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  • il y a 3 mois
Aujourd'hui, dans « Les 4V », Jeff Wittenberg revient sur les questions qui font l’actualité avec Karl Olive, député des Yvelines (Ensemble pour la République).

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Transcription
00:00– Bonjour Karl-Olive.
00:02– Bonjour Géves-Vitambert, merci pour l'invitation.
00:04– Merci d'être avec nous ce matin.
00:05Et la politique, c'est notamment et en particulier aujourd'hui
00:08ce premier meeting, grand meeting de Raphaël Glucksmann
00:12qui n'est pas encore candidat à la présidentielle
00:13mais qui s'y avance à grands pas.
00:15Au-delà de ce meeting, qu'est-ce que vous inspire
00:17la situation de la gauche, le paysage politique ?
00:19On est à moins d'un an de la présidentielle maintenant.
00:21– Géves-Vitambert, je me garderais bien d'aller donner,
00:24de faire quelques remarques que ce soit sur les collègues de gauche.
00:30– Vous constatez des choses, vous constatez qu'il y a…
00:32– Oui mais dans le sport, on focalise plutôt,
00:34je viens du sport, on focalise plutôt sur les qualités
00:36de sa propre équipe avant d'aller défourailler les défauts des autres.
00:40Ce que je constate, c'est d'ailleurs comme pour la droite
00:42et le centre-droit qu'il y a un certain nombre de collègues
00:46de personnalités de gauche, M. Ruffin, M. Cazeneuve, M. Gage,
00:50Karim Bouamran, le maire de Saint-Ouen que je connais bien,
00:54qui aujourd'hui avance des arguments,
00:57et tant mieux, et tant mieux pour la démocratie.
01:00Derrière, il faudra qu'à un moment donné,
01:02il y en ait un qui sorte du lot, à gauche comme à droite.
01:05– Et à côté de cette gauche-là, il y a un candidat de gauche,
01:08qui lui est investi par son parti, Jean-Luc Mélenchon.
01:11Aujourd'hui, le scénario, Jean-Luc Mélenchon au second tour,
01:14face au Rassemblement national qui est donné favori dans tous les sondages,
01:18c'est un scénario qui vous paraît crédible ?
01:20– Je suis un ardent défenseur de la France insoumise, vraiment.
01:24J'ai toujours dit que c'était, pour moi, un danger pour la République.
01:27Mais force est de constater que, encore une fois,
01:31les militants de la France insoumise sont parfaitement organisés
01:34derrière un seul homme, Jean-Luc Mélenchon,
01:37avec leurs propres conceptions, qui ne sont absolument pas les miennes.
01:41la VIème République, la retraite à 60 ans,
01:46ce qui est impossible demain, à mon sens,
01:48un SMIC à 2000 euros, on travaille moins dans la semaine.
01:53Je dis souvent que, pour moi, le bien, ils le font mal,
01:55et le mal, ils le font bien.
01:56Mais c'est un vrai danger, et pour moi…
01:58– Mais quel est le plus grand danger, aujourd'hui, à vos yeux,
02:01de députés ensemble pour la République,
02:04lorsque l'on présente un duel possible, au second tour de la présidentielle,
02:08entre Jean-Luc Mélenchon et Jordan Bardella ?
02:10– Le plus grand danger, c'est que, comme…
02:12– Qu'est-ce que vous feriez vous-même, dans un cas…
02:13– Malheureusement, le plus grand danger, j'ai vu d'un père,
02:15c'est la machine à perdre, que nous avons l'habitude de mettre en place
02:19quand on ne sait pas s'organiser, nous autres, dans notre propre cran.
02:22C'est ça, le vrai danger.
02:24Mais, quelque part, je rends hommage à M. Mélenchon,
02:27dans ce qu'il a fait la semaine dernière, parce qu'il le fait bien.
02:30– Puisque vous venez du sport, on va droit au but,
02:33donc qu'est-ce que vous feriez dans ce scénario ?
02:35La question que je vous ai posée entre, pardon,
02:37Jean-Luc Mélenchon et Jordan Bardella,
02:40– Non, mais j'inviterai bien, je vais vous dire quelque chose,
02:42ça ne va pas se produire, ça ne va pas se produire,
02:44parce qu'on va tout faire pour que ça ne se produise pas.
02:46Et pardon de ne pas m'extrapoler sur ce type de pari,
02:50auquel je ne veux absolument pas participer.
02:52– Alors, vous avez un ami en politique, c'est Gérald Darmanin,
02:55vous ne vous en cachez pas, vous le soutenez.
02:57– L'ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne,
02:59et l'amitié non plus.
03:00– Et l'amitié, elle est peut-être nécessaire en ce moment,
03:03parce qu'il traverse une période difficile dans le contexte de l'affaire Diana.
03:09– Non, je ne le dis pas.
03:09– Pardon, excusez-moi, juste d'un mot,
03:11on parlait très tristement des obsèques de cette jeune fille
03:15dans le journal de 8 heures, il est mis en cause.
03:18Certaines personnes lui demandent de démissionner,
03:20considérant que si la justice a failli, il en est le patron.
03:23– Jean-Luc Mélenchon, c'est pas Gérald Darmanin qui est dans une mauvaise passe,
03:25c'est malheureusement le drame de cette famille et de cette petite
03:30qui est intolérable, qui est impardonnable.
03:34Et on voit bien qu'on a des trous dans la raquette,
03:36dans effectivement le milieu judiciaire.
03:39– Mais qui est le patron ?
03:41– Mais on est tous responsables.
03:42Mais si vous voulez me dire qu'aujourd'hui,
03:43Charles Darmanin est le premier ministre justicier de France,
03:47je vais vous dire oui et non, oui et non.
03:50Oui, quand on est ministre de l'intérieur, on est le premier flic de France.
03:52Mais l'indépendance de la justice fait que, et tant mieux,
03:54mais chacun doit prendre ses responsabilités.
03:56Ne comparons pas ce qui n'est pas comparable.
03:59Michel Fourniret, 1987, 11 ans d'impunité,
04:02passé dans les trous de la raquette,
04:03on doit se remettre en question par rapport à ça.
04:05C'est une question à la fois de moyens
04:07et aussi de perception et de nouveaux logiciels.
04:10– Vous voyez que dans votre camp,
04:12Yael Broun-Pivet, la présidente de l'Assemblée nationale,
04:14des députés ensemble pour la République
04:16veulent une loi intégrale,
04:18ce que ne veut pas le gouvernement et Gérald Darmanin.
04:20Est-ce que vous les entendez ?
04:22Est-ce qu'il faut aller plus loin que ce qu'a proposé le gouvernement ?
04:24– Moi, je pense qu'il faut que nous passions d'un logiciel,
04:27je dirais, de réaction à un logiciel d'anticipation.
04:30On a augmenté le budget de 54% en disant de la justice,
04:34ça ne suffit pas.
04:35Il est moitié moins important que, par exemple, en Allemagne.
04:38Et ça, ce n'est juste pas possible.
04:40Pour moi, la justice, ce n'est pas une dépense.
04:42Ça doit être un investissement.
04:44– Alors, on a évoqué quelques métaphores sportives.
04:46Cette fois, on va parler sport tout court,
04:47puisque vous l'avez dit, vous venez du sport,
04:49vous avez été journaliste sportif, producteur de télévision,
04:51et depuis deux jours, c'est la Coupe du Monde, de football.
04:55Est-ce que, malgré les polémiques,
04:57le refus d'entrer sur le territoire américain
04:59de cet arbitre somalien,
05:00les équipes d'Iran et d'Irak, par exemple,
05:03qui sont un petit peu sous surveillance,
05:04c'est le moins qu'on puisse dire,
05:05est-ce qu'il y a un enthousiasme ?
05:07Est-ce qu'il y a une ferveur et une communion
05:09qui fait oublier un petit peu toutes les tensions internationales ?
05:11– S'il y a bien quelque chose qui doit rassembler aujourd'hui les Français,
05:14c'est véritablement le sport.
05:15Et donc, la Coupe du Monde, c'est un rassemblement de jeunesse.
05:19Je suis toujours dit que le sport était, j'en ai fait des rapports,
05:21un catalyseur social, transversal, exceptionnel.
05:23C'est le sport emploi, c'est le sport santé,
05:25c'est le sport citoyenneté, le sport rassemble.
05:27– Mais il peut avoir une vertu,
05:29cette Coupe du Monde de football,
05:30avec éventuellement les performances de l'équipe de France,
05:32ça peut avoir une vertu sur l'état du pays, selon vous ?
05:36– Bien sûr, mais comme les Jeux Olympiques,
05:38Javier Thimbert, ont eu une vertu pour notre pays,
05:40comme la Coupe du Monde en 2018 l'a eu également,
05:42et je l'entends bien.
05:43Il faut rendre hommage à cette équipe de France,
05:45j'espère bien qu'on ira décrocher la troisième étoile avec Didier Deschamps.
05:48– Vous me tendez une perche,
05:49si on décroche la troisième étoile,
05:50comment allez-vous fêter l'événement ?
05:52Puisque vous me voyez venir,
05:54on a vu sur les réseaux sociaux ces images de vous,
05:57Karl-Olive, le soir de la victoire du PSG,
06:00vous êtes monté sur une voiture,
06:02vous vous en êtes excusé,
06:03mais au moment où des personnes s'en prenaient à des biens,
06:07à des abribus,
06:08vous avez en quelque sorte donné un exemple qui n'était pas lourd.
06:13– Je me suis excusé,
06:14parce que ce jour-là,
06:15j'ai tout simplement oublié pendant quelques secondes
06:17que j'étais un élu de la République,
06:19et ça ne se fait pas.
06:20J'ai été un supporter,
06:21et un supporter qui n'a pas dégradé,
06:23parce que c'était…
06:24Je ne cherche pas d'excuses,
06:25je me suis excusé.
06:26Voilà, c'était la voiture d'un ami,
06:28je suis monté dix secondes
06:29pour brandir une coupe factice,
06:31et je suis redescendu.
06:32– Et vous regrettez ce geste ?
06:34– Je le regrette en tant qu'élu,
06:35parce que ça a pris des proportions 30 millions,
06:3830 millions,
06:39je me suis demandé si…
06:40– 30 millions de vues.
06:41– 30 millions de vues,
06:41je me suis demandé si à un moment donné,
06:42je n'avais pas incendié,
06:43je n'avais pas dégradé,
06:44mais il m'arrive aussi de chanter,
06:46vous savez.
06:46– Oui, mais ce n'est pas pour monter sur une voiture.
06:48– Est-ce qu'un député peut chanter ?
06:49Je ne sais pas.
06:50Il m'arrive aussi de faire des tirs dans la lucarne,
06:52voilà.
06:52Et j'ai toujours été comme ça,
06:54je suis bienveillant,
06:55je ne suis pas une racaille.
06:56– Mais vous ne le referiez pas ?
06:57– Je ne le referiez pas,
06:58parce que ce n'est pas quelque chose
06:59qu'on a monté.
07:00Comme je le dis,
07:01je dirais que la passion a pris le pas sur la raison.
07:04Je m'en suis excusé,
07:05je m'en excuse,
07:06et ça ne se referait pas.
07:07– Allez, Carl Olive,
07:07un dernier mot pour…
07:08– Mais je suis toujours supporter.
07:09– Eh bien justement,
07:10vous êtes supporter du présent et du passé,
07:12car vous publiez,
07:13vous avez écrit un livre sur un match mythique
07:15d'une autre Coupe du Monde en 1986,
07:17on le voit sous le soleil de Guadalajara,
07:20pardon,
07:20j'ai eu pour la prononciation,
07:22c'est au Mexique,
07:23on voit Michel Platini
07:24qui est revenu avec vous
07:25sur cette magnifique aventure
07:26de ce match,
07:27ce quart de finale
07:28qu'avait gagné la France.
07:30C'est, j'imagine…
07:31– C'est l'un des plus beaux matchs
07:33de l'histoire du football français.
07:34– Pele, même, avait dit ça.
07:34– Pele disait que ça a été
07:36le match du siècle,
07:37c'est le dernier match,
07:37le dernier but de Michel Platini
07:39qui a fait toute cette Coupe du Monde
07:40sur un pied,
07:42et c'était juste formidable.
07:44C'était il y a 40 ans,
07:45c'était hier.
07:45– Bon, et bien on sait
07:46ce que vous ferez de vos soirées,
07:47de vos nuits,
07:47dans les jours qui viennent,
07:48merci pour l'olive.
07:49– Très bonne journée
07:50et c'est la suite de Télématin.
07:51Merci.
07:51Merci.
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