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Thierry Cabannes reçoit les acteurs de l'info du jour, des experts et nos journalistes dans #MidiNewsWE
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00:00Il est 14h, bonjour, soyez les bienvenus, je suis très heureux de vous retrouver pour votre 14-15h sur CNews.
00:07Je vous présente l'équipe qui m'accompagne dans quelques instants, mais on commence comme d'habitude par un tour
00:11complet de l'information.
00:12Et en ce samedi, c'est Noémie Ardic que je salue. Bonjour Noémie.
00:18Bonjour Thierry, bonjour à tous. Du nouveau dans l'affaire de Patrick Bruel.
00:23Deux nouvelles plaintes ont été déposées hier pour des violences sexuelles contre Patrick Bruel.
00:28Pour rappel, le chanteur et comédien de 67 ans a été mis en examen mercredi soir pour 4 affaires à
00:34l'issue de 48h de garde à vue.
00:36Il a été placé sous contrôle judiciaire, échappant à la détention provisoire requise par le parquet de Nanterre.
00:44Et puis dans l'actualité internationale aujourd'hui, c'est cet accord de paix entre les Etats-Unis et l
00:48'Iran qui semblerait être sur le point d'être conclu.
00:51Au cœur des accords de paix, le nucléaire reste le nerf de la guerre.
00:54Le chef de la diplomatie iranienne s'est exprimé à la télévision d'Etat et a déclaré qu'un accord
00:59pourrait arriver dans les prochains jours avec bon espoir
01:02et que la seule façon de gérer les stocks de matières enrichis est de les diluer en Iran.
01:08Et puis les obsèques du guide suprême Ali Khamenei sont enfin programmés.
01:13Ces funérailles, initialement prévues en mars mais reportées en raison de la guerre, se dérouleront à partir du 4 juillet.
01:19Ils dureront 6 jours. Coïncidence ou pas, le début des obsèques nationales se tiendra le même jour que la fête
01:26nationale des Etats-Unis
01:27qui célébreront cette année leurs 250 ans d'existence.
01:31Merci beaucoup, merci beaucoup Noémie. Allez, présentation de l'équipe qui m'accompagne.
01:36En ce samedi après-midi, Maître Janine Bonadjunta est avec nous, avocate, bonjour, merci d'être avec nous.
01:42Michel Coriot, délégué national de Police Alliance est avec nous, bonjour Michel.
01:46Myrienne Djabali, l'ARAC, professeur d'économie et présidente de l'association Regards lycéens, nous a rejoint.
01:51Bonjour ma chère Myriam et fidèle de cette émission, vous le connaissez, Joseph Touvenel.
01:55Bonjour mon cher Joseph.
01:57Allez, pour commencer, je vous propose de prendre la direction de la sympathique commune d'Ivry-sur-Seine.
02:02Avec une scène totalement surréaliste que vous allez découvrir dans quelques instants à travers ce reportage.
02:09Ça s'est passé au moment du conseil municipal de jeudi dernier.
02:11Le maire communiste a carrément, il a carrément interrompu la séance du conseil.
02:16Et la raison est toute simple.
02:17Un élu RN a sorti une croix, une simple croix, pour protester contre un rejet d'un amendement au règlement
02:24intérieur.
02:24Écoutez bien, l'élu proposait tout simplement un amendement afin d'interdire le port ostentatoire de signes religieux.
02:30A savoir, traduction, deux femmes du conseil portent effectivement le voile.
02:35C'est un vrai sujet de débat dont on va débattre dans quelques instants.
02:38Mais regardez le sujet de François Tiskevitch et Nicolas Roger.
02:43Vous refusez la laïcité, c'est bien ça.
02:46Bah si, vous refusez la laïcité dans ce conseil municipal.
02:51Donc, on sera placé sous le signe de la croix à chaque conseil municipal dorénavant.
02:56Et que la croix vous bénisse tous, que Dieu vous bénisse.
03:00Et je vais dire, je vous salue Marie d'ailleurs.
03:01Je vous salue Marie pleine de grâce.
03:03C'est cette scène qui a provoqué la colère du maire communiste d'Ivry-sur-Seine.
03:08Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs.
03:11Ce que vous venez de faire, monsieur Nader, signe votre crime politique.
03:18Et je dois vous remercier, monsieur Nader, pour la caricature que vous offrez ce soir en un seul conseil de
03:27ce qu'est l'extrême droite dans notre pays.
03:29Au nom du règlement intérieur que nous venons de voter, vous venez d'enfreindre toutes les règles.
03:36Je vous demande, je vous somme de quitter cette assemblée communale immédiatement.
03:44Une séquence qui intervient quelques instants après le rejet d'un amendement proposé par l'élu du Rassemblement national,
03:51visant à interdire le port de signes religieux ostensible lors des conseils municipaux.
03:56Le maire a justifié son choix.
03:59L'abbé Pierre, dont la mémoire est un peu entachée par quelques déviations,
04:05était lui aussi député de l'Assemblée nationale et il portait les signes d'appartenance à un ordre de prêtrise.
04:14Au conseil municipal d'Ivry-sur-Seine, deux élus portent le voile, dont l'adjointe au maire.
04:20Si je suis élue aujourd'hui, c'est pour mes convictions, pour mes engagements.
04:24Et je suis fière d'être ici, d'être élue avec mon voile.
04:26Voilà.
04:28C'est à la suite de cette déclaration que l'élu du Rassemblement national a décidé d'exprimer sa foi
04:34catholique.
04:35Après avoir refusé de quitter la salle comme demandé par le maire,
04:40ce dernier a suspendu la séance.
04:44Alors, vous ne serez pas étonné, je vais commencer avec vous, mon cher Joseph Touvenel.
04:48Pour résumer, et je fais attention à ce que je dis à Ivry, donc le voile, oui, la croix, non.
04:56C'est une bonne synthèse ?
04:58C'est une bonne synthèse.
05:00Mais il y a au moins trois choses.
05:01D'abord, le courage de cet élu.
05:02Il est seul face à une assemblée, et c'est toujours courageux, de faire valoir une opinion,
05:08on a tort, on a raison, face à un ensemble.
05:11La deuxième chose, c'est qu'il met en avant une contradiction.
05:15Soit, il y a la neutralité de la laïcité, et aucun signe religieux, quel qu'il soit,
05:22et c'est le sens de l'amendement qu'il a proposé.
05:24Et c'est le sens de ma formule, la croix, oui, la croix, non, mais le voile, oui.
05:28Et on lui répond que son amendement, non, parce que le port du voile est toléré.
05:32Et la personne qui en parle, qui a l'air tout à fait raisonnable, elle dit, c'est pour mes
05:37convictions.
05:39Oui, d'accord, mais il y a des règles.
05:41Alors, s'il y a la règle de la laïcité, sa conviction religieuse, elle peut l'avoir,
05:46mais elle n'a pas à l'afficher.
05:47Et ce que fait cet élu, il dit, puisque c'est comme ça, moi j'affiche la mienne.
05:51Il fait de la provocation, mais il met un vrai sujet sur la table.
05:54Et la réponse du maire, qui est quand même un peu...
05:56C'est violente, hein ?
05:57Qui est violente, et qui, à un moment donné, parle de crime politique.
06:00Ce maire est membre du Parti communiste.
06:03Le parti dont l'idéologie, c'est des dizaines et des dizaines de millions de morts.
06:08Et sur CNews, vous savez, vous avez un hebdomadaire avec lequel il y a un accord avec CNews
06:13qui s'appelle France catholique.
06:14France catholique, c'est hebdomadaire, il est né avec une organisation catholique.
06:20Et ça a été l'hemdomadaire de cette organisation.
06:23Eh bien, il y a deux membres de cette organisation catholique
06:26qui ont été assassinés par des communistes à Marseille en 1925.
06:30Plus personne ne se souvient non plus des crimes communistes sur notre territoire.
06:34Donc, quand il dit crime politique, qu'il réfléchisse à l'idéologie qu'il représente.
06:38Je me doutais que vous avez beaucoup de choses à dire, évidemment, sur le sujet.
06:41Je vais me tourner vers l'avocate que vous êtes, Janine.
06:44C'est vrai que ça pose le problème de la laïcité.
06:46Ces deux poids, deux mesures, et très clairement exprimés,
06:49d'une manière assez violente quand même, de la part du maire,
06:52parce qu'on voit l'attitude.
06:52Alors, il faut faire une différence entre les élus et les agents publics.
06:56Les agents publics, donc, ils sont là pour...
06:59Ils sont des agents chargés d'administrer les justiciables, etc.
07:05Ils sont soumis vraiment à une neutralité.
07:08Il n'en est pas de même pour les élus.
07:10Les élus, aucun texte ne dit qu'ils ont la même obligation.
07:13Donc, c'est une question qui se pose, il y a une polémique qui intervient.
07:17Donc, savoir comment ça se passe, mais effectivement,
07:21si on permet un voile, pourquoi ne pas permettre une croix ?
07:24Ben oui.
07:24Tout simplement.
07:25Deux poids, deux mesures, là.
07:26Absolument.
07:26Et là, c'est totalement flagrant, en plus.
07:29C'est totalement flagrant.
07:31Myriam, que vous inspire cette petite séquence ?
07:34C'est surtout que c'est une question très polémique, également,
07:36dans nos lycées.
07:37C'est un sujet aux combien sensibles ?
07:38C'est la raison pour laquelle on a décidé d'ouvrir notre 14-15 là-dessus.
07:41Et je trouve que moi, c'est une spécificité française, la laïcité.
07:47Et elle cristallise beaucoup de polémiques, de tensions dans nos écoles, dans nos lycées.
07:52Bon, en faculté, c'est un peu différent, puisque là, c'est autorisé, la PIPA, le voile, etc.
07:58Mais effectivement, je trouve que la laïcité en France, la question de la laïcité en France est hypocrite.
08:03Pourquoi ? Parce qu'elle veut...
08:04C'est comme si c'était une religion anti-religion.
08:07On veut nier les racines chrétiennes de la France.
08:10Et on... Alors, le Conseil d'État a expliqué...
08:12Alors, pourtant, tout est marqueur dans la société française.
08:16Il y a le calendrier, il y a les jours fériés, il y a des signes comme le sapin de
08:21Noël qui est mis dans certains lycées, etc.
08:24Et en même temps, d'autres élèves ne comprennent pas ce que le Conseil d'État dit.
08:28Alors, juste au mauvais titre, elle dit que certains signes sont culturels, du ressort du patrimoine,
08:33et d'autres, comme des cultes, comme des signes ostensibles d'appartenance religieuse,
08:39elles seraient purement religieuses.
08:41Et donc, nos élèves sont effectivement perdus.
08:43Et il est très, je crois, dommageable et dangereux de nier, en fait, ces racines chrétiennes de la France
08:51et de dire que dans les lycées, dans l'éducation nationale, on ne peut plus faire de religion.
08:55Moi, je crois qu'il faut revoir ça et qu'il faut réintégrer dans nos écoles publiques des cours de
08:59religion.
08:59Pourquoi ? Ça ne veut pas dire qu'on va favoriser une religion par rapport à une autre,
09:02mais dire que voilà ce que c'est que la religion chrétienne,
09:05voilà ce que c'est que la religion judaïque, voilà ce que c'est que la religion islamique,
09:08ça permet justement, à mon sens, d'abord de mieux vivre ensemble,
09:12sans pour autant garder un espace public neutre, en respectant la loi de 1905,
09:18la loi de 2004 qui avait, elle, tapé sur les signes ostensibles religieux,
09:24parce qu'on assistait, si vous voulez, à un petit peu un déferlement ou une croissance,
09:31en fait, effectivement, de certaines religions, notamment l'islam, comme marqueur et non pas comme identité.
09:38Et là, la question de la laïcité, c'est vraiment une question sociale et identitaire plus qu'une question religieuse.
09:43Donc, il faut mettre à place ce mensonge français et puis essayer de voir,
09:48enfin, de remettre l'église au cœur du village, j'ai envie de dire,
09:52en disant que la laïcité, c'est pas nier les racines chrétiennes de la France,
09:56c'est pas non plus dominer une religion par rapport à une autre,
09:59c'est de dire que ça existe, qu'il y a des règles, effectivement,
10:02mais qu'il ne faut pas qu'on ait deux poids, deux mesures.
10:04La loi de 1905 est suffisamment claire, celle de 2004.
10:07Aussi, on a des difficultés parce que certains de nos polyptiques,
10:11eh bien, en jouent, en font des marqueurs identitaires
10:14et en profitent pour faire de la démagogie, d'un côté comme de l'autre.
10:17Et ce qui me frappe aussi, en tant qu'heure, je n'ai pas assisté au conseil municipal,
10:21mais je me fie à notre reportage et à la séquence,
10:24c'est qu'il y a un drôle de climat, parce que dans un conseil municipal,
10:28on a le droit de ne pas être d'accord, mais il peut y avoir un échange.
10:30Là, visiblement, il n'y a pas d'échange, c'est je ferme et c'est dehors, quoi.
10:35On sent la tension, mais derrière, ce qui est quand même extraordinaire,
10:39on a l'exemple britannique qui, dans la loi, fait des exceptions.
10:43Les cycles ont le droit d'avoir des poignards, les autres n'ont pas le droit.
10:46On dit que c'est culturel, religieux, etc.
10:49Si on commence à faire des exceptions, ce n'est plus la République.
10:53C'est du communautarisme, où chaque petite communauté va dire
10:56« Ah, mais moi, je veux ceci, moi, je veux cela. »
10:58La chance de la France, c'est normalement la neutralité.
11:01Et vous avez raison, la neutralité, ce n'est pas le rejet du fait religieux,
11:05ce n'est pas l'interdiction du fait religieux.
11:07C'est-à-dire qu'à un moment donné, dans un espace qui est un espace,
11:11on le voit dans les lycées, il y a la loi,
11:13mais dans l'espace qui est un espace municipal,
11:18il est normal que ça soit neutre
11:20et que chacun n'affiche pas sa religion de façon ostentatoire.
11:24Bien sûr, mais il ne faut pas que ça cristallise les tensions.
11:26Par exemple, aujourd'hui, dans les lycées,
11:27on ne sait même pas ce que c'est que la Pentecôte ou l'ascension,
11:29parce qu'on va dire que c'est carême ou pas carême.
11:31Chère Myriam, si avec ça.
11:33Non, mais c'est symptomatique,
11:35parce qu'à force de vouloir nier sous prétexte de vivre ensemble,
11:38on aboutit à de l'ignorance,
11:39et c'est ça qui crée aujourd'hui les tensions.
11:42Peut-être dernière chose, il ne faut pas non plus être naïf.
11:45Il y a les frères musulmans, les islamistes,
11:48qui essayent de pénétrer, qui essayent d'avancer.
11:51Et d'ailleurs, les mêmes, ce qu'ils se permettent
11:53ou qu'ils essayent de faire sur notre territoire national,
11:56ne le feraient pas pendant deux minutes au Maroc.
11:59Et on l'a souvent évoqué.
12:00On l'a souvent évoqué avec la MMFADN, qui est marocaine.
12:05Et on l'a souvent évoqué.
12:07Allez, ce samedi, on va changer de sujet, si vous le voulez bien.
12:09Je crois qu'on revienne sur l'adieu à Liana.
12:11Vous avez pu suivre les obsèques hier sur notre antenne.
12:14Vous avez pu également l'entendre au cours de tous les témoignages
12:19que nos équipes ont pu recueillir sur place à Florence.
12:23Il y avait, en gros, je le disais hier, trois sentiments.
12:26Évidemment, l'émotion, ô combien compréhensible.
12:30Évidemment, le recueillement, ô combien compréhensible.
12:33Mais également, ces mots et cette colère et cette révolte.
12:35Cette colère qui monte, qui ne touche pas que les habitants du Gers,
12:39mais qui touche tous les Français.
12:40Et ce drame nous a tous touchés.
12:42Et puis, il y a cette pression également sur les politiques.
12:46Alors, je ne sais pas si vous voyez,
12:46mais la pression est maximale sur ceux qui nous gouvernent,
12:49mais également sur les candidats annoncés
12:51et sur les candidats potentiels.
12:55Alors, tous ont des petites idées, évidemment.
12:58Sauf que les Français, aujourd'hui, après cette affaire,
13:01l'IANA attendent ô combien des gestes forts.
13:04Mais regardez d'ailleurs la proposition de Gabriel Attal.
13:06Candidat annoncé et on en parle ensemble.
13:08Qu'est-ce qu'il faut faire ? Qu'est-ce qu'il faut faire
13:10pour que plus jamais ça ?
13:11D'abord, le sujet sur Gabriel Attal avec Nicolas Roger.
13:16Aligner le traitement des pédocriminels sur celui des terroristes.
13:20Sur le modèle des fichiers S,
13:23Gabriel Attal veut un meilleur suivi des prédateurs sexuels.
13:26Il faut un parquet national dédié à la pédocriminalité.
13:29Il faut aussi créer un service de renseignement sur la pédocriminalité.
13:33Cela permettra de beaucoup mieux suivre les délinquants sexuels présumés,
13:36parfois de prononcer des mesures administratives très rapides,
13:39de remonter des filières.
13:40Face au dernier scandale,
13:42l'ancien Premier ministre remet en cause la magistrature.
13:45Je veux instaurer une culture de la responsabilité et de la sanction pour les magistrats.
13:49Ce système qui donne le sentiment de se protéger, ce n'est plus possible.
13:53Gabriel Attal souhaite ainsi revoir la composition de l'organe chargé
13:57de sanctionner un magistrat fautif,
13:59le Conseil supérieur de la magistrature.
14:02Je propose d'intégrer en son sein des représentants des associations de victimes.
14:06Mais le candidat à la présidentielle décrit également un problème de moyens.
14:10Je propose un objectif de 3000 nouveaux recrutements de magistrats et greffiers
14:14qui devraient être enclenchés dès 2027.
14:17Et pointe du doigt, un système archaïque.
14:19Il faut unifier les fichiers avec une interconnexion totale
14:22entre la police, la gendarmerie, les magistrats et l'éducation nationale.
14:26Il faut mettre de l'IA à tous les étages
14:28pour nous permettre dans les trois ans qui viennent
14:30de ne plus avoir une seule procédure papier dans le système judiciaire.
14:34Gabriel Attal souhaite également rendre imprescriptibles
14:36les crimes commis contre les mineurs,
14:39alourdir les peines encourues
14:40et instaurer la réclusion à perpétuité pour les violeurs en série.
14:44Le candidat à la présidentielle reconnaît toutefois
14:46une surpopulation carcérale.
14:48Il établit la construction de nouvelles places de prison
14:51au rang de priorité.
14:53Alors je me tourne vers vous Michel Coriot.
14:55Est-ce que vous êtes d'accord avec les propositions
14:57de Gabriel Attal et pédocrinien, terroriste,
15:00on vous le mettait sur notre bandeau,
15:03même plan de lutte ?
15:04Est-ce que vous êtes d'accord avec ça ?
15:05Et il annonce un certain nombre de choses d'ailleurs.
15:07– Vous savez, en tant que policier,
15:08moi mon rôle ce n'est pas de faire de la politique.
15:10– Je sais bien, mais sur le technicien que vous êtes évidemment.
15:13– Je ne peux pas m'empêcher de vous demander.
15:15Déjà je crois que ce monsieur était Premier ministre
15:17et en fait c'est un peu ça qui nous accable en tant que policier.
15:20Les constats, tout le monde les connaît.
15:21Et qu'est-ce qu'ils attendent pour agir lorsqu'ils sont aux commandes ?
15:26Et je veux dire, on parle de moyens, on parle d'intelligence artificielle.
15:30Alors évidemment, comment être contre ça ?
15:31C'est ce qu'on demande depuis des années.
15:33Il faut savoir qu'on a des logiciels procéduraux,
15:35nous en tant que policiers, qui marchent une fois sur deux.
15:37On en est là.
15:37Des ordinateurs qui ne fonctionnent pas,
15:39des imprimantes qui ne fonctionnent pas.
15:41Donc quand on parle d'intelligence artificielle,
15:42alors il y a des efforts qui ont été faits.
15:44Évidemment, tout n'est pas noir.
15:45Vous dites qu'il y a eu 50% d'augmentation du budget, Gabriel Etal.
15:48Oui, certainement.
15:49En plus, il est certain qu'il y a eu des moyens supplémentaires
15:52qui ont été accordés à la police et à la justice.
15:54Mais ça ne suffit absolument pas.
15:55On voit bien, on est dans un système d'un bout de souffle.
15:58L'investigation, elle est complètement à bout de souffle aujourd'hui.
16:02Des procédures qui s'enchaînent les unes après les autres.
16:04Nos collègues en investigation, ils sortent un dossier,
16:06c'est deux dossiers qui arrivent.
16:08Derrière les numéros de procédures, c'est des victimes, c'est des drames.
16:11Et ça, c'est extrêmement compliqué pour les policiers
16:13parce que les premières personnes qui reçoivent les victimes,
16:15ce sont nos collègues.
16:16Donc des moyens, évidemment.
16:18Mais qu'est-ce qu'on attend ?
16:19C'est le constat, ça fait 15 ans.
16:20Les constats, je le disais tout au long de cette semaine,
16:24les marches blanches, évidemment, c'est important pour la famille,
16:27pour le deuil, pour les proches de l'IANA.
16:29Mais combien de marches blanches avons-nous commentées, hélas, sur ces plateaux ?
16:34Alors là, on sent une vraie pression sur ceux qui nous gouvernent
16:37parce qu'on espère qu'il y aura un avant et un après l'IANA.
16:43Mais on l'a dit sur combien de drames auparavant.
16:45Mais là, il y a tous les ingrédients, je n'arrête pas de le répéter,
16:49tous les ingrédients sont dans une cocotte minute
16:51et tout est prêt à exploser parce qu'il y a trop d'erreurs.
16:54Il y a une faillite de l'État incontestablement.
16:57Et d'ailleurs, il le dit, Gabriel Attal,
16:59mais on ne peut pas rester en l'État.
17:02Jeannine ?
17:03Eh bien, il y a des défaillances, des dysfonctionnements, on le sait.
17:06On nous a fait beaucoup de promesses.
17:08Et aujourd'hui, la France en a marre.
17:12Les gens en ont marre.
17:13Bien sûr.
17:13Les victimes en ont marre.
17:15Les parents des victimes en ont marre.
17:18Et je dois dire qu'il y a des difficultés structurelles énormes.
17:21Bien sûr, il y a un manque de moyens.
17:23Il y a un manque d'effectifs, de magistrats, de services de police.
17:27Mais quand une de mes clientes est allée un vendredi à 17h,
17:31dire j'ai envie de porter plainte parce que là, j'en peux plus,
17:34et qui avait été traînée par une de ses amies et qu'on lui a dit
17:36mais revenez lundi, et entre vendredi et lundi, il peut s'en passer des choses.
17:40Bien sûr.
17:41Donc, il y a vraiment des difficultés structurelles énormes.
17:44Il y a un manque de coordination aussi, entre les différents protagonistes.
17:49Les services de police ne vont pas forcément faire tout de suite,
17:52et je m'en excuse, le lien avec le parquet, etc.
17:57On perd du temps, on perd les preuves.
18:00Donc, tout ça doit être coordonné avec effectivement des outils.
18:04Des outils informatiques.
18:05On peut avoir ces outils informatiques.
18:07Si on tape le nom d'une personne, on devrait pouvoir remonter à son quasi-remonté
18:13à son historique.
18:15Pas du tout.
18:16Donc, moi, je trouve qu'il y a une responsabilité, déjà individuelle,
18:20qui doit sensibiliser chaque personne qui est intéressée dans une affaire.
18:26Dans une affaire, un dossier ne se construit pas tout seul.
18:28Il y a des personnes individuelles.
18:30Et prendre en main son travail.
18:32Ne pas dire, là, je pars.
18:34Ne pas dire, là, je vais aller en congé.
18:36Non, quand il y a des choses à faire, moi qui suis avocat,
18:40eh bien, je ne pars pas forcément quand j'en ai envie.
18:43Quand mes affaires sont terminées ou quand il y a moins d'urgence.
18:46Oui, vous êtes avocate.
18:47Si vous êtes mon avocate et vous me dites,
18:48attendez, je pars 15 jours au soleil, j'ai envie de montrer mon dossier,
18:52vous le défendiez.
18:53C'est un peu la même chose.
18:54Je dois dire que chacun doit prendre ses responsabilités.
18:57Et il doit y avoir, effectivement, des sanctions.
18:59Et quand on parle de sanctions pour les magistrats,
19:01oui, parce que pourquoi les magistrats vivent en toute impunité ?
19:06Ils peuvent rendre les décisions qu'ils veulent, quand ils veulent.
19:09Et comme ils veulent, ils peuvent prendre un dossier.
19:11Quand ils leur chantent, eh bien, moi, je dis non.
19:14Non, il faut avoir de la conscience professionnelle, comme tout un chacun.
19:17Joseph, on a très rapidement, très rapidement parlé de scandale d'État.
19:23Et on a vu la mobilisation de Laurent Nunes, de Gérald Darmanin,
19:25qui a reconnu tout de suite, qui a eu le courage de dire,
19:28ben voilà, ça s'est mal passé.
19:31Et il a exprimé ses excuses.
19:34Mais c'est vrai que, et comme le disait très justement Michel Coriot,
19:37et on l'a perçu hier, moi, ce qui m'a frappé,
19:39c'est ces témoignages que toutes nos équipes ont pu recueillir,
19:43qu'on était un jour d'obsèques.
19:44Et certains remettaient sur la table la peine de mort.
19:47Donc, il n'y a pas de discussion là-dessus.
19:49Il n'y a pas de peine de mort en France.
19:50Mais j'insiste là-dessus, parce que ses propos étaient très forts hier.
19:54Le scandale d'État, il est là, et depuis longtemps.
19:57Quand, Gabriel Attal, vous avez raison, on se demande ce qu'il a fait
20:01quand il était Premier ministre.
20:03Quand il dit, il faut lutter les crimes contre les mineurs.
20:07L'État est responsable d'un certain nombre de mineurs
20:10qui sont placés dans l'aide sociale en France.
20:12Il y a un rapport parlementaire d'avril 2025, c'est pas vieux,
20:16qui nous dit que sur ces mineurs, 20 000 sont prostituées.
20:2020 000 sont prostituées.
20:22Ils sont sous la responsabilité de l'État.
20:25Alors, si on ne priorise pas, et à la fois,
20:29il y a une responsabilité individuelle et collective,
20:32la responsabilité individuelle, c'est la personne qui voit arriver une plainte,
20:35comme on l'a vu, le viol d'un enfant avec certificat médicaux,
20:39et la plainte, elle prend son tour normal,
20:41c'est pas la même chose qu'un bride de glace avec le vol d'un autoradio.
20:44Donc là, individuellement, les personnes, les magistrats,
20:48doivent prendre en compte et prioriser ces dossiers
20:51qui sont particulièrement difficiles, particulièrement durs.
20:54Humainement, c'est prioritaire.
20:56Et collectivement, l'État, depuis des années, laisse faire.
20:59Aide sociale en France, vous vous rendez compte ?
21:01Des enfants.
21:02Le dossier parlementaire nous dit que des enfants,
21:05dès l'âge de 11 ans, sont prostitués.
21:07Des enfants qui sont sous la responsabilité de l'État,
21:10donc qui ont été sous la responsabilité de M. Attal
21:13quand il était Premier ministre.
21:14Alors, je ne sais pas si vous avez lu cette interview
21:17chez nos confrères du Figaro,
21:19mais puisque vous avez fait référence au fait qu'il était Premier ministre,
21:23mais j'ai noté cette phrase.
21:25Il faut aller redire les peines.
21:26Il n'y a pas de, en même temps, possible
21:29sur les questions de sécurité et de justice.
21:31Ça, si ce n'est pas un petit coup de canif à Emmanuel Macron,
21:35politique d'en même temps, on l'a souvent caricaturé sur nos plateaux.
21:38Et ça me fait penser, moi, à ce qu'a dit à Emmanuel Macron sur cette affaire-là.
21:42Évidemment.
21:43Donc, il a reconnu qu'il y avait des dysfonctionnements,
21:45mais il a dit qu'il faut éviter toute démagogie
21:48et attendre la conclusion des enquêtes.
21:50Et je pense que cette interview de Gabriel Attal
21:55n'est pas à son honneur.
21:56Pourquoi ? Parce qu'il est encore trop tôt.
21:58Et effectivement, j'ai l'impression qu'elle porte un peu
22:01des relents de démagogie ou d'objectifs...
22:03Et tous les politiques annoncent des choses.
22:04Tous les politiques. Tous.
22:06Oui, mais sauf que là, c'est trop tôt.
22:06Il y a une famille qui est en deuil, il y a une petite...
22:08Et je rappelle, effectivement...
22:09Et on n'a toujours pas le résultat de l'autopsie.
22:11C'est ça. Et puis, alors, après, on peut aller dans la surenchère,
22:13effectivement, comme il a fait.
22:15Un parquet pour les fédophiles, un parquet, on a déjà, pour les mineurs.
22:17Bien sûr.
22:18Et puis, quoi, c'est terrible.
22:20Et vous savez quoi ? Ça sent 2027.
22:21Donc, il faut occuper le terrain.
22:23Et puis...
22:23Je rappelle que 2012, il y a une marina.
22:252013, etc.
22:36Bien sûr.
22:36Le fait, la criminalité, mais surtout, par le dysfonctionnement et ce que l'État avait fait.
22:41Vous le dites à juste titre sur la peine de mort.
22:44Eh bien, sur le terrain, que disent les pères, en tout cas les hommes ?
22:57Bien sûr.
22:58Les gens se sentent...
22:59Les gens, ils sont à bout.
23:00Ils sont à bout.
23:01À bout.
23:01Et lorsque vous faites vos courses, sachant le métier que je fais,
23:04quand je suis interpellé par les commerçants, tout le monde me parle de ça.
23:07Et c'est important d'écouter ce que dit le peuple.
23:08Bien sûr.
23:08Et puis, l'inquiétude des familles, des grands-parents sur leurs enfants qui font l'école
23:12et qui incitent finalement leurs enfants qui sont plus grands à les mettre en Espagne ou ailleurs.
23:16Je discutais hier, justement, de ça.
23:18Allez, on poursuit nos échanges.
23:19Dans quelques instants, on marque une première pause.
23:20A tout de suite.
23:21Restez-nous fidèles.
23:2514h30, nous poursuivons nos échanges, nos débats.
23:28Nous parlions du jour d'après.
23:30Le jour d'après, les obsèques de l'IANA qui nous ont tous touchés profondément.
23:34Évidemment, quel discours également du maire de Florence.
23:39Incroyable.
23:39Il y a toujours les mots justes.
23:41Et puis, surtout, ce qui m'a frappé toujours, c'est cette dignité de la famille.
23:45Incroyable.
23:46Comment rester autant digne après ce qu'ils viennent de vivre.
23:50En tous les cas, la collègue ronde.
23:51On l'a un peu abordée en première partie d'émission.
23:54Et c'est vrai que ça porte un coup sévère à la justice avec un grand J.
24:01Je parle devant vous, cher maître Jénine Bonadjunta.
24:07Et je voudrais vous faire référence à ce sondage, puisque 70% des Français ont une mauvaise opinion de l
24:15'univers de la justice.
24:17C'est 14 points de plus qu'en février.
24:19Et c'est un sondage Odoxa-Backbone pour le Figaro.
24:22Mathilde Ibanaise nous détaille tout ça.
24:26C'est un sondage Odoxa-Backbone pour le Figaro qui met en cause la justice, mais aussi le gouvernement.
24:32Les Français se montrent très critiques envers le ministre de la Justice.
24:3639% souhaitent voir Gérald Darmanin démissionner contre 59% qui s'y opposent.
24:42Alors, selon les Français interrogés, y a-t-il oui ou non des responsabilités dans l'affaire Liana ?
24:46Le verdict est sans appel. 89% des sondés estiment que les services de justice locaux portent une responsabilité dans
24:54cette affaire.
24:55Même constat pour les services de gendarmerie locaux jugés responsables par 80% des personnes sondées.
25:01Du côté du gouvernement, les critiques sont également nombreuses.
25:0474% des sondés estiment que Gérald Darmanin porte une part de responsabilité dans l'affaire Liana.
25:10Ils sont 65% à pointer du doigt Laurent Nunez, 64% cite Emmanuel Macron et 59% mettent également
25:19en cause Sébastien Lecornu.
25:20Mais c'est avant tout la justice qui concentre les reproches.
25:23Pour 83% des Français interrogés, elle n'est pas suffisamment sévère.
25:2883% estiment également qu'elle ne fonctionne pas correctement.
25:3286% jugent que les peines prononcées ne sont pas correctement exécutées.
25:36Et ce chiffre, 91% considèrent que les délais de justice sont trop longs.
25:41Dans le détail de l'affaire Liana, le constat est encore plus sévère.
25:4590% des sondés estiment que la justice a dysfonctionné.
25:49Pourquoi ce drame est-il survenu selon eux ?
25:52Pour 42%, la justice manque avant tout de moyens.
25:56Mais une majorité, 56%, pointent plutôt la responsabilité individuelle d'un ou plusieurs magistrats.
26:03Janine, sans surprise.
26:04Sans surprise, les gens commencent à comprendre qu'on ne bouge pas.
26:09Déjà, c'est difficile.
26:11Moi, je prends mes exemples dans mon cabillet d'aller déposer une plainte.
26:14C'est déjà très compliqué.
26:15On n'est pas forcément bien reçu, contrairement à ce que l'opinion publique...
26:20On veut faire croire à l'opinion publique.
26:21Et une fois qu'on a déposé plainte, qu'est-ce qu'il y a ?
26:24La plupart du temps, dans 90% des cas, un classement sans suite.
26:29Classement sans suite, pourquoi ?
26:30Parce qu'on n'a pas fait le nécessaire.
26:32Une plainte, quand on la dépose, c'est déjà un premier pas.
26:35Mais ensuite, il faut faire une enquête.
26:37Il faut enquêter.
26:38On donne le nom des témoins, directs ou indirects, qui ont pu constater des faits ou qui ont pu entendre
26:43parler des faits.
26:43On n'interroge pas ces témoins.
26:45Donc, on s'arrête là.
26:46Classement sans suite.
26:47Le parquet arrête là.
26:48Et moi, je trouve que c'est très désolant.
26:50Parce que les gens restent avec leur rancœur, avec leur souffrance.
26:54Et des souffrances terribles.
26:56Des mineurs ont porté plainte.
26:58Des mères ont été accusées parce que les mineurs ont porté plainte, contre un parent, contre un père, etc.
27:05En disant, mais c'est de l'aliénation parentale.
27:07Et elles se trouvent, elles aussi, confrontées à des erreurs de justice.
27:11Et confrontées à une incompréhension de toutes.
27:14Donc, il y a des dysfonctionnements.
27:15C'est une certitude.
27:16Un manque de formation.
27:18C'est une certitude.
27:19Contrairement à ce que l'on dit.
27:20On dit, on va donner des cours, etc.
27:21On a bien vu ce que ça donnait avec des femmes qui étaient victimes de violences conjugales.
27:25On a dit que tout était parfait.
27:27Non, ça n'est pas parfait du tout.
27:29Bien au contraire.
27:30On n'a absolument pas les codes quand on les reçoit.
27:33On ne comprend pas ce qu'elles ont vécu.
27:35Elles n'ont pas une attitude telle qu'il pourrait apparaître de non-victime.
27:40Mais qu'est-ce que ça veut dire ?
27:41Vous n'apparaissez pas comme une victime.
27:43C'est quoi ?
27:44Donc, ce sont des a priori, des incompréhensions totales.
27:47Et aujourd'hui, je crois qu'il faut reprendre vraiment de la base tous les principes.
27:53Et ça doit être vraiment structurel pour qu'on arrive vraiment à se faire entendre.
27:58et surtout à condamner les prédateurs.
28:01Parce que là, c'est un gros chaos dans la France.
28:05On ne sait plus qui est qui, en fait.
28:07Et avoir des données, soit pour un employeur qui sache à qui il a affaire avant d'embaucher une personne.
28:14Notamment, on a vu ces drames avec les enfants en maternelle.
28:18C'est catastrophique.
28:20Donc, tout ça doit être vraiment considéré de manière extrêmement sérieuse.
28:24On n'est pas là pour prendre le café entre 10h et 11h.
28:28Ou le café entre 14h et 15h.
28:30Non.
28:30On est sur le terrain.
28:32On travaille.
28:33Et on se donne à fond.
28:34Et on a un dialogue.
28:35Et chacun a une responsabilité à assumer.
28:38Ce n'est pas se cacher derrière l'autre.
28:40Chacun, à son niveau, doit être considéré comme responsable.
28:44Michel, votre regard sur...
28:46Pas de surprise, vous non plus.
28:47Non, pas de surprise.
28:48Vous savez, je fais partie d'une organisation syndicale que vous connaissez bien,
28:51Alliance Police Nationale.
28:52Dont le secrétaire général a dit que le problème de la police, c'était la justice.
28:56C'est vrai aujourd'hui.
28:57Mais en plus de ça, ça devient aussi le problème de nos concitoyens,
28:59qu'il exprime très clairement.
29:00Et c'est très dérangeant, puisqu'il faut rappeler que la justice est rendue au nom du peuple.
29:04Donc c'est vraiment un problème de confiance qui s'érode de plus en plus aujourd'hui.
29:08Et qui s'accentue.
29:10Les policiers le vivent depuis de trop nombreuses années.
29:12Les citoyens s'en rendent compte.
29:14Et à un moment donné, il va falloir prendre des mesures.
29:15Alors il y a une problématique de moyens qui est générale.
29:18Que ce soit du côté des forces de l'ordre ou de la justice.
29:21Mais ça n'explique pas tout.
29:22Il y a aussi, il faut le dire aussi clairement, une question d'idéologie, parfois aussi.
29:26Qui fait que la sanction, il faut vraiment que ce soit le dernier recours de tout.
29:29On voit notamment au travers de la justice des mineurs, mais pas que.
29:33On peut s'intéresser aussi aux condamnations qui ont lieu dans les cas vous cités, par exemple.
29:38Qui ne sont pas toujours à la hauteur, il faut le dire aussi.
29:40Et donc tout ça fait qu'aujourd'hui, les citoyens, les Français n'ont plus confiance en leur justice.
29:44Et c'est évidemment terrible.
29:45Et là aussi, il va falloir bouger les meubles.
29:47Mais il faut tout revoir du sol au plafond.
29:49Indiscutablement, Joseph.
29:51En fait, ce que demandent les Français, c'est que l'État fasse son travail.
29:54L'État, c'est d'abord le régalien.
29:56La sécurité et la justice.
29:59Et on s'aperçoit que, alors ce n'est pas que ce gouvernement, ça fait des décennies que ça s
30:04'aggrave.
30:05La sécurité et la justice.
30:07Ça fait partie des priorités des Français.
30:09Bien sûr.
30:10Et ne sont plus correctement assurés.
30:12Ça touche d'abord évidemment les plus faibles.
30:14Les plus faibles, on le voit, ce sont les enfants.
30:15Mais les personnes âgées.
30:17Une personne âgée qui se fait agresser dans la rue, elle ne sort plus de chez elle.
30:22On doit peut-être tous en connaître des cas.
30:24En tout cas, moi j'en connais de personnes qui pourraient sortir, qui n'osent plus.
30:29Elles ont la crainte.
30:30Elles ont peur.
30:31Et les individus qui les ont agressés, en fait, on peut retrouver les endroits où ils sont, à proximité de
30:36la gare.
30:37Mais la police n'a pas le temps.
30:39La police, on leur demande, etc.
30:41Il y a un problème de moyens et un problème de volonté politique.
30:44C'est une association police-justice.
30:45Mais quand un syndicat qui pèse énormément chez les magistrats a toute sa conception sur ne soyez pas équitable, ne
30:55soyez pas juste.
30:57C'est le syndicat de la magistrature.
30:59Dans ses fondamentaux, au début, c'est ce que ces juges, on leur apprend.
31:03Ne soyez pas équitable.
31:05Non.
31:06Ce que demandent les Français, quelles que soient nos origines, nos convictions, notre richesse ou pas notre richesse,
31:11c'est que la justice soit rendue.
31:14Et on s'en portera tous mieux.
31:16Mais un dernier mot sur le sujet.
31:17Oui, vous avez dit qu'il faut tout refaire du sol au plafond.
31:19Oui, c'est ce que plusieurs personnes disent.
31:21Parce que là, effectivement, il y a une responsabilité individuelle.
31:24Mais il y a aussi un problème structurel.
31:26D'un côté, les magistrats disent qu'on croule sous les procédures.
31:30On nous demande à chaque fois de donner de la priorité à des nouvelles procédures pénales.
31:36D'un côté, les jeunes qui font de plus en plus...
31:38Donc, eux aussi, ne savent plus exactement à quel sens se vouer.
31:41On ne peut pas faire de prévention sans sanction.
31:44Et on ne peut pas faire de sanction sans de prévention.
31:46Parce que les deux seront faillibles l'un sans l'autre.
31:50Ça, c'est le premier point.
31:51Deuxième point, sur ce sondage que vous mettez,
31:56il y a aussi le fait, et je suis étonnée,
31:58que les personnes interrogées mettent en cause également la gendarmerie locale à plus de 80%.
32:04Ce fait m'étonne parce que je pensais justement que la population avait quand même davantage confiance dans...
32:09Oui, mais peut-être qu'il y a un lien également à cette affaire.
32:12Il y en a, puisqu'on a évoqué les gendarmes,
32:14à qui ils feront un hommage aussi,
32:16parce qu'ils feront un travail tout comme les policiers.
32:19Mais pourquoi c'est symptomatique ?
32:20Parce qu'en fait, on lit tout ça.
32:22Et qu'aujourd'hui, les gens remettent en cause l'ensemble du système.
32:25C'est pour ça que je vous dis, il faut absolument que nos politiques prennent conscience.
32:30Parce qu'on n'a pas encore le résultat de l'autopsie,
32:32mais on peut craindre le pire.
32:34Et vous allez voir, la tension, elle est palpable.
32:36En tout cas, Gérald Darmanin parle déjà, lui, d'immenses échecs.
32:39Oui, bien sûr.
32:40Il l'a dit.
32:40Et d'ailleurs, vous avez vu dans ce sondage,
32:42alors que certains de ses collègues politiques demandent sa démission.
32:44Non, pas tant que ça en fait.
32:47Contrairement.
32:48Ils sont, je n'ai plus le chiffre en tête là,
32:50ils sont que 39% à réclamer son départ,
32:5259% des Français souhaitent qu'il conserve sa place.
32:55Parce qu'il a quand même un crédit de confiance auprès de la population.
32:59Mais cette affaire reprend pas mal de choses.
33:02C'est aussi le questionnement de la chaîne de signalement,
33:05de la parole de l'enfant.
33:06Vous le disiez, qu'est-ce qu'on fait avec ?
33:08Qu'est-ce qu'on fait pendant ?
33:09Qu'est-ce qu'on fait après ?
33:10C'est la minimisation.
33:11Vous savez, à l'école, par exemple, il y a certains collègues,
33:13même en primaire, même en maternelle,
33:15qui se font agresser par des petits.
33:17Mais ces enfants-là, en fait, on ne les isole pas,
33:19on ne les prend pas en charge,
33:20parce qu'on voit qu'il y a déjà un souci.
33:22Et qu'est-ce qui se passe ?
33:23Eh bien, c'est le représentant de l'État qui se met en maladie
33:25ou qui se met en burn-out ou qui se met de côté.
33:27Je parle en connaissance de cause, je parle d'événements sur le terrain.
33:30C'est lié parce que c'est un fait qu'on minimise.
33:32Donc, soit les représentants de l'État,
33:34que je suis également, mais qu'un magistrat également est,
33:38on est fatigué, lassé,
33:40ou alors on se dit à qui on doit se plaindre.
33:42Et du coup, on a un espèce d'enchevêtrement des événements.
33:47Et l'assitude générale est globale,
33:50mais les comptes, il faut que quelqu'un paye,
33:52il faut qu'il y ait des comptes, pas individuellement,
33:53sur l'ensemble du système et globalement,
33:56l'ensemble de la structure.
33:58Et ce problème-là, c'est aussi le problème de l'école,
34:01c'est le problème de la justice,
34:02c'est le problème des familles également,
34:04parce qu'il ne faut pas non plus minimiser la part de responsabilité.
34:07Alors, pas dans le cas de l'IANA,
34:08mais dans le cas global dont on a évoqué les faits.
34:11La justice, l'école, la police, les familles,
34:14l'ensemble de l'administration également,
34:16les municipalités qui recrutent à tout val,
34:19on l'a vu dans le scandale de Paris.
34:20Donc, c'est l'ensemble de ce système-là qui doit travailler ensemble.
34:24Mais également, là, aujourd'hui,
34:24vous parliez de traumas auprès des enfants.
34:27Dans certaines classes, les enfants n'osent pas aller à l'école,
34:29les langues ne se délient pas.
34:31Combien d'enfants ont besoin de psychologues et n'y vont pas ?
34:33Je vous dis ça parce qu'encore une fois,
34:35il y a trois jours...
34:36Je n'appelle que vous êtes enseignante.
34:38Oui, depuis ce drame, une grand-mère me disait
34:40« Là, ma fille, parce qu'il y a eu ça,
34:42elle s'est mise à parler à l'école ».
34:43Alors, c'est peut-être des choses, pour nous,
34:45qui sont minimes, qui ne sont pas très graves,
34:47mais qui, pour un enfant de 5, 6, 7, 8, 9 ou 10 ans,
34:50peuvent créer des traumas à vie
34:52et engendrer sur sa scolarité et son devenir d'adulte.
34:57Michel Corré, vous parlez de la justice des mineurs.
35:00J'aimerais vous renvoyer vers une interview
35:01du préfet de police de Paris, dans les colonnes du Parisien.
35:05Il dit que c'est l'ultra-vulence de l'ultra-jeunesse.
35:08Il tire la sonnette d'alarme,
35:11et notamment avec les matchs de la Coupe du Monde
35:14qui vient de débuter.
35:16Ce n'est pas très rassurant,
35:17c'est le moins qu'on puisse dire,
35:18mais c'est un constat si évident.
35:20Anaïs Bauché nous raconte tout ça,
35:21et je vous fais réagir.
35:24L'ultra-violence de l'ultra-jeunesse,
35:26c'est l'inquiétude majeure du préfet de police de Paris,
35:29exprimée ce samedi dans les colonnes du Parisien,
35:31quelques jours après les débordements violents,
35:33lors de la finale de la Ligue des Champions.
35:35La part des mineurs dans les manifestations ne cesse de croître
35:38et leur âge ne cesse de baisser.
35:40J'ai vu des commerces dévalisés après la finale de la Ligue des Champions
35:44où des gamins de 11 ans étaient assis sur les caisses,
35:46en train de boire de l'alcool tranquillement, sans aucune peur.
35:49Une violence également très présente dans la vie quotidienne.
35:52On observe également une augmentation des home-jacking
35:55avec des agressions très violentes dans les domiciles,
35:58toujours réalisées par des jeunes, voire des très jeunes.
36:00Cette ultra-violence de l'ultra-jeunesse
36:03avec des bouteilles d'acide ou des bombes agricoles est préoccupante.
36:06Le préfet de police pointe la responsabilité des réseaux sociaux
36:09dans la montée de la délinquance juvénile.
36:10Il pointe également du doigt le laxisme de certains parents
36:13face aux comportements violents de leurs enfants.
36:15Il est fort de café de faire porter au préfet de police
36:18la responsabilité de mineurs de plus en plus jeunes
36:20qui manquent d'autorité chez eux
36:22et qui visent les policiers avec des mortiers.
36:24Alors que la Coupe du Monde vient de débuter,
36:26le préfet assure être vigilant face aux éventuels débordements
36:29après certains matchs.
36:30Pour augmenter le taux d'élucidation des affaires,
36:32il envisage une solution majeure,
36:34le développement massif de l'intelligence artificielle.
36:37Et s'il y en a un qui connaît bien l'ultra-violence
36:40de cette ultra-jeunesse, c'est bien vous, hein, Michel ?
36:42Oui, écoutez, les policiers sont en première ligne
36:45tous les jours pour y faire face.
36:46Ce que dénonce le préfet de police, à juste titre,
36:49c'est la réalité que vivent nos collègues
36:51depuis de trop nombreuses années.
36:53Je regarde un peu les statistiques.
36:54En 1990, il y avait à peu près une centaine de milliers
36:57de faits délictuels et criminels commis par des mineurs.
37:00Aujourd'hui, on est à plus de 200 000 par an.
37:02C'est vous dire un peu la problématique qui est...
37:06La montagne qui est face à vous.
37:08Exactement.
37:09Et voilà.
37:10Alors, le problème de cette interview,
37:11c'est qu'on parle des symptômes, toujours.
37:14On ne parle pas du traitement.
37:16Mais le problème de fond, c'est que les symptômes,
37:18les constats, les Français n'en peuvent plus.
37:20C'est ça.
37:21Et on le dit, on le répète sur ces plateaux.
37:24On risque peut-être urgent de prendre des bonnes décisions
37:27parce que c'est bien de tirer la semaine d'alarme,
37:29mais un, c'est pas rassurant.
37:30Et puis surtout, ça n'apporte pas de réponse
37:32aux inquiétudes des Français.
37:33Le préfet de police, il est très engagé dans ses fonctions.
37:35C'est pas ça le sujet.
37:36Mais on sent bien que les mesures qu'il peut prendre à son niveau,
37:38elles sont quand même très limitées.
37:39Il expliquait dans son interview qu'il allait envoyer une lettre
37:42aux parents des mineurs délinquants.
37:44Bon, je suis désolé, mais ça n'a pas beaucoup rassuré
37:45mes collègues qui sont tirés par des mortiers
37:47aussi pendant les manifestations.
37:49Donc, il y a un grand absent aussi dans son interview.
37:52C'est la justice.
37:53Alors, je comprends, c'est pas son rôle de parler de ça.
37:55Mais on parle de responsabilité des parents
37:57et il a raison de le faire.
37:58Parce que c'est insupportable de voir des mineurs de 11 ans
38:00en train d'attaquer des policiers en pleine nuit.
38:02Donc, il a bien raison de le faire.
38:03Mais pour autant, on ne peut pas s'épargner de parler de la justice
38:05dans ce débat-là.
38:06Parce que la vérité, c'est que ces mineurs,
38:07ils n'ont peur de rien.
38:08Ni des policiers, ni de la justice, ni de leurs parents.
38:11Et s'ils passent par la case de prison,
38:12ça sera fait un honneur pour eux.
38:15Exactement.
38:16Et je parle que je gouverne.
38:18On est plus fort parce qu'on est allé en prison.
38:21On accumule tous les jours.
38:22C'est comme attaquer les policiers,
38:25faire partie d'un trafic de stupéfiants.
38:27Enfin, tout ça, c'est des trophées.
38:28C'est insupportable.
38:29Aujourd'hui, il y a une ordonnance de 1945
38:31qui prévoyait la justice des mineurs
38:32qui s'est transformée en 2021.
38:35Mais on est toujours dans cette même état d'esprit
38:37en disant la sanction qu'on a passe à passe,
38:39c'est l'éducation, l'éducation, l'éducation.
38:40Sauf qu'un mineur de 1945,
38:42ce n'est pas un mineur de 2026.
38:43Non, l'associé, ça ne nous a pas échappé
38:46à bien changer.
38:47Janine ?
38:48Il y a une démission des parents, quelque part,
38:51mais il y a aussi un exemple de l'État
38:53qui démissionne quelque part aussi,
38:55qui ne donne pas...
38:56Les signaux ne sont pas bons.
38:58Voilà, donc c'est vrai que tout le monde est perdu.
39:00Tout le monde est perdu
39:01et ça nécessite de remettre un réajustement
39:04face à toutes ces difficultés.
39:06Il y a les mineurs, il y a les pédophiles,
39:08il y a aussi des sanctions qui sont données
39:10à ces pédophiles qui ne sont absolument pas
39:14excessives, dits sévères.
39:15Ça, il faut bien assister.
39:16Je n'ai jamais compris pourquoi un violeur d'enfant
39:19était moins puni qu'un escroc ou qu'un autre.
39:24C'est l'avocate qui parle en plus.
39:27Oui, donc c'est extrêmement inquiétant.
39:29Donc déjà, donner des bonnes bases,
39:31une bonne structure, des bonnes règles
39:33et puis surtout à ne pas dépasser sous peine d'eux.
39:36Mais là, c'est le chaos.
39:38Le problème, c'est que la prison ne fait pas peur.
39:39On est d'accord là-dessus ?
39:40On est d'accord parce que les outils
39:43qui sont saignés en prison ne sont pas les bons.
39:47C'est-à-dire qu'on croupit dans une cellule,
39:49on ne vous donne pas la possibilité
39:51d'aller plus haut ou d'aller plus loin.
39:53Il y a très, très peu de personnes
39:54qui s'en sortent en sortant.
39:56Il y a très peu qui s'y ont aussi.
39:57Pardon ?
39:58Il y a très peu qui s'y ont aussi.
39:59Il y a aussi.
40:01En fait, il y a de multiples causes.
40:04Joseph.
40:04Il y en a qui sont principales.
40:06On parle beaucoup des réseaux sociaux.
40:08Effectivement, des enfants qui sont laissés très jeunes,
40:11tout seuls, avec leur portable, etc.,
40:14et qui voient tout et n'importe quoi,
40:16notamment au niveau sexuel,
40:19ça va amener des déviances.
40:20Et au niveau violence,
40:22la violence devient une habitude,
40:23quelque chose de normal.
40:24Et en plus, quand on est jeune,
40:25quand on est enfant,
40:26on a une séparation avec la réalité.
40:29Et donc, le monde virtuel,
40:31tout devient virtuel.
40:33Et quand je suis violent avec les autres,
40:35ça fait partie du monde virtuel.
40:36C'est une des causes...
40:37Ce sont les nouvelles règles, en fait.
40:39C'est ça.
40:39Ce qui veut dire qu'il y a le rôle de la famille
40:41quand la famille existe encore.
40:42Oui.
40:43Quand je reprends l'exemple de tout à l'heure
40:45sur ces milliers d'enfants
40:47qui sont confiés à l'État,
40:49et là, il n'y a pas la famille,
40:50mais l'État ne fait pas son travail.
40:53Mais en même temps,
40:54sur cette jeunesse,
40:55qu'est-ce qu'on lui offre
40:56comme perspective ?
40:57Dans un monde matérialiste,
40:59qu'est-ce qu'on lui offre
41:01comme élévation ?
41:03Mais rien, c'est un enfermement.
41:04En fait, leur aventure,
41:06leur champ d'aventure,
41:07c'est d'aller trouver des mortiers
41:09pour les lancer contre la police.
41:11Ça, c'est de l'aventure.
41:12Ça, ça les grandit pour eux.
41:13C'est une erreur,
41:14mais on les laisse...
41:15En fait, on les abandonne.
41:18Et ils ont leur part de responsabilité.
41:21À chaque moment,
41:22quand on fait quelque chose
41:23qu'on n'a pas le droit de faire,
41:24la sanction doit tomber.
41:25Plus la sanction tombera vite,
41:28les jeunes et tôt,
41:29mieux ça sera.
41:31Mais qu'est-ce que notre société leur offre ?
41:33Réfléchissons bien à ça.
41:34Si le bonheur,
41:35c'est de se promener le dimanche
41:37dans les centres commerciaux,
41:38je comprends qu'il y ait des gamins
41:40qui trouvent le bonheur ailleurs,
41:42même si c'est mal.
41:43Et on parle de responsabilité des parents, Myriam.
41:45Et souvent, vous, en tant qu'enseignante,
41:47on dit,
41:48allez, on vous passe le bébé.
41:50Et c'est trop tard.
41:51Ce n'est pas votre rôle non plus
41:53en tant qu'enseignant.
41:54Alors, ce n'est pas notre rôle.
41:55On n'est pas outillés pour ça.
41:57Et en plus,
41:58ce n'est pas dans la philosophie
41:59aujourd'hui de la politique.
42:00Mais trop souvent,
42:01certains parents disent,
42:02bon, on va voir,
42:03les profs,
42:03ils vont régler le problème.
42:04Mais non.
42:05Alors, dans certains cas,
42:07on arrive à les associer
42:08quand il y a sanction,
42:09quand il y a anomalie.
42:10Mais c'est vrai que généralement,
42:12quand on enfant des vies,
42:13c'est que les parents sont
42:14soit absents,
42:15soit ils ont également
42:16eu des difficultés.
42:17Ils ne savent plus également
42:18à quel sein se vouer.
42:19Mais il y a un affaissement,
42:20et ça, c'est certain,
42:21il y a un affaissement
42:22du cadre éducatif.
42:23Il y a également,
42:24on a, je crois,
42:26cédé sur plusieurs choses.
42:27On est plus exigeant à l'école,
42:29on est moins exigeant
42:29parce qu'il a fallu
42:30être bienveillant.
42:31Chacun a une traduction
42:32de la bienveillance
42:34à sa manière.
42:35Chacun a son degré
42:36de tolérance.
42:37Et ce qui est certain,
42:38c'est que justement,
42:39on constate dans le corps enseignant,
42:41parmi les cadres éducatifs,
42:43qu'il y a une lassitude,
42:44qu'il y a une espèce
42:45de démission
42:46parce qu'on n'a pas le force,
42:47parce qu'on n'a pas suffisamment
42:49de force également.
42:50Et puis, on a,
42:51il faut le dire,
42:52je suis déjaudée de le répéter,
42:53mais il y a ce fameux grédo,
42:55donc ne pas faire de vagues.
42:56Vous savez,
42:57quand un professeur
42:57a de mauvais résultats
42:58ou quand dans sa moyenne de classe,
43:00on est à 12 au lieu de 14,
43:02ce n'est pas la faute des élèves,
43:03voyez-vous,
43:03c'est que le professeur
43:04fait mal son travail.
43:04Bon, c'est ce grédo-là aussi
43:07qu'il faut,
43:07c'est ces tabous
43:08qu'il faut remettre en cause
43:10et casser.
43:11Donc, à un moment,
43:11il faut mettre les responsabilités
43:12en face de chacun,
43:13mais vous disiez,
43:14le constat,
43:15il est certain.
43:16Aujourd'hui, par exemple,
43:17sur le dernier événement,
43:18la célébration du PSG,
43:20on constate que plus d'un tiers
43:22des jeunes impliqués
43:23sont mineurs.
43:24Bon, là, on le reconnaît,
43:25mais vous aviez dit,
43:26il faut prendre les bonnes décisions.
43:27La question, c'est
43:28qu'est-ce qu'une bonne décision ?
43:29Parce que les décisions,
43:30on en prend.
43:31Aujourd'hui, dans la justice,
43:32on a cette lecture pénale
43:34où on voit bien
43:35que les procédures
43:36sont un peu plus rapides,
43:37les sanctions sont plus lourdes,
43:40mais est-ce que c'est suffisamment
43:41mis en place ?
43:41Et puis, on a cette lecture sociale
43:42qui crie,
43:43il faut faire plus des préventions,
43:44il faut mettre en place
43:45plus d'encadrements.
43:46Mais l'un sans l'autre,
43:47ça ne fonctionne pas.
43:48Il va falloir changer les choses,
43:50les amis.
43:50C'est un peu la conclusion
43:51de cette émission.
43:52Merci de m'avoir accompagné
43:53durant ce 14-15.
43:55Merci à l'équipe
43:56qui m'ont entouré,
43:57David Brunet,
43:57Sabouina,
43:58Sarah Gaudron,
43:59Alison Blanc,
44:00Noemi Aradi pour l'info,
44:01Stéphane Fattoreto
44:02pour la programmation.
44:02Merci bien sûr
44:03aux équipes en régie.
44:04Tout de suite,
44:05c'est Michael Dos Santos
44:06et moi,
44:06j'aurai le plaisir
44:07de vous retrouver
44:07à 17h pour Punchline.
44:09A tout à l'heure.
44:10Merci.
44:12Merci.
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