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  • il y a 2 heures
Ce jeudi 18 juin, le retournement de situation en faveur de l'Ukraine après le G7 a été abordé par Annalisa Cappellini dans sa chronique, dans l'émission Good Morning Business, présentée par Sandra Gandoin, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Avec ce G7 Annalisa Capellini qui s'est terminé hier, une surprise, un retournement de situation en faveur de l
00:06'Ukraine, qu'est-ce qui a changé Annalisa ?
00:08Tout simplement la position du président américain puisque Donald Trump était bien l'obstacle principal à la création d'un
00:15consensus entre le puissance occidental au sujet de l'Ukraine.
00:19Là, sa réticence vis-à-vis du dossier ukrainien semble avoir totalement disparu puisque Donald Trump a signé, comme tous
00:26les autres leaders du G7, une déclaration commune au sujet de l'Ukraine.
00:29Une déclaration dans laquelle il s'engage à accroître les pressions exercées sur l'économie de guerre de la Russie.
00:36Évidemment, tout le monde s'en félicite autour de la table, à commencer par Emmanuel Macron qui estime que c
00:41'est la première fois qu'il y a une telle convergence au G7.
00:44C'est la première fois qu'on porte des conclusions aussi claires.
00:48Alors Emmanuel Macron qui est resté assez diplomate, il y a le Premier ministre canadien Marc Carnet qui lui a
00:54été un peu plus direct.
00:55La position des États-Unis a évolué. Désormais, elle est plus réaliste. Voici ce qui a changé.
01:01Pourquoi il a changé d'avis, Donald Trump ?
01:02Alors il y a plusieurs explications. D'abord, Donald Trump aurait été ému en voyant les images de la cathédrale
01:10de la Dormition.
01:11Cathédrale qui a été fortement endommagée par des frappes russes.
01:15C'est ce qu'ont raconté plusieurs personnes qui étaient présentes au G7.
01:19C'est une cathédrale historique de Kiev. C'est un des symboles de l'Ukraine et c'est aussi un
01:23symbole évidemment de la chrétienté que Donald Trump veut défendre.
01:27Donc là, c'est une explication plutôt émotionnelle.
01:30Alors oui, c'est vrai que le président américain a parfois des prises de position assez impulsives.
01:35En réalité, au-delà de cette explication émotionnelle, il y a d'autres facteurs aussi.
01:39D'abord, Donald Trump est en train de clôturer le dossier iranien.
01:41Donc son attention peut se porter sur d'autres fronts.
01:44Et puis, il faut dire que la situation a radicalement changé sur le terrain puisque l'Ukraine résiste.
01:50Elle résiste beaucoup mieux et beaucoup plus longtemps que prévu.
01:54Elle arrive même à contre-attaquer puisque Kiev a acquis une expérience considérable en matière de drones notamment.
01:59Elle arrive donc à frapper des cibles en Russie avec des frappes parfois très symboliques.
02:04Il y a quelques jours, Vladimir Poutine ouvrait son forum de Saint-Pétersbourg.
02:08C'est un peu le Davos de la Russie.
02:11Eh bien, entre-temps, la ville était frappée par les drones de Kiev.
02:14Donc c'est évidemment tout un symbole.
02:16Et le président américain qui considérait, il y a encore quelques mois, que les Russes étaient en position de force,
02:22a changé d'avis.
02:24Ce qu'il a dit pendant une séance photo, c'est que la Russie devrait conclure un accord.
02:29Vous voyez le changement de position.
02:31Ce n'est plus les Ukrainiens qui doivent lâcher.
02:32C'est la Russie qui doit conclure un accord.
02:34Il nous reste très peu de temps pour parler avance réellement ?
02:36Pas vraiment.
02:37Ce entre les Russes et les Américains, non.
02:39En revanche, il y a un canal diplomatique qui commence à s'ouvrir entre le Kremlin et Bruxelles.
02:44Selon le Financial Times, le cabinet du président du Conseil européen, Antonio Costa,
02:48aurait eu des entretiens téléphoniques avec un haut responsable russe, proche de Poutine.
02:53Ce sont des contacts brefs pour rétablir le dialogue, mais des contacts tout de même.
02:58Vous voyez, il y a un faisceau d'andises qui nous dit qu'on rentre peut-être dans une phase
03:02un peu plus favorable pour Kiev.
03:03Merci beaucoup Annalisa Capellini.
03:05Et puis on viendra sur le dossier iranien tout à l'heure dans Le Monde qui bouge.
03:07L'interview avec Thierry Covil.
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