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Thierry Cabannes reçoit les acteurs de l'info du jour, des experts et nos journalistes dans #MidiNewsWE
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00:00Il est 14h, bonjour, soyez les bienvenus, merci de nous recevoir.
00:04C'est votre 14h-15h sur CNews, une heure de témoignages, de reportages et bien évidemment de débats.
00:09Je vous présente l'équipe qui m'accompagne en ce dimanche dans quelques instants, mais elle est fidèle au poste.
00:13C'est Audrey Berthaud pour un premier tour de l'information. Bonjour Audrey.
00:17Bonjour Thierry, bonjour à tous. Un accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
00:21Donald Trump a affirmé que les Etats-Unis signeraient un accord avec l'Iran aujourd'hui.
00:26La réouverture immédiate du détroit d'Ormuz est également prévue.
00:29Un média iranien a cependant affirmé que Téhéran n'a pas encore pris de décision finale pour un accord.
00:35De son côté, Israël a annoncé avoir mené des frappes sur la banle sud de Beyrouth ce dimanche.
00:41La France assure la présidence du G7, organisée à partir de demain à Evian-les-Bains.
00:47Donald Trump sera présent et dînera mercredi à Versailles avec Emmanuel Macron.
00:51La ville d'Evian se prépare. 13 000 policiers et gendarmes sont engagés sur place.
00:58Et puis en France, un homme a été tué par arme blanche à Amiens.
01:01La victime, âgée de 46 ans, a été déclarée décédée aux alentours de 23h50.
01:06Peu après l'arrivée sur place des forces de l'ordre, il a été tué d'un coup de couteau
01:10au thorax.
01:10La police a été saisie de l'enquête.
01:13Merci. C'est le mot de la fin, je suppose.
01:15Oui, c'est ça.
01:15Merci beaucoup, Audrey.
01:17Allez, votre 14-15, c'est parti. Je vous présente l'équipe qui m'entoure.
01:20J'accueille beaucoup de plaisir Isabelle Dupré, présidente de l'association L'Enfant Bleu.
01:24Bonjour Isabelle. Deux mots sur L'Enfant Bleu ?
01:26L'Enfant Bleu, c'est une association qui existe depuis 1989, qui accompagne les enfants victimes sur le plan thérapeutique
01:32et juridique,
01:33qui fait beaucoup de prévention dans les écoles. On y reviendra, je l'espère.
01:37Et aussi un gros travail de plaidoyer pour faire avancer les lois. Et je pense qu'on y reviendra tout
01:42à l'heure.
01:42Et on y reviendra. Et c'est la raison pour laquelle vous êtes à nos côtés en ce dimanche. Merci
01:46beaucoup.
01:47Léonard Zerbib, avocat en droit constitutionnel. Bonjour Léonard, fidèle de cette émission.
01:52Axel Ronde également, porte-parole CFTC Police.
01:54Bonjour Thierry.
01:55Bonjour Axel. Sans oublier Myriam Djabali Larac, professeur d'économie, fidèle également de cette émission.
02:00Et c'est toujours un bonheur de vous avoir à mes côtés.
02:02On va donc commencer ce 14h-15h en revenant sur Liana avec tout d'abord cette une de nos confrères
02:09du journal du dimanche
02:11que je vous propose de découvrir avec ce titre, la faillite et la colère.
02:16La France cherche à comprendre. Oui, la France cherche à comprendre et les Français attendent des réponses.
02:21Et la colère gronde en France, c'est le moins que l'on puisse dire.
02:24Et on va commencer par un témoignage assez fort, très fort même, celui recueilli par Régine Delfour et Timothée Forget.
02:31Je pense que Régine Delfour est avec nous. On va la retrouver dans quelques instants.
02:35Et ce témoignage, c'est celui de Rémi, professeur.
02:38Voilà, je salue Régine Delfour qui est déjà là, connectée avec nous.
02:42Le témoignage fort, c'est celui de Rémi, je vous le disais, professeur de taquando,
02:45dans une salle où Jérôme Barrella, le principal suspect dans l'affaire Liana, s'entraînait.
02:50C'est notamment dans cette salle qu'il avait rencontré la petite Rosa, âgée de 11 ans.
02:55La petite Rosa, âgée de 11 ans, dont la plainte pour viol l'été dernier n'avait donné aucune interpellation.
03:00Il n'y avait eu aucune interpellation. Et c'est ce qui est tout à fait scandaleux.
03:05On va voir le sujet de Sarah Fanzari et ensuite on échangera avec Régine Delfour.
03:10Assis dans son salon, Rémi replonge dans ses souvenirs.
03:14Le professeur de sport de Rosa raconte ce qu'il a vu et ce qu'il n'a pas compris
03:19à temps.
03:19Il a réussi à endormir la méfiance que beaucoup d'adhérents éprouvaient à son égard.
03:24C'est en 2023 que le principal suspect du meurtre de Liana arrive avec ses deux filles, dans un club
03:30de sport où Rémi donne des cours de taekwondo bénévolement.
03:33Mais au fil des mois, certains comportements interpellent.
03:37Il fallait qu'on le sorte systématiquement du groupe d'enfants parce qu'ils se mettaient toujours avec eux, y
03:41compris quand on faisait des exercices de combat.
03:44Parmi eux, la petite Rosa, 10 ans au moment des faits, sa mère Audrey porte plainte en août 2025 pour
03:50viol et pendant plusieurs semaines, elle contacte les gendarmes pour que la plainte soit étudiée.
03:56Jérôme Barrella n'ira jamais en garde à vue.
03:58Les choses, il faut qu'elles changent. Là, on se rende compte qu'il y a trop de défaillances, il
04:02y a trop de choses qui ne vont pas.
04:03Alors aujourd'hui, Rémi agit. Il a lancé une cagnotte dès vendredi pour aider Audrey à financer les frais d
04:09'avocat liés à ses dépôts de plainte, 5 au total.
04:11Quand on a appris qu'elle souhaitait porter plainte contre l'Etat, on s'est dit que c'est le
04:18moment ou jamais d'essayer de la soutenir.
04:20Au-delà de cette aide financière, Rémi veut surtout porter un message.
04:24C'est le combat de tout le monde, la sécurité de nos jeunes. Il n'y a pas à se
04:28poser de questions.
04:29Quand quelqu'un a un agissement que vous considérez comme anormal, il faut en parler.
04:34La parole d'un enfant n'est jamais en détail. Elle ne doit jamais être minimisée.
04:39Et lorsqu'elle est ignorée, les conséquences peuvent être irréparables.
04:45– Témoignage très fort de Rémi.
04:47Avant de retrouver Régine, j'aimerais qu'on fasse un point sur la cagnotte lancée par Rémi.
04:52On en est où très précisément ?
04:54Au moment où on se parle, nous en sommes à 9 050 euros de récolter.
04:59Et continuer, évidemment, c'est important de soutenir cette très belle initiative.
05:04Régine, Régine Elfaux est avec nous. Bonjour Régine, merci.
05:07Merci d'être avec nous. J'aimerais que vous nous racontiez, Régine, comment s'est déroulé ce témoignage très fort.
05:13Il y a des choses très fortes, Rémi.
05:15Et comment vous avez perçu cet échange ?
05:19La parole se libère. Et là, on a beaucoup de regrets, effectivement.
05:27Oui, bonjour Thierry. Écoutez, oui, là, Rémi témoigne à visage découvert, puisque c'est extrêmement important.
05:34Il a décidé donc de lancer cette cagnotte pour aider Audrey, la maman de Rosa,
05:38puisque vous savez, mardi dernier, avec son avocat, maître de Buisson,
05:43ils ont annoncé déposer plainte contre l'État pour faute grave, et puis faute lourde, pardon.
05:47Et puis d'autres plaintes, notamment par rapport aux procureurs, aux enquêteurs aussi.
05:52Et puis aussi une plainte contre Gérald Darmanin.
05:56Donc en fait, nous avons pu rencontrer avec Timothée Forger, qui m'accompagne, Rémi,
06:00qui nous raconte comment, et il le dit, comment Jérôme Barrella réussit en fait à manipuler tout le monde.
06:08C'est-à-dire qu'en fait, c'est quelqu'un qui était extrêmement banal.
06:12Il n'avait pas un physique non plus de personne qui exerçait les arts martiaux.
06:17Il y avait quand même ce côté dérangeant, c'est qu'il était extrêmement proche des enfants.
06:22Il utilisait ces enfants, en fait, ces filles.
06:25Il a deux filles, Jérôme Barrella, et en fait, il les emmenait dans ce cours de taekwondo
06:29pour se rapprocher des autres enfants, parce que c'est un cours qui est mixe.
06:33Mais il y a des parents, il y a des enfants, mais les enfants sont avec les enfants,
06:37les hommes avec les hommes et les femmes avec les femmes.
06:39Il n'y a pas d'échange, mais lui essayait quand même d'être avec les enfants,
06:43et donc les adultes lui disaient, non mais maintenant ça suffit.
06:46Et donc, il y a un peu ce sentiment de, il nous a berné, on n'a rien vu.
06:51Et donc, après avoir appris qu'Audrey, la maman de Rosa, dépose des plaintes,
06:56là, Rémi, avec d'autres de ses amis qui connaissent Rosa et sa maman,
07:02ont décidé de mettre en ligne cette cagnotte pour l'aider dans son combat.
07:07Et comme il le dit à juste titre, c'est un combat, évidemment, pour Audrey, pour Rosa,
07:11mais pour tous les enfants.
07:12Il faut vraiment, dès qu'il y a un signalement, quelque chose qui ne semble pas être normal,
07:18le signifier.
07:19Et puis, c'est vrai, il y a cette phrase aussi, c'est qu'on entend beaucoup par les associations,
07:25par les avocats, c'est-à-dire que la parole de l'enfant, elle est très importante.
07:28L'enfant, quand il parle une fois, si on ne l'écoute pas, il ne va pas parler à nouveau.
07:32Donc, il faut vraiment écouter.
07:34Merci, Régine.
07:36J'aimerais également, puisque vous étiez sur place avec Timothée Fourger,
07:39et on a vu cette colère qui monte et qui gronde.
07:43Et les Français, pas uniquement que les parents de Liana ou les habitants du Gers,
07:48mais les Français attendent des réponses très concrètes.
07:51Et là, c'est vraiment la colère qui prédomine.
07:53Et ça, vous avez pu le constater, le palper, le sentir.
07:56C'est le sentiment qui prédomine.
08:02Oui, Thierry, puisque avec cette affaire, en fait, il a été mis en lumière tous les dysfonctionnements de la justice,
08:09puisqu'il y a eu cette plainte en août 2025 de la part de la maman de Rosa.
08:14Jérôme Barrella n'a à aucun moment été entendu.
08:17S'il avait été entendu, interpellé, il n'y aurait pas eu ce drame.
08:20Liana serait encore en vie.
08:21Donc, comment se fait-il qu'il y ait eu tous ces dysfonctionnements ?
08:24Il y a aussi cette famille, Barrella, qui est, on en apprend tous les jours,
08:29qui, on se demande comment elle a pu passer entre les mailles du filet.
08:32Et puis, il y a ces propos aussi du président de la République,
08:36quand il y a eu tout, cet rassemblement devant les tribunaux,
08:38qui a dit qu'il ne fallait pas répondre à un drame par des cris.
08:41En fait, les Français sont extrêmement en colère.
08:44Ils n'ont pas l'impression d'être soutenus.
08:45Ils pensent que le président n'a aucune empathie, en fait.
08:49Et ils veulent vraiment, Thierry, que ce combat continue,
08:55que la lumière soit faite et qu'il n'y ait plus de dysfonctionnement.
08:58Maintenant, il faut vraiment prendre en compte ce qui se passe et agir.
09:02Merci, Régine Delfour et Timothée Forger.
09:04Merci pour ce témoignage.
09:05C'était important de vous entendre.
09:08Isabelle Hanoboy, je rappelle, vous êtes présidente de l'association L'Enfant Bleu.
09:12Oui, plus que jamais, il faut écouter, et Régine le rappelait,
09:15il faut écouter la parole des enfants, et dès le début.
09:19Alors, il y a eu quand même, je vais être positive,
09:21il y a eu quand même quelques progrès.
09:23Il y a eu la création des salles Mélanie.
09:26Donc ça, c'est très important, parce qu'on recueille la parole de l'enfant.
09:29Il est enregistré, et il est dans un contexte chaleureux,
09:33où il n'y a pas d'uniforme, où il y avait des jouets.
09:35Et ça, c'est vraiment, ça a été une très grande progression.
09:38Et il y a les UAPED.
09:39Aujourd'hui, et votre journaliste le disait très bien,
09:43si un enfant parle, c'est déjà une grande victoire.
09:45Parce qu'un enfant qui ne parle pas n'a aucune chance de se reconstruire.
09:49Donc, la parole de l'enfant est très importante.
09:52Notre slogan était, un enfant ne parle pas, parlez pour lui.
09:54Ou alors, c'était, mêlez-vous de ce qui ne vous regarde pas.
09:57Il faut parler.
09:58De toute façon, je voudrais vous dire une chose.
10:01La loi oblige, la loi oblige les concitoyens à parler lorsqu'ils sont témoins
10:07ou lorsqu'ils soupçonnent de la maltraitance chez un enfant.
10:11C'est l'article 434-3 du Code pénal.
10:14Vous risquez 75 000 euros d'amende et 5 ans de prison si vous n'alertez pas.
10:19On ne dit pas dénoncer, mais alertez.
10:22Personne ne le sait.
10:23Il y a beaucoup de lois.
10:24Elles ne sont pas appliquées.
10:26Elles ne sont pas connues.
10:27Elles sont difficiles à comprendre.
10:28La loi se doit d'être compréhensible de tous.
10:31Eh bien, il y a beaucoup de progrès à faire.
10:33Oui, il y a beaucoup de progrès à faire.
10:35Axel, je voudrais vous faire agir sur les propos de ce coach de taquando.
10:39On voit la méthode utilisée par le suspect numéro 1.
10:44Il se servait de ses enfants pour approcher les autres enfants.
10:47Bien sûr, ces pédocriminels, ils sont malheureusement très intelligents
10:51au service de leur perversité.
10:53Ils arrivent à s'adapter, si vous voulez, pour arriver à leur fin.
10:57C'est vrai que c'est extrêmement compliqué de pouvoir les débusquer.
11:01C'est pour ça que nous, nous réclamons des moyens spécifiques.
11:04Beaucoup plus parce que c'est un enjeu qu'on voit finalement.
11:10C'est colossal.
11:11Toutes ces plaintes qui ne sont finalement peut-être pas traitées
11:15parce que nous croulons sous les plaintes.
11:17Le problème, il est là.
11:19C'est dans notre pays, on nous a demandé de prendre toutes les plaintes possibles et inimaginables.
11:23Avant, on traitait ça sur main courante.
11:25Je parle des plaintes généralisées, pas sur des affaires pédocriminelles
11:29ou des abus d'enfants.
11:32Mais si vous voulez, ça se mélange, ça se rajoute à toute cette lourdeur que nous avons.
11:37Il va falloir peut-être revoir aussi les priorités sur les plaintes réelles
11:41et traiter réellement en priorité celles des enfants.
11:46Oui, on met en place des systèmes pour recueillir la parole des enfants.
11:52Mais ce n'est pas dans tous les services de police ou de gendarmerie que vous avez ces unités-là.
11:57Il faut monter ça en puissance.
12:00Pourquoi pas déplacer ces unités quand il y a, dans des endroits un peu isolés,
12:08la parole d'un enfant qui va se libérer.
12:10Il faut qu'on arrive à s'adapter, effectivement.
12:13Mais pour cela, il faut des moyens humains supplémentaires.
12:17Il faut recruter massivement des policiers et des gendarmes.
12:20Parce qu'on a un problème au niveau de la sécurité, que ce soit sur du maintien de l'ordre,
12:25mais aussi sur les services des enquêtes, puisqu'il manque d'enquêteurs.
12:29– Miriam et Léonard, je vais vous faire agir juste après.
12:32J'aimerais vous faire écouter Alain Bauer.
12:35Régine faisait référence à cette fameuse phrase d'Emmanuel Macron,
12:40dont on ne peut pas dire qu'évidemment, elle était appropriée au contexte.
12:44Regardez, Tania, qui prépare cette émission à mes côtés, nous l'affiche.
12:48On ne répond pas à un drame par décrit.
12:51Ben si, la précipitation et la démagogie sont des réponses qui ne sont pas à la hauteur
12:56et qui ne sont pas respectueuses, c'était la déclaration d'Emmanuel Macron.
12:59Écoutez ce que disait Alain Bauer ce matin,
13:01qui était l'invité de notre grand rendez-vous européen, CNews et les échos.
13:07Le criminologue a été assez cache à l'encontre du président de la République.
13:11Et je vous ferai réagir, Léonard et Miriam.
13:14Écoutez.
13:15– Il ferait mieux de se taire, de la fermer en fait, en français courant, pour être brutal.
13:21Là, il en a eu un doublé.
13:22Ce n'est pas un problème de moyens, ne me parlez pas de moyens.
13:25De quoi parle-t-on donc ?
13:26Et il n'y a pas de cri.
13:28Mais la rage sourde, la colère froide qui existe dans ce pays.
13:32Moi, je rencontre des gens tous les jours.
13:33Je ne suis pas enfermé dans une voiture blindée.
13:35Je ne sors pas de mon hélicoptère pour rencontrer d'autres gens qui sortent de leur hélicoptère.
13:38Je suis dans la rue, je vois des gens dans le train sortant d'ici, en y arrivant.
13:43Leur colère est inédite.
13:45Inédite à ce point.
13:46Ce n'est pas une affaire.
13:47C'est une vraie crise.
13:49– Voilà, Alain Bauer, les mots qu'il a fait, mon gros substance.
13:52Et on a appris ce matin que visiblement, il y a eu un échange téléphonique entre le couple Macron et
13:59les parents de Lyanna.
14:01Et l'échange a eu lieu, semble-t-il, à mercredi.
14:04Petite réaction, Myriam et Léonard.
14:05Myriam.
14:06Emmanuel Macron est le président de la République française.
14:08Il est donc garant de nos institutions et de faire en sorte, effectivement, qu'on puisse quand même continuer à
14:14croire en notre état de droit
14:16et se mettre au-dessus de l'émotion qui, aujourd'hui, est encore palpable dans la population, vous l'avez
14:22dit, et sur le terrain.
14:24Et cette agitation, cette colère, elle est due au fait que ce n'est plus un fait divers.
14:29C'est un fait de société, alors le Premier ministre l'a dit.
14:31– Il faut dire les mots, les vrais mots.
14:32– Un fait de société, parce qu'il y a une accumulation.
14:35Le premier cas avait lieu en 2012 avec le cas Marina.
14:38Vous vous souvenez, multiplication d'alertes et de signalements, et rien du tout.
14:44Elle est décédée, elle n'avait que 8 ans.
14:46Le cas Fiona, en 2013, elle n'avait que 5 ans.
14:49Pareil, il y a eu des signalements, ils n'ont pas été relevés.
14:52Le cas Maëlys, le cas Lola, tous ces jeunes filles qui sont mortes, très jeunes, en primaire, début de collège,
15:00sont mortes parce qu'il y a eu une défaillance, il y a eu un dysfonctionnement administratif ou institutionnel.
15:05Donc aujourd'hui, les cris sont recevables, les cris sont entendables.
15:08Donc au-delà des discours, aujourd'hui, ce qu'on veut, c'est des actes, des décisions.
15:12Alors je reprends juste ce que disait le coach tout à l'heure.
15:15Oui, les prédateurs sexuels, il n'y a pas écrit « Coucou, c'est moi, prédateur sexuel »,
15:19parce que ça peut être monsieur tout le monde.
15:21Ils sont très malins, comme dit Axel Rondon.
15:22Bien sûr, et donc il faut renforcer tout ce qui concerne nos enfants et nos jeunes,
15:26c'est-à-dire que tout ce qui touche aux primaires, aux collèges, à la petite enfance,
15:31il faut vraiment vérifier qu'ils travaillent.
15:32À partir du moment, même si on respecte la présomption d'innocence et notre état de droit,
15:36je pense qu'à partir du moment où il y a une plainte, il faut mettre de côté cet accusé,
15:42même si innocent jusqu'à preuve du contraire, mais jusqu'à ce que l'affaire soit...
15:47Il ne faut pas perdre de temps, surtout, on voit les conséquences.
15:49Et puis surtout, pour mettre en sécurité le plus possible, et autant que faire se peut,
15:53nos enfants.
15:54Et la parole des enfants, effectivement, est à repenser, à réétudier,
15:57parce que quand on est au lycée, on peut dire « Oh, il est bizarre celui-là ».
16:00Ils savent reconnaître quand on est de 7-18 ans.
16:02Mais quand on a 8 ans, 9 ans, 5 ans, 6 ans, on ne sait pas reconnaître.
16:05C'est l'innocence de nos enfants qu'il faut préserver d'ailleurs.
16:08Léonard ?
16:08Oui, une fois de plus, Emmanuel Macron a tout faux dans cette histoire.
16:13Il estime qu'on ne devrait pas crier.
16:15Alors, vous a sorti, Tania Torey, une petite boîte à des archives.
16:17Vous verrez en quelques instants.
16:19Vous verrez.
16:19Sur les cris, on comprend la réaction suite aux failles, à la faillite de notre système
16:25qui paraît tellement évidente.
16:27Et donc, je ne vois pas pourquoi on ne devrait pas avoir ce type de réaction.
16:31Et deuxièmement, sur le manque de moyens, j'ai trouvé sa phrase sidérante.
16:34Parce que bien sûr qu'il n'y a pas que le manque de moyens.
16:37Moi, je crois que pour en venir sur cette affaire
16:40et pour que les choses changent véritablement et qu'on ne reproduise pas cette affaire,
16:43il faut à la fois un choc de moyens, mais également un choc de simplification.
16:47De simplification de la procédure, on va y venir.
16:49Mais aussi de simplification de certains processus qui sont archaïques.
16:54Il faut quand même rappeler simplement que nous avons 4 fois moins de procureurs
16:58par rapport à l'ensemble de l'Union européenne.
17:00et 2 fois moins de magistrats.
17:02Donc, il a beau dire que ça ne suffit pas d'avoir suffisamment de moyens,
17:05mais enfin, quand même, quand vous avez un certain nombre de plaintes à traiter,
17:08que ce soit pour la justice et la police et la gendarmerie,
17:10on a besoin de moyens humains, de moyens matériels.
17:13Alors oui, le budget a été augmenté de 54% en 10 ans,
17:17mais ce n'est pas suffisant.
17:19Il y a de l'argent qui a été mis en plus au mauvais endroit.
17:21Vous avez par exemple des logiciels qui aujourd'hui dysfonctionnent complètement
17:25dans la police et dans la gendarmerie.
17:26On pourra reparler tout à l'heure, on est en présence d'un policier,
17:28du logiciel qui permet d'éditer des procès verbaux.
17:32Vous savez que c'est un logiciel qui a coûté 257 millions d'euros,
17:35qui continue à dysfonctionner.
17:36Et on pourrait dire la même chose de Cassiopée,
17:38qui était un logiciel utilisé notamment par les magistrats
17:41qui étaient censés au départ coûter 4 millions d'euros
17:44et qui coûte à la fin plus de 200 millions d'euros avec des bugs.
17:47Donc voilà, cet argent.
17:48On se dit aujourd'hui, les Français voient bien,
17:49à l'époque du numérique, à l'époque de l'intelligence artificielle,
17:52comment se fait-il que les plaintes qui sont enregistrées en format papier
17:56soient transmises par courrier postal d'un parquet à l'autre
18:00et avec 13 jours de délai ?
18:02C'est totalement anormal et il faut tout faire pour qu'une telle affaire ne se reproduise plus.
18:06La boîte à archives de Tania Thiolet qui m'a alerté justement,
18:10et ça va vous faire réagir, j'en suis intimement persuadé,
18:12notamment vous Isabelle Debré.
18:14Écoutez ce que déclarait Emmanuel Macron, c'était le 1, 20 avril 2022.
18:18Et puis derrière, il y a Gérald Darmanin qui intervient le 24 décembre 2024.
18:23Écoutez bien les propos d'Emmanuel Macron et également ceux de Gérald Darmanin.
18:27Ça va vous faire réagir, enfin je le pense.
18:30La protection de l'enfance sera au cœur des cinq années qui viennent.
18:34Leur solitude, parfois leurs doutes,
18:37leurs difficultés à vivre dans ce monde de plus en plus incertains,
18:39je crois, doivent être au cœur de nos combats politiques.
18:42Ce sera en tout cas au cœur du mien et de mon engagement.
18:44Dans les tout prochains jours, les procureurs dont je connais le rôle primordial et essentiel,
18:51et que je remercie pour leur action quotidienne,
18:54recevront des instructions générales de politique pénale très claires et très fermes
18:58pour engager systématiquement des poursuites contre les violences faites aux personnes
19:03et singulièrement contre les femmes et les enfants.
19:06Nous sommes là pour les Français qui, en un mot, chérissent l'indépendance des magistrats
19:10et réclament en même temps leur célérité et leur fermeté.
19:16Nous sommes là pour les Français et c'est pour cela que je serai aussi
19:20particulièrement attentif à la justice civile
19:23qui doit enfin soulager nos concitoyens,
19:26à la protection des mineurs que nous devons renforcer pour l'intérêt supérieur de l'enfant.
19:31Voilà, les Français ont évoqué avec Régine Delfour tout à l'heure la colère qui gronde,
19:35mais vous avez vu les propos d'Emmanuel Macron en 2022,
19:39priorité les enfants, l'enfance.
19:412024, Gérald Darmanin, nous sommes en juin 2026, ça ne vous a pas échappé.
19:46Mais qu'est-ce s'est-il passé ?
19:48Pas grand-chose.
19:49On est d'accord.
19:50Je vous tourne une perche, mais ce n'est même pas une perche, c'est plus que ça.
19:53C'est une très très longue perche.
19:55Très longue perche.
19:55En 2023, l'association de l'enfant bleu a publié son deuxième livre blanc.
20:01Et dans ce livre blanc, il y a 23 propositions.
20:05Et il y a une proposition qui vraiment a une résonance très importante aujourd'hui.
20:09On demandait qu'il y ait l'ouverture d'une enquête pénale sous trois mois
20:15à compter d'un dépôt de plainte d'un mineur.
20:19En 2023, nous demandions ça.
20:21Nous avions demandé ça à tous les candidats à la présidentielle.
20:25Là, nous commençons à être auditionnés, je l'ai déjà été la semaine dernière,
20:28par un candidat à la présidentielle.
20:31Mais je vais lui refaire les mêmes propositions.
20:32Mais là, tous les candidats à la présidentielle, on en a parlé hier.
20:34Ah, ils ont tous des idées.
20:35Alors j'ai vu que Gabriel Attal, vous prenez celle-là.
20:36Tous les candidats annoncés et les futurs candidats.
20:40Voilà.
20:40Ça ne vous a pas échappé.
20:41Et c'est la surenchère aux propositions.
20:43Et c'est l'espèce de surenchère.
20:44C'est la démagogie à tout va.
20:45Là, on y va.
20:46On sent qu'il y a la présidentielle qui arrive.
20:48Mais moi, je trouve qu'il y a quand même une chose dont on ne parle pas
20:51et qui ne coûte pas cher.
20:53Qui ne coûte pas cher et qui est facile à mettre en place.
20:55Vous en parliez tout à l'heure, madame.
20:57C'est la prévention.
20:59Aujourd'hui, les enfants, on sait très bien que 80% des parents maltraitants
21:03sont d'anciens maltraités.
21:05Ça ne veut pas dire que tous les maltraitants deviendront maltraités.
21:08Aujourd'hui, il faut casser cette spirale.
21:11Comment faire ?
21:11Aller dans les écoles.
21:13L'Enfant Bleu a l'agrément national.
21:15Mais il y a d'autres associations, il n'y a pas que l'Enfant Bleu.
21:18Aller dans les écoles pour expliquer aux enfants qu'ils ont le droit de dire non.
21:22Si les enfants prennent déjà conscience de ça,
21:25et en plus de ça, on détecte à chaque fois.
21:28À chaque fois qu'on y va, on détecte.
21:29Il y a trois enfants par classe qui sont maltraités.
21:32Si on détecte tout de suite, on prend en charge l'enfant.
21:35Et là, il peut se reconstruire.
21:37Si on ne le prend pas en charge,
21:38il risque de devenir aussi maltraitant ou abuseur.
21:42Non, il faut le casser.
21:43Et ça, pardonnez-moi, ça ne coûte pas très cher.
21:46Et ça, je pense que tous les candidats à la présidentielle peuvent dire
21:48qu'on va aider les associations,
21:50toutes les associations qui peuvent faire de la prévention dans les écoles.
21:54Et je vous propose d'écouter le constat de Bruno Le Maire.
21:58Écoutez ce qu'il a déclaré sur la situation.
22:02C'est une faillite totale des institutions de la République.
22:06Et je le dis, c'est le cœur du raisonnement de mon lit.
22:08Ça ne sert à rien de faire des propositions sur l'économie, sur la sécurité, sur la défense.
22:12Tant qu'on n'a pas réglé ce problème clé,
22:14les institutions de la République ne fonctionnent plus.
22:18Elles ne protègent plus les plus faibles d'entre nous, les enfants.
22:22Et il n'y a jamais ni responsables, ni coupables.
22:26Tant que nous ne mettons pas fin à cette faillite des institutions de la République,
22:31rien ne pourra être reconstruit en France.
22:32Quand je dis institution, je dis autorité publique.
22:35Tout dépositaire de l'autorité publique doit pouvoir être responsable,
22:41sanctionnable, voire révocable.
22:43Alors, c'est vrai que nos hommes politiques sont champions du monde d'Europe de France dans le constat.
22:48Ça ne coûte pas cher, c'est facile de pointer du doigt.
22:51Mais à un moment donné, Bruno Le Maire, il appartenait à un gouvernement aussi.
22:54Oui, mais c'est ça.
22:55Ou alors ça m'a échappé.
22:57Moi, je suis effaré par les réactions de la classe politique au sens large.
23:00Entre le fait, vous avez montré tout à l'heure les propos de Gérald Darmanin, d'Emmanuel Macron,
23:05à force de dire que tout est urgent, plus rien n'est urgent.
23:08Parce que, bien sûr qu'ils ont dit que c'était leur priorité.
23:10Mais tous les deux jours, il y a une nouvelle priorité.
23:12Alors, la justice et la police-gendarmerie, on leur demande de faire la priorité sur le narcotrafic.
23:17Ensuite, c'est les violences intrafamiliales.
23:19Et puis ensuite, on va vous dire, c'est tout ce qui concerne les élus.
23:21Notamment en période électorale.
23:23Donc, tout ce qui est la corruption, les délits d'atteinte, prise illégale d'intérêt, etc.
23:29Donc, finalement, à force de dire que tout est urgent, plus rien ne l'est.
23:32À force de remettre la responsabilité sur la police et les magistrats,
23:36il n'y a aucune remise en cause de la responsabilité des politiques.
23:40Et dans un état de droit, lorsque le système au sens large dysfonctionne,
23:44il faut qu'il y ait des responsabilités politiques.
23:46Donc, personnellement, moi, j'appelle à la démission de personne.
23:48Ce n'est pas la démission du garde des Sceaux qui va régler la situation politique.
23:51Mais si, à un moment donné, les responsables politiques aussi s'estimaient un peu responsables de leurs actions
23:56et rendaient aussi des comptes, je pense que les Français en attendent aussi de leur part.
24:00Et les Français attendent des réponses et des réponses et des réponses et stoppent le blabla.
24:05Exactement.
24:05Et des actes.
24:06On marque une première pause.
24:07On se retrouve dans quelques instants.
24:08On continuera sur cette thématique.
24:09On aura deux sujets évoqués.
24:10Mais on a également deux sondages qu'on va vous soumettre en vertu de cette affaire de l'INA.
24:18Mais on va commenter tout cela ensemble.
24:19Restez-nous fidèles.
24:20A tout de suite.
24:24Il est tout pile 14h30.
24:26C'est le moment de faire dans ce mini-news de ce dimanche.
24:29A nouveau tour de l'info avec Audrey Bertheau qui nous accompagne ce dimanche.
24:32L'affaire Patrick Bruel.
24:33Deux nouvelles plaintes ont été déposées vendredi pour violences sexuelles.
24:37L'une d'entre elles dénonce une tentative de viol et une agression sexuelle en octobre 2007
24:42en marge du festival du film de La Réunion.
24:45L'autre évoque un viol et une agression sexuelle en mai 2012.
24:49Ces plaintes viennent s'ajouter aux faits auxquels le chanteur devra déjà répondre.
24:53Un mineur a été tué par balle à Montbéliard dans le Doubs.
24:56Une enquête pour homicide volontaire a été ouverte.
24:58Les secours ont constaté un impact de projectiles d'armes à feu au niveau de la main et de la
25:03fesse droite de l'adolescent.
25:05La victime faisait l'objet de poursuites pour des violences en réunion.
25:09Aucune piste n'est privilégiée à l'heure actuelle.
25:11Et enfin Londres a intercepté un pétrolier de la flotte fantôme russe dans la Manche.
25:17L'Ukraine a salué cette opération par les forces britanniques en collaboration avec la France
25:21y voyant un coup porté à la machine de guerre du Kremlin.
25:25Le navire doit être transféré au sud de l'Angleterre puis placé sous surveillance.
25:29Merci beaucoup Audrey.
25:30Nous poursuivons nos échanges sur la suite de l'affaire Liena.
25:35Et notre grand témoin du jour c'est Isabelle Debré, présidente de l'association L'Enfant Bleu.
25:38J'ai oublié de vous poser une question essentielle.
25:40Vous vivez de quoi dans le combat que vous menez ?
25:42C'est important de le dire peut-être.
25:43Peut-être que vous avez besoin d'être soutenue.
25:46On vit de la générosité des Français, des entreprises.
25:49Nous avons des subventions mais qui sont extrêmement minimes.
25:53Peut-être, on arrive peut-être cette année à 12%.
25:55On va arriver à 12%.
25:57Non, ce sont les Français qui nous aident par des dons, par des legs, par la générosité des Français.
26:04Les Français sont très généreux.
26:06Et je crois qu'ils sont attachés à la protection de l'enfance pour une raison simple.
26:09C'est que l'enfance c'est l'avenir de notre société.
26:12L'enfant d'aujourd'hui c'est l'adulte de demain.
26:14Quelle société voulons-nous laisser à nos enfants et nos petits-enfants ?
26:18Moi je suis assez effrayée.
26:20Je suis quelqu'un pourtant d'optimiste.
26:22Mais là j'ai peur.
26:23Je voudrais leur laisser une belle société, à nos enfants et petits-enfants.
26:26Donc je pense que les Français sont très généreux.
26:28Ils connaissent l'enfant bleu.
26:30Ils connaissent notre sérieux, notre ancienneté.
26:33Je suis bénévole à l'association depuis 34 ans.
26:36Donc voilà, nous vivons de la générosité.
26:38Si on veut vous aider, vous avez un site.
26:40Sur le site enfantbleu.org.
26:43Absolument.
26:44Voilà, le message est passé.
26:45C'est important évidemment, vu les circonstances.
26:48Il faut faire bouger les choses.
26:50On a tendance à dire qu'il faut renverser.
26:52On les fait bouger quand même.
26:52Regardez, si je veux juste vous dire une chose.
26:55Quand je suis arrivée à l'association L'enfant bleu, la prescription était de 10 ans.
26:59C'est vraiment L'enfant bleu qui l'a fait passer à 20 ans,
27:02grâce à notre avocat Yves Crispin qui malheureusement est décédé.
27:05Et après là, tous ensemble, avec les autres associations,
27:08la prescription est de 30 ans.
27:09Donc ça bouge.
27:10Comme je dis, des choses ont été faites, beaucoup n'ont pas été faits.
27:13Mais tellement reste à faire.
27:14Tellement.
27:15Alors justement, on vous a interrogé suite à cette affaire, Liana.
27:19On parle carrément de scandale d'État.
27:22Il y a tous les ingrédients pour ce scandale d'État.
27:24Et on le commente, hélas, depuis l'annonce de la disparition de Liana.
27:30Je vais vous soumettre deux sondages.
27:32On vous a interrogé.
27:33D'abord, regardez-le.
27:35Ça va s'afficher.
27:37Vous êtes 83% des Français.
27:40Êtes-vous pour ou contre un référendum sur le rétablissement...
27:42Pardon.
27:43Oui, on va commencer par celui-ci.
27:44Êtes-vous pour ou contre un référendum sur le rétablissement de la peine de mort
27:48pour les crimes qui touchent les enfants ?
27:50Eh bien, écoutez, 68% pour, 32% contre.
27:55Ça, c'est le résultat de ce sondage.
27:57D'ailleurs, dans tous les témoignages que nos équipes ont pu récolter sur le terrain
28:00autour de cette affaire, on a entendu ça.
28:03On a entendu retour de la peine de mort.
28:06Et puis aussi, certains témoins disaient
28:10« Si ça nous arrivait, on se ferait justice nous-mêmes. »
28:13Et ça, c'est pas bien, mais c'est également la réalité.
28:16Autre sondage.
28:17Êtes-vous pour ou contre la castration chimique obligatoire pour les pédocriminels ?
28:22Sans surprise non plus.
28:2483% pour, 16% contre.
28:28Avant de vous faire réagir, j'aimerais vous faire écouter Yael Brunpivet,
28:31la présidente de l'Assemblée nationale,
28:33qui s'est exprimée sur le climat ambiant
28:35et sur tous ces propos que je viens d'évoquer
28:37et propos tenus par les Français.
28:40Écoutez ce que dit Yael Brunpivet.
28:43« Castration chimique, perpétuité réel, retour de la peine de mort et tout ça.
28:48Je pense que quand on veut comme ça durcir, durcir, durcir la politique pénale,
28:53à nouveau, on n'a pas compris quelle était la situation.
28:57Lorsque l'on parle d'approche globale,
28:59on parle du côté sanitaire,
29:01on parle de l'éducation de nos enfants,
29:03on parle de la culture du viol dans notre pays,
29:05on parle d'enfants que l'on n'écoute pas,
29:07on parle d'éducation sexuelle,
29:08on a des cours EVARS qui existent avec un programme très détaillé
29:13mis en place par l'éducation nationale.
29:14Il n'est malheureusement pas appliqué pleinement dans notre pays.
29:18Vous voyez bien que la perpétuité réelle,
29:21l'imprescriptibilité ou le retour de la peine de mort,
29:24ce n'est pas ça qui va protéger nos enfants aujourd'hui.
29:27Oui, mais je rappelle à Yael Brunpivet,
29:29ces deux chiffres et ces deux sondages,
29:3183% des Français sont pour la castration chimique obligatoire des pédocriminels
29:35et 68% des Français sont pour un phénomène sur l'établissement de la peine de mort.
29:39Axel ?
29:40Oui, ça me paraît un petit peu logique en tous les cas
29:42qu'on puisse ouvrir le débat.
29:44Il faut qu'on puisse en parler.
29:46On voit bien que ça ne fonctionne pas aujourd'hui.
29:48Donc, on ne peut pas nous dire que ça ne fonctionnera pas
29:51s'il y avait ces quorums de peine.
29:53Mais il faudrait peut-être le voir actuellement,
29:56puisque là, ça ne fonctionne pas.
29:57On voit qu'il y a énormément de pédocriminels dans notre pays.
30:01Certains font semblant de le découvrir,
30:03alors que nous, fonctionnaires de police,
30:05on le sait depuis des années qu'il y a énormément de faits délictuels, criminels.
30:11On voit l'état de la jeunesse aussi,
30:13puisque beaucoup de jeunes basculent dans la criminalité.
30:16Donc, il va falloir peut-être qu'on se pose les bonnes questions.
30:20Est-ce que oui ou non, on ne doit pas...
30:23Vous savez, quand il y a eu la fin de la peine de mort,
30:27M. Badinter avait dit que ce serait une perpétuité réelle.
30:30On voit bien qu'elle n'existe pas.
30:32Ce n'est pas du tout le cas.
30:33Déjà, on a tronqué un petit peu le débat.
30:36On a un petit peu menti aux Français.
30:38Maître, est-ce que nous avons un avocat sur ce plateau, Léonard ?
30:41J'en veux beaucoup au pouvoir politique,
30:44j'en veux beaucoup à l'État,
30:45j'en veux beaucoup aux dysfonctionnements globaux de la justice,
30:48qui sont responsables de ces réactions,
30:50à mon sens simpliste, des Français.
30:51Parce que si on avait une vraie fermeté,
30:54si les peines étaient correctement appliquées,
30:56si les gens avaient le sentiment que tout de suite,
30:58on a des peines courtes qui sont applicables
31:00pour éviter la récidive,
31:02personne des Français n'aurait pas cette réaction.
31:04Donc moi, cette réaction des Français,
31:05je la comprends, mais je ne la partage pas.
31:07D'abord parce que sur la peine de mort,
31:09il faut dire qu'on n'a pas le droit aujourd'hui
31:10de revenir sur la peine de mort
31:11sans réviser la Constitution
31:12et sans sortir d'un certain nombre de traités,
31:14y compris la Convention européenne des droits de l'homme.
31:16Donc tous les politiques qui sont là en train de vous dire
31:18qu'il faut faire un référendum sur la question
31:19se moquent du monde
31:20parce que ce n'est pas possible au plan juridique.
31:23Sur la castration chimique,
31:25la plupart des experts affirment qu'en réalité,
31:27ce n'est pas forcément une mesure qui fonctionne.
31:29Donc moi, je n'ai pas de tabou sur la mesure,
31:31mais je ne suis même pas certain qu'elle fonctionne.
31:33Et la réalité, c'est qu'il faut traduire ces sondages.
31:35Ces sondages, ils disent quoi ?
31:36Ils disent que les Français veulent de la fermeté.
31:38Ils en ont ras-le-bol, les Français.
31:40Et ce ras-le-bol et cette colère,
31:41je la partage complètement
31:43parce qu'on le voit, il y a cette faillite,
31:46on l'a dit tout à l'heure, manque de moyens,
31:48mais ce n'est pas suffisant.
31:49C'est-à-dire qu'il faut une simplification généralisée.
31:52Il faut que désormais,
31:53quand une plainte est déposée dans un commissariat
31:55ou dans un service de police,
31:57que les gens puissent avoir un suivi,
31:59qu'on puisse savoir pour un mois après.
32:01On a des outils, on a l'intelligence artificielle,
32:03on a le numérique.
32:04C'est à ça que les candidats à la présidentielle
32:07devraient s'atteler en regardant
32:08comment est-ce qu'on peut moderniser les outils,
32:11comment est-ce qu'on peut moderniser les processus
32:12et ne pas faire tous les jours la surenchère
32:15à la proposition la plus démagogique
32:16pour essayer de se démarquer d'un tel et d'un tel
32:18des droits.
32:19Philippe, de Gabriel Attal ou que sais-je.
32:20Je vais donner la parole,
32:21mais je voudrais vous faire entendre
32:23la réaction de Marine Le Pen.
32:25Elle a un petit peu évolué,
32:26je vais vous dire pourquoi,
32:27et écoutez-la.
32:29Il aurait dû présenter sa démission,
32:31oui, certainement.
32:33Mais bon, ces gens-là ne sont là.
32:34Au début, vous disiez que ça ne servait à rien.
32:35Mais non, mais ce n'est pas ça,
32:36c'est que ces gens-là,
32:37ils sont là dans moins de dix mois,
32:38ils ne sont plus là, si vous voulez.
32:39À un moment, il faut se dire les choses.
32:41Et Dieu merci, d'ailleurs.
32:42Et on va pouvoir enfin s'atteler
32:44à apporter des réponses aux Français.
32:45parce que ce qui s'est passé est un drame absolu,
32:49un drame absolu qui, encore une fois,
32:52a fait prendre conscience aux Français
32:54qu'il y a une grande refondation,
32:57voire même une véritable renaissance
32:58de la justice sur laquelle nous devons travailler.
33:03Oui, Marine Le Pen qui a un petit peu évolué,
33:05puisqu'elle a dit que ça ne sert à rien
33:06que Gérald Darmanin démissionne.
33:08Pourquoi ?
33:09Et là, évidemment, les choses ont changé.
33:11Il y avait une petite différence, d'ailleurs,
33:13entre Jordan Bardella et elle.
33:15Bon, visiblement, elle a fait marche arrière.
33:17Myriam ?
33:17Elle répond à sa manière à la pression de la rue
33:21et à la pression de la population
33:22qui demande effectivement des réponses.
33:24Mais la démission d'un tel ou un tel,
33:26c'est juste un pansement sur une jambe de bois.
33:28On est d'accord.
33:30D'autant qu'il a pris ses responsabilités, Gérald Darmanin.
33:32Oui, il a reconnu au moins.
33:33Il a dit, alors, il n'a pas dit
33:35tel que je suis responsable,
33:36mais il a assumé sa part en disant
33:37que c'est un échec immense.
33:38Mais pour revenir à ces deux sondages,
33:40je ne crois pas que ce soit si simpliste que ça.
33:42Je pense qu'ils veulent vraiment dire
33:43quelque chose, ces deux sondages.
33:45Parce que, voyez-vous,
33:47si ce n'est pas juste un cas isolé,
33:50Liana, la mort de Liliana est un drame,
33:51la mort de Fiona est un drame,
33:53la mort de Marina est un drame.
33:54Mais c'est les mêmes causes.
33:55Et les mêmes causes produisent les mêmes effets.
33:57Donc aujourd'hui, on ne traite pas
33:58effectivement la racine du problème.
34:00Et le français lambda, la maman, le père
34:02ou tous ceux qui peuvent se projeter,
34:04s'identifier, demandent justice.
34:05Si nous, nous sommes incapables,
34:07et on en avait parlé plusieurs fois,
34:08c'est le confort de l'irresponsabilité,
34:10puisque c'est personne, donc c'est tout le monde,
34:12et qu'on n'arrive pas à identifier,
34:13et bien à un moment, il faut donner.
34:15Alors plus l'émotion est forte,
34:17plus la démocratie doit rester
34:19un pilier de réflexion.
34:21Mais le débat doit être ouvert.
34:22Vous savez, la castration chimique,
34:23elle existe dans beaucoup de pays européens.
34:25Et a priori, elle n'est pas obligatoire.
34:28Elle est basée sur la volonté,
34:30mais ça marche.
34:31Sur certains, en tout cas, ça marche.
34:32Et ça permet d'envoyer un signal.
34:33Mais aussi, alors, oui, effectivement,
34:35certains disent que ça ne traite pas les causes,
34:37que psychologiquement, il faut traiter.
34:39Mais il n'empêche que c'est une réponse qu'on peut donner.
34:41La castration chimique, en Allemagne, en Pologne,
34:43j'avais nos vues, en République tchèque,
34:45ou en Suède, a apporté des résultats.
34:48Elle a apporté des résultats.
34:49Alors, elle est rarement obligatoire,
34:50parce qu'elle est largement basée, en fait,
34:52sur une option volontaire,
34:55avec aménagement de peine, etc.
34:57Mais ça fonctionne.
34:58Donc aujourd'hui, ça pourrait être une réponse,
35:01en tout cas, un sujet sur lequel on pourrait réfléchir.
35:04Un enjeu, peut-être,
35:05mais là, c'est une vraie réponse,
35:07parce que oui, des lois existent.
35:08Le problème, ce n'est pas que nos lois et nos procédures...
35:11Voilà, c'est la question de comment on les applique.
35:14Et vous le disiez tout à l'heure,
35:15nos tribunaux sont engorgés.
35:16On a 4 fois moins de procureurs,
35:192 fois moins de juges,
35:20avec des affaires qui exposent.
35:224,5 millions de procédures,
35:26aujourd'hui, en cours.
35:27Et sur ces procédures,
35:29parmi elles, 1,93 millions
35:31de personnes identifiées,
35:33sur lesquelles, déjà, on peut mener quelque chose.
35:36Et en même temps, on dit à la justice
35:37que tout est prioritaire.
35:39La cybercriminalité,
35:41le harcèlement,
35:42l'ultra-violence,
35:44les homicides routiers,
35:45tout est prioritaire.
35:46Donc à partir de quand,
35:47on cesse de prendre en compte
35:49une priorité pour en traiter une autre.
35:51Allez, on va changer de sujet,
35:52si vous voulez bien.
35:53On va parler football.
35:54Oui, alors attention.
35:55Je vous pourrais bien.
35:56On ne va pas parler de pronostics, etc.
35:59Quoi que j'aimerais bien, d'ailleurs.
36:00Je ne sais pas si ça vous passionne
36:02ou pas la Coupe du Monde de football ?
36:04Oui, bien sûr, comme tout.
36:04Vous avez regardé les matchs déjà, vous ?
36:06Non, pas encore.
36:06Merci.
36:07Ben voilà.
36:07Quand il y aura la France.
36:08Si, un petit peu ?
36:08Quand il y aura la France.
36:09Quand il y aura la France.
36:10La France, c'est quand ?
36:11C'est...
36:13Le 16.
36:14C'est donc mardi.
36:15Mardi.
36:16C'est ça, la semaine prochaine.
36:17Myriam, vous ne répondez pas.
36:18Absolument pas.
36:18D'accord, merci.
36:20Donc, je ne sais pas, effectivement,
36:22si ça passionne ou pas les Français.
36:24Je pense qu'évidemment,
36:24on va attendre que la France joue contre le...
36:28Sénégal.
36:29Très bien, voilà.
36:30Ça doit être la fête partout.
36:32Sincèrement, ça doit être la fête partout.
36:33Bien sûr.
36:34Indiscutablement.
36:34Or, le moins que l'on puisse dire,
36:37c'est qu'aujourd'hui,
36:38dès qu'on parle football,
36:39on parle incident.
36:41Et ce n'est pas à vous
36:42que je vais l'apprendre,
36:43mon cher Axel.
36:44On en a souvent parlé ensemble.
36:46Et d'ailleurs, certaines mairies
36:47ont décidé carrément,
36:48mais carrément,
36:49de mettre des couvre-feu en place
36:51parce qu'à cause de la délinquance
36:54des mineurs,
36:55on a le sentiment
36:56que les choses peuvent vite dégénérer.
36:57Et c'est vrai que les dernières rencontres
36:59nous ont amenés
37:01à des situations totalement lunaires.
37:03Regardez ce reportage
37:04à Cagnes-sur-Mer.
37:05C'est un reportage
37:06de Franck Scrivio
37:07et de Célia Judas.
37:09C'est une mesure
37:10plutôt bien accueillie
37:12par les habitants
37:13de Cagnes-sur-Mer.
37:14Ils sont chez eux,
37:15c'est le football,
37:16ils regardent chez eux,
37:16ils ne feront pas le bordel dehors.
37:18C'est parfait,
37:19c'est superbe de toute façon.
37:20Ils n'ont rien à faire dehors.
37:21Même par les plus jeunes.
37:23Je trouve que ça peut être bien
37:24pour éviter certains débordements
37:25vu que l'été,
37:27les tensions commencent à monter,
37:29sous alcool,
37:30c'est festif.
37:31Moi, la plus grande peur,
37:31c'est que la France
37:32gagne la Coupe du Monde
37:33et qu'après,
37:33ça reparte comme le PSG
37:34mais en cinq fois pire.
37:36Face à l'explosion
37:37de la délinquance juvénile
37:38dans la commune,
37:39en plus de l'interdiction
37:41de sortir de 23h
37:43à 6h du matin
37:43pour les moins de 15 ans,
37:45les contrôles
37:46de la police nationale
37:47et municipale
37:48ont été renforcés.
37:50On a énormément
37:51de jeunes de moins de 15 ans
37:52que la police municipale
37:54retrouve le soir
37:55avec des bouteilles
37:56de protoxyde d'azote,
37:57avec des fois
37:58des substances illicites.
38:00Bref,
38:00des jeunes
38:00qui sont des enfants
38:02qui ont moins de 15 ans
38:03et qui n'ont rien à faire
38:04à des heures indues
38:06dans la journée
38:07et dans la soirée.
38:08Les mineurs arrêtés
38:09devront d'ailleurs
38:10être récupérés
38:11et ramenés
38:11chez leurs parents.
38:13Une amende
38:13de 35 euros
38:14pourra également
38:15s'appliquer.
38:16La commune
38:17de Cagnes-sur-Mer
38:18renforce également
38:19les effectifs
38:20de sa police municipale.
38:22Elle passera
38:22de 35 à 42 agents
38:24d'ici septembre.
38:25Le couvre-feu,
38:26lui,
38:27s'appliquera
38:28jusqu'au 31 octobre prochain.
38:31Voilà l'exemple
38:31de Cagnes-sur-Mer,
38:32mais je crois
38:33que ça se produit
38:33également à Clermont-Ferrand
38:34et dans d'autres villes.
38:36Et puis également,
38:36j'aimerais rappeler
38:37cette alerte
38:38du préfet de police
38:39de Paris
38:40qui a lancé
38:41une alerte
38:42chez nos confrères
38:42du Parisien.
38:44Voyez cette alerte,
38:45ils s'inquiètent
38:46de l'ultra-violence
38:46de l'ultra-jeunesse.
38:48C'est ça.
38:49Rien de neuf
38:49sous le soleil.
38:50Oui, c'est vrai.
38:51On constate
38:52de plus en plus
38:52d'enfants de 11 ans
38:53qui ont participé
38:55à ces affrontements
38:57envers les forces
38:58de l'ordre
38:59pendant le championnat
39:02de Ligue,
39:04la Coupe de la Ligue,
39:05qui a eu pour effet
39:07des violentes attaques
39:09contre les fonctionnaires
39:10de police.
39:10Et là,
39:11on est très inquiet
39:12effectivement mardi
39:13puisque c'est un match
39:14qui est quand même
39:15classé à risque
39:16par les services
39:17de renseignement.
39:18Mais je tiens
39:18à souligner
39:19qu'il y a aussi
39:20le G7
39:21qui va mobiliser
39:23plus de 13 000
39:24fonctionnaires de police.
39:25Ça veut dire
39:26qu'on aura
39:27sur le territoire national
39:28moins de policiers.
39:29Je sais qu'il y a
39:30beaucoup de collègues
39:30qui sont partis
39:30en renfort
39:31à Evian
39:32de tous les commissariats
39:33de France.
39:34Donc on va se retrouver
39:36encore avec des effectifs
39:37dégarnis
39:37et il va falloir
39:38que ce soit la police nationale
39:40et la gendarmerie
39:41qui essayent
39:42de juguler
39:42tout cela
39:43avec des potentiels
39:44incidents.
39:45malheureusement
39:46on sait qu'il y aura
39:47des incidents
39:47de toute façon
39:48dès qu'il fait chaud
39:49quand on allait célébrer
39:51tout le monde
39:51Oui mais même
39:52au-delà de ça
39:53en 98
39:53il y avait eu
39:54des incidents
39:55il faut se souvenir
39:56qu'il y avait eu
39:57un véhicule
39:57qui avait foncé
39:58dans la foule
39:58il y avait eu
39:59un mort
40:00et plusieurs blessés
40:01quelques affrontements
40:02c'est vrai
40:03que ce n'est pas autant
40:04qu'aujourd'hui
40:05parce qu'aujourd'hui
40:05ce sont des enfants
40:0711 ans
40:0811 ans
40:08qui tirent
40:09des mortiers d'artifice
40:10sur des fonctionnaires
40:10de police
40:11il y a eu plus
40:12de 200 fonctionnaires
40:13de police
40:13qui ont été
40:15brûlés
40:15avec ces mortiers
40:17d'artifice
40:18blessés
40:18dans leur chair
40:19il va falloir
40:20réellement
40:21prendre la mesure
40:22de cela
40:23et nous donner
40:23réellement
40:24des moyens
40:26législatifs
40:26pour intervenir
40:27Vous êtes inquiet
40:27ou pas là ?
40:28Bien sûr
40:29qu'on est inquiet
40:29pour cet été
40:30encore une fois
40:31c'est un été
40:32qui va être brûlant
40:33avec cette coupe du monde
40:35mais on sait
40:35qu'il y a la fête
40:35de la musique
40:36il y a le 14 juillet
40:38il y a beaucoup
40:39de festivités
40:41sur la France
40:42on sait très bien
40:43que les zones balnéaires
40:45ramènent énormément
40:46de délinquances
40:47drainent énormément
40:48de délinquances
40:48aussi
40:49malheureusement
40:50les français
40:50les amènent
40:51dans leur bagage
40:51et on se retrouve
40:54obligés
40:54de déployer
40:55massivement
40:56des compagnies républicaines
40:57de sécurité
40:57sur tout le littoral
40:58par exemple
40:59Voilà ce qu'on pouvait dire
40:59sur ces couvre-feu
41:01le temps presse
41:02évidemment
41:02pour terminer cette émission
41:03on propose un petit voyage
41:04prenez vos valises
41:05direction la Suisse
41:06on ne va pas aller très loin
41:07mais on va aller
41:08chez nos voisins suisses
41:08les suisses
41:09vous le savez
41:09on en a parlé hier
41:11donc dans Punchline
41:12vote ce dimanche
41:13sur une initiative populaire
41:15anti-émigration
41:16objectif
41:17vous le savez peut-être
41:18plafonner
41:18la population du pays
41:19on va retrouver notre équipe
41:20Félix Pérolas
41:21Olivier Gangloff
41:22bonjour
41:22ou plutôt re bonjour
41:24Félix
41:25nous étions ensemble
41:26hier
41:27quels sont les enjeux
41:28est-ce que vous pouvez
41:29nous les rappeler
41:29très rapidement
41:30et puis est-ce qu'on a
41:31déjà quelques petites
41:32estimations
41:33au moment où on se parle
41:34il est 14h46
41:35sur CNews
41:36et je vois qu'il fait
41:37très bon en Suisse
41:40oui
41:42oui bonjour Thierry
41:43bien selon les dernières
41:44estimations
41:45c'est le contre
41:45qui l'emporterait
41:47à 53%
41:48il faut rester
41:48très prudent
41:49mais c'est une information
41:50qui a été relayée
41:52par la RTS
41:53radio
41:53télévision suisse
41:55alors en regardant
41:56la carte des estimations
41:57on voit que
41:58les villes
41:59très cosmopolites
42:00comme Genève
42:01vont voter
42:02en majorité
42:02contre
42:03tandis que
42:04les territoires ruraux
42:05votent en majorité
42:06pour petite exception
42:08pour la capitale
42:09de la Suisse
42:10Berne
42:11alors si
42:11ce scrutin
42:13est aussi
42:13serré
42:14c'est qu'il y a des mesures
42:15qui divisent fortement
42:16la première
42:17c'est de réduire
42:18l'immigration
42:19d'asile
42:20et la deuxième
42:20c'est de réduire
42:22l'immigration
42:22de travail
42:23en supprimant
42:24le regroupement
42:26familial
42:27donc il y a
42:28plusieurs enjeux
42:29qui se posent
42:30un enjeu
42:30de logement
42:32pour qu'il n'y ait pas
42:32plus de demandes
42:34que d'offres
42:34un enjeu d'emploi
42:35pour que les jeunes
42:36Suisses
42:37ne craignent pas
42:38pour leur futur
42:39travail
42:40et un enjeu
42:40sécuritaire
42:42en faisant
42:43reculer
42:43l'immigration
42:44ces dernières années
42:45vous aviez
42:45100 000 personnes
42:47qui entraient
42:48en Suisse
42:48chaque année
42:49et justement
42:49ces mesures
42:50elles proposent
42:51d'abaisser ce seuil
42:52de 100 000 personnes
42:53à 40 000 personnes
42:54chaque année
42:54on vous retrouvera
42:56sans doute Félix
42:56tout à l'heure
42:57dans Punchline
42:58et peut-être
42:59chez notre ami
43:00Mickaël
43:01Dos Santos
43:02Léonard
43:02c'est important
43:03la France regarde
43:04avec une grande attention
43:05mais pas que la France
43:06l'Union Européenne aussi
43:07oui tout à fait
43:07et j'allais dire
43:08par rapport à la France
43:09moi ça m'inspire
43:10deux choses
43:10premièrement
43:11en Suisse
43:11on peut faire
43:12des référendums
43:13sur l'immigration
43:13qui constitutionnellement
43:16n'est pas possible
43:17aujourd'hui
43:17parce que l'article 11
43:18de la constitution
43:18est limité
43:19donc ne permet pas
43:20en principe
43:21d'avoir un référendum
43:22sur ce sujet
43:22et deuxième chose
43:23qui devrait vraiment
43:24nous inspirer en France
43:25c'est le référendum
43:26d'initiative populaire
43:27qui existe en Suisse
43:28en France
43:29vous avez un référendum
43:30qu'on appelle
43:30d'initiative partagée
43:31mais qui est complètement
43:33complexe
43:33c'est-à-dire que
43:34vous ne pouvez pas
43:35procéder à ce référendum
43:36sans l'accord
43:37d'abord du Parlement
43:37et ensuite
43:38il faut réunir
43:38plus de 4 600 000 électeurs
43:41donc en pratique
43:42c'est un référendum
43:43qui n'a jamais été au bout
43:44et je pense
43:45qu'on devrait s'inspirer
43:46de cet exemple
43:46de la Suisse
43:47qui témoigne
43:48de la démocratie vitale
43:49on a du mal
43:50vous le savez
43:50à s'inspirer
43:51des méthodes
43:51qui marchent
43:52dans notre pays
43:53on est un peu trop
43:54tourné autour de soi-même
43:55c'est un peu
43:57un peu nombriliste
43:57un peu nombriliste
43:58très rapidement
43:59le mot de la fin
43:59oui jusqu'en fait
44:01la Suisse est un modèle
44:02de démocratie directe
44:03donc on devrait
44:03se rapprocher
44:05et se rappeler
44:05en France
44:06normalement
44:06c'est le gouvernement
44:08par le peuple
44:08et pour le peuple
44:09on a juste le
44:11par certains citoyens
44:12on est presque devenu
44:13une oligarchie
44:14et sur l'immigration
44:15en particulier
44:16en France
44:17l'immigration d'asile
44:17on en parlait
44:18et l'immigration étudiante
44:19ont largement dépassé
44:21le reste de l'immigration
44:23celle du travail
44:23c'est une question
44:24dont il faudra s'emparer
44:25et quand on dit
44:26que la constitution
44:26elle se change
44:27on a bien pu la changer
44:28pour certains éléments
44:30donc on doit pouvoir
44:31la changer
44:32pour les thèmes
44:32qui nous sont chers
44:34ça sera le mot de la fin
44:36merci
44:36merci de m'avoir accompagné
44:38tous les quatre
44:38Isabelle vous viendrez nous voir
44:40c'est important
44:41n'oublions pas
44:42si on veut vous aider
44:42sur votre site
44:43enfantbleu.org
44:45voilà
44:45le message est passé
44:46merci à vous d'être venu
44:47témoigner
44:48merci à l'équipe
44:48qui m'a entouré
44:49pour préparer cette émission
44:50David Bouinet
44:51Tania Tiollet
44:52Samuel Vasselin
44:53Alison Blanc
44:53Audrey Berthaud pour l'information
44:55Stéphane Fattoreto
44:56pour l'information
44:57merci aux équipes en régie
44:59tout de suite
44:59c'est Mickaël Dosantos
45:00et moi j'aurais le plaisir
45:01de vous retrouver
45:01comme d'habitude
45:02à 17h
45:03pour votre Punchline Weekend
45:05à tout à l'heure
45:06à tout à l'heure
45:07Sous-titrage FR ?
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