00:00Avec ce G7 Annalisa Capellini qui s'est terminé hier, une surprise, un retournement de situation en faveur de l
00:06'Ukraine, qu'est-ce qui a changé Annalisa ?
00:08Tout simplement la position du président américain puisque Donald Trump était bien l'obstacle principal à la création d'un
00:15consensus entre le puissance occidental au sujet de l'Ukraine.
00:19Là, sa réticence vis-à-vis du dossier ukrainien semble avoir totalement disparu puisque Donald Trump a signé, comme tous
00:26les autres leaders du G7, une déclaration commune au sujet de l'Ukraine.
00:29Une déclaration dans laquelle il s'engage à accroître les pressions exercées sur l'économie de guerre de la Russie.
00:36Évidemment, tout le monde s'en félicite autour de la table, à commencer par Emmanuel Macron qui estime que c
00:41'est la première fois qu'il y a une telle convergence au G7.
00:44C'est la première fois qu'on porte des conclusions aussi claires.
00:48Alors Emmanuel Macron qui est resté assez diplomate, il y a le Premier ministre canadien Marc Carnet qui lui a
00:54été un peu plus direct.
00:55La position des États-Unis a évolué. Désormais, elle est plus réaliste. Voici ce qui a changé.
01:01Pourquoi il a changé d'avis, Donald Trump ?
01:02Alors il y a plusieurs explications. D'abord, Donald Trump aurait été ému en voyant les images de la cathédrale
01:10de la Dormition.
01:11Cathédrale qui a été fortement endommagée par des frappes russes.
01:15C'est ce qu'ont raconté plusieurs personnes qui étaient présentes au G7.
01:19C'est une cathédrale historique de Kiev. C'est un des symboles de l'Ukraine et c'est aussi un
01:23symbole évidemment de la chrétienté que Donald Trump veut défendre.
01:27Donc là, c'est une explication plutôt émotionnelle.
01:30Alors oui, c'est vrai que le président américain a parfois des prises de position assez impulsives.
01:35En réalité, au-delà de cette explication émotionnelle, il y a d'autres facteurs aussi.
01:39D'abord, Donald Trump est en train de clôturer le dossier iranien.
01:41Donc son attention peut se porter sur d'autres fronts.
01:44Et puis, il faut dire que la situation a radicalement changé sur le terrain puisque l'Ukraine résiste.
01:50Elle résiste beaucoup mieux et beaucoup plus longtemps que prévu.
01:54Elle arrive même à contre-attaquer puisque Kiev a acquis une expérience considérable en matière de drones notamment.
01:59Elle arrive donc à frapper des cibles en Russie avec des frappes parfois très symboliques.
02:04Il y a quelques jours, Vladimir Poutine ouvrait son forum de Saint-Pétersbourg.
02:08C'est un peu le Davos de la Russie.
02:11Eh bien, entre-temps, la ville était frappée par les drones de Kiev.
02:14Donc c'est évidemment tout un symbole.
02:16Et le président américain qui considérait, il y a encore quelques mois, que les Russes étaient en position de force,
02:22a changé d'avis.
02:24Ce qu'il a dit pendant une séance photo, c'est que la Russie devrait conclure un accord.
02:29Vous voyez le changement de position.
02:31Ce n'est plus les Ukrainiens qui doivent lâcher.
02:32C'est la Russie qui doit conclure un accord.
02:34Il nous reste très peu de temps pour parler avance réellement ?
02:36Pas vraiment.
02:37Ce entre les Russes et les Américains, non.
02:39En revanche, il y a un canal diplomatique qui commence à s'ouvrir entre le Kremlin et Bruxelles.
02:44Selon le Financial Times, le cabinet du président du Conseil européen, Antonio Costa,
02:48aurait eu des entretiens téléphoniques avec un haut responsable russe, proche de Poutine.
02:53Ce sont des contacts brefs pour rétablir le dialogue, mais des contacts tout de même.
02:58Vous voyez, il y a un faisceau d'andises qui nous dit qu'on rentre peut-être dans une phase
03:02un peu plus favorable pour Kiev.
03:03Merci beaucoup Annalisa Capellini.
03:05Et puis on viendra sur le dossier iranien tout à l'heure dans Le Monde qui bouge.
03:07L'interview avec Thierry Covil.
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