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  • il y a 5 heures
Chaque jour, Christophe Delay et Roselyne Dubois vous accompagnent de 12h à 14h dans Midi BFM.

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00:00:10Bienvenue dans le Midi BFM, il est midi, bonjour à tous, bonjour Roselyne.
00:00:14Bonjour Christophe, bonjour à tous.
00:00:15Deux grands titres toujours évidemment dans l'actualité,
00:00:17les recherches dans le département du Gers
00:00:19et puis la guerre entre l'Iran et les Etats-Unis, négociations au point mort.
00:00:22Toujours aucune trace d'abord de Liana, malgré des recherches sans relâche.
00:00:26Les 170 gendarmes, vous le voyez, sont aidés par des cavaliers bénévoles.
00:00:30La zone à fouiller est immense.
00:00:33Suzy Bernard-Ménégus sur place dans un instant avec Jean-Wilfrid Forkest.
00:00:36Alors que l'enquête, elle, révèle ses failles.
00:00:39Six procédures en tout contre Barrella, trois plaintes pour viol.
00:00:43La dernière a été déposée hier matin.
00:00:45Pourquoi cet homme, dans ces conditions, avait-il un casier judiciaire vide ?
00:00:50Ça fait partie des questions que se pose la population dans le Gers
00:00:54et nous retrouverons sur place Jean-Wilfrid Forkest.
00:00:56Tout le monde savait, c'est ce que l'on entend de plus en plus dans le Gers,
00:00:59comme souvent, et ça ne peut plus durer.
00:01:01Faut-il déclencher un MeToo des enfants ?
00:01:04Le Midi BFM ouvre ce débat et s'engarde.
00:01:07Les autres titres de l'actualité, la guerre contre l'Iran et les Etats-Unis
00:01:10avec des négociations qui paraissent au point mort,
00:01:11message de l'Ayatollah Remenei.
00:01:13C'est un message qui a été lu le jour du 37e anniversaire de l'Ayatollah Khomeini.
00:01:19D'ailleurs, cet anniversaire donne lieu à des rassemblements massifs.
00:01:22Et puis le Midi BFM à vos côtés, ce sont les dernières heures pour remplir sa déclaration de revenus pour
00:01:27la moitié du pays,
00:01:28limite ce soir minuit.
00:01:30Et vous vous posez pas mal de questions sur ces dernières formalités,
00:01:33tous les trucs à savoir, ce sera avec Sofiane qui a épluché toutes les modalités.
00:01:38Ça fait donc maintenant six jours que les gendarmes, aidés des chasseurs, des pêcheurs,
00:01:42et depuis ce matin de cavaliers ratissent la campagne du Gers pour retrouver Liana.
00:01:46On va retrouver l'une de nos envoyées spéciales, Suzy Bernard Ménégus, dans quelques instants.
00:01:51Mais d'abord, on va faire un crochet par vous Jean-Wilfrid Forquest,
00:01:53parce qu'on a appris hier que Barrella avait fait l'objet d'autres plaintes.
00:01:57C'est ce qu'a dit la procureure de la République d'Auche.
00:02:00Et on se demande d'ailleurs s'il n'y a pas d'autres victimes qui vont se signaler.
00:02:03J'imagine que tout ça suscite à la fois beaucoup de réactions et beaucoup de questions de la part des
00:02:08habitants.
00:02:10Oui c'est exact Christophe, après la sidération, après l'émotion, la colère,
00:02:15c'est effectivement le temps des questions, six jours après.
00:02:18Et ici au Café du Centre, on s'en pose beaucoup de questions.
00:02:22On est avec Sandrine. Bonjour Sandrine.
00:02:25Bonjour.
00:02:26Vous êtes serveuse ici dans ce Café du Centre.
00:02:29Vous me disiez, vous, vous, des questions, vous vous en posez beaucoup depuis plusieurs jours.
00:02:33Lesquelles par exemple ?
00:02:35La première question que je me pose, comment à la première...
00:02:42La première question que vous posez, vous dites les gendarmes ?
00:02:46Comment les gendarmes n'ont pu rien faire déjà à la première plainte ?
00:02:49Ça, ça vous a intrigué ?
00:02:51Ça m'intrigue beaucoup.
00:02:52Maintenant on en est à la troisième.
00:02:54On n'en serait peut-être pas là aujourd'hui.
00:02:56Il y a six procédures en ce moment.
00:02:57Il y a six procédures.
00:02:58Donc on n'en serait peut-être pas là aujourd'hui s'il avait été arrêté la première fois.
00:03:03Quand cette maman est allée porter plainte contre sa fille,
00:03:07on n'en serait peut-être pas la cinquième ou la sixième.
00:03:09Et vous posiez beaucoup de questions, vous m'avez dit également, à propos du travail des gendarmes, c'est ça
00:03:14?
00:03:14Tout à fait, tout à fait.
00:03:15Moi, pour moi, les gendarmes n'ont pas fait leur travail.
00:03:18La justice, où elle est ?
00:03:20Voilà, les questions que se posent les habitants du Gers, Christophe et Roselyne,
00:03:24ces questions, eh bien, elles sont nombreuses à l'heure du déjeuner, notamment ici dans le Gers.
00:03:30Et on le comprend en a nous aussi, un jour où il faut qu'il soit sur des images de
00:03:33Lucie Mamone.
00:03:34Il y a les recherches, il y a les auditions, il y a aussi le travail de la gendarmerie scientifique.
00:03:39Alexandra González nous a rejoint.
00:03:40La voiture du suspect a été saisie. Qu'est-ce que ça donne ?
00:03:44Alors, l'exploitation, une première exploitation de cette voiture a été faite à la recherche de traces et d'indices.
00:03:50Et selon nos informations, il n'y a rien d'accablant qui a été trouvé pour le moment.
00:03:54Il y a bien des traces ADN de la petite Liana à l'intérieur du véhicule,
00:03:58mais rien de surprenant, puisqu'il est établi par de la vidéosurveillance
00:04:02et par même les propos du suspect qu'elle est montée à bord de ce véhicule.
00:04:06En revanche, aucune trace qui pourrait laisser penser à un acte criminel n'a été retrouvée à l'intérieur de
00:04:12cette voiture,
00:04:12qui continue d'être exploitée, à la fois recherche de traces et indices,
00:04:18c'est-à-dire vraiment désausser toute la voiture et essayer d'identifier ne serait-ce qu'une micro-goutte
00:04:24qui pourrait orienter les enquêteurs vers une piste ou une autre,
00:04:28mais aussi l'exploitation numérique avec le GPS, par exemple, de cette voiture.
00:04:33Oui, parce que ça c'est très important, les voitures modernes, a priori c'est une voiture assez moderne,
00:04:37est équipée d'un système de repérage GPS qui pourrait permettre de retracer le parcours du véhicule
00:04:43dans la campagne du Gers, c'est bien ça.
00:04:45Et effectivement, corroboré ou non, ce qu'indique le suspect pour l'instant,
00:04:49il dit qu'il a pris la petite fille à bord vendredi, qu'il l'a déposée à quelques centaines
00:04:55de mètres de là
00:04:56devant la piscine de la commune, est-ce que la voiture confirme ou non ses propos ?
00:05:00Pour l'instant, c'est en cours d'exploitation.
00:05:02Et c'est une zone vaste, des dizaines de kilomètres autour de la ville de Florence.
00:05:07Suzy Bernard-Ménéguse, on vous retrouve en direct, on le disait,
00:05:09les gendarmes s'appuient sur des cavaliers bénévoles.
00:05:12Est-ce que ce sont des zones qui ont déjà été fouillées ?
00:05:15Est-ce que ce sont de nouveaux terrains qui sont examinés aujourd'hui ?
00:05:22Alors aujourd'hui, les zones qui sont examinées sont toutes des nouvelles zones, de nouveaux secteurs.
00:05:27Et vous l'avez dit, ce sont surtout des zones boisées.
00:05:30Pour vous donner une petite idée, ce sont près de 400 kilomètres de recherches qui sont examinées par les gendarmes.
00:05:39Et 400 kilomètres carrés, c'est l'étendue de la ville de Paris.
00:05:42Voilà, pour vous donner une petite idée, essentiellement des zones boisées.
00:05:46Au moins deux bois vont être fouillées aujourd'hui.
00:05:48Et vous l'avez dit, notamment à cheval, c'est un moyen plutôt original de faire ces recherches.
00:05:53En fait, ce qui permet de se déplacer à cheval, ça permet d'avoir une allure qui est à la
00:05:59fois plus rapide que celle des piétons
00:06:00et en même temps plus lente que celle des motos.
00:06:04Donc ça permet de vraiment passer au peigne fin toutes les zones, ne rien laisser au hasard,
00:06:08essayer de trouver la moindre trace, le moindre indice qui permettrait de remonter jusqu'à Liana.
00:06:13Et donc ce sont cinq chevaux qui sont mobilisés ce matin, des chevaux d'un centre équestre.
00:06:17Ce sont des bénévoles qui ont décidé de se mobiliser.
00:06:21Et là, ils vont arpenter ces chemins qui sont souvent inaccessibles pour les piétons,
00:06:24pendant près de trois heures ou peut-être un petit peu plus long.
00:06:27Car vous le voyez, la météo est défavorable aujourd'hui.
00:06:30Il pleut depuis ce matin à Florence.
00:06:32Suzy Bernard-Ménéguse sur des images de Nassim Gomery.
00:06:34Et comme vous le disiez, cette zone, Suzy, est très étendue.
00:06:37Trois fois l'équivalent de l'agglomération de Paris.
00:06:39Jacques Fonbonne nous a rejoint. Jacques, bonjour.
00:06:41Bonjour.
00:06:41La pluie.
00:06:42Ça, ça ne va pas faciliter le travail des enquêteurs, non ?
00:06:45Non, c'est un paramètre qui, effectivement, va être très difficile à contourner.
00:06:52Ça peut éliminer des traces ?
00:06:53D'abord, ça peut éliminer des traces.
00:06:55Ça va laver éventuellement des indices.
00:06:57Ça peut entraîner des petites coulées de boue, des choses qui sont susceptibles de recouvrir un petit indice.
00:07:03Et puis c'est beaucoup plus difficile pour les gens qui cherchent.
00:07:08Ça glisse, tout simplement.
00:07:09On se fatigue davantage.
00:07:11On voit beaucoup moins bien.
00:07:14D'où l'intérêt des chevaux.
00:07:15Alors, d'où l'intérêt des chevaux, parce qu'effectivement, on voit plus.
00:07:18C'est pour ça qu'au XIXe siècle, les gendarmes étaient à cheval pour pouvoir voir beaucoup plus haut et
00:07:23beaucoup plus loin que lorsqu'on est à pied.
00:07:25Jacques, on est à six jours d'enquête.
00:07:27On vient d'entendre Alexandra González nous dire que les premiers résultats des analyses de l'IRCGN n'avaient pour
00:07:32l'instant rien donné.
00:07:33Les fouilles, depuis six jours, ne donnent rien non plus.
00:07:36Qu'est-ce qu'il reste ?
00:07:37Alors, les opérations de police technique qui sont diligentées sur la voiture n'ont rien donné, mais pas parce qu
00:07:44'il n'y a rien.
00:07:45Ils n'ont rien donné parce que c'est un processus d'analyse qui est très long, selon le principe
00:07:50que l'on met toujours en avant en termes de police technique et scientifique.
00:07:53C'est-à-dire qu'on peut recommencer pratiquement tous les actes d'enquête, une autopsie, une perquisition, tout ce
00:07:59que l'on veut.
00:07:59En termes de police technique, il ne faut surtout pas revenir en arrière parce que dans la plupart des cas,
00:08:04on ne peut pas recommencer l'examen.
00:08:05Donc, ils vont lentement, mais sûrement.
00:08:08Et ça ne veut pas dire qu'il n'y a nulle part.
00:08:10Et puis, il reste après toute la partie enquête, je dirais police technique sur le terrain, exploitation de la voiture,
00:08:17sur le GPS, mais aussi...
00:08:18La téléphonie peut-être ?
00:08:19Alors, évidemment, la téléphonie, évidemment, la saisie d'ordinateurs.
00:08:23Vous imaginez bien que toutes ces choses ont été faites parce que consultation de sites pédophiles,
00:08:28parce qu'éventuellement, une accroche avec des mineurs sur des conversations qui sont équivoques et corruption de mineurs,
00:08:38et peut-être des choses plus graves.
00:08:39Je pense que malheureusement, dans cette affaire, compte tenu du manque de précaution qu'il prend sur l'enlèvement de
00:08:45la petite,
00:08:47on n'est pas à l'abri de très, très mauvaises surprises et peut-être dans un nombre important.
00:08:51Bon, en tout cas, on fouille évidemment le passé du suspect.
00:08:54Six procédures en tout contre Jérôme Barrella, trois plaintes pour viol.
00:08:57La dernière a été déposée hier matin.
00:08:59Voici le témoignage du père de l'enfant qui l'accuse.
00:09:03Il y avait eu, comment ça s'appelle, des gestes mal passés au niveau de ma fille au réveil,
00:09:07parce que, comment ça s'appelle, il y avait des caresses au niveau des fesses,
00:09:11et qu'il y avait, comment ça s'appelle, la main qui a été posée sur un mur pour lui
00:09:15parler près,
00:09:17et soi-disant, comment on appelle ça, qu'il serait allé dans une piscine,
00:09:22et en sortant de l'eau, qu'il aurait touché les fesses, avoir fini tout ça.
00:09:27Ça s'est passé chez ce monsieur Jérôme B, au domicile à Montestri.
00:09:36Mais il y avait plusieurs jeunes, filles.
00:09:39Donc, je l'ai reuille cet après-midi au téléphone,
00:09:42elle m'a bien précisé que c'était bien une soirée pyjama.
00:09:46Hier soir, c'est moi qui ai appelé pour dire qu'il s'était passé ça, ça, ça, ça,
00:09:49et ils m'ont entendu aujourd'hui.
00:09:51Mais l'éducatrice, elle vous dit quoi ?
00:09:52Qu'il y a un signalement qui a été...
00:09:54Oui, il y a un signalement qui a été fait.
00:09:57Depuis mars, mars 2026, au niveau du procureur de Hoche, et sans suite.
00:10:05Les soirées pyjama, c'est assez récurrent dans toutes les affaires.
00:10:09Vous savez qu'il y en a six, cinq plus une, la dernière.
00:10:12Parmi les plaintes, Roselyne, deux ont été classées sans suite,
00:10:14et l'une des deux pourrait être rouverte.
00:10:17Elle concerne des faits de viol commis en 2020.
00:10:20Elisa Tranin, avec Pauline Delvoye, service pour les justices de BFMTV, font le point.
00:10:27Les faits remontent à 2020.
00:10:30Une fillette de 7 ans affirme avoir été violée par Jérôme Barrella à son domicile de Montestruc-sur-Gers.
00:10:36Une plainte est déposée en 2022 au commissariat de Béthune, où vit la famille de l'enfant.
00:10:43Deux ans plus tard, le parquet de Béthune se dessaisit au profit du parquet d'Hoche.
00:10:46Dans le cadre de cette procédure, une mineure née en 2013 a dénoncé un fait de viol.
00:10:53Les actes d'enquête diligentés, notamment le rapport d'examen médico-légal,
00:10:59l'examen psychologique et les témoignages recueillis, n'ont pas permis d'étayer suffisamment ces déclarations.
00:11:06Cette procédure a donc fait l'objet d'une décision de classement sans suite le 28 mai 2024.
00:11:12Un classement sans suite qui interroge aujourd'hui dans le contexte de la disparition de l'IANA
00:11:17et des autres plaintes pour viol à l'encontre du mis en cause.
00:11:21Ce dossier devrait donc être réexaminé.
00:11:24A priori, on ne croit pas les enfants.
00:11:27On considère que les enfants sont des affabulateurs, on ne les croit pas.
00:11:30Et donc il faut pour des avocats, des pénalistes qui travaillent sur ce genre de dossier,
00:11:34insister, relancer la justice en permanence.
00:11:37La procureure d'Hoche a précisé que les enquêtes judiciaires pour viol sur mineurs
00:11:41déjà ouvertes à l'encontre de Jérôme Barrella vont faire l'objet d'un regroupement
00:11:46afin d'être traitées à la lumière les unes des autres.
00:11:50Laurent Neumann, ce chiffre qui nous a tous interpellés ce matin,
00:11:526%, seulement 6% des majeurs mis en cause dans des affaires de pédocriminalité sont condamnés.
00:11:58C'est-à-dire 6% des 22 300 personnes qui sont mises en cause pour agression sexuelle ou viol
00:12:05sur mineurs.
00:12:06Et oui, parce que 64% des faits constatés ne sont pas poursuivables.
00:12:11Comment ça, pas poursuivables ?
00:12:12Soit parce que les faits sont insuffisamment caractérisés, du coup il y a classement sans suite.
00:12:1724% donnent lieu à une ordonnance de non-lieu, donc il n'y a pas de procès.
00:12:21Et à l'arrivée, oui, 6% seulement des mises en cause sont finalement condamnées.
00:12:27Et je rappelle un chiffre, il y a un enfant toutes les trois minutes dans ce pays
00:12:32qui est victime d'inceste, de viol ou d'agression sexuelle.
00:12:35Nous ouvrons le débat aujourd'hui dans le Midi BFM.
00:12:37Jacques, je vous pose la question.
00:12:39Faut-il déclencher un MeToo des enfants ?
00:12:42Alors oui, pourquoi pas ?
00:12:43Parce qu'effectivement, ça peut réveiller les consciences.
00:12:46Mais à la lumière de ce que vous dites, on dit souvent,
00:12:49et comme le dit Dominique Rizek, la parole des enfants n'est pas écoutée.
00:12:53C'est en très grande partie vrai,
00:12:54mais il y a d'autres éléments qui rentrent en jeu dans cette affaire.
00:12:58D'abord, elle n'est pas forcément pas écoutée, mais elle est mal écoutée.
00:13:01En ce sens, qu'il peut être entendu par des gens qui ne sont pas formés.
00:13:05La raison la plus simple, c'est des questions fermées ou des questions ouvertes.
00:13:08On doit demander à un enfant, que s'est-il passé ?
00:13:11Et on ne doit jamais, à cause du rapport d'autorité qui va l'inciter à dire oui,
00:13:15lui dire, il t'a violé monsieur, il t'a fait mal.
00:13:17Et là, on a une réponse qui est oui.
00:13:19Ensuite, il y a la question de l'infraction non caractérisée.
00:13:23Ce qu'on appelle un classement 21.
00:13:25C'est-à-dire que l'officier de police judiciaire prend son téléphone,
00:13:28appelle le substitut du procureur qui est de permanence.
00:13:30J'ai une enfant ou j'ai les parents qui dénoncent des faits.
00:13:33Ça s'est passé quand ?
00:13:34On ne sait pas très exactement il y a plusieurs jours.
00:13:36Est-ce qu'on a des traces médico-légales ?
00:13:38C'est pour ça que l'affaire sur la petite Rosa est quand même difficilement explicable.
00:13:41Est-ce que vous avez des éléments matériels ?
00:13:43Non, on n'a que l'audition de la petite.
00:13:45Vous clôturez la procédure.
00:13:46Il y a un problème de poivre.
00:13:47Je la classe, absolument.
00:13:49Imaginez, il y a des gens qui prennent des postures en disant
00:13:50mais les gens qui font ça, il faut les mettre dans un fichier.
00:13:53Imaginez que vous êtes dénoncé par quelqu'un qui vous en veut,
00:13:57vous êtes convoqué à la gendarmerie ou à la police,
00:13:59il n'y a pas de fumée sans feu.
00:14:00Vous allez arriver dans un fichier, vous ne trouvez plus d'emploi,
00:14:02vous n'avez plus rien, vous pouvez déménager.
00:14:04Et nous poursuivons évidemment ce dossier.
00:14:06On continue à suivre les recherches dans le courant du midi BFM.
00:14:09Il y a un autre grand titre comme toujours évidemment dans l'actualité,
00:14:11c'est l'Iran et les Etats-Unis.
00:14:13Point mort pour les négociations.
00:14:14Alors Donald Trump dit que ça avance,
00:14:16mais pour les Iraniens, aucun progrès tangible.
00:14:18Le temps fort d'aujourd'hui, c'est une communication de l'Ayatollah Ramenei,
00:14:22une communication lue, on ne le voit toujours pas depuis le début de cette guerre,
00:14:26pour le 37e anniversaire de la mort de l'Ayatollah Roménie
00:14:29qui donne lieu à des rassemblements voies élevées monstres,
00:14:31notamment à Téhéran.
00:14:34L'ennemi a concentré ses efforts sur deux axes.
00:14:37Premièrement, saper la résilience de la population
00:14:39et deuxièmement, induire en erreur les responsables du pays
00:14:43dans leur prise de décision et leur calcul.
00:14:47Dans les deux cas, son principal outil est de semer les graines du doute,
00:14:51du désespoir, de la peur, de la méfiance et de la division.
00:14:59Face à ses funestes intentions,
00:15:01chacun doit, par la fermeté et la clairvoyance,
00:15:04la préservation de l'unité et de la cohésion,
00:15:06la confiance mutuelle et le refus de relayer la propagande de l'ennemi
00:15:11neutralisent son sinistre complot.
00:15:18Maneli Mirkan, Adel Bakawan.
00:15:20Donald Trump, on le voit, croit à un accord dès ce week-end
00:15:22et pour être tout à fait compris, il ragoûte ou pas.
00:15:25Vous y croyez, vous, à la perspective d'un accord ce week-end ?
00:15:27Je pense que ce week-end, c'est encore trop tôt.
00:15:29Je pense que les Américains encore savourent aujourd'hui
00:15:32la retombée des actions économiques qu'ils sont en train de voir.
00:15:37On commence à avoir des chiffres sur l'impact de ce combat économique
00:15:42contre le régime au mois de mai.
00:15:45L'exportation de pétrole est au plus bas,
00:15:48donc le blocus paye et en même temps,
00:15:51ils veulent garder ces négociations ouvertes,
00:15:53mais pouvoir s'appuyer sur cet impact économique.
00:15:56Donc je pense que ce week-end, c'est encore trop tôt.
00:15:58Évidemment, chaque week-end, on a cette communiquée
00:16:01qui nous donne de l'espoir.
00:16:03Je pense que l'état de ni guerre ni paix
00:16:05sera encore valable pendant quelques temps.
00:16:07Adel, un accord, ce week-end ?
00:16:09Un accord tout court déjà ?
00:16:11Est-ce qu'on y croit encore ?
00:16:12Non, absolument pas.
00:16:13Sur aucun dossier, il y a du progrès.
00:16:16Donald Trump n'est plus crédible sur la négociation.
00:16:18Donald Trump annonce une fois par semaine
00:16:21dans deux jours, dans trois jours, il y aura un accord.
00:16:23Non, mais en réalité, ni sur le détroit d'Hermoz,
00:16:27ni sur les avoir gelés, ni sur le programme atomique.
00:16:31Sur aucun dossier, il y a un progrès.
00:16:34Le progrès, c'est zéro.
00:16:36Au contraire, les Iraniens se préparent
00:16:38pour la reprise de la guerre.
00:16:39Et ils nous disent clairement,
00:16:41et un dernier mot...
00:16:42C'est marrant, on n'arrive pas à y croire,
00:16:43à la reprise de la guerre.
00:16:44Ah ben, écoutez, certes, il y a la négociation,
00:16:47mais c'est vrai aussi que les deux côtés,
00:16:50les Iraniens comme les Américains,
00:16:51se préparent, objectivement parlant,
00:16:53pour la reprise de la guerre,
00:16:54même si Donald Trump dit,
00:16:56ah non, non, je ne souhaite pas.
00:16:57Il faut le dire que la guerre a ses propres principes,
00:17:00et ses propres impératifs.
00:17:02Et la dernière déclaration de Moustaba,
00:17:04qu'est-ce qu'il a dit ?
00:17:04L'ennemi souhaite nous diviser,
00:17:07parce qu'il pense que la menace ne vient pas
00:17:08uniquement de l'extérieur,
00:17:10mais aussi de l'intérieur.
00:17:11Et dans ces conditions, Sofiane,
00:17:12on n'est pas surpris, évidemment,
00:17:13que le pétrole remonte.
00:17:14Oui, on est entre 96 et 97 dollars,
00:17:18le baril de pétrole.
00:17:20La seule bonne nouvelle,
00:17:20c'est qu'on est encore sous les 100 dollars.
00:17:22Oui, et puis le bon côté,
00:17:23c'est comme il y a un décalage à la pompe,
00:17:24dans un sens ou dans l'autre,
00:17:25ben là, ça continue à baisser chez nous.
00:17:26Et oui, pour l'instant, on est à la baisse.
00:17:27Le gazole est à 2,02 euros au plus bas
00:17:30depuis trois mois au total.
00:17:32Donc, on flirte avec la barre des 2 euros,
00:17:34et du côté du sans-plomb 95,
00:17:36on est à 1,97 euros.
00:17:38Notons quand même que sur le gazole,
00:17:39on a perdu 20 centimes d'euros le litre en moyenne
00:17:42depuis un mois.
00:17:43Petite question autour de la table,
00:17:44est-ce que tout le monde a rempli
00:17:45sa déclaration de revenus ?
00:17:47Oui.
00:17:48Ah ben, vous êtes des bons élèves.
00:17:49Pas moi.
00:17:51C'est un peu l'état d'urgence.
00:17:53Mais il vous reste quelques heures.
00:17:54Il vous reste quelques heures.
00:17:5411 heures et 44 minutes.
00:17:56Exactement.
00:18:05Bon, on a beaucoup de questions.
00:18:09Sofiane, si Christophe dépasse cette date limite,
00:18:12à quoi s'expose-t-il comme sanction ?
00:18:14Ce n'est pas le seul, d'abord,
00:18:15parce qu'on le sait d'après les chiffres
00:18:17de la Direction Générale des Finances Publiques,
00:18:19que 3 %, donc 600 000 personnes,
00:18:22le font la dernière journée.
00:18:24Donc, vraiment, ce sont des procrastinateurs.
00:18:26Qu'est-ce qu'on risque ?
00:18:27Si on dépasse la date limite de 23h59 ce soir,
00:18:30une majoration tout simplement de 10 %
00:18:32de cet impôt sur le revenu.
00:18:34Ça, c'est pour le premier mois de retard.
00:18:36Après, ça passe à 20 %, 40 %.
00:18:38Et en plus, vous ajoutez des retards chaque mois,
00:18:410,2 % du montant.
00:18:43Donc, ça peut vite grimper.
00:18:44Bon, si on s'est trompé,
00:18:45qu'on s'en rend compte, évidemment,
00:18:46après l'heure limite,
00:18:47est-ce qu'on peut la modifier ?
00:18:48Oui, on peut la modifier jusqu'à ce soir.
00:18:51Et puis après, on n'y touche plus.
00:18:52Pourquoi ?
00:18:52Parce qu'il y aura un service de correction en ligne,
00:18:55mais qui n'ouvrira ce service
00:18:56qu'à partir du mois d'août, début août,
00:18:58jusqu'à début décembre.
00:18:59Donc, ne vous inquiétez pas, pas de panique.
00:19:01Ce ne sera pas pour tout de suite,
00:19:02pour les modifications.
00:19:03Qu'est-ce que je risque
00:19:04si j'ai commis une erreur ?
00:19:05De bonne foi, évidemment.
00:19:06Alors, si c'est une erreur de bonne foi,
00:19:08vous avez le fameux droit à l'erreur.
00:19:10Ça a été une autre réforme
00:19:10qui a été mise en place.
00:19:11Donc, dans ces cas-là,
00:19:12l'administration considère que, bon,
00:19:14c'est la première fois,
00:19:15vous avez le droit de vous tromper.
00:19:16Et généralement,
00:19:17on privilégie la régularisation.
00:19:20En cas d'omission volontaire, là,
00:19:22ou de fraude,
00:19:23si vous vous déclarez dix enfants
00:19:24alors que vous n'avez que des cochons d'inde,
00:19:26Roselyne,
00:19:26eh bien, dans ces cas-là...
00:19:28Mais je ne fais jamais ça !
00:19:30Voyons !
00:19:31Je n'ai pas que des cochons d'inde.
00:19:33Elle a des vrais enfants aussi, merci.
00:19:37Jacques Fonbonne est le président de la SPA.
00:19:39Ça ne vous permet pas de ça.
00:19:40Mais ça ne compte pas dans ces cas-là.
00:19:41Mais ça fait des déductions, je suis sûre.
00:19:43Attention !
00:19:43Faites des dons !
00:19:4440% de majoration, dans ces cas-là,
00:19:46si vous trichez, si vous fraudez,
00:19:47ça peut monter à 80%
00:19:48pour des activités dissimulées.
00:19:50Donc, attention.
00:19:51Il y a une petite case à vérifier
00:19:52avant de valider sa déclaration ou pas ?
00:19:54Oui, attention,
00:19:55vous avez le droit à une réduction d'impôts,
00:19:56là, cette fois-ci,
00:19:57pour les enfants, justement.
00:19:58Arrêtez de regarder !
00:19:59Et précisément du collège ?
00:20:01On ne l'oublie, on ne regarde pas
00:20:02parce qu'il faut aller cocher cette case 7E.
00:20:05Et puis, ça dépend si c'est au collège,
00:20:06au lycée ou les études supérieures.
00:20:08Il faut ajouter une lettre derrière.
00:20:09Et vous avez le droit à une réduction fiscale,
00:20:11une déduction de 61 à 183 euros.
00:20:14Et puis, pour le PER,
00:20:16là, c'est très attractif,
00:20:17le plan d'épargne-retraite.
00:20:18Vous pouvez le déduire pas mal.
00:20:19Vous allez dans charges déductibles,
00:20:21épargne-retraite.
00:20:22Vous regardez bien si le montant correspond
00:20:23à ce qu'a transmis votre banque.
00:20:25Et surtout, vous l'inscrivez.
00:20:26Sinon, ça peut ne pas être pris en compte.
00:20:28Et pour les plus petits,
00:20:28il y a les frais de garde.
00:20:29Il ne faut pas oublier non plus de les rentrer.
00:20:30Ça fait des déductions.
00:20:31Non, mais vous me demandez ma vie.
00:20:32Je vous explique.
00:20:33Combien de Français paient réellement
00:20:35l'impôt sur le revenu ?
00:20:36Eh bien, moins d'un sur deux.
00:20:38Moins d'un Français sur deux,
00:20:39même si tout le monde doit la remplir.
00:20:4145%, c'est le dernier chiffre disponible,
00:20:43sur les 40 millions de contribuables français.
00:20:45C'était 65% en 1980.
00:20:48Et pour la première fois,
00:20:49la recette de cet impôt sur les revenus
00:20:51va dépasser les 100 milliards d'euros
00:20:54pour l'État.
00:20:55Ou alors, ce sera 100 milliards d'euros
00:20:57prélevés aux contribuables.
00:20:58Vous le voyez dans le sens que vous voulez.
00:20:59Bon, et sinon, les cochons d'âne,
00:21:00ça voyage aussi bien que les enfants.
00:21:02Et il faut rassurer les gens.
00:21:03Ça fait moins de bruit.
00:21:04Il faut rassurer les gens.
00:21:05Si vous êtes trompé,
00:21:06vous pouvez revenir en arrière.
00:21:08Pendant trois ans,
00:21:09passer un coup de fil,
00:21:10vous allez voir les impôts
00:21:11et ils régularisent sans aucun problème.
00:21:13C'est humain, tout ça.
00:21:14Absolument.
00:21:15Merci, Sofiane.
00:21:18C'était votre rendez-vous
00:21:20avec Banque Populaire
00:21:21à vos côtés
00:21:21pour préparer sereinement
00:21:22votre retraite.
00:21:23Banque Populaire,
00:21:24la réussite est en vous.
00:21:27Restez avec nous dans un instant.
00:21:28On suivra bien sûr
00:21:29les recherches en direct
00:21:30pour retrouver Liana
00:21:31six jours après sa disparition.
00:21:33Et puis, on a beaucoup de questions
00:21:34évidemment sur le fonctionnement
00:21:35de cette enquête.
00:21:36La justice aussi s'élenteur.
00:21:38Pourquoi n'a-t-elle jamais interrogé
00:21:39le suspect qui faisait l'objet
00:21:40de six procédures,
00:21:42trois plaintes déposées contre lui ?
00:21:44Et dans le cas de Rosa,
00:21:45dont vous avez entendu
00:21:46le témoignage sur BFM TV,
00:21:47il y avait des éléments tangibles,
00:21:50des examens médicaux.
00:21:57Il est midi et demi.
00:21:58Bienvenue si vous nous rejoignez.
00:21:59On vient de le voir
00:22:00sur la carte de Marc.
00:22:01Et la pluie est là.
00:22:02Et la pluie perturbe donc
00:22:04les recherches
00:22:04dans le département du Gers.
00:22:06Avec toujours 200 personnes
00:22:07mobilisées six jours
00:22:08après la disparition de Liana.
00:22:10Des cavaliers, vous le voyez,
00:22:10bénévoles, épaulent les gendarmes.
00:22:12Y a-t-il encore des zones
00:22:13qui n'ont pas été fouillées ?
00:22:14Faut-il repasser à certains endroits ?
00:22:16On sera en direct
00:22:16avec Suzy Bernard Ménéguil.
00:22:18Au moins trois plaintes
00:22:18déposées contre Jérôme Barrella
00:22:20dont celle de Rosa
00:22:21que vous avez entendue hier matin
00:22:23sur BFM.
00:22:23Un examen médical prouve bien
00:22:25qu'elle avait des lésions
00:22:27compatibles avec des viols.
00:22:29Alors pourquoi Barrella
00:22:30n'a-t-il jamais été convoqué ?
00:22:32Et dans la région,
00:22:33de plus en plus de témoins
00:22:34évoquent ses comportements
00:22:36inappropriés avec des jeunes filles.
00:22:37On savait,
00:22:38mais personne n'agit.
00:22:39Vous entendrez la colère
00:22:40du maire de Florence.
00:22:41Quand va-t-on prendre des mesures
00:22:43pour vraiment protéger nos enfants ?
00:22:44Autre coup de gueule
00:22:45dans le mini BFM,
00:22:46celui de Laurent Neumann
00:22:47contre l'idée du premier mini
00:22:48d'utiliser les prestations sociales
00:22:49pour rembourser des dégâts causés.
00:22:51Samedi soir,
00:22:52tu casses,
00:22:53tu casques,
00:22:54c'est très beau sur le papier,
00:22:56mais est-ce vraiment acceptable ?
00:22:58Et puis le Moyen-Orient,
00:22:59la guerre a été un revers
00:23:00pour les Etats-Unis et Israël,
00:23:01dit le guide suprême,
00:23:02alors que les négociations patinent.
00:23:03Aucun progrès selon l'Iran.
00:23:05Mais Trump a sûr
00:23:06qu'un accord pourrait être conclu
00:23:07dès ce week-end.
00:23:09Vraiment,
00:23:09on verra ça.
00:23:11Ça fait maintenant six jours.
00:23:12Six jours que l'on est sans nouvelles
00:23:13de l'IANA dans le Gers
00:23:14et les révélations s'enchaînent,
00:23:16Roselyne.
00:23:16Sur ce suspect mis en examen,
00:23:18Jérôme Barrella,
00:23:19on va y revenir en détail
00:23:20parce que ça pose évidemment
00:23:21beaucoup de questions,
00:23:22mais d'abord,
00:23:22les recherches.
00:23:24Suzy Bernard-Ménéguse
00:23:24avec Nassim Gomri
00:23:26à Florence.
00:23:26Les gendarmes donc
00:23:27épaulés par des cavaliers.
00:23:29Et la météo
00:23:30qui n'émet pas du sien.
00:23:34Oui,
00:23:35la météo
00:23:35qui n'est pas très favorable.
00:23:37La pluie a commencé
00:23:37depuis ce matin
00:23:39ici à Florence.
00:23:40Et on vient de l'apprendre.
00:23:41Les chevaux
00:23:41qui étaient partis
00:23:42ce matin aux alentours
00:23:43de 9h30
00:23:44sont rentrés.
00:23:45Ils ont donc
00:23:45carpenté
00:23:46pendant trois heures
00:23:47des chemins
00:23:48en compagnie
00:23:48de gendarmes à moto.
00:23:50Pourquoi des chevaux ?
00:23:51Me demanderez-vous ?
00:23:52Eh bien,
00:23:52je vous propose
00:23:53d'écouter
00:23:53le gérant
00:23:54du club équestre
00:23:55qui a proposé
00:23:57son aide.
00:23:57Il était au micro
00:23:58de Nassim Gomri.
00:24:00Le gros intérêt
00:24:01à cheval,
00:24:02c'est notre mobilité,
00:24:03notre rapidité
00:24:04d'exécution
00:24:04par rapport
00:24:05à des piétons.
00:24:06C'est-à-dire que nous,
00:24:07on peut très rapidement
00:24:08se faufiler
00:24:08et revenir vite
00:24:09au point de là
00:24:10où on est parti.
00:24:11Et l'avantage
00:24:11par rapport aux motos,
00:24:12c'est que par contre,
00:24:13on peut se permettre
00:24:14d'être très lent
00:24:14si nécessaire
00:24:15pour observer
00:24:16en plus en détail.
00:24:17Et le dernier,
00:24:18non négligeable,
00:24:19c'est la hauteur
00:24:20qu'on a.
00:24:20Du coup,
00:24:21on a une visibilité
00:24:22bien meilleure
00:24:23que ce soit
00:24:23dans les prairies,
00:24:24dans les cultures
00:24:25ou dans les sous-bois
00:24:26qui nous permet
00:24:27une couverture
00:24:27sur les recherches
00:24:29bien plus détaillées.
00:24:30Les recherches
00:24:31vont continuer
00:24:32toute la journée,
00:24:33notamment dans
00:24:34des zones boisées.
00:24:35Au moins,
00:24:35deux bois des alentours
00:24:36de Florence
00:24:37vont être fouillées.
00:24:38Pour vous donner
00:24:39une petite idée,
00:24:39ces 450 kilomètres
00:24:42qui sont fouillés
00:24:43actuellement,
00:24:43c'est à peu près
00:24:44l'équivalent
00:24:45de quatre fois
00:24:45la taille de Paris.
00:24:46Voilà,
00:24:47440 kilomètres carrés.
00:24:48Le témoignage
00:24:49de Rosa
00:24:50et de sa maman
00:24:51a ému la France.
00:24:52Hier,
00:24:53vous l'avez entendu
00:24:53sur BFM TV,
00:24:55elle a porté plainte.
00:24:56Elle a porté plainte
00:24:56pour viol
00:24:57contre Jérôme Barrella
00:24:58l'été dernier,
00:24:59mais il n'a jamais
00:25:00été interrogé.
00:25:01Pourtant,
00:25:02on apprend
00:25:02qu'un examen médical
00:25:03a bien été pratiqué
00:25:04deux semaines
00:25:05après le dépôt de plainte
00:25:06et il atteste
00:25:07de la présence
00:25:07de lésions
00:25:08pouvant être compatibles
00:25:09avec les viols
00:25:10qu'elle avait décrits.
00:25:11Alexandra Gonzales,
00:25:12on comprend donc
00:25:12qu'elle dit la vérité.
00:25:13En tout cas,
00:25:14c'est crédible,
00:25:14il y a des preuves
00:25:15et pourtant,
00:25:16il n'est pas convoqué.
00:25:18Alors oui,
00:25:19le 11 septembre 2025,
00:25:22ça fait donc
00:25:23deux semaines
00:25:23comme vous le dites,
00:25:24elle passe ce jour-là
00:25:25un examen
00:25:26aux unités médico-judiciaires,
00:25:29un examen médico-légal
00:25:30et les résultats
00:25:32vont montrer
00:25:32qu'il y a
00:25:33des lésions compatibles
00:25:34avec les viols
00:25:35qu'elle a décrits
00:25:36avec courage
00:25:37devant les gendarmes.
00:25:39Ce rapport,
00:25:40ces résultats
00:25:40n'ont jamais été communiqués
00:25:42à la maman de Rosa,
00:25:43c'est ce qu'elle nous a confirmé
00:25:44quand on l'a appelée.
00:25:46Pourtant,
00:25:47elle avait demandé
00:25:47à plusieurs reprises
00:25:48de savoir
00:25:49ce que cet examen
00:25:50avait pu révéler
00:25:51ou non.
00:25:52C'est une façon
00:25:52de dire
00:25:52« je te crois,
00:25:53on te croit ».
00:25:54Dès le 11 septembre,
00:25:55le récit
00:25:56de cette petite fille
00:25:57qui avait à ce moment-là
00:25:5811 ans
00:25:58était donc vraisemblable
00:26:00puisque corroborée
00:26:02par des éléments scientifiques,
00:26:03par des constatations scientifiques
00:26:05et pour autant,
00:26:06il n'y a pas eu
00:26:07de caractère d'urgence
00:26:08sur ce dossier.
00:26:09Cette procédure
00:26:10a suivi son cours
00:26:11de façon lente
00:26:13comme c'est le cas
00:26:14malheureusement
00:26:14pour de très nombreuses procédures
00:26:16alors même
00:26:17qu'il y avait
00:26:18potentiellement
00:26:19un danger énorme
00:26:21puisqu'elle dénonce
00:26:22des viols
00:26:23d'un homme
00:26:23qui à ce moment-là
00:26:24est donc toujours
00:26:25en liberté.
00:26:26Il n'a pas été entendu.
00:26:27Aujourd'hui,
00:26:28la justice répond
00:26:28oui mais c'est parce que
00:26:29c'est l'acte final
00:26:30dans une procédure
00:26:31sauf qu'en matière
00:26:32de pédocriminalité,
00:26:33ça n'est pas compréhensible
00:26:34qu'il puisse y avoir
00:26:36un délai aussi long
00:26:37entre le moment
00:26:38où des éléments scientifiques
00:26:39corroborent le récit
00:26:40d'un enfant
00:26:41et le moment
00:26:42où cet homme
00:26:43est finalement confronté
00:26:44et entendu.
00:26:45Ce que l'on commence
00:26:46à comprendre en filigrane
00:26:47c'est qu'il y a eu
00:26:48des défaillances multiples
00:26:50à différents niveaux
00:26:51au niveau des gendarmes
00:26:53qui menaient cette enquête
00:26:54mais aussi au niveau
00:26:54des parquets
00:26:55qui n'ont pas saisi
00:26:56le caractère d'urgence
00:26:57de ce dossier
00:26:59parce que
00:26:59même si la petite Rosa
00:27:00à ce moment-là
00:27:01avait déménagé
00:27:02de département
00:27:03et était loin de cet homme
00:27:04et bien lui
00:27:04était toujours
00:27:05au contact d'enfants.
00:27:06Incompréhensible
00:27:07et insupportable
00:27:08évidemment
00:27:08parce qu'il y a Rosa
00:27:09mais avant
00:27:10combien d'autres ?
00:27:11Le nom de Barrella
00:27:12apparaît dans au moins
00:27:13six procédures.
00:27:14Les premières alertes
00:27:15remontent à 2017
00:27:16et la parole se libère
00:27:17parmi les habitants.
00:27:19Jérôme Barrella
00:27:19avait la réputation
00:27:20d'être très insistant
00:27:22avec les jeunes filles.
00:27:23Romain Langlais.
00:27:26Près d'une semaine
00:27:27après la disparition
00:27:28de Liana
00:27:29le profil du principal suspect
00:27:31se dessine.
00:27:32Mis en examen
00:27:33et placé en détention
00:27:34provisoire
00:27:35pour enlèvement
00:27:35et séquestration
00:27:36Jérôme Barrella
00:27:37n'était pourtant pas
00:27:38inconnu de la justice
00:27:39avant cette affaire.
00:27:41Depuis 2017
00:27:42il avait fait l'objet
00:27:43de deux signalements
00:27:44et de deux plaintes
00:27:45pour viol sur mineurs
00:27:46de moins de 15 ans.
00:27:47Hier
00:27:47une troisième plainte
00:27:48pour des faits
00:27:49d'agression sexuelle
00:27:50sur une autre adolescente
00:27:51a été déposée.
00:27:52A notre micro
00:27:53le père de la victime
00:27:54présumé parle
00:27:55de gestes déplacés
00:27:56au cours d'une soirée pyjama.
00:27:58Il y avait des caresses
00:27:59au niveau des fesses
00:28:00et qu'il y avait
00:28:01la main
00:28:02qui a été posée
00:28:03sur un mur
00:28:03pour lui parler
00:28:05prêt.
00:28:06Licencié en 2021
00:28:07de son poste
00:28:08d'agent d'entretien
00:28:09dans un lycée du Gers
00:28:10en raison d'une relation
00:28:11inappropriée
00:28:12avec une élève
00:28:13Jérôme Barrella
00:28:14était déjà connu
00:28:15à l'époque
00:28:15pour son comportement
00:28:16ambigu avec les mineurs.
00:28:18Dans la commune
00:28:19les langues
00:28:20commencent à se délier
00:28:21peu à peu.
00:28:21Il était assez
00:28:22avenant
00:28:23envers les élèves
00:28:24il était assez
00:28:25tactile
00:28:27assez avenant
00:28:28demandeur
00:28:29mais toujours
00:28:30un peu dans son coin
00:28:31et plutôt discret.
00:28:32Des agissements
00:28:33qui se sont donc
00:28:34potentiellement poursuivis
00:28:36et même aggravés
00:28:37en dépit des plaintes
00:28:37et signalements
00:28:38effectués.
00:28:39Une situation
00:28:40intolérable
00:28:41pour le maire
00:28:41de Florence
00:28:42où la jeune Liana
00:28:43a disparu.
00:28:44L'édile
00:28:44n'hésite d'ailleurs
00:28:45pas à parler
00:28:46de dysfonctionnement
00:28:47profond
00:28:47de la justice.
00:28:48La parole
00:28:49des enfants
00:28:49est à l'écouter
00:28:50suit-on
00:28:51les affaires
00:28:51comme il faut
00:28:52les procédures
00:28:53qui sont
00:28:54des procédures
00:28:54en place
00:28:55depuis des années
00:28:55et des années
00:28:56sont-elles celles
00:28:56qui sont appropriées ?
00:28:58Dans ce contexte
00:28:59le gouvernement
00:29:00a annoncé
00:29:00l'ouverture
00:29:01d'une enquête
00:29:01administrative
00:29:02sur les antécédents
00:29:04du suspect
00:29:04de 41 ans.
00:29:06Comment faire
00:29:07craquer un suspect ?
00:29:08Quelle stratégie
00:29:08pour le juge
00:29:09d'instruction ?
00:29:09Comment trouver le déclic ?
00:29:10On en parlera
00:29:11à 12h45
00:29:12avec Dominique Rizet
00:29:13et Marjorie Sueur
00:29:14est experte
00:29:15criminologue
00:29:15psychologue
00:29:16clinicienne.
00:29:16La guerre au Moyen-Orient
00:29:17déclaration lue
00:29:18à la télévision iranienne
00:29:19du guide suprême
00:29:20qui affirme
00:29:21que la guerre
00:29:21était un revers
00:29:22pour les Etats-Unis
00:29:23et Israël
00:29:23qui ont subi
00:29:24une humiliation profonde
00:29:25autrement dit
00:29:25rien de véritablement nouveau
00:29:27dans ce message
00:29:29donc lu
00:29:30au nom
00:29:31de l'Ayatollah
00:29:32Remenei
00:29:33dont on n'a aucune idée
00:29:34de l'état de santé
00:29:35à l'heure où l'on parle.
00:29:35Alors que les négociations
00:29:36patinent
00:29:37il n'y a aucun
00:29:38progrès tangible
00:29:38dit le ministre
00:29:39des Affaires étrangères
00:29:40Abbas Arachy
00:29:40Axel Meunier
00:29:41on vous retrouve à Washington
00:29:42Trump lui assure
00:29:44qu'un accord
00:29:44pourrait être conclu
00:29:45dès ce week-end
00:29:46on peut y croire
00:29:47vraiment ?
00:29:51C'est difficile à dire
00:29:53sachant que
00:29:54le président américain
00:29:55a déjà dit
00:29:55depuis le début
00:29:56du cessez le feu
00:29:57début avril
00:29:58à de nombreuses reprises
00:29:59qu'un accord
00:30:00était proche
00:30:01qu'il allait être signé
00:30:02qu'il était optimiste
00:30:03bref ça
00:30:04il le dit
00:30:05de très nombreuses fois
00:30:06le problème
00:30:07c'est que le contexte
00:30:07ne semble pas
00:30:09se prêter
00:30:09à confirmer
00:30:11ses propos
00:30:11il y a d'abord
00:30:12les tensions
00:30:12avec les frappes
00:30:13les frappes défensives
00:30:14même si elles sont défensives
00:30:15selon l'armée américaine
00:30:17et puis il y a aussi
00:30:18ces négociations
00:30:19qui semblent ne pas
00:30:20avancer beaucoup plus
00:30:21et puis si vous prêtez attention
00:30:22à ce que disent
00:30:23Donald Trump
00:30:24et Marco Rubio
00:30:25depuis quelques jours
00:30:26on sent qu'il y a
00:30:27un ton qui a légèrement changé
00:30:28c'est à peine perceptible
00:30:30mais il commence à dire
00:30:31qu'il pourrait aussi
00:30:32ne pas y avoir un accord
00:30:33alors il continue à dire
00:30:34que l'accord est proche
00:30:35mais il y a cette petite musique
00:30:37qu'on n'entendait pas auparavant
00:30:38ou alors qu'on entendait
00:30:40accompagné de
00:30:40on va les anéantir
00:30:42et on va promettre
00:30:43le feu et le sang
00:30:44à l'Iran
00:30:44et puis il y a surtout
00:30:45quelque chose de très important
00:30:46qui s'est passé en début de semaine
00:30:47l'Iran a menacé
00:30:49de suspendre
00:30:50les négociations
00:30:51si le cessez-le-feu
00:30:52n'était pas respecté
00:30:53au Liban
00:30:53par Israël
00:30:55que s'est-il passé
00:30:56dans la foulée
00:30:56Donald Trump a pris
00:30:57immédiatement son téléphone
00:30:58pour faire pression
00:30:59sur son allié israélien
00:31:00alors ça veut dire
00:31:01évidemment que
00:31:02Donald Trump
00:31:02veut à tout prix
00:31:03un accord
00:31:04ça on le savait
00:31:04mais ça veut dire aussi
00:31:05et les Iraniens le savent
00:31:07qu'ils ont désormais
00:31:07des leviers
00:31:08dans ces discussions
00:31:09et ils risquent
00:31:10de les utiliser
00:31:11encore
00:31:11dans les prochaines semaines
00:31:13et les prochains jours
00:31:13Et tiens
00:31:14voici un autre levier
00:31:16qui est la traduction
00:31:16de ce que l'on racontait
00:31:17hier
00:31:18ou avant-hier d'ailleurs
00:31:19le bombardement
00:31:19de l'aéroport international
00:31:21de Khoed City
00:31:22on a les images
00:31:23on a les images
00:31:24et on voit effectivement
00:31:24les drones
00:31:26se précipiter
00:31:27ou être précipités
00:31:28sur les bâtiments
00:31:29de l'aéroport international
00:31:30fort de ces images
00:31:31et de ce que vient de dire
00:31:33Axel Meunier
00:31:34Maneli Mirkam
00:31:35et Adel Bakawan
00:31:36est-ce que les Iraniens
00:31:37ont plus que jamais
00:31:38aujourd'hui
00:31:39la main sur les Etats-Unis
00:31:41Adel ?
00:31:41En tout cas
00:31:42c'est le récit
00:31:44développé par les Iraniens
00:31:45et c'est le ressenti
00:31:49à l'échelle
00:31:50de tout Moyen-Orient
00:31:51lorsque je discute
00:31:52avec les différents pays
00:31:54du Golfe
00:31:54l'Irak
00:31:55la Jordanie
00:31:55et les autres pays
00:31:56il y a un consensus
00:31:58que les Iraniens
00:31:59à ce stade-là
00:32:00ont la main
00:32:01sur la guerre
00:32:02un
00:32:02deux
00:32:03Donald Trump
00:32:03a la main
00:32:04qui tremble
00:32:05c'est vraiment
00:32:06la phrase
00:32:07qui revient
00:32:08régulièrement
00:32:09à l'ensemble
00:32:10du Moyen-Orient
00:32:11sur l'ensemble
00:32:12du Moyen-Orient
00:32:13trois
00:32:13Donald Trump
00:32:14a fixé une règle
00:32:15si jamais
00:32:16un soldat américain
00:32:17est touché
00:32:18et bien là
00:32:18il l'entourera
00:32:19dans la guerre
00:32:20dans ce contexte-là
00:32:21il est fort probable
00:32:23avec cette montée
00:32:24en puissance
00:32:24des Iraniens
00:32:25que
00:32:26non seulement
00:32:26un soldat
00:32:27mais plusieurs
00:32:28soient
00:32:28assassinés
00:32:29tués
00:32:30etc
00:32:30blessés
00:32:31et que la guerre
00:32:32est...
00:32:33je suis persuadé
00:32:35la reprise de la guerre
00:32:36aujourd'hui
00:32:36est inévitable
00:32:39Manéli Mirkel
00:32:39votre lecture
00:32:40alors effectivement
00:32:41c'est la face
00:32:42de l'iceberg
00:32:43qu'on voit
00:32:43en revanche
00:32:45en attendant
00:32:46il y a aussi
00:32:47en attendant
00:32:47de voir s'il y a
00:32:47une reprise de guerre
00:32:48ou négociation
00:32:49il y a aussi
00:32:49la face cachée
00:32:50de l'iceberg
00:32:50qui est
00:32:51ce qui se passe
00:32:52au sein du régime
00:32:53le message
00:32:54de
00:32:55Mohamed Ney
00:32:56en témoigne
00:32:57il parle lui-même
00:32:58de division
00:32:59créée par l'ennemi
00:33:00évidemment
00:33:01tout est créé
00:33:01par l'ennemi
00:33:02mais cette division-là
00:33:03existe
00:33:04et ils sont
00:33:04chaque jour
00:33:06amplifiés
00:33:07par l'état
00:33:08économique
00:33:09du pays
00:33:10l'état économique
00:33:11dont maintenant
00:33:12on a
00:33:12beaucoup plus
00:33:13de visibilité
00:33:15avec la reprise
00:33:17des connexions
00:33:17internet
00:33:17on voit
00:33:18la population
00:33:19iranienne
00:33:21complètement
00:33:21dans la détresse
00:33:23le nombre de messages
00:33:23qu'on reçoit
00:33:24de la population
00:33:25se démultiplie
00:33:27d'une part
00:33:27et puis d'autre part
00:33:28on a ces chiffres
00:33:29en fait
00:33:30au mois de mai
00:33:3190% des exportations
00:33:33pétrolières iraniennes
00:33:34ont été arrêtées
00:33:35donc le blocus
00:33:37américain paye
00:33:38donc il y a aussi
00:33:39cet aspect-là
00:33:39évidemment
00:33:40on a l'impression
00:33:41que le temps
00:33:41a changé un peu
00:33:42de camp
00:33:43c'est-à-dire que
00:33:43Donald Trump
00:33:45il essaye un peu
00:33:46de résister
00:33:47face à la tentation
00:33:48d'un accord
00:33:49trop vite
00:33:50moi je pense
00:33:51qu'il y a un aspect
00:33:51évidemment
00:33:52sur ces points
00:33:53de désaccord
00:33:54mais il y a aussi
00:33:54un aspect
00:33:55avec qui
00:33:55on est en train
00:33:56de signer
00:33:56est-ce qu'on signe
00:33:57avec les gardiens
00:33:57de la révolution
00:33:58mais justement
00:33:59les gardiens
00:33:59de la révolution
00:34:00qui exigent
00:34:00à l'instant
00:34:01le retrait
00:34:02d'Israël
00:34:02du Liban
00:34:03cette question
00:34:03du Liban
00:34:04va-t-il faire partie
00:34:05ou pas
00:34:05d'un accord global
00:34:06alors ils ont négocié
00:34:07un cessez-le-feu
00:34:07que personne ne respecte
00:34:08ce matin
00:34:08ni Israël
00:34:09ni le Hezbollah
00:34:10est-ce que ça reste
00:34:11de compliquer
00:34:12ralentir encore
00:34:13les choses
00:34:13alors en réalité
00:34:15non
00:34:15non
00:34:16les Iraniens
00:34:17montent en puissance
00:34:18sur le dossier libanais
00:34:19parce que
00:34:20sur l'économie
00:34:20bloc avec Donald Trump
00:34:22Donald Trump
00:34:22n'est absolument pas prêt
00:34:23de donner aux Iraniens
00:34:25un seul dollar
00:34:26tant qu'il n'a pas
00:34:27une visibilité
00:34:28sur le programme économique
00:34:29et dans ce contexte-là
00:34:31les Iraniens disent
00:34:32ok
00:34:33on va monter en puissance
00:34:34sur le dossier libanais
00:34:35je voudrais qu'on dise
00:34:36un mot avec vous
00:34:36Manéli Mirkan
00:34:37sur la disparition
00:34:38de l'artiste franco-iranienne
00:34:39Marjan Satrapi
00:34:40qui est décédée
00:34:42à Paris
00:34:43elle avait 56 ans
00:34:44et c'est d'autant plus touchant
00:34:45que ses proches disent
00:34:46qu'elle est morte de tristesse
00:34:48un peu plus d'un an
00:34:49après le décès
00:34:50de Mathias Ripa
00:34:51son mari
00:34:51et l'amour de sa vie
00:34:53oui
00:34:53morte de tristesse
00:34:54pour lui
00:34:55et pour l'Iran
00:34:55c'était une grande dame
00:34:57engagée
00:34:58plus que n'importe qui d'autre
00:35:00sur l'Iran
00:35:01c'est elle qui a révélé
00:35:02au monde
00:35:02l'histoire
00:35:03de cette révolution
00:35:05et sa réalité
00:35:06et n'a jamais arrêté
00:35:07de se battre
00:35:08pour l'Iran
00:35:08sur le mouvement
00:35:09Femmes et Libertés
00:35:10elle a été
00:35:11très très vocale
00:35:12très engagée
00:35:13et je pense qu'elle renferme
00:35:14en elle-même
00:35:15une partie
00:35:15de l'histoire
00:35:16de l'Iran
00:35:17de l'histoire
00:35:18de sa famille
00:35:19ce qu'elle a vécu
00:35:19et ce qu'elle a révélé
00:35:22grâce à la Persepolis
00:35:23au monde
00:35:23elle a baissé le film
00:35:25où elle racontait sa vie
00:35:26tout à fait
00:35:26c'était son vécu
00:35:28de la révolution iranienne
00:35:29toute cette génération
00:35:30qui a fait la révolution
00:35:31et qui a été réprimée
00:35:32par la république islamique
00:35:34et son engagement
00:35:37vraiment
00:35:37donc mort de détresse
00:35:39effectivement
00:35:40vous voulez dire un mot Laurent ?
00:35:41oui ça me touche beaucoup
00:35:42parce que
00:35:43je rêvais
00:35:44de la faire dessiner
00:35:45dans le journal
00:35:45que je dirigeais
00:35:46il y a longtemps
00:35:46on s'était rencontré
00:35:47on avait parlé de l'Iran
00:35:49c'était une femme
00:35:50absolument exceptionnelle
00:35:52Laurent
00:35:53quel était le sujet
00:35:53de discussion ce matin
00:35:54dans votre café
00:35:55retour au bureau de l'actualité ?
00:35:57c'était assez chaud
00:35:58parce que figurez-vous
00:35:59qu'on parlait de la nouvelle idée
00:36:00de Sébastien Lecornu
00:36:01vous savez après les violences urbaines
00:36:03qui ont suivi la victoire du PSG
00:36:04dans mon café
00:36:05on résume l'idée du premier ministre
00:36:07par
00:36:07tu casses
00:36:08tu casques
00:36:09en gros
00:36:09c'est assez bon
00:36:10je trouve que le slogan
00:36:12est pas mal
00:36:12Gabriel Attal lui disait
00:36:14tu casses
00:36:14tu répares
00:36:15eux ils disent
00:36:16non tu casses
00:36:17tu casques
00:36:18tu payes
00:36:19sauf qu'avec Sébastien Lecornu
00:36:20c'est
00:36:20tu payes
00:36:21avec tous tes revenus
00:36:22pas seulement les revenus
00:36:23de ton travail
00:36:24mais également
00:36:24les revenus
00:36:25des prestations sociales
00:36:27et honnêtement
00:36:27dans mon café
00:36:28tout le monde était d'accord
00:36:29tout le monde applaudissait
00:36:30mais je sens que c'est pas votre cas
00:36:31alors
00:36:32le principe
00:36:33il est défendable
00:36:35pollueur payeur
00:36:36casseur payeur
00:36:37ça a l'avantage d'être juste
00:36:39ça a l'avantage d'être compréhensible
00:36:41donc c'est pas mal
00:36:42mais dans les faits
00:36:43on risque une fois de plus
00:36:45de faire une loi
00:36:45qui n'atteindra pas
00:36:47les effets recherchés
00:36:48je vais vous prendre un exemple
00:36:50vous allez dire
00:36:51d'abord il faut trouver l'auteur
00:36:52tiens au passage
00:36:53il est où le jeune
00:36:55qui a cassé l'abribus
00:36:56vous vous souvenez
00:36:57on a montré les images
00:36:58on va passer un coup de fil
00:37:00à leur BQO
00:37:00parce que c'est elle-même
00:37:01la procureure de Paris
00:37:02qui avait dit
00:37:02celui-là on va le retrouver
00:37:03ça fait 5 jours
00:37:04la preuve qu'il est difficile
00:37:06de trouver les auteurs
00:37:07une fois que vous l'avez trouvé
00:37:08il faut prouver précisément
00:37:10quels dégâts il a commis
00:37:11puis ensuite il faut
00:37:13quantifier les dégâts
00:37:14tiens Rosy
00:37:15vous savez comment ça coûte
00:37:16un abribus ?
00:37:16cher
00:37:18quelques dizaines de milliers d'euros
00:37:20entre 5 et 15 000 euros
00:37:22sans compter le transport
00:37:23sans compter l'installation
00:37:24et encore
00:37:25là il doit au moins une vitre
00:37:26et encore un abribus
00:37:27ça passe
00:37:27mais ceux qui il y a un an
00:37:29avaient brûlé le commissariat
00:37:30de Clichy sous bois
00:37:31là on ne parle plus
00:37:32de quelques milliers d'euros
00:37:33on parle de millions d'euros
00:37:34qui croit sérieusement
00:37:36que quelqu'un
00:37:36avec son SMIC
00:37:38et ses allocations familiales
00:37:39paiera les millions d'euros
00:37:41que coûteront
00:37:41la réfection
00:37:43du commissariat
00:37:43de Clichy sous bois
00:37:44donc c'est une blague
00:37:45et encore
00:37:46il faudrait
00:37:47même quand l'individu
00:37:48est solvable
00:37:50recouvrer l'argent
00:37:51allez autre question
00:37:52vous connaissez
00:37:52le taux de recouvrement
00:37:53des amendes pénales
00:37:54dans ce pays
00:37:55je les ai sous les yeux
00:37:56pour un PV
00:37:57c'est 53%
00:37:58pour une amende
00:37:59forfaitaire délictuelle
00:38:00c'est entre 10 et 30%
00:38:02il n'y a pas de poursuite
00:38:03pour ça ?
00:38:03attendez
00:38:04et pour les amendes pénales
00:38:05c'est-à-dire celles
00:38:06qui sont distribuées
00:38:06par les tribunaux
00:38:07c'est moins de 50%
00:38:09donc voilà une loi
00:38:10qui sur le principe
00:38:11pourrait se défendre
00:38:13dans les faits
00:38:13ça ne marchera jamais
00:38:14donc le premier ministre
00:38:15fait de la politique
00:38:15oui il fait de la politique
00:38:16alors vous avez remarqué
00:38:18je n'ai pas parlé
00:38:19des allocations familiales
00:38:20parce que je pourrais vous dire
00:38:21les allocations familiales
00:38:22on ne condamne pas quelqu'un
00:38:23pour des faits commis
00:38:25par autrui
00:38:25mais même sans aller
00:38:26sur le terrain des principes
00:38:27vous faites une loi
00:38:29elle n'est pas applicable
00:38:30elle ne change pas
00:38:31la vie des gens
00:38:31vous avez certes envoyé
00:38:33un message politique
00:38:33mais malheureusement
00:38:34ne changeant pas
00:38:35la vie des gens
00:38:36vous avez créé
00:38:37de la déception
00:38:38et donc du rejet
00:38:39de la politique
00:38:39oui de la colère aussi
00:38:40le coup de fil de Matignon
00:38:42cet après-midi
00:38:42vous êtes prêt Laurent ?
00:38:44Les invités du Midi BFM
00:38:45à présent reviennent
00:38:46sur l'enquête
00:38:46autour de la disparition
00:38:47de Liana
00:38:48avec Dominique Rizet
00:38:49en plateau
00:38:50Marjorie Sueur
00:38:50expert criminologue
00:38:51psychologue clinicienne
00:38:52en direct également
00:38:53avec vous
00:38:54on va essayer de comprendre
00:38:55ce qui peut faire craquer
00:38:56un suspect
00:38:56dans ce genre d'affaires
00:38:57comment obtenir des aveux
00:38:59qu'est-ce qui peut agir
00:39:00Dominique comme déclic
00:39:01dans l'affaire de la petite Maïlis
00:39:03c'est une micro-gouttelette de sang
00:39:05bien sûr dans l'affaire Maïlis
00:39:06c'est une micro-gouttelette de sang
00:39:07qui avait été découverte
00:39:08lors de la deuxième expertise
00:39:10du véhicule de Nordal-Lelandais
00:39:11première expertise
00:39:12on avait trouvé
00:39:13une empreinte palmaire
00:39:14sur le tableau de bord
00:39:15deuxième expertise
00:39:16du sang dans le coffre
00:39:18oui ça l'a fait craquer
00:39:19sauf que là
00:39:20Alexandra González
00:39:21nous donnait le résultat
00:39:22les premiers résultats
00:39:22de l'IRCGN
00:39:23rien
00:39:25rien de probant
00:39:26pour l'instant
00:39:26dans la voiture
00:39:27rien de probant
00:39:28pour l'instant
00:39:29mais encore une fois
00:39:29la voiture de Nordal-Lelandais
00:39:31elle y est allée deux fois
00:39:31à l'IRCG
00:39:32la première fois
00:39:33l'empreinte palmaire
00:39:34on savait
00:39:34que Maïlis était montée
00:39:36là on sait
00:39:37que l'IANA est montée
00:39:38c'est lui-même qui le dit
00:39:39j'ai accompagné à la piscine
00:39:40et il y a des images
00:39:41et il y a des images
00:39:42donc la voiture
00:39:43il faut la désosser
00:39:44il faut la démonter
00:39:46ça a pris un temps fou
00:39:47dans l'affaire Le Landais
00:39:48je vous rappelle
00:39:48qu'il avait lavé sa voiture
00:39:49pendant 1h45
00:39:51dans une station service
00:39:52donc 45 minutes
00:39:53qu'il avait passé
00:39:54sur la portière
00:39:56côté passager
00:39:57là où était montée
00:39:58Maïlis
00:39:58quelle est la technique
00:39:59qui avait permis
00:39:59de trouver
00:40:00c'est le Blue Star
00:40:01c'est quoi ?
00:40:02alors oui c'est le Blue Star
00:40:04mais il fallait d'abord repérer
00:40:05c'est un liquide
00:40:05qui permet
00:40:07de faire ressortir
00:40:08qui illumine
00:40:09qui illumine la présence
00:40:10d'une femme de sang
00:40:10parce que dans le sang
00:40:11il y a du fer
00:40:11dans le sang il y a du fer
00:40:12et vous lavez le sang
00:40:14mais les traces de fer
00:40:15demeurent
00:40:16donc vous plongez
00:40:17la pièce dans le noir
00:40:18ou la voiture dans le noir
00:40:19dans l'obscurité
00:40:20et vous passez
00:40:21une bombe
00:40:22de luminol
00:40:23ça dégage
00:40:26avec une lumière bleue
00:40:28ça dégage des traces
00:40:29même si ça a été lavé
00:40:30et on a vu ça
00:40:31dans le chalet
00:40:32du Grand Bornan
00:40:33chez les factifs
00:40:34on a vu ça
00:40:35dans plein d'affaires
00:40:36Dominique
00:40:36il y a un élément
00:40:37qui nous a interpellé
00:40:38avec Roselyne
00:40:38c'est la voiture
00:40:39elle est visiblement
00:40:39de facture moderne
00:40:40donc autrement dit
00:40:41elle est traçable
00:40:42absolument
00:40:43il y a un GPS
00:40:43mais pourquoi tant de temps
00:40:45on se disait
00:40:45c'est quand même assez facile
00:40:46de nous dire
00:40:47voilà la voiture
00:40:47elle a été tracée
00:40:49elle a été vue là
00:40:49là et là
00:40:50elle a fait un crochet
00:40:51par un bois
00:40:51ou pas
00:40:51etc
00:40:52pourquoi on n'a pas
00:40:53tout de suite
00:40:53cette information ?
00:40:54parce qu'on est des journalistes
00:40:55et qu'on n'a pas à avoir
00:40:56ces informations
00:40:56bien sûr
00:40:57vous pensez qu'ils les ont déjà ?
00:40:59bien sûr qu'ils les ont
00:41:00évidemment qu'ils ont
00:41:01ces informations
00:41:02et le bornage de la voiture
00:41:04et le bornage du téléphone
00:41:05et le bornage
00:41:06s'il en avait une
00:41:07d'une montre connectée
00:41:08en tout cas sa voiture
00:41:09oui elle a borné
00:41:10donc les infos
00:41:11les gendarmes les ont
00:41:11mais ils ne vont quand même pas
00:41:12les communiquer
00:41:13aux journalistes
00:41:14en nous disant
00:41:15voilà il est allé dans tel bois
00:41:16dans tel endroit
00:41:17sinon tout le monde va y aller
00:41:18c'est normal
00:41:18c'est le secret de l'enquête
00:41:20et donc ils vont opposer
00:41:21ces faits sans doute
00:41:22le magistrat instructeur
00:41:23peut opposer ces faits
00:41:24aux mises en examen
00:41:26mais on va en parler
00:41:27dans un instant
00:41:27c'est le juge d'instruction
00:41:28maintenant qui a la main
00:41:29Marjorie Sueur
00:41:30on le voit dans l'histoire criminelle
00:41:31c'est très compliqué
00:41:32de faire avouer
00:41:33à quelqu'un
00:41:33qu'il a fait du mal
00:41:34à un enfant
00:41:34qu'est-ce qui peut encore une fois
00:41:36faire jouer
00:41:37libérer la parole ?
00:41:39ça va dépendre effectivement
00:41:41de la personnalité
00:41:42de l'individu
00:41:42ça va dépendre aussi
00:41:43des enquêteurs
00:41:44et la façon
00:41:44qu'ils vont avoir
00:41:45de procéder
00:41:46il y a plusieurs méthodes
00:41:47qui peuvent être utilisées
00:41:49le silence peut être aussi
00:41:50une méthode
00:41:51ça peut être stratégique
00:41:52et voir effectivement
00:41:53si en restant dans le silence
00:41:55que ce soit du côté
00:41:56de l'auteur
00:41:56enfin du présumé coupable
00:41:59ou je dirais
00:42:00des forces de l'ordre
00:42:01savoir comment ce silence
00:42:02va être vécu
00:42:04savoir aussi
00:42:04si au niveau comportemental
00:42:06il y a des choses
00:42:07qui vont apparaître
00:42:08telles que
00:42:08je dirais
00:42:09de l'anxiété
00:42:10de l'irritabilité
00:42:11des mouvements
00:42:12voilà
00:42:13au niveau psychomoteur
00:42:14qu'est-ce qui va se passer
00:42:15ensuite il va y avoir
00:42:17l'analyse des preuves
00:42:18Marjorie
00:42:19lorsque le magistrat instructeur
00:42:20va décider peut-être
00:42:22à un moment
00:42:22de convoquer cet homme
00:42:23dans son bureau
00:42:25quelle est la technique
00:42:27qu'il pourrait employer
00:42:28pour essayer
00:42:30de le faire sortir
00:42:30de son silence
00:42:33ça va être
00:42:34la confrontation
00:42:34éventuellement
00:42:35avec les preuves matérielles
00:42:37qui vont être verbalisées
00:42:39lors de cette audition
00:42:40ou ça peut être aussi
00:42:42l'analyse
00:42:43de ces différentes auditions
00:42:44faire ressortir
00:42:46les différentes contradictions
00:42:47incohérences
00:42:48qu'ils auront relevées
00:42:49et après il y a une autre méthode
00:42:51qui s'appelle aussi
00:42:52enfin c'est des techniques
00:42:52de charge cognitive
00:42:53c'est-à-dire
00:42:54l'amener à raconter
00:42:56en fait
00:42:57l'événement
00:42:58lui demander des détails
00:43:00sur les lieux
00:43:01les odeurs éventuelles
00:43:02qu'il a pu avoir
00:43:03l'amener à parler
00:43:05en fait
00:43:05d'autres choses
00:43:06qui soient
00:43:06en direct
00:43:08avec la situation
00:43:09mais qui va
00:43:10le mettre
00:43:11en distance
00:43:11de cette situation
00:43:12et en fait
00:43:14on s'aperçoit
00:43:14qu'il est beaucoup
00:43:15plus difficile
00:43:16pour un individu
00:43:17de pouvoir répondre
00:43:19quand le discours
00:43:20n'est pas réel
00:43:21n'est pas vrai
00:43:22donc en fait
00:43:22on va créer
00:43:23une surcharge cognitive
00:43:25Merci beaucoup
00:43:25à tous les deux
00:43:26on continue à parler
00:43:27de ces techniques
00:43:27et des recherches
00:43:28dès le début
00:43:28du journal de 13h
00:43:29Et Dominique Rizet
00:43:30nous rejoindra
00:43:30également à 13h30
00:43:36Il est 13h
00:43:37bienvenue dans le
00:43:38MiliBFM
00:43:39le 13h live
00:43:40nous mène
00:43:40d'abord évidemment
00:43:41Roselyne
00:43:42dans le département
00:43:42du Gers
00:43:43à Florence
00:43:44où les recherches
00:43:44se poursuivent
00:43:45pour tenter
00:43:45de retrouver Liana
00:43:48disparue depuis 6 jours
00:43:49on va retrouver
00:43:50tous nos envoyés spéciaux
00:43:51sur place
00:43:51d'abord vous
00:43:51Suzy Bernard-Ménéguez
00:43:52où en sont les recherches
00:43:54des cavaliers
00:43:55ce matin
00:43:55ont participé
00:43:59Oui tout à fait
00:44:00des cavaliers
00:44:01d'un centre équestre
00:44:02de Florence
00:44:02il ne s'agit pas
00:44:03de professionnels
00:44:04mais bien
00:44:05de bénévoles
00:44:06qui se sont portés
00:44:07volontaires
00:44:07pour participer
00:44:08aux recherches
00:44:09avec les gendarmes
00:44:10à moto
00:44:10la facilité
00:44:11l'avantage
00:44:11d'avoir un cheval
00:44:13et bien c'est parce
00:44:14qu'il est à la fois
00:44:15plus lent
00:44:16qu'une moto
00:44:17et en même temps
00:44:17plus rapide
00:44:18qu'un piéton
00:44:19donc c'est une allure
00:44:19qui permet
00:44:20à la fois
00:44:21de couvrir
00:44:21des zones
00:44:22assez rapidement
00:44:23tout en passant
00:44:24quand même
00:44:24cela au peigne fin
00:44:26ces 5 chevaux
00:44:27qui ont donc
00:44:28arpenté
00:44:29des chemins
00:44:29parfois inaccessibles
00:44:30à pied
00:44:30pendant près de 3 heures
00:44:31on vient de la prendre
00:44:32ils viennent de finir
00:44:33les opérations
00:44:34et apparemment
00:44:35cela n'aurait pas
00:44:36été concluant
00:44:37les recherches
00:44:38vont se poursuivre
00:44:39toute la journée
00:44:39ici à Florence
00:44:40et aux alentours
00:44:41au total
00:44:42ce sont près de
00:44:43400 km²
00:44:45qui sont donc
00:44:46en train d'être inspectés
00:44:48pour vous donner une idée
00:44:49c'est la taille
00:44:50de 4
00:44:50c'est à peu près
00:44:514 fois la taille
00:44:53d'une ville
00:44:53comme Paris
00:44:54d'autres recherches
00:44:55vont également être faites
00:44:56par des plongeurs
00:44:58de la gendarmerie
00:44:58et puis du porte-à-porte
00:45:00va être organisé
00:45:01cet après-midi
00:45:02auprès des habitants
00:45:02qui résident
00:45:03à proximité
00:45:04du collège
00:45:05de Liana
00:45:05ça avait déjà été fait hier
00:45:07mais l'opération
00:45:08est renouvelée
00:45:09en début d'après-midi
00:45:09parce que certains gendarmes
00:45:11avaient trouvé
00:45:11porte-closière
00:45:13Juste un mot
00:45:14sur les chevaux
00:45:14général Pellistrand
00:45:15ils ne peuvent pas
00:45:15travailler toute la journée
00:45:16les chevaux ?
00:45:17Oui ils ont 3 heures
00:45:17d'autant plus qu'il pleut
00:45:19donc on ramène les chevaux
00:45:20pour qu'ils puissent
00:45:21se repouser
00:45:22et peut-être que l'opération
00:45:23sera un renouvelé
00:45:24mais déjà 3 heures
00:45:25c'est très important
00:45:25ça a permis
00:45:26de parcourir
00:45:27un certain nombre
00:45:27de kilomètres carrés
00:45:29donc de fermer des portes
00:45:30Des fouilles pour trouver
00:45:31des indices
00:45:31et puis il y a
00:45:32la gendarmerie scientifique
00:45:34Alexandra Gonzales
00:45:35la voiture du suspect
00:45:37qui est à l'IRCGN
00:45:38est-ce qu'on sait
00:45:38ce que ça donne ?
00:45:39Alors pour le moment
00:45:40cette voiture
00:45:42qui est en train
00:45:42d'être exploitée
00:45:43à Pontoise
00:45:43en fait elle a été remontée
00:45:45depuis les lieux
00:45:46jusqu'à Pontoise
00:45:47voiture du suspect
00:45:48cette exploitation
00:45:49n'a rien révélé
00:45:51d'accablant
00:45:52c'est ce que nous confirme
00:45:53une source proche
00:45:53de l'enquête ce matin
00:45:56cette exploitation
00:45:57néanmoins se poursuit
00:45:59à la recherche
00:46:00de traces
00:46:01et d'indices
00:46:01pour le moment
00:46:02de l'ADN
00:46:03de Liana
00:46:04a été retrouvé
00:46:04à l'intérieur du véhicule
00:46:05mais c'est tout à fait
00:46:06commun
00:46:07puisqu'il est admis
00:46:08qu'elle est montée
00:46:09dans cette voiture
00:46:10le suspect le dit
00:46:11la vidéosurveillance
00:46:12le montre également
00:46:13simplement pour le moment
00:46:15aucune trace
00:46:16d'ordre criminel
00:46:17dans cette voiture
00:46:18Donc les fouilles
00:46:18n'ont rien donné pour l'instant
00:46:19on voit des images
00:46:20du porte-à-porte
00:46:21réalisées hier
00:46:22vraiment l'enquête
00:46:23se déploie
00:46:25tous azimuts
00:46:26et la colère
00:46:27commence à monter
00:46:276 jours
00:46:29sans rien
00:46:29en dépit de la mise
00:46:30en examen
00:46:31et de l'incarcération
00:46:32du suspect
00:46:33donc au tout début
00:46:33de la semaine
00:46:34on a appris
00:46:35Jean-Wilfrid Forquet
00:46:36est-ce que Barrella
00:46:36a fait l'objet
00:46:37d'autres plaintes
00:46:38et on se demande
00:46:39évidemment
00:46:39si d'autres victimes
00:46:41potentielles
00:46:42ne vont pas se signaler
00:46:43j'imagine que ça
00:46:44interpelle beaucoup
00:46:45les habitants
00:46:46est-ce que vous percevez
00:46:47une colère
00:46:49qui monte
00:46:52c'est très net
00:46:53après l'émotion
00:46:55la sidération
00:46:55c'est la colère
00:46:56qui monte
00:46:57avec forcément
00:46:58beaucoup de questions
00:46:59et elles sont
00:47:00de plus en plus
00:47:01nombreuses
00:47:01avec les procédures
00:47:03dont vous venez
00:47:04de parler à l'instant
00:47:05Christophe
00:47:06deux questions
00:47:07simplement
00:47:07deux questions
00:47:08ce midi
00:47:08pourquoi cet homme
00:47:10n'a jamais été inquiété
00:47:11alors qu'il avait eu
00:47:12un comportement bizarre
00:47:13au lycée
00:47:14ça c'est une question
00:47:14qui revient souvent ici
00:47:16puis deuxième question
00:47:17pourquoi les gendarmes
00:47:18ne l'ont pas interrogé
00:47:19en janvier dernier
00:47:20dans l'affaire du viol
00:47:21de la fillette
00:47:22vous savez
00:47:23cette histoire
00:47:24réveillée l'autre soir
00:47:25par BFM TV
00:47:26voilà deux questions
00:47:26qui reviennent
00:47:27et puis il y a la question
00:47:28des élus aussi
00:47:29la question du maire
00:47:30par exemple
00:47:30ce matin sur l'antenne
00:47:32de BFM TV
00:47:33Grégory Bobateau
00:47:34s'interrogeait
00:47:35pourquoi ne pas mieux
00:47:36protéger nos enfants
00:47:38écoutez
00:47:39j'ai dit qu'il y avait
00:47:40donc un dysfonctionnement
00:47:41profond
00:47:41très certainement
00:47:42dans les enquêtes
00:47:44et la façon dont
00:47:44elles sont menées
00:47:45parce qu'on peut parler
00:47:47et débattre
00:47:47et perdre du temps
00:47:49en palabres inutiles
00:47:50sur des plateaux
00:47:52ou à l'Assemblée nationale
00:47:53mais quand est-ce
00:47:54qu'on va agir
00:47:55et qu'on va vraiment
00:47:55se poser les bonnes questions
00:47:57n'est-il pas le moment
00:47:58de réformer
00:47:59de réformer
00:48:00et j'en appelle
00:48:00aux législateurs
00:48:00de réformer les choses
00:48:01pour qu'on puisse
00:48:03ne pas attendre
00:48:04les preuves caractérisées
00:48:05pour faire quelque chose
00:48:06pour les enfants
00:48:06qui sont victimes
00:48:07de violences sexuelles
00:48:08alors ça c'est un vrai sujet
00:48:09lancé par le maire
00:48:11faut-il
00:48:11et nous d'ailleurs
00:48:12nous le verbalisons
00:48:13dans le mini BFM
00:48:14nous ouvrons ce débat
00:48:15faut-il lancer
00:48:16une opération
00:48:18MeToo
00:48:18enfant
00:48:19et ce sera l'un des thèmes
00:48:20d'ailleurs
00:48:21de notre rendez-vous
00:48:22notre page spéciale
00:48:23de 13h30
00:48:23et Jean-Louis Fritz
00:48:24ça va dans le sens
00:48:25de la lettre
00:48:26que vous a remise ce matin
00:48:27une habitante
00:48:30Oui
00:48:30il y a l'illustration
00:48:32concrète
00:48:32parce qu'il y a
00:48:33les habitants
00:48:33qui parlent
00:48:34qui se confient
00:48:34et puis il y a
00:48:35ceux qui n'osent pas
00:48:36se montrer
00:48:37parler
00:48:37s'exprimer
00:48:39devant micros
00:48:39et caméras
00:48:40par exemple Nadine
00:48:41qui était très émue
00:48:42ce matin
00:48:42elle était en larmes
00:48:43elle m'a dit
00:48:43moi je ne veux pas parler
00:48:44monsieur
00:48:44mais je peux vous donner
00:48:45une lettre
00:48:46une lettre
00:48:47qui s'adresse
00:48:47aux élus
00:48:48et vous allez voir
00:48:49Lénie Bocorni
00:48:50qui m'accompagne
00:48:50va vous montrer
00:48:51voilà
00:48:51elle s'adresse
00:48:52aux hommes politiques
00:48:53messieurs les politiques
00:48:54combien de lianas
00:48:55faudra-t-il
00:48:56pour que vous réagissiez
00:48:58rapidement
00:48:58elle dit
00:48:59moi j'ai du mal
00:49:00à dormir
00:49:00je ne sais pas
00:49:01si vous vous arrivez
00:49:02à dormir
00:49:03tranquillement
00:49:04le soir chez vous
00:49:05voilà
00:49:05l'interpellation
00:49:06de cette habitante
00:49:07ça fait partie
00:49:08des questions
00:49:09nombreuses
00:49:10qui reviennent
00:49:10ici sur le terrain
00:49:12Revenez évidemment
00:49:12avec nous tout à l'heure
00:49:13Jean-Wilfried Forquest
00:49:14peut-être d'ailleurs
00:49:14essayez de convaincre
00:49:15cette dame
00:49:16de venir nous parler
00:49:17à 13h30
00:49:18parce qu'évidemment
00:49:19ces mots seront
00:49:20encore plus forts
00:49:21que ces écrits
00:49:21vous voulez dire un mot
00:49:22Laurent Neumann ?
00:49:23Oui parce que
00:49:24la question de Nadine
00:49:25elle est parfaitement
00:49:26légitime
00:49:27on en est au troisième plan
00:49:28troisième plan
00:49:29depuis 2017
00:49:30sur les violences sexuelles
00:49:32notamment
00:49:33commises sur les mineurs
00:49:34alors on crée des commissions
00:49:35on crée des lois
00:49:37des rapports
00:49:38des débats
00:49:38etc
00:49:39mais on voit bien
00:49:40à la lumière
00:49:40de cette enquête
00:49:41qu'il y a un nombre
00:49:42de failles considérables
00:49:43que ça aille du traitement
00:49:45par les gendarmes
00:49:46par les enquêteurs
00:49:47jusqu'à la justice elle-même
00:49:48un temps infini
00:49:50infini
00:49:50et donc on voit bien
00:49:51qu'on n'a pas pris
00:49:52la mesure
00:49:53de ce qu'il faut faire
00:49:54concrètement
00:49:54pour protéger les victimes
00:49:56on ouvre ce dossier
00:49:57donc à 13h30
00:49:58l'autre grand titre
00:49:59c'est la guerre
00:49:59et en particulier au Liban
00:50:01Israël et le Liban
00:50:02ont annoncé cette nuit
00:50:03un cessez-le-feu
00:50:03conditionné à un arrêt
00:50:05complet des tirs du Hezbollah
00:50:06autant le dire
00:50:06personne ne le respecte
00:50:07ni le Hezbollah
00:50:08ni Israël
00:50:09et pour le président Aoun
00:50:10c'est pourtant
00:50:10la dernière chance
00:50:12pour un cessez-le-feu
00:50:13global avec Israël
00:50:14Adèle Bakawan
00:50:15est-ce que le Liban
00:50:16va être entraîné
00:50:17dans une guerre sans fin ?
00:50:18Le Liban est déjà
00:50:19dans une guerre sans fin
00:50:21le Liban est sacrifié
00:50:23à la fois par les Iraniens
00:50:24par les pays arabes
00:50:25par les Américains
00:50:26par les Européens
00:50:27mais aussi par les Israéliens
00:50:29il n'y aura pas
00:50:30la fin de la guerre
00:50:31parce que tout simplement
00:50:32les conditions
00:50:33toutes les conditions
00:50:34objectives
00:50:35sont prêtes
00:50:35pour que cette guerre continue
00:50:37et ensuite
00:50:38et même si on arrête
00:50:39cette guerre-là
00:50:40aujourd'hui
00:50:40vous savez
00:50:40le Liban a besoin
00:50:41de combien milliards de dollars ?
00:50:43120 milliards de dollars
00:50:45pour la reconstruction
00:50:46du Liban
00:50:47or aucun pays arabe
00:50:49finance désormais
00:50:50la reconstruction
00:50:51qui est responsable
00:50:52de ce chaos ?
00:50:53c'est la République islamique d'Iran
00:50:54est-ce que la République islamique d'Iran
00:50:56via le Hezbollah
00:50:57a les moyens
00:50:58pour financer
00:50:59120 milliards de dollars
00:51:00de tout ce qui a été déconstruit ?
00:51:02bien sûr que non
00:51:03et on pourrait rappeler
00:51:05les chiffres
00:51:05nombre de victimes
00:51:06au Liban
00:51:07plusieurs milliers de victimes
00:51:08depuis le début de la guerre
00:51:09on dépasse
00:51:103, 3, 3 mille
00:51:121, 2
00:51:12un autre chiffre
00:51:13très intéressant
00:51:14à ce jour-là
00:51:15à cette minute-là
00:51:16le nombre
00:51:17de déplacés
00:51:18des Libanais
00:51:18c'est 18%
00:51:20de la population
00:51:211 million
00:51:211 million
00:51:22voici l'illustration
00:51:23de ce que vous dites
00:51:24nous sommes à Tyre
00:51:25la grande ville de Tyre
00:51:26140 000 habitants
00:51:27normalement
00:51:28une ville qui paraît
00:51:29déserte
00:51:30au premier plan
00:51:31les ruines
00:51:32et derrière
00:51:33la mer
00:51:34qui pourrait faire rêver
00:51:36en d'autres circonstances
00:51:37Maxime Branstetter
00:51:37vous êtes sur place
00:51:39oui on se trouve
00:51:40dans la ville de Tyre
00:51:42qui a été
00:51:43intensément frappée
00:51:44ces dernières semaines
00:51:45vous voyez cette frappe
00:51:46il y a eu ici
00:51:474 morts
00:51:49et plusieurs dizaines
00:51:50de blessés
00:51:50vous voyez l'intensité
00:51:51des destructions
00:51:52pourtant Tyre
00:51:53c'est une ville
00:51:54carte postale
00:51:55si je puis dire
00:51:55et puis vous voyez
00:51:56la mer en fond
00:51:57on se trouve dans les rues
00:51:58Tyre avec Marjorie
00:51:59on est venu ici
00:52:00parce qu'avec l'accord
00:52:01de cette nuit
00:52:02entre le Liban
00:52:02Israël et les Etats-Unis
00:52:03on s'est dit que peut-être
00:52:04comme à chaque accord
00:52:05de cesser le feu
00:52:06il y allait y avoir
00:52:06un mouvement de population
00:52:07de réfugiés
00:52:08qui revenaient chez eux
00:52:09mais regardez les rues
00:52:10ici on est dans
00:52:11un des grands boulevards de Tyre
00:52:12il n'y a absolument personne
00:52:13il y a juste un homme
00:52:14qui passe le balai
00:52:15qui enlève des décombres
00:52:16là-bas
00:52:16mais tous les magasins
00:52:17sont absolument fermés
00:52:19et la ville
00:52:20je dois le dire
00:52:20est défigurée
00:52:21elle l'était déjà
00:52:22chaque guerre
00:52:22elle a été frappée
00:52:23mais là aussi
00:52:24c'est une frappe
00:52:25de la semaine dernière
00:52:26la ville de Tyre
00:52:27a été considérablement frappée
00:52:28et peu importe
00:52:29l'accord de cesser le feu
00:52:30la population ne revient pas ici
00:52:32et d'ailleurs
00:52:32on leur a demandé
00:52:33de ne pas le faire
00:52:33à la fois les autorités libanaises
00:52:35et l'armée israélienne
00:52:36leur a dit
00:52:37de ne pas revenir ici
00:52:38au sud du pays
00:52:39parce qu'ils sont
00:52:40en danger de mort
00:52:41Maxime Brandstetter
00:52:42avec Marjorie Marciac
00:52:43restez avec nous
00:52:44dans un instant
00:52:44l'affaire Patrick Bruel
00:52:46malgré la présomption d'innocence
00:52:48est-ce que c'est terminé pour lui
00:52:49une représentation au théâtre
00:52:50hier annulée
00:52:52par des manifestantes
00:52:53est-ce la fin
00:52:54de tous ces concerts et autres
00:52:55on se posera la question
00:52:56dans un instant
00:53:03retour sur le plateau
00:53:04du mini BFM
00:53:05le dossier du 13h
00:53:06malgré la présomption d'innocence
00:53:07bien sûr Roselyne
00:53:08est-ce que c'est terminé
00:53:10pour Patrick Bruel
00:53:10qui annule les enfoirés
00:53:11qui annule des festivals
00:53:12qui annule des concerts
00:53:13et il y a cette représentation
00:53:15de théâtre hier
00:53:16à Paris
00:53:17qui a été plus que perturbée
00:53:18Antoine Fernandez
00:53:19avec Morgane Benkab
00:53:21elles sont arrivées
00:53:23au moment de l'entrée
00:53:24du public dans le théâtre
00:53:25pas de scène
00:53:27pour les agresseurs
00:53:28pas de public
00:53:30pour les violents
00:53:31une dizaine de militantes
00:53:33du collectif
00:53:33nous toutes
00:53:34sont venues une nouvelle fois
00:53:35hier soir
00:53:36perturber la représentation
00:53:37de la pièce de théâtre
00:53:39où Patrick Bruel
00:53:40est actuellement à l'affiche
00:53:41sur place
00:53:42la situation est tendue
00:53:43entre les féministes
00:53:44et les spectateurs
00:53:49si Patrick Bruel
00:53:51a déjà annoncé
00:53:52l'annulation
00:53:53de ses concerts
00:53:53jusqu'au mois de septembre
00:53:55les militantes féministes
00:53:56réclament également
00:53:57l'annulation
00:53:58de ses prochaines
00:53:59représentations au théâtre
00:54:00on demande à ce qu'ils soient
00:54:01pas programmés
00:54:02dans les salles
00:54:03laisser une scène
00:54:04à des personnes
00:54:05accusées de violences
00:54:07sexuelles
00:54:08c'est un choix
00:54:09ce n'est pas neutre
00:54:10Patrick Bruel
00:54:11doit se produire
00:54:12sur la scène du théâtre
00:54:13Edouard Sète
00:54:13jusqu'à ce dimanche
00:54:14mais ce matin
00:54:15sur le site officiel
00:54:16du théâtre
00:54:17nous avons constaté
00:54:18que la page de réservation
00:54:19de billets
00:54:20a été désactivée
00:54:21il y a une semaine
00:54:22trois féministes
00:54:23étaient parvenus
00:54:24à s'introduire
00:54:24à l'intérieur du théâtre
00:54:25dix minutes
00:54:26après le début
00:54:27de la représentation
00:54:28cette dernière
00:54:29avait été temporairement
00:54:30interrompue
00:54:31donc les manifestants
00:54:32ont opéré devant le théâtre
00:54:33mais la pièce
00:54:34avait quand même été annulée
00:54:35oui la direction
00:54:36cette fois
00:54:36a eu peur
00:54:37d'une certaine manière
00:54:38qu'à l'image
00:54:39du 27 mai dernier
00:54:42la semaine dernière
00:54:43en fait
00:54:43que les manifestants
00:54:45aient pu acheter des places
00:54:46aient pu rentrer
00:54:47dans la salle
00:54:47et viennent perturber
00:54:48à nouveau la représentation
00:54:50le fil de la pièce
00:54:51et ça avait été le cas
00:54:52la pièce avait recommencé
00:54:53dès le début
00:54:53la première fois
00:54:54et là ils se sont dit
00:54:54la direction
00:54:55ne prend pas de risque
00:54:56on annule purement
00:54:57et simplement
00:54:57il y a une vraie question
00:54:59parce que la pièce
00:54:59elle se termine dimanche
00:55:01il reste cinq représentations
00:55:02mais est-ce qu'elles vont avoir lieu ?
00:55:03pour le moment
00:55:04l'entourage
00:55:06de Patrick Bruel
00:55:07l'attaché de presse
00:55:08de la pièce
00:55:08ne s'exprime pas à ce sujet
00:55:10normalement ce soir
00:55:10toute l'équipe sera sur ça
00:55:11oui mais si ça recommence
00:55:12c'est probable que du coup
00:55:14un bras de fer
00:55:16commence à se mettre en place
00:55:18entre les associations
00:55:19et la direction
00:55:19peut-être que la direction
00:55:22du théâtre
00:55:22va mettre aussi
00:55:23plus de vigiles ce soir
00:55:24va se préparer
00:55:24pour ces cinq dernières représentations
00:55:26c'est une possibilité
00:55:27on imagine aussi
00:55:28le climat complexe
00:55:29pour l'équipe
00:55:30pour les acteurs
00:55:31dans lesquels ils doivent jouer
00:55:32jusqu'à la fin de la semaine
00:55:33Vincent Vantiguem
00:55:34où en sont les procédures judiciaires ?
00:55:36récentes
00:55:37récentes
00:55:37effectivement
00:55:38les dernières informations
00:55:39dont on dispose
00:55:39en fait
00:55:39elles remontent à environ 15 jours
00:55:41c'est l'orbe QO
00:55:42vous vous souvenez
00:55:42la procureure de Paris
00:55:43qui avait annoncé
00:55:44que toutes les procédures
00:55:45allaient être regroupées
00:55:46à Nanterre
00:55:47pourquoi Nanterre ?
00:55:48parce qu'on prend en compte
00:55:49le lieu de domicile
00:55:50de Patrick Bruel
00:55:50Neuilly-sur-Seine
00:55:51ça dépend du tribunal judiciaire
00:55:53de Nanterre
00:55:53de quoi on parle ?
00:55:54on parle de faits de viol
00:55:55de tentatives de viol
00:55:56d'agression sexuelle
00:55:57de harcèlement sexuel
00:55:58d'exhibition
00:55:59la liste est longue
00:56:00parce qu'il y a 12 plaintes
00:56:02au moins 12 plaintes
00:56:03parce que les avocats
00:56:04de certaines plaignantes
00:56:04ont annoncé leur volonté
00:56:06de déposer de nouvelles plaintes
00:56:07avec des nouveaux témoignages
00:56:08qui affluent
00:56:09alors je l'ai dit
00:56:10l'orbe QO
00:56:10la procureure de Paris
00:56:11a annoncé
00:56:11que ce serait regroupé
00:56:12à Nanterre
00:56:14on le sait
00:56:14certains faits
00:56:15semblent prescrits
00:56:16j'utilise l'expression
00:56:17semble à dessein
00:56:18parce que les avocates
00:56:19des plaignantes
00:56:20là aussi veulent faire jouer
00:56:21ce qu'on appelle
00:56:23si on ne peut pas relier
00:56:24toutes ces affaires-là
00:56:24c'est ça qui va être désormais
00:56:26sur le bureau de juge d'instruction
00:56:27parce qu'une information
00:56:28judiciaire a été ouverte
00:56:29est-ce qu'il a été entendu ?
00:56:30est-ce qu'il va l'être ?
00:56:32alors il va l'être
00:56:33sans aucun doute
00:56:34on peut prolonger
00:56:36la question de Roselyne
00:56:37par la même interrogation
00:56:39que celle qui nous guide
00:56:40pour l'affaire du Gers
00:56:42pourquoi n'est-il pas
00:56:43été encore convoqué ?
00:56:45alors parce que là
00:56:46on est sur des faits
00:56:47très anciens
00:56:48qui ont déjà fait
00:56:49pour certains l'objet
00:56:50d'un examen
00:56:51par la justice
00:56:51il faut se souvenir
00:56:52qu'il a été entendu
00:56:53dans la précédente procédure
00:56:54vous vous souvenez
00:56:55la fameuse procédure
00:56:55des masseuses
00:56:56il avait même été confronté
00:56:57il avait bénéficié
00:56:58d'un classement sans suite
00:56:59et tous ces dossiers-là
00:57:01vont être réexaminés
00:57:02on peut imaginer
00:57:03que le juge fait le point
00:57:04sur toutes les investigations
00:57:05on va entendre les plaignantes
00:57:06on va faire des investigations
00:57:07et au final
00:57:08on va convoquer Patrick Bruel
00:57:09en vue d'une mise en examen
00:57:11et c'est à cette occasion-là
00:57:12qu'il aura l'occasion
00:57:13de s'exprimer
00:57:13en tout cas devant la justice
00:57:14pour l'instant
00:57:15il a pris la parole
00:57:16une seule fois
00:57:16là aussi ça remonte
00:57:17à 15 jours
00:57:18sur les réseaux sociaux
00:57:19Instagram
00:57:20trois pages de communiqués
00:57:22essentiellement consacrées
00:57:23à Flavie Flaman
00:57:23qui est l'une des plaignantes
00:57:24rappelons-le
00:57:25mais dans lequel il dit
00:57:26je n'ai jamais drogué
00:57:28manipulé
00:57:28ou cherché à soumettre
00:57:30quiconque
00:57:30donc il n'a pas encore
00:57:31été entendu par la justice
00:57:32mais en tout état de cause
00:57:33il a déjà donné sa position
00:57:35sur les accusations
00:57:36qu'il vit
00:57:36si on revient sur sa carrière
00:57:37Steven
00:57:38il lui reste quoi là maintenant
00:57:39il lui reste une tournée
00:57:40une tournée
00:57:41qui doit commencer
00:57:42le 2 octobre
00:57:43c'est toute la question
00:57:44mais toutes les dates
00:57:44ont été supprimées
00:57:45non ?
00:57:46alors pour le moment
00:57:46les seules choses
00:57:47qui ont été supprimées
00:57:48ce sont les trois dates
00:57:49au Cirque d'Hiver
00:57:50Bouglione à Paris
00:57:50qui devait être
00:57:51le lancement de cette tournée
00:57:52qui devait débuter
00:57:5416, 17, 18 juin
00:57:55et il devait entamer
00:57:55fin juin
00:57:56en Suisse
00:57:57une tournée de 14 dates
00:57:59tournée estivale
00:57:59de festival
00:58:00pour le moment
00:58:01la stratégie de Patrick Bourrel
00:58:02c'est s'acheter 4 mois
00:58:04il espère que la pression
00:58:05va retomber
00:58:05à partir de maintenant
00:58:07après ses adieux au théâtre
00:58:09et qu'il pourra sereinement
00:58:10retrouver le public
00:58:11le 2 octobre
00:58:12à Chartres
00:58:13pour une tournée
00:58:13qui ne comportera
00:58:15maintenant plus que
00:58:1635 dates au lieu de 58
00:58:17prévues au départ
00:58:19on a appris cette semaine
00:58:20que 3 dates au Québec
00:58:22ont été annulées
00:58:22il y avait déjà les dates
00:58:23de la ville de Québec
00:58:23maintenant c'est la ville de Montréal
00:58:25qui décide de supprimer
00:58:25les dates
00:58:26il lui reste donc
00:58:27une grosse tournée de zénith
00:58:28la plus importante
00:58:29en France essentiellement
00:58:30une date est toujours prévue
00:58:32en Suisse
00:58:32à côté de Genève
00:58:33c'est la seule date à l'étranger
00:58:35qui existe encore
00:58:35sur son planning
00:58:36donc il veut sécuriser
00:58:37cette tournée
00:58:37qui est la plus importante
00:58:39financièrement pour lui
00:58:40je rappelle qu'il est
00:58:40son propre producteur
00:58:41via sa société
00:58:4214 Productions
00:58:43et donc il doit
00:58:44à la fois sécuriser
00:58:45cette tournée
00:58:46mais il doit aussi
00:58:47pouvoir la soutenir
00:58:48la vivre financièrement
00:58:49car si c'est annulé
00:58:50c'est lui qui aura
00:58:51toutes les conséquences financières
00:58:52de cette tournée à gérer
00:58:53il devra payer
00:58:53beaucoup beaucoup de monde
00:58:54merci beaucoup à tous les deux
00:58:56vous restez avec nous
00:58:57dans un instant
00:58:57dès 13h30
00:58:58on suivra en direct
00:58:59les recherches
00:59:00pour retrouver Liana
00:59:01dans le Gers
00:59:01on reviendra aussi
00:59:02sur ces lenteurs
00:59:04ces dysfonctionnements
00:59:05de la justice
00:59:06faut-il un me-too
00:59:07des enfants
00:59:08pour mieux les protéger
00:59:09mieux écouter les victimes aussi
00:59:10le Midi BFM
00:59:11ouvre le débat
00:59:20retour sur le plateau
00:59:21du Midi BFM
00:59:22il est quasiment 13h30
00:59:236 jours sans nouvelles
00:59:24de Liana
00:59:24les recherches
00:59:25dans le département du Gers
00:59:26se poursuivent
00:59:27elles se poursuivent
00:59:28hélas dans des conditions
00:59:28difficiles
00:59:29parce que les conditions
00:59:29météo sont épouvantables
00:59:31il pleut
00:59:32et ça n'arrange pas
00:59:32évidemment
00:59:33ceux qui recherchent
00:59:34l'enfant
00:59:35la polémique
00:59:36sur les errements
00:59:36de la justice
00:59:37se prolonge aussi
00:59:39et le Midi BFM
00:59:40aujourd'hui fait une proposition
00:59:41faut-il un me-too
00:59:43des enfants
00:59:44on en parlera
00:59:45dans la deuxième partie
00:59:46de notre page spéciale
00:59:47avec David Sénat
00:59:48avocat général prêt
00:59:49à la cour d'appel
00:59:50de Versailles
00:59:51Martine Brousse
00:59:52président de l'association
00:59:53La Voix de l'Enfant
00:59:54Dominique Rizet
00:59:54est également avec nous
00:59:55Alexandra Gonzales
00:59:56du service police-justice
00:59:57Laurent Neumann aussi
00:59:58parce qu'on a des chiffres
00:59:59édifiants
01:00:00on va commencer par les recherches
01:00:02on le disait
01:00:02pas simples
01:00:03sur le terrain
01:00:04avec cette météo
01:00:06Suzy Bernard Ménéguse
01:00:08est sur place
01:00:08on va la retrouver
01:00:09dans un instant
01:00:10il y a les fouilles
01:00:11Alexandra
01:00:11il y a du porte-à-porte
01:00:13pour trouver des indices
01:00:14il y a aussi
01:00:15cette fameuse voiture
01:00:16du suspect
01:00:17qui est examinée
01:00:18par les gendarmes scientifiques
01:00:19oui
01:00:20elle a été amenée
01:00:21jusqu'à
01:00:22en région parisienne
01:00:23jusqu'à Pontoise
01:00:24le lieu où se trouve
01:00:25la gendarmerie scientifique
01:00:26l'IRCGN
01:00:27pour être analysée
01:00:28de fond en comble
01:00:29d'après nos informations
01:00:30confirmant celles
01:00:31de nos confrères
01:00:32du Parisien
01:00:32pour le moment
01:00:33cet examen
01:00:35cette exploitation
01:00:35de la voiture
01:00:36n'a rien révélé
01:00:37d'accablants
01:00:38ou de criminels
01:00:39il y a bien des traces ADN
01:00:41de l'IANA
01:00:41qui sont retrouvées
01:00:42à l'intérieur
01:00:42mais c'est tout à fait logique
01:00:44puisque l'on sait
01:00:45désormais avec certitude
01:00:46qu'elle est montée
01:00:47dans sa voiture
01:00:47à l'avant en tout cas
01:00:48c'est normal
01:00:49de la retrouver à l'avant
01:00:50on nous dit par ailleurs
01:00:51que c'est un véhicule
01:00:52qui n'est pas très récent
01:00:54mais il y a néanmoins
01:00:55à l'intérieur
01:00:56ce qu'on appelle
01:00:56des calculateurs embarqués
01:00:58ce sont des éléments
01:00:59qui peuvent être exploités
01:01:00numériquement
01:01:01ça prend du temps
01:01:02mais ça permet
01:01:03de comprendre
01:01:04à quelle heure
01:01:05la voiture a fonctionné
01:01:06où est-ce qu'elle a fonctionné
01:01:07et tout ceci
01:01:08peut ensuite permettre
01:01:09d'interroger le suspect
01:01:10Dominique Rizet
01:01:11est-ce que ça veut dire
01:01:11qu'on va pouvoir
01:01:12retracer le parcours
01:01:14seconde après seconde
01:01:16de la voiture
01:01:17donc du mise en examen ?
01:01:18alors si elle est suffisamment
01:01:20connectée
01:01:20Alexandre Adivoin
01:01:21c'est une voiture
01:01:22qui n'est pas récente
01:01:23mais qui a des connexions
01:01:24oui on pourra
01:01:25avec des voitures
01:01:26tout à fait modernes
01:01:26donc s'il a fait un écart
01:01:27s'il est entré dans un bois
01:01:28on le verra
01:01:29avec des voitures
01:01:30tout à fait modernes
01:01:30deux ou trois ans
01:01:31la signature numérique
01:01:33elle est si précise
01:01:34qu'à dix mètres près
01:01:36on peut savoir exactement
01:01:37ce qu'a fait le véhicule
01:01:38oui sur des voitures
01:01:40très modernes
01:01:41quatre, cinq dernières années
01:01:42et des modèles
01:01:43des modèles quand même
01:01:44haut de gamme
01:01:44est-ce que c'est normal
01:01:45que ça prenne du temps
01:01:46parce que tout le monde
01:01:47est évidemment impatient
01:01:48ou contre nous
01:01:49disait l'un des enquêteurs
01:01:50cette semaine
01:01:50mais je vous fais la même réponse
01:01:52que tout à l'heure Christophe
01:01:52ça prend du temps pour nous
01:01:54parce qu'on est dans le bleu
01:01:56on n'a aucune information
01:01:57on n'a rien
01:01:57mais vous pensez bien
01:01:58que du côté des enquêteurs
01:02:00eux si on ne pouvait ouvrir
01:02:01le livre
01:02:02qu'ils sont en train d'écrire
01:02:03on aurait déjà
01:02:04tout un tas d'informations
01:02:05eux savent sans doute
01:02:07où est allée cette voiture
01:02:08eux savent où est allé
01:02:09le téléphone de Jérôme Barrella
01:02:11eux savent tout un tas de choses
01:02:13que nous on ignore encore
01:02:14ils ont peut-être des éléments
01:02:15sur ce qu'on a trouvé
01:02:16à l'intérieur de la voiture
01:02:17on sait qu'il y a des traces
01:02:19du passage de Liana
01:02:21ben oui elle est montée
01:02:22dans la voiture
01:02:22mais il y a tout un tas de choses
01:02:23qu'on ne sait pas encore
01:02:24et on n'a pas le savoir
01:02:25c'est le secret de l'enquête
01:02:26mais des informations cruciales
01:02:27pour faire parler le suspect
01:02:28comment on fait parler
01:02:30un suspect
01:02:30c'est ça qui est intéressant
01:02:31David Sennat
01:02:32vous dans votre métier
01:02:33notamment vous portez l'accusation
01:02:34et on voit bien
01:02:35qu'un élément tangible
01:02:36on se souvient de l'affaire
01:02:37Maëlys
01:02:37c'était une micro-gouttelette de sang
01:02:38ça peut tout débloquer
01:02:40tout à fait
01:02:41alors on fait parler
01:02:42les suspects
01:02:43on fait parler
01:02:44les gens qu'on suspecte
01:02:45à partir du moment
01:02:46on a suffisamment d'éléments probants
01:02:48et les stratégies d'enquête
01:02:49ont changé depuis 20 ans
01:02:50avec la police technique
01:02:51et scientifique
01:02:52on a cessé
01:02:53de vouloir recueillir
01:02:54des aveux
01:02:54de façon précoce
01:02:55ce qu'on faisait dans le temps
01:02:56au début de garde à vue
01:02:58et on mangeait
01:02:59le temps de garde à vue
01:03:00et il se passait
01:03:01des aveux ou pas
01:03:03aujourd'hui
01:03:04on a des éléments d'enquête
01:03:06qui permettent
01:03:06d'entendre quelqu'un
01:03:07et de le confronter
01:03:08à de l'ADN
01:03:10à du sang
01:03:11à une téléphonie
01:03:12à des témoignages
01:03:14donc on retarde
01:03:16mais à bon escient
01:03:17mais pour l'instant
01:03:18on n'a pas grand chose
01:03:18à lui opposer
01:03:19on est d'accord
01:03:19et on n'a pas grand chose
01:03:20mais là ça a été extrêmement retardé
01:03:22c'est ça qui interroge
01:03:23et moi il y a autre chose
01:03:24qui m'interroge dans cette affaire
01:03:26c'est le choix judiciaire
01:03:28du parquet d'oches
01:03:29au moment où ils récupèrent
01:03:30la procédure
01:03:31qui est donc dans leur zone
01:03:32de compétence
01:03:32et là je parle des viols
01:03:33sur la petite Rosa
01:03:35qu'elle dénonce
01:03:35à l'été 2025
01:03:37le parquet d'oches
01:03:38en janvier
01:03:39décide de donner
01:03:40cette enquête
01:03:41de confier cette enquête
01:03:42dans laquelle il y a un examen médico-légal
01:03:44qui atteste
01:03:46de ce qu'elle décrit
01:03:47des lésions
01:03:48qui attestent
01:03:49de ce qu'elle décrit
01:03:49il confie cette enquête
01:03:51à la brigade
01:03:52qui est la subdivision
01:03:54la plus petite
01:03:55dans la gendarmerie
01:03:56la brigade de Lectour
01:03:58au lieu de le confier
01:03:59comme ça se fait habituellement
01:04:01dans ce genre de cas
01:04:02à une brigade de recherche
01:04:03qui est au-dessus
01:04:04voire même à une section
01:04:05de recherche
01:04:06de gendarmerie
01:04:07là on est vraiment
01:04:08sur la brigade de proximité
01:04:10dans cette zone rurale
01:04:11et c'est eux
01:04:12qui se retrouvent
01:04:13avec cette enquête
01:04:14sur une personne
01:04:16qui a des antécédents judiciaires
01:04:18même si elle n'a jamais été condamnée
01:04:19je parle de Jérôme Barrella
01:04:21il a eu différents classements
01:04:22sans suite
01:04:23pour des faits sexuels
01:04:24et qui a un examen
01:04:26médico-légal
01:04:27pour la victime
01:04:27la plaignante
01:04:28comment vous l'expliquez
01:04:29David ?
01:04:29alors
01:04:30l'inspection générale
01:04:31dira s'il était opportun
01:04:33ou non
01:04:33d'une part
01:04:34de s'être désaisi
01:04:35au profit du parquet d'oches
01:04:36en raison de la compétence
01:04:38territoriale
01:04:39liée au domicile
01:04:40il mise en cause
01:04:40c'est une vraie question
01:04:41est-ce que ça ne relévait pas
01:04:42plutôt d'un grand parquet
01:04:44avec des services spécialisés
01:04:46ça c'est la première question
01:04:47l'inspection générale
01:04:48y répondra
01:04:49le parquet d'oches
01:04:50par ce moment où il est saisi
01:04:51il saisit aussi
01:04:53ses unités territoriales
01:04:54c'est un parquet rural
01:04:55avec des petites unités
01:04:57de gendarmerie
01:04:57non spécialisé
01:04:59non
01:05:00c'est une vraie question
01:05:01qui est posée
01:05:02et l'inspection générale
01:05:03devra répondre à cette question
01:05:04ça relève plutôt
01:05:04peut-être d'un pôle
01:05:06plus important
01:05:07le parquet de Toulouse
01:05:07était saisi
01:05:08ou le pôle criminel d'Agin
01:05:09comme c'est le cas
01:05:10ou le pôle criminel d'Agin
01:05:11et donc ça c'est une question
01:05:12de choix
01:05:13de stratégie
01:05:14d'action publique
01:05:15sur lequel encore une fois
01:05:16l'inspection
01:05:17apportera des réponses
01:05:18c'est une vraie
01:05:19c'est une vraie question
01:05:20les parquets locaux
01:05:23ont moindre connaissance
01:05:25moindre compétence
01:05:26forcément parce que ce sont
01:05:27des affaires qui reviennent
01:05:27moins souvent
01:05:28et ont affaire à des services
01:05:29qui ne sont pas
01:05:30nécessairement spécialisés
01:05:31après rien n'interdisait
01:05:33effectivement au parquet d'Auge
01:05:34de saisir aussi
01:05:34la section de recherche
01:05:36de Toulouse
01:05:37c'était parfaitement envisageable
01:05:38des questions
01:05:39on en a beaucoup
01:05:39on va prendre le temps
01:05:40de toutes les évoquer
01:05:41sur les dysfonctionnements
01:05:42éventuels
01:05:43ou en tout cas les lenteurs
01:05:43mais on va retourner
01:05:44sur le terrain
01:05:44retrouver Suzy Bernard Ménégus
01:05:46qui suit les recherches
01:05:48avec Nassim Gombrie
01:05:49deux choses qui n'aident pas
01:05:50Suzy
01:05:51la météo
01:05:52et puis la taille
01:05:53de la zone de recherche
01:05:56oui tout à fait
01:05:57donc à commencer
01:05:58par la pluie
01:05:59la pluie qui avait cessé
01:06:00quelques minutes
01:06:01et qui a donc repris
01:06:02il devrait pleuvoir
01:06:03toute la journée
01:06:03ici à Florence
01:06:04il y a eu de la pluie ce matin
01:06:06il devrait y en avoir
01:06:06cet après-midi
01:06:07puis la taille des recherches
01:06:08parce que la superficie
01:06:10qui est couverte
01:06:10est assez grande
01:06:13450 km²
01:06:14pour vous donner une idée
01:06:15c'est 4 fois
01:06:16la taille d'une ville
01:06:17comme Paris
01:06:18il y a donc des zones boisées
01:06:19des zones d'eau
01:06:20avec des plongeurs
01:06:21de la gendarmerie
01:06:22qui sont en train
01:06:23d'être inspectées
01:06:24aujourd'hui
01:06:25les zones qui sont inspectées
01:06:25sont toutes nouvelles
01:06:26de nouveaux secteurs
01:06:27et puis alors
01:06:28assez original
01:06:29pour couvrir ces secteurs
01:06:31et bien
01:06:31il y a des chevaux
01:06:33qui ont été mis à disposition
01:06:345 chevaux
01:06:35pourquoi ?
01:06:36et bien je vous laisse
01:06:37écouter les explications
01:06:38du gérant du centre équestre
01:06:40le gros intérêt à cheval
01:06:41c'est notre mobilité
01:06:43notre rapidité d'exécution
01:06:44par rapport à des piétons
01:06:46c'est à dire que nous
01:06:47on peut très rapidement
01:06:47se faufiler
01:06:48et revenir vite
01:06:49au point de là
01:06:50où on est parti
01:06:50et l'avantage par rapport
01:06:52aux motos
01:06:52c'est que par contre
01:06:53on peut se permettre
01:06:53d'être très lent
01:06:54si nécessaire
01:06:55pour observer
01:06:56en plus en détail
01:06:57et le dernier
01:06:58non négligeable
01:06:59c'est la hauteur
01:07:00qu'on a
01:07:00du coup
01:07:01on a une visibilité
01:07:02bien meilleure
01:07:03que ce soit dans les prairies
01:07:04dans les cultures
01:07:05ou dans les sous-bois
01:07:05qui nous permet
01:07:07une couverture
01:07:07sur les recherches
01:07:09bien plus détaillées
01:07:10des chevaux
01:07:11qui viennent de finir
01:07:12leurs recherches
01:07:12au total
01:07:12ils ont arpenté
01:07:14des chemins inaccessibles
01:07:15pendant 3 heures
01:07:16ici à Florence
01:07:16Dominique Rizet
01:07:18ces conditions météo
01:07:19ce n'est pas un cadeau
01:07:20pour les enquêteurs
01:07:20non parce que la pluie
01:07:22efface des traces
01:07:23parce que la pluie
01:07:24peut emporter
01:07:25des éléments
01:07:26effectivement
01:07:26ce n'est pas
01:07:27les meilleures conditions
01:07:29météo
01:07:30pour chercher
01:07:32Alors on évoquait
01:07:33le cas de Rosa
01:07:35Jérôme Barrella
01:07:35est cité
01:07:36dans 6 procédures
01:07:38différentes
01:07:38les premières alertes
01:07:39remontent à 2017
01:07:403 plaintes
01:07:42et rien
01:07:43Jean-Bruld Fritforkes
01:07:44on vous retrouve
01:07:44dans la région
01:07:45parce qu'il y a
01:07:45de plus en plus
01:07:45de témoignages
01:07:46sur son comportement
01:07:47avec les jeunes filles
01:07:48avec les enfants
01:07:49et on sent très clairement
01:07:50la colère qui monte
01:07:53Oui la colère
01:07:54elle monte très clairement
01:07:55depuis plusieurs jours
01:07:57depuis les révélations
01:07:58en fait sur FM TV
01:07:59à propos de la petite fille
01:08:01âgée de 10 ans
01:08:02parmi les questions
01:08:03je vous en cite deux
01:08:04parce qu'il y en a
01:08:06énormément de questions
01:08:08on savait qu'il était dangereux
01:08:09notamment on l'avait vu
01:08:10avec un comportement bizarre
01:08:11au lycée
01:08:12pourquoi la police
01:08:12pourquoi les gendarmes
01:08:13n'ont rien fait
01:08:14ça c'est la première question
01:08:15pourquoi les gendarmes
01:08:16n'ont rien fait
01:08:17aussi après l'affaire
01:08:18de la petite Rosa
01:08:19pourquoi cet homme
01:08:21n'a pas été interrogé
01:08:22directement
01:08:22et puis parmi les questions
01:08:24il y a celle
01:08:25de cette serveuse
01:08:26qui était avec nous
01:08:27tout à l'heure
01:08:27dans le midi BFM
01:08:28très en colère
01:08:30écoutez
01:08:30il avait des comportements
01:08:32assez déplacés
01:08:33et qu'il était assez
01:08:35avenant
01:08:36envers les élèves
01:08:37de ce qu'on m'a dit
01:08:38il était assez tactile
01:08:40assez avenant
01:08:42demandeur
01:08:43mais toujours un peu
01:08:44dans son coin
01:08:45et plutôt discret
01:08:46les agents de maintenance
01:08:47on n'est pas censés
01:08:48trop les voir
01:08:49ou très peu
01:08:49juste les voir
01:08:50se balader dans l'établissement
01:08:52les réparer
01:08:53certaines choses
01:08:54alors que là
01:08:55il était très proche
01:08:56il était tactile
01:08:57des mains sur des épaules
01:09:00de là à demander
01:09:01le snapchat
01:09:02d'une élève
01:09:03qui était interne
01:09:04des messages assez ambigus
01:09:05qui demandaient
01:09:06de la voir
01:09:07etc
01:09:07qu'il était très avenant
01:09:09et en disant
01:09:10oui
01:09:11enfin il la harcelait
01:09:12un petit peu quoi
01:09:13en disant
01:09:14on peut se rejoindre
01:09:14on peut se voir
01:09:15etc
01:09:15et il me semble
01:09:16qu'elle était interne
01:09:21ce qui choque
01:09:22dans ces genres d'affaires
01:09:22Martine Bross
01:09:23et ce témoignage
01:09:24j'en ai une des illustrations
01:09:25c'est que
01:09:27plus ça va
01:09:27plus le temps passe
01:09:28plus on se rend compte
01:09:29qu'en fait
01:09:29tout le monde savait
01:09:30que le verre
01:09:31en quelque sorte
01:09:32était dans le fruit
01:09:33tout à fait
01:09:34et une fois encore
01:09:35parce que c'est
01:09:36dernièrement
01:09:37vous avez couvert
01:09:38d'autres affaires
01:09:39et à chaque fois
01:09:39on s'est aperçu
01:09:40je me souviens
01:09:41de cette affaire
01:09:42puisque nous sommes
01:09:43partis suivis
01:09:44de ce petit garçon
01:09:44dans la camionnette
01:09:45et autre
01:09:46que d'autres personnes
01:09:47avaient entendu
01:09:47je pense
01:09:48il y a quand même aussi
01:09:49il faut
01:09:50bon moi je veux bien
01:09:51qu'on dise
01:09:52pour nous qui nous battons
01:09:53et moi qui me bats
01:09:54depuis plus de 30 ans
01:09:55on a tous une responsabilité
01:09:57moi j'aurais envie de dire
01:09:58c'est pas de la délation
01:09:59c'est pas que d'aller chercher
01:10:01une information
01:10:02d'aller faire un signalement
01:10:04en disant
01:10:05il y a un comportement
01:10:06qui me trouve
01:10:08qui m'inquiète
01:10:09envers des enfants
01:10:11je prends un téléphone
01:10:12j'appelle
01:10:13parce que
01:10:13je pense que
01:10:14à force de mettre
01:10:15tout le temps
01:10:16la responsabilité
01:10:17ça c'est comme
01:10:17quand il y a un problème médical
01:10:18on met tout de suite
01:10:19la responsabilité
01:10:20sur l'hôpital
01:10:21sur les médecins
01:10:22etc
01:10:23je pense qu'il y a
01:10:24une responsabilité
01:10:24de tous
01:10:25et je voulais
01:10:25revenir sur la question
01:10:27des brigades
01:10:29et des gendarmes
01:10:29oui
01:10:30c'est une réalité
01:10:32l'enfant n'est pas
01:10:33une priorité
01:10:34dans les enquêtes
01:10:35et même souvent
01:10:36ce sont les situations
01:10:37il n'y a pas de degré
01:10:38dans l'horreur
01:10:39mais des mères
01:10:40et des femmes
01:10:40qui passent même avant
01:10:42les situations d'enfants
01:10:43et là c'est pour ça
01:10:44qu'il faut une volonté politique
01:10:46et nous l'avons dit
01:10:47au garde des Sceaux
01:10:48dernièrement
01:10:49au parquet de Paris
01:10:50il faut qu'il y ait
01:10:51une volonté politique
01:10:52et qu'il y ait un réel pôle
01:10:53pour les mineurs
01:10:55qui rassemblera l'ensemble
01:10:56comme il y a un pôle
01:10:58pour le terroriste
01:10:58comme il y a un pôle
01:10:59pour le narcotrafic
01:11:01il faut la même chose
01:11:03et tant qu'on n'aura pas ça
01:11:04on n'aura pas pris
01:11:05en considération
01:11:06les enfants
01:11:06mais moi je tiens quand même
01:11:08à dire
01:11:08qu'on a
01:11:09et des magistrats
01:11:10et des enquêteurs
01:11:11et je reviendrai
01:11:11sur les unités d'accueil pédiatriques
01:11:13enfants d'Angers
01:11:14qui sont remarquables
01:11:15Alexandra González
01:11:16oui je rebondis
01:11:17sur ce que vous dites
01:11:17je suis complètement d'accord
01:11:19aujourd'hui c'est aussi
01:11:20une volonté politique
01:11:21qu'il doit y avoir
01:11:22de politique pénale
01:11:25de dire qu'il faut prioriser
01:11:26aussi la pédocriminalité
01:11:28on entend beaucoup
01:11:29dans les discours politiques
01:11:31parler de narcotrafic
01:11:32de criminalité organisée
01:11:33c'est bien sûr très grave
01:11:34mais on n'entend quasiment jamais
01:11:36parler de pédocriminalité
01:11:37on le voit avec
01:11:37le dossier du périscolaire
01:11:39où des enfants dénoncent des faits
01:11:41et les enquêtes se poursuivent
01:11:43mais parce qu'il n'y a pas
01:11:44une volonté pénale
01:11:45visiblement
01:11:46de prioriser ces dossiers
01:11:47et nous allons ouvrir ce débat
01:11:48dans quelques instants
01:11:49faut-il un mitou enfant
01:11:50on va retourner voir
01:11:51Jean-Luc Frit Forcais
01:11:52oui je crois que vous avez
01:11:52une question Jean-Luc Frit
01:11:53justement pour nos invités
01:11:57oui au début de la semaine
01:11:58j'avais évoqué
01:11:59la présence
01:12:00de la campagne
01:12:02de Jérôme Barrella
01:12:03qui avait été entendue
01:12:04par les enquêteurs
01:12:06à titre de témoin
01:12:06au début de l'enquête
01:12:07elle est retournée hier
01:12:09à la gendarmerie
01:12:10Doche
01:12:11son témoignage
01:12:13a été fait
01:12:14qu'est-ce qu'elle peut apporter
01:12:16dans cette histoire
01:12:17elle peut être
01:12:18un déclic
01:12:19un ressort
01:12:19David Senna
01:12:22il a une femme
01:12:23il a des filles
01:12:23on respecte la présence
01:12:24d'innocence
01:12:25mais voilà
01:12:25il y a une famille autour
01:12:26ça peut jouer
01:12:27bien sûr
01:12:28bien sûr
01:12:28il a un environnement
01:12:30il a un certain nombre
01:12:31de personnes
01:12:34qui peuvent
01:12:34déjà
01:12:35en effet parler
01:12:36qui peuvent témoigner
01:12:38bon néanmoins
01:12:39dans un dossier
01:12:40comme celui-là
01:12:40sans éléments
01:12:41suffisamment tangibles
01:12:42la police et la justice
01:12:44la gendarmerie
01:12:44en l'occasion
01:12:45en l'occurrence
01:12:45hésitera toujours
01:12:47à aller trop vite
01:12:48mais bon
01:12:48on a bien dit
01:12:49que le temps de garde à vue
01:12:50était écoulé
01:12:50que donc il ne pouvait plus
01:12:51être désormais
01:12:52convoqué par les gendarmes
01:12:53en revanche
01:12:53il peut être convoqué
01:12:54par le magistrat instructeur
01:12:55est-ce que le magistrat instructeur
01:12:56peut se servir
01:12:57de ces éléments-là
01:12:59du témoignage de l'époux
01:13:00du témoignage de sa fille
01:13:01pour le faire basculer
01:13:03et le faire passer
01:13:03potentiellement aux aveux
01:13:05c'est toujours possible
01:13:06il faut encore qu'il y ait
01:13:07des indices graves
01:13:07et concordants
01:13:08quels sont les outils
01:13:09du magistrat instructeur
01:13:10dans ce genre de situation
01:13:10technique même
01:13:11d'un point de vue technique
01:13:12au stade de l'interrogatoire
01:13:14de première comparution
01:13:15il n'y a pas d'éléments
01:13:16supplémentaires
01:13:17si rien n'a été recueilli
01:13:18en garde à vue
01:13:18parce que c'est ça
01:13:19qui est inquiétant
01:13:19il manque certainement
01:13:21des éléments
01:13:22sans ça
01:13:23le parquet aurait
01:13:24rapidement requis
01:13:25une mise en examen
01:13:26donc il manque
01:13:27il manque des éléments
01:13:28vraisemblablement
01:13:29moi je ne connais pas ce dossier
01:13:29qui justifient les choses
01:13:31c'est ça la difficulté
01:13:32ce que l'on sait
01:13:33c'est que les fouilles
01:13:34n'ont rien donné
01:13:34c'est que visiblement
01:13:36la voiture n'a pas encore parlé
01:13:38que le type adopte
01:13:40le mutisme total
01:13:41et donc que le magistrat
01:13:43pour l'instant
01:13:44n'a aucune raison
01:13:44de le convoquer
01:13:45c'est ce qu'il faut comprendre
01:13:45Martine Rousse
01:13:46moi je
01:13:47si vous me permettez
01:13:49ce monsieur a un avocat
01:13:51il s'agit
01:13:52deux avocates
01:13:52qui ne parlent pas
01:13:53deux avocates
01:13:54qui ne parlent pas
01:13:54il s'agit de vie d'enfant
01:13:56et moi ce qui
01:13:57je voudrais témoigner
01:13:58ce que j'ai entendu
01:13:59vous vous souvenez tous
01:14:00de l'affaire Fourniré
01:14:01la fille de Fourniré
01:14:03est venue à la barre
01:14:04et elle a demandé
01:14:05à son père de parler
01:14:06et j'aurai envie
01:14:08de dire
01:14:09à ces avocats
01:14:10qui fassent en sorte
01:14:13je suis convaincue
01:14:15que ces petites filles
01:14:16souhaitent que leur père parle
01:14:18parce que c'est elles aussi
01:14:20qui vivent un cauchemar
01:14:21et parce qu'elles connaissaient
01:14:22des victimes
01:14:22plusieurs victimes
01:14:23David Sénat
01:14:23qui étaient les amis
01:14:24on a beaucoup décrédibilisé
01:14:26l'aveu
01:14:26le rôle de l'aveu
01:14:27la place de l'aveu
01:14:28dans la procédure
01:14:28on a tenté
01:14:29à juste titre parfois
01:14:30de dire qu'il était fragile
01:14:32qu'il était rétractable
01:14:33on a évoqué
01:14:34des erreurs judiciaires
01:14:35fondées sur des aveux
01:14:36et aujourd'hui
01:14:37la place de l'aveu
01:14:38c'est quand même
01:14:38rétracté
01:14:39c'est contracté
01:14:40donc c'est compliqué
01:14:41aujourd'hui
01:14:42de vouloir
01:14:42comment vous expliquez ça
01:14:43c'est intéressant cette notion
01:14:44pourquoi vous dites ça ?
01:14:46la place de l'aveu
01:14:47c'est rétracté
01:14:48elle s'est rétractée
01:14:48parce qu'on fait confiance
01:14:49aujourd'hui à de la police
01:14:50technique, scientifique
01:14:51plus qu'à la parole
01:14:53pour des raisons de lutte
01:14:54contre l'erreur judiciaire
01:14:55contre l'arbitraire
01:14:55on a aussi dénoncé
01:14:57le rôle de la justice
01:14:58lorsqu'elle a
01:14:59prononcé des condamnations
01:15:00sur la base d'aveu
01:15:01qui avait été
01:15:02encore une fois
01:15:02soit recueilli
01:15:04de façon abusive
01:15:04soit extorqué
01:15:05Patrick Gilles
01:15:07machin
01:15:08et autres
01:15:09etc
01:15:09donc
01:15:10il faut être aussi
01:15:11conscient
01:15:12que la justice
01:15:13est aussi soucieuse
01:15:14d'éviter des erreurs
01:15:15et n'accorde pas toujours
01:15:16une place à l'aveu
01:15:18qui est exclusive
01:15:19c'est aussi ça
01:15:20qui est en jeu
01:15:20c'est la lutte
01:15:21contre l'arbitraire
01:15:21Mais puisqu'on parle
01:15:22d'éléments tangibles
01:15:23Alexandra je voudrais
01:15:23qu'on reparle de Rosa
01:15:24Rosa elle a 11 ans
01:15:26au moment où elle porte
01:15:27plainte l'été dernier
01:15:27avec sa mère
01:15:28il ne s'est rien passé depuis
01:15:29pourtant on a des preuves
01:15:31des examens médicaux
01:15:32Alors il s'est passé des choses
01:15:34mais ce qui ne s'est pas passé
01:15:35c'est une garde à vue
01:15:36de Jérôme Barrella
01:15:37qui aurait pu aboutir
01:15:38à une mise en examen
01:15:39qui aurait pu aboutir
01:15:40à un placement en détention
01:15:41provisoire
01:15:42et qui peut-être aurait
01:15:43évité si tant est
01:15:44qu'il soit bien impliqué
01:15:45dans la disparition
01:15:46de Liana
01:15:47peut-être aurait pu éviter
01:15:48cette disparition
01:15:49ce qui paraît
01:15:50difficilement compréhensible
01:15:51que le parquet
01:15:53les parquets
01:15:54les autorités judiciaires
01:15:55avaient entre leurs mains
01:15:56un récit d'une petite fille
01:15:58qui décrit
01:15:59des viols circonstanciés
01:16:00j'ai pu lire la plainte
01:16:01et franchement
01:16:03ce qu'elle décrit
01:16:03est assez insoutenable
01:16:05il y a derrière
01:16:06un examen médico-légal
01:16:07qui vient corroborer
01:16:09avec des lésions
01:16:10quand on a 11 ans
01:16:11des lésions
01:16:12qui viennent corroborer
01:16:13les viols qu'elle décrit
01:16:15il y a ensuite
01:16:16un homme
01:16:16qu'elle désigne nommément
01:16:18cet homme
01:16:19n'est pas condamné
01:16:19à ce moment-là
01:16:20il n'est toujours pas
01:16:21d'ailleurs aujourd'hui
01:16:21mais il y a un traitement
01:16:23des antécédents judiciaires
01:16:24qui montre
01:16:25qu'il a bénéficié
01:16:26de classements sans suite
01:16:27dans des affaires
01:16:28d'ordre sexuel
01:16:29sur des mineurs
01:16:30tout ceci
01:16:31ce sont des petites lumières rouges
01:16:33qui auraient dû faire
01:16:34que ce dossier
01:16:35par les autorités judiciaires
01:16:37le parquet de Toulouse
01:16:38puis le parquet d'Oche
01:16:39puis les gendarmes aussi
01:16:40auraient dû se dire
01:16:41attendez
01:16:42nous avons donc
01:16:43un homme
01:16:43père de famille
01:16:44au contact d'enfants
01:16:45au quotidien
01:16:46à travers ses filles
01:16:47qui a donc
01:16:48ces éléments
01:16:49dans son traitement
01:16:50des affaires judiciaires
01:16:51avec une petite fille
01:16:52qui l'accuse
01:16:52et qui a un examen
01:16:54médico-légal
01:16:54qui cure au bord
01:16:55c'est pour moi
01:16:55et j'ai été terrorisé
01:16:56d'apprendre
01:16:57que des cas de ce type
01:16:58que des schémas de ce type
01:16:59mais en fait
01:16:59il y en avait plein
01:17:00Dominique Rizet
01:17:00il y en a plein
01:17:01on a des avocats
01:17:02qui nous l'ont dit
01:17:03c'est l'enquête judiciaire
01:17:04pour reprendre votre question
01:17:05sur la juge
01:17:06ou le juge
01:17:07qui est-ce qui pourrait
01:17:07faire parler
01:17:08l'enquête judiciaire
01:17:09c'est une question de service
01:17:10prestigieux
01:17:11une brigade de recherche
01:17:11une section de recherche
01:17:12la crime
01:17:13mais c'est surtout
01:17:14et avant tout
01:17:15une histoire d'homme
01:17:16parce qu'une personne
01:17:17qui a vraiment envie
01:17:18de faire le boulot
01:17:19vaut mieux qu'un service
01:17:20tout entier
01:17:20qui n'a pas envie de bosser
01:17:21ou qui a trop de travail
01:17:22exemple
01:17:23affaire Nédilco
01:17:24Raphaël Nédilco
01:17:25un flic qui débarque
01:17:26de Paris en Saône-et-Loire
01:17:27et qui va sortir
01:17:28Christelle Maïry
01:17:29Christelle Blétry
01:17:30deux mortes
01:17:31non solutionnées
01:17:32exemple
01:17:32magistrat
01:17:33Sabine Kéris
01:17:34à qui on donne
01:17:35le pôle des affaires
01:17:36non élucidées
01:17:37et qui va entendre
01:17:38Monique Olivier
01:17:39et qui va réussir
01:17:40je ne sais pas
01:17:40par quelle magie
01:17:41en tout cas
01:17:42à la faire parler
01:17:43parce que
01:17:44Monique Olivier
01:17:44n'a parlé qu'à
01:17:45Sabine Kéris
01:17:46c'est une histoire
01:17:47de femmes
01:17:48une histoire d'hommes
01:17:49c'est une histoire
01:17:49d'individus
01:17:50convaincus
01:17:51qui ont vraiment
01:17:51envie de bosser
01:17:52et on se pose la question
01:17:53aujourd'hui
01:17:53faut-il un MeToo
01:17:54des enfants
01:17:54plusieurs chiffres
01:17:55300 plaintes
01:17:56déposées chaque jour
01:17:57pour des affaires
01:17:58pédo-criminelles
01:17:58160 000 cas par an
01:18:00et il n'y a que
01:18:016% des personnes majeures
01:18:03mises en cause
01:18:04qui sont condamnées
01:18:056% seulement
01:18:06écoutez le coup de gueule
01:18:07du maire de Florence
01:18:10c'est vrai que c'est
01:18:11un peu inquiétant
01:18:11parce que c'est
01:18:12une de mes voisines
01:18:13et puis mon petit frère
01:18:15va dans le même
01:18:15établissement scolaire
01:18:16où elle allait
01:18:17donc c'est vrai
01:18:17que c'est un peu
01:18:18inquiétant
01:18:18c'est vrai qu'on se dit
01:18:19qu'on est tranquille
01:18:20à la campagne
01:18:20et puis comment
01:18:21j'ai réagi
01:18:22avec tous les petits
01:18:24qui vont à l'école
01:18:24qui vont en bus à pied
01:18:25on s'inquiète un petit peu
01:18:27de se dire
01:18:27il y a des fous partout
01:18:28la justice n'a pas fait son travail
01:18:29déjà
01:18:31voilà
01:18:32c'est bien triste
01:18:33quand on voit la gravité
01:18:35de ce qui s'est passé
01:18:35de la maman qui dit
01:18:37qu'elle avait déjà signalé
01:18:38qu'il s'était suspect
01:18:41c'est agaçant
01:18:41oui
01:18:42c'est sûr
01:18:43alors ça c'est la colère
01:18:44des habitants
01:18:44de Florence
01:18:45qui reflète
01:18:46peu au prou
01:18:46ce que dit le maire
01:18:48j'ai dit qu'il y avait
01:18:49donc un dysfonctionnement
01:18:49profond
01:18:50très certainement
01:18:51dans les enquêtes
01:18:52et la façon dont
01:18:53elles sont menées
01:18:53parce qu'on peut parler
01:18:55et débattre
01:18:56et perdre du temps
01:18:58en palabres inutiles
01:18:59sur des plateaux
01:19:00ou à l'Assemblée nationale
01:19:02mais quand est-ce
01:19:03qu'on va agir
01:19:03et qu'on va vraiment
01:19:04se poser les bonnes questions
01:19:05n'est-il pas le moment
01:19:06de réformer
01:19:08de réformer
01:19:08et j'en appelle au législateur
01:19:09de réformer les choses
01:19:10pour qu'on puisse
01:19:12ne pas attendre
01:19:13les preuves caractérisées
01:19:14pour faire quelque chose
01:19:14pour les enfants
01:19:15qui sont victimes
01:19:15de violences sexuelles
01:19:16Le bon sens du maire
01:19:17de Florent
01:19:18Dominique
01:19:19David Senard
01:19:20que lui répondez-vous ?
01:19:23Je lui réponds
01:19:24en l'état
01:19:24que nous ne connaissons pas
01:19:26exactement
01:19:27le déroulement
01:19:27de toutes ces investigations
01:19:29il y a une inspection générale
01:19:30qui a été diligentée
01:19:32conjointement
01:19:33au ministère de l'Intérieur
01:19:33et au ministère de la Justice
01:19:34D'accord mais vous avez reconnu
01:19:35tous que des schémas comme ça
01:19:36il n'y en a pas
01:19:36donc il y a un problème quand même
01:19:37Il y a évidemment
01:19:38une difficulté
01:19:39à assurer la traçabilité
01:19:40le suivi
01:19:41l'étude des antécédents
01:19:43la sérialité éventuellement
01:19:45des actions
01:19:45Nous naïvement
01:19:46on pensait que quand c'était
01:19:47des enfants
01:19:47il y avait une procédure
01:19:48accélérée
01:19:49et en fait pas du tout
01:19:50On n'écoute pas la parole
01:19:51des enfants
01:19:51En fait pas du tout
01:19:52Au contraire
01:19:54On est face à un phénomène
01:19:56qui est ancien
01:19:57qui est massif
01:19:58qui est aussi noyé
01:19:59dans d'autres priorités
01:20:00on évoquait des priorités
01:20:01des pôles nationaux
01:20:02mais il y a tant de priorités
01:20:04aujourd'hui
01:20:05qu'à force
01:20:05il n'y en a plus aucune
01:20:06c'est aussi ça la difficulté
01:20:07les agressions sexuelles
01:20:08le terrorisme
01:20:09le narcotrafic
01:20:10tout ça quand même
01:20:11sature assez largement
01:20:12non seulement le débat public
01:20:13et politique
01:20:14mais encore
01:20:14les capacités de traitement
01:20:16des services
01:20:16et je suis d'accord avec vous
01:20:17pour dire qu'il y a
01:20:19d'autres priorités politiques
01:20:20que celle-là
01:20:21parce qu'elles représentent
01:20:22d'autres enjeux
01:20:23C'est insupportable ça
01:20:24d'entendre ça
01:20:25Hier le maire de Florence
01:20:27a dit
01:20:27les gendarmes
01:20:28ils passent plus de temps
01:20:29à coller les paysans
01:20:30en garde à vue
01:20:31et il a dit aussi
01:20:32le procureur
01:20:33ne m'a pas appelé
01:20:34depuis 6 jours
01:20:35et le préfet
01:20:36ne m'a pas appelé
01:20:36depuis 6 jours
01:20:37Pourquoi est-ce que le procureur
01:20:38ne l'a pas appelé ?
01:20:38C'est normal ?
01:20:39Je ne peux pas le dire
01:20:41je ne connais pas la situation
01:20:42et je ne veux pas m'avancer
01:20:43On laisse les parents comme ça
01:20:44pendant 6 jours
01:20:44attendre ?
01:20:45Encore une fois
01:20:45il y a une inspection
01:20:47qui est en cours
01:20:47moi je ne peux pas préjuger de ça
01:20:48c'est certain
01:20:49qu'une affaire comme celle-là
01:20:51des affaires comme celle-là
01:20:51méritent de l'attention
01:20:52par les parquets
01:20:55un parquet de la dimension
01:20:58de celui d'Auge
01:20:58c'est une petite structure
01:20:59Il n'y a pas beaucoup de boulot
01:21:00Il y a beaucoup de boulot
01:21:02et au contraire
01:21:04ces petites structures
01:21:05de proximité
01:21:05dans un département rural
01:21:07où il n'y a qu'un seul parquet
01:21:08un seul tribunal
01:21:09quelques magistrats
01:21:10à peine
01:21:10Il n'y a pas plus de 4 ou 5 magistrats
01:21:13au parquet d'Auge
01:21:15C'est un vrai sujet
01:21:17Je voudrais qu'on entende
01:21:18Martine Brousse
01:21:18C'est votre combat
01:21:19Madame Brousse
01:21:20Depuis tant d'années
01:21:21nous vous recevons
01:21:21sur nos plateaux
01:21:23Faut-il un MeToo
01:21:24enfant Madame ?
01:21:25Non
01:21:25Alors allez-y
01:21:26Parce qu'il existe
01:21:28beaucoup de choses
01:21:29et beaucoup de choses
01:21:31ont été faites
01:21:31Le problème
01:21:32c'est qu'on continue
01:21:34à être en silo
01:21:37Expliquez
01:21:37Le fait d'être en silo
01:21:38vous avez la justice
01:21:40vous avez les experts
01:21:41vous avez le social
01:21:44vous avez la médecine
01:21:46et nous avons réalisé
01:21:48en créant les unités
01:21:49d'accueil pédiatrique
01:21:50enfants en danger
01:21:51les UAPED
01:21:52il n'y en a que 110
01:21:53en 2025
01:21:55sur 70 unités
01:21:57elles ont recueilli
01:21:58plus de 10 000 auditions
01:22:00mais il en faudrait 500
01:22:02il en faudrait 1000
01:22:02parce que
01:22:03pourquoi je les donne
01:22:05en exemple ?
01:22:05Ce sont des exemples
01:22:07aujourd'hui on a des choses
01:22:08qui fonctionnent en France
01:22:09et au lieu de les valoriser
01:22:10de les soutenir
01:22:11au lieu de valoriser
01:22:12nos professionnels
01:22:14on passe à autre chose
01:22:15il faut réformer
01:22:16on fait une nouvelle loi
01:22:17etc.
01:22:18La loi sur la protection
01:22:19des enfants
01:22:20c'est un millefeuille
01:22:21qui dégouline
01:22:22donc je crois
01:22:22qu'à un moment donné
01:22:23il faut
01:22:24et j'ai assez souvent ici
01:22:25pour dire
01:22:26travaillons ensemble
01:22:27travaillons
01:22:28et ces unités
01:22:29qu'est-ce qu'elles réunissent ?
01:22:30C'est un lieu
01:22:31une unité de lieu
01:22:32de temps et d'action
01:22:33en pédiatrie
01:22:36l'enfant est adressé
01:22:39par le parquet
01:22:40ou en cas d'urgence
01:22:42par les urgences
01:22:44il est accueilli
01:22:45par l'équipe de pédiatrie
01:22:48infirmière, pédiatre
01:22:49etc.
01:22:49Les enquêteurs arrivent
01:22:51on le prépare à l'audition
01:22:53il a une salle
01:22:54qui est protectrice
01:22:56et sécurisante
01:22:57les enquêteurs
01:22:59sont pour la plupart
01:23:00formés
01:23:01parce qu'on doit être formé
01:23:03au recueil
01:23:03de la parole des enfants
01:23:04ce n'est plus acceptable
01:23:06qu'on les entende
01:23:06dans des commissariats de police
01:23:07ou des gendarmeries
01:23:09ou soi-disant
01:23:09dans des salles Mélanie
01:23:10où on va mettre
01:23:11même des robots
01:23:12je crois qu'il faut
01:23:13qu'on soit sérieux
01:23:14des robots ?
01:23:14ça ça des enfants ?
01:23:16comment ça ?
01:23:16oui on a entendu
01:23:17dernièrement
01:23:18qu'il y avait un budget
01:23:19des enveloppes
01:23:19qui avaient été données
01:23:20pour peut-être installer
01:23:22à titre expérimental
01:23:23des robots
01:23:25dans des salles Mélanie
01:23:26donc je crois
01:23:26qu'il faut qu'on soit sérieux
01:23:27il y a
01:23:28je vous assure
01:23:29et moi je vous invite
01:23:30toutes et tous
01:23:33à venir
01:23:33dans ces unités
01:23:34j'avais ce matin
01:23:35la pédiatre de Nantes
01:23:37hier j'avais celle
01:23:37la pédiatre légiste
01:23:39en plus d'Orléans
01:23:41c'est des dizaines
01:23:42d'auditions
01:23:43par jour
01:23:44en ce moment
01:23:44mais
01:23:46quand l'enfant
01:23:47il a été auditionné
01:23:48après il y a
01:23:49un parcours de santé
01:23:50c'est-à-dire que
01:23:51quand il va dans une salle Mélanie
01:23:53il va déposer sa parole
01:23:55vous disiez
01:23:55il n'y a pas de suivi
01:23:56vous avez raison
01:23:57parce que dans une salle Mélanie
01:23:59il va au commissariat de police
01:24:00ou à la gendarmerie
01:24:01et puis après
01:24:01il rentre chez lui
01:24:02si vraiment il y a quelque chose de grave
01:24:04on va tenter de le mettre à l'abri
01:24:05s'il y a de la place
01:24:06à l'aide sociale
01:24:07à l'enfance
01:24:07mais c'est ça qui est important
01:24:09l'unité d'accueil
01:24:10va garantir à l'enfant
01:24:12il arrive
01:24:13et après
01:24:14un accompagnement
01:24:15et s'il faut le mettre à l'abri
01:24:16soit
01:24:17il va
01:24:18à un service social
01:24:20soit
01:24:20il reste
01:24:21il est pris en charge
01:24:22à l'hôpital
01:24:22Laurent Neumann
01:24:23moi je pense
01:24:24qu'il y a quand même
01:24:24un problème de priorité
01:24:25et je reprends
01:24:26ce que disait Alexandra
01:24:27il y a un instant
01:24:28il y a quand même
01:24:29une question
01:24:29de politique pénale
01:24:30je suis désolé
01:24:31de le dire comme ça
01:24:32j'ai regardé
01:24:33depuis 2017
01:24:34on en est au troisième plan
01:24:35soi-disant
01:24:36pour les violences
01:24:38notamment sexuelles
01:24:39sur les mineurs
01:24:40mais les violences sexuelles
01:24:41sur les mineurs
01:24:41et la prévention
01:24:42la protection
01:24:43qui est importante
01:24:44ça ne consiste pas seulement
01:24:45à mettre des écoutants
01:24:46au 119
01:24:47ou à créer des délégués
01:24:49départementaux
01:24:50à la violence
01:24:50contre les enfants
01:24:51dans le cadre de l'enquête
01:24:52pardon
01:24:54obtenir les aveux
01:24:56définitifs
01:24:56de l'auteur des faits
01:24:57pour être sûr
01:24:58de le condamner
01:24:59oui
01:24:59mille fois oui
01:25:00mais avant ça
01:25:01il y a la protection
01:25:02des victimes
01:25:03il y a la protection
01:25:04des victimes présentes
01:25:05et la protection
01:25:06des victimes futures
01:25:07si le mis en cause
01:25:09reste en liberté
01:25:10là dans le cas présent
01:25:11pardon
01:25:12rien ne fonctionne
01:25:13rien ne va
01:25:14dès lors qu'on a
01:25:15cette enquête médicale
01:25:16tout doit s'arrêter
01:25:18tout doit s'arrêter
01:25:19immédiatement
01:25:20c'est plus une lumière jour
01:25:21rouge
01:25:21c'est les alertes
01:25:22qui résonnent
01:25:23ça doit s'arrêter
01:25:24ça n'est pas fait
01:25:25vous parliez de priorité
01:25:27à juste titre
01:25:28tous les jours
01:25:28il y a des priorités
01:25:29différentes à la chancellerie
01:25:30un jour on vous dit
01:25:31c'est le narcotrafic
01:25:32le lendemain c'est le terrorisme
01:25:34le surlendemain
01:25:34c'est les violences conjugales
01:25:35les violences sexuelles
01:25:36il y a toujours une priorité
01:25:38mais pardon
01:25:38les gosses
01:25:39les enfants
01:25:40ça doit être
01:25:41il y a aussi un élément
01:25:43qu'il faut soulever
01:25:44et dont on ne prend pas
01:25:45qu'on ne prend pas en compte
01:25:46en France
01:25:47c'est la dangerosité
01:25:49oui
01:25:49des présumés
01:25:51ou des auteurs
01:25:51et tant qu'on ne traitera pas
01:25:53les auteurs
01:25:54et qu'on ne
01:25:54c'est une épidémie
01:25:55c'est une véritable épidémie
01:25:57je prends l'exemple
01:25:58pardonnez-moi
01:25:59du péris scolaire à Paris
01:26:00il a fallu attendre
01:26:02cette affaire-là
01:26:02pour qu'on s'interroge
01:26:04sur les conditions
01:26:05de recrutement
01:26:05et la fameuse déclaration
01:26:07d'honorabilité
01:26:08c'est-à-dire
01:26:08on a toujours un temps de retard
01:26:10David Sena
01:26:10lorsqu'il y a trop de propriété
01:26:12ça veut dire qu'il n'y en a pas
01:26:13en fait
01:26:13absolument
01:26:14d'un mot je dis quand même
01:26:15que la société française
01:26:16vit aussi avec l'ombre portée
01:26:18de l'affaire Outreau
01:26:19où la presse notamment
01:26:21et à juste titre
01:26:22et l'opinion publique au-delà
01:26:23a mis aussi en lumière
01:26:24un excès de confiance
01:26:26qui avait pu être accordé
01:26:27dans la parole
01:26:28de certains adultes
01:26:29et de certains enfants
01:26:31et on n'est pas complètement
01:26:33revenu de cela certainement
01:26:35sur les priorités
01:26:37effectivement
01:26:37la politique pénale
01:26:38c'est l'expression
01:26:39de priorités politiques
01:26:39qui sont légitimes
01:26:40mais qui sont finalement
01:26:42tellement nombreuses
01:26:43qu'il n'y en a plus
01:26:44aucune
01:26:44c'est ça la grande difficulté
01:26:46et tous les parquets
01:26:47même les plus petits
01:26:48comme celui d'Auche
01:26:48est confronté à la nécessité
01:26:50de lutter contre
01:26:51les viols
01:26:52les agressions sexuelles
01:26:53les mineurs
01:26:54les trafics de stupéfiants
01:26:55bien sûr
01:26:56mais les enfants
01:26:56ça doit être au-dessus
01:26:57de tout monsieur
01:26:58mais tout à fait
01:26:59on est entièrement d'accord
01:27:00il nous faut un pôle
01:27:01comme pour le terrorisme
01:27:02et tout ce qui a trait
01:27:05à la drogue
01:27:05il faut les mêmes moyens
01:27:07enfin quand
01:27:07c'est plus possible
01:27:09et parce que
01:27:09on a les personnes
01:27:12comme Dominique le disait
01:27:13quand ce sont des hommes
01:27:15et des femmes
01:27:15je vous assure
01:27:16qui accueillent ces enfants
01:27:18qui mènent les auditions
01:27:19qui ont la volonté
01:27:20et qui fautent de moyens
01:27:21tout d'un coup
01:27:22on vient dire
01:27:23à une équipe de gendarmes
01:27:24qui est en permanence
01:27:25dans une unité d'accueil
01:27:26le matin et le soir
01:27:28depuis quelques temps
01:27:29et on dit
01:27:30ah bah non
01:27:30maintenant on va tout changer
01:27:31et on vire ces gens là
01:27:32c'est inacceptable
01:27:34on retourne en direct
01:27:35à Florence
01:27:36voir Suzy Bernard Ménégus
01:27:37parce que les recherches
01:27:38vont reprendre Suzy
01:27:41Oui tout à fait
01:27:42elles ont déjà eu lieu ce matin
01:27:43et elles vont se poursuivre
01:27:44cet après-midi
01:27:45notamment dans un bois
01:27:46situé à 7 km
01:27:48à l'est de Florence
01:27:50deux pelotons
01:27:51vont être mobilisés
01:27:52ça représente
01:27:53environ 30 agents
01:27:54de gendarmerie mobile
01:27:55et donc c'est une nouvelle
01:27:56mission de ratissage
01:27:58dans un nouveau secteur
01:27:59un secteur qui donc
01:27:59n'avait pas été inspecté
01:28:01jusque là
01:28:02il y a également
01:28:03des motos tout terrain
01:28:04qui vont fouiller
01:28:05un bois aux alentours
01:28:06un bois privé
01:28:07et puis il y a une opération
01:28:09de porte à porte
01:28:10qui va avoir lieu
01:28:10en début d'après-midi
01:28:12ici à Florence
01:28:13à proximité
01:28:13de la piscine municipale
01:28:15elle avait déjà eu lieu
01:28:16hier
01:28:16mais comme certains habitants
01:28:18n'étaient pas présents
01:28:18et bien elle est renouvelée
01:28:19cet après-midi
01:28:20et quant aux plongeurs
01:28:22dont vous vous parlez
01:28:22ce matin
01:28:23pour l'instant
01:28:23ils sont en réserve
01:28:25voilà des recherches
01:28:26qui se poursuivent
01:28:27cet après-midi
01:28:28malgré la pluie
01:28:29que vous pouvez voir
01:28:29et qui complique
01:28:30donc le travail
01:28:31des gendarmes
01:28:32Voilà et puis j'ajoute
01:28:33cette information
01:28:33que nous donnait
01:28:34Alexandra Gondalès
01:28:35pas d'indice
01:28:35à l'heure où l'on parle
01:28:36d'indice probant
01:28:37dans le véhicule
01:28:38qui a été désossé
01:28:40par les gendarmes
01:28:40de l'IRCGN
01:28:41On y revient bien sûr
01:28:42dans un instant
01:28:43avec Pauline Simonnet
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