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Thierry Cabannes reçoit les acteurs de l'info du jour, des experts et nos journalistes dans #MidiNewsWE
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00:00Et il est quasiment 14h, bonjour, soyez les bienvenus, prenez plat, je suis très heureux de vous accueillir pour une
00:05nouvelle édition de votre 14h-15h sur CNews.
00:08Je vous présente l'équipe du samedi dans quelques instants et vous allez le voir, on a beaucoup de sujets
00:12à évoquer.
00:12Mais on commence tout d'abord par un tour complet de l'information avec Sandra Nchumbo. Bonjour Sandra.
00:19Bonjour Thierry, bonjour à tous à l'une de l'actualité. La Russie et l'Ukraine ont échangé des frappes
00:24de drones la nuit dernière,
00:25quelques heures avant un court cessez-le-feu pour la PAC orthodoxe annoncée par Vladimir Poutine et acceptée par son
00:31homologue Volodymyr Zelensky.
00:33Il doit démarrer cet après-midi pour s'achever demain en fin de journée.
00:37Mais Kiev n'excluse pas des représailles en cas de violation russe de cette trêve.
00:42C'est une journée capitale au Pakistan où les négociations irano-américaines se tiennent aujourd'hui à Islamabad.
00:48Le Premier ministre pakistanais a reçu les deux délégations séparément.
00:52Celle des États-Unis est menée par J.D. Evans. Objectif, la fin de la guerre après six semaines de
00:58conflits.
00:59L'équipe américaine compte également. L'émissaire spécial Steve Witkoff et Jared Kushner, le gendre de Donald Trump.
01:06Face à la hausse des prix des carburants à cause de la guerre au Moyen-Orient, la colère des Français
01:11prend de l'ampleur.
01:13François Hollande a salué les mesures annoncées hier par Sébastien Lecornu visant à accélérer l'électrification pour moins dépendre du
01:20gaz ou du pétrole.
01:21Mais l'ancien président pointe du doigt le peu de mesures d'urgence pour aider la population écoutée.
01:27La perspective de mettre plus de véhicules électriques, de mettre plus de pompes à chaleur est une perspective qu'il
01:32faut bien sûr ouvrir et avec des aides qui doivent être augmentées.
01:36Mais c'est vrai que ça c'est pour le long terme ou le moyen terme.
01:40Mais aujourd'hui, s'il n'y avait pas d'accord de paix et qu'il y avait la poursuite
01:46du conflit entre l'Iran et les Etats-Unis et Israël, il serait nécessaire d'avoir des mesures qui puissent
01:52apaiser.
01:53Aujourd'hui, le gazoil est à 240, voire même dans certaines stations à 260 ou 280.
02:00Soit sur la fiscalité, dans certaines conditions, soit sur des chèques qui peuvent être adressés à des catégories qui n
02:08'en auront le plus besoin, soit la mise à disposition de véhicules.
02:11Et puis le calvaire d'un enfant de 9 ans a pris fin ce lundi à Angenbar, un village alsacien.
02:16Grâce à l'intervention d'un voisin qui avait entendu des bruits d'enfants provenant d'une camionnette, le garçon
02:21était séquestré pendant plus d'un an dans ce véhicule garé dans une cour.
02:25Il a été découvert nu et dénutri. Son père a été incarcéré. On écoute le procureur de Mulhouse.
02:31Je rappelle effectivement que l'information permettra de déterminer si d'autres personnes étaient au courant.
02:38Ce que je tiens quand même à dire, c'est que c'est un voisin qui a donné l'alerte,
02:42qui a prévenu les gendarmes lundi soir, fort heureusement,
02:45et qui ont permis de découvrir, encore une fois, heureusement, l'enfant en vie dans ce véhicule qui maintenant, effectivement,
02:53peut être pris en charge et retrouvé des jours meilleurs, je l'espère en tout cas.
03:00Et c'était le mot de la fin.
03:01Exactement.
03:02On se retrouve dans ?
03:0330 minutes à peu près.
03:04A peu près. On va synchroniser nos montres.
03:06A tout à l'heure.
03:07Je vous présente l'équipe qui m'entoure en ce samedi.
03:10Myriam Djabali, l'ARAC, professeur d'économie et président de l'association Regards Lycéen, est avec nous.
03:14Bonjour Myriam.
03:16Fidèle de cette émission, Philippe David, animateur sur Sud Radio.
03:18Vous avez le bienvenu.
03:19J'ai le bonheur de retrouver Raphaël Saint-Ville, journaliste au Journal du Dimanche.
03:23Bonjour mon cher Raphaël.
03:25Ah, j'ai plein de questions à vous poser.
03:27Olivier Safar, président de l'Union des syndicats de l'immobilier, Île-de-France, Grand Paris.
03:31Quelque chose me dit que vous avez beaucoup de choses à nous dire sur les déclarations et les annonces de
03:35M. Lecornu.
03:35Oui, aucun doute là-dessus.
03:37Beaucoup de choses.
03:38On va en parler.
03:39Il y a des idées qui sont très bonnes, mais la mise en œuvre est parfois plus délicate qu'on
03:43l'imagine.
03:43Et peut-être un petit peu...
03:46Pécunièrement chère, on va dire très chère ou très difficile.
03:48Très difficile.
03:49On va en parler.
03:50Je ne suis pas certain que les Français qui nous regardent attendaient ce type de mesures.
03:53Mais on va y revenir.
03:54Si vous le voulez bien, pour commencer, on va prendre la direction de Montpellier avec cette affaire incroyable de professeurs
04:02agressés et projetés au sol par plusieurs lycéens.
04:06La scène a été filmée.
04:08Ça s'est passé hier.
04:09Je vous propose de voir cette séquence.
04:11Alors qu'on accueille Juliette Sadat, notre spécialiste police-justice qui est avec nous.
04:16Est-ce qu'on peut voir les images qui sont un peu lunaires ?
04:21C'est le moins que l'on puisse dire.
04:22Et puis dans quelques instants, on sera avec le président du syndicat enseignant SNALC de Montpellier.
04:50Voilà cette séquence.
04:51On va donc y revenir.
04:53Je ne sais pas si Karim Elwardi est avec nous, président du syndicat enseignant SNALC de Montpellier.
04:58S'il est là, je le salue.
05:00Bonjour Karim Elwardi.
05:01Merci d'avoir accepté notre invitation.
05:04Je vous interroge dans quelques instants, mais je voudrais qu'on fasse un point précis, ma chère Juliette, sur cette
05:09affaire et sur cette vidéo qui risque de faire grand bruit.
05:12Oui, c'est une vidéo assez violente qui a évidemment beaucoup choqué la communauté éducative.
05:18On peut voir ce professeur être violemment pris à partie par ses élèves dans l'enceinte de l'établissement.
05:27Ça s'est passé au lycée international Jules Gude de Montpellier, qui n'est pas réputé comme un établissement difficile.
05:33C'est difficile, c'est même plutôt le contraire. C'est un lycée international avec des options assez élitistes.
05:40Alors le contexte de l'altercation, on le connaît car on a pu consulter un courrier interne adressé à tous
05:47les professeurs du lycée par le chef de l'établissement.
05:50Et encore une fois, ça part de rien. Le professeur demande à ses élèves de retirer leurs écouteurs dans les
05:56couloirs.
05:58Eux refusent et refusent aussi de donner leur identité.
06:03Et là, ça monte crescendo. Le professeur sort son téléphone portable pour les photographier et pour pouvoir les identifier ultérieurement.
06:10Et là, ils essayent de s'emparer violemment du téléphone. Il y a une gifle qui part.
06:16Et puis le professeur se retrouve projeté à terre avec des dizaines d'étudiants autour de lui, de jeunes autour
06:24de lui.
06:25Donc évidemment, il a dû être très choqué.
06:28Le professeur du lycée a indiqué que les deux élèves auteurs des coups ont été suspendus.
06:32Ils passeront au conseil de discipline à la rentrée scolaire, à la rentrée des vacances scolaires.
06:37Et le professeur n'a pas porté plainte. Ça, on l'a appris aujourd'hui.
06:39Et puis tout est filmé, évidemment, comme d'habitude, sans aucune gêne.
06:42C'est un peu ce qu'ils font en priorité.
06:44A chaque fois, c'est dégainer son téléphone portable pour immortaliser.
06:46Au lieu de porter secours à un professeur qui se retrouve par terre, on lui marche dessus, etc.
06:55Karim Elwardi, je rappelle que vous êtes président du syndicat enseignants SNALC de Montpellier.
06:59Quelle est votre réaction ? Je voulais absolument vous avoir parce que vous avez vivement réagi, notamment sur les réseaux.
07:04Votre réaction première ?
07:06Oui. Alors, moi, je le dis très, très clairement.
07:10Pour le SNALC, rien ne justifie à ce qu'on touche un agent public dépositaire de l'autorité publique.
07:20Je le dis très, très clairement parce que c'est en train de s'enflammer depuis hier.
07:25Il y a les étudiants de tous les lycéens de Montpellier qui veulent se réunir lundi pour en découdre avec
07:34la direction de cet établissement.
07:37Je pense qu'on se trompe complètement de sujet.
07:40Là, une fois de plus, je rappelle qu'on est à Montpellier, qui est une ville plutôt bourgeoise.
07:46On est dans le sud de la France.
07:48On a du soleil 320 jours de l'année.
07:51Les gamins sont heureux.
07:53On a la montagne.
07:55On a la plage.
07:57On a l'Espagne.
07:58On a le rugby.
07:59On a le foot.
08:00Donc, rien ne peut justifier que les gamins soient en frustration.
08:04Aujourd'hui, cet établissement est pointé du doigt alors que c'est un de nos meilleurs établissements parce qu'on
08:12a des faits répétitifs depuis 3-4 ans où on a les collègues dans l'établissement qui alertent sur la
08:19dégradation des conditions.
08:22L'an dernier, nous avons des élèves de cet établissement qui ont jeté des tables par-dessus l'étage.
08:27On aurait pu avoir des morts.
08:28Donc, on a des élèves qui défèquent ou qui urinent dans les couloirs, dans cet établissement.
08:34Donc, on ne peut pas dire qu'on est en banlieue de Montpellier.
08:37On est dans un bon bahut de Montpellier.
08:39On a affaire, depuis la sortie du Covid, à une génération qui est complètement perdue avec un problème d'autorité.
08:47L'autorité, c'est quoi ?
08:49Moi, je le dis parce qu'hier, j'animais une formation pour les personnels de direction de l'Académie de
08:54Montpellier.
08:54L'autorité, c'est qu'un chef d'établissement doit se présenter le matin, lorsque les élèves et les étudiants
09:01arrivent, à 8h du matin,
09:03pour qu'ils sachent qu'il y a un représentant de l'État qui est là devant l'établissement, qui
09:08puisse saluer ses enseignants,
09:10qu'on ait un chef d'établissement, une équipe de direction qui dise à tous les personnels, nous sommes de
09:15votre côté.
09:16Oui, nous sommes bienveillants parce que nos jeunes ont besoin de bienveillance.
09:19Mais nous sommes aussi exigeants. Je le dis, je le répète avec vigueur parce que les collègues sont choqués depuis
09:26hier.
09:27Je me suis couché à 5h du matin parce que des collègues pleurent, etc.
09:30Ils sont choqués, il y a des collègues qui ne veulent plus repartir au BAU.
09:34Lundi matin, je le dis avec force vigueur, rien ne justifie qu'on puisse mettre la main sur un agent
09:42de l'État dépositaire de l'autorité publique.
09:46J'aurais dû commencer par là d'ailleurs et je m'en excuse. Comment va votre collègue justement ?
09:51Non mais monsieur, je suis en colère. Cette colère, ce n'est pas la mienne puisque je n'enseigne pas
09:56dans celui-là.
09:56C'est les collègues qui m'appellent en pleurs, en panique. Donc je me fais le relais de cette colère.
10:03J'ai animé un stage syndical il y a 15 jours, 400 personnes étaient là parce qu'ils en ont
10:09ras-le-bol de la violence à l'école, monsieur.
10:11Je veux que vous l'entendiez. Je ne veux pas que ce soit un événement. Je veux que ce soit
10:16un débat public, transpartisan, transpolitique et qu'on ait des propositions à mettre sur la table sans moyens forcément supplémentaires.
10:25Il y a des choses qui peuvent être faites pour qu'on respecte l'autorité de celui qui enseigne, mais
10:32aussi l'autorité de celui qui dirige un établissement.
10:35Parce que malheureusement, il y a eu aussi des chefs d'établissement qui ont été frappés par des parents. On
10:40ne responsabilise pas assez les parents.
10:43Il faut sortir du déni, du laxisme dans lequel se trouvent nos élèves. Je le dis avec force et vigueur
10:50parce que je suis attaché à l'enseignement.
10:52Moi, j'aime mes élèves, ils me respectent, etc. Mais quand je dois dire non, je dis non parce que
10:57je sais qu'il y a toujours une direction qui me suit.
10:59Il faut qu'on aille tous dans le même sens et arrêter de chercher des excuses là où il n
11:04'y en a pas. Il n'y a plus d'excuses à avoir à partir du moment où on touche
11:08à un agent dépositaire de l'autorité publique.
11:10Il faut des sanctions exemplaires. Il faut que ce soit l'institution qui porte plainte et pas l'enseignant.
11:16Parce que je commence à voir des parents qui commentent en disant oui, ils n'avaient pas à se défendre,
11:21à mettre une gifle.
11:21Il est par terre. On a des gamins qui sont en train de filmer et qui rigolent. Il faut que
11:26ces élèves aussi soient sanctionnés.
11:28Pour complicité, ils sont en train de filmer alors qu'on a un professeur de l'éducation nationale, représentant de
11:33l'État, qui est à terre et qui se fait frapper.
11:36On n'a plus à discuter. Il faut maintenant agir. Il faut des sanctions exemplaires.
11:42Un élève, quand il rentre dans l'établissement, il comprenne qu'il doit respecter tous les adultes, les surveillants, les
11:49CPE, l'équipe de direction,
11:50les personnels administratifs, les agents, etc. Moi, j'en appelle à une responsabilisation des parents et à un débat public
11:57transpartisan, transpolitique.
12:00L'école doit être la priorité de la nation et notre jeunesse. Et notre jeunesse.
12:06Karim, on mesure au combien, et on le comprend, votre révolte, votre colère. Je vous repose la question, parce que
12:12j'aurais peut-être dû commencer par là.
12:14Comment va votre collègue qui a été mis à terre, frappé, etc. C'est important d'avoir dans quel état
12:19d'esprit il est.
12:21Mettez-vous à sa place. Mettez-vous à sa place. J'ai vu passer hier une enquête flash dans laquelle
12:25on va faire une enquête administrative, voir s'il n'aurait pas des torts lui aussi.
12:29C'est-à-dire que ce collègue qui a essayé de mettre une gifle à un collègue parce qu'on
12:35l'a foutu à terre, presque, on va commencer à se dire s'il n'est pas responsable de quoi
12:40que ce soit.
12:40On est dans un monde de fous. Je vous le dis très clairement. Et comment il va ? Moi, j
12:44'ai vu les messages tournés de l'équipe de direction qui a été envoyée à tous les enseignants,
12:51qui ne seraient pas choqués. Mais vous rigolez. Mais vous rigolez. Moi qui mesure 1m90 et 120 kg, ça m
12:57'arrive, je suis choqué.
12:59Bien sûr qu'il ne peut être que choqué. Et moi, au nom du SNAC, j'apporte tout ce soutien
13:04à ce collègue. Il faut arrêter de tourner autour du pot.
13:08Bien sûr qu'il va mal. Vous croyez quoi ? Que vous sortez indemne de vous du fait que vous
13:12êtes sur les réseaux et que vous n'ayez rien demandé ?
13:14Si ce n'est à des élèves de respecter un ordre dans des couloirs. Regardez, les images parlent d'elles
13:21-mêmes. C'est une honte. C'est une honte. C'est une honte.
13:25Alors moi, je connais le proviseur de cet établissement. C'est quelqu'un pour qui j'ai du respect parce
13:29que c'est quelqu'un de très élégant, très charmant, très sympathique, etc.
13:33Mais dans sa fonction, moi aujourd'hui, je parle de sa fonction. Il a laissé les choses se dégrader.
13:38Puisque, je vais vous donner l'exemple, le mercredi dernier, dans cet établissement, il y a eu un groupe de
13:43travail sur la santé et sécurité.
13:45Il n'y avait pas les représentants de l'équipe de direction. Quel message est envoyé aux enseignants de cet
13:49établissement ?
13:50Quel message est envoyé ? Bien sûr qu'il va mal, ce collègue. Vous rigolez ? Il faut arrêter maintenant.
13:56Il faut arrêter.
13:57Merci pour ce témoignage, Karim Galwardi. On mesure cette colère et cette révolte. Le message est passé.
14:03J'espère qu'il y aura un vrai débat transpartisan et que tout le monde de gauche, de droite, etc.,
14:08puissent se saisir de ce sujet qui touche tous nos enfants, tous nos élèves, mais aussi les représentants de l
14:14'État que nous sommes tous.
14:15Je vous remercie pour votre invitation.
14:17Merci en tous les cas pour ce témoignage très fort. Et on comprend ô combien votre révolte.
14:22Myriam, c'est un univers que vous connaissez bien. Et là, on voit un homme en colère.
14:29Je crois qu'on ne peut pas analyser cette situation. Pour moi, il y a deux niveaux de lecture.
14:33L'école n'évolue pas en vase clos. C'est le miroir et un peu aussi l'antichambre.
14:38L'antichambre de notre société. Je veux juste rappeler qu'hier, on parlait de ce jeune poignardé à Nantes, dans
14:46un lycée.
14:47Et là, en fait, on voit que la violence n'est plus seulement horizontale, mais elle est également verticale.
14:51Il faut rappeler que la violence chez les jeunes a diminué, mais le niveau de violence, lui, a doublé.
14:59Et donc, l'école, maintenant, est obligatoire. Depuis 2019, de 3 ans à 16 ans, il y a une obligation
15:04de formation jusqu'à 18 ans.
15:05Ce que l'on voit là, par contre, rappelle les faits, aujourd'hui, comment un professeur évolue et vit.
15:12Alors, on n'a pas toutes les informations. Mais ce qui est certain, c'est que notre métier, aujourd'hui,
15:17reprend les codes de la carcéralisation.
15:19C'est-à-dire qu'aujourd'hui, un professeur a un devoir de surveillance, mais il a aussi un devoir
15:24de sécurité dans sa classe.
15:25Je vous donne un exemple. Si j'ai une classe, si j'ai un élève qui sort, alors, si je
15:29ne lui ai pas autorisé, alors, pour le coup, ce n'est pas de ma faute.
15:32Mais si je l'autorise à aller aux toilettes et qu'il se passe quelque chose pendant qu'il est
15:34aux toilettes, dans les couloirs, je suis responsable pénalement.
15:37Donc, on a aujourd'hui des professeurs qui sont davantage occupés à faire de l'animation, à faire de la
15:42sécurité et à avoir peur, finalement, à prévaloir le principe de précaution plutôt que le principe d'enseignement.
15:50Et donc, finalement, on devient des gardiens de la paix. Et c'est ce qui explique également le nivellement par
15:54le bas, parce qu'on est moins préoccupé, alors que c'est un métier de dévouement, c'est un métier
15:58de passion, c'est un métier où, au contraire, on veut faire élever les élèves.
16:02Et parce que, justement, on est occupé par ces problématiques qui sont réelles, il ne faut pas le nier aujourd
16:05'hui, cette violence qui est à la fois verticale, horizontale, est désinhibée parce qu'elle est mise en scène, elle
16:12est spectaculaire.
16:13Et puis, parce qu'elle est également galvaudée par cet effet de groupe, eh bien, on est obligé de changer
16:19nos codes, notre manière de faire, également notre méthode d'enseignement.
16:23Ça passe derrière, c'est également ce qui est compliqué. Et on a des professeurs qui sont en souffrance, il
16:27faut le rappeler.
16:28Philippe et Raphaël.
16:29Alors, je vais lire un tweet sur ce lycée, c'est quelqu'un que je connais bien, qui s'appelle
16:34Bérangère Dubu, qui fait partie des chroniqueuses des Vraies Voix de Sud Radio,
16:37qui tweet la vidéo en marquant, il y a deux ans, ma fille a dû quitter en urgence le lycée
16:41Jules Guette de Montpellier en raison de mes engagements politiques.
16:45Elle est proche de David Lysnard.
16:47Hier, c'est un professeur de ce même lycée qui a été agressé.
16:50Pensez à l'avocate de l'agresseur de ma fille qui expliquait que cela ne méritait pas un procès, là
16:55aussi, on continue à fermer les yeux.
16:57Alors, je vais rebondir sur la conclusion, le fermer les yeux, parce que je connais quelqu'un d'extrêmement bien,
17:04qui était prof à l'époque,
17:06et qui s'est fait agresser il y a plus de 20 ans par un élève, par le frère d
17:10'un élève, parce qu'elle avait collé cet élève, d'accord ?
17:13Frappé devant ses élèves, en salle de cours, au lycée, ok ?
17:18Quand elle a voulu porter plainte, ça a été convocation chez le proviseur,
17:22mais comprenez, il ne faut pas porter plainte, ça donne une mauvaise image au lycée,
17:26ça fait baisser nos notes auprès de l'évaluation qu'on a auprès de la hiérarchie du règlement.
17:31Les pressions ont été telles que la personne n'a pas porté plainte, qu'il n'y a eu aucune
17:36sanction contre l'élève, ni contre son frère.
17:38Donc moi, ce que je trouve génial, c'est que maintenant, on se réveille en disant, mais ça ne va
17:42pas, mais ça fait plus de 20 ans que ça ne va pas.
17:44Ça fait plus de 20 ans et on a fermé les yeux.
17:47Alors, c'est sûr que maintenant qu'on les ouvre, vous savez, comme disait Elisabeth Badinter,
17:50« Refusez le réel, un jour, il vous pète à la gueule. »
17:53Ben, on est là.
17:54Raphaël, deux mots.
17:55Oui, moi, je voudrais rebondir sur ce que Karim Elwardi a pu dire, ce syndicaliste que nous avons entendu.
18:01Je pense qu'il a mis le doigt sur quelque chose d'absolument fondamental.
18:05C'est la crise de l'autorité.
18:06Évidemment.
18:07Dans les familles, à l'école, finalement, l'enfant roi est devenu l'élève roi.
18:12Et c'est lui qui dicte ce qui est bon et ce qu'il peut faire.
18:19C'est toute l'autorité, en fait, qu'il faut pouvoir rebâtir.
18:23Ça fait des années que ça dure.
18:25Et malheureusement, on est à peine surpris, malgré la violence de cette vidéo,
18:31que cela puisse se passer aujourd'hui, même dans un lycée de centre-ville,
18:35bien classé, bien noté par l'éducation nationale.
18:39C'est ça qui est absolument sidérant.
18:41C'est qu'on voit ce délitement de l'autorité partout, même dans les établissements les plus cotés.
18:47– On va changer de sujet, à moins que vous vouliez réagir, peut-être, Olivier Safar.
18:51Ce n'est pas la raison de votre venue, mais je vous donne volontairement la parole.
18:55– Je suis enseignant à la Sorbonne.
18:56J'enseigne en master 2 droit immobilier.
18:59Donc, j'ai des étudiants qui viennent tous les ans.
19:01Moi, j'enseigne sur le 1er septembre, le 1er semestre, pardon, de octobre à janvier.
19:06Et j'ai des élèves, effectivement, dont le niveau commence à monter.
19:09Le seul problème n'est pas qu'une question de niveau, c'est une question d'autorité.
19:13Et ça, je le dis parce qu'au départ, je leur demandais de préparer des devoirs à la maison,
19:18de me les rendre, et j'avais certains qui me disaient, mais ça ne sert à rien, je ne les
19:21ferai pas.
19:22Et je réponds, mais c'est très simple.
19:23Vous ne faites pas le devoir, c'est que vous ne voulez pas avancer sur la vie professionnelle après.
19:27Si vous n'êtes pas capable de rentrer dans une vision d'entreprise après et d'acceptation d'une organisation
19:36qui est là pour vous faire avancer,
19:39pour vous enseigner, pour vous transmettre des valeurs, pour vous transmettre des connaissances et des capacités d'intervenir sur une
19:44entreprise
19:45ou dans le monde social, la question, elle est là aujourd'hui.
19:48Et je me rends compte que, globalement, aujourd'hui, moi, je trouve qu'au contraire,
19:51on a une amélioration sur ces étudiants qui sont plus conscients de cette réalité et de cette capacité à rentrer
19:58ensuite dans le monde du travail.
19:59Parce qu'ils se rendent compte que ce qu'ils ont fait auparavant, ça ne colle pas, ou ce n
20:03'est pas au niveau, et ce n'est pas ce qu'il fallait faire.
20:04Et là, j'ai une évolution depuis 4-5 ans.
20:08Mais ces images sont révoltantes.
20:09Mais images révoltantes, inanimives.
20:11Scandaleuses.
20:12Moi, je n'imaginerais même pas que des choses comme ça puissent se passer.
20:16Certains élèves arrivent encore en retard.
20:18« Je suis désolé, vous êtes en retard au cours, vous devez être là si c'est 8h ou 8h30.
20:22Il faut être là à l'heure, vous n'êtes pas là à l'heure.
20:24Désolé pour vous, vous viendrez à la pause. »
20:26Non mais, on a une génération qui ne supporte plus la frustration.
20:31La frustration, c'est le B à bas.
20:33Un enfant, il fait un caprice à 2 ans, on lui calme le caprice parce qu'il faut apprendre à
20:39gérer les frustrations.
20:41C'est ce qu'avait dit un psy il y a quelques années.
20:42Il avait dit « Aujourd'hui, on ne supporte plus la frustration, je le veux, je le vole, je la
20:48veux, je la viole. »
20:49Ça avait été résumé, je crois que c'était en l'express, sur le point, de manière absolument terrible par
20:54cette formule lapidaire.
20:56Mais, excusez-moi, on parle, ces jeunes-là, qui ne supportent pas la moindre frustration,
21:03qu'est-ce qu'ils vont devenir sur le marché de l'emploi ?
21:06Parce que le jour où ils arrivent à se faire embaucher et que leur patron va lui dire « Écoute,
21:10est-ce que tu peux me faire ça ? »
21:12Et que l'autre va dire « Ah ben moi, je n'ai pas envie. »
21:14Là, ce n'est pas un éventuel conseil utile, parce qu'on connaît la molesse de l'éducation nationale.
21:19Là, le type, il va prendre la porte directement.
21:21Mais si l'autre a une paire de ciseaux, il va peut-être le planter.
21:24Et le pire, c'est qu'on voit ce prof qui se fait lyncher.
21:29Moi, à mon époque, ça va peut-être faire un peu ancien combattant de dire ça.
21:31Mais on aurait vu un prof se faire agresser par un élève, on aurait été le défendre.
21:35Aujourd'hui, il filme.
21:37Et vous lisez le commentaire sur TikTok « Ouah, chaud, le prof contre l'élève ! »
21:43Et il demande, en juste titre, cet invité que nous avions, des sanctions également à l'égard de ces jeunes
21:49qui ont filmé.
21:50Ça s'appelle de la non-assistance à personne.
21:52Mais c'est la tradition aujourd'hui.
21:54Justement, mais j'ai lu sur le mur de Béronchard.
21:55Il y en a qui dit « Oui, mais il n'a pas voulu donner son identité.
21:59Le prof a voulu le prendre en photo.
22:00Il n'a pas le droit de le prendre en photo.
22:01Donc, il y a déjà des gens qui chargent des excuses. »
22:04Voyez un peu.
22:04Vous avez dit quelque chose d'intéressant.
22:06Vous avez dit l'image de Marc un petit peu en rigolant.
22:08Mais c'est exactement ça.
22:09Parce qu'aujourd'hui, il y a un classement des lycées.
22:12Et quelquefois, ça justifie aussi qu'il y a 30% de personnel qui déclare avoir subi de la violence.
22:18Et un enseignant sur deux.
22:19Tout n'est pas déclaré, justement.
22:20Parce qu'on essaie que ça s'arrange entre nous.
22:23Et parce qu'aujourd'hui, il y a des critères qui font que ce classement permette un petit peu de
22:27recruter.
22:27Après, sur le master, on est quand même sur des étudiants de 23, 22, 24 ans.
22:32Ils expliquent qu'on est sur un autre niveau.
22:33Et j'espère bien qu'à cette âge-là, ils ont compris.
22:35Au départ, il y a 10 ans, ce n'était pas le niveau.
22:37Je suis aussi à l'idée.
22:38Et moi, je constate une amélioration de la réalité crescendo.
22:42Il faut le dire.
22:43Mais les deux premières années sont très difficiles.
22:45Oui, oui.
22:46Allez, on marque une première pause.
22:48Je n'avais pas prévu de vous interroger là-dessus, Olivier Safar.
22:49Mais il n'y a pas de problème.
22:50Vous êtes bienvenue.
22:51La parole est libre sur ce plateau.
22:52On va parler de M. Le Cordu et de ses mesures et de ses annonces.
22:55Il y a beaucoup de choses à dire, évidemment.
22:57Restez-nous fidèles.
22:58On se retrouve dans quelques instants, Juliette.
22:59Merci.
23:00Avec plaisir.
23:01A tout à l'heure.
23:05Et il est pile poil, 14h30.
23:06C'est déjà la deuxième partie de ce Midi News, de ce 14h15 sur CNews.
23:12Et on fait un nouveau tour de l'info avec vous, Sandra Tumbo.
23:14Oui, avec plaisir.
23:15Les astronautes d'Artemis sont de retour sur Terre.
23:18Les quatre Américains et Canadiens ont améré ce vendredi soir comme prévu au large de la Californie.
23:23Ils ont rapporté des centaines de gigautés de données de ce périple lunaire.
23:28Leur mission test autour de la Lune a été parfaitement exécutée par la NASA un demi-siècle après Apollo.
23:34La Russie et l'Ukraine ont échangé des frappes de drones la nuit dernière,
23:37quelques heures avant un cours cessé le feu pour la PAC orthodoxe,
23:40annoncée par Vladimir Poutine et acceptée par son homologue Volodymyr Zelensky.
23:45Il doit démarrer cet après-midi pour s'achever demain en fin de journée.
23:49Mais Kiev n'exclut pas des représailles en cas de violation russe de cette trêve.
23:54Et puis regardez ces images.
23:55L'administration Trump a dévoilé les plans d'un arc de triomphe à Washington.
23:59C'est le nouveau projet du président américain destiné à marquer de son empreinte la capitale américaine.
24:05Il présente cette arche de 76 mètres de hauteur et surmontée de trois statues en or
24:10comme le meilleur et le plus beau arc de triomphe au monde.
24:14Ah ben voilà, les Américains s'inspirent de la France.
24:16Exactement.
24:17On leur a déjà construit la statue de la liberté.
24:20C'est vrai, j'allais le dire, j'allais enchaîner.
24:21Merci mon cher Philippe.
24:23Allez, on va parler de M. Lecornu et de ses annonces avec Olivier Safar.
24:28Donc je rappelle que vous êtes président de l'Union des syndicats de l'immobilier,
24:30Île-de-France, grand pareil.
24:32J'ai tout bon.
24:33J'ai tout bon.
24:34Alors, c'est vrai que les Français attendaient du concret.
24:37C'était d'ailleurs hier son intervention dans Punchline avec nos invités.
24:40On s'attendait peut-être à autre chose.
24:42Et là, on a eu droit à un plan d'électrification à 10 milliards.
24:46Voilà.
24:47Avec des perspectives pour 2030.
24:49Je rappelle qu'il y a des élections présidentielles dans moins d'un an.
24:53Ah, ça nous avait échappé.
24:54Ça nous a, oui, voilà.
24:57Parmi les mesures, et c'est là-dessus, j'aimerais que vous puissiez réagir, Olivier Safar.
25:01Donc 2 millions de logements sociaux vont sortir du gaz d'ici 2050.
25:051 million de pompes à chaleur installées chaque année d'ici 2030.
25:09Mais à partir du 1er janvier 2027, il ne sera plus possible d'installer des cheliers à gaz
25:13dans des nouvelles constructions individuelles ou collectives.
25:15Alors, je voudrais qu'on soit pratico-pratique pour les Français qui nous regardent.
25:19D'abord, quelle est votre réaction sur ces mesures ?
25:23Et puis après, je voudrais savoir, est-ce que c'est possible et réalisable ?
25:26Et ça coûte déjà un exemple concret d'une avis à qui on a proposé une pompe à chaleur
25:30dans un appartement de 25 mètres carrés.
25:31Mais on y reviendra dans quelques instants.
25:33D'abord, sur ces mesures.
25:34D'abord, sur les mesures, sur le principe.
25:36Moi, c'est une bonne mesure sur l'analyse du principe.
25:39La difficulté, c'est qu'en France, on a pris beaucoup de retard sur l'électrification.
25:44La difficulté a été très claire, c'est qu'on a des centrales nucléaires.
25:47On a voulu effectivement diminuer l'utilisation des centrales nucléaires en France.
25:51C'est une erreur manifeste.
25:52Et ça, je le dis clairement.
25:53Et aujourd'hui, on se rend compte qu'il fallait justement les mettre en avant.
25:57On a pris 10 ans de retard.
25:58Et que l'on dise aujourd'hui, il faut le faire, j'entends.
26:01La seule chose, c'est qu'on aurait dû le dire il y a plus de 10 ans.
26:03Et commencer les choses en douceur, tranquillement, sur un temps long.
26:09Deux temps longs importants.
26:10Le temps de l'immobilier.
26:11L'immobilier, ça ne se fait pas en un an ou en deux ans.
26:14Vous achetez un bien immobilier, votre crédit, il fait en moyenne 15 ans.
26:18Donc, vous imaginez que votre temps, il est de 15 ans.
26:21Vous achetez un véhicule électrique, vous êtes plombier électricien.
26:24Vous achetez votre camionnette électrique, elle est amortie sur 5 ans.
26:27Mais le but du jeu, c'est qu'elle dure 10 ans.
26:29Pourquoi ? Parce que vous n'allez pas tous les 5 ans changer le véhicule.
26:32Vous essayez de l'utiliser le plus possible, de l'amortir clairement.
26:36Et de se dire, il dure plus longtemps que prévu.
26:38Et ça, c'est des choses normales dans notre temps.
26:41Alors, puisque vous parlez des véhicules électriques, premier cas concret.
26:44Puisque représenté le syndicat des immobiliers, il faut mettre des bornes.
26:50Voilà, chercher le terme, il faut mettre des bornes.
26:51Donc, qui va payer concrètement ?
26:53J'ai un véhicule électrique, comment ça se passe ?
26:56J'ai un véhicule électrique depuis 10 ans.
26:58Donc, je ne vais rien dire là-dessus.
27:00Mais j'ai une borne à la maison.
27:02Et j'ai une borne au bureau.
27:04C'est exceptionnel. Pourquoi ?
27:05Parce qu'on est en région parisienne.
27:07Et que dans les grandes villes, vous avez probablement une installation plus facile de ces bornes électriques.
27:12Pour deux raisons.
27:13Un, c'est l'arrivée du courant.
27:15Parce qu'il faut que vous ayez une édice qui vienne vous brancher.
27:18Ce ne sont pas des petites consommations.
27:20Et il faut le comprendre.
27:21Aujourd'hui, nous avons un retard très clair sur l'arrivée de la puissance nécessaire dans tous les immeubles.
27:27Pour mettre en place ces bornes électriques.
27:29Deuxième point, ensuite, c'est d'expliquer aux copropriétaires qu'il faut le faire.
27:33Mais qui paie ?
27:34Auparavant, c'était très clair.
27:36C'était à la copropriété, si vous étiez en copropriété, de payer l'installation.
27:39Et ensuite, aux copropriétaires concernés, de payer sa borne.
27:42Là, on a eu une mise en place, il y a maintenant 4-5 ans, par Logivolt, qui est filiale
27:47de la Caisse des dépôts,
27:48une solution qui permet de prendre en charge les installations collectives du syndicat des copropriétaires
27:54et reste aux propriétaires à payer pour sa borne.
27:57Et là, il a le droit à une prime, la prime à devenir, pour sa borne,
28:00qui va prendre en tout ou partie l'installation de sa borne individuelle.
28:04Mais comment ça coûte, ça ?
28:05Alors, ça coûte assez cher.
28:07Pourquoi ? Parce que dans certains immeubles...
28:08Mais cher, c'est quoi ?
28:09Alors, vous avez des petits immeubles où vous avez 25 ou 30 places de parking.
28:13Vous allez avoir entre 8 et 15 000 euros d'installation électrique, rien que collectif.
28:18Et ensuite, vous allez vous retrouver entre 1 500 et 2 500 euros pour arriver à la borne de chaque
28:23véhicule.
28:24Donc, quand vous avez une prime à devenir qui est de 800 000 ou 1 500 euros,
28:28et ça peut diminuer en fonction, c'est déjà une prise en charge.
28:30Mais ensuite, il faut acheter le véhicule.
28:32Et votre véhicule électrique, il est en moyenne entre 15 et 20 % plus cher que le véhicule thermique.
28:37Donc, pipeau ?
28:38Pas pipeau, cher, mais une bonne idée.
28:41Pour les Français qui le regardent, un peu pipeau quand même, les mesures.
28:44Je vais répondre, pas pipeau, parce qu'aujourd'hui, nos fabricants français ont voulu faire beaucoup de véhicules électriques
28:51et ils se rendent compte que ça ne se vend pas parce que c'est beaucoup plus cher à fabriquer.
28:55Pourquoi ? Parce qu'on n'en achète pas assez, parce qu'on n'est pas assez volontaire sur cette
28:58partie-là.
28:59Est-ce qu'il faut avoir les deux ?
29:00Oui.
29:01Est-ce que le temps qui est nécessaire pour faire cette transition, ce n'est pas 5 ans, ce n
29:06'est pas pour 2030, excusez-moi, c'est plutôt pour 2040 et 2050 ?
29:09Donc, pipeau.
29:11Alors, vous dites pipeau, moi je dis pas à la bonne date et pas dans la bonne position.
29:15Bah oui, mais les Français qui nous regardent, ils attendaient des mesures concrètes.
29:18Ah bah les Français qui nous regardent, pas d'argent.
29:19Bon, pompe à chaleur, pompe à chaleur.
29:20Une amie qui va dans cette rédaction, on lui a proposé une pompe à chaleur dans un appartement de 25
29:24mètres carrés.
29:24Aucun intérêt.
29:26Aucun intérêt.
29:27Pourquoi ? Parce que pour une pompe à chaleur, vous avez plusieurs modèles de pompe à chaleur.
29:31Vous avez la pompe à chaleur RR, c'est-à-dire vous avez dans votre appartement le système et vous
29:36avez votre échangeur à l'extérieur.
29:37Vous ne faites que la transition comme la climatisation.
29:41Vous avez les pompes à chaleur RR, et là, vous avez une solution.
29:45Vous allez avoir votre split système à l'extérieur, bien évidemment.
29:48Mais de l'autre côté à l'intérieur, vous allez pouvoir avoir votre chauffage dans vos radiateurs et en même
29:55temps l'eau chaude sanitaire.
29:56Plus intéressant.
29:57La seule chose, c'est que ce type de pack RR, ça vaut entre 9 et 13 000 euros.
30:02C'est pas une chose facile.
30:04Vous allez vouloir installer un chauffage électrique dans votre appartement.
30:08Vous avez un studio de 25 mètres carrés.
30:10Il va vous falloir un chauffage électrique dans la pièce et un dans la salle de bain pour être agréablement
30:18en sortant de la douche.
30:20Mais globalement, vous allez vous retrouver à quoi ?
30:22À 400, 500, 600 euros de prix.
30:26Donc, vous êtes complètement disproportionné.
30:28Et la suppression des chaudières à gaz ?
30:30Alors, suppression des chaudières à gaz pour le 9, je suis désolé.
30:33Aujourd'hui, quand on met des packs dans les immeubles, on se rend compte qu'on a un problème de
30:37deux tailles.
30:38Un, de prix, vous l'avez compris, mais un problème de dimensionnement.
30:42Pourquoi ? Parce que plus vous avez un immeuble dans lequel vous avez de nombreux logements, plus la pack va
30:46être surdimensionnée ou devra être plus grande.
30:49Et il faut l'installer quelque part.
30:51Et ces échangeurs, ça se met à l'extérieur, ça se met dans le jardin.
30:54Quand il y a un jardin, quand vous êtes en copobriété dans une ville comme Paris, Lyon, Mincey, vous n
30:59'allez pas pouvoir mettre votre échangeur.
31:01Il n'y a nulle part où l'installer.
31:02Et sur l'ancien ? On parle du 9. On fait comment ?
31:05Sur l'ancien, aujourd'hui, vous avez des chaudières à gaz.
31:10Vous savez qu'aujourd'hui, on a du gaz vert.
31:12Je suis désolé de le dire. Il n'y a pas que ça.
31:14Le gaz vert, il existe aujourd'hui.
31:16On peut tout à fait imaginer remplir sa chaudière à gaz avec du gaz vert, modifier ses brûleurs pour avoir
31:21des économies d'énergie.
31:22Et puis surtout, le plan de sobriété énergie, il a marché.
31:26Quand on a eu nos problèmes avec la première partie de la guerre en Ukraine-Russie,
31:30on s'est tous dit qu'on diminue la période de chauffe pour consommer moins,
31:34qu'on diminue les températures dans les appartements et chacun va acheter un pullover s'il fait très froid
31:40et on donne 19 ou 19,5, ça nous a permis de faire des économies de façon importante.
31:45Et je pense qu'il faut faire les deux. Il faut réfléchir à tout ça.
31:48Mais tout n'est pas positif.
31:50Et annoncer en disant tout va bien, si c'est pour les élections de 2027, je suis désolé, ça ne
31:54colle pas.
31:55Tous les plans, c'est pour 2030 et ils ne seront plus là pour gouverner.
31:58On est d'accord. Ça ne nous a pas échappé.
32:00Merci, c'était concret. Merci en tous les cas d'avoir été avec nous.
32:02On va retrouver nos équipes sur place au plus près des préoccupations des Français.
32:07Et les préoccupations des Français, souvent, c'est quand on fait le plein d'essence.
32:10Et c'est peut-être là où les Français tendaient du concret et des réponses.
32:14Là, pipo, évidemment.
32:16Là, c'est pire.
32:18On est d'accord. Vous voyez, vous êtes d'accord avec moi.
32:20Kylian Salé, Laurence et Larrier sont sur le terrain au plus proche des préoccupations des Français.
32:25Kylian, comment ça se passe ? Ça baisse ? Ça baisse pas ?
32:27Qu'il y ait l'état d'esprit ? Vous avez pu rencontrer des automobilistes ?
32:29Racontez-nous tout.
32:35Alors, un petit problème avec Kylian, avec le fil rouge, avec le fil vert.
32:38Ça grésille. Alors là, on a un problème de pas de carburant.
32:41Avec l'essence ou le gazoel.
32:42Est-ce que ça marche ou pas ? Est-ce que vous m'entendez, Kylian ?
32:47Ah ben, ça ne marche pas. Bon, ça ne marche pas.
32:50Je voulais juste vous faire réagir également, peut-être sur...
32:53On va peut-être faire un petit tour de table sur cette déclaration de Jacques Attali.
32:57Est-ce qu'on peut voir cette déclaration de Jacques Attali, qui, je le rappelle, était l'ancien conseiller spécial
33:03de François Mitterrand ?
33:05Et je pense que ça va vous faire réagir quand je vais vous lire...
33:08Voilà. L'augmentation du prix du pétrole est une bonne nouvelle à condition d'en assurer une gestion socialement juste.
33:12Ça doit être, et ça n'a jamais été assez, une occasion d'accélérer le basculement vers les énergies non
33:19fossiles.
33:20Écoutez, Jacques Attali se trompait déjà en 1981.
33:23Il continue à se tromper en 2026.
33:25Rien de neuf sous le soleil.
33:26Non, mais ce qui est intéressant, c'est que finalement, Jacques Attali dit tout haut ce que le gouvernement a
33:33fait sans l'assumer.
33:35C'est-à-dire qu'en refusant de consentir à des diminutions sur les taxes, sur l'essence et le
33:40gasoil,
33:41c'était un choix politique et idéologique, finalement, pour participer, accélérer cette grande transition vers l'électrique.
33:50Comme si, finalement, pour reprendre la formule, vous savez, de Benjamin Griveaux,
33:55il fallait punir ces Français qui fument des clopes et rouleaux des ailes.
33:59Mais en fait, c'est ça. C'est très exactement ça ce qui s'est passé.
34:02Juste le tout électrique n'est pas forcément une bonne idée.
34:05Et puis là, on voit bien qu'à la fois ce SMS et la déclaration de Le Cornu sont complètement
34:10déconnectés de la réalité.
34:12Les gens ont 100 euros, voire ça dépend de leur moteur par semaine, 100, voire 200 euros de plus.
34:16C'est à la fin du mois. Ça veut dire que soit je me prive sur une activité culturelle,
34:21soit je me prive sur mon panier alimentaire, soit je me prive même de partir peut-être éventuellement en week
34:26-end.
34:27Et sur, vous disiez, les pompes à chaleur, etc.
34:30La France, ce n'est pas que Paris, Montpellier, c'est aussi des millions de petites communes.
34:34Bien sûr.
34:35Des gens qui serrent la ceinture.
34:36Qui sont la majorité de la population.
34:37Qui sont la majorité de la population, oui.
34:38On attendait finalement une certitude que les prix baissent à la pompe aujourd'hui, voire demain,
34:43ce qui ne semble pas être le cas, puisque j'ai entendu certaines entreprises qui me disaient,
34:48que je visite dans le cadre d'apprentissage, qui me disaient,
34:50ah ben non, non, on ne sait pas encore tant que les négociations sont en cours.
34:54Non mais le pire, c'est d'assurer une gestion socialement juste.
34:58Il est au courant, Jacques Attali, que la France n'a plus un centime.
35:01Oui. La France a changé.
35:04Ah oui, c'est sûr.
35:05T'es moins qu'on puisse dire.
35:06Allez, on va changer de sujet là aussi.
35:07Là, ça, ça va vous faire agir.
35:10Vous savez, il y a eu un débat sur le 1er mai, et évidemment, ça ne vous a pas échappé
35:15à l'Assemblée,
35:16et certains députés comme Thomas Porte veulent donc ajouter de nouvelles dates de jours fériés,
35:22comme le jour...
35:24De l'amitié.
35:24De l'amitié.
35:25Est-ce qu'on a besoin d'un jour pour célébrer l'amitié ?
35:27Il faut aussi un jour de l'amour, un jour de la sincérité, un jour de l'empathie, un jour
35:33de la gentillesse.
35:34On ne va plus beaucoup travailler.
35:35On ne va plus beaucoup travailler, mais l'amitié ressentira grandie.
35:41C'est un vote rarissime.
35:44Hier, la majorité a adopté une motion de rejet pour enterrer temporairement son propre projet de loi.
35:52Objectif, éviter les débats interminables face à la gauche et ses 114 amendements,
35:58farouchement opposés à toute remise en cause du 1er mai.
36:02Mais certains députés veulent aller beaucoup plus loin.
36:05Enfin, c'est le cas de Thomas Porte, qui propose d'ajouter de nouvelles dates au calendrier.
36:10Parmi les pistes, commémorer l'abolition de l'esclavage le 4 février,
36:15ou encore instaurer une fête de l'amitié le 30 juillet.
36:19Et contrairement aux idées reçues, la France n'est pas particulièrement généreuse en la matière.
36:24Avec 11 dates chômées par an, elle se situe sous la moyenne européenne qui dépasse légèrement les 12 jours.
36:33Certains pays vont même beaucoup plus loin, jusqu'à 15 jours à Chypre, ou encore 14 en Espagne et en
36:40Croatie.
36:41Alors, faut-il travailler davantage ou sanctuariser ces temps de pause ?
36:46Derrière le calendrier, c'est bien un choix de société qui continue de diviser.
36:52Eh oui, le choix de la société qui continue de diviser.
36:55On est avec Laurent Capeletti, économiste et professeur au CNAM, le conservateur national des arts et métiers.
37:00Bonjour Laurent Capeletti.
37:03Il est avec nous ?
37:05Bonjour.
37:05Laurent Capeletti, il est avec nous.
37:08Laurent, est-ce qu'il est important de rajouter des jours fériés chez nous en France,
37:14alors qu'on a vu dans le sujet, on a besoin de travailler quand même en France.
37:17Un jour de l'amitié.
37:19Mais l'amitié, est-ce qu'on a besoin d'une journée pour s'éloigner l'amitié ?
37:21Je ne crois pas, mais j'ai besoin de l'avis de l'économiste que vous êtes.
37:25Alors, au plan économique, si on veut se suicider, rajoutons un jour férié en effet.
37:31Donc, dans le reportage, en fait, juste avant, il a été dit qu'on avait un peu plus de jours
37:35fériés.
37:36C'est vrai, mais en fait, quand on prend sur une durée de vie professionnelle la quantité de travail,
37:41compte tenu des 35 heures, compte tenu d'un âge de départ en retraite beaucoup plus tôt que dans les
37:46autres pays,
37:47compte tenu aussi du fait que durant une vie professionnelle en France,
37:49on souffre beaucoup plus que dans les autres pays d'absentéisme au travail, etc.
37:53La quantité de travail à la fin d'un Français, en fait, est très nettement inférieure à la moyenne européenne.
38:00En fait, la problématique, ce n'est pas de travailler moins si on veut du progrès social.
38:04Ce serait de travailler mieux, c'est-à-dire, effectivement, en termes de conditions de travail, qualité du travail, etc.
38:11Mais réduire encore plus la quantité de travail, ce n'est pas du tout ce dont on a besoin
38:17si on veut sortir de la mouise dans laquelle nous sommes.
38:20Comment vous analysez cette proposition ?
38:22Pipo, là aussi, c'est mon mot pipo aujourd'hui.
38:26En fait, c'est un espèce de populisme social.
38:29C'est-à-dire que, oui, quand on propose de raser gratis, évidemment, spontanément, ça va faire plaisir.
38:36Enfin, on pense que ça va faire plaisir à beaucoup de gens.
38:38Mais en réalité, ce n'est pas vrai parce que la plupart des Français, la plupart des dirigeants,
38:43pas mal de syndicats ont compris maintenant que, en fait, la problématique du progrès social,
38:49ce n'était pas de travailler moins.
38:50Enfin, on est arrivé à une espèce d'extrême en France.
38:54C'était, pour certains, de travailler plus, mais pour la majorité, c'est de travailler mieux.
38:59Donc, ce genre de proposition, en fait, j'allais dire que c'est de la...
39:03Oui, c'est de la poudre de perlimpinpin sociale, voilà.
39:06Du populisme social, si vous voulez, voilà.
39:09Bon, j'aime bien l'expression « poudre de perlimpinpin sociale ».
39:11Merci beaucoup, Laurent Capeletti, économiste et professeur au CNAM.
39:14Merci pour ce témoignage.
39:15Quelqu'un veut réagir rapidement ?
39:17Juste encore un exemple de déni et de déconnexion avec la réalité, dette, pouvoir d'achat.
39:22Et là, on nous propose un jour de plus.
39:25Ça participe au récit de LFI ?
39:27On n'en est pas un...
39:27Alors, je vous arrête parce qu'ils veulent retirer les jours fériés religieux.
39:31Ah, c'est peut-être pour compenser.
39:33Oui, eh bien oui, parce qu'ils veulent retirer le 15 août, la Toussaint, PAC, etc.
39:39Donc, c'est pour le remplacement.
39:41Mais alors, j'ai vu notamment qu'ils voulaient mettre le 4 août pour l'abolition des privilèges.
39:46Ils n'ont juste pas vu que les privilèges n'avaient jamais été abolis, mais ils avaient juste changé de
39:50main.
39:51Je vous en pense même à certaines personnes élues depuis très longtemps,
39:55qui ont gagné beaucoup d'argent grâce à la politique et qui font partie des grands privilégiés.
39:58Mais alors, le plus drôle, c'est le 22 septembre, 22 septembre 1792, l'instauration de la Première République,
40:05sachant que quelques mois après, on était dans la terreur, peut-être un peu violent quand même, non ?
40:10Papaël ?
40:11Non, mais en fait, je pense qu'il y a une lecture politique qu'il faut avoir.
40:14Effectivement, moi, je pense que c'est moins sur le travail et qu'il faut regarder les choses,
40:18mais sur la symbolique qu'il y a derrière cette volonté de LFI d'instaurer de nouveaux jours fériés.
40:27Et en fait, à Nouvelle-France, il faut un nouveau calendrier, de nouveaux jours fériés,
40:32pour finalement refonder ou fonder cette Nouvelle-France qu'ils appellent de leur vie.
40:37Mais je vous arrête, c'est complètement inspiré de la Révolution française.
40:40On est parlé à Paris-Réal-François, et surtout, et choisir la Première République,
40:46où il y a eu notamment comme religion d'État le culte de l'être suprême,
40:50qui avait été instauré par Robespierre.
40:52Antoine Léaumont, député LFI, ne cessant de tweeter en hommage à Robespierre,
40:56le plus grand décapiteur de l'histoire de France, et même peut-être de l'histoire tout court,
41:00c'est quand même un peu...
41:02De la même manière, ils veulent rappeler le souvenir de la Commune.
41:06C'est totalement raccord.
41:07Ou les Français sont protués entre Versaillais et Communards, il faut-il le rappeler.
41:11Notre Assemblée ressemble un peu.
41:13Allez, on clôt le chapitre.
41:14On a tout dit sur le chapitre, on va terminer.
41:16Il nous reste quelques instants pour ouvrir une page internationale.
41:20C'est, vous le savez, le jour de négociations ce samedi au Pakistan entre les Etats-Unis et l'Iran.
41:27Objectif de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, après six semaines de conflits, quand même, six semaines de
41:32conflits.
41:33Le Premier ministre pakistanais dit avoir rencontré Gidevans.
41:36On va retrouver l'une de nos équipes sur le terrain en Israël, à Tel Aviv.
41:40On va retrouver Régine Elfour et Charles Baget.
41:43Régine, quel est l'état d'esprit en Israël avec l'ouverture de ces négociations ?
41:48Tous les yeux sont rivés du côté du Pakistan, évidemment, et je suppose également en Israël.
41:58Oui, bonjour Thierry.
41:59Écoutez, déjà, Israël ne siège pas à la table de ces négociations.
42:03Ce qui veut tout dire pour les Israéliens, c'est-à-dire que cela se passe entre les Américains et
42:07les Iraniens.
42:08Alors, il y a deux tendances.
42:09Il y a ceux qui estiment que pendant 40 jours, il a fallu faire d'énormes sacrifices, passer sa vie
42:15dans les abris.
42:15Les enfants n'ont pas été à l'école.
42:17L'économie est en berne totale.
42:20Et pourquoi, au final, parce qu'on ne sait pas ce qui a été vraiment détruit, pour peut-être recommencer
42:25dans six mois, dans un an ?
42:27Et puis, il y a ceux qui se disent qu'en fait, ça ne va pas pouvoir marcher, puisque de
42:32toute façon, on sait que l'Iran réclame dans ses négociations un cessez-le-feu total entre Israël et le
42:39Hezbollah.
42:39Et ça, ce n'est absolument pas réaliste.
42:41Donc, pour eux, la guerre peut reprendre.
42:43On ne sait pas quand, mais elle risque de reprendre.
42:46Donc, voilà, tout ça est un petit peu confus.
42:48Ce que je peux vous dire ici, c'est qu'en Israël, autant dans le nord, il y a toujours
42:51ces tirs de roquettes.
42:52Et entre le Hezbollah et puis il y a aussi l'armée israélienne qui tire dans les villages sud du
42:57Liban.
42:57Mais ici, à Tel Aviv, je peux vous dire que tout le monde profite pour ce premier Shabbat, donc, qui
43:02n'est pas inscrit dans cette guerre.
43:05Tout le monde et beaucoup de gens sont sur la plage, beaucoup de gens se promènent en famille et essayent,
43:09essayent de respirer un petit peu.
43:12Vous, ma chère Régine, Régine Delfour avec Charles Baget depuis Israël.
43:16Raphaël, quelques mots sur... Est-ce que vous attendez à quelque chose aujourd'hui entre les États-Unis et l
43:23'Iran ?
43:23Donald Trump n'a pas d'autre choix que d'essayer d'obtenir un cessez-le-feu durable pour, finalement,
43:31garantir ce qu'il a expliqué comme étant une victoire des États-Unis.
43:36Le problème, c'est qu'aujourd'hui, ce n'est plus lui qui dicte les règles du jeu.
43:41On l'a bien compris.
43:42D'ailleurs, si l'Iran a mis dans les conditions pour obtenir ce cessez-le-feu que la guerre entre
43:51le Liban et le Hezbollah et Israël soit conditionnée à ses pourparlers,
43:58c'est bien la démonstration qu'aujourd'hui, avec Hormuz, il détient un certain nombre de clés pour peser lourdement,
44:05malheureusement, dans ses négociations.
44:07– Les amis, c'est la fin de cette émission. Merci de m'avoir accompagné durant 7 heures.
44:12C'était un plaisir de vous avoir à mes côtés.
44:15Merci à l'équipe qui m'a entouré, Déborah Smadja, Abiba Elfino, Romain Coglin, Théo Laborde, Emma Bernard-Guerin,
44:22Sandra Thionbo pour l'information, Louis Lallement et Corentin Périgny pour la programmation.
44:26Merci aux équipes en régie.
44:27Tout de suite, c'est Elodie Huchard.
44:29Et moi, j'aurais le plaisir de vous retrouver à 17h, tout à l'heure, pour Punchine.
44:32– Sous-titrage ST' 501
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