07de la Fédération hospitalière
01:08:08de France
01:08:09on redoute le pire
01:08:10quand on regarde
01:08:10les chiffres
01:08:11de l'an dernier
01:08:14Santé publique France
01:08:15en 2025
01:08:16nous avons eu
01:08:17une canicule
01:08:18à répertorier
01:08:20et une surmortalité
01:08:22de 5700 décès supplémentaires
01:08:24et là
01:08:25on pourrait s'attendre
01:08:26au moins
01:08:27au même niveau
01:08:28de surmortalité
01:08:29voire peut-être plus
01:08:30du fait
01:08:31des différents épisodes
01:08:32que nous avons connus
01:08:33et donc effectivement
01:08:35du fait
01:08:35que les organismes
01:08:36sont fragilisés
01:08:37et j'ai entendu
01:08:38ce que vous disiez
01:08:39par rapport
01:08:40aux arrêts cardiaques
01:08:41aux prises en charge
01:08:42à domicile
01:08:43bien évidemment
01:08:44que les organismes
01:08:45qui sont fatigués
01:08:46sur la durée
01:08:47ça va avoir des conséquences
01:08:48François Braune
01:08:49merci une nouvelle fois
01:08:50d'être avec nous
01:08:51est-ce que ce risque
01:08:51de surmortalité
01:08:52évoqué à l'instant
01:08:54supérieur à celui
01:08:55de l'an dernier
01:08:55est un vrai risque ?
01:08:57Je ne suis pas prophète
01:08:59on peut toujours
01:09:01souffler le chaud et le froid
01:09:02on pourrait dire
01:09:03sur ce type de chiffres
01:09:06mais ce qui est certain
01:09:06c'est que tout épisode
01:09:07de canicule
01:09:08s'accompagne
01:09:09d'une surmortalité
01:09:10en tout cas
01:09:11d'une mortalité
01:09:13qui aurait pu être évitable
01:09:14s'il n'y avait pas
01:09:15la canicule
01:09:16ça c'est certain
01:09:17donc il y aura des morts
01:09:18liées à la canicule
01:09:19quant à dire le chiffre
01:09:20c'est très difficile
01:09:21ce qu'on peut dire
01:09:22c'est qu'on n'est pas du tout
01:09:23dans les mêmes situations
01:09:24que 2003
01:09:24qu'on met souvent en référence
01:09:26on a quand même
01:09:27une mobilisation
01:09:28et beaucoup de choses
01:09:28qui ont été faites depuis
01:09:29Mais un épisode
01:09:30particulièrement long
01:09:31éprouvant
01:09:32vous êtes inquiet
01:09:33vous aujourd'hui ?
01:09:35Écoutez oui
01:09:36je suis comme
01:09:37tous mes collègues
01:09:39et comme tout le personnel
01:09:41hospitalier
01:09:42d'une façon générale
01:09:43parce que c'est
01:09:44comme toujours
01:09:44l'hôpital public
01:09:45qui prend de plein fouet
01:09:47ces crises sanitaires
01:09:48ici à Metz
01:09:50le directeur a décidé
01:09:52de déclencher
01:09:52le plan blanc hospitalier
01:09:54c'est-à-dire un plan
01:09:54de mobilisation générale
01:09:56parce qu'il y a
01:09:57un afflux de patients
01:09:57qui est lié à la canicule
01:09:59des difficultés
01:10:00d'hospitalisation
01:10:01mais on ne peut pas dire
01:10:02qu'on est surpris non plus
01:10:03ce n'est pas arrivé d'hier
01:10:05ça fait plusieurs jours
01:10:07semaines
01:10:07qu'on nous en informe
01:10:09les hôpitaux
01:10:09ont à leur disposition
01:10:10des outils
01:10:11d'organisation
01:10:12ces fameux plans blancs
01:10:13je crois qu'il ne faut pas
01:10:14hésiter à les déclencher
01:10:15et les déclencher
01:10:16à l'échelle
01:10:17pas seulement
01:10:18de l'hôpital public
01:10:18mais à l'échelle
01:10:19d'un territoire de santé
01:10:20pour mobiliser aussi
01:10:22nos collègues du privé
01:10:23François Braun
01:10:23quel est le profil
01:10:24des patients
01:10:25qui arrivent en ce moment
01:10:26aux urgences
01:10:27de l'hôpital de Metz ?
01:10:29Alors on a des profils
01:10:30qui sont un petit peu différents
01:10:31c'est-à-dire
01:10:32il y a des profils
01:10:33de personnes âgées
01:10:33bien sûr
01:10:34qui ne sont pas tellement
01:10:35des personnes âgées
01:10:36qui sont en institution
01:10:37qui sont plutôt
01:10:37des personnes âgées
01:10:38qui vivent seules
01:10:40et il faut toujours
01:10:40alerter par rapport à ça
01:10:42on a beaucoup de patients
01:10:43qui sont des patients chroniques
01:10:45qui ont de fait
01:10:46de la chaleur
01:10:46une décompensation
01:10:48de leur pathologie
01:10:48c'est-à-dire
01:10:49leur pathologie
01:10:49qui s'aggrave
01:10:50parce que
01:10:51quand vous prenez
01:10:52des médicaments
01:10:53et qu'il fait très très chaud
01:10:54il faut ajuster
01:10:55votre traitement
01:10:56et ça le message
01:10:57qu'on doit passer
01:10:58c'est
01:10:58vous êtes un patient chronique
01:10:59il faut absolument
01:11:00si vous ne l'avez pas encore fait
01:11:01vous rapprocher
01:11:02de votre médecin traitant
01:11:03pour qu'il vous donne
01:11:04des bons conseils
01:11:05arrêtez de prendre
01:11:06trop de diurétique
01:11:08si vous êtes un patient
01:11:09qui a de l'hypertension
01:11:09parce que vous allez
01:11:10vous déshydrater
01:11:11beaucoup plus vite
01:11:11il y a bien sûr
01:11:13la marge
01:11:13des
01:11:14je ne sais même pas
01:11:15comment les qualifier
01:11:17des inconscients
01:11:18enfin aller faire
01:11:19du sport
01:11:20aller courir
01:11:21en plein soleil
01:11:23en ce moment
01:11:23rester tout l'après-midi
01:11:25allongé sur une pelouse
01:11:26certes à boire
01:11:27mais pas de l'eau
01:11:28bon ça c'est
01:11:29c'est complètement absurde
01:11:31mais malheureusement
01:11:32il y a des gens
01:11:33qui ont ce type d'attitude
01:11:34et qui arrivent également
01:11:35et puis les enfants
01:11:37dont on parle
01:11:37pas beaucoup
01:11:38alors ça va
01:11:39il n'y a pas de saturation
01:11:41des services de pédiatrie
01:11:43mais les tout petits
01:11:44les nourrissons
01:11:44il faut vraiment être
01:11:45très très attentif
01:11:47à ce qui ne se déshydrate pas
01:11:48est-ce que
01:11:49professeur Braun
01:11:50est-ce que
01:11:50dans votre hôpital
01:11:52en dépit de
01:11:53enfin grâce
01:11:54au déclenchement
01:11:55du plan blanc
01:11:55vous disposez
01:11:56de suffisamment
01:11:57de moyens
01:11:58pour traiter
01:11:59tout le monde
01:12:02alors
01:12:02on se met
01:12:03en ordre de marche
01:12:04pour traiter tout le monde
01:12:05ça c'est la caractéristique
01:12:07et l'adaptabilité
01:12:08que l'on doit avoir
01:12:09le plan blanc
01:12:10a été déclenché
01:12:11il est déclenché là
01:12:12à 13h
01:12:13on a pris la décision
01:12:14ce matin
01:12:14l'hôpital
01:12:15était un hôpital
01:12:16en tension
01:12:16c'est-à-dire
01:12:17le niveau d'avant
01:12:18on a répertorié
01:12:19bien sûr
01:12:19tous nos besoins
01:12:20on est sur une logique
01:12:21de réouverture de lits
01:12:23puisqu'on a besoin
01:12:23de lits d'hospitalisation
01:12:25donc de mobilisation
01:12:26du personnel
01:12:27médical et non médical
01:12:28mais je dirais
01:12:29que ces plans
01:12:31existent partout
01:12:32sont à mettre en oeuvre
01:12:33et il faut
01:12:34à mon sens
01:12:35ne pas attendre
01:12:36l'objectif étant
01:12:37bien sûr
01:12:37de prendre en charge
01:12:38tout le monde
01:12:38une question de Margot Trouville
01:12:40bonjour professeur
01:12:41au regard des retours
01:12:43que vous avez aussi
01:12:43de vos confrères
01:12:44comment qualifieriez-vous
01:12:45la situation actuelle ?
01:12:48si vous voulez
01:12:49on s'attendait
01:12:50tout à fait
01:12:51à ce débordement
01:12:52puisque c'est pas
01:12:54tant l'intensité
01:12:55qui joue bien sûr
01:12:55que la durée
01:12:56ce qu'on peut voir
01:12:57c'est que
01:12:58ce qui était arrivé
01:12:59plus vite
01:12:59dans les canicules précédentes
01:13:01par exemple
01:13:01en 2003
01:13:02au bout de 3-4 jours
01:13:03on commençait à avoir
01:13:04une saturation des services
01:13:05là on voit
01:13:06que ça a mis plus de temps
01:13:08parce que les gens
01:13:09sont mieux informés
01:13:10sont mieux préparés
01:13:10mais on était un petit peu
01:13:12comme
01:13:12vous savez
01:13:13du lait sur le feu
01:13:14quoi
01:13:14c'était pas en train
01:13:15de bouillir
01:13:16puis tout d'un coup
01:13:16ça se met à déborder
01:13:17et j'ai le sentiment
01:13:19que nous avons passé
01:13:20ce cap
01:13:21hier
01:13:22probablement
01:13:22en fonction des régions
01:13:23hier dans la nuit
01:13:24où on va le passer
01:13:25dans la journée
01:13:26aujourd'hui
01:13:26donc on est vraiment
01:13:27dans ce cap
01:13:28de sur-saturation
01:13:30c'est le cas effectivement
01:13:31en Bretagne
01:13:31tout à l'heure
01:13:32le chef du SAMU
01:13:33nous parlait
01:13:33de services de réanimation
01:13:35saturés
01:13:35concrètement
01:13:36ça veut dire quoi ?
01:13:37ça veut dire que
01:13:37des patients qui ont besoin
01:13:39d'aller en réa
01:13:39ne le seront pas
01:13:40ou dans le couloir
01:13:41on ne peut plus
01:13:41les prendre en charge ?
01:13:43alors la saturation
01:13:44des services de réanimation
01:13:46ce qui n'est pas le cas
01:13:46dans notre région
01:13:48pour l'instant
01:13:49c'est quelque chose
01:13:50que malheureusement
01:13:52ou heureusement
01:13:52on sait maîtriser
01:13:53depuis la crise Covid
01:13:54c'est à dire
01:13:55on est capable
01:13:56d'organiser des prises en charge
01:13:57et de donner
01:13:58les soins nécessaires
01:13:59aux patients
01:14:00donc ça
01:14:01il faut être bien sûr
01:14:01extrêmement vigilant
01:14:02vis-à-vis de cela
01:14:03mais l'hôpital
01:14:05est capable
01:14:06de prendre en charge
01:14:07ces excès
01:14:08et je le rappelle
01:14:09l'hôpital public
01:14:10ne doit pas être
01:14:11seul en première ligne
01:14:12il faut impérativement
01:14:14la mobilisation
01:14:14de nos collègues
01:14:15du privé
01:14:16le docteur Marti
01:14:17est avec nous
01:14:18François Braune
01:14:19il voulait évoquer
01:14:21les plans blanches
01:14:22à vous la parole
01:14:23Jérôme Marti
01:14:25merci
01:14:25juste deux choses
01:14:26pour répondre à François Braune
01:14:27il y a 150 services
01:14:29d'urgence privées
01:14:30on appelle
01:14:31les régulateurs publics
01:14:32à se servir aussi
01:14:33des urgences privées
01:14:34parce qu'on était hier
01:14:34avec la ministre
01:14:35et il apparaît
01:14:36qu'ils sont moins servis
01:14:36que le public
01:14:37donc il faut s'en servir
01:14:39pour décharger
01:14:40un petit peu
01:14:41les services publics
01:14:43pour le reste
01:14:44pour le reste
01:14:45les plans blancs
01:14:45c'est bien
01:14:45mais le plan blanc
01:14:46il arrive en aval
01:14:47il arrive quand la situation
01:14:48est dépassée presque
01:14:49il fait face à une situation
01:14:50dépassée
01:14:51ce qui est insupportable
01:14:52c'est qu'après
01:14:53ce qui s'est passé en 2003
01:14:54alors que les épisodes
01:14:56caniculaires sont de plus
01:14:57en plus fréquents
01:14:58ce sont des phénomènes
01:14:58exceptionnels
01:14:59mais qui par leur nombre
01:15:00deviennent de moins en moins
01:15:01exceptionnels
01:15:01on a encore des services
01:15:03qui n'ont pas de climatisation
01:15:04on a encore des zones
01:15:05où on nous dit
01:15:05les chambres de gériatrie
01:15:07sont à 35 degrés
01:15:08et nous soignants
01:15:09on devient complice de ça
01:15:10moi si j'ai un appel à passer
01:15:12aujourd'hui
01:15:12c'est un appel à passer
01:15:14aux soignants
01:15:14aux équipes de soins
01:15:15aux médecins
01:15:16aux infirmières
01:15:17je leur dis
01:15:17n'acceptez plus ça
01:15:19n'acceptez plus d'être complice
01:15:20de ça
01:15:20allez chercher votre administration
01:15:22allez chercher le directeur
01:15:23mettez-le devant le fait accompli
01:15:25qu'il prenne ses petits bras
01:15:26et qu'il aille acheter des clims
01:15:27parce que les crédits
01:15:28ils les ont
01:15:28le pognon
01:15:30ils l'ont
01:15:30mais il est mal fléché
01:15:31à eux de prendre la responsabilité
01:15:33de mieux le flécher
01:15:33et d'installer
01:15:34et de parer au plus pressé
01:15:36on ne peut pas être complice
01:15:37de gens âgés
01:15:38qui meurent aujourd'hui
01:15:39parce que leur chambre
01:15:40est à 35 degrés
01:15:41c'est insupportable
01:15:422003
01:15:43c'était il y a plus de 20 ans
01:15:45ça suffit maintenant
01:15:46qu'est-ce qu'on a tiré
01:15:47comme le son du passé
01:15:48oui certes
01:15:48on sait mieux réagir
01:15:49certes on sait mieux
01:15:51mettre des couvertures
01:15:53de survie sur les fenêtres
01:15:54avoir des bénévoles
01:15:55comme on le fait ici
01:15:55avec les mairies
01:15:56qui nous amènent les bénévoles
01:15:57pour faire voir les patients
01:15:58etc
01:15:58on sait faire ça
01:16:00mais enfin
01:16:00que les services
01:16:01ne soient pas installés en clim
01:16:03on ne peut plus être complice de ça
01:16:04Il y a la clim chez vous François Broun ?
01:16:07Alors vous savez
01:16:09le CHR de Messiaenville
01:16:10c'est deux gros hôpitaux
01:16:11il y a un des hôpitaux
01:16:13qui est le plus récent
01:16:13qui a de la clim
01:16:14du rafraîchissement
01:16:15mais c'est de la clim
01:16:16l'autre hôpital
01:16:17non
01:16:18on a mis en place
01:16:19des systèmes de ventilation
01:16:20on a mis en place ce qu'il faut
01:16:21mais je veux dire
01:16:22on peut toujours hurler
01:16:24ou dire que rien ne va
01:16:26je pense que
01:16:27le système de santé
01:16:28s'est partiellement adapté
01:16:30à cette situation
01:16:31maintenant
01:16:32qui a dit
01:16:33il y a deux ans
01:16:34qu'on aurait 40 degrés
01:16:35pendant 10 jours
01:16:36bon on parle
01:16:37de réchauffement climatique
01:16:38mais on n'a jamais dit ça
01:16:40notre problématique
01:16:41je pense
01:16:43François on le sait
01:16:45les épisodes caniculaires
01:16:46on les connait
01:16:46on sait très bien
01:16:47qu'ils sont fréquents aujourd'hui
01:16:49il n'y a aucune surprise
01:16:51qu'il faut envoyer les gens
01:16:53dans le privé
01:16:54je peux vous donner
01:16:54un exemple très simple
01:16:55nous ce matin
01:16:56la clinique privée à côté
01:16:57elle refusait les patients
01:16:58qu'on voulait lui envoyer
01:16:59donc arrêtons de généraliser
01:17:00essayons plutôt
01:17:01de prendre un petit peu
01:17:02de hauteur sur la situation
01:17:04la problématique
01:17:04c'est ce que je fais François
01:17:05je te dis qu'il faut servir
01:17:06des services d'urgence privée
01:17:07je ne te parle pas
01:17:08des services
01:17:08on laisse François
01:17:09pour te parler
01:17:10on doit tous s'y filer
01:17:12bon si on peut essayer
01:17:14de réussir un petit peu
01:17:16en dehors de la situation
01:17:18critique actuelle
01:17:19parce qu'il faut toujours
01:17:19essayer de prendre
01:17:20un peu de distance
01:17:21de toute façon
01:17:22on va faire face
01:17:22à cette crise
01:17:23et le système de santé
01:17:24public en tout cas
01:17:25est préparé
01:17:25elle le fera
01:17:26maintenant
01:17:27prenons un peu de distance
01:17:28nous n'avons pas
01:17:29un système de santé en France
01:17:30nous avons un système
01:17:31de soins
01:17:31qui est entièrement
01:17:33axé sur le soin
01:17:33tout ce qu'on voit aujourd'hui
01:17:34ça relève de la prévention
01:17:36qui aussi fait partie
01:17:38de la santé
01:17:38donc il faut à un moment donné
01:17:40un petit peu retourner la table
01:17:42et dire
01:17:42nous devons investir
01:17:43dans la prévention
01:17:44dans la prévention en santé
01:17:45y compris dans l'hôpital
01:17:46et ça c'est une décision
01:17:48qui j'espère
01:17:49va être prise
01:17:50dans les mois
01:17:50qui viennent
01:17:51pour les prochaines élections
01:17:53c'est indispensable
01:17:53si on ne veut pas
01:17:54tous les ans
01:17:55tous les deux ans
01:17:56ou tous les quatre ans
01:17:57dire mon dieu
01:17:58il y a de nouveau une crise
01:17:58on n'est pas prêt
01:17:59on se prépare
01:18:00le mieux possible
01:18:01le public
01:18:02on sait des énormes déficits
01:18:04qui est là
01:18:04donc il faut restructurer
01:18:06tout ça
01:18:06refaire probablement
01:18:08des hôpitaux
01:18:09aller sur la gradation
01:18:10des soins
01:18:11bref tout un programme
01:18:12à construire
01:18:13pour vraiment avoir
01:18:14un système de santé
01:18:15et nos voisins européens
01:18:17ont déjà démarré
01:18:18cette réforme
01:18:18nous pas encore
01:18:19j'espère qu'on ne va pas
01:18:20la retarder
01:18:21bon Laurent Neumann
01:18:22juste à écouter
01:18:23ce débat entre Jérôme
01:18:24Barty et François Braun
01:18:25notre système
01:18:27quoi qu'on en dise
01:18:29il encaisse les chocs
01:18:31mais il n'est pas prêt
01:18:32non il n'est pas suffisamment prêt
01:18:34et François Braun
01:18:35disait quelque chose
01:18:36d'important
01:18:37c'est vrai que
01:18:38les ministres de la santé
01:18:39s'occupent des soins
01:18:41mais peut-être pas suffisamment
01:18:43de la prévention
01:18:44et pour qu'il y ait moins
01:18:46de passage aux urgences
01:18:47c'est aussi une question
01:18:48de comportement
01:18:49donc il y a tout ce qui se passe
01:18:51en aval
01:18:51tout ce qui se passe
01:18:52en aval
01:18:53les comportements individuels
01:18:54bah non
01:18:55on ne va pas faire
01:18:55du jogging
01:18:56du sport
01:18:56même à 8h le matin
01:18:58quand il fait encore
01:18:5935 degrés
01:19:00je suis désolé de le dire
01:19:01mais ceux qui nous expliquent
01:19:02qu'ils courent le matin
01:19:03parce que l'après-midi
01:19:04il fait trop chaud
01:19:04bah non
01:19:05ceux qui sautent
01:19:06dans les rivières
01:19:06qui sont autorisés
01:19:07alors qu'on a expliqué
01:19:08qu'il ne fallait pas
01:19:09sauter dans l'eau
01:19:09non
01:19:10donc ça c'est aussi
01:19:11des comportements individuels
01:19:12mais il y a la prévention
01:19:13ceux qui sont atteints
01:19:14notamment d'un certain
01:19:15nombre de pathologies
01:19:16savent qu'il y a
01:19:17des comportements à risque
01:19:18qu'il ne faut pas adopter
01:19:20ce travail de prévention là
01:19:21il est au moins
01:19:22aussi fondamental
01:19:23que le travail quotidien
01:19:25que font les personnels
01:19:26de santé
01:19:26à l'hôpital
01:19:28c'est un tout
01:19:28et oui
01:19:29on est très fort
01:19:30en France pour soigner
01:19:31on l'est un tout petit peu moins
01:19:32pour ce principe
01:19:34de précaution
01:19:35ou de prévention
01:19:36Réaction
01:19:36François Brown
01:19:38Oui
01:19:38je ne peux être que d'accord
01:19:40je me rappelle
01:19:41que quand j'étais au ministère
01:19:42c'était le ministère
01:19:42de la santé
01:19:43et de la prévention
01:19:44alors c'est peut-être
01:19:45dire deux fois la même chose
01:19:46parce que la santé
01:19:47comprend la prévention
01:19:48mais c'est l'enjeu
01:19:49c'est l'enjeu majeur
01:19:50pour le système
01:19:51de santé de demain
01:19:52si on veut préserver
01:19:53cette qualité de soins
01:19:55Je voulais parler aussi
01:19:56des pompiers
01:19:57François Brown
01:19:57souvent c'est le premier maillon
01:19:58c'est eux qui viennent chercher
01:19:59les patients à domicile
01:20:01et qui vous les amènent
01:20:02sauf que là
01:20:02on assiste à une accumulation
01:20:03de risques
01:20:04la canicule
01:20:05les incendies aussi
01:20:06sont sur tous les fronts
01:20:07est-ce que vous craignez
01:20:08qu'à force
01:20:09ils ne soient plus
01:20:10en capacité
01:20:11de vous acheminer
01:20:12les patients
01:20:13ou pas dans les temps
01:20:14en tout cas
01:20:16Alors c'est vrai
01:20:16que les sapeurs-pompiers
01:20:18sont là
01:20:19et font un énorme travail
01:20:20de transport
01:20:21des patients
01:20:22souvent dans ce qu'on appelle
01:20:24les carences ambulancières
01:20:25parce que les ambulanciers privés
01:20:26ne peuvent pas
01:20:27tout assumer
01:20:28alors il y a bien sûr
01:20:30des solutions
01:20:30qu'on a mis en place
01:20:32déjà mobiliser
01:20:33les transporteurs sanitaires
01:20:35pour qu'eux aussi
01:20:35mettent plus de montages
01:20:36moyens à notre disposition
01:20:38ce qui est le cas
01:20:39par exemple
01:20:39là sur Mestion
01:20:40et puis
01:20:42les sapeurs-pompiers
01:20:43ont la capacité
01:20:44de solliciter
01:20:45les associations
01:20:46agréées
01:20:47de sécurité civile
01:20:48c'est un gros mot
01:20:50entre guillemets
01:20:50mais ça représente
01:20:51la Croix-Rouge
01:20:52l'ordre de Mat
01:20:52la Croix-Blanche
01:20:53la sécurité civile
01:20:54qui eux aussi
01:20:55ont des ambulances
01:20:56donc ils peuvent venir
01:20:57en objectif
01:20:58des sapeurs-pompiers
01:20:59qui bien sûr
01:20:59doivent être mobilisés
01:21:00pour tous les risques
01:21:02incendies
01:21:02et tous les autres risques
01:21:03alors il y a un autre sujet
01:21:05qui est le sujet psychiatrique
01:21:07parce que évidemment
01:21:08avec cet épisode
01:21:10qui dure
01:21:11dont on ne voit pas la fin
01:21:13il y a une réelle inquiétude
01:21:15sur ce sujet là
01:21:16bonjour Romain Sayous
01:21:17vous êtes psychiatre
01:21:18au centre hospitalier
01:21:19de Créteil
01:21:20vous assistez
01:21:22vous aussi
01:21:23à des patients
01:21:24qui
01:21:25qui ne peuvent plus supporter
01:21:27évidemment
01:21:27cette situation
01:21:28et qui viennent
01:21:31j'espère
01:21:31jusqu'à vous
01:21:33oui
01:21:34alors c'est
01:21:35effectivement
01:21:35les patients
01:21:36ont une grande difficulté
01:21:37pour faire face
01:21:38à la chaleur
01:21:39je rappelle que la chaleur
01:21:40ça augmente
01:21:41ça altère le sommeil
01:21:44ça augmente l'anxiété
01:21:45l'irritabilité
01:21:46et chez les patients
01:21:47souffrant de maladies psychiatriques
01:21:49chroniques
01:21:49et pas que
01:21:50ça augmente également
01:21:51le risque
01:21:53de tentative de suicide
01:21:54et même de suicide
01:21:55c'est des données
01:21:56qui sont extrêmement claires
01:21:57là-dessus
01:21:58l'augmentation
01:21:59des températures
01:21:59augmente le risque
01:22:00de suicide
01:22:01c'est également
01:22:02pour nos patients
01:22:03de psychiatrie
01:22:04ou en tout cas
01:22:05pour n'importe quelle personne
01:22:06qui prendrait
01:22:06un traitement psychotrope
01:22:08qui est indispensable
01:22:10dans de nombreuses
01:22:11pathologies
01:22:12ou de nombreuses situations
01:22:13psychiatriques
01:22:14une régulation thermique
01:22:15qui va moins bien se faire
01:22:17et certains traitements
01:22:18qui vont pouvoir
01:22:19éventuellement
01:22:19se déséquilibrer
01:22:20la difficulté
01:22:21c'est que notre système
01:22:22de santé
01:22:22n'est pas suffisamment adapté
01:22:24malgré tous les efforts
01:22:25que font les administrations
01:22:26et croient bien
01:22:28leur implication
01:22:28et leur motivation
01:22:30mais ces efforts
01:22:32ils sont clairement
01:22:32insuffisants
01:22:33en exemple de mon hôpital
01:22:34les unités
01:22:35avec les patients
01:22:36sont heureusement climatisées
01:22:37et encore pas
01:22:38toutes les chambres
01:22:38mais les bureaux
01:22:40de consultation
01:22:40où nous recevons
01:22:41les patients en consultation
01:22:42sont des fournaises
01:22:44nous pouvons malheureusement
01:22:45ne pas recevoir
01:22:46des patients
01:22:46quand il fait 40
01:22:47ou 41 degrés
01:22:48dans un bureau
01:22:48le problème
01:22:49c'est que nos patients
01:22:50si on annule
01:22:51leur consultation
01:22:52vont se retrouver
01:22:54à décompenser
01:22:54et vont se retrouver
01:22:55à aller beaucoup moins bien
01:22:58et se retrouver aux urgences
01:22:59et engorger
01:23:00nos services
01:23:00qui sont déjà
01:23:02extrêmement submergés
01:23:03par la vague
01:23:04de patients
01:23:05avec maladie chronique
01:23:06de patients âgés
01:23:07qui supportent mal
01:23:08la chaleur
01:23:09et décompensent
01:23:09leur pathologie
01:23:10donc en psychiatrie
01:23:11les patients de psychiatrie
01:23:13et même l'ensemble
01:23:14de la population
01:23:15a un impact majeur
01:23:17de ces vagues
01:23:18de chaleur
01:23:18de cette canicule
01:23:19sur leur santé mentale
01:23:21alors tous les médecins
01:23:22sont pleinement mobilisés
01:23:23pour faire face
01:23:24à cette crise
01:23:25que ce soit les psychiatres
01:23:26ou les médecins
01:23:27des autres disciplines
01:23:28mais voilà
01:23:30les établissements
01:23:30ne sont pas suffisamment adaptés
01:23:32ne sont pas suffisamment climatisés
01:23:34on propose souvent
01:23:35des ventilateurs
01:23:35c'est un petit peu dérisoire
01:23:37dans certaines situations
01:23:38d'autant plus
01:23:39qu'en psychiatrie
01:23:39avec parfois
01:23:40des patients dangereux
01:23:41un ventilateur
01:23:42peut devenir une arme
01:23:43et c'est un
01:23:44on va dire
01:23:47au niveau
01:23:48du système de santé
01:23:50qui n'est pas
01:23:51à ces difficultés
01:23:52dans les services
01:23:52de psychiatrie
01:23:54très clairement
01:23:56nos hôpitaux
01:23:57ne sont pas adaptés
01:23:57notre système de soins
01:23:58n'est pas adapté
01:24:00à ces fortes chaleurs
01:24:02et
01:24:04fragilisé
01:24:04ni en péril
01:24:05la climatisation
01:24:06c'est un équipement
01:24:07de sécurité sanitaire
01:24:08et de la santé
01:24:09qui est fondamental
01:24:10alors je vous dis
01:24:11pardon de vous couper
01:24:12mais je voudrais qu'on parle
01:24:12qu'on ait un mot
01:24:13pour les pompiers
01:24:13puisqu'on l'évoquait
01:24:14à quelques instants
01:24:15des pompiers
01:24:15qui sont évidemment
01:24:16sur sollicités
01:24:16en cette période
01:24:18et il y a un équipement
01:24:19qu'ils utilisent
01:24:20et vous y faisiez allusion
01:24:21tout à l'heure
01:24:22Margot de Frouville
01:24:23c'est les baignoires
01:24:24je crois qu'ils en ont utilisé
01:24:2560 rien qu'à Paris
01:24:27hier
01:24:2763
01:24:28c'est littéralement
01:24:30une baignoire
01:24:31qu'on remplit de glace
01:24:31il se trouve que
01:24:32lors de l'émission spéciale
01:24:33au début de la semaine
01:24:34avec Maxime Souitec
01:24:35vous avez testé
01:24:35Aurel Guet
01:24:36cette baignoire
01:24:37c'est vraiment
01:24:38c'est la sécurité civile
01:24:40qui vous met dedans
01:24:41oui alors l'idée
01:24:42en fait c'est
01:24:42avec l'immersion
01:24:43vous allez avoir
01:24:44un refroidissement
01:24:44qui va être
01:24:45quasi instantané
01:24:46mais on immerge
01:24:47les gens tout habillés
01:24:47on immerge les gens
01:24:48alors généralement
01:24:49on les déshabille dans
01:24:50la baignoire
01:24:50parce que l'objectif
01:24:51la priorité
01:24:52c'est vraiment
01:24:52de refroidir la température
01:24:53corporelle très très vite
01:24:54on a fait énormément
01:24:55d'études
01:24:55et on s'est rendu compte
01:24:56que la meilleure façon
01:24:57de refroidir un corps
01:24:57finalement c'est l'immersion
01:24:58avec vous allez avoir
01:24:59un refroidissement externe
01:25:00et puis ça va permettre
01:25:01de refroidir à la fin
01:25:02l'intérieur du corps
01:25:03et vous allez avoir
01:25:03un monitorage
01:25:04de votre température
01:25:05un suivi
01:25:06un suivi exactement
01:25:07où l'idée
01:25:07ça va être de suivre
01:25:08et bien le fait
01:25:09que votre température
01:25:10redescendre
01:25:10généralement
01:25:11on s'arrête à 38 degrés
01:25:12parce que vu que le refroidissement
01:25:13est tellement intense
01:25:13on sait qu'après
01:25:14ça va continuer
01:25:15par la peau
01:25:15à conduire
01:25:16donc on vous met dans l'eau
01:25:17vraiment l'objectif
01:25:18on se fiche des conséquences
01:25:19on vous met dans l'eau
01:25:19pour refroidir la température
01:25:21c'est ce qu'on fait
01:25:21pour les militaires
01:25:22c'est ce qu'on fait
01:25:22on a testé énormément de méthodes
01:25:23et dès que vous atteignez
01:25:2538 degrés
01:25:26on vous sort
01:25:26et généralement
01:25:27ça permet d'améliorer
01:25:28évidemment
01:25:28les symptômes
01:25:29on nous dit attention
01:25:30à l'hydrocution
01:25:30au choc thermique
01:25:31tout ça
01:25:31là il n'y a pas de risque
01:25:32à l'hydrocution
01:25:33ce que vous risquez
01:25:33c'est déjà en général
01:25:34les patients qu'on met là-dedans
01:25:35c'est des patients
01:25:35qui ont déjà justement
01:25:37des symptômes neurologiques
01:25:38et puis c'est important
01:25:39de comprendre l'hydrocution
01:25:40l'hydrocution
01:25:40c'est que vous allez faire
01:25:41un malaise lié en fait
01:25:43au fait que vous allez avoir
01:25:43une différence de température
01:25:44mais ce que vous risquez
01:25:45avec l'hydrocution
01:25:46c'est juste de vous évanouir
01:25:48donc de la traumatologie
01:25:49et de vous noyer
01:25:49mais ce n'est pas lié à l'hydrocution
01:25:50c'est que vous vous évanouissez
01:25:51il y a une perte de connaissances
01:25:52Marc la question que tout le monde se pose
01:25:53c'est quand est-ce qu'on a une chance
01:26:02ou encore les régions
01:26:04les départements vraiment proches
01:26:05de l'Atlantique
01:26:05il y aura du mieux
01:26:06dès demain
01:26:07on va passer là
01:26:08par exemple je vois
01:26:09Caen 40 degrés actuellement
01:26:1031 pour demain
01:26:11Rouen 39 cet après-midi
01:26:1334 pour demain
01:26:14La Rochelle 38 cet après-midi
01:26:1731 pour demain
01:26:17donc ça va baisser d'un cran
01:26:19on va sortir de la vigilance rouge
01:26:20on va repasser en orange
01:26:21dans ces départements
01:26:22mais ça reste malgré tout
01:26:23très chaud
01:26:24et les nuits
01:26:24sont toujours étouffantes
01:26:26vous savez
01:26:26les habitations et tout
01:26:28gardent la chaleur
01:26:29emmagasinent la chaleur
01:26:30donc pour retrouver des logements
01:26:31moins chauds
01:26:32ça va prendre plusieurs jours
01:26:33et puis dans le même temps
01:26:34pour d'autres régions
01:26:35ça s'annonce vraiment compliqué
01:26:36on rentre tout juste
01:26:38dans le dur
01:26:38pour l'île de France
01:26:39car hier
01:26:40il fait déjà
01:26:42près de 40 degrés
01:26:43actuellement à Paris
01:26:43il est prévu jusqu'à 41-42
01:26:45cet après-midi
01:26:45et dans le nord-est de la France
01:26:47ça va encore grimper
01:26:48il est prévu
01:26:4841 degrés
01:26:50demain après-midi
01:26:50à Nancy
01:26:51Voilà on va s'en sortir
01:26:52et tous ensemble
01:26:52Merci beaucoup Marc
01:26:54et merci à vous
01:26:55François Braune
01:26:56Dr Sayous
01:26:57et Jérôme Marti
01:26:58on sait que
01:26:59vous avez du boulot
01:27:00Bon courage
01:27:00et on vous laisse y retourner
01:27:03bon courage
01:27:04bravo pour tout ce que vous faites
01:27:05Sous-titrage Société Radio-Canada
01:27:06Merci à vous
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