Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 jours
Chaque week-end, l’émission pilotée par Dominique Rizet, consultant police/justice BFMTV, et Loïc Besson, traite d’un événement majeur de la semaine, ainsi que d’autres affaires qui sont revenues sur le devant de la scène.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:03Générique
00:11Près de 40 ans plus tard, le voici à nouveau sur le banc des accusés.
00:15Francis Holm de nouveau devant la justice.
00:17Un procès fixé pour meurtre de Jean-Joseph Clément, un technicien agricole retrouvé mort en 1989.
00:24L'affaire n'avait jamais été élucidée jusqu'à ce que l'enquête soit rouverte grâce à de nouveaux éléments.
00:29Le routard du crime, un tueur en série comme on ne les imagine que dans les films et qui continue
00:34de défrayer la chronique.
00:36Pierre-Louis Bousset.
00:39Joris Viville, 9 ans, retrouvé étranglier et poignardé près de Saint-Tropez.
00:44Aline Peres, 49 ans, morte de trois coups de couteau sur une plage du Finistère.
00:50Alexandre Bécrich et Cyril Benning, 8 ans tous les deux, découvert près d'une voie ferrée non loin de Metz,
00:56le crâne fracassé à coups de pierre.
00:58Leur point commun, tous ont eu la malchance de croiser la route de Francis Holm, celui que l'on a
01:04surnommé le routard du crime.
01:06Enfant maltraité par son père, alcoolique dès l'adolescence, il se lance en 1984 dans un périple criminel.
01:14Marginalisé et sans domicile fixe, Francis Holm parcourt 37 départements, se déplace en bus ou autostop, trouve refuge où il
01:22peut.
01:23Et cédant à ses impulsions, se met à tuer, parfois à l'aide de complices, des victimes perçues comme vulnérables,
01:31croisées au hasard.
01:33Francis Holm, aujourd'hui âgé de 67 ans, doit finir ses jours en prison en raison des 11 homicides pour
01:39lesquels il a été condamné.
01:40Une liste funeste qui pourrait bientôt s'allonger, car le tueur en série sera bientôt jugé pour le meurtre en
01:481989 de Jean-Joseph Clément, un agriculteur du Vaucluse.
01:53Et justement avec Dominique Rizet, nous accueillons Jean-Alphonse Richard, bonjour, journaliste, présentateur de l'ordre du crime sur RTL.
02:00Vous avez bien sûr largement travaillé sur le cas Francis Holm et je vous le disais, Christine Clément est avec
02:06nous, bonjour.
02:06Merci d'être avec nous, vous êtes la fille de Jean-Joseph Clément.
02:09Comment vous accueillez déjà cette annonce, ce renvoi de Francis Holm devant les assises ?
02:19Avec joie, avec joie, parce que c'est vrai que ça fait des années et des années que j'attendais
02:24quand même ça, d'avoir une réponse.
02:27Et là c'est vrai que c'est une grande joie pour moi.
02:30Ça va être un soulagement qui en fait un procès, parce que c'est une très très longue attente et
02:35bataille.
02:36Depuis 1989 ?
02:38Oui, tout à fait.
02:39Racontez-nous ce 8 août de 1989, qu'est-ce qui arrive à votre père ?
02:43En 1989, il descend sur Avignon pour aller chercher une pièce pour un tracteur et il n'est jamais revenu.
02:55Donc le lendemain, enfin le soir même, j'ai essayé de faire le trajet qu'il avait pris pour voir
03:02s'il n'était pas arrivé un accident,
03:04parce qu'il avait énormément de tensions, donc j'ai dit qu'il n'a pu faire un malaise.
03:07ou pu avoir un accident aussi.
03:11Et je reviens, donc je ne vois rien sur la route, donc je décide d'appeler les centres de secours,
03:18qui sont un peu aux alentours.
03:20Les hôpitaux, on me répond qu'il n'y a personne sous ce nom-là.
03:24Jean-Joseph Clément.
03:25Jean-Joseph Clément, oui, mon papa.
03:26Donc le lendemain, je n'ai toujours pas rentré, j'ai attendu toute la nuit chez lui.
03:31Et le lendemain, je me suis présentée à la gendarmerie de Pirlatte pour signaler sa disparition.
03:36Et de là, bon, je n'ai plus rien eu jusqu'au lendemain, bien fin d'après-midi, où la
03:44gendarmerie, alors au Bédaride ou au Courtesan, je ne sais plus trop laquelle,
03:48m'a prévenu qu'il avait retrouvé, mais qu'il était décédé.
03:53Et de là, plus trop de nouvelles.
03:58Et ensuite, il y a eu, bien sûr, une enquête.
04:01Une enquête, oui.
04:02Francis Olma était mis en cause dans un premier temps ?
04:06Oui, parce qu'il était apparemment sur les lieux.
04:09Donc il a été arrêté ce jour-là.
04:13Enfin arrêté, il a été contrôlé plutôt, ce jour-là.
04:16Mais l'enquête, pas tout de suite, Jean-Alphonse ?
04:18Ce n'est pas tout de suite, mais là où l'affaire est extraordinaire, c'est qu'on a tout
04:22dans la main dès les premières heures.
04:24Dès les premières heures, on a Olme dans la main.
04:27On retrouve Jean-Joseph Clément massacré.
04:30Il est torse nu, il a gardé son jean, il a la figure complètement écrasée.
04:35On l'a frappé à coups de pierre et sans doute avec un pistolet qu'on va retrouver, mais un
04:38pistolet à peinture.
04:40On va retrouver ce pistolet ensanglanté.
04:42On va retrouver sur cette scène de crime un jean, un jean de taille 43 de marque Belmondo.
04:47Ça ne s'invente pas, c'est comme ça, qui est complètement taché de sang.
04:51Il y a beaucoup de choses déjà.
04:53Et puis, quelques heures après la découverte du corps, les gendarmes regardent autour d'eux et il y a un
05:01homme qui est là, dans le talus, de grande taille, mince,
05:05qui regarde ce que font les enquêteurs.
05:08Alors évidemment, on va aller voir ce curieux.
05:11Il s'appelle Francis Olme.
05:13Il a 30 ans à l'époque.
05:15Évidemment, on ignore qu'il a déjà tué, parce qu'il a déjà tué huit fois à cette époque.
05:20Mais ça, on l'ignore.
05:21C'est un routard, SDF.
05:24Il va de foyer en foyer.
05:26Et puis, on va un peu laisser tomber.
05:28On ne va pas trop trop s'interroger sur ce personnage.
05:31Parce qu'on va dire, ça ne va pas bien dans sa tête.
05:33D'autant plus qu'il va être hospitalisé, quatre jours plus tard, en psychiatrie.
05:41Juste un mot là-dessus, parce que c'est très important dans la trajectoire de Olme.
05:45Chaque fois qu'il commet en meurtre, il se fait hospitaliser en psychiatrie.
05:50Pourquoi ?
05:51Pas parce qu'il est fou ou parce qu'il se sent complètement délirant.
05:53Tout simplement, ça permet pour le dossier de dire,
05:56ben non, je ne pouvais pas être sur les lieux du crime puisque j'étais à l'hôpital.
06:00À l'époque, les fichiers, etc., les entrées, les sorties d'hôpitaux ne sont pas comme aujourd'hui.
06:05Ce n'est pas aussi précis sur le calendrier.
06:06Exactement.
06:07Donc, ça lui permet d'échapper.
06:08Donc là, il y a de la malice.
06:10Le fait est, c'est qu'on rate cet homme d'entrée.
06:13On ne va pas vraiment l'interroger.
06:15Il faudra attendre quelques années pour effectivement le rattraper.
06:17On est le 8 août de 89 et il va être interpellé le 7 janvier 92.
06:22C'est avec un gendarme qui est perspicace, d'ailleurs.
06:25Il s'intéresse au parcours de Holm.
06:29C'est Jean-François Abgral qui a beaucoup enquêté sur ce dossier,
06:33qui est en tout cas un des meilleurs connaisseurs de Holm.
06:35Le meilleur.
06:36Voilà, il s'interroge sur un meurtre.
06:38C'est le meurtre d'une jeune femme, Péresse, qui l'attribue à Holm.
06:45Donc il va l'interroger là-dessus, il va nier et puis il va dire
06:48oui, effectivement, j'ai tué cette femme.
06:50Mais il va être à la fin de cet interrogatoire, un peu par hasard,
06:53on va lui dire, monsieur Holm, le vieux monsieur, le retraité,
06:58là-bas, dans le Vaucluse, c'est vous ou pas ?
07:01Là, il dit oui.
07:02Oui, c'est moi.
07:03Je l'ai frappé.
07:04J'ai envoyé des coups de pierre.
07:06Je l'ai massacré.
07:07Oui, oui, c'est moi.
07:08Voilà comment on obtient les aveux de Holm.
07:12Ça se passe à la psychologie, ça se passe sur un détail.
07:15Il peut très bien se bloquer lors des interrogatoires,
07:18quand on suit ces interrogatoires de Holm.
07:19C'est tout à fait passionnant.
07:21Il se bloque sur des détails, on ne peut pas le déverrouiller.
07:24Mais dès lors qu'il est en confiance,
07:26qu'on lui donne une pièce pour avancer dans son univers complètement nébuleux,
07:29il va craquer.
07:30Et il ne dit pas pourquoi il l'a tué.
07:32Non, il n'y a pas de pourquoi.
07:33Il n'y a pas de mobile.
07:34Finalement, il y a eu un énervement.
07:35Tous les cas de Holm, c'est toujours une pulsion sur un énervement,
07:40un détail qui ne lui a pas plu.
07:43Les deux gamins sur la voie ferrée, Montigny-Lémès, c'est le cas.
07:47Il est excédé par une attitude.
07:50Là, il va dire, moi j'ai vu cet homme, il discutait avec une femme.
07:54Ils se sont disputés.
07:56Voilà ce qu'il raconte.
07:57Ils se sont disputés.
07:59Et ça ne m'a pas plu.
08:01Donc, il a attendu que cette femme s'en aille.
08:03Et puis, alors que Jean-Joseph Clément allait rejoindre sa voiture,
08:08eh bien, il lui a sauté dessus.
08:09Et il a massacré.
08:10Il a massacré.
08:11Il ne se connaissait pas.
08:13Du tout.
08:14Non, du tout.
08:15Il tombait dessus par hasard, comme d'ailleurs toutes les autres personnes
08:18pour lesquelles il a été condamné pour crime.
08:21On le disait, le surnom de Francis Holmes, c'est le routard du crime.
08:25Parce que c'est vrai que lorsqu'on regarde la carte, finalement,
08:29de tous les crimes qu'il a commis,
08:31le crime pour lesquels il a été condamné,
08:33ça ressemble presque à un tour de France.
08:35Bien sûr.
08:36Parce que dans notre sujet, on dit 37 départements.
08:37Oui, 37.
08:38Mais en fait, il y en a 84.
08:39Parce qu'il a traversé certains départements plusieurs fois.
08:43Il est repassé.
08:44Quand Jean-François Bral fait la carte au début,
08:46il y a 84 départements dans ceux dans lesquels il est repassé.
08:49Vous, vous allez entendre parler de lui.
08:51On va vous dire, il y a ce suspect au départ ou pas ?
08:54Au départ, non, pas du tout.
08:56Non, non, pas du tout.
08:57Il m'a fallu intervenir auprès de la gendarmerie.
09:02Je descendais souvent sur Avignon pour avoir des renseignements,
09:05mais rien.
09:08Ensuite, j'ai pris des avocats sur Montélimar, sur Valence,
09:11qui eux ne m'ont rien apporté.
09:13Donc je suis restée longtemps sans savoir.
09:16C'est quoi longtemps ?
09:18On va dire plus de dix ans.
09:21Plus de dix ans.
09:23Vous savez pourquoi l'enquête a repris récemment,
09:27après que Francis Soule m'a été mis hors de cause dans un premier temps ?
09:31Parce qu'il y a eu une toute petite pièce qui a été retrouvée,
09:37qui apparemment, c'était le numéro de téléphone qui était dans le pantalon,
09:42Belmondo, et on a pu rouvrir ce dossier grâce à ça.
09:45Plus de trente ans plus tard, une pièce maîtresse.
09:48Qui était là depuis des années,
09:50mais que les autres avocats n'ont pas vues.
09:52Et heureusement que j'ai eu le cabinet de Paris,
09:56où eux ont pu rouvrir ce dossier et trouver ça.
09:59Jean-Alphonse, c'est quoi cette pièce ?
10:00Le pantalon, c'est capital.
10:01Il y a un mot avec un téléphone, etc.
10:04Mais le pantalon a disparu, décélé.
10:07Il n'existe plus aujourd'hui.
10:08C'est à l'époque, encore une fois, dès le début,
10:11qu'effectivement, Jean-François Abgral,
10:14ils font passer ce pantalon à Holm.
10:16Ils disent qu'il faut passer ce pantalon.
10:18Ils font des photos de Holm.
10:19On le voit avec ce pantalon ensanglanté.
10:21On trouve effectivement à l'intérieur,
10:23des petits indices, etc.
10:24On sait que ce pantalon, c'est celui de Holm.
10:26Il lui va le pantalon ?
10:27Oui, il lui va parfaitement.
10:28Il rentre parfaitement.
10:29Et il va reconnaître d'ailleurs dans ses aveux
10:31que son pantalon, il a perdu.
10:33Il était en short noir
10:36après avoir tué la victime,
10:38après avoir tué Jean-Joseph Clément.
10:41Donc, on sait que c'est à lui, ce pantalon.
10:42Il n'y a pas de souci.
10:43Mais il y a quelque chose d'extraordinaire.
10:45Parce que là, on avance, effectivement.
10:47On est d'accord avec, effectivement,
10:49votre avocat, Didier Seban,
10:50qui a fait un boulot formidable.
10:52On a pu relancer cette affaire.
10:53Mais avant, pardon, merci.
10:55Merci, monsieur le juge de Reims.
10:57Le juge de Reims, Holm,
10:59est mis en examen.
11:00Tout le dossier est là.
11:02Ça ne manque pas de preuves.
11:03Le pantalon, des débuts d'aveux.
11:05Comment on va du Vaucluse à Reims ?
11:07Parce que les crimes de Holm,
11:09à un moment donné,
11:10ont été regroupés à Reims.
11:11Voilà, tout simplement,
11:12c'est de la procédure.
11:13Le juge de Reims va dire
11:15non mais après tout,
11:17il a avoué ce crime.
11:19On n'en est pas sûr.
11:20Peut-être qu'on l'a un peu secoué.
11:22Peut-être que les gendarmes,
11:22ils sont allés un peu fort là.
11:23Je pense qu'ils sont allés un peu fort.
11:25Et du coup, non-lieu.
11:27Non-lieu pour Holm.
11:28On a perdu des dizaines d'années
11:29à tourner autour de Holm.
11:31Holm, encore une fois,
11:32très important dans cette affaire.
11:33On l'a dès le début.
11:35Ce n'est pas une surprise
11:37de retrouver Holm aujourd'hui
11:38au détour de ce crime.
11:39On l'a dès le début.
11:41Qu'est-ce qu'on a fait ?
11:41Pas grand-chose.
11:42Vous aviez quel âge à l'époque ?
11:44Du décès de papa ?
11:45Oui.
11:4532 ans.
11:47Et comment vous avez vécu finalement
11:49toutes ces années d'attente,
11:52d'attermoiement ?
11:53C'est dur.
11:54C'est dur parce que
11:55personne ne m'écoutait.
11:58Vous étiez convaincue ?
11:59que Francis Holm ?
12:00Non.
12:01Non, au départ, non.
12:03Au départ, non.
12:03Il m'a fallu vraiment
12:05aller très, très loin.
12:06Et là où j'en ai été
12:07vraiment persuadée,
12:08c'est quand j'ai eu
12:09le cabinet de Didier Seban
12:11et qu'ils m'ont dit
12:12oui, là,
12:14il n'y a plus de soucis.
12:15Vous pensiez à quoi
12:16au début, Christine ?
12:17Qui est-ce qu'il avait
12:18des ennemis, votre papa ?
12:19Non, justement,
12:20je ne comprenais pas
12:21parce que moi,
12:22au départ,
12:22c'est qu'il avait eu
12:23un accident.
12:24Voilà.
12:24Moi, au départ,
12:25c'était ça.
12:26Après, c'est vrai
12:27que quand on m'a dit
12:27qu'on l'avait retrouvé mort
12:29et que c'était
12:30présemblablement un meurtre,
12:32là, je suis restée
12:34vraiment...
12:35Je ne comprenais pas
12:36parce que c'est vrai
12:36que papa n'a jamais eu...
12:37Enfin, à ma connaissance,
12:39j'ai toujours connu papa
12:40gentil, dévoué,
12:41a aidé toujours
12:42les personnes et tout.
12:44Donc, non,
12:44je ne comprenais pas.
12:45Vous avez dit,
12:46à un moment,
12:46il a peut-être
12:46une vie secrète,
12:47une vie cachée,
12:48quelque chose
12:48que j'ignorerais
12:49de mon père ?
12:51Non.
12:52Non.
12:53Non, ça, non.
12:55Du tout.
12:56Il vous manque encore
12:57aujourd'hui
12:57des réponses
12:58à vos questions ?
12:59Non, là,
13:01j'avoue que je suis
13:02dans de bonnes mains.
13:04Donc, non,
13:05là, je suis plus reposée
13:06et en confiance,
13:08bien sûr,
13:08parce que là,
13:09je suis écoutée
13:10et je vois que ça avance,
13:11ça a avancé
13:12très, très vite.
13:13On se demandait,
13:14avec Loïc,
13:15en préparant l'émission,
13:16Jean-Alphonse,
13:16pourquoi procès à Nanterre ?
13:19C'est le pôle des Colquais
13:20qui a repris,
13:21c'est centralisé
13:22à Nanterre,
13:23donc je pense que
13:24c'est effectivement
13:24tout simplement.
13:26On s'est posé la question.
13:27Après,
13:27ce n'est pas d'une grande
13:28importance entre nous.
13:29Holm,
13:30aujourd'hui,
13:30il ne va pas bien.
13:30Il y a des cours d'assises
13:31qui ne sont pas les mêmes
13:31que les autres.
13:32C'est vrai,
13:33mais ce qui est important,
13:34c'est Holm,
13:34aujourd'hui.
13:36Holm,
13:36il ne va pas très bien,
13:37il a été malade,
13:39son avocate
13:39l'a confirmé,
13:40etc.
13:42Il n'a pas beaucoup
13:43de souvenirs,
13:44en tout cas,
13:44il ne veut pas en donner,
13:46donc il ne faut pas
13:46s'attendre non plus
13:47à des miracles,
13:48pardon de dire.
13:49Il n'avoue rien ?
13:50Des miracles.
13:52Il peut tout avouer,
13:53comme rien.
13:54Holm,
13:54c'est l'imprévisibilité
13:57la plus totale.
13:58Il y a une phrase de lui,
13:59moi,
13:59qui m'a marqué
14:00quand on lit le dossier,
14:01lors de l'interrogatoire,
14:02il va dire,
14:03c'est fou quand même,
14:04chaque fois que je passe
14:06quelque part,
14:06il y a un meurtre.
14:08Chaque fois que je passe
14:09quelque part,
14:10il y a un meurtre.
14:11Ça, c'est Holm.
14:12Donc, effectivement,
14:13mais comme tous les tueurs
14:15en série, d'ailleurs,
14:16ils laissent venir
14:17les enquêteurs,
14:17il ne fait jamais
14:18le premier pas.
14:19Donc, il faut aller le chercher,
14:20il faut le comprendre,
14:21il faut parler le Holm.
14:22Son avocate le parle très bien,
14:24quelques enquêteurs le parlent,
14:26mais ce n'est pas si simple.
14:26Il est déconcertant
14:28et c'est vrai que son avocate,
14:29Dylan Glock,
14:30le connaît bien maintenant
14:31et vous serez au procès ?
14:33Oui, bien sûr.
14:35Vous vous êtes préparé ?
14:37Pas encore.
14:38Vous savez comment ça se passe ?
14:39Non, du tout.
14:40Mais je pense que mes avocats
14:42vont m'en parler.
14:44Il y aura la brutalité
14:46des événements
14:47qui vont être,
14:47des éléments qui vont être
14:49donnés à l'audience ?
14:51Bien sûr.
14:52Oui, maître Seban
14:53m'a quand même annoncé
14:54que ça ne serait pas facile.
14:56Est-ce qu'il sera là ?
14:57Vous savez s'il sera là,
14:58Francis Houlm ?
14:58Je ne sais pas, non.
15:00Là, il est hospitalisé
15:02à NC Saïm,
15:03il est à la présence d'ENC Saïm.
15:03Oui, à la centrale d'ENC Saïm.
15:05Pour les longues peines,
15:06oui, bien sûr.
15:06Des AICS,
15:07la centrale des auteurs
15:08d'infractions à caractère sexuel.
15:10Il y a Jonathan Daval,
15:11Guy Georges,
15:12Fourniré qui est mort là-bas.
15:13Monsieur Pellicot.
15:14Christian Van Geleven
15:14qui est mort là-bas.
15:15Dominique Pellicot
15:16et d'autres.
15:17À l'aigre.
15:18Qu'est-ce que vous en attendez ?
15:19Vous disiez, vous n'avez plus de questions
15:21ou de réponses.
15:22J'attends un procès.
15:24S'il est là,
15:25je veux quand même lui poser une question,
15:26savoir pourquoi il a fait ça.
15:28Je sais qu'il ne me répondra pas
15:29puisqu'il ne répond pas.
15:31Mais c'est la seule chose
15:32que je veux lui demander.
15:34Et en même temps,
15:35au vu de son passif,
15:36des 11 crimes
15:37pour lesquels il a déjà été condamné,
15:40on comprend qu'il n'avait pas besoin
15:42de mobiles
15:43pour tuer des personnes ?
15:45Non, comme il dit,
15:46il voit rouge.
15:48C'est vrai qu'il n'y a jamais de mobiles.
15:50Les quatre meurtres
15:50qui ont été évoqués
15:51dans notre sujet,
15:52Cyril et Alexandre,
15:53le petit juriste vivile.
15:55Qui sont des victimes très différentes.
15:56Aline Pérez.
15:57Très différentes.
15:57Des hommes, des femmes,
15:58des jeunes, des vieux.
16:00Un dernier mot,
16:01parce qu'11 crimes
16:03pour lesquels il a déjà été condamné,
16:05vraisemblablement bientôt
16:06un douzième.
16:07Est-ce que la liste
16:09pourrait encore s'allonger
16:10pour Francis Homme ?
16:10Elle n'est peut-être pas close.
16:11Ça sera compliqué d'avancer
16:13parce qu'on remonte le temps,
16:14c'est très très complexe
16:15et tout,
16:16mais il y a des crimes de jeunesse
16:18qu'on ne lui impute pas.
16:20Mais en tout cas,
16:21on a des doutes là-dessus
16:22qui sont dans la liste.
16:23Effectivement,
16:24on n'en a peut-être pas fini
16:25totalement avec Francis Homme.
16:28Et vous,
16:28ça va être un aboutissement,
16:30une conclusion
16:30après plus de 30 ans
16:32d'attente,
16:34de recherche aussi.
16:35Mais oui.
16:36Vous avez perdu fond
16:37à la justice à un moment ?
16:38Bien sûr.
16:39Oui,
16:40parce que quand j'essayais
16:41de m'approcher d'eux
16:43et de leur dire
16:44qu'il faudrait quand même
16:45faire quelque chose
16:46pour ce dossier,
16:46on me répondait
16:47qu'il nous faut
16:48nous amener des preuves.
16:50Je leur disais
16:50mais les preuves,
16:51vous les avez perdues.
16:52Qu'est-ce que vous voulez
16:53que je vous amène ?
16:54Donc,
16:54c'est vrai que je repartais
16:56déçue.
16:57et j'ai dit jamais
16:58je ne vais arriver
16:59au bout de ça.
17:02Donc,
17:02c'est vrai que là,
17:02maintenant,
17:03je suis contente.
17:05C'est un combat,
17:05j'imagine aussi,
17:06que vous avez partagé
17:06avec votre famille.
17:08Avec ma famille,
17:09bien sûr.
17:10Merci beaucoup,
17:11merci à tous les deux,
17:11merci infiniment,
17:12en particulier Christine Clément
17:13d'être venue sur le plateau
17:14de BFM TV.
Commentaires

Recommandations