- il y a 11 minutes
Chaque jour, Christophe Delay et Roselyne Dubois vous accompagnent de 12h à 14h dans Midi BFM.
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00:00:00Bonjour à tous, bonjour Roselyne. Bonjour Christophe, bonjour à tous.
00:00:02Édition spéciale dans le Midi BFM consacrée évidemment à ces inondations historiques.
00:00:06Marc nous disait à l'instant qu'il pleut en France depuis 34 jours.
00:00:1134 jours sans discontinuer, 3 départements en vigilance rouge, Gironde et Lot-et-Garonne,
00:00:15auxquels s'est ajouté hier le Maine-et-Loire. Tous les envoyés spéciaux de BFM TV sont en place.
00:00:20Avec notamment Noémie Virac, qu'on ira retrouver dans le Maine-et-Loire, vous l'évoquiez,
00:00:23la Loire qui continue à monter. Des centaines de personnes ont été évacuées dans la région d'Angers.
00:00:27Jocelyn Azeau et Célia Vallée sont dans le Lot-et-Garonne auprès des sinistrés et des maraîchers,
00:00:31très inquiets pour leur culture parce qu'il y a trop d'eau, vraiment trop d'eau.
00:00:35Le Lot-et-Garonne inquiet aussi pour ces digues. On l'a vu souvent mal entretenu, beaucoup ont cédé.
00:00:40Qui en a la charge ? Thomas Girard est dans le petit village de Juzix où la digue s'est
00:00:44rompue.
00:00:44Et puis enfin nous serons en Charente-Maritime à Sainte avec Arthur Descudé
00:00:47où la prison a été évacuée hier. Énorme crue de la Charente.
00:00:52Mais on va tout de suite commencer avec vous, Célia. Vous êtes en Gironde, à la limite du Lot-et
00:00:56-Garonne,
00:00:56à Floudès. Trop d'eau, trop d'eau, c'est mauvais pour les agriculteurs.
00:01:03Ah oui, trop d'eau, c'est le cas de le dire. Vous allez le voir sur les images qu
00:01:06'on va vous décrire.
00:01:07Je suis avec Pauline qui travaille dans ces cultures.
00:01:11Pauline, vous êtes maraîchère. Racontez-nous ce qu'on voit. Qu'est-ce qu'il y a dessous cette eau
00:01:14?
00:01:14Là, actuellement, vous voyez les serres avec toutes les cultures d'hiver.
00:01:18Donc de la salade, des blés, tépinards. On a mis un peu de céleri branche.
00:01:23Voilà, il y a un peu de tout. Et du coup, c'est sous l'eau.
00:01:26Qu'est-ce que ça vous fait de voir ça, Pauline, aujourd'hui ? C'est compliqué ?
00:01:30Alors c'est très compliqué parce qu'on sait très bien que là, pour nous, la saison hivernale, elle est
00:01:33finie.
00:01:35Là, avec la quantité d'eau qu'il y a et le limon qui va se déposer sur les feuilles
00:01:40des légumes, ça va avoir tout asphyxié.
00:01:42Donc tout est perdu. Donc voilà, là, c'est un peu compliqué.
00:01:46On essaie de penser à l'après quand même, en termes d'assurance. Qu'est-ce qui est prévu pour
00:01:51vous ?
00:01:51Alors pour nous, rien du tout puisqu'on n'est pas du tout assuré pour les inondations, étant donné que
00:01:55ça coûte très, très cher d'être assuré pour les inondations.
00:01:58Donc voilà, on va faire ce qu'on peut avec ce qui nous reste et essayer de repartir de l
00:02:05'avant.
00:02:06Si vous aviez un mot à adresser au ministère peut-être de l'agriculture, de l'écologie, est-ce que
00:02:12vous aimeriez vous adresser à eux ?
00:02:15Ce sont des personnes que vous auriez aimé voir ici, sur ce terrain ?
00:02:19Alors peut-être pas forcément voir parce que c'est un petit peu compliqué, mais qu'à un moment donné,
00:02:23ils se rendent compte de la réalité du terrain.
00:02:24Parce qu'il y a la théorie et il y a la pratique. Et en pratique, ça ne se passe
00:02:30pas toujours comme on a envie.
00:02:32Et là, en ce moment, c'est très compliqué. Donc il faut venir se rendre compte de la réalité, oui,
00:02:36de ce qui se passe.
00:02:38Merci beaucoup. Voilà ces images qui sont assez impressionnantes. On a presque du mal à les décrire,
00:02:43puisque c'est tellement peu habituel de voir les cerfs de légumes dans cet état.
00:02:48On est entre deux lignées de cerfs. Vous allez le voir aussi sur ce côté, sur les images de Jules
00:02:54Bedeau.
00:02:55On voit également des palettes. En fait, tout est remonté à la surface. C'est ça, Pauline ?
00:02:58On voit aussi des feuilles de salade. Voilà, c'était votre endroit de travail.
00:03:01Oui, c'est ça, exactement. C'est là où on travaillait tous les jours.
00:03:05Merci beaucoup. Encore difficile à chiffrer financièrement ces dégâts.
00:03:10Et d'ailleurs, ça ne va pas s'arrêter tout de suite, puisqu'une nouvelle crue est annoncée en fin
00:03:14de semaine.
00:03:15Voilà, nouvelle crue, effectivement. Nouvelle pluie, plus exactement, sous ce ciel chargé du département de la Gironde.
00:03:21Et on va vous le dire dans quelques instants, mais il y a aussi une nouvelle tempête qui se profile,
00:03:25la tempête Pédro.
00:03:26On va les retrouver maintenant, Thomas Girard. Thomas, vous êtes en direct de Juzix, près de Marmonde.
00:03:30Là, on revient dans le Lot-et-Garonne. Il y a une centaine d'habitants dans le village qui se
00:03:35trouvent, en fait, dans les boucles de la Garonne.
00:03:37C'est tout le problème ? Racontez-nous.
00:03:41Tout à fait. Alors ici, à Juzix, en Lot-et-Garonne, c'est très impressionnant.
00:03:45Regardez juste derrière moi, au loin, on voit le village qui est complètement coupé du monde depuis plusieurs jours.
00:03:51Maintenant, la commune est complètement entourée d'eau.
00:03:54On ne peut plus y accéder à pied ou en voiture, car il faut savoir, une rupture de digue a
00:03:59eu lieu il y a quelques jours.
00:04:00Maintenant, ce qui n'aide pas vraiment à bloquer l'infiltration de l'eau dans la commune.
00:04:05Les habitants sont en difficulté, beaucoup de dégâts dans leur domicile.
00:04:10Donc, pour accéder à cette commune au loin, il faut prendre le bateau.
00:04:13Et je vais me tourner vers Christian.
00:04:14Bonjour Christian, vous êtes avec nous.
00:04:16Vous êtes le deuxième adjoint à la mairie de Juzix.
00:04:19Quelle est votre mission principale aujourd'hui ?
00:04:22Principale, c'est de redescendre des gens, soit pour faire remonter des gens.
00:04:29Exemple, vous en avez un à côté de nous, pour aller commencer à nettoyer pour certaines maisons qui ont accès
00:04:32à leur maison.
00:04:34Ce matin, j'ai fait des premiers retours de maison aussi également.
00:04:37Voilà, le doyen de la commune qui s'inquiétait de sa maison et savait que les anciens, c'est très
00:04:42compliqué, très compliqué pour eux de vouloir quitter la maison.
00:04:45Concernant ces habitants, est-ce que vous pouvez un peu nous décrire les dégâts qu'on peut voir dans ce
00:04:51village ?
00:04:53Les dégâts principaux, c'est la boue, la boue qui rentre dans la maison.
00:04:58Comment vous réagissez face à ce paysage un peu lunaire, si on peut dire ça comme ça ?
00:05:04Je peux comprendre que c'est assez difficile.
00:05:06Aujourd'hui, en plus, les conditions météorologiques sont quand même un peu plus favorables.
00:05:09Vous avez pu le voir, vous allez apercevoir qu'un bateau, c'est beaucoup plus stable et beaucoup mieux.
00:05:14Merci beaucoup Christian d'être avec nous.
00:05:16On vous souhaite beaucoup de courage pour aujourd'hui notamment.
00:05:18Et je rappelle qu'en Lotte et Garonne, c'est 5 ponts et 22 routes qui sont toujours fermés à
00:05:23la circulation.
00:05:23Il faut donc prendre son mal en patience et être très prudent dans les prochaines heures, car de nouvelles précipitations
00:05:28sont attendues.
00:05:29Alors je voudrais qu'on reste sur ces images avec vous, Bruno André.
00:05:32Bonjour, vous êtes le préfet du Lotte et Garonne.
00:05:34Est-ce qu'il y a beaucoup de villages comme Juzix qui sont en quelque sorte coupés du monde, très
00:05:39difficilement en tous les cas accessibles ?
00:05:42On a quelques villages, notamment hier, j'étais à Couture, qui est un village qui est entièrement cerné d'eau.
00:05:49Alors à la fois, il est protégé par les digues, mais on sait que ça ne suffit pas.
00:05:52Et là, il y a eu quelques ruptures.
00:05:54Et oui, c'est des villages qui sont dans ce qu'on appelle des casiers, en fait, à proximité de
00:05:59la Garonne,
00:05:59et qui servent en fait de zones d'expansion de crues.
00:06:03Et donc aujourd'hui, vous avez des bandes de 4 à 6 km de largeur où la Garonne s'est
00:06:08étendue, en fait,
00:06:09ce qui permet de ralentir la vitesse et d'éviter de trop gros dégâts.
00:06:14Quelle est la tendance aujourd'hui ? Est-ce que la décrue, un début de décrue, s'est amorcé ?
00:06:19Alors ça s'est stabilisé et il y a eu un décrue dans ces dernières heures.
00:06:23On attend le deuxième pic, si je puis dire, dans la nuit,
00:06:27qui devrait être inférieur à peu près de 70 cm à celle qu'on a connue précédemment.
00:06:31Donc évidemment, pour la population, j'ai une pensée particulière pour eux,
00:06:37et pour les agriculteurs aussi, évidemment.
00:06:39J'étais sur leur territoire hier et j'y retourne encore cet après-midi.
00:06:43Et en fait, tout le monde est mobilisé.
00:06:45On a encore 450 agents qui sont mobilisés.
00:06:48Enélis qui continue à travailler parce qu'en fait, on a eu, comme vous l'avez très bien dit,
00:06:52la tempête qui a causé des dégâts, notamment sur les serres, mais pas que chez les agriculteurs.
00:06:57Et derrière, on a ce phénomène d'inondation.
00:06:59Et maintenant, ça dure depuis bientôt 7 jours.
00:07:01Et c'est vrai qu'on ressent la fatigue des équipes, de la population, des élus aussi,
00:07:06qui font un travail admirable, à la fois de préparation et aujourd'hui d'action.
00:07:11Et heureusement que le territoire s'est bien préparé,
00:07:14ce qui permet d'aborder, je dirais, malheureusement, cette catastrophe,
00:07:19je dirais, de la meilleure façon qu'il puisse.
00:07:22– Merci beaucoup, M. le Préfet.
00:07:24Merci d'avoir été en direct avec nous dans le Midi BFM.
00:07:27Les nouvelles, je vous le disais, ne sont pas très bonnes.
00:07:28Avec donc l'arrivée, Marc, vous nous le confirmez, non seulement de nouvelles pluies,
00:07:32mais aussi d'une tempête qui va concerner d'ailleurs ce département du Lot-et-Garonne ?
00:07:35– Oui absolument, en fait, donc ça va se passer en plusieurs temps.
00:07:39D'une part déjà, demain, de fortes pluies attendues entre la Bretagne et les pays de la Loire,
00:07:44donc des départements qui sont en vigilance orange ou rouge cru.
00:07:47Il va tomber localement 10 à 15 jours de pluie sur des sols complètement saturés.
00:07:50Et puis en effet, dans la nuit de mercredi à jeudi, et jeudi toute la journée,
00:07:54violente rafale de vent le long des côtes atlantiques,
00:07:57la tramontane aussi, l'eau de l'épineuse orientale,
00:07:59de fortes pluies sur un grand quart sud-ouest,
00:08:00encore 15 jours de pluie qui vont tomber en 24 heures.
00:08:02– 15 jours ?
00:08:02– Oui, 50 litres d'eau par mètre carré qui vont tomber sur des sols complètement saturés.
00:08:06– L'équivalent de 15 jours.
00:08:06– L'équivalent de 15 jours absolument en 24 heures,
00:08:08donc on n'en a pas fini malheureusement avec ces inondations.
00:08:12– Sol saturé, vous allez voir, c'est du ciel qu'on se rend vraiment compte
00:08:15à quel point il y a de l'eau partout, l'ampleur des dégâts.
00:08:18Images tournées à bord ce matin de l'hélicoptère BFM
00:08:21avec nos envoyés spéciales Lola Baye et Margot Vizade.
00:08:23Commentaire d'Elea Morel.
00:08:25– Vue du ciel, le village de l'Aréole est méconnaissable.
00:08:30Sur ces images exclusives BFM TV,
00:08:33on aperçoit des maisons entourées par les eaux,
00:08:37immergées jusqu'aux fenêtres, elles sont coupées du monde.
00:08:40Les routes ont entièrement disparu,
00:08:44remplacées par une étendue d'eau boueuse immobile.
00:08:48Dessous, des champs noyés.
00:08:51– Il y a encore ces flaques qui sont des miroirs immenses dans les champs
00:08:56avec ces routes coupées, ces quartiers isolés.
00:08:59En tout cas, la vigilance est de mise ici, au-dessus de l'Aréole.
00:09:03– En aval, la Garonne est hors de son lit
00:09:07et inonde la ville de Langon.
00:09:09La commune de 7000 habitants se confond avec le fleuve.
00:09:13La décrue s'annonce très lente.
00:09:16Les dernières pluies vont venir gonfler le niveau d'eau
00:09:19dans les prochains jours.
00:09:20– Il y a un autre département, vous le savez,
00:09:22qui s'est ajouté à la liste des départements en vigilance rouge
00:09:25depuis hier, c'est le Maine-et-Loire.
00:09:27Et nous allons dans le secteur d'Angers et de Saumur.
00:09:29– A retrouver Thomas Hermand.
00:09:30Bonjour Thomas, vous êtes au pont de C, c'est au sud d'Angers,
00:09:34où des centaines de personnes ont dû être évacuées.
00:09:39– Oui, nous sommes au sud d'Angers.
00:09:41Ça se passe ici, de l'autre côté de la Loire.
00:09:43Plusieurs centaines de personnes ont été évacuées
00:09:45à titre préventif il y a plusieurs jours,
00:09:48puisque vous avez un autre cours d'eau de l'autre côté.
00:09:51Vous voyez la Loire à l'image, on est à 5,10 m à l'heure où je vous parle.
00:09:55Plus 20 centimètres d'ici demain.
00:09:58Regardez ici les habitations, on a essayé des planches de bois sur des parpaings.
00:10:01Les habitants se sont protégés avec ces bâches.
00:10:04Regardez devant les portes de garage, c'est pareil.
00:10:06Devant les portes d'entrée de l'autre côté,
00:10:08vous avez un barrage anticru.
00:10:09Là aussi pour protéger certaines habitations.
00:10:12Il faut rester prudent puisque le niveau de l'eau va monter,
00:10:15notamment cette nuit.
00:10:16Tout le monde regarde cette Loire monter progressivement depuis plusieurs jours.
00:10:21Je termine sur une crue des références ici que certains habitants ont en tête.
00:10:25C'était en 1982.
00:10:275,70 m donc.
00:10:29Là on est à 5,10 m, plus 20 centimètres d'ici demain.
00:10:31On se rapproche tout doucement de cette crue historique.
00:10:34Merci beaucoup Thomas sur des images de Vincent Serron.
00:10:36Et puis il y a la commune de Coussols.
00:10:38Un énorme couvent, sans doute une tornade, a fait de gros dégâts.
00:10:43Hier soir, on est dans le département du Nord.
00:10:45Des toitures ont été emportées et des arbres arrachés.
00:10:48Reportage des envoyés spéciaux de BFM TV.
00:10:50Pauline Delevoix, Mathieu Guillot et Mickaël Denut avec Eléa Morel.
00:10:56Sur cette toiture, la cicatrice des violents trafales.
00:11:00Ce matin, Kelly se ferait un chemin dans son jardin balayé et constate les dégâts.
00:11:08Ici, on avait un gros noyé.
00:11:12C'est venu s'encastrer ici dans le volet.
00:11:16Le volet cassé, on ne peut plus l'ouvrir.
00:11:18Hier soir vers 19h, un phénomène venteux violent traverse cette commune de 2000 habitants.
00:11:24La scène a été captée par la caméra de cette maison.
00:11:28Ce riverain nous la montre.
00:11:31stupéfait.
00:11:33Elle a fait toujours des gars et elle est passée.
00:11:35C'est un peu une scène de guerre.
00:11:37Un peu plus loin, le jardin de cet habitant n'a pas été épargné.
00:11:42Je suis passé derrière, j'ai vu ma pergoloque.
00:11:44Le garage du voisin était retourné sur la pergoloque.
00:11:47Ça fait peur, c'est la première fois qu'on voit ça.
00:11:51Au total, plusieurs dizaines de toitures ont été atteintes selon le maire, qui parle d'un phénomène très localisé.
00:11:59C'est un couloir un peu plus de 500 mètres de long sur 150 mètres de large.
00:12:06Dans ce couloir, il y a des arbres qui sont arrachés, des poteaux qui sont tombés.
00:12:09Enfin, moi j'ai 70 ans.
00:12:14J'ai jamais vu ça.
00:12:15Place désormais aux opérations de déblayage.
00:12:19Le gymnase de la commune a été mis à disposition des personnes sinistrées.
00:12:24Et on continue à suivre évidemment ces intempéries, leurs conséquences,
00:12:27qui nous attend aussi pour les prochains jours, parce qu'on n'en a pas fini avant au moins la
00:12:31fin de la semaine.
00:12:32À 12h45, c'est la ministre de la Transition écologique qui sera notre invitée pour répondre à toutes vos questions.
00:12:37Est-ce qu'il y a des aides prévues ?
00:12:38Et puis aussi, qui doit entretenir, mieux entretenir ces fameuses digues qui ont cédé ?
00:12:43Dans l'actualité également aujourd'hui, cette minute de silence qui sera respectée cet après-midi
00:12:47à la mémoire de Quentin de Ranque à l'Assemblée.
00:12:50C'est ce militant nationaliste mort samedi à Lyon.
00:12:53Alors l'enquête sur son assassinat avance, mais il n'y a toujours pas d'interpellation.
00:12:57Bonjour Paul Conge du service police-justice de BFM, vous êtes en direct de Lyon.
00:13:01Le procureur de Lyon a dit hier qu'au moins six suspects étaient recherchés.
00:13:05Ont-ils été, en partie, identifiés ?
00:13:11Alors oui Christophe, une partie des suspects ont été identifiés selon nos informations.
00:13:14Alors ce n'est pas le procureur qui le dit, ce sont des sources policières qu'on a consultées.
00:13:18Mais il s'agirait de plusieurs des individus masqués que l'on voit sur les images amateurs.
00:13:23Participer aux violences rue Victor Lagrange.
00:13:25Où on se trouve d'ailleurs en ce moment même, la scène a eu lieu vraiment juste derrière moi.
00:13:29Vous avez donc devant ces portes une première scène de violence qu'il y a eu.
00:13:32Et puis à ma droite, vous avez en bas de ce lampadaire l'endroit où Quentin de Ranque a été
00:13:37frappé à de très nombreuses reprises.
00:13:39Donc par au moins six individus au pied de ce lampadaire.
00:13:41Donc maintenant il y a quelques fleurs et même un chapelet en hommage à Quentin.
00:13:45On sait que la priorité de la police sylonaise maintenant, c'est donc d'identifier bien sûr ces six auteurs
00:13:50des coups mortels.
00:13:51Mais aussi la vingtaine d'individus en tout qui composaient le groupe et qui a ensuite pris la fuite dans
00:13:55les rues tout autour de moi.
00:13:56Le travail de police judiciaire suit son cours.
00:13:59C'est un travail long, lent et minutieux.
00:14:02Mais bon, c'est une collecte de preuves, c'est une collecte de témoignages.
00:14:04Le procureur a indiqué hier d'ailleurs que les images de vidéosurveillance, les images amateurs devaient encore être analysées.
00:14:11Et puis des constatations techniques sont toujours en cours.
00:14:14C'est donc le magistrat et les enquêteurs qui décideront du moment important pour mener ces interpellations.
00:14:19Mais il l'a fermé hier.
00:14:20Ces interpellations, elles auront bien lieu.
00:14:23Paul Conch sur les images de Thierry Bouillet.
00:14:25Côté politique, LFI est mise en cause.
00:14:26Éric Coquerel dénonce la récupération de la mort de Quentin de Ranque.
00:14:31Et puis, on se posait des questions aussi, est-ce que la police était assez nombreuse ?
00:14:35Est-ce qu'aussi ce meeting aurait dû avoir lieu ?
00:14:37Le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, répond ce matin sur BFM TV.
00:14:40Oui, il veut interdire les meetings politiques dans les universités en cas, je cite, de trouble à l'ordre public.
00:14:45Il l'a annoncé ce matin sur BFM TV.
00:14:48Ce qui est sûr, c'est qu'avec les risques qu'on a aujourd'hui, qui sont maintenant tristement très
00:14:55très clairs,
00:14:56évidemment, non, il n'y aura pas d'autres meetings de ce type-là, évidemment, dans les établissements.
00:15:00Je veux dire, ce n'est pas possible, puisque les troubles à l'ordre public,
00:15:03ils sont malheureusement, et pardon de le dire comme ça, mais avérés de manière extrêmement brutale.
00:15:08Et donc, je veux dire, évidemment, ce n'est pas possible.
00:15:10Et c'est bien l'objet de la circulaire au préfet et au recteur que nous avons fait conjointement avec
00:15:14le ministre de l'Intérieur.
00:15:15Par ailleurs, on en sait davantage sur le profil, le parcours de la victime qui était inconnu de la police
00:15:20et de la justice.
00:15:22Emeline Darkour avec les informations du service police-justice.
00:15:25Voici la photo de Quentin de Ranque.
00:15:28Jusqu'à présent, des rassemblements qui lui rendaient hommage affichaient un visage qui n'était pas le sien.
00:15:33De Quentin de Ranque, on a d'abord eu des éléments de portrait donnés par les cercles qui revendiquent sa
00:15:38proximité.
00:15:39Par exemple, Audace Lyon, qui se présente comme mouvement nationaliste lyonnais,
00:15:43et cite le camarade Quentin, bien connu des militants,
00:15:46ou encore cette vidéo d'un rassemblement nationaliste à Strasbourg.
00:15:49C'était un jeune militant nationaliste enraciné qui luttait pour la préservation de la France.
00:15:55Puis l'avocat de la famille contrebalance ce portrait d'un militant d'ultra droite
00:15:59et dans un communiqué indique des faits simples.
00:16:01Son casé judiciaire est vierge.
00:16:03Étudiant en mathématiques de 23 ans, pratiquant le tennis et la philosophie,
00:16:06il était investi dans sa paroisse.
00:16:08Une paroisse traditionnaliste de la Fraternité Saint-Pierre.
00:16:11Et c'est une amie proche qui donne plus d'informations sur sa personnalité.
00:16:14On s'est connus à peu près au moment où il se convertissait,
00:16:17où il se tournait vers la religion catholique.
00:16:19Donc on se croisait fréquemment également à des événements d'Académie Christiana
00:16:22ou d'autres conférences un petit peu de cercle de réflexion.
00:16:24Il était aussi très intègre, c'est-à-dire que dès qu'il disait quelque chose,
00:16:27il le faisait, ce qui est une qualité assez rare.
00:16:29En fait, Quentin, c'était quelqu'un sur lequel on pouvait toujours compter.
00:16:32Pour ses amis, la dernière image de Quentin lynché au sol est insupportable.
00:16:36Son colocataire en parle.
00:16:37Il s'est retrouvé au mauvais endroit au mauvais moment.
00:16:39On s'est acharné sur lui jusqu'à ce qu'il meurt.
00:16:42Beaucoup, beaucoup de colère, oui, beaucoup de colère.
00:16:43Après la mort de Quentin de Ranque, l'enquête est ouverte pour homicide volontaire.
00:16:48Voilà, et nous rouvrons évidemment ce dossier dans le courant du midi BFM.
00:16:51Autre information importante, la plus grosse commande de l'histoire de Rafale.
00:16:56L'Inde sauf 114 avions.
00:16:58Et c'est plutôt une bonne nouvelle évidemment pour l'économie française.
00:17:05Votre rendez-vous avec Promane, numéro 1 français qui bouscule l'emploi depuis 35 ans.
00:17:13Oui, Sofiane, le chef de l'État est en voyage, en visite en Inde jusqu'à jeudi.
00:17:17Et donc dans ses bagages, ce record pour Dassault Aviation.
00:17:20Oui, c'est le contrat qui valait 33 milliards.
00:17:22En tout cas, c'est l'estimation du prix de ce contrat.
00:17:25On attend encore la signature qui soit paraffée officiellement ce contrat.
00:17:30Mais on sait que c'est fait.
00:17:32Et d'ailleurs, cette nouvelle commande gigantesque, elle correspond au parc de Rafale
00:17:36dont l'armée de l'air en France dispose actuellement.
00:17:39C'est vous dire, bon, c'est plutôt cher comme montant, 33 milliards,
00:17:42parce que le prix d'un Rafale, c'est plutôt autour de 100 millions à 120 millions d'euros habituellement.
00:17:48Alors ça, c'est le prix d'un Rafale qu'on appelle le nu,
00:17:50c'est-à-dire sans les options qu'il faut ajouter, municile, simulateur, etc.
00:17:54Là, le prix grimpe entre 200 et 300 millions d'euros pour ce qu'on appelle le Rafale clé en
00:17:58main, finalement.
00:17:58Mais pourquoi l'un a-t-elle choisi le Rafale ?
00:18:00Eh bien, parce que New Delhi connaît bien nos Rafales.
00:18:02Déjà, il y a eu une commande l'année dernière, une autre il y a 10 ans, en réalité.
00:18:07Et Dassault et l'Inde, c'est une longue histoire, finalement.
00:18:10Ils avaient déjà des mirages, les Indiens, qui appartenaient à Dassault.
00:18:13Il y a donc un aspect affectif.
00:18:15Et puis, les pilotes du Rafale, ils sont formés.
00:18:18Les infrastructures existent déjà.
00:18:20Donc, en fait, changer d'avion aurait coûté finalement plus cher à l'Inde.
00:18:23Et puis, c'était une forme de perte de temps.
00:18:25Les Indiens, ils en ont besoin.
00:18:27Il y a quand même des tensions permanentes avec le Pakistan, des rivalités avec la Chine.
00:18:30Donc, ils voulaient monter en puissance avec cet achat.
00:18:33Mais ils auraient pu choisir des F-35 américains ?
00:18:35Oui, mais ils ne l'ont pas fait au nom de leur indépendance stratégique.
00:18:38Parce que les États-Unis, il y a toute une nécessité d'obligation, d'utilisation de leurs appareils.
00:18:43Ce n'est pas le cas pour la France.
00:18:44Nous, ils peuvent les utiliser comme ils veulent, nos Rafales, les Indiens.
00:18:48Et puis, surtout, la France, elle accepte quelque chose de décisif pour New Delhi.
00:18:52C'est de fabriquer la majorité des appareils directement en Inde.
00:18:55Et ça, c'est le programme, en fait, inventé par Narendra Modi, le Premier ministre.
00:18:59Make in India.
00:19:01En fait, ce n'est plus seulement un avion français, finalement.
00:19:03C'est quasiment la naissance d'un Rafale indien.
00:19:06Mais ça veut dire qu'avec nos Rafales, on va leur vendre aussi une partie de nos secrets industriels ?
00:19:11Alors, officiellement, ce n'est pas l'idée.
00:19:13L'idée, ce n'est pas d'avoir un transfert de notre savoir-faire.
00:19:15Sinon, évidemment, le risque, c'est d'avoir un Rafale indien copié d'ici quelques années.
00:19:19La recherche et le développement, qui est quand même le cœur industriel et intellectuel de l'avion, reste bien en
00:19:24France.
00:19:24Malgré tout, je ne vous cache pas qu'on est un peu sur une ligne de crête en termes de
00:19:28savoir-faire et de compétences.
00:19:29Merci, Sofiane.
00:19:59Avec de nouveaux débordements attendus avec l'arrivée de nouvelles pluies.
00:20:03Pourquoi, par ailleurs, tant de digontelles cédées ?
00:20:05La ministre de la Transition écologique, Monique Barbus, sera notre invitée à 12h50.
00:20:10Il y a l'eau qui provoque des dégâts.
00:20:11Le vent également.
00:20:12Dans le nord, de fortes rafales ont ravagé une petite commune.
00:20:15Toits arrachés, arbres tombés.
00:20:17Pour les habitants, c'était une tornade.
00:20:19Autre titre de l'actualité, cette minute de silence cet après-midi à l'Assemblée,
00:20:22à la mémoire de Quentin de Ranque, ce jeune militant nationaliste tué à Lyon.
00:20:27Plusieurs suspects ont été formellement identifiés.
00:20:29Quels sont leurs liens avec la France insoumise ?
00:20:32Enquête à suivre et commentaires de Loïc Besson à 12h40.
00:20:36Et puis le temps de votre après-midi, profitez du répit.
00:20:39Une nouvelle perturbation, vous le voyez, arrive par la Bretagne.
00:20:41Plein soleil pour le Grand Nord et le Sud-Est avec jusqu'à 17 voire 18 degrés.
00:20:46Les cours d'eau vont continuer de progresser avec l'arrivée d'une nouvelle perturbation.
00:20:50L'arrivée aussi d'une tempête dans la nuit de mercredi à jeudi n'est pas une bonne nouvelle.
00:20:54Trois départements toujours en vigilance rouge.
00:20:57La Gironde, Lelotte et Garonne.
00:20:58Et depuis hier, le Maine-et-Loire.
00:20:59On va retrouver tout de suite Noémie Vira.
00:21:01Vous êtes au pont d'Océ au sud d'Angers.
00:21:04C'est la Loire qui menace, le fleuve qui n'arrête pas de monter.
00:21:10Exactement, les niveaux continuent de monter.
00:21:13Plusieurs centaines de personnes ont déjà été évacuées dans les quartiers entre le Louette.
00:21:17C'est un bras de la Loire qui se situe de ce côté.
00:21:20Et la Loire qui se situe de l'autre côté.
00:21:23Ce que vous voyez ici, ce sont habituellement des champs qui sont totalement inondés.
00:21:27Et une route qui mène à un petit hameau où habite Corinne.
00:21:32Bonjour Corinne.
00:21:33Vous vous attendez le retour de vos enfants en barque avec vos chats.
00:21:36Voilà, c'est ça.
00:21:37Oui, tout à fait.
00:21:38Donc maintenant, je patiente.
00:21:41Il y a un petit peu d'eau au niveau des garages.
00:21:44Mais bon, la maison n'est pas encore touchée.
00:21:46Vous avez pu sauver d'autres affaires.
00:21:49Vous avez ramené déjà vos chiens.
00:21:50On avait évacué les chiens samedi en amont.
00:21:53Parce que bon, on est parti quand même tranquillement.
00:21:56Mais bon, ça fait quand même plusieurs jours.
00:21:57Donc on va se préoccuper un petit peu des chats.
00:22:00Mais bon, il n'y a rien de grave en soi pour le moment.
00:22:04Et vous attendez une montée encore progressive parce qu'il va pleuvoir dans les prochains jours ?
00:22:08A priori, oui, il devrait pleuvoir encore cette nuit et demain.
00:22:12Bon, il risque d'y avoir encore une montée.
00:22:16Mais bon, d'après les gens qui habitent sur l'Alevé,
00:22:21une des crues pourrait être éventuvisageable là sur jeudi ou vendredi.
00:22:25Mais bon, avec la météo, on ne peut pas savoir.
00:22:27On ne peut pas savoir, comme vous dites.
00:22:28Vous souhaitiez tout de même rester chez vous ?
00:22:30Parce que vous m'avez dit, vous n'avez pas de coupure d'électricité.
00:22:32Donc, comme j'ai des soucis de santé, j'ai besoin de matériel électronique, électrique.
00:22:38Donc du fait de ça, j'ai préféré évacuer.
00:22:40Mais sinon, je serai restée à mon domicile, oui.
00:22:43Merci beaucoup Corinne, qui attend le retour de ses enfants.
00:22:46Embarque avec ses chats qui ne sont toujours pas arrivés.
00:22:48Ça fait un peu plus d'une heure qu'ils sont partis désormais.
00:22:51Donc effectivement, la Loire qui a déjà atteint plus de 5,10 m.
00:22:54On se rapproche des niveaux historiques de février 1982,
00:22:58où la Loire avait atteint 5,70 m.
00:23:02Voilà, le Maine-et-Loire donc en vigilance rouge,
00:23:04tout comme la Gironde et le Lot-et-Garonne qui le sont depuis maintenant 5 jours.
00:23:07Regardez ces images qui ont été tournées ce matin de l'hélicoptère BFM
00:23:10par Lola Bay et Margot Visad pour mesurer en fait l'ampleur des dégâts.
00:23:14La Garonne, sortie de son lit, déborde sur plusieurs centaines de mètres de large.
00:23:19D'ailleurs, on ne voit plus quel est le...
00:23:21Où est le fleuve ?
00:23:23Où est effectivement le cours d'eau initial ?
00:23:25Les champs sont transformés en lacs, des routes ont disparu,
00:23:28des fermes sont isolées, des villages, beaucoup de villages sont inaccessibles
00:23:32ou très difficilement accessibles par barque.
00:23:34Une très légère décrue, en tous les cas une stabilisation a commencé ce matin,
00:23:39mais elle ne sera que temporaire compte tenu évidemment de l'arrivée de nouvelles pluies
00:23:43dans les heures qui viennent.
00:23:44Jocelyn Azo, vous êtes à Couture-sur-Garonne, c'est dans le Lot-et-Garonne
00:23:47entre Bordeaux et Agen.
00:23:49En fait, toute la commune est sous l'eau parce qu'une digue a cédé et a tout emporté.
00:23:57Oui, effectivement, depuis plusieurs jours, maintenant depuis plusieurs heures,
00:24:00on vous explique avec les habitants l'importance de ces digues.
00:24:03Eh bien, regardez cette image derrière nous.
00:24:05Elle est assez parlante, Morgane Dumont vous le montre.
00:24:08Voilà ce que c'est une digue qui a cédé.
00:24:10Et au fond, vous voyez le pilier de terre qui est donc tombé.
00:24:15Au milieu, un torrent, un flux continu d'eau.
00:24:19Et là, nous nous trouvons actuellement sur ce qui reste de la digue.
00:24:21On ne peut pas trop s'avancer.
00:24:22Mais vous imaginez, vous voyez, vous vous rendez compte du courant.
00:24:26Par chance, ce sont des champs qui sont derrière
00:24:29et un autre village qui est un peu plus bas,
00:24:32qui est touché par ce flux continu.
00:24:34Mais évidemment, il y a une grande inquiétude des riverains
00:24:37parce qu'une digue qui cède, c'est assez inédit, c'est assez rare.
00:24:41Et vous voyez l'importance.
00:24:42Il y a plusieurs mètres de terre qui sont partis, qui ont cédé.
00:24:46Ce que je vous propose, c'est qu'on aille retrouver Roger
00:24:49parce que Roger, il est privé d'électricité depuis plusieurs jours.
00:24:52Il est à Couture parmi les 400 habitants qui sont privés d'électricité.
00:24:56Et Roger, en fait, il habite juste là.
00:24:58C'est sûr que quand on bat de chez soi une digue cède
00:25:01avec un flux aussi important, on n'est pas forcément rassuré.
00:25:04Mais on va se rapprocher de Roger qui est avec nous
00:25:07et qui habite depuis 26 ans à Couture-sur-Garonne.
00:25:10Il en a connu d'autres.
00:25:12Roger, bonjour, merci d'être avec nous, merci d'être venu ici.
00:25:15On le disait, c'est rare quand même qu'une digue cède comme ça.
00:25:19– La dernière fois, elle avait cédé, mais à un autre endroit.
00:25:23Mais pas là.
00:25:25– Et ce qui vous inquiète aussi, c'est que ça se rapproche de plus en plus,
00:25:28vous qui habitez depuis longtemps à Couture,
00:25:30des épisodes comme ça de crues exceptionnelles.
00:25:31– C'est-à-dire qu'avant, les crues, c'était tous les 20 ans, les grosses crues.
00:25:36Alors la dernière qu'on a eue de forte, c'était en 2021.
00:25:41Et celle-là, maintenant, elle est plus longue.
00:25:44Elle traîne… En 2021, elle avait été rapide.
00:25:47C'est-à-dire, elle s'était montée rapidement et s'était redescendue rapidement.
00:25:52Tandis que là, là, ça fait déjà 6 jours qu'on est…
00:25:56– Est-ce qu'il faut dire aussi à nos téléspectateurs ?
00:25:57Nous, on est avec vous depuis 24 heures, ça fait 6 jours sans électricité aussi.
00:26:02– Sans électricité, oui, parce que le problème,
00:26:04on n'a pas critiqué les gars de l'EDF, on est des 10,
00:26:08parce qu'ils ne peuvent rien y faire.
00:26:11Il y a une coupure dans les champs.
00:26:13Bref, ce n'est pas de responsabilité.
00:26:15– Mais c'est difficile, mais c'est difficile pour nous de vivre sans électricité.
00:26:20Heureusement, heureusement, qu'il y a une certaine solidarité établie dans ce village,
00:26:25qu'on trouvera… Moi, je n'ai jamais vu ça ailleurs.
00:26:28– Et ça vous aide beaucoup. Merci beaucoup.
00:26:33– Ça vous a prêté des groupes et tout ça.
00:26:35– Merci beaucoup, Roger.
00:26:36On continue de suivre la situation, évidemment, à Couture-sur-Garonne.
00:26:39Peut-être le rétablissement d'électricité, on l'espère, dans les prochaines heures.
00:26:42– Jocelyn Azo avec Morgane Dumont.
00:26:43Trois départements en rouge, une douzaine en orange, dont la Charente.
00:26:47À Cognac, le pic a été atteint hier, mais ça va redescendre très doucement, prévient le préfet.
00:26:51À Sainte, il a fallu évacuer une centaine de détenus de la prison.
00:26:55Reportage Arthur Descudé, Lucille Martin avec Garance Vatin.
00:27:00– Dans les rues de Sainte, l'eau monte d'un centimètre chaque heure.
00:27:04Certains habitants sont évacués en barque.
00:27:06D'autres vont être inondés et se préparent.
00:27:09Charlotte est venue aider sa voisine à relever ses meubles.
00:27:11– Donc on surélève avec un parpaing tous les meubles et on la rassure aussi, c'est très important.
00:27:18On a passé la cote de la crue précédente de 2023, donc là ça devient vraiment urgent d'aider toutes
00:27:25les personnes qui en font la demande.
00:27:28– Plus en amont, la Charente atteint 7,73 mètres ici à Cognac.
00:27:33Plusieurs rues sont complètement immergées.
00:27:35Certains habitants n'ont pas pu tout sauver.
00:27:37– Vous voyez là, on est à quasiment plus de 25 centimètres d'eau dans la maison, donc là à
00:27:41un moment donné, c'est plus vivable.
00:27:42Dans les prochains jours, moi je vais continuer à suivre.
00:27:43Tous les jours, je vais venir à la maison pour voir l'étendue des dégâts.
00:27:46Et puis après, d'ici une petite semaine, normalement, on devrait être au sec, donc grand nettoyage.
00:27:50– Dans les rues désertes, Philippe, agent communal, prête main forte avec sa barque.
00:27:54– Il y a des gens qui nous appellent et après, en fonction où ils nous appellent, ils ont besoin
00:27:58de madrier, ils ont besoin de monter.
00:28:00On est là à leur disposition, dans la mesure du possible, parce que malheureusement, comme je disais, on ne peut
00:28:03pas être partout, partout à la fois.
00:28:05– Les autorités annoncent déjà une décrue très lente.
00:28:09Après 1982 et 1994, c'est la troisième fois que Cognac est touché par une crue aussi importante.
00:28:15– Dans le nord, c'est le vent qui a provoqué de gros dégâts.
00:28:18Regardez ces images de Coussole, c'est une toute petite commune près de la frontière,
00:28:22frappée par des très violentes rafales, peut-être une tornade, mais l'enquête le dira.
00:28:27– Il y a de gros dégâts en tout cas, des toitures arrachées, des arbres couchés, des voitures abîmées.
00:28:32Le gymnase reste ouvert aux habitants qui en ont besoin, il y a notamment des kits de survie qui ont
00:28:36été mis à disposition.
00:28:37– Une minute de silence sera observée cet après-midi à l'Assemblée, à la mémoire de Quentin Derang,
00:28:41ce jeune militant nationaliste tué à Lyon.
00:28:43Plusieurs suspects, nous disait Paul Conge, ont été formellement identifiés.
00:28:47Et Quentin a su gompé à des coups portés par au moins six personnes
00:28:50lors d'un affrontement entre groupuscules d'extrême droite et d'extrême gauche.
00:28:54– Donc visiblement, la police connaît certains noms, mais toujours aucune arrestation.
00:28:58Mathéo Rivière avec Hilal et Laflailly et Paul Conge.
00:29:00– On connaissait son prénom. Voici le visage de Quentin Derang, ce jeune militant nationaliste de 23 ans, décédé samedi
00:29:10dernier des suites de ses blessures,
00:29:11causées par un lynchage survenu de jour plus tôt.
00:29:14– Il présentait un traumatisme crânio-encéphalique majeur. Ce traumatisme était de surcroît associé à une fracture temporale droite.
00:29:22Sur ces images, des individus masqués et cagoulés s'en prennent à trois personnes projetées au sol, puis rouées de
00:29:28coups.
00:29:30Parmi elles, au pied du réverbère, Quentin Derang.
00:29:34– Les trois hommes participaient au service d'ordre du collectif d'extrême droite Némésis venus protester contre la présence
00:29:40de l'eurodéputé Rima Hassan à Sciences Po Lyon
00:29:42après une première rixe avec des militants de la mouvance d'ultra-gauche.
00:29:47– À ce stade, les jeunes hommes chargés d'aider le collectif Némésis n'intervenaient pas.
00:29:52Toutefois, vers 18h, ils étaient pris à partie, violemment, puis frappés à de très nombreuses reprises par plusieurs individus, au
00:30:00moins six pour Quentin Derang.
00:30:02– L'analyse des vidéos et les auditions d'une quinzaine de témoins ont permis aux enquêteurs d'identifier plusieurs
00:30:08des individus
00:30:09en cagoulés ayant participé aux violences.
00:30:12L'enquête se poursuit et a été requalifiée des chefs d'homicide volontaire.
00:30:16Les auteurs des faits risquent jusqu'à 30 ans de prison.
00:30:19– Et plusieurs membres du gouvernement ont mis en cause la Jeune Garde.
00:30:22C'est ce collectif créé par un député de la France Insoumise pour lutter contre les groupes fascistes et néo
00:30:27-nazis.
00:30:28Il était censé être dissous, mais ça traîne.
00:30:30Alors, quelle proximité avec LFI, quelle responsabilité ?
00:30:33Il y a eu beaucoup de critiques, Loïc Besson, contre le parti.
00:30:36Comment est-ce qu'il se défend ? En allumant des contrefeux ?
00:30:38– Oui, il faut le noter quand même, ils ont été parmi les premiers à réagir dès la mort de
00:30:42Quentin.
00:30:43On sent bien que le danger et les critiques ont vite été cernées,
00:30:45à commencer par Rima Hassan, volonté de montrer pas de blanche, de ne surtout pas se laisser mettre en cause.
00:30:51Alors d'abord, en dénonçant les tags et les menaces en réponse contre des permanences parlementaires de la France Insoumise.
00:30:58Bon, et puis désormais, en mettant en cause le groupe identitaire qui manifestait contre la venue de Rima Hassan.
00:31:04Écoutez.
00:31:13– Nous demandons, non pas la dissolution de Némésis,
00:31:17nous demandons à ce que Némésis soit tenu en dehors de nos conférences,
00:31:21en dehors de nos meetings, en dehors de nos manifestations.
00:31:24– Némésis et d'autres...
00:31:25– Ça va mal finir, c'est une drôle de phrase ça, non ?
00:31:27– Honnêtement, aussi pleine d'ambiguïté, évidemment.
00:31:30Mathilde Panot qui dit aussi ce matin, je cite,
00:31:33« La seule responsabilité en termes de maintien de l'ordre public revient au gouvernement et à lui seul,
00:31:38et non pas à l'opposition parlementaire. »
00:31:41Dans ce cas-là, pourquoi prôner l'autodéfense populaire comme le fait le patron des Insoumis ?
00:31:46Écoutez.
00:31:47– En particulier dans le contexte lyonnais, il y avait des groupes qui étaient des groupes antifascistes
00:31:53et qui fassaient un travail d'autodéfense populaire.
00:31:55Et moi, j'assume ici, sans aucune difficulté, dire que j'ai soutenu, je soutiens
00:32:00et je continuerai à soutenir des groupes qui font un travail d'autodéfense populaire.
00:32:04Par contre, par contre, ce que j'ai vu sur les images qui ont été diffusées sur TF1
00:32:09n'a rien à voir avec l'autodéfense populaire.
00:32:11Et donc je suis évidemment en absolu désaccord avec ça.
00:32:14– Et c'est d'ailleurs le slogan de la jeune garde face à l'extrême droite,
00:32:18riposte immédiate.
00:32:19Mais de quelle forme de riposte on parle ?
00:32:21Justement, c'est là encore une fois toute l'ambiguïté
00:32:23que des hommes et des femmes prennent des cours d'autodéfense
00:32:26pour se protéger en cas d'agression.
00:32:27On peut le comprendre.
00:32:29Quand c'est un groupe politique, activiste, qui organise ça
00:32:31pour faire face justement au camp d'en face, qui a les mêmes méthodes,
00:32:34ça peut donner quoi ?
00:32:35Je pense notamment au GUD qui avait ces méthodes d'autodéfense,
00:32:38à Lyon en particulier, et qui a justement été dissous il y a bientôt deux ans.
00:32:42– Méloïque, cette ambiguïté, elle rejaillit sur LFI,
00:32:45qui a encore du mal à se dissocier de la jeune garde.
00:32:49– Oui, alors qu'il y a des liens factuels entre la France insoumise et la jeune garde,
00:32:52à commencer par l'un de ses députés, Raphaël Arnaud,
00:32:53qui est le fondateur, ce collaborateur parlementaire aussi,
00:32:56qui est mis en cause.
00:32:57Les mots qu'avait Jean-Luc Mélenchon il y a encore peu,
00:32:59en disant que ce sont des alliés qui sont liés à la France insoumise.
00:33:02Hasard du calendrier, il y a tout juste une semaine,
00:33:05mardi dernier, la France insoumise a justement publié un communiqué
00:33:08pour s'offisquer que le recours contre leur dissolution prenne tant de temps.
00:33:13Avec ces mots, regardez, nous le disons fièrement,
00:33:16la jeune garde est essentielle, justement parce qu'elle a pour mission,
00:33:19depuis sa création, de lutter contre l'extrême droite,
00:33:22contre les groupes fascistes et néo-nazis,
00:33:23de plus en plus violents partout en France.
00:33:26Ces mots, c'était il y a une semaine.
00:33:28– Et une minute de silence sera observée cet après-midi à l'Assemblée,
00:33:32à la mémoire de Quentin.
00:33:34L'invité du Midi BFM à présent, la ministre de la Transition écologique.
00:33:38Bonjour, Monique Barbu, merci d'être avec nous,
00:33:40merci d'être en direct pour évoquer ces crues sans fin.
00:33:4334 jours de pluie, on vit une situation exceptionnelle, extraordinaire ?
00:33:49– Oui, bonjour à tous.
00:33:53Effectivement, c'est une situation inédite,
00:33:56par l'intensité des crues, leur nombre,
00:33:59par les dégâts occasionnés, les victimes aussi.
00:34:03Et je voudrais dire ici toute notre compassion
00:34:08à l'égard de l'ensemble des gens
00:34:11qui ont été touchés par ces inondations.
00:34:13Aussi rappeler la solidarité qui est la nôtre
00:34:16vis-à-vis des maires, des collectivités locales,
00:34:20du personnel aussi qui s'est déployé
00:34:23pour porter assistance à l'ensemble des sinistrés,
00:34:28de l'ensemble de ces inondations et crues
00:34:34qui balayent la France depuis, comme vous l'avez dit,
00:34:3834 jours maintenant.
00:34:39– Beaucoup de sinistrés ont été surpris
00:34:41d'attendre autant de temps avant qu'un membre du gouvernement
00:34:46se rende sur place.
00:34:4830 jours ?
00:34:49– Oui, alors, je ne sais pas si on peut le dire comme ça.
00:34:55Vous savez, quand vous avez des situations
00:34:58telles que celle-ci qui se présentent,
00:35:01en réalité, tous ceux qui s'occupent des secours
00:35:04n'ont pas forcément ni l'envie ni le besoin
00:35:08d'avoir à s'occuper d'un ministre,
00:35:11en plus de tout ce qu'ils ont à faire.
00:35:14On s'est tenus, bien évidemment, régulièrement au courant
00:35:19de tout ce qui se passait.
00:35:20Et je suis, comme vous le savez,
00:35:24je suis allé hier à Cadiac,
00:35:27lorsque le maire et le préfet de région
00:35:30nous ont indiqué leur disponibilité à nous recevoir.
00:35:34– Les élus, les habitants, justement,
00:35:36et nos reporters, d'ailleurs, l'ont vu, l'ont raconté,
00:35:38qui se posent tous la question de la fragilité des digues
00:35:41le long de la Garonne.
00:35:42On s'est dit qu'ils sont censés protéger.
00:35:44Beaucoup n'ont pas tenu.
00:35:45Leur entretien, leur financement pose question.
00:35:47Ce n'est plus l'État, en fait, qui s'en occupe.
00:35:50– Alors, ça fait déjà un moment
00:35:54que l'entretien des digues,
00:35:56comme d'un certain nombre d'autres ouvrages d'art,
00:36:00ont été confiés aux collectivités locales.
00:36:04Alors, leur entretien a été confié
00:36:08donc à ces collectivités locales.
00:36:09Je rappelle que toutes ces collectivités locales
00:36:13ont le droit de lever une taxe de 40 euros par habitant
00:36:17et par an, justement, pour pouvoir faire cet entretien
00:36:21que beaucoup ne l'ont pas fait.
00:36:25C'est-à-dire, beaucoup ont refusé d'appliquer cette taxe
00:36:28et pour celles qui l'appliquent,
00:36:31eh bien, elles ont pu, effectivement,
00:36:33faire un certain nombre de travaux d'entretien.
00:36:35En revanche, lorsqu'il s'agit de réparations
00:36:39beaucoup plus lourdes
00:36:40ou lorsqu'il s'agit de remettre à niveau
00:36:43un certain nombre d'infrastructures de ce type,
00:36:47l'État vient aussi en complément
00:36:49au travers, en particulier, du fonds Barnier
00:36:52qui nous permet d'intervenir sur ce genre d'opérations.
00:36:57Nous avons aussi, par ailleurs,
00:36:59développé un tout un programme de lutte
00:37:02contre les inondations.
00:37:04Vous avez aujourd'hui 20 000 communes
00:37:06qui en ont bénéficié
00:37:08et c'est plus de 4 milliards d'euros
00:37:11d'investissements qui ont été mis
00:37:13dans ces programmes de lutte contre les inondations.
00:37:18Bon, évidemment, les sinistrés
00:37:20attendent beaucoup du gouvernement.
00:37:23Est-ce qu'il peut compter sur sa solidarité
00:37:25et qu'est-ce que vous pouvez leur annoncer
00:37:27aujourd'hui à toutes ces communes,
00:37:29à tous ces habitants,
00:37:30à tous ces agriculteurs victimes de cette calamité ?
00:37:37Alors, bien entendu qu'on sera là.
00:37:40Mais vous comprenez bien qu'aujourd'hui,
00:37:43tant que les crues continuent,
00:37:46il est absolument impossible
00:37:48de connaître exactement l'étendue des dégâts
00:37:52et des choses qu'il va falloir faire.
00:37:55Alors, par exemple, vous avez parlé des agriculteurs.
00:37:57Il existe aussi un fonds que, bien entendu,
00:38:02nous allons débloquer
00:38:03qui permet aux agriculteurs,
00:38:08lorsqu'ils ont perdu une grande partie de leur récolte,
00:38:12de bénéficier de ressources complémentaires
00:38:15au travers de ce fonds qui existe
00:38:17au niveau du gouvernement.
00:38:19Bien évidemment, il sera activé
00:38:22comme d'autres mécanismes.
00:38:24Merci.
00:38:24Mais pour l'heure,
00:38:25il nous faut d'abord
00:38:27avoir une idée exacte des dégâts.
00:38:31Je vous rappelle que l'événement en cours
00:38:33n'est pas terminé.
00:38:35Nous ne savons pas
00:38:36si nous sommes sur un haut plateau
00:38:39ou si le niveau va encore un peu monter.
00:38:44Oui, merci.
00:38:44Les dernières nouvelles que nous avions,
00:38:46c'était qu'effectivement,
00:38:49la pluie allait revenir.
00:38:50Merci beaucoup, Madame la ministre,
00:38:52d'avoir été en direct avec nous.
00:38:53La liaison est compliquée.
00:38:54On continue évidemment
00:38:55à suivre ces intempéries sur BFM TV.
00:38:58On voulait quand même aussi vous parler
00:38:59d'une première médicale assez exceptionnelle,
00:39:02un bébé sauvé d'une tumeur rare
00:39:03et dans le ventre de sa mère.
00:39:05Margot de Frouville,
00:39:06tout est parti de l'échographie
00:39:07du troisième trimestre pendant la grossesse.
00:39:09Exactement.
00:39:10Et ce jour-là,
00:39:11les parents disent ça.
00:39:12Ce bébé qui a trois mois aujourd'hui
00:39:14s'en souviennent parfaitement.
00:39:15Ils étaient alors
00:39:16à la 29e semaine de grossesse.
00:39:18Ils vont chez leur sage-femme
00:39:19et au moment de l'échographie,
00:39:21elle repère une grosse masse
00:39:23au niveau du cou,
00:39:23une lésion qui n'existait pas
00:39:24lors de la précédente échographie.
00:39:26Il faut faire des examens plus poussés.
00:39:28Les spécialistes évoquent alors
00:39:30une tumeur vasculaire rare.
00:39:32Écoutez.
00:39:33Dès qu'il avait une tumeur,
00:39:35mon cerveau est là.
00:39:37J'ai été déconnectée.
00:39:38Heureusement qu'il y a eu mon mari,
00:39:39qui était là pour nous réexpliquer des choses.
00:39:41On entend tumeur,
00:39:41donc forcément, ça fait peur.
00:39:43On nous a dit béni,
00:39:44donc ça nous a un peu rassurés,
00:39:45mais on est quand même inquiets
00:39:46sur le fait que ça grossissait vite.
00:39:48On nous a vite expliqué
00:39:49que le danger dans son cas,
00:39:50c'était plus par rapport à la trachée,
00:39:51le fait qu'il ne mangeait pas
00:39:52correctement dans le ventre
00:39:54et sur la respiration.
00:39:56Issa souffre d'une tumeur vasculaire
00:39:57rare et agressive
00:39:58parce qu'elle progresse très vite
00:40:00et parce qu'elle va pouvoir avoir
00:40:01pour effet d'aspirer les plaquettes
00:40:03et de lui faire subir
00:40:04des troubles de la coagulation.
00:40:06Concrètement, il risque
00:40:07une hémorragie interne.
00:40:08Et là, tous les médecins
00:40:09vont coopérer, collaborer.
00:40:10Oui, c'est une belle histoire de réseau
00:40:12parce que ce bébé,
00:40:12il vit avec ses parents à Mulhouse.
00:40:15Au début, l'échographie a été adressée
00:40:17au CHU de Strasbourg
00:40:18qui en a référé
00:40:19au Centre national de référence
00:40:20expert pour les malformations vasculaires
00:40:22à Lyon.
00:40:23Et c'est là qu'un traitement
00:40:24a été décidé.
00:40:25D'abord, il fallait savoir
00:40:26ce qu'était cette lésion.
00:40:27Ce n'était pas facile
00:40:28puisqu'il n'y a pas d'examen clinique possible.
00:40:29Le bébé, il est encore
00:40:29dans le ventre de sa maman.
00:40:30On ne peut faire qu'avec l'imagerie.
00:40:31Et puis après,
00:40:33les médecins ont décidé
00:40:34de se tourner vers un médicament
00:40:35qui avait déjà été utilisé
00:40:36chez six bébés
00:40:37qui avaient des malformations vasculaires
00:40:39mais c'était la première fois
00:40:41qu'on l'utilisait
00:40:42pour un cas de tumeur.
00:40:43Et le professeur Guébon
00:40:44en parle très bien.
00:40:46La première fois
00:40:47qu'une tumeur vasculaire comme ça
00:40:48est traitée de cette manière
00:40:50est effectivement
00:40:51par une thérapie
00:40:52dans laquelle la maman
00:40:54participe avant la naissance
00:40:57au traitement de son bébé
00:40:59par le fait que c'est elle-même
00:41:01qui reçoit le médicament
00:41:03qui passe effectivement
00:41:04à travers le placenta.
00:41:05Aujourd'hui, on peut dire
00:41:06qu'Issa est sauvée, miraculée ?
00:41:07Clairement,
00:41:08parce que son pronostic vital
00:41:09était engagé in utero.
00:41:12Le médicament,
00:41:12il a permis de réduire la tumeur.
00:41:14À la naissance,
00:41:15les médecins l'ont constaté.
00:41:16Isa, il poursuit aujourd'hui
00:41:17le traitement.
00:41:18Il est suivi chaque semaine encore
00:41:19à l'hôpital de Mulhouse.
00:41:21Et le professeur Guébon
00:41:21m'expliquait que l'objectif
00:41:22c'est de pouvoir
00:41:23arrêter ce traitement
00:41:24dans la petite enfance,
00:41:25peut-être vers l'âge
00:41:26de 2-3 ans.
00:41:27Et à ce moment-là,
00:41:28on pourra, on l'espère,
00:41:29le déclarer guéri.
00:41:30Super.
00:41:31Merci Margot.
00:41:32Le temps.
00:41:35Votre météo
00:41:36avec Godot et fils.
00:41:37Experts en or et argent physique
00:41:39depuis 1933.
00:41:42Être humain,
00:41:43c'est relever ensemble
00:41:44les défis qui nous attendent.
00:41:48Retrouvez la météo
00:41:49avec GMF.
00:41:51Le retour de la pluie, Marc,
00:41:52il y avait longtemps.
00:41:53Oui, en effet.
00:41:54Donc des pluies
00:41:55à nouveau attendues.
00:41:55Vigilance rouge maintenue
00:41:57pour les départements
00:41:57de la Gironde,
00:41:58du Lot-et-Garonne
00:41:59et du Ménéloir.
00:42:00Vigilance orange également
00:42:01dans les départements
00:42:01de l'ouest.
00:42:02Une nouvelle vigilance orange
00:42:03est probable d'ailleurs
00:42:04cet après-midi
00:42:05pour le Finistère,
00:42:06pour le Morbihan
00:42:06parce que de fortes pluies
00:42:07sont prévues demain.
00:42:09Une nouvelle perturbation
00:42:10est déjà en train
00:42:10d'approcher la Bretagne.
00:42:12On voit très bien
00:42:13les précipitations
00:42:13se rapprocher actuellement
00:42:15au large de la Bretagne.
00:42:16Donc les pluies vont rapidement
00:42:17prendre le relais
00:42:18sur ces régions.
00:42:19Les éclaircies
00:42:19près de la Méditerranée.
00:42:21Quelques belles éclaircies
00:42:21également pour l'extrême nord.
00:42:22Profitez-en
00:42:23parce que là,
00:42:23il va neiger demain matin.
00:42:25On verra ça
00:42:25en quelques secondes.
00:42:26Les températures
00:42:26pour cet après-midi
00:42:27de 7 à 18 degrés.
00:42:30Et donc pour demain matin,
00:42:31des chutes de neige
00:42:31prévues jusqu'en pleine.
00:42:332 à 3 centimètres
00:42:33a priori entre la Seine-Maritime,
00:42:35les départements Picard
00:42:36et les frontières du Nord-Est.
00:42:37Les pluies qui reviennent
00:42:38par la Bretagne.
00:42:39Des pluies qui vont se renforcer
00:42:41dans le courant
00:42:41de l'après-midi.
00:42:41Il est prévu jusqu'à
00:42:4340-50 litres d'eau
00:42:44par mètre carré
00:42:44sur le sud de la Bretagne.
00:42:46Entre 20 et 30 litres d'eau
00:42:47par mètre carré
00:42:48sur la région
00:42:49des Pays de la Loire
00:42:49et donc notamment
00:42:50sur le département
00:42:51du Maine-et-Loire
00:42:52placé en vigilance rouge.
00:42:53Les pluies qui vont gagner
00:42:54quasiment tout le territoire
00:42:55au fil des heures.
00:42:56Les températures
00:42:57demain matin,
00:42:58négatives dans le Nord-Est,
00:42:59très douce dans l'Ouest,
00:43:0011 degrés pour Nantes.
00:43:02Et puis dans l'après-midi,
00:43:03des températures contrastées
00:43:04entre le Nord-Est
00:43:05et le Sud-Ouest.
00:43:06Midi BFM 13h,
00:43:07bienvenue si vous nous rejoignez seulement.
00:43:09Édition spéciale
00:43:09consacrée donc aux intempéries
00:43:11à ces inondations.
00:43:12La Loire continue de monter
00:43:13dans le Maine-et-Loire,
00:43:15troisième département
00:43:16placé en vigilance rouge.
00:43:17Oui, c'est dans la région d'Angers
00:43:19que l'eau monte particulièrement vite.
00:43:21On retrouvera Noémie Vira
00:43:22au pont de Cé,
00:43:23au sud d'Angers.
00:43:24Des centaines de personnes
00:43:25ont dû être évacuées.
00:43:26Le Lot-et-Garonne
00:43:27et la Gironde
00:43:28donc toujours en rouge également
00:43:29avec de nouveaux débordements
00:43:30attendus avec hélas
00:43:31l'arrivée de nouvelles pluies.
00:43:34Pourquoi tant de digues
00:43:35ont-elles cédées ?
00:43:36C'est l'une des questions
00:43:36que l'on pose
00:43:37dans le Midi BFM.
00:43:38L'une des envoyées spéciales
00:43:40de BFM TV,
00:43:41Cédia Vallée
00:43:41à Flou d'Est
00:43:42dans quelques instants.
00:43:43Il y a l'eau
00:43:44qui provoque ces gros dégâts.
00:43:45Il y a aussi le vent
00:43:46dans le nord
00:43:47de Forte-Raval
00:43:48ont ravagé une petite commune.
00:43:49Toits arrachés,
00:43:50arbres tombés.
00:43:51Les habitants ont l'impression
00:43:52qu'une tornade
00:43:54a traversé la commune.
00:43:55Autre titre de l'actualité
00:43:57de ce mardi,
00:43:57cette minute de silence
00:43:58qui sera respectée
00:44:00cet après-midi
00:44:01à l'Assemblée
00:44:01à la mémoire
00:44:02de Quentin de Rang,
00:44:03ce jeune militant nationaliste
00:44:04tué à Lyon.
00:44:05L'enquête se poursuit.
00:44:07Plusieurs suspects
00:44:08ont été formellement identifiés.
00:44:10Et quels sont leurs liens
00:44:11possibles
00:44:12avec la jeune garde ?
00:44:13Ce sera le thème du dossier
00:44:14du 13h à 13h15.
00:44:16La météo de votre après-midi,
00:44:17Marc, quelle tendance ?
00:44:18Trois départements
00:44:19toujours placés
00:44:20en vigilance rouge.
00:44:21Pas de changement
00:44:21sur cette carte.
00:44:23Et puis de nouvelles pluies
00:44:24malheureusement
00:44:24qui arrivent déjà
00:44:25par les régions de l'Ouest.
00:44:26D'ailleurs,
00:44:26les pluies s'annoncent soutenues
00:44:27pour ces prochaines heures
00:44:28dans ces régions.
00:44:29Pluie et tempête
00:44:3024 heures plus tard
00:44:31avec quatre fleuves majeurs
00:44:32de France
00:44:33qui sont encrus
00:44:35simultanément.
00:44:35Et c'est une situation inédite.
00:44:37La Garonne et la Loire
00:44:39et puis la Seine et le Rhône
00:44:40à une échelle
00:44:41moins importante.
00:44:41Voilà, on va tout de suite
00:44:42aller retrouver Célia Vallée
00:44:44qui est à Floudès.
00:44:45C'est près de la Réole
00:44:46en Gironde.
00:44:47Ce qu'il y a derrière vous,
00:44:48ce sont des champs.
00:44:53En fait, on est venus ici
00:44:54en bateau.
00:44:55Vous nous avez vus tout à l'heure.
00:44:56On ne peut accéder à Floudès,
00:44:59à cette commune,
00:45:00qu'uniquement en bateau.
00:45:01Et là, on est sur le maraîchage.
00:45:04On était avec Pauline
00:45:05tout à l'heure maraîchère.
00:45:06On est désormais
00:45:06avec son papa Philippe
00:45:08qui a été maraîcher
00:45:09pendant 45 ans.
00:45:10et ce que vous voyez
00:45:11à l'image,
00:45:12ce sont les cerfs
00:45:13qui sont sous les eaux.
00:45:14Philippe, quel est l'impact
00:45:15de ces inondations,
00:45:16vous qui avez été maraîchers
00:45:17toute votre vie ?
00:45:19Racontez-nous
00:45:19ce que ça peut faire
00:45:20aux cultures.
00:45:21Bonjour, déjà.
00:45:24Toutes les cultures d'hiver
00:45:25vont être détruites.
00:45:28Et après,
00:45:29le gros souci,
00:45:30ce sera la culture principale
00:45:32de l'exploitation,
00:45:32c'est la fraise.
00:45:33Et là,
00:45:34on ne connaît pas encore
00:45:36la réaction de la plante
00:45:38au fait qu'elle va être
00:45:40à peu près 8 jours sous l'eau.
00:45:41Là, on n'a aucun recul
00:45:42là-dessus.
00:45:43Donc, c'est la principale
00:45:45question qu'on se pose.
00:45:46Est-ce que vous avez
00:45:47rarement connu
00:45:48une crue aussi longue ?
00:45:50Aussi longue, non.
00:45:51En 2021, c'est 3 jours sous l'eau.
00:45:5681, on avait très peu de fraises,
00:45:58mais c'est resté aussi
00:45:59une huitaine de jours.
00:46:00Mais ce n'était pas
00:46:01la même période,
00:46:01c'était au mois de décembre,
00:46:02donc un repos végétatif.
00:46:04Là, aujourd'hui,
00:46:05au 15 février,
00:46:07les fraises avaient
00:46:08démarré leur végétation.
00:46:10Donc, elles avaient commencé,
00:46:13on commençait à avoir
00:46:13les premiers boutons floraux.
00:46:15Et là, on n'a aucun recul
00:46:17sur est-ce que ça va reproduire
00:46:20ou pas.
00:46:21Ça, on va se poser.
00:46:22C'est notre principale question.
00:46:24Merci beaucoup.
00:46:25Aucun recul non plus
00:46:26sur l'impact financier
00:46:27qui est pour l'instant
00:46:28difficile à chiffrer
00:46:30pour cette entreprise
00:46:31de maraîchage.
00:46:33Alors, je voudrais qu'on reste
00:46:34sur ces images
00:46:35de Cédia Vallée
00:46:36et de Jules Bedot.
00:46:37Marc, donc,
00:46:37de nouvelles pluies
00:46:38vont arriver sur ces terres.
00:46:40L'eau est stagnante.
00:46:42Il y a les coefficients
00:46:43de marais
00:46:43qui impactent également
00:46:45évidemment ces inondations.
00:46:46Cette eau-là,
00:46:47elle peut s'évacuer
00:46:48en combien de temps ?
00:46:48Ça va prendre beaucoup de temps
00:46:49et puis surtout,
00:46:50ça dépend du type de sol.
00:46:51Est-ce que c'est du calcaire ?
00:46:52Est-ce que c'est de l'argile ?
00:46:53Est-ce que ce sont des sols
00:46:55un peu sableux ?
00:46:56L'argile, par exemple,
00:46:57l'eau met beaucoup de temps
00:46:58à s'imprégner.
00:46:59Donc, en tout cas,
00:47:01pour que la Garonne
00:47:02retrouve son lit principal,
00:47:04son lit majeur,
00:47:04ça va prendre sans doute
00:47:06de très nombreux jours,
00:47:07voire peut-être
00:47:08plus d'une semaine
00:47:09parce que la quantité d'eau
00:47:10est monumentale
00:47:12et importante.
00:47:13En plus,
00:47:14il y a de nouvelles pluies
00:47:14qui vont arriver.
00:47:15On va justement aller
00:47:16dans les boucles de la Garonne,
00:47:17voir Thomas Girard.
00:47:18Vous êtes à Jusix.
00:47:19C'est un petit village
00:47:20d'une centaine d'habitants
00:47:21qui est accessible
00:47:23seulement en bateau.
00:47:27Tout à fait.
00:47:28Alors, je me trouve,
00:47:28on a un petit peu bougé.
00:47:29On est du côté de l'Aréole,
00:47:31petite commune située
00:47:31à quelques kilomètres
00:47:32de Jusix.
00:47:34Certaines rues,
00:47:35comme vous pouvez le voir
00:47:35juste derrière moi,
00:47:36sont complètement inondées.
00:47:38Beaucoup d'habitations
00:47:38sont toujours sous les eaux
00:47:40et ce, depuis plusieurs jours.
00:47:42Maintenant,
00:47:43la solidarité est de mise
00:47:44et surtout dans les petites communes
00:47:45qui s'organisent,
00:47:46comme vous venez de le dire,
00:47:47à Jusix.
00:47:48La municipalité a mis à disposition
00:47:49un bateau
00:47:50pour pouvoir ramener
00:47:51les habitants au sec.
00:47:53Et je vais me tourner
00:47:53vers Willy.
00:47:55Bonjour Willy.
00:47:56Vous habitez la commune.
00:47:58Vous allez venir en aide
00:48:00à votre maman
00:48:01qui a sa maison inondée.
00:48:02Racontez-nous un petit peu.
00:48:04Elle habite juste après le virage,
00:48:06un peu plus loin.
00:48:07Et puis,
00:48:07ça fait la deuxième fois
00:48:08qu'elle est inondée,
00:48:09en 2021.
00:48:10Il y a eu une inondation
00:48:12en 1982 aussi.
00:48:14Et puis là,
00:48:16troisième fois.
00:48:18Mais c'est vrai
00:48:18qu'ici,
00:48:19c'est un endroit
00:48:20qui s'est beaucoup touché
00:48:21par les inondations
00:48:22parce que c'est un peu bas
00:48:23par rapport à la hauteur.
00:48:25Mais c'est vrai que...
00:48:27c'est comme ça.
00:48:28Elle a baissé un peu,
00:48:29comme vous pouvez voir.
00:48:30Mais là,
00:48:31ils ont dit
00:48:32qu'elle allait remonter.
00:48:33Je pense.
00:48:34Elle allait remonter.
00:48:35Alors,
00:48:36on attend.
00:48:36On attend.
00:48:37Moi,
00:48:37je suis venu là
00:48:37pour faire le nettoyage
00:48:38par la suite.
00:48:40Et puis,
00:48:40on verra bien après.
00:48:43Merci beaucoup Willy.
00:48:44On vous souhaite
00:48:44beaucoup de courage
00:48:45pour cette journée
00:48:46et notamment
00:48:47dans les prochaines heures.
00:48:48Et je le rappelle ici
00:48:48en Gironde,
00:48:49c'est 96 routes
00:48:51qui sont toujours
00:48:52actuellement fermées
00:48:53à la circulation.
00:48:53Il faut prendre son mal
00:48:54en patience
00:48:55et rester très prudent
00:48:56car des précipitations
00:48:58devraient avoir lieu
00:48:59dans les prochains jours.
00:49:00Images de Benjamin Danan.
00:49:02Autre image,
00:49:02celle du Lot-et-Garonne
00:49:04et de la Gironde
00:49:05qui ont été survolés
00:49:06ce matin
00:49:06par l'hélicoptère BFM.
00:49:08C'est un reportage
00:49:08des envoyés spéciaux
00:49:09de BFM TV,
00:49:10envoyés spéciaux même.
00:49:11Lola Baille
00:49:12et Margot Vizade
00:49:12avec Emeline Darkour.
00:49:14Sous cette mer d'eau trouble,
00:49:17le village de l'aréole
00:49:19épicentre des crues
00:49:20de ces derniers jours.
00:49:22Sur ces images
00:49:23exclusives BFM TV,
00:49:25on aperçoit des maisons
00:49:26encerclées par les eaux.
00:49:28Elles sont immergées
00:49:29jusqu'aux fenêtres,
00:49:30coupées du monde.
00:49:32Les routes
00:49:33ont entièrement disparu,
00:49:35avalées par 9 mètres d'eau.
00:49:37En dessous,
00:49:38des champs noyés.
00:49:41On a l'impression
00:49:41que les eaux brunettes
00:49:43redessinent brutalement
00:49:45ce paysage,
00:49:46ces flaques
00:49:47qui sont des miroirs
00:49:48immenses dans les champs
00:49:50avec ces routes coupées,
00:49:51ces cachets isolés.
00:49:53En tout cas,
00:49:54la vigilance est de mise
00:49:55ici,
00:49:56au-dessus de l'aréole.
00:49:57En aval,
00:49:58la Garonne est hors de son lit
00:50:00et inonde la ville de Langon.
00:50:03Vue du ciel,
00:50:04la commune de 7000 habitants
00:50:06se confond avec le fleuve.
00:50:09Seule la cime des arbres
00:50:10dépasse.
00:50:11C'est des villages
00:50:12qui sont dans ce qu'on appelle
00:50:14des casiers,
00:50:14en fait,
00:50:15à proximité de la Garonne
00:50:17et qui servent,
00:50:17en fait,
00:50:18de zones d'expansion
00:50:19de crues.
00:50:20Et donc,
00:50:20aujourd'hui,
00:50:21vous avez des bandes
00:50:21de 4 à 6 km de largeur
00:50:24où la Garonne s'est étendue,
00:50:26en fait,
00:50:26ce qui permet
00:50:26de ralentir la vitesse
00:50:28et d'éviter
00:50:29de trop gros dégâts.
00:50:31La décrue s'annonce
00:50:32très lente.
00:50:33Les pluies
00:50:34de ces derniers jours
00:50:35vont venir gonfler
00:50:36le niveau d'eau
00:50:37dans les prochaines heures.
00:50:40Le Lot-et-Garonne,
00:50:41la Gironde en rouge
00:50:42et désormais aussi
00:50:42le Maine-et-Loire.
00:50:44Noémie Vira,
00:50:45c'est le sud d'Angers
00:50:46qui est menacé.
00:50:46Vous êtes à la Copardière,
00:50:47c'est une petite commune,
00:50:48des ponts de C.
00:50:49La Loire qui menace,
00:50:51il y a des centaines
00:50:51d'évacuations ?
00:50:55Exactement.
00:50:56Plusieurs centaines
00:50:56d'évacuations
00:50:57dans ces communes,
00:50:59ces petites communes
00:51:00des ponts de C
00:51:01entre le Louette.
00:51:02Le Louette,
00:51:03c'est le bras
00:51:03de la Loire
00:51:04que vous voyez
00:51:05au niveau
00:51:05de la délimitation
00:51:06des arbres,
00:51:07vraiment tout au fond
00:51:08au niveau
00:51:08de la commune
00:51:09de Mur-et-Rigny.
00:51:11Habituellement,
00:51:11ici,
00:51:11ce sont des champs.
00:51:13On voit que tout
00:51:13est totalement inondé.
00:51:15Donc,
00:51:15des centaines
00:51:16d'évacuations
00:51:17entre le Louette
00:51:18que vous venez de voir
00:51:19et la Loire
00:51:20qui est juste
00:51:21à quelques mètres.
00:51:22Vous voyez la Loire
00:51:22qui déborde ici,
00:51:25qui a atteint déjà
00:51:265,10 m.
00:51:27et les niveaux
00:51:27ne cessent de monter
00:51:29car,
00:51:29comme Marc l'a dit,
00:51:31on attend de nouvelles
00:51:31précipitations
00:51:32jusqu'à jeudi.
00:51:34Et là,
00:51:34vous voyez la Loire
00:51:35qui déborde.
00:51:37Habituellement,
00:51:37ce sont aussi des champs.
00:51:38On voit plus loin
00:51:40des habitations
00:51:41et les niveaux
00:51:42qui ne cessent
00:51:43de monter.
00:51:44On voit des habitants
00:51:46qui utilisent
00:51:46ce que vous voyez là,
00:51:48des barques,
00:51:49des kayaks
00:51:49pour chercher
00:51:50leurs affaires
00:51:51chez eux.
00:51:52On vient de croiser
00:51:53une habitante
00:51:53qui vient de chercher
00:51:54son chat
00:51:55grâce à une barque.
00:51:57Ces habitants
00:51:58qui ne sont pas
00:51:59au bout de leur peine
00:52:00car on attend
00:52:01de nouvelles précipitations
00:52:02et une des crues
00:52:03ensuite au moment
00:52:04du week-end.
00:52:05Dans une zone,
00:52:06Marc,
00:52:06particulièrement sensible
00:52:07aux crues.
00:52:08Oui, absolument.
00:52:08En fait,
00:52:08on parle des basses
00:52:10vallées Zangevine.
00:52:11C'est 4 500 hectares.
00:52:12C'est l'une des plus
00:52:13grandes prairies
00:52:14inondables d'Europe.
00:52:15C'est une zone
00:52:16qui se situe
00:52:17au nord d'Angers
00:52:18et dans cette zone,
00:52:20c'est la confluence
00:52:21de trois rivières.
00:52:21La Sarthe,
00:52:22la Mayenne,
00:52:22le Loire
00:52:23qui se rejoignent
00:52:24et qui ensuite
00:52:26forment la Maine
00:52:27qui traverse
00:52:27pour le coup
00:52:28la ville d'Angers
00:52:29et ensuite,
00:52:29il y a les pensées.
00:52:31C'est vrai qu'avec
00:52:32tous ces cours d'eau
00:52:33qui sont en train
00:52:34de gonfler,
00:52:36on craint des heures
00:52:37difficiles
00:52:37dans les heures à venir.
00:52:38Et nous retournons
00:52:39sur le front des inondations
00:52:40évidemment tout à l'heure
00:52:41à partir de 13h30.
00:52:42Dans le nord,
00:52:43c'est le vent
00:52:44qui a provoqué
00:52:45cette nuit
00:52:45de gros dégâts.
00:52:46Image de Coussol,
00:52:47c'est une petite commune
00:52:48près de la frontière belge
00:52:49frappée par de très violentes
00:52:50rafales,
00:52:51peut-être une tornade,
00:52:52une enquête le dira.
00:52:53Gros dégâts en tout cas,
00:52:54vous le voyez,
00:52:54toiture arrachée,
00:52:55arbre couché,
00:52:56voiture abîmée,
00:52:57le gymnase avait été ouvert
00:52:58pour les habitants
00:52:59qui en avaient besoin.
00:53:00C'est l'un des titres
00:53:01de l'actualité de ce mardi,
00:53:02ces nouvelles tensions
00:53:02dans les négociations
00:53:03commerciales.
00:53:04Alors, on est un peu habitués
00:53:05à cette période de l'année
00:53:06entre les fournisseurs
00:53:07et la grande distribution,
00:53:08les distributeurs
00:53:10qui boycottent
00:53:10la réunion du jour
00:53:11avec les industriels,
00:53:13Sophie Anne.
00:53:13Oui, et pourtant,
00:53:14tout avait bien commencé,
00:53:15tout ce petit monde
00:53:15avait signé une charte
00:53:16de bonne conduite
00:53:17pour éviter cette guéguerre
00:53:18qu'on connaît effectivement
00:53:19chaque année.
00:53:20Oui, mais voilà,
00:53:21ça se passe mal
00:53:21au point que la ministre
00:53:22de l'agriculture,
00:53:23hier,
00:53:24de l'agriculture,
00:53:25oui, hier,
00:53:25Annie Gennevar,
00:53:26dans Le Parisien
00:53:27a dénoncé
00:53:28les exigences
00:53:29des distributeurs
00:53:30en termes de tarifs
00:53:31et a même dénoncé
00:53:32des chantages mortifères
00:53:34pour l'agroalimentaire.
00:53:35Eh bien, résultat,
00:53:36colère des distributeurs,
00:53:38Michel-Édouard Leclerc
00:53:39contre-attaque
00:53:40ce matin sur BFM Business.
00:53:41Il n'appartient pas
00:53:42au pouvoir public
00:53:43de s'immiscer.
00:53:44Elle n'est pas au courant
00:53:45de l'état des négociations.
00:53:46Il y a dû avoir
00:53:47des pressions sur elle
00:53:48du lobby agroalimentaire.
00:53:50Mais quand on est
00:53:51ministre de l'agriculture
00:53:52et qu'on a fixé des cadres,
00:53:53on attend la fin
00:53:54des négociations.
00:53:55Et là, c'est un peu elle
00:53:55en se trompant de mots,
00:53:57en exagérant,
00:53:59en se mettant en scène
00:54:00qui casse
00:54:02le rythme de l'anégo.
00:54:04Bon, ambiance.
00:54:05Il faut quand même noter
00:54:06qu'hier,
00:54:06la centrale européenne
00:54:07qui représente Leclerc
00:54:08a été condamnée
00:54:09et copée d'une amende
00:54:11de plus de 33 millions d'euros.
00:54:12Pourquoi ?
00:54:13Pour non-respect
00:54:14de la date limite
00:54:15l'année dernière des contrats.
00:54:16Donc, autant dire
00:54:17que ça s'annonce très tendu.
00:54:18Il reste 15 jours
00:54:18avant la signature.
00:54:19C'est le 1er mars.
00:54:20Oui, mais concrètement,
00:54:21pour nous,
00:54:21quelles conséquences sur les prix
00:54:22et puis dans les rayons ?
00:54:23Alors, on les voit déjà
00:54:24sur les rayons.
00:54:25Quand on regarde,
00:54:26il y a quelques absences
00:54:27en fait depuis plusieurs semaines.
00:54:28Les fromages galbanis,
00:54:29les chocolats lint
00:54:30ou encore des yaourts
00:54:31comme les yaourts Activia.
00:54:33Eh bien, pourquoi ?
00:54:33Parce que les distributeurs
00:54:34jouent le bras de fer
00:54:35et retirent des rayons
00:54:38certains produits
00:54:39pour justement aller
00:54:40au bras de fer
00:54:40avec Ferrero, Lactalis
00:54:42ou encore Danone.
00:54:43Les industriels parlent
00:54:44d'une arme nucléaire,
00:54:46ce déréférencement.
00:54:47Et puis, deuxième conséquence,
00:54:48effectivement,
00:54:49sur les prix.
00:54:49Là, il va falloir attendre.
00:54:50Pourquoi ?
00:54:51Parce qu'en fait,
00:54:52les industriels, eux,
00:54:53ils demandent une hausse
00:54:54de l'ordre de 5% en moyenne
00:54:56et jusqu'à 20%
00:54:57sur certains produits,
00:54:58le café ou encore le cacao.
00:54:59Et à l'inverse,
00:55:00les distributeurs,
00:55:01ils demandent jusqu'à moins 15.
00:55:02Vous voyez,
00:55:03effectivement,
00:55:03ça ne colle pas.
00:55:04Tout le monde devrait finir
00:55:05par s'entendre
00:55:06parce que personne n'a intérêt
00:55:07justement à ce que les discussions
00:55:08capotent et à recevoir
00:55:10des amendes.
00:55:11On s'attend à une hausse
00:55:12de l'ordre de 1 à 2%
00:55:13quand même en rayon.
00:55:14Mais il faut s'attendre
00:55:15à des hausses plus marquées
00:55:16sur certaines catégories
00:55:17de produits.
00:55:18et puis des manques
00:55:19jusqu'à certaines semaines
00:55:22jusqu'à ce que tous les contrats
00:55:23soient bouclés
00:55:24avec les distributeurs
00:55:25et les commerciaux,
00:55:27les industriels.
00:55:27Bon, et le chocolat,
00:55:28évidemment,
00:55:28ça va vous manquer,
00:55:29n'est-ce pas ?
00:55:30Oui, moi, je suis en manque.
00:55:31Vous ne l'avez pas senti ?
00:55:31Cette petite fébrilité, là ?
00:55:33Ma tablette,
00:55:34je ne la trouve plus.
00:55:35Dossier du 13h,
00:55:35dans quelques instants,
00:55:36restez avec nous.
00:55:37Qu'est-ce que la jeune garde ?
00:55:38Ce mouvement auquel
00:55:39les militants qui ont tué
00:55:40Quentin de Ranc
00:55:41sont soupçonnés
00:55:42d'appartenir.
00:55:43Nous revenons dans quelques minutes.
00:55:44A tout de suite.
00:55:45Retour sur le plateau
00:55:46du Midi BFM,
00:55:47c'est l'heure du dossier du 13h
00:55:48avec cette question.
00:55:49Qu'est-ce que la jeune garde ?
00:55:50Ce mouvement auquel
00:55:51les militants
00:55:53ou pseudo-militants
00:55:54qui ont tué
00:55:54Quentin de Ranc
00:55:55sont soupçonnés
00:55:56d'appartenir.
00:55:57La jeune garde
00:55:57a été montrée du doigt
00:55:59dès dimanche soir
00:56:00par Laurent Nunez,
00:56:00le ministre de l'Intérieur.
00:56:01On va en parler
00:56:02avec Régis Desconclois,
00:56:04co-auteur du long format
00:56:05L'infiltré au cœur
00:56:06de l'ultra-droite
00:56:06pour Ligne Rouge.
00:56:07Valérie Boyer,
00:56:08sénatrice LR
00:56:09des Bouches-du-Rhône,
00:56:10vous êtes pour
00:56:11la dissolution
00:56:12de ce groupe.
00:56:13Et puis Paul Conge,
00:56:15envoyé spécial
00:56:15de BFM TV
00:56:16à Lyon
00:56:17parce que, Paul,
00:56:18des suspects
00:56:18ont été identifiés
00:56:20après le lynchage
00:56:20de Quentin.
00:56:21Mais pour l'instant,
00:56:22aucune arrestation.
00:56:26Absolument,
00:56:26cinq jours après les faits,
00:56:27toujours pas l'interpellation.
00:56:29C'est ce qu'a dit
00:56:29le procureur de Lyon
00:56:30hier après-midi.
00:56:31Mais l'enquête,
00:56:31elle avance.
00:56:32Et selon des sources policières,
00:56:33plusieurs des suspects
00:56:34ont bien été identifiés
00:56:36par les forces de police.
00:56:37Il s'agit de plusieurs
00:56:38des individus masqués
00:56:39et cagoulés
00:56:39qui ont participé
00:56:40aux violences
00:56:41rue Victor-Lagrange
00:56:42le 12 février dernier.
00:56:44La priorité de la police
00:56:45lunaise,
00:56:45c'est évidemment
00:56:45d'identifier les six individus
00:56:47qui frappent directement
00:56:48à Quentin Desranc
00:56:49à coups de poing
00:56:49et à coups de pied
00:56:50notamment lorsqu'ils se trouvent
00:56:51au sol.
00:56:52Mais il s'agit aussi
00:56:53pour la police judiciaire
00:56:54de retrouver l'ensemble
00:56:54des individus
00:56:55qui ont participé
00:56:56aux violences.
00:56:57Et ça,
00:56:58ça fait une vingtaine
00:56:58d'individus en tout.
00:56:59Donc le travail
00:57:00de police judiciaire
00:57:01est toujours en cours.
00:57:02La collecte de preuves continue.
00:57:04La collecte de témoignages
00:57:05continue aussi.
00:57:06L'analyse de la vidéosurveillance,
00:57:08l'analyse des vidéos amateurs
00:57:09est également en cours.
00:57:10Il y a aussi encore
00:57:13des constatations techniques.
00:57:15C'est pour cela,
00:57:16sans doute,
00:57:16que les interpellations
00:57:17n'ont pas encore eu lieu.
00:57:18Et donc c'est le magistrat
00:57:19qui décidera
00:57:20du moment opportun
00:57:20pour les mener.
00:57:21Mais en tout cas,
00:57:21il l'a affirmé.
00:57:22Elles auront bien lieu.
00:57:24Le gouvernement a pointé,
00:57:25je le disais,
00:57:25dès dimanche du doigt
00:57:26le groupe antifasciste
00:57:27La Jeune Garde.
00:57:28En revanche,
00:57:28le procureur de Lyon
00:57:29hier après-midi
00:57:30ne s'est pas avancé.
00:57:31Et de son côté,
00:57:32La Jeune Garde
00:57:33nie toute responsabilité.
00:57:34Régis Desconclois,
00:57:35que sait-on
00:57:36de La Jeune Garde
00:57:37qui s'est constituée
00:57:38en fait par opposition
00:57:40au groupe
00:57:40d'extrême droite lyonnais.
00:57:42On est bien d'accord ?
00:57:43En fait, c'est ça.
00:57:43Il faut faire un petit peu
00:57:44d'histoire sur la ville de Lyon.
00:57:45En gros, en 2011,
00:57:47s'est recréé le GUD,
00:57:49ce groupe étudiant
00:57:50des années 80
00:57:51d'ultra-droite.
00:57:52Il s'est reconstitué
00:57:53en 2011 à Lyon.
00:57:55Et à sa suite,
00:57:56ont été constitués
00:57:56deux branches,
00:57:57deux groupes
00:57:57de deux branches différentes
00:57:58de l'ultra-droite,
00:57:59les nationalistes révolutionnaires
00:58:01et les identitaires,
00:58:02donc Génération Identitaire
00:58:04et le Basson Social.
00:58:05Donc ça, c'est en 2017.
00:58:07Et en réponse à ça,
00:58:09en contradiction
00:58:09à cette présence
00:58:10très forte de l'ultra-droite
00:58:11à Lyon,
00:58:12s'est créée
00:58:13la Jeune Garde
00:58:13en 2018
00:58:15qui a été co-créée
00:58:17par Raphaël Arnaud.
00:58:18Et ces deux groupes...
00:58:19Raphaël Arnaud,
00:58:20c'est peut-être important
00:58:20de préciser,
00:58:22député LFI.
00:58:23Et ces deux groupes,
00:58:24en fait,
00:58:24ce sont en quelque sorte,
00:58:25ou ces oppositions,
00:58:26ce sont en quelque sorte
00:58:27partagées le territoire lyonnais.
00:58:29Alors, Lyon, en fait,
00:58:30nous, on avait enquêté
00:58:31sur l'ultra-droite
00:58:31il y a deux ans
00:58:32et on s'est rendu compte
00:58:33d'une chose,
00:58:34c'est que Lyon a été
00:58:36fictivement divisé
00:58:37par ces groupes
00:58:38d'ultra-gauche,
00:58:39d'ultra-droite.
00:58:40Ils ont des territoires,
00:58:41donc par exemple,
00:58:42l'ultra-droite est très positionnée
00:58:44dans le Vieux Lyon,
00:58:45ce qu'on appelle le Vieux Lyon,
00:58:46donc Lyon,
00:58:47cinquième arrondissement.
00:58:48Et l'ultra-gauche,
00:58:49elle, est plutôt positionnée
00:58:50sur ce qu'on appelle
00:58:50les pentes de la Croix-Rousse.
00:58:52La Croix-Rousse,
00:58:52qui se partage
00:58:53sur le premier arrondissement
00:58:55de Lyon
00:58:55et le quatrième arrondissement
00:58:56de Lyon.
00:58:57Ils ont des bars associatifs,
00:58:58des librairies,
00:58:59notamment une librairie anarchiste
00:59:01sur les pentes
00:59:02de la Croix-Rousse,
00:59:02qui sont des lieux,
00:59:03des hotspots
00:59:04où ils se retrouvent
00:59:05et qui sont
00:59:06la cible régulière
00:59:07de raides
00:59:08d'un groupe
00:59:09comme de l'autre.
00:59:10Ils vont les uns
00:59:11chez les autres
00:59:11pour se provoquer
00:59:12et d'ailleurs,
00:59:13chacun accuse l'autre
00:59:14d'être à l'origine
00:59:15de la provocation.
00:59:16La violence politique
00:59:17au grand jour.
00:59:17Valérie Boyer,
00:59:18vous faites partie
00:59:19des voix politiques
00:59:20qui ont demandé
00:59:21la dissolution
00:59:22des jeunes gardes.
00:59:26...qui malheureusement
00:59:27tuent,
00:59:27c'est des groupes
00:59:28qui attaquent régulièrement.
00:59:30Et moi,
00:59:31je voudrais quand même
00:59:31dénoncer
00:59:32l'impunité
00:59:33dont ils font preuve.
00:59:35Par exemple,
00:59:36aujourd'hui,
00:59:37il y a des collusions
00:59:38et des passerelles
00:59:38entre cette extrême gauche
00:59:40et la gauche
00:59:41tout court.
00:59:42Je vais vous citer
00:59:43un exemple.
00:59:44À Marseille,
00:59:45il y a un lieu
00:59:46qui est connu
00:59:47qui s'appelle
00:59:47le Molotov
00:59:48où des militants
00:59:49de Menoy-Pagnan
00:59:49du printemps marseillais
00:59:50toutes ont de but
00:59:51après l'assassinat,
00:59:53le meurtre
00:59:54de ce pauvre Quentin
00:59:55vont se donner rendez-vous
00:59:57pour un meeting.
00:59:58Donc là,
00:59:59on voit bien,
01:00:00il y a même
01:00:00des logos
01:00:01du printemps marseillais
01:00:02sur l'affiche.
01:00:03C'est des lieux
01:00:04qui ont reçu
01:00:04Rima Hassan
01:00:05et d'autres personnes.
01:00:07On voit bien
01:00:08quand même
01:00:08ces collusions.
01:00:09Et moi,
01:00:10je me permets
01:00:10d'avertir
01:00:11les Marseillais
01:00:13puisque Vente Antenne
01:00:14m'en donne l'occasion.
01:00:15En 2020,
01:00:16on avait averti
01:00:16les Marseillais
01:00:17sur le Mercato
01:00:18et la disparition
01:00:20de Mme Rubirola
01:00:21de l'espace politique.
01:00:23Eh bien,
01:00:23cette année,
01:00:24on vous avertit
01:00:25de l'infiltration
01:00:26et des collusions
01:00:26entre l'extrême gauche
01:00:27et la gauche
01:00:28de Benoît Payan
01:00:28et avec ses gros piscuits.
01:00:30On est quand même
01:00:32en période de réserve
01:00:33liée à la campagne électorale.
01:00:35Restons sur la jeune garde.
01:00:37Une question de Loïc Boyer,
01:00:38s'il vous plaît.
01:00:38Loïc Besson.
01:00:39Est-ce qu'il faut mettre
01:00:40sur le même plan
01:00:41les organisations antifascistes
01:00:43et les organisations terroristes ?
01:00:45C'est ce que réclament certains,
01:00:46notamment au niveau européen.
01:00:47Oui.
01:00:49C'est moi qui pose la question ?
01:00:51Oui.
01:00:52Est-ce que ce n'est pas problématique
01:00:53de mettre sur le même plan
01:00:54quand même des antifas
01:00:55et des terroristes ?
01:00:56Là,
01:00:56c'est des méthodes
01:00:57qui sont tout à fait
01:00:58des méthodes terroristes.
01:01:01Je vous rappelle,
01:01:03vous êtes journaliste,
01:01:03vous avez plus d'informations
01:01:04que moi,
01:01:05qu'ils pissent des gens,
01:01:06que certains ont été
01:01:07agressés chez eux,
01:01:08qu'il y a des étudiants
01:01:10qui ne peuvent plus mettre
01:01:10les pieds dans des universités,
01:01:12des étudiants juifs
01:01:13qui sont fichés,
01:01:14vous l'avez dit
01:01:16à plusieurs reprises.
01:01:18Donc,
01:01:18il y a vraiment des méthodes
01:01:19qui sont absolument abominables.
01:01:22Et puis,
01:01:22il y a aussi
01:01:22ces techniques d'agression
01:01:24où ils se mettent
01:01:26tous autour d'une personne
01:01:27pour le taper,
01:01:28le frapper à la tête
01:01:29de la pire des façons
01:01:31et d'une façon
01:01:32particulièrement lâche
01:01:33et obscène
01:01:34qui a conduit
01:01:35à l'assassinat
01:01:37de ce pauvre Quentin.
01:01:39Donc,
01:01:39je crois qu'aujourd'hui,
01:01:41il faut être aveugle
01:01:44pour ne pas voir
01:01:45ou s'aveugler,
01:01:46ce qui est pire encore,
01:01:48pour ne pas voir
01:01:49cette légitimation
01:01:50de la violence
01:01:51qui est portée
01:01:52par ces groupuscules
01:01:53qui sont là
01:01:55pour en découdre
01:01:56avec les pires des façons
01:01:58jusqu'à,
01:01:58je vous dis,
01:01:59espionner les gens,
01:02:00les terroriser,
01:02:01etc.
01:02:02Merci beaucoup,
01:02:03Valérie Boyer.
01:02:03La jeune garde
01:02:04donc au cœur des soupçons,
01:02:05mais prudence quand même,
01:02:06évidemment.
01:02:07Une enquête est en cours.
01:02:09Certes,
01:02:09le ministre de l'Intérieur
01:02:10a pointé du doigt
01:02:11ce groupe,
01:02:12mais pour l'instant,
01:02:13on n'a pas non seulement
01:02:14d'arrestation
01:02:15et on n'a pas non plus,
01:02:17à l'heure où l'on parle,
01:02:18en tous les cas,
01:02:18les profils des gens
01:02:20qui sont susceptibles
01:02:21d'être interpellés
01:02:22puisque de toute évidence,
01:02:23ces personnes ont été identifiées.
01:02:25et votre documentaire,
01:02:26Régis,
01:02:27l'infiltré au cœur
01:02:28de l'ultra-droite
01:02:28à revoir évidemment
01:02:29en replay
01:02:30sur la plateforme
01:02:31RMC BFM Play.
01:02:32Merci beaucoup à tous.
01:02:34On vous revenait,
01:02:34on revient d'ailleurs,
01:02:35nous aussi,
01:02:36dans un instant
01:02:36pour suivre la situation
01:02:38sur le front des intempéries,
01:02:39le sud-ouest,
01:02:40le Maine-et-Loire
01:02:40également en rouge
01:02:41et ces nouvelles pluies
01:02:42annoncées
01:02:43alors que l'eau ne baisse pas.
01:02:49La suite de notre édition spéciale
01:02:51consacrée à la France
01:02:52en cru,
01:02:53quatre fleuves majeurs
01:02:54et je parle sous le contrôle
01:02:55de Marx sont concernés.
01:02:58Simultanément,
01:02:59c'est inédit,
01:02:59la Garonne et la Loire
01:03:00évidemment dans des proportions
01:03:02que vous savez
01:03:02et puis la Seine
01:03:03et le Rhône
01:03:04à une échelle moins importante
01:03:05mais les niveaux
01:03:06de tous ces cours d'eau,
01:03:08de leurs affluents
01:03:09pourraient continuer
01:03:10à progresser
01:03:10dans les jours
01:03:11ou les heures qui viennent
01:03:12puisque Marc nous l'a dit
01:03:13les pluies vont reprendre
01:03:14pour l'instant
01:03:15là on a un plateau
01:03:16de stabilité
01:03:17c'est plutôt la Calmy
01:03:18non seulement
01:03:19les pluies vont reprendre
01:03:20dans les jours qui viennent
01:03:21mais une nouvelle tempête
01:03:22se profile
01:03:23sur le front ouest
01:03:24en l'occurrence
01:03:25la tempête Pédro
01:03:26Et on a encore
01:03:26une vingtaine de départements
01:03:27en vigilance
01:03:28dont trois en rouge
01:03:29le Maine-et-Loire
01:03:30mais aussi la Gironde
01:03:31et le Lot-et-Garonne
01:03:33Célia Vallée
01:03:33on vous retrouve du côté
01:03:34de Floudès
01:03:35c'est à côté de la Réole
01:03:37totalement, totalement inondée
01:03:41Oui, la commune de Floudès
01:03:4297 habitants
01:03:44très exactement
01:03:44une commune
01:03:45où on ne peut circuler
01:03:47uniquement en bateau
01:03:48on va vous montrer
01:03:48avec Jules Bedot
01:03:49la maison de Mickaël
01:03:51qui est à mes côtés
01:03:51Mickaël
01:03:52cette maison
01:03:53elle est encerclée
01:03:54par les eaux
01:03:56racontez-nous un petit peu
01:03:56votre quotidien
01:03:58depuis le début
01:03:58de ces inondations
01:04:00Pour le moment
01:04:01comme je suis responsable
01:04:02de la réserve civile
01:04:03je tourne avec le bateau
01:04:04pour évacuer les gens
01:04:05là ce matin
01:04:06on a été chercher des chats
01:04:08et puis faire des tournées
01:04:09voir si tout le monde va bien
01:04:12suivre le mouvement
01:04:13de montée, descente
01:04:15ou le quotidien qu'on a
01:04:17en ce moment
01:04:18de vivre dans l'humidité
01:04:20au milieu de l'eau
01:04:22et dans l'attente
01:04:23de savoir comment ça va finir
01:04:24Ce que vous appréhendez
01:04:25surtout ce que vous me disiez
01:04:26c'est le nettoyage
01:04:27c'est l'après
01:04:28Oui, voilà
01:04:28le nettoyage
01:04:29après il me fait un peu peur
01:04:31parce que j'ai des problèmes
01:04:32de santé
01:04:32et donc je vais être obligé
01:04:34de compter sur des amis
01:04:35qui vont venir m'aider après
01:04:37Il va y avoir une solidarité
01:04:38on s'en doute
01:04:39une solidarité
01:04:39qui est déjà en place
01:04:40d'ailleurs bien avant
01:04:41les inondations
01:04:42parce qu'ici
01:04:43ils sont habitués
01:04:43dans ces territoires
01:04:44à avoir des inondations
01:04:45et dès que l'eau
01:04:46commence à monter
01:04:47tout le monde se solidarise
01:04:48pour aller aider
01:04:48les uns les autres
01:04:49c'est en tout cas
01:04:50ce qu'on nous raconte ici
01:04:51depuis trois jours
01:04:52avec Jules Bedot
01:04:52Et le moyen de transport
01:04:53évidemment dans ces départements
01:04:55c'est le bateau
01:04:56et Jocelyn Azo
01:04:57on va vous retrouver
01:04:58vous êtes en direct
01:05:00du départ
01:05:00on n'a pas encore
01:05:01on n'a pas encore
01:05:01Jocelyn Azo
01:05:02on va retrouver
01:05:03Thomas Girard
01:05:04Thomas Girard
01:05:04vous êtes à Bourdel
01:05:06Bourdel département
01:05:07de la Gironde
01:05:08c'est finalement
01:05:09Thomas
01:05:10le même tableau
01:05:11que Célia Vallée
01:05:13avec une difficulté
01:05:14très importante
01:05:15évidemment
01:05:15pour circuler
01:05:17dans ce secteur
01:05:18toute l'activité
01:05:18est réduite à néant
01:05:19Thomas
01:05:22Tout à fait
01:05:23c'est très compliqué
01:05:23surtout en termes
01:05:24de circulation
01:05:25ici la pluie
01:05:26commence à tomber
01:05:27à Bourdel
01:05:27en Gironde
01:05:28on a toujours
01:05:29un petit peu
01:05:30les pieds dans l'eau
01:05:31et certaines rues
01:05:32sont toujours inondées
01:05:33beaucoup d'habitations
01:05:34sont sous les eaux
01:05:35et ce depuis
01:05:36plusieurs jours maintenant
01:05:37alors ici
01:05:38dans cette commune
01:05:39et comme dans
01:05:39d'autres communes
01:05:40la solidarité est de mise
01:05:42la municipalité
01:05:43a mis à disposition
01:05:44un bateau
01:05:44pour pouvoir
01:05:45ramener les habitants
01:05:47emmener certaines personnes
01:05:48pour ceux
01:05:49qui souhaitent
01:05:50rester chez elles
01:05:51et je me tourne vers Yann
01:05:52bonjour Yann
01:05:53merci d'être avec nous
01:05:54sur BFM TV
01:05:54vous êtes le premier
01:05:55adjoint de Bourdel
01:05:56comment vous vous organisez
01:05:59aujourd'hui
01:05:59pour aller à la rencontre
01:06:01des habitants
01:06:01on prend le bateau
01:06:03et on va jusqu'au bourg
01:06:04pour amener du ravitaillement
01:06:06voilà
01:06:08et après
01:06:08on s'organise
01:06:10on fait autour des maisons
01:06:10pour voir si les gens
01:06:11ont besoin
01:06:12est-ce qu'il y a des dégâts
01:06:14dans certaines habitations
01:06:15dans toutes
01:06:16il y a l'eau qui est rentrée
01:06:17donc les meubles
01:06:18enfin certains meubles
01:06:19des trucs
01:06:19on n'a pas pu démonter
01:06:20qu'est-ce que ça vous fait
01:06:22de voir
01:06:22j'ai envie de dire
01:06:23votre village
01:06:25votre commune
01:06:26sous les eaux
01:06:27ça fait bizarre
01:06:28ça fait bizarre
01:06:29mais bon
01:06:29après on le sait
01:06:30c'est déjà arrivé
01:06:31en 2021
01:06:33voilà
01:06:34bon merci beaucoup
01:06:35on vous souhaite évidemment
01:06:35beaucoup de courage
01:06:36pour la suite
01:06:37et je le rappelle
01:06:38ici en Gironde
01:06:39c'est 96 routes
01:06:41départementales
01:06:42qui sont actuellement
01:06:43fermées
01:06:44il faut donc
01:06:44prendre son mal
01:06:45en patience
01:06:45être très prudent
01:06:46dans les prochaines heures
01:06:47et surtout
01:06:49être prudent
01:06:50comme je viens de le dire
01:06:50car les pluies
01:06:51vont continuer de tomber
01:06:52Marc-Antoine Rougeau
01:06:53porte-parole
01:06:54l'un des porte-parole
01:06:54de la Fédération Nationale
01:06:55des sapeurs-pompiers
01:06:56de France
01:06:56nous accompagne
01:06:57Marc-Antoine
01:06:58en fait les pompiers
01:06:59doivent désormais
01:06:59s'habituer
01:07:00à ces nouvelles configurations
01:07:01c'est-à-dire que ces inondations
01:07:03deviennent pratiquement la norme
01:07:04est-ce que vous êtes équipé pour ça ?
01:07:06Oui alors tout à fait
01:07:07c'est des phénomènes
01:07:09à la fois auxquels on est habitué
01:07:10puisqu'ils surviennent
01:07:11très souvent
01:07:12mais qui sont
01:07:14de plus en plus exceptionnels
01:07:15dans leur intensité
01:07:16et dans leur récurrence
01:07:17donc face à ça
01:07:18les sapeurs-pompiers
01:07:18se sont équipés
01:07:19et continuent à s'équiper
01:07:20on dispose de moyens
01:07:21de bateaux par exemple
01:07:22Oui tout à fait
01:07:23des bateaux
01:07:24mais aussi de plus en plus
01:07:25de drones
01:07:25pour aller faire des reconnaissances
01:07:27dans les zones coupées du monde
01:07:29comme on peut le voir
01:07:29sur ces images
01:07:31des hélicoptères
01:07:32de la sécurité civile
01:07:33pour les situations
01:07:33les plus urgences
01:07:34pour les sauvetages
01:07:35par exemple
01:07:36mais aussi de véhicules
01:07:37hors chemin
01:07:38utilisés face à tout type
01:07:39de risques naturels
01:07:40pour pouvoir évoluer
01:07:42dans certaines zones
01:07:43donc on s'équipe
01:07:44là le vrai enjeu
01:07:45est-ce pas tant
01:07:46nos capacités
01:07:46à agir sur l'instant T
01:07:48puisqu'il y a des renforts
01:07:48extra-zonaux
01:07:49qui viennent d'autres endroits
01:07:50de la France
01:07:50il y a les brigades militaires
01:07:51de sécurité civile
01:07:52également qui sont mobilisés
01:07:53l'enjeu là ça va surtout être
01:07:55de durer
01:07:56de tenir dans la durée
01:07:57de la crise
01:07:58avec des sapeurs-pompiers
01:07:58qui pour
01:07:59nombreux d'entre eux
01:08:00sont pompiers volontaires
01:08:01qui doivent donc faire face
01:08:02à leurs obligations professionnelles
01:08:04qui sont des volontaires
01:08:05vous avez raison
01:08:06vous avez raison
01:08:06notamment dans ces régions
01:08:06durer tenir
01:08:07parce qu'effectivement
01:08:08le préfet le confirmait ce matin
01:08:10le préfet du département
01:08:11le pic n'est pas atteint
01:08:12peut-être en fin de journée
01:08:13et sans doute temporaire
01:08:15écoutez
01:08:16alors ça s'est stabilisé
01:08:17et il y a eu un décru
01:08:19dans ces dernières heures
01:08:20on attend le deuxième pic
01:08:22si je puis dire
01:08:23dans la nuit
01:08:24qui devrait être inférieur
01:08:25à peu près de 70 cm
01:08:26à celle qu'on a connue précédemment
01:08:28tout le monde est mobilisé
01:08:30on a encore 450 agents
01:08:31qui sont mobilisés
01:08:32Enelis qui continue à travailler
01:08:33parce qu'en fait
01:08:34on a eu comme vous l'avez
01:08:35très bien dit
01:08:36la tempête
01:08:37qui a causé des dégâts
01:08:38notamment sur les serres
01:08:39mais pas que
01:08:40chez les agriculteurs
01:08:41les dégâts de la tempête
01:08:42n'ont pas été réparés
01:08:43certaines communes
01:08:44certains riverains
01:08:45sont toujours privés
01:08:46de courant à l'heure
01:08:47où l'on parle
01:08:48et de nouvelles pluies
01:08:49arrivent Marc
01:08:50d'abord des gros volumes
01:08:51ou pas ?
01:08:52Oui des gros volumes
01:08:52le préfet parlait
01:08:54d'un deuxième pic
01:08:55mais c'est sans compter
01:08:56sur les pluies
01:08:57qui vont toucher
01:08:58la Nouvelle-Aquitaine
01:09:00jeudi
01:09:00et il est prévu localement
01:09:02entre 30 et 50 litres d'eau
01:09:04par mètre carré
01:09:04On ne se rend pas compte
01:09:05c'est beaucoup ça ?
01:09:06Ça représente
01:09:06pour un mois de février
01:09:07quasiment deux semaines de pluie
01:09:09qui vont tomber
01:09:10en l'espace seulement de 24 heures
01:09:11sur des sols
01:09:11à nouveau saturés
01:09:12Donc ça va refaire monter
01:09:13les tours d'eau ?
01:09:14refaire monter le niveau
01:09:15de la Garonne
01:09:15avec un facteur aggravant
01:09:17les coefficients de marée
01:09:18supérieurs à 95
01:09:19pour cette journée
01:09:19une forte houle
01:09:20une surcote
01:09:21Et ça ça pèse
01:09:22sur le lot et Garonne ?
01:09:23Mais bien sûr
01:09:24parce que la Garonne
01:09:25elle se jette
01:09:25dans l'estuaire de la Gironde
01:09:27Donc ça ralentit
01:09:28l'écoulement de la Garonne
01:09:29Vous avez un bouchon
01:09:29qui se forme au niveau
01:09:30de l'estuaire
01:09:31et donc la Garonne
01:09:32ne peut pas s'écouler
01:09:33vers l'océan
01:09:33et du coup vous avez
01:09:34à la fois des inondations
01:09:35au niveau de l'estuaire
01:09:36et puis surtout
01:09:36vous avez carrément
01:09:37un arrêt total
01:09:38de la décrue
01:09:39et puis avec les pluies
01:09:39qui tombent
01:09:40une hausse des niveaux
01:09:41Et puis se pose le problème
01:09:42aussi des digues
01:09:43on l'évoquera dans un instant
01:09:43D'abord vous parliez
01:09:44de ces dégâts provoqués
01:09:45par la tempête
01:09:46Nils Christophe
01:09:47On va aller retrouver
01:09:47Jocelyn Azo
01:09:48à Couture
01:09:49C'est entre Bordeaux
01:09:50et Agen
01:09:51Couture qui est privée
01:09:52de courant
01:09:52depuis quasiment
01:09:53une semaine maintenant
01:09:54Jocelyn
01:09:54et je crois que vous êtes
01:09:55en train d'aller chercher
01:09:56vous-même le générateur
01:10:01Alors nous-mêmes
01:10:01ça serait
01:10:02ne pas être très humble
01:10:04avec Morgane Dumont
01:10:05non on est accompagné
01:10:06de Didier
01:10:07le chef des sauveteurs
01:10:08Le maire est déjà sur place
01:10:09ils sont en train
01:10:09de gérer la situation
01:10:10parce que depuis ce matin
01:10:12Enedis a proposé
01:10:13un puissant générateur
01:10:15provisoire
01:10:16pour pouvoir mettre
01:10:16de rétablir au moins
01:10:18provisoirement le courant
01:10:19dans certains quartiers
01:10:20Or
01:10:20et bien ce générateur
01:10:22n'est pas transportable
01:10:23vous l'imaginez
01:10:24par la route
01:10:25regardez là
01:10:25actuellement on est sur une route
01:10:26c'est pour vous dire
01:10:27on est obligé de le faire
01:10:29en bateau
01:10:29il n'est pas non plus
01:10:31transportable en bateau
01:10:32parce qu'il est trop lourd
01:10:33et donc la seule solution
01:10:34c'était les herbes
01:10:35et ça a été compliqué
01:10:36à organiser
01:10:36et là
01:10:36le seul moyen
01:10:37et bien c'est de trouver
01:10:39un pont aérien
01:10:40pour pouvoir transférer
01:10:42ce gros générateur
01:10:44Enedis
01:10:45et qui
01:10:46vous voyez
01:10:47est impossible
01:10:47à transporter par les routes
01:10:48je vais me tourner
01:10:49quand même vers Didier
01:10:50qui nous accueille
01:10:51gentiment
01:10:52enfin qui nous transporte
01:10:52gentiment
01:10:53Didier
01:10:54un mot quand même
01:10:55sur votre morale
01:10:56là je sais que c'est compliqué
01:10:57pour vous les sauveteurs
01:10:58depuis 6 jours
01:10:59maintenant sans électricité
01:11:00oui ça commence
01:11:02un peu
01:11:02à user
01:11:02les troupes
01:11:04et la population
01:11:05parce que
01:11:06pas d'électricité
01:11:07pas de chauffage
01:11:09cuisine moderne
01:11:10pas de cuisine
01:11:11pas de chaud
01:11:12et donc
01:11:13c'est compliqué
01:11:15c'est compliqué
01:11:16là on en touche
01:11:17c'est compliqué
01:11:19la vie devient rude
01:11:21on n'est plus habitué
01:11:22à ce genre
01:11:24de situation
01:11:25et voilà
01:11:26de situation
01:11:27et là
01:11:27pour tout vous dire
01:11:29on vient de toucher
01:11:29c'est à dire
01:11:30on vient de toucher le fond
01:11:31avec le moteur
01:11:32et c'est très intéressant
01:11:33parce que c'est
01:11:33la grande crainte
01:11:34qui va se produire
01:11:35dans les prochains jours
01:11:36les routes vont devenir
01:11:38inaccessibles
01:11:38sont toujours inaccessibles
01:11:39par la voiture
01:11:40mais en plus
01:11:41elles vont devenir
01:11:41accessibles par les eaux
01:11:42parce que l'eau
01:11:42ne sera pas assez élevée
01:11:44on est en entre-deux
01:11:45de décrus
01:11:45et donc on ne pourra plus
01:11:46transférer en bateau
01:11:47on va donc être bloqué
01:11:49les habitants de Couture
01:11:50sont assez haqués
01:11:50de cette période
01:11:51qui peut durer 24
01:11:52à 48 heures
01:11:53on va redémarrer
01:11:54normalement
01:11:55mais voilà
01:11:55on va à la recherche
01:11:57de ce générateur
01:11:58en attendant
01:11:58c'est la priorité
01:11:59Marc-Antoine Rougeau
01:12:00lorsqu'on voit
01:12:00cette image
01:12:01d'abord on partage
01:12:01évidemment la peine
01:12:03et les difficultés
01:12:03de tous les sinistrés
01:12:04et j'ai presque l'impression
01:12:06que sur certains secteurs
01:12:08on est un peu
01:12:09à court de moyens
01:12:10est-ce qu'on est vraiment
01:12:11prêt à des inondations
01:12:12majeures
01:12:13qui encore une fois
01:12:14vont devenir la norme
01:12:15dans les années qui viennent
01:12:17il faut savoir
01:12:18qu'en France
01:12:18c'est 18 millions
01:12:205 de personnes
01:12:21qui sont confrontées
01:12:22à un risque
01:12:23inondation
01:12:24ou submersion marine
01:12:25c'est donc le principal
01:12:26risque majeur
01:12:26risque naturel
01:12:27auquel la population
01:12:28est confrontée
01:12:30face à ça
01:12:31il y a une vraie culture
01:12:31du risque
01:12:32qui doit se mettre en dehors
01:12:34le citoyen
01:12:35est le principal acteur
01:12:36de sa propre sécurité
01:12:37on parle des sapeurs-pompiers
01:12:39qui font face
01:12:41avec beaucoup de moyens
01:12:42beaucoup d'énergie
01:12:43mais il y a également
01:12:43on l'a vu
01:12:44toute cette solidarité
01:12:45tous ces moyens
01:12:45des collectivités locales
01:12:47je pense aux mairies
01:12:48mais pas que
01:12:49qui dans le cadre
01:12:50de leurs prérogatives
01:12:51déploient de nombreux moyens
01:12:52humains et techniques
01:12:53pour subvenir
01:12:54et soutenir la population
01:12:55on a vu ces bateaux
01:12:56on a vu également
01:12:57les problématiques
01:12:58de générateurs électriques
01:12:59il y a de l'alimentation
01:13:00l'eau potable distribuée
01:13:01la prise en compte
01:13:02des personnes âgées
01:13:02et de véritables choix
01:13:04à faire
01:13:05sur le fait d'évacuer
01:13:06ou de laisser les gens
01:13:07dans tel ou tel secteur
01:13:08ça ça doit être prévu
01:13:09être prêt
01:13:10c'est des moyens matériels
01:13:11vous en parliez
01:13:12mais être prêt
01:13:12c'est aussi
01:13:13les plans communaux
01:13:14de sauvegarde
01:13:14c'est aussi
01:13:15avoir à son propre
01:13:16mais vous avez l'impression
01:13:17que parfois
01:13:17les moyens manquent
01:13:18ou pas Marc-Antoine
01:13:19je ne peux pas
01:13:20m'exprimer sur ce sujet
01:13:20au titre de la Fédération Nationale
01:13:22j'ai une vision macro
01:13:23je ne suis pas sur le terrain
01:13:24avec les collègues
01:13:24en ce moment
01:13:26je sais que 800 sapeurs-pompiers
01:13:27ont été déployés
01:13:28au plus fort
01:13:29on est à 600 actuellement
01:13:31avec encore des capacités
01:13:32qui existent au niveau national
01:13:34au niveau en tout cas
01:13:35sapeurs-pompiers
01:13:36on se pose aussi
01:13:37la question de la protection
01:13:38des uns et des autres
01:13:39on se dit
01:13:40qu'on n'est pas aidé
01:13:40dans ces régions
01:13:41avec les digues de protection
01:13:42notamment
01:13:42qui ont été installées
01:13:43le long de la Garonne
01:13:44qui sont censées protéger
01:13:45et on l'a vu
01:13:46avec les différentes situations
01:13:48de nos envoyés spéciaux
01:13:49beaucoup ont lâché
01:13:50en fait
01:13:51parce que ce sont
01:13:52les communes maintenant
01:13:52qui sont censées
01:13:53s'en occuper
01:13:53bonjour Benoît De Grieve
01:13:55vous êtes le cofondateur
01:13:57le président même
01:13:57de l'association de protection
01:13:59de ces digues
01:13:59à Quaterra Aquitaine
01:14:01est-ce qu'elles sont
01:14:03à l'abandon
01:14:04est-ce qu'elles sont
01:14:04mal entretenues ces digues ?
01:14:07alors c'est même
01:14:08plus grave que ça
01:14:09il y a eu un vote
01:14:10l'année dernière
01:14:11de la communauté de communes
01:14:12qui a décidé
01:14:13de ne pas classer les digues
01:14:14c'est-à-dire que les digues
01:14:15pour eux n'existent plus
01:14:16donc non seulement
01:14:17on n'est pas protégé
01:14:18mais surtout
01:14:18on a interdiction formelle
01:14:20de pouvoir
01:14:22nous-mêmes
01:14:22les rénover
01:14:23ou les faire rénover
01:14:24on a interdiction
01:14:25d'y toucher
01:14:26on est condamné
01:14:28à être inondé
01:14:29puisque c'est un vote
01:14:29qui a lieu
01:14:31et on ne nous laisse pas
01:14:32la possibilité
01:14:33d'intervenir
01:14:34et on n'a aucune réponse
01:14:36des services d'État
01:14:37le préfet
01:14:37on lui a écrit
01:14:38il y a quelques mois
01:14:38on n'a aucune réponse
01:14:40les services compétents
01:14:42des DTM
01:14:42et autres
01:14:43ne répondent pas
01:14:44ça devient un sujet
01:14:46primordial
01:14:46pour nous
01:14:47et au niveau
01:14:48des élections
01:14:49Thierry va vous en parler
01:14:50qui est le vice-président
01:14:51de l'association
01:14:52Oui
01:14:53moi je suis le président
01:14:54de l'association syndicale
01:14:55autorisée
01:14:56des palus de terre fort
01:14:57et effectivement
01:14:58maintenant je me présente
01:14:59aux élections
01:14:59à certain nombre
01:15:00de l'équipe zinc
01:15:00ce qu'on peut dire
01:15:01c'est que pour nous
01:15:02le pire est à venir
01:15:03c'est jeudi
01:15:04les gros coefficients
01:15:04on est plus près
01:15:05de la mer
01:15:06que Langon
01:15:07ou Laréole
01:15:08mais on a bien sûr
01:15:09le même type de vote
01:15:11de non reconnaissance
01:15:12des digues
01:15:12ça veut dire
01:15:13qu'une digue ici
01:15:14avait cédé
01:15:14vous le voyez peut-être
01:15:15derrière nous
01:15:16il y a beaucoup d'eau
01:15:16parce que les propriétaires
01:15:18n'ont pas réparé
01:15:18et donc maintenant
01:15:20on s'attend à avoir
01:15:21beaucoup d'eau
01:15:21ça veut dire
01:15:22des moyens de circulation
01:15:23qui seront plus praticables
01:15:25pour les secours
01:15:26ça veut dire
01:15:27des chemins ruraux
01:15:28qui étaient déjà
01:15:28en mauvais état
01:15:29et qui partent
01:15:29complètement à la dérive
01:15:31on a vraiment
01:15:32un problème
01:15:33sur les risques majeurs
01:15:34qui est à reprendre
01:15:35je crois que
01:15:35l'idée de restaurer
01:15:37les zones humides
01:15:38c'est bien beau
01:15:39mais enfin
01:15:39il faut quand même
01:15:39l'organiser
01:15:40un petit peu mieux que ça
01:15:41et juste pour finir
01:15:43merci de nous donner la parole
01:15:44parce qu'on n'a pas
01:15:45entré en contact
01:15:46avec les services d'état
01:15:48on va faire une lettre ouverte
01:15:49avec trois questions
01:15:49toutes simples
01:15:50mais très claires
01:15:51qui vont être posées
01:15:52et aux préfets
01:15:53et aux ministres
01:15:53et si vous voulez
01:15:54je vous donne rendez-vous
01:15:55dans deux semaines
01:15:55je vous dirai
01:15:56si enfin on a une réponse
01:15:57ou pas
01:15:57nous on a posé la question
01:15:58merci à tous les deux
01:15:59on a posé la question
01:16:00tout à l'heure
01:16:00à la ministre
01:16:01qui nous explique
01:16:01effectivement depuis
01:16:02plusieurs années
01:16:02ce n'est plus l'état
01:16:03qui s'occupe de ces digues
01:16:05mais les communes
01:16:06et alors en fait
01:16:07elles peuvent fixer une taxe
01:16:09Sofiane
01:16:1040 euros par habitant
01:16:11sauf que tout à l'heure
01:16:12on avait l'exemple de Juzix
01:16:13100 habitants
01:16:14avec 4000 euros
01:16:15je ne vois pas très bien
01:16:15ce qu'on va faire
01:16:16à part un coup de tractopelle
01:16:17oui c'est compliqué
01:16:1840 euros effectivement
01:16:19ça dépend évidemment
01:16:20du nombre d'habitants
01:16:21et même comme ça
01:16:21c'est compliqué
01:16:22parfois de faire accepter
01:16:23à vos habitants
01:16:24qu'il va falloir payer une taxe
01:16:26alors que jusque là
01:16:26c'était l'état
01:16:27donc en fait l'état a dit
01:16:28on va compenser
01:16:29mais à condition que vous mettez
01:16:30à taux plein une taxe
01:16:31donc évidemment
01:16:32ça explique ce pourquoi
01:16:33il y a plein de communes
01:16:34qui ne l'ont pas fait
01:16:34et donc en fait
01:16:35ça pèse plutôt
01:16:36sur l'assurance habitation
01:16:38et donc tout le monde paye
01:16:39parce qu'il y a quand même
01:16:4017 millions de français
01:16:41qui sont concernés
01:16:42par ces risques de cru
01:16:43et ça se voit
01:16:44à la fin de la facture
01:16:45sur nos assurances
01:16:46et vous payez une taxe
01:16:48mais vous n'êtes pas à l'abri
01:16:49d'être inondés
01:16:49parce que les digues
01:16:50elles ont été conçues
01:16:51pour un type de cru
01:16:52et les crues sont toujours
01:16:53de plus en plus importantes
01:16:54Monique Barbu
01:16:55la ministre de la transition écologique
01:16:56qui faisait le point tout à l'heure
01:16:57dans le midi BFM
01:17:00Il est absolument impossible
01:17:03de connaître exactement
01:17:05l'étendue des dégâts
01:17:06et des choses
01:17:08qu'il va falloir faire
01:17:09Il existe aussi un fonds
01:17:11que bien entendu
01:17:12nous allons débloquer
01:17:14qui permet aux agriculteurs
01:17:19lorsqu'ils ont perdu
01:17:20une grande partie
01:17:21de leur récolte
01:17:22de bénéficier
01:17:24de ressources complémentaires
01:17:25au travers de ce fonds
01:17:27qui existe au niveau
01:17:28du gouvernement
01:17:29Bien évidemment
01:17:30il sera activé
01:17:32comme d'autres mécanismes
01:17:34mais pour l'heure
01:17:35il nous faut d'abord
01:17:38avoir une idée exacte
01:17:40des dégâts
01:17:41C'est impossible
01:17:42vu les quantités d'eau
01:17:43on entendait la détresse
01:17:44de certains maraîchers
01:17:45qui ont tout perdu
01:17:45et qui ne sont pas assurés
01:17:47parce que c'est très cher
01:17:48le sud-ouest en rouge
01:17:49la Gironde-le-Lotte-Garonne
01:17:51le Maine-et-Loire également
01:17:52désormais dans la région
01:17:53d'Angers
01:17:54où vous vous trouvez
01:17:55Noémie Vira
01:17:56du côté des ponts de Cé
01:17:57on voit effectivement
01:17:58la quantité d'eau
01:17:59derrière vous
01:17:59et ces centaines de personnes
01:18:00qui ont dû être évacuées
01:18:02par précaution
01:18:05Exactement
01:18:06des centaines de personnes
01:18:07qui ont dû être évacuées
01:18:08dans les communes
01:18:09entre le Louette
01:18:11et la Loire
01:18:11le Louette
01:18:12c'est un bras de la Loire
01:18:13qui justement
01:18:15là on voit
01:18:16qui a totalement inondé
01:18:18ce jardin
01:18:19on est dans le jardin
01:18:20d'Anthony
01:18:20vous voyez
01:18:21ces bois
01:18:22qui sont empilés
01:18:23la serre
01:18:24qui est totalement
01:18:24inondée
01:18:25ça vous fait quoi
01:18:27Anthony
01:18:27bonjour
01:18:28de voir votre jardin
01:18:29ça fait bizarre
01:18:32ça fait quelques jours
01:18:34maintenant
01:18:34que l'eau est arrivée
01:18:35donc
01:18:37on l'accepte
01:18:39mais
01:18:40au début
01:18:41c'est plutôt plaisant
01:18:42ça change le cadre
01:18:44et puis il y a le moment
01:18:45où
01:18:45ça continue de monter
01:18:47les prévisions
01:18:48ne vont pas à la baisse
01:18:49ça continue encore
01:18:50et encore de monter
01:18:51et où
01:18:52la question
01:18:52de la maison
01:18:54de la sécurité
01:18:55enfin de la sécuriser
01:18:56d'évacuer
01:18:57de ne pas évacuer
01:18:58du coup
01:18:58va se poser
01:18:59d'ailleurs on sent
01:19:00quelques gouttes
01:19:01au moment où on se parle
01:19:02on voit
01:19:03ici
01:19:04ce côté-là
01:19:04c'était votre poulailler
01:19:06vous avez une voix
01:19:07aussi un chat
01:19:08un chien
01:19:09qui se balade désormais
01:19:10de l'autre côté
01:19:11vous incitez aussi
01:19:12sur la solidarité
01:19:13des habitants ici
01:19:14oui complètement
01:19:15on a la chance
01:19:16d'avoir
01:19:17enfin il y a des anciens
01:19:19du coup
01:19:19qui en ont connu d'autres
01:19:20qui ont connu
01:19:2194
01:19:22qui ont connu
01:19:2382
01:19:24et qui
01:19:25enfin du coup
01:19:25ont des références
01:19:26ont des conseils
01:19:27recommandations
01:19:28à donner
01:19:28et auprès de qui
01:19:30il est possible
01:19:31de se réfugier
01:19:34potentiellement
01:19:34puisque j'aurais
01:19:35peut-être
01:19:35une dizaine
01:19:36de centimètres
01:19:36d'eau
01:19:36dans la maison
01:19:37et donc
01:19:38la question
01:19:39de savoir
01:19:39où dormir
01:19:40et où prendre
01:19:40sa douche
01:19:41ce soir
01:19:42va se poser
01:19:44vous m'avez dit
01:19:45vous prenez la douche
01:19:46chez vos voisins
01:19:46vous avez installé
01:19:47aussi des planches
01:19:48qu'on voit là
01:19:49au niveau de votre fenêtre
01:19:51pour l'instant
01:19:51ça tient
01:19:52pour le moment
01:19:52ça tient
01:19:53exactement
01:19:53c'est un peu
01:19:57hasardeux
01:19:57je sais pas
01:19:57mais c'est du bricolage
01:19:59on fait aussi
01:20:00avec ce que l'on a
01:20:02et voir ce que ça va
01:20:03ce que ça va donner
01:20:04est-ce que ça va
01:20:05je pense suffire
01:20:07à empêcher
01:20:07l'eau sale
01:20:08de rentrer
01:20:08en tout cas
01:20:09ce qui est un peu
01:20:10la priorité
01:20:11du coup
01:20:11là aujourd'hui
01:20:12c'est plus temps
01:20:13de est-ce que l'eau
01:20:13va rentrer ou pas
01:20:14mais plus
01:20:14est-ce qu'elle va venir
01:20:17tout salir
01:20:18l'intérieur
01:20:19donc un maximum
01:20:20empêcher
01:20:20une eau sale
01:20:21de rentrer
01:20:21Merci beaucoup
01:20:23Anthony
01:20:23on vous souhaite
01:20:24bon courage
01:20:25surtout qu'on attend
01:20:25des précipitations
01:20:26encore dans les prochains jours
01:20:28la Loire qui a atteint
01:20:29désormais plus de
01:20:295 mètres 11
01:20:31et qui se rapproche
01:20:32dangereusement
01:20:33des niveaux
01:20:34de 1982
01:20:35où la Loire avait atteint
01:20:36plus de 5 mètres 70
01:20:38Merci beaucoup
01:20:39Noémie Vira
01:20:39c'est vraiment
01:20:40système D
01:20:41pour de très très
01:20:42nombreux sinistrés
01:20:43et puis
01:20:43il y a évidemment
01:20:44les départements
01:20:45qui ne sont pas forcément
01:20:47à la une
01:20:48de l'actualité
01:20:49et les rivières
01:20:50ou les fleuves
01:20:51qui sont passés
01:20:52sous les radars
01:20:53par exemple
01:20:53de Vigicru
01:20:54et qui sont des affluents
01:20:55de la Garonne
01:20:56ou de la Loire
01:20:57par exemple
01:20:57nous allons
01:20:58en Charente
01:20:59très précisément
01:21:00à Sainte
01:21:01la Charente
01:21:02continue de monter
01:21:03Arthur Descudé
01:21:04et d'ailleurs
01:21:04ce matin
01:21:05on nous disait
01:21:05qu'elle montait
01:21:06très vite
01:21:09Oui ça monte
01:21:09très vite
01:21:10je peux vous le dire
01:21:10depuis ce matin
01:21:11avec Lucille Martin
01:21:12qui m'accompagne
01:21:12on voit l'eau
01:21:13qui monte
01:21:14dans les jardins
01:21:15c'est votre cas
01:21:15Etienne
01:21:16on est chez vous
01:21:17l'eau vient d'arriver
01:21:18dans votre jardin
01:21:19vous avez donc
01:21:20des parpaings
01:21:20parce qu'il va falloir
01:21:21mettre vos meubles
01:21:22sur des parpaings
01:21:23pour espérer les sauver
01:21:24pour pouvoir remonter
01:21:25les meubles
01:21:26en protection
01:21:27par rapport
01:21:29aux meubles
01:21:30la montée des eaux
01:21:33pour ne pas
01:21:34être comme en 1982
01:21:37et protéger tout le monde
01:21:39Racontez-nous
01:21:39ce qui est assez impressionnant
01:21:40on le disait
01:21:41c'est cette eau
01:21:41qui monte à une vitesse
01:21:42fulgurante
01:21:43ici à Sainte
01:21:44En ce moment
01:21:45elle monte très très vite
01:21:46c'est en fonction
01:21:47des marées
01:21:48c'est en fonction
01:21:48des vents
01:21:49ça va très très vite
01:21:50il faudrait que ça se calme
01:21:52qu'il arrête de pleuvoir
01:21:53et bon
01:21:54on est comme tout le monde
01:21:55il faut supporter le temps
01:21:57Et pour l'instant
01:21:58il n'y a pas encore d'eau
01:21:58à l'intérieur de votre maison
01:22:00uniquement dans votre cave ?
01:22:01J'ai de l'eau
01:22:02que dans la cave
01:22:02dans la maison
01:22:03pour l'instant
01:22:04c'est au sec
01:22:04mais il faut faire les prévisions
01:22:06Etienne
01:22:07vous voulez nous montrer
01:22:07ça sur votre maison
01:22:09ça avait été gravé
01:22:09lors d'une crue en 1904
01:22:11où l'eau était montée
01:22:12jusqu'ici ?
01:22:13En 1904
01:22:14oui
01:22:14c'est une crue
01:22:16qui avait été
01:22:18supportée par la maison
01:22:19et il n'y avait pas
01:22:20toutes les constructions
01:22:21autour de chez nous
01:22:22On ne vous le souhaite pas
01:22:23pour aujourd'hui
01:22:24même si la Charente
01:22:25continue de monter
01:22:26d'une façon fulgurante
01:22:27donc ici
01:22:27dans la ville de Sainte
01:22:29on attend jusqu'à 6m35
01:22:31le pic devrait être atteint
01:22:32dans la nuit
01:22:32aux alentours de 4h du matin
01:22:34Arthur Descudet avec Lucille Martin
01:22:35bon courage encore une fois
01:22:36parce qu'il y a ces nouvelles pluies
01:22:37qui vont arriver
01:22:38on en est à 34 jours de pluie
01:22:40c'est ça Marc ?
01:22:40Oui 34 jours
01:22:41à l'échelle nationale
01:22:42donc 34 jours
01:22:43que l'on a eu de la pluie
01:22:44en France
01:22:45pas partout tout le temps
01:22:46mais en tout cas
01:22:46il pleut depuis 34 jours
01:22:48sur le territoire
01:22:48Où en est la Seine Clémence Renard ?
01:22:53Regardez le niveau
01:22:553m53
01:22:56actuellement
01:22:56vous voyez
01:22:57ces quais complètement inondés
01:22:58pour vous donner un ordre d'idée
01:22:59hier exactement à la même heure
01:23:01on était au niveau
01:23:02du deuxième arbre
01:23:03les grands arbres
01:23:04donc à une vingtaine de mètres
01:23:05de là où on se trouve
01:23:06et là
01:23:06c'était encore praticable hier
01:23:08là on voit que depuis hier
01:23:09l'eau a gagné du terrain
01:23:12l'eau qui continue de monter
01:23:13petit à petit
01:23:14mais quand on regarde
01:23:15les prévisions
01:23:16elles sont plutôt bonnes
01:23:17puisque le pic
01:23:19lui devrait être atteint
01:23:20aujourd'hui
01:23:21il devrait être assez similaire
01:23:22au niveau actuel
01:23:23puisque les prévisions hautes
01:23:24prévoient d'ici ce soir
01:23:263m58
01:23:27donc voilà
01:23:27on est à 3m53
01:23:28donc il y a des légères conséquences
01:23:31vous voyez
01:23:31donc ces quais
01:23:32qui sont en partie fermés
01:23:33ici au niveau du Louvre
01:23:34et puis
01:23:35il y a un bateau
01:23:36je ne sais pas si vous allez le voir
01:23:36sur les images
01:23:37d'Olivier Saint-Paul
01:23:37qui est en train de s'approcher
01:23:39du pont des Arts
01:23:40il y a évidemment
01:23:41des conséquences aussi
01:23:42pour le transport fluvial
01:23:44certains bateaux de tourisme
01:23:46sont contraints
01:23:46de faire demi-tour
01:23:47et d'ailleurs c'est le cas
01:23:48de ce bateau
01:23:49qu'on voit en direct
01:23:50ils font demi-tour
01:23:51devant le pont des Arts
01:23:51évidemment
01:23:52parce qu'avec le niveau de l'eau
01:23:53c'est trop dangereux
01:23:54de passer en dessous
01:23:55donc voilà pour les conséquences
01:23:57ici à Paris
01:24:00l'eau qui provoque
01:24:02des dégâts
01:24:02jusque dans la capitale
01:24:04qui est effectivement
01:24:05ce trafic perturbé
01:24:06il y a aussi
01:24:07le vent
01:24:08le vent qui a fait
01:24:09de gros dégâts
01:24:11dans le nord
01:24:11Michael Denut
01:24:12on vous retrouve
01:24:13à Koussolre
01:24:14c'est une petite commune
01:24:15à la frontière belge
01:24:17avec ces rafales
01:24:18on le voit
01:24:18qui ont provoqué derrière
01:24:19des toits totalement arrachés
01:24:23oui vous le voyez
01:24:24derrière moi certainement
01:24:25et bien ici
01:24:26une énorme poutre
01:24:28de cette grande toiture
01:24:30s'est envolée hier soir
01:24:32les habitants
01:24:33parlent d'une tornade
01:24:34ça doit encore être confirmé
01:24:35bien sûr
01:24:36par des experts météo
01:24:37mais ce qui est sûr
01:24:39c'est que le vent a soufflé
01:24:40très très fort
01:24:41très très vite
01:24:42cela a duré
01:24:43une dizaine de minutes seulement
01:24:45et cela a fait
01:24:46de gros dégâts
01:24:47puisque ce matin
01:24:48la protection civile
01:24:50les pompiers
01:24:50sont déjà au travail
01:24:51les assureurs également
01:24:52au moins une centaine
01:24:54de toitures de maison
01:24:55ont été touchées
01:24:57par ces vents violents
01:24:58et le maire
01:24:59comme deux autres
01:25:01de ses habitants
01:25:02n'avaient jamais vu ça
01:25:03je vous propose
01:25:04d'écouter
01:25:04deux habitants
01:25:05de la commune
01:25:06Marc
01:25:08parce que
01:25:09pour définir une tornade
01:25:11il faut un certain nombre
01:25:11de critères
01:25:12qui doivent être validés
01:25:13par un organisme indépendant
01:25:14c'est ça ?
01:25:15en fait c'est Kéronos
01:25:16qui surveille
01:25:16c'est l'institut Kéronos
01:25:17qui surveille
01:25:18les tornades
01:25:19en France
01:25:20alors soit on a des images
01:25:22et on voit le tourbillon
01:25:23et là pour le coup
01:25:24il n'y a aucun doute
01:25:25parfois il y a la signature
01:25:26également sur les radars
01:25:27de précipitation
01:25:27bon là on n'en est pas
01:25:28vraiment sûr
01:25:29et donc en fait
01:25:29on envoie des experts
01:25:31et en fait en fonction
01:25:32de la nature des dégâts
01:25:33si on aperçoit
01:25:34un aspect rotatif
01:25:35dans les dégâts
01:25:36en fonction de la largeur
01:25:37du couloir
01:25:38la longueur du couloir
01:25:39là où il y a les dégâts
01:25:40le type de dégâts aussi
01:25:41on arrive à dire
01:25:43ou pas
01:25:44si c'était une tornade
01:25:44ou pas
01:25:45et donc là il faudra
01:25:46attendre quelques jours
01:25:47un dernier élément
01:25:47très rapide
01:25:48on a parlé de l'arrivée
01:25:49de nouvelles perturbations
01:25:50de nouvelles pluies
01:25:50il y a aussi cette tempête
01:25:52qu'est-ce qu'on sait
01:25:52de cette tempête Pedro ?
01:25:53Quand sera-t-elle là
01:25:54et de quelle puissance potentielle ?
01:25:56Moins forte que Nils
01:25:57a priori
01:25:58mais le problème
01:25:58c'est qu'elle va apporter
01:25:59de fortes pluies
01:26:00jeudi
01:26:00dans le sud-ouest
01:26:02encore 30 à 50 litres d'eau
01:26:04par mètre carré
01:26:04donc sur des sols
01:26:05complètement saturés
01:26:06moins de vent
01:26:06c'est vrai dans le sud-ouest
01:26:0770 à 80 km par heure
01:26:08mais on sait que
01:26:09dès lors que les sols
01:26:10sont saturés
01:26:11les arbres sont déracinés
01:26:12dès 60-70 km par heure
01:26:14des arbres déjà affaiblis
01:26:14voilà
01:26:15violente tempête
01:26:16de tramontane
01:26:17pour l'Aude
01:26:17et pour les pionnées orientales
01:26:18120-130 km par heure
01:26:20bon le vent avait soufflé
01:26:21entre 160 et 180
01:26:22pour la tempête Nils
01:26:23et puis de fortes pluies
01:26:24déjà demain
01:26:25entre la Bretagne
01:26:26et les pays de la Loire
01:26:27localement
01:26:2830 à 50 litres d'eau
01:26:29par mètre carré
01:26:30et puis de la neige
01:26:30aussi demain matin
01:26:31en Seine-Maritime
01:26:32sur les départements Picard
01:26:34et le long des frontières
01:26:35du Nord-Est
01:26:35entre 2 et 3 cm
01:26:36en espérant
01:26:37que cette perturbation
01:26:38neigeuse
01:26:38ne fasse pas
01:26:39le petit flop
01:26:40mais à coup de pas
01:26:41du week-end
01:26:42de dimanche
01:26:43en Ile-de-France
01:26:43mais on aime bien
01:26:44quand on se trompe
01:26:45dans ce sens-là
01:26:45on reconnaît les erreurs
01:26:47la perturbation neigeuse
01:26:49de dimanche
01:26:49n'était pas au rendez-vous
01:26:50en Ile-de-France
01:26:51et les intempéries
01:26:52leurs conséquences
01:26:53et ce qui nous attend
01:26:54pour les jours à venir
01:26:55on continue à en parler
01:26:56dans un instant
01:26:56tout de suite
01:26:57les situations différentes
01:27:07Vu de loin
01:27:08dessert
01:27:09les pieds dans l'eau
01:27:10avec la cultivatrice
01:27:12on se rapproche
01:27:12en bateau
01:27:13vu de près
01:27:14une catastrophe
01:27:15pour sa production
01:27:16On n'est pas du tout
01:27:17assuré pour les inondations
01:27:18étant donné que ça coûte
01:27:19très très cher
01:27:19d'être assuré
01:27:21pour les inondations
01:27:21donc voilà
01:27:23on va faire
01:27:23ce qu'on peut
01:27:24avec ce qui nous reste
01:27:26et là en ce moment
01:27:27c'est très compliqué
01:27:28donc il faut
01:27:29venir se rendre compte
01:27:30de la réalité
01:27:31de ce qui se passe
01:27:31A Juzix
01:27:32la réalité
01:27:33c'est la rupture
01:27:34de la digue
01:27:35Regardez juste derrière moi
01:27:36au loin
01:27:37on voit le village
01:27:37qui est complètement
01:27:38coupé du monde
01:27:40depuis plusieurs jours
01:27:41maintenant
01:27:41la commune
01:27:42est complètement entourée d'eau
01:27:44Pour rencontrer les habitants
01:27:45il faut prendre un bateau
01:27:47c'est ce que fait
01:27:47l'adjoint au maire
01:27:48Ce matin
01:27:49j'ai fait des premiers
01:27:50retours de maison
01:27:51aussi également
01:27:52voilà le doyen
01:27:52de la commune
01:27:53qui s'inquiétait
01:27:54de sa maison
01:27:54et il savait que
01:27:55les anciens
01:27:55c'est très compliqué
01:27:57très compliqué
01:27:58pour eux
01:27:58de vouloir quitter la maison
01:27:59Une autre digue
01:28:00a cédé
01:28:01à Couture-sur-Garonne
01:28:02Au fond
01:28:03vous voyez
01:28:03le pilier de terre
01:28:05qui est donc tombé
01:28:07au milieu
01:28:07un torrent
01:28:08un flux
01:28:09continu d'eau
01:28:10et là
01:28:11nous nous trouvons
01:28:11actuellement
01:28:12sur ce qui reste
01:28:12de la digue
01:28:13on ne peut pas
01:28:13trop s'avancer
01:28:14mais vous imaginez
01:28:15vous voyez
01:28:15vous vous rendez compte
01:28:16du courant
01:28:17rare quand même
01:28:18qu'une digue
01:28:19cède comme ça
01:28:20La dernière fois
01:28:22elle avait cédé
01:28:22mais à un autre endroit
01:28:23mais pas là
01:28:25Vu du ciel
01:28:26la crue
01:28:27est plus saisissante encore
01:28:28On a l'impression
01:28:29que les brunettes
01:28:31redessinent
01:28:31brutalement
01:28:32ce paysage
01:28:33ces flaques
01:28:34qui sont des miroirs
01:28:36immenses
01:28:36dans les champs
01:28:37avec ces routes coupées
01:28:39ces quartiers isolés
01:28:40en tout cas
01:28:41la vigilance
01:28:42est de mise
01:28:43ici
01:28:43au dessus de la réole
01:28:44Vigilance rouge
01:28:45également dans le Maine-et-Loire
01:28:47à l'heure
01:28:48où je vous parle
01:28:49plus 20 centimètres
01:28:50d'ici demain
01:28:51regardez ici
01:28:52les habitations
01:28:53on a essayé
01:28:53des planches de bois
01:28:54sur des parpaings
01:28:55les habitants
01:28:56se sont protégés
01:28:56avec ces bâches
01:28:57regardez devant
01:28:58les portes de garage
01:28:59c'est pareil
01:28:59devant les portes d'entrée
01:29:01de l'autre côté
01:29:02vous avez un barrage
01:29:02anticru
01:29:03là aussi
01:29:04pour protéger
01:29:04certaines habitations
01:29:06il faut rester prudent
01:29:07puisque le niveau de l'eau
01:29:08va monter
01:29:08notamment
01:29:09cette nuit
01:29:10tout le monde regarde
01:29:11cette Loire
01:29:12monter progressivement
01:29:13depuis plusieurs jours
01:29:15je termine sur une crue
01:29:16des références
01:29:16ici que certains habitants
01:29:18ont en tête
01:29:18c'était en 1982
01:29:205 mètres 70 donc
01:29:22là on est à 5 mètres 10
01:29:23plus 20 centimètres
01:29:24d'ici demain
01:29:25on se rapproche
01:29:26tout doucement
01:29:26de cette crue historique
01:29:28en France
01:29:28il s'agit du 33ème jour
01:29:30consécutif de crue
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