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  • il y a 21 minutes
Ce jeudi 18 juin, Mersen, le spécialiste français du graphite et de Vusion ayant perdu 35% de sa valeur depuis le début de l'année ont été abordés par Philippe de Verdalle, gérant chez Uzes Gestion, dans l'émission Good Morning Market sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:01Dans quelques instants, nous débréferons la réunion de Kividwatch, la première réunion à la tête de la fête.
00:06Juste avant, on va vous donner quelques idées de valeurs pour garnir votre portefeuille action avec Philippe de Verdal.
00:11Bonjour Philippe.
00:12Bonjour Etienne.
00:12Merci d'être avec nous ce matin en plateau. Vous êtes gérant chez UZS Gestion.
00:16Et avec vous, on va revenir sur deux valeurs, Mersenne et Vision Group.
00:20Alors c'est vrai que Mersenne, c'est un petit peu la belle endormie qui s'est reprise d'une
00:23façon spectaculaire.
00:24Désormais, c'est un milliard de market cap. Ce seuil symbolique a été franchi ces derniers jours.
00:29Plus 85% depuis le début de l'année. Plus 100% depuis la fin du mois de mars.
00:34Qu'est-ce qui se passe là aujourd'hui sur Mersenne ?
00:36Mersenne, c'est une vieille histoire française de valeurs industrielles qui fait du graphite.
00:43Ce n'est pas un produit qui intéresse beaucoup. C'est un produit de haute performance.
00:48Ça a deux activités, Mersenne. Une activité qui utilise ce graphite qui a des caractéristiques très importantes pour servir l
00:56'industrie.
00:56Donc l'aéronautique, ça fait des freins pour les avions, l'éolien, le solaire.
01:04Beaucoup pour la fabrication de galettes de silicione, pour faire les fours.
01:08Donc ça, c'est la première activité. Ils s'appellent ça Addams Material, matériaux avancés.
01:13Et la deuxième activité, ce sont des fusibles ou des bus-bars pour protéger les réseaux électriques.
01:19Et Mersenne a eu une activité 2015 qui était un peu moyenne, légèrement en décroissance.
01:25Mersenne a annoncé la croissance, mais plutôt au S2, pour 2026.
01:32Et en fait, Mersenne a signé un assez bon premier trimestre, avec une croissance notamment de 8% dans cet
01:38électrique,
01:39très tiré par les data centers et justement l'IA.
01:43Et donc Mersenne a profité de ce flux qui s'est mis en bourse sur l'intelligence artificielle.
01:51Et ça crédibilise un peu le plan 2029 de Mersenne, qui dit qu'elle fera 1,7 milliard de chiffre
01:58d'affaires à horizon 2029.
02:00Elle est à 1,2 milliard en 2025.
02:02Quand on regarde le niveau de valorisation, ça se paye 19 fois 2026, 15 fois 2027.
02:08Donc, ce n'est pas donné pour une valeur industrielle.
02:12Est-ce que le consensus a encore un train de retard aujourd'hui par rapport à la tendance ?
02:16Je pense que le consensus a un petit train de retard, que le S2 devrait être très bon.
02:20Donc, comme on a eu un bon premier trimestre, on devrait avoir globalement une très bonne année 2026.
02:26Et ça crédibilise quand même le plan 2029, qui est assez significatif.
02:31C'est 1,7 milliard, donc c'est 40% de croissance.
02:33Donc, il faut se donner de la perspective pour avoir encore du potentiel de revalorisation.
02:41Je ne pense pas qu'on puisse redoubler à court terme.
02:45Mais si on se positionne à échéance plus longue, c'est quand même un leader mondial très bien positionné.
02:51Et très bien positionné partout dans le monde, parce que Mersenne fait un tiers de son chiffre d'affaires en
02:56Amérique,
02:57un tiers en Europe, un tiers en Asie.
02:59C'est un groupe français, mais il n'y a que 7% de chiffre d'affaires en France.
03:02Un groupe aujourd'hui qui est présent dans l'ESBF 120, c'est un peu un accomplissement quand même pour
03:07une semaine et demi de cap.
03:08Qui rentre la semaine prochaine dans l'ESBF 120.
03:10Voilà, donc Euronext l'a annoncé ces derniers jours.
03:14Alors, ce n'est pas encore le CAC 40.
03:16C'est sûr que pour l'instant, ça ne pèse qu'un milliard d'euros de capitalisation boursière.
03:20Quels sont les autres éléments à surveiller ?
03:22Parce qu'il y a beaucoup d'intelligence artificielle, mais il y a aussi un petit peu la vieille économie.
03:27Vous avez parlé du secteur aéronautique, ils sont également très présents dans le système ferroviaire.
03:32Bon, on n'est pas à l'abri également de mauvaises surprises sur ces activités-là.
03:36Le ferroviaire, il se tient plutôt bien.
03:39Ce qui souffre, c'est le solaire.
03:42Mersenne fabrique des éléments pour aider à fabriquer des panneaux solaires.
03:49Et ça, ça souffre pas mal.
03:50Le véhicule électrique souffre aussi un peu.
03:54Et au fond, Mersenne est très liée à l'investissement dans l'industrie.
03:57Et ça, ça pourrait être un facteur négatif.
04:02Mais c'est assez contrebalancé fortement par les investissements dans les data centers
04:07et sur les réseaux électriques, comme je l'ai dit tout à l'heure.
04:10Voilà donc pour Mersenne, qui est l'une des stars de l'année dans cet univers des small et mid
04:14-cap.
04:14À l'inverse, c'est beaucoup plus compliqué pour Vision, qui est là un peu une ex-star.
04:18Le titre a quand même perdu 50% depuis ses plus hauts historiques.
04:22Là, on est à moins 40%, moins 38, précisément, depuis le début de l'année.
04:25Qu'est-ce qui se passe sur Vision Group ?
04:27C'est l'ex-SES Ibagotag.
04:29Donc, Vision Group, c'est les étiquettes pour la grande distribution et les réseaux physiques.
04:34En plus des étiquettes, ils ont élargi leur offre.
04:37Il y a maintenant des caméras.
04:39Et donc, ça permet quand même à la distribution aux magasins physiques
04:43de se digitaliser et de faire des progrès très substantiels
04:47en termes de productivité et d'efficacité des vendeurs.
04:52Et donc, le grand changement de Mersenne, ça a été le contrat Walmart aux États-Unis.
04:57Alors, Mersenne, il ne faut pas oublier que c'était une histoire de croissance assez incroyable.
05:01Vision.
05:01Vision.
05:02Vision, ça faisait 111 millions d'euros de chiffre d'affaires il y a 10 ans.
05:08Ça a fait 1,5 milliard l'année dernière.
05:11Donc, une croissance, le chiffre d'affaires a été multiplié par 13.
05:15Alors, ce qu'on sait, c'est que l'exercice 2026 va être très bon.
05:18On a eu ce contrat Walmart qui s'est déployé depuis 3 ans
05:21et qui va continuer à se déployer en 2026.
05:25Et donc, Vision a donné une guidance de chiffre d'affaires entre 15 et 20%.
05:30Ça nous met à 1,8 milliard. 1,5 milliard l'année dernière.
05:33Et le 1,5 milliard, c'était quasiment 50% de croissance.
05:36Cette année, encore, entre 15 et 20, 1,8 milliard.
05:40La question, c'est qu'est-ce qui se passe en 2027 ?
05:43Et en 2027, on sait que le chiffre d'affaires aux États-Unis,
05:51qui cette année va être de l'ordre de 1,250 milliard,
05:54reviendra légèrement en dessous de 1 milliard.
05:56Et donc, cette histoire de croissance, est-ce qu'elle est en train de s'arrêter ?
06:00Vision nous dit non.
06:02Il nous dit non parce que je suis au cœur de la digitalisation des magasins
06:07et de l'omnicanalité.
06:10Et donc, Vision nous dit tout le marché américain doit s'équiper.
06:14Le marché américain est très peu équipé.
06:16Il y a à peu près 20% du marché qui est équipé.
06:19Et donc, Vision a vendu à peu près 500 millions d'étiquettes.
06:23Il en reste 3,5 milliards à aller capter.
06:26Alors, il y a de la concurrence.
06:27Mais comme c'est un leader, ils vont en capter une certaine partie.
06:31Et puis, sur le marché européen, et on l'a vu avec la signature de Carrefour,
06:36on est dans une phase de rééquipement.
06:38Et donc, Vision nous dit, je vais commencer à rééquiper le marché européen.
06:43Et donc, à moyen terme, j'ai des perspectives de croissance.
06:47Alors, le titre a tellement baissé qu'on a des niveaux de valorisation qui se sont comprimés.
06:50Désormais, ça se paye 13 fois l'exercice 2027.
06:53Là, pour le coup, ce n'est pas très cher pour une valeur de croissance.
06:56Il y a des interrogations.
06:57On a plusieurs fonds activistes qui ont mis en avant des problèmes comptables.
07:01Et puis là, aujourd'hui, et on le voit avec l'interview de Tim Cook
07:04dans le Wall Street Journal cette nuit, c'est les semi-conducteurs.
07:06Apple dit, on n'aura pas le choix, on va devoir augmenter nos prix.
07:09Là, on est dans le secteur technologique, d'une certaine façon.
07:12On regarde, j'imagine, de très près les coûts
07:15et comment, aujourd'hui, Vision va pouvoir répercuter ces hausses de coûts ?
07:19Vision, en fait, l'étiquette électronique, c'est l'entrée en relation
07:27avec le grand client qui est le grand distributeur, Walmart ou Carrefour.
07:32Mais au fond, après, Vision a beaucoup de data.
07:35Vision aide beaucoup ses clients à gérer leur retail média, etc.
07:40Et donc, au contraire, Vision est une entreprise technologique
07:45qui aide les grands distributeurs à gagner en productivité.
07:49Donc, on peut voir ça comme, justement, une source de perspective
07:53et de croissance pour Vision.
07:56Et avec la possibilité d'inflation, c'est évidemment un outil très important
08:02de pouvoir avoir des étiquettes électroniques qui changent les prix très vite
08:05par rapport aux étiquettes papier d'il y a 15 ans.
08:08Oui, ça, c'était notamment un argument très fort à la sortie de la pandémie
08:11où on a connu une vague inflationniste.
08:13Pour le coup, c'était un argument pour Vision.
08:15C'est un argument.
08:16Et alors, Vision, c'est aussi l'omnicanalité.
08:19Si on veut faire de l'Internet en parallèle du magasin physique,
08:24l'Internet, maintenant, on source la commande pour essayer de livrer très vite
08:30dans le magasin physique qui est proche du client Internet.
08:35Et ça, Vision aide à faire ça.
08:36Merci beaucoup, Philippe de Verdal, pour aujourd'hui ce focus sur Vision Group,
08:41donc l'ex-SES Imago Tag, et sur Mersenne,
08:44de Small Limit Cap que vous suivez de très près
08:46et vous détenez dans vos fonds chez Usage Gestion.
08:49Merci.
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