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Thierry Cabannes reçoit les acteurs de l'info du jour, des experts et nos journalistes dans #MidiNewsWE

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00:00:00Du vendredi, votre Midi News Weekend.
00:00:02Je vous présente l'équipe qui m'entoure dans quelques instants.
00:00:04Vous connaissez la tradition.
00:00:05On commence par le menu, le sommaire.
00:00:08A la une, un conflit.
00:00:10Le conflit au Moyen-Orient.
00:00:1142ème jour de guerre.
00:00:13Le Pakistan se prépare à accueillir les délégations
00:00:15iraniennes et américaines pour des pourparlers.
00:00:18La semaine prochaine, mercredi, autre rendez-vous
00:00:20important à Washington.
00:00:21A quoi peut-on s'attendre ? On sera avec Alain
00:00:24Koldefi, amiral, ancien inspecteur
00:00:26général des armées.
00:00:27Les enjeux de ces deux.
00:00:29Rendez-vous avec Dora Abdelrazik,
00:00:31notre spécialiste des questions internationales.
00:00:33Dans notre Midi News,
00:00:35on évoquera aussi la première rencontre
00:00:37entre Emmanuel Macron et le pape
00:00:38Léon XIV ce vendredi.
00:00:41Le Liban risque d'être au centre
00:00:43des préoccupations, évidemment,
00:00:45mais pas que. Émeric Bombay va tout nous raconter.
00:00:47Notre spécialiste, vous le connaissez.
00:00:49Et puis, dans notre deuxième heure, on reviendra
00:00:51sur la situation en France. Si l'actualité
00:00:53internationale est forte, n'oublions pas
00:00:55ce qui se passe chez nous.
00:00:56L'activité des narcotrafiquants, elle,
00:00:58ne connaît pas de baisse d'activité.
00:01:00On ira donc à Toulouse, où depuis
00:01:02quelques jours, les fusillades s'enchaînent.
00:01:05Notre reportage sur place, et puis
00:01:06Bruno Bartocetti, secrétaire
00:01:08national à l'unité SGP Sud, sera
00:01:10avec nous et réagira.
00:01:12Enfin, on va vous transporter en Grande-Bretagne,
00:01:14dont Billy News est évoqué un phénomène qui se développe.
00:01:17Des jeunes qui se donnent rendez-vous
00:01:19dans des centres commerciaux à travers
00:01:20les réseaux sociaux, et cela se termine toujours,
00:01:22devinez comment ? Par des petites scènes de carnage
00:01:24ou des grandes scènes de saccage.
00:01:26Sidonie Gaucher est notre correspondante à Londres.
00:01:29Voilà pour notre menu, mais tout de suite,
00:01:30elle est fidèle au poste, comme tous les vendredis.
00:01:32C'est Sommeil à la Midi, pour un tour complet
00:01:34de l'information. Bonjour Sommeil à la Midi.
00:01:35Bonjour Thierry, et bonjour à tous.
00:01:37On commence ce journal par les images
00:01:39de la cérémonie d'obsèques de Loana,
00:01:41qui s'est tenue à 11h précise à Nice,
00:01:43dans les Alpes-Maritimes.
00:01:45Une cérémonie ouverte aux fans et au public
00:01:47et sous le signe du rose et du blanc.
00:01:49Des obsèques, deux semaines après la découverte
00:01:51du corps de l'ex-star de la télé-réalité
00:01:54dans son domicile niçois.
00:01:56A la une de l'actualité également,
00:01:58Donald Trump, qui défend Brigitte Macron
00:02:00sur son réseau social.
00:02:02L'actrice Rosie O'Donnell accuse
00:02:03la très respectée première dame de France
00:02:05d'être un homme alors qu'elle ne l'est pas,
00:02:07a écrit le président américain,
00:02:09ajoutant espérer que l'épouse du chef de l'État
00:02:11gagnera beaucoup d'argent dans le procès en cours.
00:02:14Et puis c'est une première en dix ans.
00:02:16Le président chinois a reçu ce matin
00:02:18la chef de l'opposition taïwanaise,
00:02:20rencontre à l'issue de laquelle
00:02:22Xi Jinping a déclaré être pleinement convaincu
00:02:24que Chinois et Taïwanais seront unis à l'avenir
00:02:27en dépit des tensions bilatérales
00:02:29qui règne entre Pékin et Taipé.
00:02:32Et vous avez terminé.
00:02:33On se retrouve dans 30 minutes précises.
00:02:3530 minutes, on sera là.
00:02:36Allez, tout de suite, présentation de l'équipe qui m'entoure.
00:02:40Bernard Kouanadad est avec nous.
00:02:42Président du cercle de réflexion.
00:02:43Étienne Marcel, Philippe David,
00:02:45animateur à Sud Radio.
00:02:47Bonjour.
00:02:47Est avec nous.
00:02:48Sabrine Ahmed Jemmer, essayiste qui s'installe tranquillement,
00:02:52est avec nous.
00:02:52Bonjour.
00:02:53Bonjour.
00:02:54Olivier Vial.
00:02:55Bonjour.
00:02:55Soyez bienvenue, directeur du CRU.
00:02:57Dora Abdelrazik, notre spécialiste des questions internationales.
00:03:00On a beaucoup de choses à évoquer ensemble dans cette émission.
00:03:03Sans oublier, évidemment, Maxime Le Guet,
00:03:05notre monsieur politique du jour.
00:03:07Bonjour mon cher Maxime.
00:03:08Donc Dora, on va commencer avec vous,
00:03:10avec ce conflit au Moyen-Orient.
00:03:12Je le disais, 42e jour de guerre.
00:03:16Et une seule question prime, paix ou pas paix ?
00:03:19C'est un peu ça.
00:03:20Il y en a d'autres.
00:03:21Mais c'est une question majeure.
00:03:23Des négociations vont débuter au Pakistan,
00:03:26entre Américains et Iraniens.
00:03:27Ça va se passer à Islamabad.
00:03:29On va y revenir avec vous.
00:03:30Et on sait que la venue des Iraniens reste encore incertaine.
00:03:33Vous nous le direz également dans quelques instants.
00:03:35On fait un point sur les enjeux,
00:03:37les points bloquants, etc.
00:03:38Avec Corentin Alonso, on y revient ensemble, Dora.
00:03:43Un accord de paix sera-t-il signé à Islamabad ?
00:03:47Sur les 10 points iraniens servant de base à la négociation,
00:03:51plusieurs sont particulièrement sensibles.
00:03:54D'abord, la question de l'enrichissement de l'uranium,
00:03:57un programme nécessaire pour développer la bombe atomique.
00:04:00Le régime des Mollahs souhaite que les Etats-Unis
00:04:02laissent lire en mener ce programme,
00:04:04considéré pourtant comme une ligne rouge par Donald Trump.
00:04:08Autre enjeu brûlant l'avenir du détroit d'Hormuz,
00:04:10les Iraniens voudraient instaurer un droit de péage
00:04:13sur les passages des pétroliers en échange de la réouverture de la route maritime.
00:04:18Donald Trump les a mis en garde sur son compte-trousse social.
00:04:21Des informations circulent selon lesquelles
00:04:23l'Iran imposerait des droits de passage aux pétroliers
00:04:26traversant le détroit d'Hormuz.
00:04:27J'espère que non, et si c'est le cas,
00:04:29il est impératif qu'il cesse immédiatement.
00:04:32Dernier point de blocage, et non des moindres,
00:04:34la situation au Liban.
00:04:36Les Iraniens affirment que l'accord de cessez-le-feu
00:04:38concernait le pays.
00:04:41Affirmation contestée par les Etats-Unis.
00:04:43Nous n'avons jamais fait cette promesse,
00:04:45nous n'avons jamais indiqué que ce serait le cas.
00:04:47Nous avons dit que le cessez-le-feu
00:04:49serait axé sur l'Iran et sur les alliés de l'Amérique,
00:04:52à savoir Israël et les Etats arabes du Golfe.
00:04:55Des pourparlers entre le Liban et Israël
00:04:57sont prévus la semaine prochaine à Washington.
00:05:00Selon les autorités iraniennes,
00:05:02les discussions au Pakistan se tiendront
00:05:04avec une méfiance totale envers les Etats-Unis.
00:05:08Dora, je reviens vers vous dans 14 secondes et demie,
00:05:10très précisément, le temps de saluer Alain Akoldefi,
00:05:13amiral, ancien inspecteur général des armées.
00:05:15Bonjour Alain Akoldefi, merci d'avoir accepté notre invitation.
00:05:19Alors, je le disais, bonjour, ça y est, je vous vois.
00:05:22Dora, aucune, aucune confirmation,
00:05:25pour le moment, des Iraniens,
00:05:27quant à leur présence, ils se font désirer.
00:05:29Exactement, pour l'instant c'est assez flou
00:05:31et on sait qu'il y a une condition
00:05:33qui est posée par le régime de Téhéran,
00:05:36c'est un cessez-le-feu sur tous les fronts,
00:05:38y compris donc sur le Liban.
00:05:40Sauf qu'on a vu, juste après la trêve
00:05:42qui a été installée et observée par l'Iran et les Etats-Unis,
00:05:46eh bien Israël a bombardé plusieurs positions du Hezbollah,
00:05:51d'où la pression qui a été exercée par Donald Trump
00:05:55sur Benyamin Netanyahou
00:05:57de demander à son cabinet d'engager des discussions avec le Liban.
00:06:01Donc il faut savoir que les deux discussions sont un petit peu liées.
00:06:05sauf que les Américains et les Libanais veulent dissocier cette question.
00:06:11Donc ils veulent en faire vraiment deux dossiers.
00:06:13Les Iraniens, eux, veulent vraiment tout intégrer.
00:06:16Donc ça va vraiment être compliqué de mettre tout ça en place.
00:06:19D'une part, les négociations qui vont avoir lieu à Washington dans les prochains jours
00:06:23entre Israéliens et Libanais et celles qui devraient s'ouvrir.
00:06:28Donc aujourd'hui, les délégations doivent arriver,
00:06:31mais c'est vraiment demain que les choses vont être sérieuses
00:06:35entre les Iraniens et les Américains.
00:06:37Est-ce qu'on en sait un petit peu plus ?
00:06:39Ça m'intéresse toujours de savoir sur la forme.
00:06:41Il y a le fond et la forme.
00:06:42Est-ce que ce sera une réunion où ils seront face à face, à côté ?
00:06:45Est-ce que vous savez un peu comment les choses peuvent se dérouler ?
00:06:48Est-ce qu'ils seront autour d'une table ?
00:06:50Enfin, autant de questions.
00:06:51On connaît, on a déjà un aperçu des personnes qui vont être présentes.
00:06:54Donc on sait que ça a lieu au Pakistan.
00:06:56Donc sous l'égide d'Islamabad,
00:06:58la personne clé qui sera présente,
00:07:01c'est le chef de l'armée pakistanaise,
00:07:03Asim Mounir, qui est un militaire que Donald Trump adore,
00:07:06qu'il qualifie souvent de son maréchal préféré,
00:07:10autour de la table.
00:07:12Donc la délégation iranienne qui sera composée
00:07:15du président de l'Assemblée et ancien maire de Téhéran,
00:07:19c'est Mohamed Galibaf,
00:07:22et le chef de la diplomatie, Abbas Arachi.
00:07:25Et du côté américain,
00:07:26eh bien la délégation devrait être menée par J.D. Vence,
00:07:30le vice-président américain,
00:07:33également Jared Kushner et l'émissaire Steve Witkoff
00:07:35qui sont présents à chaque négociation.
00:07:39J.D. Vence est un personnage central et important
00:07:42car il n'était pas favorable justement à cette intervention militaire.
00:07:48Les Iraniens estiment justement qu'il est le moins aligné
00:07:52sur la politique israélienne,
00:07:55son partenaire donc.
00:07:57Et là, il y aurait peut-être une ouverture,
00:07:59une manière de discuter en tout cas avec les Américains.
00:08:02Restez avec nous, Alain.
00:08:03Quel défi ? Comment sentez-vous la chose ?
00:08:06Les Iraniens sont un peu tirés les oreilles,
00:08:07le moins qu'on puisse dire, jusqu'au bout.
00:08:09Mais sans surprise, je dirais.
00:08:11Oui, mais chacun de son côté joue son jeu, effectivement.
00:08:16Un accord global ou un accord séparé Liban-Orbue,
00:08:19ce n'est pas forcément ce qui remplit de joie les Iraniens
00:08:23parce qu'il ne faut pas oublier que le front au sud Liban
00:08:27est un front qui les préoccupe et qui les occupe
00:08:29et qui les pompe financièrement au sens propre du terme.
00:08:34Et donc, il préférait avoir une négociation globale.
00:08:39Je ne suis pas sûr qu'il soit dans une très, très bonne position
00:08:41pour affirmer cette globalité de la discussion.
00:08:45On voit bien que du côté de Trump,
00:08:47il y a la nécessité de régler d'abord
00:08:49tout ce qui est relatif au pétrole,
00:08:51en gros, le détroit d'Ormuz.
00:08:53Le reste, c'est un peu de l'habillage.
00:08:56Et que du côté, bien sûr, de l'État d'Israël,
00:08:58c'est la situation au sud Liban qui les préoccupe.
00:09:02Donc, on est encore dans une situation floue
00:09:06dont personne ne sortira à son avantage total.
00:09:09Il va falloir faire des concessions de tous les côtés.
00:09:12Vous l'avez dit, vous avez parlé des trois d'Ormuz.
00:09:15Il m'avait semblé, moi, et on le sait,
00:09:17on l'a évoqué que les Iraniens veulent un péage,
00:09:21il m'avait semblé que Donald Trump n'était pas totalement posé hier
00:09:24et aujourd'hui, changement de petite musique.
00:09:26Ce n'est plus tout à fait la même chanson.
00:09:29En bas de l'époir, le péage est totalement illégal.
00:09:31J'espère que ces juristes lui ont rappelé
00:09:33que la Convention de Montégobé le lit pour passage dans les Détroits.
00:09:36Ça concerne Panama, ça concerne Suèze,
00:09:39ça concerne, bien sûr, les Détroits-Baltes
00:09:41qui étaient, du temps de l'OTAN,
00:09:43l'endroit où on fermait une dinarine de l'ours soviétique via la Baltique.
00:09:48Donc, cette liberté de passage dans les Détroits,
00:09:51elle est essentielle pour le commerce mondial,
00:09:53pas simplement pour la sécurité des uns et des autres.
00:09:55Donc, je pense que cet argument,
00:09:57qui est un argument économique et financier,
00:09:59a fait peut-être pencher la balance dans l'esprit du président américain.
00:10:05Comment sentez-vous les choses entre ce qui se passe au Pakistan
00:10:08et la réunion de la semaine prochaine qu'évoquait Dora ?
00:10:11On a des positions...
00:10:13Personne n'a la liste exhaustive des 15 points d'un côté et des 10 points de l'autre.
00:10:17On voit bien que les points qui sont mis en évidence
00:10:21sont des points de rupture.
00:10:22Il n'y a aucun accord possible sur l'enrichissement d'uranium.
00:10:25Il n'y a aucun accord possible sur un certain nombre de sujets.
00:10:29Je veux dire que ce qui apparaît à la surface des choses,
00:10:33mais j'espère qu'il y a des discussions en profondeur,
00:10:35montre deux positions totalement antagonistes et irréconciliables.
00:10:39Alors, c'est le prof des négociateurs en douce d'amener petit à petit,
00:10:43de regarder les zones de compromis possibles, etc.
00:10:45et de les mettre en évidence après.
00:10:47Pour le moment, c'est un peu de chances d'avancer d'un pas
00:10:50au vu des déclarations qui sont faites
00:10:52et des documents qui nous seront proposés dans les médias.
00:10:56Donc, la paix, pas pour demain, si je vous suis.
00:11:00Il n'y a jamais eu la paix, dans ce coin.
00:11:02Moi, je rappelle, cette fois en tant que marin,
00:11:05que dans le détroit d'Ormuz, depuis la guerre de Kipour,
00:11:08les bateaux sont suivis, sont accompagnés.
00:11:10Le golfe a été miné pendant toute la guerre en Irak,
00:11:13jusqu'au détroit d'Ormuz.
00:11:15Et donc, ça fait 50 ans que cette zone est une zone dangereuse.
00:11:20Alors, bien sûr, il y a des assurances,
00:11:22il n'y a pas de guerre ouverte, sauf la guerre Iran-Irak.
00:11:25Mais l'Iran n'était pas dans les belligérants
00:11:27par rapport aux nations occidentales.
00:11:29Mais ça a toujours été une zone de trouble,
00:11:31comme beaucoup d'autres zones, d'ailleurs,
00:11:33pendant la guerre froide.
00:11:34Mais là, c'est une zone de trouble qui s'étend maintenant
00:11:36depuis 53 ans.
00:11:38Bon, merci en tous les cas pour votre regard.
00:11:40Je vous garde quelques instants si vous souhaitez réagir.
00:11:42On va faire un petit tour de table avec nos invités.
00:11:45Je vais commencer avec vous, ça.
00:11:47Vous savez, quand j'écoute Dora,
00:11:49quand j'écoute Alain Col des filles,
00:11:52je ne peux pas m'empêcher de penser aux Iraniens,
00:11:54aux Iraniennes qui sont descendus dans la rue,
00:11:57qui ont payé un lourd trébut,
00:12:00un très lourd trébut,
00:12:01et qui disent, bon,
00:12:03tout ça pour ça, finalement,
00:12:04si on n'arrive à rien.
00:12:05Alors, si vous me parlez de la population iranienne...
00:12:08Deux, je vous parle de la population iranienne, évidemment.
00:12:10Le monde entier a pris, évidemment,
00:12:12depuis Masha Amini,
00:12:13les révoltes consécutives
00:12:15à la mort de cette jeune femme,
00:12:17et qui n'ont cessé, en réalité,
00:12:18depuis, je crois, février.
00:12:21Il faut savoir quand même que
00:12:23les gardiens de la révolution islamique
00:12:24ont massacré plus de 30 000 personnes,
00:12:27parce que, justement,
00:12:28cette jeunesse se révoltait,
00:12:30à la fois contre cette tyrannie sanguinaire,
00:12:32contre cette molacratie
00:12:33qui a complètement fait une OPA
00:12:36sur l'économie,
00:12:37sur les droits civiques et élémentaires,
00:12:40sur un ensemble de paramètres,
00:12:44et évidemment,
00:12:45on ne peut que soutenir le peuple iranien.
00:12:48Maintenant, cette guerre,
00:12:49elle est multidirectionnelle,
00:12:52et il y a de multiples intérêts.
00:12:54Et il y a aussi de multiples...
00:12:55Quand je parle de multiples intérêts,
00:12:57c'est multiples intérêts géostratégiques
00:12:58et politiques.
00:13:00On parlait des Etats-Unis.
00:13:01Quand j'entendais M. Trump
00:13:04annoncer la fin de la civilisation iranienne,
00:13:06on était quand même un peu surpris.
00:13:08On se disait,
00:13:09que va-t-il se passer
00:13:10si jamais il y a une coalition ?
00:13:12Il se peut que, complètement,
00:13:13il envoie la bombe nucléaire.
00:13:14Ensuite, ça a été démenti.
00:13:16Mais le peuple iranien, lui,
00:13:18il est malheureusement pris en étau
00:13:19entre la volonté d'en finir avec ce régime,
00:13:22les négociations qui vont être entamées
00:13:25entre les Etats-Unis
00:13:26qui ont une base MAGA,
00:13:27qui ne veulent pas de cette guerre.
00:13:28C'est pour ça qu'elle parlait de J.D. Evans
00:13:30comme étant l'intermédiaire
00:13:31parce que lui, précisément,
00:13:32il est très isolationniste,
00:13:33donc il n'en veut pas.
00:13:35Israël qui joue sa survie face à SET,
00:13:37Roxy.
00:13:38Donc les intérêts sont différents.
00:13:40L'Iran qui, là, aujourd'hui,
00:13:42a l'impression qu'elle privatise
00:13:44le détroit d'Hormuz.
00:13:45Donc c'est assez compliqué aussi
00:13:46parce qu'il y a des pertes
00:13:48qui vont également enrichir l'Iran.
00:13:49Donc il y a aussi un risque
00:13:50de renforcement politique
00:13:51de la monocratie
00:13:52si jamais elle gagne encore plus d'argent
00:13:54avec cette histoire de détroit d'Hormuz.
00:13:55Donc c'est une situation très complexe.
00:13:57L'amiral l'a précisé.
00:13:58Le jour où on trouvera
00:13:59une solution politique
00:14:00parce qu'elle n'a peut-être
00:14:01que politique à ce conflit,
00:14:03je pense que vraiment
00:14:03de nombreux peuples sont heureux.
00:14:05Oui, et c'est vrai que je pense
00:14:06à cette population
00:14:07et c'est difficile
00:14:08de ne pas y penser.
00:14:10Philippe, tu te tires de table.
00:14:10J'en profite pour saluer
00:14:11Émilie Pourbet
00:14:12qui nous a rejoint.
00:14:13Bonjour Émilie,
00:14:14merci encore une fois
00:14:15d'avoir accepté notre invitation
00:14:16puisqu'on va parler
00:14:16de cette première rencontre
00:14:17entre le pape,
00:14:18Léon XIV,
00:14:19et Emmanuel Macron
00:14:20qui s'est déroulé ce matin.
00:14:21Et je compte sur vous,
00:14:21vous allez tout nous raconter
00:14:22comme d'habitude
00:14:23avec force et détail.
00:14:24C'est une façon
00:14:25comme une autre
00:14:26de vous mettre
00:14:26une certaine pression
00:14:27mon cher Amérique,
00:14:28mais je sais que vous êtes
00:14:28un homme de challenge.
00:14:30Philippe.
00:14:31C'est vrai que les 10 points
00:14:32du plan de paix,
00:14:33on aurait pu le négocier
00:14:35à Canossa
00:14:36si jamais les Américains
00:14:37le signaient
00:14:37parce que c'est quand même
00:14:38complètement fou,
00:14:39notamment le nucléaire iranien
00:14:41qui est un casus belli
00:14:42et qui est maintenu dedans.
00:14:44Comme le disait
00:14:45très justement Sabrina,
00:14:46quand j'ai entendu
00:14:47certains propos
00:14:48la semaine dernière,
00:14:48le premier temps
00:14:49qu'on allait faire disparaître
00:14:51une civilisation
00:14:53et que la Maison-Blanche
00:14:55s'empresse de dire
00:14:56qu'il n'y aura pas
00:14:57de recours
00:14:57à l'arme nucléaire,
00:14:59je me suis dit,
00:15:00j'ose espérer
00:15:01que l'idée
00:15:02d'utiliser l'arme nucléaire
00:15:03à titre préventif
00:15:04n'a effleuré
00:15:05l'esprit de personne
00:15:06ni à la Maison-Blanche
00:15:08ni au Pentagone.
00:15:08Il faut au moins l'espérer.
00:15:10Mais aujourd'hui,
00:15:11ce plan,
00:15:12c'est n'importe quoi.
00:15:14La situation,
00:15:15vu de parler
00:15:15la stratégie américaine
00:15:17est complètement erratique.
00:15:19Donc,
00:15:19on ne sait pas,
00:15:20on ne sait vraiment pas
00:15:21où on va.
00:15:21C'est bien là
00:15:22qu'il y a le gros souci
00:15:23à mon avis.
00:15:24Olivier ?
00:15:24Oui,
00:15:25je pense qu'en fait,
00:15:25on est dans un moment
00:15:26où clairement,
00:15:27on commence des négociations
00:15:28avec des prémices
00:15:29de négociations
00:15:30qui sont pires
00:15:31que celles
00:15:31qu'il y avait
00:15:32avant la guerre.
00:15:33Donc,
00:15:33c'est vrai que ça rend
00:15:34les choses compliquées.
00:15:35Il y a quand même
00:15:35deux choses
00:15:35qu'il faut avoir en tête.
00:15:36C'est que
00:15:38les États-Unis
00:15:38ont besoin
00:15:39que ça se termine
00:15:40le plus tôt possible
00:15:42pour des raisons
00:15:42à la fois électorales,
00:15:45économiques
00:15:45et même militaires
00:15:47puisqu'il y a quand même
00:15:48une tension
00:15:49sur les munitions,
00:15:50notamment sur
00:15:52l'État-major américain
00:15:53vient de mettre
00:15:54une alerte
00:15:54en disant
00:15:55qu'on a tiré
00:15:55beaucoup de missiles
00:15:56et qu'en cas de conflit
00:15:57par exemple
00:15:57avec une autre puissance
00:15:58plus importante
00:15:59contre la Chine,
00:16:00on va mettre
00:16:00quelque temps
00:16:01à refaire les stocks.
00:16:03Donc,
00:16:03il y a cette volonté
00:16:04d'aller très vite.
00:16:05Le régime iranien aussi
00:16:07est quand même
00:16:07plus affaibli
00:16:08qu'on le dit
00:16:08et il ne faut pas...
00:16:10Il continue de frapper
00:16:11mais en fait,
00:16:12il ne faut pas oublier
00:16:13que la Syrie...
00:16:15Il y a pas mal
00:16:16de pays comme ça
00:16:17de dictature
00:16:17qui sont tombés
00:16:18après l'arrêt
00:16:19des frappes
00:16:21parce qu'elles sont tombées
00:16:23d'abord
00:16:23parce qu'elles n'avaient plus
00:16:24les moyens financiers
00:16:24de payer leur armée
00:16:26et les gardiens
00:16:27de la révolution,
00:16:28ça commence à être le cas.
00:16:29Donc,
00:16:29si effectivement
00:16:30dans les négociations,
00:16:31je pense que
00:16:31l'arme économique
00:16:32est aussi une arme
00:16:33très importante
00:16:34parce que le régime
00:16:35aujourd'hui
00:16:35est aussi fragilisé
00:16:36par le fait
00:16:37qu'il n'est plus
00:16:38en capacité
00:16:38de financer correctement
00:16:40son armée
00:16:41et surtout
00:16:41les gardiens
00:16:42de la révolution.
00:16:42Ça,
00:16:43ça peut être
00:16:43un début
00:16:44de fragilité
00:16:45et donc,
00:16:45il faut quand même
00:16:46aussi avoir ça
00:16:47en tête
00:16:47et miser là-dessus.
00:16:48Philippe,
00:16:49rapidement,
00:16:49je n'ai pas donné
00:16:50la parole
00:16:50à Bernard Kouinadad.
00:16:51Très, très court,
00:16:51les Américains
00:16:52ont tiré
00:16:52depuis le début
00:16:53de cette guerre
00:16:54plus de 850
00:16:56missiles Tomahawk.
00:16:57Ils en avaient tiré
00:16:58je crois 802
00:16:58pendant la guerre d'Irak
00:17:00et un missile Tomahawk,
00:17:01ça coûte 3,6 millions de dollars.
00:17:03Donc,
00:17:03a note of money
00:17:04comme on dit
00:17:05dans la langue de Shakespeare.
00:17:06Exactement.
00:17:06Bernard.
00:17:06Merci Thierry.
00:17:07Comme l'a rappelé
00:17:08l'amiral Kolfi tout à l'heure,
00:17:10on est depuis des années,
00:17:11depuis près de 50 ans,
00:17:12dans une zone
00:17:13d'insécurité
00:17:14et de grands troubles
00:17:15économiques
00:17:16et politiques.
00:17:17Ça a été rappelé
00:17:18la guerre de Kipour
00:17:19mais aussi
00:17:20la guerre Iran-Irak
00:17:21et on ne va pas régler
00:17:22un conflit
00:17:23et une instabilité mondiale
00:17:25en quelques jours.
00:17:26Ceci étant,
00:17:27moi j'ai quand même
00:17:28l'impression
00:17:28qu'on arrive
00:17:29vers une évolution
00:17:30du conflit.
00:17:31Tout simplement,
00:17:32ça a été rappelé
00:17:33à l'instant
00:17:33parce qu'il y a
00:17:34un enjeu économique
00:17:35sur l'ensemble
00:17:36non seulement
00:17:37des belligérants
00:17:37mais aussi
00:17:38sur l'ensemble
00:17:39du monde
00:17:39et qu'on voit bien
00:17:41qu'on est dans
00:17:42une sorte d'enlisement
00:17:43du conflit
00:17:43puisqu'il n'y aura
00:17:44pas de victoire finale
00:17:45ni pour les uns
00:17:46ni pour les autres
00:17:47et surtout
00:17:48une difficulté aussi
00:17:49de répondre
00:17:50à l'attente
00:17:51de la population
00:17:51iranienne
00:17:52sur les terrains.
00:17:53C'est là-dessus
00:17:53qu'on peut nous
00:17:54avoir une grande blessure
00:17:56c'est que malgré
00:17:57l'ensemble
00:17:58de l'action
00:17:59qui était menée,
00:18:00on reste sur
00:18:01un mezzo-voce
00:18:02dans le soutien
00:18:03qu'on aime redonner
00:18:04à ce peuple
00:18:05face à un gouvernement
00:18:06qui depuis
00:18:08plus d'une quarantaine
00:18:09d'années
00:18:09est inique,
00:18:10injuste et barbare.
00:18:12Alain Coldifié,
00:18:13un dernier mot,
00:18:14ce n'est pas très optimiste
00:18:15tout cela
00:18:15en tous les cas
00:18:16entre les réunions
00:18:17au Pakistan
00:18:17et celle de Washington.
00:18:20La situation internationale
00:18:21n'est jamais
00:18:22très très riante.
00:18:24Je vais être optimiste
00:18:25parce que c'est la volonté
00:18:26d'arriver à quelque chose
00:18:27mais globalement
00:18:29vous savez
00:18:29on a connu
00:18:30des situations
00:18:31pendant la guerre froide
00:18:32et dans d'autres moments
00:18:34presque aussi dangereuses.
00:18:35Là, ce qui fait
00:18:36le danger
00:18:37c'est qu'on ne mesure
00:18:38pas le déséquilibre
00:18:39régional
00:18:40et mondial
00:18:41par l'intermédiaire
00:18:42du marché du pétrole
00:18:42on a vu une application
00:18:44qui peut jaillir
00:18:45de cet affrontement
00:18:47qui pour le moment
00:18:48a été réservé
00:18:49à Etats-Unis,
00:18:50Israël et Iran.
00:18:51Là, ça peut dégénérer,
00:18:53s'étendre
00:18:53et là,
00:18:54on n'a aucune mesure
00:18:55de la façon
00:18:56dont la maladie
00:18:58peut s'étendre
00:18:58si je peux en payer
00:18:59cette comparaison.
00:19:00Merci d'avoir accepté
00:19:02notre invitation
00:19:02Alain Coldefier,
00:19:04amiral et ancien
00:19:04inspecteur général
00:19:05des armées.
00:19:06Emwik Pourbet,
00:19:07place à vous.
00:19:09Rencontre
00:19:09ce matin
00:19:10entre Emmanuel Macron
00:19:11et Brigitte Macron
00:19:13avec le pape
00:19:14Léon XIV.
00:19:15Ce qui est tout à fait
00:19:16normal.
00:19:16Ce qui est normal.
00:19:17que les chefs d'État
00:19:17viennent accompagner.
00:19:20Toujours.
00:19:21Voilà.
00:19:22De quoi ont-ils parlé ?
00:19:23Je suppose du thème
00:19:25qu'on vient d'évoquer
00:19:26mais pas que.
00:19:27Alors écoutez,
00:19:29à l'heure où on se parle,
00:19:29on est suspendu
00:19:30à la publication
00:19:31du communiqué
00:19:33du Vatican d'une part
00:19:34et de l'Élysée peut-être
00:19:36d'autre part
00:19:37pour savoir effectivement
00:19:38quels ont été
00:19:39les sujets abordés,
00:19:40pour savoir aussi
00:19:41peut-être
00:19:41quel est l'accent
00:19:42qui a été mis
00:19:42par le pape
00:19:44Léon XIV
00:19:44sur tel ou tel sujet.
00:19:46Ce qu'on sait,
00:19:46c'est effectivement
00:19:47leur sujet de préoccupation
00:19:49actuelle
00:19:49et la guerre
00:19:50bien sûr
00:19:51arrive au premier chef
00:19:52et quand on dit la guerre
00:19:53on pense surtout
00:19:54à la protection
00:19:56des chrétiens d'Orient
00:19:57pour ce qui concerne le pape
00:19:58au Liban notamment.
00:20:00On sait que c'est aussi
00:20:00une préoccupation de la France
00:20:01depuis très longtemps.
00:20:03Après,
00:20:04comment tout cela
00:20:05peut-il être suivi des faits ?
00:20:06C'est des vraies questions.
00:20:08Ce sont des vraies questions
00:20:09qui ne seront peut-être
00:20:09pas abordées avec le pape.
00:20:11C'est-à-dire que le pape
00:20:12ils vont aborder
00:20:13les questions des principes.
00:20:14Effectivement,
00:20:15et aujourd'hui
00:20:15dans cette situation
00:20:17que vous décriviez
00:20:18la voie qu'ils portent
00:20:19pour appeler à la paix
00:20:21c'est celle du pape
00:20:22malheureusement
00:20:22pas celle des Européens.
00:20:23Bon,
00:20:24c'est comme ça.
00:20:25Et donc forcément
00:20:26il y a une convergence
00:20:27de vues sur cette question-là.
00:20:28Après,
00:20:29il y a aussi des questions
00:20:29qui fâchent.
00:20:31Il y en a.
00:20:31Des questions
00:20:33de la laïcité
00:20:34d'une part
00:20:34et on sait
00:20:35notamment que
00:20:36le pape
00:20:37Léon XIV
00:20:37comme ses prédécesseurs
00:20:38est quand même
00:20:39très préoccupé
00:20:40par la manière
00:20:41dont la religion
00:20:42est traitée en Europe
00:20:43en France en particulier.
00:20:44ou d'une manière
00:20:45extrêmement restrictive.
00:20:47J'en veux pour preuve
00:20:48la récente intervention
00:20:50auprès des évêques français
00:20:51pour que
00:20:51le caractère propre
00:20:53ce qu'on appelle
00:20:53le caractère propre
00:20:54des établissements scolaires
00:20:55catholiques
00:20:56soit respecté.
00:20:57C'est-à-dire qu'en gros
00:20:57on puisse y parler
00:20:58de religion librement.
00:21:00Et aujourd'hui
00:21:01il y a des tracasseries
00:21:01administratives
00:21:02il y a des enquêtes
00:21:03un peu intempestives
00:21:04qui sont menées.
00:21:04Donc il est possible
00:21:06que ça fasse partie
00:21:07des discussions.
00:21:07Et puis autre sujet
00:21:08évidemment brûlant
00:21:09la question de la fin de vie
00:21:10qui revient au Sénat
00:21:11le 11 mai
00:21:13et on sait
00:21:15depuis longtemps
00:21:16que l'Église
00:21:17s'oppose évidemment
00:21:18à l'euthanasie
00:21:19et au suicide
00:21:19mais ça a été rappelé
00:21:21par le pape
00:21:22fin mars à Monaco
00:21:23d'une manière
00:21:23extrêmement forte
00:21:24et donc
00:21:24on peut penser
00:21:26qu'effectivement
00:21:26le sujet sera
00:21:27sur la table des discussions.
00:21:29J'ai une toute dernière question
00:21:30à vous poser
00:21:30et je suis sûr
00:21:32que vous allez me voir venir
00:21:33il est allé à Monaco
00:21:36potentiellement
00:21:36est-ce qu'on peut espérer
00:21:38que le pape
00:21:39vienne en France ?
00:21:41Alors on peut
00:21:42on peut l'espérer
00:21:43mais plus que cela
00:21:43c'est-à-dire qu'effectivement
00:21:45on a vu
00:21:46ces derniers jours
00:21:47dans la presse
00:21:48des suggestions
00:21:49plus que des suggestions
00:21:50une vraie réflexion
00:21:51sur ce sujet
00:21:53évidemment
00:21:53il faut rester très prudent
00:21:54parce que
00:21:55tant que ça n'a pas été confirmé
00:21:56officiellement
00:21:57ça peut rester à l'état
00:21:58de projet
00:21:58mais on parle de date
00:22:00on parle de l'automne
00:22:01c'est-à-dire
00:22:02vraiment à l'orée
00:22:03de la présidentielle
00:22:04la campagne aura déjà
00:22:05commencé en France
00:22:06il est normalement
00:22:07d'usage
00:22:08qu'un pape
00:22:08ne vienne pas
00:22:09à ce moment-là
00:22:09dans un pays
00:22:10si le pape
00:22:11et d'ailleurs
00:22:12il fait ce qu'il veut
00:22:12choisissez de rompre
00:22:14cette tradition-là
00:22:15on imagine bien sûr
00:22:17que tous les candidats
00:22:18seraient obligés
00:22:19de se positionner
00:22:20sur les différentes
00:22:22déclarations du pape
00:22:22sur sa venue
00:22:23et donc forcément
00:22:24ce serait un sujet
00:22:25pour le coup
00:22:26mais ça peut faire partie
00:22:27de la stratégie du pape
00:22:28Je ne pouvais pas
00:22:28ne pas vous poser
00:22:29des questions évidemment
00:22:30Mais vous avez raison
00:22:30Maxime un mot rapide
00:22:32Oui non simplement
00:22:33pour un peu
00:22:33les coulisses
00:22:34on reste évidemment
00:22:35suspendu au communiqué
00:22:36simplement comme le veut
00:22:37l'usage
00:22:38Emmanuel Macron
00:22:38est venu avec
00:22:39plusieurs cadeaux
00:22:40qu'il a offerts
00:22:41au pape Léon XIV
00:22:42parmi eux
00:22:43une correspondance
00:22:44de Georges Bernanos
00:22:45un livre
00:22:46sur la reconstruction
00:22:47de Notre-Dame
00:22:48et semble-t-il
00:22:49un maillot de basket
00:22:50de l'équipe masculine
00:22:52de France
00:22:53parce que le pape
00:22:54Léon XIV
00:22:54est un passionné
00:22:55de sport
00:22:56on avait beaucoup
00:22:56parlé du tennis
00:22:57mais aussi de basket
00:22:57voilà les petits cadeaux
00:22:59c'est pour vous raconter
00:23:00les coulisses
00:23:01on en souhaite
00:23:01moi ça me touche
00:23:01j'étais en fan
00:23:02de basket
00:23:03c'est pour ça que
00:23:03j'ai tenu à le faire
00:23:04voilà merci
00:23:05et que les américains
00:23:06avaient battu la France
00:23:07en finale des Jeux Olympiques
00:23:08au basketball
00:23:10on va marquer une pause
00:23:11parce que vous terminez
00:23:12par une petite touche négative
00:23:14alors que là je trouvais
00:23:14que c'était
00:23:15voilà
00:23:15faire contre les américains
00:23:17au basket
00:23:17c'est pas déshonorant
00:23:18non c'est pas déshonorant
00:23:19merci beaucoup
00:23:20Emric
00:23:20pour toutes ces informations
00:23:21merci pour ces détails
00:23:22qui sont vraiment
00:23:22combien importants
00:23:23aussi la grande histoire
00:23:23la petite histoire aussi
00:23:24on se retrouve dans
00:23:25quelques instants
00:23:26et on va parler du carburant
00:23:28évidemment en conséquence
00:23:29de cette crise
00:23:30au Moyen-Orient
00:23:31on sera avec Francis Pousse
00:23:32président national
00:23:33des stations de service
00:23:35Mobilians
00:23:35ça baisse ou ça baisse pas
00:23:37ou ça va baisser
00:23:37ou ça va pas baisser
00:23:38on attend le rendez-vous
00:23:39de monsieur Le Cordu
00:23:4118h
00:23:4218h
00:23:42merci Maxime Leguay
00:23:43on se retrouve dans
00:23:44quelques instants
00:23:44à tout de suite
00:23:45merci
00:23:47merci de nous accueillir
00:23:4913h30
00:23:49c'est votre mini-news
00:23:50de ce vendredi
00:23:52qui se poursuit
00:23:52nouveau tour de l'information
00:23:53avec Sommayel Abidi
00:23:55et à la une de l'actualité
00:23:57Thierry
00:23:57le Pakistan se prépare
00:23:58à accueillir
00:23:59les délégations iraniennes
00:24:00et américaines
00:24:01pour des pourparlers
00:24:02toutefois
00:24:03la participation des Iraniens
00:24:04est encore incertaine
00:24:05en cause
00:24:06les frappes israéliennes
00:24:07sur le Liban
00:24:08qui ont mis la trêve
00:24:09en péril
00:24:10après une dizaine de jours
00:24:12dans l'espace
00:24:12et en survol historique
00:24:13de la Lune
00:24:14la mission Artemis
00:24:15de touche à sa fin
00:24:16les quatre astronautes
00:24:17sont attendus
00:24:18sur le plancher des vaches
00:24:19dès ce soir
00:24:19grâce à un amérissage
00:24:21en douceur
00:24:21au large de la Californie
00:24:23et puis on termine
00:24:24par ces images époustouflantes
00:24:26celles de l'éruption
00:24:27du volcan Kiloé à Hawaï
00:24:29éruption provoquant
00:24:30des jets de lave
00:24:31à une hauteur
00:24:32de 190 mètres
00:24:34c'est l'un des volcans
00:24:35les plus actifs au monde
00:24:36un cratère en éruption
00:24:37intermittente
00:24:38depuis le 23 décembre 2024
00:24:41ça fait toujours
00:24:42des images
00:24:42exceptionnelles
00:24:43impressionnantes
00:24:44c'est le moins qu'on puisse dire
00:24:45ça nous fait du bien
00:24:46dans cette actualité
00:24:47un peu compliqué
00:24:49c'est le moins qu'on puisse dire
00:24:50on va saluer
00:24:52Francis Pousse
00:24:53les amis
00:24:53président national
00:24:54des stations
00:24:55service Mobilion
00:24:56qui est avec nous
00:24:56bonjour
00:24:57Francis Pousse
00:24:57merci d'avoir accepté
00:24:59notre invitation
00:25:00dans ce midi news
00:25:01de ce vendredi
00:25:03quelque chose me dit
00:25:04qu'on va parler carburant
00:25:04évidemment
00:25:05j'ai plein de questions
00:25:06à vous poser
00:25:07puisque avec ce Moyen-Orient
00:25:10les prix ont flambé
00:25:11c'est le moins que l'on puisse dire
00:25:13je parle sous votre gouverne
00:25:15mon cher Maxime Leguay
00:25:16puisque Sébastien Lecornu
00:25:17doit s'exprimer ce soir
00:25:19à 18h depuis matin
00:25:20est-ce qu'on sait précisément
00:25:21ce qu'il risque d'annoncer
00:25:22oui, non
00:25:23quelques informations
00:25:24il devrait continuer
00:25:25à remettre la pression
00:25:26sur les distributeurs
00:25:27pour qu'il y ait un baisse
00:25:29directement
00:25:29du prix à la pompe
00:25:30issu de la baisse
00:25:31du prix du baril de pétrole
00:25:33il devrait donner davantage
00:25:35d'informations
00:25:35sur cette temporalité
00:25:37il a parlé mercredi
00:25:38d'ici la fin du week-end
00:25:39début de semaine prochaine
00:25:40et puis l'ordre de grandeur
00:25:41de cette baisse
00:25:42Serge Papin
00:25:43le ministre en charge
00:25:44de ces questions
00:25:45avait parlé plutôt
00:25:45de 10 centimes par litre
00:25:47il semblerait que ce soit
00:25:48peut-être 20 centimes
00:25:4930 centimes par litre
00:25:50c'est ce qu'on nous dit
00:25:52du côté de l'entourage
00:25:52de Matignon
00:25:53donc on attend
00:25:54les annonces
00:25:55du Premier ministre
00:25:56à 18h depuis
00:25:57le perron de Matignon
00:25:58vous savez que
00:25:59tous les Français
00:25:59ils sont nombreux à nous regarder
00:26:00attendent avec impatience
00:26:01ils disent à quelle sauce
00:26:02on va être mangé
00:26:03je vais vous poser la question
00:26:04dans quelques instants
00:26:05Francis Pouce
00:26:05mais écoutez ce que disait
00:26:06Michel-Édouard Leclerc
00:26:08ce matin
00:26:08chez nos confrères
00:26:09d'une autre chaîne
00:26:10d'information
00:26:10écoutez-le
00:26:12les deux dernières années
00:26:1325% du marché
00:26:14du gasoil en France
00:26:15c'était du gasoil russe
00:26:16qui descendait en barge
00:26:18depuis l'Europe du Nord
00:26:18jusqu'à Paris
00:26:19aujourd'hui avec les sanctions
00:26:20on n'a plus de gasoil russe
00:26:22donc il faut aller chercher
00:26:23sur le marché international
00:26:24et jusqu'au golfe du Mexique
00:26:26des bateaux de 100 000 tonnes
00:26:27de gasoil
00:26:27qu'on se partage à plusieurs
00:26:29il faut mettre des assurances
00:26:30il faut acheter du dollar
00:26:31qui va bouger
00:26:32pendant que ça vient
00:26:32donc je vous dis tout de suite
00:26:33c'est pas pour vous emmêler
00:26:36le cerveau
00:26:37maintenant on a tous en tête
00:26:38le chemin
00:26:39il y avait la route de la soie
00:26:40maintenant il y a la route de l'essence
00:26:41et la route de l'essence
00:26:42elle va jusqu'aux Etats-Unis
00:26:44ça arrange bien Trump
00:26:44et donc en fait
00:26:46dans la réalité aujourd'hui
00:26:49il y a tous les jours
00:26:50c'est volatile
00:26:50j'ai jamais connu ça de ma vie
00:26:52aujourd'hui
00:26:52à pétrole brut constant
00:26:54je pense
00:26:55qu'il y aura
00:26:56des baisses
00:26:57pendant la semaine
00:26:58et j'espère
00:26:59qu'ils vont pas se castagner
00:27:00quelque part
00:27:01ou que Trump
00:27:02va pas déblatérer
00:27:03quelque part
00:27:04pour que ça reparte pas
00:27:05à la hausse
00:27:06Francis Pousse
00:27:07est-ce que vous partagez
00:27:08le même avis
00:27:09que Michel-Édouard Leclerc
00:27:10baisse ou pas baisse
00:27:11quand
00:27:12parce qu'en fait
00:27:12on va être pratico-pratique
00:27:13c'est ça qui intéresse
00:27:15les français
00:27:16le reste
00:27:16c'est
00:27:16est-ce que ça va baisser
00:27:18on en est où ?
00:27:20alors je vous entendais
00:27:21parler tout à l'heure
00:27:22de
00:27:22de
00:27:23de
00:27:23de
00:27:23monsieur
00:27:23le corps nu
00:27:24ou du gouvernement
00:27:25qui parle de
00:27:2610
00:27:2720
00:27:2730 centimes
00:27:28de baisse
00:27:2930 centimes
00:27:30de baisse
00:27:30c'est ce qu'avait annoncé
00:27:31monsieur Leclerc
00:27:31en début de conflit
00:27:33qui n'a jamais eu lieu
00:27:34parce que
00:27:34il s'en est rendu compte
00:27:36ce matin
00:27:37les prix sont
00:27:38très volatiles
00:27:39pour revenir sur ces
00:27:4020 ou 30 centimes
00:27:42de baisse
00:27:42j'étais présent
00:27:43à la réunion de Bercy
00:27:44hier
00:27:44il n'y a aucun cas
00:27:45en aucun cas
00:27:47il a été évoqué
00:27:47des baisses si importantes
00:27:49d'autant plus
00:27:50que par rapport
00:27:51à la belle baisse
00:27:52de prix
00:27:53de mercredi dernier
00:27:54on a eu
00:27:56jeudi
00:27:57une remontée
00:27:58des cours
00:27:59du diesel
00:27:59puisqu'il faut s'intéresser
00:28:00non seulement
00:28:01au prix du Brent
00:28:02mais aussi
00:28:03à la valeur
00:28:03du diesel
00:28:04qui sur le marché
00:28:05de Rotterdam
00:28:06alors qu'elle était
00:28:07descendue de 1500
00:28:08à moins de 1200
00:28:09dollars la tonne
00:28:10ce diesel
00:28:12était remonté
00:28:12de 100 dollars
00:28:13donc on était
00:28:14à 1300
00:28:14hier
00:28:15ça veut dire que
00:28:16par rapport aux annonces
00:28:17rassurantes de mercredi
00:28:18alors qu'effectivement
00:28:19on avait une jolie baisse
00:28:20on avait déjà
00:28:21une remontée
00:28:22des prix
00:28:24en une journée
00:28:25là où il a raison
00:28:26Michel-Edouard Leclerc
00:28:28et je confirme
00:28:28je n'ai jamais vu
00:28:29une telle volatilité
00:28:31sur les prix
00:28:31ce qui nous empêche
00:28:32complètement de faire
00:28:33des prévisions
00:28:34des stations
00:28:35qui auront eu le bonheur
00:28:36j'allais dire
00:28:36d'avoir commandé hier
00:28:38vont pouvoir
00:28:39répercuter
00:28:40une partie de baisse
00:28:41mais malheureusement
00:28:43toutes les stations
00:28:44en particulier
00:28:44les stations rurales
00:28:46ne commandent pas
00:28:46tous les jours
00:28:47et loin de là
00:28:47et si la baisse
00:28:49ne continue pas
00:28:50ce n'est pas le cas
00:28:51aujourd'hui
00:28:52il n'y aura pas
00:28:53de baisse
00:28:54dans beaucoup
00:28:54de stations service
00:28:55les tarifs
00:28:56moi j'aime bien
00:28:57les choses concrètes
00:28:57les tarifs
00:28:58c'est quoi
00:28:58le diesel
00:28:58le 98
00:28:5995
00:29:00en ce moment
00:29:00
00:29:00chez vous
00:29:01c'est à peu près
00:29:02à combien
00:29:03c'est très
00:29:05très très variable
00:29:07puisque ça dépend
00:29:08de la typologie
00:29:08de la station
00:29:09on voit
00:29:10aujourd'hui
00:29:11des prix moyens
00:29:13qui sont
00:29:14calculés
00:29:15par diverses
00:29:16applications
00:29:16là je parle
00:29:17de prix moyens
00:29:18nationaux
00:29:18tous raisons
00:29:19confondues
00:29:19aux alentours
00:29:20de 2,35
00:29:22et un sans-plomb
00:29:24qui est aux alentours
00:29:25de 2 euros
00:29:27on continue
00:29:27restez avec nous
00:29:28surtout
00:29:29vous intervenez
00:29:29quand vous voulez
00:29:30Bernard Cohenala
00:29:31il ne faut pas
00:29:31que cette situation
00:29:32perdure
00:29:32le problème
00:29:33c'est qu'elle perdure
00:29:34depuis le début
00:29:35du conflit
00:29:35ça a bien été rappelé
00:29:36par notre expert
00:29:37mobilien
00:29:37c'est qu'on a eu
00:29:38quand même
00:29:38une cacophonie
00:29:39de communication
00:29:40gouvernementale
00:29:41et pas une cacophonie
00:29:42d'augmentation
00:29:43à la pompe
00:29:43pour les entreprises
00:29:45les collaborateurs
00:29:46de nos entreprises
00:29:47et aussi pour l'ensemble
00:29:48des français
00:29:49aujourd'hui
00:29:49c'est toujours trop cher
00:29:50il y a eu des annonces
00:29:52contradictoires
00:29:52on voit bien
00:29:53il y a une disparité
00:29:55de prix
00:29:56dans les territoires
00:29:57on n'a pas de visibilité
00:29:59en termes
00:29:59et le gouvernement
00:30:00n'en a pas plus
00:30:00ce qu'on regrette
00:30:01simplement
00:30:02c'est qu'on n'ait pas mis
00:30:03un peu plus la main
00:30:04à la poche
00:30:05beaucoup plus tôt
00:30:06on n'a pas d'argent
00:30:07justement c'est bien
00:30:08pour ça
00:30:08mais au bout d'un moment
00:30:09les français
00:30:10ne peuvent pas payer
00:30:11la mauvaise gouvernance
00:30:13de l'état
00:30:14en matière budgétaire
00:30:15aujourd'hui
00:30:15c'est extrêmement difficile
00:30:17mon cher Thierry
00:30:18pour tous ceux
00:30:19qui ne vivent pas
00:30:19dans les grandes métropoles
00:30:20c'est à dire
00:30:20qui n'ont pas
00:30:21de transport en commun
00:30:22pour se déplacer
00:30:24pour aller voir le médecin
00:30:25pour aller à l'école
00:30:26pour aller accompagner
00:30:26des enfants
00:30:27pour aller accompagner
00:30:28des personnes
00:30:29en mobilité réduite
00:30:31c'est une vraie difficulté
00:30:32et surtout
00:30:33ça rône sur le pouvoir d'achat
00:30:34alors que déjà
00:30:35le pouvoir d'achat
00:30:36est à portion congrue
00:30:37je ne suis pas sûr
00:30:38que les français
00:30:39aient bien aimé
00:30:40en disant
00:30:41acheter du électrique
00:30:42mais ça ne règle pas
00:30:43le problème
00:30:45parce que tout le monde
00:30:46n'a pas aujourd'hui
00:30:47les moyens
00:30:47et notre expert
00:30:49Mobilian
00:30:49qui est un grand syndicat
00:30:51très engagé
00:30:52sur les voitures
00:30:54et sur la mobilité responsable
00:30:56tout le monde
00:30:56aujourd'hui
00:30:57sur des catégories
00:30:58de français
00:30:58n'ont pas les moyens
00:30:59de changer un véhicule
00:31:00y compris d'acheter
00:31:01un véhicule électrique
00:31:02ils ont du mal
00:31:03à finir la fin de mois
00:31:03en plus vous leur dites
00:31:04acheter une voiture électrique
00:31:05à 35 000 euros
00:31:07voire plus
00:31:08voire plus
00:31:09voire plus
00:31:09minimum
00:31:10Maxime
00:31:10puis les français
00:31:11aussi n'ont peut-être
00:31:12pas apprécié
00:31:12d'avoir été pris
00:31:13à certains égards
00:31:13pour des imbéciles
00:31:14parce que c'est vrai
00:31:16qu'il y a eu
00:31:16une communication erratique
00:31:18de la part du gouvernement
00:31:19rappelez-vous
00:31:19on refait le fil
00:31:20de ces 4 dernières semaines
00:31:21on a Roland Lescure
00:31:22qui nous parle
00:31:22de choc pétrolier
00:31:23ensuite il nous dit
00:31:24en fait vous n'avez pas
00:31:25bien compris
00:31:25il n'y a pas de choc pétrolier
00:31:26on a Maude Bréjon
00:31:27qui nous dit
00:31:27qu'il n'y a pas de pénurie
00:31:28après on nous dit
00:31:29en fait finalement
00:31:29il y a quand même
00:31:30des problèmes
00:31:30d'acheminement
00:31:31on a le gouvernement
00:31:32qui nous soutient
00:31:33mordicus
00:31:34qu'il n'y a aucun
00:31:35surplus fiscal
00:31:36sur le prix
00:31:36à la pompe
00:31:37on apprend
00:31:37dans la bouche
00:31:39de Sébastien Lecornu
00:31:40lui-même
00:31:40qui a fait
00:31:41une petite bourde
00:31:42que finalement
00:31:43il y avait 270 millions
00:31:44de surplus fiscal
00:31:45donc vous voyez
00:31:46que là aussi
00:31:46on a entendu
00:31:48tout et le contraire
00:31:48de tout
00:31:49et les français
00:31:50ont eu l'impression
00:31:51à bien des égards
00:31:52d'être pris
00:31:52pour des imbéciles
00:31:53et lorsqu'on dit ça
00:31:54il n'a pas intérêt
00:31:54à la moindre erreur
00:31:56ce soir
00:31:56dans sa communication
00:31:57en vertu de que
00:31:59il va tuer
00:31:59et c'est justement pour ça
00:32:00qu'il décide de prendre
00:32:01la parole ce soir
00:32:02je pense aussi
00:32:03Olivier
00:32:03Oui mais effectivement
00:32:05il y a eu un gain
00:32:06notamment à cause
00:32:07de la TVA
00:32:07mais c'est quelques
00:32:09centaines de millions
00:32:10en fait
00:32:11malheureusement
00:32:11ça ne pèse pas grand chose
00:32:12parce que
00:32:12dans le même temps
00:32:14et c'est un peu
00:32:15quand on regarde
00:32:15l'équation
00:32:16dans la totalité
00:32:17dans le même temps
00:32:19la crise
00:32:20de la dette française
00:32:21et le fait
00:32:22d'avoir une baisse
00:32:23de l'activité
00:32:23d'avoir cette crise
00:32:24sur le pétrole
00:32:25a accru
00:32:26notre taux d'intérêt
00:32:27sur la dette française
00:32:28qui est passé
00:32:29à 360 aujourd'hui
00:32:30rien que sur
00:32:32l'augmentation
00:32:33de ce taux d'intérêt
00:32:34ça a augmenté
00:32:35la charge de la dette
00:32:35de 3,6 milliards d'euros
00:32:37donc effectivement
00:32:39l'État en ce moment
00:32:40ne fait pas
00:32:41des bénéfices
00:32:42il est en train
00:32:43de perdre de l'argent
00:32:43parce que justement
00:32:44sa crédibilité financière
00:32:45elle nous coûte de l'argent
00:32:47de plus en plus cher
00:32:48et on a en plus
00:32:50alors normalement
00:32:50on devrait avoir
00:32:51une bonne nouvelle
00:32:51parce que Moody's
00:32:52ne devrait pas dégrader
00:32:53mais il y a encore
00:32:54ce risque là
00:32:56si en plus
00:32:57demain on a des agences
00:32:58qui continuent à dégrader
00:32:59parce que justement
00:32:59on est obligé
00:33:00de donner plus d'argent
00:33:02qu'on en a
00:33:04on va encore en payer cher
00:33:05et aujourd'hui
00:33:05c'est vrai que c'est là
00:33:06où on voit
00:33:06qu'on est dans un truc
00:33:07inextricable
00:33:08c'est que rien
00:33:09que de laisser entendre
00:33:11qu'on va relâcher
00:33:12la pression
00:33:13sur la réduction
00:33:14du déficit budgétaire
00:33:15ce qu'on a déjà fait
00:33:15plusieurs fois
00:33:16ça nous coûte
00:33:17de plus en plus d'argent
00:33:18pour financer notre dette
00:33:19là plus 3,6 milliards d'euros
00:33:21rien qu'avec l'augmentation
00:33:22des taux
00:33:23depuis le début de la crise
00:33:25Sarwina
00:33:25je vous donne la parole
00:33:26dans 35 secondes et demie
00:33:27mais Francis Pouce
00:33:28qui suit
00:33:29et demie c'est important
00:33:30Francis Pouce
00:33:31souhaite réagir
00:33:32Francis
00:33:33en 35 secondes et demie
00:33:34juste pour être d'accord
00:33:37avec votre interlocuteur précédent
00:33:39parce qu'effectivement
00:33:40je ne fais qu'expliquer les choses
00:33:41je ne prends pas partie
00:33:42entre 1,70€ et 2,20€
00:33:44le gasoil
00:33:46l'Etat gagne 8 centimes
00:33:47de TVA en plus
00:33:48puisque l'AXIS
00:33:50l'ex-TICPE
00:33:51est fixe
00:33:53néanmoins
00:33:53à partir du moment
00:33:54où l'Etat vend moins
00:33:56parce que
00:33:57c'est ce qui va probablement
00:33:59se passer
00:33:59les chiffres ne sont pas
00:34:00tout à fait clairs
00:34:01l'Etat perd plus de 1€
00:34:03par litre de carburant
00:34:04non vendu
00:34:05puisque du coup
00:34:06il perd la TVA totale
00:34:07et l'AXIS
00:34:08donc dans un contexte
00:34:10budgétaire
00:34:11largement contraint
00:34:12c'est certainement
00:34:13ça fait partie
00:34:14des calculs qu'ils font
00:34:15Est-ce que vous croyez au miracle
00:34:16ce soir
00:34:17au cours d'intervention
00:34:18du Premier ministre ?
00:34:20Je pense
00:34:21que si
00:34:22aides
00:34:23il y a
00:34:23elles seront
00:34:24ciblées
00:34:25j'ai rappelé au gouvernement
00:34:27que chez Mobiliance
00:34:28on a deux métiers
00:34:29qui sont particulièrement
00:34:30impactés
00:34:31ce sont les remorqueurs
00:34:32et les auto-écoles
00:34:34j'aimerais que
00:34:34dans le spectre
00:34:35des potentielles aides
00:34:37ces métiers
00:34:38soient pris en compte
00:34:38mais
00:34:39est-ce que la boîte
00:34:40de Pandore
00:34:41va s'ouvrir
00:34:41alors qu'on n'a pas de sous
00:34:42ça je ne suis pas sûr
00:34:43Sabina Medjammer
00:34:44a dit
00:34:44qu'est-ce qu'il en attend
00:34:45M. Mobiliance
00:34:46de l'intervention
00:34:47je traduis les propos
00:34:48de Sabina Medjammer
00:34:49vous ne l'avez pas entendu
00:34:50bonjour monsieur
00:34:52qu'attendez-vous
00:34:53de l'intervention
00:34:53du Premier ministre
00:34:54ce soir
00:34:55s'il vous plaît
00:34:56je ne suis pas dupe
00:34:57je pense que
00:34:58alors si je me pose
00:34:59du côté station service
00:35:00bien évidemment
00:35:01il faudrait que le prix
00:35:01soit moins cher
00:35:02ça veut dire
00:35:03une aide à la pompe
00:35:05comme c'était le cas
00:35:06en 2022
00:35:09coût pour l'état
00:35:107 milliards et demi
00:35:11on a commencé en mars
00:35:12et on a fini en décembre
00:35:13avec des remises
00:35:14de 10, 15, 30 centimes
00:35:15donc 7 milliards et demi
00:35:17je ne suis pas sûr
00:35:17qu'on les ait
00:35:18là je me poserais
00:35:20plutôt du côté
00:35:20des consommateurs
00:35:21consommateurs professionnels
00:35:22les gens qui roulent
00:35:24sans oublier
00:35:25les infirmières
00:35:26les aides à domicile
00:35:28il leur faudrait
00:35:29une aide ciblée
00:35:31et peut-être
00:35:33pour
00:35:34monsieur tout le monde
00:35:36à la manière
00:35:37du chèque
00:35:38non pas chèque énergie
00:35:39qui a été versé
00:35:39mais chèque essence
00:35:40des aides aussi ciblées
00:35:42pour les ménages
00:35:42les plus faibles
00:35:43parce que
00:35:44je suis comme vous
00:35:45je suis contribuable
00:35:46et je sais que derrière
00:35:47il faut rembourser
00:35:49Olivier
00:35:49oui en plus
00:35:50on parle beaucoup
00:35:51du prix à la pompe
00:35:52parce que c'est ce qui est
00:35:52le plus visible
00:35:53mais en fait
00:35:54le risque
00:35:55c'est une vraie
00:35:55spirale inflationniste
00:35:57parce qu'on voit
00:35:57qu'aujourd'hui
00:35:58les engrais sont touchés
00:35:59que le plastique
00:36:01est touché
00:36:02et qu'en réalité
00:36:03dès lors qu'on touche
00:36:04aux hydrocarbures
00:36:05il y a beaucoup de secteurs
00:36:06qui sont moins structurés
00:36:08pour demander des aides
00:36:10mais qui vont être
00:36:11eux aussi extrêmement touchés
00:36:12et ça peut créer
00:36:13une spirale inflationniste
00:36:14et tout ça effectivement
00:36:15ça renforce
00:36:16la difficulté budgétaire
00:36:18d'où la nécessité
00:36:19d'être rigoureux
00:36:19sur le budget
00:36:21quand on peut le faire
00:36:22et malheureusement
00:36:23en période de crise
00:36:24ça serait le moment
00:36:25où on devrait être
00:36:26en capacité d'être
00:36:26un peu plus généreux
00:36:28mais ça nécessite
00:36:29d'être beaucoup plus rigoureux
00:36:30quand il n'y a pas de crise
00:36:31ce qu'on ne fait pas
00:36:35les politiques doivent être
00:36:36contracycliques
00:36:37et ce n'est pas du tout
00:36:38ce qui est en train d'être fait
00:36:38et on n'a pas ça
00:36:39c'est en effet
00:36:40les inquiétudes
00:36:41qui ont été exprimées
00:36:42par Fatih Birol
00:36:43le président
00:36:44de l'agence internationale
00:36:46de l'énergie
00:36:46et qui nous explique
00:36:48dans un article
00:36:48que j'ai vu
00:36:49dans le Parisien
00:36:50que la crise énergétique
00:36:51que nous allons connaître
00:36:52dans les prochains mois
00:36:53c'est bien pire
00:36:54que la crise
00:36:55du choc pétrolier de 1973
00:36:57la crise du choc pétrolier
00:36:58de 1979
00:37:00additionnée
00:37:00pourquoi ?
00:37:01parce qu'il y a en effet
00:37:02cet effet ricochet
00:37:04de l'énergie
00:37:05qui va être
00:37:06comment dire
00:37:06qui va être impactée
00:37:07par le fait générateur
00:37:09qui est celle
00:37:10de la crise pétrolière
00:37:11mais ça c'est
00:37:12un paramètre
00:37:13qui nous est extérieur
00:37:14on va dire
00:37:15et pour l'instant
00:37:15on voit qu'avec le comportement
00:37:17entre guillemets
00:37:17de l'Iran
00:37:18il n'y a pas
00:37:19pour l'instant
00:37:20de solutions possibles
00:37:21politiques viables
00:37:22mais le second point
00:37:23qui nous concerne
00:37:24nous les français
00:37:25c'est qu'en effet
00:37:26Olivier l'a rappelé
00:37:27aujourd'hui nous en sommes
00:37:28à 3600 milliards de dettes
00:37:30alors moi je veux bien
00:37:31qu'il y ait une aide
00:37:32une sorte de perfusion
00:37:34sectorielle
00:37:34sur des métiers
00:37:35sur des métiers
00:37:37en effet ciblés
00:37:38parce qu'ils sont
00:37:39les premiers consommateurs
00:37:40mais a-t-on les moyens
00:37:41aujourd'hui
00:37:42de financer
00:37:42cette aide
00:37:43et ne peut-on pas
00:37:44réfléchir autrement
00:37:46c'est-à-dire
00:37:46faire des économies
00:37:47sur le budget de l'État
00:37:48entamer par exemple
00:37:49une réforme de l'État
00:37:51réduire drastiquement
00:37:52une politique
00:37:53de l'État-providence
00:37:54qui finalement
00:37:55vous voyez
00:37:56on le voit aujourd'hui
00:37:57qui n'arrive pas
00:37:58à aboutir
00:37:58en tout cas qui ne concerne pas
00:37:59facilement tous les citoyens
00:38:01donc je pense qu'il y a
00:38:02des économies
00:38:02que l'on pourrait faire
00:38:03sur un tas d'agences
00:38:04qu'on pourrait supprimer
00:38:05on en a parlé pendant
00:38:06toute la session budgétaire
00:38:07pour trouver enfin
00:38:08de l'argent
00:38:09qui puisse être ponctionné
00:38:11perfusé
00:38:12aidé
00:38:12octroyé
00:38:13aux consommateurs
00:38:14et d'ailleurs pas simplement
00:38:15les infirmiers
00:38:16les remorqueurs
00:38:16ou les personnes
00:38:17prioritairement ciblées
00:38:18mais plus largement
00:38:19les consommateurs
00:38:20parce qu'on va avoir là
00:38:21affaire à une crise
00:38:22de la mobilité
00:38:23et pourquoi pas
00:38:24éventuellement
00:38:24un confinement énergétique
00:38:26quand vous avez un couple
00:38:27qui gagne en moyenne
00:38:282500 à 3000 euros
00:38:30de loyer
00:38:31qui vit dans la périphéria
00:38:33qu'appelle Christophe Guilloui
00:38:35qui se sert de son véhicule
00:38:36ou de ses véhicules
00:38:37quotidiennement
00:38:38vous voyez bien
00:38:38que baisser
00:38:39de 30 centimes
00:38:40en réalité
00:38:41le prix du litre d'essence
00:38:43est-ce que ça va amener
00:38:44en réalité
00:38:45une meilleure amélioration
00:38:46de la condition de vie
00:38:48des français
00:38:48franchement
00:38:49j'en doute fort
00:38:49Philippe
00:38:51alors il y a deux choses
00:38:51a priori
00:38:52le choc pétrolier
00:38:54est moins lourd
00:38:54que celui de 73
00:38:55ou 79
00:38:56mais il y a une très grosse
00:38:57attendez
00:38:57mais non
00:38:58parce qu'il y a une très grosse différence
00:38:59c'est qu'en 73
00:39:00on n'avait pas de dette
00:39:01en 79
00:39:03on n'avait pas de dette
00:39:04donc on pouvait se permettre
00:39:06de faire plus d'efforts
00:39:07parce qu'on n'avait pas de dette
00:39:08le problème
00:39:09c'est que
00:39:09depuis 74
00:39:11on en est
00:39:12à notre 52ème année
00:39:13de déficit budgétaire
00:39:15consécutif
00:39:15c'est-à-dire que
00:39:16si le pays
00:39:17avait bien été géré
00:39:19depuis
00:39:201974
00:39:22et
00:39:22faire un aparté
00:39:23il a été bien géré
00:39:24de 74 à 81
00:39:26vous voyez vers qui
00:39:27mon regard se tourne
00:39:27on a compris
00:39:29c'est en 81
00:39:30que ça s'est mis à changer
00:39:31mais et surtout
00:39:33surtout
00:39:33si on avait eu
00:39:34une politique énergétique
00:39:36digne de ce nom
00:39:37comment expliquer
00:39:39comment expliquer
00:39:40après deux chocs pétroliers
00:39:42qui ont été terribles
00:39:44puisqu'ils ont marqué
00:39:45la fin des 30 glorieuses
00:39:46en particulier le premier
00:39:47comment expliquer
00:39:48qu'on n'ait pas
00:39:49une politique énergétique
00:39:50différente
00:39:51j'aime bien prendre l'exemple
00:39:52il nous faut un mix énergétique
00:39:54il nous faut de tout
00:39:55un pays comme le Brésil
00:39:56est beaucoup moins impacté
00:39:57que nous
00:39:57parce que lui
00:39:58il fait du bioéthanol
00:40:00et les voitures au Brésil
00:40:01elles roulent à l'alcool
00:40:02de canne à sucre
00:40:03nous on a mis
00:40:04des millions d'hectares
00:40:05en jachère
00:40:05et bien je préférerais
00:40:06que nos agriculteurs
00:40:07ils cultivent de la betterave
00:40:08ou autre chose
00:40:09en plus c'est même pas
00:40:10la partie alimentaire
00:40:11c'est pas uniquement
00:40:13qui pourrait aller
00:40:14dans les réservoirs
00:40:15on a fermé Fessenheim
00:40:16alors qu'il fallait
00:40:17augmenter le programme nucléaire
00:40:18on a arrêté Astrid
00:40:20on a arrêté Superphénix
00:40:22on a voté une loi
00:40:23qui est le summum
00:40:24de la stupidité
00:40:26qui est un des summums
00:40:27de la stupidité
00:40:28parce qu'il y en a d'autres
00:40:28qui est la loi Hulot
00:40:30qui nous interdit
00:40:31d'exploiter
00:40:32des ressources
00:40:33non mais tout
00:40:33toutes les énergies fossiles
00:40:36demain en France
00:40:37on a l'équivalent
00:40:38de l'Arabie Saoudite
00:40:39du Koweït
00:40:40et de l'Iran
00:40:41en pétrole
00:40:41on n'a pas le droit
00:40:42de l'exploiter
00:40:42mais comment vous appelez ça
00:40:44vous ?
00:40:44moi j'appelle ça
00:40:45au mieux de la folie
00:40:46au pire de la haute trahison
00:40:47c'est vrai
00:40:48dernier mot
00:40:50je pense qu'il se pousse
00:40:51à quelque chose
00:40:51à rajouter à tout cela
00:40:53en tout cas
00:40:53moi je ne crois pas
00:40:54qu'il y aura de grandes réformes
00:40:55contrairement à ce qu'attend Sabrina
00:40:57et elle a raison
00:40:58tant que l'élection présidentielle
00:40:59n'est pas passée
00:41:01on attendait
00:41:02après la Covid-19
00:41:03une autonomie stratégique
00:41:05vous savez
00:41:05mon cher Thierry
00:41:06une autonomie énergétique
00:41:07ce n'est pas le cas
00:41:08je crois que le gouvernement
00:41:09a joué la montre
00:41:09c'est-à-dire qu'il pensait
00:41:11que le conflit
00:41:12au regard des déclarations
00:41:13de Donald Trump
00:41:14serait beaucoup plus court
00:41:14et donc qu'il n'aurait
00:41:15pas à mettre la main à la poche
00:41:17on voit que ça s'éternise
00:41:18et aujourd'hui
00:41:19il n'a pas d'autre choix
00:41:21que de faire un risque
00:41:22entre nous
00:41:22oui c'est un pari risqué
00:41:24mais c'est un pari perdu
00:41:25parce que c'est les français
00:41:26qui payent l'addition
00:41:27ce sont eux qui trinquent
00:41:27dernier mot Francis Pousse
00:41:29avant que je vous libère
00:41:31et je suppose que vous allez suivre
00:41:32avec attention
00:41:32l'intervention
00:41:33de notre Premier ministre
00:41:34à 18h
00:41:35oui oui effectivement
00:41:36on va l'écouter
00:41:40nous on déplore
00:41:41encore une fois
00:41:42ce niveau de prix très élevé
00:41:44je suis particulièrement inquiet
00:41:45pour nos stations
00:41:47en zone rurale
00:41:48et vous le disiez tout à l'heure
00:41:50c'est là où on a le plus besoin
00:41:51de sa voiture
00:41:52je vous disais
00:41:53que des baisses
00:41:55hors réseau Total Energy
00:41:56on a eu des baisses
00:41:57sur le mois de mars
00:41:59de l'ordre de 20 à 40%
00:42:00pour 50% de mes adhérents
00:42:03puisque évidemment
00:42:04et malheureusement
00:42:05ils étaient à des prix
00:42:05assez élevés
00:42:06et pour la première fois
00:42:08j'ai des adhérents
00:42:09qui m'ont dit
00:42:09on va mettre en pause
00:42:10notre livraison de carburant
00:42:12alors ce sont souvent
00:42:13des stations adossées
00:42:14à un garage par exemple
00:42:16je ne vais plus
00:42:17vendre de carburant
00:42:18parce que c'est trop cher
00:42:19un ça me fait mal au coeur
00:42:20et deux les clients
00:42:22nous regardent de travers
00:42:22et ça c'est la première fois
00:42:24depuis mes 12 ans
00:42:25de présidence
00:42:26que j'entends
00:42:26des adhérents
00:42:28nous dire de telles choses
00:42:30donc comme quoi
00:42:30l'activité de carburant
00:42:32rend au détail
00:42:33et surtout pas rentable
00:42:34Merci en tous les cas
00:42:35d'avoir accepté
00:42:36de participer à cet échange
00:42:38à ce débat
00:42:38Francis Pou
00:42:39je rappelle que vous êtes
00:42:40président national
00:42:40des stations de service
00:42:41Mobilians
00:42:42pour terminer
00:42:43cette première heure
00:42:44on va prendre
00:42:45la direction de Nice
00:42:46la messe de funérailles
00:42:48de Loana
00:42:49s'est tenue ce matin
00:42:49la cathédrale
00:42:50Saint-Réparate
00:42:51on va retrouver à Nice
00:42:52tout de suite
00:42:53notre équipe
00:42:53Augustin Donadieu
00:42:54avec Franck Triviaud
00:42:56bonjour Augustin
00:42:57comment se sont déroulés
00:42:58ces obsèques
00:42:59racontez-nous tout
00:43:02Bonjour Thierry
00:43:02bonjour à tous
00:43:03des obsèques qui se sont déroulés
00:43:04dans le calme
00:43:05c'était la crainte
00:43:06mais également
00:43:07dans une très grande dignité
00:43:09dans le respect
00:43:09de Loana
00:43:10et de ce qu'elle était
00:43:11sa mère a ouvert
00:43:12cette cérémonie d'obsèques
00:43:13par cette phrase
00:43:14tu resteras ma miette
00:43:15Titi
00:43:16te tiendra compagnie
00:43:17là-haut
00:43:17Titi c'était son chien
00:43:18qu'elle mettait beaucoup
00:43:19en valeur sur ses réseaux sociaux
00:43:20son chien qui a également
00:43:21été retrouvé mort
00:43:22dans l'appartement
00:43:23de Loana
00:43:24cette phrase
00:43:25tu resteras ma miette
00:43:26pourquoi ?
00:43:26puisque sa maman
00:43:27l'appelait dans son enfance
00:43:29sa miette
00:43:30d'ailleurs Loana
00:43:30à sa sortie du Loft Story
00:43:32on avait sorti un livre
00:43:33un livre qui avait eu
00:43:35un franc succès
00:43:35auprès du public
00:43:37et donc cette phrase
00:43:38qui était évidemment
00:43:39un clin d'oeil
00:43:40à cette enfance
00:43:42tumultueuse
00:43:43il faut le dire
00:43:43avec une vie également
00:43:45tumultueuse
00:43:45ces fans
00:43:46qui étaient nombreux
00:43:47plus de 400 personnes
00:43:48au moins
00:43:49étaient présentes
00:43:49à la fois sur le parvis
00:43:50de cette cathédrale
00:43:52Saint-Réparate à Nice
00:43:53mais également à l'intérieur
00:43:54des fans
00:43:55qui nous ont parlé
00:43:55de cette vie triste
00:43:57après ces moments de gloire
00:43:58et bien ils ont vu
00:43:59la descente aux enfers
00:44:00de Loana
00:44:01tout comme certaines célébrités
00:44:03qui étaient présentes
00:44:04on parle de Benjamin Castaldi
00:44:05le présentateur
00:44:06du Loft Story
00:44:07Alexia Laroche-Houbert
00:44:08qui était pardon
00:44:10productrice de l'émission
00:44:11ou encore bien
00:44:12Stevie Boulet
00:44:12qui était l'un de ses camarades
00:44:14mis en lumière là aussi
00:44:15dans cette émission
00:44:16Eric Ciotti
00:44:17était également présent
00:44:18et a mis
00:44:19à contribution
00:44:19sa police municipale
00:44:21pour escorter
00:44:21le corbillard de Loana
00:44:23voilà une cérémonie
00:44:24qui s'est déroulée
00:44:26assez rapidement
00:44:2745 minutes
00:44:2845 minutes de respect
00:44:29avec la chanson de Loana
00:44:32qui a résonné
00:44:32dans cette cathédrale
00:44:33sa chanson
00:44:34Comme je t'aime
00:44:35cette chanson
00:44:35qui a été écoulée
00:44:36cette musique
00:44:37qui a été écoulée
00:44:38à 200 000 exemplaires
00:44:39à l'époque
00:44:40que Loana
00:44:42chérissait bien sûr
00:44:44et vous le voyez
00:44:45sur ces images
00:44:46qui m'accompagnent
00:44:46il y a cette photo
00:44:47de Loana
00:44:48qui trônait
00:44:49devant cette cathédrale
00:44:50photo de Loana
00:44:50prise à l'époque
00:44:51de sa remontée
00:44:52de l'avenue
00:44:53de la Grande Armée
00:44:54c'était le soir
00:44:54de sa victoire
00:44:55dans le Love Story
00:44:56elle est à la fenêtre
00:44:57de sa limousine
00:44:59et Loana l'a dit
00:45:00dans ses dernières interviews
00:45:01ce moment
00:45:02celui-ci
00:45:03c'est le meilleur
00:45:04moment de sa vie
00:45:04elle se sentait vivre
00:45:34Merci beaucoup
00:45:35on va vous raconter tout cela
00:45:36à tout de suite
00:45:40il est 14h tout pile
00:45:41merci de nous accueillir
00:45:42c'est déjà la deuxième partie
00:45:43de votre Bididius
00:45:44de ce vendredi
00:45:45je vous présente
00:45:45l'équipe qui m'entoure
00:45:46dans quelques instants
00:45:48le temps de faire
00:45:48un tour complet
00:45:49360 de l'information
00:45:50et c'est avec
00:45:51Somaïa Labidi
00:45:51que je re salue
00:45:52re bonjour Somaïa
00:45:53re bonjour Thierry
00:45:54et bonjour à tous
00:45:55à la une de l'actualité
00:45:56les députés
00:45:57ont approuvé
00:45:57une motion de rejet
00:45:58préalable du texte
00:46:00autorisant
00:46:00le travail
00:46:01de certains salariés
00:46:02le 1er mai
00:46:03texte déposé
00:46:04par les macronistes
00:46:05pour éviter l'obstruction
00:46:07et accélérer
00:46:07son parcours législatif
00:46:09Laurent Wauquiez
00:46:10salue une grande victoire
00:46:11pour les salariés
00:46:13c'est une victoire
00:46:14qui est importante
00:46:15très vraisemblablement
00:46:16le 1er mai
00:46:17tous ceux qui voudront
00:46:18travailler dans ce pays
00:46:19pourront le faire
00:46:20c'est un combat
00:46:20qu'on a mené
00:46:21avec la droite républicaine
00:46:22c'était indispensable
00:46:23d'y arriver
00:46:23on était quand même
00:46:25dans cette absurdité
00:46:26où en France
00:46:26on harcèle
00:46:27ceux qui veulent travailler
00:46:28et on ne contrôle pas
00:46:29ceux qui ne vont pas travailler
00:46:31ça n'a aucun sens
00:46:31donc pour nous
00:46:32on voulait vraiment
00:46:33réussir cette bataille
00:46:34et je pense arriver aujourd'hui
00:46:36après sa mise en retrait
00:46:38de la vie parlementaire
00:46:39suite au lynchage mortel
00:46:40de Quentin de Rancalion
00:46:41par des membres
00:46:42de la jeune garde
00:46:43qui l'a créé
00:46:44l'insoumis
00:46:45Raphaël Arnaud
00:46:45explique n'avoir jamais
00:46:47pensé à démissionner
00:46:48de son poste de député
00:46:50et puis on termine
00:46:51par l'une des images fortes
00:46:53de cette mi-journée
00:46:54celle de l'arrivée
00:46:55au Vatican
00:46:55d'Emmanuel Macron
00:46:57pour sa première rencontre
00:46:58avec le pape Léon XIV
00:46:59une première visite
00:47:01dominée par le conflit
00:47:02au Moyen-Orient
00:47:02et une préoccupation partagée
00:47:04pour la situation au Liban
00:47:06le chef de l'État
00:47:07et son épouse
00:47:08Brigitte Macron
00:47:09ont été reçues en audience
00:47:10par le souverain pontife
00:47:11au palais apostolique
00:47:12avant un déjeuner
00:47:13avec le secrétaire d'État
00:47:15du Saint-Siège
00:47:16Mgr Pietro Parolin
00:47:18Merci
00:47:19On se retrouve dans
00:47:2130 minutes
00:47:22Merci Soumaïa
00:47:23A tout à l'heure
00:47:24Il est 14h02
00:47:25et normalement à 14h02
00:47:27on parle écho
00:47:27avec Eric Derrick Matten
00:47:30Votre programme
00:47:31avec Bien Ici
00:47:32On est bien ici
00:47:33Trouvez votre futur logement
00:47:35par vie de quartier
00:47:36et temps de trajet
00:47:36sur bienici.com
00:47:38Votre programme
00:47:39avec Pierre Innovation
00:47:40Isolation thermique extérieure
00:47:42et intérieure
00:47:42avec habillage décoratif au choix
00:47:44Devis sur pierrinnovation.fr
00:47:46Et avec Eric Derrick Matten
00:47:48on évoquait tout à l'heure
00:47:49en première partie
00:47:50les carburants
00:47:51et pas sûr que les prix
00:47:52baissent de manière franche
00:47:53Eric Derrick Matten
00:47:53était hier
00:47:54au ministère de l'économie
00:47:56et le moins que l'on puisse dire
00:47:58mon cher Eric
00:47:58c'est que le gouvernement
00:48:00marche sur des oeufs
00:48:03Le gouvernement marche sur des oeufs
00:48:06et l'espoir de voir baisser
00:48:07le prix du carburant
00:48:08ce week-end
00:48:09est vraiment faible
00:48:10très faible
00:48:115 centimes au mieux
00:48:12dit-on
00:48:13mais 5 centimes
00:48:14sur un prix du gazole
00:48:15vendu en moyenne en France
00:48:162,40 euros
00:48:17cela ne changera pas
00:48:18grand chose
00:48:19Alors on a posé la question
00:48:20au ministre de l'économie
00:48:21Roland Lescure
00:48:22lui ne veut pas s'engager
00:48:24tant qu'il n'y aura pas
00:48:25de stabilité
00:48:26sur les prix du pétrole
00:48:27et bien
00:48:27il ne faut rien attendre
00:48:29le baril était tombé
00:48:30mercredi
00:48:31à 92 dollars
00:48:32c'était plutôt bon signe
00:48:33mais il est remonté
00:48:34à 97 dollars
00:48:35après avoir même atteint
00:48:36100 dollars
00:48:37donc difficile
00:48:38de modifier les prix
00:48:39avec une telle volatilité
00:48:40Francis Pousse
00:48:42lui représente
00:48:42les stations-service
00:48:43il ne s'attend pas
00:48:44non plus
00:48:44à une baisse franche
00:48:46comme l'espéraient
00:48:46jusque-là
00:48:47les pouvoirs publics
00:48:48on sait aussi
00:48:48que les hypermarchés
00:48:49ne feront rien
00:48:50ils avaient pourtant
00:48:50promis une baisse
00:48:51de 30 centimes
00:48:52mais c'est impossible
00:48:53donc le retour
00:48:54à l'heure normale
00:48:54sera long
00:48:55pénible
00:48:56les prix des carburants
00:48:57vous savez
00:48:57ont fait le grand écart
00:48:58en l'espace d'un an
00:48:59le gazole a pris
00:49:0178 centimes
00:49:02par rapport à avril 2025
00:49:04et 30 centimes de plus
00:49:06sur le sans-plan 95
00:49:07revenir à des prix
00:49:08acceptables
00:49:09comme l'an dernier
00:49:10et bien
00:49:10cela prendra du temps
00:49:11il faudrait que le pétrole
00:49:12revienne en fait
00:49:13à son cours d'avril 2025
00:49:14c'était 58 dollars
00:49:16le baril
00:49:17on en est loin
00:49:18il y a pratiquement
00:49:1950% de différence
00:49:22c'était votre programme
00:49:23avec bien ici
00:49:24on est bien ici
00:49:25trouvez votre futur logement
00:49:27par vie de quartier
00:49:28et temps de trajet
00:49:29sur bienici.com
00:49:30c'était votre programme
00:49:31avec Pierre Innovation
00:49:32isolation thermique extérieur
00:49:34et intérieur
00:49:34avec habillage décoratif au choix
00:49:36devis sur pierre-innovation.fr
00:49:38Allez la deuxième partie
00:49:40de votre midi news
00:49:41de ce vendredi
00:49:42c'est parti
00:49:42je vous présente
00:49:43l'équipe qui m'entoure
00:49:43Sabina Medjammer
00:49:44est toujours restée fidèle
00:49:45pour cette deuxième heure
00:49:47merci d'être là
00:49:47Bernard Cohen-Hanad
00:49:49lui aussi est resté
00:49:50ça tombe bien
00:49:50Philippe David
00:49:51est resté
00:49:52et toujours présent
00:49:53Olivier Vial également
00:49:54Maxime Le Guet
00:49:55notre spécialiste politique
00:49:56est avec nous
00:49:57et notre spécialiste
00:49:58des questions internationales
00:49:59Dora Abdelrazik
00:50:01est toujours présente
00:50:02on va commencer cette deuxième heure
00:50:03comme la première
00:50:04évidemment
00:50:05avec ce conflit
00:50:07au Moyen-Orient
00:50:08et on le sait
00:50:09Dora
00:50:09l'avenir de cette guerre
00:50:11peut se jouer
00:50:13au Pakistan
00:50:14exactement
00:50:15avec Antoine Lefond
00:50:16le détroit d'Hormuz
00:50:17avec le détroit d'Hormuz
00:50:18oui c'est une question cruciale
00:50:20il y a deux dossiers
00:50:20qui sont très importants
00:50:22qui sont abordés
00:50:23donc le détroit d'Hormuz
00:50:24et puis l'enrichissement d'uranium
00:50:25aussi concernant l'Iran
00:50:26alors le détroit d'Hormuz
00:50:28on est un petit peu
00:50:29dans le flou
00:50:29parce que
00:50:30on a appris
00:50:31hier
00:50:32que la mer était minée
00:50:34enfin
00:50:34la corrida
00:50:35était minée
00:50:35donc les Iraniens
00:50:36ont établi
00:50:37un nouveau chemin
00:50:39que les bateaux
00:50:40devraient prendre
00:50:41vraiment plus au nord
00:50:42vers les côtes iraniennes
00:50:43c'est là
00:50:44que l'Iran
00:50:45imposerait un péage
00:50:46justement
00:50:47à ces bateaux
00:50:48une idée
00:50:49qui avait séduit
00:50:51au début
00:50:51Donald Trump
00:50:53voilà
00:50:53exactement
00:50:54qui disait
00:50:55qu'il y avait
00:50:55beaucoup d'argent
00:50:55à se faire
00:50:56sauf qu'aujourd'hui
00:50:57donc
00:50:57volte face
00:50:58en disant que
00:50:59eh bien
00:51:00non
00:51:02pour lui
00:51:03c'est quelque chose
00:51:06qui n'est pas
00:51:07correct
00:51:08entre guillemets
00:51:08qu'il ne veut pas
00:51:09instaurer
00:51:09que les Iraniens
00:51:10n'ont pas intérêt
00:51:11justement
00:51:11à imposer
00:51:13ce péage
00:51:14mais du côté iranien
00:51:16on a très bien compris
00:51:17que c'est un levier
00:51:18très important
00:51:18le détroit d'Hormuz
00:51:20c'est une carte maîtresse
00:51:21avec laquelle
00:51:21il garde le jeu en main
00:51:23parce que grâce au détroit d'Hormuz
00:51:24ils font pression
00:51:25sur les Etats-Unis
00:51:26qui fait pression
00:51:27sur Israël
00:51:29pour arrêter
00:51:30de bombarder
00:51:31au Liban
00:51:32donc voilà
00:51:33et ça tombe bien
00:51:34parce que
00:51:34Mickaël Dosantos
00:51:35est avec nous
00:51:36on va poursuivre
00:51:36justement
00:51:37ce sujet
00:51:38du détroit d'Hormuz
00:51:39et donc
00:51:39Dora nous l'a dit
00:51:40l'une des conditions
00:51:41du Cécile Feul
00:51:42cette fameuse
00:51:43rouverture
00:51:43du détroit d'Hormuz
00:51:44avec un jour
00:51:45Donald Trump
00:51:46qui dit ok
00:51:47pour le péage
00:51:47le lendemain
00:51:48qui dit non
00:51:49quelle est la situation
00:51:50dans ce passage
00:51:52ô combien stratégique
00:51:53mon cher Mickaël
00:51:53pour le commerce mondial
00:51:54c'est 20%
00:51:55quand même
00:51:5620% du pétrole brut mondial
00:51:58qui y transite
00:51:58c'est pareil 20%
00:51:59oui effectivement
00:52:00c'est pas rien
00:52:01et le trafic
00:52:01reste très perturbé
00:52:04dans cette zone du globe
00:52:05seulement
00:52:059 navires
00:52:07auraient franchi
00:52:08le détroit d'Hormuz
00:52:09depuis l'entrée en vigueur
00:52:11du Cécile Feu
00:52:12alors dans le détail
00:52:12vous avez le MSG
00:52:14qui est un pétrolier
00:52:15battant pavillon gabonais
00:52:17deux pétroliers
00:52:18iraniens
00:52:18et puis
00:52:19si vraquiers
00:52:21on est très loin
00:52:22très loin
00:52:22des 120 navires
00:52:23qui franchissaient
00:52:24en moyenne
00:52:25chaque jour
00:52:26ce passage stratégique
00:52:27avant la guerre
00:52:28vous l'avez un peu
00:52:29évoqué il y a quelques minutes
00:52:31cela énerve forcément
00:52:32qui ?
00:52:33et bien Donald Trump
00:52:34regardez le message
00:52:35qu'il a posté
00:52:36sur son réseau social
00:52:37Trousse Social
00:52:38l'Iran fait un très mauvais travail
00:52:40certains diraient
00:52:41déshonorant
00:52:42en permettant au pétrole
00:52:44de passer par le détroit d'Hormuz
00:52:45ce n'est pas
00:52:46l'accord
00:52:47que nous avons
00:52:48voilà ce qu'a dit
00:52:48Donald Trump
00:52:49alors comment
00:52:50expliquez-vous
00:52:51cette ouverture
00:52:52au compte-gouttes
00:52:53mais vraiment
00:52:54au compte-gouttes
00:52:54Michael
00:52:55et bien vous allez le comprendre
00:52:56très rapidement
00:52:57avec cette carte
00:52:58la voie maritime
00:52:59s'est considérablement
00:53:01rétrécie
00:53:01les gardiens
00:53:02de la révolution
00:53:03disent avoir miné
00:53:04le détroit d'Hormuz
00:53:05c'est cette zone de danger
00:53:07que vous voyez
00:53:08sur cette image
00:53:08en orange
00:53:10il reste donc
00:53:11plus que deux voies
00:53:12qui permettent
00:53:13de naviguer
00:53:13en toute sécurité
00:53:14cette voie verte
00:53:15entrée sécurisée
00:53:16dans le détroit d'Hormuz
00:53:17et puis dans l'autre sens
00:53:19cette voie bleue
00:53:20qui est la sortie
00:53:22sécurisée
00:53:22donc navires
00:53:23qui peuvent circuler
00:53:24au nord et au sud
00:53:25de cette île
00:53:26l'île de l'Araq
00:53:27selon les services
00:53:28de renseignement américains
00:53:29l'Iran disposerait
00:53:31entre 3000
00:53:32et 6000 mines
00:53:33pour tapisser
00:53:35ce détroit d'Hormuz
00:53:36l'île de l'Araq
00:53:37surnommée
00:53:38le péage de Téhéran
00:53:40et ce n'est pas pour rien
00:53:41Et Dora
00:53:42nous le disait
00:53:43l'Iran souhaite faire payer
00:53:44le passage
00:53:45au combien ?
00:53:46Oui
00:53:46l'Iran a déjà posé
00:53:47ses conditions
00:53:48pour établir
00:53:49ce péage
00:53:50c'est environ
00:53:511 euro
00:53:51par baril
00:53:521 dollar
00:53:531 euro par baril
00:53:54paiement en yuan
00:53:55monnaie chinoise
00:53:56ou encore
00:53:57en crypto-monnaie
00:53:58tout simplement
00:53:59pour éviter
00:53:59les sanctions internationales
00:54:01une idée en tout cas
00:54:02loin de convaincre
00:54:02les européens
00:54:03et la France
00:54:04qui rappelle que cela
00:54:05est contraire
00:54:06à la convention
00:54:07de l'ONU
00:54:07sur le droit de la mer
00:54:08que dit cette convention
00:54:09de l'ONU
00:54:10connue aussi comme
00:54:11la convention
00:54:11de Montégobet
00:54:13signée en 82
00:54:14et bien cette convention
00:54:15elle dit que dans les détroits
00:54:16tous les navires
00:54:17et aéreonefs
00:54:18jouissent du droit
00:54:19de passage en transit
00:54:20qui ne doit pas être
00:54:22entravé
00:54:22forcément
00:54:24et bien
00:54:24la France
00:54:25et l'Europe
00:54:26est contre
00:54:26du côté des Etats-Unis
00:54:27effectivement
00:54:28la position
00:54:28a varié
00:54:30si dans un premier temps
00:54:31Donald Trump
00:54:32se disait plutôt favorable
00:54:34à monter presque
00:54:35une co-entreprise
00:54:36pour récolter
00:54:36et bien
00:54:37cet argent
00:54:38de ce péage
00:54:39et bien désormais
00:54:40Donald Trump
00:54:41exclut cette hypothèse
00:54:42ils n'ont pas intérêt
00:54:43à faire ça
00:54:44voilà ce qu'a dit
00:54:44le président américain
00:54:45Merci beaucoup
00:54:47pour ce point très précis
00:54:48évidemment
00:54:48et ce changement
00:54:49d'orientation
00:54:51de Donald Trump
00:54:52vous voulez rajouter
00:54:53quelque chose
00:54:53Dora ?
00:54:54Certains bateaux
00:54:54ne payent rien
00:54:55en fait
00:54:56il faut savoir
00:54:56que ce paiement
00:54:58est conditionné
00:54:58à la nationalité
00:54:59et puis les positions
00:55:00du pays aussi
00:55:01les Pakistanais
00:55:02ne payent pas
00:55:03les Chinois
00:55:03ne payent pas
00:55:03et certains analystes
00:55:05aussi ont fait
00:55:06une estimation
00:55:06de la somme
00:55:08que pourrait gagner
00:55:09l'Iran
00:55:10on parle de 90 milliards
00:55:12de dollars par an
00:55:13c'est une bonne usine à cash
00:55:14exactement
00:55:15une bonne usine à cash
00:55:16ça permettrait à l'Iran
00:55:16aussi de se réarmer
00:55:17entre autres aussi
00:55:19et renforcer le régime
00:55:21et encore une fois
00:55:22c'est ce que je disais
00:55:23avec vous tout à l'heure
00:55:24Savouina
00:55:24je pense aux Iraniens
00:55:25et aux Iraniennes
00:55:26qui se sont battus
00:55:27pour essayer d'enverser
00:55:27les mollas
00:55:28et que là
00:55:28d'un seul coup
00:55:29avec ce système là
00:55:29ça permettrait de se rendre
00:55:31surtout qu'avant la guerre
00:55:31il n'y avait pas du tout
00:55:32de problème
00:55:33on n'entendait pas parler
00:55:34du détroit d'Hormuz
00:55:35spécialement
00:55:35et les Iraniens
00:55:36n'avaient pas la main dessus
00:55:37mais on a bien compris
00:55:38la pression
00:55:39et on comprend
00:55:40la position de l'Iran
00:55:41Sébastien Boussois
00:55:42vous savez quand j'ai un doute
00:55:43parfois sur
00:55:45l'attitude
00:55:46ou le choix
00:55:47de Donald Trump
00:55:48et ses différentes
00:55:48prises de position
00:55:49je fais 36-15
00:55:50Scott Sébastien Boussois
00:55:51notre spécialiste
00:55:52en sciences politiques
00:55:53et spécialiste des Etats-Unis
00:55:54merci Sébastien Boussois
00:55:56on l'a bien vu avec Dora
00:55:57on l'a bien vu avec
00:55:58Mickaël Dosantos
00:56:00au centre des débats
00:56:01ce fameux
00:56:02détroit d'Hormuz
00:56:02et puis cette prise de position
00:56:04hier
00:56:04de Donald Trump
00:56:06pas totalement opposée
00:56:07mais on l'a évoqué
00:56:08très rapidement
00:56:08avec mes invités
00:56:09avec Dora
00:56:10et les conséquences
00:56:11évidemment
00:56:11si demain
00:56:13ce passage
00:56:14était payant
00:56:17on a du mal
00:56:17à comprendre
00:56:18Donald Trump
00:56:19ce changement
00:56:21oui Thierry
00:56:21vous avez raison
00:56:22vous avez des grands spécialistes
00:56:23du détroit d'Hormuz
00:56:24à l'antenne
00:56:25et il est clair et net
00:56:26que la situation
00:56:27évidemment est plus compliquée
00:56:28qu'en réalité
00:56:29il y a 5 semaines
00:56:30puisque
00:56:31effectivement
00:56:31on ne parlait pas
00:56:32en tant que tel
00:56:33du détroit d'Hormuz
00:56:34parce qu'il était
00:56:35fluide
00:56:36et ça
00:56:37aujourd'hui
00:56:37la situation
00:56:38a radicalement
00:56:39évidemment changé
00:56:40parce que
00:56:41nous sommes géographiquement
00:56:42dans une situation
00:56:43je dirais
00:56:43en goulet d'étranglement
00:56:45au plus serré
00:56:46de ce détroit
00:56:48c'est à peine
00:56:48quelques dizaines
00:56:49jusqu'à 50 kilomètres
00:56:51de large
00:56:51et puis la situation
00:56:52évidemment
00:56:52elle s'est compliquée
00:56:54parce que l'Iran
00:56:55brandit et menace
00:56:56un certain nombre
00:56:57de pays
00:56:58dont il considérait
00:56:59que l'agression
00:56:59pouvait être caractérisée
00:57:01à un moment ou à un autre
00:57:02de fermer ce détroit
00:57:03d'Hormuz
00:57:04or cette histoire
00:57:05de détroit
00:57:05il est en eau internationale
00:57:06il y a un droit international
00:57:07qui régit
00:57:08tout cela
00:57:09mais là
00:57:10c'est clairement
00:57:10une situation
00:57:11de kidnapping
00:57:13et de prise en otage
00:57:14du détroit
00:57:15par les Iraniens
00:57:16de par la bande côtière
00:57:18dont ils disposent
00:57:19mais également
00:57:20de leur marine navale
00:57:22qu'ils ont encore
00:57:23un peu légèrement effective
00:57:25et là
00:57:25on le voit très bien
00:57:25sur la carte
00:57:26la situation
00:57:26elle est compliquée
00:57:27parce qu'il y a
00:57:28d'une part
00:57:29la volonté
00:57:30qu'une grande partie
00:57:31des bateaux
00:57:32passe du côté
00:57:33proche de l'Iran
00:57:35pour évidemment
00:57:36pouvoir profiter
00:57:37de la manne
00:57:38et de ces fameuses
00:57:40droits de péage
00:57:40dont on a parlé
00:57:42qui pouvaient aller
00:57:43jusqu'à 2 millions
00:57:44de dollars
00:57:45mais dont on sait
00:57:45qu'il n'y a pas
00:57:46beaucoup de bateaux
00:57:47ni de compagnies
00:57:47qui seraient prêts
00:57:49à payer
00:57:50pas plus d'ailleurs
00:57:51la compagnie
00:57:51qui possède
00:57:52une des chaînes
00:57:53concurrentes à la vôtre
00:57:54donc tout ça
00:57:55est de l'ordre
00:57:55évidemment du fantasme
00:57:57il y a évidemment
00:57:58la question des mines
00:57:59qui est également
00:58:00problématique
00:58:01avec beaucoup
00:58:02d'ailleurs
00:58:02d'incertitudes
00:58:04sur la situation
00:58:06et puis un Donald Trump
00:58:07qui effectivement
00:58:08pourrait être intéressé
00:58:09s'il en profitait
00:58:10mais qui serait
00:58:11beaucoup moins intéressé
00:58:12s'il n'en profitait pas
00:58:13c'est pour ça
00:58:13qu'il nous a parlé
00:58:14de cette forme
00:58:15de consortium
00:58:16économique
00:58:17un peu à la mode
00:58:18de Gaza
00:58:19c'est-à-dire une partie
00:58:19prenante des Etats-Unis
00:58:21ça veut dire aussi
00:58:21un moyen de contrôler
00:58:24ce détroit
00:58:25et qui serait partagé
00:58:26avec l'Iran
00:58:27on est évidemment
00:58:28très très loin
00:58:28de tout ça
00:58:29mais la stratégie
00:58:30derrière de Donald Trump
00:58:31et des Américains
00:58:32elle est quand même
00:58:33je l'avais écrit
00:58:33il y a quelques semaines
00:58:34la volonté de contrôler
00:58:35un certain nombre
00:58:36de noeuds géostratégiques
00:58:37c'est pas uniquement Hormuz
00:58:38souvenez-vous
00:58:39évidemment
00:58:40de Panama
00:58:40souvenez-vous
00:58:41de la situation
00:58:43géostratégique
00:58:43que représente
00:58:44le Groenland
00:58:44souvenez-vous
00:58:45de la petite réunion
00:58:46qu'il y a eu
00:58:47entre Vladimir Poutine
00:58:48et Donald Trump
00:58:49à Anchorage
00:58:49tout ça était aussi
00:58:51un moyen
00:58:51de pouvoir discuter
00:58:52des ressources
00:58:53et des terres critiques
00:58:54au nord de l'Arctique
00:58:55avec le réchauffement
00:58:56donc il y a derrière
00:58:57évidemment une volonté
00:58:58pour Donald Trump
00:58:59de peser
00:58:59et de pouvoir aussi
00:59:00se servir
00:59:01sur le passage
00:59:03ce serait absurde
00:59:04de le nier
00:59:04mais là il est clair
00:59:05que les choses
00:59:06risquent de se réduire
00:59:07et d'être de plus en plus
00:59:09difficiles
00:59:09dans les négociations
00:59:11avec l'Iran
00:59:12au Pakistan
00:59:12dans les heures à venir
00:59:14Merci beaucoup
00:59:15pour ce point très précis
00:59:16Sébastien Boussoir
00:59:17et formidable
00:59:17Sébastien Boussoir
00:59:18pour vous expliquer
00:59:19un petit peu
00:59:19la position
00:59:20c'est un plus de science
00:59:21Sébastien Boussoir
00:59:23Une image
00:59:24qu'on voudrait
00:59:24vous montrer
00:59:25qui est Émilie Dubot
00:59:26c'est Djilvane Salazar
00:59:26qui s'apprête
00:59:27à prendre l'avion
00:59:29Direction Islamabad
00:59:30Eh oui
00:59:31Direction Islamabad
00:59:32pour assister
00:59:33à ces négociations
00:59:34qui vont réellement
00:59:35commencer demain
00:59:36avec la délégation
00:59:38iranienne
00:59:39qui sera elle
00:59:40emmenée par
00:59:41Mohamed Galibaf
00:59:43mais aussi
00:59:44le ministre
00:59:45des affaires étrangères
00:59:46iranien
00:59:47Pour l'instant
00:59:48du côté iranien
00:59:48on n'a pas
00:59:49la confirmation
00:59:50de l'arrivée
00:59:52même du départ
00:59:54les iraniens
00:59:55Islamabad
00:59:55Vous avez conditionné
00:59:56ou cessé le feu
00:59:58que les iraniens
00:59:59aimeraient être
01:00:00instaurés au Liban
01:00:01Eh oui
01:00:02Suspense encore
01:00:03les iraniens
01:00:03on n'est jamais surpris
01:00:04avec les iraniens
01:00:05de toute façon
01:00:05et ça sera comme ça
01:00:06jusqu'au bout
01:00:06Je vous donne à part
01:00:07dans quelques instants
01:00:08mon cher Olivier
01:00:09parce que priorité
01:00:10à nos équipes
01:00:10qui sont sur le terrain
01:00:10évidemment
01:00:11et je déteste
01:00:12les faire attendre
01:00:12et on va retrouver
01:00:14Régine Delfour
01:00:14et Charles Baget
01:00:16Bonjour Régine
01:00:17Je voulais absolument
01:00:18vous avoir
01:00:19parce que juste avant
01:00:19ces négociations
01:00:20je voulais qu'on fasse
01:00:21un point très précis
01:00:23avec vous en Israël
01:00:24racontez-nous un petit peu
01:00:26comment ça se passe
01:00:30Oui Thierry écoutez
01:00:32nous nous sommes
01:00:32avec Charles Baget
01:00:33dans le nord d'Israël
01:00:35à quelques kilomètres
01:00:36même pas de Kiryat Shmona
01:00:38où il y a beaucoup d'alerte
01:00:39depuis ces dernières heures
01:00:41on sait que le Hezbollah
01:00:43a tiré depuis une école
01:00:45dans un village du sud Liban
01:00:47il y a quelques minutes
01:00:48quelques instants
01:00:49dans le Haut-Carmel
01:00:51en fait
01:00:51c'est toujours dans le nord
01:00:52d'Israël
01:00:53nous on entend aussi
01:00:54les tirs d'artiller
01:00:55puisque c'est juste
01:00:56derrière la montagne
01:00:57que ça se passe
01:00:59et la situation
01:00:59est très tendue ici
01:01:01en fait Thierry
01:01:02ça n'a rien à voir
01:01:03avec ce qui se passe
01:01:03dans le centre du pays
01:01:05ou dans le sud
01:01:06du pays
01:01:07le nord est vraiment
01:01:08sous le feu
01:01:09des roquettes
01:01:10et puis aussi
01:01:11des drones
01:01:12alors il y a toujours
01:01:13évidemment
01:01:13cette
01:01:14peut-être
01:01:15cette négociation
01:01:16de cesser le feu
01:01:17entre le Liban
01:01:18et Israël
01:01:19qui devrait peut-être
01:01:19avoir lieu
01:01:19la semaine prochaine
01:01:21mais honnêtement
01:01:22sur le terrain
01:01:22on ne voit absolument
01:01:23pas d'accalmie
01:01:24et nous
01:01:25nous allons avec
01:01:25Charles Bagé
01:01:27rencontrer des gens
01:01:27dans un kibout
01:01:28pour avoir un peu
01:01:29leur sentiment
01:01:30comment ils vivent
01:01:31cette situation
01:01:31alors qu'il y a
01:01:32un cesser le feu
01:01:33dans le reste du pays
01:01:35sur le point très précis
01:01:36Régine Delpho
01:01:36et Charles Bagé
01:01:37je vous retrouverai
01:01:37peut-être dans
01:01:38Punchine
01:01:39justement
01:01:39avec ces témoignages
01:01:40que vous allez recueillir
01:01:41merci pour ce point très précis
01:01:43on le voit
01:01:43il y a la réalité
01:01:44ce projet de cesser de feu
01:01:47et la réalité du terrain
01:01:48Olivier
01:01:48oui
01:01:49alors je voulais revenir
01:01:50sur le détroit d'Hormuz
01:01:51parce qu'il y a un autre front
01:01:52qu'on voit un peu moins
01:01:53mais qui nous concerne
01:01:54presque plus directement
01:01:55c'est qu'en gros
01:01:56depuis quelques jours
01:01:57Donald Trump
01:01:58met la pression sur l'OTAN
01:02:00pour libérer
01:02:01il y a eu une vraie pression
01:02:02sur l'OTAN
01:02:02il y a eu une réunion
01:02:04il y a deux jours
01:02:05et désormais
01:02:07cette pression
01:02:08qui est sur l'OTAN
01:02:08est en train de se
01:02:10répercuter
01:02:11sur les différents pays
01:02:12membres européens
01:02:13de l'OTAN
01:02:13et il va falloir voir
01:02:14si on fait toujours
01:02:15front commun
01:02:16ou s'il commence
01:02:16à y avoir des pressions
01:02:17et là effectivement
01:02:18ça jouera beaucoup de choses
01:02:19parce qu'on voit bien
01:02:20que si l'OTAN
01:02:22militairement
01:02:22reste une alliance solide
01:02:24politiquement
01:02:25elle est quand même
01:02:26très fragilisée
01:02:27Bernard
01:02:27oui on est quand même
01:02:29dans l'expression
01:02:29d'une diplomatie médiatique
01:02:32avec
01:02:32depuis le départ d'ailleurs
01:02:33oui et encore plus
01:02:35puisque
01:02:36on l'a évoqué
01:02:37on navigue à vue
01:02:38on lance des ballons d'essai
01:02:40est-ce qu'on va faire payer
01:02:41mais on sait bien
01:02:41que c'est pas possible
01:02:42ceux qui réclament
01:02:43l'application
01:02:44du droit international
01:02:45sont les premiers
01:02:46à vouloir avoir
01:02:48un retour sur investissement
01:02:49en tous les cas
01:02:50pour payer leurs dettes
01:02:51et paradoxalement
01:02:52on est passé
01:02:54d'un conflit
01:02:55qui visait à aider
01:02:56le peuple iranien
01:02:57un conflit
01:02:58qui aujourd'hui
01:02:59souhaite sauver
01:03:02l'apport
01:03:03et le soutien
01:03:04d'un certain nombre
01:03:05de nos économies
01:03:06via la voie pétrolière
01:03:08ça s'est complètement inversé
01:03:10compte tenu
01:03:10de la fermeture du flux
01:03:12du pétrole russe
01:03:15on est dans une évolution
01:03:17qui est plus une évolution
01:03:19non plus
01:03:19comment dirais-je
01:03:21de volonté
01:03:22d'un soutien
01:03:23et l'affirmation de valeur
01:03:24aujourd'hui
01:03:25à une politique économique
01:03:27qui vise à sauver les meubles
01:03:29et dont
01:03:29les principaux belligérants
01:03:31se pensent
01:03:32à l'Iran
01:03:32et aux Etats-Unis
01:03:34je parle pas d'Israël
01:03:34qui lui toujours
01:03:35vise à défendre sa survie
01:03:37les deux grands pays
01:03:39qui sont l'un contre l'autre
01:03:40visent aujourd'hui
01:03:42à limiter la casse
01:03:43économiquement
01:03:44et c'est là aujourd'hui
01:03:45où l'effet de levier
01:03:47pourra se faire
01:03:48Philippe
01:03:49vous êtes d'accord
01:03:49avec cette analyse ?
01:03:50Oui je suis d'accord
01:03:51le souci
01:03:52c'est que comme
01:03:53on a
01:03:54reconnaissons-le
01:03:55un président américain
01:03:57qui dit
01:03:58blanc à midi
01:03:59noir à midi un quart
01:04:00et bleu à midi et demi
01:04:01avant de repasser à rouge
01:04:02à une heure moins le quart
01:04:03c'est un peu compliqué
01:04:05c'est très compliqué
01:04:07il y a toujours une chose
01:04:09dans une guerre
01:04:10c'est d'avoir un but
01:04:12quels sont les buts
01:04:13des américains ?
01:04:15est-ce que quelqu'un
01:04:16les connaît ?
01:04:16je sais pas
01:04:17quand ils ont fait la guerre
01:04:18au Vietnam
01:04:18il y avait un but
01:04:19c'était empêcher
01:04:20l'expansionnisme communiste
01:04:21dans la péninsule
01:04:22indochinoise
01:04:22quand ils ont fait
01:04:23la guerre en Afghanistan
01:04:24c'était après le 11 septembre
01:04:26pour détruire les bases
01:04:27d'Al-Qaïda
01:04:27qu'avaient implantées
01:04:28les talibans
01:04:29la guerre en Irak
01:04:30bon
01:04:31il y avait officiellement
01:04:32renversé Saddam Hussein
01:04:34et puis il y avait
01:04:34quand même aussi
01:04:35un petit peu
01:04:35prendre le pétrole irakien
01:04:36à mon avis
01:04:37c'est pas être complotiste
01:04:39que de dire ça
01:04:40mais là
01:04:41quels sont les buts ?
01:04:43quels sont les buts ?
01:04:44et puis déjà
01:04:44à mon avis
01:04:45je ne suis même pas convaincu
01:04:46qu'ils aient les mêmes buts
01:04:47qu'Israël
01:04:47alors quand vous êtes
01:04:48deux alliés
01:04:48sur un conflit
01:04:49et que vous n'avez pas
01:04:50les mêmes objectifs
01:04:51ça pose quand même
01:04:52beaucoup de questions
01:04:53et je me mets à la place
01:04:55encore une fois
01:04:56du peuple iranien
01:04:58Maxime ?
01:04:59oui non
01:04:59juste
01:04:59ce qu'a dit Olivier
01:05:00est très juste
01:05:01pour nous les Européens
01:05:02la question ce sera
01:05:02de savoir si l'OTAN
01:05:03va survivre à ce conflit
01:05:04et ce sera peut-être
01:05:05le grand paradoxe
01:05:06vous savez
01:05:07la guerre en Ukraine
01:05:08déclenchée par Vladimir Poutine
01:05:09avait réactivé
01:05:11l'OTAN
01:05:12qui était jusqu'alors
01:05:13en état de mort cérébrale
01:05:14quelques jours avant
01:05:15le disait Macron
01:05:15d'Emmanuel Macron
01:05:16et bien peut-être
01:05:17que cette guerre
01:05:18va enterrer
01:05:19en tout cas altérer
01:05:20très fortement
01:05:21la relation transatlantique
01:05:22parce qu'effectivement
01:05:23l'échange avec Marc Routteux
01:05:24a été très très véhément
01:05:26c'est peut-être la fin
01:05:27du multilatéralisme
01:05:28c'est peut-être la fin
01:05:29écoutez
01:05:30c'est pas la fin de l'émission
01:05:31mais c'est une pause
01:05:32une ultime pause
01:05:33on va revenir
01:05:34merci Dora
01:05:35en tous les cas
01:05:36pour ce point très très précis
01:05:37sur l'international
01:05:38et c'est important
01:05:38et merci pour tout le travail
01:05:39que vous faites
01:05:40on va parler de la France
01:05:42parce qu'on va prendre
01:05:43la direction d'une ville
01:05:44que vous connaissez bien
01:05:44Toulouse
01:05:45Toulouse
01:05:47où visiblement
01:05:48même si on a tendance
01:05:49à l'oublier
01:05:50les narcotrafiquants
01:05:51eux
01:05:51ils se moquent carrément
01:05:53de la situation internationale
01:05:55parce que
01:05:55leur petit bidet se continue
01:05:56et il est plutôt florissant
01:05:58et on assiste
01:05:59à une série de fusillants
01:06:00d'une ville
01:06:01que vous connaissez
01:06:01plutôt pas mal
01:06:02j'ai passé la beauté de ma vie
01:06:03exactement
01:06:03donc on va parler de Toulouse
01:06:05dans quelques instants
01:06:06on parlera d'un phénomène
01:06:08en toute fin d'émission
01:06:09incroyable
01:06:10en Angleterre
01:06:11où les jeunes
01:06:11se donnent rendez-vous
01:06:12sur les réseaux sociaux
01:06:13etc
01:06:13ils vont dans les centres commerciaux
01:06:15et là
01:06:16on arrive à des scènes
01:06:17c'est le chaos
01:06:18voilà
01:06:19on a beaucoup de choses
01:06:19à vous raconter
01:06:20restez-nous fidèles
01:06:21à tout de suite
01:06:2514h30
01:06:26c'est la dernière ligne droite
01:06:26de votre midi news
01:06:27de ce vendredi
01:06:28je vous représente l'équipe
01:06:29dans quelques instants
01:06:30mais tout de suite
01:06:30fidèle au poste
01:06:31Sommayel Abili
01:06:32nouveau tour de l'info
01:06:33Sommayel
01:06:33suite à l'adoption par les députés
01:06:36d'une motion de rejet
01:06:37préalable du texte
01:06:38autorisant le travail
01:06:39de certains salariés
01:06:40le 1er mai
01:06:41Sylvain Maillard
01:06:42plaît ce matin
01:06:43sur notre antenne
01:06:43pour la liberté de chacun
01:06:45de travailler ce jour-là
01:06:46s'il le souhaite
01:06:47on a besoin de plus de travail
01:06:49en France
01:06:49a déclaré le député
01:06:51Ensemble pour la République
01:06:52ajoutant
01:06:52que les volontaires
01:06:53devront être payés
01:06:54au minimum
01:06:55le double de leur salaire
01:06:57dans le reste de l'actualité
01:06:59Donald Trump défend
01:07:00Brigitte Macron
01:07:01sur son réseau social
01:07:02l'actrice Rosie O'Donnell
01:07:04accuse la très respectée
01:07:05première dame de France
01:07:06d'être un homme
01:07:06alors qu'elle ne l'est pas
01:07:07a écrit le président américain
01:07:09ajoutant
01:07:10espérer que l'épouse
01:07:11du chef de l'État
01:07:11gagnera beaucoup d'argent
01:07:13dans le procès en cours
01:07:14et puis le Pakistan
01:07:16se prépare
01:07:17à accueillir
01:07:17les délégations iraniennes
01:07:18et américaines
01:07:19pour des pourparlers
01:07:20toutefois
01:07:20la participation des Iraniens
01:07:22est encore incertaine
01:07:23en cause
01:07:24les frappes israéliennes
01:07:25sur le Liban
01:07:26qui ont mis la trêve
01:07:27en péril
01:07:29Et vous avez fini
01:07:30Absolument
01:07:30J'ai failli être pris de cour
01:07:32Merci beaucoup
01:07:34Je vous présente l'équipe
01:07:35qui m'accompagne
01:07:37Sabine Ahmed Jemmer
01:07:38est avec nous
01:07:38Bernard Kouenadad
01:07:39est avec nous
01:07:39Philippe David
01:07:40Olivier Vian
01:07:41et sans oublier
01:07:42notre ami Maxime Legay
01:07:44J'en profite pour saluer
01:07:45Bruno Bartocetti
01:07:46secrétaire nationale
01:07:46unité SGP Sud
01:07:48Bonjour
01:07:48mon cher Bruno Bartocetti
01:07:50Merci d'être avec nous
01:07:52Il y a longtemps
01:07:52qu'on n'a pas échangé
01:07:53mais on va parler
01:07:54des narco-trafiquants
01:07:56puisque l'actualité internationale
01:07:57ça ne nous a pas échappé
01:07:58et est un peu conséquente
01:08:00mais mine de rien
01:08:01ça ne change pas
01:08:03les affaires
01:08:04des narco-trafiquants
01:08:05C'est le moins
01:08:06que l'on puisse dire
01:08:06eux ils ne s'arrêtent pas
01:08:07il n'y a pas de trêve
01:08:08ça continue
01:08:09on va prendre la direction
01:08:10d'une ville que connaît bien
01:08:11Philippe David
01:08:12qui est à nos côtés
01:08:12aujourd'hui
01:08:13la ville de Toulouse
01:08:14où depuis quelques jours
01:08:16les fusillades s'enchaînent
01:08:18on voit tout ça
01:08:18avec Antoine Defond
01:08:20vous l'imaginez bien
01:08:20les narco-trafiquants
01:08:21et c'est un sujet
01:08:22de notre correspondant
01:08:23permanent
01:08:24du côté de Toulouse
01:08:25Jean-Luc Thomas
01:08:27Hier au petit matin
01:08:28les habitants du Grand Mirail
01:08:30se réveillent en sursaut
01:08:31ils entendent
01:08:32plusieurs coups de feu
01:08:33dans plusieurs secteurs
01:08:34tout commence ici
01:08:35vers 6h
01:08:36une voiture noire
01:08:38est visée
01:08:38par deux hommes à moto
01:08:40à 200 mètres de là
01:08:41peu de temps après
01:08:42dans cette rue
01:08:43une autre fusillade
01:08:44se fait entendre
01:08:46les policiers
01:08:47trouvent 15 douilles
01:08:48sur la chaussée
01:08:49une série
01:08:50qui surprend
01:08:51la police
01:08:52C'est la première fois
01:08:52qu'autant de poing
01:08:54sont touchés
01:08:55à une même nuit
01:08:56c'est la guerre des stupes
01:08:57qui fait qu'on veut
01:08:59prendre des points de deal
01:09:00et s'asseoir
01:09:01sur un point de deal
01:09:02qui est assez lucratif
01:09:04est-ce que c'était
01:09:05un message
01:09:06qu'on voulait faire passer
01:09:08ou est-ce que vraiment
01:09:08on voulait directement
01:09:10prendre tous les points
01:09:11qui étaient en place
01:09:12deux personnes
01:09:13sont blessées par balle
01:09:14dont une grièvement
01:09:15les policiers estiment
01:09:16à 6
01:09:17le nombre de fusillades
01:09:18mercredi soir
01:09:19dans un autre quartier
01:09:21près d'un point de deal
01:09:22un homme est lui aussi
01:09:23blessé sérieusement
01:09:24aux jambes
01:09:25par un tireur
01:09:26circulant en trottinette
01:09:28C'est inquiétant
01:09:29c'est inquiétant
01:09:29pour la population
01:09:30c'est inquiétant
01:09:31pour nos collègues
01:09:31sur le terrain
01:09:32c'est compliqué
01:09:33on est en sous-effectif
01:09:35et il y a une
01:09:36recrudescence de violence
01:09:38et il peut se dire
01:09:39que Toulouse
01:09:40est en train de devenir
01:09:40dans certains quartiers
01:09:42le petit Marseille
01:09:43La police judiciaire
01:09:45est saisie
01:09:46il pourrait s'agir
01:09:47de règlements de compte
01:09:48liés au trafic de drogue
01:09:49pour l'instant
01:09:50aucune piste
01:09:51n'est écartée
01:09:53Bruno Bartocetti
01:09:54les affaires
01:09:56des narcotrafiquants
01:09:57ne connaissent pas
01:09:57la crise
01:09:58c'est moins qu'on puisse dire
01:09:59et à Toulouse
01:10:00quand vous voyez
01:10:01ce que dit votre collègue
01:10:02le petit Marseille
01:10:04vous êtes d'accord ?
01:10:06Oui et puis j'ai envie
01:10:07d'aller beaucoup plus loin
01:10:08encore parce que
01:10:09bon là on relève
01:10:10ce qui s'est passé
01:10:11à Toulouse
01:10:12parce qu'on a des fusillades
01:10:13et des blessés
01:10:13mais le petit Marseille
01:10:14comme dit mon collègue
01:10:16ce n'est pas d'aujourd'hui
01:10:16ce n'est pas une découverte
01:10:18les points de stup
01:10:20existent
01:10:20dans la zone sud
01:10:22et notamment
01:10:22dans des grandes agglomérations
01:10:24comme Toulouse
01:10:24depuis pas mal de temps
01:10:27et là
01:10:28lorsqu'on arrive
01:10:28à des différents
01:10:29alors l'enquête
01:10:30va démontrer
01:10:31ce qui s'est passé
01:10:33exactement
01:10:33en tout cas
01:10:33le fond du sujet
01:10:34est-ce qu'on est
01:10:35sur un différent
01:10:36entre dealers
01:10:36entre prise de position
01:10:38de territoire
01:10:39vous savez
01:10:39il y a beaucoup de pistes
01:10:40qui sont étudiées
01:10:41ainsi
01:10:42mais on sait
01:10:42qu'à partir du moment
01:10:43où il y a des points de deal
01:10:44on a potentiellement
01:10:47ce danger
01:10:48c'est-à-dire que
01:10:49quand on regarde
01:10:51ce qui se passe
01:10:51à Toulouse
01:10:52à Montpellier
01:10:52à Marseille
01:10:53à Nice
01:10:54on n'est pas là
01:10:54à se dire
01:10:55est-ce qu'il va y avoir
01:10:56une fusillade
01:10:56c'est quand va avoir lieu
01:10:58la prochaine fusillade
01:10:59alors là
01:11:00on aura des explications
01:11:01sur le fond du sujet
01:11:02à Toulouse
01:11:03mais oui
01:11:04oui malheureusement
01:11:05il n'y a pas de trêve
01:11:06pour les
01:11:06pour les
01:11:07narcotrafiquants
01:11:08et qu'il y ait
01:11:09des fusillades
01:11:10ou pas
01:11:10et bien
01:11:11ces réseaux
01:11:12fonctionnent
01:11:13sans crainte
01:11:13on voit bien
01:11:15qu'il n'y a pas de peur
01:11:17ça peut
01:11:17on peut s'exprimer
01:11:18en journée
01:11:19la nuit
01:11:19il n'y a pas de peur
01:11:21de représailles
01:11:22de la police nationale
01:11:23ou de la justice
01:11:23ils continuent
01:11:25leur business
01:11:25et sans règles
01:11:26de morale
01:11:27sans loi
01:11:27et bien
01:11:28ils peuvent tirer
01:11:29très rapidement
01:11:30sur
01:11:31pour des x raisons
01:11:32en tout cas
01:11:32qui seront déterminés
01:11:33dans la quête
01:11:34restez avec nous
01:11:35Wino
01:11:35ensuite j'aimerais
01:11:36vous montrer une histoire
01:11:37également incroyable
01:11:38du côté de Saint-Etienne
01:11:39j'avais pas prévu de vous garder
01:11:40mais je vais vous garder quand même
01:11:41parce que vous allez réagir là-dessus
01:11:42je demande au régional de l'étape
01:11:44Philippe David
01:11:44Toulouse
01:11:45votre ville
01:11:46votre ville
01:11:47oui
01:11:47le Mirai
01:11:48ça a toujours été
01:11:50le quartier le plus chaud de Toulouse
01:11:53alors même si à Toulouse
01:11:54le narcotrafic se résume en deux parties
01:11:56le Mirai qui est au sud de la ville
01:11:59pas très loin de Longcopole etc
01:12:01c'est le long de l'autoroute
01:12:02qui mène vers Saint-Gaudin
01:12:03Starbe et compagnie
01:12:04mais c'est dans la ville
01:12:06intramuros
01:12:06et donc l'autre qui est au nord
01:12:08qui est le quartier
01:12:09dont on a beaucoup parlé
01:12:10au moment des attentats de Mohamed Merah
01:12:12c'est le quartier de Mohamed Merah
01:12:13le quartier des Isards
01:12:14qui avait défrayé la chronique
01:12:17il y a une petite dizaine d'années
01:12:18parce que c'était un des premiers quartiers
01:12:20où il y avait les panneaux
01:12:22avec chaque type de stupéfiants
01:12:24et la baisse de prix par quantité
01:12:26je ne sais pas si vous vous en rappelez
01:12:27ça avait fait scandale
01:12:29au départ on disait que c'était exceptionnel
01:12:31aujourd'hui c'est plus que monnaie courante
01:12:33on va même plus loin d'ailleurs
01:12:35l'extraordinaire
01:12:36à l'époque ça nous interpellait
01:12:38aujourd'hui ça ne nous interpelle plus
01:12:39c'est ça
01:12:39mais ça avait fait scandale
01:12:40il y a une dizaine d'années
01:12:42le monde a bien changé
01:12:43là la police je ne sais pas
01:12:44comment font les collègues de Bruno
01:12:47parce que c'est vraiment
01:12:48aux deux extrêmes de la ville
01:12:49Bruno connaît mieux Marseille que moi
01:12:51je crois que le narcotrafic
01:12:53à Marseille c'est avant tout
01:12:54les quartiers nord
01:12:55à Toulouse c'est au nord
01:12:56et c'est au sud
01:12:56avec deux grosses plateformes
01:12:58donc c'est sûr que
01:12:59comme le disait le policier
01:13:02ils sont sous-effectifs
01:13:03alors quand vous devez gérer
01:13:04deux plateformes de drogue
01:13:06dans la même ville
01:13:07en étant sous-effectifs
01:13:08plus tout le reste
01:13:09parce qu'il n'y a pas que le narcotrafic
01:13:10dans la délinquance
01:13:11et le crime bien évidemment
01:13:12ça ne doit pas être évident
01:13:13tous les jours pour les policiers
01:13:15Bernard
01:13:16je ne vois pas pourquoi
01:13:17ça s'arrêterait
01:13:18ce trafic
01:13:19cher Thierry
01:13:20puisqu'il y a un tel sentiment
01:13:22d'impunité
01:13:22et une absence de présence
01:13:24de l'état
01:13:24et de moyens
01:13:26donnés à la police
01:13:28pour faire en sorte
01:13:29que ce qui est arrêté
01:13:30soit jugé
01:13:31condamné
01:13:32et emprisonné
01:13:33moi sincèrement
01:13:35je ne vois pas
01:13:36pourquoi ça s'arrêterait maintenant
01:13:37puisqu'il n'y a pas de nouveaux moyens
01:13:39il n'y a pas de nouveaux textes de loi
01:13:41qui sont là
01:13:42et il n'y a pas d'application
01:13:43en tous les cas
01:13:43de sanctions dures
01:13:45qui viennent
01:13:46à épauler les forces de l'ordre
01:13:48dans le travail qu'elles font
01:13:48c'est une vraie désolation
01:13:50moi pour moi
01:13:50c'est un problème de souveraineté
01:13:53ça montre
01:13:53que l'état est défaillant
01:13:55et qu'aujourd'hui
01:13:56ceux qui maîtrisent le territoire
01:13:58ce sont les narcotrafiquants
01:14:00les mafias
01:14:02les dealers
01:14:03tous ceux qui aujourd'hui
01:14:04sont organisés
01:14:05alors que l'état est de plus en plus déstructuré
01:14:09c'est désolant de voir ça
01:14:10parce que Toulouse
01:14:11jusqu'à présent
01:14:12on a beau le dire
01:14:13et
01:14:15Philippe David l'évoquait tout à l'heure
01:14:16il y a toujours eu des petites difficultés
01:14:18mais aujourd'hui
01:14:19Toulouse fait partie
01:14:20des villes
01:14:20comme tant d'autres
01:14:21on l'a vu avec
01:14:22ce triste panorama
01:14:24donné par le JDD
01:14:25aucune ville moyenne
01:14:28n'est aujourd'hui
01:14:29écartée de ce type
01:14:31de mafia
01:14:32et c'est cela aujourd'hui
01:14:33qu'il faut
01:14:34il faut mettre un terme
01:14:36à toutes ces machias
01:14:37encore faut-il
01:14:38que l'état
01:14:39reprenne
01:14:40son pouvoir égalien
01:14:41et qu'on donne
01:14:42à nos amis policiers
01:14:43qui sont désolés
01:14:44on peut le reconnaître
01:14:45des moyens supplémentaires
01:14:46et surtout
01:14:47vous avez vu dans certaines municipalités
01:14:49si vous n'avez pas échappé
01:14:49on ne peut plus armer
01:14:51la police municipale
01:14:52ça a failli tout le cas
01:14:53à Toulouse
01:14:53et ça a failli tout le cas
01:14:54avec le chef Lecumar
01:14:55alors j'ai une autre histoire
01:14:56à vous soumettre
01:14:57et je vous fais réagir
01:14:58j'ai une autre histoire
01:15:00à vous soumettre
01:15:00qui est dans la même lignée
01:15:02mais là c'est incroyable
01:15:03c'est du côté de Saint-Etienne
01:15:04où là c'est des restaurateurs
01:15:06qui ont décidé
01:15:06de mettre la clé sous la porte
01:15:07parce qu'évidemment
01:15:08il y a des deals devant chez eux
01:15:09et c'était intenable
01:15:11et c'est Marie-Victoire
01:15:12Dieudonné
01:15:12qui nous raconte tout ça
01:15:13vous réagissez
01:15:14Sabrina
01:15:19les tables ne seront plus dressées ici
01:15:21à la fourchette gourmande
01:15:23face aux dealers
01:15:24les propriétaires ont baissé le rideau
01:15:26j'ai de la peine pour eux
01:15:27dans le sens où
01:15:28c'est des gens très bien
01:15:29je comprends leurs décisions
01:15:30car on ne peut pas vivre
01:15:31dans la menace quotidienne
01:15:32ils dealent dans la rue
01:15:33ils passent dans les portes d'immeubles
01:15:35ils cachent leur drogue dedans
01:15:36aux vues et aux yeux de tous
01:15:37aux yeux de cet agent immobilier
01:15:39notamment installé depuis 6 ans
01:15:41à quelques dizaines de mètres de là
01:15:43sur la place où sont basés les dealers
01:15:46il se dit écœuré
01:15:47mais pas vraiment surpris
01:15:49par la décision du couple
01:15:50ça s'est empiré
01:15:51les anciens de la bande
01:15:54ont fait place aux plus jeunes
01:15:55c'est des crachats
01:15:56sur les vitrines
01:15:57sur le trottoir
01:15:58des baguards entre eux
01:16:00et avec des riverains
01:16:01du deal
01:16:02même la police est désemparée
01:16:04désemparée
01:16:04parce que
01:16:05quand ils viennent
01:16:06ils viennent nous voir
01:16:08et ils nous disent
01:16:09écoutez
01:16:09on ne peut rien faire
01:16:10mais rit comme police
01:16:11s'attriste de cette fermeture
01:16:13mais regrette de n'avoir pas été
01:16:16directement informé par les gérants
01:16:18du trafic dans l'immeuble
01:16:19si vous voulez qu'on lutte
01:16:20contre un phénomène
01:16:21que vous remarquez
01:16:22il y a
01:16:24le dénoncer sur le 17
01:16:25ou bien le porter
01:16:26à la connaissance des services de police
01:16:28via la plateforme
01:16:29ma sécurité pour un fer
01:16:30sur laquelle d'ailleurs
01:16:31on peut
01:16:33interagir
01:16:33les gérants dénoncent
01:16:35l'inaction du bailleur
01:16:36de l'immeuble
01:16:37notamment face à la porte
01:16:38défaillante
01:16:39qui a permis aux dealers
01:16:40de prendre leurs habitudes
01:16:42et de pousser à bout
01:16:44les restaurateurs
01:16:45voilà
01:16:46d'autres exemples
01:16:46je disais que
01:16:47le rentable
01:16:48que cet agent immobilier
01:16:51est courageux
01:16:51parce qu'il témoigne
01:16:52un visage découvert
01:16:54et il faut un certain courage
01:16:55quand même
01:16:56Bruno
01:16:57Bruno Partoucetti
01:16:58c'est ça aussi
01:16:59la réalité du terrain
01:17:00c'est exactement ça
01:17:02et puis justement
01:17:03on parle de cet agent immobilier
01:17:04au-delà du restaurateur
01:17:05qui ferme son commerce
01:17:07vous avez l'immobilier
01:17:08qui est en souffrance
01:17:10et forcément
01:17:11la baisse de l'immobilier
01:17:13dans certains quartiers
01:17:14vous voyez
01:17:14c'est très sournois
01:17:16parce que
01:17:16lorsqu'on parle d'insécurité
01:17:18par rapport
01:17:19à ces dealers
01:17:21dans certains quartiers
01:17:22on pense immédiatement
01:17:23à l'insécurité physique
01:17:24et puis vous avez
01:17:25aussi cette insécurité
01:17:26financière finalement
01:17:28sur les épaules
01:17:29des commerces
01:17:30mais c'est pas nouveau
01:17:31malheureusement
01:17:31vous avez des quartiers
01:17:32qui meurent
01:17:33à cause de ces quartiers
01:17:34infectés par la drogue
01:17:34et j'écoutais bien évidemment
01:17:37avec beaucoup d'attention
01:17:38ce qui était dit
01:17:38sur le plateau
01:17:39c'est-à-dire qu'aujourd'hui
01:17:41quand on parle de l'État
01:17:42on est dans la réaction
01:17:44alors qu'on doit être
01:17:45dans l'action
01:17:45si on est dans la réaction
01:17:46ça veut dire
01:17:46qu'on a du retard
01:17:47et lorsqu'on parle
01:17:48de nouveaux textes de loi
01:17:49mais déjà qu'on applique
01:17:50et qu'on fasse appliquer
01:17:51les textes existants
01:17:52donc ça veut dire
01:17:53qu'aujourd'hui
01:17:54on est très souvent
01:17:57très très souvent
01:17:58en retard
01:17:59parce que c'est
01:18:00des narcotrafiquants
01:18:00qui finalement
01:18:01ont encore de belles années
01:18:02devant eux
01:18:02puisqu'on ne réussit
01:18:04pas assez rapidement
01:18:05pour repousser ce phénomène
01:18:07qui est pourri
01:18:09dans notre société
01:18:10Merci Bruno
01:18:11pour votre témoignage
01:18:12c'est toujours un plaisir
01:18:12d'échanger avec vous
01:18:13il y a longtemps
01:18:14qu'on ne s'est pas parlé
01:18:14et l'actualité internationale
01:18:16étant omniprésente
01:18:17évidemment depuis
01:18:18quelques temps
01:18:19Sabrina
01:18:19un mot sur cette situation
01:18:21ubuesque à Saint-Etienne
01:18:22et qu'on ne peut que regretter
01:18:24C'est une conséquence logique
01:18:26de l'implantation exponentielle
01:18:29du narcotrafic
01:18:30et de la pression
01:18:31qui est mise
01:18:32sur différents opérateurs économiques
01:18:35et pas seulement d'ailleurs
01:18:35parce que je me souviens
01:18:36qu'on a déplacé
01:18:37une école à Saint-Ouen
01:18:38pour les faire leur travail
01:18:42donc on leur offre
01:18:43également une impunité
01:18:46implacable
01:18:47parce qu'il y a
01:18:48une vraie pusillanimité
01:18:50de la part de nos élites
01:18:52à prendre en considération
01:18:54et à mener
01:18:55une vraie guerre
01:18:57contre le narcotrafic
01:18:59je rappelle
01:18:59on le sait tous
01:19:00on en parle ici
01:19:02tous les jours
01:19:02le narcotrafic
01:19:04c'est 79%
01:19:05des communes touchées
01:19:06en France
01:19:06c'est 240 000 personnes
01:19:07qui travaillent
01:19:08c'est un CA
01:19:09pendant un chiffre d'affaires
01:19:10de plus de 7 milliards
01:19:11d'euros
01:19:12une délégation
01:19:14de magistrats mexicains
01:19:15sont quand même venus
01:19:16en France
01:19:17pour expliquer
01:19:18que la France
01:19:19était en voie
01:19:19de mexicanisation
01:19:20là on ne se fait pas
01:19:21brénouacher
01:19:21ce sont des magistrats
01:19:23mexicains
01:19:24on voit que le taux
01:19:25d'homicidité à Marseille
01:19:26il est équivalent
01:19:27quasiment à celui
01:19:28du Brésil
01:19:30l'État sait
01:19:30par le biais par exemple
01:19:32du renseignement territorial
01:19:33à travers la voix
01:19:33de M. Bertrand Chamoulo
01:19:35que le narcotrafic
01:19:36est une menace
01:19:37existentielle
01:19:38pour la société
01:19:40en France
01:19:41que le coût
01:19:41de coordination sociale
01:19:43est très élevé
01:19:44à cause
01:19:44du narcotrafic
01:19:45de son importation
01:19:46et de son expansion
01:19:47et de la criminalité
01:19:49organisée
01:19:50qu'il enrobe
01:19:51et je ne vois pas
01:19:52une mesure
01:19:53forte
01:19:54une méthode
01:19:55appliquée
01:19:55et applicable
01:19:56pour endiguer
01:19:57on le sait
01:19:57il faut construire
01:19:59des places de prison
01:19:59il n'y a pas
01:20:00un million de choses
01:20:01à faire
01:20:01on le sait
01:20:02voilà
01:20:03il faut changer la loi
01:20:04il faut même
01:20:04d'ailleurs peut-être
01:20:05pourquoi pas révoquer
01:20:06les magistrats
01:20:07qui refusent
01:20:08d'appliquer
01:20:08les circulaires
01:20:09il faut un vrai
01:20:10plan Marshall
01:20:11législatif
01:20:12qui ne laisse pas
01:20:13le choix
01:20:13pour enfermer
01:20:15ces criminels
01:20:16sur pattes
01:20:17il y a eu quand même
01:20:20des petites évolutions
01:20:21il y a eu notamment
01:20:22cette très grosse prise
01:20:23faite par la gendarmerie
01:20:24du réseau
01:20:25d'une grande partie
01:20:26du réseau
01:20:27de la DZ Mafia
01:20:28malgré tout
01:20:29le problème
01:20:30il est beaucoup plus global
01:20:31puisque notamment
01:20:32le produit
01:20:33arrive de plus en plus
01:20:35important
01:20:36parce que
01:20:37c'est même une conséquence
01:20:38de la politique
01:20:39extrêmement ferme
01:20:40de Donald Trump
01:20:41c'est que toute une partie
01:20:42de la drogue
01:20:42qui arrivait aux Etats-Unis
01:20:44aujourd'hui déferle sur l'Europe
01:20:46et donc on a
01:20:47beaucoup beaucoup plus
01:20:48de cocaïne
01:20:49qu'avant qui arrivent
01:20:50ce qui explique aussi
01:20:51cette violence
01:20:52de ces réseaux
01:20:53parce que
01:20:53vu qu'il y a beaucoup plus
01:20:55de produits à diffuser
01:20:56il y a une concurrence
01:20:57énorme entre eux
01:20:58et donc ça crée
01:20:59des tensions
01:21:00et de la violence
01:21:01et ça crée
01:21:02le problème
01:21:02qu'a très bien décrit
01:21:04Sabrina
01:21:04qui est en train
01:21:05d'augmenter
01:21:06parce que le produit
01:21:07arrive en quantité
01:21:08encore plus importante
01:21:09qu'avant
01:21:10les amis
01:21:11je vous propose
01:21:11de traverser la Manche
01:21:12si vous voulez bien
01:21:13ça va pas être
01:21:14un voyage touristique
01:21:16et là
01:21:17j'aimerais bien
01:21:17vous le proposer
01:21:18on va retrouver
01:21:18Sigoni Gaucher
01:21:20notre correspondante
01:21:21permanente
01:21:21à Londres
01:21:22bonjour Sigoni
01:21:23je voulais absolument
01:21:24vous avoir
01:21:24parce qu'on va parler
01:21:25d'un phénomène
01:21:26qui se développe
01:21:27chez vous
01:21:27en Angleterre
01:21:28incroyable
01:21:28Emilie Dubot
01:21:29va vous montrer
01:21:30les images
01:21:31ce sont des rassemblements
01:21:32qui s'organisent
01:21:33dans des centres commerciaux
01:21:34vous allez me raconter
01:21:35tout ça
01:21:36à travers les réseaux sociaux
01:21:38et à un donné
01:21:40ça se termine
01:21:41généralement mal
01:21:42et ça
01:21:42ça se multiplie
01:21:43racontez-nous
01:21:44ce qui se passe
01:21:44chez vous
01:21:45ma chère Sigoni
01:21:47oui
01:21:47ce sont des événements
01:21:49qui sont de plus en plus courants
01:21:51et qui sont de plus en plus
01:21:52difficiles
01:21:53à contrôler
01:21:54puisque tout commence
01:21:55sur Snapchat
01:21:56ou sur TikTok
01:21:57un lieu
01:21:57quelques mots
01:21:58et des centaines
01:22:00d'adolescents
01:22:00se regroupent
01:22:01pour
01:22:03semer le cas
01:22:03où ils rentrent
01:22:04dans les magasins
01:22:05peuvent agresser
01:22:06les personnes
01:22:07également
01:22:08qui se trouvent
01:22:09dans la rue
01:22:10c'est très difficile
01:22:11à enrayer
01:22:11parce qu'on ne peut pas
01:22:13sourcer
01:22:14d'où vient
01:22:15l'appel
01:22:16il n'y a pas
01:22:16d'organisation
01:22:17et cela rappelle aussi
01:22:18ce qui s'est passé
01:22:19il y a quelques mois
01:22:20où dans les collèges
01:22:22on donnait une couleur
01:22:24à chaque collège
01:22:25par exemple
01:22:25toute une zone du nord
01:22:27sera bleue
01:22:28une zone sud
01:22:29sera rouge
01:22:30et l'idée c'est
01:22:31de s'affronter
01:22:32les collégiens
01:22:33reçoivent ces messages
01:22:34par Snapchat
01:22:35et TikTok
01:22:36et s'organisent
01:22:37pour s'affronter
01:22:39Céline
01:22:39est-ce que
01:22:40les autorités
01:22:41britanniques
01:22:42ont prévu
01:22:44une contre-attaque
01:22:45par rapport à cela
01:22:46ils ont prévu
01:22:47quelque chose
01:22:48c'est vraiment
01:22:49la question clé
01:22:49parce que c'est difficile
01:22:50les policiers
01:22:51ne peuvent intervenir
01:22:52que sur place
01:22:53puisque comme je le disais
01:22:54on ne peut pas sourcer
01:22:55il n'y a pas d'organisateur
01:22:56vraiment
01:22:57et puis côté
01:22:58du coup
01:22:58côté gouvernement
01:22:59et bien
01:22:59il a été question
01:23:01d'interdire
01:23:02les réseaux sociaux
01:23:02aux mineurs
01:23:03de moins de 16 ans
01:23:04comme c'est le cas
01:23:04en Australie
01:23:05mais le texte
01:23:06n'est pas passé
01:23:07la responsabilité
01:23:08reste donc
01:23:09aux plateformes
01:23:10aux réseaux sociaux
01:23:11et bien entendu
01:23:12quand ils le peuvent
01:23:13aux parents
01:23:13Merci pour ce point
01:23:14très précis
01:23:15et oui les textes
01:23:15ne passent pas
01:23:16il n'y a pas que chez nous
01:23:17les textes ne passent pas
01:23:19qui veut agir ?
01:23:20La grande déchéance
01:23:21de deux pays
01:23:22qui ont été
01:23:22les premières puissances
01:23:23du monde
01:23:23vous savez
01:23:23dans le grand champ
01:23:24patriotique
01:23:25Britannia
01:23:26Britannia rule the waves
01:23:27à l'époque
01:23:28la Grande-Bretagne
01:23:30dirigeait les maires
01:23:31aujourd'hui
01:23:31elle n'est même plus capable
01:23:32de faire régner l'ordre
01:23:32dans ses rues
01:23:33comme la France
01:23:34C'est pour ça
01:23:35que je fais le parallèle
01:23:36Sabouina
01:23:36En fait c'est
01:23:38la lecture
01:23:39de ce qu'écrit
01:23:41David Betts
01:23:41le chercheur
01:23:42en stratégie militaire
01:23:43sur l'effondrement
01:23:45du Royaume-Uni
01:23:45et de la France
01:23:46ça en fait partie
01:23:47ça fait partie
01:23:48des signes
01:23:48des symptômes
01:23:49qui révèle
01:23:50comment ?
01:23:51Il n'y a pas que ces deux pays
01:23:52parce que ça
01:23:52c'est quand même
01:23:54un mouvement
01:23:54qui existe
01:23:55dans d'autres pays
01:23:56aussi
01:23:56c'est vrai qu'en Angleterre
01:23:57ça a commencé plus tôt
01:23:58parce qu'en fait
01:23:59les premiers LinkedIn
01:23:59ça commence en 2010
01:24:01c'est en 2023
01:24:03en 2010
01:24:03les premiers
01:24:04c'est 2010
01:24:06et à l'époque
01:24:06ils étaient plutôt
01:24:07bon enfants
01:24:08le premier vraiment
01:24:09qui s'est mal passé
01:24:11c'est en 2023
01:24:11dans les sexes
01:24:12et depuis
01:24:13effectivement
01:24:14ça s'est considérablement
01:24:16aggravé
01:24:16parce qu'il y a une violence
01:24:17qui est beaucoup plus aggravée
01:24:18parce qu'il y a quand même
01:24:19une vraie responsabilité
01:24:20des réseaux sociaux
01:24:21la question c'est peut-être
01:24:21pas forcément de les interdire
01:24:23mais quand on sait
01:24:24effectivement
01:24:24les messages
01:24:25qui passent sur TikTok
01:24:26et que TikTok
01:24:28a deux algorithmes
01:24:29dont un algorithme
01:24:30qui est fait pour les pays occidentaux
01:24:31et un algorithme différent
01:24:32pour la Chine
01:24:33et dans les pays occidentaux
01:24:34il y a un algorithme
01:24:35qui vraiment incite
01:24:36à beaucoup de violences
01:24:38il y a une vraie question
01:24:39qui se pose
01:24:40on sait que ça nous pose
01:24:41des problèmes
01:24:41sur la question
01:24:42de la propagande
01:24:43de l'islam radical
01:24:44on sait que ça nous pose
01:24:45des problèmes
01:24:45sur la question
01:24:46des violences
01:24:47et notamment
01:24:48des violences
01:24:49contre les personnes
01:24:49avec une incitation
01:24:51au suicide
01:24:51il y a des procédures
01:24:53qui sont lancées
01:24:54donc il y a une vraie question
01:24:55de savoir
01:24:56est-ce qu'on doit pas
01:24:58être beaucoup plus rigoureux
01:24:59avec TikTok
01:25:00qui aujourd'hui
01:25:01effectivement
01:25:01est en train
01:25:02de jouer
01:25:03sur nos propres faiblesses
01:25:04et ça ça existe
01:25:05chez nous
01:25:05ce qu'on raconte
01:25:06en Angleterre
01:25:07alors ça existe
01:25:08pas de la même façon
01:25:09mais vous vous rappelez
01:25:10il y a quelques mois
01:25:11au Hall
01:25:11parce qu'il y avait
01:25:12ah oui
01:25:13c'était l'ouverture
01:25:13d'un restaurant
01:25:14il y a l'ouverture
01:25:14d'un restaurant
01:25:15mais c'est pareil
01:25:15en fait il y a l'ouverture
01:25:16dans un instant c'est un détail
01:25:17mais après
01:25:18ce qui amène
01:25:20les gens à arriver
01:25:20c'est effectivement
01:25:21le fait que ça soit diffusé
01:25:22sur les réseaux sociaux
01:25:23et on a eu plusieurs cas
01:25:24comme ça
01:25:24où effectivement
01:25:25alors c'est moins structuré
01:25:26il n'y a pas ce mot-clé
01:25:28link-up
01:25:28mais on a aussi
01:25:29ce phénomène-là
01:25:30et on a des phénomènes
01:25:31de masse
01:25:32qui sont faits
01:25:34grâce aux réseaux sociaux
01:25:34vous savez ma responsabilité
01:25:35de journalisme
01:25:36je me dis
01:25:36mais on en parle
01:25:37parce que c'est important
01:25:38le fait d'en parler
01:25:39sur notre chaîne
01:25:40j'espère que ça ne va pas
01:25:41inciter ou donner
01:25:43quelques idées
01:25:44à des jeunes français
01:25:45qui nous regardent
01:25:46Maxime
01:25:47on n'espère pas non plus
01:25:47mais j'entends ce que vous dites
01:25:48sur le phénomène
01:25:49des réseaux sociaux
01:25:50néanmoins
01:25:51peu importe
01:25:52si on les interdit ou pas
01:25:52il y a quand même
01:25:53quelque chose de très inquiétant
01:25:54sur cette violence
01:25:56débridée
01:25:57d'une partie de la jeunesse
01:25:59si on interdit
01:25:59les réseaux sociaux
01:26:00on casse le thermomètre
01:26:01mais la fièvre
01:26:01et la société
01:26:02et les plus jeunes
01:26:03sont toujours malades
01:26:04pour se donner
01:26:05des rendez-vous
01:26:06avec un déferlement
01:26:08de violence
01:26:08comme ça
01:26:09gratuit
01:26:10pour piller des magasins
01:26:11il y a vraiment
01:26:11quelque chose qui ne va pas
01:26:12à ce stage là
01:26:13les jeunes devraient
01:26:14Maxime
01:26:14parce que derrière
01:26:15il y a du vandalisme
01:26:16pour récupérer des biens
01:26:18à bas prix
01:26:19et il y en a qui payent l'addition
01:26:20parce que les entreprises
01:26:21elles payent l'addition
01:26:22ceux qui sont vandalisés
01:26:24ils payent l'addition
01:26:24donc c'est du vandalisme social
01:26:27nous on n'utilisait pas
01:26:28les réseaux sociaux
01:26:30les personnes interpellées
01:26:31lors des premières manifestations
01:26:32de sociétés en Angleterre
01:26:33c'était beaucoup de primo délinquants
01:26:36parce qu'il y a un effet de groupe
01:26:38très très important
01:26:39et donc effectivement
01:26:39c'est là
01:26:40où ça va au-delà quand même
01:26:41il y a effectivement
01:26:42des jeunes qui sont prêts
01:26:43à de la violence
01:26:43et puis il y a aussi
01:26:44ce phénomène de groupe
01:26:45et notamment
01:26:46quand on a 12-13 ans
01:26:47qui est très difficilement
01:26:48je peux créer mon époque
01:26:50vous voyez
01:26:50moi aussi
01:26:51on est d'accord
01:26:52le temps des cow-boys
01:26:53le temps des cow-boys
01:26:54les amis
01:26:55merci de m'avoir accompagné
01:26:56durant ces deux heures
01:26:57il y avait des apaches aussi
01:26:58à l'époque
01:26:59oui c'est vrai
01:26:59c'était une autre époque
01:27:01c'était une autre époque
01:27:02notre France a bien changé
01:27:03notre monde a bien changé
01:27:04merci à vous de m'avoir accompagné
01:27:05durant ces deux heures
01:27:06moi c'est plus qu'à remercier
01:27:07l'équipe qui m'a accompagné
01:27:09David Bouinet
01:27:10Émilie Dubot
01:27:10Philippe Bourg-Anaïs
01:27:11Bernard Monti
01:27:12Sommayel Abidi pour l'information
01:27:14Magdalena Dervich pour l'information
01:27:16merci aux équipes
01:27:17bien sûr en régie
01:27:18à tout de suite
01:27:19c'est notre ami Julien Pasquet
01:27:21et moi je vois le bonheur
01:27:21de vous retrouver à 17h
01:27:22pour Punchline
01:27:23à tout à l'heure
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