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Thierry Cabannes reçoit les acteurs de l'info du jour, des experts et nos journalistes dans #MidiNewsWE
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00:00:00Il est 11h, bonjour, soyez bienvenus, je suis très heureux de vous retrouver pour une nouvelle édition de votre midi
00:00:06-news du week-end, votre midi-news du dimanche.
00:00:09Je vous présente l'équipe qui m'entoure, l'équipe du dimanche dans quelques instants, mais tout de suite le
00:00:13sommaire de nos deux heures.
00:00:15A la une, on prendra dans quelques instants la direction de Nice, une marche en hommage aux victimes de l
00:00:19'attentat du 14 juillet 2016 a été organisée ce matin.
00:00:22Marche organisée à l'initiative de plusieurs associations de victimes, l'émotion était immense, les témoignages dans notre émission évidemment.
00:00:29On reviendra sur cette libération des deux meurtriers présumés de Shamseddin, cet ado de 15 ans tué à coup de
00:00:35pied à la sortie de son collège de Viery-Châtillon.
00:00:37C'était en 2024, personne n'a oublié, une vidéo circule où l'on voit ces deux personnes célébrer cette
00:00:43libération, leur libération, c'est juste indigne.
00:00:46On réagira sur ce plateau.
00:00:47On n'oubliera pas la situation internationale, américains et iraniens reprennent les hostilités après l'attaque d'un navire dans
00:00:53le détroit d'Hormuz.
00:00:54Harold Iman nous fera un point complet sur la situation.
00:00:57Et puis on évoquera aussi la première cérémonie d'hommage nationale, Alfred Dreyfus, d'organiser ce dimanche Emmanuel Macron.
00:01:04Macron sera présent, il doit prononcer un discours.
00:01:07Voilà pour notre menu tout de suite.
00:01:09On va commencer sans plus tarder par un tour complet de l'information avec Sandra Ntschoubourg ce dimanche.
00:01:13Bonjour Sandra.
00:01:17Bonjour Thierry, bonjour à tous.
00:01:19À la lune de l'actualité en bref et en image, plus d'un tiers des Français, soit quelques 26
00:01:23millions, sont sous vigilance rouge ce dimanche.
00:01:26Le niveau maximal d'alerte canicule de météo France concerne 37 départements et doit être maintenu au moins toute la
00:01:33journée de demain à ce stade.
00:01:34L'intensification de la vague de chaleur fait craindre la propagation des incendies qui touchent le pays.
00:01:40Et justement, ces incendies sont toujours en cours en France.
00:01:44La météo des forêts alerte sur le danger très élevé de feu en Haute-Garonne notamment.
00:01:48Depuis le début de l'été, près de 12 000 hectares sont partis en fumée dans l'Hexagone, soit plus
00:01:53de 25 000 au total depuis le début de l'année.
00:01:56D'après la sécurité civile, c'est le double par rapport à 2025.
00:02:00Et puis vous le disiez Thierry, Américains et Iraniens ont repris les hostilités ce dimanche.
00:02:04Conséquence, le détroit d'Hormuzanou fermé par Téhéran et jusqu'à nouvel ordre.
00:02:08Les Iraniens affirment avoir agi en représailles aux frappes américaines plus tôt.
00:02:11Ils ont lancé des missiles et des drones contre leurs voisins du Golfe.
00:02:15Oman notamment a condamné l'attaque contre son territoire.
00:02:19Merci beaucoup Sandra.
00:02:20On vous retrouve dans une demi-heure, comme d'habitude, comme tous les dimanches.
00:02:22Merci beaucoup.
00:02:23Allez, je vous présente l'équipe du dimanche qui m'entoure.
00:02:24Bonjour, Myriam Djabali-Larac, professeur d'économie et présidente de l'association Regards d'Isser, est avec nous.
00:02:31Bonjour, Myriam Mathioc, secrétaire générale du Millénaire, est avec nous également.
00:02:36Sabrina Birlin-Bouillet, notre spécialiste police-justice, est avec nous.
00:02:41C'est toujours un plaisir de vous avoir.
00:02:43Olivier Villal, directeur du CRU, fidèle de cette émission, est avec nous.
00:02:45Et j'accueille avec beaucoup de plaisir également Alain Bensoussant, avocat.
00:02:48Bonjour.
00:02:49Bonjour Alain.
00:02:50Avant de développer tous les titres que je viens d'évoquer dans le sommaire,
00:02:53Sabrina Birlin-Bouillet, vous êtes notre spécialiste police-justice, on vous connaît.
00:02:56Et on va commencer par cette information du côté de Sarcelles.
00:02:59On a besoin d'y voir un peu plus clair.
00:03:01On a appris que plusieurs âmes ont été retrouvées dans le coffre d'une voiture.
00:03:04C'était hier, me semble-t-il.
00:03:06Et il semblerait, encore une fois, j'utilise le conditionnel,
00:03:09qu'une action violente contre la communauté juive était en préparation.
00:03:12Qu'est-ce qu'on sait de cette affaire ?
00:03:14Voilà, cette question. Est-ce qu'un attentat a été évité à Sarcelles hier soir ?
00:03:18Une voiture a été retrouvée vers 21h30 à Sarcelles, dans le Val d'Oise, stationnée sans conducteur.
00:03:25Mais dans son coffre, les démineurs ont retrouvé deux armes.
00:03:28Un fusil d'assaut approvisionné de sept cartouches et une arme à poing chargée, elle, de dix munitions face à
00:03:36ce danger.
00:03:36Environ 300 personnes ont été évacuées d'un cinéma et de plusieurs restaurants aux alentours.
00:03:41Il faut comprendre que cette voiture, elle était à l'origine surveillée,
00:03:45car elle avait été signalée par la DGSI comme susceptible d'être utilisée dans une action violente,
00:03:51une action terroriste contre la communauté juive.
00:03:55D'où la présence des démineurs et cette évacuation de sécurité.
00:03:58Cette affaire, elle montre à nouveau le danger qu'encoure la communauté juive en France,
00:04:03mais aussi le travail minutieux, efficace de la sécurité intérieure de notre pays.
00:04:07Et puis, je vous rappelle qu'à quelques jours des festivités du 14 juillet,
00:04:11la menace terroriste, elle est encore très présente sur notre territoire.
00:04:14Les autorités sont en extrême vigilance et le plan Vigite Pirate est bien sûr toujours maintenu.
00:04:20Merci pour ces précisions.
00:04:21On va retrouver Claude Moniquet, notre spécialiste du renseignement et du terrorisme.
00:04:25Au jour, Claude, on vient de le voir avec Sabrina, le risque zéro n'existe pas.
00:04:31Quelles sont les informations dont vous disposez, vous, au moment où on se parle, Claude, sur cette affaire ?
00:04:37Bonjour Thierry.
00:04:38Alors, sur cette affaire précise, je n'ai pas d'informations particulières,
00:04:43puisque la découverte des armes a eu lieu hier soir et que l'enquête est en cours.
00:04:47D'ailleurs, ce que je sais, mais je parle sous le contrôle de Sabrina,
00:04:51c'est que le parquet antiterroriste n'aurait pas encore été saisi ou ne se serait pas encore saisi,
00:04:55plus exactement, de cette affaire.
00:04:57Mais en toute logique, il devrait le faire très rapidement si ce n'est pas encore fait.
00:05:03Ce qu'on peut dire, c'est qu'effectivement, on est dans un contexte de menaces terroristes
00:05:07contre les communautés juives qui est extrêmement importante,
00:05:10puisqu'il faut quand même rappeler que depuis le 9 mars,
00:05:14ou plus exactement entre le 9 mars et le mois de mai,
00:05:17il y a eu pas moins de 18 attaques terroristes contre les communautés juives en Europe
00:05:23qui n'ont fait aucun mort, des blessés, deux blessés par armes blanches, par poigneurs à Londres,
00:05:30mais le reste, ce sont des explosions devant des synagogues, devant des lieux juifs, etc.
00:05:37Et ça, c'était un complot iranien dont le principal commanditaire a été arrêté en Turquie
00:05:41et qui sera dévoilé aux Etats-Unis, et est en train d'être sous investigation du FBI aux Etats-Unis.
00:05:48Donc il y a un contexte qui est extrêmement tendu,
00:05:50et c'est peut-être dans ce contexte, probablement même dans ce contexte,
00:05:54qu'il faut replacer cette affaire,
00:05:55mais on peut bien entendu également être en face d'un acte terroriste individuel
00:06:00ou décidé par un tout petit groupe français qui n'a pas de connexion à l'étranger.
00:06:05Restez avec nous, Claude Moniquet, vous réagissez quand vous le souhaitez, évidemment.
00:06:08Il faut être très prudent, on est au tout début de l'enquête, Sabrina.
00:06:13Votre réaction, Alain Bensoussan, sur cette nouvelle affaire ?
00:06:16Ça devient, je pense que pour la communauté juive, ça devient de plus en plus difficile,
00:06:21non pas de vivre, mais de survivre.
00:06:23Et dans ce cadre-là, maintenant, tout le monde a peur.
00:06:27Il faut vous dire, je me demande si la situation est vraiment en très grande aggravation,
00:06:34mais c'est difficile à dire pour moi.
00:06:38Mais c'est cette période-là, c'est la première fois que j'ai peur.
00:06:41– Un tout petit peu, pas grand-chose, je résiste, je suis à peu près protégé
00:06:47contre mon métier d'avocat, mais c'est vrai que maintenant,
00:06:51quand j'entre chez moi, je regarde un peu autour, il y a un début d'angoisse.
00:06:57Mais c'est après 75 ans, c'est nouveau pour moi.
00:07:02– Oui, Viviane.
00:07:03– Oui, mais je pense qu'effectivement, la menace, elle est d'autant plus forte
00:07:08qu'elle est aujourd'hui, maintenant, multiforme.
00:07:11C'était comme Kononiquel a rappelé, l'Iran est très souvent derrière des attaques
00:07:17où ils sont capables d'instrumentaliser des réseaux de narcotrafiquants.
00:07:22C'était le cas de l'affaire Marco Polo.
00:07:24Le Financial Times, il y a quelques semaines, a révélé que les services iraniens
00:07:29étaient capables de cibler certains de nos adolescents pour les amener à commettre
00:07:33des attaques ou des actions de subversion.
00:07:37Et puis, de l'autre côté, il y a effectivement tout un antisémitisme d'atmosphère
00:07:43qui peut conduire à des agressions, quelquefois moins structurées, plus spontanées,
00:07:48mais finalement qui sont aussi dangereuses.
00:07:50Parce qu'on voit effectivement qu'aujourd'hui, il y a plein de jeunes ou de moins jeunes
00:07:54qui peuvent être dans cette logique d'agression, vouloir faire des symboles.
00:07:58Et ça, effectivement, c'est ce qui fait que la menace est aujourd'hui diffuse
00:08:02et beaucoup plus difficile peut-être pour les services de renseignement.
00:08:05Là, c'est une bonne chose qu'ils aient réussi à la contrer,
00:08:10mais effectivement, elle est aujourd'hui de forme très, très différente.
00:08:13On trouvera peut-être l'une de ces équipes qui s'est déplacée sur place
00:08:16dans le courant de cette émission, Alexandre Abichos et Timothée Forger.
00:08:20Mais je poursuis mon tour de table sur ce qui s'est passé à Sarcelles avec vous, Myriam.
00:08:25– D'abord, rappelez que nos services de renseignement ont fait le taf,
00:08:29on les critique assez souvent, mais là, pour le coup, on est bien contents
00:08:32et ça prouve que nos renseignements sont bons, vous l'avez dit, et c'est très bien.
00:08:37Et là, on est dans un vrai cas de prévention.
00:08:39La deuxième chose, c'est que je suis tout à fait d'accord,
00:08:41depuis le 7 octobre 2023, et les chiffres le montrent,
00:08:44hélas, on a une montée des actes antisémistes, désinhibés, une bipolarisation,
00:08:49et on voit beaucoup de personnes de religion juive qui décident de partir
00:08:53ou qui ont un projet.
00:08:54C'est triste parce que la France est historiquement une terre d'accueil
00:08:58et c'est en Europe le pays qui compte la plus grande communauté juive.
00:09:01À Sarcelles, plus précisément, on l'appelle la petite Jérusalem
00:09:04parce qu'il y a une forte, donc Sarcelles la petite Jérusalem
00:09:07parce qu'il y a une forte communauté historique juive en France.
00:09:11– C'est pas anodin.
00:09:12– Exactement, donc on ne sait pas grand-chose sur cet attentat,
00:09:16mais a priori, si elle vise la communauté juive,
00:09:19ce n'est pas par hasard qu'on est à Sarcelles.
00:09:25Troisième point, c'est qu'aujourd'hui, on est vraiment dans un contexte
00:09:28terroriste important, de menaces terroristes importantes,
00:09:31et où de plus en plus les populations spécifiques sont ciblées
00:09:35et les citoyens sont ciblés pour ce qu'ils représentent
00:09:37ou pour ce qu'ils croient.
00:09:38Donc voyez un petit peu le modèle de société qui se développe
00:09:41et sur lequel presque on s'est résigné et on ne fait pas grand-chose.
00:09:45Alors ça tombe à pic par rapport justement au prochain discours
00:09:49du président de la République sur l'affaire Dreyfus
00:09:51parce que véritablement, on a un contexte antisémite
00:09:53sur lequel il faut alerter mais également agir.
00:09:57– Mathieu, dernier mot.
00:09:57– En effet, la communauté juive fait face aujourd'hui
00:10:01à un tsunami d'actes antisémites, c'est ça le véritable sujet
00:10:05parce qu'aujourd'hui, quand vous prenez les chiffres
00:10:07du ministère de l'Intérieur, alors effectivement,
00:10:09il ne faut pas que les chiffres masquent la réalité concrète
00:10:11que vivent nos concitoyens de compatriotes juifs,
00:10:13vous l'avez rappelé tout à l'heure,
00:10:15parce que c'est une réalité concrète,
00:10:17c'est je ne rentre plus chez moi de la même façon,
00:10:20mes enfants ne sortent pas de la même façon, etc.
00:10:22Mais on est aujourd'hui, depuis le 7 octobre 2023,
00:10:26on est à plus de 3500 actes antisémites
00:10:30sur les un peu moins de trois dernières années.
00:10:33C'est une augmentation de plus de 300% par an,
00:10:36ce qui est quelque chose d'énorme par rapport à la situation initiale
00:10:40et c'est très souvent lié, Olivier l'a rappelé,
00:10:42à l'antisionisme.
00:10:44Et l'un des enjeux qu'il y a, et le président de la République,
00:10:46d'ailleurs, l'avait dit, c'est la faiblesse
00:10:48de la réponse judiciaire.
00:10:49Parce qu'on a eu plus de 3000 actes antisémites,
00:10:51savez-vous combien d'enquêtes ont été ouvertes
00:10:53sur ce type de sujets-là et sur ce type d'affaires ?
00:10:55Selon un article de La Croix, seulement 260.
00:10:58Donc ça veut dire que dans moins de 10% des cas,
00:11:00une enquête pour antisémitisme
00:11:02est ouverte par les services judiciaires.
00:11:04face à ce tsunami-là et face à ce qui n'est même pas déclaré
00:11:07par les Français de confession juive,
00:11:11aujourd'hui, l'État est en train d'abandonner
00:11:14une partie de sa population, malheureusement,
00:11:16même si lorsqu'on a ce type de nouvelles,
00:11:18c'est plutôt une bonne chose.
00:11:19Sabouina, vous restez évidemment avec nous.
00:11:21Tout votre service est immobilisé.
00:11:23Notre équipe est sur place.
00:11:24On va revenir tout au long de notre émission.
00:11:26On va prendre la direction de Nice maintenant,
00:11:29puisque, vous le savez, une marche en hommage
00:11:31aux victimes de l'attentat du 14 juillet 2016
00:11:34était organisée ce matin à l'initiative
00:11:36de plusieurs associations de victimes.
00:11:38Et nous sommes justement avec Agère Ben-Aouissi,
00:11:41présidente de l'association Une Voix des Enfants.
00:11:44Merci à Agère d'accepter de témoigner.
00:11:47Il était important de participer 10 ans après
00:11:50à cette marche, Agère, plus que jamais.
00:11:57Oui, c'était très important
00:12:00et c'était symboliquement très fort
00:12:02de revenir sur ce lieu pour la première fois,
00:12:07pour moi et pour ma fille,
00:12:08sur le trajet qu'a fait le camion ce soir-là.
00:12:11Il a voulu faire de la promenade des Anglais
00:12:13cette nuit-là à un lieu de mort.
00:12:15Et aujourd'hui, en fin de compte,
00:12:17avec toute cette solidarité qu'il nous a porté,
00:12:19parce que c'est aussi ça,
00:12:20c'est l'humain qui a gagné aujourd'hui.
00:12:23Et on était porté par tous ces Niçois,
00:12:25toutes ces victimes autour de nous,
00:12:27mais aussi tous ces Niçois derrière nous
00:12:29qui ont fait force et qui nous ont aidés aussi
00:12:32à avancer sur cette promenade des Anglais.
00:12:35Et aujourd'hui, on a tous montré,
00:12:37tous ensemble en réalité,
00:12:38que la promenade des Anglais,
00:12:40c'est un lieu de vie en vrai,
00:12:41un lieu pour les familles,
00:12:43un lieu pour les enfants,
00:12:44un lieu d'espoir, d'espoir et de lumière.
00:12:48Et jamais, en fait,
00:12:50l'obscurité l'emportera sur la lumière.
00:12:53Le terrorisme veut désunir tout le contraire
00:12:56de ce qui s'est passé aujourd'hui.
00:12:57On était un ensemble, un tout solidaire.
00:12:59Et c'est l'humanité qui a gagné sur cette marche.
00:13:03C'était vraiment quelque chose d'important
00:13:05qu'on voulait vraiment,
00:13:07qu'on a tenu vraiment à réaliser
00:13:10avec toutes les associations de victimes.
00:13:13Et quelque part, aujourd'hui,
00:13:15c'est un beau souvenir qu'on recrée
00:13:18et qui nous aide à nous réapproprier
00:13:21la promenade des Anglais
00:13:23avec cette nouvelle image
00:13:26de toutes ces personnes,
00:13:27de tous ces niçois qui ont marché à nos côtés.
00:13:29Et je voudrais dire à toutes les victimes
00:13:32qui n'ont pas réussi à venir
00:13:33et à tous les enfants de mon association
00:13:34qui n'ont pas réussi à venir aujourd'hui
00:13:36que je veux qu'ils regardent ces images
00:13:39et qu'ils les ajoutent dans leur petite tête
00:13:43et que quelque part, un jour,
00:13:45ça les aide à se réapproprier
00:13:47la promenade des Anglais
00:13:48avec ce nouveau souvenir.
00:13:49Et j'espère vraiment qu'un jour,
00:13:51on reviendra tous ensemble
00:13:52sur cette promenade.
00:13:54Agère, on le rappelle,
00:13:55encore faut-il le rappeler,
00:13:5686 personnes qui étaient venues tranquillement
00:13:59assister au feu d'artifice
00:14:00ont trouvé la mort.
00:14:01Il y a plus de 400 blessés.
00:14:02Mais dix ans après,
00:14:04les blessures sont toujours aussi importantes
00:14:08et pour certaines physiques,
00:14:09mais également psychologiques.
00:14:11Et ça, c'est important de le rappeler
00:14:13et surtout de ne pas l'oublier.
00:14:19Oui, c'est ça.
00:14:20Il y a eu 86 morts, dont 15 enfants,
00:14:22qui ne seront jamais dans nos cœurs, bien sûr.
00:14:25On ne les oubliera jamais.
00:14:27Il ne faut pas oublier.
00:14:28On est là, sur ces temps de mémoire.
00:14:30Il y a eu près de 500 blessés physiquement graves
00:14:34et des milliers de blessés psychologiques
00:14:36dont la vie a basculé pour toujours,
00:14:39en fin de compte,
00:14:40parce que jamais on effacera ça
00:14:41des mémoires de toutes ces personnes
00:14:44et surtout des mémoires de nos enfants.
00:14:47On doit les aider.
00:14:49On doit, nous tous, réussir maintenant
00:14:52à vivre avec,
00:14:54malgré que, c'est vrai, ça fait dix ans,
00:14:56ça peut paraître long,
00:14:57mais c'est très court dix ans aussi
00:14:58pour nous, les victimes.
00:14:59Le temps n'est pas le même pour les victimes,
00:15:01puisque c'est présent dans les cauchemars,
00:15:03c'est présent dans les flashbacks,
00:15:05c'est présent dans les crises d'angoisse,
00:15:07c'est présent à chaque fois
00:15:09que ça se réactive
00:15:11quand on voit un camion passer,
00:15:13parce que la particularité
00:15:14de l'attentat de Nice,
00:15:15c'est qu'il a touché des enfants
00:15:16pour la première fois,
00:15:17des familles entières ensemble.
00:15:19Moi, j'étais avec mes parents
00:15:20qui ont été blessés,
00:15:21ma fille, ma soeur, ma nièce.
00:15:24Et en fin de compte,
00:15:26c'est aussi l'arme du crime
00:15:30qui est un camion.
00:15:32Ce n'est pas une arme de guerre
00:15:33qu'on ne voit plus,
00:15:33c'est un camion qu'on voit
00:15:34à tous les coins de rue.
00:15:36Et dix ans après,
00:15:38c'est malheureusement encore là
00:15:39dans nos blessures qui s'aggravent,
00:15:40dans les blessures qu'on traite encore.
00:15:43Moi, j'ai des séquelles qui s'aggravent
00:15:45et malheureusement,
00:15:46ça fait partie de notre quotidien,
00:15:48on le sait,
00:15:49donc c'est toujours présent.
00:15:51Mais grâce à ces moments de recueillement,
00:15:54à ces moments,
00:15:55ces temps de mémoire
00:15:56qui sont très importants
00:15:58et qui, quelque part,
00:15:59tournent une page,
00:16:00on apprend à avancer avec aussi
00:16:02et c'est des petites pierres
00:16:04qu'on met sur notre chemin
00:16:05de reconstruction.
00:16:06Et moi, ce qui me sensibilise
00:16:08particulièrement
00:16:08et ce qui me permet
00:16:11de tenir vraiment
00:16:13et de supporter tout ce qui s'est passé,
00:16:15c'est de me dire
00:16:16qu'il faut qu'on aide nos enfants
00:16:19qui ont survécu
00:16:20à continuer à avancer
00:16:22pour qu'il n'ait pas,
00:16:23en plus de leur enfance
00:16:24qui a été complètement meurtri,
00:16:25un avenir compromis.
00:16:27Et que l'accompagnement
00:16:28doit rester sur le long terme.
00:16:30Si aussi, j'ai un message
00:16:31à faire passer à l'État,
00:16:33aux organismes,
00:16:34aux différentes institutions
00:16:36de notre pays,
00:16:38c'est qu'on ne doit pas lâcher
00:16:41les victimes,
00:16:42mais on ne doit pas lâcher
00:16:42les enfants
00:16:43et on doit mettre en place
00:16:44l'accompagnement adapté,
00:16:45nécessaire, essentiel
00:16:47à leur reconstruction.
00:16:49Voilà, c'est vraiment
00:16:50très important pour moi.
00:16:52Merci beaucoup,
00:16:53Ager Ben,
00:16:54aussi avec un témoignage
00:16:56très touchant
00:16:57et on a bien mesuré
00:16:59l'émotion
00:17:00qui vous habite
00:17:01dix ans après
00:17:02et merci encore une fois
00:17:03d'avoir accepté
00:17:04de témoigner.
00:17:05Témoignage très fort.
00:17:05Ah oui, on sent combien
00:17:06les souvenirs sont encore vivaces
00:17:08parce que 86 morts,
00:17:10vous l'avez dit,
00:17:10c'est dix fois plus de conséquences
00:17:12dans les vivants
00:17:13parce qu'il y a des orphelins,
00:17:14il y a des parents
00:17:15qui ont perdu leurs enfants,
00:17:16il y a des grands-parents
00:17:18qui ont perdu peut-être
00:17:19leurs petits-enfants,
00:17:20c'est des frères et des sœurs,
00:17:21donc c'est dix fois plus
00:17:22de personnes
00:17:22dont la vie est détruite
00:17:24ou qui est encore
00:17:24en train de reconstruire.
00:17:26Je redis ce qu'a dit
00:17:27cette victime aussi collatérale
00:17:32qui presque s'excuse
00:17:33d'être encore vivante,
00:17:34c'est-à-dire que là...
00:17:35Vous avez des mots justes,
00:17:36j'ai trouvé.
00:17:37Très juste et une émotion,
00:17:39ça fait dix ans
00:17:40et on dirait que c'était hier.
00:17:42Il y a encore
00:17:43le dernier attentat
00:17:43de 2023 à Arras,
00:17:45celui-là,
00:17:45il a été reconnu terroriste,
00:17:46mais ce qui est important
00:17:47ici,
00:17:47c'est qu'il y a la question
00:17:49de la sécurité
00:17:49mais derrière,
00:17:50il y a la question
00:17:50de la transmission,
00:17:52de la mémoire également
00:17:53et de la reconstruction.
00:17:54Alors,
00:17:55ça devient presque
00:17:55une mémoire du terrorisme,
00:17:57devient presque
00:17:58une mémoire historique,
00:17:59comme pour la Shoah,
00:18:00comme pour la guerre d'Algérie,
00:18:01presque ces moments-là
00:18:02de traumatisme
00:18:03où on doit se reconstruire
00:18:04derrière.
00:18:05Et ces enfants
00:18:06qui ont assisté
00:18:07à cet attentat
00:18:08qui étaient tout jeunes
00:18:08sont aujourd'hui
00:18:09de jeunes adultes.
00:18:10Qu'est-ce qu'on leur lègue ?
00:18:11On doit absolument
00:18:12en reparler,
00:18:13on doit absolument
00:18:14construire tout un pan
00:18:15sur ça.
00:18:15Et peut-être que ça va
00:18:16même rentrer
00:18:17dans les cours
00:18:18ou dans l'éducation nationale
00:18:19en événements d'histoire
00:18:21pour apprendre,
00:18:21pour continuer à transmettre,
00:18:23mais pour aussi expliquer
00:18:25non pas le plus jamais ça
00:18:26parce que c'est que
00:18:26des éléments de langage,
00:18:28c'est sur quoi ça s'appuie,
00:18:29comment on en arrive là,
00:18:30quelle est notre part également,
00:18:32qu'est-ce qu'a fait
00:18:32notre État
00:18:33pour nous protéger
00:18:34et comment on peut
00:18:35survivre à ça ?
00:18:36Sabouina.
00:18:37L'un des traumatismes
00:18:38de Nice,
00:18:39c'était aussi en effet
00:18:40que les enfants
00:18:41ont été victimes
00:18:42puisque sur les 86 morts,
00:18:4415 sont des enfants.
00:18:46Et dans la suite des choses,
00:18:48700 enfants
00:18:48qui étaient présents,
00:18:49qui sont des victimes
00:18:50collatérales,
00:18:50traumatisées,
00:18:51ont été suivis
00:18:52et ont eu des coins
00:18:54psychologiques
00:18:54et continuent
00:18:55à être suivis.
00:18:56ça montre bien
00:18:57qu'en effet
00:18:57parler de transmission
00:18:58mais il y a une reconstruction
00:18:59à faire.
00:19:01C'est toute une ville,
00:19:02tout un pays
00:19:03évidemment
00:19:03qui est traumatisé
00:19:04par cet attentat
00:19:05et encore
00:19:06certaines victimes
00:19:07de Nice
00:19:07disent qu'on n'en parlait
00:19:08pas assez
00:19:08parce qu'on a davantage
00:19:10peut-être parlé
00:19:10du Bataclan
00:19:11dans les médias,
00:19:12dans les mouvements
00:19:13de commémoration
00:19:14que l'attentat de Nice
00:19:16qui est,
00:19:17je vous le rappelle
00:19:17en effet un attentat
00:19:18très particulier
00:19:19avec ce camion
00:19:20j'avais rencontré
00:19:21moi j'étais venue
00:19:22travailler
00:19:23sur cette terrible
00:19:25tragédie
00:19:25trois mois après
00:19:26et j'avais rencontré
00:19:27les pompiers de Nice
00:19:28et on sait déjà
00:19:29l'attachement des Niçois
00:19:30pour leur ville
00:19:31et c'est vraiment
00:19:32une communauté
00:19:32la communauté niçoise
00:19:34et les pompiers
00:19:35étaient encore
00:19:37traumatisés
00:19:37parce que pour eux
00:19:38c'était non pas
00:19:39une scène de guerre
00:19:40comme on a pu dire
00:19:40pour le Bataclan
00:19:41mais une sorte
00:19:41d'accident de la route
00:19:43géant
00:19:44toutes les victimes
00:19:45étaient impactées
00:19:45à différents degrés
00:19:47il fallait gérer
00:19:47tout dans l'urgence
00:19:48c'était dans leur ville
00:19:50dans leur chair
00:19:50un jour très symbolique
00:19:52tous ces enfants
00:19:53et je me souviens
00:19:54que dans mon entretien
00:19:55avec les pompiers
00:19:55qui étaient très solidaires
00:19:57très forts entre eux
00:19:57les seules fois où ils craquaient
00:19:59c'est quand ils parlaient
00:20:00des enfants
00:20:00parce qu'on est démunis
00:20:03face à cela
00:20:03et imaginez aujourd'hui
00:20:05la reconstruction
00:20:05en 10 ans
00:20:06c'est rien
00:20:06pour tous les gens
00:20:08pour tous les habitants
00:20:08de Nice
00:20:09pour ceux qui ont vécu
00:20:10ce drame
00:20:11et puis j'espère
00:20:12pour tous les français
00:20:13c'était comme si
00:20:13c'était hier
00:20:14et moi j'ai noté
00:20:16la phrase
00:20:16de cette personne
00:20:18très forte
00:20:18c'est pour dire
00:20:19non au terrorisme
00:20:20c'est important
00:20:21ce rassemblement
00:20:22il est chargé
00:20:23de symboles
00:20:24Oui
00:20:25il est d'autant plus
00:20:26chargé de symboles
00:20:27qu'il faut reprendre
00:20:28la mémoire
00:20:29Elie Vézel avait eu
00:20:30cette formule magnifique
00:20:31dans le procès
00:20:32Bousquet
00:20:33le bourreau tue
00:20:34toujours deux fois
00:20:35la seconde par l'oubli
00:20:36il ne faut pas oublier
00:20:38le deuxième élément
00:20:39qui me paraît important
00:20:41c'est l'association
00:20:42je pense qu'il faut
00:20:44multiplier
00:20:45les associations
00:20:46pour une sorte
00:20:47de défense citoyenne
00:20:49contre le terrorisme
00:20:51qui est là
00:20:52en plus un terrorisme
00:20:53d'hyper proximité
00:20:54un terrorisme
00:20:55avec des moyens
00:20:56non terroristes
00:20:57et donc
00:20:58ces associations
00:20:59il faut les développer
00:21:00il faut les aider
00:21:01devoir de mémoire
00:21:03devoir d'action
00:21:04des associations
00:21:04et n'oublions pas
00:21:06n'oublions pas
00:21:07que toutes les victimes
00:21:08qui est d'un attentat
00:21:09elles vont le garder
00:21:10toute leur vie
00:21:11et de ce cadre là
00:21:13il est important
00:21:14qu'on puisse souligner
00:21:17tout le temps
00:21:17ce devoir de mémoire
00:21:19Mathieu
00:21:19et surtout
00:21:20et c'est ça
00:21:21qui est le plus terrifiant
00:21:22sur l'attentat de Nice
00:21:23c'est que
00:21:24c'est ce que vous avez dit
00:21:25un il y a les enfants
00:21:26qui sont touchés
00:21:26c'est un mode d'opératoire
00:21:28qui est différent
00:21:28des autres attentats
00:21:29et en fait
00:21:30ça a surtout ouvert
00:21:31une nouvelle page
00:21:32une nouvelle vague
00:21:33d'attentats différents
00:21:34par rapport à ce qu'on
00:21:35ce qu'on avait malheureusement eu
00:21:36sous
00:21:37avec Mohamed Merah
00:21:38et surtout Charlie Hebdo
00:21:40et Bataclan
00:21:40donc l'année 2015
00:21:42où c'était du terrorisme
00:21:43en réseau
00:21:43c'était souvent des acteurs
00:21:45qui étaient
00:21:45une camionnette
00:21:46exactement
00:21:46parfois des gens
00:21:47qui s'étaient entraînés
00:21:49au djihad
00:21:50dans les pays
00:21:52Syrie, Irak
00:21:53etc.
00:21:53et qui revenaient
00:21:54avec vraiment
00:21:55des méthodes de guerre
00:21:55là l'attentat de Nice
00:21:572016
00:21:57c'est une nouvelle
00:21:58vague d'attentats
00:22:00où c'est véritablement
00:22:01des gens qui se radicalisent
00:22:02plus ou moins tout seuls
00:22:04parfois même en prison
00:22:06sur les réseaux sociaux
00:22:07etc.
00:22:07et qui agissent
00:22:08parfois seuls également
00:22:10et qui créent
00:22:10on va dire
00:22:11une forme de terrorisme
00:22:12d'atmosphère
00:22:12c'est vrai que
00:22:13d'ailleurs Gilles Kepel
00:22:14parle de djihadisme
00:22:14d'atmosphère
00:22:15c'est qu'aujourd'hui
00:22:16la logique de passage
00:22:17à l'acte
00:22:18est très individualisée
00:22:19les menaces
00:22:20sont très difficiles
00:22:21à anticiper
00:22:21et donc ça ouvre
00:22:23une nouvelle manière
00:22:24pour les politiques
00:22:25et pour la police
00:22:27et l'armée
00:22:29de pouvoir se défendre
00:22:30face à des menaces
00:22:30qui sont plus diffuses
00:22:31et plus étalées
00:22:33sur le territoire national
00:22:34vous avez entendu
00:22:34les petites musiques
00:22:35c'est-à-dire qu'on va
00:22:35marquer une première pause
00:22:36dans ce midi news
00:22:37de ce dimanche
00:22:38on se retrouve dans
00:22:38quelques instants
00:22:40mais vraiment
00:22:40un témoignage très émouvant
00:22:42de cette maman
00:22:43je pense que tous les
00:22:44tés spéciateurs
00:22:45ont pu le mesurer
00:22:46on se retrouve dans
00:22:46quelques instants
00:22:47on prendra la direction
00:22:48de la Suède
00:22:48pourquoi la Suède ?
00:22:49parce que le gouvernement
00:22:50applique ce dimanche
00:22:50une nouvelle loi
00:22:51expulsant les immigrants
00:22:52qui je cite
00:22:53ne mènent pas
00:22:54une vie honnête
00:22:55c'est Chloe Tarka
00:22:57qui nous expliquera
00:22:58ce que ça veut dire
00:22:58mener une vie honnête
00:23:00et les conséquences
00:23:01de tout cela
00:23:02peut-être qu'il y a
00:23:03quelques exemples
00:23:04à prendre
00:23:04des pays
00:23:05qui entourent la France
00:23:06je dis ça
00:23:06on en parlera
00:23:07juste après
00:23:08allez à tout de suite
00:23:1311h30
00:23:13merci de nous accueillir
00:23:14c'est votre midi news
00:23:15du dimanche
00:23:17avant de poursuivre
00:23:18nos débats
00:23:18avec nos invités
00:23:19et notre équipe
00:23:19du dimanche
00:23:20tour d'horizon
00:23:21de l'information
00:23:22avec Sandra Chumbo
00:23:26la France suffoque
00:23:27ce dimanche
00:23:28plus d'un tiers
00:23:29des français
00:23:30soit quelques 26 millions
00:23:31de personnes
00:23:32sont sous vigilance
00:23:33rouge aujourd'hui
00:23:34le niveau maximal
00:23:36d'alerte canicule
00:23:37de météo France
00:23:38concerne 37 départements
00:23:39et doit être maintenu
00:23:40au moins toute la journée
00:23:41de demain
00:23:41à ce stade
00:23:42l'intensification
00:23:43de la vague de chaleur
00:23:44fait craindre
00:23:45la propagation
00:23:46des incendies
00:23:46qui touchent le pays
00:23:48justement
00:23:48les pompiers
00:23:49sont à pied d'oeuvre
00:23:507 incendies
00:23:51sont toujours en cours
00:23:52en France
00:23:53la météo des forêts
00:23:54alerte sur le danger
00:23:54très élevé de feu
00:23:55en Haute-Garonne
00:23:56notamment
00:23:56depuis le début de l'été
00:23:58près de 12 000 hectares
00:23:59sont partis en fumée
00:24:00dans l'Hexagone
00:24:01plus de 25 000 au total
00:24:02depuis le début de l'année
00:24:03d'après la sécurité civile
00:24:04c'est le double
00:24:05par rapport à 2025
00:24:06et puis vous en parlerez
00:24:08dans Midi News Weekend
00:24:09de l'hommage
00:24:10ce dimanche
00:24:10d'Emmanuel Macron
00:24:11au capitaine
00:24:12Alfred Dreyfus
00:24:13cet officier juif
00:24:14condamné à tort
00:24:14au terme d'un procès
00:24:16retentissant
00:24:16à la fin du 19e siècle
00:24:18le chef de l'Etat
00:24:19présidera à 12h30
00:24:20à Paris
00:24:21la première journée nationale
00:24:22de commémoration
00:24:23de la reconnaissance
00:24:24de son innocence
00:24:25120 ans
00:24:26jour pour jour
00:24:27après la décision
00:24:28de la cour de cassation
00:24:29Merci beaucoup
00:24:30ma chère Sandra
00:24:31on vous retrouve à midi
00:24:33comme d'habitude
00:24:34évidemment
00:24:35et c'est Chloé Tarka
00:24:36qui va prendre votre place
00:24:37dans quelques instants
00:24:38puisque je vais vous amener
00:24:40et vous conduire en Suède
00:24:42si vous le voulez bien
00:24:42pourquoi la Suède ?
00:24:43parce que le gouvernement
00:24:44a décidé d'appliquer
00:24:45ce dimanche
00:24:46une nouvelle loi
00:24:47expulsant les migrants
00:24:48qui je cite
00:24:49ne mène pas
00:24:50une vie honnête
00:24:51au risque de se voir
00:24:53expulsée du pays
00:24:54Chloé Tarka
00:24:54est avec nous
00:24:55je vous le disais
00:24:55bonjour ma chère Chloé
00:24:56on a besoin
00:24:57de quelques explications
00:24:59pour bien comprendre
00:25:00de quoi il s'agit
00:25:01racontez-nous tout
00:25:02et bien concrètement
00:25:03à partir d'aujourd'hui
00:25:04certains étrangers
00:25:06titulaires d'un titre
00:25:06de séjour
00:25:07s'ils ne respectent pas
00:25:09la demande du gouvernement
00:25:10de vivre une vie honnête
00:25:12pourrait être expulsée
00:25:13alors ce qu'on se demande
00:25:14tous bien évidemment
00:25:14c'est qu'est-ce qu'une vie honnête
00:25:16à ce propos
00:25:17le gouvernement suédois
00:25:18est assez précis
00:25:19c'est le ministre
00:25:20de la migration
00:25:21Johan Forssell
00:25:23qui dans une conférence
00:25:24de presse
00:25:24a apporté des précisions
00:25:26alors ce qu'il dit
00:25:27c'est que le respect
00:25:28des lois et des règles
00:25:29va de soi
00:25:30mais il doit également
00:25:31aller de soi
00:25:31que nous fassions
00:25:32de notre mieux
00:25:33pour vivre de manière
00:25:35responsable
00:25:35et ne pas nuire
00:25:36à notre pays
00:25:37il apporte
00:25:38de plus en plus
00:25:39d'informations
00:25:40encore si par exemple
00:25:41vous ne payez pas
00:25:42vos dettes
00:25:42si vous ne vous conformez pas
00:25:44aux décisions
00:25:45des autorités suédoises
00:25:48si vous abisez
00:25:48du système d'allocation
00:25:50si vous obtenez
00:25:51un permis de séjour suédois
00:25:52par des moyens frauduleux
00:25:54alors vous n'avez pas
00:25:55le droit d'être ici
00:25:57parmi les comportements
00:25:59visés
00:25:59figurent également
00:26:00le travail dissimulé
00:26:02il figurent également
00:26:03le non-paiement
00:26:04des impôts
00:26:05ou des amendes
00:26:06le non-respect
00:26:07de certaines décisions
00:26:08administratives
00:26:10et puis
00:26:10le texte prévoit également
00:26:12le retrait du titre
00:26:12de séjour
00:26:13lorsqu'une personne
00:26:14est considérée
00:26:15comme une menace
00:26:16pour la sécurité
00:26:17ou lorsqu'elle a obtenu
00:26:19son droit au séjour
00:26:20en fournissant
00:26:20de fausses informations
00:26:22alors c'est une réforme
00:26:23qui est portée
00:26:24par le gouvernement suédois
00:26:25de droite
00:26:25qui est arrivée au pouvoir
00:26:26en 2022
00:26:27avec un objectif
00:26:29clair
00:26:29vous l'aurez compris
00:26:30rendre la politique
00:26:32migratoire
00:26:33bien plus restrictive
00:26:33Merci beaucoup
00:26:35on y voit un peu
00:26:36plus clair
00:26:37Tour de table
00:26:38c'est pas idiot
00:26:39ce qui se passe
00:26:39chez nos voisins
00:26:41mon cher Olivier Vial
00:26:42il y avait peut-être
00:26:43des idées
00:26:43à emprunter
00:26:44non ?
00:26:45Oui surtout
00:26:45ce qui est très intéressant
00:26:46c'est qu'effectivement
00:26:47on voit que les pays
00:26:48du nord
00:26:48qui avaient été très
00:26:50laxistes
00:26:50sur les questions
00:26:51d'immigration
00:26:52c'était un peu
00:26:52portes ouvertes
00:26:53à une époque
00:26:53il y avait une forme
00:26:54de reprise en main
00:26:56alors ici
00:26:57c'est un nouveau
00:26:59gouvernement de droite
00:26:59mais on a le même cas
00:27:00au Danemark
00:27:01où on voit
00:27:02qu'il y a une volonté
00:27:03y compris des sociodémocrates
00:27:04d'être beaucoup plus restrictif
00:27:06malheureusement
00:27:07on aimerait
00:27:07que ça donne
00:27:08du courage
00:27:09à la droite française
00:27:10et à la gauche française
00:27:12à la gauche française
00:27:12on a aujourd'hui
00:27:13plus beaucoup d'espoir
00:27:15mais il y a quand même
00:27:16effectivement
00:27:16tous les pays
00:27:17qui avaient été
00:27:18le plus loin
00:27:19dans l'immigration
00:27:21et dans le multiculturalisme
00:27:22qui sont en train
00:27:23de revenir en arrière
00:27:24ça serait quand même
00:27:24pas mal
00:27:25que ça nous inspire
00:27:26parce qu'effectivement
00:27:26on voit qu'on peut être
00:27:27à la fois
00:27:28dans une politique
00:27:30humaniste
00:27:31et d'être ferme
00:27:32et être en capacité
00:27:33justement
00:27:34à faire la différence
00:27:35entre les immigrés
00:27:36qui jouent le jeu
00:27:37du pays
00:27:38et ceux qui justement
00:27:39en abusent
00:27:40je ne trouve pas ça idiome
00:27:41en tous les cas
00:27:41il y a un certain nombre
00:27:42de mesures
00:27:42qu'il faudrait peut-être
00:27:43retenir
00:27:44c'est beaucoup
00:27:45des mesures de bon sens
00:27:46en fait
00:27:46quel est le message politique
00:27:49qu'envoie la Suède
00:27:50c'est
00:27:50si vous ne respectez pas
00:27:52nos règles
00:27:52et si vous profitez
00:27:54davantage du système
00:27:55que vous n'y contribuez
00:27:56alors vous n'êtes pas
00:27:57le bienvenu
00:27:57tous les pays
00:27:59censés
00:28:00ont cette politique migratoire
00:28:01c'est le cas aux Etats-Unis
00:28:02c'est le cas en Suisse
00:28:04c'est le cas au Japon
00:28:04c'est le cas en Australie
00:28:05c'est le cas dans les pays
00:28:06du Maghreb
00:28:07c'est le cas partout
00:28:08il n'y a que dans
00:28:08quelques pays européens
00:28:10notamment en France
00:28:10que l'on n'a pas cette politique
00:28:12mais ce qui est très intéressant
00:28:13aujourd'hui
00:28:13comme l'a rappelé Olivier
00:28:14c'est que ce sont
00:28:15les pays d'Europe du Nord
00:28:16qui ont un modèle social
00:28:18qui est le plus proche
00:28:19on va dire du nôtre
00:28:20avec un niveau de dépense sociale
00:28:21les plus importants
00:28:23on est comme en France
00:28:23autour de 30 à 33%
00:28:25du PIB
00:28:26or aujourd'hui
00:28:27l'argument des gens
00:28:28qui sont pour plus
00:28:29d'immigration en France
00:28:29c'est qu'ils expliquent
00:28:31que l'immigration
00:28:31c'est la solution
00:28:32pour financer les retraites
00:28:34et pour financer
00:28:35le système social
00:28:36or cet argument
00:28:37est complètement fallacieux
00:28:38puisque dans notre pays
00:28:39nous n'avons plus
00:28:40d'immigration de travail
00:28:42puisque si vous prenez
00:28:43en stock
00:28:43les immigrés sont davantage
00:28:45les étrangers sont davantage
00:28:46au chômage
00:28:47que les nationaux
00:28:4812,3%
00:28:49contre 7,7%
00:28:51au niveau des nationaux
00:28:52et surtout sur les flux
00:28:5380% des personnes
00:28:55qui entrent
00:28:56sur notre territoire
00:28:57de façon légale
00:28:57je ne parle même pas
00:28:58d'immigration illégale
00:28:59ne viennent pas
00:29:00pour travailler
00:29:01les principaux motifs
00:29:02d'immigration
00:29:03aujourd'hui
00:29:04c'est étudiant
00:29:05donc forcément
00:29:05vous bénéficiez
00:29:07davantage du système
00:29:08puisqu'on paye vos études
00:29:09plutôt que vous n'y contribuez
00:29:11deuxièmement
00:29:12c'est le motif familial
00:29:14donc c'est 90 000
00:29:15de regroupement familial
00:29:18etc
00:29:18et puis troisièmement
00:29:19c'est le motif humanitaire
00:29:20donc c'est l'asile
00:29:20pareil
00:29:21on vous offre l'asile
00:29:22donc on contribue
00:29:23davantage pour vous
00:29:23que vous ne contribuez
00:29:24pour le pays
00:29:25et bien les pays du nord
00:29:26d'Europe du nord
00:29:27en tout cas
00:29:27nous montrent que
00:29:28ce modèle-là
00:29:29n'est absolument plus tenable
00:29:30ni d'un point de vue culturel
00:29:31ni d'un point de vue économique
00:29:32et on a vu ce qui se passait
00:29:33également chez nos voisins britanniques
00:29:36avec une forte mobilisation
00:29:37Alain et Myriam
00:29:39j'ai envie de vous entendre
00:29:40tous les deux également
00:29:41sur le sujet
00:29:41je ne suis pas sûr
00:29:42que la traduction soit exacte
00:29:44mais permettez-moi
00:29:44de vous présenter
00:29:46une très grande évolution
00:29:47de la géopolitique
00:29:48dans le monde
00:29:49tous les systèmes
00:29:50on n'a pas deux heures
00:29:51non non
00:29:51mais tous les systèmes juridiques
00:29:55sont en train de
00:29:56et on le voit
00:29:57ici c'est une application
00:29:58à l'immigration
00:29:59sont en train d'évoluer
00:30:00vers une logique négative
00:30:01tu ne commettras pas
00:30:03des infractions
00:30:04à une logique positive
00:30:05tu seras honnête
00:30:06c'est-à-dire que
00:30:07la tendance juridique
00:30:09c'est de passer
00:30:10de la régulation négative
00:30:11à la régulation positive
00:30:12qu'est-ce que ça donne
00:30:13ici à l'immigration
00:30:13vie honnête
00:30:15ou une vie loyale
00:30:16c'est-à-dire que
00:30:17dans la mesure
00:30:17où effectivement
00:30:18ces personnes
00:30:19sont entrées
00:30:20en Suède
00:30:21tout à fait légitimement
00:30:23ils n'ont pas
00:30:24uniquement une régulation
00:30:25de la fraude
00:30:26d'avoir triché
00:30:27d'avoir
00:30:27ils ont aussi
00:30:28une régulation
00:30:29du bon comportement
00:30:30et ça
00:30:31cette tendance
00:30:31elle est générale
00:30:32et elle pourrait s'appliquer
00:30:33dans tous les pays européens
00:30:34il n'y a pas de raison
00:30:35qu'elle ne s'applique pas
00:30:36en France
00:30:37pas uniquement
00:30:38pour l'immigration
00:30:39Dernier mot sur le sujet
00:30:40Oui juste un point
00:30:41en fait
00:30:41ce durcissement
00:30:42et les conditions
00:30:43de séjour en Suède
00:30:45arrive en Suède
00:30:46parce qu'il y a
00:30:46une coalition
00:30:47de partis de droite
00:30:48et qui est soutenue
00:30:50par un parti nationaliste
00:30:51il n'empêche
00:30:52qu'on a une vraie crise
00:30:53migratoire en Suède
00:30:54comme en Europe
00:30:55d'ailleurs depuis 2015
00:30:56et en 2022
00:30:57elle est vraiment
00:30:57prise en charge
00:30:58par le pays
00:31:00mais finalement
00:31:01c'est un problème européen
00:31:02j'ai envie de dire
00:31:03et la question
00:31:04qui est centrale
00:31:04c'est l'intégration
00:31:06doit être
00:31:07juste une mesure
00:31:08d'accompagnement
00:31:09ou une condition
00:31:10en fait
00:31:11pour rester dans le pays
00:31:12et c'est bien ça
00:31:13que pose aujourd'hui
00:31:14cette mesure en Suède
00:31:15parce que
00:31:16tous les pays
00:31:17qu'on connait en Europe
00:31:18sur la question migratoire
00:31:19on dit
00:31:19on les accueille
00:31:20on intègre ensuite
00:31:21et là en fait
00:31:22la Suède propose
00:31:23de prendre le problème
00:31:24à l'envers
00:31:25en disant
00:31:25tu veux rester
00:31:26tu dois être intégré
00:31:27d'abord
00:31:27alors maintenant
00:31:28il y a juste
00:31:28un petit bémol
00:31:29cette notion
00:31:30de
00:31:32comment ils appellent ça
00:31:32de citoyen honnête
00:31:34de vie honnête
00:31:35je trouve ça
00:31:35plutôt sympa
00:31:36comme expression
00:31:37de vie honnête
00:31:37ça veut tout dire
00:31:39c'est un peu large
00:31:39et donc qu'est-ce qu'on met
00:31:40alors ils ont donné
00:31:41des exemples précis
00:31:42mais en France
00:31:42on va vous dire
00:31:43oui mais c'est contre
00:31:44la charte des droits de l'ordre
00:31:44parce que nous on est français
00:31:45donc à chaque fois
00:31:46on va mettre quelque chose
00:31:47donc ça va être bloquant
00:31:49au niveau
00:31:49non c'est vie loyale
00:31:50la bonne traduction
00:31:51bon
00:31:52comme vous voulez
00:31:53vie honnête
00:31:54c'est plutôt sympa
00:31:55vie honnête
00:31:56c'est plus grand public
00:31:57mais par exemple
00:31:59en matière de données personnelles
00:32:00d'intelligence artificielle
00:32:01tout le numérique
00:32:02aujourd'hui
00:32:03il est passé sur une régulation positive
00:32:05la loyauté
00:32:06et c'est cette loyauté
00:32:07qu'on applique effectivement
00:32:09ici à l'intégration
00:32:10sauf qu'on rappelle souvent
00:32:11que l'immigration
00:32:11on dit souvent
00:32:12ils ont des droits
00:32:13et d'ailleurs eux-mêmes
00:32:14eux-mêmes l'ont intégré
00:32:15mais la Suède rappelle
00:32:17qu'ils ont aussi des devoirs
00:32:18il faudrait d'abord parler
00:32:19des devoirs
00:32:19avant des droits
00:32:20allez on va parler politique
00:32:22si vous le voulez bien
00:32:23avec Marine Le Pen
00:32:24elle était une de nos confrères
00:32:25du journal du dimanche
00:32:27ce dimanche
00:32:27j'espère que vous l'avez lu
00:32:28comme tous les dimanches
00:32:29le journal du dimanche
00:32:30Marine Le Pen s'exprime
00:32:31après la décision
00:32:33de la cour d'appel de Paris
00:32:34et elle dit qu'elle veut
00:32:36elle assure vouloir laisser
00:32:38derrière elle
00:32:38cet épisode judiciaire
00:32:40synthèse de ce long entretien
00:32:42avec Nicolas Roger
00:32:45Faites place
00:32:46à la campagne présidentielle
00:32:47pour Marine Le Pen
00:32:49la décision de se présenter
00:32:51en 2027
00:32:51est apparue comme une évidence
00:32:53au moment de sortir
00:32:54de la cour d'appel
00:32:55le 7 juillet dernier
00:32:56si la candidate
00:32:57continue de clamer
00:32:58son innocence
00:32:59elle souhaite dorénavant
00:33:00se concentrer
00:33:01sur l'élection présidentielle
00:33:03Désormais
00:33:03je suis en campagne
00:33:04pour convaincre les français
00:33:06leur parler de leur vie
00:33:07de leur sécurité
00:33:08de leur pouvoir d'achat
00:33:09de la renaissance du pays
00:33:10Marine Le Pen
00:33:11désigne ses adversaires
00:33:13principaux
00:33:14l'extrême gauche
00:33:15et le centre
00:33:15la chef de file du RN
00:33:17anticipe les attaques
00:33:19de ces derniers
00:33:19ils chercheront
00:33:20à tout prix
00:33:21à déplacer la discussion
00:33:22parce que leur seul projet
00:33:23en réalité
00:33:24c'est de continuer
00:33:25comme avant
00:33:26or je suis profondément
00:33:27convaincue d'une chose
00:33:28le vrai risque
00:33:29aujourd'hui
00:33:30pour la France
00:33:30c'est de continuer
00:33:31comme avant justement
00:33:32la candidate
00:33:33dit vouloir remettre
00:33:34les français
00:33:35au coeur des choix politiques
00:33:36et prévient ses adversaires
00:33:38c'est sur le fond
00:33:39qu'elle débattra
00:33:40à la main sous le sang
00:33:42un point
00:33:43une réaction
00:33:43souvent
00:33:44l'avocat que vous êtes
00:33:45voilà
00:33:46je voulais simplement
00:33:47souligner
00:33:47peut-être un angle
00:33:48différent
00:33:49souvent on critique
00:33:50la position de la justice
00:33:52dans l'application
00:33:53entre ce que pense
00:33:54l'opinion publique
00:33:55et puis la décision
00:33:55regardez ici
00:33:57vous avez deux décisions
00:33:58la décision de jugement
00:33:59et la décision
00:34:01de l'arrêt
00:34:01elles sont quand même
00:34:02très différentes
00:34:03elles sont très différentes
00:34:03elles montrent bien
00:34:04qu'il faut avoir
00:34:05conscience que la justice
00:34:07est humaine
00:34:07mais que la justice
00:34:08effectivement
00:34:09permet peut-être
00:34:10de trouver les vraies solutions
00:34:11au bon moment
00:34:12et Olivier elle le dit
00:34:13je suis éligible
00:34:13candidate et présumé
00:34:14innocent
00:34:15voilà
00:34:15c'est ça la situation
00:34:16c'est ça la situation
00:34:17c'est ça en plus
00:34:18pour revenir là-dessus
00:34:19l'arrêt du conseil constitutionnel
00:34:22a sans doute
00:34:22permis justement
00:34:23à la cour d'appel
00:34:24d'avoir un jugement
00:34:25un peu plus mesuré
00:34:26mais en tout cas
00:34:27ce qui est sûr
00:34:27c'est qu'effectivement
00:34:28on voit
00:34:28que cet épisode-là
00:34:30a très bien été géré
00:34:32en termes de communication
00:34:32et de politique
00:34:33par le rassemblement national
00:34:35les sondages
00:34:36alors le montrent
00:34:36immédiatement après
00:34:38il n'y a pas
00:34:38un effet négatif
00:34:40d'une condamnation
00:34:40au contraire
00:34:41il y a un effet
00:34:42rebond très rapide
00:34:43et Marine Le Pen
00:34:45a intérêt effectivement
00:34:46comme tous les autres candidats
00:34:47je pense que c'est vraiment
00:34:48le début de la campagne
00:34:49là maintenant
00:34:49de passer sur autre chose
00:34:51il y aura peut-être
00:34:52des rebondissements juridiques
00:34:53mais ils interviendront
00:34:55beaucoup plus tard
00:34:56et donc là
00:34:56aujourd'hui
00:34:57elle a intérêt
00:34:57effectivement
00:34:57de tracer
00:34:59la campagne
00:35:00et je crois
00:35:01que les autres candidats
00:35:02vont pouvoir
00:35:03désormais
00:35:04se positionner
00:35:05parce que malgré tout
00:35:06c'est elle
00:35:06qui est la candidate majeure
00:35:08et sur les sondages
00:35:09elle est largement en tête
00:35:10et donc
00:35:11tous les autres candidats
00:35:11vont se positionner
00:35:12vis-à-vis
00:35:13de son offre politique
00:35:14à elle
00:35:14Dernier mot Myriam
00:35:15Nous sommes dans un état de droit
00:35:17elle l'a répété
00:35:18elle a bénéficié
00:35:20du droit
00:35:20comme tout justiciable
00:35:22c'est ainsi
00:35:22maintenant on ne peut pas
00:35:24remettre toutes les institutions
00:35:25en cause
00:35:25ensuite la justice
00:35:27a tranché dans le droit
00:35:28et les électeurs
00:35:30trancheront au niveau
00:35:31du suffrage universel
00:35:32rien de plus
00:35:32rien de moins
00:35:33et puis maintenant
00:35:34la présidentielle est ouverte
00:35:35je vois bien
00:35:36que ça en gêne beaucoup
00:35:37et donc si c'est le seul argument
00:35:39qui va être opposé
00:35:40et trimballé
00:35:41durant toute la campagne
00:35:42ce sera bien contre-productif
00:35:44parce qu'il faut vraiment
00:35:45entrer dans les sujets
00:35:45le pouvoir d'achat
00:35:47l'immigration
00:35:48tout ce qui concerne
00:35:49dans le quotidien
00:35:50l'éducation
00:35:50la sécurité
00:35:51etc
00:35:52c'est ça le fond du sujet
00:35:53et le couple
00:35:54Bardella-Le Pen
00:35:55est en marche
00:35:56et organisé
00:35:58alors qu'à droite
00:35:59c'est un peu plus compliqué
00:36:00je pense que même en interne
00:36:01et même à gauche aussi
00:36:03même en interne
00:36:03je pense que les projets
00:36:04qui avaient été faits
00:36:05on a toujours
00:36:05dans le même
00:36:06dans le RN
00:36:07on a les pro
00:36:08Marine Le Pen
00:36:08et les pro
00:36:09Bardella
00:36:09on voit il y a deux parties
00:36:10il y a le RN
00:36:11et les filles
00:36:12et à gauche
00:36:14c'est compliqué
00:36:14au PS
00:36:16et à droite
00:36:16c'est compliqué
00:36:17il y a beaucoup de monde
00:36:18sur la ligne de départ
00:36:20deux mots
00:36:20parce que je voudrais
00:36:21qu'on parle
00:36:21à Oly Manella
00:36:22je le salue
00:36:23on va parler
00:36:24du contexte international
00:36:25je ne reviendrai pas
00:36:25sur la question juridique
00:36:27mais ce qui est le plus intéressant
00:36:28c'est ce qui va se passer
00:36:29en termes de campagne électorale
00:36:30et sur le Rassemblement National
00:36:32ce que je retiens
00:36:32de cette interview
00:36:33dans le journal du dimanche
00:36:34que j'invite tout le monde
00:36:34à aller regarder
00:36:35c'est justement
00:36:37l'idée que
00:36:37le lire
00:36:39exactement
00:36:40ce sont les thèmes de campagne
00:36:41que Marine Le Pen
00:36:42esquisse
00:36:43dans cette interview
00:36:44qui semblent être
00:36:45ceux qui collent le plus
00:36:47en tout cas
00:36:47aux attentes des français
00:36:48un
00:36:48rupture de l'impuissance publique
00:36:50et deux
00:36:51sur tous les sujets
00:36:52politique migratoire
00:36:53etc
00:36:53et deux
00:36:54lutte contre le déclassement
00:36:55c'est les deux sujets
00:36:56les deux thèmes
00:36:57on va dire
00:36:57qui sont les plus importants
00:36:58et on se souvient
00:36:58qu'en 2022
00:36:59Marine Le Pen
00:37:00avait résisté
00:37:01à la vague
00:37:01Éric Zemmour
00:37:02parce qu'elle avait réussi
00:37:03à cranter le bon thème
00:37:04par rapport aux enjeux
00:37:06de la présidentielle 2022
00:37:06le pouvoir d'achat
00:37:07lorsque Éric Zemmour
00:37:08était resté
00:37:09sur les questions migratoires
00:37:10ce qui sont évidemment
00:37:11très importantes
00:37:11mais qui n'étaient pas
00:37:13la priorité des priorités
00:37:14pour les français
00:37:15à ce moment-là
00:37:16de l'élection
00:37:17Allez page internationale
00:37:18avec Harold Liman
00:37:19qui est avec nous
00:37:20on va parler donc
00:37:20de la situation
00:37:21entre les américains
00:37:22et les iraniens
00:37:22j'en profite pour saluer
00:37:24Sébastien Boussois
00:37:25donc chercheur
00:37:25sur le Moyen-Orient
00:37:26et rédacteur en chef
00:37:27du journal PAN
00:37:28bonjour
00:37:28mon cher Sébastien
00:37:30et on va en profiter
00:37:31pour montrer votre livre
00:37:32puisque vous venez de sortir
00:37:32un livre sur le Maroc
00:37:33le Maroc
00:37:34la force est là
00:37:35la force de la stabilité
00:37:37c'est pas le thème du jour
00:37:37je reviens vers vous
00:37:39Sébastien
00:37:39dans quelques instants
00:37:40mais je voudrais faire
00:37:41un point
00:37:41sur la situation
00:37:44Harold
00:37:45américain et iranien
00:37:46donc ont repris
00:37:46les hostilités
00:37:48après l'attaque
00:37:49d'un navire
00:37:49dans le détroit d'Harmouz
00:37:50alors ouvert
00:37:51fermé le détroit d'Harmouz
00:37:52on en est où
00:37:53très précisément
00:37:53au moment où on se parle
00:37:54parce que la situation
00:37:56change assez rapidement
00:37:57c'est moins que l'on puisse dire
00:37:58dans cette zone
00:38:00apparemment les fermés
00:38:01ce sont les gardiens
00:38:02de la révolution d'Iran
00:38:03qui le disent
00:38:04ceux qui contrôlent
00:38:05à la fois le régime
00:38:06et les forces armées
00:38:07donc voilà
00:38:08c'est fermé
00:38:10et les tirs
00:38:12se multiplient
00:38:13et ce sont
00:38:14les Iraniens
00:38:16tirent sur
00:38:17pratiquement
00:38:18toutes les monarchies
00:38:19sauf l'Arabie saoudite
00:38:20pratiquement toutes
00:38:21Oman
00:38:22les Émirats
00:38:23le Qatar
00:38:24Bahreïn
00:38:25le Koweït
00:38:26la Jordanie
00:38:27tout ça
00:38:27depuis hier soir
00:38:29et côté américain
00:38:31on tire sur
00:38:32l'Iran
00:38:33140 cibles
00:38:35on a atteint
00:38:36donc
00:38:37on peut dire
00:38:38que depuis
00:38:39la signature
00:38:40du mémorandum
00:38:42de cesser le feu
00:38:43à la mi-juin
00:38:45on n'est jamais
00:38:45arrivé à un tel
00:38:47niveau
00:38:47d'hostilité
00:38:49armée
00:38:50et on se demande bien
00:38:50ce qui va rester
00:38:51de ce
00:38:53cesser le feu
00:38:54après un épisode
00:38:55pareil
00:38:57Sébastien Boussoir
00:38:58j'ai deux questions
00:38:59à vous poser
00:38:59la première
00:39:00est-ce que c'est
00:39:00la fin définitive
00:39:02du cesser le feu
00:39:03première question
00:39:04la deuxième
00:39:04viendra juste après
00:39:07écoutez
00:39:08tout ça
00:39:08ce sont
00:39:09des mots
00:39:09je crois qu'aujourd'hui
00:39:10on a du mal à savoir
00:39:11ce qu'est un cesser le feu
00:39:12une guerre
00:39:12une paix
00:39:13je le dis à chaque fois
00:39:13mais j'aime bien
00:39:14le répéter
00:39:15ce qui est clair
00:39:16c'est que
00:39:16dans le même temps
00:39:17dans le temps
00:39:18de ces tensions-là
00:39:19il y a aussi
00:39:19ces négociations
00:39:21qui tentent
00:39:22coûte que coûte
00:39:22de se poursuivre
00:39:23les Qataris
00:39:24notamment
00:39:25sont à la manœuvre
00:39:26pour essayer
00:39:26de rabibocher au mieux
00:39:27les Iraniens
00:39:28et de Galibaf
00:39:31et puis les Américains
00:39:32et les négociateurs
00:39:33mais il est évident
00:39:34que depuis quelques jours
00:39:35on assiste
00:39:36à une véritable montée
00:39:37des tensions
00:39:37provenant notamment
00:39:39de l'Iran
00:39:40à mon avis
00:39:42je ne mettrai pas
00:39:43ma main
00:39:44au feu
00:39:45mais en tout cas
00:39:45je pense que
00:39:46la reprise en main
00:39:47après les funérailles
00:39:49de Khamenei
00:39:50la reprise en main
00:39:51de Moshtaba Khamenei
00:39:52donc le guide suprême
00:39:52qui est acoquiné
00:39:54avec les gardiens
00:39:54de la révolution
00:39:55mais qui de toute évidence
00:39:56est dans une logique
00:39:57à la fois personnelle
00:39:58de vengeance
00:40:00de lancement
00:40:03presque d'une fatwa
00:40:04contre le président américain
00:40:06avec cette fameuse rumeur
00:40:07autour d'une tentative
00:40:08d'assassinat
00:40:08et également
00:40:09la montée des tensions
00:40:10sur Hormuz
00:40:11pour essayer de saboter
00:40:12les négociations
00:40:13rend la situation
00:40:14évidemment complexe
00:40:15parce que
00:40:15toutes les tendances
00:40:16en Iran
00:40:17sont assez disparates
00:40:19il y en a qui veulent
00:40:20véritablement
00:40:20négocier au plus près
00:40:22c'est le cas
00:40:22effectivement
00:40:23de Galibaf
00:40:23et puis il y a
00:40:24cette figure symbolique
00:40:25du guide suprême
00:40:26qui semble être
00:40:27dans une volonté
00:40:28de vengeance
00:40:28et qui veut
00:40:28non seulement
00:40:29ne pas
00:40:30peut-être
00:40:31parvenir au bout
00:40:31des négociations
00:40:32mais il veut
00:40:33que les Etats-Unis
00:40:34reconnaissent
00:40:34leur défaite
00:40:35avant de pouvoir
00:40:36poursuivre
00:40:37et puis il y a
00:40:37cette histoire
00:40:37d'Hormuz
00:40:38qui est une histoire
00:40:38effectivement
00:40:39sans fin
00:40:40Aaron Hyman
00:40:40l'a clairement rappelé
00:40:42il est fermé
00:40:43mais en même temps
00:40:44comme il y a deux corridors
00:40:45il est fermé du côté
00:40:46iranien
00:40:47alors que l'organisation
00:40:49maritime internationale
00:40:49a à nouveau rappelé
00:40:51que l'Iran
00:40:52n'avait strictement
00:40:52aucun droit de préemption
00:40:53sur le détroit d'Hormuz
00:40:55et puis il y a
00:40:56tout ce qu'on essaye
00:40:56de faire du côté d'Oman
00:40:57pour essayer de faire
00:40:58passer nos bateaux
00:40:59par le bas
00:41:00mais on voit bien
00:41:01que l'Iran
00:41:01ça les énerve quelque part
00:41:02que nous on essaye
00:41:03de trouver une solution
00:41:05la fameuse deuxième voie
00:41:06alternative
00:41:08qui ne serait pas
00:41:09elle soumise
00:41:09à ce fameux péage
00:41:10donc entre payé
00:41:11et pas payé
00:41:12évidemment beaucoup
00:41:12préfèrent la solution
00:41:14gratuite
00:41:14en tout cas
00:41:15on est loin
00:41:15de sortir de ce chaos
00:41:17ça c'est clair
00:41:17En deux mots
00:41:18mais vraiment deux mots
00:41:19que cherchent
00:41:20les gardiens de la révolution
00:41:21Sébastien Boussoir
00:41:23Toujours la même histoire
00:41:24ils veulent continuer
00:41:25à être là
00:41:25et montrer qu'ils sont
00:41:26les plus forts
00:41:27et qu'ils ont gagné
00:41:28on est dans une situation
00:41:29clairement
00:41:30qui est pratiquement
00:41:31civilisationnelle
00:41:32avec Israël
00:41:33qui avait averti
00:41:34que tant qu'on n'abattrait pas
00:41:35définitivement le régime
00:41:36on ne s'en sortirait pas
00:41:37et quelque part
00:41:38Donald Trump
00:41:39a donné raison
00:41:40à cet argument
00:41:40de fonds de commerce
00:41:42de Benjamin Netanyahou
00:41:43depuis très très longtemps
00:41:44puisque la guerre
00:41:45ne fonctionne pas
00:41:46le cessez-le-feu
00:41:47ne fonctionne pas
00:41:47les négociations
00:41:48non plus
00:41:49donc on est dans une situation
00:41:51complètement ubuesque
00:41:52et complètement impossible
00:41:53qui va commencer
00:41:54à être de plus en plus difficile
00:41:55pour Donald Trump
00:41:56Merci beaucoup pour ce point
00:41:57très précis
00:41:59et cette synthèse
00:42:00Sébastien Boussoir
00:42:01en marque
00:42:02une nouvelle pause
00:42:03c'est l'habitant
00:42:03de ce Midi News
00:42:04de ce dimanche
00:42:05on se retrouve dans
00:42:05quelques instants
00:42:07et on reviendra
00:42:08en tout début d'émission
00:42:08évidemment
00:42:09sur ce qui s'est passé
00:42:10du côté de Sarcelles
00:42:12avec nos équipes
00:42:12sur place
00:42:13à Birlin
00:42:14Bouillet
00:42:15restez-nous fidèles
00:42:16à tout de suite
00:42:19Il est presque midi
00:42:20merci de nous accueillir
00:42:21prenez place
00:42:22c'est déjà la deuxième partie
00:42:23de ce Midi News
00:42:23du dimanche
00:42:24je représente l'équipe
00:42:25qui m'entoure
00:42:26dans quelques instants
00:42:26mais comme d'habitude
00:42:28tradition oblige
00:42:29on commence par un tour
00:42:30complet d'informations
00:42:31avec vous
00:42:31Sandra Thumbo
00:42:32rebonjour
00:42:36Rebonjour Thierry
00:42:36rebonjour
00:42:37à tous
00:42:3710 ans après
00:42:38l'attentat de Nice
00:42:39la ville se prépare
00:42:40à rendre hommage
00:42:41à ses victimes
00:42:4286 morts
00:42:43et plus de 400 blessés
00:42:45une marche solennelle
00:42:46s'est tenue aujourd'hui
00:42:47sur la promenade
00:42:48des Anglais
00:42:48plusieurs commémorations
00:42:50sont prévues
00:42:50jusqu'au 14 juillet
00:42:52date de l'attaque
00:42:53où 86 faisceaux bleus
00:42:55seront braqués vers le ciel
00:42:56à 22h34
00:42:57heure à laquelle
00:42:58le camion bélier
00:42:59d'un terroriste
00:42:59a terminé sa course infernale
00:43:01plus d'un tiers des français
00:43:02soit quelques 26 millions
00:43:04sont sous vigilance
00:43:05rouge canicule
00:43:06ce dimanche
00:43:0637 départements
00:43:07sont concernés
00:43:08par ce niveau d'alerte maximale
00:43:10qui devrait être maintenu
00:43:11demain
00:43:12presque tout le reste du pays
00:43:13est en vigilance orange
00:43:14hormis une dizaine
00:43:15de départements
00:43:16du sud-est
00:43:16et de la Corse
00:43:18le troisième épisode
00:43:19de chaleur intense
00:43:19devrait persister
00:43:20jusqu'en milieu
00:43:21de semaine prochaine
00:43:22et puis l'incendie
00:43:23qui a fait 12 morts
00:43:24dans le sud de l'Espagne
00:43:25est stabilisé
00:43:25quelques 1000 personnes
00:43:27évacuées ont commencé
00:43:27à regagner leur domicile
00:43:29ce dimanche
00:43:29pour l'instant
00:43:30les autorités
00:43:31maintiennent le bilan
00:43:31à 12 morts
00:43:32pris par les flammes
00:43:33alors qu'ils tentaient
00:43:33de fuir
00:43:34elles restent prudentes
00:43:35quant au nombre
00:43:36de disparus
00:43:37dans l'attente
00:43:37des autopsies
00:43:38et l'identification
00:43:39des corps retrouvés
00:43:40merci beaucoup
00:43:41et on vous retrouve
00:43:42dans 30 minutes
00:43:43comme d'habitude
00:43:44à la présentation
00:43:45de l'équipe
00:43:45qui m'entoure
00:43:46déjà depuis une heure
00:43:47Miam Djabali
00:43:48Lara qui est toujours
00:43:49avec nous
00:43:50Mathieu qui également
00:43:51nous a rejoint
00:43:52Didier Rigner
00:43:53fondateur et directeur
00:43:54de la tribune de l'art
00:43:55merci Didier
00:43:57les braqueurs
00:43:58du Musée du Louvre
00:44:00ont parlé
00:44:00et c'est la raison
00:44:01pour laquelle
00:44:01j'ai souhaité
00:44:02que vous soyez
00:44:03à nos côtés
00:44:04on a appris
00:44:05quelque chose
00:44:06ou certaines choses
00:44:07en tous les cas
00:44:09Olivier Vial
00:44:09est toujours avec nous
00:44:10sans oublier
00:44:11Alain Bensoussan
00:44:12et Sabrina Birlin-Bouillet
00:44:14notre spécialiste
00:44:15police-justice
00:44:15et c'est justement
00:44:16avec vous
00:44:17que je vais commencer
00:44:17cette deuxième heure
00:44:18avec cette information
00:44:19dont on vous parle
00:44:20depuis ce matin
00:44:20c'est ce qui s'est passé
00:44:21du côté de Sarcelles
00:44:23plusieurs âmes ont été
00:44:24retrouvées dans le coffre
00:44:25d'une voiture hier
00:44:26et il semblerait
00:44:27je dis bien encore une fois
00:44:28parce que l'enquête
00:44:29est en cours
00:44:29qu'une action violente
00:44:30contre la communauté juive
00:44:32était en préparation
00:44:33et Sarcelles
00:44:34c'est tout un symbole
00:44:35oui tout à fait
00:44:36cette question
00:44:36est-ce qu'un attentat
00:44:37a-t-il été évité
00:44:39à Sarcelles
00:44:39hier soir
00:44:40une voiture
00:44:40a été retrouvée
00:44:42vers 21h30
00:44:43à Sarcelles
00:44:44dans le Val d'Oise
00:44:45stationnée
00:44:46sans conducteur
00:44:47mais dans son coffre
00:44:48les démineurs
00:44:49ont retrouvé
00:44:49deux armes
00:44:50un fusil d'assaut
00:44:51approvisionné
00:44:52de sept cartouches
00:44:53et une arme à poing
00:44:54chargée de dix munitions
00:44:56face à ce danger
00:44:57environ 300 personnes
00:44:58ont été évacuées
00:44:59d'un cinéma
00:45:00et des restaurants
00:45:01alentours
00:45:02il faut comprendre
00:45:03que c'était
00:45:04cette voiture
00:45:04qui est à l'origine
00:45:06de la surveillance
00:45:07car elle avait été
00:45:07signalée par la DGSI
00:45:09comme susceptible
00:45:10d'être utilisée
00:45:11dans une action
00:45:12violente
00:45:12une action terroriste
00:45:14contre la communauté
00:45:15juive
00:45:15d'où la présence
00:45:17des démineurs
00:45:18et cette évacuation
00:45:19de sécurité
00:45:19cette affaire
00:45:20elle montre à nouveau
00:45:21le danger
00:45:22qu'encourt
00:45:22la communauté juive
00:45:23en France
00:45:24mais aussi
00:45:25le travail
00:45:26minutieux
00:45:26efficace
00:45:27de nos services
00:45:28intérieurs
00:45:29de sécurité intérieure
00:45:31et puis je vous rappelle
00:45:31qu'on a quelques jours
00:45:32des festivités
00:45:33évidemment du 13
00:45:34et du 14 juillet
00:45:35et que nous sommes tous
00:45:37dans une situation
00:45:39d'extrême vigilance
00:45:40c'est ce terme-là
00:45:41que répètent les autorités
00:45:42avec toujours un plan
00:45:44par nos vigipirates
00:45:45qui est maintenu
00:45:46on va prendre justement
00:45:47la direction de Sarcelles
00:45:48à retrouver l'une de nos équipes
00:45:50Alexandra Bischoff
00:45:51et Timothée Forger
00:45:52bonjour Alexandra
00:45:54vous venez d'arriver
00:45:55à Sarcelles
00:45:56qu'il ait un peu
00:45:57le climat
00:45:57sur place
00:45:58après cette
00:46:01saisie d'armes
00:46:02et quelles sont
00:46:02les premières réactions
00:46:04que vous avez pu recueillir
00:46:05Alexandra
00:46:09oui alors c'est ici
00:46:10dans cette rue
00:46:11qu'hier soir
00:46:11aux alentours
00:46:12de 21h30
00:46:13les effectifs de la BAC
00:46:14ont trouvé
00:46:15des armes
00:46:16dans le coffre
00:46:17d'un véhicule
00:46:17alors il s'agit
00:46:18vous l'avez rappelé
00:46:19d'un fusil
00:46:20approvisionné
00:46:21de 7 cartouches
00:46:21et d'une arme de poing
00:46:23chargée de 10 munitions
00:46:25alors ce véhicule
00:46:25il avait été signalé
00:46:26en amont
00:46:27par la DGSI
00:46:28comme étant
00:46:29susceptible
00:46:30de commettre
00:46:30un acte violent
00:46:31contre la communauté juive
00:46:33alors il y a
00:46:33plusieurs restaurants
00:46:35ainsi qu'un cinéma
00:46:36situé à proximité
00:46:37et c'est près de 300 personnes
00:46:39qui ont dû être évacuées
00:46:41pour une alerte
00:46:42à la bombe
00:46:43alors également
00:46:44selon nos informations
00:46:45une levée de doute
00:46:46a pu être effectuée
00:46:48peu avant minuit
00:46:49mais une enquête
00:46:50est toujours en cours
00:46:51merci beaucoup
00:46:52Alexandre Abischoff
00:46:53et Timothée Forger
00:46:54on vous retrouvera
00:46:54tout au long
00:46:55de notre journée
00:46:56sur l'antenne de CNews
00:46:58et nous sommes avec
00:46:58Axel Ronde
00:46:59porte-parole CFTC Police
00:47:00bonjour Axel Ronde
00:47:01merci d'avoir accepté
00:47:03notre invitation
00:47:04quelles sont les dernières informations
00:47:05sur ce qui s'est produit
00:47:07à Sarcelles
00:47:08avec la question
00:47:09de savoir si effectivement
00:47:11une action violente
00:47:12contre la communauté juive
00:47:13était en préparation
00:47:14oui ou non
00:47:16bonjour Thierry
00:47:17écoutez
00:47:18une alerte sécuritaire
00:47:20sérieuse
00:47:20a été émise
00:47:21par la DGSI
00:47:23sur l'ensemble
00:47:24de l'île de France
00:47:25à bord
00:47:26pour retrouver
00:47:27un véhicule
00:47:28avec
00:47:29certainement
00:47:30en préparation
00:47:31d'un acte
00:47:32extrêmement
00:47:33violent
00:47:34d'un attentat
00:47:35le véhicule
00:47:36a été
00:47:37bien évidemment
00:47:39repéré
00:47:40par des effectifs
00:47:41de la brigade
00:47:42anticriminalité
00:47:43puisque tous les services
00:47:44de police
00:47:45étaient à la recherche
00:47:46de ce véhicule
00:47:47tout de suite
00:47:48une levée de doute
00:47:50a été réalisée
00:47:52par les démineurs
00:47:52de la préfecture de police
00:47:54le laboratoire central
00:47:56qui a permis
00:47:57de voir
00:47:58si oui ou non
00:47:59le véhicule
00:48:00était piégé
00:48:01puisque c'était
00:48:01une des craintes
00:48:02c'est pour ça
00:48:03qu'il y a eu
00:48:03des évacuations
00:48:05au niveau du cinéma
00:48:07des restaurants
00:48:08qui sont à proximité
00:48:10qui est à proximité
00:48:10de ce véhicule
00:48:12en tous les cas
00:48:13deux armes
00:48:14ont été retrouvées
00:48:15un pistolet
00:48:17garni
00:48:18de dix cartouches
00:48:19et un fusil
00:48:20à pompe
00:48:20avec
00:48:21sept cartouches
00:48:22donc on se retrouve
00:48:23encore une fois
00:48:25avec
00:48:25des éléments
00:48:27probants
00:48:28sur
00:48:29certainement
00:48:30une attaque
00:48:30de nos compatriotes
00:48:32juifs
00:48:32puisque
00:48:33Sarcelles
00:48:34il y a beaucoup
00:48:35de compatriotes
00:48:36juifs
00:48:36qui résident
00:48:37hier c'était
00:48:38Shabbat
00:48:39aussi peut-être
00:48:40qu'il visait
00:48:41justement
00:48:42la fin
00:48:42du Shabbat
00:48:43en tous les cas
00:48:44on voit
00:48:45que les services
00:48:46de renseignement
00:48:47sont opérationnels
00:48:48ils surveillent
00:48:50en permanence
00:48:51tout ce qui s'y passe
00:48:52sur différents
00:48:54réseaux
00:48:55et les boucles
00:48:56des messageries
00:48:58cryptées
00:48:59on sait
00:49:00qu'actuellement
00:49:00il y a
00:49:02un regain
00:49:03d'activité
00:49:05en tous les cas
00:49:06potentiellement
00:49:06terroriste
00:49:07qui toucherait
00:49:08notre pays
00:49:08vous savez
00:49:09l'Iran
00:49:10a émis
00:49:10des menaces
00:49:12directement
00:49:13auprès
00:49:13de notre
00:49:14président
00:49:15Emmanuel
00:49:15Macron
00:49:16d'ailleurs
00:49:17des festivités
00:49:18du 14 juillet
00:49:19la sécurité
00:49:20a été
00:49:22drastiquement
00:49:22renforcée
00:49:23je rappelle
00:49:24qu'il y a
00:49:24un QR code
00:49:25qui a été mis
00:49:26en place
00:49:26justement
00:49:27pour savoir
00:49:27qui sera
00:49:28sur ce périmètre
00:49:29des Champs-Elysées
00:49:30lors du défilé
00:49:31du 14 juillet
00:49:32il va y avoir
00:49:33énormément
00:49:34de forces
00:49:34mobiles
00:49:35qui vont être
00:49:36mobilisées
00:49:37pour la détection
00:49:37de tout comportement
00:49:39susceptible
00:49:39de commettre
00:49:40un acte terroriste
00:49:41mais une nouvelle fois
00:49:42on sait que la communauté juive
00:49:44en France
00:49:44est particulièrement visée
00:49:46par tous ces islamistes
00:49:48qui veulent
00:49:48perpéter
00:49:50un attentat
00:49:51les actes antisémiques
00:49:52ne font qu'augmenter
00:49:53dans notre pays
00:49:54animé par certains
00:49:56partis politiques
00:49:57qui soufflent
00:49:58sur les braises
00:49:59en tous les cas
00:50:00mes collègues
00:50:02des renseignements
00:50:03sont vraiment
00:50:04sur le pont
00:50:05H24
00:50:06pour déjouer
00:50:07l'ensemble
00:50:08des menaces terroristes
00:50:09qui frapperaient notre pays
00:50:10merci beaucoup
00:50:11pour ce point
00:50:11très très précis
00:50:12accélérant
00:50:13je rappelle que vous êtes
00:50:13porte-parole CFTC
00:50:14police
00:50:16Sabrina
00:50:17je voudrais qu'on revienne
00:50:18également sur une autre affaire
00:50:20c'est le meurtre
00:50:21de Shem Sedin
00:50:22avec cet ado
00:50:23donc je le rappelle
00:50:24de 15 ans
00:50:25qui a été tué
00:50:25à coups de pied
00:50:26à la sortie de son collège
00:50:27à Viery-Châtillon
00:50:28c'était en 2024
00:50:31et on a appris
00:50:32donc
00:50:32on en parlait
00:50:33hier
00:50:34que les deux meurtriers
00:50:35présumés
00:50:36de l'ado
00:50:36sont sortis
00:50:38de prison
00:50:38ce jeudi
00:50:39je ne sais pas si on peut voir
00:50:40les vidéos
00:50:41qui sont tout à fait
00:50:42scandaleuses
00:50:43parce qu'on les voit
00:50:44en train de se réjouir
00:50:46de se congratuler
00:50:48voilà
00:50:48on voit ces vidéos
00:50:50c'est carrément l'horreur
00:50:52on en parlait hier ensemble
00:50:54et on pense
00:50:55à la famille
00:50:56de Shem Sedin
00:50:57on va revenir
00:50:59sur les explications
00:51:01de Nicolas Roger
00:51:02et je vous interrogerai
00:51:03sur le vide juridique ou pas
00:51:05c'est une nouvelle faille
00:51:07qui met la justice
00:51:08sous pression
00:51:09tout commence
00:51:10le 27 juin 2025
00:51:12lorsque le conseil constitutionnel
00:51:14censure une disposition
00:51:15de 2019
00:51:17permettant de maintenir
00:51:18en détention
00:51:19un mineur
00:51:19de plus de 16 ans
00:51:20accusé d'un crime
00:51:21le conseil constitutionnel
00:51:23déplore deux problèmes
00:51:25dans cette disposition
00:51:26d'abord
00:51:27le maintien en détention
00:51:28était automatique
00:51:29une fois mis en accusation
00:51:31devant la cour d'assises
00:51:32des mineurs
00:51:33l'accusé restait détenu
00:51:35par le seul effet
00:51:36de la loi
00:51:36l'institution
00:51:37souhaite qu'un magistrat
00:51:39spécialisé dans la protection
00:51:41de l'enfance
00:51:41réexamine si cette détention
00:51:43est toujours nécessaire
00:51:44ensuite
00:51:45la durée de détention
00:51:47était la même
00:51:48que pour les majeurs
00:51:49le texte
00:51:50permettait une détention
00:51:51provisoire
00:51:52pouvant aller jusqu'à deux ans
00:51:53comme pour les adultes
00:51:55mais selon l'institution
00:51:57la constitution
00:51:58impose que les mineurs
00:51:59bénéficient de procédures
00:52:00adaptées à leur âge
00:52:01et à leur personnalité
00:52:03conscient du danger
00:52:04que représentent
00:52:05les mineurs
00:52:05accusés de crime
00:52:06le conseil constitutionnel
00:52:08décide de reporter
00:52:10l'abrogation
00:52:10de la disposition
00:52:11au 1er juillet 2026
00:52:13donnant ainsi
00:52:14un an au parlement
00:52:15pour que celui-ci
00:52:17adopte une nouvelle disposition
00:52:18conforme à la constitution
00:52:19mais aucun texte
00:52:21sur cette question
00:52:22n'a été voté
00:52:23jusqu'à jeudi dernier
00:52:24en effet
00:52:25une mesure d'urgence
00:52:26a été ajoutée
00:52:26dans le projet de loi
00:52:27sur la justice criminelle
00:52:29porté par Gérald Darmanin
00:52:30afin de combler
00:52:31ce vide juridique
00:52:32cette disposition
00:52:34n'est toutefois
00:52:34pas entrée en application
00:52:35la loi n'ayant pas été
00:52:37encore publiée
00:52:38au journal officiel
00:52:39et oui
00:52:40Sabwina Bialin-Bouillet
00:52:41il y a
00:52:42vide juridique
00:52:44vide juridique
00:52:45qui a profité
00:52:46à ces deux jeunes mineurs
00:52:48jusque-là
00:52:49incarcérés
00:52:49je vous explique
00:52:50l'affaire de
00:52:51Shem Sedin
00:52:52c'était en avril 2024
00:52:53Shem Sedin
00:52:54c'est un jeune collégien
00:52:55il a 15 ans
00:52:56il sort de son collège
00:52:57en après-midi
00:52:58et il se fait agresser
00:52:59lynché en pleine rue
00:53:01à Virichatillon
00:53:01Shem Sedin
00:53:02est battu
00:53:03à coups de pied
00:53:04à coups de poing
00:53:04par un groupe de jeunes
00:53:05il meurt le lendemain
00:53:07suite à ses blessures
00:53:08ils ont été
00:53:09à l'époque
00:53:09quatre mises en examen
00:53:11dans cette affaire
00:53:11dont certains
00:53:12sont mineurs
00:53:13les deux meurtriers
00:53:14présumés
00:53:14sont âgés de 17 ans
00:53:16au moment des faits
00:53:17d'abord ils sont soupçonnés
00:53:18d'assassinat
00:53:19puis la justice
00:53:19va changer la qualification
00:53:21et décide de les renvoyer
00:53:22finalement pour violence
00:53:23volontaire
00:53:24en réunion
00:53:25ayant entraîné la mort
00:53:26sans intention
00:53:26de la donner
00:53:27les autres mises en cause
00:53:28eux vont bénéficier
00:53:29d'un non-lieu
00:53:30et donc dans cette affaire
00:53:31il ne restait
00:53:32que ces deux meurtriers
00:53:34présumés
00:53:35à être incarcérés
00:53:36mais oui
00:53:36mais voilà
00:53:37finalement
00:53:37avec ce vide juridique
00:53:39associé à une bonne défense
00:53:40de leurs avocats
00:53:41ils ont pu échapper
00:53:43au maintien
00:53:43en détention
00:53:44ils bénéficient donc
00:53:45d'une remise en liberté
00:53:47en attendant leur procès
00:53:48devant la cour d'assise
00:53:49des mineurs
00:53:50alors ils sont donc
00:53:51sortis de prison
00:53:52placés sous contrôle judiciaire
00:53:54mais sans port de bracelet
00:53:55électronique
00:53:56sans pointage
00:53:57ni interdiction
00:53:58de contact
00:53:59avec la famille
00:54:00de la victime
00:54:01en revanche
00:54:01ils ont tout de même
00:54:02une obligation
00:54:03de ne pas paraître
00:54:04dans le département
00:54:05de l'Essonne
00:54:06ni d'entrer en contact
00:54:07avec les commis
00:54:07en examen
00:54:08ou de détenir
00:54:09une arme
00:54:10une situation
00:54:11donc très grave
00:54:12pour la maman
00:54:12de Chenséline
00:54:13on pense beaucoup
00:54:14à elle ce matin
00:54:15d'après nos informations
00:54:16elle est effondrée
00:54:17en colère aussi
00:54:18et puis elle a peur
00:54:19parce qu'il y a aussi
00:54:20toujours un risque
00:54:21de représailles
00:54:22pour les familles
00:54:23de victimes
00:54:23on le comprend aisément
00:54:25on a un avocat
00:54:25ça tombe bien
00:54:26Alain Bensoussan
00:54:28ce vide juridique
00:54:29et vos confrères
00:54:30sont rentrés
00:54:30dans ce vide juridique
00:54:32pour obtenir
00:54:33la libération
00:54:34de leurs clients
00:54:36permettez
00:54:36de reprendre la formule
00:54:38on n'a pas un vide juridique
00:54:39ma formule n'est pas exact
00:54:40c'est une erreur
00:54:43c'est une erreur
00:54:44c'est une erreur
00:54:45d'organisation
00:54:47administrative
00:54:47légale
00:54:48d'accord
00:54:48j'ai bien réconcise
00:54:49que le vide juridique
00:54:50ce serait élégant
00:54:52là ça n'a aucune élégance
00:54:54c'est la vraie erreur
00:54:55le conseil constitutionnel
00:54:57à travers
00:54:58deux grands principes
00:54:59pour les mineurs
00:55:00ça doit être différent
00:55:01des majeurs
00:55:01tel n'était pas le cas
00:55:02et deuxièmement
00:55:03pour les mineurs
00:55:04intervention
00:55:05effectivement
00:55:06de la loi
00:55:06tel n'était pas le cas
00:55:07alors le conseil constitutionnel
00:55:09décide
00:55:10d'arrêter ce texte
00:55:13de mettre un terme
00:55:14à ce texte
00:55:15mais comme il n'a pas
00:55:15comme il le dit
00:55:16le conseil constitutionnel
00:55:17un pouvoir parlementaire
00:55:18à ce niveau là
00:55:19et de donner
00:55:20le vrai texte
00:55:21le texte qu'il pourrait
00:55:22effectivement accepter
00:55:23et bien il décide
00:55:24à l'état
00:55:24de lui donner
00:55:25un an
00:55:26il avait jusqu'au
00:55:271er juillet 2026
00:55:29pour prendre simplement
00:55:30un texte
00:55:31donc il n'y avait pas
00:55:32de vide juridique
00:55:33si on prend ce terme
00:55:34il y a eu un vide juridique
00:55:36je retire le terme
00:55:37je retire le terme
00:55:38j'ai compris
00:55:38effectivement c'est une erreur
00:55:39d'organisation
00:55:40il n'y avait pas de texte
00:55:42il n'y avait pas de loi
00:55:43pour permettre de maintenir
00:55:44effectivement
00:55:45ces personnes
00:55:46en détention
00:55:47et les avocats
00:55:48ont fait leur métier
00:55:49dans un état de droit
00:55:50on ne peut pas maintenir
00:55:51des gens en rétention
00:55:52plutôt en détention
00:55:54sans avoir
00:55:55effectivement
00:55:58de texte
00:55:58applicable
00:55:59oui c'est ça
00:56:00Olivier Vial
00:56:01ce qui est scandaleux
00:56:02et ce qui est vraiment
00:56:03pardonnez-moi l'expression
00:56:04dégueulasse
00:56:04c'est cette vidéo
00:56:05qui circule
00:56:06et Sabrina
00:56:07l'a très justement dit
00:56:08on se met
00:56:09et on ne peut pas
00:56:10d'ailleurs
00:56:10quand je dis ça
00:56:11c'est ridicule
00:56:11mais on peut se mettre
00:56:12à la place
00:56:13des parents
00:56:14de Shem Sedin
00:56:14de voir
00:56:16ces jeunes
00:56:16en train
00:56:17de se congratuler
00:56:18ça y est
00:56:19ils bombent le torse
00:56:20ils sont contents
00:56:20ils sortent de la prison
00:56:21tout va bien
00:56:23malheureusement
00:56:23au-delà
00:56:24de toutes les raisons juridiques
00:56:26de l'autre côté
00:56:26effectivement
00:56:27on a une sorte
00:56:27d'impunité
00:56:29un sentiment d'impunité
00:56:30qui continue
00:56:31à progresser
00:56:32et qui fait
00:56:33qu'aujourd'hui
00:56:33notamment
00:56:34dans une partie
00:56:34de la jeunesse
00:56:35il y a
00:56:37la violence
00:56:37cette violence-là
00:56:39elle devient
00:56:39à la fois virtuelle
00:56:40et elle devient
00:56:41un langage
00:56:42commun
00:56:43et c'est ce qui leur permet
00:56:44de gravir les échelons
00:56:47et là on a l'impression
00:56:47qu'effectivement
00:56:48leur passage en prison
00:56:49n'est pas une punition
00:56:51mais presque un moyen
00:56:52d'être respecté
00:56:54dans leur quartier
00:56:54qui sont célébrés
00:56:55comme des héros
00:56:56ils sont allés
00:56:58à la casse-prison
00:56:58ils sortent
00:56:58ils sont des héros
00:56:59effectivement
00:56:59on le trouve
00:57:00de plus en plus souvent
00:57:01et ce qui explique
00:57:02en partie
00:57:03qu'aujourd'hui
00:57:03chez les mineurs
00:57:04on a une augmentation
00:57:06considérable
00:57:07le nombre de meurtres
00:57:09et de tentatives
00:57:09de meurtres
00:57:10chez les mineurs
00:57:10a été
00:57:11multiplié par deux
00:57:12le nombre d'agressions
00:57:13sous forme de harcèlement
00:57:14dans l'école
00:57:15a été multiplié par neuf
00:57:16donc effectivement
00:57:17tout ça
00:57:17c'est quelque chose
00:57:18qu'on retrouve beaucoup
00:57:19et malheureusement
00:57:20en faisant ça
00:57:21ça donne un message
00:57:22qui est très large
00:57:24et qui ne concerne pas
00:57:25simplement les agresseurs
00:57:26mais finalement
00:57:27leurs petits frères
00:57:28leurs petits fils
00:57:28qui se disent tous
00:57:29il y a un moyen
00:57:30effectivement
00:57:31de progresser
00:57:32dans cette société
00:57:33clanique
00:57:34c'est de commettre
00:57:35des violences
00:57:35et c'est ce qui
00:57:36vous fait arriver
00:57:38à un certain grade
00:57:39finalement
00:57:40très dangereux
00:57:41qui veut réagir
00:57:41très rapidement
00:57:42parce que je voudrais
00:57:42qu'on prenne un peu de temps
00:57:43avec Didier Rechner
00:57:44qui est venu nous voir
00:57:45pour évoquer le casse du siècle
00:57:46je ne sais pas si on peut
00:57:47parler de casse du siècle
00:57:48mais enfin c'est un beau casse
00:57:49quand même
00:57:49pour le moment
00:57:50oui le siècle n'est pas terminé
00:57:51oui voilà
00:57:51c'est pas terminé
00:57:52deux mots rapidement
00:57:53oui très rapidement
00:57:54donc je comprends
00:57:55sous votre contrôle
00:57:56maître
00:57:56que c'est davantage
00:57:57un problème des politiques
00:57:59plutôt qu'un problème
00:58:00évidemment juridique
00:58:01en revanche
00:58:02est-ce qu'on ne peut pas poser
00:58:03donc là je vous pose plus
00:58:04une question d'ailleurs
00:58:04est-ce qu'on ne peut pas poser
00:58:05c'est la question
00:58:06sur la décision
00:58:07elle-même du conseil
00:58:08constituel
00:58:08qui s'appuie
00:58:09sur le principe
00:58:10de juger différemment
00:58:11les mineurs des majeurs
00:58:13en disant que ça relève
00:58:14de la constitution
00:58:15sauf erreur de ma part
00:58:16dans la constitution
00:58:17il est nullement mentionné
00:58:19cette disposition-là
00:58:20c'est plutôt
00:58:20une décision jurisprudentielle
00:58:23du conseil constitutionnel
00:58:24de 2002
00:58:25me semble
00:58:25de mémoire
00:58:26de août 2002
00:58:26qui justement consacre
00:58:28un principe
00:58:28en se reposant
00:58:29sur ce qu'il appelle
00:58:30le bloc de constitutionnalité
00:58:31et donc en interprétant
00:58:33des principes généraux
00:58:35et ça
00:58:35je trouve que
00:58:36les français n'ont pas voté
00:58:38pour ça
00:58:38c'est-à-dire que
00:58:38parce que c'est aussi
00:58:40un des enjeux
00:58:41pour la présidentielle
00:58:41on a parlé beaucoup
00:58:43de la proposition de loi
00:58:44Gabriel Attal
00:58:45qui a été censurée
00:58:47par le conseil constitutionnel
00:58:48sur certains motifs
00:58:49pour lesquels
00:58:50les français
00:58:50n'ont jamais voté
00:58:51et ça
00:58:52c'est un enjeu
00:58:54qui me paraît
00:58:54très important
00:58:55c'est qu'on a
00:58:55un certain nombre
00:58:56de décisions jurisprudentielles
00:58:57prises par le conseil constitutionnel
00:59:00qui ensuite après
00:59:00s'appuient sur celle-ci
00:59:02pour ensuite après
00:59:03censurer l'action
00:59:04des représentants
00:59:05de la nation
00:59:06et l'action
00:59:06des parlementaires
00:59:09vous vouliez parler
00:59:10mais je n'ai pas le temps
00:59:11ça ne vous dérange pas
00:59:12que je ne vous fasse pas
00:59:13ne pas réagir sur le sujet
00:59:15puisque le temps nous presse
00:59:16on a beaucoup de sujets
00:59:17à évoquer ensemble
00:59:18et Didier Agner
00:59:19est avec nous
00:59:20et je voudrais qu'on prenne
00:59:21le temps
00:59:21puisque je voudrais
00:59:22qu'on revienne
00:59:22sur ce braquage
00:59:23du lourd
00:59:25ils étaient plutôt silencieux
00:59:26les braqueurs
00:59:27et visiblement
00:59:28ils se sont exprimés
00:59:29et d'après leur déclaration
00:59:31ils étaient recrutés
00:59:32pour commettre ce casse
00:59:34par un commanditaire
00:59:34souhaitant vendre les bijoux
00:59:36en échange de 15 à 25 000 euros
00:59:38en substance
00:59:40c'est ce que j'ai lu
00:59:41dans Le Monde
00:59:43je ne sais pas
00:59:44je ne suis pas hors place
00:59:45je sais qu'ils peuvent mentir aussi
00:59:46c'est d'ailleurs ce qui est dit
00:59:47aussi dans l'article
00:59:49pour le moment
00:59:49on n'a pas eu
00:59:50c'est pas sûr
00:59:52encore qu'il y ait
00:59:52un commanditaire
00:59:53il y a encore des doutes
00:59:54une part de doute
00:59:55j'ai cru comprendre
00:59:56que dans l'enquête
00:59:57il n'y avait pas d'éléments
00:59:58qui montraient cela
00:59:59alors est-ce qu'ils disent
01:00:00la vérité ou pas
01:00:00ça je suis incapable
01:00:02de le dire
01:00:03simplement on sait
01:00:04que pour le moment
01:00:04les bijoux
01:00:04on ne les a toujours pas retrouvés
01:00:06et c'est vrai
01:00:06c'est le casse du siècle
01:00:08on en a beaucoup parlé
01:00:10c'est le casse du siècle
01:00:11le monde entier
01:00:11on a parlé
01:00:12tout le monde en a parlé
01:00:13oui c'est le casse du siècle
01:00:13pour cela au moins
01:00:14puis c'est vrai que le butin
01:00:15est prestigieux
01:00:17et c'est une grave
01:00:19attente au patrimoine
01:00:21quand vous dites
01:00:2215 à 20 000 euros
01:00:23ça paraît dérisoire
01:00:24par rapport au montant
01:00:26du butin
01:00:26le montant du butin
01:00:27c'est très difficile
01:00:28on a parlé des 80 millions d'euros
01:00:30ce qui ne veut pas dire grand chose
01:00:31parce que les bijoux
01:00:32en octel sont invendables
01:00:33si on les dépaisse
01:00:34j'ai cru comprendre aussi
01:00:35d'après les spécialistes
01:00:36qu'il n'y avait pas
01:00:36les diamants sont petits
01:00:38la plupart des diamants
01:00:40donc qui pourra acheter ça
01:00:41dans 80 millions d'euros
01:00:42c'est un peu abstrait
01:00:43en revanche
01:00:44ce qu'on sait
01:00:44c'est que tous ces bijoux
01:00:45la plupart
01:00:46avaient été acquis récemment
01:00:47par le Louvre
01:00:48dans les 20 ou 30 dernières années
01:00:49sachant qu'une partie
01:00:50des bijoux de la couronne
01:00:51avait été vendus
01:00:52sous la troisième république
01:00:53on en a racheté certains
01:00:54et que certains de ces bijoux
01:00:55là venaient de la famille d'Orléans
01:00:56ils ont été achetés sur le marché
01:00:57donc quand on dit
01:00:58c'est inestimable
01:00:59c'est toujours estimable
01:01:00même du point de vue patrimonial
01:01:02mais voilà
01:01:02c'est surtout effectivement
01:01:04inestimable
01:01:04en termes d'importance patrimoniale
01:01:06en termes d'argent
01:01:07c'est estimable
01:01:08je doute que les 80 millions d'euros
01:01:09ceux qui ont volé
01:01:10ces bijoux
01:01:11les retrouvent
01:01:12avec le recul
01:01:13depuis ce braquage
01:01:14quel est votre
01:01:15parce qu'on vous a beaucoup reçu
01:01:17au moment de ce braquage
01:01:19on voit qu'on n'a toujours
01:01:20pas de nouvelles
01:01:20des bijoux
01:01:22je serais surpris
01:01:23parce qu'Emmanuel Macron
01:01:24a dit qu'on allait les retrouver
01:01:24assez vite
01:01:25d'après ce que je l'avais dit
01:01:26bon enfin non
01:01:27là je plaisante
01:01:28mais c'est vrai que
01:01:29pour le moment
01:01:30oui on ne les retrouve pas
01:01:31alors je rappelle à chaque fois
01:01:33que les bijoux de Dresde
01:01:35à Dresde
01:01:35il y a eu un vol
01:01:36un peu comparable
01:01:37de bijoux
01:01:38un peu comparable également
01:01:39des bijoux montés
01:01:40des diamants montés
01:01:41en bijoux etc
01:01:42historique
01:01:42on les avait retrouvés
01:01:43je crois deux ou trois
01:01:44ou quatre ans plus tard
01:01:45on peut encore les retrouver
01:01:46mais c'est vrai que
01:01:47plus le temps passe
01:01:48moins c'est probable
01:01:49oui
01:01:49vous êtes plutôt pessimiste
01:01:51j'aime bien être optimiste
01:01:52en général
01:01:53donc je resterai optimiste
01:01:55Syriam
01:01:55cette histoire
01:01:56à Brac à Dombresque
01:01:58le vol
01:01:59parce que même les objets
01:02:00sont presque devenus secondaires
01:02:01ce qu'on a tous retenu
01:02:02et les gens ce qu'ils ont retenu
01:02:03c'est comment le Louvre
01:02:05symbole national
01:02:06a-t-il pu être volé
01:02:07il y a eu un commando
01:02:08il y a eu de l'audace
01:02:10finalement
01:02:10c'est même temps
01:02:12moins l'objet
01:02:13que le fait
01:02:14que notre patrimoine
01:02:15est-ce que notre patrimoine
01:02:17est suffisamment protégé
01:02:18aujourd'hui
01:02:19pour moi
01:02:20c'est la question
01:02:20la plus globale
01:02:21et qu'il y a de nouvelles
01:02:22formes de vol
01:02:22parce que derrière ça
01:02:23c'est juste l'identité
01:02:25la France
01:02:26sa notoriété
01:02:27son image
01:02:28internationale
01:02:29oui son image
01:02:29à l'international
01:02:30les vols sont toujours possibles
01:02:31simplement on a bien vu
01:02:32et d'ailleurs
01:02:33on a fini au bout de
01:02:34beaucoup de temps
01:02:35par en tirer
01:02:36les conséquences
01:02:37et donc
01:02:38de faire partir
01:02:39la présidente du Louvre
01:02:40on a vu qu'on n'avait pas
01:02:41tout fait pour
01:02:42ce qu'il fallait faire
01:02:43pour empêcher cela
01:02:44mais c'est toujours possible
01:02:45ce qui m'a étonné encore
01:02:46c'est qu'il y a quelques jours
01:02:47il y a eu un nouveau vol
01:02:48au musée Lalique
01:02:49et là ce sont des bijoux
01:02:51qui ont été volés
01:02:52une fois de plus
01:02:52mais ce sont des bijoux
01:02:53de Lalique
01:02:53donc vers 1900
01:02:54des bijoux surtout faits de verre
01:02:56avec un petit peu
01:02:57de métaux précieux
01:02:58mais très peu
01:02:59donc ce n'est pas des bijoux
01:03:00qu'on va heureusement
01:03:01qu'on va dépecer
01:03:02donc j'espère qu'on les retrouvera
01:03:03moi je m'interroge toujours
01:03:06qui peut voler
01:03:07des oeuvres pareilles
01:03:08qui sont invendables
01:03:09en fait
01:03:10elles sont invendables
01:03:11donc s'il y a un commanditaire
01:03:12moi je veux bien
01:03:12mais tous les policiers
01:03:14avec lesquels je parle
01:03:15me disent
01:03:15ils n'ont jamais vu
01:03:19des collectionneurs fous
01:03:20qui passeraient une commande
01:03:22c'est moins vrai
01:03:23pour les vases chinois
01:03:24etc.
01:03:25où il y a des commanditaires
01:03:25en Chine
01:03:26ça on le sait
01:03:26puis après quand ils partent
01:03:27en Chine
01:03:27on ne les reverra pas
01:03:28mais là je ne sais pas
01:03:29je ne sais pas
01:03:31à qui peut profiter
01:03:32ces vols
01:03:33Deux mots
01:03:34avant de vous libérer
01:03:35Notre-Dame de Paris
01:03:36où évidemment
01:03:37on limite les visites
01:03:38j'aimerais vous avoir
01:03:39là-dessus
01:03:40qu'est-ce que vous en pensez ?
01:03:41On limite les visites
01:03:43oui
01:03:43alors je pense
01:03:44quand il y a beaucoup de visites
01:03:44on est obligé de les limiter
01:03:45là ça concerne les guides
01:03:46ça concerne les guides
01:03:47conférenciers
01:03:48en fait ça ne concerne pas
01:03:49oui il y a des visites
01:03:51mais de toute façon
01:03:51on doit réserver à l'avance
01:03:53et ça limite forcément
01:03:54les visites
01:03:55là c'est les guides conférenciers
01:03:56qui même pour 6 personnes
01:03:57devront réserver
01:03:59alors
01:04:00on peut comprendre
01:04:01que ça peut faire du bruit
01:04:02maintenant il existe
01:04:02des systèmes
01:04:03qui permettent à un guide
01:04:04de parler
01:04:04et d'avoir des micros
01:04:05pour chaque personne
01:04:06donc ça ne fait pas
01:04:06beaucoup de bruit
01:04:08les guides conférenciers
01:04:09en même temps
01:04:09ils ont besoin de vivre
01:04:10ils ont eu pendant
01:04:11plusieurs années
01:04:11Notre-Dame
01:04:12ils n'avaient plus
01:04:12Notre-Dame
01:04:13là maintenant on les empêche
01:04:14de travailler
01:04:15je considère que l'église
01:04:16devrait peut-être
01:04:16être un peu charitable
01:04:18avec eux
01:04:19oui mais enfin
01:04:19c'est le symbole quand même
01:04:20là aussi
01:04:21on parle de symbole
01:04:22avec le musée du Louvre
01:04:22c'est-à-dire qu'on dit
01:04:23effectivement
01:04:24Notre-Dame n'est pas un musée
01:04:25mais c'est d'abord
01:04:27un lieu de culte
01:04:27évidemment
01:04:28mais c'est aussi
01:04:29un conservatoire
01:04:30d'objets d'art
01:04:30et d'oeuvres d'art
01:04:31qu'on peut aller voir
01:04:32qu'on doit aller voir
01:04:33et qui ont le droit
01:04:34d'être expliqués
01:04:35par éventuellement
01:04:35des guides conférenciers
01:04:36auprès de
01:04:37moi je pense vraiment
01:04:38à ces guides conférenciers
01:04:38c'est des gens
01:04:39qui ne roulent pas sur l'or
01:04:40donc
01:04:42dans plein de musées
01:04:43on les empêche
01:04:43de plus en plus
01:04:44de travailler
01:04:44alors évidemment
01:04:45il faut qu'ils travaillent
01:04:46sans gêner les autres personnes
01:04:48mais je pense que tout ça
01:04:49peut se faire
01:04:49de manière civilisée
01:04:51bon merci en tous les cas
01:04:52c'est toujours un bonheur
01:04:52de vous recevoir
01:04:53dans nos émissions
01:04:54pour votre éclairage
01:04:56on va marquer une pause
01:04:57avant la dernière ligne droite
01:04:58tiens on va partir
01:04:59du côté d'Ivry-sur-Seine
01:05:00pourquoi je vais vous amener
01:05:01du côté d'Ivry-sur-Seine
01:05:02parce qu'on a appris
01:05:02que les élus
01:05:03venaient de voter
01:05:04une subvention
01:05:04de 46 000 euros
01:05:06au Mali
01:05:07c'est pas une petite somme
01:05:09et quand on sait
01:05:10comment le Mali
01:05:12traite la France
01:05:13on peut légitimement
01:05:14s'interroger
01:05:15on aura la réaction
01:05:16d'un conseiller municipal
01:05:17d'opposition
01:05:17qui s'appelle
01:05:18Kevin Nader
01:05:18qui est conseiller
01:05:19municipal d'opposition
01:05:20RN
01:05:20on lui posera la question
01:05:22puis on va en débattre
01:05:23ensemble
01:05:24c'est vrai
01:05:25autant d'argent
01:05:26pour un pays
01:05:27qui n'a pas vraiment
01:05:28très bien traité
01:05:30notre pays
01:05:31ça peut poser problème
01:05:32et ça peut faire débat
01:05:34et on va en débattre
01:05:34restez avec
01:05:35il est quasiment
01:05:4012h30
01:05:41merci de nous accueillir
01:05:42c'est déjà la dernière
01:05:43ligne droite
01:05:44de ce Midi News
01:05:45de ce dimanche
01:05:46avant de poursuivre
01:05:47nos débats
01:05:47point de l'info
01:05:48tour de l'info
01:05:49Alexandra Thumbo
01:05:53300 personnes
01:05:54ont été évacuées
01:05:55hier soir
01:05:56d'un quartier
01:05:56de Sarcelles
01:05:57dans le Val d'Oise
01:05:58pour déminer
01:05:58un véhicule
01:05:59volé et suspect
01:06:01aux abords
01:06:01d'un cinéma
01:06:02et de restaurant
01:06:02signalé par la direction
01:06:04générale de la sécurité
01:06:05intérieure
01:06:06ils contenaient des armes
01:06:07et les autorités
01:06:08craignaient qu'ils puissent
01:06:08être utilisés
01:06:09contre la communauté juive
01:06:1110 incendies
01:06:12sont en cours
01:06:13en France
01:06:13un bilan revu
01:06:14à la hausse
01:06:15la météo des forêts
01:06:16alerte sur le danger
01:06:17très élevé de feu
01:06:18en Haute-Garonne
01:06:18notamment
01:06:19depuis le début de l'été
01:06:20près de 12 000 hectares
01:06:21sont partis en fumée
01:06:22dans l'Hexagone
01:06:23plus de 25 000 au total
01:06:25depuis le début de l'année
01:06:26d'après la sécurité civile
01:06:27c'est le double
01:06:28par rapport à 2025
01:06:29et puis à l'international
01:06:31américain et iranien
01:06:32ont repris les hostilités
01:06:33ce dimanche
01:06:34conséquence
01:06:35le détroit d'Ormuzanou
01:06:36fermé par Téhéran
01:06:37et jusqu'à nouvel ordre
01:06:38les états du Golfe
01:06:39ont condamné
01:06:40les attaques iraniennes
01:06:41contre leur territoire
01:06:42après les salves de missiles
01:06:44lancées par la république
01:06:45islamique
01:06:45en représailles
01:06:46aux frappes américaines
01:06:48et c'est déjà fini
01:06:49c'est fini
01:06:50merci beaucoup Sandra
01:06:52je vais saluer
01:06:53Kevin Nader
01:06:53qui est avec nous
01:06:54qui est conseiller
01:06:55municipal d'opposition
01:06:56RN
01:06:57à Ivry-sur-Seine
01:06:58bonjour Kevin Nader
01:06:59merci d'avoir accepté
01:07:00notre invitation
01:07:01pourquoi je vous amène
01:07:02du côté d'Ivry-sur-Seine
01:07:04et vous allez réagir
01:07:05puisqu'on a appris
01:07:06que les élus
01:07:07viennent de voter
01:07:07une subvention
01:07:08de 46 000 euros
01:07:10au Mali
01:07:10et quand on voit
01:07:11comment le Mali
01:07:12a traité la France
01:07:13on peut légitimement
01:07:14se poser là
01:07:15la question
01:07:15on voit tout cela
01:07:16avec François Tiskevitch
01:07:17et je reviens vers vous
01:07:18très vite
01:07:19Kevin Nader
01:07:19François Tiskevitch
01:07:22Ce vœu est adopté
01:07:23Le 2 juillet dernier
01:07:25le conseil municipal
01:07:26d'Ivry-sur-Seine
01:07:27adopte le vœu
01:07:29présenté par Fenda Diara
01:07:30adjointe au maire
01:07:31du Front Populaire
01:07:32nous souhaitons exprimer
01:07:33notre solidarité
01:07:34envers le peuple malien
01:07:35condamner les violences
01:07:37et les actes terroristes
01:07:38qui frappent
01:07:39les populations civiles
01:07:40et réaffirmer
01:07:41notre attachement
01:07:41aux valeurs de paix
01:07:43de fraternité
01:07:44et de dialogue
01:07:44entre les peuples
01:07:45une décision
01:07:46vivement critiquée
01:07:48par le conseiller municipal
01:07:49du rassemblement national
01:07:50Kevin Nader
01:07:51il dénonce notamment
01:07:52le contexte politique
01:07:54actuel à Bamako
01:07:54et le sentiment
01:07:55anti-français
01:07:56qui y règne
01:07:57avant de venir
01:07:58nous donner des leçons
01:07:59de solidarité
01:07:59internationale
01:08:00ayons au moins
01:08:01la décence
01:08:02de nous souvenir
01:08:03de ces soldats
01:08:04morts au Sahel
01:08:05et au Mali
01:08:06ils sont partis
01:08:07pour lutter
01:08:07contre le terrorisme
01:08:08dont vous parlez
01:08:09protéger des populations
01:08:10empêcher l'effondrement
01:08:11d'un état
01:08:12et défendre aussi
01:08:13la sécurité de la France
01:08:14et comment cela
01:08:15s'est-il terminé
01:08:16par le départ
01:08:17des français
01:08:17par une dégradation
01:08:19profonde
01:08:19des relations
01:08:20avec Bamako
01:08:20par une jeune
01:08:21qui ne voulait plus
01:08:22de notre présence
01:08:22par l'arrivée
01:08:23de Wagner
01:08:24et par un discours
01:08:25anti-français
01:08:26entretenu
01:08:26pendant des années
01:08:27ce vœu de solidarité
01:08:29prévoirait le versement
01:08:30d'une subvention
01:08:31de 46 000 euros
01:08:32étalée sur 4 ans
01:08:33afin de soutenir
01:08:35des projets
01:08:36de développement
01:08:36au Mali
01:08:37ce choix
01:08:38soulève également
01:08:39la question
01:08:40de la situation
01:08:40financière
01:08:41de la commune
01:08:42au 1er janvier
01:08:432026
01:08:44la dette d'Ivry-sur-Seine
01:08:45s'élevait
01:08:46à plus de 90 millions
01:08:47d'euros
01:08:50merci
01:08:50Kevin Nader
01:08:51vous avez vu
01:08:51dans le sujet
01:08:52intervenir
01:08:52au cours
01:08:53de ce conseil
01:08:54municipal
01:08:54qui sont
01:08:55assez houleux
01:08:55c'est le moins
01:08:56qu'on puisse dire
01:08:56du côté
01:08:57d'Ivry-sur-Seine
01:08:58c'est vrai
01:08:59qu'on a du mal
01:08:59à comprendre
01:09:00ces 46 000 euros
01:09:01quand on voit
01:09:02la façon
01:09:03dont le Mali
01:09:03a traité la France
01:09:06indiscutablement
01:09:06ça peut poser question
01:09:07et on en parlera
01:09:08avec nos invités
01:09:14alors on a un petit
01:09:15problème de connexion
01:09:16est-ce qu'on peut
01:09:17me dire
01:09:17si la connexion
01:09:18fonctionne avec
01:09:19Kevin Nader
01:09:21avant de retrouver
01:09:22Kevin Nader
01:09:23Olivier Vial
01:09:23c'est vrai qu'on peut
01:09:24légitimement se poser
01:09:25la question
01:09:25on peut se poser
01:09:26la question
01:09:26alors là c'est pour
01:09:27le Mali
01:09:28effectivement le contexte
01:09:29on l'a rappelé
01:09:30le Mali depuis
01:09:31quelques années
01:09:32après la France
01:09:33a été quand même
01:09:34très très engagée
01:09:36puisque c'est grâce
01:09:37à la France
01:09:37notamment
01:09:38et au plan Barkhane
01:09:39qu'on avait réussi
01:09:39à repousser
01:09:41pendant un temps
01:09:41les djihadistes
01:09:43qui aujourd'hui
01:09:44depuis que la France
01:09:44est partie
01:09:45ont repris
01:09:46le contrôle
01:09:47de pan entier
01:09:47et effectivement
01:09:49le gouvernement
01:09:50au pouvoir
01:09:50la junte au pouvoir
01:09:51a tout fait
01:09:52pour mettre
01:09:53la France dehors
01:09:54avec le soutien
01:09:56effectivement
01:09:57de Wagner
01:09:57pendant un moment
01:09:58mais on pourrait
01:09:59se poser la question
01:09:59dans plein d'autres
01:10:00endroits
01:10:01la question
01:10:02qui est légitime
01:10:03aujourd'hui
01:10:03c'est
01:10:03est-ce que
01:10:04des municipalités
01:10:05ont
01:10:07intérêt
01:10:08même le droit
01:10:09en tout cas
01:10:10la légitimité
01:10:11pour verser
01:10:12des subventions
01:10:12qui n'impactent pas
01:10:14les citoyens
01:10:15de leurs communes
01:10:16mais de façon
01:10:17totalement
01:10:19virtuelle
01:10:20des populations
01:10:22extrêmement locales
01:10:23on a eu ça
01:10:24mais je vous rappelle
01:10:25que
01:10:25il y a récemment
01:10:26l'Europe
01:10:27avait financé
01:10:28une subvention
01:10:29pour le genre
01:10:31des vignerons
01:10:32néo-zélandais
01:10:34donc on se pose
01:10:35quand même
01:10:35la question
01:10:36quelquefois
01:10:36de savoir
01:10:37si les subventions
01:10:38sont réellement
01:10:39sérieuses
01:10:40alors on a branché
01:10:41le fil rouge
01:10:41avec le fil vert
01:10:42on a trouvé
01:10:43Kévin Nader
01:10:43qui est avec nous
01:10:44donc conseiller
01:10:45municipal
01:10:45d'opposition
01:10:46du RN
01:10:46oui
01:10:47ça vous révolte
01:10:48cette
01:10:48cette subvention
01:10:50de 46 000 euros
01:10:51ben oui
01:10:52tout à fait
01:10:53écoutez
01:10:53on comprend vite
01:10:54on comprend vite
01:10:55tout
01:10:55quand on voit
01:10:56qu'il y a un adjoint
01:10:57aux solidarités
01:10:58internationales
01:10:59à Ivry-sur-Seine
01:11:01solidarité
01:11:01internationale
01:11:02en quoi ça devrait
01:11:03concerner la ville
01:11:04d'Ivry-sur-Seine
01:11:04moi je me pose
01:11:05toujours la question
01:11:06et je me la pose
01:11:07à chaque conseil
01:11:08municipal
01:11:09en fait
01:11:09lorsqu'une délibération
01:11:11concerne
01:11:12l'allocation
01:11:13de fonds publics
01:11:14du contribuable
01:11:15ivrien
01:11:17à l'international
01:11:18en l'occurrence
01:11:19là c'était pour le Mali
01:11:20c'était une convention
01:11:20d'objectifs
01:11:21pour vocation
01:11:22d'allouer
01:11:2446 804 euros
01:11:26dans un village
01:11:27avec lequel
01:11:28Ivry-sur-Seine
01:11:29est jumelé
01:11:29le village
01:11:30de Dianquirdé
01:11:31au Mali
01:11:31mais quand on voit
01:11:32le sentiment
01:11:33anti-français
01:11:34qui a gagné
01:11:35le Mali
01:11:35et puis le sang
01:11:36versé surtout
01:11:37par nos soldats
01:11:38on a du mal
01:11:38à comprendre
01:11:39la légitimité
01:11:40de cette subvention
01:11:40et davantage
01:11:42à comprendre
01:11:42la légitimité
01:11:43d'une ville
01:11:44à faire
01:11:45de la politique
01:11:45internationale
01:11:46je rappelle
01:11:47qu'Ivry-sur-Seine
01:11:47c'est une ville
01:11:48qui a près
01:11:49de 240 millions
01:11:50d'euros
01:11:50de budget
01:11:51c'est plus de
01:11:512 milliards
01:11:52d'euros
01:11:52de dépensés
01:11:53sur 10 ans
01:11:54c'est une somme
01:11:55assez considérable
01:11:56c'est l'argent
01:11:57des français
01:11:58c'est l'argent
01:11:59des ivriens
01:11:59et on ne voit
01:12:01toujours pas
01:12:01la couleur
01:12:02de cet argent
01:12:03finalement
01:12:03et c'est la raison
01:12:04principale
01:12:05de mon engagement
01:12:06c'était pour
01:12:07défendre
01:12:07finalement
01:12:08les contribuables
01:12:09ivriens
01:12:09à Ivry-sur-Seine
01:12:10et mettre en lumière
01:12:11le mauvais
01:12:13usage
01:12:13des deniers publics
01:12:15et ça inquiète
01:12:16en fait
01:12:16finalement
01:12:17on se pose
01:12:17beaucoup de questions
01:12:18on se dit
01:12:18mais combien
01:12:19d'autres communes
01:12:20font ça
01:12:21et on comprend
01:12:23vite
01:12:23finalement
01:12:25les gaspillages
01:12:26budgétaires
01:12:27les endettements
01:12:28et la mauvaise
01:12:29gestion communale
01:12:30surtout des villes
01:12:31communistes
01:12:31et d'extrême gauche
01:12:32qu'est-ce qu'on vous a répondu
01:12:34lorsque vous a interpellé
01:12:34le maire
01:12:36et le conseil municipal
01:12:40comme d'habitude
01:12:41je n'ai pas de grossier
01:12:42mais comme d'habitude
01:12:43je me fais conspuer
01:12:44je me fais reléguer
01:12:46à mon petit poste
01:12:47de conseiller municipal
01:12:50vous savez
01:12:51ils me donnent la parole
01:12:52mais ils me donnent la parole
01:12:53parce que c'est le droit
01:12:55s'ils pouvaient me faire taire
01:12:58ils aimeraient beaucoup
01:12:59me faire taire
01:12:59donc c'est toujours
01:13:01la même chose
01:13:02c'est toujours
01:13:02des délibérations
01:13:03aussi ahurissantes
01:13:06que cette subvention
01:13:07au Mali
01:13:08que ce vœu de solidarité
01:13:09avec le Mali
01:13:10que l'accueil
01:13:11des réfugiés
01:13:11Sarah
01:13:12oui encore
01:13:12on n'est pas contre
01:13:13les enfants
01:13:13mais bon
01:13:14il y a d'autres priorités
01:13:15à Ivry-sur-Seine
01:13:15il y a beaucoup de pauvreté
01:13:17et chaque prise de parole
01:13:18est ponctuée
01:13:19un peu
01:13:20de monsieur Nader
01:13:21vous êtes hors sol
01:13:22alors que je suis le seul
01:13:24enraciné finalement
01:13:25à Ivry-sur-Seine
01:13:25et que ce sont eux
01:13:27qui sont
01:13:27à l'international
01:13:29et cette vocation internationale
01:13:31qu'à Ivry-sur-Seine
01:13:32exprime finalement
01:13:33une impuissance
01:13:33qu'ils ont
01:13:34à gérer leur ville
01:13:35et c'est ça
01:13:36qui est assez intéressant
01:13:37puisqu'on ne peut rien faire
01:13:38chez nous
01:13:38puisqu'on ne veut rien faire
01:13:39chez nous
01:13:40et bien on va faire
01:13:41à l'étranger
01:13:42on va faire
01:13:43chez nos voisins
01:13:44lointains
01:13:45et finalement
01:13:46les Ivriens
01:13:47n'en bénéficient
01:13:49absolument pas
01:13:50et c'est ça
01:13:50qui est dommage
01:13:51c'est ça
01:13:51qui est déplorable
01:13:52moi j'ai dit
01:13:53aux Ivriens
01:13:54qui ont voté pour moi
01:13:55et qui m'ont accordé
01:13:58de leur confiance
01:13:58que j'ai pu redresser
01:14:00leur ville
01:14:01déjà en l'espace
01:14:02de trois ans et demi
01:14:03avec une police municipale
01:14:0546 000 euros
01:14:06c'est déjà
01:14:06un peu plus
01:14:08que 35 000 euros
01:14:09soit la somme
01:14:10qu'il faut
01:14:11pour un policier municipal
01:14:12armé à Ivry-sur-Seine
01:14:13et ça
01:14:14c'est de l'argent
01:14:15vraiment
01:14:15qu'on peut directement
01:14:16quantifier
01:14:17et qu'on peut
01:14:17directement
01:14:19attribuer
01:14:20à un impact
01:14:21concret
01:14:21sur la vie
01:14:23quotidienne
01:14:24des habitants
01:14:24dès demain
01:14:25et puis il me semble
01:14:26que la ville
01:14:26est un petit peu
01:14:27endettée
01:14:27Kévin Nader
01:14:28ce sera ma dernière
01:14:28question
01:14:30la ville est endettée
01:14:31je crois que c'est
01:14:32environ
01:14:32quasiment 100 millions
01:14:34de dettes
01:14:35quasiment 100 millions
01:14:36de dettes
01:14:37donc soit
01:14:38un peu plus
01:14:38de 1300 euros
01:14:39par tête
01:14:40on voit une fiscalité
01:14:42toujours plus croissante
01:14:43pour compenser
01:14:44cet endettement
01:14:46voilà
01:14:46quand on a
01:14:47un endettement
01:14:48aussi massif
01:14:48est-ce qu'il est
01:14:49aussi bienvenu
01:14:50d'envoyer de l'argent
01:14:51à l'autre bout du monde
01:14:52et de ne pas l'utiliser
01:14:53pour ses propres habitants
01:14:54je pose la question
01:14:55c'était aussi la question
01:14:57que j'allais vous poser
01:14:58mais j'étais sûr
01:14:58que vous alliez
01:14:59la reprendre
01:15:01au bon
01:15:01merci en tous les cas
01:15:02Kévin Nader
01:15:03pour ce témoignage
01:15:03il est important
01:15:04de vous recevoir
01:15:05je rappelle que vous êtes
01:15:06conseiller municipal
01:15:07d'opposition RN
01:15:08et bon courage
01:15:08puisque visiblement
01:15:09il y a de l'ambiance
01:15:10du côté du conseil municipal
01:15:11d'Ivry sur scène
01:15:13merci beaucoup
01:15:14Kévin Nader
01:15:15réaction rapide
01:15:16juste la question
01:15:17qui se pose
01:15:18c'est une collectivité
01:15:19locale
01:15:19doit-elle maintenir
01:15:20sa coopération
01:15:22ses relations
01:15:22avec un pays
01:15:23qui critique
01:15:24fortement la France
01:15:24c'est le premier point
01:15:25mais derrière ça
01:15:26ce qui m'interpelle également
01:15:28c'est le problème
01:15:29de la gouvernance
01:15:29des collectivités locales
01:15:31en l'occurrence
01:15:31l'adjointe parle
01:15:32d'un montant
01:15:33de 46 000 euros
01:15:34pour des coopérations
01:15:35alors elle a dit
01:15:36j'avais noté
01:15:37un projet de développement
01:15:38mais il n'y a pas de précision
01:15:39en plusieurs fois
01:15:40il n'y a pas de précision
01:15:41et donc ça nourrit
01:15:42la suspicion
01:15:43en fait
01:15:43de la gestion
01:15:44du budget de l'Etat
01:15:45parce que
01:15:47les sources
01:15:47ou les ressources
01:15:48de financement
01:15:49d'une collectivité
01:15:50ce sont les taxes locales
01:15:51mais c'est aussi
01:15:52des subventions
01:15:53de l'Etat
01:15:53donc c'est centralisé
01:15:55ça c'est le premier point
01:15:56donc cette défiance
01:15:57envers la gouvernance locale
01:15:58qui est de plus en plus
01:15:59en plus importante
01:16:00avant on disait
01:16:01que le maire
01:16:01c'était l'élu
01:16:03le plus proche
01:16:04celui en qui
01:16:04la population
01:16:05avait de plus en plus
01:16:06confiance
01:16:07c'est de moins en moins
01:16:08le cas
01:16:08parce qu'il y a
01:16:09une vraie opacité
01:16:10notamment dans les
01:16:12conseils municipaux
01:16:13comme ça
01:16:13même sur les projets
01:16:14de BTP
01:16:15peut-être que vous le savez
01:16:16dans vos villes d'origine
01:16:17mais on voit bien
01:16:17que même la population locale
01:16:19n'est pas toujours
01:16:19infirmière
01:16:20on ne comprend pas
01:16:20les lois qui sont faites
01:16:21et là 48 000 euros
01:16:22alors que la ville
01:16:23est endettée
01:16:23c'est un non-sens
01:16:24ensuite
01:16:24cependant
01:16:25il faut bien distinguer
01:16:26qu'on est sur
01:16:27peut-être un projet
01:16:27qui existait avant
01:16:28peut-être une reconduction
01:16:30peut-être un montien
01:16:30il n'y a pas de précision
01:16:31donc finalement
01:16:32on ne sait même pas
01:16:33et contre
01:16:33vous le disiez
01:16:34sur ces associations-là
01:16:35qu'est-ce qu'elles font
01:16:36c'est pour
01:16:37quand on voit le montant
01:16:38de la dette
01:16:39et se dire
01:16:40mais on investit
01:16:4046 000 euros
01:16:41il y a peut-être
01:16:42autre chose à faire
01:16:42enfin voilà
01:16:43pour terminer
01:16:44parce que je vois
01:16:45que le temps presse
01:16:49c'est le Lothé-Garonne
01:16:51et c'est un département
01:16:52où le monde agricole
01:16:54est important
01:16:55vous savez que
01:16:55le Lothé-Garonne
01:16:57il y a le pruneau d'Agin
01:16:57entre autres
01:16:58mais pas que
01:16:58il y a la tomate de marmande
01:16:59enfin il y a plein
01:17:00de beaux produits
01:17:01mais oui
01:17:02et d'ailleurs
01:17:03le pruneau d'Agin
01:17:05est notamment
01:17:05plutôt de l'uneuf sur l'autre
01:17:06on aurait dit
01:17:06le pruneau de l'uneuf sur l'autre
01:17:09mais voilà
01:17:09ça c'est une petite histoire
01:17:10mais pourquoi je vous parle
01:17:11du Lothé-Garonne
01:17:12parce que Sonine-Rousseau
01:17:13a sévi à nouveau
01:17:14on va voir une petite séquence
01:17:16où elle s'est adressée
01:17:16aux agriculteurs
01:17:17et c'est un département
01:17:18qui vit beaucoup
01:17:19de l'agriculture
01:17:19de Lothé-Garonne
01:17:20et c'est pour ça
01:17:20que ça me touche
01:17:21et écoutez ce qu'elle a déclaré
01:17:23et puis on écoutera
01:17:23Karine Duc
01:17:24la présidente
01:17:25de la chambre d'agriculture
01:17:26du Lothé-Garonne
01:17:27qui était interrogée
01:17:29tout à l'heure
01:17:29chez notre amie
01:17:30Elodie Huchard
01:17:31mais d'abord
01:17:31regardez la séquence
01:17:32et puis vous allez réagir
01:17:34et là vous faites quoi
01:17:35exactement
01:17:36on est là pour vous
01:17:38c'est pas du tout
01:17:39pour briller médiatiquement
01:17:41j'avais compris
01:17:43pardon
01:17:43que c'était pour faire
01:17:44un peu de buzz
01:17:44vous avez en face de vous
01:17:45quelqu'un
01:17:46qui depuis 4 ans
01:17:484 ans
01:17:48n'a pas sorti
01:17:50un sou de son exploitation
01:17:51mais c'est ça le sujet
01:17:52c'est pas le barbecue
01:17:53en fait c'est ça votre sujet
01:17:54c'est votre revenu
01:17:55et la dignité
01:17:56et vous nous dites
01:17:57que vous en avez rien
01:17:58à branler de notre revenu
01:17:59non
01:18:00de la rentabilité
01:18:01parce que précisément
01:18:02non je peux que vous ayez à rentabilité
01:18:04non je peux que vous ayez à rentabilité
01:18:05non je peux que vous ayez à rentabilité
01:18:06non je peux que vous ayez à rentabilité
01:18:06je n'ai pas donné un sou à mes gosses
01:18:08depuis que je roule
01:18:09avec la voiture
01:18:10de mes parents
01:18:10non vous laissez répondre
01:18:11parce qu'en fait
01:18:12oui je pense que
01:18:13la pièce de rentabilité
01:18:14est en train de vous faire crever
01:18:15et que c'est ça
01:18:16et que c'est que vous ayez
01:18:18un revenu
01:18:18et que vous ayez un revenu
01:18:20qui vous donne
01:18:21de la dignité
01:18:22sans arrêt
01:18:23vous votez contre
01:18:23des lois agricoles
01:18:24oui absolument
01:18:25quand il s'agit de remettre
01:18:26la cétamipride
01:18:27je vote contre
01:18:27et je continuerai
01:18:28c'est terrible
01:18:38cet échange
01:18:39ce non-respect
01:18:41du monde agricole
01:18:41de la part de
01:18:42Sandrine Rousseau
01:18:43la rentabilité
01:18:44à ce sujet
01:18:44d'agro-business
01:18:45je le redis
01:18:45le revenu agricole
01:18:46c'est un sujet d'agriculteur
01:18:47il ne faut pas confondre les deux
01:18:48je n'ai rien à péter
01:18:49de la rentabilité
01:18:50et je pense que
01:18:51ce n'est pas le sujet
01:18:52quelle violence
01:18:54quel irrespect
01:18:55pour ce monde agricole
01:18:57que l'on aime
01:18:58et qui souffre
01:18:59et qui a été
01:19:00souvent
01:19:02l'oublié
01:19:03quand même
01:19:03de ceux qui nous gouvernent
01:19:05elle est habituée de ça
01:19:05parce qu'en fait
01:19:05malgré tout
01:19:06c'est pas la première fois
01:19:07malgré ce qu'elle dit là
01:19:08elle a toujours
01:19:10utilisé les agriculteurs
01:19:11comme justement
01:19:12un punching ball
01:19:14et un moyen
01:19:14de parler à son électorat
01:19:16elle
01:19:16qui est un électorat
01:19:17radical
01:19:17écologiste
01:19:18on se rappelle
01:19:19qu'elle était
01:19:19à la manif de soutien
01:19:21à Sainte-Solines
01:19:22contre les bassines
01:19:23donc aujourd'hui
01:19:24les problèmes d'irrigation
01:19:25que les agriculteurs
01:19:27connaissent
01:19:27c'est parce que justement
01:19:28il y a des gens
01:19:29qui s'opposent
01:19:30à tous les dispositifs
01:19:31d'irrigation
01:19:31et Sandrine Rousseau
01:19:33est à la tête
01:19:34de ce mouvement là
01:19:35elle a été
01:19:36c'est elle
01:19:37qui a soutenu
01:19:39mordicus
01:19:39les soulèvements
01:19:40de la terre
01:19:40qui attaque
01:19:41là aussi
01:19:41toute notre agriculture
01:19:44depuis longtemps
01:19:44et effectivement
01:19:45quand elle dit
01:19:45qu'elle se moque
01:19:46de la rentabilité
01:19:47pour une économiste
01:19:48comme elle le dit
01:19:49c'est assez
01:19:51problématique
01:19:52on voit bien
01:19:52qu'effectivement
01:19:53aujourd'hui
01:19:53c'est plus une idéologie
01:19:54décroissante
01:19:55qu'elle essaie de développer
01:19:56plutôt qu'une économie
01:19:58dans laquelle
01:19:58nos agriculteurs
01:19:59pourraient être
01:20:00un vecteur
01:20:01de souveraineté
01:20:02alors que c'est
01:20:03exactement ce qu'il faut
01:20:05qu'on arrive à mettre en place
01:20:06c'est reconquérir
01:20:07notre souveraineté alimentaire
01:20:08et ça passe par des agriculteurs
01:20:09qui justement sont rentables
01:20:11et qui justement
01:20:12sont capables
01:20:12d'être les ambassadeurs
01:20:14des produits français
01:20:15qui sont les meilleurs produits
01:20:17du monde
01:20:17d'ailleurs je ne sais pas
01:20:18mais on avait évoqué
01:20:19je ne sais pas si vous vous souvenez
01:20:19elle avait projeté
01:20:21d'acheter une petite maison
01:20:23dans les mondes arrêts
01:20:24non loin
01:20:25de Brest je crois
01:20:26dans les mondes arrêts
01:20:27dans le Finistère
01:20:28elle gère un rat
01:20:28comme une économiste
01:20:29oui et d'ailleurs
01:20:31j'avais reçu
01:20:31l'exploitant agricole
01:20:34à côté
01:20:35et je lui ai dit
01:20:35prenez-la en stage
01:20:36peut-être de formation
01:20:37peut-être
01:20:38donc je ne sais pas
01:20:38où on en est
01:20:39il faut peut-être
01:20:40qu'on fasse
01:20:40un peu d'investigation
01:20:41pour savoir
01:20:41si elle a fait
01:20:43acquisition ou pas
01:20:43de cette propriété
01:20:44non loin
01:20:45d'une exploitation agricole
01:20:46je vous ai promis
01:20:46d'écouter Karine Duc
01:20:48qui est présidente
01:20:48de la chambre d'agriculture
01:20:49de l'Oté-Garonne
01:20:49qui a réagi
01:20:50chez notre amie
01:20:50Lodie Huchard
01:20:52elle était très pédante
01:20:54très hors sol
01:20:56exactement
01:20:57tout ce qu'on déteste
01:20:59finalement
01:21:00parce que je pense
01:21:01qu'elle a
01:21:01des œillères
01:21:03particulièrement
01:21:04vis-à-vis
01:21:05de notre profession
01:21:06elle pense
01:21:07qu'il faut qu'elle
01:21:08vienne visiter
01:21:09certaines structures
01:21:10et encore
01:21:11je ne sais pas
01:21:11si maintenant
01:21:12je pense qu'elle a
01:21:13dépassé les bornes
01:21:14les agriculteurs
01:21:14ne veulent plus la recevoir
01:21:15ou en tout cas
01:21:15une bonne majorité
01:21:17des agriculteurs
01:21:18mais oui effectivement
01:21:19c'est inadmissible
01:21:21qu'une élue
01:21:21de la République
01:21:22ait des propos
01:21:23aussi agressifs
01:21:25et aussi
01:21:27oui elle est pédante
01:21:29elle est pédante
01:21:29en permanence
01:21:30et ce n'est pas
01:21:31digne de son
01:21:32mandat
01:21:33ce n'est absolument
01:21:34pas digne
01:21:34de l'écueil
01:21:36que l'agriculteur
01:21:37essayait de lui
01:21:39détailler
01:21:40pédante
01:21:41dit
01:21:41Karine Duc
01:21:42mais également
01:21:42agressif
01:21:43je trouve
01:21:43vous avez vu
01:21:44le ton utilisé
01:21:45mais c'est surtout
01:21:46contre-productif
01:21:47elle oppose
01:21:47la vision écologiste
01:21:48et la vision agricole
01:21:50elle parle à des agriculteurs
01:21:51qui nourrissent la France
01:21:52qui essayent d'être compétitive
01:21:54et c'est surtout
01:21:55alors vous me dites
01:21:56en plus c'est le pruneau d'Agin
01:21:57que tout le monde adore
01:21:58et que tout le monde aime
01:21:59moi je défends le pruneau d'Agin
01:22:00et c'est surtout
01:22:00que même les gens
01:22:01qui sont
01:22:02je veux dire
01:22:03qui ont une fibre écologiste
01:22:04c'est le son de morale
01:22:06et puis on dirait
01:22:07une ayatollah
01:22:08de l'écologie
01:22:09et c'est tout ce qu'on déteste
01:22:11ouais
01:22:12et qu'est-ce que vous voulez
01:22:13qu'on fasse
01:22:13cette scène est totalement lunaire
01:22:15et c'est irrespectueux
01:22:16on a tellement besoin
01:22:17de nos agriculteurs
01:22:18et encore une fois
01:22:18je vous le dis
01:22:19Lotte-Garonne
01:22:19c'est un département
01:22:20que je connais bien
01:22:20et c'est vraiment
01:22:23le département
01:22:23vie de l'agriculture
01:22:24Mais vous savez
01:22:26lors de la crise agricole
01:22:27donc de janvier 2024
01:22:29il y avait eu un sondage
01:22:31auprès des français
01:22:32alors je ne sais plus
01:22:32quel institut l'avait fait
01:22:34je crois que c'était Ipsos
01:22:35mais en qui avez-vous
01:22:37le plus confiance
01:22:38pour parler d'écologie
01:22:39entre les agriculteurs
01:22:40et les écologistes
01:22:41et le sondage
01:22:42donnait à peu près
01:22:43deux tiers des français
01:22:44qui avaient beaucoup plus confiance
01:22:45dans les agriculteurs
01:22:46que dans les écologistes
01:22:47pour parler d'écologie
01:22:48sachant que les français
01:22:49soutiennent à 90%
01:22:50en moyenne
01:22:51selon toutes les enquêtes
01:22:52d'opinion
01:22:52les agriculteurs
01:22:54et donc quand vous avez
01:22:55une élue écologiste
01:22:56qui a fait de la décroissance
01:22:58son cheval de bataille
01:23:00alors même que
01:23:01la première crise
01:23:02que vit le monde agricole
01:23:03c'est une crise du revenu
01:23:04et donc une crise
01:23:05de la production
01:23:06et que c'est parce que
01:23:07les agriculteurs produisent
01:23:08malheureusement
01:23:09de moins en moins
01:23:09et que c'est de plus en plus
01:23:11difficile d'exporter
01:23:13ou de produire
01:23:15justement au regard
01:23:16des charges
01:23:16qui augmentent
01:23:17et quand vous interrogez
01:23:19les agriculteurs
01:23:20tout ce qu'ils vous disent
01:23:21c'est que les charges
01:23:21explosent
01:23:22le revenu est stable
01:23:24et donc effectivement
01:23:25on n'en sort pas
01:23:25et quand vous avez
01:23:26une élue écologiste
01:23:27qui ne connait rien
01:23:27au monde agricole
01:23:28qui ensuite après
01:23:29explique que le problème
01:23:31ce n'est pas
01:23:32la rentabilité
01:23:33effectivement
01:23:34les agriculteurs
01:23:34sont en colère
01:23:35et ça démontre bien
01:23:37l'escroquerie
01:23:37un petit peu politique
01:23:39de l'écologie politique
01:23:40puisque aujourd'hui
01:23:41il faut quand même rappeler
01:23:42que s'il y a bien
01:23:42un parti qui s'est effondré
01:23:44depuis 10 ans maintenant
01:23:46c'est bien le parti
01:23:47Les Verts
01:23:47donc à un moment donné
01:23:48ces gens-là ont perdu
01:23:49sur tous les sujets
01:23:50tous les sujets
01:23:52énergétiques
01:23:54industriels
01:23:54ils étaient contre
01:23:55la réindustrialisation
01:23:56les français sont pour
01:23:57énergétiques
01:23:58ils sont contre le nucléaire
01:23:58les français sont pour le nucléaire
01:24:00agricoles
01:24:01ils ont perdu
01:24:01sur tous les sujets
01:24:02et aujourd'hui
01:24:03ils ne seront peut-être
01:24:04même pas de candidats
01:24:05à l'élection présidentielle
01:24:06parce qu'aujourd'hui
01:24:06le parti est incapable
01:24:07d'imprimer une dynamique
01:24:09sur la forme c'est terrible
01:24:10sur la forme c'est terrible
01:24:11moi je vous dis une chose
01:24:12manger du pruneau d'Agin
01:24:13c'est magnifique
01:24:14et manger du jambon de Tonin
01:24:15c'est une petite spécialité
01:24:16de l'Oté-Garonne
01:24:17qui est magnifique
01:24:18si les habitants
01:24:19du l'Oté-Garonne
01:24:19nous regardent
01:24:20je les salue
01:24:21c'est un très très beau département
01:24:23et les agriculteurs
01:24:25occupent une activité importante
01:24:27dans ce si beau département
01:24:28merci à vous
01:24:29de m'avoir accompagné
01:24:30durant ces deux heures
01:24:30c'est toujours un bonheur
01:24:31de vous avoir
01:24:31merci à l'équipe
01:24:33qui m'a entouré
01:24:33David Brunet
01:24:34Axel Thomas
01:24:34Sarah Godron
01:24:35Charlotte Diri
01:24:36Sandra Tchombo
01:24:37pour l'information
01:24:37Stéphane Fauteroto
01:24:38bien sûr
01:24:39pour l'approbation
01:24:40merci aux équipes en régie
01:24:41tout de suite
01:24:42en quête d'esprit
01:24:42je vous retrouve
01:24:43à 17h
01:24:43pour Punchline
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