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Thierry Cabannes reçoit les acteurs de l'info du jour, des experts et nos journalistes dans #MidiNewsWE
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00:00C'est jour de vote chez nous en France, c'est l'heure des municipales, le premier tour.
00:04Vous avez pu suivre ce matin sur CNews les votes d'un grand nombre de ténors politiques.
00:09Je rappelle quand même le taux de participation à midi, 19,37%, un premier tour assez faible,
00:16mais on y reviendra avec nos invités.
00:18Et puis l'autre actualité du jour aussi, c'est le conflit au Moyen-Orient, 16ème jour, oui 16ème jour.
00:23On va vous montrer les dernières images, on retrouvera nos équipes bien sûr sur le terrain.
00:27Donald Trump a exclu ce matin l'hypothèse d'un accord avec l'Iran malgré le coup de la guerre.
00:32L'armée iranienne dit avoir mené des frappes de drones en Israël contre une unité de police.
00:37C'est l'Iran qui exhorte les autres nations à s'abstenir de toute action pouvant étendre la guerre.
00:43Voilà quelques informations sur lesquelles nous reviendrons avec nos spécialistes qui m'entourent,
00:47que je présenterai dans quelques instants, mais tout de suite les toutes dernières informations.
00:50Et en ce dimanche, c'est vous, André Berthaud. Bonjour Audrey.
00:56Bonjour Thierry, bonjour à tous.
00:58Ce matin, Tel Aviv a de nouveau été frappé.
01:01Vous allez voir ces images, ces toutes dernières images qui montrent précisément l'impact de la frappe.
01:07Six impacts ont été relevés au total.
01:10Au moins trois personnes ont été légèrement blessées.
01:13Cette nuit, Rollon, tout près de Tel Aviv, a également été touchée.
01:16L'armée israélienne a assuré avoir mené des frappes de drones toute la nuit en Israël.
01:21Le chef de la diplomatie israélienne a affirmé qu'aucune négociation directe n'était prévue avec le Liban pour mettre
01:27fin à la guerre.
01:28La réponse est non, a déclaré le ministre, interrogé sur d'éventuelles négociations.
01:33Une source libanaise avait déclaré hier que des négociations étaient pourtant à l'ordre du jour
01:37et que des préparatifs pour la formation d'une délégation étaient en cours.
01:40Et enfin, regardez ces images publiées aujourd'hui par Tsaal.
01:45L'armée israélienne a mené des frappes aériennes à l'ouest de l'Iran.
01:49Des entrepôts de drones et des infrastructures militaires iraniennes ont été visées.
01:53Israël a déclaré ce matin avoir lancé une vaste vague de frappes dans l'ouest du pays
01:58contre des infrastructures du régime terroriste iranien.
02:02Merci Audrey. Nouveau point dans 30 minutes, comme dans toutes ces éditions spéciales.
02:06L'équipe du dimanche qui m'accompagne, Sarah Dorégui, journaliste.
02:09Bonjour Sarah Zouer, basse-bousse, politologue et spécialiste du Moyen-Orient.
02:13Soyez le bienvenu.
02:14Bonjour.
02:15Olivier Benkeemoun, pilier de cette émission.
02:17Naïma Mfadel, essayiste. Bonjour Naïma.
02:20Et Xavier Roffer, criminologue. Bonjour Xavier Roffer.
02:23Soyez le bienvenu vous aussi.
02:24On va donc commencer par cette actualité bien française.
02:28Les Français votent aujourd'hui. Je dis votent.
02:30Vous allez voir, ce n'est pas non plus la grosse folie, la grosse mobilisation
02:34qu'on pouvait espérer pour ce premier tour des municipales.
02:38À midi, la participation était de 19,37%.
02:42On va y revenir avec nos invités.
02:44Mais en attendant, depuis ce matin, vous avez pu vivre en direct les votes des principaux ténors politiques.
02:51Je parle sous votre gouverne, mon cher Olivier Benkeemoun.
02:54Tout d'abord, on a vu Emmanuel Macron au touquet.
02:59Sébastien Lecornu, vous voyez sur ces images.
03:03Édouard Philippe au Havre.
03:05On voit également, me semble-t-il, Gabriel Attal.
03:09Voilà, Gabriel Attal.
03:11Hop, ça y est, il a voté.
03:14Rachida Dati.
03:15Non, Jordan Bardella, tout d'abord.
03:18Jordan Bardella qui a voté.
03:20Monsieur Fort.
03:21Monsieur Fort.
03:22Et est-ce qu'on a Rachida Dati qui vote ou pas ?
03:24Non, on a monsieur Ciotti.
03:26Eric Ciotti qui a voté à Nice.
03:29Jean-Luc Mélenchon qui lui-même a voté tout sourire.
03:35Et voici donc Rachida Dati.
03:39Sans oublier Sarah Nafo.
03:42Toutes ces images que vous avez pu suivre en direct.
03:47Et donc voilà, on va prendre la direction du ministère de l'Intérieur si vous le voulez bien.
03:51On va retrouver Tanguy Hamon et Alexandra Bischoff.
03:54Bonjour Tanguy.
03:55Et je le disais, oui je le disais, c'est quand même l'information du jour.
03:57On pouvait espérer une participation plus forte et elle est relativement faible à la mi-journée Tanguy.
04:06Oui exactement Thierry, 19,37% de participation à midi.
04:12Alors c'est un point de plus que pour les élections municipales de 2020.
04:15Mais on s'en souvient que lors de cette année 2020, nous étions en période de Covid.
04:19A l'inverse, si on regarde par rapport aux élections de 2014 et 2008,
04:23eh bien on est à peu près à 4 points de participation en moins à la mi-journée.
04:28Alors dans le détail, c'est dans le sud que l'on s'est pour le moment le plus déplacé.
04:32Avec 30% de participation en Corse du Sud, suivi du département de l'Aude et des Alpes de Haute
04:38-Provence.
04:39A l'inverse, la région parisienne est en retard.
04:42Un peu moins de Haute-Provence, 10% de participation à Paris et seulement 10% de participation en Seine
04:48-Saint-Denis.
04:49Il faut aussi savoir que dans les départements qui abritent les grandes villes du pays,
04:53là où les bureaux de vote ferment plus tard que 18h,
04:56je pense par exemple au Nord, au Rhône, au Bouches-du-Rhône,
05:00eh bien là aussi, la participation à la mi-journée est inférieure à la moyenne nationale.
05:05– Merci beaucoup, Tanguy Hamon, avec Alexandra Bischoff.
05:09Il faudra qu'on voit en fin d'après-midi vers 17h le nouveau point.
05:14C'est quand même une surprise, quand même.
05:16On aurait pu penser une forte mobilisation et finalement non.
05:20– C'est toujours pareil, est-ce qu'il y a du soleil ?
05:22– Il y a du soleil à Paris en tous les cas.
05:24– Il n'y a pas la preuve d'ailleurs que le temps est une influence sur les votes.
05:29Ce qu'on voit, c'est qu'un peu plus évidemment que lors du précédent scrutin
05:34qui était une année de Covid, donc il y avait quand même eu une frustration.
05:37La plupart des Français n'étaient pas allés.
05:38Au final, on n'était pas allés voter, il y avait des peurs importantes.
05:42Il faut voir à 17h, à 20h au final.
05:44Il y a quand même 70 à 80% des maires qui seront connus ce soir.
05:49Ça se fait à un tour.
05:51Alors la particularité, il faut le rappeler, de ce scrutin, c'est très important.
05:55C'est d'abord pour les grandes villes, plus que ce sont Paris, Lyon et Marseille,
05:58un changement de scrutin puisqu'on vote pour les maires d'arrondissement,
06:02mais aussi on vote pour la première fois pour un maire central.
06:05Donc ça, il faut regarder dans ces trois villes comment ça va se passer
06:08parce que c'est nouveau, c'est intéressant de voter directement.
06:12Ça n'était pas le cas, donc on va regarder avec attention.
06:15Et puis on est à un an de la présidentielle.
06:18Là, ça arrive rarement.
06:19C'est arrivé en 1965 et en 2001.
06:22C'est arrivé seulement deux fois.
06:23Est-ce que de ce vote pour les municipales,
06:26on va pouvoir en tirer des grandes lignes pour la présidentielle ?
06:31C'est autre chose.
06:32Écoutez, vous avez vu dans les images qu'on a vues,
06:34on a vu à la fois Sébastien Lecornu, mais Emmanuel Macron voté au Touquet.
06:39C'était aux alentours de 13h.
06:41On sait qu'Emmanuel Macron ne va pas rester au Touquet.
06:43Il rentre tout à l'heure à l'Elysée.
06:45Il sera en comité restreint pour analyser ses scrutins.
06:51Il ne prendra sans doute pas la parole.
06:52Il n'y a pas de prise de parole qui est prévue,
06:54ni du côté de Sébastien Lecornu, ni d'Emmanuel Macron.
06:57Vous savez qu'on est beaucoup dans une séquence internationale pour Emmanuel Macron, évidemment.
07:01Donc il ne s'est pas beaucoup mêlé des municipales ces derniers jours.
07:05D'une façon générale, il ne s'en mêle pas beaucoup.
07:07A priori, il est plutôt sur une séquence internationale.
07:11Ça ne vous a pas échappé, d'ailleurs.
07:12Ça ne vous a pas échappé, évidemment.
07:14Je pense qu'on va reparler tout à l'heure de l'international.
07:17Mais voilà, il ne faut pas s'attendre à des prises de parole ce soir,
07:19ni d'Emmanuel Macron, ni de Sébastien Lecornu,
07:21qui regarderont chacun de leur côté en comité restreint,
07:24avec de proches conseillers, ses résultats.
07:26Alors on va faire un petit tour de table.
07:27Je rappelle les règles.
07:28On ne parle pas de candidats, on ne parle pas de couleur politique,
07:30ni quoi que ce soit.
07:32C'est jour de vote.
07:33Donc attention, je serai excessivement vigilant,
07:36et même très vigilant.
07:37Mais on peut quand même commenter ce taux de participation
07:41qui est relativement faible, 19,37% à Améline,
07:45et même Fadel.
07:46Vous êtes surprise ou pas, vous ?
07:48Je suis un peu surprise.
07:50Moi, je m'attendais à une participation un petit peu plus forte.
07:52Parce que 2020, ça s'est expliqué effectivement par le Covid.
07:55Il y a beaucoup, beaucoup de personnes âgées qui avaient peur,
07:59justement, de cette période de Covid,
08:00qui étaient beaucoup plus sensibles à cette période de Covid,
08:02qui ne se sont pas déplacées.
08:04Je l'ai même vu, moi, dans ma ville.
08:07Mais Olivier, ce qu'il a dit est extrêmement important,
08:09c'est que, est-ce que cette séquence, justement, internationale,
08:12n'a pas invisibilisé la campagne municipale ?
08:15C'est sûr que depuis qu'un jour, on parle de l'Iran.
08:19Non, c'est vrai, Sarah, mais c'est vrai que depuis qu'un jour,
08:22vous m'accompagnez.
08:24Non, mais c'est vrai qu'on a parlé de l'Iran,
08:26et c'est important qu'on parle de l'Iran,
08:29parce qu'on vit un moment historique.
08:32Mais c'est vrai que les personnes qui regardent beaucoup la télévision
08:35s'attendaient aussi à ce qu'il y ait des débats sur les municipales,
08:39et notamment par rapport à ce que, aussi, a relevé Olivier,
08:43c'est le changement pour les grandes villes.
08:47Paris, Marseille, Lyon.
08:49Et c'est vrai que ça, il n'y a pas vraiment de perception.
08:53Parce que moi, je m'étonne que même à Paris,
08:56le pourcentage de votants, à ce moment-là,
08:58il reste encore faible.
09:00On est un peu plus haut que la dernière fois.
09:03Paris, c'est toujours particulier.
09:04On vote assez tard.
09:05Les bureaux de vote sont ouverts un peu plus tard.
09:07Donc, on a la possibilité de profiter de...
09:08Mais j'aurais pensé que ça aurait créé...
09:10Sincèrement, Olivier, j'aurais pensé que ça aurait créé une dynamique, justement.
09:14Puisque souvent...
09:15Regardez à 10 secteurs et à 20 heures.
09:16Très franchement, les résultats à midi ne sont pas tout à fait significatifs,
09:22me semble-t-il.
09:24Xavier, votre regard.
09:25Parce que c'est vrai que quand on vote pour un maire ou une mairesse,
09:30c'est l'élu le plus populaire, le plus proche.
09:33On vote souvent pour un homme ou une femme.
09:34J'ai souvent répété dans cette émission.
09:36Alors, on est un petit peu loin de mon territoire de compétences.
09:39Mais j'observe néanmoins que, vu ce qu'on dit de la Seine-Saint-Denis,
09:43les efforts immenses qui ont été faits au cours des 20 ou 30 dernières années
09:47pour augmenter le civisme dans des départements de ce type
09:50n'ont pas été vraiment couronnés de succès.
09:53Donc, ça veut dire que ça ne stimule pas vraiment encore beaucoup
09:58et qu'il ne faut pas s'attendre à ce qu'il y ait un élan de citoyenneté
10:02vraiment vigoureux dans des départements de la périphérie des métropoles.
10:06Ça a toujours été la queue du peloton.
10:09Allez, on va enchaîner avec l'autre actualité du jour que nous suivons,
10:13évidemment, c'est cette guerre au Moyen-Orient.
10:15Nous sommes, je vous le disais, au 16e jour.
10:17On va retrouver nos équipes sur le terrain qui nous font vivre au plus près ce conflit.
10:21Dans quelques instants, cette information que je vous donnais,
10:24en commençant cette émission, Donald Trump a répété qu'il ne voulait pas d'un accord
10:28avec l'Iran malgré le coup de la guerre.
10:30On y reviendra notamment avec vous, Sarah Dorangui.
10:33Israël, de son côté, a affirmé qu'aucune négociation directe n'est prévue
10:37avec le Liban et l'Iran qui dit avoir mené des frappes de drones en Israël.
10:41Corentin Alonso est avec nous avant de retrouver l'une de nos équipes sur le terrain.
10:45Justement, j'aimerais qu'on fasse un point précis sur les dernières informations, Corentin.
10:50Oui Thierry, bonjour à tous.
10:51On commence avec cette image qui nous provient de l'aéroport de Bagdad.
10:56Cette image, donc, cette frappe qui a visé la base militaire de l'aéroport international
11:00qui accueillait jusqu'à récemment des troupes de la coalition internationale anti-djihadiste.
11:07Un drone est tombé, vous le voyez, à l'extérieur du mur d'enceinte
11:10sur des entrepôts provoquant, comme vous le voyez, un incendie.
11:14C'est une zone stratégique qui inquiète fortement les autorités irakiennes.
11:18Pourquoi ?
11:19Puisqu'à proximité de l'aéroport se trouve une prison de haute sécurité,
11:24prison où sont détenus des djihadistes présumés du groupe Etat islamique.
11:28Autre image, ce dimanche, l'armée américaine a identifié et dévoilé les visages
11:32des six aviateurs américains décédés jeudi dans le crash d'un avion de ravitaillement
11:38dans l'ouest de l'Irak.
11:39Ils avaient entre 28 et 38 ans.
11:42Une enquête est toujours en cours pour déterminer les circonstances exactes de l'accident.
11:4713 soldats américains sont décédés depuis le début du conflit, selon l'armée américaine.
11:53Et l'Iran qui continue aussi de cibler quotidiennement Israël, Corentin.
11:57Oui, les sirènes ont retentit encore une bonne partie de la nuit en Israël.
12:01L'armée iranienne a affirmé avoir ciblé avec de puissantes attaques de drones,
12:06des centres de sécurité et des quartiers généraux de la police israélienne.
12:10Sur les images qui nous parviennent de Tel Aviv ce dimanche,
12:13on peut voir que des zones résidentielles sont également touchées.
12:16Des véhicules ont été endommagés, retournés ou calcinés par les frappes.
12:20Un immeuble a également été touché.
12:22Et des opérations de secours sont actuellement en cours en Israël.
12:25Merci pour ce point très précis.
12:28Votre regard, Sarah Doragui, sur l'évolution de ce conflit en ce 16ème jour ?
12:33Vous voyez, quand vous tirez sur vos voisins,
12:38sur des pays qui sont censés être en tout cas officiellement des pays alliés,
12:43et que vous tirez tout azimut, ça prouve bien que vous êtes dos au mur
12:46et que vous commencez à peu près à faire n'importe quoi.
12:49Et ça c'est vraiment, l'histoire l'a montré dans les régimes autoritaires, totalitaires,
12:54dans les dictatures, quand ils sont en bout de souffle,
12:58c'est le dernier soupir.
12:59Et avant le dernier soupir, c'est le propre du terrorisme.
13:03Non seulement ils tapent à tout va, mais ils tapent sur les civils.
13:08Contrairement aux Etats-Unis ou à Israël,
13:10ils ne vont pas essayer de détruire des bases militaires,
13:13ils tapent aussi sur des bases militaires, mais essentiellement sur des civils.
13:17Pour créer cette peur, et parce qu'ils connaissent bien,
13:20notamment les médias dans les pays occidentaux,
13:24ils savent que ça va faire beaucoup de bruit,
13:27on ne va parler que de ça, et potentiellement,
13:30ils vont se faire passer pour des victimes.
13:33Regardez, quand les officiels du régime marchent dans les rues,
13:37ils s'entourent comme ça, ils se collent des enfants,
13:40pour qu'au cas où il y a une bombe qui leur tombe dessus,
13:42des enfants meurent, et on leur dira, vous voyez, c'est des sauvages,
13:46on a attaqué, nous sommes les victimes.
13:47La guerre de l'image aussi.
13:48Et ça, ça marche bien, cette guerre de l'image en Occident.
13:51Mais c'est la fin.
13:52Dès que ce régime va rendre son dernier souffle,
13:55c'est là où le peuple iranien et le monde entier pourra de nouveau respirer.
13:59Zouer.
14:01Zouer.
14:04Aujourd'hui, l'Iran a avoué pour la première fois avoir utilisé,
14:09pour la première fois, le missile Ségil,
14:11qui est à propulsion solide contre Israël,
14:14c'est un missile à 2000 km de portée,
14:17et qui est à deux étages, avec deux moteurs de propulsion.
14:22Donc, je pense, je voulais juste revenir un peu en arrière
14:26sur le sujet de tout à l'heure, des élections.
14:29Je trouve que c'est malheureux que les Français,
14:32qui ont tout le droit d'aller s'exprimer,
14:34ne pensent pas aux autres peuples qui sont privés de ce vote,
14:39et eux, ils le dilapident.
14:41C'est vraiment dommage qu'ils ne s'expriment pas.
14:44Je reviens sur l'Iran qui fait feu de tout bois,
14:49et je pense que c'est un signe de faiblesse.
14:52Et aujourd'hui, la propagande iranienne dit qu'Israël et les Etats-Unis
15:00ont singé les drones iraniens pour frapper des cibles civiles
15:07dans les pays du Golfe.
15:09Donc, c'est vraiment un mesquin comme argument.
15:12Et ça prouve que l'Iran, malgré ses frappes, tous azimuts,
15:21elle est vraiment dans nos sales bras.
15:23Et cette information également, cette communication qui ne vous a pas échappé,
15:27j'en suis gentiment persuadé, c'est celle des gardiens de la Révolution
15:29qui ont juré donc aujourd'hui de traquer et tuer le premier ministre israélien,
15:33Benjamin Netanyahou.
15:34Si ce criminel tueur d'enfants est encore en vie, nous continuerons à le traquer
15:38et nous le tuerons de toutes nos forces, ont écrit les gardiens sur leur site internet.
15:43Il faudrait lire ce qui est écrit avant, s'il est vivant.
15:46Parce qu'il y a eu toute une propagande.
15:48Il y a eu une vraie propagande.
15:50Il y a eu une propagande en Iran pour dire, on ne sait pas s'il est vivant,
15:53Netanyahou aurait été frappé, on ne l'a pas vu depuis quelques jours,
15:56où est-il, etc.
15:57Il aurait été blessé, il aurait été tué, il n'est pas bon.
16:02Il a fait le tour du monde.
16:04Alors, si ce criminel tueur d'enfants est encore en vie,
16:07donc c'est la suite de ce communiqué, nous continuerons à le traquer
16:10et nous le tuerons de toutes nos forces.
16:12Il faut voir ça aussi et mettre en miroir à la communication
16:16et puis aussi peut-être ce qui est une propagande autour du sort du nouveau guide suprême,
16:24dont on dit, certaines sources disent aujourd'hui qu'il a été envoyé à Moscou,
16:28qu'il a été grièvement blessé, qu'il a perdu son oeil, qu'il a perdu ses jambes, etc.
16:32qu'il est dans le coma, qu'il a été envoyé à Moscou pour être soigné,
16:36que tout s'est bien passé, etc.
16:37Donc, il y a aussi toute cette communication.
16:40Mais encore une fois, il faut dire qu'en Iran aujourd'hui,
16:43on fait croire que Netanyahou est sans doute mort, peut-être mort,
16:47que l'USS Navy et les gros bateaux ont été touchés par la magnifique armée iranienne
16:54et qu'on a utilisé un nouveau missile,
16:56parce que le nouveau missile, effectivement, on monte des images à la télévision iranienne,
16:59mais on ne sait pas où il est.
17:00Pardon, je ne sais pas où il a été vraiment utilisé.
17:03Encore une fois, on est dans la communication.
17:04Eh oui, mais depuis le départ, comme après le 7 octobre,
17:07guerre de communication aussi, souvenez-vous.
17:09Guerre de l'image, toujours, et guerre d'information.
17:12Il y a une chose en Iran, il y a encore les paraboles.
17:14Donc, les Iraniens reçoivent au moins une chaîne
17:19qui informe les Iraniens de l'intérieur et de l'extérieur.
17:21Ça s'appelle Iran International.
17:22Et cette chaîne-là dit tout ce qui se passe.
17:25Donc, on a toutes les images et tout, et les Iraniens le voient.
17:28Donc, aussi, quand il y a des théories complotistes et tout,
17:31ils le voient aussi, ces sujets-là sont traités aussi.
17:33Et ce qui nous oblige, nous aussi...
17:34Ils n'ont pas uniquement la télé d'État.
17:36Oui, ce qui nous oblige, nous aussi, à vérifier encore 4 fois plus
17:39toutes les sources d'informations, des images, etc.
17:41On peut s'étonner qu'il y a encore une télé d'État, si vous voulez.
17:43Parce que la télévision, la communication, l'information,
17:46c'est quand même aussi le nerf de la guerre.
17:49Donc, ça aurait dû être l'une des premières cibles des Américains et des Israéliens.
17:52Xavier Roffert, je n'ai pas donné la parole.
17:54Alors, dans toute guerre maintenant, il y a deux niveaux de conflits.
17:58Il y a ce qu'on appelle la guerre physique, avec les drones et les fusées.
18:01Et il y a la guerre informationnelle.
18:03La guerre informationnelle, c'est ça.
18:04Elle est importante.
18:04Il est mort, il est tué, on va le tuer, etc.
18:09Donc, tout ça n'a pas beaucoup d'importance.
18:10Ce qui est important, c'est ce qui se passe sur le terrain
18:13et qui est vu par des analystes dont c'est le métier d'informer
18:16d'abord les États du Conseil de coopération du Golfe
18:18et au-delà, leurs alliés, c'est-à-dire les Français qui ont une base là-bas, etc.
18:24Deux choses.
18:25La première, c'est que depuis le début de cette séquence de guerre,
18:30c'est-à-dire depuis maintenant une dizaine de jours,
18:33les observateurs de terrain notent que les frappes iraniennes
18:37sont bien plus précises qu'elles ne l'étaient en juillet dernier.
18:40Il y a eu des frappes d'une extrême précision jusqu'à Chypre.
18:44Et Chypre, ce n'est pas à côté, premièrement.
18:46Et deuxièmement, ces frappes ont en retour déclenché
18:51des frappes importantes, des tirs de contrebatterie,
18:55des tirs de missiles, anti-missiles.
18:57Et à l'heure actuelle, de ce qu'on apprend,
18:59dans les États du Conseil de coopération du Golfe,
19:02les missiles commencent à manquer.
19:03Ils commencent à manquer en Arabie Saoudite,
19:05ils commencent à manquer au Qatar,
19:08ils commencent à manquer à Koweït et aux Émirats Arabes Unis.
19:11Donc la situation, alors, il faut faire preuve d'un peu d'enthousiasme
19:15et tout ça, mais la situation sur le terrain
19:17n'est pas non plus complètement rose.
19:20Naïma, je vous donne la parole, mes priorités à nos équipes
19:22qui sont sur le terrain, puisque Valentin Roux,
19:24Rouillon et Fabrice Elstner viennent de se connecter.
19:27Je ne veux pas les faire patienter davantage,
19:29dans la mesure où, évidemment, c'est compliqué,
19:32leur mission entre les alertes.
19:34Bonjour Valentin.
19:35Donc il y a eu des frappes, nous a dit Corentin Alonso.
19:39Quelle est l'ambiance ?
19:40Parce que vous êtes à la frontière libanaise.
19:42On reviendra à ce qui s'est passé sur Tel Aviv ensuite.
19:44Mais vous êtes à la frontière libanaise.
19:49Oui, absolument, Thierry.
19:51On est dans la ville de Métoula avec Fabrice Elstner,
19:53tout au nord d'Israël, à quelques mètres seulement de la frontière,
19:57vous l'avez dit, avec le Liban.
19:59Et c'est vrai qu'ici, l'atmosphère, elle est extrêmement tendue.
20:01Le village, regardez, est quasiment vide.
20:04Vous entendez ces détonations.
20:06La plupart des habitants ont été évacués depuis plusieurs jours
20:09en raison des affrontements réguliers dans cette zone frontalière.
20:11Et les rues sont désertes, les commerces fermés.
20:13On ressent très clairement que la région vit au rythme du conflit.
20:16Ici, c'est une dizaine d'alertes depuis hier soir.
20:20Depuis plusieurs minutes, on entend ici avec Fabrice Elstner
20:23des tirs d'artillerie de l'armée israélienne
20:26qui protègent la zone.
20:28Dans le ciel également, la situation très active.
20:30Des avions de chasse qui survolent régulièrement la zone.
20:33Parce que cette zone de Métoula,
20:34c'est l'un des points les plus sensibles de cette frontière.
20:37Et ce qui frappe ici, c'est vraiment le contraste
20:40entre le calme apparent d'un village désert
20:42et la réalité militaire tout autour.
20:45Les explosions au loin, les passages des avions
20:49et cette sensation permanente que la situation peut évoluer
20:51très rapidement parce qu'ici, on a seulement quelques secondes
20:55dès le déclenchement d'une alerte pour se protéger, Thierry.
20:57Alors, je voudrais qu'on vienne un peu sur ce qui s'est passé
20:59du côté de Tel Aviv alors qu'on entend des frappes carrément derrière vous.
21:06Détonations.
21:08Valentin, sur Tel Aviv.
21:11Oui, des détonations.
21:14Ce qu'on vient d'entendre, ce que je vous disais,
21:15c'est l'armée israélienne qui protège la zone où nous nous trouvons.
21:18En tout cas, c'est vrai qu'à Tel Aviv, il y a aussi eu beaucoup d'alertes
21:21depuis cette nuit et dans la journée.
21:23Avec quelques blessés, il y a des habitations qui ont été touchées.
21:27C'est vrai que le régime iranien, il utilise de plus en plus
21:30ces bombes à des fragmentations.
21:31Et dans ce village, ça a d'ailleurs été utilisé.
21:33Ça a touché plusieurs habitations sans faire de blessés, en tout cas ici.
21:37Mais c'est vrai qu'à Tel Aviv, il y a eu quelques blessés par des éclats de verre
21:41suite au souffle des fenêtres.
21:44Également, des blessés qui se dirigeaient vers l'abri.
21:46Parce que c'est vrai que c'est un peu plus la panique.
21:48Hier soir, on a constaté pendant la nuit à 2h30 du matin des gens qui couraient aux abris.
21:52C'est vrai que la situation, elle évolue, mais les secours sont toujours très clairs.
21:56Il faut se protéger.
21:57Ici, on vous le disait quelques secondes.
21:59C'est vrai que dans le centre, un peu moins de dégâts, même s'il y en a eu très
22:02récemment
22:03dans l'après-midi.
22:04Merci beaucoup, Valentin Rouillon et Fabrice Elstner.
22:06J'en profite pour saluer le travail de toutes nos équipes qui sont sur le terrain
22:11pour vous faire vivre au plus près ce conflit au Moyen-Orient.
22:14Naïma Mfadel, pardonnez-moi, mais priorité à nos équipes évidemment qui sont sur le terrain.
22:18Je voulais rebondir sur ce qu'a dit Sarah et je suis très d'accord avec elle.
22:24C'est qu'on s'interroge aujourd'hui sur la stratégie de l'Iran qui s'attaque aux monarchies du
22:30Golfe
22:31qui sont majoritairement sunnites.
22:35Vous savez, les conflits entre sunnites et chiites, jusqu'à maintenant les monarchies arabes du Golfe
22:42ne réagissaient pas trop à la mainmise, notamment même sur l'islam après l'avènement du régime islamique de 1979
22:51puisqu'ils ont voulu prendre le leadership sur l'islam au détriment de l'Arabie saoudite.
22:58Donc les monarchies arabes jusqu'à maintenant ne réagissaient pas.
23:01Mais là, clairement, l'Iran frappe les monarchies arabes.
23:05Et il frappe aussi des villages arabes d'Israël.
23:08Donc il y a une donne quand même différente par rapport à ce qui s'est passé en juin 2024
23:13où là, ils n'avaient pas réagi, notamment sur les pays du Golfe.
23:22Ils n'avaient pas réagi.
23:23Là, ils réagissent.
23:24Donc on sent bien qu'ils veulent déstabiliser, qu'ils sont certainement un petit peu acculés
23:28et qu'effectivement, ils tapent partout.
23:32Ce qui fait qu'il peut n'y avoir qu'une réaction à un moment beaucoup plus forte.
23:38La sortie du mois du Ramadan, parce qu'on est en plein mois du Ramadan,
23:41qui est très respecté par notamment les sunnites
23:44et qu'il ne faut pas normalement être en guerre pendant cette période-là.
23:48Donc on peut penser que la réaction des pays sunnites et des monarchies du Golfe
23:54va être beaucoup plus forte après le mois du Ramadan, c'est-à-dire dans une semaine.
23:57Azouer, vous vouliez réagir ?
23:59Oui, parce que dans la doctrine de la République islamique,
24:03il faut répandre le chaos dans le monde,
24:07notamment détruire la Kaaba à la Mecque et la mosquée à l'Aqsa
24:12pour provoquer le retour du Mecque qui est pour l'instant caché.
24:19Donc voilà, ceci peut expliquer cela.
24:22Xavier ?
24:22Tu m'as parlé de ce sujet dont on parle peu et qui est très important
24:25pour l'avenir de la séquence en question.
24:29Non seulement, alors ça tout le monde le sait, on l'a dit dix fois,
24:32il y a 20% du pétrole et des icônes aux carbures qui passent par le détroit d'Hormuz,
24:36mais plus important encore pour le tiers-monde,
24:39et notamment pour les trois continents que sont l'Asie, l'Afrique et l'Amérique latine.
24:43Et on reparlera du détroit d'Hormuz tout à l'heure.
24:4430% des engrais qui passent, des engrais à base de nitrate.
24:50Et sans engrais, pas de récolte, ou beaucoup moins.
24:55Donc il ne faudrait pas que ça dure trop longtemps, cette histoire-là,
24:58parce qu'au bout d'un moment, il va y avoir l'équilibre...
25:01Mais il y a des alternatives, transporter ces marchandises par camion jusqu'à la Méditerranée,
25:11il y a le port de Beyrouth, le port de Bagnas, le port de Tartus, le port de Haïfa.
25:16Donc même pour les hydrocarbures, il y a des infrastructures qui existent depuis les années 50,
25:21même 30, entre Kirkouk et Tripoli, ou Kirkouk et Bagnas en Syrie.
25:27Il y a entre Kirkouk et Séhan en Turquie, il y a l'olioduc qui vient de l'Arabie saoudite
25:36jusqu'à Zahrani au sud-Liban.
25:39Il y a l'olioduc est-ouest en Arabie saoudite, justement pour ne pas être l'otage de la fermeture
25:46d'Hormuz.
25:47Mais après, il y a aussi la problématique, si les Houssis entrent dans la danse,
25:53ils vont pénaliser encore davantage tout le commerce international, y compris les hydrocarbures sur le détroit de Babelman.
26:03Donc vraiment, on ne doit pas aller négocier pour qu'ils respectent le passage des bateaux,
26:12puisqu'ils vont nous tenir en haleine pendant trop longtemps encore.
26:16Et cette complaisance avec l'Iran, avec tous ces pays bandits, il faut que ça s'arrête.
26:23On poursuit nos échanges, évidemment, et je vous donnerai la parole, Sarah,
26:27mais on marque une première pause dans ce Midi-News du dimanche.
26:30On se retrouve dans quelques instants, à tout de suite.
26:34Merci de nous accueillir à 14h30, c'est votre Midi-News.
26:37Nous sommes ensemble jusqu'à 15h.
26:39Audrey Berthaud, les tout dernières informations.
26:44Oui, Thierry, regardez ces toutes dernières images à la frontière israélo-libanaise.
26:49De nombreux chars israéliens sont en position au sud du Liban.
26:53Un responsable du Hamas a d'ailleurs été tué dans une frappe israélienne ce dimanche matin dans le sud du
26:59Liban.
27:00Le chef de la diplomatie israélienne a affirmé qu'aucune négociation directe n'était prévue avec le Liban pour mettre
27:05fin à la guerre.
27:06La réponse est non, a déclaré le ministre, interrogé sur d'éventuelles négociations.
27:11Une source libanaise avait déclaré déjà hier que des négociations étaient en cours à l'ordre du jour
27:16et que des préparatifs pour la formation d'une délégation étaient donc en cours.
27:21Le pape Léon XIV a renouvelé ce dimanche son appel à la paix au Moyen-Orient demandant la fin de
27:27la guerre et la reprise du dialogue.
27:29Chers frères et sœurs, depuis deux semaines, les peuples du Moyen-Orient subissent les violences atroces de la guerre.
27:34Je réitère ma solidarité avec tous ceux qui ont perdu des êtres chers.
27:39Le pape a souligné que la situation au Liban était particulièrement préoccupante.
27:43Merci beaucoup.
27:45Et on poursuit d'évoquer la situation au Moyen-Orient et que cette information, le Hezbollah,
27:49qu'il y a avoir lancé un missile sophistiqué, reste à savoir ce que ça veut dire, sur une base
27:53aérienne, du centre d'Israël.
27:56Est-ce qu'on a quelques informations là-dessus, Olivier Benkeboun ?
28:00Pour l'instant, je ne sais pas s'il est tombé, s'il a été intercepté,
28:02mais normalement, un missile sophistiqué, c'est un missile un peu plus intelligent que juste un missile qu'on tire.
28:07Il y a un guidage GPS, il y a du radar, il y a de la frein rouge, etc.
28:11Ce qu'on sait, c'est que ces derniers jours, l'Iran a plutôt utilisé ses drones pour frapper.
28:2080-90% des frappes, ce sont des drones. Ils en ont énormément, des drones.
28:26Ils en produisent énormément, donc ils peuvent les utiliser.
28:29Mais ça cachait sans doute la volonté de ne pas utiliser d'autres missiles.
28:34Ils ont quelques missiles également, ils ont beaucoup de missiles.
28:37Des missiles qui sont un peu plus intelligents et un peu plus forts que ceux qui ont été utilisés jusque
28:43-là.
28:43Donc, ils communiquent, l'Iran communique.
28:48On a utilisé un missile sophistiqué.
28:50contre une base aérienne du centre d'Israël.
28:53Bon, c'est une affirmation.
28:55Pour le moment, on va voir ce qu'il en est.
28:57Mais surtout, ce n'est pas parce qu'on utilise un missile sophistiqué
28:59qu'il ne peut pas être arrêté et bloqué par le dôme de fer.
29:03Alors, on va retrouver Claude Moniquet, notre spécialiste du renseignement qui est avec nous.
29:06Bonjour Claude.
29:08Avant de parler du peuple iranien, j'aimerais vous faire réagir sur cette information-là,
29:12sur ce missile sophistiqué dont on parle avec nos invités.
29:16Ça veut tout dire.
29:17On est également dans la guerre de la communication,
29:20puisqu'on a souvent et beaucoup parlé des drones.
29:24Mais là, on parle d'un missile sophistiqué.
29:25Donc, quelle est la traduction avec vous, Claude ?
29:28Oui, je pense qu'on est dans le brouillard de guerre.
29:31Enfin, en partie, en tout cas, dans le brouillard de guerre et dans la propagande.
29:37C'est une posture que prend le régime.
29:39Alors, on sait que le régime iranien a fait énormément de recherches et d'investissements
29:46depuis de nombreuses années sur ses capacités balistiques, sur les drones, sur les missiles.
29:51Mais de la pensée qu'ils puissent avoir...
29:53Ils ont peut-être quelques modèles expérimentaux et un peu de réserve.
29:56Mais de la pensée qu'ils puissent avoir des réserves très conséquentes de missiles qui présentent être sophistiqués.
30:05On ne sait pas très bien, d'ailleurs, ce que ça veut dire dans leur bouche.
30:09Je pense qu'il y a quand même une certaine distance.
30:15Si l'Iran avait réellement des capacités exceptionnelles en termes de balistique,
30:21on aurait vu d'autres résultats de ces frappes depuis le début de la guerre.
30:25Les frappes sont intensives.
30:26Elles sont quand même surtout perpétrées par des drones.
30:30Elles sont intensives, mais leurs résultats à l'arrivée sont quand même,
30:34si on les compare aux résultats des frappes israélo-américaines,
30:37leurs résultats sont assez misérables.
30:39On va retrouver dans quelques instants.
30:40On va prendre la direction de Dubaï pour ne pas faire patienter l'une de nos équipes
30:44qui est effectivement à Dubaï.
30:46Pauline Trevzer et Stéphanie Rouquier.
30:48Bonjour Pauline, merci d'être avec nous.
30:50Quelles sont les dernières frappes sur les Émirats Arabes Unis aujourd'hui, Pauline ?
30:58Aujourd'hui, les attaques se poursuivent puisque les Émirats Arabes Unis ont indiqué
31:03avoir intercepté au moins 4 missiles balistiques et 9 drones.
31:08A noter que c'est un peu moins que les jours précédents,
31:11mais il est compliqué de juger si les attaques sont moins massives
31:14ou si les Émirats voient leur défense baisser, car on parle bien là des interceptions.
31:19Et vous savez Thierry qu'ici la communication est minime.
31:22Les autorités ne communiquent pas sur le chiffre global des attaques menées par le régime islamique iranien.
31:29En tout cas, ce que l'on sait, c'est que des explosions ont retenti cette nuit,
31:33notamment dans le quartier de la Marina, des bruits d'explosions dues à des interceptions.
31:38Selon les autorités, il n'y aurait pas eu de blessés à déplorer aujourd'hui.
31:42Et puis Claude Moniquet qui est avec nous va réagir également
31:45puisqu'on sait que les Émirats ont intercepté plus de 1600 drones depuis le début du conflit
31:50et plus de 300 000 missiles balistiques.
31:52Les Émirats appellent encore à l'aide et notamment,
31:55et c'est pour ça que je parle de Claude Moniquet, un pays européen, la Belgique.
31:58C'est bien cela Pauline ?
32:01Oui, tout à fait, face à ces attaques, une demande étonnante a été faite
32:05par les Émirats arabes unis et par l'Arabie saoudite à la Belgique.
32:09La demande d'une aide militaire.
32:11Les Émirats demandent notamment des systèmes antidrones et radars au gouvernement belge.
32:16Le gouvernement dirigé par Barth de Bever dit être prêt à aider des partenaires attaqués
32:21tout en excluant une entrée directe en guerre.
32:24La demande doit être approuvée maintenant au Parlement.
32:26mais elle étonne au vu de la différence de taille entre les deux pays.
32:30Merci Pauline Scalzer avec Stéphanie Rouquet.
32:33Claude, ça vous concerne évidemment cet appel à la Belgique ?
32:40Oui, j'observe la défense belge depuis un certain temps.
32:43La défense belge est à la taille du pays.
32:49Ce n'est pas l'armée américaine ni même l'armée israélienne.
32:53Ça n'a rien à voir avec l'armée française ou britannique.
32:56Mais les Belges ont eu l'intelligence de se spécialiser dans quelques secteurs.
33:01Ils sont bons dans la chasse.
33:03Les pilotes belges sont réputés.
33:05Entre autres, on menait des centaines et des centaines d'opérations en Afghanistan pendant leur présence.
33:10Ils sont relativement bons.
33:12Ils sont bons dans les opérations d'efforts spéciales, même s'ils les utilisent très très peu.
33:16Et ils sont surtout excellents dans ce qui concerne les recherches sur les drones et le déminage.
33:21La marine belge est à la taille de l'armée, je le répète, à la taille du pays.
33:26Donc c'est une toute petite marine,
33:28mais qui a investi énormément dans ses capacités et ses techniques de déminage.
33:32Donc effectivement, la Belgique est un pays qui, sans se mêler directement de la guerre,
33:36pourrait participer aux opérations de sécurisation du détroit d'Hormuz.
33:40Je voulais également vous avoir, et on fera réagir Sarah Doraghi et nos invités autour de ce plateau,
33:46je voulais qu'on voit pourquoi les Iraniens ne se révoltent pas à nouveau.
33:51Et la question, est-ce qu'ils le feront ?
33:53Est-ce qu'évidemment, ils ne sont pas traumatisés par les massacres de janvier ?
33:58J'aimerais également avoir l'avis de Sarah Doraghi,
34:00puisque Donald Trump mise beaucoup sur la révolte des Iraniens et des Iraniens.
34:04J'aimerais qu'on aborde cet angle-là, qui me paraît aussi important au bout de 15 jours de conflit.
34:09Alors, il est évident que les Iraniens, enfin la majorité d'entre eux en tout cas,
34:13veulent se révolter, ils l'ont largement montré ces dernières années,
34:17et en particulier en janvier dernier.
34:19Ils en ont assez de ce régime, ils veulent le renverser,
34:22ils veulent reprendre leur destin à main, ça c'est une évidence.
34:25Maintenant, ils sont tout à fait conscients du fait que si l'Iran,
34:29dans ses capacités de frappe extérieure et ses capacités militaires extérieures,
34:33est fortement diminuée, et le sera de plus en plus,
34:36et l'est de plus en plus à chaque heure, à chaque jour qui passe,
34:40il n'en va pas de même pour la répression, pour le contrôle de la population.
34:45Il y a toute une série de contrôles qui nous ont été rapportés,
34:49de coups de téléphone, d'intimidation, d'envoi de messages,
34:52de visites à domicile, très souvent d'arrestations,
34:57touchant quiconque ou toute famille pouvant,
34:59étant connue pour ses opinions opposées au régime,
35:02ou susceptibles de se révolter.
35:06Et puis, bien entendu, il y a le traumatisme épouvantable
35:09de ce qui s'est passé en janvier.
35:11Les Iraniens se rappellent, malgré leur volonté,
35:14je le répète, d'en finir avec ce régime,
35:17ils se rappellent quand même qu'en janvier,
35:19malgré les promesses qui avaient été faites à l'époque,
35:20rappelez-vous Donald Trump,
35:22si on tue des manifestants, j'interviendrai immédiatement,
35:26il y a eu plusieurs dizaines de milliers de manifestants
35:29qui ont été tués en deux ou trois jours.
35:31Il y a eu des dizaines de milliers d'arrestations,
35:33il y a eu très probablement des exécutions clandestines,
35:37secrètes, il y a eu des tortures,
35:39et à l'époque, rien ne s'est passé,
35:41il a fallu attendre deux mois pour que les choses bougent.
35:44Donc les Iraniens sont confrontés à ça,
35:45sont confrontés au fait que les réseaux de contrôle social,
35:48les réseaux de contrôle de sécurité,
35:50les services de renseignement intérieur,
35:52les Basidji, qui sont l'épine dorsale de la répression intérieure,
35:56parce qu'ils sont plusieurs centaines de milliers
35:57et répartis dans tous les quartiers,
35:59ont encore de fortes capacités de nuisance.
36:02Donc je pense que oui,
36:03les Iraniens se révolteront à un moment donné,
36:06mais qu'ils attendent que le régime soit réellement
36:08en voie d'effondrement, visible,
36:11et ce qui n'est pas encore, clairement,
36:14quand on voit ce qui se passe sur zone,
36:16le cas pour le moment.
36:19Merci, restez avec nous, Claude,
36:20vous intervenez quand vous le souhaitez,
36:22et vous connaissez la règle de cette émission.
36:24Sarah ?
36:25D'abord, je voudrais saluer Claude, que j'adore.
36:28On l'adore tous, Claude,
36:29il a toujours des analyses très fines.
36:31Absolument, et il a raison, évidemment,
36:33que les Iraniens sont traumatisés
36:35après le 8 et le 9 janvier.
36:37La seule chose qui change,
36:39c'est que comme ça fait 47 ans qu'on nous traumatise,
36:41comme ça fait 47 ans qu'on est pendu, exécuté,
36:43qu'on est menacé, la diaspora également.
36:48Je veux dire, nous, on n'est pas privilégiés
36:50par rapport aux menaces,
36:51on est également menacés.
36:52Mais ce qui change par rapport au 8 et 9 janvier,
36:55c'est que le peuple iranien n'est pas triste,
36:59le peuple iranien n'est pas en deuil,
37:02le peuple iranien est dans une ivresse de rage et de colère,
37:06parce que cette fois-ci,
37:08il n'y aura plus de cohabitation possible
37:10avec nos preneurs d'otages.
37:12C'est terminé.
37:13C'est terminé pour l'intérieur,
37:15c'est terminé pour l'extérieur.
37:16Pourquoi les Iraniens ne sont pas encore dans la rue ?
37:19Non pas parce qu'ils sont traumatisés,
37:20non pas parce qu'ils ont peur de mourir.
37:22Les Iraniens, quand on parle aux Iraniens à l'intérieur,
37:25comme à la diaspora,
37:27ils disent,
37:27vous ne pouvez pas nous tuer deux fois.
37:29Vous nous avez déjà tués pendant le 8 et 9 janvier.
37:33Nous sommes là uniquement
37:34pour que vous disparissiez,
37:36que l'Iran devienne libre.
37:37La seule chose aussi qu'il faut prendre en compte,
37:41c'est qu'il faut se rappeler
37:43qu'Israël et les Américains ont demandé au peuple
37:46de ne pas sortir,
37:47de ne pas sortir,
37:48d'attendre un signal.
37:50Une fois que vraiment ces machines répressives
37:52seront fortement affaiblies,
37:55là, ils pourront sortir.
37:57Là, on a besoin d'aide.
37:59Pourquoi on a besoin d'aide ?
38:00Parce qu'il n'y a pas Internet en Iran.
38:02Donc, Starlink, Eutelsat,
38:05vraiment,
38:06tous ceux qui peuvent déployer ces satellites
38:08pour que les Iraniens puissent communiquer entre eux
38:10et organiser ces nouvelles manifestations,
38:14s'il vous plaît,
38:15je le demande à la France,
38:17je le demande aux États-Unis
38:18et tous ceux qui peuvent faire en sorte que ça marche,
38:20on a besoin d'Internet.
38:21Et Donald Trump,
38:21je ne vous ai pas fait agir,
38:22qui est exclu ce matin
38:23dans l'hypothèse d'un accord avec l'Iran.
38:25Quel est le coup de la guerre ?
38:26Parce qu'on sait que ça coûte
38:28énormément d'argent aux Américains.
38:30Mais c'est maintenant ou jamais
38:31qu'il faut mettre fin à ces 47 ans,
38:35justement, de menaces pour le monde.
38:37Et aussi, ce que ça pose...
38:40Il n'y aura jamais une autre opportunité
38:42que celle-là, on est d'accord.
38:43Parce que s'il n'y a pas la paix au Proche-Orient,
38:47c'est parce que, justement,
38:48il y a la République islamique.
38:50On se rappelle que le 7 octobre,
38:52si le Hamas a attaqué Israël,
38:55et je rappelle des civils,
38:56qui ont été tués des vieillards,
39:00des enfants, des jeunes femmes violées, etc.,
39:03des civils pris en otage,
39:05c'est parce qu'il devait y avoir,
39:07dans le cadre des accords d'Abraham,
39:09la signature de l'Arabie saoudite.
39:11L'Arabie saoudite, il faut le rappeler,
39:14qui est le gardien, justement, de l'islam.
39:18Et qui est très importante,
39:20mais qui, aujourd'hui, ne bougeait pas,
39:22parce qu'elle avait la menace du régime islamique,
39:25qui avait pris comme leadership la cause palestinienne,
39:29qui en a fait une cause islamique.
39:31De toute façon, les accords de Jericho, Gaza,
39:35d'abord, qui les a torpillés ?
39:37C'est le djihad islamique et le Hamas,
39:39qui étaient commandités depuis Damas,
39:42sous Bachar el-Assad,
39:43et depuis Téhéran.
39:45Donc, effectivement, là, on parle du coût élevé de l'opération.
39:49Mais si elle s'arrête, là, aujourd'hui, tout de suite,
39:53ça sera un investissement à fond perdu.
39:56Donc, il faut aller jusqu'au bout.
39:58Je voudrais qu'on avance très rapidement,
39:59parce que Sharon Camara est avec nous,
40:01vous voulez dire deux mots, rapidement.
40:02Oui, sur le nouvel acteur envoyé par Donald Trump,
40:05parce qu'il y a un nouvel acteur dans cette histoire,
40:08ce sont les 10 millions de dollars.
40:10Les 10 millions de dollars promis par les Américains
40:14à toute personne capable de donner des informations
40:17sur les 6-7 personnes à éliminer.
40:19C'est énorme !
40:20Ça veut dire qu'il n'y aura plus jamais de tranquillité
40:23autour d'une table de réunion entre ceux-là,
40:26parce qu'ils vont tous se regarder en disant
40:28est-ce qu'il y a un vendu parmi nous, etc.
40:30Et ça, ça marche.
40:31Alors, Sharon Camara est avec nous.
40:32Merci, Sharon, d'être avec nous.
40:34Je vois qu'on parle de ce fameux détroit d'Hormuz,
40:36le président américain,
40:37qui veut passer à l'action dans le détroit.
40:38On le sait, on en a parlé vendredi.
40:41Donc, c'était vendredi, Donald Trump a sûré que la marine américaine
40:43commencerait très bientôt.
40:45J'ai mis des guillemets, mais c'est très bientôt.
40:47Il a escorté des pétroliers dans ce passage.
40:49Et samedi, il a donné plus de détails sur sa stratégie.
40:53Exactement, Thierry.
40:54Alors, pour Donald Trump,
40:55la reprise du contrôle du détroit d'Hormuz
40:58se passera par une coalition internationale.
41:01Comme vous le disiez,
41:01samedi, le président américain a dévoilé sa stratégie.
41:05Il a exhorté d'autres pays
41:07à envoyer des navires de guerre aux côtés des Etats-Unis
41:10afin de sécuriser le passage
41:11et ainsi garantir la traversée
41:13sans risque des navires commerciaux.
41:16Alors, actuellement, dans le détroit d'Hormuz,
41:18il y aurait près de 3 000 bateaux
41:20qui seraient à l'arrêt,
41:21environ 20 000 marins qui seraient bloqués.
41:24Alors que le détroit d'Hormuz,
41:26la production dans le détroit d'Hormuz,
41:28alors, dans le détroit d'Hormuz,
41:30la production mondiale de pétrole
41:32représentait habituellement 20%.
41:34Cette quasi-paralysie cause de nombreux problèmes
41:37d'approvisionnement dans plusieurs pays
41:39et plus particulièrement en Asie.
41:41Quels sont les pays concernés par cet appel
41:44à une coordination internationale, Sharon ?
41:46Alors, le président Donald Trump
41:47a lui-même évoqué quelques pays.
41:49Il a déclaré, je cite,
41:51« espérer que la Chine, la France, le Japon,
41:54la Corée du Sud, le Royaume-Uni
41:55et d'autres pays enverront des navires dans la région
41:58afin que le détroit d'Hormuz, a-t-il déclaré,
42:01ne soit plus menacé par un pays totalement décapité
42:04en parlant de l'Iran. »
42:06Pour l'heure, deux pays cités ont répondu,
42:09d'abord la Corée du Sud qui a répondu
42:12et ensuite le Royaume-Uni.
42:14La Corée du Sud a affirmé suivre de près
42:16les remarques du président Donald Trump
42:18et examiner la question avec soin
42:20en concertation avec les États-Unis.
42:23La position est un peu plus nuancée
42:25pour le Royaume-Uni.
42:26Le ministre britannique de l'Énergie,
42:29Ed Miliband, a jugé ce dimanche
42:31que le plus important actuellement
42:32est plutôt de faire baisser les tensions
42:34au Moyen-Orient.
42:35Merci pour ce point très précis.
42:37Et puis cette réaction, peut-être,
42:39Xavier Roffer, l'Iran qui met en guerre
42:41les autres nations contre toute action
42:43pouvant étendre la guerre.
42:45L'Iran continue, plus que jamais.
42:48Il y a de la communication.
42:49J'ai admiré l'enthousiasme militant
42:54régnant autour de cette table.
42:56Mais tout ce que je peux vous dire,
42:57c'est que ceux qui sont sur le terrain
42:58et dont le métier est d'observer l'Iran
43:00et tout ce qu'il est capable de faire de l'usible,
43:03ne le partagent pas.
43:06Plusieurs éléments.
43:07Le premier élément, c'est que
43:09si les frappes sont aussi précises
43:11tirées de la République islamique d'Iran
43:14vers les pays voisins,
43:15c'est parce que très vraisemblablement,
43:17comme l'Iran ne possède pas des satellites
43:20qui lui permettent d'avoir cette précision
43:22dans l'observation,
43:23ce sont à l'heure actuelle
43:24des satellites chinois
43:25qui guident les tirs de la République islamique d'Iran.
43:29Et deuxièmement,
43:30en ce qui concerne l'engagement de la Russie
43:32à l'intérieur de cette affaire,
43:33parce qu'il y a une guerre secrète,
43:35il y a ce qu'on voit,
43:35il y a ce qu'on voit beaucoup moins,
43:37l'engagement de la Russie
43:38a pu être mesuré la semaine dernière,
43:40c'est-à-dire que la veille de l'attaque israélienne
43:43sur le sud du Liban,
43:45la veille,
43:46un gros porteur russe est arrivé à Beyrouth
43:49et a sorti tous les diplomates iraniens
43:52et leurs familles,
43:53plus de 150 personnes de la région.
43:55Alors le lendemain de l'opération militaire israélienne,
44:00c'est de l'humanitaire,
44:01mais la veille, c'est du renseignement, voyez-vous.
44:03Donc il y a plus que ce qu'on aperçoit à l'heure actuelle.
44:06Et j'insiste,
44:08ceux qui conseillent et qui informent
44:12les gouvernements européens
44:13ou les gouvernements du Conseil de coopération du Golsch
44:16sont beaucoup moins enthousiastes
44:17que ce que j'ai entendu autour de cette table
44:19et pensent que ça va durer,
44:21que ça va être long
44:22et que ça ne va pas être facile.
44:23Oui, ça on l'a aussi évoqué,
44:25vous avez raison de le rappeler, Xavier.
44:27Ça va très rapidement.
44:28Oui, parce que M. Roffer disait
44:29qu'il y avait une ambiance militante.
44:31Un enthousiasme.
44:32Une question à vous poser,
44:33est-ce que vous êtes un militant
44:34pour le régime islamique ?
44:36C'est une accusation idiote.
44:37Non, ce n'est pas une accusation,
44:38c'est une question.
44:39C'est une accusation, madame.
44:40Vous dites qu'il y a une ambiance militante.
44:42Je vous pose la question et j'espère que...
44:43Alors si vous me laissez répondre,
44:45ça me ferait plaisir.
44:45Alors allez-y.
44:46Voilà, donc je suis comme un médecin,
44:49je fais des diagnostics.
44:50Oui.
44:50Quand j'annonce à quelqu'un
44:51qu'il a un panarie ou un cancer,
44:53personnellement ça ne me touche pas.
44:54Je le fais parce que c'est vrai.
44:55Et votre diagnostic, c'est qu'ici,
44:58il n'y a que des militants ?
44:59Non, mais il y en a quelques-uns.
45:01Ah oui, mais c'est drôle.
45:03C'est drôle parce que vous savez...
45:05Non, mais...
45:06Après il y a une analyse factuelle.
45:09Mais tout ce que vous nous dites
45:09qu'on l'entend depuis 45 ans,
45:10ça n'a pas bougé sur le terrain.
45:12Tous les experts disent,
45:13tous les observateurs disent,
45:14tous les...
45:15Non, tous ne disent pas ça
45:16parce qu'il y a d'autres analyses
45:17qui disent le pas.
45:18Il y a des faits, attendez,
45:19je dirais qu'on ne parle pas en même temps
45:21de toute façon parce que c'est inaudible.
45:23Mais il y a un constat,
45:25c'est que jamais les conditions
45:26n'ont été aussi bien réunies
45:28pour que potentiellement,
45:30et ça vous êtes d'accord là-dessus quand même,
45:31même si ça...
45:32J'entends ce que vous dites, Xavier.
45:33J'entends et vous êtes là
45:35pour exprimer votre opinion
45:37et je la respecte comme tout à chacun.
45:39Mais c'est vrai que les conditions
45:40n'ont jamais été aussi bien remplies
45:42pour qu'il se passe quelque chose depuis...
45:44Je n'en suis même pas sûr.
45:46Ça fait 50 ans que les États-Unis
45:48se plantent chaque fois
45:49qu'ils font une opération à l'étranger.
45:51Ils se sont plantés au Vietnam,
45:52ils se sont plantés en Somalie,
45:54ils se sont plantés en Irak,
45:55ils se sont plantés en Afghanistan.
45:56Pourquoi voulez-vous qu'ils réussissent
45:58cette fois-ci ?
45:59Sauf que là, il y a des...
46:00Pourquoi ?
46:00Mais c'est votre analyse.
46:02Évidemment, non, mais j'entends,
46:03mais on est là pour débattre.
46:04Oui, oui, mais voilà.
46:05Mais en fait, ça veut dire...
46:07Comment...
46:07Là, c'était le pétrole.
46:09Sur Armour.
46:10Non, mais...
46:10Donc je voudrais juste réagir
46:13et éclairer sur un sujet très important.
46:16Après le 11 septembre 2001,
46:19le centre de gravité du pétrole
46:22a migré.
46:24Il est sorti du Golfe,
46:25il est allé vers l'Afrique de l'Ouest
46:27et vers les États-Unis.
46:28Donc aujourd'hui,
46:29on ne peut plus toujours rester otage
46:32de ce qui se passe dans cette zone.
46:35Il y a beaucoup d'autres pays producteurs
46:38qui peuvent combler le déficit
46:42en approvisionnement.
46:44Allez, on va enchaîner,
46:45parce qu'on va faire un petit pas de côté.
46:47On arrive quasiment au terme de cette émission,
46:48mais j'entends et c'est normal
46:50que la position de Sarah,
46:53ça a été des montagnes russes,
46:54puisqu'il y a eu toute cette armada
46:55qui a été mise en place,
46:56qui a été lancée.
46:57On s'est dit, ça y est, ça va partir,
46:59ça prend plus de temps.
47:00On est d'accord là-dessus.
47:01Mais c'est vrai que Sarah Doraguet
47:03est de la famille et je comprends
47:05et je partage aussi.
47:07Ce que je veux dire,
47:08c'est que l'émotion...
47:08Je comprends qu'elle ait envie d'y croire aussi.
47:10Mais l'émotion,
47:11c'est ça ce que je veux dire,
47:12l'émotion et la passion
47:13n'empêchent pas la lucidité.
47:14Bien sûr.
47:15Allez, on va parler de la DZ Mafia.
47:17On va accueillir Juliette Sadat
47:18dans quelques instants.
47:19Des autorités, on vous l'a dit,
47:21ont frappé très fort
47:22contre la DZ Mafia
47:23lors d'une opération inédite,
47:24puisque 26 mis en examen,
47:2515 placements en détention provisoire.
47:27Et parmi les profils
47:28qui retiennent notre attention,
47:30celui de Gabriel Haut,
47:32l'un des chefs présumés de ce clan.
47:33Et c'est Adrien Fontenot
47:35qui nous raconte tout ça.
47:36Et Juliette Sadat
47:37nous apportera quelques précisions
47:38très utiles.
47:39Il est considéré
47:40comme l'un des détenus
47:42les plus dangereux de France.
47:43Gabriel Haut, 31 ans,
47:45numéro 3 de la DZ Mafia.
47:48Incarcéré à la prison
47:49ultra sécurisée devant d'un le vieil,
47:51il a été transféré la semaine dernière
47:53dans un établissement pénitentiaire
47:55des Bouches-du-Rhône.
47:56Juste avant,
47:576 portables ont été découverts
47:59dans 6 cellules
48:00du quartier d'isolement.
48:01Gabriel Haut devait occuper
48:03l'une d'entre elles.
48:04Le détenu aurait continué
48:06de communiquer avec l'extérieur.
48:08Grâce au numéro de son avocat,
48:10seule conversation
48:10a échappé aux écoutes.
48:12Vous vous rendez compte
48:13que la ligne dédiée
48:14entre un client
48:16et son avocat
48:17qui est censée être
48:19utilisée exclusivement
48:20pour ces échanges
48:21sert en fait
48:22à organiser
48:23les activités
48:24d'une organisation criminelle.
48:26C'est complètement fou.
48:28Donc,
48:28la DZ est affaiblie,
48:30mais en aucun cas
48:31on peut considérer
48:33qu'elle est
48:34mise à mal,
48:35je veux dire,
48:36terrassée.
48:37Le 23 mars prochain,
48:39Gabrielle Haut
48:39comparaîtra devant
48:40la cour d'assises
48:41d'Aix-en-Provence
48:42pour un double assassinat
48:44commis en 2019
48:45après une première évasion.
48:47Face à cette menace
48:48de récidive,
48:49le dispositif
48:50de sécurisation
48:51autour de ce procès
48:52devrait être
48:53extrêmement renforcé.
48:55Bonjour Juliette Sadat,
48:56merci d'être avec nous.
48:57J'ai quelques questions
48:59à vous poser.
49:00C'est une énorme opération,
49:01mais à quel point
49:02ça touche
49:03la DZ Mafia ?
49:04J'aimerais qu'on comprenne bien.
49:05Est-ce que la DZ Mafia
49:06a été fortement impactée là ?
49:07Alors,
49:08c'est quand même un coup dur
49:08porté contre cette organisation
49:11criminelle.
49:12On en a parlé,
49:13c'est deux ans d'enquête
49:15qui se soldent
49:16par de nombreuses interpellations,
49:18plus de 40.
49:19Il y a beaucoup de têtes
49:20qui sont tombées,
49:21dont des figures importantes
49:23de la structure
49:24qui aujourd'hui
49:25se retrouvent derrière
49:26les barreaux.
49:27Mais en effet,
49:28on en parle souvent,
49:30la DZ Mafia
49:30c'est un réseau
49:32qui est très décentralisé.
49:33Il y a beaucoup
49:34de petites équipes
49:34qui sont réparties
49:35partout sur le territoire.
49:36Donc les têtes qui tombent
49:37sont facilement remplacées.
49:39De toute façon,
49:40ils font leur recrutement
49:41et ils vont voir
49:42les plus jeunes.
49:43Donc forcément,
49:44le recrutement se fait
49:45de manière très simple.
49:47C'est pour ça
49:47qu'on parle d'Hydre.
49:49Aussitôt,
49:49la tête coupée,
49:50l'organisation se reforme
49:52et on remet des personnes
49:53qui en place.
49:55Ils en ont parfaitement
49:56les moyens.
49:56Ils ont les moyens,
49:57c'est ça aussi.
49:57On peut parler
49:58des profils,
49:59des mises en examen
50:00qui peuvent interpeller.
50:02Il y a un nombre
50:04quasiment équivalent
50:04je crois
50:04entre les hommes
50:05et les femmes.
50:05Plus un avocat,
50:06plus des rappeurs.
50:07Oui, d'ailleurs,
50:09le procureur de Marseille
50:10a vraiment mis l'accent dessus.
50:11C'est vrai que les profils
50:12sont extrêmement variés.
50:13Il y a des hommes,
50:14il y a des femmes.
50:15Certains sont connus
50:16des services de police,
50:18d'autres parfaitement inconnus
50:19parce que c'est important
50:19dans un réseau
50:20qui est des personnes,
50:21qui aient les mains propres,
50:22qui ne touchent pas aux armes,
50:23qui ne touchent pas à la drogue
50:24pour faire fonctionner
50:25toute cette organisation.
50:27Des profils quand même
50:28assez inédits.
50:29On a parlé hier,
50:30cet avocat,
50:31aujourd'hui écroué,
50:32qui est soupçonné
50:33d'avoir mis à disposition
50:36sa ligne confidentielle
50:39avec son client.
50:40C'est le secret de la défense,
50:41il en a le droit.
50:42Mais il l'a mise à profit
50:43pour que son client
50:45communique avec l'extérieur.
50:46Donc,
50:47si c'est avéré,
50:48évidemment,
50:48c'est très grave.
50:49Il y a aussi
50:49une féminisation
50:51des profils.
50:52Neuf femmes
50:53mises en examen
50:55avec des rôles
50:56aussi qui ont évolué.
50:57C'est vrai que les femmes,
50:57avant,
50:57étaient assez cantonnées
50:58à des rôles de nourrice.
50:59Elles gardaient l'argent,
51:00la drogue,
51:01les armes,
51:01etc.
51:02Et maintenant,
51:03elles ont des rôles
51:03beaucoup plus opérationnels
51:05sur le terrain,
51:06des logisticiennes
51:07qui contribuent vraiment
51:10à l'organisation.
51:11Et puis,
51:11en effet,
51:12deux rappeurs.
51:13Donc,
51:13c'est la rencontre
51:14de deux milieux,
51:15le milieu de la drogue
51:16et le milieu du rap
51:17parce que le rap,
51:19déjà,
51:20ça génère beaucoup d'argent.
51:21Et puis,
51:22c'est une vitrine.
51:23Ça fait de la pub
51:23à travers les clips.
51:25Ça permet de recruter,
51:26etc.
51:27Donc,
51:27c'est deux milieux
51:29qui se servent parfaitement.
51:30Un dernier mot,
51:31il y a eu,
51:31je crois,
51:32900 gendarmes
51:33admobilisés,
51:34c'est ça.
51:34Pourquoi sont les gendarmes
51:35précisément ?
51:37Alors,
51:37les magistrats ont le choix
51:38entre solliciter
51:39la gendarmerie
51:41et la police.
51:43Là,
51:43ce sont des unités
51:45hyper spécialisées
51:45qui ont été mises
51:46à contribution,
51:47qui sont habituées
51:48aux longues enquêtes,
51:49qui sont habituées
51:49aussi aux techniques
51:50d'enquête,
51:51les filatures,
51:53les écoutes,
51:54etc.
51:55On en a parlé,
51:56la deuxième mafia
51:56est très décentralisée.
51:58Donc,
51:58la gendarmerie
51:59a cet avantage-là,
52:00c'est d'être présente
52:01partout sur le territoire
52:04et ça facilite aussi
52:05ces opérations simultanées
52:07parce qu'il a fallu,
52:08pour cette opération
52:09en début de semaine,
52:10il a fallu agir
52:11de manière simultanée
52:13dans plusieurs départements
52:14du sud de la France
52:15et ça,
52:15les gendarmes,
52:16c'est vrai qu'ils ont
52:16cette capacité opérationnelle
52:18et puis aussi,
52:20sans sous-entendre
52:21rien contre la police,
52:22évidemment,
52:22mais c'est une enquête
52:24qui est très sensible
52:25et donc peut-être
52:25l'avantage
52:26d'avoir un regard
52:28un peu extérieur,
52:28pas les gendarmes
52:31qui n'agissent pas
52:32sur le quotidien local.
52:34Ça évite les fuites
52:35et puis les prises à partie aussi.
52:37Deux mots,
52:38Xavier Ruffeur ?
52:39Gros coup, là !
52:41Oui,
52:41ça d'abord,
52:42les mots
52:43ont un sens essentiel.
52:45Il s'agit toujours
52:46de faire des diagnostics
52:47et dans les diagnostics,
52:49les mots qu'on emploie
52:50ont une extrême importance,
52:51que ce soit en médecine
52:53ou en criminologie.
52:54Et d'abord,
52:56ceux qui,
52:57pendant des mois,
52:58ont expliqué
52:58que la DZ Mafia,
52:59c'était la nouvelle mafia française.
53:01Ils ont l'air fin
53:02car naturellement,
53:03cette petite organisation
53:04qui était une espèce
53:06de réunion
53:07de chef aillon
53:08qui s'était connu
53:09en prison
53:09est en train
53:10d'exploser en vol
53:11et elle est déjà
53:13contrebattue sur le terrain
53:14par une organisation
53:15dissidente,
53:16ce qui ne se produit jamais
53:18quand il y a
53:18une vraie mafia.
53:20Et donc,
53:21ça veut dire que
53:22d'après moi,
53:22d'ici un an ou deux,
53:23on n'entendra plus parler
53:24et ça sera remplacé
53:25par d'autres.
53:26Ça sera le mot de la fin.
53:27Merci de m'avoir accompagné
53:28pour ce BD News.
53:29Merci beaucoup, Juliette.
53:30Merci à vous cinq.
53:31Merci pour votre fidélité.
53:33Merci à l'équipe qui m'a entouré.
53:34David Bouinet,
53:35Tani Atollet,
53:36Sarah Godon,
53:36Philippe Bourde,
53:37Berto pour l'information,
53:38Stéphane Fettoreto à la programmation.
53:40Merci aux équipes.
53:41Bon, je dis tout de suite,
53:41Julien Pasquet,
53:42n'oubliez pas,
53:42à partir de 17h,
53:44on a peut-être une image,
53:45oui, ça c'est un bureau de vote
53:46donc à Toulouse
53:47et à 17h,
53:48notre soirée spéciale municipale
53:50à ne manquer sous aucun prétexte.
53:51À partir de 17h,
53:52vous voyez les visages incarnants
53:54que vous connaissez.
53:55Nos grands spécialistes
53:56seront à l'antenne
53:57à partir de 17h
53:57pour vous faire vivre
53:58ce premier tour
53:59avec un taux de participation
54:01relativement bas.
54:02On verra à 17h.
54:04Allez,
54:04bonne semaine sur CNews.
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