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Chaque jour, Christophe Delay et Roselyne Dubois vous accompagnent de 12h à 14h dans Midi BFM.

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00:00:00Bonjour à tous et merci d'être avec nous à la suite de notre édition spéciale.
00:00:03Roselyne, bonjour.
00:00:04Bonjour Christophe, bonjour à tous.
00:00:05Le détroit d'Hormuz, évidemment, toujours sous tension.
00:00:07L'opération américaine, d'ailleurs, Project Freedom, fonctionne-t-elle ?
00:00:10On sera en direct du Golfe dans un instant.
00:00:12Combien de bateaux et ces bateaux qui passent sont-ils sous escorte ou bien seulement guidés ?
00:00:16Pendant ce temps, l'Iran durcit le ton, le bras de fer n'a pas commencé, disent-ils.
00:00:20Les Iraniens prêts à la reprise de la guerre, on apprend par ailleurs,
00:00:22et c'est important, qu'Abbas Araqchi, le chef de la diplomatie iranienne,
00:00:27se rentre en Chine dans les heures qui viennent.
00:00:29Mais que peut décider Trump ?
00:00:31Il dit qu'il est prêt à rayer l'Iran de la carte en cas d'attaque de navires américains.
00:00:34Conférence de presse de Pitexet, le secrétaire à la Défense,
00:00:37et de Don Cain, le chef d'état-major.
00:00:39Ce sera en direct sur BFM TV dans deux heures.
00:00:41C'est l'une des questions du jour.
00:00:43Pourquoi l'Iran s'en prend de nouveau aux Émirats Arabes Unis ?
00:00:46Alerte à Dubaï, à Abu Dhabi, une installation pétrolière visée.
00:00:49Et pour la première fois, les monarchies du Golfe qui menacent de riposter.
00:00:53Et puis côté pétrole, le Bren qui remonte, 113 dollars.
00:00:56Ça rapporte forcément à l'État le surplus fiscal lié à cette hausse.
00:01:00Ça a permis d'engranger 190 millions d'euros de recettes supplémentaires par rapport à l'an dernier.
00:01:05Mais à quoi va servir cet argent ?
00:01:07D'abord donc, Rosine, évidemment, le détroit d'Hormuz sous tension.
00:01:10Iran et États-Unis se jaugent par menaces et tirs interposés.
00:01:13On a d'ailleurs parfois du mal à comprendre ce qui se passe.
00:01:16Est-ce que l'opération Trump Project Freedom fonctionne ?
00:01:19On va tout de suite aller voir ça avec Marie Gentry qui est à Abu Dhabi avec Anthony Métro.
00:01:23C'est la capitale des Émirats Arabes Unis.
00:01:25Vous surveillez ces bateaux, Marie.
00:01:27Est-ce que la circulation a repris ? Est-ce que ça bouge ?
00:01:33Alors, la situation est actuellement très compliquée.
00:01:36Dans le détroit d'Hormuz, en fait, il y a des problèmes de brouillage.
00:01:39C'est-à-dire qu'on n'a plus les signaux GPS des navires.
00:01:43C'est pour ça qu'on a la sensation, quand on regarde Marine Trafic avec Anthony Métro qui m'accompagne,
00:01:48que les navires font des itinéraires extrêmement étranges.
00:01:53La question maintenant est de savoir pourquoi est-ce que ces brouillages ont lieu ?
00:01:56Qui a mis en place ces brouillages ?
00:01:57Est-ce que ce sont les États-Unis qui possèdent les satellites ?
00:02:00Est-ce que c'est l'Iran pour créer un petit peu la pagaille dans le détroit d'Hormuz ?
00:02:04Ou alors est-ce que c'est un pays allié qui tente de se protéger ?
00:02:07Ou plutôt un pays qui tente de protéger ses côtes ?
00:02:09En tout cas, ce que l'on peut vous dire, c'est qu'au cours des dernières heures,
00:02:12Un navire a réussi à traverser le détroit.
00:02:15C'est un navire sous pavillon américain qui transporte des véhicules.
00:02:19Il fait partie du groupe Mertz.
00:02:21Et donc, ce navire a réussi à traverser le détroit sans incident.
00:02:25L'équipage est sain et sauf.
00:02:27Il y a un autre navire dont on suit la trajectoire de très près avec Anthony Métro.
00:02:30Il s'appelle l'Interstellar.
00:02:31Là, c'est un navire sous pavillon panaméen.
00:02:33Il est entré dans le détroit d'Hormuz.
00:02:34Mais depuis une heure, on n'a aucune idée d'où il se trouve actuellement,
00:02:37ni de si sa trajectoire se passe normalement ou pas.
00:02:41Puisque, comme je vous le dis, on n'a plus de signal GPS.
00:02:43Est-ce que l'on peut dire, Général Pellistrandi,
00:02:45là, compte tenu de ce que vient d'écrire Marie Gentry,
00:02:46que les États-Unis continuent de tester, évidemment, l'Iran,
00:02:50et que, peu ou prou, en tous les cas sur au moins deux bateaux, ça fonctionne ?
00:02:54En tout cas, tout le monde se teste.
00:02:55Oui.
00:02:55Donc, pour les Américains, oui, il y a eu ce passage de bateaux en longeant la côte au Manès,
00:03:04pour diminuer la prise de risque.
00:03:08Bon, maintenant, ce n'est pas parce qu'on fait passer un bateau qu'on a rétabli le trafic.
00:03:12Le problème, il est là.
00:03:13C'est-à-dire qu'on peut dire aujourd'hui que le trafic n'est toujours pas rétabli dans des
00:03:19conditions de sécurité.
00:03:20Là, en plus, il s'agissait d'un bateau appartenant à une très grande compagnie maritime,
00:03:28Mersk, mondialement connue.
00:03:29C'est le géant danois.
00:03:31Un pavillon américain.
00:03:33Bon, les conditions étaient réunies.
00:03:36Parce que la problématique pour faire passer un bateau,
00:03:38c'est qu'il faut que l'équipage soit volontaire.
00:03:42On est, selon l'Organisation maritime internationale, dans une zone de guerre.
00:03:46Donc, il faut un équipage qui soit volontaire.
00:03:48Il faut que l'armateur accepte de prendre le risque
00:03:51et que l'assureur accepte d'assurer le bateau.
00:03:54Donc, ça fait beaucoup de conditions qui ne sont pas réunies jusqu'à présent.
00:03:57Mais, Général, qu'est-ce que vous avez compris ?
00:03:59Ces bateaux qui passent, il y en a eu deux jusqu'à présent,
00:04:01ils sont escortés ou seulement guidés à distance ?
00:04:05Je n'ai pas compris grand-chose, en fait.
00:04:07Parce que c'est flou.
00:04:08Parce qu'on n'a pas d'info.
00:04:10On n'a pas d'info.
00:04:11Ce que l'on sait, c'est que, par contre, il y a un appui aérien.
00:04:16C'est-à-dire que l'appui aérien, il est fait à partir d'hélicoptères de combat
00:04:20type Apache ou voilà, d'avions de combat.
00:04:23Si hauts, oui.
00:04:24Si hauts, donc, globalement, le risque était moindre.
00:04:29Mais, quand on parle d'escorter, ça veut dire que vous avez,
00:04:34à vue, en fait, c'est ça, vous avez un ou deux bâtiments militaires.
00:04:39Là, on n'a pas d'informations très concrètes pour dire,
00:04:43eh bien, devant, il y avait un destroyer, puis un peu derrière, il y avait un autre destroyer.
00:04:48On n'a pas ces informations-là.
00:04:50Il y a peut-être des routes particulières aussi, Sébastien Regnaud.
00:04:52Oui, et je crois que, en fait, ce qui est clair, en tout cas pour moi,
00:04:56c'est qu'il y a plus de bateaux iraniens qui ont réussi à sortir de l'étroit d'Hormuz
00:05:00que de bateaux occidentaux qui ont réussi à passer de l'étroit d'Hormuz.
00:05:04Donc, d'un point de vue de la bataille navale, c'est plutôt les Iraniens qui ont le point.
00:05:08Pourquoi ? Parce qu'ils longent la côte iranienne,
00:05:11donc ils restent dans les eaux territoriales iraniennes.
00:05:13Ensuite, sans passer par les eaux internationales,
00:05:17ils passent directement dans les eaux territoriales pakistanaises,
00:05:22avec un feu vert pakistanais, évidemment,
00:05:24et puis, après, sortent vers le large.
00:05:28Parce qu'il faut bien se rendre compte que le détroit d'Hormuz,
00:05:30donc, on a vu la carte avec ces deux lignes rouges, hier, que les Iraniens ont montré,
00:05:35c'est la zone qui est bloquée par l'Iran.
00:05:37Mais les Américains, eux, ils sont beaucoup plus au large,
00:05:40ils sont au niveau de la frontière irano-pakistanaise.
00:05:43Ils sont vraiment à plusieurs dizaines, centaines de kilomètres de cette région-là.
00:05:48Alors, ils ont, par les voies aériennes, des capacités à pouvoir se déplacer,
00:05:51mais ils ne se rapprochent pas des côtes,
00:05:53parce qu'ils se mettraient en danger vis-à-vis de l'Iran.
00:05:56Pas sûr, dans ces conditions, que l'opération Project Freedom se déroule,
00:05:59comme le souhaite Donald Trump.
00:06:00Et on va tout de suite rejoindre Axel Meunier, l'un des correspondants de BFM aux États-Unis.
00:06:04Vous êtes à Washington, où Pete Exet, le secrétaire à la Défense,
00:06:08et Duncan, le chef d'état-major des armées,
00:06:10doivent faire un point complet sur la guerre dans moins de deux heures maintenant.
00:06:13Avec une question, Axel, en filigrane.
00:06:16Que va faire Donald Trump ?
00:06:22C'est toute la question.
00:06:23Et lui-même, hier, n'a pas vraiment répondu à la presse.
00:06:26Lorsqu'on lui a demandé si le cessez-le-feu avait été rompu,
00:06:29Donald Trump a dit « Je ne sais pas, je ne suis pas en mesure de vous le dire ».
00:06:32Alors, est-ce du bluff ?
00:06:33Ou est-ce que Donald Trump ne sait vraiment plus comment gérer ce conflit ?
00:06:38C'est difficile à dire, surtout qu'aujourd'hui, l'opération Liberté,
00:06:42qu'il a lancée depuis dimanche, et qu'il a annoncée dimanche,
00:06:46et qui a commencé hier, soulève beaucoup de scepticisme ici.
00:06:49Ça ressemble à beaucoup de moyens, pour pas beaucoup d'effets,
00:06:52avec effectivement peu de bateaux qui seront en mesure de passer,
00:06:55une goutte d'eau dans l'océan, dit même un expert militaire.
00:06:59D'autres questions qui seront soulevées lors de cette conférence de presse
00:07:04par le duo Pete XS et Dan Cain, le chef d'état-major.
00:07:08C'est évidemment les moyens qui sont déployés désormais par les États-Unis.
00:07:12Est-ce que les Américains sont vraiment prêts à reprendre les hostilités
00:07:16alors que l'Iran semble avoir violé le cessez-le-feu ?
00:07:20C'est notamment ce que dit l'un des plus proches de Donald Trump,
00:07:23le sénateur Lindsey Graham, qui pousse à ce que les États-Unis répondent
00:07:28et punissent l'Iran pour ces dernières 24 heures.
00:07:32Bref, beaucoup, beaucoup de confusion et d'interrogations ici à Washington.
00:07:37Est-ce que la conférence de presse permettra de l'élever ?
00:07:40Rien n'est moins sûr.
00:07:42Alors qu'effectivement les accrochages se multiplient.
00:07:44On va reprendre ce qui s'est passé en détail dans le Golfe depuis 24 heures avec vous, Noémie Vira.
00:07:48Si on doit schématiser deux notions, d'abord les nombreuses entorses au cessez-le-feu,
00:07:53on l'évoquait avec Axel, d'ailleurs des deux côtés,
00:07:55et puis le fait que les monarchies du Golfe sont de nouveau visées par l'Iran.
00:07:59Oui, on va commencer par cette frappe qui a visé le site pétrolier stratégique de Fujaira aux Émirats.
00:08:05Trois Indiens ont été légèrement blessés.
00:08:08Les Émirats affirment avoir intercepté 12 missiles balistiques, 3 missiles de croisière, 4 drones.
00:08:14C'est l'un des tests les plus importants de leur défense aérienne depuis la guerre du Golfe.
00:08:18Et regardez la réaction de Donald Trump sur ABC News.
00:08:22Ils ont été abattus pour la plupart.
00:08:23Un est passé.
00:08:24Les dégâts ne sont pas importants.
00:08:27Dans le détroit d'Hormuz, les États-Unis affirment avoir détruit 6 embarcations iraniennes,
00:08:31comme ces vedettes que vous pouvez voir grâce à cette carte satellite.
00:08:36De son côté, Téhéran dément.
00:08:38Et dans le même temps, un cargo sud-cohérin coréen a pris feu dans la zone.
00:08:42Le HMM Namu, un incendie, s'est déclaré dans la salle des machines
00:08:46alors qu'il était à l'encre dans le détroit, près des Émirats.
00:08:49Aucune victime n'est à déplorer.
00:08:52Et autre image de ces toutes dernières heures, un incendie dans un port iranien a daillé.
00:08:57Plusieurs navires sont en feu, mais pour l'heure, l'origine reste inconnue.
00:09:01Et puis, on voulait finir par vous montrer ce dispositif militaire américain
00:09:05qui monte en puissance.
00:09:06Plus de 27 avions repérés cette nuit dans le ciel du Golfe
00:09:10avec d'importantes opérations de ravitaillement.
00:09:12Alors, c'est vrai que c'est une notion importante.
00:09:14Les monarchies du Golfe visées, elles l'ont été évidemment depuis le début de la guerre le 28 février,
00:09:19mais elles n'ont jamais riposté.
00:09:20Et là, elles menacent de le faire.
00:09:22Romain Langlais.
00:09:25Visé par une attaque de drones iraniens,
00:09:27le site pétrolier de Foujaïra enflamme.
00:09:32Hier, les Émirats arabes unis disent avoir abattu 15 missiles
00:09:35et 4 drones tirés depuis l'Iran.
00:09:37Une première depuis le 7 avril est l'entrée en vigueur du cessez-le-feu
00:09:41entre Téhéran et Washington.
00:09:43Des attaques qui ont fait 3 blessés
00:09:44et qui ravivent la peur au sein de la population française de Dubaï.
00:09:48Nous avons reçu 4 alertes les unes derrière les autres.
00:09:52Ça fait à peu près peut-être 2 semaines qu'on commence à être rassuré.
00:09:56Et là, ça recommence.
00:09:57Et on a l'impression, une impression de déjà vu
00:10:02et qu'on est impuissant envers ça.
00:10:05C'est pas rassurant.
00:10:07Largement ciblés depuis le début du conflit,
00:10:10les Émirats arabes unis dénoncent de leur côté une escalade dangereuse
00:10:13et disent ne pas exclure une première riposte.
00:10:16Les Émirats arabes unis ne tolèrent aucune menace sur leur sécurité
00:10:20et se réservent le droit de répondre à ces attaques non provoquées,
00:10:24conformément aux droits internationaux.
00:10:26Dans ce contexte de tension,
00:10:28les écoles et universités resteront fermées au moins jusqu'à la fin de la semaine
00:10:32avec des courants distanciels.
00:10:33L'espace aérien émirati est, lui, toujours partiellement fermé ce mardi.
00:10:38Jérémy Normand, vous rentrez du Golfe, justement.
00:10:40Pourquoi les Émirats arabes unis sont ciblés comme ça par l'Iran ?
00:10:44Aux yeux des gardiens de la révolution,
00:10:46les Émirats arabes unis représentent les États-Unis et Israël en même temps.
00:10:49Pourquoi ? Parce que les Émirats arabes unis,
00:10:51comme les autres monarchies du Golfe,
00:10:52accueillent sur leur territoire des bases américaines.
00:10:55Mais à la différence des autres, à l'exception de Bahreïn,
00:10:57ils ont reconnu en 2020, via les accords d'Abraham, l'État d'Israël.
00:11:01Ce qui en fait, aux yeux de l'Iran, un ennemi.
00:11:04Et donc, depuis le début de la campagne,
00:11:06les Émirats arabes unis ont reçu, j'allais dire,
00:11:08l'essentiel des missiles de croisière, des missiles balistiques
00:11:12et des drones envoyés par Téhéran.
00:11:13Plus de 2000 missiles.
00:11:15Quand d'autres pays, par exemple le Qatar ou le Géten,
00:11:17n'en avaient reçu que 300 pour vous donner un ordre de grandeur,
00:11:20de comparaison.
00:11:21Sachant qu'aujourd'hui, on dit que les Émirats arabes unis
00:11:25bénéficient également du dôme de fer israélien.
00:11:28Parce qu'on le sait, tous ces pays du Golfe,
00:11:29ils ont signé des milliards de dollars de chèques aux Américains
00:11:32pour s'équiper en système de défense anti-aérien,
00:11:33notamment les systèmes patriotes.
00:11:35Il semble aujourd'hui que les Émirats arabes unis
00:11:36aient poussé leur coopération avec Israël
00:11:38au point d'engager cette coopération sur le plan militaire.
00:11:41Adèle Bakawan, ce que l'on comprend,
00:11:42c'est que les Émirats arabes unis disposent des moyens de riposter.
00:11:45Vont-ils le faire ?
00:11:47Ou pourquoi sont-ils sur le frein ?
00:11:49Cela, désormais, est probable.
00:11:52Jusqu'à hier, les Émirats, notamment Mohamed Benzaïd,
00:11:55le chef d'État, ils cherchaient un consensus golfien.
00:11:58Ils voulaient absolument amener l'Arabie saoudite
00:12:01et les autres pays du Golfe dans cette riposte.
00:12:04Mais depuis une semaine, ils ont...
00:12:06Mais vont-ils prendre la décision de façon autonome
00:12:08ou vont-ils le faire sous l'ordre des États-Unis ?
00:12:10Autonome, autonome.
00:12:12Enfin, bien évidemment, en coopération avec les États-Unis.
00:12:15Et Israël, surtout depuis cette semaine, comme ça a été dit,
00:12:18pour la première fois, ce n'est jamais arrivé,
00:12:21Israël déploie son dôme de fer dans un pays arabe.
00:12:24Je dis bien un pays arabe.
00:12:26Ce dôme de fer est géré, non pas par les Émiriens,
00:12:29mais par les officiers israéliens sur le sol arabe.
00:12:33Un.
00:12:34Deux.
00:12:34En 24 heures, ils ont reçu 12 missiles balistiques à intercepter.
00:12:39Trois missiles de croisière.
00:12:41Quatre drones.
00:12:42C'est énorme, hein.
00:12:43En 24 heures.
00:12:44Uniquement en 24 heures.
00:12:45C'est la preuve que les Libres disposent de moyens importants en termes de missiles.
00:12:49Voilà, exactement.
00:12:50Le droit, on sait.
00:12:52Et il faut le dire, tous ces missiles et drones ont été interceptés.
00:12:57Pourquoi ?
00:12:57Parce que tout simplement, les Émirats disposent désormais,
00:13:00c'est ce qu'un diplomate émirien me disait,
00:13:02nous disposons désormais des infrastructures militaires
00:13:06pour riposter contre la République islamique d'Iran.
00:13:09Sébastien ?
00:13:10Et puis la stratégie des Émirats arabes unis,
00:13:11c'était de sortir de l'OPEP pour augmenter la production,
00:13:16pour balancer du pétrole
00:13:19et amoindrir les faibles locustes du détroit d'Harmouz.
00:13:23Parce que comme ça...
00:13:24Donc l'Iran leur fait payer ça, leur sortie de l'OPEP ?
00:13:26Alors, c'est pas ça.
00:13:27C'est la désolidarisation des Émirats
00:13:30par rapport aux autres pays de la péninsule arabique.
00:13:33C'est vrai que c'est un poste avancé aussi
00:13:35des services de renseignement israéliens.
00:13:37Mais il ne faut pas oublier aussi
00:13:39que l'Iran a un pied extrêmement important aux Émirats arabes unis.
00:13:43La plus grande communauté,
00:13:44l'une des plus grandes communautés étrangères aux Émirats arabes unis,
00:13:46c'est une communauté iranienne.
00:13:48Et toutes les banques émiraties sont utilisées par l'Iran
00:13:51pour contourner les sanctions économiques sur l'Iran.
00:13:56Les Émirats arabes unis ont toujours été,
00:13:58si vous voulez, le supermarché de l'Iran.
00:14:03Tout passe par les Émirats, par Jebel Ali, cette zone franche.
00:14:06Tout passe par les Émirats arabes unis pour après distribuer l'Iran.
00:14:10Donc, il y a une espèce de levier, si vous voulez,
00:14:12un petit peu particulier qu'a les Émirats arabes unis
00:14:15dans cette guerre par rapport aux autres pays de la région.
00:14:17L'Iran qui tire.
00:14:19L'Iran qui fait de la surenchère aussi dans les mots,
00:14:21avec Mohamed Ralibaf, le président du Parlement,
00:14:24qui dit que nous savons bien que les États-Unis,
00:14:26pour eux, la situation est intolérable dans le Détroit,
00:14:28alors que nous n'avons même pas encore commencé.
00:14:32Siavoj Ghazi, vous êtes à Téhéran.
00:14:33Siavoj, comment interpréter ces propos ?
00:14:36Pour Téhéran, les États-Unis,
00:14:39Donald Trump n'a pas le temps de prolonger le conflit,
00:14:43alors que l'Iran a le temps.
00:14:45Donc, les Iraniens continuent leur stratégie.
00:14:49Il y a eu aussi des déclarations,
00:14:50donc aussi très guerrières,
00:14:53notamment un député iranien à la télévision d'État
00:14:56qui a dit que l'Iran n'avait pas encore utilisé
00:14:58ces armes les plus destructrices,
00:15:02mais que le missile Sejil,
00:15:04qui a une tête d'une tonne et demie,
00:15:08il a expliqué que si l'Iran lançait 16 missiles Sejil en même temps,
00:15:14ça serait l'équivalent d'une bombe atomique,
00:15:17donc, bien sûr, en vision, bien sûr,
00:15:19à la fois les pays, les monachers arabes du Gouf classique,
00:15:22mais aussi l'État d'Israël.
00:15:25On sait bien que c'est une guerre de com' aussi,
00:15:27dans les mots, dans les images également.
00:15:29La créativité, vous allez voir, est sans limite de part et d'autre.
00:15:32Les derniers épisodes rassemblés par Valentin Demey.
00:15:35Des personnages légaux utilisés à des fins de propagande.
00:15:38Comme depuis plusieurs semaines,
00:15:40l'Iran publie des vidéos parodiques sur le conflit.
00:15:42Cette fois, les Émirats arabes unis sont présentés
00:15:45comme soutien indéfectible des États-Unis et d'Israël.
00:15:49Israël fait partie de nos alliés
00:15:51et l'Iran va apprendre une leçon.
00:15:53Nous nous vengerons.
00:15:55Derrière le personnage,
00:15:57Donald Trump et Benjamin Netanyahou
00:15:58occupés par la gestion du détroit d'Hormuz,
00:16:01ainsi que l'opération militaire Epic Fury
00:16:02et les dossiers Epstein.
00:16:05Pendant ce temps, un général iranien
00:16:06assit dans un bunker avec des bombes à côté de lui.
00:16:09Une carte de communication qui s'intensifie
00:16:11un peu plus chaque semaine.
00:16:12Hier, pour la journée mondiale consacrée
00:16:14à la saga Star Wars,
00:16:15la Maison-Blanche publie une photo du président Trump
00:16:18grimée en héros de la saga.
00:16:19Il transporte Grosgoût,
00:16:21l'un des personnages phares de la série The Mandalorian.
00:16:24Dans une galaxie qui exige la force,
00:16:26l'Amérique se tient prête.
00:16:28Quelques heures après,
00:16:29un conte iranien répond.
00:16:30Donald Trump est transformé en méchant
00:16:32de la saga du Seigneur des Anneaux.
00:16:34Cette fois, il transporte Gollum.
00:16:36Et voilà, c'est réparé.
00:16:37Star Wars, Seigneur des Anneaux,
00:16:39l'égo, les mignons,
00:16:40des personnages générés par intelligence artificielle
00:16:43qui sert à la fois l'Iran et les Etats-Unis.
00:16:50Sébastien, est-ce que c'est un élément important de la guerre, ça ?
00:16:52Parce qu'il y a quand même un énorme décalage
00:16:54entre la dureté de la guerre
00:16:55et la futilité de ce qu'on vient de voir, quand même.
00:16:57C'est un petit peu l'avantage de ce genre de communication,
00:16:59c'est que ça dédramatise un petit peu le sujet
00:17:01et ça montre que les gens sont finalement
00:17:04dans cette période de tension,
00:17:06de guerre et de mort,
00:17:08quand même extrêmement...
00:17:10Ils calculent, tout est très bien calculé.
00:17:12C'est-à-dire qu'ils sont capables d'utiliser l'humour
00:17:14pour rendre compte de ce qu'ils sont en train de faire en ce moment.
00:17:17Oui, mais tout ça ne va pas rassurer les marchés pour autant,
00:17:19ni arranger les cours du pétrole.
00:17:20On voit ça tout de suite avec Sofiane.
00:17:41C'est le meilleur pompiste de France.
00:17:44Je vais mettre ma casquette bientôt pour le servir.
00:17:47113 dollars actuellement.
00:17:48Et les carburants ?
00:17:49Eh bien, on a repris des centimes sur le diesel.
00:17:51Ce n'est pas étonnant, on est à 2,20 euros.
00:17:53On avait baissé un tout petit peu, quasiment de 5 centimes,
00:17:55grâce à l'opération spéciale de Total Energy
00:17:57qui avait plafonné le diesel à 2,09.
00:17:59Eh bien, c'est remonté à 2,25 ce plafond.
00:18:02Résultat, on le voit sur la moyenne,
00:18:032,20 euros en moyenne en France
00:18:04et un peu plus de 2 euros pour le 100.95.
00:18:07Alors, des carburants chers, ça fait plus de taxes,
00:18:09plus de recettes pour l'État,
00:18:11190 millions d'euros de recettes supplémentaires
00:18:13par rapport à l'an dernier.
00:18:14Qu'est-ce qu'on va en faire, Sofiane ?
00:18:16Eh bien, on va le redistribuer,
00:18:18c'est ce qu'avait promis le Premier ministre
00:18:19et c'est ce qui va être fait.
00:18:21Pour aider les gros rouleurs, en effet,
00:18:23et pour aider les professions ciblées,
00:18:25vous savez, les fameuses aides ciblées.
00:18:27Pourquoi ?
00:18:27Comment on arrive juste à ce calcul de 190 millions ?
00:18:30En réalité, on a pris les mois de mars et d'avril,
00:18:33on a regardé les taxes.
00:18:35Il y a à la fois des axes,
00:18:36c'est-à-dire une taxe fixe.
00:18:38Eh bien là, elle est en baisse, déficit,
00:18:40moins 21 millions d'euros.
00:18:42Qu'est-ce qui s'est passé ?
00:18:43Eh bien, la baisse de la consommation est arrivée,
00:18:44les Français sont moins allés à la pompe
00:18:46puisque c'était plus cher,
00:18:47moins 10%.
00:18:48Eh bien, résultat, on est en baisse.
00:18:50En revanche, la TVA,
00:18:51eh bien ça, c'est très pratique,
00:18:52comme c'est un pourcentage.
00:18:53Eh bien, si l'essence est affichée plus cher,
00:18:56il y a plus de TVA, plus de rentrées,
00:18:58et donc résultat, on est en hausse.
00:18:59Donc, plus 193 millions,
00:19:01c'est le fameux surplus sur mars et avril,
00:19:05et tout ça va donc être redistribué.
00:19:07Bon, très bien.
00:19:07Toujours pas de geste supplémentaire
00:19:08du côté des pétroliers,
00:19:09sur lequel, évidemment, il y a la pression, rien ?
00:19:11Non, ça, ce n'est pas prévu pour le moment.
00:19:13Alors, sur les aides,
00:19:14c'est ça qui nous intéresse.
00:19:15On nous a annoncé beaucoup de choses,
00:19:16les agriculteurs, les pêcheurs,
00:19:18au début de la guerre,
00:19:19ils ont touché quelque chose, vraiment ?
00:19:21On a posé la question à Jean-Vincent Chantereau,
00:19:23il est secrétaire général de l'Union des Françaises,
00:19:26des pêcheurs artisans.
00:19:27Regardez sa réponse.
00:19:29Non, pas du tout, non.
00:19:31Alors, en effet,
00:19:31on a eu une première promesse,
00:19:34au mois d'avril,
00:19:35d'avoir une aide de 20 centimes d'euros
00:19:38par litre de gasoil,
00:19:41puis ensuite,
00:19:42cette aide a été prolongée
00:19:44et augmentée à 35 centimes d'euros
00:19:46pour le mois de mai.
00:19:48Tout cela a été sujet
00:19:49à l'accord de la Commission européenne.
00:19:53Cet accord a été obtenu,
00:19:54mais pour l'instant,
00:19:56eh bien non,
00:19:57les pêcheurs n'ont rien perçu
00:19:58et il va falloir attendre encore
00:20:00un mois ou deux
00:20:01avant que ces aides arrivent.
00:20:03C'est une blague.
00:20:03Zéro, pour l'instant.
00:20:05Eh oui, parce qu'en fait,
00:20:05effectivement,
00:20:06il fallait que ça passe
00:20:07le saut de la Commission européenne
00:20:09et puis désormais,
00:20:10il va falloir...
00:20:10Oui, mais il faut une plateforme,
00:20:12il faut l'ouverture,
00:20:12il faut envoyer les dossiers,
00:20:13les traités
00:20:14et donc ça prend du temps.
00:20:15Ce n'est pas une aide à la pompe,
00:20:16c'est effectivement une réduction,
00:20:17un retour sur les dépenses.
00:20:21Laurent Bou.
00:20:22Oui, parce que l'aide
00:20:23pour les fameux gros rouleurs,
00:20:25ce sera pareil.
00:20:27Vous pourrez la demander le 27 mai
00:20:29et avec un peu de chance,
00:20:30vous la toucherez 10 jours après,
00:20:32mais uniquement pour les 3 mois
00:20:34qui viennent de s'écouler.
00:20:34Non, mais c'est un peu
00:20:35en Suisse du Monde.
00:20:37Ou ça s'appelle l'administration ?
00:20:39C'est l'administration,
00:20:40ce sont les lois aussi
00:20:42qui sont faites comme ça
00:20:43et quand vous donnez des avantages,
00:20:45il faut aussi demander
00:20:46l'avis de l'Europe
00:20:47parce que vous risquez
00:20:48de tomber sous le coup
00:20:48de la concurrence des lois liales
00:20:50et de toute une série
00:20:51de directives européennes.
00:20:52Et donc,
00:20:53quand on dit effectivement
00:20:54on redistribue cet argent,
00:20:55c'est 190 millions,
00:20:56alors c'est vrai,
00:20:57on va dépenser 380 millions
00:20:59entre avril et mai,
00:20:59mais le problème,
00:21:00c'est que ces taxes,
00:21:01elles ont bien été collectées
00:21:02par l'État
00:21:03et de l'autre côté,
00:21:04les dépenses,
00:21:05elles ne se font pas.
00:21:06Donc oui,
00:21:06ça peut laisser l'impression
00:21:07qu'effectivement,
00:21:08il y a une cagnotte
00:21:08qui n'est pas redistribuée
00:21:09pour l'heure
00:21:10et ça,
00:21:10il faut quand même
00:21:11être vigilant
00:21:11parce que ça envoie
00:21:12un signal un petit peu particulier
00:21:13sur le côté en collecte,
00:21:14on ne redonne pas derrière.
00:21:15On ne voit rien lâcher.
00:21:16Prochain épisode demain.
00:21:17C'était votre rendez-vous
00:21:22avec Altarock,
00:21:23un acteur de référence
00:21:24du private equity
00:21:25pour les investisseurs privés.
00:21:27Altarock,
00:21:27private equity for generations.
00:21:29Une bonne journée
00:21:30commence avec de bonnes infos.
00:21:31C'était votre rendez-vous
00:21:32avec Ikea pour les pros,
00:21:33toute l'offre
00:21:34et les services d'Ikea
00:21:35dédiés aux pros.
00:21:36Ikea !
00:21:37Restez avec nous
00:21:38dans un instant suite
00:21:39de notre édition spéciale.
00:21:40On retournera dans le golf
00:21:41en alerte
00:21:41avec ses accrochages en série,
00:21:43le risque de reprise de frappe
00:21:45et le projet Liberté.
00:21:47Il ne fait pas sortir
00:21:47beaucoup de bateaux.
00:21:48On aura la réaction en direct
00:21:49d'Emmanuel Macron
00:21:50dans quelques minutes.
00:21:53Il est midi et demi
00:21:53la suite de notre édition spéciale.
00:21:55Cette tension grandissante
00:21:56dans le golf,
00:21:57Roselyne,
00:21:58ce n'est pas que des mots.
00:21:59Les accrochages se multiplient.
00:22:01L'Iran dit ne même pas avoir
00:22:02commencé son bras de fer
00:22:03avec les Etats-Unis.
00:22:04Ce sont les Émirats arabes unis
00:22:05qui sont pris pour cible en premier.
00:22:07Marie Gentryk en direct
00:22:08d'Abu Dhabi dans un instant.
00:22:09Donald Trump va-t-il frapper
00:22:10de nouveau ?
00:22:11Conférence de presse
00:22:12évidemment très attendue.
00:22:1314h.
00:22:14Du secrétaire à la défense
00:22:15Pitek 7
00:22:16et du chef d'état-major
00:22:17des armées,
00:22:17le général Cain.
00:22:19Trois scénarios au moins
00:22:20sont prêts.
00:22:21Axel Meunier évidemment
00:22:23avec nous en direct
00:22:23dans quelques instants.
00:22:25Et que donne le projet
00:22:26Liberté pour débloquer
00:22:27le détroit d'Ormuz ?
00:22:28Un navire du géant
00:22:28de transport danois
00:22:29Maersk a pu passer,
00:22:30guidé par l'armée américaine.
00:22:32D'autres pourraient suivre.
00:22:33On verra comment
00:22:33et par quelle route.
00:22:34Ils sont français
00:22:35et ils restent malgré tout
00:22:36dans la région du Golfe.
00:22:3860 000 français
00:22:39vivent aux Émirats arabes unis.
00:22:41On se rend en direct
00:22:42avec l'un d'entre eux
00:22:42tout à l'heure.
00:22:43Dans une dizaine de minutes,
00:22:44on verra comment il se prépare
00:22:47à une possible reprise
00:22:48des hostilités.
00:22:48Tout ça sur fond
00:22:49de flambées du pétrole
00:22:50et de débats
00:22:50sur les super profits
00:22:51de Total Energy.
00:22:52S'il refuse de bloquer ses prix,
00:22:54LFI voudrait le nationaliser
00:22:56et se serait rentabilisé
00:22:58en un an, disent-ils.
00:22:59Vrai ou faux ?
00:23:00On posera la question
00:23:01à Laurent et Sofiane.
00:23:02Laurent, on rigole déjà.
00:23:03Les appels à la désescalade
00:23:05se multiplient dans le Golfe
00:23:06après des tirs
00:23:07et des accrochages en série
00:23:08depuis 24 heures maintenant.
00:23:09Nous savons bien
00:23:10que la poursuite
00:23:10de la situation actuelle
00:23:11est intenable
00:23:12pour les Etats-Unis
00:23:13alors que nous n'avons
00:23:14même pas commencé,
00:23:15écrit le président
00:23:16du Parlement iranien.
00:23:18Et ce sont les monarchies
00:23:19du Golfe
00:23:20qui en font les frais.
00:23:21Marie Gentric,
00:23:22vous êtes avec Anthony Métro
00:23:23en direct d'Abu Dhabi.
00:23:24Les Émirats arabes unis
00:23:25visaient à plusieurs reprises
00:23:27avec des cibles civiles.
00:23:31Oui, exactement.
00:23:32Hier, pour vous donner
00:23:33les chiffres exacts,
00:23:34les Émirats arabes unis
00:23:36ont intercepté 15 missiles
00:23:38et 4 drones.
00:23:40Effectivement,
00:23:40à Abu Dhabi,
00:23:41avec Anthony Métro,
00:23:42on a reçu 4 alertes
00:23:44en l'espace d'une heure,
00:23:45une heure et demie à peu près.
00:23:46Du côté de Dubaï,
00:23:47c'est à une heure et demie d'ici.
00:23:48Là aussi,
00:23:49il y a eu énormément d'alertes.
00:23:51Et l'incident
00:23:52dont on parle énormément,
00:23:53c'est celui qui s'est produit
00:23:54à l'est du pays,
00:23:56à proximité du Golfe d'Omane.
00:23:57Là, c'est une installation pétrolière
00:23:59qui a été prise pour cible
00:24:01par des drones.
00:24:02Un incendie s'est déclaré.
00:24:03Au moins 3 personnes
00:24:04ont été blessées.
00:24:05Ce sont des ressortissants indiens.
00:24:08Alors, visiblement,
00:24:09on ne sait pas vraiment
00:24:10si l'incendie est toujours en cours
00:24:12ou pas.
00:24:13En tout cas,
00:24:13ce que l'on peut vous dire,
00:24:14c'est que si l'Iran
00:24:14a visé ce site pétrolier,
00:24:16ce n'est pas un hasard.
00:24:17C'est un lieu extrêmement stratégique
00:24:19qui permet aux États-Unis
00:24:20et de façon plus générale
00:24:21à la région
00:24:22d'exporter du pétrole
00:24:23sans avoir à passer
00:24:24par le détroit d'Ormuz.
00:24:25Donc, la volonté de l'Iran
00:24:26de dire que c'est lui
00:24:27qui a le pouvoir dans la région,
00:24:29le pouvoir militaire
00:24:29et le pouvoir économique.
00:24:30La grande question désormais
00:24:31est de savoir
00:24:32quelle va être la réponse
00:24:33des Émirats arabes unis.
00:24:34Ils dénoncent une escalade dangereuse
00:24:36et affirment
00:24:36qu'ils se réservent le droit
00:24:38de rétorquer.
00:24:39Voilà, les Émirats arabes unis
00:24:41qui peuvent compter
00:24:42sur le soutien de la France
00:24:43avec notamment nos rafales
00:24:44qui sont positionnées
00:24:45dans la région
00:24:45et ce soutien plus surprenant
00:24:47également, Roselyne, d'Israël.
00:24:49Dominique Marie
00:24:49et Aristide Sahana
00:24:50sont à Tel Aviv
00:24:51pour BFM TV.
00:24:52Les Israéliens, Dominique,
00:24:53qui ont déployé aux Émirats
00:24:55leur fameux système
00:24:56du dôme de fer.
00:24:59Un dôme de fer, oui,
00:25:00comme le leur,
00:25:01d'abord déployé secrètement
00:25:02au tout début du conflit
00:25:03et désormais
00:25:03les Israéliens ne s'en cachent plus.
00:25:05Ils ont même ajouté récemment
00:25:06une dernière couche
00:25:07de sophistication
00:25:08à cette protection,
00:25:09à ce dôme de fer.
00:25:10Un système de rayons laser
00:25:12qui permet de détruire
00:25:13en plein vol
00:25:14des missiles et des drones.
00:25:15Il y a d'ailleurs
00:25:15des zones de Tzal
00:25:16évidemment sur place
00:25:17pour opérer ces systèmes.
00:25:18C'est vous dire
00:25:18la proximité entre les deux pays.
00:25:21Il faut savoir que
00:25:22depuis les accords d'Abraham,
00:25:23c'était au tout début
00:25:24des années 2000,
00:25:25ces deux pays se sont rapprochés,
00:25:26ils échangent
00:25:27des renseignements militaires
00:25:28et les Émiratis
00:25:29ont acheté régulièrement
00:25:31du matériel de pointe
00:25:32des Israéliens,
00:25:33du matériel militaire
00:25:34très sophistiqué.
00:25:35La dernière commande
00:25:35était de l'ordre
00:25:36de 3 milliards de dollars.
00:25:38Ce sont évidemment
00:25:38des sommes particulièrement
00:25:39importantes.
00:25:40Mais pour vous dire
00:25:41la proximité réelle
00:25:42entre les deux pays,
00:25:43les Israéliens
00:25:44se sont servis
00:25:45de l'argument
00:25:46des récentes frappes
00:25:46sur les Émirats
00:25:47pour dire aux Américains
00:25:48il faut faire des représailles
00:25:50contre les Iraniens.
00:25:51Mais pour l'instant,
00:25:52vous l'avez compris,
00:25:52les Américains ont décidé
00:25:53de temporiser.
00:25:55Dès le Makaouane,
00:25:55des sources évoquent
00:25:56des frappes de riposte
00:25:57possibles des Émirats
00:25:58arabes unis
00:25:58et ce serait donc
00:25:59la première fois
00:26:00depuis le début
00:26:00du conflit
00:26:01le 28 février.
00:26:02Est-ce que ça vous paraît
00:26:03possible ?
00:26:04En tout cas,
00:26:04le conseil le plus important,
00:26:06on l'appelle
00:26:07le conseil diplomatique
00:26:08Anwar Gargash,
00:26:09l'homme le plus proche
00:26:10de MBZ,
00:26:11Mohamed Benzaïd,
00:26:12l'a dit clairement
00:26:13depuis 12 ou 3 jours,
00:26:14il monte en puissance
00:26:15pour qualifier
00:26:16la République islamique
00:26:17d'Iran
00:26:17ce qui n'est jamais arrivé
00:26:18comme adou en arabe,
00:26:20c'est-à-dire ennemi.
00:26:21Autrement dit,
00:26:22ce n'est plus
00:26:22une République islamique
00:26:24amie avec qui
00:26:25on fait des affaires.
00:26:26Non, déjà il dit
00:26:27de faire des affaires
00:26:28avec cet ennemi
00:26:29n'est plus possible,
00:26:30on est en rupture
00:26:31diplomatique
00:26:32et il ne se cache pas
00:26:33de la coopération
00:26:34avec Israël.
00:26:36Avec Israël,
00:26:37ils le revendiquent,
00:26:38ils le mettent à jour.
00:26:40Et donc oui,
00:26:41les Émirats
00:26:43représentent
00:26:43la branche
00:26:44la plus radicale
00:26:45au sein des pays du Golfe
00:26:46contre la République islamique
00:26:47d'Iran.
00:26:47Après ce qu'ils iront
00:26:48jusqu'à prendre le risque
00:26:49Jérémy Normand
00:26:50de riposter,
00:26:51on l'a bien vu
00:26:52depuis le début du conflit,
00:26:53c'est oeil pour oeil,
00:26:54dent pour dent.
00:26:54Oui, déjà il faut rappeler
00:26:55un chiffre,
00:26:56ils reçoivent 85%
00:26:58ces pays du Golfe
00:26:59des missiles
00:27:00et des drones
00:27:01envoyés par l'Iran.
00:27:02Les 15% restants,
00:27:03c'est pour Israël.
00:27:04Mais donc ça donne
00:27:05quand même une idée
00:27:05d'à quel point
00:27:06ces pays du Golfe
00:27:07sont ciblés,
00:27:08évidemment ils sont
00:27:08plus proches géographiquement
00:27:10de l'Iran,
00:27:10donc à portée de missiles
00:27:11et ils en interceptent
00:27:13la quasi-totalité.
00:27:14Moi j'étais au Qatar
00:27:15il y a quelques semaines,
00:27:16le Qatar qui partage
00:27:17le plus grand champ gazier
00:27:18du monde avec l'Iran
00:27:20a été ciblé
00:27:21sur sa grande centrale
00:27:22située juste à côté,
00:27:22Ras Lafane,
00:27:23a été ciblé
00:27:24qui a été endommagé.
00:27:25Donc ils ont tous reçu
00:27:28différentes attaques
00:27:29et jusqu'ici
00:27:29ils n'ont pas répondu
00:27:31pour ne pas que la région
00:27:32s'embrase davantage.
00:27:33Mais ils regardaient,
00:27:34et moi je discutais
00:27:35avec un responsable qatari
00:27:37lorsqu'il avait vu
00:27:38que les Etats-Unis
00:27:39avaient frappé
00:27:39un pont en Iran
00:27:40et que juste après
00:27:41l'Iran avait émis
00:27:42une liste de 10 ponts
00:27:43de la région
00:27:44qui pouvaient être
00:27:44à leur tour ciblés,
00:27:46tout le monde avait très peur
00:27:46parce qu'effectivement
00:27:47il y a depuis le début
00:27:48du conflit
00:27:49des représailles
00:27:50qui sont proportionnelles
00:27:51de la part de l'Iran
00:27:52et donc ces pays-là
00:27:53ont très peur
00:27:53notamment pour leurs
00:27:54infrastructures civiles.
00:27:56La plus importante
00:27:57d'entre elles
00:27:57ce sont les usines
00:27:58de désalinisation d'eau
00:28:00dont dépendent
00:28:01les populations
00:28:02à plus de 90%
00:28:03et l'Iran avait d'ailleurs
00:28:04menacé de frapper
00:28:05ces installations.
00:28:06Donc aujourd'hui
00:28:07lorsque Trump
00:28:07avec ses différentes menaces
00:28:09propose par exemple
00:28:09de cibler
00:28:10les infrastructures énergétiques
00:28:12et bien il y a la part
00:28:13de la part
00:28:13de ces pays-du-gol
00:28:14d'être à leur tour
00:28:15ciblés sur ces points
00:28:16cruciaux pour leur population.
00:28:17Mais là où la décision
00:28:18est difficile à prendre
00:28:19c'est que les Émirats
00:28:20auraient beaucoup à perdre
00:28:21en cas de riposte iranienne
00:28:23parce que si vous voulez
00:28:25les Émirats
00:28:26c'est un hub international
00:28:27pour le transport aérien mondial
00:28:31c'est un pays
00:28:32qui s'oriente vers
00:28:34une zone touristique
00:28:35qui veut faire de son pays
00:28:36une zone touristique
00:28:37avec vraiment
00:28:38avec des influenceurs
00:28:39etc.
00:28:40Donc c'est un pays
00:28:41qui est extrêmement dépendant
00:28:42si vous voulez
00:28:42de son image
00:28:43vis-à-vis
00:28:44de stabilité
00:28:46vis-à-vis du reste
00:28:47du monde
00:28:48comme un profit économique.
00:28:49Donc s'il y avait
00:28:50une attaque émiratier
00:28:52évidemment il y aurait
00:28:52une riposte iranienne
00:28:53et là il y aurait
00:28:54beaucoup à perdre
00:28:55pour les Émirats.
00:28:55Donc la décision
00:28:57est difficile à prendre.
00:28:57Quelle va être aussi
00:28:58la décision de Donald Trump ?
00:29:00Va-t-il reprendre
00:29:01les frappes ou pas ?
00:29:02Du côté du Pentagone
00:29:03on le sait
00:29:03tout est prêt
00:29:03depuis la semaine dernière.
00:29:04Axel Monnier
00:29:05on vous retrouve à Washington
00:29:06on aura plus de détails
00:29:07sur les scénarios
00:29:08avec la conférence de presse
00:29:10tout à l'heure
00:29:10du secrétaire à la défense
00:29:12et du chef d'état-major.
00:29:17Oui on espère avoir
00:29:18plus de réponses
00:29:19en tout cas c'est vrai
00:29:19que c'est toute la question
00:29:20qui se pose ici
00:29:21actuellement à Washington
00:29:22est-ce que Donald Trump
00:29:23est prêt à repartir
00:29:25pour une nouvelle salve
00:29:26de frappe contre Téhéran ?
00:29:28Hier il a redit
00:29:29encore une fois
00:29:30qu'il était prêt
00:29:31à rayer l'Iran de la carte
00:29:32si jamais les Iraniens
00:29:33venaient à s'attaquer
00:29:34à des navires américains
00:29:35dans le golfe Persique.
00:29:37dimanche il avait aussi
00:29:39refusé d'exclure
00:29:41la possibilité
00:29:41de nouvelles frappes
00:29:42notamment si
00:29:43je cite
00:29:43l'Iran se comporte mal
00:29:45et puis il y a aussi
00:29:46le fait que
00:29:48les Etats-Unis
00:29:49ont accumulé
00:29:50un certain nombre
00:29:50de ressources militaires
00:29:51pendant tout le cessez-le-feu
00:29:53et qu'ils ont
00:29:53beaucoup de capacités
00:29:54désormais dans la région.
00:29:56Oui mais en même temps
00:29:57Donald Trump
00:29:58quand on lui a demandé
00:29:59si le cessez-le-feu
00:30:00avait été rompu
00:30:00par l'Iran
00:30:01hier a refusé
00:30:02de le dire
00:30:03il l'a dit
00:30:04je ne sais pas
00:30:05pour l'instant
00:30:05je ne peux pas vous le dire.
00:30:06Alors est-ce qu'il est
00:30:07en train de bluffer
00:30:08est-ce qu'il est
00:30:09en train de cacher
00:30:10ses cartes
00:30:10on a quand même
00:30:11le sentiment
00:30:12qu'il retient
00:30:12un peu sa main
00:30:13qu'il n'a pas forcément
00:30:14envie de relancer
00:30:15les Etats-Unis
00:30:15dans une nouvelle
00:30:16confrontation avec l'Iran
00:30:18on sait que
00:30:19l'économie américaine
00:30:21est mise à mal
00:30:21par ce conflit
00:30:22alors qu'elle était
00:30:22déjà très fragilisée
00:30:23avant même
00:30:24le début de ses frappes
00:30:26le 28 février
00:30:27il y a aussi l'opinion
00:30:28plus que divisée
00:30:29très mécontente
00:30:30de ce conflit
00:30:31alors est-ce qu'il a
00:30:31les moyens politiques
00:30:33de repartir
00:30:34pour un tour
00:30:35c'est difficile
00:30:36et je ne suis pas sûr
00:30:37que Pitexès
00:30:37ait la réponse à cela
00:30:38même s'il nous proposera
00:30:40effectivement plusieurs scénarii
00:30:41pour les semaines à venir
00:30:43dans le conflit
00:30:44avec l'Iran
00:30:44Les réponses donc
00:30:45dans 1h20
00:30:46à suivre en direct
00:30:47sur BFM TV
00:30:48la carte
00:30:48ou l'une des dernières cartes
00:30:49de Trump
00:30:49c'est donc ce projet
00:30:50Liberté
00:30:51il faut rappeler
00:30:52ce qu'est ce projet
00:30:52l'armée américaine
00:30:53censée guider
00:30:55les navires bloqués
00:30:56les navires neutres
00:30:57dans le Détroit
00:30:58depuis plus de deux mois
00:30:59on a bien dit
00:31:00d'ailleurs guider
00:31:01et non pas escorter
00:31:02il y en aurait combien
00:31:03plus de 900
00:31:03Voilà 2
00:31:04seraient sortis hier
00:31:05dont un bateau
00:31:06du géant danois
00:31:07du transport maritime
00:31:08Mers
00:31:09d'autres sont en train
00:31:10de suivre visiblement
00:31:11par où passe-t-il
00:31:12et comment
00:31:13on voit ça
00:31:13avec Elia Morel
00:31:14Ce tanker panaméen
00:31:16l'Interstellar
00:31:17se dirige ce matin
00:31:19vers le Détroit d'Hormuz
00:31:20et se déplace vite
00:31:22il prend la direction
00:31:23du nord du Détroit
00:31:24vers les eaux iraniennes
00:31:26Ça c'est un test
00:31:27si le fameux bateau
00:31:28passe vers chez eux
00:31:29ça veut dire
00:31:29qu'il a accepté
00:31:30de payer le péage
00:31:31et puis voilà
00:31:32Hier
00:31:32un navire battant
00:31:34pavillon américain
00:31:35l'Alliance Fairfax
00:31:36a quant à lui
00:31:37réussi à traverser
00:31:38le Détroit
00:31:39cette fois
00:31:40probablement par le sud
00:31:41son armateur
00:31:42le danois Mersk
00:31:44l'annonce
00:31:44dans un communiqué
00:31:45Le transit
00:31:46s'est déroulé
00:31:47sans incident
00:31:48et tous les membres
00:31:49d'équipage
00:31:49sont sains et saufs
00:31:50le navire était
00:31:51accompagné
00:31:51de moyens militaires
00:31:52américains
00:31:53Néanmoins
00:31:54impossible de retrouver
00:31:56sa trajectoire exacte
00:31:57le navire
00:31:58a coupé son transpondeur
00:32:00Selon les spécialistes
00:32:01il pourrait avoir
00:32:02emprunté
00:32:037 routes
00:32:03qui passent
00:32:04par les eaux territoriales
00:32:05omanaises
00:32:06celles-ci
00:32:06permettent d'éviter
00:32:07les zones potentiellement
00:32:08concernées par les mines
00:32:10et sont peu surveillées
00:32:11par les iraniens
00:32:12car elles sont
00:32:12peu profondes
00:32:13Un tanker
00:32:14plein de pétrole
00:32:15ne pourra pas y passer
00:32:16du fait de son tir en eau
00:32:17donc c'est un passage
00:32:18où les navires
00:32:19vont passer
00:32:20le plus léger possible
00:32:22et la marchandise
00:32:23ils en ont le minimum
00:32:24donc l'Iran
00:32:24garde la main
00:32:25sur le détroit
00:32:27et les américains
00:32:28je pense
00:32:29c'est plus de la communication
00:32:30si vous voulez
00:32:30là-dessus
00:32:31qu'autre chose
00:32:32un passage qui reste
00:32:33un passage qui reste
00:32:34donc pour l'instant
00:32:34très fragile
00:32:35ce matin
00:32:36un navire camerounais
00:32:37s'est approché
00:32:38du détroit
00:32:39mais a rapidement
00:32:40fait demi-tour
00:32:41et des navires
00:32:42qui sortent sur fond
00:32:43d'accrochage
00:32:44entre iraniens
00:32:45et américains
00:32:45vous allez nous expliquer
00:32:46tout ça
00:32:46général Pays-Srandi
00:32:47en fait chacun
00:32:48se teste
00:32:49si on commence
00:32:49par les américains
00:32:50ils s'en sont pris
00:32:51à la fameuse
00:32:52flotte moustique
00:32:53ces petites vedettes
00:32:54iraniennes
00:32:55oui vous voyez
00:32:55ces petits bateaux
00:32:56qui vont très vite
00:32:57qui sont dans des tunnels
00:33:01cachés
00:33:02cachés
00:33:03ils sont équipés
00:33:04d'armements
00:33:04il faut dire
00:33:05relativement légers
00:33:06des mitrailleuses
00:33:07peut-être des canons
00:33:08de petit calibre
00:33:09quelques missiles
00:33:10mais en aucun cas
00:33:12des bâtiments capables
00:33:13d'attaquer
00:33:14des navires de guerre
00:33:15par contre
00:33:15ils peuvent harceler
00:33:16des navires commerciaux
00:33:18et faire des dégâts
00:33:20on voit ces images
00:33:20les américains se félicitent
00:33:21d'en avoir touché
00:33:226
00:33:226 sur combien
00:33:23des centaines
00:33:24en fait oui
00:33:25mais ce qui compte
00:33:26c'est qu'il faut bien comprendre
00:33:27alors là on a des images
00:33:28de propagande
00:33:29c'est à dire que
00:33:30vraisemblablement
00:33:31ils ont été touchés
00:33:32par des hélicoptères
00:33:33de combat
00:33:33ou des avions de combat
00:33:34très honnêtement
00:33:36c'est très facile
00:33:37il faut savoir
00:33:37que les américains
00:33:38ils font exactement
00:33:39la même chose
00:33:40vous savez où
00:33:40dans les caraïbes
00:33:42avec les narcos
00:33:43donc honnêtement
00:33:44qu'ils en aient détruit
00:33:45quelques-uns
00:33:45c'est vraiment à la portée
00:33:47des américains
00:33:48qui ont énormément de moyens
00:33:49et donc il faut reconnaître
00:33:50que si vous êtes sur
00:33:51une vedette comme ça
00:33:52c'est pris sous le feu
00:33:53d'un hélicoptère américain
00:33:54votre chance de survie
00:33:55est quand même
00:33:56extrêmement faible
00:33:56alors côté iranien
00:33:57maintenant il y a ces tirs
00:33:58tirs de semence peut-être
00:34:00évoqués hier
00:34:01contre des frégates américaines
00:34:02on est beaucoup
00:34:03on est beaucoup plus loin
00:34:04Donald Trump a dit
00:34:05qu'il l'est pulvérisé
00:34:06s'il touchait à un bateau
00:34:07américain
00:34:07bien entendu
00:34:08et il faut bien comprendre
00:34:09que les capacités américaines
00:34:10sont telles que
00:34:11dire
00:34:12ce qui reste
00:34:13alors la marine iranienne
00:34:14elle n'existe plus
00:34:15la marine veut dire
00:34:16classique de guerre
00:34:17c'est ce que dit Trump
00:34:18oui c'est ce qui
00:34:19mais là il a raison
00:34:20les bateaux ils sont au fond de l'eau
00:34:21qu'est-ce qu'il reste
00:34:21il reste cette flotte moustique
00:34:23ces petits bateaux
00:34:23et donc avec les moyens
00:34:25dont les américains disposent
00:34:26comme par exemple
00:34:27ces corvettes
00:34:29les destroyers
00:34:30bien sûr
00:34:31il y a le porte-avions
00:34:32ils ont tous les ventails
00:34:33nécessaires
00:34:34pour détruire
00:34:35tout ce qui pourrait
00:34:37les harceler
00:34:38la problématique
00:34:39c'est que
00:34:39il faut tenir dans le temps
00:34:41et vous voyez
00:34:41c'est quand même
00:34:42très grand
00:34:42et à beaucoup de distance
00:34:44et c'est l'une des difficultés
00:34:45auxquelles sont confrontés
00:34:46les américains
00:34:47alors on surveille
00:34:47le président de la république
00:34:48Emmanuel Macron en Arménie
00:34:49qui est sur le point de s'exprimer
00:34:51nous l'entendrons évidemment
00:34:52quand il évoquera
00:34:53la situation à Hormuz
00:34:55mais d'abord
00:34:55je voudrais qu'on retourne
00:34:56dans l'un de ces 7 émirats du Golfe
00:34:59et précisément à Dubaï
00:35:0060 000 français
00:35:01vivent dans les pays
00:35:03dans les émirats arabes unis
00:35:04dont près de 40 000 à Dubaï
00:35:05nous sommes avec l'un d'entre eux
00:35:07Stéphane Boukris
00:35:08bonjour
00:35:09vous êtes producteur
00:35:10président de la French Tech
00:35:12Dubaï Abu Dhabi
00:35:14pardon de vous poser brutalement
00:35:15la question comme ça
00:35:16mais à quoi passez-vous
00:35:17vos journées
00:35:17est-ce que l'activité
00:35:19est toujours là
00:35:20à Dubaï
00:35:23alors oui
00:35:23plus que jamais
00:35:24c'est vrai qu'on a été
00:35:25un petit peu secoués
00:35:26il y a près de deux mois
00:35:27mais là tout le monde
00:35:28se met en ordre de bataille
00:35:29pour la reprise
00:35:30et voilà
00:35:31les forces vives sont là
00:35:32les entrepreneurs
00:35:33sont tous de retour
00:35:34en tout cas
00:35:35en très grande majorité
00:35:35et voilà
00:35:37on prépare déjà la rentrée
00:35:38qui s'annonce chargée
00:35:40et on est sereins
00:35:41par rapport à ce qui va se passer
00:35:42dans quelques semaines
00:35:43quelques mois
00:35:43mais vous vous mettez
00:35:45en ordre de bataille
00:35:45pour la reprise économique
00:35:47de ce que vous dites
00:35:47pas pour une reprise
00:35:49possible des hostilités
00:35:52non pas du tout
00:35:53alors ça c'est pas
00:35:54nous de gérer
00:35:54nous on est entrepreneurs
00:35:56chefs d'entreprise
00:35:57dirigeants dans la région
00:35:58avec la French Tech
00:35:59notamment
00:36:00et c'est vrai que
00:36:00on se concentre
00:36:01sur le day to day business
00:36:03il faut savoir
00:36:03que les Émirats Arabes Unis
00:36:04malgré tout ce qui se passe
00:36:06avaient annoncé
00:36:06une très forte croissance
00:36:07économique cette année
00:36:08donc c'est encore
00:36:09un pays où il y a
00:36:10un potentiel exceptionnel
00:36:11et on est là
00:36:11pour le développer
00:36:12on est là
00:36:12pour faire des affaires
00:36:14et continuer
00:36:14ce qu'on faisait avant
00:36:15tout simplement
00:36:16alors votre message
00:36:17est assez étonnant
00:36:18parce qu'évidemment
00:36:19on s'attendait
00:36:20à un tout autre
00:36:22un tout autre message
00:36:23compte tenu des tensions
00:36:24dans la région
00:36:26pardon mais vous n'êtes pas
00:36:27payé par Dubaï
00:36:28pour véhiculer ce message
00:36:30ça correspond vraiment
00:36:31à la réalité
00:36:31c'est à dire
00:36:32à vous écouter
00:36:33finalement
00:36:33l'ambiance de guerre
00:36:35ne perturbe en rien
00:36:35les affaires
00:36:37alors absolument
00:36:38absolument pas
00:36:39d'ailleurs il y a
00:36:40un journaliste
00:36:41qui est avec nous
00:36:41Igor il y a quelques jours
00:36:42que j'ai le plaisir
00:36:42de rencontrer
00:36:43il a pu constater
00:36:44par lui-même
00:36:44qu'on est tous au travail
00:36:45que la vie d'entreprise
00:36:47continue
00:36:47que le business
00:36:48continue
00:36:49alors c'est sûr
00:36:49qu'il s'est passé
00:36:50plein de choses
00:36:50depuis deux mois
00:36:51mais Dubaï
00:36:52est back
00:36:53comme on entend ici
00:36:54dans les rues
00:36:54et moi j'ai 90%
00:36:56de mes contacts
00:36:57perso et pro
00:36:58qui sont de retour
00:36:58à Dubaï
00:36:59et voilà
00:37:00alors c'est sûr
00:37:00qu'il y a eu
00:37:01forcément un petit appel
00:37:02d'air il y a quelques mois
00:37:03mais les gens sont de retour
00:37:04les touristes
00:37:04commencent à revenir
00:37:05on le voit dans les hôtels
00:37:06on le voit dans les parcs
00:37:11sur cette rentrée
00:37:11je pense fin août
00:37:12début septembre
00:37:13quoi qu'il arrive
00:37:13juillet-août
00:37:14aux émirats
00:37:14c'est une saison très creuse
00:37:15forcément avec les températures
00:37:16mais septembre
00:37:17ça va je pense reprendre
00:37:19sur les chapeaux de roue
00:37:19et tout le monde sera là
00:37:20j'espère au rendez-vous
00:37:21est-ce que vous êtes surpris
00:37:23là autour de la table
00:37:23par cette forme de résilience
00:37:25exprimée par ce chef
00:37:26d'entreprise
00:37:27Adèle Bacawan
00:37:27c'est depuis 65 jours
00:37:3066 jours
00:37:31c'est exactement
00:37:32ce que les autorités
00:37:33imiriennes souhaitent
00:37:35mettre en place
00:37:35autrement dit
00:37:37déployer tous les mécanismes
00:37:38souhaitent en termes
00:37:39de communication et d'image
00:37:40mais est-ce que ça correspond
00:37:41vraiment à la réalité ?
00:37:42oui à la réalité aussi
00:37:43c'est qu'ils déploient
00:37:44tous les moyens matériels
00:37:46enfin je voulais dire
00:37:48factuels
00:37:48pour rassurer
00:37:49la totalité
00:37:51de la population
00:37:51mais ça veut dire quoi ?
00:37:52ça veut dire qu'il y a des abris
00:37:53ça veut dire qu'il y a des mesures
00:37:54qui sont prises
00:37:54des alertes
00:37:55un système de défense renforcé
00:37:57voilà c'est ça
00:37:58déjà la première chose
00:37:59c'est que les
00:38:00oui pardonnez
00:38:01la première chose
00:38:02la plus importante
00:38:04c'est que les émiriens
00:38:05ils disent
00:38:05ils nous disent régulièrement
00:38:06si les iraniens
00:38:07souhaitent nous attaquer
00:38:08alors soit
00:38:09attaquez-nous
00:38:10nous avons désormais
00:38:11toutes les infrastructures
00:38:12pour nous défendre
00:38:14un
00:38:14deux
00:38:14Mohamed Benzaïd
00:38:15lui-même
00:38:16je ne suis pas en train
00:38:17de faire la propagande
00:38:18des émirats
00:38:19loin de là
00:38:20mais je parle uniquement
00:38:21de la situation
00:38:22lui-même
00:38:23le chef de l'état
00:38:24rarement il y a un jour
00:38:26où il n'est pas
00:38:26dans un centre commercial
00:38:27dans un cinéma
00:38:28dans un théâtre
00:38:29pour rassurer la population
00:38:31pour dire
00:38:31mais en dehors de ça
00:38:33bien évidemment
00:38:33les émirats
00:38:34sont exposés
00:38:35à une guerre permanente
00:38:37c'est le pays
00:38:38le plus frappé
00:38:39avec 2900
00:38:40presque 2900
00:38:42missiles et drones
00:38:43de la part de la République
00:38:44islamique d'Iran
00:38:44Jérémie Normand
00:38:45vous avez passé du temps
00:38:46au Qatar
00:38:46si mes souvenirs sont bons
00:38:48est-ce que c'est la perception
00:38:48que vous avez eue aussi
00:38:50c'est-à-dire
00:38:50en dépit des bombardements
00:38:52en dépit des alertes
00:38:53cette forme de résilience
00:38:54et de tout faire finalement
00:38:55pour que le business continue
00:38:56quand j'étais au Qatar
00:38:57je recevais deux types d'alertes
00:38:58des alertes aux missiles
00:39:00qui étaient le plus souvent
00:39:00interceptés
00:39:01et des alertes
00:39:02à ne pas propager
00:39:03de fausses informations
00:39:04et elles étaient
00:39:05très intéressantes
00:39:06ces alertes
00:39:06parce qu'elles étaient envoyées
00:39:08en direction des étrangers
00:39:10et notamment des journalistes
00:39:11qui sont venus
00:39:11dans ces pays du Golfe
00:39:12pour essayer de couvrir
00:39:13ce qui se passait
00:39:14et dans tous les pays du Golfe
00:39:15tous les journalistes
00:39:15recevaient ce type d'alertes
00:39:17qui pouvaient être
00:39:18de simples alertes
00:39:19et parfois des pressions
00:39:19il y a aussi beaucoup
00:39:20de contrôles de police
00:39:21qui sont menés
00:39:22effectués auprès des journalistes
00:39:24parce que bien sûr
00:39:24ces pays
00:39:25on le comprend bien
00:39:26ils jouent toutes leurs images
00:39:27notamment Dubaï
00:39:27qui a construit son attrait
00:39:29sur une image de stabilité
00:39:30dans une région
00:39:32elle
00:39:32je suis assez étonné
00:39:33que notre interlocuteur
00:39:34dise que les gens
00:39:34commencent à retourner à Dubaï
00:39:37ça je ne suis absolument pas sûr
00:39:39parce qu'il y a une situation
00:39:41psychologique
00:39:41dans laquelle les gens
00:39:42ils ne prennent pas le risque
00:39:43où y aller quand même
00:39:44en tout cas il y a ce contrôle
00:39:45et ce n'est pas seulement un contrôle
00:39:47il y a des journalistes
00:39:47qui ont été mis
00:39:48placés en garde à vue
00:39:49il y a des journalistes
00:39:50qui ont été condamnés
00:39:51notamment à Bahreïn
00:39:52donc ces monarchies du Golfe
00:39:53elles font très très attention
00:39:54à leur image
00:39:55à la reprise peut-être
00:39:56des activités
00:39:57en tout cas ça se fait
00:39:58dans un cadre
00:39:58qui n'est pas celui
00:39:59des démocraties
00:40:00que l'on connaît nous
00:40:00où on est habitué à donner
00:40:02l'information telle qu'on la voit
00:40:03telle qu'on est capable
00:40:04d'en rendre compte
00:40:04on travaille dans ces monarchies-là
00:40:06oui
00:40:06mais sous le contrôle
00:40:07de ces gouvernements
00:40:08Stéphane Boucriss
00:40:08on vous a retrouvé
00:40:09alors vos déclarations
00:40:10nous ont effectivement
00:40:12interpellé
00:40:13en plateau
00:40:13on en discutait
00:40:14est-ce que votre façon
00:40:15de travailler a changé
00:40:16est-ce qu'il y a au moins
00:40:17des consignes des autorités
00:40:18qui ont évolué ?
00:40:21alors la seule chose
00:40:22qui a changé depuis hier soir
00:40:23c'est qu'on est repassé
00:40:24en homeschooling
00:40:24donc les enfants
00:40:26suivent les cours
00:40:26à la maison
00:40:27depuis ce matin
00:40:27ce qui suppose
00:40:29une certaine logistique
00:40:32une certaine organisation
00:40:33il faut pouvoir
00:40:33à part ça
00:40:34sinon tout le monde travaille
00:40:36un peu comme avant
00:40:37donc il faut juste gérer
00:40:38les enfants
00:40:38c'est vraiment la grosse
00:40:39la grosse contrainte
00:40:40par rapport à avant
00:40:42merci beaucoup Stéphane
00:40:43la liaison est un peu compliquée
00:40:44Stéphane Boucriss
00:40:44producteur donc président
00:40:45de la French Tech
00:40:47Dubaï
00:40:47à Abu Dhabi
00:40:48alors ça n'empêche pas
00:40:49évidemment au contraire
00:40:50d'ailleurs cette situation
00:40:51au pétrole de remonter
00:40:53114, 115 pour le brin
00:40:55et les carburants
00:40:56qui repartent à la hausse
00:40:57c'est en effet
00:40:58la fin de l'opération
00:40:59du week-end de Total Energy
00:41:00du coup on a un sans-plomb
00:41:02qui est vous allez le voir
00:41:03dans un instant
00:41:04à 2 euros le litre
00:41:05et le diesel
00:41:06bah oui
00:41:06qui est remonté
00:41:07en l'espace de 24 heures
00:41:08c'est normal
00:41:08on est repassé chez Total
00:41:10de 2,09 à 2,25 euros
00:41:13c'est ça du coup
00:41:14c'est le plafond
00:41:14qui a été rehaussé
00:41:15ça se voit Sofiane
00:41:16tout ça sur fond de débat
00:41:17autour de ces fameux
00:41:18super profit de Total Energy
00:41:20alors Laurent Neumann
00:41:20je voudrais vous faire écouter
00:41:22ce que dit l'FI
00:41:23l'FI qui réclame toujours
00:41:24évidemment le blocage des prix
00:41:26et si le pétrolier refuse
00:41:27si Total refuse
00:41:29et bien pourquoi pas
00:41:30sa nationalisation
00:41:32écoutez ce que disait ce matin
00:41:33sur RTL
00:41:33la députée Clémence Guettet
00:41:36nationaliser Total
00:41:37ce serait rentable
00:41:37dès la première année
00:41:38si on nationalise
00:41:4067% de l'activité
00:41:42ce qui correspond
00:41:42évidemment pas à l'extraction
00:41:43mais au raffinage
00:41:45et à la distribution
00:41:45c'est 170-180 milliards
00:41:48la valeur totale boursière
00:41:49donc vous prenez
00:41:5067% de ça
00:41:51si jamais on fait ça
00:41:52avec des emprunts
00:41:53les bénéfices
00:41:54ils vont être supérieurs
00:41:55aux intérêts de la dette
00:41:56dès la première année
00:41:57alors rentable
00:41:58dès la première année
00:41:59vous allez nous dire d'abord
00:41:59si c'est vrai ou pas
00:42:00juste expliquer
00:42:01ça veut dire
00:42:02on achète Total Énergie
00:42:05pour le compte de l'État
00:42:06voilà
00:42:06ça appartiendrait donc
00:42:07à l'État
00:42:08à nous tous
00:42:09finalement
00:42:09ça a déjà été le cas
00:42:10en fait
00:42:10jusqu'à dans les années 90
00:42:12Total
00:42:13là ça devient compliqué
00:42:14effectivement
00:42:15mais on retrouvera
00:42:16cet argent
00:42:16vous a dit Christophe
00:42:17ce qui est possible
00:42:17dans les années 90
00:42:18ne l'est pas forcément
00:42:20aujourd'hui
00:42:20Laurent ça vous inspire ?
00:42:22alors oui
00:42:22parce que d'abord
00:42:23ce serait un renversement
00:42:24de l'histoire
00:42:24on a tous oublié
00:42:25mais il y a plus de 30 ans
00:42:26Elf avant de fusionner
00:42:28avec Total
00:42:29était une entreprise publique
00:42:31deux
00:42:31parce que tout le monde
00:42:32se pose la question
00:42:32est-ce que c'est possible juridiquement ?
00:42:34la réponse est oui
00:42:35c'est même prévu
00:42:36par la constitution
00:42:37et le conseil constitutionnel
00:42:38a dit vous pouvez le faire
00:42:39mais à une condition
00:42:40d'indemniser correctement
00:42:42les actionnaires
00:42:43et là je reviens
00:42:44à ce que disaient Sofiane
00:42:45et Clémence Guettet d'ailleurs
00:42:46la valeur de Total
00:42:47c'est 170 milliards
00:42:49mais pour que les actionnaires
00:42:50vous vendent leurs actions
00:42:51il faudra sans doute
00:42:52leur donner une prime
00:42:53et puis racheter
00:42:54les dettes de Total
00:42:55donc l'opération
00:42:56c'est plus de 200 milliards d'euros
00:42:58je vous laisse juste
00:42:59est-ce qu'on pourra
00:42:59ou pas avoir cet argent
00:43:01mais surtout
00:43:02je voudrais rebondir
00:43:02sur ce que Clémence Guettet a dit
00:43:04elle dit
00:43:04ce sera rentable
00:43:06dès la première année
00:43:07et elle ajoute
00:43:07parce que
00:43:08les intérêts de la dette
00:43:10seraient largement financés
00:43:12par les dividendes
00:43:13que l'Etat retirerait de Total
00:43:14sur le plan comptable
00:43:16c'est vrai
00:43:16il y a un petit mais
00:43:17et le mais il est très très gros
00:43:19c'est que cette dette
00:43:20elle, elle resterait
00:43:21dans la dette globale
00:43:22de l'Etat
00:43:23qui est déjà de
00:43:243 300 milliards
00:43:25donc mécaniquement
00:43:27on passerait à
00:43:273 500 ou 3 600 milliards
00:43:30de dettes
00:43:31et elle dit
00:43:32surtout
00:43:32ce serait une punition
00:43:33c'est si
00:43:34Total refuse
00:43:35de bloquer les prix
00:43:36et le blocage des prix
00:43:37bah oui
00:43:38on peut le faire
00:43:39ça pose quand même
00:43:40quelques petits problèmes
00:43:41est-ce qu'on ne l'impose
00:43:42qu'à Total
00:43:43et pas aux autres
00:43:43est-ce que
00:43:44ça ne risque pas
00:43:45de créer des troubles
00:43:46à l'ordre public
00:43:47dans les stations
00:43:47et surtout
00:43:48et c'est le pire
00:43:49c'est le pire
00:43:50ce serait une façon
00:43:51de subventionner
00:43:53les dividendes de Total
00:43:54si vous bloquez les prix
00:43:55c'est exactement
00:43:56comme la baisse
00:43:57de la TVA
00:43:58que propose
00:43:58le Rassemblement National
00:43:59vous financez
00:44:01les profits de Total
00:44:02et donc
00:44:03les dividendes
00:44:03des actionnaires de Total
00:44:04on va prendre les chiffres
00:44:05la réalité
00:44:06très factuelle
00:44:07via la Caisse des dépôts
00:44:08l'Etat possède
00:44:09aujourd'hui
00:44:101,37% de Total
00:44:12comment il devient
00:44:13actionnaire majoritaire
00:44:14et c'est toute la question
00:44:15c'est de savoir
00:44:16à combien l'Etat
00:44:16pourrait monter au capital
00:44:18c'est-à-dire qu'il n'y a pas
00:44:18forcément besoin
00:44:19d'avoir la totalité
00:44:20de Total Energy
00:44:21d'avoir les 100%
00:44:22l'Etat pourrait monter
00:44:23au capital de 51%
00:44:25par exemple
00:44:25et de devenir
00:44:26actionnaire majoritaire
00:44:27c'est ce qu'a fait
00:44:28l'Etat norvégien
00:44:29avec son géant pétrolier
00:44:31qui s'appelle Equinor
00:44:32ils ont pris 67%
00:44:34du capital
00:44:34sauf que la Norvège
00:44:36n'est pas endettée
00:44:37elle a même
00:44:37un énorme fonds
00:44:39souverain
00:44:39et puis surtout
00:44:40elle produit du pétrole
00:44:42alors que Total
00:44:43va l'extraire ailleurs
00:44:44nous on a quand même
00:44:45une risque aussi
00:44:45des fuites des investisseurs
00:44:46parce que c'est aussi
00:44:47la crainte
00:44:48que l'Etat soit au capital
00:44:49et détienne la majorité
00:44:51et puis quelle va être
00:44:53la valeur de l'entreprise
00:44:54là effectivement
00:44:55il y a des bénéfices records
00:44:56mais c'est conjoncturel
00:44:57qu'est-ce qu'on fait
00:44:58en 2020
00:44:58Total Energy a perdu
00:44:597 milliards d'euros
00:45:01qu'est-ce qu'on fait
00:45:01on prend aussi les pertes
00:45:02les années où ça ne va pas
00:45:03c'est vraiment un double risque
00:45:04pour le coup
00:45:05bon ça n'arrivera pas
00:45:06il y a très très peu de chance
00:45:08nouveau geste des pétroliers
00:45:10on veut pour l'instant
00:45:10tous les jours
00:45:11je vais poser la question
00:45:12tous les jours
00:45:12on va espérer
00:45:13tout le temps non
00:45:13Total Energy dit
00:45:14en somme c'est plafonnement
00:45:16ou alors on passe à la caisse
00:45:18via une taxe
00:45:18mais pour l'instant
00:45:19on reste au plafonnement
00:45:20et plafonnement exceptionnel
00:45:21encore le week-end du 8 mai
00:45:22et l'ascension
00:45:22tout à fait
00:45:23restez avec nous
00:45:24dans un instant
00:45:24la réaction en direct
00:45:25d'Emmanuel Macron
00:45:26à la situation dans le détroit d'Ormousse
00:45:28parce que c'est comme ça
00:45:28qu'on arrivera à faire baisser
00:45:29les cours du pétrole
00:45:30il est actuellement
00:45:31vous voyez cette image en direct
00:45:32en déplacement en Arménie
00:45:34on vient de signer des contrats
00:45:35et puis dans le 13h live
00:45:37on verra si des bateaux
00:45:39réellement arrivent
00:45:39à sortir du détroit
00:45:41et où en sont
00:45:43les projets de Donald Trump
00:45:46bienvenue si vous nous rejoignez
00:45:47il est 13h
00:45:47c'est donc l'heure du 13h live
00:45:49l'actualité en direct
00:45:50va nous mener dans quelques instants
00:45:51en Arménie
00:45:52à Yerevan
00:45:53où le président de la république
00:45:54va s'exprimer
00:45:55on attend sa réaction
00:45:56évidemment sur l'opération
00:45:57lancée hier par Donald Trump
00:45:58dans le détroit d'Ormousse
00:45:59toujours sous tension
00:46:00Iran et Etats-Unis
00:46:01se jauge par menace
00:46:02et par tir interposé
00:46:04avec ce projet
00:46:05liberté
00:46:05pour permettre
00:46:06aux bateaux neutres
00:46:07de pouvoir sortir
00:46:08le 13h live
00:46:09en direct d'Abu Dhabi
00:46:10avec vous
00:46:11Marie Gentric
00:46:12et Anthony Métraud
00:46:13est-ce que des bateaux passent ?
00:46:18Alors je peux vous dire
00:46:19avec certitude
00:46:19qu'il y a un bateau
00:46:20qui est passé
00:46:21grâce à l'escorte américaine
00:46:23et ce bateau
00:46:23s'appelle
00:46:24Alliance Fairfax
00:46:25c'est un bateau
00:46:26sous pavillon américain
00:46:27qui a donc réussi
00:46:28à passer
00:46:29il transporte
00:46:30des véhicules
00:46:30il fait partie
00:46:31du groupe danois
00:46:32Merz
00:46:33donc bateau
00:46:34qui a réussi à passer
00:46:35sans incident
00:46:36l'équipage est sain et sauf
00:46:37ça c'est ce que je peux
00:46:38vous affirmer
00:46:38avec certitude
00:46:39pourquoi je prends
00:46:40autant de prudence ?
00:46:41et bien parce que la situation
00:46:42dans le détroit d'Ormousse
00:46:43est actuellement très compliquée
00:46:44il y a en fait des brouillages
00:46:45au niveau des GPS
00:46:46des navires
00:46:46ce qui rend
00:46:47le tracking
00:46:48le suivi
00:46:49des navires
00:46:50tout simplement
00:46:51quasiment impossible
00:46:52les navires font des trajectoires
00:46:53extrêmement étranges
00:46:54impossible de savoir
00:46:55où ils se trouvent vraiment
00:46:56je vous donne un exemple
00:46:57très précis
00:46:57il y a ce navire interstellar
00:46:59qu'on suivait avec Anthony Métraud
00:47:00depuis le tout début
00:47:01de la matinée
00:47:02qui est désormais
00:47:03dans le détroit d'Ormousse
00:47:05ou du moins
00:47:05les dernières heures
00:47:06il semblait être
00:47:06dans le détroit d'Ormousse
00:47:07mais désormais
00:47:07on n'a plus
00:47:08ces communiqués GPS
00:47:09donc impossible de vous dire
00:47:11si d'autres navires
00:47:11continuent de passer ou pas
00:47:12donc des navires passent
00:47:14mais vraiment
00:47:14vraiment au compte-gouttes
00:47:15depuis 24 heures
00:47:16Marie
00:47:16mais ce qu'il faut dire aussi
00:47:18c'est que l'Iran
00:47:19dans le même temps
00:47:20continue de
00:47:21semer la terreur
00:47:22c'est peut-être un peu fort
00:47:23mais en tous les cas
00:47:24menacent et sont prêts
00:47:25à intervenir et à tirer
00:47:29exactement
00:47:29et d'ailleurs
00:47:30l'une des hypothèses
00:47:31c'est que peut-être
00:47:31c'est l'un des pays
00:47:33qui est aux alentours
00:47:34du détroit d'Ormousse
00:47:34qui a brouillé les GPS
00:47:36pour tenter de se protéger
00:47:37depuis les Émirats Arabes Unis
00:47:39nous ce qu'on peut vous dire
00:47:40c'est qu'effectivement
00:47:40le pays reste vraiment
00:47:41sous alerte
00:47:42depuis ce qui s'est passé
00:47:43hier soir
00:47:44depuis les attaques iraniennes
00:47:46par exemple
00:47:46les écoles sont fermées
00:47:48jusqu'à vendredi inclus
00:47:49donc tous les cours
00:47:50sont à distance
00:47:51les élèves sont chez eux
00:47:52c'est pareil pour les universités
00:47:54au niveau du trafic aérien
00:47:55là aussi il y a des perturbations
00:47:57et puis il y a eu
00:47:57cette alerte
00:47:58de l'ambassade américaine
00:47:59pour les résidents
00:48:00aux Émirats Arabes Unis
00:48:02pour ces ressortissants
00:48:03aux Émirats Arabes Unis
00:48:04qui les appellent
00:48:04à la plus grande prudence
00:48:05en raison des risques
00:48:07de menaces aériennes
00:48:08donc effectivement
00:48:08le pays est sous alerte
00:48:10mais la plupart des missiles
00:48:12ont pu être interceptés
00:48:14grâce aux Israéliens
00:48:15le 13h live
00:48:16en direct
00:48:17de Bercheva
00:48:17en Israël
00:48:18parce qu'on va voir
00:48:19avec vous Dominique Marie
00:48:19et Aristide Saadna
00:48:20que les Israéliens
00:48:22ont prêté
00:48:23ont donné même
00:48:24leur fameux système
00:48:25du dôme de fer
00:48:26aux Émirats
00:48:29un dôme de fer
00:48:30oui comme le leur
00:48:31d'abord déployé secrètement
00:48:32au tout début du conflit
00:48:33et désormais
00:48:33les Israéliens
00:48:34ne s'en cachent plus
00:48:35ils ont même ajouté
00:48:36récemment
00:48:36une dernière couche
00:48:37de sophistication
00:48:38à cette protection
00:48:39à ce dôme de fer
00:48:40un système de rayons laser
00:48:41qui permet
00:48:42de détruire en plein vol
00:48:44des missiles
00:48:44et des drones
00:48:45il y a d'ailleurs
00:48:45des hommes de Tzal
00:48:46évidemment sur place
00:48:47pour opérer ces systèmes
00:48:48c'est vous dire
00:48:48la proximité
00:48:49entre les deux pays
00:48:51il faut savoir
00:48:52que depuis
00:48:52les accords d'Abraham
00:48:53c'était au tout début
00:48:54des années 2000
00:48:54ces deux pays se sont rapprochés
00:48:56ils échangent
00:48:57des renseignements militaires
00:48:58et les Émiratis
00:48:59ont acheté régulièrement
00:49:01du matériel de pointe
00:49:02des Israéliens
00:49:03du matériel militaire
00:49:04très sophistiqué
00:49:04la dernière commande
00:49:05était de l'ordre
00:49:06de 3 milliards de dollars
00:49:07ce sont évidemment
00:49:08des sommes particulièrement
00:49:09importantes
00:49:10mais pour vous dire
00:49:11la proximité réelle
00:49:12entre les deux pays
00:49:12les Israéliens
00:49:14se sont servis
00:49:15de l'argument
00:49:16des récentes frappes
00:49:16sur les Émirats
00:49:17pour dire aux Américains
00:49:18il faut faire des représailles
00:49:20contre les Iraniens
00:49:21mais pour l'instant
00:49:21vous l'avez compris
00:49:22les Américains ont décidé
00:49:23de temporiser
00:49:24Justement le 13h live
00:49:26à Washington
00:49:26nous attend Axel Meunier
00:49:27dans une heure
00:49:28un tout petit peu
00:49:28moins d'une heure
00:49:29maintenant Axel
00:49:30Pete Exet
00:49:30le secrétaire à la défense
00:49:31et Dan Ken
00:49:32le chef d'état-major
00:49:32de l'armée américaine
00:49:34doit faire un point
00:49:35sur la guerre
00:49:35alors avec une question
00:49:37évidemment très difficile
00:49:38que va faire Trump
00:49:39et j'ajoute une deuxième question
00:49:41si vous le voulez bien Axel
00:49:42est-ce que l'impatience
00:49:44commence à gagner
00:49:45les Américains
00:49:45jusqu'à présent
00:49:46cette impatience
00:49:47était forte
00:49:48est-ce qu'aujourd'hui
00:49:49cette impatience
00:49:49se transforme en colère
00:49:54alors effectivement
00:49:55la première question
00:49:56c'est de savoir
00:49:56si Donald Trump
00:49:57est prêt à refrapper
00:49:59ou pas l'Iran
00:50:00ça pour le coup
00:50:01c'est très difficile à dire
00:50:02parce qu'il donne
00:50:03des éléments
00:50:05qui vont dans tous les sens
00:50:06il a réitéré ses menaces
00:50:08ces dernières 48 heures
00:50:09notamment
00:50:10si dit-il
00:50:11l'Iran
00:50:11venait à mal se comporter
00:50:13et en même temps
00:50:14hier soir
00:50:15lors d'une interview
00:50:16avec un média conservateur
00:50:17il n'a pas voulu se prononcer
00:50:18sur la fin du cessez-le-feu
00:50:20il n'a pas voulu en dire plus
00:50:21sur les prochaines heures
00:50:22et sur ce qu'il comptait faire
00:50:24malgré les attaques
00:50:25contre les Émirats arabes unis
00:50:27malgré la forte tension
00:50:29qui règne
00:50:30et les tirs
00:50:30qui ont été envoyés
00:50:31par l'Iran
00:50:32donc on voit bien
00:50:33que Donald Trump
00:50:34est à la croisée des chemins
00:50:35aujourd'hui
00:50:36et qu'on ne sait pas
00:50:37exactement ce qu'il fait
00:50:38mais ce qui retient sa main
00:50:39c'est peut-être
00:50:39effectivement justement
00:50:40l'impopularité
00:50:41de ce conflit
00:50:42qui grandit
00:50:43la sienne aussi
00:50:44d'ailleurs
00:50:45l'essence est au plus fort
00:50:47désormais
00:50:48les Américains sont mécontents
00:50:50l'inflation est là
00:50:52donc oui
00:50:52effectivement
00:50:53cette impopularité
00:50:55de la guerre
00:50:55elle peut commencer
00:50:56à se transformer
00:50:57en colère
00:50:57d'autant plus
00:50:58que vous le savez
00:50:59depuis maintenant
00:51:00le 28 février
00:51:01il y a aussi
00:51:03une inflation
00:51:03qui ne touche pas seulement
00:51:04l'essence
00:51:05mais également
00:51:05le prix des billets d'avion
00:51:06la nourriture
00:51:08commence aussi
00:51:08à voir les prix augmenter
00:51:10bref
00:51:10Donald Trump
00:51:11doit faire face à cela
00:51:12et il a forcément ça
00:51:13dans la tête
00:51:14au moment où
00:51:15il doit choisir
00:51:16entre la reprise
00:51:17des frappes
00:51:17ou la poursuite
00:51:18des négociations
00:51:19Axel
00:51:20il y a toujours
00:51:20des petits signaux
00:51:21évidemment
00:51:21qu'on surveille
00:51:22notamment le prix
00:51:23de l'essence
00:51:24le galon
00:51:24il est à combien
00:51:25aux Etats-Unis
00:51:26si vous avez ça
00:51:27en mémoire
00:51:30alors il est monté
00:51:32hier très haut
00:51:33à 4,3 dollars
00:51:36le galon
00:51:37sachant qu'avant la guerre
00:51:38on était à 2,80
00:51:40donc il faut voir
00:51:42qu'on est pas loin
00:51:43du double désormais
00:51:44pas encore tout à fait
00:51:46mais pas loin
00:51:46et ça vraiment
00:51:47c'est très très important
00:51:49évidemment
00:51:50dans un pays
00:51:50où on se déplace
00:51:51principalement en voiture
00:51:52voilà le galon
00:51:53c'est presque 4 litres
00:51:54ça fait 1 litre
00:51:55autour d'un euro 10
00:51:56pour nous ça nous fait rêver
00:51:57mais pour les américains
00:51:58effectivement ça a flambé
00:51:59restez avec nous
00:52:00dans un instant
00:52:01on suivra évidemment
00:52:02la décision de Donald Trump
00:52:04la réaction d'Emmanuel Macron
00:52:05en direct
00:52:06et puis on verra pourquoi
00:52:06en attendant
00:52:07une reprise éventuelle
00:52:09des frappes directes
00:52:09ce sont les pays du Golfe
00:52:11qui sont visés
00:52:12par l'Iran
00:52:14et que les règles
00:52:15de l'organisation mondiale
00:52:16du commerce
00:52:16sont respectées
00:52:18depuis le début
00:52:19nous sommes adaptés
00:52:21il y a des accords
00:52:22qui ont été signés
00:52:22ils doivent être respectés
00:52:23s'ils étaient remis en cause
00:52:26ils rouvriraient tout
00:52:27et si tel ou tel pays
00:52:29était menacé
00:52:29par des droits de douane
00:52:30l'Union européenne
00:52:31s'est dotée d'instruments
00:52:32qui devront alors être activés
00:52:34parce que cela correspond
00:52:35à leur vocation
00:52:35et donc oui
00:52:36tout est sur la table
00:52:37je pense surtout
00:52:38que dans la période
00:52:40géopolitique que nous vivons
00:52:42des alliés
00:52:43comme les Etats-Unis
00:52:45d'Amérique
00:52:45et l'Union européenne
00:52:46ont bien mieux à faire
00:52:48que d'agiter
00:52:49des menaces
00:52:49de déstabilisation
00:52:50nous avons
00:52:51pour nos entreprises
00:52:53nos ménages
00:52:54nos populations
00:52:55à plutôt envoyer
00:52:56un message
00:52:57de stabilité
00:52:58et de confiance
00:52:59voilà
00:52:59donc oui
00:53:01tout est sur la table
00:53:02mais en espérant
00:53:03que la raison
00:53:05y revienne
00:53:06au plus tôt
00:53:07et la raison
00:53:07c'est plutôt
00:53:08d'avoir
00:53:08un cheminement harmonieux
00:53:10entre nos espaces
00:53:11géographiques
00:53:12pour ce qui est
00:53:13de votre première question
00:53:14il se trouve
00:53:15que je parlerai
00:53:16tout à l'heure
00:53:16au président iranien
00:53:17sa demande
00:53:18donc je ne vais pas
00:53:19vous dire
00:53:20ce que je vais lui dire
00:53:20parce que je vais
00:53:22réserver cet échange
00:53:23mais la France
00:53:24a une position constante
00:53:26depuis le début
00:53:27nous appelons
00:53:29à la cessation
00:53:30de toute hostilité
00:53:31au retour
00:53:31des négociations
00:53:32diplomatiques
00:53:32et au respect
00:53:34de tous les pays
00:53:36de la région
00:53:37à cet égard
00:53:38j'ai condamné
00:53:39hier soir
00:53:39les attaques
00:53:41qui ont touché
00:53:43les émirats arabes unis
00:53:45et au retour
00:53:46de la liberté
00:53:48de navigation
00:53:48et donc pour moi
00:53:50la seule option possible
00:53:51c'est la réouverture
00:53:52du détroit d'Hormuz
00:53:53la libre circulation
00:53:54de l'ensemble
00:53:55des portes conteneurs
00:53:57tankers
00:53:57etc
00:53:59et l'absence
00:54:00de tout péage
00:54:01ou de toute mesure
00:54:01de contrainte
00:54:02à cet égard
00:54:03je pense que
00:54:04toute escalade
00:54:04frappe unilatérale
00:54:06à l'égard
00:54:07de tankers
00:54:07de portes conteneurs
00:54:08ou à l'égard
00:54:09de pays tiers
00:54:09est une erreur
00:54:11qui nourrit
00:54:12est une faute
00:54:13qui nourrit la guerre
00:54:14et conduit
00:54:15à l'escalade
00:54:16ce sont en substance
00:54:18les messages
00:54:18que je passerai
00:54:19et la position
00:54:19que la France
00:54:20continue de défendre
00:54:27Voilà donc Laurent Neumann
00:54:29pour l'intervention
00:54:29du président
00:54:30de la république
00:54:31qui a d'abord eu
00:54:32évidemment un petit message
00:54:33à destination
00:54:33de Donald Trump
00:54:34et puis donc
00:54:35cette expression
00:54:36tout à l'heure
00:54:37ce dialogue
00:54:38il va entamer
00:54:38avec le président iranien
00:54:39Oui une information
00:54:40donc le président de la république
00:54:42va s'entretenir
00:54:42avec le président iranien
00:54:44dans quelques heures
00:54:45pour lui délivrer
00:54:46trois messages
00:54:47mais qui au fond
00:54:47sont les mêmes messages
00:54:49qu'Emmanuel Macron
00:54:50délivre depuis le début
00:54:52de ce conflit
00:54:52il y a plus de 60 jours
00:54:54la fin des hostilités
00:54:55le retour de la paix
00:54:56évidemment
00:54:57le respect des pays
00:54:58de la région
00:54:59et il rappelait
00:55:00à juste titre
00:55:00qu'il avait condamné hier
00:55:02les frappes
00:55:03contre ce site pétrolier
00:55:04des Émirats Arabes Unis
00:55:06et puis le retour
00:55:07à la liberté de navigation
00:55:08dans le détroit d'Hormuz
00:55:10et donc par voie de conséquence
00:55:11la condamnation
00:55:13des frappes
00:55:13puisqu'un certain nombre
00:55:14de navires
00:55:15ont pu être touchés
00:55:16de part et d'autre
00:55:17mais au-delà de ces mots
00:55:17on sent quand même
00:55:18une forme d'impuissance
00:55:19des Européens
00:55:19les Européens
00:55:20de toute façon
00:55:21pour le moment
00:55:22n'ont pas voix au chapitre
00:55:23on voit bien
00:55:23que les discussions
00:55:24concernent les Iraniens
00:55:26d'un côté
00:55:26les Américains
00:55:27et les Israéliens
00:55:28de l'autre
00:55:28sous l'égide
00:55:29sous le
00:55:32par l'entremise
00:55:33des Pakistanais
00:55:34entre autres
00:55:35et d'autres pays aussi
00:55:36mais on voit bien
00:55:36que les Européens
00:55:37pour le moment
00:55:38ne peuvent que rappeler
00:55:39un certain nombre
00:55:40de principes
00:55:40même s'il faut le souligner
00:55:42la quasi-totalité
00:55:43des pays européens
00:55:44sont alignés
00:55:45et avec les pays européens
00:55:46un pays comme le Canada
00:55:47par exemple
00:55:48Je ne vais pas vous dire
00:55:49ce que je vais dire
00:55:49au président iranien
00:55:50mais en fait si
00:55:51toute attaque sur des tankers
00:55:52est une faute
00:55:53c'est l'un des messages
00:55:53évidemment
00:55:54qu'Emmanuel Macron
00:55:55va délivrer au président
00:55:56Et ce que je note
00:55:57sur sa déclaration aussi
00:55:59c'est qu'il va parler
00:56:00au président iranien
00:56:01à sa demande
00:56:02c'est-à-dire que là
00:56:02c'est une demande iranienne
00:56:04pour pouvoir parler
00:56:04au président français
00:56:05et c'est toujours
00:56:06ce que j'ai dit
00:56:07sur ce plateau
00:56:07c'est pour l'Iran
00:56:08la France est un pays
00:56:10extrêmement important
00:56:11en Occident
00:56:12car c'est un pays
00:56:13finalement qui a toujours
00:56:14une position médiane
00:56:15par rapport à des
00:56:16anglo-saxons
00:56:17anglais-américains
00:56:18qui ont toujours
00:56:19une position extrêmement
00:56:20radicale vis-à-vis
00:56:21de l'Iran
00:56:21De là à pouvoir faire
00:56:22passer des messages ?
00:56:23Non mais de préparer
00:56:25l'avenir
00:56:25parce que si vous voulez
00:56:26dans cette histoire
00:56:28ceux qui sont isolés
00:56:30c'est dans leur position
00:56:32et dans leur radicalisation
00:56:33et dans leur tendance
00:56:34à toujours déstabiliser
00:56:36finalement
00:56:36ce sont les Etats-Unis
00:56:37Je rappelle qu'on vit
00:56:39dans un renversement
00:56:41totalement géographique
00:56:42où les Américains
00:56:44avant étaient
00:56:44le vecteur de stabilisation
00:56:46et de multilatéralisme
00:56:48aujourd'hui
00:56:49c'est la Chine
00:56:50qui est en train
00:56:51de reprendre
00:56:52cette position
00:56:53et entre les deux
00:56:54il y a la France
00:56:55et l'Europe
00:56:56évidemment
00:56:56qui est toujours
00:56:57dans cette voie
00:56:59multilatérale
00:57:00et de médiation
00:57:02dans cette région
00:57:03et la France
00:57:05et l'Europe
00:57:05ont un rôle à jouer
00:57:06non seulement
00:57:06pour le sud
00:57:07du golfe Persique
00:57:09mais pour le nord aussi
00:57:10donc la France
00:57:11et l'Europe
00:57:12peuvent jouer
00:57:12un rôle extrêmement important
00:57:13pour l'avenir
00:57:14dès que les combats
00:57:16et dès qu'un accord de paix
00:57:18sera trouvé
00:57:19entre l'Iran
00:57:20et les Etats-Unis
00:57:20pour l'après
00:57:21Oui je vais ajouter
00:57:22un autre élément
00:57:22pour compléter
00:57:23tout ce qui a été dit
00:57:24c'est que
00:57:24les Émirats Arabes Unis
00:57:26ont un partenariat
00:57:28de défense
00:57:29avec nous
00:57:29avec la France
00:57:30n'est-ce pas
00:57:30et que la France
00:57:31est dans l'obligation
00:57:33dans le cadre
00:57:33de ce partenariat
00:57:34de défendre
00:57:35les Émirats
00:57:35lourdement frappés
00:57:37depuis 24 heures
00:57:38par la République
00:57:39islamique d'Iran
00:57:40que leur président
00:57:41appelle notre président
00:57:42à sa demande
00:57:43autrement dit
00:57:44le président
00:57:44c'est une bonne occasion
00:57:46pour expliquer
00:57:46aux Iraniens
00:57:47stopper ces attaques
00:57:49contre notre partenaire
00:57:50ne passez pas
00:57:51par l'escalade
00:57:52sinon on sera
00:57:53dans l'obligation
00:57:54de riposter
00:57:54Général Péistrandi
00:57:55il y a notamment
00:57:55nos rafales là-bas
00:57:57des pilotes
00:57:57qui sont revenus
00:57:57de mission
00:57:58ils étaient 800
00:57:59je crois
00:57:59engagés au plus fort
00:58:00du conflit
00:58:00il y en a
00:58:01qui sont toujours présents
00:58:02et nous avons
00:58:03toujours des moyens
00:58:03donc il y a eu
00:58:04des rafales
00:58:05des hélicoptères
00:58:06Tigre et Fenech
00:58:07qui ont participé
00:58:08à la défense
00:58:08notamment des Émirats
00:58:10Arabunés
00:58:10ils ont intercepté
00:58:11plus d'une centaine
00:58:12de drones et de missiles
00:58:13et ils continuent
00:58:15donc à veiller
00:58:16sur la sécurité
00:58:17donc il faut bien
00:58:18comprendre que
00:58:20effectivement
00:58:21après
00:58:22la France
00:58:23après la cessation
00:58:24des hostilités
00:58:25la France aura
00:58:26de toute façon
00:58:27un rôle important
00:58:28à jouer
00:58:29en matière de sécurité
00:58:31vis-à-vis
00:58:32des partenaires
00:58:33et notamment
00:58:34de la sécurité
00:58:35dans le Golfe Persique
00:58:36mais pour prolonger
00:58:37votre pensée
00:58:37Sébastien Reynaud
00:58:38qu'est-ce que la France
00:58:39peut dire d'important
00:58:40d'essentiel
00:58:41pour peser sur la négociation
00:58:42et bien c'est
00:58:44déjà elle dispose
00:58:45d'un atout maritime
00:58:46extrêmement important
00:58:47le Charles de Gaulle
00:58:49est un des plus grands
00:58:50porte-avions
00:58:51dans le monde
00:58:52et le porte-avions
00:58:54Charles de Gaulle
00:58:55donc s'est rapproché
00:58:56c'est-à-dire que
00:58:56le porte-avions
00:58:57il a non seulement
00:58:58été utilisé
00:58:59pour faire
00:59:01une défense
00:59:02une défense
00:59:03des pays du Golfe
00:59:04mais aussi
00:59:05comme source
00:59:06de renseignements
00:59:06c'est-à-dire que
00:59:07la France
00:59:08est un des seuls
00:59:09pays au monde
00:59:09qui sait exactement
00:59:10tout ce qui s'est passé
00:59:11dans le Golfe Persique
00:59:12depuis le début
00:59:13des hostilités
00:59:14ils savent exactement
00:59:15d'où sont partis
00:59:16les missiles
00:59:17d'où sont partis
00:59:17les avions
00:59:18donc c'est un procès
00:59:19pour prendre
00:59:20des bonnes décisions
00:59:21et pour calmer
00:59:22la situation
00:59:22c'est un atout
00:59:24extrêmement important
00:59:25alors avoir l'oreille
00:59:26des Iraniens
00:59:26c'est une chose
00:59:27encore faut-il aussi
00:59:28avoir l'oreille
00:59:29des Américains
00:59:30et ça c'est loin
00:59:31d'être gagné
00:59:31c'est loin d'être gagné
00:59:33mais parce que
00:59:34en fait le problème
00:59:35il vient plutôt
00:59:36des Etats-Unis
00:59:36ils sont dans une espèce
00:59:38de course en avant
00:59:38vers l'unilatéralisme
00:59:40et l'isolationnisme
00:59:41où ils veulent tout gérer
00:59:42eux-mêmes
00:59:43et finalement
00:59:43c'est eux
00:59:44qui nous ont entraînés
00:59:45dans cette situation-là
00:59:47et se retrouvés
00:59:48pris dans une impasse
00:59:49et dans un piège
00:59:50dans le Golfe Persique
00:59:52et ça va
00:59:53des répercussions
00:59:54moi c'est ce que j'explique
00:59:55c'est-à-dire que
00:59:56dans cette histoire
00:59:57l'Iran sortira
00:59:59renforcé
00:59:59de cette guerre
01:00:00et les Etats-Unis
01:00:01dans la région
01:00:03sortiront
01:00:04amoindris
01:00:05Général
01:00:05il faut quand même
01:00:06souligner que
01:00:07les relations
01:00:08entre militaires français
01:00:09et militaires américains
01:00:10fonctionnent très bien
01:00:11et notamment
01:00:12nous avons une frégate
01:00:14en mer d'Omane
01:00:15quelque part par là
01:00:16une frégate en mer rouge
01:00:17et tout ça
01:00:17ça échange énormément
01:00:19pour justement
01:00:20avoir cette appréciation
01:00:21de situation
01:00:22ça c'est un élément important
01:00:23nous sommes les seuls
01:00:24avec
01:00:25et plus
01:00:26même que les britanniques
01:00:27à avoir
01:00:27cette capacité
01:00:28de savoir
01:00:29ce qui se passe
01:00:30alors que nos partenaires
01:00:31européens
01:00:32n'ont pas les mêmes moyens
01:00:33le chef de l'Etat
01:00:34qui a réagi
01:00:34aux accrochages
01:00:35restants dans la région
01:00:36qui dit que
01:00:37toute frappe
01:00:37sur un bateau
01:00:38ou sur un pays
01:00:39est une faute
01:00:39qui nourrit la guerre
01:00:40le risque d'escalade
01:00:41à l'entendre
01:00:42la reprise des hostilités
01:00:43quand même
01:00:43semble très probable
01:00:44à ses yeux
01:00:45c'est bien ça
01:00:46le risque
01:00:47avec l'impact
01:00:48que cela aura
01:00:50pour la région
01:00:51et ce qui veut dire aussi
01:00:52le fait que
01:00:53nos militaires
01:00:53qui sont déployés
01:00:54en Jordanie
01:00:57au Qatar
01:00:57ou aux Émirats Arabes Unis
01:00:59de toute façon
01:01:00sont en première ligne
01:01:01d'où la très grande importance
01:01:02évidemment
01:01:02de la conférence de presse
01:01:03de tout à l'heure
01:01:03vraiment d'un mot Adèle
01:01:04oui
01:01:05le petit mot
01:01:06c'est que le président
01:01:07de la république
01:01:07est parmi les rares présidents
01:01:09qui parlent à la fois
01:01:10au président
01:01:11de la république
01:01:12iranienne
01:01:12mais aussi à Donald Trump
01:01:13même s'il est des accords
01:01:15sont là
01:01:15il parle d'où
01:01:16vous restez avec nous
01:01:17dans 40 minutes
01:01:17on suivra la conférence
01:01:18de presse du Pentagone
01:01:19et si la paix venait
01:01:20de Chine
01:01:21on vous explique tout
01:01:22dans un instant
01:01:24il est quasiment 13h30
01:01:26bienvenue évidemment
01:01:27si vous nous rejoignez
01:01:27dans notre édition spéciale
01:01:29jamais de temps mort
01:01:30évidemment dans le détroit
01:01:31à Dormuz
01:01:32d'abord évidemment
01:01:32ce rendez-vous très important
01:01:34dans une demi-heure
01:01:35maintenant
01:01:36une grosse demi-heure
01:01:36Pitexet
01:01:37le secrétaire à la défense
01:01:38des Etats-Unis
01:01:39et d'Anken
01:01:39le chef d'état-major
01:01:40des armées américaines
01:01:41qui vont faire un nouveau point
01:01:43donc sur le conflit
01:01:44vont-ils nous dire
01:01:46où va l'Amérique
01:01:47parce que
01:01:47à l'heure où l'on parle
01:01:48évidemment
01:01:49c'est le brouillard le plus total
01:01:50et puis il y a une autre
01:01:50information importante
01:01:52c'est un voyage
01:01:53le voyage du chef
01:01:54de la diplomatie iranienne
01:01:56en Chine
01:01:56dans les heures qui viennent
01:01:58et on verra
01:01:58quel impact ça peut avoir
01:01:59sur les négociations
01:02:00comment réussir
01:02:01à enfin débloquer
01:02:02ce détroit d'Hormuz
01:02:03c'est dans le golfe
01:02:04que se concentrent
01:02:05toutes les tensions
01:02:06Marie Jentric
01:02:06on vous retrouve
01:02:07en direct d'Abu Dhabi
01:02:08avec Anthony Métro
01:02:09il y a ce fameux
01:02:10projet liberté
01:02:11on est dans la deuxième journée
01:02:12et on ne peut pas dire
01:02:13que ce soit
01:02:14des résultats fulgurants
01:02:18non c'est sûr Roger
01:02:19on ne peut pas dire
01:02:20que ce soit
01:02:20des résultats extraordinaires
01:02:22pour les Etats-Unis
01:02:23en tout cas
01:02:23il y a un bateau
01:02:24dont on parle beaucoup
01:02:25qui montre du moins
01:02:27que ça marche en partie
01:02:28ce projet d'escorte américain
01:02:30et bien c'est un bateau
01:02:31qui a réussi
01:02:32à traverser
01:02:33le détroit d'Hormuz
01:02:34sous escorte américaine
01:02:35sans incident
01:02:36l'équipage
01:02:37est sain et sauf
01:02:38c'est un bateau
01:02:39qui appartient
01:02:39au groupe danois
01:02:40Mertz
01:02:41voilà en gros
01:02:42comment on peut résumer
01:02:43la situation
01:02:43parce que sinon
01:02:44et bien en fait
01:02:45c'est très compliqué
01:02:46de suivre ce qui se passe
01:02:47actuellement
01:02:48dans le détroit d'Hormuz
01:02:49pourquoi ?
01:02:50et bien parce qu'il y a
01:02:50un brouillage
01:02:51au niveau des signaux GPS
01:02:52des navires
01:02:53donc avec Anthony Métro
01:02:54qui m'accompagne
01:02:55on tente de scruter
01:02:56la circulation dans le détroit
01:02:58avec ce site de suivi maritime
01:03:00marine trafic
01:03:01mais en fait c'est impossible
01:03:02parce que les données
01:03:03ne sont plus à jour
01:03:04donc en gros
01:03:05pour vous expliquer
01:03:05on ne sait plus
01:03:06où se trouvent les bateaux
01:03:08c'est aussi dangereux
01:03:09d'ailleurs
01:03:09pour le détroit d'Hormuz
01:03:10parce que ces brouillages
01:03:11ça veut dire que
01:03:12les bateaux eux non plus
01:03:13ne savent pas forcément
01:03:14où ils sont
01:03:14où ils vont
01:03:15et ça peut entraîner
01:03:16des collisions
01:03:17information importante
01:03:18qui a été donnée
01:03:18par le président de la république
01:03:19il y a quelques minutes
01:03:20il va parler
01:03:21dialoguer
01:03:22cet après-midi
01:03:23avec le président iranien
01:03:24et on sait que la France
01:03:25et on le verra
01:03:26dans quelques instants
01:03:26peut jouer un rôle majeur
01:03:28tout ça est important
01:03:29parce que dans le même temps
01:03:31Marie
01:03:31l'Iran fait régner
01:03:33un véritable climat
01:03:35de terreur
01:03:36dans le golfe
01:03:36en menaçant
01:03:37de s'en prendre
01:03:38au bateau
01:03:39ce qui a d'ailleurs
01:03:39été le cas
01:03:43oui
01:03:43et je peux vous dire
01:03:44qu'ici
01:03:45aux Émirats Arabes Unis
01:03:46on sent que le pays
01:03:47est sous tension
01:03:48alors ça se ressent
01:03:49au niveau de la vie quotidienne
01:03:50par exemple
01:03:51aujourd'hui
01:03:52toutes les écoles
01:03:53et toutes les universités
01:03:54sont fermées
01:03:54et ce jusqu'à vendredi inclus
01:03:56donc tous les cours
01:03:57sont en distanciel
01:03:58au niveau du trafic aérien
01:03:59il y avait eu énormément
01:04:00de communication
01:04:01ici aux Émirats Arabes Unis
01:04:02pour dire
01:04:03il y a quelques jours
01:04:03que ça y est
01:04:04tout était revenu à la normale
01:04:05et bien là
01:04:05avec ce qui s'est passé hier soir
01:04:06le trafic aérien
01:04:08est à nouveau perturbé
01:04:09et puis il y a ce message
01:04:10de l'ambassade américaine
01:04:11aux Émirats Arabes Unis
01:04:12qui alerte ces ressortissants
01:04:14en leur disant
01:04:14qu'il y a de potentielles
01:04:16menaces aériennes
01:04:17c'est intéressant
01:04:18de constater
01:04:19que les pays du Golfe
01:04:20font vraiment bloc
01:04:21autour des Émirats Arabes Unis
01:04:22du moins dans leurs mots
01:04:24dans leurs expressions
01:04:24le président des Émirats Arabes Unis
01:04:27a reçu plusieurs appels
01:04:28de la part du Qatar
01:04:30de l'Arabie Saoudite
01:04:31notamment
01:04:31donc on voit vraiment
01:04:32que les pays du Golfe
01:04:34font bloc
01:04:34autour des Émirats
01:04:35du moins ils ont affirmé
01:04:36leur solidarité
01:04:37à voir désormais
01:04:38si les Émirats
01:04:40vont répondre
01:04:40parce qu'il faut quand même
01:04:41savoir que
01:04:42cette attaque
01:04:43désolé pour l'expression
01:04:44un peu familière
01:04:44mais ça va peut-être être
01:04:45la goutte qui fait déborder le vase
01:04:47parce que lors des 40 premiers jours
01:04:48de la guerre
01:04:49les Émirats Arabes Unis
01:04:50c'est déjà eux
01:04:50qui étaient le pays du Golfe
01:04:52qui avaient été
01:04:52le plus durement frappés
01:04:53par l'Iran
01:04:53et on va revenir effectivement
01:04:55Marie sur ces accrochages
01:04:56que vous évoquiez
01:04:57avec vous
01:04:58Noemi Vira
01:04:58clairement
01:04:59le cessez-le-feu
01:05:00est fragilisé
01:05:01et ce sont
01:05:02les Émirats Arabes Unis
01:05:03qui sont pris
01:05:04en cible
01:05:04en premier
01:05:06par l'Iran
01:05:07exactement
01:05:07une frappe
01:05:08à viser
01:05:08un site stratégique
01:05:10un site pétrolier
01:05:10à Fujara
01:05:11aux Émirats
01:05:12trois Indiens
01:05:13ont été légèrement blessés
01:05:15et les Émirats
01:05:16affirment avoir intercepté
01:05:1712 missiles balistiques
01:05:193 missiles de croisière
01:05:204 drones
01:05:21c'est l'un des tests
01:05:22les plus importants
01:05:23de leur défense aérienne
01:05:24depuis la guerre du Golfe
01:05:25et regardez la réaction
01:05:27de Donald Trump
01:05:28à ABC
01:05:28ils ont été abattus
01:05:29pour la plupart
01:05:30un est passé
01:05:31les dégâts
01:05:32ne sont pas importants
01:05:33dans le détroit d'Hormuz
01:05:34selon l'agence iranienne Fars
01:05:36deux navires iraniens
01:05:37auraient été saisis
01:05:38par les Etats-Unis
01:05:39dans le même temps
01:05:40Washington
01:05:40de son côté
01:05:41affirme avoir coulé
01:05:42six embarcations iraniennes
01:05:44comme vous pouvez voir
01:05:44sur cette carte satellite
01:05:46Téhéran
01:05:47dément
01:05:48et deux destroyers américains
01:05:49ont aussi été pris
01:05:50pour cible lors de leur passage
01:05:52dans le détroit
01:05:52dans le même temps
01:05:54un cargo sud-coréen
01:05:55qui a pris feu aussi
01:05:56dans la zone
01:05:56le HMM Namu
01:05:58un incendie
01:05:59qui s'est déclaré
01:05:59dans la salle des machines
01:06:00avec à bord
01:06:0124 membres d'équipage
01:06:036 sud-coréens
01:06:0418 autres nationalités
01:06:05aucune victime
01:06:06n'est à déplorer
01:06:07et autre image
01:06:09de ces toutes dernières heures
01:06:10un incendie
01:06:11dans un port iranien
01:06:12à Daïe
01:06:13dans la province
01:06:14de Boucher
01:06:15qui abrite
01:06:16le deuxième district naval
01:06:18des gardiens
01:06:18de la révolution
01:06:19plusieurs navires en feu
01:06:21l'origine reste pour l'heure
01:06:22inconnue
01:06:23et enfin
01:06:23on voulait finir
01:06:24par vous montrer
01:06:25ce dispositif militaire américain
01:06:26qui monte en puissance
01:06:28avec 27 avions
01:06:29repérés
01:06:29cette nuit
01:06:30dans le ciel du Golfe
01:06:31avec d'importants
01:06:32avitaillements
01:06:33alors c'est vrai
01:06:33alors c'est vrai que c'est impressionnant
01:06:34tout ça
01:06:34et depuis 24 heures
01:06:36finalement assez peu
01:06:37d'expression
01:06:38de la part du président
01:06:39américain
01:06:40qui d'habitude
01:06:40réagit très fortement
01:06:42très vertement
01:06:43évidemment
01:06:44à toute attaque américaine
01:06:46c'est dans ce contexte
01:06:47Gonde
01:06:47que son chef d'état-major
01:06:50son secrétaire à la défense
01:06:51intervient dans 26 minutes
01:06:53maintenant
01:06:54Axel Meunier
01:06:55avec une question
01:06:56évidemment essentielle
01:06:57qu'est-ce qu'il y a
01:06:58dans la tête du président
01:06:59c'est ce qu'on voudrait savoir
01:07:04C'est ce qu'on aimerait
01:07:05tous savoir ici aussi
01:07:06mais difficile d'imaginer
01:07:07comment Donald Trump
01:07:08va préparer la suite
01:07:10de ce conflit
01:07:11hier lors d'un entretien
01:07:12avec un animateur
01:07:14de radio
01:07:15il a estimé
01:07:16que cette guerre
01:07:17pouvait durer
01:07:17encore trois semaines
01:07:18selon ses estimations
01:07:20alors lui qui avait dit
01:07:21qu'elle durait
01:07:21entre quatre et six semaines
01:07:23n'est peut-être pas
01:07:24le meilleur
01:07:24pour planifier
01:07:25la sortie de ce conflit
01:07:27surtout est-ce que ça implique
01:07:28qu'il veut continuer
01:07:29les négociations
01:07:31dont il semble
01:07:32qu'elles seraient encore
01:07:33en train de se poursuivre
01:07:35malgré les tensions
01:07:36autour du détroit d'Hormuz
01:07:37la communication
01:07:38n'est pas rompue
01:07:38par exemple
01:07:39entre les deux émissaires
01:07:40de Donald Trump
01:07:40sur les questions internationales
01:07:42Jared Kushner
01:07:43son gendre
01:07:44et Steve Whitcoff
01:07:45son ami
01:07:45et de l'autre côté
01:07:47le ministère
01:07:48des affaires étrangères
01:07:49iranien
01:07:50oui mais on sait aussi
01:07:51que les américains
01:07:52ont accumulé
01:07:53beaucoup de capacités
01:07:54militaires supplémentaires
01:07:55depuis le début
01:07:56du cessez-le-feu
01:07:56que Donald Trump
01:07:58a réitéré
01:07:58ses menaces
01:07:59contre Téhéran
01:08:00notamment hier
01:08:01en disant
01:08:02qu'il était prêt
01:08:03à rayer le pays
01:08:03de la carte
01:08:04si les iraniens
01:08:05venaient à toucher
01:08:06des bateaux
01:08:07de guerre américains
01:08:08qui se trouvent
01:08:09dans le golfe Persique
01:08:10alors effectivement
01:08:11Donald Trump
01:08:11encore une fois
01:08:12envoie des signaux
01:08:13très contradictoires
01:08:14mais il semble
01:08:14quand même
01:08:15ne pas être prêt
01:08:16à lancer immédiatement
01:08:18de nouvelles frappes
01:08:19il semble retenir
01:08:21un petit peu
01:08:22son armée
01:08:23et sa volonté
01:08:24de frapper
01:08:24sans doute
01:08:25parce qu'il sait
01:08:26que les conséquences
01:08:27seraient importantes
01:08:27à la fois
01:08:28politiquement
01:08:30géopolitiquement
01:08:30bref c'est une énorme décision
01:08:32qui doit peser
01:08:33sur Donald Trump
01:08:34est-ce qu'on en saura plus
01:08:35avec la conférence de presse
01:08:36qui doit démarrer
01:08:37dans maintenant 25 minutes
01:08:38ça n'est pas sûr
01:08:40et puis on se demande aussi
01:08:41si ces frappes
01:08:42sont efficaces
01:08:43avec quelle cible
01:08:44avec quel but
01:08:45parce qu'il y a
01:08:45cette nouvelle enquête
01:08:46CNN Axel
01:08:46qui montre
01:08:47que jusqu'à présent
01:08:49les résultats
01:08:49finalement sont mitigés
01:08:54oui effectivement
01:08:55d'après une enquête
01:08:56de la chaîne
01:08:57d'information américaine
01:08:58CNN
01:08:58les installations
01:09:01militaires
01:09:02et iraniennes
01:09:03n'ont pas été
01:09:04autant touchées
01:09:05que cela
01:09:05par les frappes
01:09:07américaines
01:09:08certaines seraient
01:09:08même quasiment intactes
01:09:10c'est le résultat
01:09:10d'une enquête
01:09:11de travail
01:09:11fait par les images
01:09:12satellites
01:09:13surtout que
01:09:14si l'on ajoute
01:09:15à cela
01:09:15une note de renseignement
01:09:17qui a été consultée
01:09:18par le média Reuters
01:09:19ici aux Etats-Unis
01:09:20et bien
01:09:21les capacités nucléaires
01:09:23cette fois
01:09:24de l'Iran
01:09:25sont aussi encore
01:09:26en mesure
01:09:27de fonctionner
01:09:28et l'Iran
01:09:29serait en mesure
01:09:30de fabriquer
01:09:31une arme nucléaire
01:09:32en 12 mois
01:09:32c'est-à-dire que ça n'a
01:09:33quasiment pas changé
01:09:34depuis un an
01:09:35alors oui
01:09:35la question se pose
01:09:36celle de l'efficacité
01:09:38de ces frappes
01:09:38et de cette campagne
01:09:39contre Téhéran
01:09:40si le principal objectif
01:09:42c'est-à-dire réduire
01:09:43les capacités militaires
01:09:44réduire les capacités nucléaires
01:09:45ne sont pas atteints
01:09:46Dès le Bakawan
01:09:48tout ce que vient de dire
01:09:48Axel Meunier
01:09:49explique peut-être
01:09:50le fait que les Iraniens
01:09:52font faronne
01:09:52on va regarder ce que dit
01:09:54Ralibaf
01:09:54le président du Parlement
01:09:55est l'un des membres
01:09:57éminents
01:09:57des négociateurs
01:09:58il dit que le bras de fer
01:09:59n'a même pas encore commencé
01:10:00que c'est intenable
01:10:01pour les Américains
01:10:01mais que eux
01:10:02ils n'ont même pas encore commencé
01:10:03à donner le maximum
01:10:04les Iraniens
01:10:05écoutez là
01:10:05on est vraiment
01:10:06dans la communication pure
01:10:08pourquoi ?
01:10:08parce que depuis une semaine
01:10:11depuis une semaine
01:10:12tout ce qu'on remarque
01:10:13ce sont les données
01:10:14concrètes
01:10:15et factuelles suivantes
01:10:161
01:10:17vous avez un président
01:10:19des Etats-Unis
01:10:20qui n'a jamais été
01:10:21en tout cas
01:10:22c'est l'image
01:10:22qu'il nous donne
01:10:23aussi stable
01:10:24apaisé
01:10:25ce n'est plus
01:10:25l'homme pressé
01:10:27l'homme qui vaut tout
01:10:28maintenant
01:10:29tout de suite
01:10:29à l'instant là
01:10:31non
01:10:31c'est un homme
01:10:32qui propose aux Iraniens
01:10:3412 mois de négociation
01:10:35mais parce que les Iraniens
01:10:36sont tellement pressés
01:10:37ils disent
01:10:38ah non 12 mois
01:10:39c'est énorme
01:10:40c'est beaucoup
01:10:40il faut absolument
01:10:41le réduire à un mois
01:10:421
01:10:422
01:10:43vous avez un président
01:10:44qui a maximalisé
01:10:46les moyens militaires
01:10:47autour de la république
01:10:49islamique d'Iran
01:10:49et donc en termes
01:10:51militaires
01:10:52il a la carte en main
01:10:53et ensuite en termes
01:10:54de blocus économique
01:10:55il a bloqué
01:10:5680% de pétroles iraniens
01:10:58autrement dit
01:10:59vous avez désormais
01:10:59un président
01:11:00qui pense
01:11:01je ne sais pas moi
01:11:02c'est lui
01:11:03qui pense qu'il a
01:11:04tout son temps
01:11:05pour gérer le dossier iranien
01:11:06et vous avez
01:11:07des gardiens
01:11:09de la révolution
01:11:09qui menacent
01:11:10qui attaquent
01:11:11les Émirats
01:11:13arabes unis
01:11:14qui montent en puissance
01:11:15contre les autres
01:11:16pays du Gol
01:11:17et qui
01:11:18chaque jour
01:11:19par exemple
01:11:20comme vous l'avez cité
01:11:21le président du parlement
01:11:22celui qui dirige
01:11:23la délégation
01:11:24il dit
01:11:24non
01:11:25la guerre
01:11:25n'a même pas commencé
01:11:26autrement dit
01:11:27le constat
01:11:28et le suivant
01:11:29c'est que vous avez
01:11:29les Iraniens
01:11:30très très pressés
01:11:31vous avez
01:11:32les Américains
01:11:32qui sont absolument
01:11:33pas pressés
01:11:34en tout cas
01:11:34c'est l'image
01:11:35qu'il nous donne
01:11:36mais pardon
01:11:36ce n'est pas tout à fait
01:11:37ce qu'on a dit
01:11:37ces dernières semaines
01:11:38autrement dit
01:11:38le facteur temps
01:11:39se serait renversé
01:11:41en faveur
01:11:41des Américains
01:11:42c'est ce que vous pensez
01:11:43aussi Sébastien Regnaud
01:11:44moi je serais plus nuancé
01:11:45il faut voir
01:11:46ce qui se passe
01:11:47sur le terrain
01:11:47de Détroit-Dormuz
01:11:48en relation
01:11:49avec ce qui se passe
01:11:50sur le terrain diplomatique
01:11:51ce week-end
01:11:52la balle était dans le camp
01:11:53des Etats-Unis
01:11:55pour le règlement
01:11:58des relations diplomatiques
01:11:59entre l'Iran
01:11:59et les Etats-Unis
01:12:00il ne s'est rien passé
01:12:01ce week-end
01:12:02aujourd'hui
01:12:03la balle est dans le camp
01:12:04de l'Iran
01:12:04c'est-à-dire que
01:12:05les Américains
01:12:06ont fait une contre-proposition
01:12:07à l'Iran
01:12:08et désormais
01:12:09c'est l'Iran
01:12:09qui a la main
01:12:10c'est l'Iran
01:12:11qui a les cartes en main
01:12:12pourquoi ?
01:12:13parce qu'ils vont faire
01:12:15par rapport
01:12:16à la contre-proposition
01:12:17américaine
01:12:17à leur tour
01:12:18une contre-proposition
01:12:19et les Iraniens
01:12:20sont dans une
01:12:20offensie diplomatique
01:12:22en ce moment
01:12:22il y a le ministre
01:12:23des Affaires étrangères
01:12:25iranien
01:12:25qui part en Chine
01:12:26il y a le président iranien
01:12:28qui va dialoguer
01:12:30avec le président français
01:12:31donc il y a
01:12:32vraiment deux aspects
01:12:33il y a l'aspect
01:12:34militaire sur le terrain
01:12:35et l'aspect diplomatique
01:12:36vous évoquiez le chef de l'état
01:12:38qui va discuter avec le président iranien
01:12:39ce sera cet après-midi
01:12:40à sa demande
01:12:41écoutez
01:12:42il se trouve que je parlerai
01:12:43tout à l'heure
01:12:44au président iranien
01:12:45à sa demande
01:12:46donc je ne vais pas vous dire
01:12:47ce que je vais lui dire
01:12:48parce que je vais réserver
01:12:49cet échange
01:12:50mais la France
01:12:52a une position constante
01:12:53depuis le début
01:12:55nous appelons
01:12:56à la cessation
01:12:57de toute hostilité
01:12:58au retour
01:12:58des négociations diplomatiques
01:13:00et au respect
01:13:02de tous les pays
01:13:03de la région
01:13:05à cet égard
01:13:05j'ai condamné hier soir
01:13:06les attaques
01:13:09qui ont touché
01:13:11les émirats arabes unis
01:13:12et au retour
01:13:14de la liberté
01:13:15de navigation
01:13:15et donc pour moi
01:13:17la seule option possible
01:13:18c'est la réouverture
01:13:19du détroit d'Hormuz
01:13:20la libre circulation
01:13:21de l'ensemble
01:13:23des portes conteneurs
01:13:24tankers
01:13:25etc
01:13:26et l'absence
01:13:27de tout péage
01:13:28ou de toute mesure
01:13:29de contrainte
01:13:29donc ça ça dépend de qui
01:13:31uniquement des iraniens
01:13:32Adel Bakawan
01:13:33uniquement des iraniens
01:13:34non mais c'est l'ensemble
01:13:35tous les acteurs
01:13:36pas uniquement les iraniens
01:13:37mais si vous me permettez
01:13:38rapidement par rapport
01:13:39aux négociations
01:13:40vous avez le guide suprême
01:13:41de la révolution islamique
01:13:42qui a fait un tweet
01:13:42vendredi après-midi
01:13:44en disant que
01:13:44pas de question
01:13:45pour parler du programme
01:13:46atomique à la table
01:13:47de négociation
01:13:48pas de question
01:13:48de parler du programme
01:13:49balistique
01:13:50pas de question
01:13:50de parler des soutiens
01:13:52et même pas
01:13:53les 400 kilos
01:13:53on a fait une proposition
01:13:5514 fois
01:13:56vous l'acceptez
01:13:57vous l'acceptez pas
01:13:58on ne négocie pas
01:13:59or le soir même
01:14:01le soir même
01:14:01Abbas Adharchi
01:14:02avait déclaré
01:14:03aux pakistanais
01:14:04le ministre des affaires étrangères
01:14:05et qui négocie
01:14:06exactement
01:14:06on accepte de négocier
01:14:08sur le programme atomique
01:14:09on accepte de négocier
01:14:11même sur les 400 kilos
01:14:12et on accepte aussi
01:14:14à mettre en place
01:14:15un mécanisme
01:14:16le mot très important
01:14:18international
01:14:18pour gérer
01:14:19l'eau de droit
01:14:20d'hormones
01:14:20autrement dit
01:14:21les iraniens
01:14:21parce qu'ils n'ont plus de temps
01:14:23parce qu'ils sont sous la pression
01:14:24ils cèdent
01:14:25et Abbas Adharchi
01:14:25aujourd'hui il est en Chine
01:14:26on va parler dans un instant
01:14:27Jérémy
01:14:27oui aussi parler du nucléaire
01:14:29parce qu'on parle beaucoup
01:14:30de temps
01:14:31il y a une information
01:14:32très importante
01:14:32qui nous est communiquée
01:14:33par l'agence Reuters
01:14:34l'Iran pourrait avoir
01:14:36l'arme atomique
01:14:36d'ici 9 à 12 mois
01:14:38et pourquoi c'est important
01:14:39parce que c'est exactement
01:14:40le même délai
01:14:42dont avait besoin
01:14:43la république islamique d'Iran
01:14:44ça sort d'où ça ?
01:14:45qui dit ça ?
01:14:45ce sont 3 responsables américains
01:14:47qui disent à Reuters
01:14:49qui sont cités par Reuters
01:14:51et Reuters dit que
01:14:52l'Iran est toujours en capacité
01:14:54de fabriquer une grande nucléaire
01:14:55les infrastructures
01:14:55n'ont pas été détruites
01:14:56autant que Trump
01:14:57l'assure en fait
01:14:58en tout cas
01:14:58la question clé c'est
01:14:59où sont ces 441 kg d'uranium
01:15:02qui sont probablement
01:15:03ensouvelis
01:15:03sous l'une des 3 centrales
01:15:05Ispahan
01:15:05Fordo
01:15:06ou Natanz
01:15:08donc on ne sait pas exactement
01:15:09
01:15:10Donald Trump en a fait une priorité
01:15:11d'aller récupérer
01:15:13soit parce que l'Iran
01:15:14lui donnerait
01:15:15soit par la force
01:15:15il y a eu des plans
01:15:16qui ont été transmis
01:15:17à Donald Trump
01:15:17pour pouvoir aller
01:15:19mener une opération commando
01:15:20sur le sol iranien
01:15:21pour récupérer
01:15:21ces 440 kg d'uranium
01:15:23qui pourraient permettre
01:15:24à l'Iran
01:15:24de fabriquer
01:15:25jusqu'à 11 bombes nucléaires
01:15:28et en tout cas
01:15:28le délai
01:15:29dont la république
01:15:30aurait besoin pour le fabriquer
01:15:31n'a pas changé
01:15:32depuis le début de la guerre
01:15:33c'était le but de guerre
01:15:34premier de Donald Trump
01:15:35mais pardon
01:15:35il n'y a pas une part d'intox
01:15:36des américains
01:15:38des 3 personnes
01:15:39qui évoquent
01:15:40Justifier de nouvelles frappes
01:15:42Evidemment
01:15:42et d'ailleurs
01:15:43on se demande aujourd'hui
01:15:44ce qu'attend Trump
01:15:45pour reprendre sa campagne
01:15:47de frappe
01:15:47cet élément là
01:15:48puisque c'était son objectif premier
01:15:50évidemment
01:15:50lui donnerait
01:15:52un argument
01:15:52pour pouvoir reprendre la campagne
01:15:54Mais
01:15:54s'il ne reprend pas les frappes
01:15:56c'est parce qu'il a aussi
01:15:56beaucoup à perdre
01:15:57non Sébastien Regno ?
01:15:58Ah bah évidemment
01:15:59parce que là
01:15:59on est dans une course
01:16:00à l'effondrement économique
01:16:02autant pour l'Iran
01:16:03que pour le reste du monde
01:16:04c'est à dire que
01:16:05si le détroit d'Harmouz
01:16:05n'ouvre pas
01:16:06d'ici 2, 3, 4 mois
01:16:08nous allons vers un cataclysme économique mondial
01:16:11c'est à dire des pénuries partout
01:16:12un cours du baril
01:16:13à 150 dollars
01:16:14200 dollars
01:16:15donc il y a une telle pression économique
01:16:17sur ce qui se passe en ce moment
01:16:18dans le détroit d'Harmouz
01:16:19que moi je crois
01:16:20sincèrement
01:16:21qu'il va y avoir une voie de sortie
01:16:22la question qu'il faut bien distinguer
01:16:24c'est ce qui relève du politique
01:16:25de ce qui relève du côté technique
01:16:26il y a plein de problèmes techniques
01:16:28à gérer
01:16:29la question du détroit d'Harmouz
01:16:30le problème du nucléaire
01:16:31le problème du balistique
01:16:32le problème
01:16:33ça c'est des problèmes techniques
01:16:34mais il faut engager
01:16:36des relations diplomatiques
01:16:38pour pouvoir régler
01:16:39ces problèmes techniques
01:16:40et s'entendre
01:16:41sur la manière
01:16:41de les régler
01:16:42oui parce que le militaire
01:16:42on voit bien
01:16:43ne suffira pas
01:16:43et on se pose des questions
01:16:44générales quand même
01:16:45sur l'efficacité
01:16:46de ces frappes
01:16:48on l'évoquait à l'instant
01:16:49sur le nucléaire
01:16:50sur les capacités militaires
01:16:51des Iraniens
01:16:52est-ce que ça a été
01:16:53si efficace que ça ?
01:16:55oui il ne faut quand même pas
01:16:56non plus penser
01:16:57qu'ils n'ont détruit
01:16:58que des vieux hangars
01:17:00la marine iranienne
01:17:01elle est au fond de l'eau
01:17:02il n'y a plus d'aviation iranienne
01:17:05les structures de commandement
01:17:06les stations
01:17:07par exemple
01:17:07de détection radar
01:17:08les systèmes
01:17:09de défense solaire
01:17:12bon tout ça
01:17:13ça a quand même été
01:17:14lourdement frappé
01:17:15donc il reste quoi ?
01:17:16les missiles ?
01:17:16alors il reste
01:17:17des capacités
01:17:18de nuisance
01:17:19c'est-à-dire
01:17:19on l'a souvent évoqué
01:17:21la flotte moustique
01:17:22ces petites vedettes
01:17:24rapides
01:17:24enfouies dans des tunnels
01:17:26des drones
01:17:27peut-être par milliers
01:17:28encore peut-être
01:17:29quelques centaines
01:17:30de missiles balistiques
01:17:31mais il faut quand même
01:17:32souligner que
01:17:33l'outil militaire
01:17:35iranien
01:17:36a été quand même
01:17:38fortement réduit
01:17:39et donc
01:17:39et il n'a pas été
01:17:41reconstitué
01:17:42en un mois
01:17:43voilà
01:17:44le problème c'est
01:17:45entre
01:17:45le problème n'est pas
01:17:46tant d'ordre militaire
01:17:47que d'ordre politique
01:17:49bon la réalité
01:17:50c'est que cette guerre
01:17:50elle dure
01:17:51elle dure beaucoup
01:17:51plus longtemps
01:17:52que ce que le président
01:17:53américain avait prévu
01:17:54et que
01:17:55et que la population
01:17:56commence sérieusement
01:17:58à s'impatienter
01:17:59c'était de l'impatience
01:18:00on le disait tout à l'heure
01:18:00Axel Meunier
01:18:01là ça commence à être
01:18:02de la colère
01:18:03parce que ça touche
01:18:04directement
01:18:05au quotidien
01:18:06de la population
01:18:07américaine
01:18:11oui effectivement
01:18:12et d'ailleurs
01:18:12les derniers sondages
01:18:13sont assez
01:18:14dans ce sens
01:18:15ce sont les deux tiers
01:18:17des américains
01:18:17qui sont opposés
01:18:18à ce conflit
01:18:19qui estiment que
01:18:20c'est une erreur
01:18:20même d'avoir participé
01:18:22à ces frappes
01:18:23contre l'Iran
01:18:25le Washington Post
01:18:26estime que
01:18:26d'ailleurs
01:18:27on est revenu
01:18:28à des niveaux
01:18:29d'opposition à la guerre
01:18:30qui sont sensiblement
01:18:31les mêmes
01:18:32que ceux
01:18:32que l'on a vu
01:18:33au début des années 1970
01:18:36c'est à dire
01:18:37à la fin de la guerre
01:18:37du Vietnam
01:18:38dont on sait vraiment
01:18:39qu'elle a été
01:18:41parfaitement
01:18:41et très fortement
01:18:43opposée par la population
01:18:44avec des manifestations
01:18:45monstres
01:18:46etc
01:18:46on n'est pas encore là
01:18:47et même chose
01:18:48c'est le niveau
01:18:49de 2006
01:18:50de la guerre en Irak
01:18:51alors que la violence
01:18:52explosait
01:18:53dans le pays
01:18:54et que les Etats-Unis
01:18:55commençaient à comprendre
01:18:56qu'ils étaient
01:18:57dans un bourbier
01:18:57dont ils auraient bien du mal
01:18:59à se sortir
01:18:59en termes de popularité
01:19:01de la guerre
01:19:01on est là
01:19:02on voit aussi effectivement
01:19:03que le prix de l'essence
01:19:05ne cesse d'augmenter
01:19:06tout à l'heure
01:19:06je vous disais
01:19:07j'étais un petit peu
01:19:08bas sur la note
01:19:09puisqu'on est à 4,4
01:19:11en moyenne
01:19:12dans tout le pays
01:19:13et dans certains Etats
01:19:15le prix du galon
01:19:16donc qui est à peu près
01:19:174 litres
01:19:18a dépassé
01:19:19les 5 dollars
01:19:19c'est une barrière
01:19:21qui est assez importante
01:19:23dans l'esprit
01:19:25des américains
01:19:26c'est très élevé
01:19:27comme prix
01:19:27effectivement
01:19:28ils ont l'habitude
01:19:29d'avoir de l'essence
01:19:30pas cher
01:19:30parce qu'ils en produisent
01:19:31beaucoup
01:19:32on est loin de nos prix
01:19:33en France
01:19:34mais là
01:19:34c'est vrai que c'est
01:19:35une grosse différence
01:19:36et puis on a vu
01:19:37c'est un exemple
01:19:38qui a frappé aussi
01:19:39les esprits ce week-end
01:19:40la compagnie aérienne
01:19:42à Bakou
01:19:43Spirit Airlines
01:19:44qui a dû
01:19:46qui a tout simplement
01:19:47arrêté
01:19:48cesser son activité
01:19:49notamment
01:19:50en grande partie
01:19:51à cause du prix
01:19:52du kérosène
01:19:53qu'elle n'était plus
01:19:54en mesure d'assumer
01:19:5517 000 personnes
01:19:56sur le carreau
01:19:56et des centaines
01:19:57de milliers de passagers
01:19:58qui n'avaient plus
01:19:59d'avions à prendre
01:19:59puisque les avions
01:20:00ont été cloués au sol
01:20:01du jour au lendemain
01:20:02les conséquences
01:20:03de cette guerre
01:20:03commencent à être
01:20:04très concrètes
01:20:05dans la vie des américains
01:20:06et ça
01:20:06effectivement
01:20:07ça va devenir
01:20:08une donnée
01:20:09de plus en plus importante
01:20:10surtout à mesure
01:20:10qu'on s'approche
01:20:11des élections de mi-mandat
01:20:12du mois de novembre
01:20:13voilà Donald Trump
01:20:14n'a peut-être pas
01:20:15tant de temps que ça
01:20:16il y a ces élections
01:20:17en novembre
01:20:18il y a la coupe du monde de foot
01:20:19sur le continent américain
01:20:20ça joue évidemment
01:20:22la colère des américains
01:20:22on l'évoquait
01:20:23et puis dans neuf jours
01:20:24Donald Trump
01:20:25est censé être à Pékin
01:20:27reçu par le président chinois
01:20:28alors justement
01:20:29avant cette rencontre
01:20:30de Pékin
01:20:30et on l'a appris
01:20:31il y a deux heures maintenant
01:20:32Abbas Araqchi
01:20:34le chef de la diplomatie iranienne
01:20:35est en route
01:20:37vers la capitale chinoise
01:20:38quel sens accorder
01:20:40à cette visite
01:20:41Sébastien
01:20:41alors pour l'Iran
01:20:42la Chine est un pays
01:20:43extrêmement important
01:20:44et pour la Chine
01:20:45l'Iran est aussi
01:20:46un pays extrêmement important
01:20:48c'est à dire que
01:20:48la plupart des hydrocarbures
01:20:49iraniens
01:20:50partent vers la Chine
01:20:52et la plupart des ressources
01:20:55chinoises
01:20:55viennent du détroit d'Hormuz
01:20:57donc c'est pas seulement
01:20:58l'Iran
01:20:58pour les Chinois
01:21:00c'est tout le détroit d'Hormuz
01:21:01qui est extrêmement important
01:21:02donc
01:21:03et la Chine
01:21:04est maintenant
01:21:05plutôt dans un
01:21:06dans une logique
01:21:07de faiseur de paix
01:21:08ils sont en train de prendre
01:21:09la place un petit peu
01:21:10des Etats-Unis
01:21:11c'est à dire que
01:21:12eux
01:21:12ils font valoir le fait
01:21:13qu'ils ont une économie
01:21:15qui est pénalisée
01:21:16par cette guerre
01:21:17qu'ils n'ont pas voulu
01:21:17c'est l'usine
01:21:19du monde entier
01:21:20et donc
01:21:21ils ont besoin
01:21:22de produire
01:21:23et pour produire
01:21:24il leur faut
01:21:24des hydrocarbures
01:21:26donc on voit bien
01:21:26si vous voulez
01:21:28à quel point
01:21:28les Iraniens
01:21:29sont dans une offensive
01:21:31diplomatique
01:21:31autant dans leur relation
01:21:33avec la France
01:21:33et l'Europe
01:21:34parce que tout passe
01:21:35par la France
01:21:36dès qu'il s'agit d'Europe
01:21:37pour les Iraniens
01:21:38que en direction
01:21:39de la Chine
01:21:39ce qui est intéressant
01:21:40Jérémy Normand
01:21:41c'est que la semaine dernière
01:21:41Abbas Arachie
01:21:42était à Moscou
01:21:43rencontré Vladimir Poutine
01:21:44là il vient chercher aussi
01:21:46le soutien chinois
01:21:47Oui les Iraniens
01:21:48comptent leurs alliés
01:21:49et ils existent encore
01:21:50dans la région
01:21:51Vladimir Poutine
01:21:52qui aussi avait tout à gagner
01:21:53en essayant de se poser
01:21:54en faiseur de paix
01:21:55alors même qu'il poursuit
01:21:56sa campagne militaire
01:21:58en Ukraine
01:21:59Vladimir Poutine
01:21:59qui avait d'ailleurs proposé
01:22:00de prendre sur le sol russe
01:22:02une partie
01:22:02des 440 kilos
01:22:03d'uranum enrichi
01:22:05Donald Trump
01:22:06a balayé tout ça
01:22:06d'un raveur de la main
01:22:07en l'invitant justement
01:22:08à s'occuper
01:22:09de trouver une solution
01:22:10pacifique
01:22:11en Ukraine
01:22:12et donc aujourd'hui
01:22:13il y a une agitation
01:22:14quand même diplomatique
01:22:15parce que ce blocage
01:22:16du détroit d'Hormuz
01:22:16et ce double blocus maritime
01:22:18imposé par les américains
01:22:20et bien effectivement
01:22:21ils privent la Chine
01:22:22d'une grande partie
01:22:22des hydrocarbures
01:22:23qu'elle importe
01:22:24en provenance d'Iran
01:22:25et donc il y a une agitation
01:22:27qui vise à desserrer
01:22:28en fait l'étau
01:22:29autour de cette région
01:22:31un dernier mot quand même
01:22:32des russes
01:22:32qui eux certes
01:22:33essayent de se trouver
01:22:35une solution
01:22:35mais pendant le même temps
01:22:36ils engrangent
01:22:37des milliards de bénéfices
01:22:38parce qu'eux aussi
01:22:39exportent du pétrole
01:22:40les hydrocarbures
01:22:40et ils ont engrangé
01:22:42deux fois plus de revenus
01:22:43le mois dernier
01:22:44grâce à l'augmentation
01:22:45du cours du baril de Brent
01:22:46Donc poids diplomatique
01:22:47de la Chine
01:22:48poids économique
01:22:49de la Chine
01:22:50poids militaire
01:22:51de la Chine
01:22:52fournisseur d'armes
01:22:53à destination de l'Iran
01:22:54est-ce que la paix
01:22:55peut passer
01:22:56ou va passer
01:22:57par la Chine
01:22:59Adel Bakawan ?
01:23:00C'est possible
01:23:00en termes de probabilité
01:23:02c'est possible
01:23:03c'est possible
01:23:03parce que la Chine
01:23:04a des intérêts
01:23:06à l'échelle macro
01:23:07des macro intérêts
01:23:08à tous les niveaux
01:23:11en Iran
01:23:12notamment avec
01:23:13la direction
01:23:14des gardiens
01:23:14de la République
01:23:15islamique d'Iran
01:23:16les Iraniens
01:23:17peuvent être
01:23:18sous la pression
01:23:18des Chinois
01:23:19mais à condition
01:23:19les Chinois
01:23:20s'engagent massivement
01:23:22sur ce sujet
01:23:22aujourd'hui
01:23:23ils ont un régime
01:23:24partenaire
01:23:25je ne dis pas amis
01:23:25parce que les Chinois
01:23:26n'ont pas des amis
01:23:27ils ont un partenaire
01:23:28avec qui ils peuvent
01:23:29faire des affaires
01:23:29maintenant les Chinois
01:23:31ils doivent choisir
01:23:32entre une République
01:23:33islamique nucléaire
01:23:34qui ne sert
01:23:35strictement à rien
01:23:36pour les Chinois
01:23:36ou une République
01:23:38islamique économique
01:23:39et économiquement stable
01:23:40vous voyez
01:23:41lorsque Abbas Adarchi
01:23:42était à Moscou
01:23:4324 heures plus tard
01:23:44il y a eu
01:23:45une discussion
01:23:45très importante
01:23:46entre le président
01:23:48Trump
01:23:48et le président
01:23:49Poutine
01:23:49là Abbas Adarchi
01:23:51il sera à Pékin
01:23:52pour discuter
01:23:53avec les Chinois
01:23:53et ensuite
01:23:54jeudi prochain
01:23:55c'est le président
01:23:56Trump
01:23:56qui sera à Pékin
01:23:57oui les Chinois
01:23:58peuvent jouer
01:23:59un rôle très très important
01:24:00à condition
01:24:01que les Américains
01:24:02accordent
01:24:03ce rôle aux Chinois
01:24:04et à condition
01:24:05que les Iraniens
01:24:06acceptent d'être sauvés
01:24:07par les Chinois
01:24:08j'ai dit bien
01:24:08d'être sauvés
01:24:09par les Chinois
01:24:10parce qu'ils sont arrivés
01:24:11à un niveau
01:24:12très très critique
01:24:13pourquoi les Chinois
01:24:13vont tout faire
01:24:14pour obtenir cette paix
01:24:15c'est que économiquement
01:24:16ça a coûté très cher
01:24:17ces deux mois de conflit
01:24:18à l'Asie Sofiane
01:24:18oui évidemment
01:24:20avec des pénuries
01:24:20qu'on a vu dans certains pays
01:24:21notamment de kérosène
01:24:22c'est bien pire
01:24:23que chez nous en fait
01:24:24évidemment
01:24:24il y a à la fois le prix
01:24:25et la pénurie
01:24:27il faut avoir en tête
01:24:28que la Chine absorbe
01:24:29quand même 70%
01:24:30du pétrole iranien
01:24:31sous sanction
01:24:32mais donc la Chine
01:24:33a évidemment intérêt
01:24:34à discuter
01:24:35l'Iran pour le commerce
01:24:36a discuté avec la Chine
01:24:37et puis côté des Etats-Unis
01:24:38il faut quand même
01:24:39avoir en tête aussi
01:24:40que 90% des terres rares
01:24:42se trouvent en Chine
01:24:44or les Etats-Unis
01:24:45ont besoin
01:24:46pour leur industrie
01:24:47de défense
01:24:47et pour continuer la guerre
01:24:48précisément
01:24:49de ces terres rares
01:24:50qui viennent de Chine
01:24:51donc il doit y avoir
01:24:52une discussion économique
01:24:53et finalement
01:24:54la Chine réussit
01:24:55à tirer son épaule du jeu
01:24:56finalement économiquement
01:24:57malgré ce problème de pétrole
01:24:58pourquoi ?
01:24:59parce qu'elle consomme
01:25:00elle produit plus
01:25:02de pétrole raffiné
01:25:03qu'elle n'en consomme
01:25:04et donc la Chine
01:25:05a dit très très vite
01:25:05à ses compagnies pétrolières
01:25:08vous arrêtez tout
01:25:09vous arrêtez d'exporter
01:25:10et vous allez garder
01:25:11ce pétrole
01:25:11pour notre industrie
01:25:13pour notre commerce intérieur
01:25:14et donc résultat
01:25:15cette pénurie
01:25:16a été endiguée
01:25:17et maintenant
01:25:17au coup par coup
01:25:18elle permet
01:25:19à des pays
01:25:20comme la Thaïlande
01:25:20ou les Philippines
01:25:21de dire
01:25:21on exporte
01:25:22mais on exporte
01:25:23évidemment
01:25:23à un prix
01:25:24qui n'est plus
01:25:25le même aujourd'hui
01:25:25et donc finalement
01:25:26la Chine réussit
01:25:27à faire
01:25:28à tirer son épaule du jeu
01:25:29et à faire du commerce
01:25:30avec ces pays
01:25:31Le chef de la diplomatie
01:25:32donc iranienne en Chine
01:25:33dans les heures qui viennent
01:25:34et puis le président
01:25:35de la République
01:25:35Emmanuel Macron
01:25:36qui va parler
01:25:37au président iranien
01:25:38également tout à l'heure
01:25:39est-ce que c'est
01:25:40le bon interlocuteur ?
01:25:41Est-ce que c'est
01:25:41l'un des hommes clés
01:25:43du régime
01:25:43à l'heure où l'on parle
01:25:44le président iranien ?
01:25:45Alors il fait partie
01:25:46pour la France
01:25:47et puis c'est vraiment
01:25:48la courroie de transmission
01:25:49de la France
01:25:49et de l'Europe
01:25:50un président de la République
01:25:51pour la France
01:25:51ça fonctionne bien
01:25:52donc ça fait partie
01:25:53des acteurs
01:25:54qui jouent
01:25:55à l'intérieur
01:25:56du système iranien
01:25:57et on voit bien
01:25:58si vous voulez
01:25:59la route de la soie
01:26:00elle passe par l'Iran
01:26:01et l'axe européen
01:26:04indo-européen
01:26:05j'allais dire
01:26:05qui va de l'Inde
01:26:06à l'Europe
01:26:07il passe aussi par l'Iran
01:26:09l'Iran est un petit peu
01:26:10à la croisée des chemins
01:26:11de ces deux axes
01:26:11et on voit bien
01:26:12que l'Iran
01:26:13est à l'épicentre
01:26:14si vous voulez
01:26:15de tous les problèmes mondiaux
01:26:16et que c'est
01:26:18comme à l'époque
01:26:19d'Obama
01:26:19où il y a eu
01:26:20un accord sur le nucléaire
01:26:22qui a englobé
01:26:24tous les pays du monde
01:26:25on se retrouve
01:26:26aujourd'hui
01:26:26tous les pays du monde
01:26:27en relation avec l'Iran
01:26:29pour essayer de trouver
01:26:30une solution diplomatique
01:26:32au conflit
01:26:33Emmanuel Macron l'a bien dit
01:26:34c'est à la demande
01:26:35du président iranien
01:26:36qu'ils vont s'appeler
01:26:36cet après-midi
01:26:37pourquoi ?
01:26:37Qu'est-ce qu'il attend
01:26:38de la France ?
01:26:39Quel rôle particulier
01:26:40on joue ?
01:26:41La France a toujours eu
01:26:42un rôle de médiateur
01:26:43moi quand j'étais en Iran
01:26:44ça m'avait particulièrement marqué
01:26:45puisque c'était à l'époque
01:26:46de Jacques Chirac
01:26:47Jacques Chirac avait pris
01:26:49des initiatives
01:26:49extrêmement importantes
01:26:50j'insiste sur le fait
01:26:52que la France
01:26:53avait le leadership mondial
01:26:54sur la question
01:26:55du nucléaire iranien
01:26:57avant que les Etats-Unis
01:26:58prennent le dossier en main
01:26:59parce que pour les Etats-Unis
01:27:01à l'époque
01:27:01il n'était pas question
01:27:02de discuter avec l'Iran
01:27:03c'était la France
01:27:04qui était en avance
01:27:04sur les Etats-Unis
01:27:05à l'époque
01:27:06donc si vous voulez
01:27:07pour la France
01:27:08pour l'Iran
01:27:09et pour la France
01:27:11d'ailleurs
01:27:12l'axe Paris-Téhéran
01:27:14est un axe
01:27:14extrêmement important
01:27:15ça a été souligné
01:27:16par le général de Gaulle
01:27:17à l'époque en 1966
01:27:18je rappelle que
01:27:21Roménie
01:27:22était venu en France
01:27:23c'est à l'époque
01:27:25du Shah
01:27:25le programme nucléaire
01:27:27iranien
01:27:27a commencé
01:27:28en coopération
01:27:29avec la France
01:27:30c'est pour ça
01:27:30qu'on a eu des soucis
01:27:31avec Eurodif
01:27:32après la révolution
01:27:33parce qu'il y a eu
01:27:33des soucis
01:27:34etc
01:27:34donc si vous voulez
01:27:35c'est ce que je disais
01:27:36à l'instant
01:27:36c'est que la France
01:27:37pour l'Iran
01:27:38c'est le pays
01:27:39le plus stratégique
01:27:40des pays occidentaux
01:27:41donc après
01:27:42c'est une question
01:27:42de volonté politique
01:27:43est-ce qu'en France
01:27:44et ça ça va être
01:27:45peut-être une des questions
01:27:46pour l'élection présidentielle
01:27:47c'est est-ce qu'en France
01:27:49et en Europe
01:27:49parce que là
01:27:50tous les intérêts européens
01:27:52sont convergents vers l'Iran
01:27:54est-ce qu'il va y avoir
01:27:54une volonté politique
01:27:55de tendre la main
01:27:57à l'Iran
01:27:58et surtout
01:27:58à la société iranienne
01:28:00qui est sans aucun doute
01:28:01l'avenir du Moyen-Orient
01:28:02alors ça c'est pour le volet diplomatique
01:28:03dans 5 minutes
01:28:04vous n'oubliez pas
01:28:04la conférence de presse
01:28:05je voudrais avoir juste un mot
01:28:06avec vous
01:28:06Jérôme Pellistrandi
01:28:07je ne vais pas trahir un secret
01:28:08mais ce matin
01:28:09quand vous êtes venu nous voir
01:28:10comme chaque madame
01:28:11vous avez dit
01:28:12pessimiste
01:28:12je suis désespéré
01:28:13je ne comprends plus rien
01:28:14il n'y a pas de stratégie
01:28:16oui il n'y a pas de stratégie
01:28:17c'est bien ça le problème
01:28:18il n'y a pas de stratégie
01:28:19alors il y a une stratégie
01:28:20du côté iranien
01:28:21très clairement
01:28:22survivre et poursuivre
01:28:23mais le problème
01:28:25c'est Donald Trump
01:28:26regardez
01:28:27il est 7h55
01:28:29à Washington
01:28:30et il n'a toujours pas
01:28:31mis de message
01:28:32sur Truth Social
01:28:33c'est bon ou mauvais signe ?
01:28:35j'en sais rien justement
01:28:36c'est bien ça le problème
01:28:38avant évidemment
01:28:39de retrouver Pauline Simonnet
01:28:40pour l'édition spéciale
01:28:41qui va se poursuivre
01:28:42dans quelques instants
01:28:42on vous rappelle
01:28:43les trois informations
01:28:44évidemment importantes
01:28:45de ces deux dernières heures
01:28:46d'abord le président
01:28:47de la république
01:28:48Emmanuel Macron
01:28:49qui va parler
01:28:50au président iranien
01:28:51à la demande
01:28:52du président iranien
01:28:53communication évidemment
01:28:55importante
01:28:55pour le rôle futur
01:28:57que peut être amené
01:28:58à jouer
01:28:58et la France et l'Europe
01:28:59il demande la cessation
01:29:00de toute hostilité
01:29:01le respect de tous les pays
01:29:02de la région
01:29:02et le retour à la liberté
01:29:03de navigation
01:29:04justement la deuxième information
01:29:06c'est le projet liberté
01:29:07qui se poursuit dans le golfe
01:29:08deux bateaux
01:29:09pour l'instant
01:29:10qui sont passés
01:29:11tout ça sur fond
01:29:12de menaces
01:29:13des iraniens
01:29:13et d'accrochage en série
01:29:14et puis donc
01:29:15après 67 jours
01:29:16de guerre
01:29:17un cessez-le-feu
01:29:18qui s'effrite
01:29:18conférence de presse
01:29:19très attendue
01:29:20dans quelques instants
01:29:20Pitek 7
01:29:21secrétaire à la défense
01:29:22et Dan Ken
01:29:22le chef d'état-major
01:29:24des armées américaines
01:29:25un cessez-le-feu
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