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Éric Ciotti, président de l'UDR et maire de Nice, était l'invité de BFM Politique sur BFMTV.

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Transcription
00:03Générique
00:12Bonjour à tous, bonjour Éric Ciotti, président de l'UDR, maire de Nice.
00:16Merci d'être notre invité à mes côtés, Amandine Attalaya, éditorialiste politique BFM TV et Pierre Le Pelletier de la
00:22Tribune dimanche.
00:23Dans un instant, on va venir effectivement à cette menace russe contre laquelle le président de la République a mis
00:29en garde.
00:29Vous étiez à cette réunion à l'Elysée, mais avant de démarrer, ces images de violences urbaines survenues cette nuit
00:35à Saint-Pierre-des-Corps.
00:37Des violences qui ont éclaté après qu'un véhicule de police a heurté hier soir un scooter qui était impliqué
00:42dans un rodéo urbain, blessant son conducteur à la jambe.
00:45Le policier a été placé en garde à vue, il y a cinq émeutiers interpellés, neuf membres des forces de
00:49l'ordre qui ont été blessés.
00:51Comment vous réagissez à ces images, Éric Ciotti ?
00:53D'abord en exprimant mon entier total soutien aux forces de l'ordre.
00:57Nos policiers, j'étais à leur côté lorsqu'ils ont manifesté cette semaine devant l'Assemblée nationale pour réclamer plus
01:04de considérations et de moyens.
01:06Nos policiers, cette situation à Saint-Pierre-des-Corps le démontrent, sont la dernière dite contre la barbarie.
01:16On voit cette montée de l'ultra-violence dans certains quartiers, d'une forme de barbarie.
01:23Et il faut que l'État se redresse pour donner les moyens pour éradiquer ces comportements qui sont insupportables.
01:31Et il y a une dérive, je dirais, qui est inverse.
01:34On a quelque part aujourd'hui une utilisation de l'État de droit qui se fait plus au profit des
01:42auteurs de ces actes que des victimes.
01:45Donc il faut inverser les problématiques, notamment dans les jurisprudences du Conseil constitutionnel,
01:51qui a annulé des décisions, des législatives qui permettaient d'armer nos policiers.
01:58Et il faut leur donner des moyens, des moyens budgétaires, mais aussi ces moyens juridiques qui leur font défaut.
02:03Il faut faire de la lutte contre la barbarie une priorité nationale.
02:07À l'inverse, il y a justement ce week-end plusieurs manifestations contre la nouvelle loi
02:11qui instaure la présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre.
02:17Les opposants disent que c'est un permis de tuer.
02:19Pour vous, il n'y a quand même pas un risque, à minima, d'envoyer un signal plus permissif aux
02:24policiers ?
02:25Absolument pas. Je crois que les policiers ont besoin d'être protégés.
02:29Et ils font face à une ultra-violence de plus en plus expressive, de plus en plus dangereuse.
02:36Donc il faut protéger ceux qui nous protègent.
02:38Cette loi, je l'ai votée. Cette loi, elle est minimale.
02:43Elle donne quelques moyens supplémentaires très légers aux forces de l'ordre pour se protéger.
02:49C'est bien le minima qu'on leur doit aujourd'hui.
02:53Et donc il faut aller plus loin.
02:54Ça veut dire quoi aller plus loin, très concrètement ?
02:57Ceux qui manifestent, ce sont les amis de M. Mélenchon.
03:01Ils étaient hier dans ma ville avec une banderole honteuse.
03:04La police tue. Ça suffit.
03:06Il y a aussi des chercheurs, des sociologues, des gens modérés.
03:09Oui, il y a toute la galaxie d'extrême-gauche qui aujourd'hui veut déstabiliser notre société.
03:13Et quand vous dites aller plus loin, vous voudriez quoi de plus ?
03:15Aller plus loin au plan budgétaire.
03:17Aller plus loin au plan réglementaire.
03:20Dans cette loi, il y avait des dispositifs qui permettaient de lutter contre la délinquance.
03:24Vous savez, on devait examiner au mois de septembre, le Parlement est en vacances,
03:29ce qui est ahurissant, c'est presque la première fois depuis le début de la Ve République.
03:33On devait examiner une loi sur les polices municipales.
03:36Cette loi, elle était extrêmement utile.
03:38Elle avait notamment une disposition qui permettait aux policiers municipaux,
03:41ils sont presque 20 000 aujourd'hui, troisième force de sécurité,
03:44sur le terrain de rédiger des amendes forfaitaires délictuelles pour les consommateurs de drogue.
03:51C'était attendu, c'est un gain de temps pour la police nationale,
03:55c'est un gain de temps pour les polices municipales,
03:59ça permet de simplifier les procédures, ça permet d'être plus sévère.
04:03Eh bien, cette loi, elle est partie au calendre grec,
04:05parce que le gouvernement actuel ne voulait pas heurter le Parti Socialiste.
04:08Ça fait partie de cette démission que l'on constate depuis 2012
04:13face à la violence et l'insécurité dans notre pays.
04:17Éric Ciotti, je le disais, vous étiez à l'Élysée vendredi
04:19où Emmanuel Macron a réuni les principaux responsables et chefs de parti
04:23pour mettre en garde contre la menace russe,
04:25une menace hybride qui vise la France et l'Europe.
04:28Il explique qu'elle s'est intensifiée, il demande au gouvernement
04:30de préparer un plan de protection des infrastructures.
04:33Racontez-nous un peu de l'intérieur, quel était le climat de cette réunion
04:37et qu'est-ce qu'il vous a dit ?
04:38Écoutez, je ne peux m'empêcher d'avoir le sentiment
04:41d'avoir été quelque part un des acteurs
04:45d'une opération de communication de l'Élysée.
04:47Pour vous, c'est une opération de communication ?
04:49Ce que nous avons appris à l'Élysée ce jour-là,
04:53vous le dites tous les jours sur vos plateaux,
04:56vous l'écrivez dans vos journaux,
04:58il n'y a rien de nouveau sous le soleil.
05:00La menace russe, nous la connaissons,
05:02il ne faut pas la négliger, elle est là,
05:05elle n'est pas nouvelle depuis la Seconde Guerre mondiale,
05:07nous sommes confrontés à cette menace russe.
05:11C'est quoi la stratégie du coup derrière ?
05:13À quoi ça sert ?
05:14Je crois qu'il y a un peu une stratégie de diversion
05:16dont le président de la République, Écoutoumier,
05:19quand il est en difficulté au plan national
05:22et nous avons une crise sociale majeure,
05:25nous avons une crise financière qui s'annonce,
05:28nous y sommes déjà,
05:29eh bien il y a la recherche de voies de dérivation
05:32pour que des coupables ou des boucs émissaires
05:35ou des subterfuges soient convoqués
05:39pour masquer un peu le déclin,
05:42le déclassement français.
05:44Mais ce que vous dites est extrêmement...
05:45Je crois que ça participe, mais j'ai peut-être...
05:47Pour vous, il n'y a aucune réalité derrière cette menace ?
05:49La menace, elle est là, je viens de vous le dire, bien sûr,
05:52mais il n'y a aucun élément supplémentaire...
05:55Les drones, par exemple, dans les différents pays ces dernières semaines ?
05:58Il y a l'affaire de Leipzig,
05:59mais j'ai vu un de vos confrères spécialistes
06:02des questions géopolitiques,
06:04Georges Malbruneau,
06:05qui a interrogé ce matin un spécialiste du renseignement
06:09qui a indiqué qu'il n'y avait rien de nouveau...
06:11Les drones à la frontière polonaise ?
06:12Et que tout ça était quand même un peu surjoué.
06:15On a évoqué également la situation au Moyen-Orient
06:18qui, bien entendu, est également une source de préoccupation.
06:24Mais la convocation à la dernière minute de cette réunion,
06:28voilà, elle m'étonne.
06:30C'est pour faire peur pour la présidentielle ?
06:31Vous allez jusqu'à dire ça ?
06:32Le président de la République a été un peu coutumier
06:35de jouer sur ses cordes assez sensibles.
06:38Voilà.
06:38Après, ça ne veut pas dire, bien entendu,
06:40qu'il faut, et c'est ce que j'ai toujours défendu,
06:43qu'il faut, comme on l'évoquait sur la sécurité,
06:46c'est le même sujet sur la défense,
06:48réarmer notre pays,
06:51passer progressivement à 3,5% de notre PIB
06:56en matière d'efforts de défense.
06:59On s'est désarmé pendant des décennies.
07:01Il faut se réarmer.
07:03La menace, elle est multiple.
07:05C'est la menace russe.
07:06C'est la menace djihadiste.
07:08Donc, il faut que la France soit forte.
07:10Et aujourd'hui, le meilleur moyen de protéger la France,
07:13je dirais, c'est de faire partir ceux qui l'ont affaibli.
07:17Et pour être clair, est-ce que pour vous,
07:19la Russie est une menace existentielle pour la France ?
07:22Ça a toujours été une menace existentielle, bien sûr.
07:25C'est une puissance nucléaire avec près de 10 000 têtes nucléaires
07:30dont beaucoup se font pointer manifestement vers l'Europe, vers la France.
07:34Donc, en soi, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale,
07:41duché surtout de cette puissance nucléaire,
07:44la Russie, la Russie soviétique, la Russie de Poutine,
07:47aujourd'hui, constitue une menace.
07:51Maintenant, nous voyons aussi en Ukraine,
07:53grâce à l'extraordinaire courage du peuple ukrainien,
07:58grâce à la combativité de l'armée ukrainienne,
08:01grâce au soutien des démocraties occidentales,
08:04l'extraordinaire résistance de l'Ukraine
08:07et l'immense difficulté à conquérir quelques kilomètres
08:14dans le Donbass de l'armée russe.
08:16Donc, on a un peu une armée russe qui est extrêmement faiblie,
08:19qui est plutôt en déroute.
08:21Ça m'interroge sur sa capacité à ouvrir d'autres fronts
08:25alors qu'elle est totalement enlisée en Ukraine.
08:28Est-ce que vous considérez qu'il faudra continuer d'aider l'Ukraine
08:30ou est-ce que vous dites qu'il faut couper le robinet,
08:32comme l'a dit sur ce plateau même Louis Aliot du Rassemblement national ?
08:35Il faut continuer à aider l'Ukraine,
08:38mais sans doute de façon différente.
08:41Aujourd'hui, le principal déficit pour l'Ukraine,
08:45c'est qu'elle manque de missiles antimissiles,
08:49en tout cas d'hommes de protection.
08:52On voit bien que les drones russes atteignent Kiev,
08:56les missiles balistiques russes,
08:59et il y a un déficit parce que les batteries antimissiles
09:02ont beaucoup été mobilisées au Moyen-Orient,
09:06dans les pays du Golfe,
09:07qu'il y a un déficit aujourd'hui.
09:10L'Ukraine est en train de produire ces matériels.
09:13Mais l'aider différemment, ça veut dire quoi ?
09:15Moins d'argent ?
09:15Nous pouvons et nous devons l'aider.
09:18Nous devons aller vers sa capacité de formation.
09:23Après, nous avons une équation budgétaire
09:25qui est de plus en plus difficile.
09:27On va en parler et elle n'autorise pas tout.
09:30Mais comment c'est possible au sein d'un même parti,
09:32juste sur un sujet aussi grave,
09:33que vous disiez des choses aussi différentes ?
09:35Entre quand même un membre important du Rassemblement national
09:38qui dit qu'il faut tout couper,
09:39vous qui dites qu'il faut continuer,
09:40d'autres qui disent qu'il en faut moins.
09:42D'abord, vous n'avez pas échappé
09:45que nous ne sommes pas dans le même parti.
09:47Non, mais vous êtes proche de Marine Le Pen.
09:49Premier point.
09:49Marine Le Pen, qui est candidate à l'élection présidentielle,
09:52a exprimé l'exigence de la continuité du soutien à l'Ukraine.
09:57Il n'y a pas d'ambiguïté.
09:59Elle l'a dit aussi, et je fais aujourd'hui ce constat,
10:04qu'il y a une équation budgétaire
10:07qui n'autorise plus pour notre pays tout.
10:10Donc, il faut donner moins d'argent à l'Ukraine.
10:12Et plus aux automobilistes français.
10:16Il y a une aide européenne de 90 milliards d'euros
10:19qui est financée par un emprunt européen
10:21qui permet d'accompagner l'Ukraine
10:25face au désengagement américain.
10:28Cette aide, elle est là.
10:30Elle doit être amplifiée.
10:31Elle doit être poursuivie.
10:33Est-ce que la France doit donner moins d'argent
10:35pour garder cet argent pour les contribuables français ?
10:37Déjà, la France a donné beaucoup de matériel.
10:40Aujourd'hui, et c'est ce que nous a dit
10:42le président de la République d'ailleurs vendredi,
10:44ces matériels ne sont plus disponibles
10:47au risque d'affaiblir notre propre capacité défense.
10:51On ne peut pas, on nous dit que la menace est forte,
10:54donc ce n'est pas à ce moment
10:55que la France va et doit se désarmer.
10:58Moi, personnellement, je considère
11:00qu'il faut continuer à accompagner l'Ukraine
11:04pour créer cette résistance et cet équilibre
11:07et que cet équilibre doit conduire
11:10à l'ouverture des négociations de paix
11:12pour arrêter ce conflit.
11:14Un peu sur le lien avec la campagne présidentielle
11:15et après on passe à cette colère sociale
11:16parce que le prix des carburants
11:17c'est une conséquence de ces conflits.
11:19C'est un conflit terriblement meurtri.
11:20Vous faites partie de ceux qui craignent
11:21une ingérence numérique
11:22pendant cette campagne présidentielle ?
11:24C'est un sujet qui revient beaucoup
11:25dans les autres camps politiques.
11:26Il peut y avoir, bien sûr,
11:28des ingérences numériques.
11:30Je ne les surestime pas.
11:33J'ai trouvé un peu ridicule.
11:35Ça a été représenté à l'Élysée.
11:37La com' de M. Attal,
11:39la com' de M. Glucksmann.
11:41Il y a des fake news sur les réseaux sociaux.
11:45C'est partie des sujets évoqués par le Président ?
11:47Tout le monde a été victime.
11:49Oui, ça a été évoqué.
11:51Donc ce risque, il est là.
11:54Je ne le sous-estime pas.
11:55Je ne le surestime pas.
11:56Alors, Alex Sotty,
11:57au cours de cette réunion,
11:58vous avez évoqué aussi
11:59les crises plus largement
12:00qui touchent le monde
12:00et qui entraînent une explosion
12:02du prix des carburants.
12:03Record ce matin à la pompe en France.
12:05Prix du gazole à 2,41 euros en moyenne.
12:07C'est un nouveau record.
12:09Maud Bréjon a annoncé
12:10que le gouvernement travaille
12:11un nouveau dispositif d'aide.
12:12Très concrètement,
12:13quelles mesures est-ce qu'il faut prendre
12:14pour vous, selon vous ?
12:16Baisse de la TVA.
12:18C'est ce que font la plupart
12:20des pays européens.
12:21Vous avez vu l'Allemagne,
12:23une baisse de l'ordre de 15 centimes.
12:25L'Espagne,
12:26l'Espagne,
12:27le coût du carburant
12:28est 60 centimes par litre,
12:30moins cher.
12:31Mais ils n'ont pas
12:32nos difficultés budgétaires.
12:33À cause de qui ?
12:35À cause de qui ?
12:36Donc, on est victime aujourd'hui.
12:38C'est ce que je disais tout à l'heure
12:40par rapport à la réunion de l'Elysée,
12:42de la faiblesse française
12:43et de la faibresse de la politique
12:45de ceux qui nous dirigent.
12:46On ne peut pas rester comme ça.
12:48Parce que si on reste comme ça,
12:50le coût...
12:51On me dit,
12:52quand nous demandons
12:54avec Marine Le Pen
12:55et Jordan Bardella
12:56de passer la TVA
12:58de 20 à 5,5,
12:59bien sûr que ça a un coût
13:01de 12 à 13 milliards d'euros.
13:03Mais si on reste
13:05dans cette situation,
13:06on aura un coût social,
13:07un coût économique
13:09qui peut enjanter
13:11ce qu'on a connu
13:13pendant le Covid.
13:13Vous savez,
13:13j'ai un député
13:15de mon groupe,
13:17Bartholomé Lenoir,
13:18qui est élu de la Creuse,
13:19un département extrêmement pauvre.
13:21Il me disait,
13:22dans ses permanences,
13:24il y a des personnes
13:25qui sont dans une forme
13:27de confinement énergétique,
13:29qui ne peuvent plus sortir
13:30de chez elles,
13:31y compris pour aller se soigner.
13:33Donc, on a des conséquences sociales
13:36et on a aussi
13:37des conséquences économiques
13:38puisque, naturellement,
13:40à ce coût du carburant,
13:42on va avoir une diminution
13:43du travail,
13:44de la production
13:45des entreprises
13:46et ce n'est pas supportable.
13:48Donc, il faut agir.
13:49des aides ciblées.
13:50Quand tous les pays,
13:51quand la plupart
13:52des grands pays d'Europe,
13:54Allemagne,
13:55Italie,
13:56Espagne,
13:57agissent massivement
13:59pour faire baisser
14:00la fiscalité,
14:01qui est une fiscalité
14:03confiscatoire.
14:03Parce qu'aujourd'hui,
14:05sur le coût
14:06que vous évoquiez,
14:072,40 euros en moyenne
14:08sur le gazole,
14:09on a même vu
14:10sur certaines stations,
14:11sur les autoroutes,
14:13tangenter
14:14les 3 euros,
14:15je l'ai vu
14:16dans la région
14:18Provence-Alpes-Côte d'Azur.
14:20Et sur ce montant,
14:22la moitié
14:23va dans les poches
14:24de l'État.
14:25Et ça,
14:25ce n'est plus possible.
14:26On a des taxes
14:28qui sont très supérieures
14:29à la moyenne européenne
14:30et on ne peut pas
14:32rester dans cette logique.
14:34Ça conduit aussi...
14:36Que vous a répondu
14:36le chef de l'État là-dessus ?
14:37Le chef de l'État
14:38n'a pas voulu
14:39ouvrir ce sujet.
14:40C'est pour ça
14:41que je disais tout à l'heure
14:42que tout ça relève
14:43quand même un peu
14:43de l'opération
14:44de communication.
14:44Il a renvoyé
14:46aux annonces
14:47du Premier ministre
14:48qui lui-même
14:51n'a pas posé
14:53son plan
14:53lors de la réunion.
14:56Donc...
14:56Et lui insiste
14:57beaucoup sur le fait
14:58que ce n'est pas
14:58la faute
14:59entre guillemets
15:00de la France.
15:00C'est-à-dire que
15:01c'est une crise
15:01qui a été créée
15:02par ce qui se passe
15:03au Moyen-Orient
15:04et que mieux vaut agir
15:05sur le plan diplomatique
15:06si on veut
15:06de vrais résultats.
15:07Oui.
15:08L'action diplomatique,
15:09bien sûr,
15:10aujourd'hui,
15:11la voie de la France
15:12au Moyen-Orient,
15:13elle n'existe plus.
15:15Nous avons émis
15:17une proposition
15:18d'ailleurs
15:18lors de cette réunion,
15:19c'est qu'il y a
15:20un engagement
15:21plus important
15:22pour protéger
15:23l'oléoduc
15:24Est-Ouest
15:26qui permet
15:26à l'Arabie Saoudite
15:28et aux pays
15:29du Golfe
15:29de livrer
15:31encore
15:32jusqu'à ce que
15:34cetoléoduc
15:34soit attaqué
15:35par les autistes,
15:37de livrer
15:377 à 8 millions
15:38de barils par jour.
15:39avant la crise,
15:40on était à 20
15:41sur les pays
15:42du Golfe.
15:43Donc,
15:43il n'y a que
15:44deux dérivations,
15:46une vers Jumeirah
15:47sur les Émirats
15:49Arabes Unis
15:49et l'autre
15:50sur l'oléoduc
15:51Est-Ouest.
15:52Il devrait y avoir
15:53une coalition internationale
15:54pour protéger
15:56ces approvisionnements.
15:57La voie de la France,
15:59là-dessus,
15:59malheureusement,
15:592,41 euros,
16:02on sent que la colère
16:03sociale va monter
16:03encore un peu plus.
16:04Vous appelez les Français
16:05à descendre dans la rue
16:06un peu comme
16:06pendant les Gilets jaunes.
16:07Certains responsables politiques
16:08le font,
16:09comme Fabien Roussel.
16:10Qu'est-ce que vous dites ?
16:10Non, moi,
16:11je ne pense pas
16:11que la manifestation
16:14violente
16:15soit une solution
16:16à la crise.
16:17Moi, ce que j'appelle...
16:18Vous êtes aux côtés
16:19des pêcheurs.
16:19J'appelle les Français...
16:20C'était des manifestations
16:22très pacifiques.
16:24Manifester est un droit.
16:26Chacun peut manifester.
16:28La solution,
16:28c'est l'élection.
16:29Voilà.
16:29On est à quelques semaines
16:32d'une élection
16:33qui peut changer
16:34le destin de la France.
16:35On se rend bien compte
16:37que notre pays
16:39traverse la pire crise
16:40économique,
16:41peut-être,
16:42depuis les années 30,
16:43la pire crise politique
16:45depuis 1958.
16:47C'est pour ça
16:47qu'il n'y a pas
16:47de manifestation,
16:48les gens disent
16:48rendez-vous à la présidentielle.
16:49Crise démographique,
16:52crise sécuritaire,
16:53on en a parlé.
16:54Donc, tout ça
16:55ne pourra se régler.
16:56Mais pas avec des placebos,
16:59pas avec des...
16:59Si le litre atteint
17:02les 3 euros
17:03et les spécialistes
17:03le pensent
17:04avant la fin de l'année,
17:05vous pensez vraiment
17:05qu'on va tenir
17:06sans explosion sociale
17:07jusqu'à la présidentielle ?
17:08On ne tiendra pas
17:10si on ne va pas
17:11dans le sens
17:12que nous proposons
17:13passer de la TVA
17:15de 20 à 5,5.
17:17C'est un moyen puissant
17:20de faire baisser le prix.
17:22Tout ça,
17:22c'est dans un cadre
17:23économique extrêmement contraint.
17:24Le Premier ministre
17:25a annoncé un effort
17:26de 54 milliards d'euros
17:27sur le budget
17:28pour l'an prochain.
17:30Parmi les pistes
17:30d'économie,
17:31il y a notamment
17:31la question évidemment
17:33des retraités,
17:33il y a la question
17:34des allocations aussi
17:35pour les personnes
17:36d'origine immigrée.
17:3754 milliards,
17:38est-ce que c'est un effort
17:38qui est à la hauteur ?
17:39Est-ce que vous dites
17:39OK, c'est le bon effort ?
17:40D'abord,
17:41bullshit,
17:42je dirais.
17:43On nous annonce
17:44un déficit budgétaire
17:47aujourd'hui,
17:49pour 2026,
17:50de 5,5.
17:52Ce qui traduit
17:53une augmentation
17:54depuis 2025
17:56de près de 15 milliards d'euros,
17:58ce qui est gigantesque.
17:59L'année prochaine,
18:00on nous dit
18:01on va revenir à 5%.
18:03Donc,
18:05si je compte bien
18:06de 5,5 à 5,
18:08ça fait un demi-point de PIB,
18:09ça fait autour
18:11de 12 à 13 milliards d'euros.
18:1312 à 13 milliards d'euros
18:14de diminution
18:15des dépenses publiques,
18:16ce n'est pas 54 milliards.
18:17Donc déjà,
18:18on est dans la grosse ficelle
18:20de communication.
18:22Parce qu'on nous dit
18:23on va ralentir la hausse.
18:25C'est comme quelqu'un
18:27qui est face
18:29à un projet
18:30pour maigrir,
18:32on lui dit
18:33vous pesez 70 kilos,
18:35l'année prochaine
18:36vous allez faire 85,
18:38mais si vous faites
18:40un effort,
18:40vous serez à 78.
18:42Mais il y aura toujours
18:438 kilos de plus.
18:44On est dans cette démarche.
18:46Il y a quand même
18:47des mesures très concrètes,
18:48notamment
18:49une question de carence
18:51pour les personnes
18:51qui arrivent
18:51sur notre territoire.
18:52Oui, il y aurait
18:53un délai de carence,
18:54demande le Premier ministre,
18:55avant qu'il puisse toucher
18:56des prestations sociales.
18:57Bon, ça par exemple,
18:58ça va dans votre sens.
18:59C'est ce que vous souhaitez.
19:01C'est ce que nous demandons
19:02depuis des années.
19:04Je l'ai fait
19:04lorsque j'étais président
19:05de LR.
19:06On a même déposé
19:08un texte là-dessus.
19:09C'est ce que demande
19:10le Rassemblement national.
19:11Mais le diable
19:12se cache toujours
19:13dans les détails.
19:14La carence,
19:15elle est de trois mois.
19:16Pour que cela soit efficace,
19:19il y aurait deux solutions.
19:20Soit on ne verse pas
19:22de prestations sociales
19:23non contributives.
19:25C'est-à-dire non contributives,
19:26c'est pour ceux
19:27qui ne travaillent pas.
19:28Ceux qui travaillent,
19:29ils payent des cotisations.
19:29il est normal
19:31qu'ils aient des prestations
19:32et notamment
19:33les prestations
19:34de santé
19:35ou de retraite.
19:36C'est logique.
19:37On cotise,
19:37on reçoit
19:38en contrepartie.
19:39Mais ce qui arrive,
19:40ce qui est le cas
19:41aujourd'hui
19:42de 90%
19:44des étrangers
19:45qui rentrent
19:45sur notre territoire national.
19:47550 000,
19:48il y en a à peu près
19:4950 000,
19:50même pas 50 000
19:51qui viennent
19:51pour travailler
19:53l'année dernière.
19:54À eux,
19:55on peut légitimement
19:56et c'est aujourd'hui
19:58la solution
19:58que je prends,
19:59dire
19:59qu'il n'y a pas
20:00d'allocation familiale,
20:02il n'y a pas
20:02d'allocation logement.
20:03On peut avoir
20:04une position intermédiaire
20:05de dire
20:06comment on le fait
20:06pour le RSA
20:07aujourd'hui,
20:08c'est 5 ans,
20:09mais 3 mois,
20:10bon.
20:12Il y a cette question-là.
20:13Naturellement,
20:13je ne vais pas vous dire
20:14le contraire.
20:15Je suis favorable
20:17à cette décision.
20:18C'est une main tendue quand même.
20:19Mais c'est quelques centaines
20:21de millions d'euros.
20:22L'enjeu qui nous manque,
20:23ce sont des dizaines
20:24de milliards.
20:24L'autre gros dossier,
20:25c'est aussi la question
20:26des retraites.
20:27Est-ce qu'il faut davantage
20:27faire contribuer
20:28les retraites ?
20:29Est-ce qu'il faut aller
20:29vers la désindexation,
20:30des pensions,
20:31selon vous ?
20:31Non,
20:32j'y suis totalement opposé.
20:35Pourquoi ?
20:35Parce que les retraités
20:37viennent du monde du travail.
20:39Viennent du monde du travail.
20:40Ils ont cotisé
20:41toute leur vie
20:43dans une forme
20:44de contrat social.
20:45Ils ont payé
20:46des cotisations
20:48et au moment
20:49où ils arrivent
20:50dans ce temps de la vie
20:52où légitimement
20:53ils aspirent
20:54à des moments
20:57de repos,
20:58de répit,
20:59eh bien,
21:00on vient leur faire
21:01les poches.
21:02Je trouve qu'il y a
21:03d'autres moyens
21:04beaucoup plus efficaces
21:06pour faire des économies
21:07que trahir la parole
21:09de l'État.
21:09C'est grave,
21:10trahir la parole
21:11de l'État.
21:12Ça veut dire quoi ?
21:13Que les prix augmentent
21:14et ils vont augmenter.
21:15L'inflation va repartir
21:16avec la hausse
21:17des carburants
21:18et que les retraités,
21:20notamment les petits retraités,
21:22n'auraient pas
21:24la même tendance
21:25pour vivre au quotidien.
21:26Moi, je vois dans ma ville,
21:28à Nice,
21:28il y a des veuves,
21:29il y a des retraités
21:30très modestes
21:32qui ont beaucoup de mal
21:33à boucler leur fin de mois,
21:34qui se chauffent au gaz,
21:36le gaz vient d'augmenter,
21:37va augmenter trois fois
21:38en quelques mois,
21:40qui ont du mal
21:40à se déplacer.
21:41Éric Ciotti,
21:42ça veut dire quoi ?
21:42Très concrètement,
21:43quand vous voyez
21:43les premières pistes avancer
21:44par Sébastien Lecornu,
21:45en l'État,
21:45ce budget,
21:46vous le votez
21:46ou ne le votez pas ?
21:47En l'État,
21:48naturellement,
21:48si on touche aux retraités,
21:50je ne le vote pas.
21:51Si jamais une motion de censure
21:52est déposée,
21:53est-ce que vous votez
21:53une motion de censure ?
21:54Nous verrons bien le contenu,
21:55mais je serai enclin
21:57à voter une motion de censure
21:58s'il y a cette disposition
22:00contre les retraités.
22:01On disait,
22:01il y a la question des retraités,
22:02c'est un grand débat
22:03de l'élection présidentielle.
22:04À quel âge souhaitez-vous
22:05fixer cette retraite ?
22:07Est-ce que c'est 67 ans
22:09ou proche de cet âge-là
22:11comme Édouard Philippe
22:12ou 62 ans
22:12comme Marine Le Pen ?
22:13Je crois que la question
22:15de l'âge
22:16est un mauvais débat
22:18depuis des années.
22:19Mais 62 ans
22:20comme nom du Marine Le Pen,
22:21vous êtes à l'aise avec ça ?
22:22Quand j'avais été candidat
22:23à la primaire de la droite,
22:25c'était en automne 2021,
22:28j'étais arrivé en tête
22:30au premier tour d'ailleurs,
22:31et j'avais perdu
22:32face à Mme Pécresse
22:33avec les conséquences
22:34que l'on sait par la suite,
22:36j'avais porté une mesure
22:37en disant,
22:38il faut travailler plus
22:40sur la durée de la vie,
22:41et je le redis aujourd'hui.
22:42Compte tenu de l'évolution
22:44démographique,
22:45je ne vois pas comment
22:45et de l'état
22:46de notre régime de retraite,
22:48bien sûr,
22:49on ne pourrait pas travailler plus.
22:50Mais je ne pense pas
22:51que la question
22:52soit vraiment celle
22:53de l'âge de départ.
22:53La question,
22:54c'est celle des annuités,
22:57comment on fait évoluer
22:58ces annuités,
22:59mais ce que je dis,
23:00surtout,
23:01si on veut sauver
23:03notre système de retraite
23:05et notamment
23:06notre système de répartition,
23:07il faut lui adosser
23:09un système
23:10par capitalisation.
23:11Oui, mais pardon,
23:12mais Éric Ciotti,
23:12sur l'âge,
23:13ça reste quand même
23:13un sujet de désaccords
23:15majeurs avec Marine Le Pen.
23:17Est-ce que vous pensez
23:17pouvoir encore
23:18la faire évoluer
23:19sur ce plan
23:19ou c'est fini,
23:20c'est trop tard ?
23:20Désaccords majeurs,
23:22non.
23:23Désaccords,
23:25désaccords,
23:39désaccords,
23:40oui.
23:40comment on peut
23:40ne pas être d'accord
23:41sur un sujet aussi essentiel ?
23:42C'est un problème central,
23:43non ?
23:44Marine Le Pen
23:45n'est pas fermée
23:46à ce qu'on travaille,
23:47aux propositions
23:48que formule l'UDR
23:49pour mettre
23:51un étage
23:53de capitalisation.
23:54Je verrai demain matin
23:56Marine Le Pen,
23:57je vais lui faire
23:58des propositions
24:00sur ce plan,
24:00on en a déjà parlé,
24:02donc...
24:02Elle est ouverte
24:03à la capitalisation.
24:04Ce débat,
24:04en tout cas,
24:05elle n'est pas fermée.
24:06Ce débat est ouvert.
24:07Il y a une question,
24:08il y a une question,
24:09c'est comment on finance
24:10la transition ?
24:11Parce que qui dit
24:12capitalisation,
24:13dit dans un...
24:14Les bénéfices,
24:15ils sont sur le moyen
24:16et le long terme.
24:18Ceux dont bénéficient
24:19aujourd'hui les pays
24:20qui ont eu le courage,
24:21notamment tous les pays
24:22de l'Europe du Nord
24:23qui sont assis
24:24sur des masses financières
24:26extrêmement importantes,
24:27qui ont des taux
24:28de remplacement très forts
24:29et qui ont des retraités...
24:30Bon, vous allez peut-être
24:31réussir à la convaincre
24:32alors,
24:32Madame Marine Le Pen.
24:33Mais dans un premier temps,
24:34et c'est ce qui préoccupe
24:35Marine Le Pen,
24:36et elle a raison,
24:36c'est comment on finance
24:37la transition.
24:38Nous avons des propositions,
24:40mais ce que je peux dire...
24:41Et on continue de l'ébopper.
24:43Dans une seconde,
24:44on se retrouve dans quelques secondes.
24:45Vous restez avec nous.
24:46BFM Politique continue.
24:52Vous êtes bien sur BFM Politique,
24:54notre invité Éric Ciotti,
24:55président de l'UDR,
24:56maire de Nice.
24:57Éric Ciotti,
24:58c'était l'objet
24:59d'une polémique d'ampleur
25:00à France Inter.
25:01Charles Sapin,
25:02directeur adjoint de Valeurs Actuelles,
25:04ne fera plus son édito le dimanche.
25:06Il l'a annoncé lui-même hier,
25:08puisqu'après la grogne
25:09d'une partie des salariés,
25:11France Inter lui a proposé
25:12de transformer cela en débat.
25:14Ce qu'il a refusé,
25:15il quitte donc France Inter,
25:17il l'a annoncé.
25:17Regardez-les.
25:18les mots qu'il a employés hier
25:20en annonçant justement son départ
25:22de la radio publique.
25:24Le directeur adjoint de Valeurs Actuelles
25:26qui estime, je cite,
25:27« On ne peut que s'incliner devant
25:29cette brillante innovation démocratique,
25:32la censure préventive. »
25:33Ce sont ces mots.
25:34Comment vous réagissez à cela ?
25:36C'est une honte pour Radio France,
25:38c'est une honte pour le service public.
25:40Aujourd'hui,
25:42qu'est-ce que cela signifie ?
25:44Que nous ne sommes plus vraiment
25:46dans une démocratie.
25:47Puisque quand le service public
25:50de l'audiovisuel
25:51est pris en otage par LFI,
25:54vous avez vu aussi
25:56les communiqués de Victoire hier soir,
25:59les tweets de M. Léomant
26:01et qu'on sort de LFI,
26:03ça veut dire quoi ?
26:03Ça veut dire qu'aujourd'hui,
26:05Radio France est aux mains de LFI.
26:08C'est une opération politique de LFI ?
26:09Est aux mains de LFI.
26:13Mais en revanche,
26:14Radio France est payée
26:15et financée par le contribuable.
26:17Moi, ça ne me gênerait pas
26:18si M. Mélenchon et son parti
26:22finançaient leur radio de propagande.
26:24Ce qui me dérange
26:26et ce qui constitue un scandale
26:27et ce que nous avons voulu
26:29d'ailleurs mettre en exergue
26:31lors de la commission d'enquête
26:34sur la neutralité
26:35du service public
26:36de l'audiovisuel
26:37que j'ai souhaité
26:38et dont Charles Aloncle
26:40a été le rapporteur brillant,
26:43c'est aujourd'hui
26:45de dire pas avec notre argent.
26:48Mais où sommes-nous aujourd'hui ?
26:50C'est ahurissant.
26:51On a des contribuables
26:53qui payent pour 4 milliards d'euros.
26:55On cherche de l'argent
26:56dans le budget,
26:58sur les retraites.
27:00On va faire les poches
27:02des retraités
27:03et on met 4 milliards d'euros.
27:05C'est déjà privatisé
27:07par M. Mélenchon.
27:08Mais au moins,
27:09il faudrait de la clarté.
27:10Vous en appelez à qui ce matin ?
27:12J'en appelle
27:12à la ministre de la Culture.
27:14Elle a été,
27:15je ne sais pas si elle était
27:15en week-end peut-être,
27:18mais quand même,
27:19son silence
27:20est assourdissant.
27:21Qu'est-ce que vous demandez ?
27:22La ministre de tutelle
27:23ne réagisse pas
27:25pour quelque chose
27:27qui va être une tâche internationale
27:29sur l'image de la France.
27:31Que le service public
27:32de l'audiovisuel,
27:33qui plus que n'importe
27:34quel autre média,
27:36doit être guidé
27:37par une forme
27:38de neutralité,
27:39on l'attend du service public,
27:42eh bien sombre
27:43dans une telle dérive
27:44de propagande idéologique.
27:46Moi,
27:47j'ai souvent rencontré
27:49dans les différents médias
27:51dans lesquels
27:52il a travaillé,
27:53Charles Sapin,
27:54il a été au point,
27:55je crois qu'il a été
27:55au Figaro parisien.
27:58J'avoue que je ne saurais pas
28:00vous dire
28:01ce que vote Charles Sapin.
28:02Mais vous lui demandez quoi
28:03à la ministre de la Culture ?
28:04C'est comme vous,
28:04des journalistes
28:05qui font leur travail.
28:07Mais là,
28:07on veut imposer
28:09à des journalistes
28:11une vision unilatérale
28:13d'extrême-gauche.
28:14C'est totalement ahurissant.
28:15Qu'est-ce que vous demandez
28:16à la ministre de la Culture
28:16?
28:17Je lui demande
28:18qu'elle remette de l'ordre,
28:19qu'elle demande
28:20la démission
28:21de la direction
28:21de Radio France
28:22et qu'elle soit garante
28:24de la neutralité.
28:25Moi,
28:25je demande aujourd'hui
28:26la démission
28:28de la direction
28:30de Radio France.
28:31Vous demandez
28:31la démission ?
28:32Absolument,
28:32mais on ne peut pas
28:34laisser passer ça.
28:35Et le gouvernement
28:36ne peut pas
28:37laisser passer ça,
28:39autrement,
28:39il sera complice.
28:41On évoquait
28:41il y a quelques minutes
28:42la candidature de Marine Le Pen.
28:43On va venir un petit peu
28:44dans le détail
28:44de la façon dont vous travaillez
28:45avec elle,
28:46avec Jordan Bardella.
28:47Mais il y en a un autre
28:47qui nous a presque involontairement
28:49annoncé sa candidature
28:50jeudi soir
28:51sur le plateau de BFM.
28:52Il s'agit d'Éric Zemmour.
28:53Il nous a confirmé
28:54qu'il serait candidat
28:55Éric Zemmour.
28:56Qu'est-ce que vous pensez
28:57de cette nouvelle candidature
28:58de cette nouvelle candidature
28:58d'Éric Zemmour ?
28:59Je n'y accorde
29:00qu'assez peu d'intérêts.
29:03Voilà,
29:03ce n'est pas là
29:04où ça va se jouer.
29:05Donc,
29:06regardons les grands enjeux,
29:08les candidatures
29:09de témoignage
29:10ou de protestation.
29:12C'est une candidature
29:12de témoignage,
29:13Éric Zemmour ?
29:13Oui,
29:14aujourd'hui,
29:14ce n'est plus qu'une candidature
29:15de témoignage.
29:17Alors,
29:17il devrait se retirer,
29:18non ?
29:19À quoi sert sa candidature ?
29:20C'est son problème.
29:21Moi,
29:21je n'ai pas jugé.
29:22Il est dans une démarche
29:24avec Mme Knafot
29:26un peu unipersonnelle.
29:27C'est leur problème.
29:28Ce n'est pas celui du pays.
29:30Mais vous l'invitez
29:31à vous rejoindre quand même ?
29:32Aujourd'hui,
29:32la seule qui peut
29:34gagner l'élection présidentielle
29:36et mettre un terme
29:37au déclin,
29:38au déclassement
29:40et engager
29:41le redressement
29:42du pays
29:43parce qu'autrement,
29:44on va disparaître,
29:45c'est Marine Le Pen.
29:46Éric Zemmour,
29:47c'est une candidate de gauche.
29:48Oui,
29:49mais tout ça,
29:50ça fait partie
29:51des outrances
29:52de M. Zemmour.
29:53Il est venu à Nice
29:55soutenir mon concurrent,
29:56M. Estrosi,
29:57au mois de novembre dernier.
29:58Il avait dit du bien de lui
29:59dans la presse,
30:00donc je suis habitué
30:03aux propos
30:03de M. Zemmour.
30:04Mais ça peut être un allié
30:05ou c'est trop loin ?
30:06Il est parti trop loin ?
30:07Les électeurs
30:08qui votent
30:09pour M. Zemmour
30:11voteront
30:11au second tour
30:13Marine Le Pen.
30:14Il n'y a aucun doute
30:15là-dessus
30:15parce qu'ils ne s'en tromperont
30:17pas de combat.
30:18M. Zemmour,
30:19il se trompe de combat
30:20et c'est grave.
30:21Mais sur le fond,
30:22est-ce que vous êtes d'accord
30:22avec lui ?
30:23Par exemple,
30:23il nous a dit
30:23qu'il faut expulser
30:24les étrangers,
30:26y compris ceux
30:26qui sont en situation
30:27régulière,
30:28s'ils sont au chômage
30:29depuis un an.
30:30Vous êtes d'accord
30:31avec ça, par exemple ?
30:31Ce concept
30:32de remigration
30:34qu'il a développé
30:35n'est pas un concept
30:37réaliste.
30:39On ne fait pas
30:40retourner
30:40des Français
30:42où, voilà,
30:43c'est ce que prône
30:44l'AFD en Allemagne
30:45aussi
30:45et c'est totalement
30:48irréaliste,
30:48délirant.
30:49Donc,
30:49j'ai envie de dire
30:50soyons sérieux
30:51et passons aux choses
30:52qui sont réalistes.
30:54La vraie alternance,
30:55elle ne se joue pas là.
30:59Quand on voit
31:00chaque jour
31:01certaines différences
31:02qui sont mises en avant
31:03par les entourages
31:04dans le tandem
31:05du Rassemblement national,
31:06je vais vous proposer
31:07ces deux photos.
31:08Entre Jordan Bardella
31:09et Marine Le Pen,
31:09Éric Sauti,
31:10vous vous sentez
31:11le plus proche
31:11duquel ?
31:14Cette question,
31:15elle est perfide.
31:18Perfide,
31:19je ne sais pas,
31:19mais on sait
31:20qu'il y a des différences.
31:20Vous savez,
31:21j'ai d'excellentes relations,
31:23ce n'est pas
31:24une formule de style.
31:25J'ai réalisé en 2024
31:27l'accord historique
31:29président de LR
31:30où j'ai pour la première fois
31:32coupé ou cassé ce mur,
31:36coupé ce pseudo cordon sanitaire
31:38en disant
31:38nous avons plus d'accointances,
31:42nous avons plus de points communs
31:44avec le Rassemblement national
31:45que nous n'avons
31:46avec personne d'autre
31:48pour combattre la gauche
31:50et l'extrême gauche
31:50de M. Mélenchon
31:51et pour enrayer
31:53le déclin macroniste.
31:54Donc,
31:54j'ai été le dernier
31:55président de LR
31:56indépendant.
31:57J'ai fait cet accord
31:58après en avoir longuement
31:59discuté
32:01avec Marine Le Pen.
32:02Vous ne voulez pas me dire
32:02duquel vous êtes le plus proche
32:03entre Marine Le Pen
32:04et Jordan Barbella ?
32:05Avec elle,
32:05j'ai d'excellentes relations.
32:06à Nice,
32:07aux électeurs,
32:07ils en disent quoi
32:08entre les deux ?
32:09Ils souhaitent
32:10la victoire
32:12de notre camp,
32:14ils souhaitent
32:14la victoire
32:15de Marine Le Pen,
32:16ils souhaitent
32:17qu'aujourd'hui
32:19la page macroniste
32:20qui a mis le pays
32:21à terre
32:21soit tournée
32:22et ils ont peur
32:23de la page
32:24mélenchoniste.
32:25Donc,
32:26ils ne se trompent pas.
32:27Ces commentaires,
32:28ils sont un peu
32:30ridicules.
32:30Est-ce que l'un sourit
32:31ou est-ce que l'autre
32:33sourit un peu moins ?
32:34Il y a des différences de fond.
32:35Par rapport à la gravité
32:36de la situation,
32:37moi je travaille
32:38avec Marine Le Pen
32:39et Jordan Barbella,
32:40on était avec Jordan Barbella
32:42à l'Élysée,
32:43on a communiqué
32:43tous les deux
32:44sur la même position
32:46à la fois
32:47dans la réunion
32:48et à la sortie
32:49de la réunion
32:50pour demander
32:51la baisse des carburants.
32:53J'échange
32:53avec Marine Le Pen,
32:54on est un allié,
32:56l'UDR
32:56est aujourd'hui
32:57le premier allié
32:59du Rassemblement National,
33:00nous sommes les seuls
33:01d'ailleurs
33:01dans ces formations
33:03de droite
33:03d'avoir un groupe
33:04indépendant à l'Assemblée.
33:06Si Marine Le Pen
33:06l'emporte
33:07et qu'elle vous demande
33:08de la rejoindre
33:09au gouvernement,
33:10est-ce que vous quitterez
33:10la mairie de Nice ?
33:12Écoutez,
33:13moi je ferai tout
33:14pour que Marine Le Pen
33:16soit élue
33:17parce que
33:17ce n'est pas une option,
33:20c'est une obligation.
33:22vous pouvez avoir
33:22un engagement plus clair.
33:23C'est une obligation.
33:24Pour le reste,
33:25ça relève
33:25de la politique fiction,
33:26je suis maire de Nice,
33:27je suis très heureux à Nice,
33:29j'engage des politiques
33:30qui d'ailleurs
33:32pourront être
33:32appliquées au plan national.
33:34Ce que nous avons fait
33:34à Nice en six mois
33:36ouvre un chemin,
33:37porte un exemple
33:38par Nice.
33:39Oui mais si vous voulez
33:40agir,
33:40Eric Ciotti,
33:41vous ne refuserez pas
33:42d'être ministre.
33:45Si vous voulez agir,
33:46vous ne refuserez pas
33:47d'être ministre.
33:48Je resterai maire de Nice.
33:49Est-ce que vous avez
33:49l'ambition d'être,
33:50justement,
33:51quand vous voyez porter
33:51ces différents dossiers,
33:52vous dites ce que je porte à Nice,
33:53je peux le porter au niveau national
33:55pour Marine Le Pen
33:56si elle est présidente,
33:56est-ce que vous avez l'ambition
33:57d'être le Premier ministre
33:58de Marine Le Pen ?
33:59Je crois qu'elle a dit
34:00clairement qu'il serait
34:01son Premier ministre,
34:02Jordan Bardella,
34:03et moi ça me va très bien
34:04et je crois que c'est
34:06un tandem de la réussite
34:07et de l'efficacité.
34:09Pierre.
34:09Une autre question sur la droite,
34:10est-ce que Bruno Retailleau
34:11peut être un partenaire
34:12ou alors c'est un adversaire
34:14pour vous ?
34:15J'ai du respect
34:17pour Bruno Retailleau.
34:19Nous avons longtemps été
34:21membres de la même
34:22formation politique.
34:23Je l'ai battu
34:23lorsque j'ai été élu
34:25président de LR.
34:27C'était en 2022.
34:30je suis inquiet
34:31sur son positionnement futur
34:33et j'ai envie de lui dire
34:36aujourd'hui de nous rejoindre.
34:38Voilà.
34:38On voit bien que sa démarche,
34:40elle ne prospère pas
34:41parce qu'il ne peut pas
34:43prétendre à la victoire
34:44au second tour.
34:46Voilà.
34:46Donc là aussi,
34:47je crois que le moment
34:48est fait pour mobiliser
34:51le courage,
34:51pour additionner les forces
34:53et je dis à Bruno
34:54de nous rejoindre.
34:56Je redoute,
34:57je redoute
34:58qu'il soit aspiré
34:59par le système
35:00qui m'a combattu,
35:02celui de Mme Pécresse,
35:03de M. Copé,
35:05de M. Bertrand,
35:06de M. Larcher
35:07et que la pression
35:09qui va peser sur lui,
35:10elle commence à peser.
35:11Vous allez voir,
35:12dès le lendemain
35:13des élections sénatoriales,
35:14les appels au retrait
35:16de la candidature
35:16de Bruno Retailleau.
35:18Je ne suis pas certain
35:19qu'il résiste
35:19à cette pression
35:20et je redoute
35:22qu'il rejoigne
35:23Édouard Philippe.
35:24Je lui dis
35:25de revenir
35:26dans une maison de droite
35:28forte,
35:29courageuse,
35:30audacieuse
35:30et avec nous
35:32de renverser la table.
35:33C'est ce dont le pays a besoin.
35:34On n'a pas besoin
35:35de continuer
35:36les mêmes discours
35:39impuissants,
35:39stériles.
35:40Voilà.
35:41Le moment est venu
35:42de s'attaquer aux impôts,
35:43de s'attaquer aux dépenses publiques,
35:45de remettre de l'ordre
35:46dans la rue,
35:47de combattre
35:48ce modèle migratoire
35:49insupportable.
35:51Et vous avez été
35:51le premier à franchir le pas,
35:52Éric Sautier,
35:53rejoindre Marine Le Pen.
35:54Est-ce que vous pensez
35:54qu'il peut y avoir
35:55à l'occasion de la présidentielle
35:56un vaste mouvement
35:58d'élus de droite
35:59important peut-être
36:00qui rejoindrait le RN ?
36:01Et qu'est-ce que vous leur dites
36:02aujourd'hui ?
36:03J'ai ouvert cette voie
36:04de l'alliance.
36:05Encore une fois,
36:05c'est une alliance
36:06dans l'indépendance.
36:07On a un groupe autonome,
36:08vous l'avez rappelé,
36:09sur les retraites
36:10et j'en suis fier.
36:12Bien sûr que si demain
36:16l'appareil,
36:17tout ce qu'il en reste,
36:18le peu qu'il en reste
36:19de LR
36:22va à la soupe
36:23d'Édouard Philippe,
36:24bien sûr qu'une grande
36:26majorité de parlementaires,
36:28qu'ils soient sénateurs
36:29ou députés,
36:31nous rejoindront.
36:31Et je pense qu'ils
36:32rejoindront l'UDR
36:33parce que nous serons
36:34la seule famille
36:35d'une droite,
36:37d'une droite gaulliste.
36:38Pourquoi vous dites
36:38« va à la soupe
36:39avec Édouard Philippe »
36:40parce qu'il y a une logique,
36:41il est de droite,
36:41Édouard Philippe ?
36:42Il est de droite,
36:43Édouard Philippe,
36:44quand il a augmenté
36:46les impôts,
36:47quand il a fermé
36:49Fessenheim,
36:50quand il a augmenté
36:52la dette
36:53et les dépenses publiques.
36:54Non,
36:55Édouard Philippe
36:56n'est pas de droite.
36:56D'ailleurs,
36:57il vient de la gauche,
36:58il a souvent revendiqué.
37:00De la gauche ?
37:01Oui,
37:02au départ.
37:03Vous parlez du documentaire ?
37:05Ses origines.
37:06Il n'a pas de la gauche.
37:06Il n'a pas de la gauche.
37:07Il était secrétaire.
37:08Il a toujours été à droite.
37:09Il a lui-même revendiqué.
37:11Directeur général de l'UMP.
37:12En tout cas,
37:13il est surtout
37:16le dernier avatar
37:17de ce système
37:21immobile,
37:21impuissant,
37:23sans idée,
37:24soit en même temps
37:24macroniste.
37:25Si M. Philippe
37:27devait être élu,
37:28il faut que les Français
37:29mesurent
37:30qu'il serait
37:30le dernier
37:33coadjuteur
37:34du déclin français.
37:35Il serait
37:37porteur
37:37de la continuité
37:38du bilan
37:39de M. Macron.
37:40Qu'est-ce qu'il vous fait ?
37:41Sincèrement,
37:41aujourd'hui,
37:42quand on voit
37:42tout ce qui se passe,
37:44est-ce qu'on peut se dire
37:44qu'on va continuer
37:45avec les mêmes ?
37:46Ils ont menti
37:47aux Français.
37:48Ils ont trahi.
37:49Ce sont les hommes
37:50des impôts,
37:51des déficits,
37:52des normes,
37:53de la fin
37:55de la puissance nucléaire,
37:57du désarmement
37:59sécuritaire,
38:00du chaos migratoire.
38:01On va continuer
38:02avec les mêmes.
38:03Non,
38:04il n'y a qu'une voie.
38:05Il n'y a qu'une voie
38:06pour inverser
38:07avec courage
38:08la tendance.
38:08C'est celle
38:09que porte
38:10aujourd'hui Marine Le Pen.
38:10Il y en a certains
38:10qui vous critiquaient
38:11en privé,
38:12qui aujourd'hui
38:12vous disent
38:12vous aviez raison
38:13à droite ?
38:15On le voit
38:16de plus en plus.
38:17C'est les cadres du parti.
38:19Je crois que ma victoire
38:19à Nice
38:20a aussi ouvert une voie.
38:22Et on montre
38:23que quand on gagne,
38:24on peut changer
38:25le cours des choses.
38:26Je le redisais
38:27tout à l'heure,
38:28les économies
38:29que nous avons faites
38:31depuis le mois
38:32d'avril à Nice
38:33sont impressionnantes.
38:35on a diminué
38:37massivement
38:37les indemnités
38:38des élus.
38:39J'ai divisé par deux
38:40les dépenses
38:40de communication.
38:42On a remis
38:45ces moyens
38:46à la disposition
38:47des Niçois
38:48avec une baisse
38:49extrêmement importante
38:50de la fiscalité.
38:52On a remis
38:53de l'ordre
38:53dans la rue.
38:54Donc la politique,
38:55vous savez,
38:55les Français aujourd'hui
38:56pensent que la politique
38:57ne sert plus à rien.
38:58Parce qu'ils sont
38:59l'habitude
39:00depuis des années
39:01d'avoir
39:03des responsables
39:04qui ne font que parler
39:05et qui n'agissent pas.
39:06On peut démontrer
39:08que la politique,
39:08elle sert à quelque chose.
39:09Justement,
39:10il y a quelqu'un
39:11qui veut s'impliquer
39:11dans cette campagne présidentielle.
39:13On l'a vu aussi,
39:13c'est Marion Maréchal.
39:14Est-ce que vous souhaitez
39:15qu'elle ait une place
39:16de premier rang
39:17aux côtés de Marine Le Pen ?
39:18C'est la numéro 2
39:18derrière Marine Le Pen ?
39:19Elle est,
39:20bien sûr,
39:21ce n'est pas à moi
39:22de donner des places
39:23dans la campagne
39:24de Marine Le Pen.
39:25Une candidature,
39:26c'est la rencontre
39:28en l'occurrence
39:28de la femme
39:29avec le peuple.
39:30Moi,
39:30j'ai beaucoup de respect
39:32et d'amitié
39:32pour Marion Maréchal.
39:34C'est à Marine Le Pen
39:35de voir la place
39:37qu'elle convient
39:38de lui donner.
39:39Mais après,
39:40ce que je constate,
39:41c'est que je ne suis pas certain
39:43que la plus-value,
39:43elle soit de ce côté.
39:45Il y a une histoire commune
39:48de leur côté.
39:50Très bien.
39:50Après,
39:51il faut que Marine Le Pen
39:52voit ceux qui peuvent
39:54lui permettre
39:55d'élargir son électorat,
39:58son assise
39:59pour le second tour.
40:02L'enjeu au second tour,
40:03c'est de faire
40:03plus de 50%.
40:05C'est une litote
40:06de dire ça.
40:08Et donc,
40:08naturellement,
40:09sur la base
40:10d'un socle
40:10très puissant
40:12au premier tour,
40:13parce que
40:13les sondages
40:14valent ce qu'ils valent,
40:16mais lui donnent
40:18quand même
40:18une force
40:19impressionnante
40:20et quasiment
40:21inédite
40:22depuis des années,
40:24depuis le début
40:25de la Ve République
40:26au premier tour.
40:28maintenant,
40:28il faut convaincre
40:31pour avoir
40:31une majorité
40:32de changements
40:33au second tour.
40:34Éric Cioti,
40:34il y a des sportifs
40:35qui ont pris la parole
40:36cette semaine,
40:37qui parlent politique
40:38et qui ont suscité
40:39le débat.
40:40On va parler
40:41de Kylian Mbappé.
40:42Il y a aussi
40:42Teddy Riner
40:43qui a expliqué,
40:44je cite,
40:45que ce qu'il angoissait,
40:46c'était la tournure
40:46que prend le pays.
40:47Ça m'angoisse,
40:48même moi,
40:49sportif de haut niveau,
40:50ça m'angoisse de voir
40:50tout ça,
40:51la montée des extrêmes.
40:52Ça me fait flipper.
40:53C'était sur Stade 2
40:54chez nos conférences
40:54de France Télévisions
40:55et le journaliste
40:56lui a demandé
40:56qui il pensait,
40:57extrême droite
40:58et extrême gauche
40:58et il a répondu
40:59l'extrême droite.
41:00Je cite,
41:00il faut appeler
41:01un chat un chat.
41:02Qu'est-ce que vous pensez
41:03de cette prise de position
41:04et de cette peur
41:05qu'il peut ressentir ?
41:06Ça fait partie peut-être
41:06aussi de ce qui peut
41:07empêcher Marine Le Pen
41:08de l'emporter.
41:09Pas sa prise de position
41:10mais Teddy Riner
41:11comme un autre Français
41:11a peut-être peur.
41:12Moi, je vois beaucoup
41:13de Français
41:14qui flippent surtout
41:15de la victoire
41:15de M. Mélenchon
41:16qui sont terrorisés
41:17par la haine extrémiste
41:20qui aujourd'hui se propage
41:22et la violence
41:23qui est derrière
41:25cette haine.
41:25Qu'est-ce que vous dites
41:26à Teddy Riner ?
41:27Il a le droit
41:28d'exprimer son opinion.
41:29On est en démocratie.
41:30Moi, je ne suis pas journaliste
41:31à Radio France
41:32donc je ne vais pas dire
41:33à M. Teddy Riner
41:35de se taire.
41:36Il dit ce qu'il veut.
41:37Je ne partage en rien
41:38ce qu'il dit
41:40et sa voix,
41:41ce n'est pas parce qu'il a
41:41un immense talent
41:42que je salue
41:43que sa voix est plus pertinente
41:44que d'autres.
41:45Vous trouvez déplacé
41:45que des sportifs
41:46ou des artistes
41:47on peut penser à Alain Souchon
41:48qui avait beaucoup critiqué
41:49le RN
41:49prennent position fermement
41:51dans cette campagne ?
41:52Vous savez,
41:53comme il y a une forme
41:54de logique médiatique
41:55qui depuis des années
41:56va dans ce sens
41:57et on revient au débat
41:58sur Radio France
41:59ceux qui ont de la notoriété
42:02qu'elle se soit
42:03dans le milieu sportif
42:04ou culturel
42:05souvent ont tendance
42:07à vouloir s'insérer
42:08dans le moule
42:09de la bien-pensance
42:10et donc ils abondent
42:12je ne sais pas
42:13s'ils pensent vraiment ça
42:15mais c'est mieux
42:16d'être de ce côté
42:16ceux qui sont allés
42:18souvent de l'autre côté
42:19ont subi des conséquences
42:21justement parce que
42:22il y a ce système
42:24qui est lourd
42:24qui pèse
42:25et qui n'est pas pluraliste
42:26qui est sectaire
42:27voilà
42:28mais cette voix
42:30je crois que les Français
42:31n'écoutent plus
42:32ceux qui vivent
42:33dans le confort
42:35et qui viennent
42:36leur donner
42:36des leçons
42:37mais est-ce que vous
42:38craignez quand même
42:38que ça empêche
42:39qu'il y ait des grandes
42:40mobilisations ?
42:40c'est comme M. Pigasse
42:41qui vient donner
42:42des leçons
42:45bras-dessus
42:46bras-dessous
42:46avec M. Mélenchon
42:50pour effacer la dette
42:52ce qui a été un message
42:53terrifiant pour les marchés
42:55et puis on voit
42:56que ces modes de vie
42:58je ne vais pas les juger
42:59mais sont totalement
43:00contraires
43:01à ces discours
43:02donc on sent là-dedans
43:03qu'il y a beaucoup
43:04d'insincérité
43:05il y en a un autre
43:06qui a pris position
43:07c'est Kylian Mbappé
43:08mardi dernier
43:09avant un match
43:09du championnat espagnol
43:10il a refusé d'enfiler
43:11entièrement
43:11un maillot de soutien
43:12aux habitants de Ceuta
43:13ce territoire
43:14cette enclave espagnole
43:15en Afrique du Nord
43:16qui avait été touchée
43:17par une entrée massive
43:18et illégale
43:18de près de 70 000 migrants
43:20c'était à la fin
43:21du mois de juillet
43:21il a expliqué
43:22je cite
43:23qu'il était pleinement
43:24solidaire de Ceuta
43:25et de toutes les victimes
43:26mais qu'il tenait
43:27également à faire un geste
43:29et avoir une pensée
43:30pour tous les migrants
43:30qui ont perdu la vie
43:31et qui vivent eux aussi
43:33dans des conditions difficiles
43:34dans un instant
43:34je vous demande votre avis
43:35mais écoutez d'abord
43:35ce que nous en a dit
43:36Éric Zemmour
43:37qui est allé très fort
43:38contre Kylian Mbappé
43:39on voit bien que
43:42la solidarité
43:44je dirais
43:45qui naît
43:45dans les banlieues
43:46la solidarité
43:48islamique
43:48pour tout dire
43:50est supérieure
43:51à la solidarité
43:52française
43:53ou même
43:53de son pays d'accueil
43:54l'Espagne
43:55je dirais que
43:56Kylian Mbappé
43:57a manifestement
43:58des solidarités
43:59qui nous échappent
44:01et qui ne sont pas
44:02qui ne relèvent pas
44:04du pays
44:05dans lequel il a nationalité
44:06ou du pays
44:07dans lequel il vit
44:07comment vous pouvez dire ça ?
44:09parce que je vois
44:10ses réflexions
44:10je vois ses réactions
44:11il s'engage
44:12il aurait pu se taire
44:13je veux dire
44:14Zidane ne disait jamais un mot
44:15et il avait bien raison
44:17alors pareil
44:18on a vérifié
44:18Zidane en 2002
44:20avait pris position
44:20face au Front National
44:22de l'époque
44:23qu'est-ce que vous en pensez ?
44:24vous iriez aussi loin
44:25qu'Éric Zemmour
44:26à propos de Kylian Mbappé ?
44:27encore une fois
44:28je laisse à Éric Zemmour
44:30ses commentaires
44:31ils sont souvent
44:32outranciers
44:33voilà
44:35je préfère Mbappé
44:37sur le terrain
44:38que Mbappé
44:40dans le commentaire politique
44:41mais vous dites pareil
44:42il devrait se taire ou pas ?
44:43là encore
44:44il dit ce qu'il veut
44:45ce qu'il a fait
44:46choque beaucoup
44:47d'Espagnols
44:47parce qu'il y a
44:49une solidarité
44:49de l'Espagne
44:50pour les populations
44:52de Ceuta
44:53qui aujourd'hui
44:54vivent un enfer
44:54il y a beaucoup
44:56d'agressions sexuelles
44:58et ils en veulent
44:59à leur gouvernement
45:00aussi
45:01donc il n'a pas
45:03souhaité
45:04exprimer
45:05cette solidarité
45:07moi je pense
45:07et j'exprime
45:08cette solidarité
45:09mais il faut arrêter
45:11de mélanger les genres
45:11où on fait du sport
45:12où on fait de la politique
45:13je crois que ce n'est pas
45:14parce que
45:15on est
45:16le plus grand footballeur
45:18au monde
45:18que cela donne
45:19des compétences
45:20pour juger
45:21et pour donner
45:23des satisfaits
45:24les sites moraux
45:25voilà
45:26il n'a pas plus
45:27de qualité
45:28pour le faire
45:28que n'importe
45:29quel citoyen français
45:30qui ressent
45:31au plus profond
45:32de lui-même
45:32et c'est dangereux
45:33quand on a
45:33cette notoriété
45:34de vouloir influencer
45:37sans prétendre
45:38s'il veut influencer
45:40on est dans une démocratie
45:41il faut aller devant
45:41l'élection
45:42vous lui dites quoi
45:42Kylian Mbappé
45:44présentez-vous
45:45c'est ça que vous dites
45:45mais s'il veut
45:46défendre des causes
45:47il peut se présenter
45:47pourquoi pas
45:48mais il ne faut pas
45:50mélanger les gens
45:50voilà
45:51plus largement
45:52est-ce qu'il reste
45:52si on élargit un peu
45:53un plafond de verre
45:54concernant le Rassemblement
45:56National
45:56c'est-à-dire qu'on voit
45:57que les artistes
45:58les sportifs
45:59ne prennent jamais position
46:00pour le Rassemblement
46:01National
46:01ou presque
46:02une part des français
46:03vous les connaissez bien
46:04de droite
46:05in extremis
46:06calent parfois
46:07pour voter pour Marine Le Pen
46:08parce qu'ils ont peur
46:09sur son sérieux
46:11vous croyez toujours
46:12qu'il y a un plafond de verre
46:13à faire sauter aujourd'hui
46:14et comment ?
46:14le plafond de verre
46:16on l'a subi
46:17en 2024
46:18on l'a subi en 2024
46:20parce qu'il y a eu
46:21pourquoi aujourd'hui
46:22la France est dans le chaos
46:23parce qu'au second tour
46:25il y a eu une majorité
46:27qui nous a battus
46:28qui allait de M. Wauquiez
46:30à M. Mélenchon
46:32tout ce beau monde
46:33se sont retirés
46:35les uns pour les autres
46:35c'est ça la réalité
46:36donc à l'Assemblée Nationale
46:39il y a eu au second tour
46:41les amis de Wauquiez
46:42n'étaient pas contre
46:43ceux de M. Mélenchon
46:44au premier tour
46:45il n'y avait aucun
46:46macroniste
46:47contre les députés
46:48de M. Wauquiez
46:49et tout ça
46:50ça a produit
46:54ce monstre
46:55ça a produit ce monstre
46:56parce que naturellement
46:57ils étaient d'accord
46:58pour garder leur siège
46:59mais ils étaient d'accord
47:00sur rien d'autre
47:01et donc on a une majorité
47:03une Assemblée Nationale
47:04un gouvernement
47:04merci Eric Ciotti
47:05les Français ont vu
47:06ce que ça a donné
47:06la dette
47:07les déficits
47:08le chômage
47:09les impôts
47:09l'insécurité
47:10le chaos migratoire
47:12je crois qu'ils n'auront pas
47:13envie de recommencer
47:13je crois que ce plafond
47:15il est brisé
47:15merci Eric Ciotti
47:16d'avoir été notre invité
47:17et donc
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