- il y a 3 mois
Ce jeudi 25 juin, Antoine Larigaudrie a reçu Charlotte Thameur, directrice du développement commercial chez Shares, Marc Tempelman, fondateur de Cashbee, Dorian Abadie, analyste Bourse chez Meilleurtaux Placements, François-Xavier Soeur, gestionnaire de Patrimoine chez Terrae Patrimoine, Éric Lewin, stratégiste actions chez Bourse Direct, et Nicolas Chwat, directeur de CC ART, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:06BFM Business, tout pour investir, Antoine Larigauderie.
00:10Soyez bienvenus pour cette nouvelle édition de tout pour investir votre TPI sur BFM Business,
00:15votre bibliothèque d'investisseurs.
00:17On est en direct à la radio, à la télé, sur le web, bien évidemment en podcast.
00:21Alors l'été commence chaud, l'été va rester chaud.
00:24On sent que la volatilité est bel et bien là sur les actifs financiers.
00:27Pas mal de sujets qui vous préoccupent.
00:28On continue à parler notamment des fameux produits structurés.
00:32On se souvient du coup de gueule de Karen Lore Mredjen qui intervient souvent ici sur les potentiels soucis
00:37concernant certains de ces produits, peut-être mal vendus, mal expliqués,
00:41et dont la valeur s'est quand même passablement dégradée.
00:44Et bien les autorités de régulation commencent à regarder ça de près.
00:47Et on va en parler avec nos déchiffreurs du jour.
00:50Mark Templeman de Cashbee et Charlotte Tamer de Shares.
00:53On parlera aussi retraite et puis du coup de la canicule cette saison.
00:56Arbitrage aussi sur les marchés actions avec Dorian Abadie de meilleurs taux placement.
01:01Vos petites small et mid caps chéris, on en reparlera aussi dans le journal des small et mid tout à
01:05l'heure
01:05avec Eric Lewin de Bourse Direct, avec évidemment un dossier incontournable,
01:10l'introduction du slip français en bourse prochainement.
01:13Et puis deux sujets alors super intéressants.
01:16Fin d'émission, déjà une jurisprudence, Jean-Pierre Foucault.
01:19Oui, Jean-Pierre Foucault, la star de la télé qui concerne votre patrimoine et sa fiscalité.
01:24Super sujet préparé par François-Xavier Sœur de Terray.
01:27Je ne vous en dis pas plus, mais on va apprendre tout un tas de trucs.
01:30Enfin, comment trouver des jeux d'occasion comme le secteur du rétro gaming,
01:34dont on parle assez souvent dans l'émission, des BD rares.
01:37Le tout au crédit municipal de Paris, chez ma tante, comme on dit, laissé en prêt sur gage.
01:42Des fois, on peut tomber sur de véritables pépites.
01:45Une vraie source d'opportunité pour le collectionneur avec des visées patrimoniales, clairement.
01:48Rendez-vous en fin d'émission dans le coffre-froid avec Nicolas Chouat de CCR.
01:51Il était venu nous parler d'œuvres d'art qu'on retrouve parfois au crédit municipal
01:55et qui constitue une source d'opportunité pour les collectionneurs.
01:58Et là, on parle donc rétro gaming et BD rares.
02:02Vous pouvez nous poser toutes vos questions par e-mail.
02:04L'adresse est directe à bfmbusiness.fr.
02:06Vous pouvez nous envoyer un SMS au 732.16, mot-clé business suite, votre message,
02:10et puis sinon directement sur mes comptes Twitter ou LinkedIn.
02:12Et puis j'essaie de vous répondre en cours d'émission.
02:14Le reste de l'actualité du jour, il n'y aura donc pas de nouvelles contraintes
02:17pour les entreprises à ce stade dans la gestion de la canicule.
02:20Le ministre du Travail a réuni patronat et syndicat hier soir.
02:24Il a prôné au cours de ce rendez-vous l'application des mesures déjà en place
02:27avec des contrôles renforcés.
02:30L'électricité rétablie dans le Finistère.
02:32Près de 120 000 foyers avaient été privés de courant
02:34au cours de ces 24 dernières heures
02:36après une avarie transformateur liée à la chaleur
02:38et l'événement qualifié d'atypique par RTE.
02:41Coup de tonnerre pour les utilisateurs de Binance en France.
02:44La plateforme leur a annoncé suspendre ses activités dans le pays le 30 juin
02:47dans cinq jours, faute d'obtention de l'agrément MICA,
02:52la fameuse licence européenne nécessaire pour fournir des services cryptos.
02:55Alors ce sera par un écran noir.
02:57Le trading ne sera plus possible, mais la conservation si, entre autres.
03:00Et le patron de Binance s'est dit hier en quête d'une nouvelle voie
03:03pour obtenir les autorisations nécessaires en Europe.
03:06En France, une nouvelle grosse opération pour Alan,
03:08le néo-assureur qui lève 480 millions d'euros
03:10pour atteindre 5 milliards et demi de valorisation
03:12avec l'entrée à son capital du fonds néerlandais Prozus.
03:15Vous savez, c'est le fameux fonds néerlandais qui est actionnaire
03:19très significatif de Tencent, le chinois très présent dans la high-tech.
03:22Alan, qui avait déjà une importante trésorerie,
03:24espère ainsi pouvoir accélérer encore plus vite son internationalisation.
03:28Et puis le lancement de l'introduction du slip français en bourse.
03:31Vous en avez beaucoup entendu parler ce matin
03:32chez Laure Closier dans Good Morning Business,
03:35le fabricant de sous-vêtements qui veut lever 5 millions d'euros
03:37à l'issue de son opération d'introduction.
03:39Première cotation sur Euronext, ça ne s'en vende pas 14 juillet prochain.
03:43Tous les détails dans le journal des Small Limit Cap tout à l'heure
03:45avec Eric Léguine de Bourse Direct.
03:47Tout de suite, le tableau de bord de vos marchés.
03:50Votre rendez-vous avec Silex.
03:51Produits structurés, allocation de portefeuille,
03:54technologies. Silex accompagne les investisseurs professionnels
03:57à chaque étape clé.
03:58Votre rendez-vous avec Banque Populaire.
04:00À vos côtés pour prévoir votre avenir et protéger vos proches.
04:03Banque Populaire, la réussite est en vous.
04:11On est reparti, on est bien reparti du côté de Paris qui a échappé à la consolidation générale
04:16des places européennes.
04:17Donc le Thurier, on a terminé en hausse et on continue notre chemin en hausse.
04:20Alors une hausse modérée, un plus 0,33% à 8 412 points.
04:24Du coup, on sous-performe ce coup-ci un petit peu le reste de l'Europe borsière
04:27avec un Eurostox 50 qui gagne à 0,6%.
04:30Mais à noter que Madrid est quasiment à changer à plus 0,14%.
04:34Et voilà, on a des performances assez disparates.
04:37Mais le CAC 40 est dans la course.
04:39À noter l'Euronext Tech Leaders qui gagne 1,4%.
04:43On sent que la tendance est vraiment retournée du côté du secteur technologique
04:47et particulièrement du côté des semi-conducteurs.
04:49Parce que le gros événement après la clôture de Wall Street hier soir,
04:52c'était quand même les résultats de Micron Technologies,
04:55un spécialiste des semi-conducteurs très sollicité évidemment par l'écosystème IA.
04:59Les résultats étaient totalement spectaculaires, très au-dessus des attentes,
05:03les perspectives aussi.
05:05Et ça, ça a provoqué une hausse de 10 à 13% du titre en après-bourse.
05:09Alors logiquement, ça stimule l'ensemble du secteur des semi-conducteurs.
05:13Regardez ST Microelectronics qui signe la plus forte hausse du CAC 40 à plus 3,9% à 65,83€.
05:19Et Soitec qui prend 7,6% à 115,45€.
05:22Donc oui, mais Soitec a perdu 11% hier parce qu'il y avait des prises de profit
05:27dans l'anticipation de ces nouvelles.
05:28Et on sentait que la tendance était à nouveau largement négative du côté de la tech américaine.
05:33Donc beaucoup, beaucoup de volatilité.
05:34Mais cette fois, le balancier repart dans le bon sens.
05:36Donc avec Micron qui sera une superstar à l'ouverture de Wall Street tout à l'heure
05:41avec sans doute un accueil en fanfare de ses performances, encore une fois, majuscules.
05:46Sinon, on a une belle performance de secteur un petit peu plus traditionnelle.
05:49Accor gagne 2,7% à 51,38€.
05:52Et dans le luxe, Kering se détache bien.
05:54Plus de 51,272€.
05:56A noter Hermès, bon soutien à la cote qui gagne 0,98% à 1,645€.
06:01À la baisse, on retrouve Total Energy, moins 1,27 à 68,63€.
06:05Mais oui, parce que ça continue d'être compliqué sur les cours du pétrole.
06:10Forte pression à la baisse.
06:11Alors c'est une bonne nouvelle de manière générale pour l'économie.
06:14Voilà, ça ne fait pas les affaires des pétroliers
06:15qui constituent toujours des grosses pondérations dans les indices et particulièrement à Paris.
06:19Le Brent, 72,79$.
06:2269,29$ pour le brut léger américain.
06:25Secteur de la défense qui est vendu aussi, notamment Thales qui perd 2,7% plus forte baisse du CAC
06:31à 219,30€.
06:32Et Excel Technologies, moins 4,5€ à 94,50€.
06:36Dans le même ordre d'idée, on a les opérateurs satellites qui sont vendus.
06:39E-Telsat, moins 3,7 à 2,24 et SES, moins 3,7 à 6,68.
06:45Le CAC, donc, plus 0,36%.
06:47On entame bien cette séance.
06:491,1365€ pour l'euro-dollar.
06:50On reste toujours sur les niveaux de correction.
06:53Il y a eu une correction spectaculaire sur le bitcoin hier soir.
06:56On remonte un petit peu, mais enfin, on sent que c'est difficile.
06:58On est passé très légèrement saoulé.
07:0060 000$ pendant un moment.
07:02On remonte à 61 000 là ce matin.
07:04Mais enfin, on sent qu'il y a des dégagements assez massifs.
07:06Et puis, du côté de l'once d'or fin, même problématique.
07:10On était passé légèrement sous les 4 000$ l'once hier en séance.
07:13On repasse légèrement au-dessus à 4 400.
07:15Mais on sent que vraiment, le roi, en ce moment, c'est le dollar.
07:17Et sans doute pour un bon petit moment.
07:19Tout de suite, on déchiffre l'actualité du jour.
07:28Un été chaud, bien entendu.
07:30Un été volatil.
07:31On sent qu'il va se passer des choses avec la volatilité sur les marchés
07:34à cause de différents sujets qui nous préoccupent.
07:38On est avec Charlotte Tamer de Cher.
07:40Bonjour.
07:41Bonjour.
07:41Et Marc Templeman de Cachbille.
07:43Bonjour.
07:43Bonjour Antoine.
07:43Merci d'être avec nous.
07:45Donc oui, la canicule.
07:46On va en reparler du coup de la canicule.
07:48Je voudrais juste qu'on fasse un petit focus ce matin.
07:50Et c'est tout à l'honneur de Karen Lormre-Régen,
07:52qui intervient souvent autour de cette table,
07:54qui nous avait mis le nez dessus il y a quelques mois,
07:57sur la problématique des produits structurés.
08:00Ils ont été vendus, on ne va pas dire à tort et à travers,
08:03mais massivement, par beaucoup de réseaux bancaires
08:05et de distribution de produits financiers ces dernières années.
08:09Oui, mais voilà, dans les produits structurés, il y a un peu tout.
08:11C'est le gratin de poisson, dans le film The Big Short.
08:14C'est d'ailleurs très, très bien expliqué.
08:15Et souvent, il y a des produits sur lesquels il y a des problèmes.
08:17On a beaucoup parlé des produits où il y avait une sorte de mono-exposition
08:21à certaines actions, et notamment à Stellantis,
08:23et ça a provoqué une très forte dégradation.
08:25Mais il y a certaines stratégies qui sont maintenant un petit peu en question.
08:29Et on n'est pas les seuls à s'en poser des questions.
08:32Il y a l'AMF qui commence à s'en poser,
08:34enfin le régulateur qui commence à se poser des questions
08:36sur ces produits structurés.
08:38Est-ce qu'on peut parler un petit peu ?
08:40Ils ont émis des recommandations, c'est ça, sur ce dossier ?
08:44Oui, alors en fait, ils sont dans l'œil du collimateur,
08:47tout simplement parce que la collecte, en moins de deux ans, a doublé.
08:49Je crois qu'on est passé d'une vingtaine de milliards d'euros collectés
08:52à plus de 40 milliards collectés en 2025.
08:57Vous ouvriez un compte, vous cherchiez un produit qui marche,
09:00le banquier, le premier truc qu'il vous proposait ces deux dernières années,
09:03c'était des produits structurés.
09:04Oui, et puis ça correspond bien, je dirais, à la mentalité,
09:06à la psychologie de l'épargnant français,
09:08parce qu'en fait, généralement,
09:09alors ce n'est pas le cas de tous les produits structurés,
09:11mais le produit structuré va apporter une sécurité,
09:14voire un capital garanti,
09:16qui parle auquel l'épargnant français est tout de suite réactif,
09:19on lui parle sécurité.
09:20Donc forcément, c'est un peu comme la logique du fonds euro,
09:23avec un espoir de rendement qui est quand même un peu plus important.
09:27Mais ce qu'il faut bien comprendre,
09:28c'est que si vous êtes capé sur la perte,
09:31vous êtes capé aussi sur la rentabilité.
09:33Et on l'a vu sur des années assez fastes sur les marchés financiers,
09:36où on voit que les produits structurés, en moyenne,
09:38peuvent rapporter autour de 7-8% annuels,
09:41ce qui est loin d'être mauvais.
09:42Mais généralement, quand on le compare aussi à une performance de marché,
09:46on s'est rendu compte, certaines années,
09:48que lorsque les produits structurés performaient sur 8% de rentabilité,
09:51le marché, lui, pouvait en faire 24.
09:53Eh bien oui.
09:55Et c'est bien ça le problème.
09:56C'est-à-dire que c'est le double des avantages.
09:59C'est-à-dire que, premièrement, on ne profite pas à plein des performances.
10:01Deuxièmement, c'est des produits qui marchent bien
10:03quand le marché est relativement tranquille,
10:06avec des dynamiques qui se dessinent bien.
10:08Mais dans un marché aussi incertain que celui-là,
10:10ça ne marche pas forcément aussi bien.
10:11Non, ça peut ne pas marcher.
10:13C'est-à-dire qu'on parle d'un espoir de rendement,
10:15mais généralement, le rendement n'est pas garanti.
10:17Mais je pense que Marc pourra rebondir sur le sujet.
10:20Et le problème, c'est qu'on est face à des produits
10:22qui sont de plus en plus complexes,
10:24que les conseillers eux-mêmes ne savent pas expliquer.
10:27C'est ça, oui.
10:27Très clairement.
10:28Parfois, il faut relire deux, trois fois, quatre fois la fiche produit
10:32quand elle est lue.
10:33Et en fait, on va jouer sur ce symptôme,
10:35sur cette notion de sécurité,
10:37en fait, pour le donner au client.
10:39Et le fait est, c'est que le client n'a pas toujours
10:40les tenants et les aboutissants
10:41de ce qu'il est en train de souscrire.
10:43Et parfois, il est un peu étonné au résultat,
10:46sachant qu'aussi sur ce type de produit,
10:48en fait, on a aussi des problèmes de liquidité.
10:50Oui.
10:51Voilà.
10:51Donc en fait, ce qu'il faut, je dirais,
10:53produits structurés ou autres produits tendances,
10:55parce qu'on marche quand même par tendances
10:56sur les marchés, malheureusement.
10:59Ce qu'il faut, c'est bien avoir en tête
11:00que chaque produit a des avantages et des inconvénients.
11:03Et moi, la recommandation que je donnerais
11:04aux épargnants qui nous écoutent aujourd'hui,
11:06c'est que les avantages, généralement,
11:07ils conviennent à tout le monde.
11:08Enfin, rentabilité,
11:10qu'importe les avantages, mais ils vous conviennent.
11:12Ce qu'il faut, c'est être en adéquation aussi
11:14avec les inconvénients d'un placement.
11:16Est-ce que c'est un problème de liquidité ?
11:17Est-ce que c'est un problème de perte en capital ?
11:19Est-ce qu'il faut être capable de l'assumer ?
11:20C'est comme ça qu'on mène à bien, en fait,
11:22un investissement sur le long terme.
11:23Et donc, quand ce n'est pas exposé
11:25à l'épargnant final au démarrage,
11:27c'est difficile d'en avoir conscience
11:28et donc de faire un choix éclairé.
11:30Du coup, l'AMF
11:33et puis d'autres autorités de régulation
11:35émettent des recommandations.
11:37On est peut-être allé un peu loin
11:38dans le marketing, dans le...
11:41Ce qui est très curieux, c'est qu'encore une fois,
11:43The Big Short, c'est un film
11:44que pas tout le monde a regardé,
11:47mais où c'est très bien expliqué.
11:48Et c'est précisément à cette époque-là
11:49que les produits structurés ont explosé
11:53encore une fois dans les réseaux bancaires,
11:54chez les courtiers.
11:55On vous vendait de...
11:56Ah, regardez, c'est génial !
11:57Et on passait 95% à vous expliquer
12:00comment c'était génial,
12:01parce que c'est à la fois sécure
12:03et en même temps performant.
12:04Et on passait 5% du temps à vous dire
12:06oui, bon, vous regarderez vite fait
12:07les petites lignes.
12:08Il y a des tas d'effets cliquets,
12:10il y a des tas de stop-loss,
12:12il y a des tas d'instruments techniques,
12:13là, si on soulève le capot,
12:16qui, voilà, donnent un petit peu le vertige.
12:18Et il était peut-être temps
12:20de commencer à faire le ménage là-dedans.
12:22Alors, tout à fait.
12:23Et je pense que si l'AMF et l'ACPR,
12:26pour citer le deuxième régulateur,
12:28ont publié un rapport commun
12:30pour mettre en garde
12:31non seulement la clientèle finale,
12:32mais surtout les intermédiaires
12:34pour qu'ils fassent leur job
12:35de façon convenable,
12:36et je y reviendrai,
12:37c'est sans doute parce que
12:38dans les mois qui vont suivre,
12:40les deux régulateurs vont faire des contrôles.
12:42C'est typiquement comme ça qu'ils opèrent.
12:44Donc, je pense que c'est une mise en garde
12:45de l'industrie
12:46de juste bien faire leur métier.
12:48Et bien faire leur métier,
12:49selon l'AMF et selon l'ACPR,
12:51c'est un, comme vient de le dire Charlotte,
12:54de bien expliquer les risques
12:56et de les expliquer tout aussi bien
12:57que les avantages
12:59qu'un produit structuré peut procurer.
13:01Deux, de ne les proposer
13:03qu'à des gens dont on peut estimer
13:04qu'ils peuvent avoir une place logique
13:07dans leur portefeuille
13:08et qu'ils peuvent en effet
13:10comprendre de quoi il s'agit.
13:12Et donc, l'ACPR et l'AMF
13:14insistent sur le fait que
13:15rien que dans la commercialisation des produits,
13:17il faut que l'intermédiaire
13:18fasse des choix
13:18et puisse montrer
13:19qu'il a eu une politique de ciblage
13:22d'une clientèle
13:23dite avertie
13:25qui est censée
13:26bien comprendre
13:27les techniques
13:28qui sont parfois effectivement
13:29les mécaniques
13:30qui peuvent être relativement complexes.
13:32Le troisième aspect
13:33sur lequel ils reviennent,
13:34c'est le fait
13:35d'être aussi transparent
13:37sur les commissions.
13:38Parce qu'on comprend
13:39à peu près tous
13:40qu'en retour
13:43d'un gain maximal
13:45qu'on s'impose,
13:46on a une certaine protection
13:47à la baisse.
13:48Donc ça, je crois que ce principe-là,
13:49on l'a bien capté.
13:50Ce qu'on n'a peut-être pas toujours compris,
13:52c'est que les intermédiaires
13:54dont fait partie
13:55le CGP,
13:56le distributeur que je suis,
13:57donc carte sur table,
13:59il y a des commissions
14:00qui sont prises
14:02sur le produit.
14:03Ce qui est assez
14:04contre-intuitif
14:05dans le sens où,
14:06alors, c'est pas un ETF,
14:07un produit structuré,
14:08enfin, il peut y avoir de l'ETF
14:09dans un produit structuré,
14:10bref, on ne va pas rentrer
14:10dans la cuisine.
14:11Mais, en fait,
14:12ce qui se passe,
14:13c'est qu'on a à la fois
14:14un produit financier,
14:15mais aussi tout un tas
14:16de mécanismes de couverture,
14:18tout un tas de mécanismes
14:19d'amortissement des pertes.
14:21On pourrait se dire
14:22que tout ça,
14:22ça peut être fait automatiquement.
14:24Pourquoi on va payer des frais ?
14:25Qu'est-ce que...
14:26Voilà.
14:27Les frais se défendent,
14:28et juste pour être clair,
14:29là, les CGP,
14:30ils ne sont pas contre les frais,
14:31ils comprennent parfaitement...
14:32L'important,
14:32c'est qu'il soit toujours
14:33justifié sa plus-value.
14:35C'est une vieille règle
14:36de l'économie.
14:36Et surtout,
14:37que les frais soient
14:39relatifs
14:40aux gains visés,
14:42que ce soit une proportion
14:43qui soit juste.
14:44Pareil,
14:44il n'y a pas d'indicateur
14:46très spécifique sur
14:46vous ne pouvez pas facturer
14:47plus de X,
14:48mais en tout cas,
14:49les régulateurs,
14:50de façon parfaitement naturelle,
14:51disent qu'il faut plus
14:52de transparence sur le sujet
14:53parce que comme vous dites,
14:53comme il y a beaucoup
14:54de mécaniques à l'intérieur
14:55d'un seul produit,
14:56il y a beaucoup d'intervenants.
14:57Ça peut être les salles
14:58de marché des banques,
14:59l'émetteur,
14:59qui est souvent une banque
15:01elle-même,
15:03l'intermédiaire,
15:03qui s'appelle le structureur,
15:04qui met tout ça ensemble,
15:05et puis le distributeur
15:07qui vient rajouter,
15:08enfin qui fait ces travaux,
15:09et ces travaux-là
15:10peuvent parfaitement
15:10être rémunérés.
15:11Mais le vrai sujet,
15:12c'est d'être un,
15:13d'être transparent
15:13et de l'être juste
15:14sur les commissions
15:15par rapport aux gains visés.
15:17Bon,
15:17il va y avoir
15:18des retombées de tout ça
15:19parce que c'est clair
15:20que c'est un produit
15:21vraiment qui a été vendu
15:22un petit peu à tout le monde
15:24et voilà,
15:25il ne faut pas non plus...
15:26C'est pas le summum
15:27de la transparence.
15:28Voilà.
15:29Si on se dit les choses
15:30clairement,
15:30après ce que disait Marc,
15:31on est sur des produits
15:32quand même très complexes
15:34qui regorgent
15:34de multitudes
15:35de stratégies financières
15:36qui, cumulées les unes aux autres,
15:38finissent par être chères.
15:39Enfin,
15:39tout ça n'est pas gratuit.
15:42Thierry,
15:42sauf les grandes rivières.
15:43Voilà.
15:44Le problème,
15:44c'est qu'on est dans
15:45un effet de masse
15:45où tout le monde
15:46veut aussi avoir
15:48sa part du gâteau.
15:49Il y a des abus,
15:50comme partout.
15:51On pourrait ne pas viser
15:52que les produits structurés
15:54et surtout,
15:55surtout,
15:56le manque de transparence
15:57qui parfois n'est pas tant
15:58lié au fait
15:58de vouloir cacher les frais
15:59mais dans l'incapacité
16:00de certains conseillers
16:01à expliquer le produit
16:02qu'ils sont en train de vendre.
16:02Oui,
16:03ça peut arriver
16:05parce qu'honnêtement,
16:06on n'est pas tous des caïds.
16:07Mais ça arrive bien plus souvent,
16:08je pense,
16:08sur le sujet,
16:09bien plus souvent
16:09qu'on ne le pense.
16:10Sans doute.
16:11On va parler des retraites.
16:14Livre blanc
16:14de l'AFG
16:17qui date
16:17de la fin
16:18du mois dernier.
16:21Non,
16:21pas du tout
16:21de la fin du mois dernier.
16:22Il date d'il y a quelques jours.
16:23Oui, voilà.
16:24C'est tout frais
16:25et ça rejoint
16:26un petit peu
16:27les dernières enquêtes
16:28concernant
16:30l'état d'esprit
16:31des futurs retraités.
16:32à savoir,
16:33bon,
16:33de toute manière,
16:34il va falloir en passer
16:35par la capitalisation
16:36parce que le système
16:37par répartition
16:38n'est plus assez performant.
16:40En revanche,
16:40ce qui apparaît
16:41dans les autres enquêtes
16:42d'opinion,
16:43c'est,
16:43ouais,
16:44d'accord,
16:44il y a cette prise de conscience,
16:46ça ne donne pas forcément envie
16:47aux futurs retraités
16:48de repousser
16:49l'âge de la retraite
16:50du tout.
16:52Donc,
16:52finalement,
16:52ça rend encore plus urgent
16:54la CAPI.
16:55Tout à fait.
16:56En fait,
16:56l'AFG,
16:56qui est l'association française
16:57de gestion,
16:58a émis un livre blanc
16:59sur le devenir
17:00des retraites
17:01et elle montre,
17:02en fait,
17:02ce qu'on constate tous,
17:03il y a un vieillissement
17:04démographique
17:05qui est quand même
17:05assez important.
17:06Je crois qu'on passe
17:07entre 2006 et 2026
17:08de 16% de la population
17:10qui a plus de 65 ans
17:11à quasiment 23%
17:12en 2026.
17:14Donc,
17:15les gens vieillisent,
17:16on sait qu'il y a moins
17:17de naissances.
17:17Donc,
17:18tout ça fait que le système,
17:20par répartition,
17:21va devenir caduque
17:22à un moment donné.
17:22Alors,
17:22la vision,
17:23elle n'est pas demain.
17:24Je crois qu'on arrive
17:25en 2070,
17:26on a encore quelques années
17:27devant nous
17:28et puis,
17:28c'est vrai que quand on parle
17:29retraite,
17:30vous parlez à un jeune actif
17:31qui rentre sur le marché
17:32aujourd'hui,
17:32vous lui parlez de sa retraite.
17:33Alors,
17:33certains sont concernés
17:34mais clairement pas tous.
17:36Déjà que je dirais
17:37qu'à 40 ans,
17:38on ne l'est pas toujours.
17:39Alors,
17:39à 25 ans,
17:40c'est quand même
17:46qu'à sa retraite.
17:47Mais on se rend compte
17:48qu'aussi,
17:49le ratio de dépendance
17:50démographique,
17:51en fait,
17:51il est de plus en plus fort aussi
17:52puisqu'il passe
17:53d'une vingtaine de pourcents
17:54à quasiment 40%
17:56dernièrement.
17:56Ça,
17:57c'est le genre de bobo,
17:57on met un pansement dessus,
17:59le bobo,
17:59il s'en fiche.
18:00La tendance,
18:00elle est inscrite
18:01et elle est en train
18:02de mordre les chiffres.
18:03Et a priori,
18:04vu les chiffres sur la démographie,
18:05on n'est pas du tout,
18:06on est en train
18:07de s'enfoncer dans ce silo-là
18:08et on n'est pas du tout
18:09en train de faire marche arrière.
18:10Et même si ça faisait marche arrière,
18:11le temps que ça produise
18:13ces conséquences,
18:14il y aurait quand même
18:14toute une tranche de la population
18:16pour qui ce serait compliqué.
18:17Et en fait,
18:18ce qu'on constate aussi
18:18dans la littérature financière
18:19aujourd'hui,
18:20dans les études qui sont faites,
18:21c'est qu'en fait,
18:21un portefeuille diversifié
18:24à moindre coût,
18:26aujourd'hui,
18:27permet en fait
18:27de battre la croissance économique.
18:29En fait,
18:29on le sait,
18:30l'argent,
18:30c'est bien d'avoir de l'argent de côté,
18:31autant faut.
18:32Encore faut-il
18:33que cet argent travaille
18:34selon le coût de la vie,
18:35non pas pour devenir millionnaire,
18:36mais juste pour conserver
18:37son pouvoir d'achat.
18:38Ne serait-ce que ça, oui.
18:39Pas d'amalgame sur le sujet.
18:41Et finalement,
18:41on se rend compte
18:42que la capitalisation
18:43pourrait être une solution.
18:44Alors,
18:44il y a eu cette retraite
18:45sur le PER,
18:46il y a eu cette réforme
18:48de la loi Pacte
18:49il y a déjà quelques années
18:50où on nous avait promis
18:51des fonds de pension
18:52à l'américaine
18:53comme dans les pays anglo-saxons.
18:55Et puis finalement,
18:56on s'est rendu compte.
18:57Alors,
18:57il ne faut pas rêver.
18:58Ce que montre l'étude,
18:59c'est que finalement,
19:00il faut s'approcher
19:01des systèmes
19:03qui existent aujourd'hui
19:03à l'international.
19:04L'idée n'est pas
19:05d'opposer la capitalisation
19:07et la répartition,
19:08mais plutôt de les associer.
19:09Et en fait,
19:09ce qu'on dit,
19:10c'est qu'en complémentarité
19:11d'un système par répartition,
19:14on pourra avoir
19:15un système de capitalisation
19:17qui fonctionne.
19:18Vous me direz,
19:18il existe déjà.
19:19Là,
19:19l'idée,
19:20ça va être
19:20de le rendre obligatoire.
19:22C'est-à-dire que
19:22pour les salariés du privé,
19:24on va user
19:25et disposer
19:26des dispositifs
19:27d'épargne collective
19:28que sont notamment
19:29le PER-COL.
19:30Alors,
19:30il y a le PER individuel,
19:31le PER collectif
19:33et puis le PER obligatoire
19:34dont on part assez peu.
19:35Et finalement,
19:36cette épargne retraite obligatoire,
19:37elle existe aujourd'hui déjà
19:38dans ce qu'on appelle
19:39le PER obligatoire
19:40qui est le troisième compartiment
19:41du PER.
19:42Et assez bizarrement,
19:44je trouve,
19:44c'est l'ancien article 82,
19:46article 83,
19:47c'est des dispositifs
19:48qui sont réservés
19:49au cadre supérieur
19:50qui ont un peu moins besoin
19:52de compléments
19:54de revenus
19:55à la retraite.
19:56Ce n'est pas ceux
19:57qui nécessitent le plus
19:58ce dispositif.
19:59Donc aujourd'hui,
20:00il est réservé
20:00plutôt à une élite.
20:01On le retrouve
20:02de plus en plus
20:03un petit peu
20:03dans certaines sociétés,
20:04mais ça reste encore
20:04très discret.
20:05Et en fait,
20:06l'idée,
20:06ça va être à l'instar
20:07des dispositifs internationaux
20:08qui existent.
20:09Vous avez les Pays-Bas,
20:10vous avez au UK,
20:11vous avez dans pas mal de pays
20:12où en fait,
20:13une part du salaire
20:14va obligatoirement.
20:15Alors là,
20:16il parle de la participation
20:17de l'intéressement.
20:17Moi,
20:18je pense qu'on devrait même
20:18encore aller plus loin,
20:19c'est-à-dire qu'une part du salaire
20:21dans le package salarial
20:22devrait être obligatoirement
20:23versée dans un dispositif
20:25pour la retraite
20:26en fait
20:27et permettre aux gens
20:29en fait,
20:29sans avoir le choix
20:30entre guillemets
20:31de qu'est-ce qu'on verse,
20:32qu'est-ce qu'on fait, etc.
20:33La possibilité de verser
20:34un peu plus
20:34s'ils le souhaitent,
20:35mais en tout cas
20:36de verser un minimum
20:37et qui viendrait compléter
20:38le régime par répartition.
20:40Oui,
20:40parce qu'il n'y a pas besoin
20:41d'aller chercher
20:42du côté des Calpers,
20:44des énormes fonds de pension
20:46anglo-saxons.
20:48Moi,
20:48je connais un truc
20:49qui est vieux comme mes robes
20:50qui s'appelle préfonds,
20:52des trucs de la fonction publique
20:54qui sont des véritables
20:55fonds de pension
20:56qui marchent très très bien
20:57d'ailleurs
20:57et qui pourraient être élargis
21:00d'une certaine manière,
21:01pourquoi pas justement
21:02en élargissant le cadre
21:04de l'intéressement
21:04de la participation,
21:05peut-être une partie
21:06du salaire
21:06du secteur privé.
21:07Et moi,
21:08je suis un grand fan
21:09du facteur temps
21:11qui joue évidemment
21:11en faveur
21:12de n'importe quel placement,
21:13notamment les placements
21:14à long terme
21:15et peut-être plus risqués,
21:16mais qui visent
21:17des rendements moyens
21:18sur le long terme
21:18bien plus élevés aussi.
21:19Exactement.
21:20Et pour rebondir,
21:22c'est justement
21:23les personnes qui rentrent
21:24dans la vie active
21:25qui ont 25 ans,
21:2530 ans
21:26et qui,
21:27à juste titre,
21:28on peut les comprendre,
21:29ne réfléchissent pas,
21:30ne se sentent pas concernés
21:31par la retraite
21:32qui le sont le plus.
21:33Et donc,
21:34de les forcer
21:34ou d'automatiser,
21:36plutôt que d'utiliser
21:37des verbes un peu contraignants,
21:39d'automatiser
21:40la mise de côté
21:41d'une partie de leur salaire
21:42sur des actifs
21:43plutôt risqués
21:44dont on sait
21:45que les rendements moyens
21:46sur le long terme
21:47sont plus élevés
21:47et bien plus élevés
21:48que l'inflation.
21:49C'est une excellente idée
21:50parce qu'effectivement,
21:52quand on aborde
21:52ce sujet-là
21:53avec quelqu'un
21:54justement de cet âge
21:55qui a le bénéfice
21:56du temps devant lui,
21:57rarement,
21:58le sujet des retraites
21:59devient un sujet passion,
22:00un hobby.
22:01Et donc,
22:02d'automatiser tout ça,
22:03c'est une excellente idée.
22:04Pourquoi pas
22:05avec des produits structurés ?
22:06Ça nous permet de reboucler.
22:07On est bien expliqué.
22:09Après,
22:09il y a quand même un travail
22:10et c'est important
22:10le point que vous soulignez là.
22:11En fait,
22:12il y a quand même un travail
22:12sur l'épargne collective
22:13aujourd'hui.
22:14Il y a un peu de mieux
22:15qui est fait
22:16parce qu'il y a
22:17quelques réformes successives.
22:19Mais finalement,
22:20il y a aussi
22:20tous des dispositifs
22:21à revoir
22:22à la fois dans les actifs
22:24qui sont éligibles
22:24à l'épargne collective
22:25mais aussi dans la tenue de compte
22:27de ces dispositifs
22:28parce qu'encore une fois,
22:29c'est comme une voiture.
22:29Il faut aussi regarder
22:30le moteur,
22:31comment ça fonctionne.
22:32Regardez sous le capoche
22:33de dissouvance.
22:34Certaines sociétés,
22:34si à telles,
22:35à moderniser,
22:36à automatiser
22:37toutes ces fonctions-là
22:38pour réduire le coût,
22:39pour rendre plus fluide
22:40toutes les opérations
22:41qui se passent
22:42dans ce type d'épargne.
22:44Mais en tout cas,
22:45la capitalisation
22:45permettrait, un,
22:46de maintenir
22:47des taux de remplacement
22:48équivalents aujourd'hui
22:49avec une bonne diversification
22:50des actifs
22:51et des frais assez réduits
22:52ce qui ont même
22:53un peu les bases
22:53de l'investissement.
22:54Ce ne permettrait pas forcément
22:56de réduire l'âge
22:56de départ à la retraite
22:57mais en tout cas
22:58de maintenir
22:59un taux de remplacement
23:00et je pense que ça,
23:00c'est quand même essentiel
23:01pour les générations actuelles
23:02et à venir.
23:03Et puis de stabiliser
23:03l'ensemble du système,
23:04c'est évident.
23:05Marc Templeman,
23:05Cashby,
23:06Charlotte Tamer de Shares,
23:07merci infiniment
23:08d'avoir été avec nous ce matin
23:09pour déchiffrer l'actu.
23:11Tout de suite,
23:12les arbitrages
23:13de court terme
23:13sur les marchés actions.
23:16Tout pour investir,
23:18arbitrage.
23:20Et on rejoint
23:21Dorian Abadide,
23:22meilleur taux placement.
23:23Bonjour Dorian.
23:24Un petit coup d'œil
23:25sur le CAC 40.
23:26On est reparti à la hausse,
23:27plus 0,39%,
23:28tranquillement au-dessus
23:30des 8400 points.
23:31Mais sur un petit peu
23:33plus long terme,
23:34on va dire
23:35qu'on a une tendance
23:37relativement indécise.
23:38Bonjour Antoine.
23:39Effectivement,
23:40puisque sur la semaine,
23:41la performance du CAC
23:42est complètement neutre.
23:43Donc, vous l'avez dit,
23:44on a effectivement
23:45ce petit regain d'intérêt
23:47pour le risque,
23:48cette petite hausse aujourd'hui.
23:49Mais finalement,
23:50il ne se passe pas grand-chose
23:51sur la semaine.
23:51Et puis,
23:52assez traditionnellement,
23:53on peut déjà se dire
23:54qu'on commence à rentrer
23:55dans la trêve estivale
23:56des marchés
23:56puisque les volumes
23:57sont assez réduits
23:58pour le moment.
23:59On a quand même
24:00symboliquement
24:01un retour du CAC
24:02aux alentours
24:03de 2,5%
24:04de son record historique
24:06qui avait été atteint
24:07en février,
24:08juste avant
24:08le déclenchement
24:09de la guerre en Iran.
24:10Donc, pour le moment,
24:10on sait que les acheteurs
24:12devraient viser
24:12à court terme
24:14dans les prochaines séances
24:15les 8 440
24:16et surtout le seuil symbolique
24:17des 8 500 points
24:18que nous n'avons pas réussi
24:19à franchir
24:21ces tout derniers jours
24:22et qui est vraiment déterminant
24:23pour la poursuite
24:23de la hausse à court terme.
24:25Et puis, à l'inverse,
24:25les vendeurs,
24:26eux,
24:26cibleraient plutôt
24:26les 8 370
24:28et 8 315.
24:30Bon, on a les seuils.
24:32Est-ce qu'il y a un actif
24:33en particulier
24:34qui retient votre intention ?
24:36Il y a quand même
24:36ces derniers jours
24:37quand même pas mal
24:37de trucs qui se passent
24:38autour de l'euro-dollar
24:39qui s'est installé
24:40sous 1,14.
24:42Bon, il y a le bitcoin
24:43qui a eu un énorme coup de mou
24:44hier soir
24:44qui essaie de s'en remettre.
24:45Mais enfin,
24:46on sent que c'est compliqué.
24:48Il y a l'once d'or fin
24:48qui est sur le fil
24:49des 4 000.
24:50Il y a le Brent
24:52du côté du marché pétrolier
24:53qui poursuit sa consolidation
24:54à 72,50 euros.
24:57Globalement,
24:57autour de ça,
24:58il y a une problématique
25:00et c'est quand même
25:00celle du dollar.
25:02C'est celle du dollar,
25:03bien sûr,
25:03avec donc les craintes
25:05toujours les mêmes
25:06de hausse de taux
25:08au niveau de la Fed
25:08dans les prochains mois.
25:09Donc, en fait,
25:10on a un cocktail
25:11un petit peu
25:11avec trois ingrédients
25:12actuellement.
25:13C'est crainte
25:14au niveau du dollar
25:15effectivement,
25:16d'autant que cet après-midi,
25:17nous allons avoir
25:18le PCE-COR,
25:18donc la mesure d'inflation
25:20préférée de la Fed
25:21qui sera déterminante
25:22en tout cas
25:23pour les spéculations
25:25je dirais à court terme.
25:26On ne craint pas
25:27dans l'immédiat
25:28une hausse de taux
25:29ce serait plutôt
25:29pour les trimestres
25:31à venir en fin d'année.
25:32Et puis,
25:32cocktail également alimenté
25:34par cette baisse du pétrole
25:35qui reste bien sûr
25:36très sous-tendue
25:39par les négociations
25:41en cours
25:41entre Iraniens et Américains
25:42parce qu'il faut toujours
25:43rappeler que l'accord
25:43qui a été signé
25:44n'est que préliminaire
25:45pour le moment.
25:46Il n'est absolument
25:46pas définitif.
25:47Et puis,
25:48toujours lire
25:48les semi-conducteurs.
25:50Hier,
25:50on a eu de bonnes perspectives
25:51au niveau des Américains,
25:52Micron et Qualcomm
25:53qui soutiennent un petit peu
25:54la tendance et l'appétit
25:55pour le risque ce matin
25:56puisqu'on a
25:58STMicro
25:58qui signe
25:59la meilleure performance
26:00du CAC.
26:01On est aux alentours
26:02de 3-80% de hausse
26:04quand même sur le titre
26:04aujourd'hui.
26:05Alors,
26:05il faut rappeler
26:06qu'on se rapproche
26:07quand même des 200%
26:08de hausse
26:08sur l'action française
26:09depuis le début de l'année.
26:11Pour notre part,
26:12d'ailleurs,
26:12on a rehaussé
26:13nos objectifs de long terme
26:15avec nos clients
26:15sur STMicro.
26:17Pour les plus prudents,
26:18on a quand même
26:18conseillé de prendre
26:19des bénéfices
26:20d'après une telle hausse
26:21absolument historique
26:22et avec une vision
26:23un peu plus long-termiste
26:24où on vise carrément
26:25on tue les 90 euros
26:26de titre
26:26dans les trimestres
26:28et à venir
26:28sur le spécialiste
26:30des semi-conducteurs
26:31côté européen.
26:32Effectivement,
26:33puis c'est aussi
26:33une séance phase
26:34pour Soitech
26:35qui gagne 7,6%,
26:36115,50.
26:38Soitech qui gagne
26:39pour loin de 400%
26:40depuis le 1er janvier.
26:41C'est vrai qu'il y a
26:41des violentes phases
26:42de prise de bénéfices
26:44quand il y a
26:44des mauvaises nouvelles.
26:45Tiens,
26:45il y a JP Morgan
26:46qui a réussi
26:46du double son objectif
26:49de cours
26:49sur Micron Technologies
26:50mais c'est vrai
26:51qu'il y avait
26:51des bonnes nouvelles
26:52à arbitrer.
26:52C'est celle qui anime
26:53le marché
26:54principalement aujourd'hui.
26:55Ça doit faire
26:56une belle ouverture
26:56du côté de Wall Street.
26:57Le titre en après-bourse
26:58après publication
27:00de ses résultats,
27:00de ses perspectives
27:01gagné entre 10 et 13%.
27:03En attendant,
27:04le cas qu'il gagne
27:040,37%,
27:058 416 points.
27:07Merci Dorian Abadie.
27:08On se retrouve
27:09dans quelques secondes
27:09après une petite pause
27:10pour la suite
27:11de tout pour investir.
27:13On va parler
27:14de la jurisprudence
27:15Jean-Pierre Foucault.
27:17Ce n'est pas une blague.
27:18Non, non, non.
27:19C'est très, très sérieux
27:20et ça peut avoir
27:21de très lourdes
27:22conséquences financières.
27:24François-Xavier
27:24Sœur de Terrail
27:25avec nous
27:26dans quelques secondes.
27:26A tout de suite.
27:30Tout pour investir
27:31la boîte à outils
27:33On va ouvrir la boîte à outils.
27:35Ça s'est passé
27:36il y a quelques jours,
27:37je crois que c'était avant-hier.
27:38Grosse, grosse jurisprudence
27:40autour de la réglementation
27:43et de la fiscalité
27:44sur le patrimoine
27:45qui touche un confrère,
27:47Jean-Pierre Foucault,
27:47une superstar de la télé
27:49depuis des années,
27:50très, très connue,
27:52mais qui va devoir
27:53faire face
27:53à un redressement
27:55fiscal absolument massif.
27:57François-Xavier Sœur
27:58de Terrail,
27:59bonjour.
28:00Bonjour Antoine.
28:00Donc voilà,
28:01vous n'avez pas osé,
28:02nous on l'a osé.
28:03Qui veut rembourser
28:03des millions ?
28:04Jean-Pierre Foucault,
28:05évidemment.
28:06Mais la jurisprudence,
28:08elle est claire,
28:09précise
28:10et voilà,
28:11elle doit en mettre
28:12en garde certains.
28:13On ne peut pas faire tout
28:14et n'importe quoi non plus,
28:15même à certains niveaux
28:16de haut patrimoine.
28:17Exactement,
28:18parce que Jean-Pierre Foucault
28:18est quand même allé
28:19jusqu'à la cour de cassation
28:20pour tenter de faire annuler
28:21sa condamnation fiscale.
28:23C'est un moment que ça dure,
28:24oui.
28:24C'était, voilà,
28:25pour des choses qui remontent
28:26aux années 2011 à 2017,
28:28donc du temps de l'ISF,
28:29donc avant que Macron
28:30ne mette l'impôt
28:32sur la fortune immobilière
28:33et on parle quand même
28:34d'un redressement
28:34de 470 000 euros.
28:37Alors c'est un gros redressement,
28:38ce n'est pas le plus gros
28:39que j'ai vu passer non plus,
28:39il ne faut pas exagérer,
28:40mais ce qui est intéressant,
28:41c'est en fait,
28:42quelles leçons on peut en tirer,
28:43parce qu'en fait,
28:43même si l'ISF n'existe plus,
28:45c'est très actuel.
28:46En fait,
28:47les conséquences
28:47qu'on peut en tirer,
28:48les enseignements
28:49qu'on peut en tirer
28:49sont très actuels,
28:51notamment pour le pacte d'Utreil,
28:53puisqu'en fait,
28:54ce qui était fait à l'époque
28:54était ce qu'on appelle
28:55un Dutreil-ISF,
28:56on va l'expliquer,
28:57mais le Dutreil-Transmission,
28:59qui pour le coup est actif
29:00et qui a même été renforcé
29:01lors de la dernière loi de finances,
29:02a un objectif
29:03qui est extrêmement clair
29:04pour les chefs d'entreprise
29:05qui pourraient nous écouter,
29:06c'est qu'il y a un risque
29:08lorsqu'on a une société,
29:09c'est qu'en fait,
29:10lorsque le chef d'entreprise
29:11s'en va,
29:12elle ne survive pas
29:12à son créateur.
29:13Et il y a, je crois,
29:1450% des PME et ETI
29:15qui ne survivent pas
29:16au départ ou au décès
29:18de son fondateur.
29:19Donc, qu'est-ce qu'on a fait
29:19à l'époque ?
29:21Dutreil, Renaud Dutreil,
29:22a fait ce dispositif
29:23qui permet en fait
29:24de diminuer les droits
29:25de mutation à titre gratuit.
29:27Donc, on a la possibilité
29:28de transmettre une société
29:29avec beaucoup moins de frais
29:31et ça permet justement
29:33d'assurer la transmission
29:34du capital,
29:34donc potentiellement
29:35de préserver des emplois
29:36et malgré tout,
29:37des rentrées fiscales
29:38pour l'État
29:38avec une société qui tourne.
29:40Ce qui s'est passé
29:42pour Jean-Pierre Foucault,
29:43c'est qu'en fait,
29:44il avait fait ce qu'on appelle
29:45un Dutreil ISF.
29:48D'accord.
29:49Il faut peut-être réexpliquer
29:49un peu ce qu'était...
29:50Oui, voilà, réexpliquer
29:51techniquement ce qu'il était...
29:52Parce que l'ISF à l'époque,
29:53donc pour rappel,
29:54quand on faisait
29:54les déclarations ISF,
29:55parce que j'en ai fait à l'époque,
29:56c'était pénible,
29:56je peux vous le dire,
29:57il fallait lister
29:58tout le patrimoine immobilier
29:59comme on fait aujourd'hui,
30:00mais aussi tout le patrimoine financier.
30:01Donc, on allait lister
30:03les voitures
30:03avec les plaques d'immatriculation,
30:05l'année et combien c'était,
30:06etc.
30:06Les petits livrets,
30:07les petits comptes,
30:08les bijoux, etc.
30:11Et il y avait des exonérations
30:12comme on a aujourd'hui,
30:13notamment sur les biens professionnels.
30:14On dit l'outil professionnel,
30:15c'est notamment illiquide,
30:16donc on ne va pas commencer
30:17à taxer quelque chose
30:18qui est illiquide.
30:18Puis ça tient de la représentation
30:20d'un certain nombre de choses.
30:22Ça revient dans le débat,
30:22il y en a qui ne sont pas contre.
30:23Mais bon, en tout cas,
30:25c'est exonéré
30:26et aujourd'hui, ça l'est encore.
30:27Et à l'époque,
30:27il y avait notamment des conditions
30:28qui étaient,
30:29il fallait détenir
30:30au moins 25% de la société
30:33quand c'était des questions cotées,
30:34non cotées,
30:35il fallait une fonction de direction,
30:36il fallait une rémunération, etc.
30:37Et quand on n'était pas sûr
30:38de tout réunir,
30:38on faisait ce qu'on appelle
30:39un pacte du treil ISF
30:41qui avait pour objectif
30:42on s'associait avec d'autres associés,
30:44on s'engageait à détenir les parts,
30:45etc.
30:46Et ça permettait de le sortir
30:47de son ISF,
30:48donc de ne pas être taxé à l'ISF dessus
30:50quand on avait plus d'un million trois
30:51d'actifs nets taxables.
30:52Mais,
30:53et c'est là-dessus
30:54qu'il y a le gros mais.
30:55Et c'est une phrase
30:56qu'on retrouve dans énormément
30:57de dispositifs fiscaux.
30:59Il faut que l'activité
31:01soit à prépondérance,
31:05soit d'une façon prépondérante,
31:06une activité industrielle,
31:09commerciale, artisanale,
31:10agricole ou libérale.
31:12Dans le cas présent,
31:13c'était une activité de production,
31:16donc c'est bon.
31:16Oui, c'est industriel,
31:18j'allais dire, oui.
31:19Mais prépondérant.
31:20Et c'est là que le bas blesse.
31:22Oups.
31:24C'est là que le bas blesse,
31:25puisqu'en fait,
31:25dans la société de production
31:27qui, il faut s'appeler
31:27Parasol Production,
31:28c'était une boîte de prod,
31:29pour le coup.
31:30En fait,
31:31il y avait énormément de trésorerie.
31:33Puisqu'en fait,
31:33tout simplement,
31:34c'est une boîte qui avait de l'ancienneté.
31:35Pour le coup,
31:35c'est pas,
31:36ils sont d'accord,
31:36c'est pas un délinquant,
31:37Jean-Pierre Foucault.
31:38Non, non, non,
31:39on est d'accord.
31:39C'est pas de la fraude.
31:40C'est pas de la...
31:41C'est ça.
31:42C'est pas quelqu'un
31:43qui a planqué des revenus.
31:43C'est pas quelqu'un
31:44qui a essayé de...
31:45C'est quelqu'un qui est un chef d'entreprise,
31:47qui a réussi,
31:48qui a eu des revenus,
31:51tout simplement,
31:51dans sa société,
31:52du résultat
31:53et qu'il a gardé dans sa société.
31:55Et en fait,
31:56il en a gardé beaucoup.
31:57Et à partir de quel moment
31:58on considère qu'il y a un...
32:00Parce que, oui,
32:01effectivement,
32:01Jean-Pierre Foucault,
32:02c'est une industrie à lui tout seul.
32:03Il a fait beaucoup de chiffres d'affaires.
32:05Ces sociétés de prod
32:06ont beaucoup de trésorerie.
32:07Quand est-ce qu'on considère
32:08qu'il y a un excès de trésorerie ?
32:11Parce que c'est bien ça
32:12qui est dans le viseur.
32:14C'est là-dessus
32:14qu'on est allé jusqu'à la cour de cassation.
32:16En fait, c'est tout.
32:16C'est exactement ça.
32:17Parce qu'en fait,
32:18il n'y a aucune définition.
32:19Il n'y a pas de seuil normal
32:20qui est marqué quelque part dans la loi.
32:22C'est comme les surprofits
32:23ou les profits excessifs.
32:25En superprofits, encore,
32:25il y avait ce côté politique
32:27dans le terme de superprofits
32:28qui a été très instrumentalisé.
32:30En tout cas,
32:31c'est un faisceau d'indices
32:32qu'on va regarder.
32:32Et c'est ça qui s'est passé.
32:37Foucault, il disait
32:38que le chiffre d'affaires
32:39de la société provient
32:40d'une façon très majoritaire
32:43de l'activité de production.
32:44Et c'est vrai.
32:44Le chiffre d'affaires de la boîte,
32:46c'est essentiellement
32:46le chiffre d'affaires
32:47issu de l'activité de prod.
32:48Les investissements,
32:49parce qu'en fait,
32:49il y avait des investissements
32:52patrimoniaux, j'ai envie de dire,
32:53qui avaient été faits à côté.
32:54Ces investissements-là
32:55représentaient une toute petite partie
32:56du chiffre d'affaires.
32:57Donc, les avocats disaient...
32:57Peut-être un peu de l'immobilier,
32:59de moyens de production.
32:59Oui, c'était essentiellement
33:00des placements financiers.
33:01Il y avait des placements
33:02dans des énergies renouvelables,
33:03il y avait des choses comme ça,
33:04qui avaient des côtés défiscalisants.
33:06Enfin, voilà.
33:06Il y a eu quand même
33:07des choses assez patrimoniales
33:08qui ont été faites quand on regarde.
33:09Donc là, ça...
33:10Oui, d'accord.
33:10Et en fait,
33:14les avocats de Foucault disaient
33:15que la majorité du chiffre d'affaires
33:16c'est issu de la société de prod
33:17et la trésorerie est issue
33:19de l'activité de prod.
33:20Donc, en soi-même,
33:22c'est du professionnel,
33:23donc exonéré.
33:25Mais le fisc a dit,
33:26c'est là qu'elle met,
33:27la trésorerie représente
33:29six selon les années.
33:31sept à neuf fois le chiffre d'affaires.
33:33Donc, il y avait quand même
33:34une très, très grosse trésorerie.
33:35Et à partir de là,
33:37ouais, suspicion.
33:3815 à 27 fois le bénéfice annuel.
33:40Donc, quand vous devez faire
33:4015 fois le bénéfice annuel
33:42pour reconstituer la trésorerie,
33:43et en fait,
33:44ce que disait le fisc,
33:45il dit,
33:45ça ne suffit pas dans le faisceau
33:46à ce que ça représente.
33:47Vous pouvez avoir une trésorerie
33:48qui représente 15 ou 27 fois
33:49le bénéfice annuel.
33:51Mais si, en plus,
33:52dessus,
33:53vous ne pouvez pas justifier
33:54que cette trésorerie
33:54sert aux besoins de la société.
33:55Parce que vous pouvez avoir
33:56une grosse trésorerie
33:57qui, par exemple,
33:57va servir de nantissement
33:58pour faire des prêts
33:59à des filiales.
34:00Vous pouvez être en train
34:01d'acheter, je ne sais pas moi,
34:02une machine-outil absolument énorme,
34:04l'avoir commandé,
34:05pas encore l'avoir payé.
34:06Enfin, vous voyez,
34:06il y a des choses comme ça
34:07qui justifient d'avoir
34:07une trésorerie pléthorique.
34:09Donc, ça, ça se discute.
34:11Mais en plus,
34:12parce qu'il y a encore un plus,
34:13c'est qu'en fait,
34:14il a voulu avoir
34:15cet avantage
34:16du trail ISF.
34:18Et en fait,
34:18quand on additionne
34:21des avantages fiscaux
34:22de transmission
34:24ou fiscaux ISF à l'époque,
34:27avec le fait
34:28d'un peu détourner
34:29l'esprit de la loi,
34:29parce qu'en fait,
34:30l'esprit de la loi dit
34:30on vous donne
34:31un avantage fiscal
34:32à condition que ça soit
34:34des sommes
34:35qui n'aient pas été distribuées
34:36parce qu'elles servent
34:37à l'activité économique.
34:38Parce qu'elles sont productives.
34:39Et en fait,
34:40c'est le fait,
34:40et c'est ça que les gens
34:41doivent retenir
34:41s'ils nous écoutent.
34:42D'accord.
34:44Si on devait avoir
34:45un dernier mot.
34:45Oui.
34:47Accumuler de la trésorerie,
34:48ce n'est pas interdit.
34:49Non, bien sûr que non.
34:50Ce qui est interdit,
34:52et c'est là que le juge a dit
34:53qu'il y a un faisceau d'indices
34:54qui est cohérent,
34:56c'est de la trésorerie
34:58qui n'est pas utile
34:58à l'activité économique
35:00combinée
35:00avec un avantage fiscal
35:03qui soit
35:03d'exonération
35:04ou de transmission.
35:06Et donc,
35:07qu'est-ce que,
35:08il nous reste une minute,
35:10quelles sont les décisions
35:11qu'il faut prendre
35:12pour éviter
35:13ce genre de déconvénients ?
35:14Dans le cas présent,
35:15soit on se dit
35:16je vais développer ma boîte
35:18et prendre des participations,
35:20racheter des concurrents,
35:21développer,
35:22donc véritablement avoir
35:23une activité,
35:24la trésorerie
35:25qui doit être investie massivement.
35:26Qui doit bosser, oui.
35:27Ou alors,
35:27elle doit être distribuée
35:29et payée de l'impôt.
35:30Ou alors,
35:31vous créez une holding
35:32au-dessus
35:32de votre société économique,
35:34vous remontez cette trésorerie
35:36dans votre holding
35:37si vous ne voulez pas
35:37qu'elle soit soumise
35:38à l'impôt sur le revenu.
35:39Il y aura juste
35:39un frottement fiscal
35:40très léger
35:41de régime mère-fille.
35:42Mais par contre,
35:44cette trésorerie au-dessus,
35:45si jamais on avait encore l'ISF,
35:47elle serait soumise à l'ISF.
35:48Vous ne pourriez pas
35:48l'exonérer
35:49dans le cadre
35:50d'une transmission
35:51du Trey
35:52ou dans le cadre
35:52d'un du Trey ISF
35:53si ça existait encore.
35:55Donc, il y a plein
35:55de dispositifs qui existent.
35:57Mais il ne faut pas en abuser.
35:58Bon.
35:59Écoutez,
35:59c'était d'une clarté évangélique
36:01parce que le dossier
36:01est technique
36:02mais super important.
36:04Effectivement,
36:04Jean-Pierre Foucault
36:05qui nous donne
36:05l'occasion d'en parler.
36:07Merci infiniment,
36:08François-Xavier Sœur,
36:09pour encore un éclairage
36:10extrêmement intéressant.
36:12Et on va se consacrer
36:14au journal
36:14des Small Limit Cap
36:16à présent.
36:19Tout pour investir.
36:21Le placement à suivre.
36:24Éric Léouine
36:25de Bourse Directe.
36:26Bonjour.
36:27Bonjour,
36:28mon cher Antoine.
36:29J'espère que ça vous
36:30avait plaisir,
36:30ce petit focus
36:31sur Jean-Pierre Foucault
36:32et la fiscalité.
36:33Franchement,
36:33c'était super intéressant.
36:34Oui, c'est vrai.
36:35En tout cas,
36:36super technique
36:36et super instructif.
36:38Alors,
36:39nos indices
36:40Molémide,
36:41les petites chéries
36:42des actionnaires français,
36:45comment ça se passe
36:45du côté des indices ?
36:46On sent quand même
36:47une grande,
36:48grande indécision
36:49du côté du CAC 40.
36:50Sur les Small Limit,
36:51est-ce qu'on sent
36:51un petit peu plus
36:53de dynamique
36:53comme on peut voir,
36:54par exemple,
36:55si on compare
36:55les indices américains
36:56au Russell 2000 ?
36:57Est-ce qu'il y a
36:58une forme de dynamique
37:00un petit peu supérieure
37:00en cette fin de saison
37:03haletante,
37:03du côté des Small Limit Cap françaises ?
37:05Non, pas du tout.
37:06C'est très, très calme.
37:07On perd 1%
37:08sur tous les indices
37:09cette semaine.
37:10CAC Small,
37:10CAC Mid & Small,
37:12de sorte qu'ils sont flat
37:12depuis le début de l'année.
37:13Et à noter quand même,
37:14j'ai envie d'en parler,
37:14l'IPO du Slip français.
37:16Bien sûr.
37:17Qui vient d'être lancé,
37:18acteur iconique
37:19du Made in France,
37:19les sous-vêtements,
37:20les vêtements d'équipement.
37:21On a une levée de fonds
37:22de 5 millions d'euros
37:23avec également une cession
37:25de la part de fonds
37:25d'investissement
37:26de 7 millions d'euros.
37:28L'opération,
37:29ça va faire autour
37:30de 13 à 14 millions d'euros.
37:32Ce qui est intéressant,
37:32c'est qu'il y a déjà
37:337 millions d'euros de levée
37:34via par exemple Eiffel
37:36ou encore la société Chantel.
37:38Le prix de l'offre,
37:3814,80 euros par action,
37:43c'est pas mal.
37:44J'ai rencontré la dirigeante,
37:4521 millions d'euros
37:46de chiffre d'affaires,
37:46marge des bidons
37:47et à 10%,
37:48marge d'exploitation
37:48à 6,2%.
37:49J'aime bien ce genre
37:51de petite boîte française.
37:52On a tellement critiqué
37:53le fait qu'il n'y avait pas
37:53beaucoup de boîtes
37:54dans l'industrie
37:55et qu'il n'y avait que de la tech
37:56ou encore des biotech.
37:57Finalement,
37:58bonne petite boîte.
37:59L'argent,
37:59il sera consacré à quoi ?
38:00Montée en puissance industrielle,
38:03l'accélération commerciale
38:04et marketing
38:05et bien évidemment
38:06l'amélioration du BFR.
38:08Quotation,
38:08le 14 juillet,
38:10le 14 juillet,
38:11ça me paraît logique,
38:13ça devrait marcher,
38:15il devrait y avoir
38:15du succès sur ce dossier.
38:17On va suivre ça.
38:19On avait d'ailleurs
38:20le fondateur
38:21qui était en direct ce matin
38:22dans Good Morning Business
38:23avec Laure Closy,
38:24il était en tirage
38:25du Palais Brognard.
38:28On lui dira
38:28que c'est aussi du côté
38:29d'Euronex
38:30que ça se passe
38:30et que c'est important.
38:33Maisons du Monde,
38:35oups,
38:35ça se passe mal,
38:36toujours mal
38:37et il y a de la dilution
38:38en vue pour les actionnaires.
38:40Ameublement,
38:41décoration,
38:42la grande problématique,
38:43moins 36% sur la semaine,
38:44capitalisation revenu
38:45à 10 millions d'euros,
38:46dilution qui sera massive.
38:48Alors,
38:48il y a deux fonds
38:49qui s'appellent
38:49Alteri et Dico,
38:50ce sont des fonds anglais
38:52de ce qu'on appelle
38:53des fonds de retournement.
38:54Eux,
38:55ils ont décidé
38:56de restructurer la boîte.
38:57Alors,
38:57ce qui va se passer,
38:58c'est qu'un actionnaire
38:58qui a 1% du capital
39:00n'aura plus,
39:01à l'issue de cette opération,
39:02que 0,05%.
39:04Il faut dire,
39:05mon cher Antoine,
39:06que les comptes sont catars.
39:07Chiffre d'affaires
39:07en baisse de 5,4%
39:09à 947 millions d'euros
39:10l'an dernier.
39:11Ça va encore,
39:11mais alors,
39:11la perte nette,
39:12406 millions d'euros
39:14avec 350 millions d'euros
39:15de dépréciation.
39:16Le terrain est en recul
39:17de 2,8%.
39:18A noter que
39:19les deux fonds
39:20ne veulent pas lancer
39:21d'OPA
39:21et ne veulent pas
39:23de retrait de cote.
39:24Ils ont demandé
39:25une dérogation à l'AMF,
39:26mais dossier compliqué.
39:27Ça vaut 28,
39:2829 centimes.
39:29On touche,
39:29mais alors,
39:30surtout,
39:31surtout pas,
39:31ce dossier,
39:33parce que ça reste compliqué,
39:34et je vous le dis,
39:36recapitalisation massive
39:37pour les actionnaires existants.
39:40Éric,
39:41on va aussi parler
39:42de deux dossiers,
39:44deux vedettes
39:45de la cote,
39:45en ce moment.
39:45Alors,
39:46peut-être commencer par Trigano,
39:47qui est en train de connaître
39:48une très belle séance.
39:49Le titre gagne
39:504,5%
39:51à 139,80 euros.
39:53Puis,
39:53dire un mot d'OVH aussi,
39:54notre cloud souverain,
39:56notre cloud français.
39:57Alors,
39:57on commence par Trigano,
39:58oui,
39:59Trigano,
40:004,8%.
40:01On est dans les camping-cars,
40:02bien évidemment.
40:03Alors,
40:03chiffre d'affaires au titre
40:04du troisième trimestre
40:04en progression de 1,6%.
40:08Pourtant,
40:08il y a un petit ralentissement,
40:09parce qu'on avait une croissance
40:11de 6,2% sur le premier semestre,
40:13mais finalement,
40:13les investisseurs s'en fichent un peu.
40:15Sur neuf mois,
40:16on a une croissance de 3,8%.
40:17A noter qu'il y a deux choses intéressantes.
40:19Un,
40:19il y a une politique de rachat d'actions,
40:21déjà 300 000 actions rachetées
40:22sur les dernières semaines,
40:23qui sera poursuivie
40:25sur les prochains mois.
40:26Et puis deux,
40:27l'action qui a perdu 24%
40:28depuis le début de l'année
40:29est vraiment bradée
40:31au cours actuel
40:31avec un PER de neuf.
40:33Donc même si la publication
40:34n'est pas géniale, géniale,
40:36des investisseurs se disent
40:37que finalement,
40:38le dossier mérite
40:38d'être mis en portefeuille.
40:39Et puis notre ami OVH,
40:41qui est devenu
40:42la plus forte capitalisation
40:44du CAC Small
40:45avec 2,5 milliards
40:46grâce à une hausse
40:47de 120%
40:48depuis le début de l'année,
40:49un troisième trimestre
40:50a été satisfaisant.
40:51Croissance de 7%
40:52de son chiffre d'affaires
40:53à 290 millions d'euros.
40:54Croissance sur 9 mois
40:55à 6%.
40:56C'est le cloud public
40:57qui tient l'activité
40:58avec une croissance
40:59de 20%
41:00Antoine
41:01à 65 millions d'euros.
41:02Et puis les objectifs
41:03sur l'année sont confirmés.
41:04Croissance organique
41:05entre 5 et 7%.
41:06Assortie d'une marge d'EBIDA
41:07supérée à l'exercice précédent.
41:09Le titre perd 8,3%
41:11aujourd'hui.
41:11Certains investisseurs
41:12pensaient qu'il y aurait
41:13peut-être une croissance
41:14un petit peu plus forte.
41:15Mais vous savez,
41:16elle a tellement progressé,
41:17je vous rappelle,
41:18108% depuis le 1er janvier,
41:1930% en un mois,
41:2070% en trois mois,
41:22110% en six mois.
41:23Donc c'est tout à fait normal
41:24qu'il y ait des prises
41:25de bénéfices
41:25sur ce dossier
41:26qui reste le meilleur moyen,
41:29le meilleur vecteur,
41:30le meilleur véhicule
41:31pour jouer
41:32la souveraineté européenne.
41:34Ça reste un très beau dossier
41:36qui est en tout cas
41:36la plus forte capitalisation
41:37du CACSBOL.
41:38C'est ce que j'allais vous dire,
41:39Éric,
41:39parce qu'OVH,
41:40on les connaît,
41:42j'étais même à Euronext
41:44le jour de l'introduction,
41:45il y avait Octave Claba,
41:46etc.
41:46Tout ça.
41:48Mais en fait,
41:49cette dynamique
41:49qui était censée être
41:51vraiment régulière,
41:52inextinguible
41:52et claire comme de l'eau de roche,
41:54la souveraineté,
41:54le cloud, etc.
41:57Finalement,
41:57ça a été des années
41:58très compliquées.
41:59Et là,
42:00il y a du potentiel
42:01qui se libère,
42:01mais en même temps
42:02avec la conscience
42:05qu'on est dans un marché
42:06de requins
42:06et qu'OVH est encore très petit.
42:09Est-ce que c'est ça
42:09qui empêche aussi
42:10le titre
42:11d'avoir son plein
42:12de potentiel de croissance ?
42:13Écoutez,
42:14non,
42:14en fait,
42:14depuis le retour
42:14d'Octave Claba
42:15il y a quelques mois,
42:17on sent vraiment
42:17que les investisseurs
42:18reviennent sur ce dossier.
42:19Et en fait,
42:20pourquoi le titre a stagné
42:21depuis des années,
42:23quasiment depuis l'IPO ?
42:24C'est parce qu'il n'y avait
42:26pas tellement de motifs
42:27de s'esclaffer.
42:28On pensait vraiment
42:28que le cloud américain,
42:30les Amazon,
42:31Google,
42:31allaient complètement
42:32tout disrupter.
42:33Et finalement,
42:33on se rend compte
42:34qu'avec Trump au pouvoir,
42:36avec le fait que par exemple
42:37sur une boîte
42:38comme Anthropique,
42:39on limite la portée
42:40pour les Européens,
42:41que se disent les investisseurs ?
42:42Eh bien,
42:43on veut des sociétés
42:45purement européennes,
42:46des sociétés
42:46sur des secteurs européens
42:48qui permettront
42:50de damer le pion
42:51aux Américains.
42:51Et donc,
42:52c'est pour ça
42:52que l'OVH
42:52depuis 6-7 mois
42:54retrouve les faveurs
42:56des investisseurs.
42:57Mais c'est vrai
42:57qu'on a eu
42:57quelques années
42:58de vaches maigres
42:59sur ce dossier.
43:00Bon,
43:00c'est peut-être enfin fini
43:01et tout à l'honneur
43:03d'Octave Clabat.
43:05En tout cas,
43:05la confiance des investisseurs
43:07est là.
43:07Merci infiniment,
43:08Eric Lewin
43:09de Bourse Direct,
43:10d'avoir commenté
43:10cette actualité chaude
43:12encore pour les small
43:13et mid-cap cette semaine.
43:14Une petite pause
43:15du côté de TPI.
43:17On revient dans quelques secondes
43:18et on va parler
43:19rétro gaming,
43:20on va parler
43:21bande dessinée.
43:22Et ouais,
43:23qu'on peut trouver
43:25des sortes de pépites
43:26qu'on peut trouver
43:27au Crédit Municipal de Paris.
43:28Ah oui,
43:29un débouché comme une autre
43:30et une vitrine intéressante
43:32pour tout un tas
43:32de collectionneurs
43:33à visée patrimoniale.
43:34On est en direct
43:35avec Nicolas Chouat
43:36de CCR
43:37dans un instant.
43:38A tout de suite.
43:41Tout pour investir
43:42le coffre-fort.
43:46Bon,
43:47eh bien,
43:47on va y aller.
43:48Rendez-vous
43:49chez ma tante.
43:49Rendez-vous
43:50au Crédit Municipal
43:52nous sommes avec
43:53Nicolas Chouat
43:53de CCR.
43:54Bonjour.
43:54Bonjour.
43:55Alors,
43:56on vous avait retrouvé
43:57il y a quelques semaines
43:58pour parler art
43:59et pour découvrir
44:01via les prêts sur gage
44:03des découvertes
44:04absolument hallucinantes
44:05qu'on peut trouver
44:06qui sont laissées en gage
44:07pour des arrangements financiers.
44:10Alors,
44:10on a beaucoup parlé art
44:11et puis il y a deux secteurs
44:13que vous regardez
44:14de plus en plus
44:14parce que pourquoi ?
44:15Parce que les clients
44:16regardent ça
44:17de plus en plus.
44:18C'est la valorisation
44:19du rétro gaming
44:20dans les consoles
44:21et des jeux anciens
44:22et de la bande dessinée.
44:24Et de la bande dessinée.
44:25Et alors,
44:26ce qui est assez curieux,
44:27c'est qu'on reçoit
44:28assez souvent
44:29les spécialistes
44:30d'inter-encher,
44:31les spécialistes
44:31de la seconde main
44:32et tout
44:33qui nous parlent beaucoup
44:33du rétro gaming.
44:34Vous aussi,
44:35c'est un truc,
44:35vous voyez des filets,
44:36des consoles,
44:37des vieilles Playstation,
44:37des vieilles Nintendo ?
44:39Absolument.
44:40Je crois que ça attire
44:41de plus en plus
44:42aussi les jeunes collectionneurs
44:45qui, un,
44:46s'intéressent en fait
44:47aux actifs tangibles
44:49et puis,
44:49il ne faut pas se leurrer,
44:50en fait,
44:50il y a l'effet nostalgie
44:52qui joue à plein.
44:54C'est-à-dire qu'en fait,
44:55le rétro gaming,
44:56ça va vraiment concerner
44:57les jeux vidéo
44:58et les consoles
45:00grosso modo
45:00de la fin des années 70
45:02au début des années 2000.
45:03Les gens qui ont été jeunes
45:05dans les années 80-90,
45:06ils arrivent
45:07sur une maturité financière
45:10qui leur permet maintenant
45:11de pouvoir collectionner
45:14et puis surtout,
45:15en fait,
45:15sur ces,
45:16on va dire,
45:16sur ces actifs
45:18qui sont moins classiques
45:20comme la BD
45:21ou le rétro gaming,
45:22il y a une gamme de prix
45:23qui est extrêmement large
45:24donc,
45:25en fait,
45:25ça peut vraiment
45:26concerner
45:27tous les patrimoines,
45:28toutes les bourses
45:29et c'est ça qui est agréable.
45:30Oui,
45:30parce que finalement,
45:31c'est un petit peu
45:32comme le marché
45:33de la seconde main,
45:34c'est un peu comme
45:35les enchères,
45:36c'est un petit peu comme
45:37certains intervenants
45:38qui viennent ici
45:38qui nous disent
45:39finalement,
45:40le nerf de la guerre,
45:41c'est ce sentiment
45:42qu'on a quand on est
45:43un petit peu installé
45:44dans la vie.
45:44Le premier truc qu'on fait,
45:46c'est peut-être
45:46un truc de mec,
45:48c'est de vouloir se payer
45:49ce qu'on n'a pas pu se payer
45:50quand on était petit
45:51parce que,
45:52voilà,
45:52les parents n'avaient peut-être
45:53pas assez de sous.
45:54On veut retrouver
45:55ces vieilles Jordan,
45:56on veut retrouver
45:57sa vieille Nintendo
45:58et on veut l'avoir
45:59à la maison.
46:00Et est-ce que
46:00ce n'est pas ça ?
46:01Clairement,
46:01il y a ça.
46:02Et il y a aussi,
46:03ouais,
46:04il y a le côté aussi
46:05nostalgique
46:05de retrouver
46:06peut-être,
46:07par exemple,
46:08pour une planche de BD,
46:09pas la BD,
46:12mais la planche originale.
46:13C'est ça.
46:14Et puis,
46:16en fait,
46:16personne n'a gardé,
46:17même s'il y a le plaisir
46:19d'avoir ce qu'on n'a pas pu avoir,
46:21mais il y a aussi
46:21le plaisir de retrouver.
46:23C'est-à-dire que
46:23la plupart de ces obsessions,
46:25on ne les a pas gardés.
46:26Et donc,
46:27pouvoir sauver
46:28une console
46:29ou un jeu
46:30comme Super Mario,
46:32etc.,
46:33ça joue à fond.
46:35Clairement.
46:36Alors après,
46:36il y a quand même
46:37vraiment des choses
46:39à garder en tête
46:40pour aussi se faire plaisir,
46:42mais bien l'acheter.
46:43Oui.
46:44C'est ça qui est intéressant aussi.
46:46Alors,
46:47vous avez dit le mot magique
46:48Super Mario.
46:49On a tendance
46:50à beaucoup parler
46:51du rétro gaming.
46:51Alors,
46:51on a fait venir
46:52des intervenants
46:53qui nous parlaient
46:53de choses extrêmement pointues,
46:54de premières éditions
46:55de certaines consoles Sega,
46:57etc.
46:58Est-ce que Nintendo,
46:59ça reste quand même
47:00le support
47:02le plus commun
47:03quand on a
47:05des visées patrimoniales,
47:06je dirais,
47:06sur le rétro gaming
47:08ou est-ce qu'il y a des marques
47:09qui commencent
47:09à un petit peu plus
47:10rentrer dans le patrimoine commun,
47:12j'allais dire ?
47:13En fait,
47:13dans le rétro gaming,
47:14le jeu
47:15et la console
47:16sont des éléments importants,
47:18mais ce n'est pas
47:18l'élément
47:18le plus important.
47:20Dans le rétro gaming,
47:21ce qui va être
47:21le plus important,
47:22ça va être l'état
47:23de l'objet
47:24ou du jeu.
47:36D'accord.
47:36ou sinon,
47:38il est sous blister
47:39et là,
47:40c'est un carton plein.
47:41Et en fait,
47:42c'est l'élément
47:43qui est presque
47:44plus important
47:45que le jeu
47:47ou la marque.
47:48Vous pouvez avoir
47:49un Super Mario
47:50qui est loose,
47:51donc nu,
47:52qui vaudra moins cher
47:53que quelque chose
47:54qui est un peu moins connu,
47:56mais qui est sous blister.
47:57Parce que là,
47:57c'est la rareté
47:58qui joue à fond,
47:59en fait.
47:59Ah, complètement.
48:01Bon, la BD,
48:03c'est quelque chose
48:03de très, très spécifique.
48:04Et je dois vous confesser
48:07que je n'ai absolument
48:07aucune culture dedans.
48:08J'ai eu des BD
48:09quand j'étais jeune,
48:09quelques collections.
48:10Mais là, pour le coup,
48:12on est peut-être
48:13sur des niveaux
48:14de valorisation
48:14qui vont approcher
48:15le marché de l'art.
48:16C'est-à-dire qu'il y a
48:17des éditions très rares.
48:19Il y a des...
48:19Et vous le dites vous-même.
48:21On a eu des Tintin
48:21quand on était petit.
48:23Si on peut avoir
48:23une série originale
48:25de Tintin avec...
48:26Parce que n'oublions pas
48:27que suivant les époques,
48:28les dessins ont un peu
48:29changé, ont un peu évolué.
48:31Il y a des choses
48:32qui n'apparaissent pas
48:32dans les premières éditions
48:33ou au contraire
48:34qui n'apparaissent
48:35qui n'apparaissent plus
48:36dans les éditions d'après.
48:37Est-ce qu'il y a
48:37une vraie spécialité aussi
48:39qui est en train
48:39de se constituer
48:40autour de ce marché
48:41via l'optique
48:42pré-sur-gage,
48:43crédit municipal,
48:44mais qui est un creuset
48:45de nouveautés
48:45pour ceux qui recherchent
48:46de la collection ?
48:47Oui, alors,
48:49clairement,
48:50comme vous le disiez,
48:51la BD maintenant,
48:52c'est vraiment un segment
48:53à part entière
48:54du marché de l'art.
48:56Mais je pense que
48:57comme pour toutes
48:58ces collections,
48:59on va dire,
49:00accessoires
49:00ou qui sont moins normées,
49:02il y a quand même
49:02des coûts à faire.
49:03Dans la BD,
49:05nous, ce qu'on va regarder,
49:06c'est à chaque fois
49:07pour l'évaluer,
49:08c'est l'auteur.
49:09Ça, c'est ultra important.
49:10Plus l'auteur est connu,
49:11plus ça va valoir cher.
49:13Mais surtout,
49:13en fait,
49:14il faut que ça soit aussi
49:14une planche.
49:15On ne parle pas de croquis.
49:16Il faut que ça soit
49:17une planche de la BD.
49:19Ça peut être une couverture
49:20ou une grande illustration
49:21au sein d'une BD.
49:23On va appeler ça
49:23une splash pages.
49:25Et puis,
49:27quand c'est une planche,
49:28il faut aussi
49:28que ça soit
49:29un élément déterminant
49:30de la BD.
49:31C'est-à-dire que,
49:31est-ce que c'est
49:32une action iconique ?
49:33Si on parle de Tintin,
49:34est-ce que vous avez Tintin ?
49:36Si c'est Astérix,
49:37est-ce que vous avez
49:38les personnages principaux ?
49:39Il ne faut pas
49:39que ça soit, en fait,
49:41ce qu'on appelle
49:41une page de transition,
49:42une planche de transition
49:43qui a nettement
49:44moins d'intérêt.
49:45Donc, pour la BD...
49:46Oui, généralement,
49:47c'est une planche
49:47qui illustre
49:48un plot twist.
49:49Dans les premières éditions
49:50de Tintin,
49:51je me souviens,
49:52le récit s'arrête
49:53et il y a
49:54une énorme planche.
49:55C'est Tintin
49:56qui sort du vase chinois
49:57dans le lotus bleu
49:59ou qui cherche des traces
50:01dans le tombeau égyptien.
50:06C'est lequel déjà ?
50:08Le cigare du pharaon.
50:08Le cigare du pharaon,
50:09c'est ça.
50:09Voilà, c'est le plot twist.
50:11Exactement.
50:11Et c'est peut-être ça
50:12qu'on va aller chercher,
50:13justement,
50:13dans l'édition originale.
50:15Oui, oui,
50:15c'est vraiment...
50:16C'est la planche importante
50:18avec les personnages clés
50:20et des scènes cultes,
50:21clairement.
50:22Et j'allais dire,
50:23on a parlé un peu de Nintendo
50:25qui a quand même
50:26une place prépondérante
50:27dans le rétro gaming.
50:29C'est Tintin
50:29qui fait le marché
50:30dans la BD ?
50:31Non, pas du tout.
50:31Il y a d'autres collections
50:33qui sont très, très recherchées,
50:34j'imagine.
50:35Uderzo avec Astérix,
50:36c'est hyper recherché.
50:37Les bonnes planches
50:39d'Inkibilal
50:39avec toutes les trilogies
50:41de Nicopole,
50:42surtout quand elles sont colorées.
50:43Il en a fait.
50:44Ça vaut une fortune.
50:47Vous avez Corto-Maltese
50:49avec Hugo Pratt.
50:51Alors, Corto-Maltese,
50:52c'est un petit peu différent.
50:53C'est une BD qui est iconique,
50:56mais il a beaucoup peint
50:57avec une encre
50:57qui se délave.
50:59Donc ça,
50:59l'état de conservation
51:00des planches
51:01de Corto-Maltese,
51:02c'est quelque chose
51:03d'ultra important.
51:05Et puis après,
51:06donc ça,
51:06c'est Tintin,
51:09Corto-Maltese,
51:09etc.
51:10c'est ce qu'on appelle
51:10la ligne claire.
51:11Vous avez aussi
51:12la ligne réaliste
51:13qui marche très bien
51:15avec des gens
51:15comme Giro
51:16et par exemple
51:17les Blueberry
51:18ou Van Damme
51:19et les Treize.
51:20Vous avez
51:21la ligne semi-réaliste
51:23donc avec Uderzo
51:24et Astérix.
51:25Et puis,
51:26vous avez aussi
51:26la ligne Marcinelle
51:27qui est plus
51:28une ligne humoristique
51:29qu'on peut aussi
51:30appeler Gronet
51:31de temps en temps
51:32et ça va être
51:33des gens
51:33comme Gaston Lagaffe
51:34avec Franquin
51:35ou Louis-Chic
51:36avec Maurice.
51:38Absolument.
51:38Vous me parlez de Gronet,
51:39c'est le premier Gronet
51:39qui me vient.
51:40Donc voilà.
51:41Et c'est là en fait
51:42où on peut faire des coups
51:43parce que dans la BD
51:45mais comme dans le Retro-Gaming
51:48il y a des effets de mode.
51:49Et si à un moment
51:50on sort un petit peu
51:51de l'effet de mode,
51:53si à un moment
51:53tout le monde veut
51:54la ligne claire
51:55et plus recherchée
51:56à tel moment
51:57que la ligne réaliste
51:58et qu'on est un peu curieux
51:59et qu'on aime bien
52:00ce genre de choses
52:01et bien justement
52:01on peut acheter
52:02des pièces
52:04qui valent un peu moins cher
52:05et puis là
52:06on parle vraiment
52:06du haut du marché
52:07mais il y a le milieu de marché
52:08où pour un peu moins
52:10entre 4 et 8
52:1210 000 euros
52:13on peut trouver
52:14des très belles planches
52:15par exemple
52:15de Giro
52:16de Blueberry
52:17et vous avez
52:18l'entrée de gamme
52:19où franchement
52:20vous avez des planches
52:20qui sont sympas
52:21d'auteur
52:22nettement moins connues
52:23où entre 800
52:24et 1600 euros
52:25vous avez quelque chose
52:26qui vous plaît
52:27qui vous fait plaisir
52:28et vous avez une sorte
52:29de sécurisation
52:30d'une somme
52:31d'argent en fait
52:32c'est une réserve
52:33de valeur
52:34toujours
52:34c'est l'objet
52:35de cette rubrique
52:36toujours
52:36et on y revient toujours
52:38et donc à retrouver
52:39chez CCR bien sûr
52:40qui est tout un écosystème
52:42qui est consacré
52:43à tout ça
52:43merci infiniment
52:44pour ces focus
52:45sur le rétro gaming
52:46et la BD
52:47merci infiniment
52:49d'être passé
52:50à notre antenne
52:51TPI
52:52c'est fini pour aujourd'hui
52:53demain vous retrouvez
52:54la Masterclass
52:54avec l'ami Christopher Dembic
52:56et moi je vous retrouve
52:57à 15h30
52:57aux côtés de Guillaume Sommerer
52:59pour BFM Bourse
53:00en attendant
53:01Marie Cœur de Roi
53:01les experts de l'IMO
53:02tout de suite
53:03à bientôt
53:06tout pour investir
53:07sur BFM Business
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