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Thierry Cabannes reçoit les acteurs de l'info du jour, des experts et nos journalistes dans #MidiNewsWE

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00:00Il est quasiment 14h tout pile, je suis très heureux de vous retrouver, c'est votre 14h15 de ce dimanche
00:06après-midi.
00:07Je vous présente l'équipe dans quelques instants, mais nous avons beaucoup de reportages, beaucoup de témoignages et évidemment des
00:12débats très riches qui s'annoncent très riches.
00:14Mais on commence tout de suite par un tour complet de l'information avec Sandra Tchumbo que je salue en
00:18ce dimanche. Bonjour Sandra.
00:22Bonjour Thierry, bonjour à tous à la lune de l'actualité. Le Kremlin refuse de prolonger la trêve de Pâques
00:28tant que Kiev n'acceptera pas les conditions russes.
00:31Le cessez-le-feu instauré hier sur le front en Ukraine doit prendre fin ce soir, mais les Ukrainiens et
00:36les Russes s'accusent mutuellement d'avoir violé des milliers de fois la cessation des hostilités la nuit dernière.
00:42En France, Matignon l'a promis, il n'y aura pas de passage en force sur le travail le 1er
00:46mai.
00:47Cette déclaration fait suite à la lettre de huit syndicats adressée ce dimanche à Sébastien Lecornu.
00:52Il demande au Premier ministre de respecter la démocratie sociale et politique.
00:56Une réunion est prévue demain à 18h entre les dirigeants syndicaux et le ministre du Travail pour parvenir à une
01:03solution efficace et acceptable.
01:05Et puis ces images du marathon de Paris, l'Italien d'origine éthiopienne, Yeman Beran Kripa a remporté la course
01:13ce dimanche en 2h05 et 16 secondes.
01:15Le français Emmanuel Rudolf Lévis a terminé sixième, battant son record en un peu moins de 2h06.
01:21Chez les femmes, l'éthiopienne Demise a pulvérisé de plus d'une minute le précédent record en s'imposant en
01:272h18 et 33 secondes.
01:30Merci beaucoup pour ce chiffre record.
01:33Et à tout à l'heure dans ?
01:34Dans 30 minutes.
01:3530 minutes, c'est ça.
01:37Allez, à tout à l'heure.
01:38Je vous présente l'équipe du dimanche qui m'accompagne.
01:40Jonathan Sixsou est avec nous, c'est toujours un bonheur de recevoir.
01:43Bonjour Jonathan, Florian, je remercie, directeur des études du millénaire.
01:46Bravo pour le bel événement, évidemment, j'en profite pour le dire, puisque vous êtes papa, donc je vous félicite.
01:54Yves Toledano, avocat qui est avec nous.
01:55Bonjour Yves.
01:56Bonjour Thierry.
01:57Roland Lombardi, historien et directeur de la rédaction du Diplomate Média.
02:00Soyez le bienvenu.
02:01Bonjour.
02:01On va commencer, si vous le voulez bien, avec cette fameuse commission d'enquête sur l'audiovisuel public.
02:09Six mois d'audition, six mois dans un climat assez tendu.
02:15On vous a sorti quelques petites séquences avec Tania Tollier qui prépare cette émission à mes côtés.
02:22Et puis un nom est ressorti, évidemment, de cette commission, c'est Charles Aloncle, indiscutablement.
02:28Charles Aloncle qui finalise son rapport, on le sait, une publication qui reste suspendue, donc à un vote décisif.
02:34Et regardez les quelques déclarations chez nos confrères du Parisien ce matin de Charles Aloncle.
02:42Durant ces mois d'audition, on vous a souvent reproché d'être un procureur voulant se payer France Télévisions,
02:47quitte à multiplier les imprécisions et les manipulations.
02:50Réponse de Charles Aloncle.
02:51En tout cas, je récuse ces critiques qui se sont quand même, par hasard, intensifiées à mesure que progressaient mes
02:57investigations sur les intérêts financiers en jeu.
03:00Pour ma part, j'estime avoir fait un travail de salubrité publique, dit-il.
03:03Si j'ai eu la volonté de faire le procès France Télévisions, je n'aurais certainement pas mené 200 heures
03:08d'audition,
03:09ni interrogé plus de 230 personnes.
03:11Un autre petit extrait, on ne va pas lire toute l'interview, mais c'est intéressant.
03:15Certains disent que cette commission d'enquête n'a rien révélé.
03:17Quelle leur répondez-vous ?
03:18Eh bien, les révélations ont été, au contraire, très nombreuses.
03:21Tout d'abord, nous avons mis à jour des situations de conflits d'intérêts multiples
03:24entre dirigeants de France Télévisions et sociétés de production extérieures.
03:28Nous avons aussi montré le recours massif du groupe public à la production privée
03:32pour fabriquer des programmes qui pourraient pourtant être l'être en interne.
03:35Voilà.
03:36Et j'assume, quand il s'agit d'argent public, de faire la transparence pour les Français.
03:40Ils ont le droit de savoir ce qu'on fait de leurs impôts,
03:43alors qu'on leur demande de toujours plus se serrer à la ceinture.
03:46Je m'étonne d'ailleurs de voir Élise Lucet et Tristan Walex refuser de communiquer leur salaire
03:50alors qu'ils ont fait profession de faire la transparence sur l'utilisation de l'argent public,
03:54mais aussi privé.
03:55Voilà quelques extraits.
03:57Petit tour d'horizon.
03:59Tout ça pour ça.
04:00Parce qu'il va falloir que, évidemment, ce rapport soit publié.
04:04Parce qu'il y a des possibilités qu'il ne le soit pas.
04:06Et si, tant est qu'il ne le soit pas, tout est détruit.
04:09Dans la minute.
04:10Tout est détruit.
04:11Toutes les auditions de l'Assemblée nationale sont effacées purement et simplement.
04:18Évidemment que cette commission d'enquête a été utile pour révéler quand même la gabegie scandaleuse
04:24qui règne à France Télé.
04:26Les extraits que vous venez de passer de l'interview de Charles Aloncle le démontrent.
04:30Ça a quand même eu ce rôle-là, cette efficacité-là,
04:33de montrer au grand public pour le moins la face obscure de la chose.
04:38Il est à noter que si ça n'est pas voté le 27 avril prochain,
04:42ce sera scandaleux.
04:44Là aussi, ce sera très grave.
04:46Il n'y a eu qu'un seul précédent.
04:47C'était en 2011.
04:48C'était sur une commission d'enquête sur le financement des syndicats.
04:55C'est assez cocasse de voir que la somme en question à l'époque
04:57était là aussi de 4 milliards d'euros.
05:004 milliards d'euros de l'État pour financer les syndicats
05:02qui représentent à peine 10% des salariés français.
05:06Et là, ça avait été mis sous le tapis là aussi.
05:08Et dans la minute, le rapport, c'était le rapporteur Perruchot à l'époque,
05:13n'a pas reçu les voies nécessaires.
05:15Et tout son travail est passé à la trappe.
05:18Juste un chiffre de comparaison.
05:19Là, on parle de 4 milliards d'euros pour le service audiovisuel français, public.
05:25Le financement, le budget de financement des Nations Unies, de l'ONU,
05:28c'est 3 milliards 2 ou 3 milliards 4.
05:30Alors, Elodie Huchard, notre spécialiste politique, me disait ce matin
05:33qu'en fait, il y a une autre commission au Sénat aussi qui va être menée.
05:38Vous vous rendez compte de la perte du temps ?
05:40Florian, qu'avez-vous retenu de tout ça ?
05:42Moi, j'ai retenu qu'effectivement, la question de l'audiovisuel public
05:47va devenir un enjeu de la prochaine présidentielle.
05:50C'est certain, parce que la gabegie, comme ça a été dit, est telle.
05:55Les conflits d'intérêts avec des producteurs et des sociétés de production
05:57qui s'enrichissent à nos frais.
06:01Le clientélisme, le copinage,
06:03toutes ces choses-là qui sont mises au jour aujourd'hui.
06:08Et on parle de...
06:09Alors, les 4 milliards, c'est le budget total.
06:10En fait, il y en a 800 millions qui sont les recettes publicitaires.
06:12Donc, c'est 3,3 milliards qui viennent directement de notre poche,
06:15de nos impôts, tous les ans.
06:173,3 milliards, on rappelle, rien que pour l'aide sur le carburant,
06:21on cherche à avoir 10 milliards.
06:23Enfin, les annonces de Lecornu, la vendredi, c'était 10 milliards.
06:253,3 milliards, c'est un tiers, tous les ans,
06:27qui partent d'un audiovisuel public.
06:28Donc, est-ce qu'on a besoin d'un audiovisuel public ?
06:31Première question qui va être tranchée à la présidentielle.
06:33Et deuxième question, si oui, lequel ?
06:35Mais la privatisation, je pense, va être sur la table
06:37d'un certain nombre de candidats, c'est certain.
06:39Alors, Roland et Yves, je vous donne la parole dans quelques instants.
06:42Je disais que cette série d'auditions
06:45s'est déroulée dans un climat un peu particulier.
06:47Alors, avec Tamien Thiolet, oui, un peu tendu.
06:49On va dire tendu.
06:50Parfois un peu plus que tendu, d'ailleurs.
06:52Regardez cette séquence, c'était le 2 avril dernier,
06:54Xavier Niel.
06:56Regardez bien cette séquence.
06:59Monsieur le Président, Monsieur le Rapporteur,
07:01Mesdames et Messieurs les députés, bonjour.
07:04Exiger la transparence sur l'usage de l'argent des Français
07:07est nécessaire, et je pense que vous avez entièrement raison
07:09de le faire.
07:11Mais je pense qu'il était possible de le faire.
07:12Monsieur le Rapporteur, Charles-Henri, à l'oncle,
07:16sans transformer votre commission en cirque.
07:21Merci pour l'invitation, mais je ne suis pas un Claude.
07:23Vous avez propagé beaucoup d'approximations, de fake news,
07:26de mensonges, ici et sur vos réseaux sociaux,
07:28sans contradictoire, sans aucune forme de contradictoire.
07:30Je ne vais pas revenir sur tous,
07:32seulement sur celles, ceux que vous avez pu prononcer
07:34concernant MediaOne et me concernant.
07:38La première, la plus grosse, et vous avez commencé
07:39à la prononcer avant même l'existence
07:42de votre commission d'enquête,
07:43c'est de dire que MediaOne serait une entreprise française.
07:47Sûrement, mais ce n'est pas ça le mensonge.
07:49Le mensonge, c'est de dire que MediaOne
07:50est une entreprise américaine, excusez-moi.
07:52Et ça, toujours, ça arrive.
07:55Ah, je ne savais pas, pardon, Monsieur le Rapporteur.
07:58Voilà, je travaille assez.
08:00Des choses que nous partageons, Monsieur le Rapporteur.
08:04Allez-y, Monsieur le Rapporteur.
08:05Merci de respecter les invités, Monsieur le Rapporteur.
08:07Je vous propose d'avancer, allez-y, Monsieur Niel.
08:11Je vous laisse terminer.
08:11Je vous laisse continuer, d'ailleurs.
08:13Allez, on laisse, s'il vous plaît, cher collègue,
08:15on laisse, Monsieur Niel aller au bout de son propos.
08:17Allez-y, Monsieur Niel.
08:19Il y a des moments savoureux, là.
08:21Oui.
08:21Non, mais ce que dit Monsieur Niel,
08:22la première phrase, elle est juste.
08:24Exiger la transparence, c'est nécessaire.
08:26Tout le reste, c'est de la cour de récréation,
08:28c'est un règlement de compte entre eux,
08:29ça, ça ne nous intéresse pas.
08:30Effectivement, ce qu'on veut savoir,
08:32c'est à quoi sert l'argent des Français
08:34dans le service public.
08:35De toute façon, cette commission,
08:36elle se justifie par ce chiffre.
08:374 milliards, c'est juste énorme.
08:39C'est tout à fait normal,
08:40sans porter de l'accusation,
08:42de voir clair,
08:42chaque administration doit rendre des comptes
08:44sur l'argent de chaque Français.
08:45Moi, je me suis mis à faire un petit calcul,
08:47puisqu'on parle beaucoup de prix du carburant
08:49et des Français qui n'arrivent pas à s'en sortir
08:51avec le prix, aujourd'hui, du carburant.
08:52Et l'État qui nous dit,
08:53on ne peut pas baisser nos taxes.
08:55C'est mal parti pour que ça baisse.
08:56Voilà, parce que ça coûte trop...
08:57On n'a pas l'argent pour baisser les taxes.
08:58Bon, j'ai fait un petit calcul.
09:00Si on injectait les 4 milliards
09:02dans une baisse des taxes,
09:04ça ferait une baisse à la pompe
09:05de 25 centimes pour l'essence,
09:07hors diesel, pendant un an.
09:08Juste pour donner une petite idée.
09:09Là, on aurait de l'argent.
09:10Donc l'idée, ce n'est pas de dire,
09:11il faut forcément faire des coupes,
09:12il faut tout changer.
09:13Il faut au moins regarder.
09:14C'est légitime de regarder.
09:16C'est l'argent de tous les Français.
09:18Dans tous les Français,
09:19il y a des Français qui sont plutôt de gauche,
09:21du centre de droite,
09:21d'extrême droite, d'extrême gauche,
09:22partout.
09:23Or, quand on voit effectivement
09:24la couleur d'antenne du service public,
09:26on est plutôt clairement à gauche.
09:27Alors, je ne comprends pas pourquoi
09:28un Français qui paierait pour cette chaîne,
09:31qui ne serait pas de cette conception-là,
09:33sa opinion, serait contraint.
09:34Donc c'est normal, au moins,
09:35de jeter un coup d'œil.
09:36C'est le cas de toute l'administration.
09:37Pourquoi pas, c'est le public ?
09:39Bon, alors ?
09:41Moi, au-delà de tous les problèmes
09:44de gaspillage, de gabegis,
09:45que vous avez très bien rappelé,
09:46tout cet argent gaspillé,
09:48rappelons que c'est l'argent des Français aussi.
09:50Oui, il ne faut pas l'oublier.
09:51Il faut là aussi.
09:52C'est bien de le rappeler.
09:52Voilà.
09:53Et moi, je note aussi que Charles Lalonde
09:56a fait un travail remarquable
09:58puisqu'il a quand même révélé aussi
10:00que l'audiovisuel public
10:01était un État dans l'État,
10:03bardé de certitudes morales
10:05et que, donc, avec beaucoup d'idéologies,
10:08beaucoup de partialités.
10:09Et lui, il est habillé automne, printemps, hiver.
10:11Ah oui, ça c'est sûr.
10:13La guerre de robe est pleine.
10:14Voilà.
10:14Donc après, je suis plutôt pessimiste
10:15sur la suite parce que, bon,
10:17en France, et surtout avec ce pouvoir,
10:19on aime beaucoup faire des enquêtes
10:21sur les citadelles publiques,
10:22mais on n'aime pas les démanteler.
10:24Voilà.
10:24Et surtout, je pense que ce gouvernement
10:27ne va pas frapper sur les doigts
10:31de la main qui lui sert la soupe.
10:32Et donc, je suis plutôt pessimiste
10:36sur la suite que sera donnée
10:37à cette enquête
10:38qui est pourtant de salubrité publique.
10:40Alors, la date importante,
10:42c'est la publication qui reste suspendue
10:44au vote décisif.
10:45Et le vote décisif, c'est le 27 avril.
10:47C'est important de noter cette date.
10:49On voit tout cela avec Nicolas Roger.
10:53Charles à l'oncle,
10:54face à l'audiovisuel public en France.
10:57Le député rédige en ce moment
10:59le rapport de l'enquête parlementaire.
11:01Un rapport basé sur six mois d'audition.
11:04Période durant laquelle
11:06de nombreuses révélations
11:07ont marqué le débat national.
11:09D'abord, les médias du service public
11:11sont remis en question.
11:12Une séquence du 15 mars
11:14illustre cette critique
11:15émise sur la neutralité
11:17de l'institution.
11:18Lors de la soirée électorale,
11:21Nathalie Saint-Cricq,
11:22sur le plateau de France Info,
11:24a comparé le maire de Nice,
11:25Eric Ciotti,
11:26à Benito Mussolini.
11:28La chroniqueuse
11:29et la chaîne de télévision
11:30se sont depuis excusés.
11:31Toujours sur cette question
11:33de neutralité,
11:34la nomination de Stéphane Sidbon-Gomez
11:37à la tête des antennes
11:38et des programmes de France Télévisions
11:40interroge.
11:40Avant sa prise de fonction
11:42dans l'audiovisuel public,
11:44l'homme a notamment été
11:45le directeur de campagne
11:46pour les écologistes
11:48et Eva Jolie
11:49lors des présidentielles de 2012.
11:51L'audiovisuel public,
11:53accusé de partisanisme,
11:55est financé par le contribuable.
11:57La commission d'enquête
11:58pointe du doigt des dépenses
12:00et rémunérations importantes
12:01sur le dos des Français.
12:03Par exemple,
12:04une trentaine de dirigeants
12:06gagneraient plus que le président
12:07de la République.
12:08Au sein des antennes
12:09de l'audiovisuel public,
12:10le salaire moyen annuel
12:12est de 72 000 euros.
12:14Enfin,
12:15près de 850 millions d'euros,
12:17rassemblés par le contribuable,
12:19sont confiés chaque année
12:20à des sociétés comme MediaOne,
12:22financées notamment
12:23par Xavier Niel et Mathieu Pigasse,
12:25connus pour leur position à gauche.
12:27Mais tous ces travaux
12:28pourraient être invisibilisés.
12:30Le 27 avril,
12:31un vote à l'Assemblée nationale
12:33déterminera si le rapport
12:34est destiné à la publication ou non,
12:37si le document de 300 pages
12:38n'est pas adopté,
12:40l'intégralité du rapport
12:41devra disparaître.
12:44Ce serait dommage,
12:45autant de temps passé,
12:46autant d'énergie.
12:47Ce ne serait pas dommage,
12:48ce serait un scandale.
12:49L'argent dépensé
12:50pendant 6 mois d'enquête,
12:51le travail,
12:52et puis surtout,
12:53si on supprime le rapport,
12:55donc on n'a pas finalement
12:56le résultat de toutes ces études,
12:58alors finalement,
12:59ça va créer un vrai doute.
13:00Mais attention,
13:00il ne faut pas qu'il y ait de fuite.
13:01S'il y a la moindre fuite
13:02sur le rapport,
13:02alors que ce n'est pas validé...
13:03Pourquoi,
13:04pourquoi on nous cache quoi ?
13:05Voilà la question
13:06que tout le monde se poserait,
13:07donc ce serait contre-politique
13:08pour tout le monde.
13:09C'est ça,
13:10par effet strahissant,
13:11il y a même certains députés
13:12de gauche de la commission
13:13qui disent que ce serait pire
13:14de voter contre.
13:15Et donc,
13:16personnellement,
13:17je pense que la publication
13:18va être votée
13:18avec tout un ensemble
13:19de contributions minoritaires
13:21dissidentes.
13:22C'est-à-dire que les députés
13:23qui vont voter pour la publication
13:25mais qui ne sont pas d'accord
13:25avec les conclusions
13:26vont pouvoir aussi dire
13:27pourquoi ils ne sont pas d'accord.
13:28Donc,
13:29le plus probable,
13:30à mon sens,
13:30c'est que ça se conclue comme ça.
13:32Vous pensez la même chose,
13:32Jonathan ?
13:33Je pense,
13:34dans la version optimiste,
13:36effectivement,
13:37que ça pourrait se terminer comme ça
13:39mais je voudrais rebondir
13:40sur ce qui a été dit
13:40dans le sujet.
13:41Je ne pense pas que
13:42ce soit la neutralité
13:44qui puisse être défendue
13:45parce que la neutralité,
13:46ça n'existe pas,
13:47nulle part.
13:48En revanche,
13:48on est en droit d'attendre
13:50et de demander
13:50d'un service public
13:51qu'il soit pluraliste.
13:53Si on allume
13:54une station de Radio France,
13:57si on se met sur une chaîne
13:58de France Télé,
13:59on est en droit
14:00d'avoir aussi bien
14:01des chroniqueurs de gauche
14:03que de droite
14:03parce qu'ils sont sur un service public
14:05et ils représentent
14:06à ce titre
14:07tous les Français.
14:08Donc,
14:08moi,
14:08je ne prône pas la neutralité
14:10encore une fois
14:10parce que ça n'existe pas
14:11tout simplement
14:12mais une vraie pluralité.
14:14Mais il est important
14:15que tout le monde
14:15puisse s'exprimer.
14:16Évidemment.
14:16C'est ce qu'on en est.
14:17La différence,
14:18c'est qu'une chaîne privée.
14:18C'est privé.
14:19Et nous,
14:19nous donnons la parole
14:20à tout le monde
14:20sur notre chaîne
14:21et c'est important
14:22contrairement à ce que
14:22certains esprits chagrins
14:24veulent faire croire
14:25mais tout le monde est invité
14:26et d'ailleurs,
14:27la transition est facile
14:28puisque Manon Aubry
14:29était notre invité ce matin
14:31et nous ouvrons
14:32une page politique.
14:32Manon Aubry
14:33qui a pu s'exprimer largement
14:35dans notre rendez-vous politique
14:36CNews Europe 1
14:37et Les Echos.
14:38On va l'écouter tout à l'heure
14:39parce qu'elle est revenue
14:39sur la Nouvelle France
14:40mais on l'écoutera
14:42dans quelques instants.
14:43La France Insoumise
14:44qui va surtout
14:45enterriner ce dimanche
14:46et c'est important ça.
14:47Important.
14:48Sa stratégie pour 2027
14:50avec la tenue
14:51de son Assemblée représentative.
14:52L'occasion aussi
14:53pour les filles
14:53de faire le bilan
14:55des élections municipales
14:56sauf que
14:56il y a la volonté
14:58la philosophie
14:59je vais dire
15:00pardonnez-moi
15:01l'idéalologie
15:03voilà
15:03on va faire ceci
15:04on va faire cela
15:05et parfois
15:06c'est plus difficile
15:07on le verra dans quelques instants
15:08puisqu'on ira à Vénitieux
15:09mais en tous les cas
15:10depuis que certains élus
15:12et les filles
15:12sont à la tête
15:13de certaines mairies
15:14ils ont pris des mesures
15:15qui ont suscité
15:16de vives critiques.
15:17On voit tout ça
15:18on vous a fait un petit résumé
15:19en fait c'est
15:19Tancret de Guillotel
15:20qui vous a fait ce résumé.
15:23Sa déclaration
15:23avait fait réagir
15:24quelques jours seulement
15:26après son élection
15:27Bali Bagayoko
15:28maire et les filles
15:29de Saint-Denis
15:30annonce un processus
15:31de désarmement
15:31de sa police municipale.
15:33Il y a des LVD
15:36qui étaient constitutifs
15:37en fait
15:37de l'armement
15:38de la police municipale
15:39donc on a commencé
15:40parce qu'on a quand même
15:41un certain nombre d'analyses
15:43qui nous attestent
15:43que le fait
15:44que ces armes-là
15:45sont dangereuses
15:46et donc du coup
15:46on les retire
15:47de l'arsenal
15:48en fin de compte
15:49de l'armement
15:49de la police municipale
15:50c'est tout.
15:50Bali Bagayoko
15:51avait également évoqué
15:53le départ
15:53d'agents territoriaux
15:54s'ils ne sont pas
15:55en phase
15:56avec le projet politique.
15:57Fin mars
15:58le ministre David Amiel
16:00a rappelé
16:00qu'écarter un agent
16:01pour des motifs politiques
16:02serait illégal.
16:04Autre polémique
16:05celle concernant
16:06l'augmentation
16:07de l'indemnité
16:08de David Guiraud
16:08à Roubaix.
16:09Le maire LFI
16:10va toucher
16:114876 euros
16:12brut par mois
16:13soit une hausse
16:14de 11%.
16:15Il a également
16:16décroché
16:17des augmentations
16:17pour ses adjoints
16:19des hausses
16:19de 55
16:20à plus de 200%.
16:22Les adjoints
16:23sous cette mandature
16:25auront beaucoup plus
16:26de travail
16:27et puisqu'ils ont
16:28beaucoup plus de travail
16:28on veut qu'ils puissent
16:29le faire
16:30dans des conditions
16:31normales.
16:32A l'inverse
16:32les élus de l'opposition
16:34ont vu leur rétribution
16:35divisée par deux.
16:36Lors de la soirée
16:37d'élection
16:38de David Guiraud
16:38un drapeau palestinien
16:40avait été brandi
16:41devant la mairie.
16:41Ce mercredi
16:42le conseil municipal
16:44a adopté un vœu
16:45reconnaissant un génocide
16:46à Gaza
16:46et a annoncé
16:48que l'hôtel de ville
16:48sera illuminé prochainement
16:50aux couleurs
16:51de la Palestine.
16:52Qui veut agir ?
16:53L'exemple
16:54de David Guiraud
16:55à Roubaix
16:55est formidable
16:56parce que si je m'amuse
16:57Roubaix
16:57a de grosses difficultés
16:59financières
16:59et là
17:0011% d'augmentation
17:01pour lui-même
17:03pour son salaire
17:04et jusqu'à
17:06de 55
17:07à 200%
17:08pour les élus.
17:08Voyons.
17:09C'est choquant
17:10dans l'une des villes
17:10les plus pauvres de France
17:11c'est choquant
17:12quand on sait
17:12quelle est l'idéologie
17:15soutenue
17:15défendue
17:16par LFI
17:17en général
17:17après ça peut aussi pointer
17:19c'est malheureux
17:20que ça vienne
17:20de ce volet-là
17:22de l'échiquier politique
17:23et dans cette ville
17:24encore une fois
17:25mais il y a un vrai problème
17:26de la question
17:26de la rémunération
17:27des responsables politiques
17:28en général
17:29et des responsables
17:30municipaux
17:31en particulier
17:31le fait qu'il y ait
17:33une si faible rétribution
17:34n'attire pas forcément
17:36les plus talentueux
17:37qui préfèrent aller faire carrière
17:39ailleurs dans le privé
17:40ça peut se comprendre
17:40et on prend des cours
17:41exactement
17:41donc si vous voulez
17:42là il y a un vrai sujet
17:43qui devrait être
17:45sérieusement débattu
17:46mais du fait
17:47que ce soit des incendiaires
17:48qui le lancent
17:49ça tue déjà
17:50par essence
17:51et dès le départ
17:52l'idée même
17:53du débat nécessaire
17:54et salvateur
17:55qui devrait y avoir
17:56à ce sujet
17:57d'autant plus
17:58qu'en fait
17:58il faut rappeler
17:59que dans une mairie
18:01par la loi
18:01le budget doit être
18:02à l'équilibre
18:03donc 5%
18:05ça doit être un budget sincère
18:06sous le contrôle
18:08des cours des comptes
18:09et donc
18:10on peut avoir une mise
18:11sous tutelle
18:11par le préfet
18:12et on ne peut
18:13par exemple
18:14s'endetter
18:14uniquement pour investir
18:15donc ce qui est intéressant
18:17là à voir
18:18ça va être effectivement
18:19l'idéologie
18:20et des programmes
18:22dignes du père Noël
18:23si vous passez l'expression
18:25l'argent magique
18:26tout simplement
18:26qui vont se fracasser
18:27en fait
18:28sur le mur du réel
18:29parce que ça
18:30en fait
18:31c'est impossible
18:31étant donné les promesses
18:32qui ont été faites
18:33par les maires et les filles
18:35de pouvoir avoir
18:36des budgets sincères
18:37à la fin de l'année
18:37donc ça va être très intéressant
18:39de voir ces budgets
18:40et ici
18:40une augmentation de salaire
18:42ça veut dire aussi
18:43qu'ils vont devoir renier
18:43sur d'autres services
18:45pour porter les impôts
18:46alors justement
18:46je vais vous faire agir
18:47Roland et Yves
18:49mais il y a
18:49je le disais tout à l'heure
18:50il y a la philosophie
18:51il y a l'idéologie
18:52et puis la réalité du terrain
18:53et parfois on est rattrapé
18:54par la réalité du terrain
18:55alors direction Vénitieux
18:56pourquoi je vous parle de Vénitieux
18:58parce qu'on va vous montrer
18:58une séquence
19:00où un homme a été touché
19:02par balle
19:03je crois que c'était hier
19:04en début d'après-midi
19:04près d'un point de deal
19:05et il y a 15 jours déjà
19:07il y avait une séquence
19:08d'avertissement
19:09on va voir cette petite séquence
19:10et puis ensuite
19:11je vais vous montrer
19:11la réaction du maire
19:12qui est un maire et les filles
19:13évidemment
19:14alors on voit la séquence rapidement
19:15il est très courte
19:33bon voilà
19:34ça c'est la réalité
19:35on n'est pas dans un film
19:36ça se passe à Vénitieux
19:37et encore une fois
19:38il y a 15 jours
19:40on vous parlait Vénitieux
19:41avec déjà cette séquence d'avertissement
19:43là il y a quand même
19:43un homme qui a été touché par balle
19:45regardez la réaction du maire maintenant
19:48regardez-la avec attention
19:49attention
19:50il y a des choses
19:51qui vont vous interpeller
19:52donc Idir Boumertit
19:53qui dit
19:53aujourd'hui à Vénitieux
19:54des habitants ont une nouvelle fois
19:56été mis en danger
19:57par des tirs d'armes à feu
19:58je leur apporte tout mon soutien
20:00cette réalité qui convainc
20:01nos vies est insupportable
20:02je me suis mis
20:04entretenu
20:05pardon
20:05avec les autorités de police
20:07que je remercie
20:07pour leur réaction rapide
20:08sur le secteur
20:09c'est bien
20:09parce qu'ils remercient
20:10les autorités de police
20:11protégés
20:12tranquillisées et apaisées
20:13sans démission
20:13difficile et ingrate
20:14il faut refaire chaque jour
20:16ce qui a été fait
20:17la veille très prochainement
20:18un point sera fait
20:19avec le préfet de police
20:20voilà
20:21le message du maire
20:22première chose
20:23c'est que
20:24ça ne vous a pas échappé
20:25mais il n'y a aucune référence
20:26au fait que
20:26il y a un point de deal
20:28et que
20:28c'est un quartier
20:29visiblement gangrené
20:30par les narcotrafiques
20:32et puis
20:32ce qui est assez intéressant
20:34c'est qu'on a appris
20:34qu'en fait
20:35il allait recruter
20:355 policiers municipaux en plus
20:38ah ben c'est dingue
20:39comment ça se fait
20:41non mais c'est vrai
20:42entre la réalité
20:43et la philosophie
20:44l'idéologie
20:44et le terrain
20:45ce qui est intéressant
20:46c'est que
20:46elle-même nous dit
20:48on a gagné
20:49certaines grandes villes
20:50comme Roubaix
20:51Saint-Denis
20:51c'est vrai
20:51ou même Vénitieux
20:53ça va s'appuyer de laboratoire
20:54eux-mêmes nous dit
20:54ça sera un laboratoire
20:55très intéressant
20:56de voir comment ça va se passer
20:57et on a déjà
20:58quelques indications
20:59quant à Saint-Denis
21:00vous avez déjà la moitié
21:01des policiers municipaux
21:01et la direction
21:02qui décide
21:03de quitter la ville
21:04vous allez avoir une ville
21:05avec une police
21:06qui s'en va
21:06s'arrange qui
21:07dans une ville
21:08qui ait plus de police
21:09ou moins de police
21:10à part les délinquants
21:11les narcotrafiquants
21:12un citoyen lambda
21:14honnête
21:15père de famille
21:16il veut qu'il y ait de la police
21:17donc déjà
21:17en indignation
21:18quand vous avez
21:18une ville à LFI
21:19en tout cas
21:20à Saint-Denis
21:21c'est comme ça
21:21la police s'en va
21:22deuxièmement
21:22on a vu tout à l'heure
21:23avec le cas de M. Guiraud
21:24très intéressant là encore
21:25moi je pensais que
21:26France Assoumise
21:27c'était vraiment
21:28la justice économique
21:29pour tous la même
21:30ben là on va
21:30on apprend que M. Guiraud
21:32il s'augmente
21:32il augmente ses adjoints
21:33de manière substantielle
21:34et qu'au contraire
21:35l'opposition va perdre de l'argent
21:37on a ces éléments là
21:38déjà ces informations
21:39et on voit effectivement
21:40qu'il y a des marches arrières
21:41qui sont faites
21:42marche arrière déjà
21:43le maire de Saint-Denis
21:44qui est revenu un peu
21:45sur ce qu'il a dit
21:46non mais j'ai pas dit
21:46aux policiers de partir
21:47etc. ils peuvent rester
21:48marche arrière
21:49sur son arrêté d'expulsion
21:50qui est juste irréaliste
21:51là le maire Vécieux
21:52qui dit
21:53ben finalement
21:53il faut que je recrute de la police
21:54donc on voit que
21:55il y a des annonces
21:56et puis des pas en arrière
21:58qui sont faites
21:58donc on verra
22:02les indications déjà
22:02et regardez
22:03Tania nous met à l'écran
22:04ce que déclare
22:05le maire de Vécieux
22:06également
22:07le ministère doit donner
22:08les moyens
22:09pour avoir une présence suffisante
22:10des forces de l'autre
22:11sur le terrain
22:12donc
22:12la police qui tue
22:15c'est ça
22:16vous êtes plus rapide que moi
22:17vous dégainez plus vite que moi
22:19parce que c'est
22:19c'est ce que j'allais dire
22:20justement
22:22le discours il a changé
22:23voilà
22:24ben je pense que
22:25les élus LFI
22:27vont découvrir
22:28que gérer une municipalité
22:30c'est pas réciter une tract
22:31et que bon
22:33de toute façon
22:34comme vous l'avez très bien dit
22:35l'idéologie
22:36et le logiciel
22:38surtout
22:38le logiciel de la contextation
22:40réside souvent très mal
22:42à l'épreuve du réel
22:44et surtout du réel local
22:45et du réel municipal
22:46et là on le voit
22:47avec les discours
22:47notamment sur la police
22:48malgré les oublis
22:49que vous avez cités
22:50du maire de Vécieux
22:51on voit un discours
22:52très apaisant
22:53envers la police
22:54enfin très
22:55bizarre
22:55et on se souvient
22:56la fête des Lumières
22:57où il y avait
22:57la police tue etc
22:58vous souvenez de ça
22:59et je crois que c'était
23:00monsieur Coquerel
23:00qui n'avait pas non plus
23:02botté en touche là-dessus
23:03enfin voilà
23:04ils ne s'étaient pas dédouanés
23:05de cela
23:06c'est ça
23:06donc là voilà
23:07c'est un premier aperçu
23:08du réel
23:10qu'ils vont peut-être
23:12redécouvrir
23:13je ne pense pas
23:13découvrir plutôt
23:14et donc on verra bien
23:15ce que ça la donnera
23:17mais on jouera sur acte
23:18quelque chose me dit
23:19qu'on n'a pas fini
23:20à en parler
23:20il faut regarder aussi
23:21à la loupe
23:21ce qui va se passer
23:22ce qui va se passer
23:23pardon à Grenoble
23:24parce qu'après
23:25deux mandats écolos
23:26ils ont élu
23:27une municipalité LFI
23:28et donc ça va être
23:29très intéressant
23:30si je puis dire
23:30de voir comment les choses
23:32vont se passer sur place
23:33on va suivre tout cela
23:35avec une grande attention
23:36messieurs
23:36c'est le moment de la pause
23:38on se retrouve dans quelques instants
23:39on va parler
23:41politique internationale
23:42avec cet échec
23:43des négociations
23:45sans trop de surprises
23:46honnêtement
23:47vous me direz
23:47ce que vous en pensez
23:49et on retrouvera également
23:50Régine Delfour
23:51et Charles Bagé
23:51en Israël
23:52pour savoir
23:53quelle est la réaction
23:54également des Israéliens
23:55par rapport à cet échec
23:56et puis également
23:57il y a la colère monte
23:58vous savez
23:59à l'encontre
24:00du Premier ministre israélien
24:02et elle ne cesse
24:03de monter
24:03on fera un point
24:04avec Régine Delfour
24:05et Charles Bagé
24:05allez on vous retrouve
24:06dans quelques instants
24:07merci de votre fidélité
24:12Il est 14h30
24:13c'est déjà la deuxième partie
24:14de votre 14h15
24:16je vous présente l'équipe
24:17dans quelques instants
24:18on met tout de suite
24:18nouveau tour de l'info
24:19avec Sandra Chumbo
24:24Manon Aubry était
24:25l'invité du grand rendez-vous
24:26ce matin sur CNews
24:28elle est revenue
24:28sur la hausse des prix
24:29des carburants
24:30provoqués par la guerre
24:31au Moyen-Orient
24:32l'eurodéputée insoumise
24:33a dénoncé
24:34je cite
24:35des mesurettes
24:35à côté de la plaque
24:36annoncée par Sébastien Le Cordu
24:38elle prône le blocage
24:39des prix au niveau
24:40juste avant la crise
24:41autour d'un euro 70
24:43à l'instar
24:44d'autres états européens
24:45les membres
24:46de la délégation américaine
24:47ont tous quitté
24:48Islamabad
24:49quelques heures après
24:49l'échec des pourparlers
24:51au Pakistan
24:51J.D. Evans
24:52est rentré aux Etats-Unis
24:53après avoir fait
24:54selon lui
24:54une offre finale
24:55et la meilleure possible
24:56à Téhéran
24:57pour le président
24:58du parlement iranien
24:59les américains
25:00ont été incapables
25:01de gagner leur confiance
25:02et puis le pape Léon XIV
25:04s'est dit plus proche
25:05que jamais
25:05du peuple libanais
25:06en ces jours de douleur
25:08le souverain pontife
25:09s'est exprimé ce dimanche
25:10depuis la place Saint-Pierre
25:11à l'issue de sa traditionnelle
25:12prière dominicale
25:14il a évoqué
25:14l'obligation morale
25:15de protéger
25:16la population civile
25:17appelant toutes les parties
25:19à rechercher la paix
25:21et vous êtes terminé
25:22c'est terminé
25:23merci beaucoup
25:24à tout à l'heure Sandra
25:25on va ouvrir
25:26une page internationale
25:27évidemment
25:28toujours à mes côtés
25:29Jonathan Sicsou
25:30Yves Tholet-Nano
25:31Florian Roger
25:32à Mercier
25:32et Roland Lombardi
25:33et vous le savez
25:34les Etats-Unis
25:35comme vient d'évoquer Sandra
25:37et l'Iran
25:38ont échoué à trouver un accord
25:39pour mettre fin
25:40à la guerre
25:41au Moyen-Orient
25:42le vice-président
25:43Gilles Evans
25:44a déclaré
25:45avant de rentrer
25:46aux Etats-Unis
25:46avoir fait une offre finale
25:48et la meilleure possible
25:50à Téhéran
25:51et je vous rappelle
25:51il y avait 4 points
25:524 points majeurs
25:53il y avait évidemment
25:54le nucléaire
25:54le détroit d'Orbouz
25:55dont on va parler
25:56dans quelques instants
25:56la balistique
25:58le Liban
25:58et les proxys
25:59et sur ces 4 points
26:00on le savait
26:00les Etats-Unis
26:02et l'Iran
26:02avaient très peu de chances
26:04de s'accorder
26:05on est d'accord là-dessus
26:06oui mais ça sert à ça
26:08les négociations
26:08pour s'accorder
26:09j'ai été surpris
26:10du si peu de temps
26:12accordé pour le coup
26:13à ces échanges
26:14qu'au bout de 24 heures
26:16on constate
26:17qu'on ne s'entende pas
26:18et qu'on remonte
26:18chacun dans son avion
26:20je trouve que c'est
26:21un peu léger
26:22diplomatiquement parlant
26:23Florian ?
26:24je pense que c'était
26:26prévisible
26:27mon J.D. Vance
26:28chronique d'un échec annoncé
26:29oui oui
26:30mais après
26:30comme il y a deux semaines
26:31il va y avoir plusieurs cycles
26:33potentiellement
26:33et en plus
26:34chacun a annoncé la couleur
26:35c'est-à-dire qu'il y a
26:35les 15 points américains
26:36il y a les 10 points iraniens
26:37vous les lisez
26:38vous voyez bien
26:39qu'il y a zéro
26:40possible accord
26:41et il y a une réalité
26:42en fait
26:43que les Iraniens
26:44n'ont pas encore
26:45assez bien pris en compte
26:46c'est que militairement
26:47ils ont quand même perdu
26:48c'est-à-dire que
26:48bien sûr
26:49ils ont gagné
26:50au sens du régime des Mollah
26:51tient toujours
26:52pour combien de temps
26:52on verra
26:53mais ils tiennent toujours
26:54ça il n'y a pas de doute
26:55donc ça c'est une victoire
26:56clairement de leur côté
26:57mais pour tout le reste
26:58militairement
26:59les Américains et Israël
27:00ont très clairement dominé
27:01donc ils ne vont pas être prêts
27:02à accepter rien du tout
27:04clairement
27:04sur
27:05comme vous l'avez dit
27:06sur le nucléaire
27:06sur les balistiques
27:07sur les proxys
27:08et sur le détroit d'Hormuz
27:09il va falloir que l'Iran lâche
27:10et pour l'instant
27:11ils ne sont pas encore prêts
27:12à le faire
27:12alors justement
27:13sur le détroit d'Hormuz
27:14le condiment naval
27:15des gardiens
27:16a assuré que
27:16toute tentative
27:17d'univer militaire
27:18de franchir le détroit d'Hormuz
27:20fera l'objet
27:20d'une réaction sévère
27:22on voit tout cela
27:23avec Viviane Hervier
27:25et ensuite
27:26on poursuit nos échanges
27:29dans le domaine du déminage
27:31la France dispose
27:32de l'une des technologies
27:33les plus avancées
27:34en la matière
27:34il s'agit de chasseurs
27:36de mines tripartites
27:38composés d'un navire
27:39équipé d'un sonar
27:40ils détectent
27:41dans un premier temps
27:42tout objet suspect
27:43puis un véhicule autonome
27:45est largué
27:45afin d'inspecter l'objet
27:47il va quadriller
27:49finement
27:49pour détecter
27:50tout ce qui flotte
27:51tout ce qui est entre deux eaux
27:52qui sont les mines
27:53à haut rein
27:54avec une chaîne
27:56qui les relie au fond
27:57avec une encre
27:57ou tous les cailloux
27:59un peu anormaux
28:00dont on détecte la forme
28:01sur le fond de la mer
28:02une fois la mine reconnue
28:04un troisième véhicule autonome
28:06est largué
28:07capable lui
28:08de faire exploser la mine
28:09le détroit d'Ormouze
28:10semble à première vue
28:11relativement étroit
28:13mais lorsqu'il s'agit
28:14de déminer une telle zone
28:15avec précision
28:16le travail peut s'avérer
28:17très long
28:18donc on va quadriller la zone
28:20en faisant un passage
28:21qui détecte 100 mètres
28:22de chaque côté
28:22donc 200 mètres de large
28:23le détroit fait 50 kilomètres
28:25de large
28:26donc il faut faire
28:27un grand nombre de passes
28:28donc on peut prévoir facilement
28:29combien de temps il faut
28:30et ce temps se compte
28:31non pas en semaine
28:32ou en jour
28:33mais en mois
28:34l'armée américaine
28:36a affirmé que
28:36deux de ses destroyers
28:38avaient franchi
28:38le détroit d'Ormouze
28:39ce samedi
28:40afin d'entreprendre
28:41des opérations
28:42de déminage
28:43Téhéran a fait savoir
28:44que toute tentative
28:45pour des navires militaires
28:46de franchir le détroit d'Ormouze
28:48fera l'objet
28:49d'une réaction sévère
28:51on évoque
28:52Viviane
28:52et évoque
28:53le rôle de la France
28:54pour le moment
28:54elle n'est pas sollicitée
28:56mais on a un savoir-faire
28:58mais vous l'avez dit
28:59tout à l'heure
28:59c'est exactement ça
29:00c'est chronique
29:01d'un échec annoncé
29:02pour ces discussions
29:03c'est de pure forme
29:04ça arrange les Etats-Unis
29:05qui peuvent dire
29:05on a essayé de négocier
29:06on a proposé
29:07vous avez vu
29:07l'Iran
29:08exactement
29:08et l'Iran
29:09ça les arrange de négocier
29:10parce qu'ils gagnent du temps
29:11le temps joue pour eux
29:12alors que le temps ne joue pas
29:13pour Donald Trump
29:14qui a des échéances
29:15et d'ailleurs
29:15ils avaient dit
29:15on n'ira pas négocier
29:16si Israël continue
29:17de bombarder le Liban
29:19ce qui pourtant est le cas
29:20ils ont été négociés
29:20donc ça les arrange
29:21maintenant c'est vrai
29:22que ces négociations
29:23elles ont peut-être échoué
29:25c'est triste
29:26mais pour certains peuples
29:27c'est pas forcément très triste
29:28pour le peuple iranien
29:30je ne pense pas
29:30qu'ils avaient envie
29:31de voir le régime iranien
29:32toujours en place
29:33avec des négociations
29:34qu'on aurait pu les maintenir
29:35évidemment
29:36et pareil pour le peuple israélien
29:37on va aller en Israël
29:40ou échanger de régime
29:41parce qu'ils ne veulent pas
29:42avoir tous les mois
29:42accourir sous les abris
29:43donc échec
29:44c'est toujours dommage
29:46mais en même temps
29:46c'était sûr
29:48et finalement
29:49pour certains peuples
29:50c'est peut-être un mal
29:50pour un bien
29:51et c'est sûr qu'on pense
29:52aux Iraniens
29:53qui ont payé un lourd tribut
29:55puisque le régime de Mola
29:57les a frappé très fort
29:58dès qu'ils ont voulu
29:59bouger le petit doigt
30:00selon qu'on puisse dire
30:01Roland très rapidement
30:02rapidement
30:03on avait oublié
30:04de dire que
30:06J.D. Vance
30:07malgré son hostilité
30:08au conflit
30:10oui c'est important
30:11en revanche
30:12il y avait
30:12les Iraniens
30:13le fils de Donald Trump
30:14lui il était plutôt pauvre
30:16mais on a oublié
30:17que c'était un dur aussi
30:18et qu'il n'allait pas
30:21se coucher aussi facilement
30:22après
30:24ce sont des négociations
30:25alors on va voir
30:25si c'est le feu dur
30:27mais bon
30:27c'est un premier round
30:28le point positif
30:29c'est que
30:29c'est la première fois
30:30depuis de nombreuses années
30:31que des officiels américains
30:33rencontrent des officiels iraniens
30:34ça ça s'était pas fait
30:35depuis je crois
30:36avant la révolution
30:37donc ça c'est le point positif
30:38mais je suis plutôt pessimiste
30:40parce que bon
30:41les deux positions
30:43pour l'un et pour l'autre
30:45parties ne sont pas tenables
30:47quoi
30:47donc comme vous l'avez dit
30:49un rendez-vous important
30:50mardi à Washington aussi
30:51entre les Libanais
30:54et les Israéliens
30:55vous l'avez dit Yves
30:57on va prendre les directions
30:58vous connaissez mon programme par cœur
30:59on va prendre les directions
31:00vous faites des transitions
31:01en plus
31:02vous êtes formidable
31:03on va prendre les directions
31:04d'Israël
31:05et on va retrouver
31:05à Netanyah
31:07Régine Delfour
31:08et Charles Baget
31:08bonjour Régine
31:09merci d'être avec nous
31:10avant de revenir
31:11sur l'échec de ces négociations
31:13au Pakistan
31:13je le disais
31:14j'aimerais que vous nous fassiez
31:15un petit peu
31:15un point complet
31:17sur cette grogne
31:18qui ne cesse de monter
31:19autour du Premier ministre
31:20Benyamin Netanyahou
31:21Régine
31:25oui
31:26bonjour Thierry
31:27écoutez
31:27cette grogne
31:28elle monte
31:29pour certains
31:29depuis le début de la guerre
31:31et puis surtout
31:32avec l'annonce
31:33de ce cessez-le-feu
31:34il y a eu d'abord
31:35l'opposition
31:36notamment
31:36Yair Lapid
31:37qui s'est longuement
31:39exprimé
31:40puis aussi
31:40l'ancien Premier ministre
31:42Naftali Bennett
31:43tous deux
31:43dénoncés
31:44donc
31:44à un nom
31:46en fait
31:46le fait que
31:48Benyamin Netanyahou
31:49a été obligé
31:50d'accepter ce cessez-le-feu
31:51puisqu'on parle maintenant
31:52Donald Trump
31:53l'aurait appelé
31:53même pas une heure
31:54avant cette annonce
31:55et que en fait
31:56tous les objectifs
31:58n'auraient pas été faits
31:59alors il y a à Tel Aviv
32:01beaucoup de manifestations
32:02où en fait
32:02les Israéliens
32:03certains Israéliens
32:05en fait
32:05dénoncent le fait
32:06d'une guerre
32:07pour au bout du compte
32:09pourquoi exactement
32:10puisqu'on ne sait pas
32:11si le programme
32:12des missiles balistiques
32:13a bien été détruit
32:15on ne sait pas
32:15si le nucléaire enrichi
32:18a bien aussi été détruit
32:19on sait qu'il y a
32:20440 kilos
32:20qui sont en Iran
32:22on ne sait pas exactement
32:23ce qu'il en est
32:23et puis
32:24et puis surtout
32:24c'est cette question
32:25qui interroge
32:27beaucoup les Israéliens
32:28qu'en est-il
32:29du peuple iranien
32:30puisque la guerre
32:31au début
32:31elle était surtout
32:32pour cela
32:32pour que le peuple iranien
32:34puisse se soulever
32:34et là
32:35tout le monde a peur
32:36en fait
32:36que les choses
32:37empirent pour le peuple iranien
32:39Je disais
32:40c'est important
32:40de penser au peuple iranien
32:41qui a payé
32:42un lourd tribut
32:42au moment de ces révoltes
32:44question
32:44justement
32:45comment était vécu
32:46cet échec
32:47des négociations
32:49j'utilisais le terme
32:50chronique
32:50d'un échec
32:52annoncé
32:52comment c'est vécu
32:53en Israël
32:53ma chère régine
32:58Mais écoutez Thierry
32:59en fait
32:59personne ne croyait
33:00vraiment
33:00à ces négociations
33:03à quelque chose
33:04qui aboutisse
33:04puisque vous l'avez dit
33:05en plateau
33:06et on vous le dit
33:07depuis plusieurs jours
33:08en fait
33:08il y a quand même
33:09des points
33:09qui ne sont pas du tout
33:10réalistes
33:11notamment
33:12un cessez-le-fait
33:13avec le Hezbollah
33:14ou alors
33:15le fait de permettre
33:16à l'Iran
33:17de continuer
33:17à enrichir
33:18de l'uranium
33:19ou encore
33:19ce programme
33:20de missiles balistiques
33:22tout ça
33:22c'est juste
33:23pas possible
33:24donc pour
33:25les Israéliens
33:26alors
33:27excusez-moi
33:28parce qu'il y a du monde
33:28il y a juste du monde
33:29à côté
33:30qui perturbe
33:31un peu le direct
33:33et donc
33:34voilà
33:35la question
33:36en ce moment
33:36pour les Israéliens
33:37c'est quand est-ce
33:38que la guerre
33:40va reprendre
33:40est-ce qu'elle
33:41va reprendre
33:41et de quelle
33:42manière va-t-elle
33:43reprendre
33:44est-ce que
33:44cette nuit
33:45en fait
33:47Israël va être
33:48bombardé
33:48ou alors
33:49est-ce que
33:50Donald Trump
33:51va plutôt se focaliser
33:52sur le détroit d'Hormuz
33:53tout le monde
33:54attend cela
33:54et puis il y a aussi
33:55ce point
33:56Thierry
33:56c'est qu'en fait
33:57tout le monde
33:57attend aussi
33:58ces négociations
33:59mardi à Washington
33:59entre le Liban
34:01et Israël
34:02merci
34:03merci beaucoup
34:03pour ce point
34:04très précis
34:04et conditions
34:05un peu difficiles
34:05évidemment
34:06pour réaliser ce direct
34:07et je le comprends
34:07mais vous avez tenu
34:09comme toujours
34:09d'ailleurs ma chère Régine
34:10Régine Delfour
34:11avec Charles Baget
34:12cette information
34:13que je vous soumets
34:14également
34:15je la découvre
34:16en même temps que vous
34:16c'est une dépêche
34:17de l'agence France-Presse
34:18Vladimir Poutine
34:20se dit prêt
34:20à participer
34:21à une médiation
34:21au cours d'un échange
34:22avec le président
34:23iranien
34:24donc Vladimir Poutine
34:25qui a envie
34:26de jouer un rôle
34:27dans cette médiation
34:28on va changer de sujet
34:29au moins que vous vouliez
34:30réagir sur les propos
34:31de Régine
34:34juste un mot
34:34peut-être expliquer
34:35bien sûr
34:36qu'on comprend
34:36la position
34:36des Israéliens
34:37qui lorsqu'on sait
34:39qu'ils vivent
34:39depuis un mois et demi
34:41juste à côté
34:41d'un abri
34:42que les enfants
34:42ne vont pas à l'école
34:43on a vu
34:43on est dimanche
34:44le dimanche
34:44en Israël
34:45il y a l'école
34:45là derrière
34:46on voyait
34:47il y avait des enfants
34:47ils ne vont pas à l'école
34:48on ne peut pas aller
34:49dans un temps commercial
34:49parce qu'on ne peut pas
34:50trop s'éloigner
34:50d'un abri
34:51ni à la plage
34:51ni à rien
34:52l'économie
34:52est à l'arrêt
34:54donc évidemment
34:54que les Israéliens
34:55veulent en finir
34:56avec le régime
34:56et pas autre chose
34:57allez on change
34:58de sujet
34:58à moins que vous vouliez dire
34:59pardonnez-moi
35:01surtout il y a une fatigue
35:02psychologique
35:02l'effet de Rappau
35:03est toujours là
35:04en Israël
35:04il y a une fatigue
35:06psychologique
35:07physique
35:08mais surtout
35:08je pense que
35:10la majorité
35:10des Israéliens
35:11au-delà
35:11des disputes
35:13politico-politiciennes
35:14c'est qu'ils pensent
35:16que s'il y a une trêve
35:17s'il y a un traité
35:18de paix
35:19ou du moins
35:20une parenthèse
35:21on va remettre ça
35:22encore dans 6 mois
35:23dans un an
35:24et ça c'est ceux
35:24qui ne veulent pas
35:25ils sont persuadés
35:26que ça va
35:26c'est repousser
35:29c'est repousser encore une fois
35:31l'échéance
35:31de notre conflit
35:32on l'a dit
35:33c'est vrai
35:33j'ai souvent reçu ici
35:34Sarah Doraghi
35:35notre consoeur
35:35franco-iranienne
35:36d'Europe 1
35:37et négocier avec les Molas
35:39on sait très bien
35:40que c'est juste impossible
35:41et on pense aux Iraniens
35:42aux Iraniennes
35:43ils n'ont pas envie
35:43que le régime des Molas
35:44quoi qu'il arrive
35:44demeure
35:45ils ont juste envie
35:46qu'ils déguerpissent
35:46voilà
35:47c'est clair
35:49surtout que les Israéliens
35:50ils sont encore persuadés
35:51alors ils ne pensent pas
35:52à un changement de régime
35:53les Israéliens
35:54mais je pense également
35:55aux Israéliens
35:55et les Israéliens
35:56ils sont persuadés
35:57que c'était encore
35:58quelques temps
35:58pour les faire craquer
36:00bon on ne sait pas
36:00mais c'est peut-être
36:01une vision qui est possible
36:03un craquement
36:04tout se jouera
36:05sur l'économie
36:05donc là
36:07s'il y a un accord de paix
36:09on va redonner
36:10un second souffle économique
36:11au Molas
36:11et ils ont raison
36:13les Israéliens
36:13de le dire
36:13on va repousser
36:14les gérances
36:15un péage
36:17et évidemment
36:18c'est une manne
36:20tout est là
36:20c'est le nœud du problème
36:21le réarmé etc
36:22le nœud du problème
36:23c'est l'argent
36:24si on leur donne
36:24un second souffle financier
36:26c'est terminé
36:27on est d'accord
36:27on va changer de sujet
36:28retour en France
36:29avec cette image
36:30et ce sujet à Montpellier
36:32ce qui s'est passé
36:32dans un établissement
36:34plutôt dans un quartier calme
36:35on l'évoquait hier
36:36dans nos émissions
36:38c'est totalement lunaire
36:39un enseignant
36:40jeté au sol
36:41frappé
36:42alors tout est filmé
36:43évidemment
36:43parce que maintenant
36:43on filme tout
36:45on va y revenir
36:47dans quelques instants
36:47avec Maxime Ropère
36:48qui est vice-président
36:49du SNAL
36:50qui réagira
36:50mais on voit tout ça
36:52et rappel des faits
36:53avec Nicolas Roger
36:57un professeur
36:58jeté au sol
37:00par des lycéens
37:03l'agression
37:04filmée
37:05se déroule
37:06dans les couloirs
37:06d'un lycée Montpellier
37:08les images montrent
37:10le professeur
37:10s'avancer vers un élève
37:12téléphone à la main
37:12selon les informations
37:15d'un quotidien régional
37:16le professeur
37:18aurait fait une demande
37:19à des élèves
37:19face à leur refus
37:21d'obéir
37:21le professeur
37:22les aurait sommé
37:23de décliner leur identité
37:24mais une fois encore
37:26les élèves refusent
37:27le professeur
37:28saisit alors son téléphone
37:30pour les identifier
37:31en les photographiant
37:32c'est à ce moment là
37:33que l'un des élèves concernés
37:35tente d'arracher
37:36le téléphone
37:36de l'enseignant
37:37en réponse
37:38le professeur
37:39assène une gifle
37:40au lycéen
37:41plusieurs élèves
37:42se jettent alors
37:43sur l'enseignant
37:43lui infligeant des coups
37:45et le projetant au sol
37:46le syndicat national
37:48des lycées et collèges
37:50demandent des sanctions fortes
37:52à l'encontre de tous
37:53les élèves présents
37:54dans la vidéo
37:55il faut que ce soit
37:55l'institution qui porte plainte
37:57et pas l'enseignant
37:59parce que je commence
37:59à avoir des parents
38:00qui commentent en disant
38:02oui ils n'avaient pas
38:02à se défendre
38:03à mettre une gifle
38:04il est par terre
38:05on a des gamins
38:06qui sont en train
38:06de filmer
38:07qui rigolent
38:07il faut que ces élèves
38:09aussi soient sanctionnés
38:10pour complicité
38:11ils sont en train
38:12de filmer
38:12alors qu'on a un professeur
38:14de l'éducation nationale
38:15représentant de l'état
38:16qui est à terre
38:17et qui se fait frapper
38:19les services de l'éducation nationale
38:21ont ouvert une enquête
38:22à l'heure actuelle
38:23deux élèves
38:24ainsi que le professeur
38:26sont temporairement écartés
38:27de l'établissement
38:28jusqu'à vendredi inclus
38:30voilà
38:34ce membre du SNALC
38:35de Montpellier
38:35témoignage très fort
38:36hier c'était dans
38:37dans Millinews
38:38on le sentait remonter
38:39et en fait c'est vrai
38:40que j'ai fait une interview
38:41assez longue
38:41beaucoup plus longue
38:42que je l'imaginais
38:43mais il a dit tellement
38:44de choses vraies
38:44et ce qui est terrible
38:45c'est que
38:46le rectorat de l'académie
38:48de Montpellier
38:48évoque une
38:50altercation
38:50altercation
38:52juste une altercation
38:54on voit qu'il n'est pas
38:55il n'est déjà pas couvert
38:56par l'académie
38:57alors c'est vrai
38:58il faut quand même
38:58regarder
38:59mener une petite enquête
39:00il y a quand même
39:01cette gifle qui est donnée
39:01donc je pense
39:02qu'il faut recontextualiser
39:03mais enfin
39:04quoi qu'il arrive
39:04on voit la violence
39:06et la suite de la scène
39:07c'est juste inacceptable
39:08il n'y a plus aucune limite
39:09de la part de ses élèves
39:11plus aucun respect
39:11plus aucune limite
39:12à la violence
39:13c'est complètement désinhibé
39:14on peut s'en prendre
39:15à un professeur
39:16comme si vous en preniez
39:17à n'importe qui d'autre
39:17et d'ailleurs on ne ressemble
39:18à personne
39:19mais là c'est vraiment
39:20juste incroyable
39:21et c'est un lycée
39:22qui est plutôt dans une zone
39:24tranquille
39:24oui tranquille
39:24on verra quelles seront
39:26les sanctions
39:26on nous dit qu'ils vont
39:27être renvoyés
39:28moi j'estime qu'un renvoi
39:30ne suffit pas
39:30lorsqu'on s'en prend
39:31physiquement comme ça
39:32à un professeur en plus
39:33ce sont des violences
39:35volontaires
39:36en réunion
39:36c'est passible
39:37jusqu'à 3 ans de prison
39:38donc il faut qu'il y ait
39:39une réponse pénale
39:40ceux qui filment aussi
39:41et ceux qui filment
39:42ceux qui filment
39:43si on considère
39:44que ce professeur
39:45et quand on voit
39:46les images
39:47était en danger
39:48et que l'on peut agir
39:49et qu'on n'agit pas
39:50qu'on préfère filmer
39:51on est passible du délit
39:52de non-assistance
39:52à personne en danger
39:53qui peut encouer
39:54jusqu'à 5 ans de prison
39:55il faut que les gens comprennent
39:56que lorsqu'il y a quelque chose
39:57qui se passe devant soi
39:58on avait vu aussi
39:59à Crambantana
40:00dans un autre registre
40:01et qu'on peut aider
40:02et qu'on préfère filmer
40:03pour le mettre sur les sociaux
40:04et bien on est passible
40:04d'un délit
40:05donc ça il faut que les gens comprennent
40:07Vous avez très bien mis le doigt
40:10sur le point le plus important
40:11c'est l'impunité
40:11le problème de ce phénomène là
40:15Aujourd'hui je pense
40:16qu'à cette heure-ci
40:17je ne sais pas
40:17mais ces jeunes là
40:18qui ont frappé le professeur
40:19sont peut-être encore couchés
40:20ou alors se prélassent
40:22sous le soleil de Montpellier
40:23mais je ne pense pas
40:24qu'il y ait
40:25alors là il y a une enquête flash
40:26j'ai vu
40:28voilà c'est ça quoi
40:29c'est ça le problème
40:30après voilà la couverture aussi
40:31l'altercation
40:32c'est quand même fort de café
40:35mais voilà
40:35donc c'est toujours la même politique
40:36la politique du pas de vague
40:37mais le problème
40:38c'est que la politique du pas de vague
40:41vient toujours après
40:43un retour de bâton
40:45ça ne marche plus quand c'est filmé
40:46et surtout un raz-de-marée
40:48de violence
40:49Alors on est avec Maxime Gropère
40:51et je termine autour de table
40:52avec vous évidemment
40:53Jonathan et Florian
40:55vice-président du SNALC
40:57bonjour
40:58merci d'être avec nous Maxime
41:00vous l'avez entendu
41:00j'avais votre collègue
41:01de Montpellier
41:02que j'ai interviewé en longueur
41:03je le disais hier
41:04dans les news
41:05qui a vraiment explosé
41:08qui a été révolté
41:09quelle est votre réaction
41:12parce que évidemment
41:12quand on voit que
41:14le rectorat parle
41:15d'une simple altercation
41:17c'est un peu étonnant
41:18quand on voit cette séquence
41:19c'est étonnant
41:22c'est frustrant
41:23c'est révoltant
41:23parce que vous savez
41:25on est toujours
41:26sur ce phénomène
41:27de pas de vague
41:28ça fait des années
41:29que ça dure
41:29on a eu des ministres
41:31qui avaient affirmé
41:33haut et fort
41:33mettre un terme
41:34à ce pas de vague
41:35je pense notamment
41:35à Gabriel Attal
41:36bon force est de constater
41:38qu'on minimise toujours
41:39ou on cache toujours
41:41ces faits de violence
41:42mon collègue
41:44qui s'est exprimé hier
41:45sur votre antenne
41:46a totalement raison
41:47on ne peut pas
41:48on ne peut plus
41:49accepter
41:50l'intolérable
41:51il est quand même
41:53assez hallucinant
41:54que des élèves
41:55en viennent physiquement
41:57aux mains
41:57avec un enseignant
41:58le moleste
42:00portent des coups
42:02et que derrière
42:03on a bien sûr
42:05des élèves
42:06les auteurs
42:08qui sont pour l'instant
42:09exclus
42:10temporairement
42:11mais surtout
42:11des élèves
42:12qui sont témoins
42:14de la chose
42:15sont témoins
42:16de cette violence
42:17et ne font rien
42:18ne réagissent pas
42:19et vous voyez
42:20il ne faut pas croire
42:21qu'il s'agit ici
42:22d'un incident isolé
42:23parce que la notion
42:25d'établissement tranquille
42:26que l'on entendait encore
42:27à chaque fois
42:29qu'il y a un fait divers
42:29et bien cette notion
42:31d'établissement tranquille
42:32en fait
42:33elle n'existe pas
42:34nous nous sommes
42:35vraiment
42:36pour une réaction
42:37ferme et forte
42:38de la part
42:39de l'éducation nationale
42:41mais aussi
42:42de la part
42:42de la justice
42:43il faut arrêter
42:44avec cette politique
42:45de l'excuse
42:46il faut arrêter
42:48de tout excuser
42:50face à des comportements
42:52qui ne sont pas
42:53ceux
42:53que l'on attend
42:55d'un élève
42:57et votre collègue
42:59du SNALC
43:00parlait également
43:01potentiellement
43:02d'une mobilisation
43:03des élèves
43:05peut-être demain
43:06à lundi
43:07justement
43:07pour venir
43:08en soutien
43:08de leurs collègues
43:10agresseurs
43:11c'est ça qui est terrible
43:12ce qui est absolument
43:15effarant là-dedans
43:16c'est toute cette
43:17instrumentalisation
43:18avec des extraits
43:20vidéos très courts
43:21qui circulent
43:22sur TikTok
43:23Snapchat
43:23et autres
43:24qui en fait
43:26sont diffusés
43:27simplement
43:28pour faire le buzz
43:29mais aussi
43:30je pense
43:31pour essayer
43:32de mobiliser
43:34des jeunes
43:34face aux enseignants
43:36face à l'autorité
43:38des professeurs
43:39et voilà
43:40c'est ni plus ni moins
43:42qu'une tentative
43:43de manipulation
43:44de la part
43:45d'élèves
43:47pour essayer
43:49de renverser
43:50la table
43:50si je puis dire
43:51Merci pour votre témoignage
43:53Maxime Rappert
43:53je rappelle que vous êtes
43:54vice-président du SNALC
43:55syndicat national
43:56des lycées et collèges
43:58désolé
43:58je voulais vous donner la parole
44:00mais nous arrivons au terme
44:02une heure
44:02ça passe très vite
44:03c'est la fin de votre 14-15
44:04c'est toujours un plaisir
44:05d'échanger avec vous
44:06de débattre
44:07merci l'équipe qui m'a entouré
44:08Déborah Asmadja
44:09Tania Tiollet
44:10Nathalie Pelletier
44:11Théo Laborde
44:11Sandra Choumo pour l'information
44:12Louis Lellement pour la programmation
44:15merci aux équipes en OJ
44:16tout de suite
44:17c'est Elodie Huchat
44:18et moi j'aurai le plaisir
44:19de vous retrouver à 17h
44:20pour votre punchline du dimanche
44:22à tout à l'heure
44:22dans 12h
44:23vous voyez
44:25s'il vous plaît
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