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Thierry Cabannes reçoit les acteurs de l'info du jour, des experts et nos journalistes dans #MidiNewsWE
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00:00Il est 14h, bonjour, merci de nous accueillir, prenez place, je suis ravi de vous accueillir pour ce Midi News
00:05du samedi.
00:06Je vous présente l'équipe qui m'accompagne dans quelques instants pour votre 14-15,
00:10mais tout de suite on commence par un tour complet de l'information, comme d'habitude, avec Sandra Chumbo que
00:14je salue en ce samedi.
00:15Bonjour Sandra.
00:16Bonjour Thierry, bonjour à tous. Vladimir Poutine est attendu en Chine, mardi et mercredi prochains,
00:22quelques jours après Donald Trump, pour renforcer le partenariat stratégique avec ce pays allié.
00:27Les présidents russes et chinois vont également échanger sur les principaux dossiers internationaux et régionaux
00:33et signer une déclaration commune à l'issue de leur pourparler.
00:36Un sexagénaire belge a été hospitalisé après avoir été frappé à la tête lors d'un violent cambriolage à Boquer
00:42dans le Gard.
00:43Sa femme et lui ont également été ligotés par trois individus dans la nuit de ce jeudi à vendredi.
00:48Les agresseurs ont dérobé papier d'identité, carte bancaire et une voiture retrouvée accidentée à proximité du domicile des victimes.
00:55Et puis un mot de sport avec Victor Wemba-Nyama et les San Antonio Spurs qui se sont qualifiés pour
01:01la finale de Conférence West NBA.
01:03Les Spurs ont dominé les Minnesota Timberwolves la nuit dernière, 139 à 109, pour remporter leur série 4-2.
01:11Cette qualification devrait faire manquer aux Français la fenêtre de qualification mondiale 2027 en juillet avec les bleus.
01:18C'est vrai que c'est mon sport de prédilection de basket. Ça me fait plaisir quand vous parlez de
01:21basket.
01:22C'est un clin d'œil pour vous. C'est gentil, ça me touche. Je ne sais pas si vous
01:25l'avez fait exprès, mais en tous les cas, ça me touche.
01:27Merci beaucoup en tous les cas. Je vous présente l'équipe qui m'accompagne ce samedi.
01:31Najwa et la IT, avocate, est avec nous. Bonjour Najwa.
01:33Bonjour Thierry, bonjour à tous.
01:34Benjamin Camboulif, porte-parole, Alternative Police FDT.
01:37Beaucoup de sujets évoqués avec vous, évidemment.
01:40On parlera de Laurent Nunez et de sa visite à Nantes hier.
01:43Sans oublier Bédier Reich. Bonjour Thierry.
01:44Merci d'être avec nous, analystes politiques.
01:48On va donc commencer par cette information, ce narcotrafic qui convainc notre France.
01:54Cette semaine, on vous a beaucoup parlé de Nice, on vous a beaucoup parlé de Lyon,
01:58et puis on vous a beaucoup parlé de Nantes, notamment hier.
02:01Nantes où une fusillade, vous le savez, a coûté la vie à un ado de 15 ans.
02:04C'était jeudi soir, en 4 jours.
02:06Les règlements de compte ont fait 6 morts à travers le pays, sans oublier les victimes collatérales.
02:11Il ne faut pas les oublier, évidemment, ces victimes collatérales.
02:14On va prendre donc la direction de Nantes dans quelques instants, retrouver notre équipe.
02:17Mais depuis le début de l'année, ce sont 26 épisodes de tirs qui ont été recensés dans la cité
02:22des Ducs.
02:23C'est une ville que je connais bien.
02:24On voit tout cela avec François Tiskevitch.
02:28Situé sur les bords de l'Erdre, dans le nord de la ville, voici le secteur du Port Boyer.
02:34Ici, près de 5000 habitants vivent dans la peur, car ce quartier est gangréné par le trafic de drogue.
02:41Ce jeudi, un adolescent de 15 ans a été tué dans une fusillade survenue en pleine journée.
02:47Les habitants sont à bout.
02:48Moi, ça fait 36 ans que j'y habite.
02:52Franchement, il y a toujours eu des jeunes qui dillaient, mais jamais ils cassaient.
02:57On n'entendait pratiquement pas parler d'eux.
02:59Mais là, depuis quelques années, c'est affolant.
03:03Depuis 2020, la situation s'est dégradée.
03:07Et au fur et à mesure, ça ne fait que s'empirer.
03:09Des règlements de comptes quasi quotidiens.
03:12Quelques jours plus tôt, un homme de 18 ans avait déjà été blessé par balle dans ce même quartier.
03:18Fin avril, une autre fusillade avait fait un mort et un blessé grave.
03:22À la criminelle de Nantes, ils sont 14 effectifs pour 238 dossiers.
03:28Il y a une augmentation de 9% de la masse de dossiers pour la brigade criminelle.
03:33Et en ce qui concerne l'office qui lutte contre les stupéfiants, l'OFAST, on est monté aussi de 209
03:40à 378.
03:43Depuis le début de l'année à Nantes, il y a eu 26 épisodes de tir dans les rues de
03:48la ville.
03:50Et avant d'ouvrir le débat, on va donc prendre la direction de Nantes, retrouver notre équipe Corentin Alonso et
03:56Malo Steiner.
03:57Bonjour mon cher Corentin.
03:5848 heures après cette fusillade, je suppose que l'émotion est toujours aussi importante.
04:03Vous êtes près du lieu de cette fusillade.
04:06Il y a des fleurs qui ont été déposées, des messages.
04:10Également, racontez-nous un petit peu l'ambiance.
04:12C'est ce que vous avez pu observer ce matin, mon cher Corentin.
04:18Exactement, Thierry.
04:19Toujours beaucoup d'émotions deux jours après l'effet, après cette fusillade.
04:23Imaginez-vous sortir de votre immeuble.
04:26Vous êtes ici dans le hall, prêt à sortir.
04:28Et puis vous voyez ces impacts de balles présents sur les murs.
04:33L'immeuble qui tente tout de même de réparer ses blessures.
04:37La vitre dont vous voyez un impact de balles hier a déjà été remplacée.
04:41Mais on le voit encore, c'est dégât.
04:44Et puis il y a évidemment beaucoup d'émotions.
04:47Ici, des habitants sont venus déposer des fleurs.
04:50Regardez, pour rendre hommage à la victime, pour rendre hommage à cet adolescent de 15 ans
04:55qui a été tué il y a deux jours.
04:59On peut lire donc, on peut voir ces fleurs.
05:02Une peluche également qui symbolise l'innocence de cet adolescent.
05:07Et puis ce message, donc Petit Prince, excuse-nous.
05:11Beaucoup, beaucoup d'émotions.
05:13Et puis de l'autre côté, on voit par contre, et c'est plus étonnant,
05:17d'autres messages qui ont eux été déchirés.
05:20Des messages sur lesquels on peut voir donc jamais, plus jamais, repose en paix.
05:25Alors on ne sait pas pourquoi ces messages ont été déchirés.
05:30En tout cas, ce qui est sûr, c'est que la vie ici doit reprendre.
05:32C'est toujours dans la difficulté, toujours très difficile de vivre
05:36lorsqu'au quotidien, vous avez un point de deal qui est installé dans le bas de votre immeuble.
05:40Je vous propose d'ailleurs d'écouter le témoignage de Mélanie,
05:42une mère de famille qui nous raconte donc sa vie ici.
05:46Elle n'en peut plus de ces incivilités au quotidien.
05:49Écoutez.
05:50Ça se court après, ça crie.
05:52C'est ailleurs, je sais qu'hier, dans la cage d'escalier, ça se courait après, ça se hurlait dessus.
05:56J'ai dit à ma fille, tu restes à la maison.
05:58On a fermé la porte à clés.
05:59Je sais qu'avant, il y avait des agents de sécurité, pas des agents de sécurité,
06:03mais des gardiens dans les tours.
06:04Maintenant, il n'y en a plus.
06:05On sent un peu plus protégés parce qu'on n'est pas du tout protégés.
06:08Et puis, on ne peut rien dire aux jeunes.
06:09On ne peut rien dire parce qu'on se fait caillesser sinon.
06:12Donc, moi, on m'a dégradé mon véhicule, on m'a dégradé ma boîte toilette.
06:15Voilà.
06:15Donc, ça fait vraiment peur.
06:18Depuis, la présence policière a été renforcée ici dans le quartier,
06:22dans cette cité populaire de Port-Boyer.
06:25Les policiers tentent de patrouiller le plus possible de manière régulière.
06:30Mais les habitants, voilà, espèrent un changement ici à moyen terme.
06:35Merci beaucoup, Corentin Lonzo, avec Malo Steiner et ces témoignages très forts.
06:40Avant de vous faire agir, je voudrais vous faire écouter ce que disait Laurent Nunez,
06:44ministre de l'Intérieur, qui s'est déplacé hier.
06:47Oui, le combat va continuer, a-t-il dit.
06:49On ne perdra pas la bataille, a dit Laurent Nunez.
06:52On va vous faire agir les uns les autres sur cette déclaration de Laurent Nunez.
06:55Écoutez-le.
06:57Hier, ici, ce qui s'est passé, c'est très grave.
06:59Vous savez, deux personnes qui sont venues, cagoulées avec une arme automatique
07:03et qui ont rafalé un peu à l'aveugle.
07:06Et ils donc ont tué un jeune de 15 ans, en ont blessé un autre de 13 ans, un autre
07:10de 14 ans.
07:11Mais il y avait aussi de plus jeunes enfants autour d'eux.
07:13Voilà, donc je veux le dire, c'est inacceptable.
07:16Et on sera, on continuera ce combat.
07:19Et pour nous, cette lutte que nous menons, parquet, force de sécurité intérieure,
07:25cette lutte intraitable, on va la poursuivre avec beaucoup de détermination.
07:28Il y a beaucoup de batailles à gagner encore.
07:30Mais on ne perdra pas la guerre contre le narcotrafic.
07:33On ne perdra pas cette guerre.
07:36Benjamin, Benjamin Combouille, je ne vais pas vous mettre en difficulté
07:38sur les propos tenus par le ministre de l'Intérieur.
07:41On ne perdra pas cette guerre.
07:42On a un peu le sentiment quand même que les narcotrafiquants ont une légère avance quand même.
07:48Ce qu'il y a de certain, c'est que leurs moyens ne font que croître.
07:50Les nôtres ne suivent pas au même rythme.
07:53C'est-à-dire qu'il y a une volonté.
07:55Évidemment, une volonté politique, une volonté gouvernementale.
07:58C'est-à-dire d'aller dans le sens du mieux.
08:00C'est-à-dire d'augmenter à la fois les moyens de police et les effectifs
08:03et de durcir les sanctions.
08:04Mais la question, c'est celle de la proportion entre ce que nous, on amène
08:08et du développement du stup en face.
08:11Et aussi de sa radicalisation, de son ensauvagement aussi dans le stup.
08:15C'est-à-dire que le niveau de violence dans le stupéfiant
08:17a considérablement augmenté lui-même.
08:19Avec le rajeunissement des auteurs et le fait que le recours aux armes
08:22est complètement banalisé maintenant.
08:25Avec également une plus grande circulation des armes.
08:27Ce qui fait qu'on a des trafiquants armés dans toutes les cités qui trafiquent.
08:32Et que c'est complètement banalisé.
08:34C'est pour ça qu'on a autant de règlements de compte.
08:36Donc, ce qu'il faut voir, c'est nous.
08:38Ce qu'on amène par rapport à ça, en termes de moyens de police,
08:41notamment, est-ce que sur la voie publique, on est assez nombreux ?
08:44La réponse est non.
08:45Sinon, on n'aurait pas besoin de mettre des compagnies de CRS
08:47à chaque fois que ça tire quelque part, pour venir sécuriser le quartier.
08:49C'est parce qu'il y a une carence avant.
08:51Même raison pour laquelle vous avez des municipalités
08:53qui développent des polices municipales de plus en plus.
08:55On en parlait beaucoup moins avant des polices municipales.
08:57Mais là, vu que la violence augmente
08:59et que les moyens de police nationales n'augmentent pas,
09:01alors les maires essayent de venir combler le décalage
09:03avec leurs moyens municipaux.
09:05Ils font ce qu'ils peuvent, comme M. Ciotti à Nice, par exemple.
09:07Mais ça dépend des idéologies des maires aussi.
09:09C'est pour ça, c'est conditionné.
09:10Là, nous sommes à l'ordre, des maires socialistes.
09:14Dans lesquels l'État, qui a la responsabilité de la sécurité,
09:16de même régalien, doit normalement assurer
09:18le même niveau de sécurité partout sur le territoire.
09:20Mais la police ne recrute pas, véritablement, depuis environ 20 ans.
09:23Sauf que le niveau de violence, lui,
09:25il ne cesse de croître en parallèle.
09:27Et c'est pareil au niveau, là je vous parlais de la voie publique,
09:29mais au niveau des enquêtes, là aussi on a de graves carences,
09:33de graves lacunes, de grands manques en termes de ressources humaines,
09:36en termes d'enquêteurs.
09:37Et c'est vrai que ce qu'on va nous amener,
09:39là je pense au plan d'investigation avec 700 enquêteurs,
09:42ça ne suffit pas.
09:43On est à un peu plus de 30 000 enquêteurs,
09:45on n'y arrive pas à 700 enquêteurs, c'est bien.
09:47Mais ce n'est certainement pas ça qui va nous permettre
09:49de combler le décalage entre l'avancée du stupéfiant
09:51et les moyens de police pour essayer de s'y confronter.
09:54Sans parler des moyens de justice,
09:55avec l'incapacité que nous avons à punir à la fois les consommateurs
09:58et beaucoup, beaucoup, le sujet sur les mineurs aussi,
10:02parce qu'à force de ne pas punir les mineurs,
10:04on crée une facilité pour les trafiquants
10:07à venir les employer,
10:08parce qu'ils s'en servent comme de pare-feu judiciaire,
10:10parce qu'il ne les risque rien.
10:11– Alors, je parlais de la maire de Nantes,
10:14que j'ai demandé d'ailleurs,
10:16pour l'avoir comme invitée,
10:19et qu'elle réagisse sur l'antenne de CNews,
10:21la réponse a été non.
10:22de la part de ces services,
10:24Joana Roland, qui s'exprime néanmoins dans les colonnes de Libération ce matin,
10:29j'aurais aimé qu'elle s'exprime également sur notre antenne et dans notre émission.
10:32La numéro du PS appelle à renforcer les moyens alloués
10:35pour démanteler les réseaux des trafiquants,
10:37mais on écoute également sa déclaration hier,
10:38je vous donne la parole,
10:39la nationalité et Émilie Raich aussi.
10:42– Quand je suis venue immédiatement sur le quartier,
10:47j'ai promis aux habitantes et aux habitants avec qui j'ai échangé,
10:50de porter leur voix,
10:52de porter leur parole,
10:54de porter leur attente auprès du ministre.
10:57Oui, le narcotrafic gangrène notre pays.
11:00Oui, ça nécessite une mobilisation collective générale.
11:04J'ai donc demandé aux ministres
11:07à la fois des renforts immédiats
11:09pour assurer la sécurité,
11:12la sérénité des habitantes et des habitants ici dans le quartier,
11:15mais aussi la question d'effectifs pérennes.
11:18– Alors, il y a eu également la réponse de François-Xavier Bellamy
11:22qui s'est exprimé sur la situation nantaise.
11:24Je vais vous lire la déclaration pour nourrir notre échange et nos débats.
11:29Que dit François-Xavier Bellamy ?
11:30Vous n'avez gardé,
11:31il s'arrête bien sûr à la maire de Nantes,
11:34vous n'avez gardé votre siège de maire
11:35quand vous alliant à la liste des filles
11:37qui promettaient de désarmer la police municipale,
11:39de lui interdire toute action contre le narcotrafic,
11:41de stopper la vidéosurveillance,
11:43révoltant de subir votre double discours
11:45qui conduit à de tels drames.
11:46Nantes arrivait en tête des villes où il fait bon vivre.
11:48Ça, c'est vrai, je peux vous le confirmer en tant que nantais.
11:50Après vos 12 ans de mandat,
11:52l'insécurité fait fuir les familles,
11:54des écoles servent de cache de drogue,
11:55les fusillades se multiplient
11:56et des adolescents sont ciblés à l'arme lourde.
11:59Un jeune de 15 ans abattu,
12:00deux autres de 13 et 14 ans grièvement blessés.
12:02Toujours fiers d'avoir fait entrer le problème
12:04de la nouvelle Nantes au conseil municipal.
12:06Signature de François-Xavier Bellamy.
12:08C'est ce qu'on disait avec Benjamin Combo-Livre.
12:11Ça dépend également des municipalités.
12:13Vous avez vu que tu es Nice.
12:14Nantes, c'est une autre approche.
12:16La joie.
12:16Oui, c'est une autre approche.
12:18On ne peut avoir qu'une pensée vis-à-vis des habitants de ces quartiers
12:22qui sont les premières victimes de ces trafiquants de drogue
12:25et qui n'en peuvent plus.
12:27Il faut bien le dire.
12:29Alors que vous avez Madame Roland qui dit
12:32« Je suis le porte-voix de ces habitants pour lutter contre le trafic de drogue,
12:39pour dénoncer aussi le manque de moyens. »
12:43Très bien.
12:43Très bien.
12:44Mais à côté de ça, concrètement, elle pactise avec LFI.
12:48Et vous le rappeliez, LFI qui est contre le déploiement de la vidéosurveillance.
12:54Sauf que quand vous êtes officier de police judiciaire,
12:57les caméras de vidéosurveillance, c'est très très utile.
13:02Pour les enquêtes, c'est très utile.
13:05Il faut des preuves.
13:05Si vous voulez condamner une personne,
13:08heureusement, on est dans un état de droit.
13:10Il faut des preuves.
13:11Et donc, la vidéosurveillance, elle est essentielle.
13:14Elle est essentielle.
13:15Et là, vous avez une équipe municipale
13:18qui est contre le déploiement de la vidéosurveillance.
13:21La vidéo de protection qui est favorable au fait que les polices municipales
13:26ne doivent pas être armées.
13:28Alors, moi, je veux bien qu'on prône la lutte contre le trafic de drogue.
13:33Mais ce n'est pas la fleur au fusil qu'on doit y aller.
13:37Ça nécessite des moyens et une véritable volonté politique.
13:40Mais concernant la volonté politique,
13:42et là, je parle de la volonté de l'État,
13:45la volonté de l'État, elle existe.
13:47Puisque l'arsenal juridique et répressif, il est là.
13:50Simplement, il y a aussi, il ne faut pas le nier,
13:53une responsabilité des consommateurs
13:56qui nourrissent aussi ce trafic de drogue qui est mortifère.
14:02Je rappelle, Mehdi, quand même, je suis né à Nantes,
14:04il y a quelques années de cela.
14:06Et souvent, et je l'évoquais avec François de Rugy hier,
14:09qui était mon invité,
14:10et un ancien ministre, un ancien président de l'Assemblée nationale,
14:12qui est lui-même né à Nantes.
14:14On a connu cette ville qui faisait partie des villes
14:16où il faisait bon vivre, mais vraiment bon vivre.
14:18Et là, le constat, il est sévère, Mehdi.
14:22Ce que dit François-Xavier Bellamy est parfaitement juste.
14:26Parce qu'il dit que ça fait déjà 12 ans de bondature
14:27et on en arrive à ce point dans la ville de Nantes,
14:30c'est effectivement qu'il y a déjà un problème avec la mairie.
14:32Je rappelle quand même quelques chiffres.
14:33Le trafic de drogue en France, c'est entre 6 et 7 milliards,
14:35je crois, en termes de chiffre d'affaires.
14:38Tous les mois, des nouvelles molécules rentrent sur le marché.
14:40C'est-à-dire qu'il y aura toujours un retard
14:42qui est structurel de l'État et des forces de police
14:44sur les narcotrafiquants.
14:46Il faut comprendre que les narcotrafiquants,
14:47ce sont comme des multinationales.
14:48Ce sont devenus des industries de pointe.
14:50Ils ont des armées, ils ont des chimistes,
14:52ils ont des fois aussi des juristes qui les protègent.
14:54Ils sont parfaitement bien rodés,
14:55ils connaissent parfaitement la situation du pays,
14:58les forces locales et dans quelles villes ils peuvent s'implanter.
15:00C'est ce qu'on appelle un réseau.
15:02Mais l'autre point qui est important,
15:03et c'est ce que disait Najwa, très justement,
15:05c'est qu'on n'a pas assez ciblé les consommateurs.
15:07On ne se rend pas compte de l'importance,
15:09et là, désolé, c'est un schéma culturel,
15:10de, par exemple, les personnes
15:12qui vont s'amuser à consommer de la drogue de manière récréative.
15:15Mais lorsque vous faites ça
15:15et que vous allez consommer ces drogues-là,
15:17c'est ce type de choses qui se passent par la suite.
15:19On n'a pas conscience que lorsqu'on consomme de la drogue de ce type,
15:22ce sont peut-être des gosses de 13 ans ou 14 ans
15:23qui vont se rafaler à la Kalachnikov à Nantes.
15:25Et ça, on ne l'a pas assez mis dans la tête des gens, je pense.
15:28Il y a toute une communication,
15:31tout un sujet à développer sur ça,
15:33sur le fait que les consommateurs sont responsables,
15:36désolé, indirectement,
15:37de ce type de drame.
15:38Et on ne l'a pas fait se comprendre.
15:41Ensuite, sur ce que dit Laurent Nunez,
15:43à titre personnel, c'est très bien ce qu'il dit,
15:45OK, tout le monde a conscience.
15:46Après, il est mis à tailleur,
15:47donc effectivement, il dit d'avoir une parole rassurante.
15:50Il y a une parole rassurante,
15:51mais je pense qu'il y a un problème,
15:52et là, c'est un problème politique de manière plus générale,
15:55il y a une perte de légitimité de la parole politique
15:57sur ce type de sujet.
15:58Au fond, je pense que de moins en moins de personnes y croient
16:00parce que de plus en plus de faits divers arrivent
16:02et on est sans arrêt dans les faits d'annonce.
16:04Oui, on ne va pas perdre la bataille,
16:05on ne va pas perdre la bataille,
16:06mais au final, les batailles, on les perd successivement.
16:09Le réel se fracasse.
16:11Quand vous avez ce type de drame,
16:12c'est le réel qui se fracasse.
16:13On est fracassé par ce type d'événement
16:15et je ne comprends pas pourquoi on ne s'acharne pas,
16:17pourquoi il n'y a pas de grandes politiques publiques
16:19qui sont faites sur les consommateurs.
16:20Il y a un vrai sujet sur la consommation de la drogue.
16:22Il faut taper ceux qui consomment.
16:23Il faut taper ceux qui se consomment.
16:24Autre sujet, puisqu'on parle de cette insécurité permanente,
16:27je ne voulais pas qu'on parle de l'insécurité des femmes,
16:29c'est un sujet qui vous tient à cœur,
16:30moi, cher Nageois.
16:31On sera avec Mathilda dans quelques instants,
16:33porte-parole du collectif Némyzis.
16:37Évidemment, face à cette insécurité,
16:40certaines femmes s'équipent de produits du quotidien,
16:45de lacs, de bombes,
16:47enfin tout ce qu'elles ont sous la main.
16:49On voit tout cela avec Michael Dosantos
16:51et on en parle avec Mathilda et avec Nageois, évidemment.
16:53Et messieurs, vous serez amenés également à répondre sur le sujet.
16:56Je ne vous exclue pas du débat.
16:59Pour se défendre en cas d'agression,
17:01certaines internautes proposent des alternatives
17:03aux bombes lacrymogènes.
17:05Pour remplacer la bombe lacrymogène,
17:07vous avez la laque,
17:08les shampoings secs
17:10ou le déo.
17:11Des sprays cosmétiques
17:12qui semblent rassurer de nombreuses femmes.
17:15Ça dure quelques secondes,
17:16mais moins longtemps que la bambou poivre.
17:18Mais c'est aussi une alternative
17:20pour gagner du temps, entre guillemets.
17:22Vu que c'est des choses qu'on a souvent dans nos sacs,
17:24c'est un peu la solution de facilité,
17:26entre guillemets,
17:26pour se protéger en cas de danger immédiat.
17:29Pourtant, leur efficacité reste à prouver.
17:31Avec un produit qui va principalement un peu troubler ta vue,
17:37t'aveugler et te créer cet effet de surprise plutôt que de douleur,
17:44est-ce que c'est efficace ?
17:46Ça l'est toujours plus que de ne rien faire,
17:48mais ça n'aura pas l'efficacité d'un réel outil d'autodéfense pour les femmes.
17:55Utiliser ces produits du quotidien
17:57pour se défendre dans l'espace public
17:59peut également entraîner des poursuites judiciaires.
18:02Si ce transport, ce port de ce flacon avec ce produit
18:07va par exemple rendre quelqu'un aveugle
18:10ou lui porter un préjudice physique,
18:14ça va être constitué une arme
18:15et la personne qu'il a portée,
18:17qu'il a utilisée à des fins contraires à sa destination première
18:21se rendra coupable d'un délit.
18:24Reste que la bombe lacrymogène ou le spray au poivre
18:27restent les armes privilégiées des femmes.
18:29Des produits autorisés à la vente
18:31mais dont le port doit être justifié par un motif légitime.
18:36Merci Mathilda d'être avec nous pour ouvrir ce débat.
18:39Vous êtes porte-parole du collectif Némésis.
18:40Merci d'avoir accepté de débattre sur le sujet
18:42puisque cette insécurité au quotidien des femmes
18:46ça fait partie de l'un de vos combats évidemment.
18:48Et on essaie de se dévoyer comme on peut
18:50et on le voit avec la législation.
18:52Parfois c'est un peu compliqué.
18:56Ah on a perdu Mathilda.
18:57On va rebrancher le fil rouge avec le fil vert
18:59et on va retrouver sans doute Mathilda dans quelques instants.
19:01Najoie, je commence avec vous.
19:03C'est un sujet qui vous est cher.
19:04Oui tout à fait parce qu'on le voit au quotidien
19:08que la place de la femme dans l'espace public
19:11ça devient de plus en plus compliqué.
19:13Pourquoi ? Parce que je constate
19:14et moi-même je le fais.
19:16C'est-à-dire que j'adapte...
19:17Prenez vos précautions.
19:18Mais oui, j'adapte mon travail.
19:20J'adapte aussi ma façon de m'habiller.
19:23Je vais être honnête avec vous.
19:24Je mets de moins en moins de robe ou de jupe.
19:27Je préfère être en pantalon comme aujourd'hui quand je prends...
19:30Vous savez que vous ne craignez rien sur ce plateau ?
19:31Pardon ?
19:32Vous ne craignez rien sur ce plateau.
19:33Ah non, vous me rassurez mais je sais me défendre.
19:39Mais tout ça pour vous dire
19:41et c'est vrai que c'est très sérieux
19:43c'est que la liberté d'aller et de venir des femmes
19:46est de plus en plus limitée.
19:51Limité.
19:52Alors entre la drague lourde
19:56et encore si c'est une simple drague ça va
19:59mais quand vous êtes agressé, violenté dans les transports
20:05là ça devient très compliqué
20:09et vous-même vous vous dites
20:10bon je ne vais plus m'habiller comme je le souhaite
20:12à partir du moment où je prends les transports.
20:15Je vais changer mon trajet
20:17parce que là le soir il y a moins de lumière
20:19et donc là je vais plutôt prendre un trajet
20:23où il n'y a plus de luminosité
20:25pour éviter des agressions.
20:28Et là où franchement je trouve ça scandaleux et lamentable
20:32c'est que certains estiment
20:34bon c'est des faits divers
20:36oui il y a de plus en plus d'agressions
20:38donc on banalise quelque chose quand même
20:41qui est grave
20:41la restriction de la liberté des femmes
20:44d'aller et de venir.
20:46Et on vous sort des propositions
20:48où il va falloir qu'on sépare
20:51les hommes et les femmes dans les transports
20:54mais c'est un scandale.
20:56Je rappelle qu'on est dans une société démocratique
20:59qui dit société démocratique
21:01et sa bonne santé
21:02sa bonne santé
21:03elle s'évalue aussi à la place
21:06que vous donnez aux femmes.
21:08Et là si on va vers une société
21:10qui dit bon allez
21:11ces violences existent
21:14ces agressions existent
21:15on banalise
21:16et bien séparons les hommes des femmes
21:18et où on va ?
21:19On va finir comme l'Afghanistan.
21:22Moi je ne me résous pas moi
21:23c'est la solution là
21:24je trouve ça même scandaleux
21:26et déplacé.
21:28Mathilda, on a retrouvé Mathilda
21:30vous êtes d'accord je suppose
21:31avec les propos tenus par Najwa
21:33elle a été chère Mathilda ?
21:35Oui bonjour
21:36merci pour votre invitation.
21:38Effectivement nous
21:38c'est ce qu'on dénonce
21:39avec le collectif Némésis
21:40depuis maintenant 6 ans
21:42il y a un véritable problème
21:43d'insécurité en France
21:45dans l'espace public
21:46donc que ce soit dans les transports en commun
21:47que ce soit dans la rue
21:49mais également maintenant
21:50on le voit
21:51il y a énormément de violences sexuelles
21:53dans les VTC
21:54là on a eu une jeune femme
21:55qui s'est fait agresser sexuellement
21:57à Paris le 16 avril
21:59voilà son chauffeur Uber
22:00l'a raccompagnée chez elle
22:01elle était alcoolisée
22:02il en a profité pour la violer
22:04et donc comment en fait
22:05les femmes peuvent se défendre
22:06face à ça ?
22:07On n'a pas de moyens
22:08si vous voulez
22:08les bombes lacrymogènes
22:09comme vous le disiez
22:10très justement dans votre reportage
22:12c'est interdit de les porter
22:14c'est en fait considéré
22:16comme une arme de catégorie D
22:17et il faut un motif légitime
22:19pour les avoir sur soi
22:20sauf que se défendre
22:22n'est pas un motif légitime
22:23donc en fait vous pouvez
22:24juste pour vouloir vous défendre
22:26vous faire arrêter par la police
22:28alors dans la majorité des cas
22:29simplement
22:30ils vous confisquent
22:30votre bombe lacrymogène
22:32mais ça peut quand même aller loin
22:34parce que vous pouvez risquer
22:3415 000 euros d'amende quand même
22:36c'est le maximum qu'on risque
22:38donc quelles solutions
22:39aujourd'hui sont offertes
22:40aux femmes pour se protéger ?
22:41Aucune
22:42il y a 27% des femmes
22:43ça c'est un chiffre de 2024
22:45donc il a peut-être même augmenté en 2026
22:46mais il y a 27% des femmes
22:48qui déclaraient renoncer
22:49à sortir seules de chez elles
22:51ça veut dire quoi ?
22:52que l'espace public en fait
22:53ne peut plus appartenir aux femmes
22:54qu'on n'est plus en sécurité
22:55dans l'espace public
22:56ça c'est un véritable problème
22:58il n'y a absolument rien
22:59qui est mis en place
23:00si vous voulez
23:00pour défendre les femmes
23:01dans l'espace public
23:02notamment dans les transports
23:03en commun à Paris
23:03là je ne sais pas
23:04si vous avez vu cette mesure
23:06qui a été prise
23:06par Île-de-France Mobilité
23:08ils ont inauguré
23:09donc en gare de Cergy
23:11gare RER
23:13un espace en fait
23:14sur le quai
23:15pour que les femmes
23:15puissent se regrouper
23:17lorsqu'il y a peu d'affluence
23:19dans les transports
23:20et qu'elles puissent
23:21si vous voulez
23:22se mettre ensemble
23:22c'est un espace
23:23avec des caméras
23:24et un téléphone d'urgence
23:25pour appeler les secours
23:26mais c'est une solution
23:28qui est extrêmement timide
23:30si vous voulez
23:30ça n'empêchera jamais
23:32un agresseur
23:32d'agresser une femme
23:34évidemment
23:34ce qu'il faut
23:35c'est beaucoup plus de police
23:36il faut beaucoup plus
23:37de sécurité
23:38des caméras
23:38partout dans la rue
23:40l'éclairage public
23:41il faut qu'il soit maintenu
23:41quand on voit
23:42qu'il y a des villes écolo
23:43qui enlèvent l'éclairage public
23:45dans les rues
23:46et que ça fait augmenter
23:47le nombre
23:47d'agressions sexuelles
23:49d'agressions tout court
23:50d'ailleurs
23:50c'est absolument scandaleux
23:51donc aujourd'hui
23:52il faut qu'il y ait des mesures
23:53qui soient prises
23:54l'espace public
23:55il doit appartenir à tout le monde
23:56les femmes doivent pouvoir
23:57sortir en liberté
23:57de chez elles
23:58elles n'ont pas à se poser
23:59la question de leur tenue
24:00normalement
24:01dans un pays normal
24:02elles n'ont pas à se poser
24:03la question d'avoir
24:04des armes
24:05ou des bombes lacrymogènes
24:06sur elles
24:07ou que sais-je
24:07ou même des bombes
24:08de lac de spray
24:09je trouve ça absolument lunaire
24:12que les gouvernements successifs
24:13ne fassent rien
24:14depuis des années
24:15face à la montée
24:15de l'insécurité
24:16Mathilde Dard
24:17restez avec nous
24:18on va marquer une pause
24:19et puis je vais donner
24:19la parole aux garçons
24:20également qui sont sur ce plateau
24:21évidemment
24:22et vous réagirez
24:24et Najoie aussi
24:25on marque une pause
24:25on se retrouve dans
24:26quelques instants
24:27à tout de suite
24:27pour votre
24:29Midi News
24:30du samedi
24:3414h30
24:34merci de nous accueillir
24:35c'est déjà la deuxième partie
24:36de votre Midi News
24:38de ce samedi
24:39Dora Abdel Razik
24:41spécialiste internationale
24:42nous a rejoint
24:43on parlera des manifestations
24:44il y a deux énormes manifestations
24:46aujourd'hui
24:46à Londres
24:47on en parlera
24:48et tout ça
24:49en marge
24:49de la finale
24:50de football
24:52de la coupe d'Angleterre
24:53de la coupe d'Angleterre
24:53qui est un grand rendez-vous
24:54on va en parler ensemble
24:56et on poursuit nos débats
24:57je me suis engagé
24:58à donner la parole
24:59aux garçons présents
25:00sur ce plateau
25:01évidemment
25:02puisqu'on parle de la sécurité
25:03des femmes
25:04aujourd'hui
25:05et de la façon
25:06dont on peut
25:07se défendre
25:08on est toujours
25:08avec Mathilda
25:09porte-parole
25:10du collectif
25:10Némisifs
25:11et je cite également
25:12Marc Varnot
25:13vous connaissez Marc
25:14qui participe souvent
25:14à nos émissions
25:15qui est un pilier
25:16de punchline
25:17qui était avec moi
25:17à mes côtés
25:18qui est chef d'entreprise
25:19mais qui a été élu
25:19et on évoquait tout à l'heure
25:20la problématique
25:21de l'éclairage public
25:22et que me dit Marc
25:23l'éclairage public
25:24c'est un vrai débat
25:25et quand tu l'augmentes
25:26ce sont les rivurins
25:27qui se plaignent
25:28du trop de lumière
25:28il a vécu ça
25:29dix fois
25:30quand il était élu
25:31et notamment
25:32dans les rues
25:34résidentielles
25:35je me suis engagé
25:36à donner la parole
25:36aux garçons
25:37sur ce plateau
25:38je commence avec vous
25:39Média Raich
25:40alors je ne sais pas
25:41ce que ça fait
25:41que d'être une femme
25:42mais j'imagine bien
25:43que les comportements
25:45se sont particulièrement adaptés
25:47je me souviens
25:47d'une conversation
25:47que j'ai vue très récemment
25:48avec une amie
25:49qui me disait
25:50par exemple
25:50la nuit
25:50quand je rentre
25:51ou je rentre de soirée
25:52elle a le réflexe
25:53de porter différemment ses clés
25:54de manière à en faire
25:55un espèce de point américain
25:57d'arme quoi
25:58donc on n'imagine pas
25:59à quel point
25:59les femmes ont intégré
26:00que leur sécurité
26:01dépendait du hasard
26:02dans l'espace public
26:02notamment dans les transports
26:03en commun
26:04et ce sujet là
26:05je reviens sur ce que
26:06disait Najwa
26:06ou sur ce que disait
26:08Mathilda
26:08c'est parfaitement vrai
26:09je pense que les mesures
26:10ne sont pas
26:11soit assez fortes
26:12soit on n'a pas
26:12véritablement compris
26:13la dimension du problème
26:14j'ajoute un dernier point
26:15c'est que
26:16quand on parle
26:17des transports en commun
26:18on n'imagine pas
26:19ce que c'est
26:19que d'être une femme
26:20dans les transports en commun
26:21vraiment
26:22et le point
26:24qu'a ajouté Mathilda
26:24sur les violences sexuelles
26:25elles ont explosé
26:26mais c'est un phénomène
26:27hors normes
26:28donc c'est plus un sujet
26:31d'attention publique
26:32que j'ai envie de porter
26:32c'est que
26:33lorsque vous subissez
26:34une agression sexuelle
26:34que ce soit un viol
26:35ou une agression
26:36sincèrement
26:37on n'imagine pas
26:38ce que c'est que la douleur
26:39de parler de son viol
26:40ou de ce type de sujet
26:42donc il faut absolument
26:42en parler
26:43il faut que les gens
26:43soient bien accompagnés
26:44on ne fait peut-être pas
26:45assez de sensibilisation
26:45sur ces sujets
26:47mais véritablement
26:47il faut que les gens
26:48aient porté plainte
26:48je sais qu'une grande partie
26:49des plaintes
26:49ne sont pas forcément pris
26:50parce qu'il n'y a pas
26:51suffisamment d'éléments
26:52je sais que c'est très compliqué
26:53on a souvent évoqué
26:53justement
26:54le nombre de femmes
26:55qui hésitent
26:55ce sujet est éminemment gras
26:58les violences augmentent
26:59les violences faites aux femmes
27:00augmentent
27:01notamment à l'égard
27:01des jeunes femmes
27:02donc il faut absolument
27:03en parler
27:03et absolument porter plainte
27:05vraiment
27:06c'est peut-être
27:07le message que moi
27:07je donnerais
27:08c'est mesdames
27:09portez plainte
27:10absolument
27:10Benjamin
27:10le constat a été posé
27:13le constat il est honteux
27:15il est lamentable
27:17mais c'est une réalité
27:17c'est-à-dire que
27:18l'Etat n'a pas les moyens
27:19de garantir la sécurité
27:20aux femmes partout
27:21tout le temps
27:22sur la voie publique
27:23dans l'espace public
27:24il n'y en a pas les moyens
27:25non plus pour les hommes
27:25je vous dirais
27:26parce que le problème majeur
27:27c'est qu'on a une police
27:28en sous-effectif d'un côté
27:29une justice en place de prison
27:31de l'autre
27:31on est à 137%
27:32de l'incité carcérale
27:34donc effectivement
27:34ça crée des espaces
27:35et pour ce qui est des femmes
27:37elles sont doublement exposées
27:38parce qu'il y a la violence
27:40que vous et moi
27:41pouvons subir en tant qu'hommes
27:42c'est-à-dire la violence gratuite
27:43la violence d'appropriation
27:44mais les femmes sont évidemment
27:45premières victimes
27:46sur tout ce qui est
27:47violence sexuelle
27:48donc face à cela
27:49oui elles réagissent
27:50et vous avez les deux extrêmes
27:51vous avez celle qui change
27:52leurs habitudes en sarnant
27:54en allant prendre des gazeuses
27:55des choqueurs etc
27:57mais il y a plusieurs risques
27:58avec ça
27:59le premier c'est déjà
28:00qu'on peut se mettre
28:01en infraction
28:02parce qu'autant on a le droit
28:03d'acquérir
28:03qu'on n'a pas le droit
28:04de transporter
28:04ça a été rappelé
28:05après il y a la façon
28:06dont on s'en sert
28:07parce que si finalement
28:08la légitime défense
28:09n'est pas constituée
28:09ça peut se retourner
28:11également contre elle
28:12il y a aussi le piège
28:13de l'illusion de sécurité
28:14j'ai une gazeuse
28:15c'est bon
28:15je peux me confronter
28:16à telle ou telle situation
28:17non
28:18c'est pas parce que vous avez
28:19tel ou tel objet
28:20que ça va faire le poids
28:21face à un agresseur
28:22c'est pas aussi simple
28:23pas aussi simple que ça
28:24et puis vous avez
28:25la situation inverse
28:26avec celles qui vont
28:27non pas s'armer
28:29mais qui vont au contraire
28:30adopter la stratégie
28:31de l'évitement
28:31qui vont s'interdire
28:33l'assauté publique
28:33comme vous le disiez
28:34à certains horaires
28:35à certaines places
28:37qui vont pas y aller
28:38parce qu'elles ont peur
28:39tout simplement
28:39parce qu'elles se savent
28:40en insécurité
28:41ça c'est un constat
28:42qui est lamentable
28:44et contre lequel
28:45on doit lutter
28:45avec autre chose
28:46qu'une volonté
28:47de parquer les femmes
28:48pour les protéger
28:49dans des wagons sécurisés
28:50ou des safe place
28:51en fait on trouve
28:52des solutions
28:52mais qui
28:54ce sont des russes
28:55c'est des surdépancements
28:56sur des jambes de bois
28:57et c'est ça
28:58et on recule en fait
28:59finalement Mathilda
29:00vous êtes d'accord
29:01avec cette analyse
29:02on recule
29:03oui je suis tout à fait d'accord
29:05étant donné
29:05qu'il n'y a pas de réponse
29:07si vous voulez
29:08ni de la justice
29:08ni du gouvernement
29:09face à ces forts taux
29:11d'agression
29:11en fait nous les femmes
29:12on a internalisé
29:14vraiment
29:14le fait de devoir
29:15se défendre seule
29:16dans la rue
29:17et c'est très juste
29:17que vous disiez
29:18sur les clés
29:19le fait de mettre
29:20ces clés dans sa main
29:21etc
29:21c'est quelque chose
29:22que les femmes font
29:23très régulièrement
29:24et en fait
29:24on n'imagine pas
29:25quand on est un homme
29:26je crois
29:27la charge mentale
29:28de l'insécurité
29:29que vivent les femmes
29:31évidemment que les hommes
29:32sont touchés par ça
29:33mais pas de la même manière
29:34les violences sexuelles
29:36c'est surtout
29:37en grande majorité
29:38les femmes
29:38qui les vivent
29:39et en fait
29:41on se pose
29:41mille questions
29:42avant de sortir de chez soi
29:43l'horaire
29:44comment on va y aller
29:45quel est le moyen
29:45le moins risqué
29:46comment on va s'habiller
29:47est-ce qu'on va boire
29:48qui va pouvoir
29:49nous raccompagner
29:50si jamais on est seul
29:51et bien comment on va
29:52marcher dans la rue
29:53c'est-à-dire qu'on va
29:54être tout le temps
29:54sur le qui-vive
29:55on va être extrêmement
29:56attentif
29:57on va sur-analyser
29:58vraiment notre environnement
29:59si on voit un homme
30:00qui nous suit dans la rue
30:01on va changer de trottoir
30:02on va se mettre
30:02à appeler une copine
30:04même sans rien dire
30:05mais juste avoir
30:05son téléphone en ligne
30:07voilà
30:07on va mettre
30:08notre localisation
30:09on va
30:09enfin vraiment
30:10je pourrais
30:11vous parler de ça
30:12pendant des heures
30:12mais c'est vrai
30:13que le nombre de choses
30:14qu'on fait
30:15qui ne sont absolument
30:16pas normales
30:17si vous voulez
30:17on ne devrait pas
30:18avoir à penser à ça
30:20lorsqu'on sort de chez soi
30:21lorsqu'on va simplement
30:21faire une course
30:23boire un verre
30:23avec une copine
30:24ou que sais-je
30:26on devrait pouvoir sortir
30:27sans se poser ces questions-là
30:28dans un pays normal
30:29et aujourd'hui
30:29les femmes ne le peuvent
30:31absolument plus
30:32il n'y a aucune femme
30:33qui sort en se disant
30:34je m'en fiche
30:35je suis en sécurité
30:36il ne va rien m'arriver
30:37quand je vais sortir
30:38ça ça n'existe plus
30:39Merci Mathilda
30:40pour votre témoignage
30:41je rappelle que vous êtes
30:41porte-parole du collectif
30:42Némésis
30:42merci beaucoup
30:43c'est important d'en parler
30:45on va changer de sujet
30:46si vous voulez bien
30:46on va prendre la direction
30:47de Vienne en Autriche
30:48pourquoi Vienne en Autriche
30:49vous savez ce qui se passe ce soir
30:50des manifestations
30:52anti-migration
30:53exactement
31:51néanmoins
31:53de camions de police
31:53je ne sais pas si Emma
31:54sans doute
31:55pas noter vers ces camions
31:57mais il y en a énormément
31:58il y a une quarantaine
31:58de ces petits camions
31:59donc vous voyez
32:00qu'il y a quand même
32:01beaucoup de sécurité
32:02autour de cette manifestation
32:04on ne veut absolument pas
32:05qu'il y ait un seul débordement
32:06qui empêcherait
32:07d'une manière ou d'une autre
32:08la tenue de cette finale
32:10oui vous l'avez dit
32:11le candidat israélien
32:12est boycotté
32:13oui c'est même Israël
32:14qui est boycotté
32:16le candidat israélien
32:18il a vécu dans une bulle
32:20en réalité
32:20ici il était sous protection
32:22à chaque fois qu'il sortait
32:23il était sous protection
32:24de la police
32:25sous protection de l'armée
32:26sous protection des services
32:27secrets israéliens
32:27évidemment
32:28il a réussi
32:29de se qualifier
32:30et de continuer
32:32à faire campagne
32:33et d'essayer
32:34d'être le premier ce soir
32:36et d'après
32:37les bookmakers
32:38puisque c'est un peu
32:39le thermomètre
32:40de cette dernière ligne droite
32:42il est plutôt
32:43quand même bien placé
32:44mais encore une fois
32:45c'est une situation
32:46qui est très inconfortable
32:47qui est très compliquée
32:48qui est très difficile
32:49pour un jeune homme
32:50je rappelle
32:50qui est franco-israélien
32:51puis qui défend une chanson
32:52qui n'est pas le porte-parole
32:53d'un pays
32:54d'un état
32:55ou d'une politique
32:56dernière question
32:57très rapidement
32:58mon cher Olivier
32:59donc le candidat israélien
33:01vous m'avez dit
33:02a des chances de l'emporter
33:03il y a la Finlande
33:04qui est bien placée
33:04mais quid
33:05de la candidate française
33:07alors hier à midi
33:08vous m'aviez dit
33:09qu'elle était dans les premiers
33:11hier dans Punchline
33:12selon les boommakers
33:14on était entre la 5ème
33:156ème position
33:15on en est où là
33:16très précisément
33:17je compte sur vous
33:18Olivier
33:20on continue à descendre
33:229ème position
33:22pour la France
33:24pour Monroe
33:25qui a 17 ans
33:27alors
33:27peut-être que vous la connaissez
33:28c'est pas bien
33:29c'est normal
33:29parce qu'elle a fait une campagne
33:30très axée sur l'étranger
33:33c'est d'ailleurs ce que
33:34elle est franco-américaine
33:39donc on a utilisé
33:40on a utilisé évidemment
33:43le fait qu'elle parlait
33:44très très bien l'anglais
33:45pour lui
33:46accéder à la presse étrangère
33:48qui compte pour des points
33:49les américains
33:49je crois que c'est 12 points
33:51dans le total
33:51donc voilà
33:52elle s'est adressée plutôt
33:54aux américains
33:55est-ce que c'est une stratégie
33:56qui va marcher
33:57je rappelle que Loan
33:58qu'on connaît très bien en France
33:59qui était très populaire en France
34:01c'est arrivé 7ème
34:01il y a eu un petit trauma
34:02l'an dernier
34:03Loan on ne voudrait pas
34:04que ça se reproduise
34:05Alors Olivier
34:06je vous retrouve dans Punchline
34:07évidemment
34:09et je vous promets
34:10je ne vous poserai pas la question
34:11sur le positionnement
34:12de notre candidate française
34:13je vais arrêter
34:15sincèrement
34:15j'ai l'impression d'être
34:16le chien noir
34:16donc je vais arrêter
34:17de vous poser la question
34:18parce que de premier
34:19à 5
34:20maintenant à 9
34:21j'arrête pour Punchline
34:24Non mais plus vous me demandez
34:26plus elle descend
34:26c'est étrange quand même
34:29Je ne veux pas être le chien noir
34:30à tout à l'heure
34:30dans Punchline
34:31mon cher Olivier
34:32Merci
34:33Dora Abdelrazik
34:34est avec nous
34:35on va prendre la direction
34:36de Londres
34:37ma chère Dora
34:38parce qu'on va évoquer
34:40aujourd'hui
34:40deux grosses manifestations
34:42à Londres
34:43donc en marge
34:44de cette grande rencontre
34:46de cette finale
34:47de la coupe d'Angleterre
34:49rendez-vous
34:50combien important
34:51donc il y a une manifestation
34:53anti-immigration
34:54et une manifestation
34:55pro-palestinienne
34:56pro-palestinienne
34:57exactement
34:57et les deux manifestations
34:58se sont élancées
34:59donc à l'heure où l'on parle
35:00il y a beaucoup de monde
35:02dans la capitale britannique
35:04environ 30 000 personnes
35:06sont attendues
35:06pour la manifestation
35:07pro-palestinienne
35:08mais du côté
35:09de la manifestation
35:10anti-immigration
35:12beaucoup plus de personnes
35:13les autorités
35:14s'attendent
35:14à environ 50 000 personnes
35:16alors il faut savoir
35:17que cette manifestation
35:18est à l'initiative
35:20de Tommy Robinson
35:22qui est aujourd'hui
35:23la figure anti-islam
35:25et anti-immigration
35:26au Royaume-Uni
35:27alors son mouvement
35:28a pris de l'ampleur
35:29ces derniers mois
35:29il faut savoir
35:30que c'est un mouvement
35:31qui dénonce
35:32l'arrivée de migrants
35:33en Angleterre
35:34qui réclame également
35:35que les britanniques
35:36passent en priorité
35:38pour tout ce qui concerne
35:40justement les questions
35:41de logement
35:41et de services publics
35:44en septembre dernier
35:45d'ailleurs
35:46il y avait eu
35:47une première manifestation
35:48toujours sous le même nom
35:50Unite the Kingdom
35:52réunir le Royaume
35:53elle avait réuni
35:54plus de 150 000 personnes
35:55un rassemblement
35:56qui s'était achevé
35:58par des affrontements
35:59entre policiers
35:59et manifestants
36:00je me souviens
36:00j'étais à l'antenne
36:01ce jour-là
36:02on avait été impressionné
36:03par le grand nombre
36:03et les images
36:04les images étaient impressionnantes
36:06je me souviens
36:06des images de drones
36:07c'était totalement
36:09totalement lunaire
36:09est-ce qu'on peut craindre
36:10des débordements d'orat ?
36:11pour l'instant
36:12ce que l'on sait
36:13c'est que les deux manifestations
36:14ne devraient pas se croiser
36:15elles ont vraiment
36:16des parcours séparés
36:18donc la police
36:19a vraiment tout fait
36:20ce qui est important
36:21de noter
36:21c'est que quand même
36:22ces rassemblements
36:23interviennent
36:24alors que le pays
36:25est au coeur
36:25de la tourmente politique
36:27avec justement
36:29Keir Starmer
36:30qui est le premier ministre
36:31qui est menacé
36:32dont on demande
36:33d'ailleurs la démission
36:34vous l'avez dit
36:35il y a aussi
36:35cette fameuse finale
36:37de la coupe d'Angleterre
36:38entre Chelsea
36:39et Manchester City
36:41elle a lieu
36:42au stade de Wembley
36:42qui est aussi
36:44à Londres
36:45donc
36:46on a vu
36:48un dispositif
36:49très important
36:50de la police britannique
36:52on parle de plus
36:52de 4000 policiers
36:53qui sont là
36:55qui encadrent
36:55justement
36:56ces manifestations
36:57la crainte surtout
36:58pour le stade
36:59c'est que les hooligans
37:00se mêlent justement
37:01au rassemblement
37:02anti-immigration
37:03alors la police
37:04en état d'alerte
37:05donc
37:06je l'ai dit
37:07un dispositif exceptionnel
37:08des milliers
37:09de policiers
37:10il y a des véhicules
37:11blindés
37:11des hélicoptères
37:12des drones
37:13et pour la première fois
37:14dans le cadre
37:15d'une manifestation
37:15la police va utiliser
37:17des caméras
37:18de reconnaissance
37:18faciale
37:19en direct
37:20d'habitude
37:20c'est une méthode
37:21qui est vraiment
37:22utilisée
37:22seulement dans les stades
37:23ou dans les concerts
37:24et alors de son côté
37:26Tommy Robinson
37:27qui est donc
37:28la figure montante
37:30de ces mouvements
37:32anti-immigration
37:33il a
37:33il a adressé hier
37:35un message
37:35à ses partisans
37:37sur
37:38sur X
37:39avec une vidéo
37:41en leur demandant
37:42justement
37:43de ne pas porter
37:44de masque
37:44surtout de faire
37:46attention
37:46à la consommation
37:48d'alcool
37:48justement
37:49pour pas que
37:49on se retrouve
37:51avec des échauffourés
37:52et de manifestement
37:54vraiment
37:54de manifester
37:55dans le calme
37:56voilà
37:57pour l'instant
37:57aucun incident
37:58aucune violence
37:59n'a été signalé
38:00mais on va voir
38:01c'est souvent vers la fin
38:02des manifestations
38:03qu'il y a
38:04quelques accrochages
38:05on va suivre ça
38:06avec Elodie Huchard
38:08et puis peut-être
38:08qu'on viendrait
38:09me voir à 17h
38:10pour Ponshine
38:11pour faire un point
38:11apprécié
38:12sur la tenue
38:13de ces deux manifestations
38:14très rapidement
38:15parce qu'on arrive au terme
38:16et je sais que vous vouliez
38:16en parler
38:18ma chère nageoire
38:19on va parler
38:19de cette fameuse gifle
38:20et de ce livre
38:22de ce livre
38:23qui fait causer
38:24quand je dis
38:25qui fait causer
38:25c'est le livre
38:26de notre confrère
38:27Florian Tardif
38:28qui a oeuvré
38:29sur notre chaîne
38:29qui est aujourd'hui
38:30journaliste à Paris Match
38:31et qui révèle
38:32évidemment
38:33qu'il y a une raison
38:34sur cette fameuse gifle
38:37qui avait fait
38:38une image
38:38qui avait fait
38:38le tour du monde
38:39d'ailleurs
38:39on s'est posé
38:4010 000 questions
38:42alors Florian dit
38:43qu'il y a des limites
38:44qu'il n'a pas voulu
38:45franchir
38:46mais il semblerait
38:46que Gilles Macron
38:47était assez contrit
38:48d'une relation platonique
38:50avec une actrice
38:51alors vous vouliez réagir
38:52nageoire à laité
38:53pas forcément
38:54sur
38:55on va dire
38:56cette
38:58cette actualité
38:59là
38:59en ce qui concerne
39:01cette relation
39:01platonique
39:02entre le président
39:03de la république
39:04et cette magnifique
39:07actrice
39:08iranienne
39:09ce que je voulais
39:11dire
39:12c'est que derrière
39:13le bruit médiatique
39:14et les spéculations
39:16le couple
39:17que constitue
39:19Emmanuel Macron
39:20le président
39:21de la république
39:22et la première dame
39:23traverse
39:23comme tout couple
39:25des tensions
39:26surtout quand vous êtes
39:27un couple
39:28très exposé
39:30puisque
39:30politiquement
39:31oui
39:32le couple
39:32première dame
39:34président de la république
39:36et
39:38leurs relations
39:39sont
39:40scrutées
39:41donc
39:42ça crée aussi
39:43des tensions
39:44après
39:45savoir
39:46si
39:46oui ou non
39:47cette relation
39:48a existé
39:48ou pas
39:49moi pourquoi
39:49je voulais surtout
39:50parler de cette
39:51actualité
39:51c'est que
39:52moi ce que je regrette
39:53c'est que
39:54on en
39:55c'est la première fois
39:56et c'est le constat
39:57qu'on peut tous faire
39:58c'est que la première dame
39:59c'est la seule
40:00qui ait subi
40:02autant de campagnes
40:03de dénigrations
40:05de
40:06de
40:06de
40:06de
40:07de
40:07de
40:07de
40:07de
40:07de
40:07de
40:08je trouve
40:12qu'elle est
40:12extrêmement
40:14courageuse
40:14je voulais pas
40:15forcément commenter
40:17voilà
40:17cette relation
40:19platonique d'ailleurs
40:20qui relève
40:20plus de la vie privée
40:21puis peut-être pas
40:22et puis enfin voilà
40:23moi c'est pas ça qui m'importe
40:25moi ce qui m'importe
40:26mon coup de gueule
40:27c'était surtout
40:28une pensée
40:29à la première dame
40:30parce qu'à chaque fois
40:31je lis sur les réseaux sociaux
40:33ces torrents de boue
40:35et c'est
40:35cette atteinte aussi
40:37à sa
40:38à sa dignité
40:39moi je trouve ça déplorable
40:41vous voyez
40:41et donc c'était plus
40:42dans ce sens là
40:43que je voulais commenter
40:45cette actualité
40:46et je vous en remercie
40:48mon cher Thierry
40:48Mehdi
40:49et peut-être Benjamin
40:50je ne sais pas
40:51je rejoins parfaitement
40:52le propos de Najwa
40:53en soi la vie du président
40:54de la République
40:54sa vie privée
40:55ça m'intéresse pas
40:56ce que le juge
40:57c'est sa politique
40:58ensuite ce qui se passe
40:59dans son couple
40:59c'est pas ce qui est intéressant
41:01ce n'est pas ce qui me concerne
41:02j'aimerais pas qu'on fasse
41:03la même chose pour moi
41:04donc je ne fais pas
41:05autrui ce que je veux pas
41:06qu'on me fasse
41:06mais ce qui est particulièrement
41:09vrai c'est la manière
41:10dont a été traité
41:11Brigitte Macron
41:13c'est plus qu'ignoble
41:14il y a d'autres mots
41:15qui viennent en tête
41:15toutes les accusations
41:16qui ont été portées
41:17contre les théories
41:19j'utilise le terme
41:20pour moi c'était dégueulasse
41:21donc la moindre des choses
41:23serait de chasse gardée
41:24de se tenir loin
41:25de ce type de choses
41:27on peut ne pas aimer
41:28Macron pour sa politique
41:30mais ce qui a été dit
41:31sur sa femme
41:31c'est franchement ignoble
41:32c'est vraiment
41:33c'est ignoble
41:33donc la seule chose
41:35que je peux dire
41:35c'est que je soutiens
41:36dans ces cas là
41:37j'aimerais pas être
41:39dans cette situation
41:39j'aimerais pas que ma vie
41:40soit déballée
41:41dans les journaux
41:43ou dans des livres
41:44donc je peux comprendre
41:45la situation
41:45donc soutien à ce niveau là
41:46Benjamin
41:47est-ce que je peux me permettre
41:48de vous demander
41:48votre réaction
41:49sans vous mettre en difficulté
41:51en vertu de
41:52enfin je m'adresse à l'homme
41:53pas au policier
41:56je prends une précaution
41:58je veux pas mettre
41:59à jamais un convivre
42:00dans la moindre difficulté
42:01comprenez
42:02comment on va dire
42:03c'est absolument pas
42:03un sujet police
42:04c'est effectivement
42:05c'est bien pour ça
42:06que je me suis
42:07président
42:07ça devient un sujet police
42:09s'il dépose plainte
42:09à la limite
42:10tel n'est pas le cas
42:12donc non c'est pas
42:13quelque chose
42:13sur quoi je peux réagir
42:15ça sera le mot de la fin
42:16merci les amis
42:17de m'avoir accompagné
42:18pour ce 14-15
42:19merci à Dora
42:20peut-être à tout à l'heure
42:21pour suivre ces deux manifestations
42:22à Londres
42:23merci à l'équipe qui m'ont entouré
42:25Sébastien Bandotti
42:26Axel Thomas
42:26Sébastien Caquino
42:27Clara Bouvier-Denot
42:28Sandra Chumot
42:29pour l'information
42:29Stéphane Fattoreto
42:30et Corentin Périgny
42:31pour la programmation
42:32merci bien sûr aux équipes en agi
42:33tout de suite c'est Eléoduchat
42:35et je vous retrouve
42:36comme d'habitude
42:36comme tous les samedis
42:37à 17h
42:37pour votre punchline
42:39du week-end
42:40à tout à l'heure
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