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Thierry Cabannes reçoit les acteurs de l'info du jour, des experts et nos journalistes dans #MidiNewsWE

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00:00:00Il est 13h, bonjour, soyez les bienvenus. 13h, 15h, c'est votre mini-news du week-end, votre mini-news
00:00:05du vendredi.
00:00:06Je vous présente l'équipe qui m'accompagne dans quelques instants, comme d'habitude, mais tout de suite le sommaire
00:00:10de nos deux heures à la une.
00:00:14Quelle chaleur ! Oui, quelle chaleur ! Vous l'avez constaté, si vous n'avez pas la clim chez vous,
00:00:18les nuits sont difficiles, la canicule s'étend ce vendredi en France.
00:00:22Vous avez entendu Laurent Nunez il y a quelques instants, on le réécoutera également. L'épisode s'annonce étendue, durable
00:00:29et intense selon Météo France.
00:00:31Dans votre mini-news week-end, on sera sur le terrain avec nos équipes à vos côtés. Les conseils de
00:00:36nos spécialistes pour lutter contre cette chaleur.
00:00:39Invité de ce mini-news, le commandant Jérémy Lavergne, porte-parole de la sécurité civile. Les bons conseils avec lui.
00:00:46L'autre gros sujet de notre émission, on reviendra bien sûr sur le meurtre de Liana. La collégienne a bien
00:00:52été violée, c'est ce que révèle l'autopsie.
00:00:54Les dernières informations avec notre service police-justice, Mathieu Devez sera avec nous.
00:00:59Et puis dans notre deuxième partie d'émission, on reviendra sur la dernière sortie de Jean-Luc Mélenchon.
00:01:04Lors d'un meeting, il s'en est pris une nouvelle fois au CRIF. Il est revenu sur l'interdiction
00:01:08du concert prévu ce dimanche aux places de la République.
00:01:11Il n'est pas content. Jonathan Harfi, président du conseil représentatif des institutions juives de France, lui a répondu ce
00:01:17matin.
00:01:17Il était l'invité de notre matinale. Enfin, en toute fin d'émission, on évoquera Coluche.
00:01:23Oui, Coluche. Cela fait 40 ans que l'humoriste a disparu. Il était l'une des personnalités préférées des Français.
00:01:3040 ans plus tard que représente Coluche pour vous. Selon vous, est-ce qu'il pourrait nous faire sourire de
00:01:35la même façon aujourd'hui ?
00:01:36Notre société a changé. Elle a bien changé. Il y a peut-être la réponse dans ma question.
00:01:41J'en parlerai avec mes invités du jour. Mais tout de suite, elle est fidèle au poste.
00:01:46C'est Somaya Labili que je salue.
00:01:49Chère Somaya, tour de l'info 360. Bonjour.
00:01:53Bonjour Thierry et bonjour à tous.
00:01:54Déjà un lourd bilan après la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah.
00:01:59Quatre soldats israéliens ont été tués, 18 morts côté libanais.
00:02:02Et le ministre israélien de la Sécurité promet d'ores et déjà une riposte sans précédent et de brûler tout
00:02:08le pays.
00:02:09Pendant ce temps, la reprise du trafic maritime est en bonne voie.
00:02:1225 navires commerciaux ont passé le détroit d'Ormousillère.
00:02:16Un volume inédit depuis un mois puisqu'il s'agit du nombre de bateaux le plus élevé en une seule
00:02:20journée depuis le 18 avril dernier.
00:02:23Et puis retour en France avec la confirmation ce matin de la cour d'appel de Versailles.
00:02:27Ashraf Hakimi sera bel et bien jugée pour viol devant la cour criminelle des Hauts-de-Seine.
00:02:32Une victoire judiciaire pour la plaignante et pour le capitaine de l'équipe du Maroc.
00:02:36Une occasion, je cite, d'enfin pouvoir parler selon leurs avocats respectifs.
00:02:41Merci Somaï. On vous retrouve...
00:02:43D'ici 30 minutes.
00:02:45On sera là, ça tombe bien. Merci beaucoup.
00:02:46Allez, présentation de l'équipe qui m'accompagne.
00:02:48Mémona Itterman est avec nous.
00:02:50Bonjour Mémona, grand porteur, ex-membre du CSA.
00:02:54Amine Elbaï nous a rejoint également.
00:02:56Bonjour mon cher Amine.
00:02:58Commandant Jérémy Lavergne, je le disais, vous êtes avec nous, porte-parole de la sécurité civile.
00:03:02Les bons conseils puisqu'on va ouvrir dans quelques instants avec la canicule.
00:03:05Et notre ami Paul Amard est également avec nous.
00:03:07Bonjour Paul.
00:03:08Vous avez constaté, c'est dans ce plateau qu'il fait le meilleur, me semble-t-il, avec cette climatisation.
00:03:13C'est le moins que l'on puisse dire.
00:03:14On va donc commencer avec la canicule.
00:03:17Elle s'installe, je vous le disais, aux quatre coins de France avec des températures.
00:03:20On va voir les cartes pour m'en atteindre, les 36 et 38 degrés.
00:03:25Regardez ces cartes qu'Alexandra Boulin va vous afficher.
00:03:2953 départements en vigilance orange.
00:03:3358 départements donc placés en vigilance orange canicule.
00:03:37Avec des températures, je vous le disais, allant de 36 à 38 degrés jusqu'à 39.
00:03:42Et ça risque d'être pire dimanche.
00:03:43On va peut-être voir ce qui nous attend dimanche.
00:03:46Voilà, regardez bien cette carte.
00:03:4838 à 40 degrés.
00:03:50Et oui, vous visez bien.
00:03:5138 à 40 degrés.
00:03:53Il va faire chaud et ça va continuer.
00:03:55N'est-ce pas, Alexandra Blanc ?
00:03:59Cette canicule qui va donc se poursuivre en cette journée de vendredi avec des températures qui vont encore grimper d
00:04:05'un cran.
00:04:05Cette canicule qui finalement concerne les trois quarts du pays.
00:04:09Hier, nous avons dépassé les 40 degrés dans l'Indre mais également dans la Vienne.
00:04:14On pourrait retrouver cette même configuration aujourd'hui avec des températures encore très élevées.
00:04:19Plus de 37 degrés hier dans les rues de Paris.
00:04:22On pourrait localement avoir 38 degrés aujourd'hui.
00:04:2538 degrés également en Champagne ou encore jusqu'à 37-38 degrés sur le Grand Est du pays.
00:04:30Ce sont des températures qui sont évidemment tout simplement exceptionnelles.
00:04:34Et parfois jusqu'à 15 à 17 degrés au-dessus des normales de saison.
00:04:39Et surtout, le fait marquant, c'est que cette canicule va se poursuivre au moins jusqu'au milieu de semaine
00:04:44prochaine avec un pic attendu entre dimanche et lundi.
00:04:47Alors concrètement, à quoi doit-on s'attendre pendant ce pic ?
00:04:50À des températures, et oui c'est possible, encore plus élevées.
00:04:53On pourrait parfois dépasser les 40, 41, voire même 42 degrés pour votre journée de lundi.
00:05:00C'est évidemment exceptionnel d'avoir aussi chaud.
00:05:03Et nous pourrions éventuellement aussi battre ce record de chaleur nationale qui avait été émis le 5 août 2003.
00:05:09Où nous avions eu à l'échelle nationale 29 degrés 5.
00:05:13On pourrait avoir donc encore plus chaud lundi prochain avec des températures tout simplement record.
00:05:19Et cette canicule qui est d'une part intense mais surtout durable.
00:05:23Merci, merci beaucoup Alexandra, vous avez bien compris.
00:05:26Il va faire chaud et ça va se poursuivre.
00:05:29Laurent Nunez s'est exprimé il y a quelques instants, vous avez pu écouter son intervention.
00:05:34Il parle même de vigilance rouge, Laurent Nunez, écoutez-le.
00:05:37Il est probable, probable, mais qu'à partir de dimanche et donc sur la séquence dimanche, lundi, mardi,
00:05:44un certain nombre de départements, donc une partie du territoire national,
00:05:48pourraient passer en vigilance rouge, canicule.
00:05:51Donc ce qui veut dire qu'on pourrait avoir des températures qui, dans la nuit,
00:05:56pourraient avoisiner, y compris au milieu de la nuit, les 30 degrés.
00:06:00Et en journée, on atteindrait les 40 degrés.
00:06:04Voilà, 40 degrés.
00:06:05Et je vous cielle que 784 écoles et collèges en France ont décidé d'aménagement horaire.
00:06:12C'est news au plus près de vous.
00:06:14On pense à ceux qui doivent travailler sous cette chaleur immense.
00:06:17On va prendre la direction de Vélizy, non loin de Paris.
00:06:19On va retrouver Augustin Donadieu et Florian Doré.
00:06:22Bonjour, mon cher Augustin Donadieu.
00:06:23Je vois que vous avez sorti la chemise blanche, mais vous êtes avec des travailleurs forcés
00:06:28de travailler sous cette chaleur, mon cher Augustin.
00:06:29Racontez-nous.
00:06:32Oui, tout à fait, Thierry.
00:06:33Deux travailleurs qui sont sur le pont depuis 9h ce matin.
00:06:36On est avec Florian Doré sur cette passerelle.
00:06:38Une passerelle qui permet à Hamza et Ahmed de changer les luminaires de ce centre commercial.
00:06:43Depuis 9h ce matin, ils sont sur le pont.
00:06:46Je vous l'ai dit, à 9h, il faisait 25 degrés.
00:06:47Bonjour à tous les deux.
00:06:48Merci d'être avec nous en direct sur l'antenne de CNews.
00:06:51Qu'est-ce que ça fait de travailler dans cette fournaise ?
00:06:54Là, il fait presque 30 degrés.
00:06:55On attend 36, 37 cet après-midi.
00:06:58Comment vous faites pour lutter contre cette chaleur ?
00:07:00En fait, on prend des précautions.
00:07:01Comme quoi, on prend des pauses plus fréquemment.
00:07:03On y va, on achète des bouteilles d'eau, on s'éteigrate, on va manger et tout.
00:07:07On prend plus de pauses que prévu pour lutter contre cette chaleur.
00:07:10Après, on n'a pas le choix.
00:07:12On a besoin de travailler.
00:07:13Dimanche, lundi, mardi, on attend des températures record, plus de 40 degrés.
00:07:17Qu'est-ce que vous allez faire à ce moment-là ?
00:07:18Vous serez encore ici en plein soleil ?
00:07:20Non, on compte finir aujourd'hui pour ne pas qu'on ait à revenir lundi.
00:07:24Après, on a d'autres chantiers sur Paris, mais des chantiers climatisés, des plateaux de bureaux.
00:07:29Du coup, lundi, on va plus se concentrer sur ces chantiers-là pour ne pas avoir à travailler dans cette
00:07:34chaleur-là dehors.
00:07:35On imagine que les corps sont quand même fatigués.
00:07:37Depuis 9h ce matin, vous êtes là.
00:07:39Vous terminez vers 16h, 17h.
00:07:41Comment vous faites quand vous rentrez chez vous ?
00:07:42Vous vous hydratez beaucoup ?
00:07:44Vous essayez de vous rafraîchir comme vous pouvez ?
00:07:45Prendre une douche obligatoirement, déjà c'est sûr ça.
00:07:48Et après, ce n'est pas vraiment physique le boulot qu'on fait.
00:07:50Avec la nacelle, on a juste à enlever l'ancien luminaire et mettre le nouveau.
00:07:54Et sinon, après, voilà quoi.
00:07:57Hamza et Ahmed qui, Thierry, sont très humbles parce que là, on est sur cette nacelle avec Florian depuis maintenant
00:08:02un bon quart d'heure.
00:08:02Et je peux vous dire qu'on est un petit peu en train de cuire en plein soleil.
00:08:05Je vous l'ai dit, on attend plus de 35 degrés cet après-midi ici à Vélizy-Villacoublet.
00:08:10Merci à tous les deux d'avoir été avec nous en direct sur l'antenne de CNews.
00:08:13Et on l'a dit, dimanche, lundi, mardi, des températures records, plus de 40 degrés.
00:08:18Alors évidemment, il va falloir s'adapter.
00:08:20Beaucoup de clients du centre commercial se réfugient à l'intérieur de celui-ci puisqu'il est climatisé.
00:08:24Il ne consomme pas nécessairement, mais il cherche simplement de la fraîcheur.
00:08:29J'imagine et souhaitez bon courage à vos deux invités.
00:08:31Évidemment, on pense à eux et à tous ceux qui doivent travailler sous cette chaleur.
00:08:34Et c'est vrai que nous, on est un peu privilégiés dans ce plateau.
00:08:38Mathieu Devesse, que je salue, qui nous a rejoint.
00:08:40On parlera des dernières informations concernant l'IANA dans quelques instants.
00:08:44Mais Jérémy Lavergne est avec nous.
00:08:46Merci d'être avec nous, porte-parole de la sécurité civile.
00:08:50On le voit, il va faire très chaud.
00:08:52Et vous dites attention, attention et attention, Jérémy Lavergne.
00:08:56Je rajouterais même attention une dernière fois.
00:08:58Oui, le ministre de l'Intérieur et la ministre de la Santé l'ont dit.
00:09:01C'est un épisode qui va s'inscrire dans la durée avec un pic dimanche et lundi.
00:09:06Donc on est vraiment sur un événement qui physiologiquement est très difficile à vivre.
00:09:11Donc on rappelle un certain nombre de règles de prévention comme de bien boire de l'eau, éviter de sortir,
00:09:17rester dans des endroits climatisés quand c'est possible.
00:09:19Et comme on a pu le voir dans votre reportage, adapter ses horaires de travail encore une fois quand c
00:09:24'est possible pour rester au maximum au frais et éviter la déshydratation et le coup de chaleur.
00:09:28Alors il y a aussi la tentation, on l'a évoqué cette semaine, la tentation de faire un plouf dans
00:09:33les points d'eau.
00:09:34On l'a vu sur la Seine, sur les Bordes de Seine, mais un peu partout en France.
00:09:39Il faut faire très attention, on ne le répète jamais assez.
00:09:43On ne le répète jamais assez, c'est naturel.
00:09:44Quand il fait chaud, on a envie de se baigner dans la piscine, à la mer, etc.
00:09:48C'est tout à fait normal.
00:09:49Il y a une corrélation qui est très forte entre l'augmentation de la température et l'augmentation des noyades.
00:09:54Forcément, on a envie de se rafraîchir.
00:09:55Et bien souvent, on va se baigner dans des zones qui ne sont pas surveillées.
00:09:58Et ça, c'est évité absolument.
00:10:00Pour l'année 2025, on a dénombré 1418 noyades pour 409 décès.
00:10:05Donc c'est absolument énorme.
00:10:07Il faut se baigner dans des zones qui soient surveillées.
00:10:10Il faut surveiller ses enfants.
00:10:12Et on le dit souvent, les simples brassards qu'on peut mettre à ses enfants ne suffisent pas pour prévenir
00:10:17de la noyade.
00:10:17Donc vraiment surveillance et attention.
00:10:19Et en lieu de loquer hors plateau avec notre ami Paul Amart, il faut penser également aux personnes âgées.
00:10:27C'est important aussi.
00:10:28Il y a ceux qui sont dans les établissements et puis ceux qui sont seuls aussi.
00:10:31Si vous habitez à côté d'une personne âgée, il faut évidemment voir si tout se passe bien.
00:10:38Il y a les conseils utiles et importants.
00:10:39Absolument.
00:10:40On n'est pas tous égaux face à l'augmentation de ces températures.
00:10:43Et les personnes les plus vulnérables sont notamment les personnes âgées.
00:10:46Donc même règle que pour la totalité de la population.
00:10:49Bien s'hydrater, rester au frais, ouvrir ses fenêtres la nuit et pas le jour.
00:10:53Et aussi prendre des nouvelles de ses proches.
00:10:56Tisser le lien social.
00:10:57Parfois on oublie.
00:10:59Et on a aussi un certain nombre d'outils qui existent.
00:11:02Notamment le registre canicule qui est un registre tenu par les mairies sur lesquels les personnes âgées notamment peuvent s
00:11:07'inscrire.
00:11:07Et lors de ces phases de canicule qu'on connaît à l'heure actuelle, on a des personnels municipaux, des
00:11:11personnels associatifs
00:11:12qui vont pouvoir prendre des nouvelles de ces personnes qui parfois sont isolées seules chez elles.
00:11:16Donc on voit là aussi le rôle très important du lien social au niveau de la commune.
00:11:20Pour terminer, les deux trois conseils importants Jérémy à la Verne.
00:11:23Les deux trois conseils à respecter.
00:11:25C'est important de les rappeler.
00:11:27C'est important de les rappeler, de les marteler.
00:11:28Restez au frais, buvez beaucoup d'eau et suivez les consignes de sécurité diffusées dans les médias,
00:11:35notamment au niveau local par les préfectures.
00:11:38Merci d'être venu nous voir.
00:11:40Ça va durer, il va faire chaud.
00:11:42On parlera des... parce que je ne sais pas si c'est votre cas ou pas.
00:11:45Moi j'habite dans un dernier étage et il fait très chaud.
00:11:48Et on aura un invité tout à l'heure en deuxième partie pour savoir clim, ventilateur, que faut-il choisir,
00:11:54comment, etc.
00:11:55On va tout vous expliquer.
00:11:56Ça va, vous ne souvrez pas trop de la chaleur, Paul ?
00:11:58Non, ça va, je suis les conseils.
00:12:00Vous suivez les conseils ?
00:12:01Absolument.
00:12:01Et pas picoler surtout.
00:12:03Oui.
00:12:03Et tiroser doucement.
00:12:04Exactement, c'est important.
00:12:05Amine.
00:12:05Avec modération.
00:12:06Et avec modération.
00:12:07Cette nuit, je me suis battu avec les moustiques.
00:12:09Ah, alors, on en parlera tout à l'heure aussi.
00:12:12Aussi, c'est vrai.
00:12:13C'est vrai.
00:12:13Ça ne va pas plaire à M. Caron.
00:12:15Oui, voilà, exactement.
00:12:16Allez, on va enchaîner.
00:12:17Les transitions sont parfois difficiles.
00:12:19Mathieu Devez est avec nous.
00:12:20Vous êtes notre spécialiste police-justice.
00:12:22On va revenir sur l'affaire Lihanna.
00:12:25Hélas, les dernières révélations sont surprises, je le dirais.
00:12:30La collégienne de 11 ans a bien été violée.
00:12:33Les résultats de l'autopsie ont parlé.
00:12:35On voit tout cela avec Mathilde Ibanez.
00:12:36Et les dernières informations avec vous, Mathieu.
00:12:40Les investigations progressent dans l'enquête sur la mort de Lihanna.
00:12:44Selon les résultats de l'autopsie, cette collégienne de 11 ans, retrouvée morte le 4 juin dans le Gers, a
00:12:50été violée.
00:12:51La jeune victime avait également été baillonnée et entravée.
00:12:55Autre élément clé, l'ADN du principal suspect, Jérôme Barrella, a été retrouvé sur le corps de la fillette.
00:13:01Vous voyez une lésion au niveau des organes génitaux.
00:13:04Vous pouvez penser qu'il y a eu un traumatisme, une pénétration.
00:13:09Mais c'est important aussi de retrouver de l'ADN.
00:13:12Je comprends la prudence qui a été de ne divulguer ces résultats que lorsqu'il y avait à la fois
00:13:18des éléments observables de façon externe, macroscopique,
00:13:21et de l'ADN qui confirmaient par exemple.
00:13:24La famille de Lihanna a été informée de ses conclusions.
00:13:28Par le biais de leur avocat, l'émotion est très vive.
00:13:31Face au pire pouvant arriver à une enfant et à des parents,
00:13:34leur colère n'a d'égal que leur dégoût.
00:13:36Reste désormais à établir précisément le déroulé des faits.
00:13:40Les causes exactes de la mort de l'enfant qui ne sont pas encore connues.
00:13:45Plusieurs expertises sont toujours en cours pour tenter de déterminer les circonstances de ce drame.
00:13:51Mise en examen pour enlèvement et séquestration de mineurs de moins de 15 ans,
00:13:55Jérôme Barrella, 41 ans, n'a pour leur livré aucune explication.
00:13:59Devant la juge d'instruction, il a choisi de garder le silence.
00:14:04Mathieu Leves, vous êtes notre spécialiste police-justice.
00:14:08Je le disais, il n'y a pas de surprise quant au résultat de l'autopsie.
00:14:11On le subodorait très fortement.
00:14:13En revanche, on ne connaît pas, au moment où on se parle,
00:14:16les circonstances exactes qui ont causé la mort de Lihanna.
00:14:20Effectivement, et c'est ce que l'on redoutait.
00:14:22Cela fait désormais un peu plus de deux semaines qu'on a retrouvé le corps de la petite fille, Lihanna.
00:14:26C'était dans un silo agricole, on s'en souvient évidemment,
00:14:29dans cette commune de Puy-Casquier, à environ une quinzaine, vingtaine de kilomètres de Florence,
00:14:34là où elle a été vue pour la dernière fois.
00:14:37Elle a donc été violée, cette petite fille.
00:14:39Ça, on l'a appris hier.
00:14:40C'est l'autopsie qu'il révèle.
00:14:41On sait également que des traces d'ADN du principal suspect, Jérôme Barrella,
00:14:46ont bien été retrouvées au niveau des parties intimes de la petite fille,
00:14:50et donc peu de doutes concernant le viol qui aurait été commis.
00:14:54On va rester au conditionnel par Jérôme Barrella.
00:14:55Pourquoi je dis qui aurait été ?
00:14:57Parce qu'il est toujours présumé innocent.
00:14:59Il est mis en examen.
00:14:59Il ne parle pas, surtout au plus.
00:15:01Il ne parle pas.
00:15:01Il va de nouveau être convoqué par un juge d'instruction.
00:15:05Il ne parle pas.
00:15:06Il est mis en examen à l'heure où on se parle toujours pour séquestration et enlèvement.
00:15:10Mais là, en l'occurrence, on a deux crimes.
00:15:12On a meurtre et on a un viol.
00:15:15Donc ça, c'est la réclusion criminelle à perpétuité.
00:15:17Il est passible de réclusion criminelle à perpétuité.
00:15:20Là, pour les enquêteurs, désormais, pour le juge d'instruction, il va être entendu sur ces faits-là.
00:15:25Ça, c'est très important aussi pour la famille de la petite fille.
00:15:29Très dur, on imagine, pour cette famille d'entendre tous ces détails, évidemment, sordides.
00:15:33On rappelle évidemment que selon une source proche de l'enquête, elle a reçu des coups.
00:15:37On a retrouvé des échymoses, notamment au niveau de la tempe gauche.
00:15:41Donc elle a été baïonnée.
00:15:42Elle aurait été baïonnée également avec du scotch.
00:15:44Mais tout cela, il faut le dire.
00:15:45Il faut le dire. Pourquoi ?
00:15:46Car ça permet aussi d'incriminer davantage le principal suspect.
00:15:50Il est toujours suspect.
00:15:51Jérôme Barrella, on le rappelle, âgé de 41 ans et père de la meilleure amie de la petite Liana.
00:15:55C'est terrible cette affaire.
00:15:57Je vous propose de découvrir le communiqué de presse de la famille de Liana.
00:16:00Je vais vous lire quelques extraits de ce communiqué de presse.
00:16:03que Sandra Boulin va nous diffuser face au pire arrivée à une enfant et à des parents.
00:16:10Leur colère n'a d'égal que leur dégoût.
00:16:13Voici le communiqué de presse.
00:16:16Mais bon, là, il n'y a pas de surprise.
00:16:18On vient de l'évoquer.
00:16:19Maintenant, évidemment, on peut penser que le résultat de cette autopsie puisse permettre de mettre une certaine pression au suspect
00:16:26numéro un,
00:16:28le mettant devant le résultat de l'autopsie.
00:16:30On ne va même pas dire qu'il ait le courage de parler.
00:16:33Parce que s'il avait le minimum d'honneur de courage, on n'en serait pas là aujourd'hui, forcément.
00:16:38Mais il est clair que lorsqu'on entend, on suppose,
00:16:42vous êtes très précautionneux, Mathieu Devesse, en disant,
00:16:45il aurait commis, enfin, on a retrouvé son ADN dans le corps de cette pauvre enfant.
00:16:49Je ne vois pas qui d'autre que lui aurait pu commettre un tel massacre, une telle horreur.
00:16:54Mais au moins, là, cette fois-ci, on se dit, il faut que la loi soit appliquée.
00:16:58Vous avez souligné que c'est la perpétuité.
00:17:01La perpétuité.
00:17:02D'ailleurs, quand la peine de mort a été supprimée, la loi Badinter,
00:17:08il était bien convenu que ce soit la perpétuité.
00:17:12Ça veut dire quelque chose.
00:17:14Et puis, au fil du temps, quelles que soient les horreurs, ce sujet-là s'est réduit comme peau de
00:17:19chagrin.
00:17:19Il est indéniable, aujourd'hui, que pour chacun d'entre nous,
00:17:22chacun, mais on a, et là, c'est transpartisan, franchement,
00:17:26pour chacun d'entre nous, l'idée est de faire en sorte que la loi soit appliquée.
00:17:30Et s'il faut changer la loi, s'il faut visser un peu plus les choses juridiquement,
00:17:34parce que le droit est un alliage tellement souple qu'on lui fait dire n'importe quoi,
00:17:39là, il faut que la France prenne des décisions.
00:17:41Et encore, là, on sait, on apprend.
00:17:43Mais combien de cas encore avant ?
00:17:46Combien d'enfants massacrés dont on n'a jamais parlé ?
00:17:49Et on le savait, de village en village, de ville en ville,
00:17:52mais ça n'arrivait pas à la connaissance du public en général.
00:17:56C'est un choc terrible.
00:17:58Et vous parlez de perpétuité, mais ceux qui ont pris perpétuité
00:18:00sont les parents de l'IANA, de toutes ces victimes et de ces horreurs.
00:18:04Je vous propose d'écouter Thibault de Montbrouillat, l'avocat que vous connaissez,
00:18:06président du Centre de réflexion sur la sécurité intérieure,
00:18:09qui s'est exprimé, qui était l'invité du Grand Rendez-vous politique ce matin.
00:18:13Je partage évidemment à la fois la sidération et la tristesse,
00:18:18mais surtout la colère.
00:18:19C'est littéralement, au sens propre du mot, c'est insupportable.
00:18:24On ne peut pas supporter que dans une démocratie,
00:18:27des événements comme ça se produisent,
00:18:30avec l'ensemble des chaînes de défaillance qui ont été identifiées en amont.
00:18:35On va voir, ça va être très intéressant, dans quelques jours,
00:18:37il va y avoir le rapport de l'inspection de la justice,
00:18:41qui a été commandé par le garde des Sceaux, Gérald Darmanin.
00:18:43Paul, réaction.
00:18:46Écoutez, on est tous désemparés, ça dépasse l'entendement.
00:18:52Le suspect a lui-même des enfants.
00:18:54A-t-il pensé un seul instant à ces enfants ?
00:18:58A-t-il pensé un seul instant à la souffrance de ces enfants,
00:19:02si ces enfants-là devaient subir le même sort que l'IANA ?
00:19:07Envie de crier, je vous assure, envie de hurler, n'en déplaise à certains.
00:19:11Oui, on va revenir sur les déclarations de M. Macron.
00:19:13Qui doivent hurler dans leur maison, hurler de douleur.
00:19:17Je crois qu'il n'y a pas de terrible épreuve pour un père, pour une mère,
00:19:21que de perdre un enfant, et surtout dans ces conditions.
00:19:27Pulsion criminelle, c'est clair.
00:19:29S'il est reconnu coupable, il sera condamné.
00:19:32S'il est condamné, il le sera pour très, très, très, très longtemps.
00:19:36Est-ce que l'enfermement le guérira de sa pulsion criminelle ?
00:19:40Évidemment, non.
00:19:41Donc là, il faut aussi se poser la question de savoir comment on peut,
00:19:45et on pourrait agir en amont pour éviter d'autres lianas.
00:19:50Comment on peut lutter contre la prostitution enfantine ?
00:19:54Contre le marché de la prostitution enfantine ?
00:19:58Comment on peut lutter contre ces réseaux qui pullulent, non pas sur le dark web,
00:20:02mais sur le web, tout simplement ?
00:20:04Là, il y a plus qu'une réflexion à avoir.
00:20:06Il y a une urgence.
00:20:08Il y a franchement, en réponse au cri des parents, urgence.
00:20:12Urgence.
00:20:12Emmanuel Macron, ce que vous avez évoqué,
00:20:15Emmanuel Macron, évidemment, ça ne nous a pas échappé sur sa déclaration,
00:20:19mais Emmanuel Macron a été l'invité hier soir du journal de France 2,
00:20:22enfin, d'une émission spéciale sur France 2.
00:20:23Je dis au passage, l'audience n'a pas été au rendez-vous.
00:20:25C'est le moins qu'on puisse dire.
00:20:26Moins de 2,2 millions de téléspectateurs, je le dis en passant.
00:20:29On voit que la parole de notre président ne passionne guère les Français.
00:20:34Évidemment, ça, c'est du factuel.
00:20:35Mais il est revenu sur cette affaire l'INA.
00:20:36Je vous fais réagir, mon cher Amine Elbey,
00:20:38parce que je ne vous ai pas encore donné la parole.
00:20:39Écoutez ce que disait Emmanuel Macron hier soir.
00:20:43Mais évidemment qu'il y a eu des choses, je l'ai dit dès le premier jour,
00:20:46qu'il y a des choses qui n'ont pas été bien faites maintenant.
00:20:48Il y a un travail d'inspection qui a été demandé.
00:20:51Il sera rendu le 22 juin.
00:20:52Je ne vais pas, moi, le préhanté et commencer à désigner tel ou tel coupable.
00:20:57Mais les Français, ils ont appris dans cette...
00:20:59Une bonne chose, c'est de la transparence et qu'il y ait des décisions qui soient prises.
00:21:01Mais ceci vous montre que nous devons tous être constamment vigilants,
00:21:05qu'il ne faut pas jeter ni nos policiers, ni nos gendarmes, ni nos magistrats,
00:21:10comme ça a été fait dans le débat public.
00:21:11Il faut d'abord avoir de l'humanité, de la considération, de l'affection pour les familles qui vivent de
00:21:17tels drames.
00:21:18Il faut ensuite qu'on continue inlassablement de rendre nos procédures plus efficaces
00:21:23et les priorités qu'on a définies absolument respectées,
00:21:26qu'on corrige et ensuite qu'on tire les conséquences.
00:21:30Alors Paul Lamarre faisait référence dans son intervention, évidemment.
00:21:33On l'a tous compris sur la réaction qui a fait beaucoup réagir les Français.
00:21:39On ne répond pas à un drame par un cri.
00:21:42Ben si, la réponse est si.
00:21:43Amin Elbeil, on voit que là il a un peu modéré ses propos hier soir.
00:21:48Oui, en réalité, je crois que le silence aurait été beaucoup plus élogieux.
00:21:58Parce qu'il y a d'abord la question de la responsabilité individuelle de M. Barrella.
00:22:03Le principal suspect qui se cache derrière le droit, le droit de ne pas participer à sa propre incrimination,
00:22:12malgré son devoir moral de vérité pour les victimes, pour les familles,
00:22:17et même pour sa propre famille, parce que Paul Lamarre l'a très bien rappelé, ce suspect a des enfants.
00:22:22Il a deux enfants.
00:22:23Il a deux enfants.
00:22:24Et on se souvient que dans la salle de Taquando, il se servait également de ses enfants.
00:22:29Je parle sous votre gouverne.
00:22:30Oui.
00:22:31Pour potentiellement attirer ses...
00:22:32Il s'envoie même qu'il était en contact directement avec des amis ou pseudo-amis de ses enfants.
00:22:37Mais c'est lui qui est invité directement lors des soirées pyjamas.
00:22:41Et pas forcément sa fille de 11 ans.
00:22:43Il y a aussi, à côté de la responsabilité individuelle, la responsabilité collective, la faute de l'État.
00:22:52Nous devons collectivement le pardon à Liana et pardon à sa famille.
00:22:58Parce que, collectivement, notre société n'a pas été capable de traiter, effectivement, un certain nombre de plaintes,
00:23:05de signalements qui sont parvenus au service public de la justice.
00:23:09Et les Français le savent, dans la plupart des cas, dans cette bureaucratie qui, aujourd'hui, est engorgée à coup
00:23:15de serfas, à coup de procédures,
00:23:18très souvent, quand on commande un rapport administratif, c'est souvent pour dédouaner un certain nombre de responsabilités individuelles.
00:23:25La question qui se pose, c'est qui a fauté, qui va assumer sa responsabilité,
00:23:31et qui, aussi, aura le courage d'assumer la responsabilité de l'État à la famille.
00:23:37Et je suis certain qu'à côté de la procédure judiciaire, une procédure administrative pourrait parfaitement être enclenchée par la
00:23:43famille de Liana
00:23:44pour pouvoir éclairer toutes les failles administratives qui ont conduit, aujourd'hui, à cette série de démissions collectives
00:23:52et qui ont amené à ce terrible drame. Pardon, Liana.
00:23:56Et dernière déclaration que j'aimerais vous montrer d'Emmanuel Macron avant de partir en pause publicitaire.
00:24:02Regardez ce qu'a déclaré hier Emmanuel Macron.
00:24:05Il faut mesurer, dit le président de la République, qu'on demande à nos forces de plus en plus
00:24:10et qu'il y avait un continent caché de violences sexuelles.
00:24:13On a libéré la parole, c'était hier soir, chez nos confrères de France 2.
00:24:21On marque une pause, on se retrouve dans quelques instants, on a beaucoup de sujets à évoquer.
00:24:25Et on va évoquer, d'ailleurs, le scandale du périscolaire, avec une montée au créneau d'un certain nombre,
00:24:31élus de droite et du centre, avec en tête de liste Rachida Dati.
00:24:34On va en parler avec vous, Mathieu Devez, et avec vous, nos invités du jour.
00:24:38A tout de suite, restez-nous fidèles, et hier, c'est nous étudiant encore une fois.
00:24:43Première chaîne d'information, merci.
00:24:4713h30, merci de nous accueillir.
00:24:49Avant de poursuivre nos thèmes, elle est là, c'est Somaya Abidi.
00:24:53Nouveau tour de l'info, Somaya.
00:24:55Et on commence ce journal par ce rebondissement dans l'affaire Naël.
00:24:58La défenseure des droits a demandé au ministère de l'Intérieur d'engager une procédure disciplinaire
00:25:03à l'encontre des policiers impliqués dans la mort en 2023 du jeune Naël Marzouk.
00:25:07Et en particulier, l'auteur du tir mortel qui, je cite, n'était pas absolument nécessaire.
00:25:13À la une, également, une centaine de lycéens ont rendu hommage à Samuel Paty,
00:25:17des lycéens qui ont suivi le procès de l'assassinat du professeur d'histoire
00:25:20et qui en ont fait un livre intitulé « Génération Paty, classe en audience ».
00:25:24Et à cette occasion, une cérémonie de remise de livres a été organisée ce matin au siège de la région,
00:25:29sous l'égide de la présidente Valérie Pécresse.
00:25:32Et puis, le premier ministre britannique sur la sellette a toutefois félicité le maire travailliste du Grand Manchester, Andy Burnham.
00:25:39Andy Burnham, désormais élu député au la main lors d'une législative partielle,
00:25:43une victoire électorale qui lui permet de se placer en pole position pour succéder à Kirstarmer au 10 Downing Street.
00:25:51Merci beaucoup.
00:25:52À tout à l'heure dans une demi-heure.
00:25:54Absolument.
00:25:54Très bien.
00:25:55Merci.
00:25:55À tout à l'heure.
00:25:56Et j'ai le plaisir de qu'Ernilly Lénac nous a rejoint.
00:25:58Hello.
00:25:59Bonjour.
00:25:59À tout à l'heure.
00:26:00On parlera de la situation internationale avec les négociations prévues ce vendredi en Suisse
00:26:06entre l'Iran et les Etats-Unis.
00:26:08Et ça ne sera pas aujourd'hui.
00:26:10Sinédier.
00:26:10Sinédier.
00:26:11Sinédier.
00:26:11Sinédier.
00:26:12On en reparlera dans quelques instants.
00:26:13On va évoquer maintenant le scandale du pays scolaire, évidemment.
00:26:16Évidemment, j'allais le dire, suite, hélas.
00:26:20Mais avec cette mobilisation des élus de droite et du centre sur lesquels je vais vous faire réagir les uns
00:26:25et les autres
00:26:25qui ont écrit au parquet de Paris.
00:26:27Ils mettent en accusation la gestion du scandale par la ville de Paris.
00:26:30Il y a une vingtaine d'élus, dont Rachida Haddati, qui ont écrit le 11 juin dernier à la procureure
00:26:36de Paris.
00:26:37On va le voir.
00:26:37Ces élus estiment que depuis 2015, plusieurs signalements et alertes relatifs à des faits graves
00:26:43susceptibles de constituer des infractions pénales portant atteintes à l'intégrité physique et morale d'enfants
00:26:48ont été portés à la connaissance de responsables administratifs et politiques de Ville de Paris
00:26:54et sont visés, vous l'imaginez bien, l'actuel maire de Paris, Emmanuel Grégoire,
00:26:59et l'ancienne maire, Annie Delgopole.
00:27:02– Écoutez, on parlait de Liana tout à l'heure.
00:27:07Liana aurait pu être sauvée si la gendarmerie, si les magistrats,
00:27:11avaient tenu compte des signalements nombreux dès 2017,
00:27:16des alertes de parents dès 2020, 2022,
00:27:21et même d'un dépôt de plainte en 2025 de la maman de Rosa, Rosa Violet, à dire prise.
00:27:26Voilà, on s'est posé la question et là, il y a des défaillances.
00:27:29Amine en parlait tout à l'heure, énormes, des responsabilités à définir
00:27:33et sans doute des sanctions à prendre.
00:27:35Eh bien, le périscolaire à Paris, c'est exactement la même question.
00:27:402015, la direction de l'hôtel de Ville savait, d'ailleurs,
00:27:43savait avant même que le maire du 6e arrondissement, M. Lecoq,
00:27:48n'alerte au cours d'une séance publique la direction de l'hôtel de Ville
00:27:51sur des signalements donnés par des parents d'élèves
00:27:54sur ce qui se passait dans le périscolaire et les animateurs.
00:27:56Et donc, ils n'en ont absolument pas tenu compte 2015-2027.
00:28:02Que s'est-il passé pendant quasiment 10 ans ?
00:28:05Pourquoi ne s'est-il rien passé ?
00:28:07Pourquoi n'ont-ils pas tenu compte de ces lettres extrêmement sérieuses
00:28:10et de l'inquiétude des parents d'élèves ?
00:28:12Moi, je connais certains parents d'élèves de certains quartiers de Paris
00:28:14qui l'avaient signalé, qui savaient ce qu'il se passait
00:28:18avec certains animateurs.
00:28:20Eh bien, leurs alertes n'ont absolument pas été entendues.
00:28:23Donc, les mêmes questions se posent sur, d'abord, la raison de cette surdité,
00:28:29sur le fait que certains animateurs aient été déplacés sans plus,
00:28:32sur les défaillances possibles pour ne pas dire plus.
00:28:35Donc, il y a une question lourde.
00:28:37Et l'accusation, d'ailleurs, de Rachida Dati et de l'opposition
00:28:39est extrêmement lourde parce qu'elles mettent en cause
00:28:42la responsabilité pénale de la direction de l'hôtel de Ville.
00:28:46Donc, on attend les réponses à ces reproches et à cette mise en accusation.
00:28:50Mathieu, une affaire, évidemment, sur laquelle on souhaite revenir,
00:28:54c'est celle qui concerne le 7e arrondissement.
00:28:56Autre affaire très importante aussi.
00:28:58Qui pointe là encore de nombreux dysfonctionnements.
00:29:01Alors, il s'agit d'un homme de 44 ans.
00:29:03Cet homme, il s'appelle Edgar.
00:29:04Edgar H. Il est camerounais.
00:29:06Alors, lui, il a été recruté par la mairie de Paris
00:29:09comme animateur du périscolaire.
00:29:10Ça, c'était le 28 avril 2025.
00:29:13Et pourtant, il faisait déjà l'objet d'une plainte
00:29:17depuis plus d'un an avant son embauche.
00:29:19Plainte déposée par son fils.
00:29:21Plainte déposée en mars 2024 pour violences,
00:29:25agressions sexuelles et tentatives de viol
00:29:27quand son fils était enfant inceste.
00:29:29Donc, on sait également que l'animateur était connu,
00:29:32connu par la justice pour des infractions
00:29:34liées aux stupéfiants et des violences.
00:29:36Alors, concernant son embauche à la mairie de Paris en 2025,
00:29:39il explique qu'on lui a demandé s'il avait déjà travaillé
00:29:42au contact des enfants.
00:29:43Sa réponse, non, mais j'en ai.
00:29:45J'en ai des enfants.
00:29:46Je m'occupe des enfants de mes amis.
00:29:48Donc, je suis capable de remplir ce rôle.
00:29:50Alors, moi, j'ai contacté la mairie de Paris.
00:29:52Elle m'a répondu.
00:29:53Elle dit qu'elle n'était pas au courant de cette plainte.
00:29:56Pour avoir connaissance des plaintes
00:29:58qu'on n'a pas conduit à un jugement,
00:29:59qui n'ont pas conduit à un jugement et à une condamnation,
00:30:02il faudrait que la ville de Paris puisse avoir accès
00:30:05au traitement d'antécédents judiciaires.
00:30:07Alors, de quoi s'agit-il ?
00:30:09En fait, ce fichier, c'est un fichier de police judiciaire
00:30:11qui est consultable.
00:30:12Et c'est là le problème uniquement par des agents de police
00:30:16et de justice.
00:30:17Donc, la mairie répond qu'elle ne pouvait pas avoir accès
00:30:19tout simplement à cette plainte déposée
00:30:21par le fils d'Edgar H.
00:30:23Et aujourd'hui, Edgar, il est l'un des deux animateurs
00:30:25mis en examen dans l'affaire de cette école,
00:30:28l'école Saint-Dominique, école maternelle,
00:30:30située dans le 7e arrondissement de la capitale.
00:30:32Il a été mis en examen pour agression sexuelle
00:30:35sur 7 enfants et exhibition sexuelle sur 2 autres enfants.
00:30:39– C'est totalement luminaire.
00:30:40Amine, on a vu la mobilisation d'un grand nombre de parents.
00:30:43Il y a aussi, on ne pourra pas garder le silence éternellement.
00:30:47Il faut des réponses.
00:30:49On ne peut pas continuer comme ça.
00:30:50– Mais vous savez, le scénario était écrit d'avance.
00:30:54Notre pays, aujourd'hui, est marqué par une crise culturelle de l'abandon.
00:30:58Ça a commencé avec les EHPAD, ça s'est poursuivi avec les crèches,
00:31:02ça s'est poursuivi ensuite avec l'aide sociale à l'enfance
00:31:04et aujourd'hui, le sujet, c'est le péris scolaire.
00:31:07Notre pays est frappé aujourd'hui par une rupture sans précédent
00:31:10entre le haut et le bas.
00:31:12Il y a un sujet dont on s'est probablement interdit dans le débat public,
00:31:16c'est celui de parler du statut de ces animateurs.
00:31:19Ces animateurs, en réalité, la plupart travaillent dans la fonction publique territoriale,
00:31:22c'est-à-dire dans les mairies, sur des contrats courts, des CDD,
00:31:25avec un statut de contractuel ou de vacataire.
00:31:28Contrairement aux fonctionnaires, ils n'ont pas de dossier
00:31:32qui se suit d'une mairie à l'autre.
00:31:34Et donc, si tant est qu'ils ont déjà été condamnés par la justice,
00:31:39les mairies ne peuvent pas savoir s'ils ont été condamnés ou pas.
00:31:43Pourquoi je vous parle de rupture entre le haut et le bas ?
00:31:45Parce que depuis l'affaire de maltraitance dans les crèches,
00:31:48le gouvernement a institué un mécanisme d'attestation d'honorabilité.
00:31:53Les services de l'État ont accès justement à un certain nombre d'informations
00:31:56sur les cas de violences sexistes et sexuelles dans certaines régions
00:32:01et peuvent effectivement refuser l'embauche d'un certain nombre de personnels,
00:32:07notamment d'auxiliaires de puriculture, d'infirmiers, de psychologues dans les crèches.
00:32:12Eh bien, aujourd'hui, la seule solution, parce qu'elle existe,
00:32:15c'est d'élargir ce dispositif qui existe déjà en réalité dans la fonction publique d'État
00:32:19et de coordonner aujourd'hui les moyens avec les mairies.
00:32:23C'est simple, aujourd'hui, quand vous êtes animateur et que vous avez déjà été condamné,
00:32:27eh bien, si vous êtes radié par votre mairie, si votre contrat prend fin,
00:32:32eh bien, il suffit de traverser la rue, comme dirait Emmanuel Macron,
00:32:35et de changer de mairie.
00:32:37Les mairies ne peuvent pas avoir accès à ces documents.
00:32:39Donc, en réalité, je pense que nous devons prendre du recul sur ce sujet,
00:32:43ne pas sombrer dans les procès d'intention et les procès personnels,
00:32:46parce que le problème, il est systémique.
00:32:49Et un système qui est à bout de souffle, eh bien, ça change.
00:32:52Alors, je vous fais réagir, Mimona, mais j'aimerais vous faire écouter,
00:32:55avec Alexandra Boulin, qui prépare cette émission à mes côtés,
00:32:58m'a interpellé sur une intervention de Pascal-Pierre Garbarini.
00:33:03Vous connaissez cet avocat qui intervient très régulièrement chez notre ami Pascal Praud,
00:33:06et sur l'état de notre justice.
00:33:09Et ça va nourrir notre débat.
00:33:11Et je vous donne la parole juste après, Mimona.
00:33:12Écoutez ce que dit cet avocat.
00:33:14À Paris, il existe la BPM, c'est-à-dire la Brigade de Protection des Mineurs.
00:33:20Oui.
00:33:20D'accord ?
00:33:20La Brigade de Protection des Mineurs, c'est 2000 dossiers par an.
00:33:252000.
00:33:27Le service, comment voulez-vous qu'il gère 2000 dossiers par an ?
00:33:32C'est impossible.
00:33:34Donc, ils en traitent 40 à 50%.
00:33:39Donc, il y a 1000 dossiers qui passent au travers.
00:33:421000 dossiers qui passent au travers, c'est important.
00:33:44Ce n'est pas anodin, 1000 dossiers.
00:33:46C'est-à-dire potentiellement 1000 personnes qui peuvent,
00:33:49pour un certain nombre d'entre elles, mettre en péril l'intégrité de nos enfants.
00:33:55En écoutant ce que vous dites, en écoutant ceux qui connaissent bien les sujets,
00:34:00je veux dire, pour le commun des mortels, il y a une question.
00:34:02Mais pourquoi est-ce qu'on ne rend pas public et accessible un fichier à quiconque,
00:34:08pas seulement les mairies, mais quiconque fait venir chez soi une personne pour s'occuper de ses enfants ?
00:34:15Enfin, moi j'ai employé des nounous, je n'ai jamais voulu employer d'hommes.
00:34:18Je suis désolée, ça vous paraîtra absurde, mais j'ai toujours employé des femmes.
00:34:22Je n'ai pas employé, et pourtant il y a des candidatures.
00:34:24Ça se sent un peu, bon, bref, c'est très personnel ce que je souligne, mais c'est le cas
00:34:27de beaucoup de personnes.
00:34:28Non, mais ça concerne beaucoup de personnes, vous dites, Mémona.
00:34:29Quiconque emploie chez soi une personne qui va s'occuper de vos enfants,
00:34:34quand vous n'êtes pas là, vous êtes au loin peut-être, c'est qui était mon cas.
00:34:37Mais cette personne-là, on doit savoir qui vient chez vous.
00:34:41Quand est-ce qu'on change les choses ?
00:34:43Je pense que l'année prochaine, au moment de l'élection présidentielle,
00:34:46on pourra examiner toutes sortes de sujets qui ont trait à la sécurité du pays en général,
00:34:51à la guerre, à la paix, mais voilà, un sujet de vie quotidienne
00:34:54sur lequel, moi j'attends d'écouter les propositions des candidats.
00:34:57On va les attendre au tournant en 2027, évidemment.
00:35:01Deux sondages que j'aimerais vous soumettre très rapidement.
00:35:04Faut-il rendre public le fichier des auteurs d'infractions sexuelles ?
00:35:08La réponse, voilà, sans aucune ambiguïté.
00:35:1176% pour, 24% contre, on le comprend.
00:35:14Et ça fait référence à ce que vous venez de dire et des attentes des Français.
00:35:18Et puis l'autre sondage, faut-il rendre public le fichier des auteurs ?
00:35:25Et êtes-vous pour ou contre la perpétuité réelle pour ceux qui ont commis des crimes sur des enfants ?
00:35:31Là aussi, sans aucune surprise, la réponse et les attentes des Français, c'est 92%.
00:35:35Mais le débat, c'est toujours, quelle liberté, quelle sécurité.
00:35:38On est arrivé à un tel niveau d'insécurité que forcément, il faudra renier un peu sur une part de
00:35:44liberté.
00:35:45Voilà, c'est une question mathématique aussi, mais c'est une question très politique et très sociétale, comme on dit.
00:35:50On ne peut plus vivre dans cette situation où on a constamment peur pour les siens, des personnes âgées, des
00:35:56enfants.
00:35:57Ça ne va pas.
00:35:58Et je ne cesse de le dire depuis le début de cette affaire de l'IANA, il y a tout
00:36:02dans une coquette minute.
00:36:03Il y a tous les ingrédients qui font que demain, ça peut exploser.
00:36:06Mais la France, c'est un chaudron bouillant.
00:36:08Et on a vu les réactions, toutes les réactions, même le jour des obsèques.
00:36:12Certains demandaient le retour de la peine de mort.
00:36:14Certains disaient si c'était mon fils, si c'était ma fille, je fais justice moi-même.
00:36:18Forcément.
00:36:19Et c'était le jour des obsèques, alors qu'on était au moment d'un moment très difficile, très douloureux.
00:36:26Un moment d'émotion et puis la colère.
00:36:29Et de solidarité.
00:36:30Et de solidarité.
00:36:31Mathieu.
00:36:32Oui, pour terminer sur ce dossier, c'est très dur pour la famille d'entendre tous ces détails.
00:36:36Les résultats de l'autopsie, les coups portés, le viol.
00:36:39Mais c'est très important pour l'enquête.
00:36:40On parlait de la perpétuité incompressible.
00:36:42Souvenez-vous du procès de Dabiabé pour le meurtre de la petite Lola, qui avait été retrouvée dans une malle
00:36:48dans le 19e arrondissement de la capitale.
00:36:50Il y avait acte de torture, viol, barbarie.
00:36:52Horrible pour les parents d'entendre ça.
00:36:54D'ailleurs, le père de famille, il n'avait pas supporté, il était mort.
00:36:57Il était mort de chagrin, de tristesse.
00:36:59Mais pourquoi c'est important de le savoir ?
00:37:00Car ça permet d'avoir des éléments concrets lors d'un procès pour mettre hors d'état de nuire définitivement
00:37:06ces personnes avec la perpétuité incompressible.
00:37:08C'était le cas d'ailleurs pour Dabiabé.
00:37:10Seule femme aujourd'hui à avoir été condamnée à la perpétuité incompressible.
00:37:14Merci pour ce point précis, Mathieu.
00:37:16Nelly Dénac est avec nous.
00:37:18Dites-moi, compliqué, d'accord, sans transition et parfois, et vous le savez au combien, les transitions sont parfois difficiles.
00:37:25Mais cet accord, c'est compliqué.
00:37:28C'est le moins qu'on puisse dire.
00:37:29Ça devait être aujourd'hui en Suisse.
00:37:32Et, s'il est lié, au revoir.
00:37:33On devait démarrer les discussions entre les différentes délégations et les médiateurs, que sont les Pakistanais, les Qatariens qui s
00:37:41'étaient greffés, tout ça.
00:37:42Alors cet accord 4, comme vous dites, il ne démarre pas sous les meilleurs offices.
00:37:4648 heures après sa signature en fanfare.
00:37:48À Versailles, vous y étiez.
00:37:49Par un Donald Trump qui était en verve à Versailles.
00:37:52Et c'est peut-être un peu réjoui, rapidement, avec sa petite formule, vous vous souvenez, il l'a dit
00:37:56à plusieurs reprises d'ailleurs.
00:37:58Oil down, stocks up.
00:38:00Ça voulait tout dire, ça résumait en fait son propos et son ambition dans cet accord.
00:38:05Eh bien, son vice-président, J.D. Vence, il a décidé de zapper les négociations techniques qui devaient démarrer en
00:38:10Suisse.
00:38:10Avec cette justification, vous allez voir apparaître de la Maison Blanche, qui nous dit,
00:38:14bon ben voilà, les plans pour les discussions techniques n'ont pas été finalisés,
00:38:17la délégation s'est préparée à partir à la première opportunité.
00:38:20Mais, pour l'instant, la logistique pour ces négociations n'a jamais été simple ni prévisible.
00:38:25Bon, c'est une formule un peu diplomatique pour dire que rien ne va dans tout ça.
00:38:28Ça veut dire, surtout que sur le nucléaire, on n'a pas avancé d'un iota.
00:38:31Qui fait quoi sur la récupération de l'uranium enrichi ?
00:38:34On sait que ça doit faire l'objet des discussions.
00:38:36Mais si on n'a pas déjà une base de travail solide sur la volonté ou pas de l'Iran
00:38:41de confier cet uranium enrichi à un pays tiers,
00:38:44ceux à quoi ils se sont toujours refusés jusqu'ici, on ne va pas avancer beaucoup.
00:38:47Ça veut surtout dire que tant que des combats ont lieu au Liban, notamment, et je vais y revenir dans
00:38:52un deuxième temps,
00:38:53eh bien, les lignes rouges de l'Iran sont franchies, je reprends là les termes du négociateur en chef,
00:38:58et on ne pourra pas avancer.
00:39:00Sachant quand même que le fameux chrono des 60 jours, lui, il est lancé, et depuis hier.
00:39:05Donc, on a déjà perdu un ou deux jours et sans savoir quand ça va débuter.
00:39:08Mais Nelly, est-ce que ça ne veut pas dire que Donald Trump, même s'il bombe le torse,
00:39:12il a bombé le torse et nous avait fait vivre cet instant sur notre antenne depuis Versailles,
00:39:17est-ce qu'on n'a pas un peu le sentiment qu'il lâche un peu de l'est, Donald
00:39:21Trump ?
00:39:21Ça reste sur le papier un accord qui est en effet très favorable à l'Iran,
00:39:25au point que les détracteurs de Trump ironisent en disant que cet accord est plus favorable encore
00:39:29que celui qui avait été signé par Obama à l'époque et qui était quand même un peu plus coercitif.
00:39:34Alors, l'Iran est-il vraiment gagnant ? On vous a pris deux notions.
00:39:38Déjà, le chiffre, ce chiffre du fonds de 300 milliards de dollars alloués consacrés à la reconstruction
00:39:44et au développement économique, c'est presque l'équivalent du PIB iranien,
00:39:49qui est estimé à environ 400 milliards de dollars.
00:39:52Oui, mais qui va superviser cette somme ?
00:39:54Qui officiellement ne vient pas des Etats-Unis, c'est une récupération en partie
00:39:58de ces fameux avoir gelé à hauteur de 120 milliards.
00:40:02Si elle est captée par le régime sans garde-fou, cette somme, qui sait à quoi ça peut servir ?
00:40:06Potentiellement à la reconstruction aussi d'un arsenal militaire
00:40:09et pas du tout à la reconstruction des infrastructures.
00:40:12Sachant comment, et c'est un dossier que je suis depuis longtemps,
00:40:15parce que je ne suis pas journaliste depuis hier, malheureusement,
00:40:18j'aimerais bien vous dire que j'ai 25 ans,
00:40:19mais sachant comment l'AIEA a eu le plus grand mal à aller inspecter les sites iraniens
00:40:25au fil des décennies, imaginez retracer les virements bancaires, les allocations de fonds, etc.
00:40:34Et puis, pour vous donner quand même une idée de ce que Trump est prêt à lâcher dans l'histoire,
00:40:39c'est deux fois la somme versée par les Etats-Unis à l'Ukraine depuis le début de l'invasion
00:40:45russe.
00:40:46Voilà, bon, Hormuz, ça c'est le deuxième aspect.
00:40:48Oui, la circulation est rétablie, oui, mais alors, pour 60 jours.
00:40:53Et au-delà, on fait quoi ?
00:40:54Côté iranien, c'est une sorte de moratoire, mais dans leur esprit, dans leur tête,
00:40:58il est question de rétablir ces 20 droits de passage maritime.
00:41:02Bon, et on va revenir à la question qui...
00:41:03Eh bien oui, parce que la question qui fâche aussi,
00:41:05et qui risque peut-être d'être un élément de blocage,
00:41:08c'est le Liban, évidemment, ça ne nous a pas échappé.
00:41:09D'autant que des frappes israéliennes sont encore intervenues hier et aujourd'hui,
00:41:12ils ont fait 18 morts, le bilan a été réévalué.
00:41:15Alors, côté israélien, il y a 4 soldats également,
00:41:17qui sont décédés.
00:41:19Or, on sait que pour Téhéran, c'est le point d'achoppement central,
00:41:22sans Liban évacué.
00:41:23Et Benjamin Netanyahou a dit qu'il n'avait pas du tout l'intention d'évacuer le Liban sud.
00:41:27Eh bien, il n'y aura pas d'accord possible.
00:41:29Au même moment, en plus, le ministre d'extrême droite de la Sécurité nationale, Ben Ghevir,
00:41:33dit que tout le Liban doit brûler.
00:41:36Benjamin Netanyahou, c'est un peu devenu l'épine dans le pied de Donald Trump.
00:41:39Je vous vois un peu impatient, je pense qu'on a débordé, c'est ça ?
00:41:41Non, non, je vous écoute avec attention, surtout.
00:41:42J.D. Vance, dont on connaît désormais le franc-parler,
00:41:46il ne s'est pas privé de le faire savoir à son allié israélien.
00:41:50Si on a le son, je pense que c'est pas mal de l'écouter.
00:41:52On l'écoute.
00:41:54Ce que je veux dire, et cela me dérange,
00:41:57c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Netanyahou
00:41:59qui se sont exprimés pour attaquer l'accord
00:42:01et qui, d'une certaine manière, ont attaqué le président des États-Unis très personnellement.
00:42:05Mon message pour eux est double.
00:42:09D'abord, Donald Trump est le seul chef d'État dans le monde entier
00:42:12qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui.
00:42:14Et il se trouve être le chef d'État de la première puissance mondiale.
00:42:23Si j'étais au gouvernement israélien,
00:42:25peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète.
00:42:32Si c'est pas une menace, je sais pas ce que c'est.
00:42:35Ça va être compliqué.
00:42:36Le vrai bras de fer aujourd'hui se joue vraiment entre Tel Aviv et Washington.
00:42:40Merci pour ce point très précis, Nelly.
00:42:42On se retrouve dans quelques instants.
00:42:44On reviendra évidemment sur la chaleur.
00:42:46Il va faire chaud et ça va.
00:42:48durer.
00:42:48On sera sur le terrain avec nos équipes.
00:42:50Et puis, si vous voulez investir dans la clim, les ventilos, etc.
00:42:57Vous aussi, restez avec nous.
00:42:59C'est fait, vous, Nelly ?
00:43:00Depuis des années.
00:43:01Et vous avez toujours 25 ans.
00:43:03C'est la cryptothérapie, en fait.
00:43:06Merci beaucoup.
00:43:07On se retrouve pour la deuxième partie de ce mini-news en quelques instants.
00:43:11Tout de suite.
00:43:15Il est 14h.
00:43:16Alors, soyez bienvenus.
00:43:17Merci de nous accueillir.
00:43:19Prenez place.
00:43:19C'est déjà la deuxième partie de votre mini-news week-end ce vendredi.
00:43:24Avant de vous présenter l'équipe qui m'entoure, elle est bien présente.
00:43:26Fidèle au poste, c'est Sommayel Abidi.
00:43:28Pour un nouveau tour de l'information, Sommayel, rebonjour.
00:43:31Rebonjour Thierry.
00:43:32Et bonjour à tous.
00:43:33Face à ce nouvel épisode de chaleur qui s'abat sur la France, le ministre du Travail a fait de
00:43:37la prévention ce matin sur un chantier.
00:43:40Jean-Pierre Farandou appelle à prendre très au sérieux les risques pour les salariés qui travaillent en extérieur.
00:43:45Écoutez.
00:43:47Il faut prendre très au sérieux les chaleurs intenses et leurs conséquences sur la santé des travailleurs, particulièrement dans le
00:43:52BTP et des chantiers.
00:43:53Puisqu'on travaille à l'extérieur justement, donc on est exposé à ces portes de chaleur.
00:43:57La première des règles, qui est une obligation d'ailleurs, c'est d'adapter les horaires de travail à ces
00:44:01chaleurs intenses.
00:44:01Donc en gros, travailler davantage plus tôt et quand il fait plus frais.
00:44:05Deuxièmement, c'est avoir des pauses, tout simplement, des pauses régulières.
00:44:08Pour quoi faire ? Pour s'hydrater, se reposer et s'hydrater.
00:44:10Je tiens aussi beaucoup à la surveillance collective.
00:44:12Il faut que les chefs d'équipe et même les travailleurs ensemble se surveillent.
00:44:16Si quelqu'un a un petit coup de moins bien, il faut juste qu'il l'exprime, qu'on le
00:44:20retire du travail, qu'on fasse une pause, qu'on n'hésite pas.
00:44:22Donc il y a tout ce qui est planifié, tout ce qui est organisé.
00:44:24Il y a aussi bien sûr l'adaptation à la réalité du moment et à la santé opérationnelle de chacun
00:44:29des travailleurs.
00:44:30A la une également, le chef de la diplomatie fustige la position de Jean-Luc Mélenchon dans le conflit russo
00:44:36-ukrainien.
00:44:38Selon Jean-Noël Barraud, le leader insoumis est un irresponsable qui a choisi le camp de la répression.
00:44:44Quand j'entends des responsables politiques français, Jean-Luc Mélenchon, pour ne pas le citer,
00:44:48n'avoir pas un mot pour dénoncer les attaques constantes de Vladimir Poutine contre les populations civiles en Ukraine,
00:44:56contre les zones résidentielles, contre les infrastructures énergétiques,
00:44:59et s'inquiéter que la résistance ukrainienne, valeureuse, courageuse, réplique et envoie un message clair à Moscou.
00:45:07Il n'y aura pas de calme possible, y compris en Russie, tant que la guerre coloniale et impérialiste de
00:45:13Vladimir Poutine se poursuivra.
00:45:15Je trouve que c'est irresponsable et, d'une certaine manière, les masques tombent.
00:45:19Monsieur Mélenchon a choisi son camp et clairement ce n'est pas le camp de la résistance, c'est celui
00:45:24de l'oppression.
00:45:25Il a choisi le camp de la Russie ?
00:45:27De toute évidence.
00:45:27On poursuit ce journal avec les images de la visite d'Éric Zemmour au Salon Rosatory à Villepinte,
00:45:33un événement grâce auquel la France rappelle au monde qu'elle n'a pas dit son dernier mot en matière
00:45:38de défense.
00:45:39C'est ce qu'a écrit Surix, le patron de Reconquête, ajoutant que c'est aussi la preuve que nous
00:45:44pouvons encore maîtriser notre destin,
00:45:46notre souveraineté et notre puissance.
00:45:49Et puis si vous êtes à la recherche d'un bon investissement, on a une idée qui peut vous rapporter
00:45:53jusqu'à 6%.
00:45:54En plus de permettre aux agriculteurs de financer leurs troupeaux, investir dans les vaches peut vous rapporter gros.
00:46:00Reportage en Auvergne-Rhône-Alpes, signé Olivier Madinier avec le récit de Sarah Fenzari.
00:46:06Et si votre épargne broutait dans un prêt ?
00:46:12Longtemps, les vaches ont été le patrimoine des agriculteurs.
00:46:15Aujourd'hui, elles attirent aussi les investisseurs.
00:46:19Alors il nous confie une partie de son patrimoine, ce qui lui permet de lui acheter des vaches.
00:46:23Donc il a bien la propriété de ses vaches, il va nous les confier, on va les gérer pour son
00:46:26compte.
00:46:26Et donc on va les mettre à la location chez des éleveurs qui font acte de candidature.
00:46:30C'est le cas dans cette exploitation en Isère, où certaines vaches ne sont pas la propriété de l'éleveur.
00:46:35C'est un troupeau qui est géré de la même manière que si les vaches étaient à nous.
00:46:38On a un suivi technique, il s'assure du bien-être animal.
00:46:42Le principe est simple, un investisseur achète l'animal, puis l'agriculteur lui verse un loyer pour continuer à l
00:46:49'utiliser dans son troupeau.
00:46:50En moyenne, 28 euros par mois et par vache.
00:46:53Ces loyers, on les collecte, on déduit des charges de fonctionnement et on distribue le rendement.
00:46:57Ce qui veut dire qu'en fait, vous avez des loyers qui font un chiffre d'affaires, moins des charges
00:47:01et on a un résultat qu'on distribue à nos investisseurs.
00:47:03Pour comprendre l'intérêt, il faut regarder les chiffres.
00:47:06Une vache laitière coûte entre 2000 et 3000 euros.
00:47:10Grâce à ce système, l'agriculteur peut développer son troupeau sans contracter de nouveaux emprunts.
00:47:16L'avantage, c'est surtout que quand on démarre un troupeau, par exemple, c'est vite épuisé dans la trésorerie
00:47:23ou de faire des prêts bancaires.
00:47:24Le nombre de vaches qu'on souhaite est à moins de coût.
00:47:28Aujourd'hui en France, près de 40 000 vaches sont financées de cette manière.
00:47:34Voilà une belle initiative pour soutenir nos agriculteurs, Thierry.
00:47:38Et ça me plaît ce type de sujet parce que j'aime les agriculteurs et je le salue.
00:47:42Je pense que Sébastien Cacchino, qui prépare cette émission de côté, doit être un peu responsable de tout cela.
00:47:48Je vous confirme.
00:47:48Évidemment, merci beaucoup.
00:47:50Alors lui, il s'est autorisé d'enlever sa cravate, je ne sais pas en quel honneur,
00:47:54mais quelque chose me dit qu'Éric Dory de Maten, on va parler chaleur, on va parler climatisation, etc.
00:48:00On le retrouve dans quelques instants, c'est notre rubrique Économie.
00:48:05Vous connaissez le rendez-vous.
00:48:06Votre programme avec ParuVendu.fr.
00:48:09Sur ParuVendu.fr, trouvez votre futur chez vous partout en France.
00:48:14Votre programme avec Luxéol Croissance.
00:48:166 cm de longueur en 3 mois.
00:48:18En pharmacie et sur luxéol.com.
00:48:21Luxéol.
00:48:22Bon Éric, je ne vous en veux pas, bonjour, d'avoir enlevé la cravate.
00:48:26Si je pouvais, je le ferais.
00:48:28Je vois que nos invités, M. Le Chevalet qui est avec nous, n'a pas mis la cravate.
00:48:32Paul Lamar n'a pas mis la cravate.
00:48:34Attendez, voilà, à 39.
00:48:36À 39, vous avez le droit, et mes bonheur, évidemment.
00:48:40Bon, question qui m'intéresse au combien, parce que juste après cette émission,
00:48:43je pense que je vais partir très rapidement pour essayer d'acheter un ventilateur ou une climatisation.
00:48:49Et c'est vraiment le sujet du jour aujourd'hui, Éric.
00:48:51Oui, absolument.
00:48:52Vous savez, la branche énergie de la Fédération du bâtiment a donné un chiffre intéressant.
00:48:56Le nombre de climatiseurs chez les particuliers va être multiplié par 3 dans les 25 ans, donc 2050.
00:49:03Multiplié par 3, vous allez voir le chiffre.
00:49:04Aujourd'hui, on est à 25% à peu près de taux d'équipement en France.
00:49:09Bon, ce n'est pas énorme, mais on va monter à 75%.
00:49:11Donc, c'est considérable.
00:49:13On peut vraiment dire que oui, la clim, ce sera l'avenir pour nous, les particuliers.
00:49:16Oui, et ça rappelle l'époque où la clim, ça n'existait pas dans la voiture.
00:49:20On baissait les vitres.
00:49:22Je l'ai connu, ça.
00:49:23C'est exactement pareil.
00:49:24À l'époque, dans les voitures, on est un peu de la même génération.
00:49:27Quand on partait dans le midi en voiture.
00:49:29Nos cheveux blancs ne peuvent pas traduire.
00:49:30Les 404 ou les Simca.
00:49:32Bon, ben voilà, 100 clim à 5 dans la voiture.
00:49:34Mais on ne se plaignait pas.
00:49:35Non.
00:49:35C'est ça qui est extraordinaire.
00:49:37Et puis après, la clim est arrivée.
00:49:38J'ai regardé tout à l'heure une publicité, je vous invite à voir sur Google, vous tapez.
00:49:42Une marque allemande populaire, je précise, dans les années 90, avait fait une pub très
00:49:46amusante.
00:49:46On voyait quelqu'un qui s'énervait au volant, qui pestait, etc. dans les embouteilles.
00:49:50Et l'autre à côté, zen.
00:49:51Mais non, vous n'avez qu'à avoir la clim.
00:49:52Et c'était le début de la clim qui se généralisait dans les voitures.
00:49:55Et finalement, aujourd'hui, on n'y pense même plus.
00:49:57D'ailleurs, je vais vous dire une chose, ce qui est incroyable, c'est qu'on utilise
00:50:00en ce moment de moins en moins le RER, de moins en moins le train, de moins en moins
00:50:04le bus pour être dans sa voiture.
00:50:06Ça fait des embouteillages monstres, ça crée de la pollution, parce qu'on est mieux
00:50:09dans sa voiture que dans les transports en commun qui ne sont pas ou peu climatisés.
00:50:13Alors, on a écouté Laurent Nunez, on l'écoutera à nouveau dans quelques instants.
00:50:17Il fait de plus en plus chaud et on a l'impression que l'État est quelque peu désemparé
00:50:22ou pas ?
00:50:23Oui, parce qu'en fait, si vous voulez, il n'y a pas seulement l'État actuel, mais les gouvernants
00:50:27qui ont précédé, ils n'ont pas su se préparer aux vagues de chaleur.
00:50:32Vous le disiez, enfin, on a eu 32 canicules depuis le début du siècle, ce qui est considérable.
00:50:37Et vous avez la SNCF qui annule de plus en plus souvent des trains.
00:50:39Je prends l'exemple de la ligne Paris-Limoges qui est la plus touchée.
00:50:43C'est le train Corail qui date de 70, la clim marche une fois sur deux.
00:50:47Et pourtant, à Limoges, vous avez de grandes entreprises industrielles.
00:50:49Il y a le grand, vous avez Renault qui a ses usines, qui fait d'ailleurs des engins militaires.
00:50:53Et cette chaleur, elle a un impact considérable sur la santé publique.
00:50:57Ça coûte une fortune au caisse maladie.
00:50:59Donc, il y a quand même urgence à rafraîchir les Français, si je puis dire, pour qu'on puisse
00:51:05continuer de travailler et dormir la nuit.
00:51:06Et dans les maisons, on parle de géothermie.
00:51:09Oui, alors je vais terminer par là.
00:51:11Et Michel Chevalet qui est avec nous pourrait nous dire comment ça marche.
00:51:13Comment ça marche ?
00:51:14La géothermie, c'est tout simplement aller puiser l'air froid dans le sous-sol et faire remonter par des
00:51:20tubes.
00:51:21Donc, c'est complètement écolo.
00:51:22Ça coûte cher, évidemment.
00:51:23Donc là, c'est une des solutions.
00:51:25D'ailleurs, pour le village olympique de Saint-Denis, lorsqu'il y a eu les Jeux olympiques à Paris,
00:51:29on a expérimenté ça sur 600 000 m² d'immeubles.
00:51:32Donc, ça a plutôt bien marché.
00:51:33Ça, c'est peut-être l'avenir.
00:51:34On a même parlé de cela pour la tombe en Parnasse.
00:51:36Reste maintenant la clim mobile, comme vous le voyez.
00:51:38On me pose souvent la question, combien ça coûte ?
00:51:40Entre 700 et 1000 euros, il y en a dans toutes les grandes surfaces d'électroménagers.
00:51:44On va en inviter dans quelques instants, d'ailleurs.
00:51:46La consommation n'est pas faible quand même.
00:51:49C'est 10 kWh de plus par jour.
00:51:52Donc, si ça tourne 5 heures par jour, faites le calcul sur un mois.
00:51:55On est à 300 kW par mois et ça vous coûtera sur votre facture 60 euros en plus par mois,
00:52:00en plus du reste.
00:52:01Donc, vous voyez, ce n'est quand même pas donné.
00:52:02Mais voilà, c'est peut-être la solution d'avenir parce que je le répète,
00:52:06bien travailler, bien dormir, c'est quand même une source de bonne santé.
00:52:08C'est le moins qu'on puisse dire.
00:52:10Merci beaucoup Eric et bravo pour avoir ôté la cravate et avoir osé.
00:52:14Et d'avoir osé le polo.
00:52:15Et d'avoir osé le polo.
00:52:17Merci.
00:52:19C'était votre programme avec ParuVendu.fr.
00:52:22Sur ParuVendu.fr, trouvez votre futur chez vous partout en France.
00:52:27C'était votre programme avec Luxéol Croissance.
00:52:306 cm de longueur en 3 mois.
00:52:32En pharmacie et sur Luxéol.com.
00:52:34Luxéol.
00:52:36Allez, c'est parti pour la deuxième partie de ce mini-news de ce vendredi.
00:52:40Je vous présente l'équipe qui m'accompagne.
00:52:41Memon Aït Arman est toujours avec nous.
00:52:44Re-bonjour Amine Elbaï, fidèle également.
00:52:47Paul Amard, fidèle au combien de cette émission ?
00:52:49J'accueille toujours avec beaucoup de plaisir Michel Chevalet.
00:52:53Vieux complice, mon cher Michel.
00:52:55Alors, il va faire chaud.
00:52:57Ça va continuer.
00:52:58On écoutera Laurent Nunez dans quelques instants.
00:53:02Avec des températures pouvant aller au moins jusqu'à 40 degrés, Michel.
00:53:06On a des cartes à l'appui, etc.
00:53:08Voilà, il y a quelques points.
00:53:09On va regarder sur les cartes ce qui nous attend.
00:53:11Et bien après, je vous montrerai avec les courants de jet ce qui nous attend pour la semaine suivante.
00:53:15Oui, c'est pas fini.
00:53:17C'est pas fini.
00:53:18Alors, là, c'est la situation.
00:53:20C'est les cartes de Météo France.
00:53:21Aujourd'hui, vous voyez surtout que la pointe de chaleur, la partie la plus chaude, c'est celle qui est
00:53:26en rouge.
00:53:26Avec des pointes, vous voyez, localement 39.
00:53:29C'est sous-abri.
00:53:30C'est du sous-abri.
00:53:32C'est pas plein soleil.
00:53:33Donc, on va avoir beaucoup plus chaud.
00:53:35C'est-à-dire qu'on aura des 40, 41.
00:53:37Essentiellement, vous voyez, ça va grossièrement de l'est et surtout, curieusement, le centre.
00:53:44Et puis, vous regardez, il n'y a jamais rien en dessous de 35 degrés, finalement, sur l'ensemble de
00:53:49la France.
00:53:50Alors, demain, maintenant, regardez, la carte des prévisions de Météo France.
00:53:55Vous voyez, ça s'est déplacé.
00:53:56C'est très curieux.
00:53:57Vous voyez que la partie la plus chaude, 36, 38, disons, c'est là où il y aura les pointes
00:54:01et 40,
00:54:01c'est toujours le centre, le Rhône, un peu les contreforts du Jura,
00:54:08et surtout, le sillon rhodanien, c'est très curieux.
00:54:11Donc, il fera très chaud à Montéli-Barre, Valence.
00:54:13Et puis, une pointe qui va être sur Aix-en-Provence, en direction des Alpes-Maritimes.
00:54:20Et on aura toujours, vous voyez, on se maintient, sauf le long de la Manche.
00:54:25Regardez, tout de même, beaucoup plus frais, tout de même, 25-30, 25,
00:54:27l'influence de la Manche, qui est une mer boulevers.
00:54:31Et puis, à signaler également qu'il va faire très chaud en Alsace.
00:54:34Et puis, dimanche, c'est l'accumulation de toute la chaleur de la semaine.
00:54:39Quasiment tout est en rouge, avec, on va frôler les 40.
00:54:43Moi, je dirais que c'est là où on va avoir des pointes à 40, 41, 42, même localement.
00:54:50Voilà pour la situation.
00:54:52– Merci, Michel.
00:54:53On va écouter Laurent Nunez, qui s'est exprimé sur la situation et sur l'évolution.
00:54:56Vous avez autre chose à rajouter ?
00:54:57– Oui, ce sont plus une prospective.
00:54:59C'est-à-dire, jusqu'à temps que ça va durer.
00:55:02Et puis, quel mécanisme ?
00:55:04J'ai trouvé ça, je vous en parlerai.
00:55:06De ce qu'on appelle, en météo, on est victime d'un emballement thermique.
00:55:10Je vous expliquerai ça.
00:55:12Ben voilà, regardez le courant de jet.
00:55:13Le courant de jet, c'est la séparation entre le chaud et le froid.
00:55:15Là, vous voyez que le jet, il fait une boucle très vers le pays scandinave
00:55:20et laisse remonter l'air chaud en provenance de l'Afrique, du Maghreb.
00:55:26Et on a donc cette situation qui continue.
00:55:28Ça ne s'améliore pas.
00:55:30Il y a une petite dépression au large du Portugal
00:55:33qui va être une pompe à chaleur et continue et aspire de l'air chaud en provenance du Maroc.
00:55:39Donc voilà la situation qui évolue.
00:55:41On pourrait penser que le courant de jet qui s'était cassé allait descendre
00:55:45et être sur la France, ce qui nous donnerait un climat tempéré.
00:55:49Malheureusement pas.
00:55:50Vous voyez, on est toujours sous un gros anticyclone
00:55:52qui donne un gros dôme de chaleur.
00:55:54Et puis c'est seulement à la fin de la semaine prochaine,
00:55:57on va voir, que le courant de jet va commencer à descendre
00:56:01et se rapprocher et être sur la France avec une influence océanique.
00:56:04Ben, c'est pas fini.
00:56:05Et c'est pas fini.
00:56:06Et attention, il y a des températures de 40 degrés.
00:56:09C'est ce qu'on a vu.
00:56:10Localement, c'est toujours, c'est très local, il faut penser.
00:56:12Et c'est sous-abri en plus.
00:56:13Ce sont des températures sous-abri, mais vous êtes victime également de la configuration.
00:56:17La température dans une ville n'est pas celle dans la campagne environnante,
00:56:20n'est pas celle dans une forêt, n'est pas celle en bordure de mer.
00:56:23Ce sont des températures, faisant très attention, toujours moyennes.
00:56:26Donc si on vous dit qu'il va y avoir 40,
00:56:28ben ça veut dire que localement vous allez avoir des 42, 43, 44 par mois.
00:56:32On va battre tous les records.
00:56:34Et je vous propose, merci Michel pour ce point très précis,
00:56:36si je vous propose d'écouter Laurent Nunez, qui s'est exprimé sur notre antenne tout à l'heure.
00:56:40Il est probable, probable, mais qu'à partir de dimanche,
00:56:45et donc sur la séquence dimanche, lundi, mardi,
00:56:47un certain nombre de départements, donc une partie du territoire national,
00:56:51pourrait passer en vigilance rouge, canicule.
00:56:55Donc ce qui veut dire qu'on pourrait avoir des températures qui, dans la nuit,
00:56:59pourraient avoisiner, y compris au milieu de la nuit, les 30 degrés.
00:57:03Et en journée, on atteindrait les 40 degrés.
00:57:07Voilà, l'aventissement est lancé.
00:57:08Soyez vigilants.
00:57:09On va retrouver nos équipes sur le terrain.
00:57:12C'est News au plus près de vous.
00:57:14On va retrouver donc Augustin Denadieu et Florian Doré.
00:57:18Et vous avez un petit peu bougé par rapport à tout à l'heure.
00:57:21Vous étiez avec deux travailleurs, travaillant évidemment sous le soleil.
00:57:25Vous avez décidé d'aller du côté de la piscine de Vélizy, me dit-on.
00:57:29C'est bien cela, mon cher Augustin ?
00:57:33Oui, tout à fait, Thierry.
00:57:34Tout à l'heure, c'était les travailleurs.
00:57:35Oserais-je dire que là, nous sommes avec les profiteurs
00:57:38à la piscine municipale de Vélizy-Ville à Coubley.
00:57:40Ici, il fait plus de 31 degrés.
00:57:42Au plus fort des températures cet après-midi,
00:57:45on sera à plus de 36 degrés ici.
00:57:47Alors, ils sont nombreux à venir se rafraîchir dans l'eau à 27 degrés de cette piscine municipale.
00:57:52Juste avant ce duplex, je me suis entretenu avec Florian Doré,
00:57:54avec le responsable de cette piscine,
00:57:57qui nous disait qu'en cas de pic de chaleur, comme c'est le cas en ce moment,
00:57:59ils peuvent plus que doubler la fréquentation de leur établissement.
00:58:04En temps normal, ils ont 50 personnes à peu près qui viennent se baigner.
00:58:07Là, lorsqu'il fait aussi chaud que maintenant,
00:58:09il y a jusqu'à 120 personnes qui viennent se rafraîchir et se baigner.
00:58:13On a rencontré deux baigneuses qui nous ont fait part de leur bonheur
00:58:17de se baigner dans cette eau à 27 degrés.
00:58:18Écoutez.
00:58:21Les cheveux mouillés qui vont sécher au soleil, ça revigore.
00:58:25Nous, on fait de l'aquagym.
00:58:27Alors, la température était bonne, même un peu chaude, je trouve.
00:58:30Le petit bain était un peu chaud, mais ça fait du bien.
00:58:33On n'a pas vraiment nagé, enfin.
00:58:35Mais bon, l'eau était chaude, comme elle est toujours,
00:58:38mais moins que d'habitude.
00:58:39D'habitude, des fois, à la tente, elle devait être à 23, 24, quelque chose comme ça.
00:58:43Voilà, donc ça, c'est quand même bien.
00:58:45Et puis, on va essayer de venir se baigner cet été au maximum,
00:58:48de venir se tremper au maximum.
00:58:51C'est le propre humain de la canicule.
00:58:53Voilà, vous les avez entendus.
00:58:55Elles ont trouvé le moyen de se rafraîchir malgré ces températures caniculaires.
00:58:59Alors, nous, on n'a pas la chance d'aller se baigner.
00:59:00On n'a pas le temps, surtout.
00:59:01Mais en revanche, on a le temps de profiter de cet héritage des Jeux olympiques de Paris 2024.
00:59:05C'est un, comment dirais-je, un distributeur d'eau plate et à la fois brumisateur solaire.
00:59:11Alors, normalement, on met sa main comme ça.
00:59:13Bon, visiblement, ça ne faut...
00:59:14Voilà, là, ça fonctionne.
00:59:15Donc, vous voyez, là, on prend un petit peu de fraîcheur.
00:59:17Ça fait beaucoup de bien.
00:59:18Florian, derrière la caméra, en profitera d'ici quelques secondes.
00:59:21En tous les cas, ici, il commence à faire très chaud à l'ouest de la capitale.
00:59:25Merci.
00:59:26Allez, je vous autorise à faire un petit pouffe rapide.
00:59:27Mais rapide, évidemment, parce qu'on compte sur vous avec Florian Doré.
00:59:32Merci beaucoup, Augustin.
00:59:33A donner adieu.
00:59:34Vous voulez rajouter quelque chose, Mémona, très rapidement, parce qu'on a un invité.
00:59:37Oui, on a la mémoire courte, parce qu'en dehors de la grosse canicule de 1967, il y en a
00:59:42une mémorable.
00:59:442003, où il y a eu 15 000 morts en France.
00:59:46On l'a su après.
00:59:47On a oublié aussi qu'à cette époque-là, le ministre de la Santé, Jean-François Matéi, qui était le
00:59:53ministre de la Santé du Raffarin,
00:59:54était apparu en polo, complètement déclaré, en direct, dans le Var.
00:59:58Et tout le monde a dit, mais enfin, mais que fait la France ?
01:00:00Alors, que fait la France en 2003 ?
01:00:02Que fait la France aujourd'hui ?
01:00:03Qu'est-ce qu'on a fait entre-temps ?
01:00:04C'est une bonne question.
01:00:06Question qui va peut-être vous intéresser.
01:00:07En tous les cas, moi, elle m'intéresse.
01:00:09Parce que juste après l'émission, je pense que je vais aller acheter ou alors une climatisation.
01:00:15On va voir, on va voir.
01:00:16Mais on est avec Grégory Carré.
01:00:18Je pense que ça va intéresser un grand nombre de nos téléspectateurs,
01:00:21qui est directeur de l'Observatoire de la consommation.
01:00:24Et c'est que choisir.
01:00:25Merci Grégory d'avoir accepté notre invitation.
01:00:27Alors, c'est de la folie en ce moment sur les climatisateurs et les ventilateurs, cher Grégory, je suppose.
01:00:35Effectivement, à que choisir, on a l'habitude de tester l'ensemble des produits d'équipement de la maison.
01:00:41Je peux vous dire que si le mois dernier, c'était les vélos électriques, les voitures électriques qui étaient consultées,
01:00:46et là, depuis quelques jours, c'est vraiment les climatiseurs mobiles qui sont l'objet de l'attention de tous
01:00:51les internautes.
01:00:52Il y a beaucoup, beaucoup de gens qui cherchent à s'informer dessus, savoir comment choisir.
01:00:57Et on voit beaucoup de visiteurs.
01:00:59C'est vraiment le produit qui intéresse.
01:01:01Et ce n'est pas un mystère.
01:01:042025, 2023, il y avait déjà eu des pics de chaleur et les commerçants avaient vraiment écoulé beaucoup, beaucoup de
01:01:11climatiseurs mobiles.
01:01:14Lors de grandeur, c'est les années de grande chaleur.
01:01:16C'est 400 000 produits qui sont vendus comme ça.
01:01:18Donc, c'est beaucoup de ménages qui ne se dit pas.
01:01:20Alors, question intéressante et intéressée, évidemment, Grégory Carré.
01:01:23Qu'est-ce qu'il faut prendre ?
01:01:25Quels sont les conseils ?
01:01:26Parce que j'y vais.
01:01:27En plus, c'est sérieux.
01:01:28J'y vais juste après l'émission, moi.
01:01:29Donc, donnez-moi les bons conseils.
01:01:31Qu'est-ce qu'il faut acheter ?
01:01:32Qu'est-ce qu'il faut acheter ?
01:01:33Et comment ne pas se faire avoir non plus ?
01:01:35Parce que moi, je n'y connais pas grand-chose.
01:01:38Une climatisation, moi, je suis locataire d'un appartement.
01:01:40Donc, je ne vais pas tout changer.
01:01:41Mais qu'est-ce qu'il faut acheter au plus pressé, quoi ?
01:01:44Alors, deux techniques.
01:01:46La technique la moins chère, c'est un ventilateur.
01:01:49Ça va remuer l'air et ça va donner une sensation de froid.
01:01:52Mais ça ne va pas suffire pour répondre aux besoins actuels.
01:01:56L'autre solution, c'est un climatiseur mobile.
01:01:58Les climatiseurs fixes, ça va être un peu tard,
01:02:00parce qu'il va falloir faire appel à un installateur, etc.
01:02:03Donc, on va être sur la solution d'une climatisation mobile.
01:02:07Ça veut dire avec un manche à air.
01:02:09Vous avez comme une petite pompe à chaleur à l'intérieur
01:02:11qui va prendre l'air chaud
01:02:12et une petite manche à air qui va l'évacuer vers l'extérieur.
01:02:15En gamme de prix...
01:02:17C'est ce que je vais vous dire.
01:02:18Comment ça va me coûter ?
01:02:20Eh bien, il aurait fallu se réveiller un peu plus tôt.
01:02:24Je suis désolé.
01:02:24Je fais ce que je peux, Grégoire.
01:02:27Les prix ont déjà pris 9% depuis un mois.
01:02:30Ah oui ?
01:02:31Oui, oui.
01:02:32C'est quoi le prix moyen, le prix médian ?
01:02:34Le prix médian, on est à 540 euros.
01:02:38Combien ?
01:02:40540 euros.
01:02:41Il va falloir travailler, Thierry.
01:02:43Et on était à 490, on était à 490 il y a un mois.
01:02:48Vous voyez ?
01:02:48Alors, attention, tous ne se valent pas.
01:02:51Je vous dis le prix moyen.
01:02:52Dedans, il y a des choses qui ne sont pas vraiment intéressantes
01:02:55et puis il y a des produits qui sont bien.
01:02:56Donc, il va falloir faire votre choix en fonction.
01:02:58Il va falloir évaluer la surface de votre pièce à refroidir.
01:03:01Et si elle est assez grande, il va falloir prendre plus de 3000 watts.
01:03:06Donc, ça va être encore un peu plus cher.
01:03:09Et donc, le principe.
01:03:10Et en plus, il va falloir quand même trouver une ouverture dans la fenêtre,
01:03:13comme ici.
01:03:14Et puis, il va falloir essayer de mettre le manche à air flexible
01:03:17et puis calfeltrer un peu le reste
01:03:19parce qu'il ne s'agit pas non plus d'ouvrir la fenêtre
01:03:20parce que là, derrière, c'est la fournaise.
01:03:22Voilà.
01:03:23Et donc, sinon, comment choisir ?
01:03:25Moi, je vous conseille de consulter les très bons tests de choisir.
01:03:29Ben voilà.
01:03:29OK.
01:03:30Merci, Grégory Carré.
01:03:31Je vais essayer de suivre vos conseils.
01:03:33Mais c'est un gros investissement quand même.
01:03:35Le ventilateur tout simple, combien à peu près là ?
01:03:39Alors là, ça commence à 30 euros.
01:03:41Ça va monter jusqu'à 100 euros.
01:03:43Et puis, ce plafond qui tourne, ça va être un peu plus cher.
01:03:46Mais attention, ce n'est pas le même service.
01:03:49Vous ne refroidissez pas l'air.
01:03:51Vous allez seulement agiter les molécules.
01:03:54Ce qui donne une sensation de froid.
01:03:55Ce qui va suffire quand même pour beaucoup de cas.
01:03:57De toute façon, là, il va faire tellement chaud ces prochains jours
01:04:00que sans ventilateur et sans climatiseur, ça va être très, très dur,
01:04:05notamment dans les appartements.
01:04:06Parce que vous savez que les villes, les surfaces artificialisées,
01:04:11la nuit, elles renvoient de la chaleur.
01:04:12Donc, dans les villes, contrairement à ceux qui habitent à la campagne,
01:04:14ils ont de la chance.
01:04:15L'herbe, ça va rafraîchir un peu la nuit.
01:04:17Ce n'est pas le cas des villes.
01:04:18Ça rechauffe encore plus la nuit.
01:04:20Bon, merci.
01:04:20Gardez votre portable ouvert.
01:04:21Quand je quitte l'émission, je vais dans la...
01:04:23Si j'ai des interrogations, je vous appellerai directement avec mon portable.
01:04:26Vous allez me conseiller.
01:04:26D'accord.
01:04:27Merci beaucoup, Grégory Carré.
01:04:28Je rappelle que vous êtes directeur de l'Observatoire de la consommation UFC.
01:04:32Que choisir ?
01:04:32On marque une pause.
01:04:34J'allais dire une pause fraîcheur, mais nous sommes quand même...
01:04:36Il fait bon ici.
01:04:37Il fait bon ici.
01:04:38J'ai peut-être décidé de dormir ici, finalement.
01:04:41C'est peut-être une solution.
01:04:41J'ai demandé à Serge Nager si je peux dormir.
01:04:43Chaque de couchage.
01:04:44Ici, à CNews.
01:04:46On se retrouve dans quelques instants.
01:04:47On va évoquer un aspect politique.
01:04:49La dernière déclaration sur laquelle je vous attends, celle de Jean-Luc Mélenchon.
01:04:52Encore une fois, il n'en manque pas une.
01:04:53Il y a des choses à dire.
01:04:55On y revient dans quelques instants.
01:04:56A tout de suite.
01:05:00Il n'est pas tout à fait 14h30, mais c'est le moment quand même de faire un tour complet
01:05:04de l'info avec vous, Samaïa Lavidi.
01:05:05Et on commence par cette possible nouvelle affaire d'ingérence russe.
01:05:09Un homme soupçonné d'avoir espionné une usine française de drones au bénéfice de la Russie a été mis en
01:05:14examen
01:05:15et placé en détention provisoire au début du mois.
01:05:17Ce biélorusse de 48 ans a été arrêté le 3 juin alors qu'il filmait un prototype d'une entreprise
01:05:23fournissant les armées françaises et ukrainiennes.
01:05:27A la une également, déjà un lourd bilan après la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah.
01:05:32Quatre soldats israéliens ont été tués, 18 morts côté libanais.
01:05:36Le ministre israélien de la sécurité promet une riposte sans précédent et de brûler tout le pays.
01:05:43Et puis deuxième journée du déplacement en Pologne de Jordan Bardella.
01:05:46Le président du RN en a profité pour se rendre à la frontière avec le Bélarus.
01:05:51Objectif, peaufiner ses alliances européennes et soigner sa stature internationale au cas où il devrait être candidat à la présidentielle
01:05:57en remplacement de Marine Le Pen.
01:05:59Merci beaucoup et merci de nous avoir accompagné dans ce mini-news de ce vendredi, ma chère Semaïa.
01:06:04Allez, on reprend nos débats, je l'évoquais, on va parler de Jean-Luc Mélenchon et de sa dernière sortie.
01:06:10Vous savez, il est très en colère puisqu'elle a prévu une grande fête pour la fête de la musique
01:06:16ce dimanche.
01:06:17Et la préfecture a décidé d'annuler ce rendez-vous et il n'est pas content.
01:06:21Je vous propose de l'écouter et je vous ferai réagir juste après.
01:06:26Monsieur, je attends Arfi, qui est le président du CRIF.
01:06:31Le CRIF, c'est bon, c'est le CRIF.
01:06:35Et bon, c'est un machin d'extrême droite.
01:06:37Tous les ans, tous les ministres défilent pour aller bouffer.
01:06:41On paye 800 balles pour aller bouffer là-bas.
01:06:43Mais les impôts vous en rendent 60%, donc ça va quoi.
01:06:48Bon, voilà, déclaration de M. Mélenchon.
01:06:52J'aime bien la formulation bouffer, 800 balles, enfin bon, c'est l'élégance même.
01:06:55Je rappelle qu'il est quand même candidat à la présidentielle, c'est bien.
01:06:58Ça donne une idée de son public.
01:07:00Ça donne une idée de son public, voilà.
01:07:01Mais il y a le faux et la forme.
01:07:03Alors, je vais vous faire réagir, évidemment, mais Jonathan Arfi était notre invité ce matin.
01:07:08Il a évidemment réagi puisque Romain Desarbres l'a interrogé sur le sujet.
01:07:13Jean-Luc Mélenchon nous a habitués sur ces sujets-là, à faire du Jean-Marie Le Pen,
01:07:17à pointer fondamentalement les Juifs en imaginant que les Juifs tirent les ficelles du pouvoir.
01:07:25C'est du complotisme antisémite.
01:07:27Et Jean-Luc Mélenchon en a fait, au fond, une marque de fabrique.
01:07:32Ce n'est pas la première fois qu'il le fait.
01:07:34Et il continue à penser, d'une certaine manière, que s'il n'y arrive pas,
01:07:39ce serait parce que derrière, en coulisses, certains l'en empêcheraient.
01:07:43Et cela seraient évidemment les institutions juives.
01:07:46Paul, réaction.
01:07:48La réaction de Jean-Luc Mélenchon est tout simplement ignoble.
01:07:51La grande classe, en soi.
01:07:52Oui, oui, Sartre, qui s'est trompé sur tout, a eu une réflexion intelligente
01:07:56dans ses réflexions sur la question juive.
01:07:57Il avait dit, si le juif n'existait pas, l'antisémite l'inventerait.
01:08:02À supposer qu'un jour, ce que moi je n'exclus pas,
01:08:05une majorité de juifs quitte l'Europe, pas seulement la France,
01:08:07parce qu'ils sont extrêmement malheureux aujourd'hui,
01:08:09ils sont tout simplement traqués,
01:08:12eh bien Jean-Luc Mélenchon réinventerait les juifs
01:08:14pour alimenter sa tambouille électorale.
01:08:17Et ce n'est pas tant son propos absolument ignoble, moi, qui m'intéresse,
01:08:20que le succès qu'il remporte auprès de celles et ceux qui l'écoutent.
01:08:25Et je vais prendre un autre exemple qui n'est pas si loin de Jean-Luc Mélenchon.
01:08:28Dieu donné, qui en 2024 avait fait, il est jugé pour ça,
01:08:31avait fait une vidéo pour s'extasier sur le 7 octobre,
01:08:35pour dire, pour moi, c'est une journée féerique, c'est une journée magnifique,
01:08:38ah, mais c'est aussi l'anniversaire de ma fille, donc le 7 octobre.
01:08:40Il est jugé pour ça.
01:08:42Vous savez combien de vues cette vidéo a obtenues ?
01:08:45Quasiment dans les 48 heures qui ont suivi, un million de vues.
01:08:49Donc voilà le danger de ce comportement des Mélenchon,
01:08:53des Dieudonné auprès de la jeunesse qui est manipulée.
01:08:55Étonnez-vous après que des rabbins, que des juifs, que des collégiens,
01:08:59j'en connais, que des collégiens soient agressés au cri de sales juifs
01:09:04ou des lycéens dans les lycées de France.
01:09:07Voilà où on en est aujourd'hui, en 2027, en France.
01:09:10Et ce monsieur Jean-Luc Mélenchon, que moi j'ai connu,
01:09:13que j'ai si souvent interviewé, qui était franc-maçon,
01:09:16qui était laïque, très cultivé,
01:09:18que cet homme-là ait cette posture ignoble,
01:09:21c'est absolument honteux.
01:09:23Et ça devrait faire réagir...
01:09:25Merci Thierry.
01:09:26Vous en prie.
01:09:27Ça devrait faire réagir l'ensemble des Français.
01:09:29Parce que je trouve que dans un pays...
01:09:33Allez, je vais te dire exactement ce que j'ai sur le cœur.
01:09:35Dans un pays comme la France, où il y a eu quelques personnes héroïques,
01:09:38des justes, c'est quand même un pays qui a beaucoup nourri la Shoah.
01:09:42C'est un pays qui a lâché ses propres nationaux.
01:09:46Direction Transi, direction les camps.
01:09:47Qui a lâché des milliers de pauvres gens de civils
01:09:50qui venaient d'ailleurs en Europe,
01:09:52et qui les a abandonnés.
01:09:54Ce pays n'a pas le droit d'avoir un tel discours
01:09:58et qu'un homme politique qui dirige l'un des principaux partis,
01:10:01enfin avec une envergure nationale,
01:10:03se permette de manier de tels maux.
01:10:06Je trouve ça tellement grave
01:10:08qu'on ne peut pas...
01:10:09Les hommes politiques, les autres autour,
01:10:12ne peuvent pas réagir à tout.
01:10:13Mais en pareil cas, il faut qu'ils réagissent.
01:10:15Il ne peut pas dire que le CRIF,
01:10:17c'est un truc comme ça, avec un geste de tel mépris,
01:10:20c'est un truc d'extrême droite.
01:10:21La façon dont on parle.
01:10:22Mais qu'elle a jure,
01:10:23qu'elle a jure par rapport à tous nos compatriotes,
01:10:26à tous les gens que nous connaissons de près ou de loin ou pas,
01:10:29mais de leur dire ça,
01:10:30c'est une honte absolue, une vraie honte.
01:10:33Et puis la forme, la façon dont on parle,
01:10:36c'est une espèce de dédain.
01:10:37Cet homme, cet homme nous répugne.
01:10:40Et moi, ce qui m'inquiète, c'est la campagne.
01:10:42Bien sûr.
01:10:43Pour 2027.
01:10:44Bien sûr que la campagne m'inquiète.
01:10:45Ça donne un petit peu le...
01:10:46Enfin, on n'a pas de doute là-dessus.
01:10:48Ah mais là-dessus, les Français n'ont aucun doute.
01:10:51Toutes ces injures envers nos compatriotes juifs,
01:10:54toute cette rhétorique à l'égard de nos compatriotes juifs
01:10:58m'inspire le dégoût.
01:10:59Avec cette façon odieuse et lamentable
01:11:02dont Jean-Luc Mélenchon parle quand même ici de M. Jonathan Arfi
01:11:06en expliquant que le dîner coûte 800 balles
01:11:09et puis vous récupérez 60% de ristourne fiscale
01:11:13au titre du don consenti aux associations.
01:11:17Cette fameuse notion de l'argent
01:11:19est évidemment une rhétorique antisémite historique.
01:11:23Et en disant cela, Jean-Luc Mélenchon,
01:11:25il parle effectivement à tous ceux qui sont sensibles
01:11:29à ce discours antisémite dans un certain nombre de territoires
01:11:31qui n'ont toujours pas été gagnés par la République.
01:11:33Je vais vous dire un point, cher Thierry.
01:11:36Moi, sur cette fête de la musique,
01:11:39vous savez, le plus grave dans tout cela,
01:11:41c'est que la France Insoumise et les organisateurs
01:11:44ne contestent pas la réalité des faits
01:11:46que le préfet de police a constaté
01:11:50dans son arrêté d'interdiction.
01:11:51Ils disent simplement que les artistes en question
01:11:54qui sont évoqués par la préfecture de police
01:11:56ne sont pas programmés le soir du concert.
01:11:58Ils vont simplement défiler de 14h à 16h en début de journée,
01:12:02là où la manifestation est autorisée,
01:12:04mais ne seront pas présents lors du concert.
01:12:07Cela dit beaucoup de la France Insoumise aujourd'hui.
01:12:09Nos compatriotes juifs sont en danger
01:12:11et notre responsabilité à tous,
01:12:13notre devoir à tous,
01:12:15et en particulier à ceux qui, comme moi,
01:12:18sont issus des quartiers, des banlieues,
01:12:20ceux qui ont des origines immigrées,
01:12:23ceux qui sont de confession musulmane.
01:12:26Et je leur implore, je leur dis,
01:12:27ne vous faites pas berner par Jean-Luc Mélenchon.
01:12:29Il ne veut pas seulement de vos voix,
01:12:31il veut aussi votre identité
01:12:33pour parvenir à ses fins politiques.
01:12:35On est avec Fabien Boguet, délégué à Alliance Police 75.
01:12:39Merci Fabien d'être avec nous.
01:12:41Je voulais absolument vous avoir,
01:12:44parce qu'évidemment, on a évoqué cette fête de la musique
01:12:48qui rend dingue Jean-Luc Mélenchon,
01:12:51puisque la préfecture l'a annulée.
01:12:54Avec cette question,
01:12:55est-ce qu'on peut concrètement faire la fête
01:12:57sereinement encore aujourd'hui en France
01:12:59et quelques jours de la fête de la musique ?
01:13:01Laurent Nunez, le ministre, l'a dit,
01:13:04aucun débordement ne devrait être toléré.
01:13:06Dans quel état d'esprit êtes-vous, Fabien Boguet ?
01:13:09Avec cette chaleur en plus,
01:13:10qui ne va pas ranger les choses.
01:13:13Oui, oui, oui, effectivement,
01:13:14on est dans un épisode caniculaire.
01:13:17Mes collègues, vous vous doutez bien,
01:13:18ont toujours la même tenue,
01:13:19avec le pare-balle, avec l'armement.
01:13:22Eh oui, avec 40 degrés d'annoncer, Fabien.
01:13:25Tout à fait, tout à fait.
01:13:26Et les missions qui incombent à leur profession,
01:13:32écoutez le message politique,
01:13:33vous comprendrez que moi, je le balaye de la main,
01:13:36c'est une fête folklorique.
01:13:38La fête de la musique a été inventée
01:13:40pour que la jeunesse puisse s'amuser
01:13:41et profiter de la musique
01:13:42et pas pour un combat politique
01:13:44comme certaines franges de certains partis
01:13:47essayent d'imposer sur des journées comme ça.
01:13:50Maintenant, effectivement,
01:13:52le souvenir de la Ligue des champions
01:13:54est encore frais.
01:13:56Mais si on remonte un peu plus dans le temps,
01:13:59d'autres souvenirs sont encore frais aussi.
01:14:02Et évidemment, on s'attend énormément
01:14:04à des débordements.
01:14:06La confecture de police,
01:14:07la police se prépare
01:14:09et même sur le plan national.
01:14:11Et mes collègues sont,
01:14:12comme à leur habitude,
01:14:14encore une fois décalés,
01:14:15encore une fois rappelés
01:14:17et seront présents
01:14:19pour pouvoir assurer la sécurité
01:14:20des personnes.
01:14:21Eux vont vouloir venir
01:14:22faire une réelle fête.
01:14:25Est-ce que vous êtes...
01:14:25Dans quel état d'esprit êtes-vous ?
01:14:27L'an dernier, je vous rappelle les chiffres,
01:14:29371 personnes,
01:14:30dont 89 à Paris,
01:14:32avaient été interpellées.
01:14:33Est-ce que vous êtes particulièrement inquiets,
01:14:35encore plus inquiets
01:14:36que l'an passé, Fabien ?
01:14:39Alors, inquiets, non.
01:14:40Nous sommes déterminés.
01:14:42Nous sommes des professionnels
01:14:43de la sécurité.
01:14:44Et je sais compter sur mes collègues
01:14:46pour qu'ils tiennent encore une fois
01:14:48les grandes villes,
01:14:50la ville de Paris
01:14:51et les autres villes
01:14:52où la fête va essayer d'avoir lieu.
01:14:54Bien évidemment,
01:14:55on sait aussi compter
01:14:56sur ces populations
01:14:58qui vont vouloir absolument
01:14:59gangréner cet état d'esprit festif
01:15:02et gangréner la fête familiale
01:15:05qui est la fête de la musique.
01:15:06Mais non, non.
01:15:06L'état d'esprit est surtout déterminé.
01:15:08Et mes collègues font encore preuve
01:15:10d'abnégation, je le répète.
01:15:11Malgré le fait
01:15:12qu'on ne leur donne pas
01:15:13un réel moyen
01:15:15pour pouvoir agir,
01:15:17qu'il soit pénal,
01:15:18qu'il soit judiciaire
01:15:19ou qu'il soit matériel ou humain,
01:15:21nous sommes toujours
01:15:22sur des économies
01:15:23de bout de chandelle
01:15:24ou alors on leur refuse même
01:15:25de leur rendre
01:15:26un repos exceptionnel
01:15:27alors qu'eux-mêmes
01:15:29annulent des congés,
01:15:30font sauter des repos
01:15:31et effectuent des vacations.
01:15:33Il faut quand même le savoir,
01:15:34l'année dernière
01:15:35pour la fête de la musique,
01:15:36on a des gens
01:15:37qui ont fait des 16h
01:15:38de l'après-midi
01:15:39jusqu'à 9h le lendemain matin.
01:15:41Comment vous voulez
01:15:42pouvoir faire preuve
01:15:43d'un discernement accru
01:15:45jusqu'au bout de votre vacation
01:15:46lorsque vous faites
01:15:47une amplitude horaire
01:15:48comme ça ?
01:15:49Écoutez,
01:15:50j'ai qu'un seul mot.
01:15:50Merci déjà d'abord
01:15:51d'avoir accepté notre invitation,
01:15:52Fabien Boguet.
01:15:53Et puis un seul mot,
01:15:55bon courage
01:15:56avec cette chaleur
01:15:57et bon courage également
01:15:58à tous vos collègues
01:16:00qui seront évidemment
01:16:02harnachés, etc.
01:16:03Et ça ne va pas être facile
01:16:05et encore une fois
01:16:06on compte beaucoup sur vous.
01:16:07Merci beaucoup.
01:16:08Fabien Boguet,
01:16:09les amis,
01:16:09j'ai un sondage
01:16:09à vous suggérer également,
01:16:12sondage CNews Europe 1,
01:16:13le journal du dimanche
01:16:15sur lequel,
01:16:15que je vais découvrir
01:16:16en même temps que vous d'ailleurs,
01:16:17je ne vous cache rien,
01:16:18on vous a interrogé,
01:16:19êtes-vous pour ou contre
01:16:20l'élection des procureurs
01:16:22par les Français ?
01:16:23Alexandra Boulin
01:16:24qui prépare cette émission
01:16:25à mes côtés
01:16:25va vous mettre la réponse,
01:16:2661% pour,
01:16:2838% contre,
01:16:301% donc ne se prononce pas.
01:16:32Il est peut-être intéressant
01:16:33de voir également
01:16:33en fonction de la couleur politique
01:16:34et je vais vous faire réagir
01:16:36très rapidement.
01:16:38Réponse en fonction
01:16:39de la couleur politique,
01:16:40eh bien écoutez,
01:16:41c'est 53% pour à gauche,
01:16:4441% majorité présidentielle,
01:16:4762% à droite
01:16:48et RN reconquête,
01:16:5077%.
01:16:51Rapid tour de table
01:16:52sur ce sondage, Paul ?
01:16:54Que je découvre.
01:16:55Ce serait une très bonne chose
01:16:56je le découvre aussi avec vous.
01:16:57Comme aux Etats-Unis,
01:16:58les juges sont élus
01:17:00par les Américains
01:17:01et du coup,
01:17:02ça les rendrait peut-être
01:17:03un petit peu plus responsables
01:17:04parce qu'ils devraient rendre
01:17:06de compte,
01:17:06surtout en cas de faute.
01:17:07On a parlé au tout début
01:17:08de l'émission de l'IANA
01:17:10et des alertes et signalements
01:17:12qui ont été ignorées
01:17:14par des magistrats,
01:17:16notamment.
01:17:16Et je pense actuellement
01:17:18la seule entité intouchable,
01:17:22impunie,
01:17:22irresponsable au sens juridique
01:17:24du terme,
01:17:24ce sont les magistrats.
01:17:25Je pense qu'ils devraient être élus
01:17:27comme nos politiques
01:17:29et comme d'autres corporations.
01:17:31Ce serait une très bonne chose.
01:17:32Je sais très bien
01:17:33que ça fera pousser
01:17:34des cris d'orfraie
01:17:35à certaines franges
01:17:38de l'échiquier politique
01:17:39ou social ou culturel.
01:17:41Mais comme il y a
01:17:42un problème énorme
01:17:43et un problème de confiance
01:17:44dans la justice,
01:17:45il faudra bien
01:17:46procéder à des changements.
01:17:48Et c'est vrai, Paul,
01:17:48qu'aux Etats-Unis,
01:17:49nous savons bien,
01:17:50les juges sont élus
01:17:51et ça n'offuse que personne.
01:17:53C'est une question de culture.
01:17:55S'il faut changer,
01:17:56changeons.
01:17:56Mais déjà,
01:17:56le fait qu'il y ait ce sondage,
01:17:58peut-être que ça fera réfléchir
01:17:59aussi au monde de la justice,
01:18:01montrer la déconnexion
01:18:02qu'il y a entre...
01:18:04Dieu sait s'il faut
01:18:05qu'il y ait une justice,
01:18:05il faut qu'il y ait un pouvoir
01:18:07judiciaire libre, indépendant.
01:18:09Mais là,
01:18:09comme il y a un problème
01:18:10énorme et récurrent,
01:18:13peut-être qu'il faudra
01:18:13qu'ils rendent des comptes
01:18:15si ce n'est pas de cette façon-là
01:18:16en les élisant
01:18:17d'une autre façon.
01:18:19Mais il faut absolument
01:18:20qu'ils rendent davantage de comptes
01:18:21parce qu'il y a
01:18:22une courte disciplinaire,
01:18:24des processus disciplinaires,
01:18:25il faut qu'ils rendent des comptes.
01:18:26Ça ne peut plus durer.
01:18:27En fait, ça ne peut plus durer.
01:18:28Amine, rapidement.
01:18:29Moi, je trouve que c'est une
01:18:31très mauvaise idée
01:18:32qui va conduire notre pays
01:18:34dans l'abîme et dans l'impasse.
01:18:35Qu'est-ce qu'il y a une mauvaise idée ?
01:18:37Effectivement,
01:18:37de faire élire les procureurs
01:18:39par les Français
01:18:39parce qu'au-delà de la question
01:18:41de la légitimité démocratique,
01:18:42en réalité,
01:18:43vous allez,
01:18:44si demain on poursuit cette idée,
01:18:47inciter des procureurs
01:18:48à se syndiquer.
01:18:49Donc, on va renforcer
01:18:49la syndicalisation,
01:18:50on va renforcer la politisation.
01:18:52Le premier acte politique,
01:18:53c'est le vote dans ce pays.
01:18:54Non.
01:18:55Moi, je crois que
01:18:55la magistrature aujourd'hui
01:18:57a besoin effectivement
01:18:57d'indépendance.
01:18:59elle a besoin aussi
01:19:00de soutien aujourd'hui
01:19:01parce que les magistrats,
01:19:02aujourd'hui,
01:19:02et je le vois ces derniers temps,
01:19:04ils sont conspués,
01:19:06ils sont agressés,
01:19:07ils sont menacés,
01:19:08on leur colle des cibles
01:19:09dans le dos.
01:19:11Et donc,
01:19:11je crois que c'est même
01:19:12peut-être l'occasion
01:19:13de rappeler fermement
01:19:14que dans un État de droit,
01:19:15on a besoin
01:19:16d'une justice forte
01:19:17et indépendante.
01:19:18Et aujourd'hui,
01:19:20je trouve que
01:19:20cette idée,
01:19:21effectivement,
01:19:21d'amener le débat
01:19:26vers l'élection
01:19:26des procureurs
01:19:27risque d'ouvrir,
01:19:29en tout cas,
01:19:29une trappe très glissante
01:19:30sur la question
01:19:32du rôle des procureurs.
01:19:33– Vous ne vienne pas dire
01:19:34que sur ces nouvelles,
01:19:35il n'y a pas de débat
01:19:36et de la nuance.
01:19:37– Il y a du débat.
01:19:37– Il y a de la nuance
01:19:38et du débat.
01:19:40– On aurait pu aller plus loin,
01:19:41mais j'aimerais terminer
01:19:41pour un petit peu de hauteur,
01:19:43mon cher Paul.
01:19:44Il y a 40 ans,
01:19:4540 ans,
01:19:46il y a 40 ans,
01:19:47que s'est-il passé,
01:19:47il y a 40 ans ?
01:19:48– C'était la disparition
01:19:49de Coluche,
01:19:50vous voyez,
01:19:50ça s'affiche derrière,
01:19:51c'était d'hier.
01:19:52Que représente Coluche pour vous ?
01:19:54On vous a interrogé,
01:19:56regardez vos réactions
01:19:57puis on terminera
01:19:58par un petit tour de table.
01:19:59– On l'adore, Coluche.
01:20:01– Un humour disparu
01:20:03qu'on ne pourrait plus
01:20:03dire aujourd'hui,
01:20:05qu'on ne pourrait plus
01:20:06avoir aujourd'hui.
01:20:07Lui, il détournait tout,
01:20:09donc je pense que ce serait
01:20:10très compliqué
01:20:11de faire de l'humour
01:20:11pour lui aujourd'hui.
01:20:12Je pense qu'il serait
01:20:13totalement blacklisté
01:20:14très très vite.
01:20:14– Tout le monde se souvient
01:20:15de lui,
01:20:16notamment pour les restos du cœur.
01:20:17C'était un excellent comique,
01:20:19voire très très brillant.
01:20:20Un des meilleurs
01:20:21qu'on ait eu peut-être.
01:20:22– La première chose
01:20:23qui me vient,
01:20:23c'est les restos.
01:20:25C'est son grand cœur
01:20:27et après, évidemment,
01:20:28son humour.
01:20:29On a tous vu un sketch
01:20:30de Coluche
01:20:30ou un film avec deux funèses.
01:20:33Donc, beaucoup de bons souvenirs.
01:20:34– C'est un personnage
01:20:35assez atypique quand même.
01:20:37Il disait les vérités
01:20:38qu'il y a certains
01:20:39qui ne voulaient pas répondre.
01:20:40– Et oui, voilà.
01:20:42Paul, très rapidement,
01:20:42petit tour de table
01:20:43parce que je suis très en retard.
01:20:44– Il nous manque Coluche, non ?
01:20:45– Bien sûr qu'il nous manque.
01:20:47Et ce qui est d'ailleurs
01:20:48le fait qu'il n'y ait pas d'humoriste
01:20:50à la hauteur de Coluche
01:20:52montre bien
01:20:52l'évolution de la société française.
01:20:54J'ai cité Diodonné tout à l'heure.
01:20:55Voilà nos humoristes aujourd'hui.
01:20:57Diodonné.
01:20:57– Le monde a changé,
01:20:58la société a changé.
01:20:59Est-ce qu'il faut dire
01:21:00la même chose aujourd'hui,
01:21:01Coluche, mais monar ?
01:21:02– Sûrement pas, sûrement pas.
01:21:03J'ai vu Coluche sur scène,
01:21:04j'ai vu Thierry Luleron.
01:21:05C'était cruel,
01:21:06c'était acide,
01:21:07mais c'était profond.
01:21:09– Amine ?
01:21:10– Ce Coluche
01:21:11était le dernier symbole
01:21:12de réconciliation et puis…
01:21:13– Il y a 40 ans,
01:21:14on n'avait pas 40 ans, Amine, en plus.
01:21:15– Non, mais j'étais pas né,
01:21:17bien évidemment.
01:21:18– Les jeunes, les jeunes.
01:21:18– Mais il y a un facteur
01:21:19de transmission et de réconciliation.
01:21:21Au-delà du rire,
01:21:22il y avait aussi l'oreille
01:21:23qui tendait aux classes populaires
01:21:25avec les restaurants du cœur.
01:21:27Et ça, on l'oublie assez trop souvent.
01:21:30Aujourd'hui, Coluche nous manque
01:21:32tellement pour réconcilier ce pays.
01:21:33– Michel ?
01:21:34– Il y a eu de Coluche,
01:21:35l'amuseur, le humoriste,
01:21:36et puis il y a eu le comédien,
01:21:37on ne l'a pas oublié.
01:21:38– On n'a pas oublié.
01:21:39Ciao Pantin.
01:21:41– Surtout, ça s'est passé ici à l'Europe
01:21:44avec Marie, c'était les restos du cœur.
01:21:47C'est génial.
01:21:48– Il a tellement compté également
01:21:50pour Europe et c'est important
01:21:52de le rappeler, mon cher Michel.
01:21:53– D'ici, oui.
01:21:53– Allez, je voulais qu'on prenne
01:21:54un petit peu de hauteur,
01:21:55qu'on ait une pensée pour Coluche
01:21:56parce qu'évidemment,
01:21:57c'est important de prendre de la hauteur
01:21:58vu les sujets
01:21:59ô combien sérieux et lourds
01:22:01que nous sommes amenés à traiter.
01:22:03Merci mes amis de m'avoir…
01:22:04– Et maintenant, ventilateur !
01:22:05– Et merci, non, c'est ventilateur.
01:22:06– Oui, ventilateur, je fonce.
01:22:08Je crois que vous êtes fidèles.
01:22:10Merci à vous.
01:22:11Merci pour votre grande fidélité.
01:22:13Merci à l'équipe qui est entourée.
01:22:14Déborah Smadja, Alexandra Boulin,
01:22:16Sébastien Calquineau, Camille Guédon,
01:22:18Johan Ployès, Omey Elavidi pour l'information.
01:22:19Merci à la programmation Magdalena Dervich
01:22:21et toute l'équipe.
01:22:22Merci aux équipes en régie.
01:22:23Tout de suite, Julien Pasquet.
01:22:25Bel après-midi.
01:22:26Et moi, je fonce acheter le ventilateur.
01:22:27– Vous avez raison.
01:22:28– Allez, bonne journée, à demain.
01:22:30– Bonne journée, merci Thierry.
01:22:31– Merci.
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