- il y a 8 heures
- #midinewswe
Thierry Cabannes reçoit les acteurs de l'info du jour, des experts et nos journalistes dans #MidiNewsWE
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00:00C'est 13h, bonjour, soyez les bienvenus. Je suis très heureux de vous retrouver pour une nouvelle édition de votre
00:00:03midi-news week-end, votre midi-news du vendredi.
00:00:07On a deux heures de reportages, de témoignages et de débats. Je vous présente l'équipe qui m'accompagne dans
00:00:12quelques instants, mais tout de suite, le sommaire de nos deux heures.
00:00:15On va commencer par un sujet qui nous concerne toutes et tous, les prix des carburants.
00:00:20Tiens donc, c'est un week-end de chasse et croisée avec cette crise au Moyen-Orient.
00:00:24Vous l'avez constaté, hélas, les prix aux pompes ont flambé. C'est-news sera au plus près de vous
00:00:29durant ces deux heures.
00:00:30On va vous donner la parole. Avez-vous changé vos programmes de vacances ? Partez-vous moins loin ?
00:00:36Ce sont des questions qu'on va se poser, évidemment, et qu'on posera également à nos invités.
00:00:40Autre signe fort que quelque chose ne tourne décidément pas rond dans notre société, c'est votre morale.
00:00:46Selon l'INSEE, la confiance des ménages français a connu une forte dégradation en avril.
00:00:51Il s'agit de la plus forte baisse depuis mars 2022 et le début de la guerre en Ukraine.
00:00:56On va y revenir avec nos spécialistes.
00:00:58Et puis, on va vous parler aussi de ce plan choc contre la crise du logement.
00:01:02Le gouvernement présente son plan de relance.
00:01:05On sera avec Loïc Quentin, le président de l'AFNAIM, la Fédération Nationale de l'Imbobilier.
00:01:10Il réagira dans notre émission.
00:01:11Et puis, on n'oubliera pas, bien sûr, la situation au Moyen-Orient.
00:01:14Donald Trump, vous le savez, a annoncé une prolongation de la trêve au Liban.
00:01:17En revanche, on ne note pas d'avancée sur l'Iran.
00:01:19On fera un point complet sur la situation avec nos deux spécialistes, Dora Abdelrazik et Harold Iman.
00:01:25Voilà pour le menu.
00:01:26Mais tout de suite, comme d'habitude, vous connaissez la règle.
00:01:29On commence par un tour d'horizon dans l'information.
00:01:31Et c'est avec, comme d'habitude, Sommaya Davidi que je salue en ce vendredi.
00:01:35Bonsoir, Sommaya.
00:01:37Bonjour plutôt, Thierry.
00:01:38Et bonjour à tous.
00:01:40On commence ce journal par les images des obsèques de Nathalie Baye
00:01:44qui se sont tenus en fin de matinée en l'église Saint-Sulpice dans le 6e arrondissement de Paris.
00:01:49Un dernier adieu à la star du cinéma français, décédé la semaine dernière à l'âge de 77 ans,
00:01:54en présence de nombreuses personnalités du cinéma, mais aussi de la culture.
00:01:59Au deuxième jour de son déplacement à Marseille,
00:02:02Sébastien Lecornu s'est rendu au mémorial du génocide armédien de la cité phocéenne
00:02:06pour présider une cérémonie de commémorations.
00:02:10Des commémorations un peu partout en France et dans le monde
00:02:12pour rendre hommage aux plus d'un million de victimes de ces massacres.
00:02:17Et puis l'Allemagne et les Pays-Bas appellent à réduire certaines dépenses
00:02:20dans le futur budget européen, donnant le coup d'envoi à d'intenses discussions
00:02:24entre les 27 réunis en ce moment même à Chypre.
00:02:27Les pays membres de l'UE ont jusqu'au mois de juin pour définir une position commune.
00:02:32Merci, on se retrouve dans 30 minutes précisément.
00:02:35Eh bien voilà, on sera là tout à l'heure.
00:02:37Je vous présente l'équipe qui m'accompagne ce vendredi.
00:02:40Sabouina Majammer, essayiste et sociologue, est avec nous.
00:02:42Bonjour Sabouina.
00:02:43Yves Cara, porte-parole mobilité, Club France.
00:02:46On va parler d'un sujet très préoccupant, le prix des carburants évidemment.
00:02:50Bernard Kouanadat, président de la CPME Paris-Ile-de-France.
00:02:52Soyez-le bienvenue, beaucoup de questions à évoquer ensemble.
00:02:55Et puis Benoît Perrin, directeur général de Contre-Créuble Associé.
00:02:59Parlera du moral des Français, entre autres, mais pas que.
00:03:02Le moral en berne des Français.
00:03:04Hélas, allez, on va débuter, je vous le disais, par un sujet très concernant.
00:03:08Notamment cette période de vacances.
00:03:09C'est un week-end, je vous le disais, de chasser-croiser.
00:03:12Effet direct donc de ce conflit au Moyen-Orient.
00:03:15Les prix ont flambé.
00:03:17On retrouvera dans le courant de notre émission l'une de nos équipes sur le terrain,
00:03:20au plus près de vous.
00:03:21Puisqu'on va vous interroger, savoir quel est votre état d'esprit.
00:03:25Mais on vous a déjà posé un certain nombre de questions ce matin.
00:03:27Écoutez-vous.
00:03:29On essaie de faire un minimum de kilomètres, ce nécessaire.
00:03:32Et puis voilà, je roule moins vite.
00:03:36Puis on attend.
00:03:37Ça monte très vite, ça baisse très lentement.
00:03:39Mais bon, tout le monde le dit.
00:03:41Après, on verra.
00:03:42On fait avec, on n'a pas trop le choix.
00:03:43Donc on essaie de limiter nos déplacements.
00:03:46Mais là, ça a un déplacement à faire.
00:03:47Donc on n'a pas le choix.
00:03:48Il faut que je le fasse.
00:03:50Ça tape dans le budget.
00:03:51Mais voilà, c'est tout.
00:03:52Malheureusement, on subit ce qui se passe à l'étranger.
00:03:55On ne peut rien faire.
00:03:56De toute façon, il faut juste subir.
00:03:58Donc on subit.
00:03:59Voilà, Yves Cara, on n'a pas d'autre choix.
00:04:02On subit.
00:04:03Et on risque de subir longtemps.
00:04:04Oui, oui, complètement.
00:04:05J'entendais, c'était au début avril, un responsable de TomTom, la société TomTom,
00:04:10qui donnait une évaluation de tous ceux qui sont abonnés sur les déplacements.
00:04:16Il n'y avait pas de baisse de déplacement.
00:04:17Vous voyez, ça, c'était en mars.
00:04:19Et pour le carburant, c'est pareil.
00:04:21On avait 1% de consommation en plus en mars par rapport à 2025.
00:04:24Donc ça n'a rien changé.
00:04:26Ça va commencer à bouger et à diminuer.
00:04:28Je pense avril, mai, juin, si les prix continuent à être comme ça.
00:04:31En mars, ça n'a pas été le cas, mais c'était juste le début.
00:04:34Donc là, ça va certainement commencer à faire baisser les déplacements.
00:04:39Alors, comment réduire le coût ?
00:04:41Entre une conduite nerveuse et une conduite raisonnable, sage, calme, on va dire éco-conduite,
00:04:47il peut y avoir jusqu'à 20% de consommation.
00:04:50Donc on peut amortir ce coût.
00:04:52Rouler un petit peu moins vite, il faut reconnaître.
00:04:53Si on est sur l'autoroute, 110 au lieu de 130, on consommera un petit peu moins.
00:04:57Ce sera plus long, mais on consommera un petit peu moins.
00:04:58Voilà, il faut essayer de réduire ça, vérifier la pression de ses pneus.
00:05:01Voilà, c'est quelques pourcents qu'on peut gagner.
00:05:04Le filtre à air, ça vous paraît bizarre, mais le filtre à air, s'il est encrassé,
00:05:08le moteur force un petit peu plus.
00:05:09Voilà, il faut essayer de gratter un petit peu partout pour, en attendant que ça redescende,
00:05:13en espérant que ça redescende rapidement.
00:05:15Mais j'ai écouté l'autre jour sur une radio périphérique,
00:05:18des témoignages de gens qui allaient dans des campings au plus proche de chez eux.
00:05:22Évidemment, alors avec le temps qu'il fait, c'est vrai que la tentation de la mer est puissante.
00:05:29Maintenant, pour faire baisser un petit peu le niveau d'anxiété,
00:05:33évidemment, c'est toujours trop.
00:05:34D'abord, il y a la barre symbolique des 2 euros.
00:05:35Voilà, pour ça que Total l'a bien compris, ils ont mis un 99 parce qu'il y a cette
00:05:39barre symbolique.
00:05:40Maintenant, en étant très concret, passer de 1,70 à 2,20, c'est énorme, un litre.
00:05:46C'est 50 centimes.
00:05:4750 centimes sur un kilométrage moyen, c'est 1000 kilomètres par mois,
00:05:51voilà à peu près, ça fait 12 000 par an.
00:05:52Ça fait, sur une voiture qui consomme 6, 7 litres, on va dire 60 litres.
00:05:5660 litres, ça fait 30 euros dans le mois.
00:05:59Donc je pense que l'impact psychologique est très fort quand on passe les 2 euros, et on a raison.
00:06:03Mais l'impact sur le porte-monnaie, même si 30 euros, c'est beaucoup plus, bien évidemment, à dépenser et
00:06:08que ce n'est pas bien,
00:06:09n'est pas aussi fort, vous voyez.
00:06:10Et on va parler du moral des Français, et je pense que ça impacte énormément le moral,
00:06:15sûrement plus que la réalité du porte-monnaie.
00:06:17Alors vous savez, moi je roule en scooter 3 roues, j'ai fait le plein hier soir.
00:06:20J'étais vraiment au niveau 0 de chez 0, et c'est la première fois où, évidemment, ça me coûtait,
00:06:25en gros,
00:06:26ça me coûte à peu près entre 15 et 17 euros.
00:06:28J'étais à 23 euros.
00:06:29J'étais à plus de 23 euros hier soir.
00:06:32Et c'est la première fois que je peux aussi cher mon plein d'essence sur mon scooter.
00:06:35Juste sur l'impact, si vous le permettez, il y a eu un très beau reportage qui a été diffusé
00:06:41hier.
00:06:43Benoît Perrin intervient intelligemment dedans.
00:06:47Comme toujours d'ailleurs.
00:06:48On voit bien, justement, il faut faire attention, je le dis, parce qu'il y a des salariés qui sont
00:06:53au SMIC.
00:06:55Il y avait une salariée dans ce reportage qui fait une heure et quart de trajet pour venir travailler.
00:06:59Une heure et quart de trajet pour y aller.
00:07:02Elle est à 80 centimes de dépassement par jour, c'est-à-dire qu'elle a une enveloppe parfois de
00:07:0620 euros.
00:07:07Et quand elle fait 20 euros via ou 80, pour ceux qui ont regardé le reportage, c'est extrêmement poignant.
00:07:11Donc c'est vrai que certains, 30 euros, ce n'est pas grand-chose, mais certains, 1 euro de plus,
00:07:18c'est déjà trop.
00:07:19Parce que le soir, après, on priorise les enfants quand il y en a.
00:07:24Sinon, on ne se nourrit pas.
00:07:26Et donc, cette situation, elle est quand même catastrophique pour beaucoup d'une partie de nos retraités.
00:07:34de nos jeunes familles monoparentales qui sont parfois isolées et qui ne sont pas dans les grandes villes
00:07:40où ils n'ont pas de choix que de se déplacer.
00:07:43Et ces restes, cet euro supplémentaire ou ces dizaines d'euros supplémentaires,
00:07:47elle est toujours trop dans un mois qui, vers le 20, est déjà bien engagé.
00:07:53Alors, je suis d'accord, mais ce que disait Yves, je n'ai pas dit que ce n'était pas
00:07:56grand-chose.
00:07:57J'ai dit qu'il y avait, je pense, un très grand différentiel entre l'anxiété que ça a créé
00:08:01et effectivement, ces dépenses qui sont toujours trop.
00:08:03Et c'est pour ça que les 20 centimes, d'ailleurs, pour les gros rouleurs par litre,
00:08:08ça va faire du bien et on va revenir à un niveau, entre parenthèses, raisonnable,
00:08:11même si 2 euros, c'est toujours trop.
00:08:12Mais là où je suis d'accord avec vous, c'est qu'il y a des capes.
00:08:14Et moi, hier soir, je me suis dit, ah, je franchis un cap.
00:08:1623 euros, je me suis dit, il y a un cap psychologique.
00:08:19Je sais combien je mets régulièrement.
00:08:20Moi, je roule beaucoup dans pareil avec mon scooter.
00:08:24Et là, je l'ai constaté.
00:08:25Et vraiment, vous dites, les choses ont changé.
00:08:28Le sujet, il me semble que c'est précisément la fracture territoriale
00:08:34et la rupture d'égalité de l'ensemble des citoyens français
00:08:38devant l'augmentation du prix de gasoil.
00:08:41Nous, nous avons la chance d'habiter en métropole, voire dans une grande région.
00:08:46Mais comme l'a justement dit Bernard tout à l'heure,
00:08:49hier, ce n'étaient pas les personnes qui habitent les centres-villes boboisés
00:08:53qui témoignaient, c'était la France dite périphérie, la France des dépossédés.
00:08:58Et si aujourd'hui, il n'y a pas un réel plan, une réelle rupture,
00:09:02en tout cas une réelle perspective de baisse du litre d'essence,
00:09:06ça va conduire à quoi ?
00:09:07Ça va conduire à une espèce de rétrécissement du périmètre de nos vies,
00:09:11un rétrécissement de nos compétences sociales,
00:09:14un rétrécissement de nos budgets, des priorités, des hiérarchies,
00:09:17de priorités qu'on va devoir opérer.
00:09:19Plutôt que de manger, on va plutôt mettre de l'essence.
00:09:22Plutôt que de mettre de l'essence, on va manger.
00:09:24Vous voyez, donc c'est en réalité plusieurs facteurs
00:09:26qui aujourd'hui conduisent à cette France en berne,
00:09:29cette France des démoyennisés, cette France des dépossédés,
00:09:32qui compte leurs centimes.
00:09:33Hier, j'ai regardé le reportage, en effet, cette femme
00:09:36qui avait simplement 20 euros pour mettre de l'essence,
00:09:40qui a vu le prix dépasser de 80 centimes,
00:09:42a dû appeler son patron pour qu'il lui fasse un accompte sur place.
00:09:46Donc c'est la réalité aujourd'hui des Français.
00:09:48Et on voit bien qu'il y a une espèce de vraie fracture territoriale
00:09:52et une vraie fracture entre le peuple et ses élites
00:09:54qui n'arrivent toujours pas à comprendre que les taxes
00:09:57dont l'État bénéficie sur le prix de l'essence
00:10:00doivent être réduites pour tous.
00:10:02Benoît, je vous donne la parole tout de suite,
00:10:03mais je voulais vous montrer un exemple concret.
00:10:04Vous allez agir également.
00:10:05C'est pas simplement sectoriel ou catégoriel pour les infirmiers
00:10:08ou les personnes qui sont conducteurs
00:10:11ou les agriculteurs pour tous les Français.
00:10:12Exemple très concret sur le reportage.
00:10:14Les infirmiers libéraux qui sont exclus visiblement des aides sur l'essence
00:10:18face aux difficultés économiques.
00:10:19Regardez ce reportage de Stéphanie Rouquier
00:10:22qui a rencontré l'un d'entre eux.
00:10:23Et puis je vous fais réagir Benoît, juste après.
00:10:27Ils sont 132 000 en France
00:10:29et se disent aujourd'hui les oubliés du gouvernement.
00:10:32Les infirmiers libéraux parcourent chaque jour
00:10:35des dizaines de kilomètres
00:10:36pour se rendre au chevet de leurs patients.
00:10:38Beaucoup roulent énormément
00:10:40puisque ça peut être jusqu'à 200-300 km par jour.
00:10:42Et puis pour les autres, quand on travaille en ville,
00:10:44c'est quand même du temps dans la voiture à cause des embouteillages.
00:10:48Ces grands rouleurs subissent la hausse des prix des carburants
00:10:50mais n'entrent dans aucune catégorie professionnelle
00:10:53éligible aux aides de l'État.
00:10:55Aucune aide sur les infirmiers libéraux.
00:10:56Complètement injuste.
00:10:57Ils ont le sentiment d'être méprisés par le gouvernement
00:11:00puisque quand trois fois il y a des aides qui sont annoncées
00:11:03et trois fois les infirmiers ne sont pas dedans,
00:11:05on considère que c'est un acte délibéré politique.
00:11:09Bonjour, c'est l'infirmier.
00:11:10Il touche une indemnité forfaitaire de déplacement
00:11:13de 2,75 euros brut par intervention.
00:11:17A titre de comparaison, un médecin perçoit environ 10 euros
00:11:20pour le même acte.
00:11:21En parallèle, ces infirmiers libéraux font face
00:11:24à une forte hausse de leurs charges.
00:11:26À force, avec toutes les charges qu'augmentent
00:11:28et maintenant le carburant qui augmente lui aussi,
00:11:32oui, c'est de travailler à perte au moins sur les déplacements
00:11:36mais de plus en plus travailler avec très peu de revenus.
00:11:41Avant d'engager une mobilisation d'ampleur,
00:11:43ils espèrent être entendus par le gouvernement
00:11:45et obtenir des carburants exonérés de charges.
00:11:50Là, c'est un exemple concret parce que lui, il en fait des kilomètres.
00:11:55Alors, il en fait des kilomètres et en plus,
00:11:57il a un énorme inconvénient par rapport à d'autres professions,
00:11:59c'est qu'il est dans une profession dans laquelle les tarifs sont réglementés.
00:12:03C'est-à-dire qu'en fait, lui, il a une augmentation des charges
00:12:05mais il ne peut pas augmenter le coût de sa prestation
00:12:08puisqu'encore une fois, c'est encadré par la Sécurité sociale.
00:12:10Donc, c'est comme les taxis.
00:12:12Les taxis, les prix sont réglementés
00:12:13donc il ne peut pas, en quelque sorte,
00:12:16augmenter le coût de ses prestations.
00:12:17Donc, ce qui est une vraie difficulté.
00:12:19Alors, ce qu'il faut bien dire, je crois,
00:12:21c'est qu'en plus, en quelque sorte,
00:12:22c'est la goutte qui fait déborder le vase.
00:12:23C'est-à-dire qu'on est dans un contexte explosif.
00:12:26Un, les salaires n'augmentent quasiment plus
00:12:27depuis à peu près 15 ans.
00:12:29On est à peu près à une augmentation de 1% par an depuis 15 ans.
00:12:32Au lendemain de la guerre, on était plutôt entre 4 et 6%.
00:12:34Donc, les salaires n'augmentent plus.
00:12:36Deux, on sait que le travail ne paie plus
00:12:39notamment parce que les charges sociales sont extrêmement importantes.
00:12:42Il faut rappeler quand même que quand vous coûtez 100 à votre employeur,
00:12:45le salarié n'en touche que 50.
00:12:46Vous voyez, il y a 50 euros, en quelque sorte, qui disparaissent.
00:12:49Troisième élément de grogne sociale,
00:12:52c'est qu'en plus, les Français ont bien le sentiment
00:12:55que l'argent qu'on leur prélève
00:12:57ne sert pas à améliorer les services publics.
00:12:59On voit bien que tout se dégrade.
00:13:02Que ce soit l'hôpital, que ce soit la police,
00:13:03que ce soit l'école, tout se dégrade.
00:13:06Et il faut bien expliquer
00:13:07où va l'argent qu'on prélève aux Français.
00:13:10Où va l'argent supplémentaire qu'on prélève aux Français ?
00:13:12Ça va dans la sphère sociale.
00:13:13Et donc, c'est pour ça que vous nourrissez cette grogne
00:13:16et cette grogne des Français qui travaillent,
00:13:18qui se laissent...
00:13:18Ce deux poids, deux mesures.
00:13:19C'est parce qu'ils ont le sentiment, effectivement,
00:13:20qu'en fait, en quelque sorte, il y a une injustice criante
00:13:24avec des gens qui ont, sans travailler,
00:13:26un montant certain à la fin du mois
00:13:28et qu'eux qui travaillent n'ont pas assez à la fin du mois.
00:13:30Et donc, quand vous rajoutez le prix du pétrole,
00:13:34le prix du carburant qui augmente,
00:13:36eh bien, vous êtes au bord d'une explosion sociale
00:13:38parce que les gens n'en peuvent plus.
00:13:39Alors, conséquence de tout ça,
00:13:40c'est le moral des Français.
00:13:42Imaginez-vous qu'il est en berne.
00:13:44Ce n'est pas une surprise en soi.
00:13:45C'est l'INSEE qui le dit.
00:13:47La confiance des ménages français a connu une forte dégradation en avril.
00:13:50C'est d'ailleurs, et c'est important, la plus forte baisse depuis mars 2022,
00:13:56le début de la guerre en Ukraine.
00:13:58Émilie Dubot, qui prépare cette émission à mes côtés,
00:14:00vous met les chiffres importants à retenir.
00:14:03La confiance des ménages a fortement dégradé en avril.
00:14:06Et comment peut-il en être autrement, finalement ?
00:14:10Tout s'enchaîne, en fait.
00:14:11En fait, tout s'enchaîne.
00:14:12Et on a l'impression que c'est un couloir noir sans fin.
00:14:15C'est-à-dire qu'on voit bien que l'économie est à l'arrêt.
00:14:17On voit bien que la guerre, a priori, n'est pas prête de s'arrêter.
00:14:20On voit bien que le prix du carburant est quand même très fluxiant.
00:14:23Et donc, on ne voit pas venir une baisse.
00:14:25Il faut quand même rappeler que nos voisins européens,
00:14:27ils ont baissé quand même considérablement les taxes.
00:14:29Et donc, du coup, ça a donné une espèce de pensant.
00:14:31Mais ils avaient les moyens de le faire.
00:14:32Pas nous.
00:14:33Ce n'est pas qu'on n'a pas les moyens de le faire, si je peux me permettre.
00:14:35Je pense qu'on ne prend pas les moyens de le faire.
00:14:37On ne se donne pas les moyens.
00:14:38Pourquoi ?
00:14:39Parce que ce qu'ont fait nos voisins européens,
00:14:40c'est qu'ils ont baissé les taxes et ils ont baissé les dépenses.
00:14:43Nous, ce qu'il faudrait effectivement faire, c'est la même chose.
00:14:45C'est-à-dire, on se dit, voilà, on donne de l'oxygène aux Français
00:14:48en se privant d'une partie des recettes.
00:14:50Mais la contrepartie, pour ne pas encore dégrader nos finances publiques,
00:14:53que ce soit déficit ou que ce soit la dette,
00:14:54il faut qu'on trouve des économies ailleurs.
00:14:56Et le gouvernement peut prendre, en fait,
00:15:00décider de faire des économies, pour vous donner un chiffre très simple,
00:15:03à peu près à hauteur de 10 milliards, sans passer par le Parlement.
00:15:06Donc, vous voyez, par simple décret d'annulation de crédit,
00:15:09il est possible de faire des économies.
00:15:11Donc, très concrètement, l'argument qu'on se dit,
00:15:13on ne peut pas faire d'économies parce qu'on n'a pas de majorité à l'Assemblée,
00:15:17c'est un mauvais argument parce que les textes permettent au gouvernement,
00:15:21par décret, de faire des économies sans passer devant le Parlement.
00:15:24Donc, c'est vraiment, me semble-t-il, une lâcheté politique
00:15:26que de dire, effectivement, qu'on va baisser les dépenses.
00:15:30Et ça, il faut le dire aux Français, parce que ça, ils n'en ont pas conscience.
00:15:32Eh bien, exactement. Ils n'en ont pas conscience.
00:15:34Et il faut répéter qu'encore une fois, les gouvernements étrangers l'ont fait.
00:15:37Donc, il n'y a aucune raison qu'en France, on soit exonéré, en fait,
00:15:41de ce mot économie dont on peut penser qu'il a quasiment disparu
00:15:45de la vie politique française.
00:15:46Oui, mais à force de créer ce type de situation,
00:15:49on peut aller jusqu'à l'explosion, quand même.
00:15:51Parce qu'en eux, les Français vont dire stop.
00:15:53En tout cas, les Français, effectivement, qui travaillent,
00:15:55les Français méritants, effectivement, ils en ont marre.
00:15:58Comme vous le savez, un exemple très simple,
00:16:00l'impôt sur le revenu, par exemple, est payé par à peu près 47% des ménages.
00:16:05Donc, autrement dit, vous en avez maintenant une minorité
00:16:08qui paie l'impôt sur le revenu.
00:16:10Et plus le temps passe, moins vous en avez, en plus.
00:16:12Et plus le temps passe, plus la collecte est concentrée sur les mêmes.
00:16:15Donc, il faut faire très, très attention, parce que ceux qui travaillent,
00:16:17ceux qui créent de la richesse, ceux qui se lèvent tôt le matin,
00:16:20eh bien, pour ceux qui peuvent, risquent de partir parce qu'ils en ont marre.
00:16:24Et ceux qui ne peuvent pas partir, risquent de lever le pied
00:16:26parce qu'eux aussi, ils en ont marre.
00:16:28Ils en ont en fait, à quoi ça sert de travailler alors qu'on nous prend tant d'argent ?
00:16:31Bernard ?
00:16:31Oui, le paradoxe, c'est qu'il y a...
00:16:32Vous sentez cette colère grondée et montée ?
00:16:34Bien sûr, parce que la paupérisation, elle gagne ce qui, aujourd'hui, travaille.
00:16:38Et c'est ce qu'on appelle les nouveaux pauvres.
00:16:40Mais c'était un débat qu'on avait eu du temps de Laurent Fabius, déjà.
00:16:44C'est-à-dire que des gens qui travaillent, et beaucoup d'heures,
00:16:46parfois des indépendants, des travailleurs non salariés,
00:16:49mais aussi des salariés qui sont au SMIC,
00:16:52puisque ce sont ceux qui, aujourd'hui, bénéficient d'aide,
00:16:56je parle, le contrat de travail.
00:16:58Et donc, ce sont ceux qui, paradoxalement, fournissent un effort,
00:17:02ont des charges contraintes, mais n'ont pas d'aide,
00:17:04parce qu'ils travaillent, donc ils ne peuvent pas bénéficier.
00:17:06Aide au logement, aide aux mobilités, aide à la crèche,
00:17:10pour le sport des enfants, etc.
00:17:12Donc, il y a une vraie, aujourd'hui, injustice.
00:17:14On travaille, mais on est plus pauvres que ceux qui bénéficient d'un certain nombre d'aides,
00:17:18parce qu'ils sont familles nombreuses, etc., et qu'ils ne travaillent pas.
00:17:21Ça, ça peut être un point de bascule.
00:17:22Bien sûr, ça, c'est le premier point.
00:17:23Et ça nourrit aussi un certain nombre d'extrémismes.
00:17:25Et ça, il faut le reconnaître, de droite, mais aussi de gauche.
00:17:29Attention, il y a, aujourd'hui, beaucoup de ressentiments là-dessus.
00:17:32Une France à plusieurs vitesses, ça a bien été expliqué par Benoît Perrin.
00:17:36Et puis, il y a un décrochage de la confiance des Français
00:17:42dans le gouvernement et la politique.
00:17:44Et ce décrochage, pour moi, je l'apprécie à travers l'échec de la dissolution,
00:17:50c'est-à-dire de l'été 2024.
00:17:52On n'a jamais eu autant de premiers ministres en si peu de temps.
00:17:55On n'a jamais eu autant de budget recalé en si peu de temps.
00:17:59C'est aussi vrai.
00:18:00Et aujourd'hui, on a une gestion des affaires,
00:18:03qui est une gestion qui tire un peu l'aligo.
00:18:08Le plan électrique, par exemple.
00:18:09On tire l'aligo jusqu'à l'élection présidentielle.
00:18:13C'est-à-dire qu'il n'y aura pas de grande réforme.
00:18:15On n'a pas de majorité.
00:18:17C'est des négociations coup par coup.
00:18:18Et les Français, ce n'est pas ce qu'ils aiment.
00:18:21Les Français, ils sont plutôt...
00:18:22Mais ils veulent du concret.
00:18:23Mais ils sont plutôt quand même, j'allais dire, gaullistes.
00:18:25C'est-à-dire qu'ils ont plutôt une majorité, une dynamique.
00:18:28On est pour ou contre une cohabitation.
00:18:30Mais ils ne sont pas dans cette espèce de semoule qu'on rebat et qu'on le répartit.
00:18:36Ce n'est pas, depuis la Ve République, leur vision de la gestion des affaires publiques.
00:18:42Et c'est pour ça qu'aujourd'hui, on est peut-être dans une révolte.
00:18:45En tout cas, moi, je suis sûr, dans beaucoup de résilience et aussi de ressentiment.
00:18:49Samouina ?
00:18:50Je pense que...
00:18:51Je m'adresse à un sociologue, là.
00:18:52Oui, alors je pense que s'il y a une telle baisse du moral des Français,
00:18:57s'il y a autant d'inquiétudes, c'est qu'à la crise économique structurelle que nous connaissons,
00:19:02plus de 3 500 milliards d'euros de dettes, dont plus de 1 300 sous le mandat d'Emmanuel Macron,
00:19:08s'ajoute la volatilité du prix de l'essence.
00:19:10Je pense que ça vient simplement grever, justement, l'inquiétude des Français.
00:19:17Cette fameuse confiance sociale dont parlait Robert Putman,
00:19:21cette espèce de superglue sociétale qui arrive à réunir les citoyens
00:19:26où la coordination sociale ne coûte pas si cher que ça.
00:19:30Aujourd'hui, nous sommes dans les prémices, il me semble,
00:19:32parce que c'est simplement en écueil, je crois, cette histoire du prix du baril d'essence,
00:19:38parce qu'il y a d'autres soucis, comme le rappelait tout à l'heure Bernard.
00:19:42Il y a cette confiance, ce déclin socio-économique,
00:19:45il y a la dessiccation culturelle, la fragmentation identitaire,
00:19:50il y a la perte de confiance, ou en tout cas le manque d'exemplarité des élites,
00:19:56ethno-politiques, qui sont plutôt léthargiques sur le sujet.
00:19:59C'est un moment où on devrait prendre entre guillemets le taureau par les cornes
00:20:03et au moins annoncer une mesure, parce qu'on conjure un destin politique par une méthode.
00:20:09Or là, on voit des politiques qui balbutient, ou parfois qui ferraillent au Parlement
00:20:14pour simplement que les boulangers puissent ouvrir le 1er mai,
00:20:17alors que la situation est dramatique pour un grand, grand, grand nombre de Français.
00:20:22Donc il y a tout un ensemble, toute une kyrielle de problèmes
00:20:26qui, à mon avis, montre ce sondage, moins 5 points en avril,
00:20:31une confiance des ménages, en effet, fortement dégradée,
00:20:34à cause, justement, entre autres, parce que c'est un autre écueil
00:20:37de la puise d'inanimité des élites, qui n'arrivent pas à prendre en main
00:20:41et en compte ce problème du baril de l'essence,
00:20:44parce que c'est le point névragique de la mobilité sociale,
00:20:47et c'est le point névragique du coût de la coordination sociale.
00:20:50Donc on va arriver vraiment à une dessiccation,
00:20:53une fragmentation du tissu social, et c'est très inquiétant
00:20:56puisqu'il y a encore une fois d'autres problèmes à du vent.
00:21:00Et puis on en a parlé ensemble, quand on annonce aux Français,
00:21:02alors qu'ils ont des difficultés pour terminer leur fin de mois,
00:21:05et qu'on leur dit, hé, oyez, oyez, bonnes gens,
00:21:07on va faire de l'électricité, acheter des voitures électriques,
00:21:10c'est super, c'est formidable, avec des plans à 2030.
00:21:13Sincèrement, on se moque de qui, là ?
00:21:15Les voitures électriques, ça peut être très bien dans certains cas.
00:21:17Mais les solutions, on les a,
00:21:19mais le diagnostic est mauvais.
00:21:21Quand on nous dit, l'électrique va tout résoudre,
00:21:24c'est pas vrai, les carburants liquides non carbonés,
00:21:26c'est-à-dire mettre un liquide dans une voiture ou un camion
00:21:28pour qu'il avance, on sait faire,
00:21:29mais il faut développer cette industrie,
00:21:31et on n'en prend pas le chemin, et c'est une erreur fondamentale.
00:21:33Et on est à côté de la plaque.
00:21:35Et du moral des Français,
00:21:37on les prend pour des dindons.
00:21:38Le traitement n'est pas bon.
00:21:39On les prend pour des dindons.
00:21:40Il reste un an, donc il gère les affaires courantes.
00:21:43Avec des projections à 2030, etc.
00:21:46Mais ils ne seront plus là.
00:21:47Alors, ils ne seront plus là.
00:21:48Enfin, bon, voilà.
00:21:49Et d'ailleurs, on en parlera.
00:21:50Emmanuel Macron a dit qu'il arrêterait la politique à la fin de son mandat.
00:21:53On en parlera.
00:21:54Je vous interrogerai sur le sujet.
00:21:55Interrogation orale.
00:21:55On se retrouve dans quelques instants
00:21:57avec ce plan pour le logement.
00:21:59Là aussi, il y aurait beaucoup de questions à vous poser.
00:22:01On se retient donc avec Loïc Quentin,
00:22:02président de la Fédération nationale de l'immobilier.
00:22:04Il nous dira ce qu'il en pense.
00:22:05Est-ce que c'est bien, pas bien ?
00:22:07Est-ce que ça va dans le bon sens ?
00:22:08Est-ce que ça libère ou ça va libérer les logements ?
00:22:11On va en parler.
00:22:11C'est notre prochain thème.
00:22:12Restez avec nous.
00:22:13A tout de suite.
00:22:1613h30, merci de nous accueillir
00:22:18pour votre Midi News de ce vendredi.
00:22:19Je vous présente l'équipe qui m'accompagne dans quelques instants.
00:22:22Mais à 13h30, tout pile.
00:22:23Nouveau tour de l'info avec vous, Somaïa Labidi.
00:22:25Et à la une de l'actualité,
00:22:26au deuxième jour de son déplacement à Marseille,
00:22:30Sébastien Lecornu s'est rendu au mémorial
00:22:31du génocide arménien de la cité phocéenne
00:22:34pour présider une cérémonie de commémorations.
00:22:37Des commémorations un peu partout en France et dans le monde
00:22:40pour rendre hommage aux plus d'un million de victimes
00:22:42de ces massacres.
00:22:44Alors que les négociations sont au point mort,
00:22:47Vladimir Zelensky attendu en Arabie saoudite
00:22:49où il doit rencontrer le prince héritier Mohamed Ben Salman,
00:22:52le président ukrainien s'y était déjà rendu fin mars.
00:22:55Il avait alors signé avec Riyad un accord de coopération
00:22:58en matière de défense sans fournir plus de précision.
00:23:02Et justement, deux morts et 14 blessés
00:23:04dans des frappes russures Odessa,
00:23:06des frappes qui ont touché quatre bâtiments
00:23:08dans cette ville située au bord de la mer Noire,
00:23:10comme vous pouvez le voir sur ces images.
00:23:12Hier, c'est Dnipro qui était touché par une attaque
00:23:14qui, elle, a fait quatre morts.
00:23:17On se trouve dans 30 minutes, comme d'habitude.
00:23:20L'équipe de ce vendredi saoui n'amètre jamais.
00:23:22On est toujours avec nous, Bernard Cohen-Haddad,
00:23:24Benoît Perrin et Yves Cara.
00:23:25Et j'accueille avec beaucoup de plaisir Loïc Quentin,
00:23:28président de la FNAM, la Fédération nationale de l'immobilier,
00:23:31qui est avec nous.
00:23:32Bonjour Loïc Quentin.
00:23:33Merci, merci d'avoir accepté de témoigner dans notre émission.
00:23:38Je voulais absolument vous avoir,
00:23:39parce qu'on va évoquer le plan de relance du logement
00:23:42prévu par le gouvernement.
00:23:44Pour le neuf, comme pour l'ancien,
00:23:45le gouvernement veut accélérer la mise en location des logements.
00:23:50Est-ce que ça va dans le bon sens, Loïc Quentin ?
00:23:53Est-ce que vous êtes un président heureux, pas heureux,
00:23:56confiant, rassuré ?
00:23:57C'est quoi votre état d'esprit ?
00:23:59Bonjour Thierry Cabal.
00:24:01Oui, effectivement, confiant.
00:24:02Et rassuré des annonces qui ont été faites hier par le Premier ministre
00:24:07et par le ministre du Logement.
00:24:09Enfin, de considérer à sa juste place le marché du logement
00:24:13dans son intégralité et envoyer des signaux positifs.
00:24:16Vous savez qu'il y a une grave crise du logement,
00:24:18je dirais la plus grave que nous connaissons de plus de 50 ans.
00:24:21Et il y a lieu d'agir et tous les secteurs sont en difficulté,
00:24:24le social, le privé, l'accession, l'allocation.
00:24:27Et les signaux qui ont été envoyés hier sont de nature,
00:24:30justement, à restaurer de la confiance chez les investisseurs,
00:24:33chez les Français, pour leur permettre, je dirais, d'investir dans l'immobilier.
00:24:37Vous savez, depuis qu'Emmanuel Macron est président de la République,
00:24:40il a toujours considéré l'immobilier comme une rente,
00:24:43l'immobilier comme quelque chose qui n'était pas indispensable,
00:24:46et pourtant qui est nécessaire au parcours résidentiel de tous les Français,
00:24:49aux locataires et ceux qui veulent accéder à la propriété.
00:24:52Et les annonces du Premier ministre hier ont été dans le sens,
00:24:56vous savez, depuis longtemps nous souffrons d'un signal qui est envoyé aux Français,
00:25:01un logement classé F ou G est indécent parce qu'il ne correspond pas à une norme énergétique.
00:25:07Est-ce que pour cela on ne peut pas l'occuper ?
00:25:09Est-ce qu'on doit toujours faire de la sanction et ne pas faire de l'incitation ?
00:25:12Le message qu'a choisi d'envoyer Sébastien Lecornu et Vincent Jambrun,
00:25:16c'est de dire on va accompagner les Français,
00:25:18on va faire de l'incitation sans renier l'objectif de rénovation énergétique
00:25:23et on accorde des délais aux Français qui sont propriétaires de logements,
00:25:27des G et des F, un délai pour faire ces travaux
00:25:31et éviter que ces logements soient indécents,
00:25:34impropres à l'allocation et interdits à l'allocation.
00:25:37C'est ça la réalité française aujourd'hui.
00:25:39Qu'est-ce que ça a changé pour les Français
00:25:41de façon à ce qu'ils comprennent bien précisément ces mesures, Louis Quentin ?
00:25:45En gros.
00:25:45Les propriétaires d'appartements classés F,
00:25:48qui normalement, passant l'échéance,
00:25:50et aussi les propriétaires d'appartements classés G aujourd'hui,
00:25:53qui franchissent l'échéance du 1er janvier 2028,
00:25:56ou aujourd'hui en Angers,
00:25:58ne peuvent pas louer.
00:25:59Alors que là, ils vont pouvoir continuer,
00:26:01c'est-à-dire qu'ils vont prendre l'engagement
00:26:03de réaliser les travaux,
00:26:05notamment pour une maison sous un délai de 3 ans
00:26:08et ou un délai de 5 ans pour un appartement copropriété,
00:26:12un logement copropriété,
00:26:13qui permet de suspendre l'indécence,
00:26:15parce qu'ils vont pouvoir louer
00:26:16et la suspension de l'indécence sous condition de faire ces travaux
00:26:20leur permet de mettre à disposition d'un locataire.
00:26:23Et en réalité, ce sont 700 000 logements
00:26:25qui, à échéance du 1er janvier 2028,
00:26:28vont pouvoir garder cette destination à usage locatif.
00:26:31Et comprenez que c'est important,
00:26:32on ne cesse de se battre depuis 3 ans.
00:26:34On a toujours dit que le planning de la rénovation
00:26:39est totalement insoutenable.
00:26:41Le calendrier de la rénovation énergétique est insoutenable
00:26:43et notamment qui, finalement, effrayait plutôt les propriétaires.
00:26:46Et c'est un beau signal qui va permettre à des Français
00:26:49de maintenir une offre locative.
00:26:51On le dit souvent,
00:26:52aujourd'hui, c'est grave le marché locatif.
00:26:54Vous avez 17% des étudiants
00:26:56qui renoncent à leurs études
00:26:58parce qu'ils ne trouvent pas de logement.
00:26:59C'est ça, la réalité de notre pays aujourd'hui.
00:27:01– Il y aura des avantages fiscaux aussi,
00:27:03c'est important de le dire, Loïc.
00:27:05– Ah bah oui, il y a des avantages fiscaux.
00:27:07Vous savez, le statut fiscal du bailleur privé,
00:27:09enfin, pour une première fois,
00:27:10on a accordé, au travers de la loi de finances
00:27:12soutenue par le Premier ministre,
00:27:15le PLF avait accordé un statut du bailleur privé
00:27:17qui accorde un avantage fiscal au bailleur
00:27:19parce qu'on lui reconnaît un rôle économique.
00:27:21Non, le propriétaire n'est pas un rentier.
00:27:23C'est un agent économique comme un autre.
00:27:25On lui a reconnu ce statut.
00:27:27Et là, ce statut, il est étendu dans ce cadre-là,
00:27:31notamment, avoir des travaux moins importants.
00:27:34On gagne deux classes énergétiques
00:27:36et en même temps, on a le même dispositif fiscal
00:27:39quand on est propriétaire dans l'ancien
00:27:40ou quand on va faire un investissement.
00:27:42On a un avantage fiscal,
00:27:44notamment avec une minoration d'impôts,
00:27:45sur son résultat,
00:27:46si on achète de l'immobilier locatif,
00:27:49indispensable à accompagner le parcours résidentiel,
00:27:51notamment de toutes les familles
00:27:52et surtout les jeunes.
00:27:54– Restez avec nous parce que Yves Cara,
00:27:56qui est à mes côtés,
00:27:56porte-parole mobilité et Club France,
00:27:57veut faire un parallèle avec ces fameuses ZFE.
00:28:01– Oui, ces contraintes écologiques,
00:28:02finalement, que ce soit pour les logements
00:28:04ou pour les voitures, mon domaine,
00:28:07on voit bien que dès le départ,
00:28:09ça ne pouvait pas fonctionner, ça a été dit.
00:28:10Et nous, on l'a aussi dit à Mobilité Club France,
00:28:12les ZFE, ce n'est pas viable,
00:28:14tel que c'était présenté avec l'agenda
00:28:15qui était hyper contraignant,
00:28:16et même en l'assouplissant.
00:28:17Et surtout, ça ne sert à rien.
00:28:19On l'a vu, ces contraintes écologiques,
00:28:20il faut faire attention.
00:28:21Alors, c'est bien, il faut tout améliorer,
00:28:22mais ce n'est pas soutenable.
00:28:23Donc, ZFE et l'assouplissement de ces logements,
00:28:27finalement, c'est la même chose.
00:28:28– C'est le même combat.
00:28:28– Oui, tout à fait.
00:28:29– Vous êtes d'accord avec ça, Louis-Quentin ?
00:28:32– Moi, je crois, j'ai toujours dit
00:28:33qu'on pouvait être écologique sans être écologiste.
00:28:36Voilà, c'est tout.
00:28:36On peut effectivement travailler
00:28:38et ne pas être dogmatique,
00:28:40notamment sur une idéologie.
00:28:42Et je crois que l'objectif
00:28:43de décarbonation de la planète,
00:28:45nous, on l'accompagne,
00:28:46on y est favorable.
00:28:47Et objectif 2050, on travaille pour cela.
00:28:50Et nous sommes prêts, effectivement,
00:28:51à accompagner ce dispositif.
00:28:52Mais préférons l'incitation
00:28:54plutôt que la sanction,
00:28:55l'accompagnement
00:28:56et un exercice et un travail de conviction
00:28:58de tous les Français.
00:28:59C'est préférable.
00:29:00Voilà, enfin, une politique claire
00:29:01qui a été fichée hier.
00:29:02On en est ravis.
00:29:04– On en a besoin d'une politique claire.
00:29:05Bernard Coedadat, qui t'a mis de côté,
00:29:07a une question à vous poser.
00:29:08– Oui, Président, j'avais une question à vous poser.
00:29:09Ça touche le neuf aussi,
00:29:10parce que j'avais cru comprendre
00:29:11que ça ne touchait que l'ancien,
00:29:14en grande partie, en tous les cas.
00:29:16Et est-ce que vous savez,
00:29:17quand les décrets d'application,
00:29:18parce que c'est ça le plus important,
00:29:20seront publiés ?
00:29:21Parce que pour l'instant,
00:29:21on en est quand même dans des effets d'annonce.
00:29:23– Concernant le neuf,
00:29:24il n'y a pas de modification
00:29:25par rapport à ce qui est adopté
00:29:27dans le PLF 2026.
00:29:30La grande nouveauté,
00:29:31alors là aujourd'hui,
00:29:32il s'agit d'un projet de loi pour le logement
00:29:33qui devra être présenté,
00:29:35je crois, au Sénat en juin,
00:29:37avec une adoption à l'automne.
00:29:39Mais il faut passer par l'Assemblée nationale.
00:29:42C'est un travail, je dirais,
00:29:43de conviction aussi du Premier ministre
00:29:45qui va être entrepris.
00:29:46Et nous, nous allons le soutenir
00:29:48dans ce cadre-là.
00:29:48Et en même temps,
00:29:49ce dispositif fiscal,
00:29:51il est au novembre,
00:29:51rien de nouveau pour le neuf,
00:29:53innovant pour l'ancien,
00:29:54parce que pour la première fois,
00:29:55on réintègre les maisons
00:29:58dans ce dispositif
00:29:59alors qu'elles étaient exclues
00:30:00de l'investissement dans le neuf,
00:30:02enfin, dans le statut fiscal.
00:30:04Voilà, ce sont les grandes innovations,
00:30:05mais on reste toujours soumis
00:30:07à l'adoption de ce projet de loi.
00:30:09– Merci en tous les cas,
00:30:10Loïc Quentin.
00:30:11Je sais que vous avez fait une pause
00:30:12sur le chemin des vacances,
00:30:14bien méritées.
00:30:15Merci d'avoir accepté
00:30:16de faire cette pause
00:30:16pour ces news
00:30:18et pour notre midi news.
00:30:20Bonnes vacances à vous en tous les cas.
00:30:21Félix Pérolas est avec nous.
00:30:22Bonjour Félix.
00:30:22Je voulais qu'on revienne en détail
00:30:24justement sur ces différentes annonces.
00:30:26– Oui, on va prendre l'exemple
00:30:27d'un propriétaire.
00:30:28Il possède un appartement à Paris
00:30:31qu'il fait louer toute l'année.
00:30:32Problème, son appartement est classé
00:30:35G au diagnostic de performance énergétique,
00:30:39la plus mauvaise classe.
00:30:40On appelle ces logements
00:30:41qui sont classés G des passoires énergétiques
00:30:44car ils consomment énormément
00:30:45et sont mal isolés.
00:30:47Avant cette nouvelle loi,
00:30:49ce propriétaire avait l'interdiction
00:30:51de remettre son appartement en location
00:30:53une fois le bail de son locataire terminé.
00:30:56Mais désormais, il a la possibilité
00:30:58de remettre à la location ses logements.
00:31:01– Alors quelles sont les conditions précises, Félix ?
00:31:04– Vous devez vous engager à réaliser
00:31:06des travaux d'amélioration de la performance énergétique
00:31:10avec une preuve d'un contrat signé
00:31:13avec un entrepreneur pour que votre logement
00:31:16soit classé à minima E ou DCBA.
00:31:20Une fois le contrat signé,
00:31:22on vous donne un délai pour réaliser les travaux,
00:31:243 ans pour une maison individuelle
00:31:26et 5 ans pour les appartements en copropriété.
00:31:30– Alors ces travaux, ils pourraient engendrer
00:31:33une hausse des loyers.
00:31:34Mais rassurez-vous, cette hausse des loyers,
00:31:36elle est compensée par une baisse
00:31:38des factures énergétiques.
00:31:40Au total, ce sont 650 à 700 000 logements
00:31:44qui seront maintenus ou remis sur le marché
00:31:47d'ici 2028.
00:31:48– Merci pour ce point très précis.
00:31:50Enfin, une bonne mesure, nous disait Loïc Quentin.
00:31:53On en a besoin de bonnes mesures, mon cher Benoît.
00:31:56– Alors on a besoin de bonnes mesures, effectivement.
00:31:57Et puis on parlait tout à l'heure de l'essence
00:31:59en disant que c'est une dépense contrainte.
00:32:00Par définition, le logement en est une.
00:32:02Vous avez le logement, vous avez les assurances,
00:32:05vous avez l'énergie, qui sont vraiment des dépenses
00:32:08sur lesquelles, évidemment, il est absolument
00:32:09très difficile de renier.
00:32:11Donc oui, c'est une bonne nouvelle.
00:32:12Et puis on sait très bien qu'il y a un gros problème
00:32:15de logement en France, notamment à cause
00:32:16des normes de construction.
00:32:18Et on voit bien qu'en fait, l'idée, c'est quand même
00:32:20d'essayer d'alléger en quelque sorte les contraintes
00:32:23pour stimuler la construction.
00:32:24Le seul moyen de faire baisser les loyers,
00:32:26c'est vraiment de construire, construire, construire.
00:32:28Et là, enfin, on va dans une bonne direction.
00:32:31J'aurais l'intention de dire qu'il n'est pas trop tard.
00:32:32Il n'est jamais trop tard.
00:32:34Il n'est jamais trop tard.
00:32:35Ça fait quand même 20 ans qu'on sait
00:32:36qu'on a un problème de logement.
00:32:38Et il suffit de parler à des personnes
00:32:40qui sont dans la construction de logements
00:32:41pour comprendre qu'en fait, le coût,
00:32:43c'est considérablement augmenté
00:32:46à cause de normes, et notamment à cause
00:32:48de normes écologiques.
00:32:49On parlait tout à l'heure des fameux DPE.
00:32:53Il faut bien comprendre que cette fameuse loi
00:32:56climat et résilience votée en 2021
00:33:00a nourri trois monstres, en quelque sorte,
00:33:02que sont effectivement l'interdiction
00:33:04de l'allocation d'un certain nombre de logements,
00:33:06les ZFE, et puis les zones zéro artificialisation nette.
00:33:12Ce qui fait que vous avez un certain nombre de communes
00:33:14qui n'ont pas le droit de construire,
00:33:15et donc qui n'ont pas le droit d'augmenter leurs fonciers,
00:33:17de proposer des logements à leurs habitants
00:33:19parce que les réglementations écologiques
00:33:21sont beaucoup trop strictes.
00:33:23Et donc, en fait, le seul moyen de faire baisser,
00:33:25encore une fois, le coût de ces constructions,
00:33:28c'est de baisser les normes.
00:33:29Je sais qu'en Allemagne, par exemple,
00:33:31ils ont évalué à peu près à 30% le coût
00:33:34dans le coût du logement, justement,
00:33:35ces fameuses normes.
00:33:37Et donc, eux aussi, ils sont en train de considérablement
00:33:40élaguer en quelque sorte des normes
00:33:42pour faire baisser le coût de la construction
00:33:43et donc, du coup, le coût d'acquisition
00:33:46pour les clients finaux.
00:33:48Et c'est vrai que, Sabouina, en France,
00:33:51on est un peu les champions du monde d'Europe,
00:33:52de France, des normes.
00:33:53On explose à tous les niveaux.
00:33:55Il y a toujours des normes,
00:33:56la papouaserie, etc.
00:33:57C'est la petite musique que l'on entend
00:33:58et quand on allège tout ça,
00:34:00ça fait un peu de bien quand même.
00:34:01Je crois que la bureaucratisation,
00:34:02elle coûte...
00:34:03Ah, on adore ça.
00:34:05Alors, c'est 4 points de PIB,
00:34:06donc c'est à peu près 120 milliards.
00:34:08120 milliards, le coût de la bureaucratisation.
00:34:11Donc, en effet, il y a un sujet
00:34:13sur l'objectif de la simplification,
00:34:17précisément, des normes.
00:34:18Mais ce que dit Benoît est très intéressant.
00:34:21Mais il y a, il me semble, un autre sujet.
00:34:23Alors, c'est une très bonne chose,
00:34:24la réhabilitation de 700 000 logements.
00:34:25C'est une très bonne chose,
00:34:26la baisse de la facture énergétique
00:34:28en compensation de travaux
00:34:29ou d'engagement de travaux.
00:34:30Mais il y a aussi le problème
00:34:32du décenseur social,
00:34:35du nombre de foyers,
00:34:37du nombre de familles
00:34:38qui aimeraient, par exemple,
00:34:40obtenir un logement.
00:34:41Mais il y a tellement de contraintes,
00:34:42aujourd'hui, pour l'obtenir
00:34:43dans le locatif privé.
00:34:45Alors, pour les logements sociaux,
00:34:46c'est encore beaucoup plus difficile.
00:34:48À Paris, par exemple,
00:34:49vous avez plus d'un an d'attente,
00:34:51parfois deux, parfois cinq,
00:34:52parfois dix,
00:34:53pour obtenir un logement social
00:34:54parce qu'il y a des critères d'exigence
00:34:55qui sont beaucoup trop...
00:34:59comment dire...
00:35:00rationalisées,
00:35:01qui manquent, en réalité,
00:35:02de souplesse comparativement
00:35:04au niveau de vie
00:35:04de certains ménages,
00:35:06de certaines familles.
00:35:07Il y a des familles aussi
00:35:07qui s'éloignent des centres-villes
00:35:09parce que les centres-villes
00:35:10coûtent trop cher.
00:35:10Il y a cette fameuse gentrification
00:35:12des plus riches
00:35:13dans les centres-villes aussi
00:35:14qui oblige, malheureusement,
00:35:16par la hausse des loyers,
00:35:17les familles à s'en éloigner.
00:35:19Il y a le problème également
00:35:20du squat
00:35:21qui empêche les propriétaires
00:35:23de louer leur appartement.
00:35:24Je sais que M. Gansbargnan,
00:35:25qui avait porté cette loi anti-squat,
00:35:27c'était fait railler
00:35:28par une partie de la gauche
00:35:29justement parce que
00:35:31les propriétaires sont
00:35:32dans une espèce
00:35:32de lecture marxiste.
00:35:34Les dominants,
00:35:35les oppressants,
00:35:35les capitalistes,
00:35:36les méchants,
00:35:36les méchants sur le marché.
00:35:38Donc, il y a d'autres sujets
00:35:39que la réhabilitation
00:35:40de 700 000 logements
00:35:42que le gouvernement
00:35:42devrait prendre en compte
00:35:43parce que ça crée
00:35:45une vraie fracture sociale
00:35:46et qui empêche,
00:35:47malheureusement,
00:35:48certaines familles
00:35:48de pouvoir correctement
00:35:50subvenir à leurs besoins
00:35:51parce que les loyers
00:35:52sont trop trop trop chers.
00:35:53En tout cas,
00:35:53je note ce que dit Louis Cantor.
00:35:55Enfin, une bonne mesure
00:35:55et c'est vrai qu'on a besoin
00:35:57de bonnes nouvelles.
00:35:58Moi, j'aimerais bien
00:35:58pour une émission
00:35:59qu'avec des bonnes nouvelles.
00:36:00Thierry, il faut que la loi
00:36:01soit votée.
00:36:01Oui, oui, oui.
00:36:02Ne nous enclamons pas.
00:36:03Pour ceux qui nous regardent,
00:36:04attention,
00:36:05et pour les propriétaires
00:36:06qui aujourd'hui
00:36:06ne peuvent pas louer
00:36:07leurs appartements
00:36:09parce qu'ils sont
00:36:10dans la catégorie inférieure,
00:36:12ce n'est pas aujourd'hui.
00:36:13Il faut quand même
00:36:13les prévenir.
00:36:13Oui, oui, oui.
00:36:14Et c'est une loi
00:36:15certainement à l'automne.
00:36:16Mais dès que j'ai une bonne nouvelle,
00:36:17vous savez,
00:36:17moi, j'ai envie de la valoriser.
00:36:18C'est tellement rare.
00:36:19Je pense à ceux qui aujourd'hui
00:36:20depuis un certain nombre d'années
00:36:21attendent ces évolutions.
00:36:22Ça a été dit
00:36:22par le président de la FNAIM,
00:36:23mais aussi par les professionnels
00:36:25du bâtiment.
00:36:25Il faut une loi
00:36:26qui valide ce type de mesures
00:36:29parce que depuis des mois,
00:36:30il y a des locaux d'habitation
00:36:33qui ne peuvent pas être loués
00:36:34parce que les propriétaires
00:36:36qui sont parfois
00:36:36des commerçants,
00:36:37des artisans,
00:36:38des gens pour lesquels
00:36:39c'est des revenus supplémentaires,
00:36:40n'ont pas les moyens
00:36:41de faire les travaux.
00:36:42C'est ça la réalité.
00:36:43Donc ne l'oublions pas.
00:36:44Je suis sûr qu'on n'a pas fait
00:36:46d'avantages fiscaux
00:36:48qui auraient permis
00:36:49de les aider
00:36:50à faire les travaux.
00:36:51Ça, c'est important.
00:36:52Donc cette loi est importante.
00:36:53On l'attend à la fin de l'année.
00:36:54Oui, on verra.
00:36:55Si on a un logement F ou G
00:36:57et qu'on le loue quand même
00:36:58avec l'accord du locataire,
00:37:00tu dirais le droit.
00:37:01Non, c'est illégal.
00:37:02C'est illégal.
00:37:03Quand on ne sait pas
00:37:04l'illégalité.
00:37:05Imaginons,
00:37:06si on le fait quand même,
00:37:07à quoi on s'expose ?
00:37:08Et si le locataire
00:37:11nous dénonce,
00:37:11mais si on est en accord
00:37:13avec lui,
00:37:13je ne sais pas,
00:37:14qu'est-ce qui se passe ?
00:37:15Ça doit se faire ça ?
00:37:16Il y a forcément
00:37:17des choses qui se font
00:37:18de manière illégale.
00:37:19Mais ça reste illégal.
00:37:21À la fois,
00:37:21il y a une responsabilité
00:37:22du propriétaire.
00:37:26Fiscalement,
00:37:26ce n'est pas acceptable.
00:37:28Et puis,
00:37:29comment déclarer
00:37:29des loyers
00:37:30qu'on perçoit
00:37:31sur une location
00:37:32qui n'est pas légale ?
00:37:34C'est quand même
00:37:35assez abacrément texte.
00:37:36Il y a beaucoup de risques.
00:37:38Pour chacun
00:37:38et surtout
00:37:39aussi pour la copropriété
00:37:40parce que,
00:37:41comment dirais-je,
00:37:43des dégâts collatéraux
00:37:44peuvent venir gêner
00:37:45ou obéir
00:37:46la vie de la copropriété.
00:37:48Donc,
00:37:48si demain,
00:37:49il y a un incendie,
00:37:49comment on fait ?
00:37:50Exactement.
00:37:51C'est vrai que,
00:37:51sur le sort du DPE,
00:37:54autant qu'on donne
00:37:55de la transparence
00:37:56aux acquéreurs
00:37:56et aux locataires,
00:37:57je trouve ça tout à fait normal.
00:37:58C'est-à-dire qu'on leur dise
00:37:58voilà à peu près
00:38:00les charges
00:38:01auxquelles vous vous exposez
00:38:02de chauffage,
00:38:02d'électricité
00:38:03ou que sais-je.
00:38:04Je trouve ça normal.
00:38:04Ce qui me semble gênant,
00:38:05c'est pour ça que tout à l'heure
00:38:06je parlais de monstre
00:38:07en parlant du DPE,
00:38:08c'est qu'en fait,
00:38:09effectivement,
00:38:09on interdit à des propriétaires
00:38:11de louer en toute transparence
00:38:13des passoires thermiques.
00:38:14S'il y a des gens
00:38:15qui n'ont pas les moyens
00:38:16de se payer un logement cher,
00:38:18eh bien,
00:38:19ils seraient peut-être contents
00:38:21de louer des passoires thermiques.
00:38:22Alors,
00:38:22c'est vrai que ça coûterait cher
00:38:23en termes de consommation d'énergie,
00:38:25mais en loyer,
00:38:26ce serait trop cher.
00:38:27Et en fait,
00:38:27on interdit complètement
00:38:28les locations
00:38:29de ce type de logement,
00:38:30ce qui fait effectivement
00:38:31qu'il y a un certain nombre
00:38:31de personnes
00:38:32qui ne peuvent plus se loger
00:38:33et des propriétaires
00:38:34qui n'ont pas les moyens
00:38:35d'engager les travaux
00:38:36pour réhabiliter justement
00:38:37ces logements.
00:38:38Et donc,
00:38:38en fait,
00:38:38on assèche en quelque sorte
00:38:40le parc locatif
00:38:41et donc du coup,
00:38:42naturellement,
00:38:42on fait augmenter les prix.
00:38:43Allez,
00:38:44Harold Iman est avec nous.
00:38:45Merci,
00:38:46mon cher Benoît.
00:38:47Bonjour Harold.
00:38:4956e jour de guerre,
00:38:50très précisément.
00:38:51On va donc terminer
00:38:52notre première heure
00:38:53en évoquant la situation
00:38:54au Moyen-Orient.
00:38:55Donald Trump,
00:38:56et c'était l'annonce importante,
00:38:57a annoncé une prolongation
00:38:58de la trêve au Liban.
00:38:59En revanche,
00:38:59il n'y a pas trop
00:39:00d'avancée sur l'Iran.
00:39:01Vous allez me le confirmer.
00:39:03Je vois Harold
00:39:03que l'on parle
00:39:04du porte-avions USS
00:39:05George Bush.
00:39:07Il est arrivé
00:39:07dans l'océan Indien
00:39:09et c'est,
00:39:09je crois,
00:39:09le troisième porte-avions
00:39:10américain
00:39:11qui navigue dans la zone.
00:39:12Et ça veut dire quoi
00:39:13très concrètement ?
00:39:14Que faut-il en conclure,
00:39:16Harold ?
00:39:17Il y a énormément
00:39:18de puissance navale
00:39:19dans les eaux
00:39:20du Moyen-Orient.
00:39:21Donc maintenant,
00:39:22avec l'arrivée
00:39:23du porte-avions
00:39:24George H.W. Bush
00:39:26que vous voyez là
00:39:27en photo,
00:39:29nous avons trois en tout
00:39:32et c'est énorme
00:39:34car ils ont une puissance
00:39:36de feu de 250 avions
00:39:39réunis.
00:39:40On peut regarder aussi
00:39:42les images des autres
00:39:44porte-avions
00:39:45qui sont tous
00:39:46de la classe Nimitz
00:39:47et ils peuvent
00:39:50transporter des soldats
00:39:52et autour d'eux,
00:39:53il y a des destroyers
00:39:54en grand nombre,
00:39:55plus d'une douzaine
00:39:56et des petits navires aussi.
00:39:59Et donc,
00:40:00si on regarde
00:40:00la carte de la région,
00:40:02on va constater
00:40:03qu'ils sont,
00:40:04voilà,
00:40:06stratégiquement disposés.
00:40:07Vous avez le Gérald Ford
00:40:09dans la mer Rouge,
00:40:11l'Abraham Lincoln
00:40:12qui colle
00:40:13le détroit d'Hormuz
00:40:14et le George H.W. Bush
00:40:16qui remonte
00:40:17le long de l'Afrique.
00:40:18Tout ça,
00:40:18on appelle la région
00:40:19pour un porte-avions.
00:40:22Et donc,
00:40:23avec ça,
00:40:23on est dans
00:40:25beaucoup plus
00:40:26que de la présence.
00:40:27Il faut aussi imaginer
00:40:28au moins
00:40:2910 000 soldats,
00:40:30l'infanterie
00:40:31ou les marines
00:40:32qui pourraient débarquer,
00:40:34alors non pas
00:40:35pour envahir l'Iran
00:40:36comme ça,
00:40:37mais pour prendre
00:40:37une zone côtière
00:40:38ou diverses îles.
00:40:40Alors,
00:40:41est-ce que justement,
00:40:41puisque vous parlez
00:40:43potentiellement d'invasion,
00:40:44est-ce que ça peut
00:40:45faire bouger les choses ?
00:40:46Puisque je le disais
00:40:47en introduction,
00:40:48il n'y a pas beaucoup
00:40:48d'avancées sur l'Iran.
00:40:49Est-ce que ça peut
00:40:50faire bouger les choses ?
00:40:51Est-ce que ça peut
00:40:52faire bouger l'Iran ?
00:40:53Alors,
00:40:53il y a un calcul
00:40:54que beaucoup d'analystes
00:40:56ont relevé
00:40:56au sein du régime.
00:40:58Le régime est totalement
00:41:00dominé maintenant
00:41:01par les gardiens
00:41:01de la révolution.
00:41:03L'air avec des mollas
00:41:04et des réformistes
00:41:06et des modérés
00:41:06est quasiment terminé.
00:41:09Et eux n'ont peur
00:41:10que d'une seule chose,
00:41:11ces gardiens,
00:41:12c'est d'une intervention
00:41:14terrestre.
00:41:15Donc,
00:41:15vous n'allez nulle part
00:41:16si vous ne menacez pas
00:41:19ce régime
00:41:21d'une intervention
00:41:22terrestre.
00:41:23Bien sûr que l'idée
00:41:24rêvée,
00:41:24c'est de ne pas la faire,
00:41:27mais plus
00:41:28vous semblez crédible,
00:41:30plus ces gens-là
00:41:31que vous voyez
00:41:32peuvent craindre.
00:41:34En tout cas,
00:41:34leur hiérarchie
00:41:35peuvent craindre
00:41:36quelque chose
00:41:37de désastreux pour eux
00:41:39et donc
00:41:40pourraient négocier.
00:41:41Donc voilà,
00:41:42faire semblant
00:41:42de débarquer
00:41:43et la seule manière
00:41:44de faire semblant,
00:41:45c'est d'imaginer
00:41:47qu'on va véritablement
00:41:48le faire,
00:41:50comme j'ai dit,
00:41:50sur une île
00:41:51ou sur une zone côtière
00:41:52ou sur une enclave
00:41:53quelque part.
00:41:54On a un sentiment
00:41:55qu'on est dans une période
00:41:56d'entre deux là
00:41:56en ce moment.
00:41:57C'est comme ça,
00:41:58ça monte,
00:41:58ça descend,
00:41:59on est là,
00:41:59c'est stable,
00:42:01il y a des positionnements,
00:42:03on ne sait pas trop
00:42:03où on en est là finalement.
00:42:04C'est le poker menteur
00:42:05des crises.
00:42:07J'avance,
00:42:08je recule,
00:42:09je me prépare,
00:42:09mais notez bien
00:42:10que plus on attend,
00:42:12plus il y a
00:42:13de moyens militaires
00:42:14américains
00:42:14qui arrivent sur la zone.
00:42:15Et le fait marquant,
00:42:16c'est ça.
00:42:17Ça,
00:42:17c'est le fait marquant.
00:42:18Qu'on ait vu
00:42:19l'Abraham Lincoln
00:42:21et maintenant aussi
00:42:22le Bush
00:42:23sur la zone
00:42:24et que le régime
00:42:26atterrant
00:42:27l'ait remarqué
00:42:28et qu'ils ont compris
00:42:30que ce n'est plus
00:42:31simplement pour le détroit
00:42:32d'Hormuz,
00:42:33tout ça.
00:42:34il y a aussi
00:42:35leur sécurité
00:42:36propre
00:42:37qui est en jeu.
00:42:38Merci beaucoup
00:42:39pour ce point très précis
00:42:40parce qu'on a commencé
00:42:41notre émission
00:42:42en parlant du carburant
00:42:43et tout ça
00:42:44est lié à cette situation
00:42:45internationale,
00:42:46vous le comprenez aisément.
00:42:47On va se retrouver
00:42:48dans quelques instants,
00:42:49évidemment.
00:42:50On sera sur notre station service
00:42:51avec l'une de nos équipes
00:42:52justement
00:42:52qui prend la température,
00:42:54qui vous donne
00:42:55la parole justement.
00:42:56Les températures
00:42:57échouent évidemment
00:42:58au sens propre
00:42:59comme au sens figuré.
00:43:00On l'a bien compris.
00:43:01Yves Cara est avec nous.
00:43:03On se retrouve dans quelques instants.
00:43:04A tout de suite les amis.
00:43:09Il est 14h,
00:43:10rebonjour,
00:43:10merci de nous accueillir.
00:43:11Prenez place,
00:43:11c'est déjà la deuxième partie
00:43:12de votre mini-news
00:43:14de ce vendredi.
00:43:15Je vous présente l'équipe
00:43:16dans quelques instants,
00:43:17mais comme d'habitude,
00:43:18nouveau tour d'horizon
00:43:19de l'information
00:43:19avec Somaïa Labidi.
00:43:20Rebonjour Somaïa.
00:43:22Rebonjour Thierry
00:43:22et bonjour à tous.
00:43:23C'est la lune de l'actualité.
00:43:25Donald Trump a annoncé
00:43:26une prolongation
00:43:27de trois semaines
00:43:27du cessez-le-feu
00:43:28entre Israël et le Liban.
00:43:30Comment ont réagi
00:43:31les Israéliens,
00:43:32Pauline Trevzer ?
00:43:37Somaïa a une annonce
00:43:38de cessez-le-feu
00:43:40alors que la situation
00:43:41ici continue
00:43:42de s'envenimer.
00:43:43Regardez,
00:43:44nous sommes juste
00:43:44à la frontière libanaise
00:43:46avec Fabrice Elsner.
00:43:48Il y a quelques minutes
00:43:49ici dans le nord d'Israël,
00:43:50les sirènes ont retentit
00:43:52à la suite d'une infiltration
00:43:53de plusieurs drones
00:43:54du Hezbollah.
00:43:56Tous ont été interceptés
00:43:57par l'armée israélienne.
00:43:59On voit bien qu'en réalité
00:44:00ce cessez-le-feu
00:44:01tient un fil
00:44:02puisque cela fait
00:44:03désormais plusieurs jours
00:44:04que les attaques
00:44:05sont contingentes.
00:44:07Ça, elle continue
00:44:07parallèlement
00:44:08ses opérations
00:44:09au sud-Liban
00:44:10dans une zone tampon
00:44:12de 10 kilomètres
00:44:13où l'armée israélienne
00:44:14continue de dynamiter
00:44:16d'anciens immeubles
00:44:17utilisés par le Hezbollah.
00:44:19Il y a également eu
00:44:20deux morts ce matin
00:44:21au sud-Liban
00:44:22à la suite d'une frappe israélienne.
00:44:24Merci pour ce point complet,
00:44:25Pauline.
00:44:26Merci également
00:44:26à Fabrice Elsner
00:44:28qui vous accompagne.
00:44:30Pendant ce temps,
00:44:31des dirigeants
00:44:31du Moyen-Orient
00:44:32ont rejoint des responsables
00:44:34de l'Union européenne
00:44:35lors d'un sommet informel
00:44:36à Chypre
00:44:36au menu
00:44:37les défis régionaux
00:44:38et les perspectives
00:44:39de coopération.
00:44:40Vous le voyez à l'image,
00:44:42le président syrien
00:44:43Ahmed Al-Sharia,
00:44:44le président égyptien
00:44:45Abdel Fattah Al-Sissi,
00:44:47le prince héritier
00:44:48jordanien Hussein Ben Abdallah 2
00:44:51et le président libanais
00:44:52Joseph Aoun
00:44:53ont participé
00:44:54à cette réunion de travail
00:44:55des dirigeants
00:44:56de l'UE à Nicosi.
00:44:58Et puis,
00:44:58retour en France
00:45:00avec Sébastien Lecornu
00:45:01qui s'est rendu
00:45:02au mémoriel
00:45:02du génocide arménien
00:45:03de Marseille
00:45:04pour présider
00:45:05une cérémonie
00:45:06de commémoration
00:45:07pour rendre hommage
00:45:08aux plus d'un million
00:45:09de victimes
00:45:09de ces massacres.
00:45:10Le Premier ministre
00:45:11en a profité
00:45:12pour rappeler
00:45:13l'histoire
00:45:13de la reconnaissance
00:45:14de ce génocide
00:45:15par la France.
00:45:19Reconnait le génocide
00:45:20des Arméniens
00:45:21et fait vivre
00:45:22la mémoire
00:45:22de leurs ancêtres
00:45:23comme nous le faisons
00:45:24aujourd'hui ici
00:45:25à Marseille.
00:45:27Mesdames et messieurs,
00:45:29la France
00:45:30en son temps
00:45:31a agi.
00:45:32Oh certes,
00:45:33il aurait fallu
00:45:34qu'elle en fasse
00:45:35bien plus encore
00:45:36pour empêcher
00:45:37la catastrophe,
00:45:38on le sait.
00:45:39Mais l'union sacrée
00:45:40entre les peuples
00:45:41de France
00:45:42et d'Arménie
00:45:42qui remonte
00:45:43au roi
00:45:44Léon V
00:45:44de Lusignan
00:45:45a permis
00:45:46de sauver des vies.
00:45:48Jaurès
00:45:48a réveillé
00:45:49les consciences
00:45:50à la tribune
00:45:51de l'Assemblée nationale.
00:45:52Crémenceau aussi
00:45:53en préfaçant
00:45:54l'un des premiers
00:45:55recueils
00:45:56de témoignages
00:45:56des massacres
00:45:57en Arménie
00:45:58qu'il appelait
00:45:59notre vaillante
00:46:00petite alliée.
00:46:02Voilà pour le tour
00:46:03d'horizon
00:46:03de l'actualité
00:46:04à 14h Thierry.
00:46:05Et on vous retrouve
00:46:06dans 30 minutes.
00:46:07Allez, à tout à l'heure.
00:46:08Principe des chaises musicales
00:46:09dans 14 secondes et demie.
00:46:10Moins que cela,
00:46:11Eric Dorygmata
00:46:12notre spécialiste
00:46:14va prendre votre place
00:46:15évidemment.
00:46:16Je vous présente
00:46:17l'équipe qui m'entoure.
00:46:18Sabrina Medjammer
00:46:19est avec nous.
00:46:20Rebonjour Sabrina.
00:46:21Essayiste et sociologue
00:46:22Bernard Kouenadat
00:46:23président de la CPME
00:46:24Paris.
00:46:24J'avais entendu
00:46:25l'Ile-de-France
00:46:25tout à l'heure
00:46:26mais c'est Paris.
00:46:27Benoît Perrin
00:46:27directeur général
00:46:28de Contrées
00:46:28et les associés
00:46:29est avec nous.
00:46:30Rebonjour mon cher
00:46:31Benoît.
00:46:31Yves Cara
00:46:32porte-parole
00:46:32mobilité
00:46:33Club France
00:46:33est avec nous.
00:46:34Et je salue
00:46:35également
00:46:35Benoît Barret
00:46:36délégué
00:46:37national
00:46:37Alliance Police.
00:46:38On ira du côté
00:46:39de Lyon
00:46:39on ira du côté
00:46:40de Marseille
00:46:40dans quelques instants.
00:46:41Et je salue
00:46:42Eric Dering-Maten
00:46:42qui pour la place
00:46:43de Sommeil
00:46:44à la Bili
00:46:44tout cela se passe
00:46:45en famille.
00:46:46On parle éco
00:46:47dans quelques instants
00:46:47une morale des français
00:46:48avec Eric.
00:46:49A tout de suite.
00:47:08Alors mon cher Eric
00:47:10bonjour
00:47:10merci de venir nous voir
00:47:12dans Bili News
00:47:13week-end
00:47:14comme ça
00:47:14le moral des français
00:47:16est au plus bas
00:47:17mais ce n'est pas
00:47:18vraiment une surprise.
00:47:19Non ce n'est pas
00:47:20une surprise
00:47:20et c'est l'institut
00:47:21de la statistique
00:47:22qui révèle ce niveau
00:47:23extrêmement bas
00:47:24concernant la confiance
00:47:25des français.
00:47:26Alors on est vraiment
00:47:27au-dessous
00:47:28de la ligne de flottaison
00:47:29comme on dit
00:47:29qui est fixée à 100
00:47:30vous avez une ligne de 100
00:47:31quand ça va
00:47:32on est au-dessus
00:47:33quand ça ne va pas
00:47:34on est au-dessous
00:47:34et là on est à 84
00:47:36au mois d'avril
00:47:37alors que l'on était
00:47:37encore à 96
00:47:38vous voyez
00:47:39fin 2024
00:47:40preuve que franchement
00:47:41là c'en est trop.
00:47:43Alors elle est raison
00:47:44je peux vous poser la question
00:47:45mais je pense qu'on les devine
00:47:46un petit peu quand même
00:47:47elles sont nombreuses.
00:47:48Le conflit au Moyen-Orient
00:47:49avec la crainte
00:47:50de voir ce conflit
00:47:51s'étendre
00:47:52ça plombe la confiance
00:47:53avec tout ce que ça implique
00:47:54vous avez la crainte
00:47:55sur l'évolution des prix
00:47:56le niveau de vie
00:47:57qui est remis en cause
00:47:57peur de voir les carburants
00:47:59coûter de plus en plus cher
00:48:00vous avez la crainte
00:48:01de ne peut-être pas partir
00:48:02en vacances loin
00:48:03parce qu'il n'y aura pas
00:48:04moins de kérosène
00:48:05et même des vols annulés
00:48:06les emplois
00:48:07qui sont en sursis
00:48:08j'avais un déjeuner tout à l'heure
00:48:09avec un expert
00:48:11concernant les faillites
00:48:12d'entreprises
00:48:13qui s'accélèrent actuellement
00:48:14c'est vraiment important
00:48:15de le préciser
00:48:16et cela s'ajoute
00:48:17à la méfiance
00:48:18qui s'amplifie
00:48:19envers la classe politique
00:48:20après les crises à répétition
00:48:21de l'an dernier
00:48:22les changements de gouvernement
00:48:23vous avez le baromètre
00:48:24Sevipov
00:48:24qui disait récemment
00:48:25que 78% des français
00:48:26n'ont plus confiance
00:48:28dans leurs représentants politiques
00:48:29et évidemment
00:48:30on le mesure
00:48:31les français le mesure
00:48:32dans leur quotidien
00:48:33c'est le moins qu'on puisse dire
00:48:34c'est vrai
00:48:34alors on puise dans les économies
00:48:36le livret A notamment
00:48:37a été vidé
00:48:37de près de 500 millions d'euros
00:48:39en mars
00:48:401,5 milliard quand même
00:48:41pour consommer
00:48:42alors c'est vrai
00:48:42qu'on consomme d'un côté
00:48:43on puise dedans
00:48:44et de l'autre
00:48:45on réalloue l'argent
00:48:46vers des livrets
00:48:47vers d'autres livrets
00:48:48parce que vous savez
00:48:49que 1,5%
00:48:50le livret A
00:48:51c'est pas énorme
00:48:51et donc on cherche
00:48:52à avoir un meilleur rendement ailleurs
00:48:53alors il y a aussi
00:48:54le surendettement
00:48:55on n'en parle pas beaucoup
00:48:56mais la Banque de France
00:48:57a lancé une alerte
00:48:58elle voit une forte progression
00:48:59des petits crédits du quotidien
00:49:01premièrement
00:49:01et donc quand on prend des crédits
00:49:03pour consommer au quotidien
00:49:04ça fait des surendettements
00:49:05et plus 18% en mars
00:49:07avec beaucoup de dossiers
00:49:08qui ont été déposés
00:49:09alors je termine par un point
00:49:10vous savez la confiance
00:49:11Thierry
00:49:12elle est extrêmement importante
00:49:13pour soutenir l'économie
00:49:15on vous le confirmera tout à l'heure
00:49:17car sans confiance
00:49:17le moral il chute
00:49:18et c'est l'entreprise
00:49:20qui souffre à son tour
00:49:21quand le moral chute
00:49:21d'ailleurs l'optimisme des patrons
00:49:22il s'est vendré de 9 points
00:49:24depuis le début de l'année
00:49:25donc on peut dire
00:49:26qu'on est vraiment bas
00:49:27et on n'a même jamais
00:49:28été aussi bas
00:49:29depuis le Covid
00:49:30vous vous rendez compte ?
00:49:32on va en parler
00:49:33dans quelques instants
00:49:35c'était votre programme
00:49:37avec Bien Ici
00:49:38on est bien ici
00:49:39trouvez votre futur logement
00:49:40par vie de quartier
00:49:41et temps de trajet
00:49:42sur bienici.com
00:49:43on rêve tous
00:49:44de solaire
00:49:45sans crédit
00:49:45ni investissement
00:49:46c'était votre programme
00:49:47avec solaireinnovation.fr
00:49:49solution solaire
00:49:50avec un simple abonnement
00:49:52petite réaction
00:49:53je vois qu'il y a déjà
00:49:54le débat
00:49:54durant le jingle
00:49:56ça vous interpelle
00:49:58évidemment
00:49:58ce que vient de nous dire
00:49:59notre émérité
00:49:59c'est sûr que le moral
00:50:02des français est en verne
00:50:03et puis il suffit de regarder
00:50:04des chiffres effectivement alarmants
00:50:05je voyais le nombre
00:50:06de défaillances d'entreprise
00:50:07en 2025
00:50:08on est à peu près
00:50:08à 70 000
00:50:09c'est un record absolu
00:50:12effectivement
00:50:12vous rajoutez ça
00:50:13un peu d'inflation
00:50:14l'inflation ça veut dire quoi
00:50:15l'inflation ça veut dire
00:50:16que les français
00:50:17vont moins consommer
00:50:18donc les entreprises
00:50:19vont moins produire
00:50:20donc les entreprises
00:50:21vont moins embaucher
00:50:22voire licencier
00:50:23donc vous allez avoir
00:50:24une augmentation du chômage
00:50:25donc vous allez avoir
00:50:26un taux de précarité
00:50:26qui va monter
00:50:27donc vous allez avoir
00:50:28encore moins de consommation
00:50:30et il faut toujours rappeler
00:50:31que la croissance française
00:50:33repose à 50%
00:50:34sur la consommation
00:50:35donc si vous avez
00:50:36moins de consommation
00:50:36naturellement
00:50:37vous avez moins de croissance
00:50:38d'ailleurs le gouvernement
00:50:39ne s'y est pas trompé
00:50:40puisqu'il a baissé
00:50:41son objectif de croissance
00:50:42en 2026
00:50:43qui devait être
00:50:43de 1%
00:50:44à 0,9
00:50:45et pourquoi ?
00:50:47parce qu'il a aussi
00:50:48réadapté
00:50:49l'inflation
00:50:50qui était en théorie
00:50:51prévue à 1,3%
00:50:53qui a été montée
00:50:53entre 1,7
00:50:54et 1,9%
00:50:55donc effectivement
00:50:56les mois qui viennent
00:50:58vont malheureusement
00:50:58être des mois difficiles
00:51:00pour l'économie française
00:51:00et derrière l'économie française
00:51:02il y a évidemment
00:51:02la vie des français
00:51:03et le problème
00:51:04c'est que les français
00:51:04sont déjà au bout du rouleau
00:51:05mon cher Bernard Conadan
00:51:07vous le mesurez quoi
00:51:08en tant que président
00:51:10de la CPME
00:51:11et des entrepreneurs aussi ?
00:51:12les entrepreneurs
00:51:13aujourd'hui
00:51:14sont parfois
00:51:16en dessous du seuil
00:51:17de pauvreté
00:51:17surtout les indépendants
00:51:18les commerçants
00:51:19les travailleurs non salariés
00:51:20c'est une vraie
00:51:21problématique
00:51:22et une angoisse
00:51:23pour beaucoup d'entre nous
00:51:23et puis je l'évoquais
00:51:25pendant la publicité
00:51:26avec Eric Dory de Maten
00:51:28il y a une explosion
00:51:29aussi des délais de paiement
00:51:30plus de 16 milliards d'euros
00:51:31on a des chiffres
00:51:32qui sont catastrophiques
00:51:33on est sur des chiffres
00:51:34avant la Covid-19
00:51:36ça veut dire
00:51:37une absence de trésorerie
00:51:38et bien entendu
00:51:38une faiblesse
00:51:39de liquidité
00:51:41et puis comme les ménages
00:51:43sont contraints
00:51:43par cette explosion
00:51:45du prix des carburants
00:51:46moins de consommation
00:51:47avec des charges fixes
00:51:49c'est-à-dire le loyer
00:51:49l'électricité
00:51:50les remboursements
00:51:52les charges sociales
00:51:53qui n'ont pas baissé
00:51:54tout ça aujourd'hui
00:51:55grève
00:51:56le développement
00:51:57et surtout
00:51:58la survie
00:51:59d'un certain nombre de boîtes
00:52:00alors justement
00:52:00puisque vous parlez
00:52:01du carburant
00:52:02on va prendre la température
00:52:04on a décidé
00:52:04d'être plus près de vous
00:52:05c'est un week-end
00:52:06de chasser et croiser
00:52:07pour ceux qui ont la chance
00:52:09de partir en vacances
00:52:10ça va consommer
00:52:11évidemment
00:52:12on va retrouver
00:52:13sur une station service
00:52:15dans Valentin Rouillon
00:52:17et Jean-Laurent Constantini
00:52:18bonjour mon cher Valentin
00:52:19vous êtes
00:52:20me dit-on
00:52:21du côté de la chapelle
00:52:21La Reine
00:52:22c'est en Seine-et-Marne
00:52:23dans une station service
00:52:27justement
00:52:27une question
00:52:28toute simple
00:52:29les prix
00:52:30on en est où
00:52:31quel est le constat
00:52:31sur cette station service
00:52:33et l'état d'esprit
00:52:33des vacanciers
00:52:35et des automobiles
00:52:36que vous avez pu rencontrer
00:52:37vous venez d'arriver
00:52:37Valentin
00:52:41oui absolument
00:52:43Thierry
00:52:43des prix toujours
00:52:45très élevés
00:52:46mais plafonnés
00:52:47regardez
00:52:47on voulait vous montrer
00:52:48avec Jean-Laurent Constantini
00:52:49pour l'instant
00:52:501,99
00:52:51plafonnés
00:52:52pour le sans-plomb
00:52:5395
00:52:53aussi pour le sans-plomb
00:52:5498
00:52:55et puis le gazole
00:52:56qui dépasse toujours
00:52:57les 2 euros
00:52:582,25 euros
00:53:00donc
00:53:01on a rencontré
00:53:02effectivement
00:53:02des automobilistes
00:53:04de la région
00:53:05notamment
00:53:06qui nous disaient
00:53:07changer leurs habitudes
00:53:08certains font
00:53:09beaucoup plus
00:53:09de covoiturage
00:53:10c'est ce que nous disait
00:53:11une femme tout à l'heure
00:53:12une femme
00:53:13que nous avons rencontrée
00:53:14dans une autre station service
00:53:15une station service
00:53:17à proximité
00:53:17de l'A6
00:53:19en direction Lyon
00:53:19parce que vous l'avez dit
00:53:20week-end de chassés croisés
00:53:22c'est le dernier week-end
00:53:23de chassés croisés
00:53:24parce que c'est la fin
00:53:25de la zone B
00:53:25pour les vacances scolaires
00:53:26et puis
00:53:27la dernière semaine
00:53:29il reste une dernière semaine
00:53:30pour les parisiens
00:53:30qui partent en vacances
00:53:32et on peut l'imaginer
00:53:33aussi effectivement
00:53:33que certains vacanciers
00:53:35puissent réduire
00:53:36leur distance
00:53:37pour aller en vacances
00:53:38au vu toujours
00:53:38de ce prix du carburant
00:53:40très élevé
00:53:41alors il y a toujours
00:53:43évidemment cette aide
00:53:44on le rappelle
00:53:44qui a été proposée
00:53:46par le gouvernement
00:53:46cette semaine
00:53:48qui concerne
00:53:482,9 millions
00:53:49de français
00:53:51les gros rouleurs
00:53:52les plus modestes
00:53:53il faut gagner
00:53:54moins de 17 000 euros
00:53:56si vous êtes
00:53:56une personne seule
00:53:57moins de 50 000 euros
00:53:59si vous êtes en couple
00:54:01et puis
00:54:01être à 15 kilomètres
00:54:03de son lieu de travail
00:54:04ou en faire
00:54:058 000 par an
00:54:06pour le travail
00:54:07et donc là
00:54:08l'économie sera
00:54:08de 20 centimes
00:54:09exemple
00:54:09donc ici
00:54:1020 centimes
00:54:11par exemple
00:54:12sur le gazole
00:54:12qui redescendra
00:54:13donc pour ces français
00:54:15à 2,05
00:54:16Thierry
00:54:17merci pour ce point
00:54:18très précis
00:54:18Valentin Rouillon
00:54:19avec Jean-Laure Constantini
00:54:20on va vous retrouver
00:54:21tout au long de l'après-di
00:54:22puisque CNews a décidé
00:54:23en ce vendredi
00:54:24d'être au plus près de vous
00:54:25de prendre la température
00:54:26surtout
00:54:27Yves Carrard
00:54:27bah oui
00:54:27ça va être compliqué
00:54:28pour les français
00:54:29c'est vrai que 70%
00:54:30du carburant
00:54:31distribué en France
00:54:32c'est du diesel
00:54:3370%
00:54:34donc ça impacte
00:54:35d'autant plus
00:54:35on leur a dit aux français
00:54:36acheter du diesel
00:54:39ça risque de nous
00:54:39prendre au nez
00:54:40pour l'électricité
00:54:41recharger chez soi
00:54:42ça va
00:54:42mais si un jour
00:54:43c'est taxé
00:54:44parce que quand vous rechargez
00:54:45quand même sur des bandes
00:54:46de puissance
00:54:48importantes
00:54:48150 ou 300 kW
00:54:49c'est à peu près
00:54:5115 euros les 100 km
00:54:52donc on est comme du thermique
00:54:53mais chez soi
00:54:54c'est beaucoup moins cher
00:54:55et c'est vrai que
00:54:56ceux qui nous regardent
00:54:56qui roulent au super éthanol
00:54:58qui roulent au GPL
00:54:59qui est moins impacté
00:55:00évidemment
00:55:00qui roulent à l'électrique
00:55:01quand on recharge chez soi
00:55:02bah aujourd'hui
00:55:03la crise d'Ormuz
00:55:05en tout cas sur les carburants
00:55:06ça ne les concerne pas trop
00:55:07donc développons
00:55:08tous ces carburants
00:55:09liquides non carbonés
00:55:10c'est le message
00:55:10qu'il faut envoyer
00:55:11aux politiques
00:55:12français et européens
00:55:14libérons-nous du pétrole
00:55:15vous savez dans la Formule 1
00:55:16aujourd'hui
00:55:16je ne sais pas si on est passionné autour
00:55:17moi je me suis bien évidemment
00:55:18sur le canal
00:55:19il y a une grande attention
00:55:20vous le savez
00:55:22avec des commentateurs fantastiques
00:55:25il n'y a pas une goutte de pétrole
00:55:26dans les Formules 1
00:55:26il y a 50% d'électrique
00:55:28c'est peut-être à discuter ça d'ailleurs
00:55:30et surtout sur les phases
00:55:31de qualification
00:55:31et 50% de thermique
00:55:34mais avec du carburant
00:55:35de synthèse
00:55:36alors il y a un mec
00:55:36qui nous dit
00:55:37oui mais ça coûte très cher
00:55:38bah industrialisons
00:55:39la production
00:55:41et ça va baisser
00:55:41c'est vers ça qu'il faut aller
00:55:43on n'a pas le choix
00:55:43vous savez on fait la guerre
00:55:45dans les tanks
00:55:46dans les avions
00:55:46et dans tout ça
00:55:47il faudra du liquide
00:55:49pour faire avancer
00:55:49encore une fois
00:55:50autre chose que du pétrole
00:55:51pour faire avancer
00:55:52il faut le développer
00:55:53notre indépendance énergétique
00:55:54passera par l'électrique
00:55:56en partie
00:55:57mais surtout
00:55:57par tous ces carburants
00:55:58liquides non carbonés
00:55:59allons-y
00:56:01ça prendra
00:56:02ça prendra
00:56:03beaucoup de temps
00:56:04si on ne démarre pas
00:56:05plus on ne démarrera
00:56:06plus ça ira vite
00:56:06on a déjà le super éthanol
00:56:08les agriculteurs sont très contents
00:56:10ça leur fait un revenu supplémentaire
00:56:11c'est pas en concurrence
00:56:13avec l'alimentation
00:56:14il faut le dire
00:56:14ceux qu'on le doute
00:56:15appelez bio éthanol France
00:56:16ils vous expliqueront
00:56:17comment ça se passe
00:56:18on sait faire du A85 plus
00:56:20où il n'y a pas une goutte de pétrole
00:56:22d'accord
00:56:22donc on sait s'en passer
00:56:24oui bah
00:56:25c'est sûr qu'il y avait
00:56:2650 millions de voitures
00:56:27qui au super éthanol
00:56:28c'est pas possible
00:56:29mais par exemple au Brésil
00:56:31ils ne font que du super éthanol
00:56:33alors pas forcément
00:56:33dans des normes écologiques
00:56:34qui sont comme les nôtres
00:56:35c'est peut-être pas une bonne chose
00:56:36mais allons vers
00:56:37tous ces carburants liquides
00:56:38dans les camions par exemple
00:56:40moi juste avant de venir
00:56:41d'ailleurs j'ai vu un camion
00:56:42avec une grande affiche
00:56:42sur sa remorque
00:56:43je roule à l'huile filtrée
00:56:45voilà
00:56:46de l'huile de
00:56:47donc on sait faire tout ça
00:56:48allons-y
00:56:49multiplions les énergies
00:56:50et puis
00:56:50et puis il y a eu du pétrole
00:56:52moi je me souviens cet été
00:56:53je suis allé voir
00:56:53mes enfants sur la Côte d'Azur
00:56:55je ne vais pas vous raconter
00:56:56ma vie privée
00:56:56mais j'ai fait Paris
00:56:58Côte d'Azur
00:56:59et vous arrêtez
00:57:00sur la station de service
00:57:00mais oui
00:57:01voiture électrique
00:57:01la queue
00:57:02pour recharger les voitures
00:57:03la queue
00:57:04c'est un truc incroyable
00:57:06moi j'ai fait un Paris-Lyon
00:57:08lundi dernier
00:57:08avec une voiture électrique
00:57:09j'ai mis des postes
00:57:10d'ailleurs sur mes réseaux sociaux
00:57:12bon ça se passe bien
00:57:12il faut avoir le temps
00:57:13il faut avoir le temps
00:57:14non franchement
00:57:15avec une voiture
00:57:16alors qu'elle coûte
00:57:1750 ou 60 000 euros
00:57:18bien évidemment
00:57:19parce qu'il faut qu'elle
00:57:19ait une grosse autonomie
00:57:21et oui
00:57:21j'ai vu qu'il y a des Chinois
00:57:22dans une voiture
00:57:22avec 600 ou 700 km d'autonomie
00:57:25c'est ça ?
00:57:25oui en tout cas affiché
00:57:26on sait que vous le voulez LTP
00:57:27c'est les plus performants
00:57:28BMW est pas mal aussi
00:57:29mais vous avez une marque
00:57:30comme Lexus
00:57:31qui est aussi très bien
00:57:31voilà vous faites à peu près
00:57:32une heure et demie
00:57:34une heure 45
00:57:35à 130 km heure
00:57:36avec une voiture électrique
00:57:37et vous la rechargez
00:57:37une demi-heure
00:57:38oui mais il faudra trouver
00:57:39la place pour recharger
00:57:40c'est ça ?
00:57:41sur une bande
00:57:41on était un mardi
00:57:42c'était pas les vacances
00:57:43je suis arrivé
00:57:44il y avait une bande de libre
00:57:45je me suis donc mis à côté
00:57:47j'ai pas réussi à me connecter
00:57:48donc j'ai reculé
00:57:49j'ai attendu
00:57:5127 minutes
00:57:52qu'une bande se libère
00:57:53et après j'ai rechargé
00:57:54une demi-heure
00:57:54donc ma demi-heure
00:57:55s'est transformée
00:57:56en une heure et quart
00:57:57et c'était pas un week-end
00:57:58de grand déparmé
00:57:59partez en fin mois d'août
00:58:00aller sur la côte d'Azur
00:58:02le problème de logistique
00:58:03c'est tout simple
00:58:03quand vous vous arrêtez
00:58:04dans ces bornes
00:58:05il faut reconnaître
00:58:05que les gérants d'autoroutes
00:58:07ont fait le job
00:58:08il y a des bornes
00:58:09sur toutes les stations
00:58:09c'est vraiment bien
00:58:10mais quand tout est plein
00:58:13il faut attendre
00:58:14il n'y a pas une file
00:58:15d'attente prévue
00:58:15donc vous mettez dans un coin
00:58:17sans trop gêner
00:58:17mais ceux qui arrivent
00:58:18vous allez les voir
00:58:19alors on dit
00:58:19attendez j'étais là avant vous
00:58:20c'est une panique
00:58:22on est d'accord
00:58:23je peux vous dire
00:58:23que c'est compliqué
00:58:23moi j'ai vécu
00:58:25ça peut être vite compliqué
00:58:26ça va pour les commerciaux
00:58:27ceux qui sont dans le cadre
00:58:28de leur activité professionnelle
00:58:29mais moi je pense aux familles
00:58:30qui ont des enfants en bas âge
00:58:32il faut attendre
00:58:33trois quarts d'heure
00:58:34que le borne se libère
00:58:35et ensuite il faut attendre
00:58:36une demi-heure de charger
00:58:37enfin je veux dire
00:58:38c'est extrêmement compliqué
00:58:40dans la vie de tous les jours
00:58:41on est d'accord
00:58:41on est d'accord
00:58:42parle même Bernard
00:58:42oui mais c'est pour ça
00:58:44qu'aussi
00:58:44un certain nombre d'entrepreneurs
00:58:46ont abandonné
00:58:47les flottes d'électriques
00:58:48parce que ça prend du temps
00:58:50dans la journée
00:58:50de recharger
00:58:51mais c'est une nécessité
00:58:53aujourd'hui
00:58:54c'est vrai
00:58:54dans un certain nombre
00:58:55de grandes capitales
00:58:56pour une dépollution
00:58:57et la multiplication
00:58:59la difficulté
00:59:00elle est l'autonomie
00:59:01tant qu'on n'aura pas
00:59:02une autonomie
00:59:02beaucoup plus grande
00:59:03ça reste pour beaucoup
00:59:06d'utilisateurs
00:59:06un risque
00:59:07et puis vous l'avez évoqué
00:59:09on l'a vu hier
00:59:10dans le reportage
00:59:10tout le monde ne peut pas
00:59:11se payer une bagnole
00:59:11à 100 000 euros
00:59:13mais surtout
00:59:13avoir une voiture électrique
00:59:14100% électrique
00:59:15pas hybride
00:59:16sans recharge à la maison
00:59:18c'est compliqué
00:59:19et ça coûte cher
00:59:20et ça coûte cher
00:59:21bien sûr
00:59:23le boîtier non
00:59:24parce que c'est
00:59:24évidemment si ça va
00:59:25simplement vous payez
00:59:27si vous êtes à 2-3 euros
00:59:28les 100 km
00:59:29en rechargeant chez vous
00:59:30peut-être même un petit peu moins
00:59:31à l'extérieur
00:59:32comme je vous l'ai dit
00:59:32c'est 15 euros
00:59:33les 100 km
00:59:42donc aujourd'hui
00:59:43le différentiel de pollution
00:59:45entre un diesel
00:59:46et un essence
00:59:47c'est combien à peu près ?
00:59:48alors en chiffres
00:59:49en particules fines
00:59:50de 5
00:59:51c'est difficile à dire
00:59:52mais en tout cas
00:59:53de toute façon
00:59:53ils se font quasiment plus de diesel
00:59:54parce que d'abord
00:59:55les constructeurs
00:59:55les ont sortis de leur catalogue
00:59:57et on en achète moins
00:59:58on est à moins de 10%
00:59:59il y a des camions encore
01:00:00aujourd'hui diesel
01:00:00il y a encore des camions
01:00:01c'est pour ça que de toute façon
01:00:03les batteries électriques
01:00:04pour les camions
01:00:05même on peut les aider
01:00:06mais à coup de 100 000 euros
01:00:08pour les acheter
01:00:09un camion qui part
01:00:10de son dépôt
01:00:12le dimanche soir
01:00:13et qui revient le vendredi
01:00:14sans avoir fait le plein
01:00:15en électrique
01:00:16c'est pas possible
01:00:17donc ça va amener des coûts
01:00:19etc
01:00:19il faut multiplier les énergies
01:00:21et pas que l'électrique
01:00:22ça c'est vraiment le message
01:00:24les prix là
01:00:24pendant que vous parliez
01:00:25vous exprimiez
01:00:26on voit les prix du 95
01:00:28du 98
01:00:28et du diesel
01:00:29et je le disais en première heure
01:00:31c'est la première fois
01:00:31que je paie 23 euros
01:00:33pour mon scooter
01:00:35des seuils comme ça
01:00:36on passe les 20 euros
01:00:38on passe les 20 euros
01:00:39je me suis dit
01:00:39waouh
01:00:39il se passe quelque chose
01:00:40on passe les 100 euros
01:00:41quand on fait un puissant euro
01:00:42c'est quand même beaucoup d'argent
01:00:42c'est pas anodin
01:00:43c'est énorme
01:00:44c'est énorme
01:00:45merci Yves d'être venu nous voir
01:00:46avec grand plaisir
01:00:46c'est toujours un bonheur
01:00:47de vous accueillir
01:00:47sur cette émission
01:00:48avec grand plaisir
01:00:48j'ai l'impression
01:00:49vous allez prendre un abonnement
01:00:51parce que
01:00:51j'ai mon entier revient
01:00:52oui je pense
01:00:53il y a même marqué votre nom
01:00:54derrière la chaise
01:00:55merci Yves
01:00:56en tous les cas
01:00:57votre expertise est nécessaire
01:00:59on va changer de sujet
01:01:00on va parler avec Benoît Barret
01:01:02délégué national police
01:01:04merci d'être avec nous
01:01:04mon cher Benoît
01:01:05on va parler de cette insécurité
01:01:07qui convainc notre quotidien
01:01:08on va prendre la direction
01:01:09de cette belle ville de Lyon
01:01:11et de cette place
01:01:12place très connue
01:01:13à Lyon
01:01:14la place Ampère
01:01:16qui fait face à une dégradation
01:01:18mais vraiment radicale
01:01:20je dirais de sa vie
01:01:21au quotidien
01:01:22on voit tout cela
01:01:23avec notre correspondant
01:01:23permanent Olivier Madinier
01:01:24et Inès Alican
01:01:25et on en parle ensemble
01:01:27un lieu d'ordinaire paisible
01:01:30à quelques pas du métro Ampère
01:01:31à Lyon
01:01:32pourtant depuis près de deux ans
01:01:34la situation s'est dégradée
01:01:36nuisances
01:01:37trafics
01:01:38les habitants constatent
01:01:39un changement radical
01:01:40c'est à dire qu'on cohabite
01:01:42avec des marginaux
01:01:45des sans-abri malheureusement
01:01:48et puis des gens
01:01:49qui squattent la place
01:01:50c'est à dire comme voisins
01:01:51on a des gens
01:01:52qui nous pourrissent la vie
01:01:53quand vous ne dormez pas
01:01:55vous avez des squatteurs
01:01:57en bas de chez vous
01:01:57H24
01:01:58et que vous ne dormez pas
01:01:59c'est difficile après
01:02:00d'assurer ces journées de travail
01:02:02parce qu'on travaille dur
01:02:04en tout cas pour ma part
01:02:05je travaille jusqu'à 70-80 heures
01:02:07par semaine
01:02:08je ne peux pas me reposer
01:02:09autre constat des habitants
01:02:11une présence continue
01:02:12de groupes occupant
01:02:13l'espace public
01:02:14parfois jusque tard dans la nuit
01:02:16des préoccupations
01:02:17sur lesquelles la mairie de Lyon
01:02:19dit travailler
01:02:20les nuisances
01:02:21l'insécurité quelque part
01:02:23la saleté
01:02:23parce que voilà
01:02:24cette place est extrêmement sale
01:02:26au quotidien
01:02:27et ça demande d'ailleurs
01:02:28beaucoup d'efforts
01:02:29aux agents de la métropole
01:02:31mais l'espace public
01:02:32se gère au quotidien
01:02:33et ne se gère pas
01:02:34avec de l'idéologie
01:02:35elle se gère avec du bon sens
01:02:36et c'est ce qu'on demande
01:02:37aux maires de Lyon
01:02:38tous espèrent un retour
01:02:40rapide au calme
01:02:41sur cette place
01:02:42emblématique du quartier
01:02:44alors Benoît
01:02:45c'est pas un quartier
01:02:47malfamé
01:02:48à Lyon
01:02:49quand on connaît Lyon
01:02:50plutôt un quartier
01:02:51je dirais chic
01:02:52non ?
01:02:53Ben complètement
01:02:54enfin
01:02:55on a l'impression
01:02:56qu'on découvre
01:02:56ce qui se passe
01:02:57en vérité
01:02:58partout en France
01:02:59alors vivant
01:03:00Lyon en a souvent parlé
01:03:01justement
01:03:01alors Lyon
01:03:02c'est un peu un choc
01:03:03on va dire
01:03:04un choc psychologique
01:03:06peut-être
01:03:06en disant
01:03:08quelque part
01:03:08on serait peut-être
01:03:09pas forcément épargné
01:03:11quelque part
01:03:12on pourrait faire
01:03:13de la politique
01:03:13de sécurité
01:03:14une politique
01:03:15purement de prévention
01:03:17et puis
01:03:17est-ce que
01:03:18l'insécurité
01:03:19est vraiment là
01:03:20et puis
01:03:20est-ce que
01:03:21la répression
01:03:21fonctionne
01:03:23est-ce que
01:03:23demander à des policiers
01:03:24d'intervenir
01:03:25d'interpeller
01:03:26la justice
01:03:27de condamner
01:03:28est-ce que c'est
01:03:29le schéma
01:03:30qu'il faut
01:03:30très clairement
01:03:31oui
01:03:31alors ce qu'on entend
01:03:32aujourd'hui
01:03:33les riverains
01:03:34ces personnes
01:03:36qui témoignent
01:03:37à visage couvert
01:03:38tellement qu'ils ont peur
01:03:39des répercussions
01:03:40aujourd'hui
01:03:41c'est quand même
01:03:42incroyable
01:03:44cette vie
01:03:45de gens honnêtes
01:03:47les personnes
01:03:47qui veulent
01:03:48simplement
01:03:48être capables
01:03:49de vivre
01:03:50dans leur ville
01:03:51en toute tranquillité
01:03:52capables
01:03:53de dormir le soir
01:03:53pour aller au travail
01:03:54le matin
01:03:55et en fait
01:03:56on se retrouve
01:03:56face à quoi
01:03:58on se retrouve
01:03:59face à une délacance
01:04:00décomplexée
01:04:00en un mot
01:04:01de toute façon
01:04:03les lois
01:04:03de la république
01:04:05celles
01:04:06que les gens honnêtes
01:04:08respectent
01:04:08chaque jour
01:04:09et chaque nuit
01:04:09et bien
01:04:10une grande frange
01:04:11de la population
01:04:12et bien
01:04:13s'en exonèrent
01:04:13à chaque minute
01:04:15à chaque seconde
01:04:16chaque jour
01:04:16et chaque nuit
01:04:17en fait
01:04:18l'occupation
01:04:19de l'espace public
01:04:20c'est leur loi
01:04:21on est capable
01:04:22de se regrouper
01:04:23de faire la manche
01:04:24je voyais sur votre vidéo
01:04:26une personne
01:04:27qui jetait
01:04:27des détritus
01:04:28sur une personne
01:04:29en toute tranquillité
01:04:30en toute tranquillité
01:04:32parce qu'en vérité
01:04:33comment on peut faire
01:04:35baisser la délacance
01:04:36déjà avant de la faire baisser
01:04:38on peut déjà
01:04:38tenter de la stopper
01:04:40et puis
01:04:41les moyens
01:04:42sont quand même
01:04:43évidents
01:04:45aujourd'hui
01:04:45on a un code pénal
01:04:46qui est extraordinaire
01:04:47il est extraordinaire
01:04:48notre code pénal
01:04:48il ne prévoit
01:04:50que des maximales
01:04:50en peine
01:04:51le vol
01:04:52c'est 3 ans maximum
01:04:53une agression
01:04:55aggravée
01:04:55c'est 5 ans
01:04:56mais
01:04:57le maximum
01:04:58en vérité
01:04:59il est
01:05:01triquant
01:05:02jamais de la vie
01:05:031 déjà
01:05:03il y a peu de chances
01:05:04d'être condamné
01:05:05alors déjà
01:05:051 c'est déjà compliqué
01:05:06d'être interpellé
01:05:07parce que je rappelle
01:05:08qu'en termes d'effectifs
01:05:08à Lyon
01:05:09les collègues
01:05:09ils attendent encore
01:05:09300 effectifs supplémentaires
01:05:11c'est en gros ça
01:05:12déjà 1
01:05:13il faut les interpeller
01:05:13une fois que je vais les interpeller
01:05:15vous vous dépasser
01:05:16par des logiciels
01:05:17totalement obsolètes
01:05:18vous devez respecter
01:05:19un code de procédure pénale
01:05:20toujours plus compliqué
01:05:22et lorsque le code de procédure pénale
01:05:24est toujours plus compliqué
01:05:25c'est bien compliqué
01:05:27vis-à-vis des policiers
01:05:28des gendarmes
01:05:28de la police municipale
01:05:30mais c'est beaucoup plus simple
01:05:31pour les délinquants
01:05:32et une fois que vous avez fait tout ça
01:05:34il faut encore que le procureur
01:05:36accepte de
01:05:37passer cette personne au tribunal
01:05:38et une fois qu'il passe au tribunal
01:05:39je vais y arriver
01:05:41encore faut-il qu'il soit condamné
01:05:42et je vais jusqu'au bout
01:05:43je vais jusqu'au bout
01:05:44vraiment 30 secondes
01:05:45et imaginons
01:05:46qu'il y ait une condamnation
01:05:48c'est formidable
01:05:49mais est-ce que la condamnation
01:05:50va au bout ?
01:05:51on sait très bien que non
01:05:52on sait très bien que 70%
01:05:5480% des peines
01:05:55ne sont jamais exécutées
01:05:56pourquoi ?
01:05:57vous vous rendez compte quand même
01:05:58c'est quand même formidable
01:05:58on est quand même dans un état de droit
01:06:00merveilleux
01:06:01les seules personnes
01:06:02qui n'ont pas de réduction de peine
01:06:03les seules personnes
01:06:04dans notre pays
01:06:05c'est qu'une seule catégorie de personnes
01:06:07ce sont les victimes
01:06:08l'auteur lui
01:06:09les réduction de peine
01:06:10automatiques
01:06:11chaque mois
01:06:11et à chaque fois
01:06:12alors j'ai envie de vous dire
01:06:13depuis des années
01:06:14on est dans un laxisme judiciaire
01:06:16une errance judiciaire énorme
01:06:18et aujourd'hui
01:06:19évidemment
01:06:19à un moment donné
01:06:20la réalité
01:06:21le principe de réalité même
01:06:22et bien oui
01:06:23il est exposé au public
01:06:24et ce sont bien les gens honnêtes
01:06:25qui la prennent de pleine face
01:06:27et vous savez quoi ?
01:06:28on va poursuivre cet échange
01:06:29avec nos invités
01:06:30on a parlé de Lyon
01:06:31nos invités réagiront peut-être
01:06:32mais on va parler également
01:06:33de ce qui s'est passé à Marseille
01:06:34et on vous a senti
01:06:36j'ai senti le coup de gueule également
01:06:37mais je pense que les téléspectateurs
01:06:39ont senti ce coup de gueule également
01:06:40et mes invités aussi
01:06:41merci
01:06:41on se retrouve dans quelques instants
01:06:43à tout de suite
01:06:4714h30
01:06:48c'est quasiment la dernière lignoire
01:06:50de votre midi news de ce vendredi
01:06:52c'est le moment de faire un tour d'horizon de l'information
01:06:54et que vous sommeillez la midi
01:06:55absolument Thierry
01:06:56on commence ce journal
01:06:57par les images des obsèques de Nathalie Baye
01:06:59qui se sont tenues en fin de matinée
01:07:01en l'église Saint-Sulpice
01:07:02dans le 6ème arrondissement de Paris
01:07:04un dernier adieu à la star du cinéma français
01:07:06décédé la semaine dernière
01:07:08à l'âge de 77 ans
01:07:09en présence de nombreuses personnalités
01:07:11du cinéma et de la culture
01:07:14à la une également de ça
01:07:15elle vient d'émettre un appel
01:07:16à évacuer un village du sud du Liban
01:07:19premier de ce type
01:07:20depuis que le président américain
01:07:22Donald Trump
01:07:22a annoncé une prolongation
01:07:23de trois semaines du cessez-le-feu
01:07:25une trêve extrêmement fragile
01:07:27puisqu'un peu plus tôt
01:07:28une frappe israélienne
01:07:29sur le sud du pays
01:07:30a fait de mort
01:07:31et puis alors que les négociations
01:07:33sont au point mort
01:07:34Volodymyr Zelensky
01:07:35attendu en Arabie Saoudite
01:07:36où il est d'ailleurs arrivé
01:07:39il doit rencontrer
01:07:40donc le prince héritier
01:07:41Mohamed Ben Salman
01:07:42le président ukrainien
01:07:43s'y était déjà rendu fin mars
01:07:45il avait alors signé
01:07:46avec Riyad
01:07:47un accord de coopération
01:07:48en matière de défense
01:07:49sans fournir plus de précision
01:07:51merci beaucoup
01:07:52c'est un bonheur de vous avoir eu
01:07:54partagé
01:07:55pour nous accompagner
01:07:56dans ce tour de l'info
01:07:57merci beaucoup Somaïa
01:07:58je salue Dunia Tangour
01:07:59notre spécialiste politique
01:08:01alors comme ça
01:08:02Emmanuel Macron
01:08:03va arrêter la politique
01:08:05à la fin de 2027
01:08:07paraît-il
01:08:08paraît-il
01:08:08on n'est pas obligé de le croire
01:08:09oui on verra bien
01:08:10on verra bien
01:08:11mais on va y revenir
01:08:13après le coup de gueule
01:08:14de Benoît Barret
01:08:16on peut dire un coup de gueule
01:08:17sur ce qui s'est passé
01:08:18du côté de Lyon
01:08:20et de cette fameuse place
01:08:22en paire
01:08:24plutôt belle place
01:08:25dans un quartier plutôt chic
01:08:26c'est peut-être
01:08:27le coup de gueule également
01:08:28de notre amie Sabrina Medjammer
01:08:30qui dit Lyon
01:08:30dit
01:08:31dit
01:08:32dit
01:08:33Grégory Doucet
01:08:34pardon
01:08:34mais Grégory Doucet
01:08:36a quand même été réélu
01:08:36à plus de 53,1%
01:08:39au second tour
01:08:39des municipales
01:08:41de cette année
01:08:41donc
01:08:41il y a aussi des électeurs
01:08:43aujourd'hui
01:08:43qui pèsent
01:08:44les mauvaises factures
01:08:46sécuritaires
01:08:47d'une partie
01:08:48de l'assemblée municipale
01:08:51de M. Doucet
01:08:53qui vit sous le couvert
01:08:54de l'écologie
01:08:55et qui oublie
01:08:56qui oblitaire
01:08:57l'aspect sécuritaire
01:08:58M. Doucet
01:08:59en plus d'avoir
01:09:00une géométrie
01:09:01une laïcité
01:09:02pardon
01:09:02à géométrie variable
01:09:03qui refuse
01:09:03le vœu des échevins
01:09:05mais qui pose
01:09:05le lendemain
01:09:06la première pierre
01:09:07de la mosquée
01:09:08à Gerland
01:09:09qui
01:09:09comment dire
01:09:11ne refuse de mettre
01:09:12des caméras
01:09:13de vidéosurveillance
01:09:14on a les chiffres
01:09:15là vous parliez
01:09:16d'un manque de 300
01:09:17officiers de police
01:09:18judiciaire
01:09:18je rappelle quand même
01:09:19que le maire
01:09:20et l'autorité de police
01:09:21administrative
01:09:21qu'il est chargé
01:09:22de faire régner
01:09:23ce qu'on appelle
01:09:23l'ordre public
01:09:24qui se divise
01:09:25en tranquillité
01:09:26salubrité
01:09:26et sécurité publique
01:09:28on voit bien
01:09:29que les chiffres
01:09:30aujourd'hui le prouvent
01:09:31vol avec violence
01:09:32plus 66,1%
01:09:33vol avec arme
01:09:34plus 38,8%
01:09:36vol tout court
01:09:37plus 16,2%
01:09:38homicide
01:09:39plus 32%
01:09:40violence sexuelle
01:09:41plus 11,3%
01:09:42donc les électeurs
01:09:43qui ont fait le choix
01:09:44de M. Doucet
01:09:45malheureusement aujourd'hui
01:09:45le payent
01:09:46parce qu'on voit bien là
01:09:47que ce quartier
01:09:48n'est pas le quartier
01:09:48de la guillotière
01:09:51ce ne sont pas
01:09:52les fameux quartiers
01:09:52prioritaires de la ville
01:09:54qui ont acheminé
01:09:55cette chimérique
01:09:56politique de la ville
01:09:57on est en plein centre-ville
01:09:58dans un quartier
01:09:59plutôt bourgeois
01:10:00plutôt calme
01:10:00et on voit bien
01:10:01que l'insalubrité règne
01:10:03la tranquillité
01:10:04n'est pas au rendez-vous
01:10:05et que les pauvres habitants
01:10:07qui travaillent 70 heures
01:10:08par semaine
01:10:08comme vous l'appeliez
01:10:09tout à l'heure
01:10:09les honnêtes gens
01:10:10payent le prix fort
01:10:11de la politique défaillante
01:10:12en matière de sécurité
01:10:13de Grégory Doucet
01:10:14mais c'est le même cas à Nantes
01:10:15c'est le même cas à Grenoble
01:10:17avec Éric Piolle
01:10:18que nous avions vu précédemment
01:10:19c'est le cas malheureusement
01:10:21dans de nombreuses villes
01:10:22dirigées par l'extrême gauche
01:10:23et que le vice
01:10:24on n'a forcé personne
01:10:25à mettre le butin de vote
01:10:27oui mais voilà
01:10:28mais encore une fois
01:10:28ce sont les électeurs
01:10:29c'est la démocratie
01:10:30les électeurs ont choisi
01:10:32M. Doucet
01:10:33il est donc renouvelé
01:10:34pour un prochain mandat
01:10:35et malheureusement
01:10:35l'insécurité ne fera que grandir
01:10:37au fur et à mesure
01:10:38des cinq prochaines années à venir
01:10:39allez Benoît
01:10:40on va prendre une action de Marseille
01:10:42avec cette séquence
01:10:42qu'on va vous montrer
01:10:43qu'Emilie Dubot va nous diffuser
01:10:45c'est plusieurs moteurs
01:10:46de la police municipale
01:10:46qui ont été violemment agressés
01:10:48par un groupe d'individus
01:10:49je vous propose de voir
01:10:50cette séquence
01:10:51regardez là
01:10:52il se passe quasiment
01:10:53de commentaires
01:10:54ils sont en plein d'intervention
01:10:56enfin je ne sais pas
01:10:56si vous voulez les commenter
01:10:57d'ailleurs Benoît Barret
01:10:58mais on voit qu'aujourd'hui
01:11:01Marseille c'est pas nouveau
01:11:03cette agression s'est développée
01:11:04d'ailleurs dans les quartiers nord
01:11:05de Marseille Benoît
01:11:06elle est terrible
01:11:06cette image elle est terrible
01:11:07vous avez des collègues
01:11:08des policiers municipaux
01:11:09qui tentent d'interpeller
01:11:12des individus
01:11:13certainement
01:11:13de la chance
01:11:14pour notre pays
01:11:16sur une motocross
01:11:17et vous voyez bien
01:11:18ce qui se passe
01:11:18au final
01:11:19les trois collègues
01:11:20prises à partie
01:11:20par des lâches
01:11:21évidemment
01:11:22alors là ils sont tranquilles
01:11:23parce qu'ils ont carrément
01:11:24ils ne sont même pas masqués
01:11:25quoi
01:11:26alors j'ai envie de vous dire
01:11:26cette délinquance
01:11:27elle est tout simplement
01:11:29shootée à l'impunité
01:11:31totalement
01:11:32c'est ça
01:11:32shootée à l'impunité
01:11:34complètement
01:11:36boostée
01:11:36par rapport à tout ça
01:11:38en fait
01:11:39la loi de l'impublic
01:11:39ça ne les touche pas
01:11:40de toute façon
01:11:40et puis alors là
01:11:41j'ai envie de vous dire
01:11:42ce sont des policiers
01:11:43des policiers municipaux
01:11:44ce sont l'état
01:11:45c'est l'autorité
01:11:45et là ce que je vois
01:11:46apparemment ce sont les policiers nationaux
01:11:48mais dit-on
01:11:48Emilie Duboun
01:11:49non police municipale
01:11:50en tout cas ce que j'ai envie de vous dire
01:11:51c'est qu'une nouvelle fois
01:11:53ces images sont terribles
01:11:54pourquoi elles sont terribles ?
01:11:55parce qu'en fait
01:11:56c'est l'autorité qui recule
01:11:57parce qu'en fait
01:11:57les collègues
01:11:58qu'est-ce qu'ils peuvent faire ?
01:12:00en vérité
01:12:00ils pourraient largement se défendre
01:12:02parce que la police
01:12:03n'a pas peur
01:12:05le problème de ça
01:12:05c'est que si le policier
01:12:06se défend
01:12:07le policier va falloir
01:12:09qu'il s'explique
01:12:10qu'il sera placé en garde à vue
01:12:11il y aura une enquête
01:12:12pour violence policière
01:12:14il faudra expliquer
01:12:15pourquoi le policier
01:12:16s'est défendu
01:12:17alors que
01:12:17vous avez vu sur ces images
01:12:18un collègue
01:12:19qui prend un caillou
01:12:22en pleine tête
01:12:23il va falloir s'expliquer
01:12:24mais pourquoi
01:12:24il est de la force légitime
01:12:26parce qu'en vérité
01:12:27dans ce débat
01:12:28aujourd'hui
01:12:29ce qui se passe
01:12:30c'est qu'on confond
01:12:31la force légitime
01:12:31de la police nationale
01:12:32et de la police municipale
01:12:33et de la gendarmerie nationale
01:12:34avec des faits de violence
01:12:36non
01:12:37les forces de l'ordre
01:12:38ne sont pas violentes
01:12:39les forces de l'ordre
01:12:40exercent la force légitime
01:12:42parce que
01:12:42les personnes
01:12:43qui veulent vous faire croire
01:12:45du 1er janvier
01:12:46au 31 décembre
01:12:48que face à des agressions
01:12:50lorsque vous avez
01:12:50cocktail monotov
01:12:51lorsqu'on vient
01:12:52vous prendre la partie
01:12:53à coup de batte de baseball
01:12:54lorsque vous avez
01:12:54des projectiles
01:12:56qui peuvent vous tuer
01:12:56que vous pouvez simplement
01:12:58ramener l'ordre
01:12:59en disant
01:12:59s'il vous plaît messieurs
01:13:00calmez-vous
01:13:00faune de la récréation
01:13:01mais non c'est pas vrai
01:13:03ça marche pas comme ça
01:13:03le principe de réalité
01:13:04lorsque vous êtes
01:13:05policier de terrain
01:13:08vous savez
01:13:08qui vous avez à faire
01:13:10en face de vous
01:13:10et aujourd'hui
01:13:11alors qu'auparavant
01:13:12ils prenaient quand même
01:13:12quelques cagoules
01:13:13quelques fois
01:13:13vous savez
01:13:14les casquettes
01:13:15pour pas se faire remarquer
01:13:16pour pas se faire identifier
01:13:17parce qu'en fait
01:13:18en vérité
01:13:19l'une des premières qualités
01:13:20outre le fait
01:13:21que vous avez à faire
01:13:21à des délinquants
01:13:22c'est aussi beaucoup
01:13:22la lâcheté
01:13:23parce que ce sont des lâches
01:13:24ces personnes
01:13:24en tout cas
01:13:25aujourd'hui
01:13:25ce qui est quand même formidable
01:13:27c'est qu'ils sont
01:13:28carrément la tête
01:13:29non couverte
01:13:30pour le coup
01:13:30alors j'espère qu'il y aura
01:13:31évidemment des interpellations
01:13:32que la viloprotection
01:13:33et d'ailleurs
01:13:34c'est un signal très clair
01:13:35de notre syndicat
01:13:36évidemment qu'on a besoin
01:13:37de la viloprotection
01:13:38dans toutes les villes
01:13:38et bien j'espère
01:13:39qu'ils seront une nouvelle fois
01:13:41identifiés
01:13:41interpellés
01:13:42et puis surtout
01:13:43et puis surtout
01:13:43j'ai envie de vous dire
01:13:44écroués
01:13:45très clairement
01:13:45donc aujourd'hui
01:13:46oui c'est pas un coup de gueule
01:13:47mais c'est vraiment un rat de bol
01:13:49vous savez tout à l'heure
01:13:49et juste 30 secondes
01:13:51rapidement
01:13:52tout à l'heure
01:13:52vous avez commencé votre séquence
01:13:53en disant que
01:13:54que les français
01:13:55perdent confiance
01:13:56d'une façon générale
01:13:56mais cette expression
01:13:58on peut la mettre également
01:13:59pour la police nationale
01:14:00pour la gendarmerie nationale
01:14:01oui
01:14:02les policiers aujourd'hui
01:14:03qui veulent faire leur boulot
01:14:05peuvent perdre confiance
01:14:06par rapport à ça
01:14:07on parle nous alliance
01:14:08de sursaut de l'autorité
01:14:09d'électrochoc de l'autorité
01:14:11mais c'est indispensable
01:14:12ce ne sont pas des mots
01:14:13ce sont des faits
01:14:14c'est ce qu'attendent
01:14:16les forces de l'ordre
01:14:16mais derrière les forces de l'ordre
01:14:18les personnes qui attendent ça
01:14:20ce sont d'abord
01:14:20les victimes
01:14:21c'est eux qui attendent ça
01:14:22aujourd'hui
01:14:23on veut pouvoir vivre
01:14:24dans nos quartiers
01:14:25de façon paisible
01:14:26et en toute sécurité
01:14:27et bien le message est passé
01:14:28Benoît Barret
01:14:29délégué national
01:14:30alliance police
01:14:32message très clair
01:14:33et très limpide
01:14:34et on a bien senti
01:14:34votre gros coup de gueule
01:14:36alors allez
01:14:36on va parler politique
01:14:37si vous le voulez bien
01:14:38alors comme ça
01:14:39ma chère Dounia
01:14:40Emmanuel Macron a dit
01:14:41c'était au cours
01:14:42de son voyage à Chypre
01:14:43c'est ça
01:14:44que finalement
01:14:45la politique
01:14:46après son mandat
01:14:49ça serait terminé
01:14:50on va écouter la séquence
01:14:51et puis je vais vous interroger
01:14:54je me suis dit
01:14:55on peut changer les choses
01:14:56plus fort
01:14:56plus vite
01:14:58et donc j'ai lancé
01:14:59un mouvement politique
01:14:59et puis je suis allé
01:15:00à la présidence
01:15:01voilà
01:15:02mais c'était pour
01:15:03et c'est toujours
01:15:04pour faire des choses
01:15:06que je crois
01:15:07pas simplement utiles
01:15:08mais
01:15:10c'est me battre
01:15:10pour que voilà
01:15:11mon pays
01:15:12et puis notre Europe
01:15:14avance
01:15:14et puis défendre
01:15:16des valeurs
01:15:16auxquelles je crois
01:15:19donc c'est une affaire
01:15:19de passion
01:15:20c'est pas tellement
01:15:21un plan de carte
01:15:22j'ai pas fait de politique
01:15:23avant
01:15:23et j'en ferai pas après
01:15:24tu vois
01:15:26bon tu vois
01:15:26j'en ferai pas après
01:15:27dit-il
01:15:28on n'est pas obligé
01:15:28de le croire
01:15:30enfin on n'en sait rien
01:15:30je parle sous votre gouverne
01:15:31ma chère Dounia
01:15:32vous êtes notre spécialiste
01:15:34moi j'avais envie
01:15:35de vous avoir
01:15:35parce que
01:15:36qu'est-ce qu'ils font
01:15:37nos anciens présidents
01:15:39de la République
01:15:39une fois qu'ils ont quitté
01:15:42la présidence
01:15:42cher Thierry
01:15:43ça va être un petit papier
01:15:44historique
01:15:45pour recontextualiser
01:15:46ce qui s'est passé
01:15:46en fait avec
01:15:47les anciens présidents
01:15:48je m'inquiète
01:15:49sur l'avenir d'Emmanuel Macron
01:15:49alors la première chose
01:15:50qu'il faut dire
01:15:51c'est que quitter l'Elysée
01:15:52ce n'est pas une retraite
01:15:53comme les autres
01:15:54une retraite classique
01:15:55alors certains présidents
01:15:56doivent osciller
01:15:57entre leurs devoirs
01:15:58de réserve
01:15:59mais aussi garder
01:16:00pour certains
01:16:01une certaine influence
01:16:02dans la vie politique
01:16:04de notre pays
01:16:05alors la constitution
01:16:06leur offre déjà
01:16:07une place de droit
01:16:07au conseil constitutionnel
01:16:09mais chaque président
01:16:10a voulu
01:16:11et bien préparer
01:16:12façonner sa sortie de scène
01:16:14alors je vous prends
01:16:14quelques exemples
01:16:15significatifs
01:16:16de la cinquième république
01:16:17vous avez tout d'abord
01:16:18le général de Gaulle
01:16:19qui après l'échec
01:16:20du référendum de 69
01:16:21choisit quant à lui
01:16:22la rupture
01:16:23et se retire immédiatement
01:16:25à Colombais
01:16:25les deux églises
01:16:26il refuse toute intervention
01:16:27dans la vie politique française
01:16:29et se consacre exclusivement
01:16:31à l'écriture
01:16:32de ses mémoires d'espoir
01:16:33l'autre président
01:16:34après donc
01:16:35Georges Pompidou
01:16:35qui lui
01:16:36n'a pas connu
01:16:37d'après-Elysée
01:16:38puisqu'il meurt en fonction
01:16:39et ensuite
01:16:40on peut parler
01:16:41de deux formes
01:16:42de retraite différentes
01:16:43il y a celle
01:16:44de l'écriture
01:16:45de la peut-être
01:16:46recherche de reconnaissance
01:16:47et les autres plus actuels
01:16:49des affaires et d'influence
01:16:50alors vous avez le cas
01:16:51de Valérie Giscard d'Estaing
01:16:52qui a passé près de 40 ans
01:16:53à tenter de revenir
01:16:55redevenant député
01:16:56président de région
01:16:57avant de se réfugier
01:16:59à l'académie française
01:17:00ensuite
01:17:01vous avez
01:17:02François Mitterrand
01:17:03qui lui a consacré
01:17:04plutôt ces derniers mois
01:17:05et bien à sculpter
01:17:06sa propre
01:17:08statut historique
01:17:09entre voyage
01:17:10spirituel
01:17:11et testament littéraire
01:17:12et alors aujourd'hui
01:17:13le style a un petit peu évolué
01:17:15un petit peu changé
01:17:15Dounia c'est quoi ?
01:17:16oui
01:17:16le style je vais vous dire
01:17:18il a un peu changé
01:17:19on se retire plus
01:17:20on tente de se renouveler
01:17:22certains
01:17:22qui ont des mauvaises langues
01:17:24diront
01:17:24parfois de revenir
01:17:25se recycler
01:17:26pour certains
01:17:27donc voilà
01:17:28vous avez
01:17:29Nicolas Sarkozy
01:17:30alors lui qui a changé
01:17:31totalement les codes
01:17:31en devenant conférencier
01:17:33international
01:17:33membre de conseil
01:17:35d'administration
01:17:36de grands groupes
01:17:37tout en restant
01:17:38surtout ça faut retenir
01:17:39le mentor de l'ombre
01:17:40de plusieurs personnalités
01:17:42de droite
01:17:43mais pas que
01:17:43on a vu qu'il y avait
01:17:44des déjeuners
01:17:45avec Jordan Bardella
01:17:46et l'autre cas
01:17:48c'est François Hollande
01:17:49il est peut-être de revenir
01:17:50alors voilà
01:17:51alors lui il a choisi
01:17:52le contact
01:17:52tout d'abord le contact
01:17:54direct avec les français
01:17:55avec ses dédicaces de livres
01:17:57et il commente aussi
01:17:58avec acidité
01:17:59et bien surtout
01:18:00l'action de son successeur
01:18:01Emmanuel Macron
01:18:02on le connaît surtout pour ça
01:18:03mais
01:18:03on le sait
01:18:04en 2024
01:18:05il est redevenu député
01:18:06et il ne cache pas
01:18:07ses ambitions
01:18:08pour la présidentielle
01:18:09voilà
01:18:102027
01:18:10exactement
01:18:11ça bouisse quand même
01:18:13ça commence à se dessiner un peu
01:18:15on a l'impression
01:18:16qu'il a envie de revenir
01:18:16oui
01:18:16on a un peu le sentiment
01:18:18c'est intéressant
01:18:18de voir un peu
01:18:19s'interroger justement
01:18:21sur cet après-midi
01:18:21vous y croyez
01:18:22ou à Emmanuel Macron
01:18:24en disant
01:18:25bon allez
01:18:26j'arrêterai la politique
01:18:27alors déjà
01:18:28quand il dit
01:18:28je ne faisais pas de politique
01:18:29avant
01:18:29pardon il a été
01:18:31président de la République
01:18:31pendant 10 ans
01:18:32ensuite avant
01:18:33il a été ministre
01:18:35secrétaire général
01:18:36adjoint de l'Elysée
01:18:37alors la particularité
01:18:38c'est qu'il va quitter l'Elysée
01:18:39il aura 49 ans
01:18:40c'est vrai que
01:18:42c'est très jeune
01:18:43et puis on vient de le voir
01:18:44à l'instant
01:18:45les anciens présidents
01:18:45ils ont quand même
01:18:46du mal à lâcher
01:18:46c'est à dire que
01:18:47très concrètement
01:18:48ils veulent toujours
01:18:49être dans l'influence
01:18:50ils veulent toujours
01:18:51le cas échéant
01:18:52se retrouver une place
01:18:53si jamais
01:18:53il y a une petite fenêtre
01:18:55de tir qui s'ouvre
01:18:56donc dire qu'il va tourner
01:18:58une page de vie politique
01:18:59j'ai du mal à le croire
01:19:00parce que c'est très très rare
01:19:01vous avez des responsables politiques
01:19:02qui quittent vraiment
01:19:03le monde politique
01:19:03c'est très rare
01:19:04et puis encore une fois
01:19:05il est très jeune
01:19:06la question c'est
01:19:07est-ce que les français
01:19:08ont envie qu'il revienne
01:19:09c'est surtout ça
01:19:09je pense que c'est la grande question
01:19:11vous m'arrachez
01:19:11le mot de la bouche
01:19:12c'est que eux ils ont envie de revenir
01:19:13mais on a eu aussi
01:19:14le cas de la primaire
01:19:15avec Nicolas Sarkozy
01:19:16qui a eu
01:19:17voilà
01:19:17c'est pas évident
01:19:18on peut vouloir revenir
01:19:20c'est le cas notamment
01:19:21de François Hollande
01:19:21qui montre des
01:19:22on a vu
01:19:23parce que c'est compliqué
01:19:24à gauche aussi
01:19:24oui c'est ça
01:19:25c'est que des deux côtés
01:19:26les français sont parfois mitigés
01:19:28parce qu'ils leur ont donné une chance
01:19:29et parfois il n'y a même pas eu
01:19:30de deuxième mandat
01:19:31c'est très intéressant
01:19:33ce parcours historique
01:19:34que nous a présenté Dunia
01:19:36mais moi je suis convaincu
01:19:37qu'aujourd'hui
01:19:37la préoccupation des français
01:19:38c'est pas ce type de petite phrase
01:19:40je crois que
01:19:42ce qu'ils attendent
01:19:42d'un président de la République
01:19:43en fonction
01:19:44c'est qu'il a eu au bout
01:19:45de son mandat
01:19:45et qu'il applique
01:19:47et qu'il tienne les rênes
01:19:48de l'état
01:19:48pour faire en sorte
01:19:49d'améliorer la situation
01:19:50des français
01:19:50et c'est ça
01:19:51qu'attendent les français
01:19:52je le dis
01:19:52parce que c'est ce que j'ai envie
01:19:53moi
01:19:54quand j'entends mes entrepreneurs
01:19:55quand j'entends
01:19:57un certain nombre
01:19:59ce qu'on veut
01:20:00c'est que le pays
01:20:01soit tenu jusqu'à la fin
01:20:03et l'ambition personnelle
01:20:04de telle ou telle personnalité
01:20:06ça vient après
01:20:08on a voté
01:20:09pour des présidents de la République
01:20:10non pas pour qu'ils se servent eux-mêmes
01:20:12pour qu'ils servent la République
01:20:13pour qu'ils servent l'État
01:20:14et qu'ils servent les français
01:20:15c'est ça
01:20:16vous n'avez pas évoqué
01:20:17sauf erreur Jacques Chirac
01:20:18effectivement
01:20:18qui s'est retiré aussi
01:20:19qui s'est retiré
01:20:20qui a été un grand maire de Paris
01:20:21qui s'était engagé
01:20:23qui était un homme
01:20:24qui parlait fort
01:20:25qui a été contesté
01:20:27à un moment
01:20:27qui a eu du mal
01:20:28mais éminemment populaire
01:20:30c'est les français
01:20:30vous savez
01:20:31on le brocardait bien
01:20:32son boulot de dans deux ans
01:20:33vous savez tout ça
01:20:34les guignols
01:20:34on n'a pas oublié
01:20:35donc l'avenir
01:20:36de telle ou telle personnalité
01:20:38aujourd'hui
01:20:39pour moi c'est accessoire
01:20:40c'est est-ce que
01:20:41la France sera bien gouvernée
01:20:43dans une période extrêmement difficile
01:20:45est-ce qu'il y aura
01:20:46un pilote de l'avion
01:20:46jusqu'à la fin
01:20:48parce que rappelons-le quand même
01:20:49et ne soyons pas trop méchants
01:20:50il y a quand même quelques semaines
01:20:52un premier ministre
01:20:53et d'autres
01:20:54ont demandé la démission
01:20:55du président de la République
01:20:56c'est un fait sans précédent
01:20:57donc vous voyez aujourd'hui
01:20:58que l'ambiance
01:20:59elle n'est pas dans la petite phrase
01:21:01le parcours
01:21:02ce sont les historiens
01:21:03les historiens politiques
01:21:05qui le valideront
01:21:06maintenant l'ambition d'un autre
01:21:08c'est la sienne
01:21:09et puis moi
01:21:09je terminerai peut-être
01:21:11par la belle formule
01:21:12de Charles Parsquard
01:21:13vous vous souvenez
01:21:15les paroles
01:21:16n'engagent
01:21:16que ceux qui les reçoivent
01:21:17exactement
01:21:18et les promesses
01:21:19en tous les cas
01:21:19et les promesses
01:21:20Samouina
01:21:22ça va être difficile
01:21:23pour lui je pense
01:21:24de reprendre la politique
01:21:25quand on est crédité
01:21:26à 11%
01:21:27d'appréciation
01:21:29des français
01:21:30c'est le président
01:21:31de la République
01:21:31de la 5ème République
01:21:32au plus bas des sondages
01:21:33il a même dépassé
01:21:34François Hollande
01:21:35en son temps
01:21:37Emmanuel Macron
01:21:38avait 9 ans
01:21:38alors il est très doué
01:21:39pour les constats
01:21:40c'est le seul président
01:21:41qui va parler de
01:21:41c'est vrai qu'il est plutôt
01:21:42pas mauvais pour les constats
01:21:43pour les actes
01:21:44absolument
01:21:45mais en revanche
01:21:46effectivement
01:21:46il n'a absolument pas
01:21:47du tout tenu
01:21:48les promesses
01:21:50qui engagent
01:21:50les français
01:21:51dans leur quotidien
01:21:53je parle de la sécurité
01:21:54je parle des valeurs
01:21:55comme la laïcité
01:21:56je parle
01:21:57évidemment
01:21:58du pouvoir d'achat
01:21:59je parle de l'équilibre
01:22:01ou déséquilibre
01:22:01institutionnel
01:22:02je parle de l'école
01:22:04et des services publics
01:22:06plus généralement
01:22:06et quand on regarde
01:22:07finalement les résultats
01:22:08du mandat et demi
01:22:10d'Emmanuel Macron
01:22:11l'école
01:22:12elle est classée
01:22:1323ème, 25ème
01:22:14classement PISA
01:22:15classement Teams
01:22:16l'hôpital
01:22:17il est en totale
01:22:18décrépitude
01:22:19on le voit là
01:22:20avec la loi
01:22:21sur la fin de vie
01:22:21le manque de structure
01:22:24qui accueille justement
01:22:25les soins palliatifs
01:22:26donc tout ça
01:22:26n'a pas été géré correctement
01:22:28l'insécurité
01:22:29il avait promis
01:22:3015 000 places de prison
01:22:32100% d'exécution
01:22:33des OQTF
01:22:34et il en a construit
01:22:35à peu près 3000
01:22:35sachant qu'on est débordé
01:22:37c'est l'organisation
01:22:39internationale des prisons
01:22:40qui l'estime
01:22:41on est à 132%
01:22:42de surpopulation carcérale
01:22:45les équilibres institutionnels
01:22:46ont été absolument
01:22:47bousculés
01:22:48bouleversés
01:22:48depuis la dissolution
01:22:50donc aujourd'hui
01:22:50on a un gouvernement
01:22:51de technocrates
01:22:52qui gère
01:22:53les affaires courantes
01:22:54il n'y a plus de pouvoir
01:22:55vertical
01:22:55tout s'est dilué
01:22:56de manière horizontale
01:22:57et assez distancié
01:22:58parce que le débat
01:22:59est très polarisé
01:23:00à l'Assemblée Nationale
01:23:01comme dans l'espace public
01:23:02donc je suis désolée
01:23:04mais Emmanuel Macron
01:23:05n'a pas un bilan
01:23:07satisfaisant à mon égard
01:23:08et à l'égard
01:23:09de bien des Français
01:23:09j'interroge pas Benoît Barret
01:23:11parce que je connais sa réponse
01:23:13Dunia
01:23:13un dernier mot
01:23:15ça en dit quand même
01:23:16assez long
01:23:16c'est une petite phrase
01:23:17mais quand même à analyser
01:23:18dans le contexte politique
01:23:20qu'on est en train de vivre
01:23:20parce qu'on a l'impression
01:23:21qu'il n'y a pas non plus
01:23:22de relève
01:23:22s'ils se permettent
01:23:23d'imaginer des comebacks
01:23:25c'est que la relève
01:23:25n'est pas là
01:23:26c'est-à-dire que tous
01:23:27les hommes politiques
01:23:27qui se présentent à nous
01:23:29n'ont pas l'air
01:23:30d'être satisfaisants
01:23:31on est obligé de se retourner
01:23:32vers Nicolas Sarkozy
01:23:33qui est très populaire
01:23:34on l'a vu
01:23:34avec les livres
01:23:35qu'il écrit
01:23:36et ça en dit long
01:23:38c'est que finalement
01:23:38si Emmanuel Macron
01:23:39ne se voit pas
01:23:40peut-être là
01:23:41il ne peut plus se représenter
01:23:43mais il pense peut-être
01:23:44que dans un futur proche
01:23:45on aura peut-être oublié
01:23:46ce qu'il a fait
01:23:4642 ans
01:23:47il est jeune
01:23:49merci pour ce point
01:23:50c'était passionnant
01:23:50en tous les cas
01:23:51c'était bien de faire
01:23:51un petit pas de côté
01:23:52pour voir justement
01:23:54l'après
01:23:54l'après présidence
01:23:56Harold Iman
01:23:57est revenu nous voir
01:23:58Harold je voulais absolument
01:23:58vous avoir
01:23:59parce que le secrétaire d'Etat
01:24:00à la défense des Etats-Unis
01:24:02à la guerre
01:24:03à la défense
01:24:05à la guerre
01:24:06à la guerre
01:24:06pardonnez-moi
01:24:07donc a pris la parole
01:24:09qu'a-t-il déclaré ?
01:24:12Alors l'Iran n'aura jamais
01:24:13d'armes nucléaires
01:24:15il l'a répété
01:24:16plus d'une fois
01:24:16et puis il a annoncé
01:24:19qu'un deuxième porte-avions
01:24:21arriverait sur zone
01:24:23pour faire le blocus
01:24:24on sait qu'il y en a trois
01:24:25qui sont dans la zone élargie
01:24:28mais pour le blocus précisément
01:24:30on apprend implicitement
01:24:32qu'il y a déjà
01:24:32l'Abraham Lincoln
01:24:33qui participe au blocus
01:24:35et un deuxième porte-avions
01:24:37on imagine que c'est ça
01:24:38le George H.W. Bush
01:24:40mais rien n'interdit
01:24:42que ce soit
01:24:42le Gérald Ford
01:24:44on n'a pas cette précision
01:24:45qui est dans la mer Rouge
01:24:47il y aura donc
01:24:48deux porte-avions
01:24:49pour filtrer les bateaux
01:24:52seuls les bateaux iraniens
01:24:55sont filtrés
01:24:56tous les autres peuvent passer
01:24:58et les Iraniens
01:24:59doivent obtempérer
01:25:00aux semences
01:25:02pour s'arrêter
01:25:03et expliquer
01:25:04ce qu'ils sont en train de faire
01:25:05et ceux qui ne le font pas
01:25:06et bien
01:25:07ils sont poursuivis
01:25:08et ça va
01:25:09jusqu'à des tirs
01:25:10aux munitions inertes
01:25:12attention
01:25:13le Tuska
01:25:14ça n'a pas été
01:25:15visé par des obus
01:25:17mais par des bombes
01:25:18des projectiles
01:25:20qui n'explosent pas
01:25:21qui détruisent le moteur
01:25:22et ensuite
01:25:23il est à raisonner
01:25:25ce cargo
01:25:26et l'équipage
01:25:28est gardé
01:25:30comme prisonnier
01:25:32le secrétaire
01:25:33à la guerre
01:25:33également
01:25:34a dit
01:25:35que les gardiens
01:25:36de la révolution
01:25:37n'étaient que des pirates
01:25:39merci pour ce point
01:25:41très précis
01:25:42Harold
01:25:42vous avez entendu la musique
01:25:43c'est la fin de ce
01:25:44Medi News
01:25:45merci les amis
01:25:45de m'avoir accompagné
01:25:46de relancer
01:25:47deux heures
01:25:48qui a été très chargé
01:25:49en ce moment
01:25:49vous avez pu le constater
01:25:51merci l'équipe
01:25:52qui m'entourait
01:25:52David Bouinet
01:25:53Émilie Dubot
01:25:53Nathalie Le Pelletier
01:25:54Marie Roca
01:25:55Johan Ployer
01:25:56Sommayel Abili
01:25:56pour l'information
01:25:57Magdalena Derviche
01:25:58pour la programmation
01:26:00merci aux équipes
01:26:01en régie bien sûr
01:26:02dans quelques instants
01:26:03Julien Pasquet
01:26:03et moi je vois le plaisir
01:26:04de vous retrouver
01:26:05à 17h pour Punchline
01:26:06à tout à l'heure
01:26:06Sous-titrage Société Radio-Canada
01:26:10Sous-titrage Société Radio-Canada
01:26:10Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires