- il y a 4 mois
Aujourd'hui, dans « Les 4V », Jeff Wittenberg revient sur les questions qui font l’actualité avec Franck Allisio, député RN des Bouches-du-Rhônes
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00:01Bonjour à tous, bonjour Franck Alizio.
00:03Bonjour.
00:03Merci d'être avec nous ce matin.
00:04Effectivement, vous êtes député de Marseille.
00:06On se souvient de vous aussi parce que vous avez été candidat et finaliste à l'élection municipale de Marseille
00:10en mars dernier.
00:11Donc Marseille, c'est une ville et une région où on a l'habitude d'avoir chaud.
00:14Mais là, aujourd'hui, la chaleur, elle s'abat sur toute la France.
00:18Est-ce que vous estimez, vous, en tant que député du Rassemblement National, que la réponse des pouvoirs publics est
00:22à la hauteur ?
00:23Non.
00:24Il y a maintenant un an de ça, Marine Le Pen avait proposé un plan climatisation.
00:30C'est ce qui est nécessaire aujourd'hui pour notre pays.
00:33Notre pays est en retard par rapport à nos voisins sur la climatisation de nos écoles, de nos hôpitaux, de
00:42nos EHPAD, de nos maisons de retraite, de nos transports publics.
00:47Pour ça, il lui fallut que Marine Le Pen soit déjà aux affaires.
00:52Et comment dire, la canicule tue, par exemple, depuis 2017, il y a 10 000 personnes qui sont mortes du
00:59fait de la canicule.
01:00Lorsque nous sommes en période de forte chaleur et de canicule, il y a un doublement du recours aux urgences.
01:06Tout cela, je ne parle pas évidemment des écoles où il y a eu 2 000 écoles l'année dernière
01:10qui ont été fermées.
01:11C'est-à-dire des enfants privés d'école, des parents privés de travail parce que nous ne pouvons plus
01:15laisser d'enfants.
01:16Ce sont les plus fragiles d'entre nous qui sont frappés par la canicule, par la chaleur.
01:22Donc ce plan de climatisation, il est indispensable.
01:25Il est fait dans beaucoup d'autres pays, y compris les pays du Sud.
01:29Et il a même une plus-value en termes de productivité.
01:32Puisque quand il y a des fortes chaleurs, il y a une baisse de la productivité des employés, des salariés,
01:36de nos professeurs, de nos soignants et de toutes nos entreprises.
01:39Vous entendez aussi les controverses qu'il peut y avoir autour de la climatisation.
01:42C'est quelque chose qui est polluant, qui crée des gaz à effet de serre aussi,
01:46qui eux-mêmes sont responsables du réchauffement climatique et donc de la canicule.
01:50Vous traitez les causes, les conséquences plus exactement.
01:53Mais est-ce que vous n'aggravez pas les causes en prenant comme cela plus de climatisation ?
01:58Non, il y a beaucoup d'études, notamment les gens, on ne peut pas les dire, réputés proches du RAS
02:03International.
02:04L'Express et Le Point, les deux autonomes adhérents font régulièrement des dossiers,
02:08des articles pour expliquer qu'en réalité, aujourd'hui, on a la chance d'avoir un mix énergétique en France,
02:15notamment avec le nucléaire qui nous permettrait de le faire.
02:18On a un savoir-faire français, les entreprises françaises, la climatisation aujourd'hui,
02:23telle qu'elle est faite aujourd'hui, très peu, 1% des effets de serre en France, 1%.
02:28Et la France elle-même représente 1% des effets de serre.
02:30Alors, c'est des chiffres que vous pouvez vérifier, c'est des chiffres officiels.
02:33Et la France représente 1% des effets de serre au niveau mondial.
02:37Donc, aujourd'hui, la climatisation est la réponse.
02:41Encore une fois, on ne se pose pas la question, il y a un dérèglement climatique,
02:44mais ce dérèglement climatique ne nous amène pas à ne pas nous chauffer l'hiver.
02:48Eh bien, se climatiser l'été, c'est comme se chauffer l'hiver.
02:51Voilà, on ne se dit pas, se chauffer l'hiver va polluer, non, la climatisation.
02:56Il y a eu des études, on explique que si tout Paris, tout Paris était climatisé,
03:00tous les logements privés, publics, publics, ce serait une augmentation au maximum de 0,5% de degrés de la
03:11température.
03:11Eh bien, ce serait déjà beaucoup, sur l'ensemble.
03:15Non, sur tout Paris, et si on climatise strictement tout Paris,
03:17ce qui, évidemment, n'est pas possible à court terme,
03:21ce ne serait pas grand-chose.
03:22Encore une fois, sur les causes du dérèglement climatique que vous ne contestez pas,
03:26pourquoi vous opposez-vous, par exemple,
03:28pourquoi demandez-vous un moratoire sur les énergies renouvelables,
03:32photovoltaïques et éoliennes, pardon,
03:34alors qu'on sait que, pour le coup, elles, elles ne polluent pas ?
03:38Pourquoi vous souhaitez que la France n'en construise plus ?
03:40Parce qu'à court et à moyen terme,
03:43les énergies renouvelables sont très coûteuses et très inefficaces.
03:46Mais elles sont non polluantes, vous le reconnaissez ?
03:49Oui, mais parfaitement inefficaces en termes de production d'énergie.
03:51Donc, à chaque fois que les pays ont misé sur le renouvelable,
03:58ils ont fini en reproduisant avec le pire polluant,
04:02comme par exemple le charbon.
04:03Aujourd'hui, il faut investir d'urgence,
04:05et c'est la faute des dirigeants depuis plusieurs décennies,
04:08d'avoir, de se désengager du nucléaire.
04:11C'est le nucléaire.
04:14Aujourd'hui, la France, si elle avait suivi dans la même dynamique
04:19que le général de Gaulle ou que Jean-Jean Puy-doux,
04:21aujourd'hui, on serait un paradis énergétique grâce au nucléaire.
04:24Et à cause des mauvais choix politiques, idéologiques,
04:28de nos gouvernants depuis une vingtaine d'années,
04:30nous sommes dans la situation que nous connaissons.
04:32On va parler d'un autre sujet, dont on parle dans toute la France,
04:35mais aussi beaucoup à Marseille, dont vous êtes le député,
04:39et c'est le narcotrafic.
04:40Pourquoi je vous pose cette question ?
04:42Pour vous demander ce que vous avez pensé de l'initiative
04:43de Sébastien Lecornu, qui cette semaine, on l'a vu,
04:46a joint en quelque sorte le geste à la parole,
04:48en expliquant qu'il s'était lui-même soumis à un test de dépistage
04:54qu'il préconise pour les ministères, pour les ministres,
04:57et pour les administrations et les hauts fonctionnaires.
04:59Est-ce que vous êtes favorable à cette...
05:01On voit le Premier ministre répondre à cette question.
05:04Est-ce que vous êtes favorable à cette initiative ?
05:06À titre personnel, oui.
05:07Oui, d'autant plus que je l'ai proposé pendant la campagne municipale à Marseille,
05:12au lendemain de l'exécution par un contrat du frère de M. Kessassi,
05:18qui avait mis en émoi un annoncement tout Marseille,
05:20mais évidemment tout la France.
05:22Il faut que les politiques donnent l'exemplarité.
05:24Pas que de l'exemplarité.
05:25Il y a aussi une question, comment dire,
05:27pour lutter efficacement contre les trafics de drogue
05:29et les trafics en drogue, il ne faut être tenu par personne.
05:32Lorsque vous êtes consommateur, d'une manière ou d'une autre,
05:35vous êtes tenu. Donc, la meilleure façon de vérifier
05:38si ceux qui sont en première ligne pour organiser la lutte contre le trafic,
05:42les hauts fonctionnaires, les collaborateurs d'élus,
05:45les membres de cabinet ministériel, les ministres, les élus...
05:48Et vous-même, vous le feriez ? On le fait au Rassemblement national ?
05:50Évidemment. Moi, je suis à disposition.
05:52J'avais même acheté un test pour que aucun de mes adversaires
05:56ne m'avait suivi.
05:57Mais c'est évidemment...
05:58Mon ami Louis Allieu, le maire de Perpignan,
06:00avait fait la même déclaration que moi à l'époque.
06:04Il est évident...
06:06Enfin, pour moi, ça tombe sous le sens que la classe politique
06:08et que nos dirigeants, et ce en charge de la lutte contre le trafic de drogue,
06:12donnent l'exemple.
06:12Franck Alizio, sur la lutte contre le narcotrafic,
06:16il y a des moyens qui sont engagés.
06:17Vous voulez aller plus loin, vous l'aviez développé pendant les élections municipales,
06:20c'est d'instaurer l'état d'urgence.
06:22En quoi cela règle le problème ?
06:24Concrètement, puisque l'on sait qu'il y a les petites mains sur le terrain,
06:28mais que le narcotrafic est le plus souvent organisé,
06:32même en dehors du territoire français.
06:33Marine Le Pen nous propose depuis 5 ans l'état d'urgence spéciale narcotrafic.
06:39Je vois qu'elle ne doit pas être complètement hallucinant comme proposition,
06:43puisque depuis, c'est M. Edouard Philippe qui l'a reprise à son compte.
06:46Depuis, c'est M. Retailleau qui l'a reprise à son compte.
06:48Alors, ces messieurs étaient aux affaires, ils auraient pu le décréter,
06:52ils ne l'ont pas décréter.
06:53Évidemment que ça répond à toute une série de choses.
06:56Je cite le Premier ministre qui avait expliqué,
06:58nous devons appliquer au terrorisme du narcotrafiquant
07:03les mêmes méthodes que le terrorisme islamiste.
07:06On ne le fait pas aujourd'hui, il y a un parquet national qui a été créé, M. Alizio.
07:08On ne le fait évidemment pas.
07:09Le parquet national, par exemple, vous le constatez,
07:12il y a une volonté effectivement de traiter ce problème différemment.
07:17Ça permet, comme disent les policiers, de ramasser les armes,
07:21de faire le tour par des perquisitions administratives beaucoup plus faciles
07:24à mettre en œuvre, de jour comme de nuit,
07:26décidées par le préfet directement pour ramasser les armes.
07:29C'est ce qu'on faisait sur le terrorisme islamiste,
07:31c'est ce qu'on doit faire sur le narcoterrorisme.
07:33Donc, c'est une mesure, évidemment.
07:35Et puis, quel symbole de dire que l'État,
07:37que le président de la République lui-même,
07:38puisque l'État d'urgence, ça relève du président de la République,
07:40prend à bras de corps ce sujet.
07:42Donc, je soutiens évidemment cette proposition que fait Marine Le Pen depuis des années
07:46et qui est petit à petit reprise par tout le monde.
07:48Franck Alizio, on en vient ensuite du drame de la petite Liana.
07:50On a appris, on en parlait dans les journaux ce matin,
07:54que l'enfant était victime d'un viol.
07:57On attend pour lundi les conclusions de l'enquête administrative
08:01sur les dysfonctionnements qui ont conduit à ce drame.
08:04Qu'est-ce que vous attendez, vous, de cette enquête en tant que député ?
08:07De faire toute la lumière,
08:08de faire toute la lumière sur toute la chaîne de responsabilité.
08:11Parce qu'évidemment que ces dysfonctionnements sont des drames au bout
08:15et puis des fautes, des fautes professionnelles.
08:19De l'institution judiciaire du ministre, qu'est-ce que vous réclamez, vous ?
08:21Peut-être des fautes politiques également.
08:24Ce que je réclame, c'est qu'on mette tous les moyens.
08:26Tous les moyens, déjà quand on a deux fois moins de magistrats que les pays voisins,
08:32c'est qu'il y a un problème.
08:33Lorsque les procureurs en France, ils doivent chaque année traiter 2000 affaires.
08:38Les procureurs dans nos pays voisins, c'est 200 affaires.
08:40Comment on voulait que le procureur de Marseille,
08:41qui ait la meilleure volonté du monde et qui fait un travail formidable,
08:45puisse arriver à avoir les résultats escomptés ?
08:48Et puis l'arsenal, l'arsenal pénal, évidemment.
08:51Le Premier ministre, enfin, ouvrait les yeux et réclamait, encore une fois,
08:55à la même proposition que le Rassemblement National,
08:56une perpétuité réelle.
08:59Eh bien, pourquoi ne le fait-il pas ?
09:00Il y aurait une majorité à l'Assemblée ?
09:01Vous êtes pour la perpétuité réelle.
09:03Peut-être des fautes politiques, venez-vous de dire.
09:06Ça veut dire quoi ?
09:07Est-ce que Gérald Darmanin, parce qu'on a entendu plusieurs sons de cloche
09:10au sein de votre parti, est-ce qu'il doit démissionner ?
09:13C'est ce que disait Jordan Bardella.
09:15Marine Le Pen s'est rangée à cet avis, mais au départ, elle ne le souhaitait pas.
09:18Vous, quelle est votre conviction ?
09:20Il n'y a pas plusieurs sons de cloche.
09:21Il y a un examen personnel à faire.
09:23Ça veut dire que M. Darmanin, de savoir s'il doit démissionner ou non.
09:25Donc, vous ne le demandez pas.
09:26Jordan Bardella, comme Marine Le Pen, a dit que si nous étions à sa place,
09:29nous démissionnerions.
09:30Alors, Marine Le Pen a quand même changé d'avis, et certains notent quand même.
09:33Si nous étions à sa place, nous démissionnerions.
09:35Ce n'est pas un appel à la démission.
09:36C'est si nous étions à sa place, nous démissionnerions.
09:38Il y a parfois quand même des nuances entre les deux leaders de votre parti aujourd'hui ?
09:42Non, pour le coup, je n'en vois aucune.
09:44Sur les retraites, par exemple.
09:44Je suis très grande au quotidien, et je n'en vois aucune.
09:47Ils sont tous les deux unis, et vous le verrez à la présidentielle, unis pour gagner.
09:51Quel que soit le scénario du 7 juillet.
09:52Quel que soit le scénario.
09:54Merci beaucoup, Franck Alizio, député.
09:56Rassemblement national des Bougiournes, c'est la suite de Télématin.
09:58Merci.
09:58Merci à vous deux, et merci à Victoria Patrico pour la traduction en langue des signes.