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  • il y a 6 semaines
Chaque jour, Christophe Delay et Roselyne Dubois vous accompagnent de 12h à 14h dans Midi BFM.

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00:00:06Bonjour à tous et bienvenue dans le Midi BFM. Bonjour Roselyne. Bonjour Christophe, bonjour à tous.
00:00:10Édition spéciale Canicule, c'est effectivement encore le titre essentiel.
00:00:14Au moins 40 morts par noyade depuis 5 jours en France.
00:00:17C'est le Premier ministre qui a donné ce chiffre il y a quelques minutes.
00:00:19De toute évidence, l'histoire s'accélère.
00:00:21La dernière, c'était ce matin un jeune footballeur professionnel de Ligue 2
00:00:24qui est dans un état désespéré après s'être noyé près de Lyon.
00:00:28Romain Etuin sera en direct dans quelques instants.
00:00:30Clairement, on sous-estime le danger.
00:00:32C'est l'une des toutes dernières informations.
00:00:34La France vient de vivre la nuit la plus chaude jamais enregistrée.
00:00:37La France qui faisait partie hier par ailleurs.
00:00:40Des pays les plus chauds au monde.
00:00:42Explication de Marc A dans quelques instants.
00:00:44Et les températures continuent d'augmenter.
00:00:46Ça pèse de plus en plus sur notre santé.
00:00:48Nos organismes s'étendent dans les services d'urgence.
00:00:50Les EHPAD aussi. Margot de Frouville avec nous.
00:00:53Tout ça pèse sur la croissance.
00:00:54C'est ce que disait ce matin le patron des patrons sur BFM.
00:00:56Les agriculteurs accélèrent leur calendrier.
00:00:58Ils moissonnent plus tôt que prévu pour éviter ce que l'on appelle la sécheresse.
00:01:02Flash Jean-Wilfrid Forkès en Haute-Garonne dans quelques instants.
00:01:06Et puis autre titre de l'actualité.
00:01:08La sortie de Fabien Bandon, le chef d'état-major des armées.
00:01:10En pleine discussion de pays entre les Etats-Unis et l'Iran.
00:01:14Oui, l'Iran dispose de missiles capables de frapper la France.
00:01:18Ça s'accélère donc.
00:01:19Puisque je vous le disais, la France vient de vivre la nuit la plus chaude jamais enregistrée.
00:01:23On va y revenir dans quelques instants.
00:01:25Autre chiffre qui nous interpelle en cette mi-journée.
00:01:27Celui donné par le Premier ministre.
00:01:2940 morts depuis 5 jours par noyade.
00:01:32Et d'abord nous allons l'entendre.
00:01:36Un triste fléau sur les noyades.
00:01:38Puisque le dernier chiffre qui vient de nous être remonté.
00:01:4040 morts depuis le 18 juin.
00:01:44Essentiellement des jeunes.
00:01:46Et donc j'aimerais qu'on revienne sur ce plan.
00:01:48Parce que ce sont les premières victimes de la crise que nous connaissons.
00:01:51Et donc je veux qu'on y rentre dans le détail.
00:01:53Essentiellement des jeunes, dit le Premier ministre.
00:01:56Nouvel exemple près de Lyon, dans le Rhône.
00:01:58À Calui, Romain Etuin, vous êtes sur place avec Louis Léger.
00:02:01C'est un jeune joueur de foot de 21 ans qui est en état de mort cérébrale.
00:02:08Bien oui, c'est donc un jeune qui était en pleine possession de ses moyens.
00:02:11Lorsqu'il est venu se baigner avec ses amis dans ce secteur.
00:02:15Vous voyez, on est sur le seuil de la Fessine.
00:02:17On est au niveau du Rhône.
00:02:19Il y a énormément, énormément de courant.
00:02:22Et bien ces trois jeunes sont venus se baigner dans ce secteur.
00:02:26Malgré l'interdiction.
00:02:27Les secours sont intervenus aux alentours de 18 heures.
00:02:30Deux jeunes hommes ont pu être réanimés.
00:02:33Et donc ce joueur de foot qui est en état de mort cérébrale.
00:02:38C'est une zone très dangereuse.
00:02:40Il y a beaucoup de personnes qui viennent se baigner.
00:02:42Parce qu'il faisait très chaud hier.
00:02:43Près de 40 degrés à Lyon.
00:02:45Mais malheureusement, il y a beaucoup de pièges dans l'eau.
00:02:48Je vous propose d'écouter un habitué des lieux.
00:02:58Alors visiblement, on a un problème de son avec Lyon.
00:03:01On va rester sur l'image en direct de Romain Etuin, Jérôme François.
00:03:05Le danger, il est partout.
00:03:07Là, il est visible.
00:03:08Enfin, il y a des remous.
00:03:09Il y a une cascade.
00:03:11Ils ont pris des risques, ces jeunes gens ?
00:03:13Là, l'effet parle de même.
00:03:15Oui, ils ont pris des risques.
00:03:16Après, quand on regarde ça, c'est vrai que c'est attirant.
00:03:18L'eau est bien bleue.
00:03:19Il y a une petite plage de galets.
00:03:21On voit des remous.
00:03:21C'est un petit peu loin.
00:03:22On peut se dire que devant, là, on peut se baigner tranquillement.
00:03:24Et puis visiblement, non.
00:03:25C'est le problématique.
00:03:26Alors, en matière de noyade, ce qu'il faut privilégier, c'est la prévention.
00:03:30C'est ce que vous êtes en train de faire sur ce plateau.
00:03:32C'est de prévenir parce que les secours, bien sûr, sont préparés.
00:03:36On dispose des sauveteurs aquatiques et des plongeurs sur le long des cours d'eau.
00:03:40Mais on dit toujours, la règle, c'est approximatif, mais c'est 3 minutes sans air,
00:03:483 jours sans boire et 3 semaines sans manger.
00:03:51C'est des conditions de survie.
00:03:52Bon, au date de 5 minutes sous l'eau, sans respirer, le pronostic vital est engagé.
00:03:57Mais ce qu'il faut expliquer, Jérôme, c'est qu'on ne le voit pas forcément, le danger.
00:04:00Un trou d'eau, une aspiration, un courant, ça paraît paisible.
00:04:03Et non, le danger est là, en fait.
00:04:04Il y a les phénomènes de courant.
00:04:06Il y a les phénomènes, parfois, d'algues, parfois, de courants froids.
00:04:10Il y a différents types de noyades.
00:04:12Il y a la noyade parce qu'on ne sait pas nager, on coule, et puis il y a l
00:04:15'hydrocution également.
00:04:16Là, on a affaire à un sportif de très haut niveau.
00:04:18C'est un footballeur professionnel de Ligue 2.
00:04:21C'est-à-dire que même si on est dans un état de forme incontestable,
00:04:25on peut mourir noyé, en fait.
00:04:27Moi, je ne connais pas, personnellement,
00:04:28je ne connais pas les conditions dans lesquelles ce drame est arrivé.
00:04:31Mais effectivement, je suis également maire de ma commune.
00:04:34Nous, on a un pont qui enjambe une rivière l'Oise, en l'occurrence.
00:04:39Et tous les ans, on a des gens qui se noient sur des zones qui ne sont pas surveillées.
00:04:43Le dernier en date fait partie, malheureusement, des 40 qu'on évoque depuis le mois de juin.
00:04:48C'est tout simplement quelqu'un qui ne savait pas nager.
00:04:50Quand on voit l'endroit, ça paraît paisible.
00:04:52Bien sûr.
00:04:53On a pied, on voit le fond.
00:04:54Regardez, il y a même des gens qui s'y baladent, qui s'apprêtent à y aller nager.
00:04:58Sauf que quelques mètres plus tard, ça tombe de manière abrupte.
00:05:01L'enquête le confirme.
00:05:02Franchement, cette image est incroyable.
00:05:03C'est-à-dire que là, des gens ont échappé à la mort.
00:05:07Deux, parce que deux ont dû être réanimés.
00:05:09Un troisième est en état de mort cérébrale.
00:05:10On a des gens qui sont prêts à aller nager au même endroit.
00:05:14Je ne sais pas s'ils vont aller nager, mais effectivement, ça y ressemble.
00:05:17C'est toutes les difficultés.
00:05:19Je vous dis, moi, avec ma casquette de mer, je passe ma vie à appeler les gendarmes
00:05:22et à mobiliser ma police municipale pour demander aux jeunes de quitter les berges d'une rivière
00:05:26dans laquelle il est dangereux de se baigner.
00:05:27On fait des rondes anti-baignanes illégales.
00:05:29Et c'est comme ça qu'on en arrive, Margot Trouvé, là, ces chiffres.
00:05:3240 noyades en cinq jours à peine.
00:05:34Et la canicule va continuer.
00:05:35Et si on regarde, si on fait la comparaison par rapport au bilan consolidé de l'an dernier,
00:05:40vous savez, les noyades, elles sont surveillées entre le 1er juin et le 30 septembre.
00:05:43Pendant toute cette période, il y a eu un peu plus de 1 400 noyades.
00:05:46Il y a eu 409 décès.
00:05:48Un quart ont eu lieu pendant des vagues de forte chaleur.
00:05:52C'était le cas entre la mi-juin et la première semaine de juillet.
00:05:55À ce moment-là, il y avait eu une centaine de décès.
00:05:57Et quand on regarde globalement, on voit que 57% des victimes sont des adultes.
00:06:01Sauf pendant ces périodes-là, où là, les adolescents payent vraiment un lourd tribut.
00:06:07Et les cours d'eau, les plans d'eau, on ne le répète pas assez.
00:06:09C'est vraiment un lieu de fort danger, parce qu'on a tendance à sous-estimer.
00:06:12On avait un témoignage d'un maître nageur sauveteur qui nous a écrit pour nous dire
00:06:17pas assez d'éclin de la vigilance, peut-être aussi de nous, Français, face à l'eau.
00:06:21Alors, vu les températures, on peut comprendre, évidemment, qu'on soit tenté par des rivières comme celle-là.
00:06:26La France, Marc, et c'est vraiment l'un des derniers chiffres dont nous disposons,
00:06:31était hier l'un des pays où il a fait le plus chaud au monde.
00:06:35Absolument, avec des températures qui ont localement dépassé les 44 degrés.
00:06:40Et pour le coup, pour retrouver quelques degrés de plus, il fallait se rendre en Iran,
00:06:46sur la partie ouest de l'Iran ou encore en Irak, où les températures maximales atteignaient les 46-47 degrés.
00:06:53Donc, c'est vrai que lorsqu'on regarde un peu le...
00:06:55La voici, alors, les feux noirs.
00:06:57Il faut expliquer un petit peu.
00:06:58Ce qui est en rouge, c'est la seule zone qui était plus chaude que nous.
00:07:01Voilà, donc on a une partie du Moyen-Orient, puis on a également l'Afrique subsaharienne.
00:07:05Mais c'est vrai que lorsqu'on regarde le globe dans son ensemble, les anomalies thermiques,
00:07:10c'est-à-dire là où les températures sont très franchement, très nettement supérieures aux normales de saison,
00:07:15en gros, la France a globalement les mêmes couleurs que l'Afrique subsaharienne ou encore que l'Iran ou encore
00:07:21que l'Irak.
00:07:22Donc, ça montre à quel point, voilà, cette vague de chaleur, elle est exceptionnelle.
00:07:25Et ce qui est éprouvant, c'est que les nuits, elles aussi, sont exceptionnelles et qu'on bat des records.
00:07:28Oui, record de chaleur battue cette nuit.
00:07:31En effet, la France vient de vivre sa nuit la plus chaude, jamais enregistrée depuis le début des relevés.
00:07:37Le précédent record remontait à juillet 2019.
00:07:41Ce ne sont pas des petits records.
00:07:43Quand la station est ouverte depuis 1945, jamais il n'avait fait aussi chaud.
00:07:47Rennes, Angers, Cholet, Mont-Tour.
00:07:49La nuit la plus chaude, elle était à quel endroit ?
00:07:51On a eu à Rennes 25,5 degrés en température la plus basse.
00:07:55On a eu 26,9 degrés à Cholet dans le département du Ménéloir.
00:07:5928,7 degrés à Pousoge en Vendée.
00:08:0128,7 degrés, c'est plus chaud pour ce département que la température, normalement, en plein cœur de la journée,
00:08:07l'été.
00:08:08Et là, on n'est pas très loin des entrées océaniques.
00:08:10En plus, il y a d'humidité en plus.
00:08:12Avec l'humidité en plus.
00:08:13Il y a une question clé.
00:08:15Ça se termine quand ?
00:08:17Est-ce que vos modèles donnent une date pour la fin de cet épisode ?
00:08:21Alors, on regarde plusieurs modèles.
00:08:22On regarde notamment les modèles américains et européens.
00:08:25Ce que je peux vous dire, c'est que le modèle européen voit les températures baisser en début de semaine
00:08:31prochaine
00:08:32quand le modèle américain poursuit les températures caniculaires et la vague de chaleur
00:08:37au moins jusqu'au 4, 5 juillet avec, pour toute la semaine prochaine, des températures comprises entre 38, 40 et
00:08:4442 degrés.
00:08:45Donc, on va espérer que le modèle européen l'emporte.
00:08:47Mais en tout cas, là, on a de gros doutes sur ce qui va se passer la semaine prochaine.
00:08:50Surtout que le Premier ministre, tout à l'heure, nous a quand même dit qu'on pouvait s'attendre à
00:08:53de très fortes chaleurs jusqu'à mi-juillet.
00:08:56Vous avez vu à quel point ils sont prudents dans cette cellule de glisse ?
00:08:59Il y a eu l'accélération de l'histoire. De toute évidence, on est en train de vivre l'accélération
00:09:03de l'histoire.
00:09:03Absolument. Et Météo France est présent à cette conférence parce qu'en gros, il y a plusieurs scénarii sur la
00:09:07table.
00:09:09Celui d'une sortie de crise la semaine prochaine.
00:09:12Celui d'un scénario un peu médian où les températures resteraient très chaudes.
00:09:15Mais bon, on serait quand même en dessous de ce qu'on a aujourd'hui.
00:09:18Et puis surtout le scénario du pire où les 40 degrés se prolongent à l'infini.
00:09:22En tout cas, on n'est toujours pas au pic. Regardez ce qui nous attend pour cet après-midi.
00:09:25C'est du rouge écarlate quasiment partout.
00:09:27Et ça fait 4, 5, voire 6 jours que nos organismes sont mis à l'épreuve.
00:09:33Forcément, les corps commencent à lâcher.
00:09:35Valentin Demain avec Thomas Girard et Vincent Serron.
00:09:40Une nuit tropicale, 24 degrés à 4h du matin.
00:09:44Et une chaleur désertique, 41 degrés l'après-midi.
00:09:47Dans le centre-ville de Cognac, les organismes souffrent un peu plus chaque jour.
00:09:50Et on se protège comme on peut des rayons du soleil.
00:09:53Avec, on a 33. Et avec, on a 27.
00:09:57C'est un peu difficile la nuit. On prend des douches froides, on va se baigner.
00:10:00C'est ça, on dort peu. On se lève quand même tôt par habitude.
00:10:04Et puis après, on est fatigué aussi.
00:10:06A ce stade, le service des urgences du CHU de Bordeaux n'est pas saturé.
00:10:10Mais plusieurs personnes se présentent en état d'hyperthermie.
00:10:13On a accueilli beaucoup de malades, notamment samedi.
00:10:15Parce que les gens sortaient beaucoup, sans beaucoup s'hydrater.
00:10:19Donc il y avait un petit peu de coups de chaud.
00:10:21D'ailleurs, le nombre d'appels au SAMU pour des coups de chaud explose.
00:10:24Le 15 constate une hausse de 25 à 40% au niveau national.
00:10:28Essentiellement dû à des appels en lien avec des coups de chaleur, la canicule,
00:10:33qui peuvent se répartir de la façon suivante.
00:10:36Bon, la population générale, parce que tout le monde, évidemment, en souffre.
00:10:40Mais on a quelques populations un peu plus cibles qui font l'objet d'appels.
00:10:43En plus des enfants, les personnes âgées sont les personnes les plus à risque,
00:10:46notamment celles qui présentent des comorbidités.
00:10:49Certains traitements favorisent par exemple la déshydratation.
00:10:51Les cancers, les diabètes, l'insuffisance cardiaque, l'insuffisance rénale.
00:10:55Enfin, ça concerne beaucoup de monde.
00:10:56Mais vraiment, la population, de manière générale, est quand même concernée
00:10:59et devrait davantage se protéger des effets de ces températures extrêmes.
00:11:04Selon les médecins, la succession de nuits tropicales
00:11:07va entraîner un risque supplémentaire de décompensation dans les prochains jours.
00:11:10– Alors, le Premier ministre dit que les choses ont changé depuis 2003.
00:11:132003, c'est la date de la première vraie calicule.
00:11:16Moi, je pense qu'on est dans le déni de la part de tous, d'ailleurs.
00:11:20Et on ouvrira d'ailleurs ce débat tout à l'heure à 13h30.
00:11:23– En tout cas, on va prendre le Premier ministre au mot.
00:11:25Par exemple, dans les EHPAD.
00:11:26Vous vous souvenez, 2003 a été particulièrement meurtrier.
00:11:29Eh bien, est-ce que vraiment les choses ont évolué ?
00:11:32Est-ce le cas, Julie Roser ?
00:11:32Vous êtes dans un établissement près de Nantes.
00:11:35Qu'est-ce qui a changé concrètement en 20 ans ?
00:11:37– On est dans les EHPAD des Hirondelles avec son directeur.
00:11:42Expliquez-nous, qu'est-ce qui a changé depuis la canicule de 2003 ?
00:11:45– Alors, ce qui a surtout changé, c'est l'obligation qui nous a été faite
00:11:48après cette canicule de disposer d'un espace climatisé dans l'établissement
00:11:52pour ce qui nous concerne la salle à manger.
00:11:55– C'est la pièce dans laquelle on se trouve.
00:11:56Expliquez-moi au quotidien comment vous vous occupez de ces personnes âgées
00:11:59en temps caniculaire.
00:12:01– Alors, premièrement, on les incite fortement à s'hydrater,
00:12:05à venir ici dans la salle climatisée.
00:12:08Également, on va adapter les menus,
00:12:10on va fermer l'établissement pendant la journée
00:12:13et la nuit, à l'inverse, on va ouvrir l'établissement
00:12:16pour rafraîchir l'atmosphère.
00:12:18– Et vous me disiez que vous réfléchissiez à des travaux plus importants
00:12:21pour l'avenir, pour les prochaines canicules qui vont se multiplier.
00:12:24– Eh bien oui, il y a une véritable prise de conscience
00:12:26depuis ces dernières semaines
00:12:27et il nous est de plus en plus souvent demandé
00:12:29de climatiser des espaces collectifs,
00:12:32notamment des couloirs,
00:12:33et c'est ce que nous envisageons de faire actuellement,
00:12:36même si, par ailleurs, on nous demande réglementairement
00:12:39d'envisager de diminuer nos consommations d'énergie à l'avenir.
00:12:42– Voilà, donc vous l'entendez,
00:12:44des réflexions qui vont être menées dans l'avenir
00:12:46pour se parer à ces canicules.
00:12:47Déjà aujourd'hui, 43 degrés attendus dans le département
00:12:51avec un ressenti de 47.
00:12:54– Oui mais Laurent, en 20 ans,
00:12:56une pièce climatisée obligatoire, ça a vraiment changé ?
00:12:58– Écoutez, je vous dis la vérité,
00:13:00ces dernières années, j'ai beaucoup fréquenté les EHPAD
00:13:02pour des raisons personnelles,
00:13:0491% des chambres dans les EHPAD ne sont pas climatisées.
00:13:07Et s'il a fallu 20 ans juste pour mettre une pièce rafraîchie
00:13:11dans les établissements qui accueillent les personnes
00:13:13les plus dépendantes, les plus fragiles,
00:13:16franchement, on n'a pas fait grand-chose en 20 ans.
00:13:17– Donc on est en partie évidemment dans le déni.
00:13:20On a beaucoup de tendresse dans le midi BFM
00:13:21pour les agriculteurs, les éleveurs, les maraîchers
00:13:24qui sont d'ailleurs des fidèles de l'émission.
00:13:26Jean-Wilfrid Forquez, vous êtes avec un céréalier
00:13:28de Sabonner, Sabonner Haute-Garonne.
00:13:30Les moissons ont été avancés, je crois.
00:13:33– Oui, c'est ça, les moissons d'orge ont été avancés
00:13:38de quelques semaines.
00:13:41Ce téléspectateur de BFM TV, c'est Jean-François.
00:13:44Bonjour.
00:13:45– Bonjour à vous, téléspectateurs.
00:13:46– Alors, vous nous accueillez dans votre champ,
00:13:49plusieurs hectares déjà moissonnés ce matin,
00:13:51avec la moissonneuse Batoz.
00:13:52Il fait très chaud, vous avez adapté les horaires.
00:13:54– C'est-à-dire qu'étant donné qu'il n'y a pas d'humidité,
00:13:57on peut commencer, et puis qu'il fait chaud de bonne heure,
00:13:59on peut commencer à moissonner de bonne heure.
00:14:01Donc vous savez que moi, vers 9h30,
00:14:05je suis coupé vers 2h, 2h30,
00:14:07au moment où vraiment on commence à rentrer
00:14:09dans le dur de la température.
00:14:12Donc, pour un exemple, hier, à 14h15, 14h30,
00:14:16on était à 42, 43 degrés.
00:14:17Aujourd'hui, ils en ont encore plus.
00:14:20Après, et puis, il y a le côté physique,
00:14:23malgré qu'on ait des cabines climatisées,
00:14:28mais surtout, c'est aussi le matériel qui souffre.
00:14:31C'est des grosses températures comme ça,
00:14:32tout ce qui est avancement hydrostatique,
00:14:34tout ce qui est hydraulique, ça souffre.
00:14:36Donc, moi, je coupe.
00:14:38– C'est bon de stopper ça.
00:14:38– Voilà, moi, je stoppe,
00:14:40parce que je peux me le permettre aussi,
00:14:41parce que celui qui est entrepreneur
00:14:42et qui a des clients à finir assez rapidement,
00:14:45il ne peut pas toujours le faire.
00:14:46Il y a ça.
00:14:47Et puis, il y a le fait, après,
00:14:48moi, je reprends vers 19h30, 20h.
00:14:52Voilà, mais bon, c'est une question d'organisation, quoi.
00:14:55– Voilà, vous avez entendu, il le disait.
00:14:58Il fait 16 degrés à l'intérieur,
00:15:00sinon, ça serait absolument intenable.
00:15:01Cet après-midi, ici, on attend environ 50, 52 degrés.
00:15:06– Protégez-vous, Jean-Wilfrid Forquet,
00:15:07c'est évidemment protéger tous ceux qui vous entourent.
00:15:10On retourne, évidemment, sur cet épisode météo exceptionnel
00:15:13et qui dure dans quelques instants,
00:15:14mais dans l'actualité, il y a aussi une mise en garde.
00:15:16Celle de Fabien Mandon.
00:15:18Fabien Mandon, c'est le chef d'état-major des armées
00:15:20et c'était hier devant la chaire
00:15:22Grands enjeux stratégiques contemporains
00:15:24de l'université Panthéon-Sorbonne.
00:15:26Et que dit Fabien Mandon ?
00:15:28Il dit en substance
00:15:28que l'Iran a bien la capacité de frapper l'Europe.
00:15:31Aujourd'hui, l'Iran a des missiles capables
00:15:33d'atteindre le territoire français, Roselyne.
00:15:35– Alors, est-ce vrai ? Lesquels ?
00:15:37On va aller voir ça avec vous, Général Pays-Strandit.
00:15:39Téhéran-Paris, c'est plus de 4000 kilomètres.
00:15:41Est-ce que vraiment l'Iran a des missiles
00:15:44qui pourraient arriver jusqu'à nous ?
00:15:46– Alors, oui, effectivement, l'Iran dispose de ses capacités.
00:15:51Souvenez-vous, ils ont d'abord des missiles
00:15:53qui ont une portée de 2000 kilomètres.
00:15:552000 kilomètres, ça va où ?
00:15:56– C'est comme ça qu'ils avaient Chypre, notamment.
00:15:58– Voilà, notamment Israël.
00:15:59Israël est à portée des missiles balistiques iraniens,
00:16:02même après la guerre enclenchée le 28 février.
00:16:06Et vous vous souvenez d'un épisode qui avait beaucoup surpris
00:16:11lorsque les Iraniens avaient tiré un missile,
00:16:13deux missiles vers l'île de Diego Garcia.
00:16:16C'est une base anglo-américaine, quelque part par là,
00:16:204000 kilomètres.
00:16:21– Donc ils ont les moyens de faire 4000 kilomètres,
00:16:22mais ce n'était pas très précis comme tir à l'époque.
00:16:24– C'est sûr, mais la problématique n'est pas tant
00:16:26d'avoir une capacité ultra précise.
00:16:29– C'est que là, on se trouve dedans.
00:16:30– Toute l'Europe pourrait être sous la menace
00:16:33de ces missiles iraniens.
00:16:35Alors, bien entendu, ils ne vont pas tirer comme ça,
00:16:38mais on voit bien, c'est quelque chose qui est extrêmement important
00:16:41et qu'il faut prendre en compte,
00:16:43notamment dans les discussions qui sont en cours.
00:16:45Vous voyez ce type de missiles.
00:16:47Alors, ils ont des missiles qui peuvent être tirés
00:16:49depuis ce qu'on appelle des tracteurs, érecteurs, lanceurs.
00:16:51Vous voyez, c'est ces camions.
00:16:52Ils ont également des missiles qui peuvent être tirés
00:16:55depuis des silos.
00:16:56Ces silos qui sont censés avoir été détruits
00:16:59pendant la campagne aérienne.
00:17:01Mais voilà, aujourd'hui, les renseignements occidentaux
00:17:04montrent qu'ils ont encore ces capacités-là.
00:17:06– Donc ils ont la capacité en distance,
00:17:08maintenant en puissance.
00:17:09Est-ce que, par exemple, ils pourraient lancer
00:17:11une ogive nucléaire vers nous ?
00:17:13– Alors non.
00:17:14– Ils ne sont pas censés l'avoir.
00:17:15– D'abord, ils ne sont pas censés l'avoir.
00:17:17Et il faut bien comprendre que la problématique,
00:17:19c'est que plus vous essayez de tirer loin, moins la charge
00:17:22que vous avez sur la tête est importante.
00:17:24– Oui, moins lourde.
00:17:25– Voilà, elle est moins lourde.
00:17:26Mais il n'en demeure pas moins que cette menace balistique
00:17:29de la part des Iraniens est une réalité
00:17:32et que nous devons, nous, Européens, la prendre en compte.
00:17:36– Alors, Patrick Sos, est-ce qu'on découvre aujourd'hui
00:17:38un peu la lune à travers cette sortie du chef d'état-major des armées
00:17:42ou alors quel est le sens de cette mise en garde ?
00:17:44– Il y a un contexte, comme toujours, il faut regarder le calendrier.
00:17:46Le 7 et le 8 juillet à Ankara, il y a un sommet
00:17:50qui s'annonce absolument dramatique, saignant.
00:17:53C'est le sommet de l'OTAN.
00:17:54Il y aura Donald Trump qui va faire la leçon
00:17:56à absolument tout le monde pour expliquer
00:17:58que les Américains vont se retirer d'un peu tout.
00:18:01Il y a ceux qui avaient compris,
00:18:02ceux qui avaient notamment la capacité
00:18:04de se débrouiller plus ou moins tout seuls,
00:18:06grosso modo les puissances nucléaires,
00:18:08et encore, on l'a vu avec la crise britannique,
00:18:10c'est très compliqué pour nos amis d'Outre-Manche.
00:18:12Il y a la France qui a essayé depuis quelques années de dire
00:18:15et vous savez, le parapluie américain,
00:18:17il y a un moment, il va se replier.
00:18:19Et puis, il y a les autres qui vont devoir faire justement
00:18:22un reset complet, une mise à jour de leur logiciel.
00:18:26Dans les rappels d'infos que faisait Jérôme Péistrandi,
00:18:29il y a aussi, souvenez-vous, au plus fort de la guerre,
00:18:32ces missiles qui sont partis,
00:18:34qui ont été interceptés au-dessus de la Turquie.
00:18:36Qu'est-ce qui les a interceptés ?
00:18:37C'est du système patriote, du système américain.
00:18:39Américain.
00:18:40S'il n'y a plus des Américains,
00:18:41que fait-on en Turquie ?
00:18:42Que fait-on en Pologne ?
00:18:43Si on a malheureusement un missile qui part,
00:18:47un missile hypersonique qui part de Russie,
00:18:49toute cette menace arrive.
00:18:50Et donc, il y a une espèce de, encore une fois,
00:18:52de mise en contexte.
00:18:53Attention, il faut qu'on puisse se débrouiller
00:18:55entre nous, entre Européens,
00:18:57même si, en fait, on a discuté avec Jérôme,
00:18:59qui était présent à cette conférence hier à la Sorbonne
00:19:01face au chef d'état-major des armées.
00:19:03Le chef d'état-major des armées s'est voulu rassurant
00:19:06dans le sens où, justement, ce logiciel est en train de changer.
00:19:09Mais le 7 et 8 juillet à Ankara,
00:19:10ça va tout être du combat de MMA,
00:19:13ou presque, avec les Américains.
00:19:15Mais on suivra ça avec vous.
00:19:16En attendant, on revient sur la canicule,
00:19:18ses conséquences.
00:19:19Est-ce que des coupures d'électricité
00:19:21nous menacent dans les prochains jours ?
00:19:22Eh bien, Enedis le craint.
00:19:24On voit ça tout de suite avec Sofiane.
00:19:44Les faits, rien que les faits.
00:19:45Il y a déjà des pannes, en fait, Sofiane.
00:19:46Oui, d'où cette question.
00:19:47Notre réseau va-t-il tenir ?
00:19:49On peut poser la question ce midi.
00:19:51Pourquoi ?
00:19:51Parce qu'on a des pannes localisées
00:19:53dans certaines villes comme à Sergie.
00:19:54On a eu une panne hier soir
00:19:56au concert d'Iron Maiden à Paris,
00:19:58la Défense Arena, typiquement.
00:19:59Et ça, on ne connaissait pas ça.
00:20:01Pourquoi ?
00:20:01Ce qu'il faut comprendre,
00:20:03c'est que quand il fait 40 degrés en surface,
00:20:05il fait en réalité 80 degrés sous le bitume.
00:20:08Avec ses réseaux,
00:20:10il y a 15 000 kilomètres de lignes enterrées
00:20:12qui sont vétustes ou très anciennes.
00:20:15C'est pour ça qu'Enedis alerte.
00:20:17Il risque l'accident industriel à tout moment.
00:20:21C'est ce qu'ils disent.
00:20:22Donc, des travaux sont certes faits
00:20:24pour ces installations,
00:20:25mais le problème,
00:20:26c'est que ça prend beaucoup de temps.
00:20:27On renouvelle régulièrement nos ouvrages
00:20:29pour pouvoir assurer la résilience,
00:20:31la robustesse de notre réseau de distribution.
00:20:33On en a besoin face au changement climatique.
00:20:36On commence par sécuriser et fiabiliser
00:20:38l'amont de notre réseau de distribution
00:20:40en renouvelant les transformateurs.
00:20:42Et oui, le problème,
00:20:43c'est que les transformateurs,
00:20:44il faut effectivement les renouveler.
00:20:45Et donc, le précédent datait de 1974.
00:20:48Donc, évidemment,
00:20:49on en met des flambres en oeufs
00:20:50comme celui-ci tourné dans la région parisienne.
00:20:52Mais ça crée un problème pour les grandes villes,
00:20:54principalement Paris, Lyon, Marseille ou Bordeaux,
00:20:56d'où ces coupures d'électricité localisées.
00:20:58L'autre inquiétude,
00:20:59c'est la baisse de la production d'électricité.
00:21:01Oui, parce que les 57 réacteurs nucléaires du pays
00:21:05doivent être refroidis par la mer
00:21:06ou par un cours d'eau.
00:21:07Sauf que, un,
00:21:08quand l'eau est trop chaude,
00:21:09ça ne rafraîchit pas assez la centrale.
00:21:11Et puis, deux,
00:21:12c'est bien le problème,
00:21:13donc on l'arrête.
00:21:13Et deuxième possibilité,
00:21:15il y a un seuil de température maximal
00:21:16pour protéger la faune et la flore.
00:21:18Et dans ces cas-là,
00:21:18on arrête.
00:21:19C'est ce qui s'est passé à Golfech hier soir.
00:21:21On a dépassé les 29 degrés
00:21:24à cet endroit de la Garonne
00:21:25et donc, on l'a arrêté.
00:21:26Bon, la bonne nouvelle,
00:21:27c'est que les énergies renouvelables,
00:21:28on pense évidemment au solaire,
00:21:29prennent le relais, là, non ?
00:21:30Oui, mais pas tout à fait.
00:21:31C'est contre-intuitif,
00:21:32mais la canicule,
00:21:33elle va réduire la production
00:21:34de photos voltaïques en réalité.
00:21:36Attendez, plus il y a de soleil,
00:21:37moins on en a ?
00:21:37Mais oui,
00:21:37parce que les panneaux solaires,
00:21:39ils aiment la lumière,
00:21:40ils n'aiment pas le soleil,
00:21:41ils n'aiment pas la chaleur.
00:21:43Donc en fait, tout simplement,
00:21:45ça va libérer des électrons
00:21:46comme le soleil va taper dessus
00:21:48et ça va permettre
00:21:49au courant électrique
00:21:50de s'enclencher.
00:21:51Mais quand c'est de la chaleur,
00:21:52dans ces cas-là,
00:21:52les électrons partent
00:21:53dans tous les sens
00:21:54et ça ne crée plus
00:21:55ce courant électrique nécessaire.
00:21:57Donc voilà,
00:21:58même chose évidemment
00:21:58pour l'hydroélectrique.
00:22:00Là, c'est plus simple.
00:22:00Les sécheresses,
00:22:01vous avez moins de réserves,
00:22:02vous avez moins d'eau,
00:22:02vous avez moins d'électricité.
00:22:03Il fait trop chaud
00:22:04pour les panneaux solaires,
00:22:05c'est vous dire.
00:22:16Il est midi et demi,
00:22:17bienvenue si vous nous rejoignez seulement.
00:22:19Ça reste évidemment
00:22:19le titre essentiel,
00:22:20la canicule
00:22:21et les conséquences
00:22:22de la canicule.
00:22:23Déjà 40 noyades.
00:22:25On sous-estime clairement
00:22:26le danger.
00:22:26Illustration d'ailleurs
00:22:27dans un instant à Orléans,
00:22:29baignade interdite
00:22:29et pourtant,
00:22:30vous verrez ce qui se passe
00:22:31et au bout de 5-6 jours
00:22:33de canicule,
00:22:33clairement les organismes
00:22:35s'épuisent,
00:22:35faut-il craindre
00:22:36une hausse des malaises ?
00:22:37On posera la question
00:22:38au chef des urgences
00:22:39et du SAMU,
00:22:40du CHU de Bordeaux
00:22:41à 12h40.
00:22:42La canicule va-t-elle provoquer
00:22:43des coupures d'électricité massives ?
00:22:45Le réseau surchauffe
00:22:46et des communes entières
00:22:47se retrouvent privées de courant.
00:22:49À la Défense, par exemple,
00:22:50le quartier d'affaires
00:22:51à côté de Paris,
00:22:52c'est la clim
00:22:53qui risque de flancher,
00:22:55menaçant des dizaines
00:22:56de milliers de salariés.
00:22:57L'explication de François Pitrel
00:22:59dans quelques instants.
00:23:00Alors que l'alerte
00:23:01s'étend encore,
00:23:0254 départements
00:23:03en alerte rouge,
00:23:04ça fait 39 millions de Français
00:23:05qui subissent
00:23:06ces températures extrêmes.
00:23:08Et la Normandie
00:23:08bascule à son tour.
00:23:09On sera à Caen
00:23:10où les écoles
00:23:11commencent là aussi à fermer.
00:23:12Beaucoup de questions
00:23:13encore aujourd'hui
00:23:14sur la mort
00:23:14de ces deux petits garçons
00:23:15dans une voiture
00:23:16en plein soleil
00:23:17à Carpentras
00:23:18dans le Vaucluse.
00:23:19Leur mère les a-t-elle oubliés ?
00:23:21Se sont-ils enfermés
00:23:22tout seuls ?
00:23:22Une enquête
00:23:23pour homicide involontaire
00:23:25a été ouverte.
00:23:26Hôpitaux,
00:23:27EHPAD,
00:23:27école,
00:23:28la France n'est pas prête,
00:23:29clairement.
00:23:30Alors la faute à qui ?
00:23:31Même le droit du travail
00:23:33date 40 ans
00:23:34de déni politique.
00:23:35Coup de gueule
00:23:36de Laurent Neumann
00:23:37dans un instant.
00:23:38Les corps chauffent,
00:23:39les machines également
00:23:40et le réseau électrique aussi.
00:23:42Enedis
00:23:43redoute donc
00:23:43des pannes,
00:23:44des pannes voire
00:23:45des coupures de courant.
00:23:46Et ça a déjà commencé
00:23:47comme à Sergi
00:23:48près de Paris.
00:23:49Plus rien ne fonctionne.
00:23:50Les écoles ont même
00:23:51appelé les parents
00:23:51pour qu'ils viennent chercher
00:23:52les enfants en catastrophe.
00:23:54Reportage de Naouf Al-Kawafi
00:23:55et Nils Müller
00:23:56avec Eléa Morel.
00:23:59Fermer les volets
00:24:01et s'éclairer à la bougie.
00:24:04Seule solution trouvée
00:24:05ce matin par cette habitante,
00:24:07privée d'électricité
00:24:08en pleine canicule.
00:24:10Quand on fait ça,
00:24:11il ne se passe rien.
00:24:13À Sergi,
00:24:14on est plongé dans le noir.
00:24:17Aucun ventilo
00:24:19ne marche.
00:24:20Donc là voilà,
00:24:21le frigo,
00:24:22le congélateur
00:24:24sans électricité
00:24:25depuis une heure du matin.
00:24:27Une coupure d'électricité
00:24:29pendant plus de 10 heures
00:24:30dans 2500 foyers à Sergi.
00:24:33Le courant est désormais rétabli
00:24:35mais trop tard
00:24:36pour ce restaurateur.
00:24:37Il a annulé
00:24:38toutes ses réservations ce midi.
00:24:39On craint maintenant
00:24:41par rapport à la marchandise.
00:24:42Il n'y a pas beaucoup de surgelés.
00:24:44Le seul surgelé qu'on a,
00:24:45c'est des glaces.
00:24:46Mais tout ce qui est préparation,
00:24:49ça va être perdu.
00:24:51Selon Enedis,
00:24:52ce sont des boîtes
00:24:53de jonctions électriques
00:24:54qui ont cédé.
00:24:55Ce type de panne
00:24:56peut être plus fréquent
00:24:57lors de périodes caniculaires.
00:24:59La très forte chaleur
00:25:00sur la durée
00:25:01met à mal
00:25:02les réseaux souterrains,
00:25:03notamment les câbles
00:25:04en papier imprégné
00:25:04qui représentent 5%
00:25:06du réseau souterrain,
00:25:07en particulier
00:25:08en milieu urbain.
00:25:09Enedis précise
00:25:10avoir lancé
00:25:11un programme
00:25:11de remplacement
00:25:12de ces câbles.
00:25:1385% d'entre eux
00:25:15devraient être supprimés
00:25:16d'ici 2040.
00:25:18Et puis,
00:25:18il y a les tours
00:25:19de la défense.
00:25:20Bonjour François Pitrel.
00:25:20Ces tours ne pourraient être
00:25:22bientôt plus climatisées
00:25:24correctement.
00:25:24Ça représente
00:25:25beaucoup de monde.
00:25:25Les tours de la défense,
00:25:26ce sont quelques 200 000 personnes
00:25:28qui y travaillent.
00:25:29Sauf que
00:25:29le système
00:25:30de refroidissement,
00:25:32c'est bien ça,
00:25:32de la clim,
00:25:33pourrait bien faire défaut.
00:25:34C'est un réseau de froid.
00:25:36Un réseau de froid,
00:25:37c'est une sorte d'usine
00:25:38qui est mutualisée
00:25:39pour toute la zone
00:25:41de la défense
00:25:41qui va produire
00:25:42de la glace.
00:25:43De la glace ?
00:25:44De la glace.
00:25:45Il y a une sorte
00:25:45de gros congélateur.
00:25:47Et ensuite,
00:25:48on fait venir
00:25:49l'eau de la Seine.
00:25:50Au contact
00:25:51de cette glace,
00:25:52elle va refroidir
00:25:53toutes les tours
00:25:54qui sont reliées
00:25:55à ce réseau.
00:25:55Il y a 14 kilomètres
00:25:56de réseau d'eau.
00:25:57Et ensuite,
00:25:57l'eau passe à 4,5 degrés
00:25:59et elle revient
00:26:00ensuite dans l'usine.
00:26:01Et c'est un cycle
00:26:02comme ça.
00:26:02Sauf qu'il faut
00:26:03produire de la glace.
00:26:05Mais à cause
00:26:06des fortes chaleurs,
00:26:07ils n'arrivent plus
00:26:08à reconstituer
00:26:10le stock de glace.
00:26:11Ils avaient pourtant
00:26:12fait du stock
00:26:12les semaines précédentes.
00:26:13Mais là,
00:26:14chaque nuit,
00:26:15ils sont en train
00:26:16de vider leur placard
00:26:17entre guillemets.
00:26:17Ce qui fait
00:26:18que le réseau
00:26:20est en tension aujourd'hui.
00:26:21Mais ça veut dire quoi ?
00:26:21Parce que la défense,
00:26:22c'est des tours gigantesques
00:26:23tout en verre.
00:26:24Donc,
00:26:24elle pourrait dans quelques jours
00:26:25ne plus avoir de clim
00:26:25ou ça serait bridé ?
00:26:27Alors,
00:26:28en tout cas,
00:26:28on nous dit
00:26:29que ça serait dégradé.
00:26:30La température
00:26:31serait dégradée
00:26:32et en effet,
00:26:33ces tours en verre,
00:26:34c'est évidemment
00:26:35très mal adapté
00:26:37à ces fortes températures.
00:26:39Alors,
00:26:39il y a un vrai sujet
00:26:39autour de l'électricité
00:26:40et de l'énergie
00:26:41en ce moment
00:26:41puisque la patronne
00:26:42de RTE
00:26:43dit qu'il y a
00:26:44une surveillance
00:26:45renforcée
00:26:46de toutes les lignes
00:26:47électriques aériennes
00:26:48et qu'il n'est pas exclu
00:26:50que le trafic
00:26:51d'électricité,
00:26:52la tension sans doute
00:26:53d'électricité
00:26:53sur ces lignes
00:26:54soit réduite.
00:26:55Oui,
00:26:55lors des grands pics
00:26:56de chaleur
00:26:57et au moment où
00:26:58on a beaucoup de soleil,
00:26:59le réseau électrique
00:27:00est soumis à de très
00:27:01fortes tensions.
00:27:02Rappelez-vous,
00:27:03l'année dernière,
00:27:04en Espagne,
00:27:05le réseau électrique
00:27:06avait cédé
00:27:07parce qu'il y avait
00:27:08peut-être trop
00:27:09d'afflux d'électricité
00:27:10sur le réseau,
00:27:11il y avait les lignes,
00:27:12on appelle ça
00:27:12des oscillations
00:27:13et à partir
00:27:14d'un certain niveau
00:27:14d'oscillation,
00:27:15on préfère couper
00:27:16ces lignes
00:27:17et couper le réseau.
00:27:18Donc,
00:27:18ça peut créer
00:27:19des perturbations
00:27:20à certains endroits.
00:27:21Surtout que Marc,
00:27:22ça va continuer
00:27:23à monter
00:27:23encore dans les prochains jours.
00:27:25On n'est pas au pic ?
00:27:26Non,
00:27:26on n'est pas au pic.
00:27:27On va d'ailleurs franchir
00:27:28un nouveau palier
00:27:29aujourd'hui.
00:27:30Hier a été la journée
00:27:31la plus chaude
00:27:32jamais enregistrée
00:27:32pour un mois de juin.
00:27:33Aujourd'hui sera très certainement
00:27:35la journée la plus chaude
00:27:36jamais enregistrée
00:27:36tout mois confondu,
00:27:38y compris lors des canicules
00:27:39de juillet 2019
00:27:40ou d'août 2003.
00:27:42On a dépassé
00:27:43les 44 degrés
00:27:44hier après-midi
00:27:44dans le département
00:27:46de l'Indre.
00:27:47On les a frôlés
00:27:49dans le département
00:27:49du Cher.
00:27:50Il est possible
00:27:51que l'on s'approche
00:27:52des 43, 44, 45 degrés
00:27:55cet après-midi.
00:27:55On ne sait pas
00:27:56si le record absolu
00:27:57de chaleur
00:27:57qui est de 46 degrés
00:27:59à Vérarg dans les Raux
00:28:01sera approché
00:28:02voire dépassé.
00:28:03Ça fait partie
00:28:04du champ des possibles.
00:28:04Ça fait partie aussi
00:28:05des questions
00:28:06que tout le monde se pose
00:28:07et je me permets
00:28:07de vous la reposer.
00:28:09On n'a encore pas
00:28:10d'idée précise
00:28:11sur la fin de l'épisode.
00:28:12On est d'accord ?
00:28:13On repousse.
00:28:15Chaque jour,
00:28:16on repousse.
00:28:17Mais en fait,
00:28:17depuis maintenant une semaine,
00:28:18on repousse à chaque fois.
00:28:19En fait,
00:28:20hier,
00:28:20on voyait les températures
00:28:21baisser,
00:28:22alors pas énormément,
00:28:23mais elles baissaient un peu
00:28:25sur l'ouest de la France,
00:28:26notamment samedi.
00:28:27Là,
00:28:28on voit encore
00:28:28du 38, 40 samedi
00:28:30après-midi
00:28:30en Ile-de-France
00:28:31et dans les régions
00:28:32de l'Est.
00:28:32Donc,
00:28:32on reste en canicule,
00:28:33en canicule dure
00:28:35jusqu'à samedi.
00:28:36Et puis,
00:28:36peut-être dimanche,
00:28:37les températures baisseraient.
00:28:38Et en fait,
00:28:38la semaine prochaine,
00:28:38on ne sait pas.
00:28:39Vous avez un modèle,
00:28:40le modèle américain,
00:28:41lui,
00:28:41il voit du 40 encore
00:28:42pour toute la semaine prochaine.
00:28:44Et puis,
00:28:44il y a le modèle européen
00:28:45qui, lui,
00:28:45voit les températures
00:28:46plus franchement baisser
00:28:48à partir de mardi prochain.
00:28:49Donc,
00:28:49qui va l'emporter ?
00:28:50Ça,
00:28:51il va falloir encore
00:28:51attendre un peu
00:28:52pour savoir
00:28:53dans quelle trajectoire
00:28:56on va prendre.
00:28:57Forcément,
00:28:58on cherche tous
00:28:58à se rafraîchir.
00:28:59La tentation de piquer une tête
00:29:00est très forte.
00:29:01Attention au danger.
00:29:0340 noyades
00:29:03depuis 5 jours seulement,
00:29:05a annoncé tout à l'heure
00:29:06le Premier ministre.
00:29:07Et beaucoup
00:29:08d'imprudence,
00:29:09visiblement.
00:29:10Justine Apoucaïté,
00:29:11on vous retrouve
00:29:11du côté d'Orléans,
00:29:13au bord de l'eau.
00:29:14Oui,
00:29:14c'est tentant,
00:29:19parce que l'air
00:29:20a l'air fraîche,
00:29:21elle a l'air paisible.
00:29:23On est à l'île Charlemagne.
00:29:26C'est un endroit,
00:29:27c'est une plage
00:29:28où les gens
00:29:28ont habitude
00:29:30de se baigner l'été.
00:29:32Mais néanmoins,
00:29:33c'est interdit actuellement
00:29:34parce qu'il n'y a pas
00:29:35de maître nageur présent.
00:29:37Mais il y a
00:29:38une quinzaine de personnes
00:29:39qui n'ont pas pu
00:29:41s'empêcher
00:29:41avec cette très forte chaleur.
00:29:44Et je suis ici
00:29:45avec Manuel
00:29:46qui est venu ici
00:29:47avec sa petite fille.
00:29:48Expliquez-moi,
00:29:48Manuel,
00:29:49vous savez que cette zone
00:29:50est interdite à la baignade.
00:29:51Ça ne vous inquiète pas
00:29:53sachant qu'il y a eu
00:29:54quand même pas mal
00:29:55de noyades
00:29:57dernièrement ?
00:29:57Non, ça ne m'inquiète pas.
00:29:59Non, pas du tout.
00:30:00Parce que je me sens bien ici
00:30:03et puis je connais bien l'endroit
00:30:04et puis voilà.
00:30:06Moi, j'habite à côté
00:30:07alors c'est trop facile
00:30:08de venir là.
00:30:10Et puis voilà.
00:30:11Vous savez,
00:30:12il y a des risques
00:30:12d'insolation,
00:30:13des risques aussi
00:30:14de choc thermique.
00:30:15Oui.
00:30:16Non, non,
00:30:17ça me prend...
00:30:18Voilà, voilà.
00:30:19Non, j'ai aucun problème.
00:30:21D'accord, ça marche.
00:30:22Je vous rappelle,
00:30:23le risque de se baigner
00:30:24dans des endroits interdits
00:30:26est quand même très élevé
00:30:27pour des chocs thermiques,
00:30:29aussi pour le risque
00:30:30d'insolation.
00:30:31ce phare au soleil,
00:30:32il est très découragé
00:30:34de se baigner
00:30:34dans des endroits interdits.
00:30:35Alors, on va garder
00:30:36ces images en direct
00:30:37et les commenter avec vous
00:30:38ces petits canimés là.
00:30:39Vous êtes le porte-parole
00:30:40de la sécurité civile.
00:30:42Ça vous choque ces images ?
00:30:44Ces gens-là, en fait,
00:30:46contreviennent,
00:30:47peut-être pas à la loi,
00:30:48mais à la réglementation.
00:30:49On est d'accord ?
00:30:50En effet,
00:30:50on essaie de passer
00:30:51depuis un certain nombre de jours
00:30:52maintenant des messages
00:30:53de prévention.
00:30:54On sait maintenant
00:30:55qu'avec cette période
00:30:56de chaleur
00:30:57qui va s'inscrire
00:30:58dans la durée,
00:30:58il faut vraiment être vigilant
00:30:59et faire preuve
00:31:01de discipline collective.
00:31:03Lorsqu'on demande
00:31:04aux personnes
00:31:04d'éviter de s'exposer au soleil,
00:31:06déjà, c'est parce que,
00:31:07notamment dans ce contexte
00:31:08de baignade,
00:31:09c'est éviter d'avoir
00:31:09un choc thermique
00:31:10lorsque on est sur du 43 degrés
00:31:12et on va dans l'eau
00:31:12juste après.
00:31:13Il y a quand même
00:31:13des risques d'hydrocution
00:31:14et des risques
00:31:15qui peuvent être mortels
00:31:16pour le corps.
00:31:18Donc, on ne saute pas
00:31:18direct dans l'eau ?
00:31:19Déjà, on ne saute pas.
00:31:20Déjà, pour la simple et bonne raison
00:31:21qu'il faut connaître
00:31:21son environnement.
00:31:22Si on revient sur la vraie méthodologie
00:31:23d'une baignade,
00:31:24c'est déjà analyser son environnement.
00:31:25Comme toute activité en plein air,
00:31:27il faut préparer sa baignade.
00:31:28Donc, on analyse son environnement,
00:31:30on s'assure d'être
00:31:30dans une zone de baignade surveillée
00:31:32et ensuite,
00:31:33on va progressivement
00:31:34aller dans l'eau
00:31:34avec trois gestes
00:31:36très importants.
00:31:37La nuque,
00:31:38se mouiller la nuque,
00:31:39les bras
00:31:40et la poitrine.
00:31:41Et ensuite,
00:31:41on rentre dans l'eau
00:31:42et on prévient ses proches
00:31:43d'où est-ce qu'on compte
00:31:44aller nager.
00:31:45Laurent Neumann,
00:31:45on peut comprendre évidemment
00:31:46que ces gens aient envie
00:31:47de se baigner,
00:31:47même s'ils vont...
00:31:48C'est interdit.
00:31:49Donc, ils contreviennent
00:31:50à la loi ou à la réglementation.
00:31:51Est-ce qu'il faut dire
00:31:52aux communes de France
00:31:53aujourd'hui
00:31:53qu'il faut ouvrir
00:31:54toutes les piscines gratuitement ?
00:31:56Alors, oui,
00:31:57mais vous savez qu'il y a
00:31:57un problème dans les piscines.
00:31:58C'est la température.
00:32:00C'est que les piscines
00:32:01sont souvent sous des verrières
00:32:02et sous ces verrières,
00:32:04il fait 40, 45 degrés.
00:32:06Et donc,
00:32:06pour des raisons d'hygiène
00:32:08d'une part
00:32:09et de santé publique,
00:32:10on les ferme.
00:32:11Dès midi,
00:32:11elles sont fermées.
00:32:12Elles sont chères aussi
00:32:13quand même pour certaines.
00:32:14Alors oui,
00:32:15mais sur le papier,
00:32:16c'est formidable de les ouvrir,
00:32:17mais dans les faits,
00:32:18pour certaines,
00:32:18c'est très compliqué.
00:32:20En tout cas,
00:32:20on a du 43, 44, 45
00:32:22dans la journée,
00:32:23nous disait Marc,
00:32:23à l'ombre
00:32:24et des nuits tropicales.
00:32:26On vient de vivre
00:32:26la nuit la plus chaude
00:32:27jamais enregistrée
00:32:28depuis 1947,
00:32:30quasiment 22 degrés
00:32:31en moyenne.
00:32:32Tour de France
00:32:32avec Morgane Benkab,
00:32:33Lucille Martin,
00:32:34William Gay
00:32:35et Alain Branger.
00:32:37Ce champ
00:32:38a été partiellement
00:32:39détruit par les flammes.
00:32:40À quelques mètres de là,
00:32:42ce hangar de 200 mètres carrés
00:32:43est parti en fumée.
00:32:47Les pompiers
00:32:48sont sur place
00:32:49depuis 21 heures,
00:32:50mobilisés
00:32:51pour éviter
00:32:52que le feu se propage.
00:32:53C'est un feu
00:32:54très, très puissant
00:32:54porté par des essences
00:32:56de type brande,
00:32:57jeunet,
00:32:57à jonc,
00:32:58qui sont beaucoup plus calorifiques
00:32:59que les traditionnels
00:33:01feux de chaume
00:33:02ou de culture.
00:33:03Alors,
00:33:03une surveillance active
00:33:04pendant au moins
00:33:0424 à 48 heures.
00:33:05On a allégé le dispositif
00:33:07cette nuit
00:33:07pour pouvoir reposer
00:33:08les hommes et les machines.
00:33:09Mais dès la fin de matinée,
00:33:10pour éviter toute reprise,
00:33:12on va renforcer le dispositif
00:33:13d'ici une à deux heures.
00:33:13Et sous cette chaleur,
00:33:15travailler devient parfois difficile.
00:33:1842,1
00:33:18la température
00:33:19au poste de conduite.
00:33:21En plus,
00:33:22le bus,
00:33:22on peut voir,
00:33:23c'est qu'il n'a pas
00:33:24de connexion d'un vidéo.
00:33:25Si le conducteur
00:33:26fait un malaise,
00:33:27on ne saura pas
00:33:29le retrouver.
00:33:30Trouvez-vous ça normal ?
00:33:32Et c'est toute la profession
00:33:33qui suffoque.
00:33:34Je suis en choueur,
00:33:35et on n'est pas climatisé.
00:33:37C'est les bus électriques
00:33:38qui sont climatisés,
00:33:39et ça,
00:33:39c'est un hybride,
00:33:40donc c'est très dur.
00:33:41Face à ces températures extrêmes,
00:33:43tout le monde
00:33:43tente de trouver
00:33:44de la fraîcheur.
00:33:45Chez les garagistes,
00:33:46les demandes de climatisation
00:33:48se multiplient.
00:33:49Là,
00:33:49on a non seulement
00:33:504 ou 5 rendez-vous,
00:33:52mais on va avoir
00:33:52au moins 4 ou 5 personnes
00:33:53en plus
00:33:54qui vont nous demander
00:33:55à la dernière minute
00:33:56qu'il fait trop chaud,
00:33:57qu'il faudra absolument
00:33:58chercher leur air conditionné.
00:34:01Automatiquement,
00:34:01on passe de 2 à 3
00:34:02à 10 par jour.
00:34:03On ne peut pas faire
00:34:0410 ou 15 charges
00:34:06dans la même journée.
00:34:06mais le temps
00:34:07ne le permettra pas.
00:34:08Il faudra compter
00:34:09plusieurs centaines d'euros
00:34:10pour une recharge classique,
00:34:12parfois le double
00:34:13sur les modèles
00:34:13les plus récents.
00:34:14On n'installe pas réellement
00:34:16les climatisations,
00:34:16mais en fait,
00:34:17on les change
00:34:17parce qu'on se rend compte
00:34:18lors de ces épisodes
00:34:19que la clim marche moins bien.
00:34:21Nous voulions revenir également,
00:34:23Roselyne,
00:34:23sur la mort de ces deux enfants.
00:34:24Vous en parliez hier
00:34:25de 2 et 4 ans
00:34:26dans la voiture
00:34:26de leur maman
00:34:27en plein soleil
00:34:28à Carpentras
00:34:28dans le Vaucluse.
00:34:29Ils ont apparemment
00:34:30échappé à sa vigilance
00:34:31et ils en sont morts.
00:34:33Les corps doivent être autopsiés
00:34:34pour avoir davantage de réponses.
00:34:35Bettina a dégoublié le mot
00:34:36avec Romain Langlais.
00:34:39C'est devant le portail
00:34:40de cette maison
00:34:41en plein soleil
00:34:42que la voiture familiale
00:34:44était stationnée hier.
00:34:45Il est alors 13h20
00:34:47lorsque la mère appelle
00:34:48les pompiers
00:34:49après avoir découvert
00:34:50les corps inanimés
00:34:51de ces deux enfants
00:34:52dans l'habitacle.
00:34:53A leur arrivée,
00:34:54les petits garçons
00:34:55âgés de 2 et 4 ans
00:34:56sont en arrêt cardiorespiratoire
00:34:58et ne pourront être réanimés.
00:35:00Dans le quartier,
00:35:01ces riverains sont sous le choc.
00:35:03C'est un drame
00:35:03qui arrive très vite
00:35:04et malheureusement,
00:35:08en pleine chaleur,
00:35:09c'est horrible.
00:35:11Ça m'a fait un choc terrible.
00:35:13C'est des gens
00:35:14qui sont adorables.
00:35:15Si les causes précises
00:35:16du drame
00:35:17restent à déterminer,
00:35:18la piste de la chaleur
00:35:19est privilégiée
00:35:20à ce stade.
00:35:21Les deux fils
00:35:22ayant possiblement
00:35:23échappé à la surveillance
00:35:25de leur mère.
00:35:26Selon les premiers éléments,
00:35:27les deux enfants
00:35:28se seraient enfermés
00:35:29dans le véhicule familial
00:35:30stationné
00:35:31sur le chemin
00:35:31d'accès à l'habitation.
00:35:33Placé en vigilance orange
00:35:34canicule,
00:35:35le département du Vaucluse
00:35:37faisait en effet face
00:35:38à des températures élevées
00:35:39à ce moment de la journée,
00:35:40comme nous l'explique ce voisin.
00:35:42Chez moi,
00:35:43il faisait dehors 43.
00:35:44Dans un véhicule,
00:35:46je pense qu'on peut rajouter
00:35:47les 7-8 degrés.
00:35:49Facile.
00:35:49Profondément choqué,
00:35:51la mère de 33 ans
00:35:52n'a pour l'heure
00:35:52pas été entendue.
00:35:54Une enquête
00:35:55pour homicide involontaire
00:35:56a, elle, été ouverte.
00:35:58Bonjour docteur Thomas Meynier,
00:36:00merci d'être avec nous,
00:36:00chef du pôle SAMU,
00:36:01urgence SMUR du CHU de Bordeaux.
00:36:03D'abord,
00:36:04c'est deux petits garçons.
00:36:05Expliquez-nous,
00:36:06on peut mourir
00:36:06en combien de temps
00:36:08bloqués dans une voiture
00:36:09au soleil ?
00:36:13Malheureusement,
00:36:14en quelques minutes,
00:36:15chez des jeunes enfants,
00:36:16ça peut aller très très vite
00:36:18à des températures
00:36:18qui peuvent largement
00:36:20dépasser les 40,
00:36:21voire atteindre les 50 degrés.
00:36:23C'est pour ça
00:36:24que c'est un message
00:36:25qu'on passe régulièrement,
00:36:26de rester très très vite
00:36:27vigilant sur les plus jeunes
00:36:29et en particulier,
00:36:31malheureusement,
00:36:31de ne pas les laisser
00:36:32sans surveillance
00:36:33dans une voiture
00:36:33parce qu'en quelques minutes,
00:36:34ça peut aller très très vite.
00:36:36Mais on est très très surpris
00:36:37par ce chiffre.
00:36:37Vous dites quelques minutes,
00:36:39mais qu'est-ce qui peut
00:36:40s'accélérer aussi rapidement
00:36:41pour que le décès
00:36:43survienne si vite ?
00:36:47Le corps des enfants
00:36:49réagit beaucoup
00:36:50et s'adapte
00:36:50beaucoup moins vite
00:36:51que celui d'un adulte
00:36:54de 30 ans,
00:36:5540 ans à la chaleur
00:36:56et il peut très très vite
00:36:58se déshydrater,
00:37:00faire un malaise
00:37:00et malheureusement,
00:37:02conduire au drame
00:37:03que vous avez évoqué
00:37:05qui est survenu hier.
00:37:06On voit bien
00:37:07que les organismes souffrent,
00:37:08surtout les plus fragiles.
00:37:09Est-ce que vous constatez déjà
00:37:10une hausse des appels ?
00:37:15Alors oui,
00:37:16effectivement,
00:37:16on a depuis 3 jours maintenant
00:37:18une hausse des appels
00:37:19au centre 15
00:37:20du CHU de Bordeaux
00:37:22qui intervient
00:37:23pour toute la Gironde.
00:37:24Initialement,
00:37:24sur le week-end
00:37:25de la fête de la musique,
00:37:26on était plutôt
00:37:26sur une augmentation
00:37:27de l'ordre de 10%.
00:37:28Sur une journée
00:37:29comme celle d'hier
00:37:30avec une température
00:37:31qui continue de grimper
00:37:33au thermomètre,
00:37:33on a atteint
00:37:34une augmentation
00:37:35de 25% des appels
00:37:37ce qui correspond
00:37:38à près de 2 900 appels
00:37:40sur la journée d'hier.
00:37:42Toute cette augmentation
00:37:43d'appels
00:37:43est clairement
00:37:44le fait de la canicule,
00:37:46élément qu'on suit
00:37:47évidemment,
00:37:48vous en doutez,
00:37:49heure par heure
00:37:50avec évidemment
00:37:52des appels
00:37:52qui concernent
00:37:53les plus petits
00:37:54qui se déshydratent
00:37:56plus vite
00:37:57et sur lesquels
00:37:57il faut veiller
00:37:58les mettre à l'abri
00:37:59à l'ombre
00:37:59et les hydrater
00:38:00parce que les enfants
00:38:01n'ont pas forcément
00:38:02le sentiment de soif
00:38:03aussi vite que nous.
00:38:05Et puis,
00:38:05à l'autre extrémité
00:38:06de la vie,
00:38:07nos seniors
00:38:07qui là encore
00:38:09se déshydratent
00:38:10beaucoup plus vite
00:38:11et puis ont des pathologies
00:38:13cardiaques,
00:38:14respiratoires,
00:38:15rénales
00:38:15qui peuvent se décompenser
00:38:16plus vite
00:38:17avec la déshydratation.
00:38:19On en est à 4, 5,
00:38:206 jours de canicule
00:38:21d'affilée,
00:38:22forcément on fatigue.
00:38:23Est-ce qu'on est,
00:38:24docteur,
00:38:24à un moment de bascule
00:38:25avec les malaises
00:38:26qui vont forcément
00:38:26augmenter ?
00:38:30Oui,
00:38:30il y a toujours
00:38:31dans une canicule
00:38:32un effet retard.
00:38:32On sait que sur les 2,
00:38:333 premiers jours,
00:38:34on ne voit pas tout de suite
00:38:35les malades.
00:38:36On peut voir les plus fragiles
00:38:37ou les moins prudents
00:38:39mais on s'attendait
00:38:40à ce qu'au bout de 3 jours,
00:38:41ça commence à nous arriver
00:38:42dans les services d'urgence
00:38:43et comme ici
00:38:44sur l'hôpital Pellegrin
00:38:46au CHU de Bordeaux,
00:38:47on commence à voir
00:38:48depuis hier
00:38:48quelques patients
00:38:50arrivés
00:38:50avec des signes
00:38:51de déshydratation,
00:38:52des malaises
00:38:53et on s'attend
00:38:53à ce que ce soit
00:38:55malheureusement crescendo
00:38:56sur le reste de la semaine
00:38:57étant donné
00:38:57les prévisions météorologiques.
00:38:59Docteur,
00:39:00est-ce qu'il y a également
00:39:00une crainte
00:39:02de l'impact
00:39:03de la canicule
00:39:04sur la santé mentale ?
00:39:08Alors,
00:39:09effectivement,
00:39:09d'abord nous,
00:39:10sur les urgences,
00:39:11on prend en charge
00:39:13les urgences somatiques,
00:39:14physiques,
00:39:14les déshydratations
00:39:15avec un enjeu majeur
00:39:17qui est celui
00:39:17de l'aval
00:39:18et de l'hospitalisation
00:39:19des malades
00:39:19qu'ils nécessitent
00:39:20et on met tout en oeuvre
00:39:21de ce point de vue-là
00:39:22au CHU de Bordeaux.
00:39:24Après,
00:39:24effectivement,
00:39:24on a aussi
00:39:25des décompensations
00:39:26de patients suivis
00:39:27en psychiatrie
00:39:28qui continuent
00:39:29à prendre leur traitement,
00:39:30qui se déshydratent
00:39:31et ce qui dérègle
00:39:32l'effet des médicaments
00:39:33psychotropes
00:39:34avec des pathologies
00:39:36psychiatriques
00:39:37qui se décompensent
00:39:38un peu plus
00:39:38dans ce contexte
00:39:40de canicule.
00:39:41Merci beaucoup docteur
00:39:42d'avoir été en direct
00:39:43dans le Midi-BFM
00:39:43et bon courage.
00:39:44Pendant que vous parlez,
00:39:45on voit ces ventilateurs,
00:39:47ces bricolages
00:39:47dans les hôpitaux.
00:39:48Clairement,
00:39:48Laurent Neumann,
00:39:49on n'est pas prêt.
00:39:50La faute à qui ?
00:39:51Alors,
00:39:51on n'est pas prêt,
00:39:52moi c'est ce que j'entends.
00:39:53On n'est pas prêt.
00:39:53J'ai même entendu
00:39:54quelqu'un dans mon café
00:39:55qui m'a dit
00:39:55mais au fond,
00:39:55les hommes politiques,
00:39:56c'est comme les ventilos,
00:39:57ils se contentent
00:39:57de brasser de l'air.
00:39:59Et ce n'est pas faux
00:40:00parce que,
00:40:01tiens,
00:40:01François s'en souvient,
00:40:02Jacques Chirac,
00:40:03la maison brûle
00:40:04et nous regardons ailleurs.
00:40:05Vous savez,
00:40:06quand c'était 2002 ?
00:40:08C'est-à-dire,
00:40:08les moins de 20 ans
00:40:09ne se souviennent pas
00:40:09de cette période-là.
00:40:11Le Grenelle de l'environnement,
00:40:12ça vous parle ?
00:40:13Avec Jean-Louis Borloo,
00:40:142007.
00:40:15La Convention citoyenne
00:40:17sur le climat 2019
00:40:18dont on a finalement gardé
00:40:20assez peu de choses.
00:40:21Les accords de Paris,
00:40:222015.
00:40:23Absolument.
00:40:24Et bien,
00:40:24le résultat,
00:40:25c'est que cette année,
00:40:25par exemple,
00:40:262026,
00:40:27on a divisé par trois
00:40:28le fond vert
00:40:29qui est censé nous aider
00:40:30à nous adapter
00:40:31à ces changements
00:40:32climatiques.
00:40:33On est passé de 2,3 milliards
00:40:34à 800 millions.
00:40:35Donc,
00:40:35vous dites,
00:40:35en fait,
00:40:36qu'on n'est pas prêts,
00:40:37mais qu'en fait,
00:40:37on l'a bien cherché,
00:40:38en fait,
00:40:38puisque c'est ce qu'on
00:40:40essaie de montrer.
00:40:40On est dans un déni collectif,
00:40:42y compris nous,
00:40:43d'ailleurs.
00:40:43Nous,
00:40:43quand on nous parle
00:40:44du réchauffement,
00:40:44on dit oui,
00:40:45oui,
00:40:45bien sûr.
00:40:46Là,
00:40:46on est dedans.
00:40:47Vous avez raison,
00:40:47Christophe,
00:40:48je pointe du doigt
00:40:49les responsables politiques,
00:40:50mais en fait,
00:40:50on est tous concernés.
00:40:51Enfin,
00:40:51le résultat,
00:40:52c'est quand même
00:40:52que les écoles
00:40:53ne sont pas prêts,
00:40:54que les EHPAD
00:40:54ne sont pas prêts.
00:40:55On a vu,
00:40:56une pièce rafraîchie,
00:40:57c'est tout ce qu'on a réussi
00:40:58à faire en 20 ans.
00:40:59Les transports ne sont pas prêts,
00:41:01les hôpitaux ne sont pas prêts.
00:41:03Il y a des dizaines
00:41:04de services
00:41:04d'urgence,
00:41:06de cardiologie,
00:41:07de maternité
00:41:08où il n'y a pas
00:41:08la climatisation.
00:41:09Hier,
00:41:10Sofiane nous racontait
00:41:11l'hôpital de Nantes
00:41:13qui est en construction,
00:41:14on n'a pas mis
00:41:15la climatisation.
00:41:16Pardon,
00:41:16mais là,
00:41:16si on n'est pas dans le déni,
00:41:17c'est quoi ?
00:41:18Et je vais vous dire mieux que ça,
00:41:19même le droit du travail
00:41:20n'est pas adapté
00:41:22à la situation,
00:41:22on sait dire.
00:41:23Mais ça,
00:41:23c'est la loi,
00:41:24le législateur,
00:41:25à eux d'agir.
00:41:25Oui,
00:41:26alors j'ai regardé,
00:41:27Marc ne me démentira pas,
00:41:28la météo a fait des progrès
00:41:30considérables depuis 20 ans,
00:41:31on a inventé
00:41:32les vigilances jaunes,
00:41:34rouges,
00:41:34etc.
00:41:35Vous savez que quand il y a
00:41:36une vigilance rouge,
00:41:37un salarié ne peut pas
00:41:37invoquer son droit de retrait.
00:41:39Et j'écoutais hier
00:41:40les préfets,
00:41:41quand les préfets vous annoncent,
00:41:42et c'est plutôt
00:41:42une bonne idée,
00:41:43de donner des dérogations
00:41:45pour pouvoir travailler
00:41:45de 6 heures à midi.
00:41:47Enfin,
00:41:47les employeurs ne sont pas
00:41:48obligés de les accepter.
00:41:50Ça n'est qu'une dérogation.
00:41:52Et je vais même
00:41:53aller plus loin.
00:41:53Vous savez que le code
00:41:54du travail ne prévoit pas
00:41:56de température maximale
00:41:57au-delà desquelles
00:41:58il ne faut plus travailler.
00:41:59Il y a un institut
00:42:00dont c'est le métier
00:42:01qui dit,
00:42:01au-delà de 28 degrés maximum,
00:42:03il n'y a plus
00:42:04de travail physique.
00:42:05Au-delà de 30 degrés,
00:42:06il n'y a même plus
00:42:07de travail sédentaire.
00:42:08Et à 33 degrés,
00:42:09c'est seuil d'alerte
00:42:10absolument maximal.
00:42:12Sauf que ces seuils,
00:42:13ils sont purement indicatifs
00:42:15et les employeurs
00:42:16les appliquent ou pas,
00:42:17alors que les employeurs,
00:42:17ils ont une obligation
00:42:19de sécurité vis-à-vis
00:42:20de leurs salariés.
00:42:21Moralité,
00:42:22et là,
00:42:22je résume,
00:42:23on n'a pas été capable
00:42:24de stopper
00:42:25le réchauffement climatique.
00:42:26On n'a pas été capable
00:42:28de s'adapter.
00:42:29Et c'est là
00:42:29où je pointe du doigt
00:42:31les responsables politiques.
00:42:32Parce que jusqu'à preuve
00:42:33du contraire,
00:42:33gouverner,
00:42:34c'est prévoir.
00:42:34Sofiane Lecèque
00:42:35qui a dit ça,
00:42:36c'est...
00:42:37Adolphe Thiers.
00:42:38Absolument,
00:42:39Adolphe Thiers.
00:42:39C'était il y a 150 ans,
00:42:41messieurs et mesdames.
00:42:45Sinon,
00:42:46depuis 150 ans,
00:42:47on n'a pas appris
00:42:47que gouverner,
00:42:48c'est prévoir.
00:42:49Et prévoir,
00:42:50c'est plus efficace
00:42:51que des cellules
00:42:51de crise interministérielle
00:42:53ou des ventilos
00:42:54qui brassent de l'air chaud.
00:42:55Vous savez quoi ?
00:42:55On va interpeller
00:42:56une ancienne ministre
00:42:57de l'Environnement.
00:42:57Tout à l'heure
00:42:58dans le mini-BFM,
00:42:58ce sera à 13h30
00:42:59que Corinne Lepage
00:43:00sera notre invitée
00:43:01tout à l'heure.
00:43:02Et dans le 13h live,
00:43:02on reviendra sur ces 40 noyades
00:43:04en 5 jours.
00:43:05Les interdictions se multiplient
00:43:06encore.
00:43:06Faudrait-il qu'elles soient respectées ?
00:43:08Mais tout de suite,
00:43:09les prévisions de Marc.
00:43:14Bienvenue dans le 13h live,
00:43:15pile 13h.
00:43:16La canicule,
00:43:17évidemment,
00:43:17parce que de toute évidence,
00:43:18la crise s'accélère.
00:43:20Température en hausse
00:43:21et accélération également
00:43:22du côté de la mobilisation.
00:43:24Avec cette nouvelle réunion
00:43:25de crise à Matignon,
00:43:27ça vient de se terminer.
00:43:28Hugo Capelli,
00:43:29on vous retrouve en direct.
00:43:30Le Premier ministre
00:43:31qui envisage
00:43:32trois scénarios.
00:43:36Oui, tout à fait.
00:43:37Cette cellule interministérielle
00:43:38de crise
00:43:38qui vient de se terminer
00:43:39ici au ministère de l'Intérieur.
00:43:41Ça a duré un petit peu moins
00:43:42de deux heures.
00:43:44Sébastien Lecornu
00:43:44qui vient de partir à l'instant,
00:43:46lui qui a pris la parole,
00:43:47le Premier ministre,
00:43:48au début de cette cellule de crise
00:43:50pour annoncer
00:43:50qu'il y avait eu
00:43:5240 décès
00:43:53par noyade
00:43:54depuis le 18 juin.
00:43:55C'est un chiffre
00:43:56qui est assez impressionnant.
00:43:58Lors de cette cellule de crise,
00:44:00c'est notamment
00:44:01un point météo
00:44:02assez long
00:44:02qui a été réalisé.
00:44:04Trois scénarios
00:44:04qui ont été mis
00:44:05sur la table
00:44:06par Météo France.
00:44:07Un scénario de court terme,
00:44:09de moyen terme
00:44:09et le plus inquiétant,
00:44:11c'est un scénario
00:44:11de long terme,
00:44:12c'est-à-dire une vague de chaleur
00:44:13qui durerait
00:44:14jusqu'au mois de juillet.
00:44:16Il fallait donc
00:44:16prendre des décisions,
00:44:18planifier un certain nombre
00:44:19de choses.
00:44:19Voilà ce qui a été fait
00:44:20pendant cette réunion,
00:44:21même si nous n'avons pas
00:44:22tous les éléments.
00:44:24Et puis,
00:44:24la priorité,
00:44:25surtout,
00:44:27de cette cellule de crise,
00:44:28ça a été de travailler
00:44:29sur les questions
00:44:29de santé
00:44:30pour que l'hôpital tienne.
00:44:32On a une activité soutenue
00:44:33plus importante
00:44:34que l'année dernière.
00:44:35Voilà ce qu'a dit
00:44:36Sébastien Lecornu
00:44:36qui a annoncé
00:44:37que le plan Orsan
00:44:39de niveau 2
00:44:40était activé.
00:44:41Voilà ce que précise
00:44:42le Premier ministre
00:44:43dans une communication.
00:44:45Cette décision
00:44:46d'activer le plan Orsan 2
00:44:47permettra de renforcer
00:44:48les capacités
00:44:49de régulation médicale,
00:44:50de mobiliser
00:44:51les personnels
00:44:51nécessaires au fonctionnement
00:44:52de l'hôpital,
00:44:53de garantir
00:44:54la coordination
00:44:55entre la médecine de ville,
00:44:56les hôpitaux,
00:44:57les cliniques
00:44:57et les EHPAD.
00:44:58Vous l'avez donc compris,
00:44:59le gouvernement
00:44:59qui veut se montrer
00:45:00mobilisé,
00:45:01en particulier
00:45:02sur ces questions de santé,
00:45:03parce que tout le monde
00:45:04a en tête
00:45:04ce qui s'était passé
00:45:05lors de la canicule
00:45:06de 2003.
00:45:07Au bout de plusieurs jours
00:45:08de canicule,
00:45:08il y a eu certaines défaillances
00:45:10au sein des hôpitaux
00:45:11et donc le gouvernement
00:45:12ne veut pas reproduire
00:45:13certaines erreurs
00:45:14qui ont pu avoir lieu
00:45:15dans le passé.
00:45:16Sceptique, Adimala,
00:45:17qu'est-ce que ça veut dire
00:45:18ce plan Orsan 2 ?
00:45:19Ça veut dire que des moyens
00:45:20supplémentaires vont être mobilisés ?
00:45:21Alors c'est un plan
00:45:22qui est lié
00:45:23au ministère de la Santé.
00:45:24On est vraiment sur
00:45:24du ministère de la Santé
00:45:25qui se met en posture
00:45:26via les différents centres hospitaliers
00:45:27d'absorber
00:45:28ou de se préparer
00:45:29à absorber
00:45:29un important flux
00:45:30de victimes.
00:45:31Pour ce faire,
00:45:32il y a tout un mécanisme
00:45:33de gestion de crise
00:45:34avec une cellule de crise
00:45:34qui se met en œuvre,
00:45:35un renforcement des effectifs.
00:45:36On est vraiment là
00:45:37sur une posture
00:45:38du ministère de la Santé
00:45:39d'absorber
00:45:40au niveau de sa chaîne
00:45:41de maillot des secours
00:45:42l'absorption
00:45:43des différents flux de victimes.
00:45:44Parce que, Margot,
00:45:45les hôpitaux s'attendent
00:45:46à une forte hausse ?
00:45:47On le voit déjà
00:45:47avec les appels au SAMU
00:45:49selon mes informations
00:45:50dans les SAMU franciliens.
00:45:51Si on regarde
00:45:52sur une semaine,
00:45:53ce n'est pas très impressionnant.
00:45:53On est à plus 15%
00:45:54parce que la semaine dernière,
00:45:55au début de la semaine dernière,
00:45:56il ne faisait pas chaud.
00:45:57Mais là,
00:45:58si on regarde
00:45:58sur la seule journée d'hier,
00:45:59on est sur une augmentation
00:46:01d'activité de 50%.
00:46:03Des dossiers ouverts.
00:46:04Les dossiers,
00:46:05ça ne veut pas dire
00:46:06que ce sont des patients
00:46:06qui vont forcément aux urgences.
00:46:07C'est d'ailleurs le but
00:46:08des SAMU.
00:46:09Ils sont contents
00:46:09que les gens appellent.
00:46:10Parfois,
00:46:11c'est des simples conseils
00:46:12avec un maintien à domicile.
00:46:14Mais on voit clairement
00:46:15que l'activité
00:46:16est très soutenue
00:46:17dans les SAMU.
00:46:18Et pour faire simple,
00:46:19ce plan Orsan,
00:46:20c'est une sorte de boîte à outils
00:46:21dans lesquelles
00:46:22les autorités sanitaires
00:46:23et les établissements de santé
00:46:24peuvent piocher.
00:46:26Au niveau 2,
00:46:27on nous dit
00:46:27monter en puissance
00:46:28quand il y a des tensions
00:46:28plus durables.
00:46:29On peut renforcer
00:46:30la coordination suivie
00:46:31de façon plus régulière
00:46:33des capacités hospitalières
00:46:35parce que ça,
00:46:35c'est vraiment
00:46:35ce qui doit être monitoré
00:46:36en temps réel.
00:46:37C'est l'état des urgences.
00:46:39Là, on me dit déjà
00:46:39que c'est un peu plus tendu
00:46:40qu'hier
00:46:41et on sait que ça va se poursuivre.
00:46:42Gouverner,
00:46:43c'est prévoir,
00:46:43rappelé tout à l'heure
00:46:44Laurent Neumann.
00:46:45Le Premier ministre
00:46:45a évoqué trois scénarios.
00:46:48Quels sont ces trois scénarios
00:46:49et quel est le plus probable, Marc ?
00:46:53La distinction entre canicule
00:46:55et vagues de chaleur.
00:46:56On parle de vagues de chaleur
00:46:58lorsque, pendant plusieurs jours,
00:46:59la moyenne des températures
00:47:01dépasse 23,4 degrés en France.
00:47:03La canicule,
00:47:04avec les orages
00:47:05qui sont prévus ce week-end,
00:47:06la canicule devrait quand même
00:47:06un peu reculer.
00:47:07Les températures vont baisser.
00:47:09On ne sera plus dans du 40,
00:47:1142 degrés.
00:47:12À partir de quand ?
00:47:12À partir de samedi
00:47:13et surtout dimanche.
00:47:14Les températures vont retrouver...
00:47:16Ça, c'est sûr.
00:47:16Voilà.
00:47:16Les températures devraient retrouver
00:47:18un niveau plus raisonnable.
00:47:19Le problème, c'est qu'on part
00:47:20de tellement haut,
00:47:21ça va baisser,
00:47:22mais on va rester quand même
00:47:23dans une masse d'air
00:47:24assez chaude.
00:47:25Et en fait,
00:47:26lorsqu'on regarde
00:47:27cet indicateur thermique national,
00:47:29cette vague de chaleur,
00:47:29pour l'instant,
00:47:31il ne fera pas 20.
00:47:32Il fera sans doute
00:47:32encore 30, voire plus.
00:47:34Donc, ça sera, certes,
00:47:35plus acceptable,
00:47:36mais on restera encore,
00:47:37a priori,
00:47:38jusqu'au début du mois de juillet
00:47:39dans ce qu'on appelle
00:47:40une vague de chaleur
00:47:41avec, globalement,
00:47:42des nuits plutôt chaudes
00:47:45et des températures de la journée
00:47:46qui resteraient encore assez élevées.
00:47:48D'où cette ruée
00:47:49sur les piscines,
00:47:50les cours d'eau.
00:47:51Attention au risque de noyade.
00:47:5240 victimes en 5 jours,
00:47:54a dit tout à l'heure
00:47:54le Premier ministre,
00:47:56en majorité des jeunes.
00:47:57Dernier exemple en date,
00:47:58dans le Rhône,
00:47:59un jeune footballeur professionnel
00:48:01qui jouait en Ligue 2,
00:48:03qui est en mort,
00:48:04serré,
00:48:04barral,
00:48:05Romain Hétuin,
00:48:05après avoir plongé
00:48:07juste derrière vous.
00:48:10Oui, c'est dans ce secteur
00:48:12bien connu ici
00:48:13qu'il est venu se baigner
00:48:15avec ses amis.
00:48:16C'est un secteur
00:48:17qui est particulièrement dangereux
00:48:18puisque vous le voyez
00:48:19sur ces images de Louis Léger,
00:48:20il y a beaucoup de vagues.
00:48:22C'est d'ailleurs un secteur
00:48:23qui est surnommé la vague
00:48:24et plus que ça,
00:48:25il y a surtout à droite
00:48:26beaucoup,
00:48:27beaucoup de courant
00:48:28puisqu'on est vraiment
00:48:29sur le Rhône.
00:48:30Il faut savoir que la baignade
00:48:31est interdite sur place
00:48:32parce qu'elle est très dangereuse,
00:48:34mais ils sont nombreux.
00:48:35On peut encore voir
00:48:35une famille au loin
00:48:36à venir se baigner,
00:48:38venir se rafraîchir
00:48:38car il fait très chaud.
00:48:40Il faisait 40 degrés à l'ombre
00:48:42lorsque les secours
00:48:42sont intervenus
00:48:43hier soir à 18h
00:48:45et nous avons rencontré
00:48:46beaucoup de personnes
00:48:48qui viennent encore aujourd'hui
00:48:50se baigner
00:48:50malgré cette noyade.
00:48:52Écoutez-les.
00:48:54C'est vrai que c'est un endroit
00:48:55qui est quand même
00:48:56particulièrement dangereux.
00:48:57Il y a des courants.
00:48:58Si vous voulez,
00:48:59vous êtes écrasé par l'eau
00:49:00donc carrément
00:49:02vous êtes assommé
00:49:02au fond
00:49:03par les rochers.
00:49:05Donc vous êtes inconscient
00:49:07et vous mourrez dans l'eau.
00:49:08En gros,
00:49:08c'est important
00:49:09de bien se mettre au bord.
00:49:12Il y a des limites.
00:49:13Je ne sais pas
00:49:13si vous avez vu là-bas,
00:49:14il y a un gros tas de cailloux
00:49:16et ce gros tas de cailloux
00:49:17quand on se met dessus
00:49:18ça nous arrive au chier.
00:49:19Juste,
00:49:19il ne faut pas aller dans le courant.
00:49:20Il ne faut pas aller
00:49:21dans les cascades
00:49:22et rester bien au bord.
00:49:23En soi,
00:49:23si on fait bien l'intention,
00:49:24ça ne reste pas si dangereux que ça.
00:49:26C'est vrai que c'est tentant,
00:49:27c'est petit.
00:49:27Et je voudrais qu'on revoit
00:49:28cette image en direct.
00:49:29Il faut tout dire
00:49:30dans cette histoire.
00:49:31Le jeune homme
00:49:31qui est en état
00:49:32de mort cérébrale,
00:49:33c'est un joueur professionnel
00:49:34de foot de Ligue 2.
00:49:35Il avait 21 ans.
00:49:36Il était vraiment
00:49:36dans la fleur de l'âge
00:49:37et en très bonne condition physique.
00:49:39Et quand je dis
00:49:40qu'il faut dire toute l'histoire,
00:49:41c'est qu'il était accompagné d'amis.
00:49:43Et deux de ses amis
00:49:43ont été réanimés.
00:49:45Autrement dit,
00:49:46ils ont tous été pris
00:49:48par les vagues,
00:49:49par le danger,
00:49:50par le courant
00:49:51et aucun des trois
00:49:54n'a pu aider l'autre.
00:49:55C'est ce qu'on comprend.
00:49:56Dans un contexte aquatique,
00:49:57toute personne
00:49:57peut être vulnérable.
00:49:58On peut être un bon sportif
00:49:59comme un mauvais sportif.
00:50:01On sera soumis
00:50:01aux mêmes risques,
00:50:02notamment dans ce type
00:50:03de contexte
00:50:03où on voit de l'écume,
00:50:05de l'eau vive,
00:50:05donc déjà un important courant.
00:50:07On voit en plus
00:50:07que le fonds n'est pas
00:50:08forcément bien connu,
00:50:09donc on peut être
00:50:10emporté par ces phénomènes
00:50:11de trous d'eau, etc.
00:50:12Il y a peut-être
00:50:12des obstacles,
00:50:13des embâcles.
00:50:14Et surtout,
00:50:14on n'est pas dans une zone
00:50:15de baignade surveillée.
00:50:16Donc même si une personne
00:50:17est en détresse,
00:50:18l'équipe de secours
00:50:19tardera peut-être à venir
00:50:20parce qu'on est
00:50:20sur une zone non surveillée
00:50:21et c'est toujours
00:50:22plus délétère
00:50:23pour les chances
00:50:29et on rouvrira
00:50:30cette page canicule,
00:50:31les dangers
00:50:31qui l'accompagnent
00:50:32à 13h30.
00:50:33Le dossier du 13h
00:50:34dans quelques minutes.
00:50:35Y a-t-il d'autres affaires
00:50:36lianas en France ?
00:50:37Vous verrez pourquoi
00:50:38on pose la question.
00:50:38Vous savez,
00:50:39il y avait ces fameux dossiers,
00:50:4070 000 dossiers
00:50:41qui étaient revus.
00:50:42Et bien depuis,
00:50:43134 personnes ont été
00:50:44placées en détention provisoire.
00:50:46134 prédateurs potentiels.
00:50:48Au milieu de cette actualité
00:50:49évidemment dramatique,
00:50:51il faut quand même rappeler
00:50:51la victoire
00:50:52et la qualification
00:50:52de l'équipe de France de foot
00:50:54pour les 16e de finale
00:50:55du mondial.
00:50:56Vous pouvez gagner,
00:50:57vous aussi,
00:50:58vous pouvez gagner
00:50:59votre prime de match
00:51:00de 30 000 euros
00:51:01grâce à BFM.
00:51:02C'est facile,
00:51:02il suffit d'envoyer
00:51:03prime au 7 24 24,
00:51:05prime au 7 24 24
00:51:07qui rasent au sort
00:51:08dans la foulée.
00:51:11Retour sur le plateau
00:51:12du midi BFM,
00:51:13il est pratiquement 13h15.
00:51:14Y a-t-il d'autres affaires
00:51:16lianas en France ?
00:51:17On pose cette question
00:51:18après avoir appris Roselyne
00:51:19que 134 personnes
00:51:21avaient été placées
00:51:22en détention provisoire
00:51:23et 1243 en garde à vue
00:51:26après le réexamen
00:51:27d'une partie
00:51:28des 70 000 plaintes
00:51:29pour violences sexuelles
00:51:30ordonnées par Gérald Darmanin.
00:51:33Et ce réexamen,
00:51:33il doit durer jusqu'au 14 juillet.
00:51:35On va en parler
00:51:35avec Ludovic Fria,
00:51:36président de l'Union syndicale
00:51:38des magistrats,
00:51:39Laurent Neumann
00:51:39et Mathias Tesson
00:51:41du service police-justice
00:51:42de BFM TV.
00:51:42Ces chiffres quand même,
00:51:44134 prédateurs sexuels
00:51:45qui étaient donc dans la nature.
00:51:46Est-ce qu'on sait
00:51:47un petit peu
00:51:48quelque chose
00:51:48de leur profil ?
00:51:49Qui sont-ils ?
00:51:50En gros,
00:51:50depuis une quinzaine de jours
00:51:51et depuis que le garde des Sceaux
00:51:52a demandé à ce que
00:51:53ces 70 000 plaintes
00:51:54soient réexaminées,
00:51:56il y a eu 1243 mesures
00:51:58de garde à vue.
00:51:59Pour l'ensemble
00:52:00de ces personnes,
00:52:01il s'agit d'infractions
00:52:02d'atteintes sur les mineurs.
00:52:04Parmi ces 1243 gardes à vue,
00:52:06on sait aujourd'hui
00:52:07qu'il y a 134 d'entre elles
00:52:09qui ont été placées
00:52:11en détention provisoire,
00:52:12c'est-à-dire poursuivies
00:52:14à la faveur d'indices
00:52:15probablement graves
00:52:16et concordants
00:52:17qui ont justifié à la fois
00:52:19une mise en examen
00:52:20et des placements
00:52:21en détention provisoire.
00:52:23On sait que
00:52:23pour l'ensemble
00:52:24de ces 134 détention provisoire,
00:52:26ce sont pour des faits
00:52:28de violences sexuelles
00:52:28sur des mineurs,
00:52:29mais on n'a pas de précision
00:52:30sur l'âge des personnes
00:52:31mises en cause,
00:52:31leur situation personnelle,
00:52:33etc.
00:52:33On a juste ce premier panorama là
00:52:35qui va augmenter
00:52:37au fur et à mesure
00:52:37probablement des semaines
00:52:39puisque ce n'est pas fini,
00:52:40le réexamen se poursuit.
00:52:41Monsieur Friat,
00:52:41je vais d'abord vous interroger
00:52:42sur ce chiffre.
00:52:43Voilà donc 134 personnes
00:52:45pour lesquelles,
00:52:45de toute évidence,
00:52:46il y avait des indices graves
00:52:47et concordants
00:52:48qui étaient dans la nature
00:52:50et qui n'auraient,
00:52:51de toute évidence,
00:52:52jamais dû s'y trouver.
00:52:53Y a-t-il eu dysfonctionnement majeur ?
00:52:56Je ne pense pas que l'équation
00:52:58puisse être écrite,
00:53:00pardon, excusez-moi,
00:53:01j'ai un peu cru dans le métro,
00:53:02puisse être écrite
00:53:03de cette façon-là.
00:53:04On sait
00:53:05qu'un grand nombre
00:53:07de dossiers,
00:53:08notamment des dossiers
00:53:09graves
00:53:10d'agressions
00:53:11sur mineurs,
00:53:12sont dans les palais de justice,
00:53:14mais également
00:53:15dans les brigades de gendarmerie
00:53:16et dans les commissariats
00:53:17de longue date.
00:53:18C'était un rapport
00:53:19qui avait été remis
00:53:20notamment par l'inspection
00:53:21générale de l'administration,
00:53:22je crois, en 2021
00:53:24à M. Darmanin,
00:53:26alors ministre de l'Intérieur.
00:53:27Donc,
00:53:28qu'on fasse mine
00:53:29de le découvrir,
00:53:30moi,
00:53:30à titre personnel
00:53:31et professionnel,
00:53:32ça m'étonne.
00:53:33Après,
00:53:33si vous me demandez
00:53:34si je trouve
00:53:36rassurant
00:53:36et normal
00:53:37que,
00:53:38effectivement,
00:53:38ces personnes
00:53:39qui auraient,
00:53:40qui auraient,
00:53:41qui auraient commis
00:53:42ces faits-là,
00:53:43se retrouvent,
00:53:44qui en détention provisoire,
00:53:46qui sous contrôle judiciaire,
00:53:47bien sûr,
00:53:48c'est normal
00:53:48et bien sûr
00:53:49que notre justice
00:53:50devrait fonctionner ainsi
00:53:51si elle en avait
00:53:52les moyens
00:53:53et les outils.
00:53:54D'accord,
00:53:55mais pour les gens
00:53:55qui nous regardent,
00:53:56ils se disent,
00:53:56mais enfin,
00:53:56ces gens-là,
00:53:58ils étaient dans la nature,
00:54:00on rouvre les dossiers
00:54:01et on se dit,
00:54:01finalement,
00:54:02on aurait peut-être
00:54:03dû les garder
00:54:03derrière les barreaux.
00:54:05C'est terrible.
00:54:06Bien sûr,
00:54:06c'est terrible.
00:54:07Mais je pense que
00:54:09le choc...
00:54:09Non mais sans ce rédamin,
00:54:10il serait toujours dehors.
00:54:11C'est ça qu'on se dit.
00:54:12Mais bien sûr.
00:54:13Mais il faut le dire,
00:54:15il faut l'expliquer.
00:54:16Il faut dire que
00:54:17ce n'est pas l'effet
00:54:18du laxisme de la justice,
00:54:19comme je l'entends
00:54:20sur le plateau.
00:54:21C'est simplement
00:54:22l'effet de moyens,
00:54:24mais pas que de la justice.
00:54:25C'est également
00:54:26les enquêteurs.
00:54:27Je rappelle que
00:54:27la police judiciaire
00:54:28a été sévèrement réformée
00:54:30il n'y a pas si longtemps
00:54:31au motif qu'il fallait mettre
00:54:32du bleu sur le terrain.
00:54:34Le bleu sur le terrain,
00:54:35c'est autant d'enquêteurs
00:54:36qu'ils ne sont pas
00:54:37derrière les bureaux
00:54:38pour entendre les victimes
00:54:38et pour faire avancer
00:54:39les dossiers.
00:54:40Laurent, c'est inaudible
00:54:41pour les gens qui viennent.
00:54:42Je comprends.
00:54:42Et assez acclément,
00:54:43je ne vous cache pas.
00:54:44Je vais le dire
00:54:44avec mes mots à moi.
00:54:46Ça veut donc dire
00:54:47que si Liana n'était pas morte,
00:54:49ces 134 personnes
00:54:51seraient toujours en liberté.
00:54:52Et Mathias a donné la clé.
00:54:54Ces 134 personnes
00:54:56le 23 juin.
00:54:57Mais les 70 000 dossiers,
00:54:59on continue à les étudier
00:55:00jusqu'au 14 juillet.
00:55:02Donc il n'est pas impossible
00:55:03que d'ici le 14 juillet
00:55:05ce ne soient plus 134,
00:55:06mais 200, 250, 300,
00:55:09350 personnes
00:55:10en détention provisoire
00:55:11et encore plus
00:55:12de personnes placées
00:55:13en garde à vue avant.
00:55:15Donc les chiffres
00:55:15sont gigantesques.
00:55:17Mathias ?
00:55:17Un mot pour dire
00:55:17sur le différentiel
00:55:19entre 1243 personnes
00:55:20placées en garde à vue
00:55:21et 134 détentions provisoires.
00:55:23Pour les autres,
00:55:24il s'agit soit de personnes
00:55:25qui ont été placées
00:55:25sous contrôle judiciaire,
00:55:26c'est-à-dire
00:55:27qui ne sont pas en détention,
00:55:28qui ont un certain nombre
00:55:29d'interdictions
00:55:29ou d'obligations à respecter
00:55:31mais qui ne font pas partie
00:55:32des critères
00:55:33de la détention provisoire.
00:55:34Il y a pu y avoir aussi
00:55:35des classements sans suite,
00:55:36c'est-à-dire des personnes
00:55:37placées en garde à vue
00:55:37et il n'y a pas suffisamment
00:55:38d'éléments pour les poursuivre.
00:55:41Voilà pour ce différentiel.
00:55:42Il peut y avoir également
00:55:43une autre hypothèse.
00:55:44C'est-à-dire qu'on garde
00:55:46un peu de garde à vue
00:55:47comme on dit sous le pied
00:55:48pour revenir un peu plus tard
00:55:50lorsqu'on aura des éléments
00:55:51plus concrets à l'Europe.
00:55:51Mais M. Friat,
00:55:53est-ce que les magistrats
00:55:54qui prennent la décision
00:55:56de remettre en liberté
00:55:57ces gens-là
00:55:58ont conscience que
00:55:59ce sont des grenades dégoupillées
00:56:01qu'ils remettent dans la nature ?
00:56:02Je ne comprends pas votre question.
00:56:04À quel moment
00:56:05les magistrats ont-ils remis
00:56:06en liberté ces gens-là ?
00:56:08Vous voulez dire
00:56:08qu'on n'est même pas allé jusque-là ?
00:56:10Ils n'ont même pas vu
00:56:10de magistrats à ces gens.
00:56:11C'est simplement
00:56:11que ces procédures
00:56:13n'ont pas pu être traitées
00:56:14qui, par des enquêteurs,
00:56:16des gendarmes, des policiers,
00:56:18qui n'ont pas pu être vus
00:56:19par des magistrats,
00:56:20qui ont pu donner
00:56:21des instructions aux policiers.
00:56:22On en est là.
00:56:23On en est là.
00:56:24Je veux dire,
00:56:24à un moment donné,
00:56:25il faut admettre
00:56:26que le roi est nu.
00:56:27Ce n'est pas rassurant,
00:56:29ce n'est pas satisfaisant,
00:56:30ni pour nos concitoyens,
00:56:31ni pour les personnes judiciaires.
00:56:33Je parle des avocats,
00:56:34des magistrats,
00:56:35des greffiers,
00:56:36tout le monde
00:56:36qui se...
00:56:38Je ne vais pas dire
00:56:39se tuent la tâche,
00:56:40le mot serait très mal choisi,
00:56:41mais qui sont harassés
00:56:43de ces tâches-là
00:56:43et qui se rendent compte
00:56:44qu'au final,
00:56:45malgré leur investissement,
00:56:47on va dire que
00:56:47ce qu'ils font,
00:56:48la justice qu'ils donnent
00:56:49à nos concitoyens,
00:56:50n'est pas celle
00:56:51qu'ils sont en droit d'attendre.
00:56:52Est-ce que vous diriez
00:56:52que ce qu'a demandé
00:56:54du coup Gérald Darmanin,
00:56:55c'est d'une certaine façon
00:56:56pas inutile ?
00:56:58C'est la justice telle qu'elle...
00:57:00Répondez à ma question.
00:57:00Mais je vous réponds,
00:57:01mais je peux vous répondre
00:57:02et permettez que je réponde
00:57:04de la façon
00:57:05qu'il me convient.
00:57:06Mais évidemment
00:57:08qu'il faut le faire,
00:57:09mais ce que Gérald Darmanin
00:57:11doit également expliquer
00:57:12à nos concitoyens,
00:57:13c'est que cet effort considérable
00:57:14qui est fait sur un laps
00:57:16de temps très limité,
00:57:17un mois et demi,
00:57:18c'est très peu un mois
00:57:19pour régler
00:57:20toutes ces affaires,
00:57:20tous ces dossiers-là,
00:57:22ça se fait au détriment
00:57:23d'autre chose.
00:57:24Il faut que nos concitoyens
00:57:25qui sont victimes
00:57:25de cambriolages,
00:57:26qui sont victimes
00:57:27de rodéos urbains...
00:57:28Oui, mais pardonnez-moi,
00:57:29mais par rapport aux enfants,
00:57:30en fait,
00:57:30ce n'est pas très important.
00:57:31Non, non, non,
00:57:32je ne suis pas d'accord avec vous.
00:57:32Non, non, attendez.
00:57:33Attendez, demain,
00:57:35un enfant ou un passant
00:57:36est renversé par quelqu'un
00:57:38sur un passage piéton
00:57:39par un rodéos urbain.
00:57:40On nous dira, là encore,
00:57:41mais que faisait donc la justice ?
00:57:42C'est un tout.
00:57:43Vous parlez des cambriolages,
00:57:44je veux dire que,
00:57:45voilà, lorsqu'on parle
00:57:46des enfants,
00:57:46on en a déjà parlé
00:57:48tous les deux,
00:57:49il n'y a pas de priorité
00:57:50supérieure à ça.
00:57:51Non, mais pour répondre
00:57:51à votre question, Christophe,
00:57:52de toute façon,
00:57:53le fait même
00:57:54que le garde des Sceaux
00:57:55demande à ce qu'on revisite
00:57:5770 000 dossiers,
00:57:59c'est déjà en soi un aveu.
00:58:00Ça veut dire que la justice
00:58:03n'est pas capable d'absorber...
00:58:05C'était les dossiers en attente
00:58:06concernant des mineurs.
00:58:07Dans les temps, 70 000 dossiers
00:58:09ne concernant que des atteintes
00:58:12sur mineurs.
00:58:13Donc, vous imaginez les autres.
00:58:15Je rappelle toujours ce chiffre,
00:58:16mais il y a 2 700 000 plaintes
00:58:18en souffrance dans les commissariats
00:58:19et les gendarmeries.
00:58:20Vous pensez que ça va créer
00:58:21un électrochoc, au moins, ça, ou pas ?
00:58:23J'espère.
00:58:24J'espère que ces faits
00:58:26qui sont absolument terribles
00:58:28vont créer un électrochoc.
00:58:29Après, malheureusement,
00:58:30mes cheveux blancs, on va dire.
00:58:32J'en ai trop vu d'électrochocs,
00:58:33j'en ai trop vu des commissions,
00:58:35j'en ai trop vu des faits divers horrifiques
00:58:37qui, finalement,
00:58:39n'ont pas permis d'avancer suffisamment.
00:58:42Ils n'ont pas permis 2 choses.
00:58:431. Je fais mon travail de syndicaliste.
00:58:45D'avoir des moyens humains.
00:58:47D'ailleurs, les piles de courriers,
00:58:48que le courrier soit électronique
00:58:49ou soit papier,
00:58:50il faut quelqu'un pour l'analyser
00:58:52et le traiter.
00:58:53Il nous faut aussi des enquêteurs.
00:58:54Il nous faut aussi des experts
00:58:56qui puissent effectivement nous dire
00:58:58« Cet enfant que j'ai vu, c'est sûr,
00:59:00il a été victime de quelque chose.
00:59:03Il y a encore trop de dossiers de nos jours
00:59:04qui sont classés sans suite
00:59:06parce qu'on n'a pas les moyens
00:59:07et les outils techniques
00:59:08de pouvoir investiguer,
00:59:09de pouvoir amener notre dossier
00:59:10jusqu'au tribunal. »
00:59:12On va espérer, nous,
00:59:12qu'il y aura bien un sursaut.
00:59:14Merci en tout cas d'être venu en fait tôt.
00:59:15Merci Mathias.
00:59:16Vous restez avec nous dans un instant.
00:59:17La canicule.
00:59:17La France va-t-elle tenir ?
00:59:19Combien de noyades aussi ?
00:59:20On en est déjà à 40.
00:59:21Et on continue tous à prendre des risques.
00:59:32Retour sur le plateau du Midi-BFM.
00:59:34Il est 13h30.
00:59:35Double question.
00:59:36La France va-t-elle tenir ?
00:59:38Et sommes-nous prêts ?
00:59:39On m'accueille avec beaucoup de joie d'ailleurs.
00:59:42Corinne Lepage.
00:59:42Merci d'être là, madame.
00:59:43Merci de m'avoir invitée.
00:59:44Ancienne ministre de l'Environnement.
00:59:46Et vous êtes l'auteur de ce petit pavé,
00:59:49ce coup de gueule sans doute.
00:59:50Vous allez y revenir dans quelques instants.
00:59:52Le discrédit écologique.
00:59:53Comment sortir du backlash ?
00:59:55On a beaucoup de questions à vous poser,
00:59:57évidemment, dans quelques instants.
00:59:58En attendant, le point sur cette canicule.
01:00:00On est loin du pic encore.
01:00:01Et on a même l'impression que les choses s'accélèrent.
01:00:04Yann Amis, est-ce qu'un cap a été franchi ?
01:00:07Nuit la plus chaude, des pointes aussi ?
01:00:11Alors, bonjour à tous.
01:00:12Malheureusement, on est dans le...
01:00:14On est sur notre plateau, on est sur le pic,
01:00:16mais on n'est pas encore dans le côté le plus extrême.
01:00:19Le plus extrême, en fait, on va le vivre.
01:00:21Déjà hier, c'est une journée relativement conséquente,
01:00:23mais il faut bien penser que l'air est très sec,
01:00:26le sol est très sec.
01:00:28Et donc, en fait, la chaleur, on va dire, associée au soleil
01:00:31va tout simplement contribuer, cette fois-ci,
01:00:34de façon exclusive à réchauffer, on va dire,
01:00:37encore un peu plus la masse d'air et les sols.
01:00:39Donc les températures, notamment les maximales,
01:00:40vont encore monter d'un cran.
01:00:42Marc, de nouvelles données en votre possession.
01:00:44Oui, alors, pour l'instant,
01:00:46donc on est sur 54 départements
01:00:48qui sont placés en vigilance rouge, canicule.
01:00:51Voilà.
01:00:51D'autres départements devraient passer
01:00:53en deuxième partie de journée
01:00:54en vigilance rouge,
01:00:56parce qu'on sent, a priori,
01:00:58les premières tensions dans les hôpitaux.
01:01:01Et puis, surtout, la situation météo le justifie
01:01:03avec des températures qui pourraient localement
01:01:05approcher les 43, 44 degrés cet après-midi.
01:01:07Et puis, il y a les nuits,
01:01:08on a battu tous les records, en fait,
01:01:11depuis qu'on enregistre les températures la nuit ?
01:01:13Absolument.
01:01:14Nuit record pour la France.
01:01:15Jamais, donc, qu'on avait enregistré
01:01:17une nuit aussi chaude en France métropolitaine
01:01:19avec une moyenne de 21,6 degrés.
01:01:21Donc, c'est supérieur à la température,
01:01:25à la moyenne qui avait été observée
01:01:26le 25 juillet 2019.
01:01:27Parmi les températures les plus élevées,
01:01:30Pousoge, station ouverte en 1967 en Vendée.
01:01:33Il a fait 28,7 degrés au moment le plus frais de la nuit,
01:01:37soit une température plus élevée
01:01:38que normalement ce que l'on a la journée
01:01:40en plein cœur de l'été.
01:01:42Angers également, station ouverte en 1937.
01:01:44Ce ne sont pas des petits records.
01:01:46Il a fait 23,4 degrés, 25,5 degrés du côté de Rennes.
01:01:50À Caen, en Normandie, 22,7 degrés.
01:01:51La station est ouverte depuis 1945.
01:01:53Donc, vraiment, une pluie de records
01:01:54après les 450 records de chaleur hier après-midi.
01:01:57Nouvelle réunion de la cellule interministérielle
01:01:59de crise ce matin autour du Premier ministre.
01:02:02Et deux décisions, c'est petit.
01:02:04Un, déclenchement du plan Orsan de niveau 2
01:02:07et déclenchement local également du plan Orsec.
01:02:10Qu'est-ce que ça signifie ?
01:02:11Alors, pour le plan Orsan,
01:02:12c'est sous pilotage du ministère de la Santé.
01:02:14C'est un plan d'organisation du système de santé
01:02:16permettant d'absorber un important flux de victimes
01:02:18par une mobilisation plus conséquente
01:02:21des personnels de santé.
01:02:23L'activation d'une cellule de crise interne
01:02:25au milieu hospitalier
01:02:26et permettant, du coup, d'assurer une continuité des secours
01:02:28de la prise en charge hospitalière
01:02:30tout en assurant une absorption adaptée du flux victimaire.
01:02:33Là, on est vraiment sur du ministère de la Santé.
01:02:35Côté ministère de l'Intérieur,
01:02:36c'est l'organisation de la réponse de la sécurité civile
01:02:37qui permet de mettre en action
01:02:39les différents acteurs locaux,
01:02:41maires, préfets,
01:02:42afin de prendre des décisions,
01:02:43notamment sur une vigilance rouge,
01:02:45puisque là, on parle d'un plan Orsec,
01:02:46vague de forte chaleur,
01:02:48avec la possibilité d'activer
01:02:49un centre opérationnel départemental.
01:02:50Et toujours pareil,
01:02:51de mettre en inter-service
01:02:53un travail de coordination
01:02:55pour adapter la chaîne de secours
01:02:56et l'absorption des différentes problématiques
01:02:58qu'on pourrait avoir.
01:02:59Mais ça veut dire que le gouvernement
01:02:59s'attend à quoi, en fait,
01:03:01dans les prochains jours ?
01:03:02Alors, le gouvernement,
01:03:03il doit anticiper,
01:03:03et c'est ce qu'il fait, en fait,
01:03:04c'est son rôle,
01:03:05et c'est ce qu'il fait.
01:03:05En fait, il a identifié
01:03:07que la vague pouvait s'élargir dans le temps,
01:03:09et du coup,
01:03:10il active ses différents instruments,
01:03:11ses boîtes à outils,
01:03:12de manière à pouvoir absorber
01:03:13une potentielle crise
01:03:14qui s'inscrirait dans la durée,
01:03:15potentiellement une semaine,
01:03:16deux semaines,
01:03:17ou trois semaines.
01:03:17Alors, justement, Marc,
01:03:18peut-être qu'il faut redétailler
01:03:20assez rapidement
01:03:21les trois scénarios
01:03:22sur lesquels travaille
01:03:24le Premier ministre.
01:03:26Alors, il y a un scénario
01:03:27avec une possible sortie de crise.
01:03:30Tout ceci a été travaillé
01:03:31avec Météo France.
01:03:32C'est vrai qu'il y a des orages
01:03:34qui sont prévus ce week-end,
01:03:35et donc ces orages vont sensiblement
01:03:37faire baisser les températures.
01:03:38Le problème, c'est qu'on part
01:03:39de 43-44 degrés,
01:03:40et donc, malgré la baisse attendue,
01:03:43il est encore prévu 38-40
01:03:45samedi en Ile-de-France,
01:03:46et des pointes à 38-40
01:03:48dans l'Est de la France.
01:03:49Il faudrait vraiment,
01:03:49a priori, attendre
01:03:50le début de la semaine prochaine
01:03:52pour voir les températures baisser.
01:03:54Et ça, c'est le scénario optimiste.
01:03:55Ça, c'est le scénario optimiste.
01:03:57Il y a un scénario
01:03:57qui est beaucoup plus pessimiste.
01:04:00On travaille avec plusieurs
01:04:01modèles météo.
01:04:02Le modèle européen,
01:04:03donc, lui,
01:04:03voit les températures
01:04:04franchement baisser
01:04:05en début de semaine prochaine.
01:04:06En revanche,
01:04:07le modèle américain,
01:04:07le modèle GFS,
01:04:08lui, voit la poursuite
01:04:10de cette vague de chaleur
01:04:11avec des températures
01:04:12qui, toute la semaine prochaine,
01:04:13avoisineraient encore
01:04:14les 38 à 40 degrés.
01:04:16Et même si la canicule
01:04:18perd en intensité,
01:04:19la vague de chaleur,
01:04:20elle, se poursuit
01:04:21parce qu'en fait,
01:04:22on a toujours une masse
01:04:22d'air très chaud
01:04:23au-dessus de la France.
01:04:24Et donc là,
01:04:25globalement,
01:04:25on reste dans de l'air très chaud
01:04:26et des conditions
01:04:27souvent ensoleillées,
01:04:28au moins jusqu'au début
01:04:29du mois de juillet.
01:04:29Alors, il faut s'attacher
01:04:30aux signaux faibles
01:04:32et notamment aux urgences
01:04:33des hôpitaux.
01:04:34Et il commence
01:04:35à y avoir,
01:04:36Margot Defrouille
01:04:37nous le disait tout à l'heure,
01:04:38des mouvements
01:04:39de personnes âgées
01:04:41mais aussi
01:04:41de très jeunes enfants
01:04:42aux urgences.
01:04:43Et une très nette hausse
01:04:44aussi des appels au SAMU.
01:04:45Ça, c'est plutôt
01:04:45la bonne nouvelle
01:04:46parce que ça évite
01:04:47l'engorgement jusqu'aux urgences.
01:04:49Faut-il craindre
01:04:50une vague de victimes
01:04:51massives ?
01:04:52On va y revenir
01:04:52dans un instant
01:04:53parce qu'évidemment,
01:04:54nos organismes
01:04:56fatiguent de plus en plus.
01:04:57C'est vrai que
01:04:57le Premier ministre Marc
01:04:58évoquait même
01:04:59un scénario
01:05:00qui allait jusqu'au 11 juillet.
01:05:02Oui, alors après,
01:05:03plus on va loin,
01:05:04moins la fiabilité est bonne.
01:05:06Mais en tout cas,
01:05:06ce que montrent
01:05:07certains modèles,
01:05:09c'est vrai,
01:05:09c'est la poursuite
01:05:11d'une chaleur
01:05:12assez marquée
01:05:13sur la France,
01:05:13y compris donc
01:05:14au-delà du mois de juillet.
01:05:16Et lorsqu'on regarde
01:05:17de toute façon
01:05:18les prévisions météo
01:05:19saisonnières
01:05:20de Météo France,
01:05:21on le dit
01:05:22depuis maintenant
01:05:23plusieurs semaines,
01:05:23il y avait de fortes probabilités
01:05:25que cet été 2026
01:05:26soit plus chaud
01:05:27et plus sec
01:05:27que la normale.
01:05:28De toute façon,
01:05:28dans un contexte
01:05:29de réchauffement climatique,
01:05:30il ne faut plus s'attendre
01:05:31à avoir des étés
01:05:32plus frais que la normale.
01:05:33On l'a vu
01:05:34dès le mois de mai
01:05:34avec une canicule
01:05:36la plus précoce
01:05:37jamais observée en France.
01:05:38Donc,
01:05:38notre système de santé
01:05:39peut-il tenir ?
01:05:40C'est l'une des questions.
01:05:41L'autre question concerne
01:05:42nos parents,
01:05:44les seniors,
01:05:45les anciens.
01:05:46Est-ce que l'on a tiré
01:05:47toutes les leçons
01:05:47de la crise de 2003 ?
01:05:49Est-ce que les choses
01:05:50ont par exemple
01:05:50changé dans les EHPAD ?
01:05:52Julie Roser,
01:05:53vous avez posé
01:05:54la question dans un EHPAD.
01:05:57On est dans l'EHPAD
01:05:58des Hirondelles
01:05:58avec son directeur.
01:06:00Expliquez-nous
01:06:01qu'est-ce qui a changé
01:06:01depuis la canicule de 2003 ?
01:06:03Alors,
01:06:03ce qui a surtout changé,
01:06:04c'est l'obligation
01:06:05qui nous a été faite
01:06:06après cette canicule
01:06:07de disposer
01:06:08d'un espace
01:06:09climatisé
01:06:10dans l'établissement
01:06:10pour ce qui nous concerne
01:06:12la salle à manger.
01:06:13C'est la pièce
01:06:13dans laquelle on se trouve
01:06:14et expliquez-moi
01:06:15au quotidien
01:06:16comment vous vous occupez
01:06:17de ces personnes âgées
01:06:17en temps caniculaire ?
01:06:19Alors,
01:06:20premièrement,
01:06:20on les incite fortement
01:06:22à s'hydrater,
01:06:23à venir ici
01:06:24dans la salle climatisée.
01:06:26Également,
01:06:26on va adapter
01:06:27les menus,
01:06:28on va fermer
01:06:29l'établissement
01:06:30pendant la journée
01:06:31et la nuit,
01:06:32à l'inverse,
01:06:32on va ouvrir
01:06:33l'établissement
01:06:34pour rafraîchir
01:06:35l'atmosphère.
01:06:35Et vous me disiez
01:06:36que vous réfléchissiez
01:06:37à des travaux
01:06:37plus importants
01:06:38pour l'avenir,
01:06:39pour les prochaines canicules
01:06:40qui vont se multiplier.
01:06:42Eh bien oui,
01:06:42il y a une véritable prise
01:06:43de conscience
01:06:44depuis ces dernières semaines
01:06:45et il nous est de plus en plus
01:06:47souvent demandé
01:06:47de climatiser
01:06:48des espaces collectifs,
01:06:50notamment des couloirs
01:06:51et c'est ce que nous envisageons
01:06:53de faire actuellement,
01:06:54même si,
01:06:55par ailleurs,
01:06:55on nous demande réglementairement
01:06:57d'envisager
01:06:57de diminuer
01:06:58nos consommations d'énergie
01:06:59à l'avenir.
01:07:00Voilà,
01:07:01donc vous l'entendez,
01:07:02des réflexions
01:07:02qui vont être menées
01:07:03dans l'avenir
01:07:03pour se parer
01:07:04à ces canicules.
01:07:05Déjà aujourd'hui,
01:07:0643 degrés attendus
01:07:08dans le département
01:07:09avec un ressenti
01:07:10de 47.
01:07:12Alors les chambres
01:07:13ne sont pas toutes climatisées
01:07:14mais une pièce,
01:07:15c'est déjà ça
01:07:16et puis il y a
01:07:17une prise de conscience
01:07:18et c'est ça qui rassure,
01:07:19écoutez,
01:07:19le patron des urgences
01:07:20et du SAMU
01:07:21du CHU de Bordeaux.
01:07:22Est-ce qu'on doit craindre
01:07:23une vague de victimes
01:07:24comme en 2003 ?
01:07:26Eh bien,
01:07:26il est plus optimiste
01:07:27cette année.
01:07:28Le système de santé
01:07:30a appris
01:07:30des canicules précédentes,
01:07:32au premier rang desquelles
01:07:32évidemment la canicule
01:07:33de 2003
01:07:34et par exemple,
01:07:35pour un indicateur
01:07:36qu'on suit quotidiennement,
01:07:38ce sont le nombre d'appels
01:07:39pour des résidents
01:07:40qui vivent en EHPAD.
01:07:41On voit bien
01:07:42qu'on n'a pas d'augmentation.
01:07:43Moi, je suis effarée
01:07:44par une chose,
01:07:44c'est le nombre d'appels
01:07:45qu'on a pour des adolescents
01:07:46qui restent en plein soleil
01:07:49à faire un peu
01:07:49d'activité physique
01:07:50et sur les adultes sportifs
01:07:53qui continuent de pratiquer
01:07:54leur sport à 40,
01:07:56voire plus de 40 degrés,
01:07:58y compris à l'ombre.
01:08:00Alors justement,
01:08:01la natation,
01:08:02les baignades...
01:08:03Les comportements imprudents
01:08:04général.
01:08:04Alors, 40 morts,
01:08:0640 morts depuis 5 jours.
01:08:08Ce n'est évidemment pas rien
01:08:10et les dernières victimes,
01:08:11c'était tout près de Lyon,
01:08:12à Caluire,
01:08:14un sportif de haut niveau,
01:08:15footballeur professionnel
01:08:16de Ligue 2,
01:08:17âgé de 21 ans,
01:08:18qui est mort noyé
01:08:20dans un cours d'eau
01:08:21qui paraissait évidemment
01:08:23fort sympathique.
01:08:24Il a pris des risques
01:08:24avec deux autres camarades
01:08:26et ces deux camarades
01:08:27ont dû être, eux,
01:08:29réanimés.
01:08:30Autrement dit,
01:08:30le danger est partout.
01:08:31Voilà, et la majorité
01:08:32de ces victimes,
01:08:32le Premier ministre l'a confirmé,
01:08:34sont des jeunes.
01:08:35On va retrouver du côté
01:08:37d'Orléans,
01:08:37Justine Poucaïté.
01:08:38Évidemment,
01:08:39c'est tentant d'aller
01:08:39plonger une tête
01:08:40malgré les interdictions.
01:08:44Oui, malgré l'interdiction,
01:08:46vous pouvez le voir,
01:08:47il y a quand même
01:08:47une vingtaine de personnes
01:08:49qui se baignent ici
01:08:50dans cette zone
01:08:53qui est habituellement
01:08:55connue des habitants
01:08:56comme une plage
01:08:57assez accessible.
01:08:58Ils y viennent tous les étés.
01:08:59Mais actuellement,
01:09:01jusqu'au 4 juillet,
01:09:02il n'y a pas de maître nageur
01:09:03qui est là
01:09:05pour surveiller
01:09:06si jamais il y a un accident.
01:09:07C'est pour ça
01:09:08que la baignade est interdite.
01:09:09On est là avec Gessice
01:09:11qui vient de piquer une tête.
01:09:13Expliquez-nous,
01:09:13ça ne vous inquiète pas
01:09:15sachant qu'il y a énormément
01:09:16de noyades ces derniers jours
01:09:17d'aller dans l'eau ?
01:09:18Alors non,
01:09:19ça ne m'inquiète pas
01:09:20dans le sens où moi
01:09:20je ne vais pas très loin.
01:09:22Je ne suis pas une grande aventurière
01:09:23qui va aller m'évader
01:09:24très très loin
01:09:25donc ça ne m'inquiète pas.
01:09:26Ça ne m'inquiète plus
01:09:27pour les enfants
01:09:28ou les adolescents
01:09:29qui eux risquent
01:09:30beaucoup plus de choses
01:09:31que moi.
01:09:32Et côté insolation,
01:09:33côté choc thermique,
01:09:35vous vous protégez quand même ?
01:09:37Alors je me protège
01:09:38un petit peu quand même
01:09:38mais c'est vrai
01:09:39que je veux bronzer
01:09:40donc voilà,
01:09:41je fais le strict minimum
01:09:42donc ce n'est pas bien
01:09:43mais je fais quand même
01:09:44le strict minimum.
01:09:45Je vous rappelle,
01:09:46la baignade
01:09:47dans les zones interdites
01:09:48est très très déconseillée
01:09:49parce que
01:09:50comme il y a
01:09:51énormément de risques
01:09:52et surtout
01:09:53si ce n'est pas surveillé
01:09:54si jamais il y a
01:09:54quelque chose qui arrive
01:09:55les secours
01:09:56prendront plus de temps
01:09:57à arriver.
01:09:58Je ne sais pas si
01:09:59Léane de la Brière
01:09:59m'entend
01:10:00mais sur la barrière
01:10:00c'est écrit
01:10:01C'était bien écrit
01:10:02Baignade interdite
01:10:03Baignade interdite
01:10:04sur la barrière à droite
01:10:05voilà
01:10:05Baignade interdite
01:10:06mais vous avez entendu
01:10:07ces petits
01:10:08le danger c'est toujours
01:10:09pour les autres
01:10:11Le danger c'est pour tout le monde
01:10:12Oui enfin en l'occurrence
01:10:13cette baigneuse
01:10:14dit oui mais moi
01:10:14ça va aller
01:10:15je sais nager
01:10:15Après voilà
01:10:16il y a évidemment
01:10:17qu'on veut tous se baigner
01:10:18mais encore une fois
01:10:19il faut respecter
01:10:20la règle de sécurité
01:10:20toute personne est vulnérable
01:10:22dans un contexte
01:10:22où il n'y a pas de baignade
01:10:23surveillée
01:10:24toute personne est vulnérable
01:10:25lorsqu'on est face
01:10:26à des courants
01:10:27qui peuvent être forts
01:10:27on ne connaît pas la profondeur
01:10:29on est sur un contexte
01:10:30de plus de 40 degrés
01:10:32sur place
01:10:33donc en fait
01:10:33il y a toujours
01:10:33un risque d'hydrocution
01:10:34et puis on peut être fatigué
01:10:35on peut perdre en lucidité
01:10:36et malheureusement
01:10:40c'est d'autres personnes
01:10:41qui tentent de se courir
01:10:42et des fois ils se mettent
01:10:43eux aussi en danger
01:10:43Et puis redire aussi
01:10:44que ce danger
01:10:45il est invisible
01:10:46les courants
01:10:47les trous d'eau
01:10:48qui aspirent
01:10:48en fait
01:10:49là ça a l'air paisible
01:10:50on ne sait pas ce qu'il y a derrière
01:10:51Et la noyade
01:10:52c'est une menace
01:10:52qui est aussi aveugle
01:10:53ça veut dire qu'on peut mourir aussi
01:10:54on peut être noyé
01:10:55et du coup mourir en silence
01:10:56et c'est souvent assez compliqué
01:10:58de détecter une personne
01:10:59qui se noie
01:11:00avant qu'elle commence
01:11:01à faire le bouchon
01:11:01Voilà
01:11:02Justine Apocalité nous disait aussi
01:11:03c'est le contexte
01:11:05dans lequel nous devons vivre
01:11:06il n'y a pas d'effectifs
01:11:08pour surveiller
01:11:09cette plage
01:11:10Madame Lepage
01:11:13est-ce que la France est prête ?
01:11:15Très franchement
01:11:16quand vous voyez
01:11:17tout ce qu'on vient de voir
01:11:18non
01:11:19qu'on n'ait rien fait
01:11:20il ne faut pas exagérer non plus
01:11:21il y a des choses
01:11:21qui ont été faites
01:11:22mais pas du tout
01:11:23au niveau
01:11:24de la transformation
01:11:24que nous vivons
01:11:26c'est le décalage
01:11:27entre des mesures
01:11:28relativement modestes
01:11:29il y a de l'organisation
01:11:30on a parlé
01:11:31du plan blanc
01:11:33c'est-à-dire
01:11:33à l'hôpital
01:11:35on a des plans hors sec
01:11:37on a des plans de lutte
01:11:38contre l'incendie
01:11:38on a des plans de lutte
01:11:39contre l'inondation
01:11:40mais on a deux problèmes
01:11:42le premier c'est les moyens
01:11:43qu'on n'a pas
01:11:45et le deuxième
01:11:46je dirais que c'est
01:11:46l'inadéquation
01:11:48entre ce qu'on a imaginé
01:11:50et la réalité
01:11:50de ce qu'on vit
01:11:51et de ce qu'on va vivre
01:11:52de plus en plus
01:11:53Mais est-ce que vous ne diriez pas
01:11:54que
01:11:54enfin on a refusé de voir
01:11:56quand je dis nous
01:11:56c'est moi
01:11:57c'est peut-être aussi
01:11:58les politiques
01:11:59les citoyens
01:11:59on a refusé de voir
01:12:01ce que les lanceurs d'alerte
01:12:03nous disent
01:12:04depuis des dizaines d'années
01:12:05sur le réchauffement climatique
01:12:06on s'est dit
01:12:07oui
01:12:07on gérera
01:12:09là on est dans le mur
01:12:10en fait
01:12:10on est dedans
01:12:11alors
01:12:11je voudrais quand même
01:12:13mettre un bémol
01:12:15tout à l'heure
01:12:15dans le résumé
01:12:17qui a été fait
01:12:19on parlait
01:12:20des lanceurs d'alerte
01:12:21et on parlait
01:12:22du rapport
01:12:22de 95
01:12:2495
01:12:25moi j'étais au gouvernement
01:12:2695
01:12:27on savait
01:12:27qu'il allait y avoir
01:12:28un réchauffement climatique
01:12:29seulement ce que je voudrais rappeler
01:12:30c'est que le premier rapport
01:12:31du GIEC
01:12:32c'est vieux
01:12:33ça fait plus de 30 ans
01:12:34ils voyaient
01:12:35comme circonstance
01:12:36le réchauffement climatique
01:12:37comme
01:12:39scénario catastrophe
01:12:40vous parliez tout à l'heure
01:12:41avec jusqu'au 11 juillet
01:12:431,5 degré en 2100
01:12:451,5 degré en 2100
01:12:48on va y être
01:12:48en 2030
01:12:49on y est en réalité déjà
01:12:51mais avec les modalités de calcul
01:12:52il faut 10 ans de suite
01:12:54pour qu'on considère
01:12:55qu'on atteint
01:12:56un certain objectif
01:12:57voilà
01:12:58donc en fait
01:12:59on s'est trompé
01:13:00alors est-ce qu'on s'est trompé ?
01:13:02oui et non
01:13:03la science a beaucoup progressé
01:13:05on a appris énormément de choses
01:13:07première observation
01:13:08deuxième observation
01:13:09on n'a rien fait
01:13:10en termes de réduction
01:13:11de nos émissions de gaz à effet de serre
01:13:13c'est-à-dire que chaque année
01:13:14on émet encore un peu plus
01:13:15même si l'augmentation
01:13:17s'est ralenti maintenant
01:13:18on continue à émettre
01:13:20chaque année plus
01:13:20que l'année précédente
01:13:21au niveau mondial
01:13:22au niveau mondial
01:13:23pas au niveau français
01:13:24français et européen
01:13:25en Europe
01:13:26on a fait moins 39%
01:13:27depuis 1990
01:13:28donc on a fait des efforts
01:13:30mais vous avez des pays
01:13:32qui se développent
01:13:32vous avez la Chine
01:13:33qui est devenue
01:13:34un énorme émetteur
01:13:3522% des émissions
01:13:37de gaz à effet de serre
01:13:38même si la Chine
01:13:39l'année dernière
01:13:40pour la première fois
01:13:41a réduit
01:13:42ses émissions
01:13:42de gaz à effet de serre
01:13:43donc quand on nous dit
01:13:44il n'y a que nous qui faisons
01:13:46les autres ne font pas
01:13:46la Chine elle s'en fout
01:13:47c'est pas vrai du tout
01:13:48c'est complètement faux
01:13:49mais il n'empêche
01:13:51que nous sommes aujourd'hui
01:13:527 milliards et demi de gens
01:13:54qui dans tout cela
01:13:56il y a eu
01:13:56un gros progrès
01:13:58en termes de développement
01:13:58et tant mieux
01:13:59quelque part
01:14:00sauf que
01:14:02les limites planétaires
01:14:03sont explosées
01:14:04et c'est ça
01:14:05le problème
01:14:05que nous avons aujourd'hui
01:14:06et maintenant
01:14:06qu'on est au pied du mur
01:14:07comment on rattrape
01:14:09notre retard ?
01:14:09on est même dans le mur
01:14:10on est dans le mur
01:14:11d'abord ne jamais oublier
01:14:13qu'il ne faut pas séparer
01:14:14atténuation et adaptation
01:14:16jusqu'à maintenant
01:14:17on a fait essentiellement
01:14:18de l'atténuation
01:14:18ce qui est idiot
01:14:20parce que
01:14:21ceux qui voulaient faire
01:14:22de l'adaptation
01:14:22on a dit non non
01:14:23ça il ne faut pas faire
01:14:23parce que si on fait
01:14:24de l'adaptation
01:14:25ça veut dire
01:14:25qu'on ne croit pas
01:14:26dans l'atténuation
01:14:27atténuation ça veut dire
01:14:28réduire les gaz à effet de serre
01:14:29c'est ça
01:14:29merci beaucoup
01:14:30de le préciser
01:14:31donc
01:14:32il faut réduire
01:14:33et atténuer
01:14:34et s'adapter
01:14:36les deux pouvant du reste
01:14:37aller ensemble
01:14:38quand vous faites
01:14:39de la reforestation
01:14:40par exemple
01:14:40vous faites à la fois
01:14:42de l'atténuation
01:14:43et de l'adaptation
01:14:45nous allons devoir
01:14:46revoir complètement
01:14:47nos villes
01:14:47elles ne sont pas conçues
01:14:49pour un climat
01:14:49comme celui
01:14:50que nous avons aujourd'hui
01:14:51je vais revenir vers vous
01:14:52évidemment dans quelques instants
01:14:53parce qu'on a plein d'autres
01:14:54questions à vous poser
01:14:54mais d'abord
01:14:55Yann Amis
01:14:55l'un des éléments clés
01:14:57de cette période
01:14:57que nous vivons
01:14:58ce sont les nuits
01:15:00des nuits d'ailleurs
01:15:01qui pourraient monter
01:15:02en termes de température
01:15:03jusqu'à combien Yann ?
01:15:06alors le problème
01:15:07c'est localement
01:15:08qu'il faut regarder
01:15:09maintenant le problème
01:15:10c'est-à-dire que
01:15:10le contexte de la masse d'air
01:15:11il faut le regarder
01:15:12en fait
01:15:13non pas forcément
01:15:13au niveau du sol
01:15:14mais à 850 hectopascals
01:15:16soit environ à 1500 mètres
01:15:17c'est ce qu'on avait évoqué
01:15:18ensemble il y a 3-4 jours
01:15:19quand on évoquait
01:15:20notamment le franchissement
01:15:21d'un certain seuil
01:15:22notamment dimanche
01:15:23où là en fait
01:15:24la masse d'air
01:15:25qui est au-dessus de nous
01:15:26elle est à peu près
01:15:26à 23-24 degrés
01:15:28à 1500 mètres
01:15:29donc toute la contribution
01:15:30on va dire
01:15:31dans les basses couches
01:15:31en fait
01:15:32n'a pas lieu
01:15:33finalement de baisser
01:15:34c'est-à-dire qu'on va rester
01:15:35avec une couche
01:15:36à peu près homogène
01:15:36à 23-24 degrés
01:15:37de façon globale
01:15:39et ensuite
01:15:39toutes les contributions
01:15:40qui vont se faire
01:15:41d'une journée sur l'autre
01:15:42donc depuis dimanche
01:15:43dimanche, lundi, mardi
01:15:44en fait on va sur de l'empilement
01:15:46et comme on l'évoquait
01:15:47tout à l'heure
01:15:48la ressource hydrique
01:15:50la sécheresse des sols
01:15:51ne joue plus le rôle tampon
01:15:53c'est-à-dire qu'en fait
01:15:53notre masse d'air
01:15:54aujourd'hui ne fait qu'emmagasiner
01:15:56de la chaleur
01:15:57et finalement
01:15:57la restitution le soir
01:15:59s'effectue au travers des sols
01:16:00et malheureusement
01:16:01on n'a plus d'échange
01:16:02d'énergie
01:16:02on n'a plus d'échange thermique
01:16:04donc finalement
01:16:05on reste dans un contexte
01:16:05très chaud au niveau local
01:16:07sur nos surfaces
01:16:09qui sont relativement meubles
01:16:10et suivant les zones
01:16:11donc si on est sur des zones
01:16:12plutôt minérales
01:16:13au niveau on va dire
01:16:14de la roche
01:16:15ou de l'environnement urbain
01:16:16ma foi
01:16:17on va rester dans des contextes
01:16:18très très élevés
01:16:19au niveau des températures
01:16:21alors que si on est plutôt
01:16:22sur des environnements
01:16:23plutôt boisés
01:16:24campagne
01:16:24ma foi
01:16:25on va encore bénéficier
01:16:26d'un petit peu
01:16:27des vapeaux de transpiration
01:16:28de transpiration
01:16:28on va dire
01:16:29de la forêt
01:16:30des pâturages
01:16:31et donc ça permet
01:16:32de faire baisser
01:16:33notamment un petit peu
01:16:34les températures
01:16:35mais on voit bien
01:16:36que notre environnement
01:16:37aujourd'hui
01:16:37notre environnement
01:16:38on va dire au quotidien
01:16:39suivant là où on est
01:16:40va complètement
01:16:41je dirais
01:16:41nous pénaliser
01:16:42sur notamment
01:16:43ce qu'on appelle
01:16:43les nuits tropicales
01:16:44dès qu'on franchit
01:16:45les 21 degrés
01:16:46et les organismes souffrent
01:16:47les machines également
01:16:49on voulait parler
01:16:50de la défense
01:16:51le grand quartier d'affaires
01:16:52à côté de Paris
01:16:53François Pitrel
01:16:54il pourrait bientôt avoir
01:16:55un problème de climatisation
01:16:57parce que le système
01:16:58de refroidissement
01:16:58qui est comme un réfrigérateur géant
01:17:00commence à saturer
01:17:01c'est même un congélateur géant
01:17:03c'est à dire qu'au pied
01:17:04des tours de la défense
01:17:05on a mutualisé
01:17:07une centrale
01:17:07un réseau de froid
01:17:08on appelle ça
01:17:09et donc
01:17:09on fait passer de l'eau
01:17:11dans ces glaçons
01:17:12et cette eau va ensuite
01:17:13remonter dans toutes les tours
01:17:14pour refroidir l'air
01:17:16on a du mal à imaginer
01:17:17que ce soit des glaçons
01:17:17c'est étonnant
01:17:18c'est vraiment un énorme
01:17:19bloc de glace
01:17:20qui est produit
01:17:21chaque nuit
01:17:21sauf que
01:17:22depuis quelques jours
01:17:23on n'arrive plus
01:17:25à produire
01:17:26assez de glace
01:17:27la nuit
01:17:28parce que c'est la nuit
01:17:28qu'on arrivait à reconstituer
01:17:30le stock
01:17:30et là on est en train
01:17:31de vider le placard de glace
01:17:32donc à terme
01:17:33dans les prochains jours
01:17:34il n'y aurait peut-être
01:17:35plus de glace
01:17:35dans cette centrale
01:17:36ça veut dire que
01:17:37potentiellement
01:17:38il y a 200 000 personnes
01:17:39qui pourraient se retrouver
01:17:40en télétravail
01:17:41du jour au lendemain
01:17:41en plus on parle des tours
01:17:42en plein soleil
01:17:43toute vitrée gigantesque
01:17:45alors d'une part
01:17:46ce sont des immeubles
01:17:47qui sont mal adaptés
01:17:48à cette situation
01:17:49de canicule
01:17:50et deuxièmement
01:17:51on nous dit que
01:17:52la température sera dégradée
01:17:54ça veut dire qu'il fera
01:17:55peut-être un peu chaud
01:17:56peut-être pour essayer
01:17:57de ne pas consommer
01:17:58tout le stock de glace
01:17:59d'ici quelques jours
01:18:00alors c'est important l'énergie
01:18:01et il y a une alerte de RTE
01:18:02RTE
01:18:03réseau transport d'électricité
01:18:05Sophia
01:18:05qui gère en fait
01:18:06évidemment le transport
01:18:07et il se trouve
01:18:08qu'il y avait une conférence
01:18:09un colloque ce matin
01:18:10sur l'électricité
01:18:11et à cette occasion
01:18:11la présidente du directoire
01:18:12a dit qu'il y avait
01:18:13une attention particulière
01:18:15en cette période de canicule
01:18:16portée sur les lignes aériennes
01:18:18la chaleur dilate
01:18:19les lignes dit-elle
01:18:20on va limiter le courant
01:18:22sur ces lignes
01:18:22pour qu'elles ne surchauffent pas
01:18:24en clair c'est un peu technique
01:18:25mais si finalement on résume
01:18:28plus la chaleur s'accumule
01:18:30plus en fait les lignes
01:18:31vont avoir tendance
01:18:32à se dilater
01:18:33entre deux pylônes
01:18:34et donc évidemment
01:18:35il y a le risque qu'elles tombent
01:18:36et donc on va peut-être
01:18:37passer moins d'énergie
01:18:38pour éviter que les câbles
01:18:39ne chauffent
01:18:41et potentiellement
01:18:41c'est qu'on les coupe
01:18:42Est-ce que tout ça
01:18:42sont des signes du fait
01:18:43que l'on n'est pas tout à fait prêt
01:18:45madame Lepage ?
01:18:46Oui mais tout le monde sait
01:18:47qu'on a un gros problème
01:18:48avec nos réseaux d'électricité
01:18:49Bien sûr
01:18:50Ça c'est pas
01:18:50Aérien et souterrain
01:18:51C'est pas nouveau
01:18:52C'est pas nouveau
01:18:53On n'en a pas assez
01:18:55On n'est pas adapté
01:18:56à la transformation
01:18:58ENR nucléaire
01:18:59qu'on veut faire
01:18:59donc de toute façon
01:19:00on a un gros problème de réseau
01:19:01mais de toute façon
01:19:02nos réseaux n'ont pas été conçus
01:19:04pour des températures
01:19:05de 40 ou 45 degrés
01:19:06C'était pas ça la France
01:19:08La France rappelle quand même
01:19:09que c'était un pays tempéré
01:19:11même si depuis plusieurs années
01:19:12on ne le dit pas assez
01:19:13le sud-est de la France
01:19:14est classé maintenant
01:19:15en semi-aride
01:19:18Donc inquiétude pour l'électricité
01:19:20avec peut-être des mesures
01:19:21qui vont être prises
01:19:22en termes de baisse
01:19:23de tension
01:19:24ou de production d'électricité
01:19:26les centrales nucléaires
01:19:26également qu'on doit
01:19:27pour certaines
01:19:28ralentir
01:19:29pas encore arrêter
01:19:30parce que l'eau
01:19:31de refroidissement des rivières
01:19:33est à une température
01:19:34trop élevée
01:19:34Oui ça arrive régulièrement
01:19:35chaque année désormais
01:19:37on a le cas
01:19:37en fait ça concerne
01:19:39nos parcs nucléaires
01:19:40c'est-à-dire 57 centrales
01:19:41et dès que l'eau
01:19:42est trop chaude
01:19:43ça ne rafraîchit pas
01:19:44la centrale
01:19:44et puis pour des questions
01:19:45évidemment d'environnement
01:19:46on va arrêter
01:19:48précisément
01:19:48de réchauffer cette eau
01:19:50c'est le cas dans la Garonne
01:19:51donc le réacteur de Golfech
01:19:52là il a été arrêté
01:19:53les deux réacteurs
01:19:54sont à l'arrêt
01:19:55ça arrive chaque année
01:19:55mais de plus en plus fréquemment
01:19:56et la question se pose
01:19:57comment faire tourner
01:19:59nos centrales nucléaires
01:20:00dès lors qu'on va devoir
01:20:01s'habituer
01:20:01à 35 ou 40 degrés
01:20:03en France
01:20:04on a un vrai doute là-dessus
01:20:05ça ne concerne pas
01:20:05toutes les centrales nucléaires
01:20:06évidemment
01:20:07heureusement
01:20:08parce qu'il y a déjà eu
01:20:10des coupures
01:20:11juste je rebondis
01:20:12sur ce que vous disiez
01:20:13madame
01:20:13un climat semi-aride
01:20:14on parle notamment
01:20:15des Pyrénées-Orientales
01:20:16qui sont le désert français
01:20:17Yann Amis
01:20:18est-ce que ça veut dire
01:20:19qu'on va commencer bientôt
01:20:20à changer les manuels scolaires
01:20:21la France ne sera plus
01:20:23un climat océanique
01:20:24continental tempéré
01:20:26sur tout le territoire
01:20:27je ne crois pas
01:20:28enfin je ne suis pas géographe
01:20:29donc je ne veux pas
01:20:29qu'est-ce que vous en dites Yann ?
01:20:30ça ne va pas trop m'avancer
01:20:33alors de mon point de vue
01:20:34je pense qu'il est urgent
01:20:36d'un point de vue climatologique
01:20:38de revenir sur des normales
01:20:40qui soient cohérentes
01:20:41avec le monde
01:20:42dans lequel on vit
01:20:43c'est-à-dire
01:20:43si on prend des normales
01:20:44climatologiques
01:20:45à 20 à 30 ans
01:20:46comme c'est la norme
01:20:47d'un point de vue climatologique
01:20:48on endorbe finalement
01:20:50je dirais
01:20:50l'opinion publique
01:20:52sur le fait que
01:20:53finalement
01:20:54on est sur des moyennes
01:20:55qui se tiennent
01:20:56mais quand on regarde
01:20:57sur le monde
01:20:58les normales climatologiques
01:21:00sur les 20 dernières années
01:21:01ou encore pire
01:21:02sur les 10 dernières années
01:21:03et je ne parle pas
01:21:04des 5 dernières années
01:21:05on est devant
01:21:07quelque part
01:21:08une espèce de catastrophe
01:21:09dans le sens
01:21:09où la climatologie
01:21:11qui va décrire
01:21:12le monde dans lequel
01:21:13on est train de se projeter
01:21:14n'est plus la même
01:21:14donc on est sur un support
01:21:16on va dire
01:21:18de réflexion
01:21:18ou de considération
01:21:19qui est complètement étranger
01:21:21à ce qu'on est en train de vivre
01:21:22comme on a tous
01:21:23je pense bien ressenti
01:21:24ces 10 dernières années
01:21:25donc le curseur
01:21:27il est important
01:21:27de le bouger
01:21:28alors justement
01:21:29c'est intéressant
01:21:30ce que vous dites
01:21:30parce qu'on a beaucoup
01:21:31de questions
01:21:31de téléspectateurs
01:21:32et notamment
01:21:33la question de Pauline
01:21:34qui pour le coup
01:21:35est une question
01:21:35qui me taraude
01:21:36et qui n'est pas
01:21:36une question facile
01:21:38pourquoi les températures
01:21:40franchissent là
01:21:41en ce moment
01:21:42un cap inédit
01:21:43donc à cette époque
01:21:44de l'année
01:21:45quel est le frein
01:21:46que nous avions
01:21:47apparemment avant
01:21:47et que nous n'avons
01:21:48plus aujourd'hui
01:21:51alors le frein
01:21:52il y a plusieurs causes
01:21:55certainement
01:21:55le support
01:21:56par rapport
01:21:56à ce que je viens
01:21:57de dire
01:21:57le support
01:21:58qui a complètement
01:21:58changé
01:21:59c'est l'anomalie
01:22:00des températures
01:22:01d'eau de mer
01:22:02qui couvre à peu près
01:22:0270% du globe
01:22:03on parle de changement
01:22:05climatique
01:22:05c'est une chose
01:22:07par contre
01:22:07ce qu'il faut bien
01:22:08avoir en tête
01:22:08c'est que le réchauffement
01:22:10contribue essentiellement
01:22:11à la hausse moyenne
01:22:12des températures
01:22:13des océans
01:22:14c'est ce qu'on appelle
01:22:15le premier bouclier
01:22:16thermique en fait
01:22:17c'est ce qui permet
01:22:18de ne pas avoir
01:22:18des températures trop élevées
01:22:19en bordure côtière
01:22:20à petite échelle
01:22:22mais sur le globe
01:22:22c'est exactement pareil
01:22:23donc finalement
01:22:24dans un monde plus chaud
01:22:25le support océanique
01:22:27ne joue plus
01:22:27on va dire
01:22:28le frein thermique
01:22:28que l'on peut escompter
01:22:30ensuite
01:22:30quand on regarde
01:22:31en fait
01:22:32la dynamique atmosphérique
01:22:33de façon globale
01:22:34donc pas forcément
01:22:34dans les basses rouches
01:22:35mais un niveau
01:22:36un petit peu plus élevé
01:22:37en fait
01:22:37quelque part
01:22:38en jouant sur
01:22:39la dynamique du climat
01:22:41dans un monde plus chaud
01:22:42on diminue
01:22:43les contrastes
01:22:45de température
01:22:45entre le pôle
01:22:46et l'équateur
01:22:47si on diminue
01:22:48ce contraste
01:22:49on va diminuer
01:22:50finalement
01:22:51la vitesse
01:22:51des vents thermiques
01:22:52en altitude
01:22:53et en fait
01:22:54en bouleversant
01:22:55la dynamique
01:22:56des vents d'altitude
01:22:56ou en ralentissant
01:22:57ou en contribuant
01:22:58à ralentir
01:22:59ces vents d'altitude
01:22:59on empêche
01:23:01finalement
01:23:01le changement
01:23:02de masse d'air
01:23:03qui peut se produire
01:23:03quand on a un vent
01:23:04suffisamment fort
01:23:05qui peut permettre
01:23:06de ventiler une masse d'air
01:23:07sur l'échelle d'un continent
01:23:08ou de pousser une masse d'air
01:23:10d'un point A
01:23:11à un point B
01:23:12donc finalement
01:23:12on augmente
01:23:13la capacité
01:23:14à rester dans des situations
01:23:15de blocage
01:23:16donc ça c'est quelque chose
01:23:17qui est assez classique
01:23:18en météorologie
01:23:19et c'est vrai
01:23:20que dans un monde
01:23:20plus chaud
01:23:21on va être beaucoup
01:23:22plus exposé
01:23:23à ces contributions
01:23:24finalement
01:23:24où les phénomènes
01:23:26évoluent très peu
01:23:27Question de Grégory
01:23:28maintenant Marc
01:23:29quelle est la clé
01:23:29justement du déblocage
01:23:30quand est-ce que ça baissera
01:23:32vraiment ?
01:23:32Qu'est-ce qui fera baisser
01:23:33les températures ?
01:23:34Alors qu'est-ce qui fera baisser
01:23:34les températures ?
01:23:35Ce sont les orages
01:23:36en fait pour l'instant
01:23:37on a ce dôme d'eau de pression
01:23:38cette cloche anticyclonique
01:23:40c'est ce qu'on appelle
01:23:41un blocage en oméga
01:23:42on vous en a parlé
01:23:43donc l'anticyclone
01:23:44positionné sur la France
01:23:45des dépressions
01:23:46donc au pied
01:23:49l'anticyclone il est bloqué
01:23:50il va falloir un petit peu
01:23:51que cet anticyclone
01:23:53s'abaisse un peu plus
01:23:54vers le sud
01:23:55pour que les dépressions
01:23:56qui circulent plus au nord
01:23:57sur l'Atlantique
01:23:58viennent un petit peu
01:23:58bousculer en fait
01:23:59la circulation atmosphérique
01:24:00de l'air plus frais en altitude
01:24:02qui va se confronter
01:24:03à de l'air chaud
01:24:03donc des orages
01:24:04localement violents
01:24:05il faudra les surveiller
01:24:06ce week-end
01:24:06parce que ça
01:24:07ça peut faire
01:24:07avec le potentiel
01:24:09de chaleur au sol
01:24:09des pointes à 40-44 degrés
01:24:11ça peut faire vraiment
01:24:12des orages très violents
01:24:13et donc après
01:24:14les températures
01:24:15devraient amorcer une baisse
01:24:16L'histoire de notre climat
01:24:19premier lanceur d'alerte
01:24:20s'appelle Jacques Chirac
01:24:21c'est en 2002
01:24:24Notre maison brûle
01:24:29et nous regardons ailleurs
01:24:31nous ne pourrons pas dire
01:24:33que nous ne savions pas
01:24:36Madame, est-ce qu'on va pouvoir
01:24:38éteindre l'incendie
01:24:38ou est-ce qu'on est
01:24:40dans une situation irréversible ?
01:24:42Alors, je suis quelqu'un
01:24:44de profondément optimiste
01:24:46il y a une irréversibilité
01:24:49c'est-à-dire qu'il faut
01:24:50comprendre que cette hausse
01:24:51de température
01:24:52elle est liée à la hausse
01:24:53des émissions de gaz
01:24:54à effet de serre
01:24:54et que pendant les 20 ans
01:24:55qui vont venir
01:24:56nous allons subir
01:24:57les émissions
01:24:58que nous avons faites
01:24:59depuis le début
01:25:00c'est-à-dire que même demain
01:25:02on arrêterait
01:25:02de produire du CO2
01:25:04on continuerait encore
01:25:05pendant une vingtaine d'années
01:25:07à subir
01:25:08une augmentation
01:25:09de la température
01:25:10donc ça c'est irréversible
01:25:12alors peut-être
01:25:13qu'au 22ème
01:25:14au 23ème siècle
01:25:15j'en sais rien
01:25:16on arrivera
01:25:19à réduire
01:25:19les émissions
01:25:20vous savez que l'objectif
01:25:21c'est 2050
01:25:22en neutralité carbone
01:25:23ça veut pas dire
01:25:24qu'on n'émettra plus rien
01:25:25du tout
01:25:25ça veut dire
01:25:26qu'on sera capable
01:25:27de compenser
01:25:28toute tonne de carbone
01:25:29émise
01:25:29par une tonne de carbone
01:25:32stockée
01:25:32voilà
01:25:33c'est ça que ça veut dire
01:25:34donc c'est une très forte
01:25:35réduction
01:25:35c'est des technologies
01:25:37il y en a qui sont
01:25:37quand même très hasardeuses
01:25:39faire très attention
01:25:40avec la géotechnologie
01:25:43parce que
01:25:44la géoingénierie
01:25:45ça peut être quand même
01:25:45du grand n'importe quoi
01:25:47mais bon
01:25:49nous faisons des choses
01:25:50il faut qu'on accélère
01:25:51le mouvement
01:25:51c'est tout ce qui est sûr
01:25:52en attendant
01:25:52les ministres
01:25:53tombent la cravate
01:25:54oui absolument
01:25:55la veste
01:25:56et la cravate
01:25:57dans l'hémicycle
01:25:58ils ont la chance
01:26:00à l'assemblée
01:26:00et les ministres
01:26:01n'ont plus le droit
01:26:01de se déplacer
01:26:02Marc
01:26:03une image en direct
01:26:04de la capitale
01:26:05où il est prévu
01:26:0639 degrés
01:26:07cet après-midi
01:26:07les premiers 40 degrés
01:26:08attendus demain
01:26:09et ce sel un peu ocre
01:26:12en effet
01:26:13la pollution à l'ozone
01:26:14donc avec la chaleur
01:26:16et les polluants
01:26:17le discrédit écologique
01:26:18il y en a pour tout le monde
01:26:19j'ai feuilleté un petit peu
01:26:20rapidement
01:26:21merci d'être venu nous voir
01:26:22madame Lepage
01:26:23merci de m'avoir écrit
01:26:24merci à tous
01:26:24la canicule
01:26:25on continue à être à vos côtés
01:26:26sur BFM TV
01:26:27ce sera juste après
01:26:28les prévisions de Marc
01:26:32chacune la sienne
01:26:33chacun son style
01:26:34votre météo
01:26:35avec MyVariation
01:26:36toujours recommandé
01:26:37par les dentistes
01:26:38en pharmacie
01:26:39et sur myvariation.com
01:26:40la météo
01:26:41avec Megagence
01:26:43réseau national
01:26:44de consultants immobiliers
01:26:45ma préférence
01:26:47c'est Megagence
01:26:48bonjour à tous
01:26:49météo France
01:26:50maintient 54 départements
01:26:52vigilance rouge
01:26:53canicule
01:26:5435 départements
01:26:55sont placés
01:26:55en vigilance orange
01:26:56une vigilance
01:26:58qui sera très certainement
01:26:59à nouveau étendue
01:27:00en deuxième partie
01:27:02de journée
01:27:02d'autres départements
01:27:03pourraient basculer
01:27:04en vigilance rouge
01:27:06les températures
01:27:07qui atteignent
01:27:08des niveaux remarquables
01:27:09cette journée
01:27:10de mardi
01:27:12pourrait être
01:27:12la plus chaude
01:27:13jamais enregistrée
01:27:14depuis le début
01:27:15des relevés
01:27:16à l'échelle de la France
01:27:17et dire à quel point
01:27:18cette vague de chaleur
01:27:18est exceptionnelle
01:27:20intense
01:27:21historique
01:27:21avec ces conditions
01:27:22toujours largement
01:27:23soleillées
01:27:24imprévues pour cet après-midi
01:27:25éventuellement
01:27:26quelques ondes orageuses
01:27:28très localisées
01:27:29un risque orageux
01:27:29également pour les Pyrénées
01:27:30pour le sud des Alpes
01:27:31mais dans l'ensemble
01:27:32donc un soleil de plomb
01:27:33les températures
01:27:34pour cet après-midi
01:27:3542 degrés prévus
01:27:36à Rennes
01:27:36à Nantes
01:27:37à Poitiers
01:27:37à Bordeaux
01:27:38mais localement
01:27:38des pointes à 43
01:27:4044 degrés
01:27:41sont prévus
01:27:41sur ces régions de l'ouest
01:27:4339,40
01:27:44en Ile-de-France
01:27:4540 degrés à Bourges
01:27:4639 degrés pour Lyon
01:27:4739 également
01:27:48pour Montélimar
01:27:49demain matin
01:27:50toujours ces conditions
01:27:51largement ensoleillées
01:27:52dans le courant d'après-midi
01:27:53à nouveau
01:27:54un risque orageux
01:27:55qui va se dessiner
01:27:56principalement
01:27:57sur les Pyrénées
01:27:58sur les Alpes
01:27:58sur la montagne Corse
01:27:59risque orageux
01:28:00également présent
01:28:01dans les régions du nord-ouest
01:28:02mais dans l'ensemble
01:28:02donc toujours des conditions
01:28:04largement ensoleillées
01:28:04les températures
01:28:05demain matin
01:28:06au moment le plus frais
01:28:07de la nuit
01:28:0825 à Paris
01:28:0826 au Mans
01:28:0926 à Poitiers
01:28:1027 degrés déjà
01:28:11au lever du jour
01:28:12à Nantes et à Bordeaux
01:28:13et dans l'après-midi
01:28:14un poursuite
01:28:15de ces températures caniculaires
01:28:1740 degrés prévus
01:28:18à Paris à l'ombre
01:28:1941 à Rennes
01:28:2041 pour Nantes
01:28:22et encore une fois
01:28:22jusqu'à 42 degrés
01:28:24prévus à Bordeaux
01:28:2442 également
01:28:25pour La Rochelle
01:28:26passez une très belle journée
01:28:28pour la Rochelle
01:28:28et à Bordeaux
Commentaires
1
il y a 6 semaines
c'est pas mal mais "prix essence en route est mieux" car cela permet de planifier ses arrêts dans les stations pour peu que son trajet soit un peu long et que l'on ne reste pas à proximité de son domicile.

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