- il y a 4 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:00L'affaire Patrick Bruel, Patrick Bruel n'a pas dormi en prison, il est rentré chez lui tard, très tard,
00:05hier au soir.
00:06Et c'est Nargis Hadji qui est devant son domicile dans les Hauts-de-Seine avec des sentiments mitigés, Nargis
00:13Hadji, de la part de ses voisins et des riverains, des locaux.
00:19Oui, vous l'avez dit Alain, il a donc rejoint son domicile la nuit dernière, tard, aux alentours d'une
00:24heure du matin.
00:24Il est arrivé ici à moto dans son domicile des Hauts-de-Seine.
00:28Nous avons échangé avec certains de ses voisins. Ce que l'on peut vous dire pour le moment, c'est
00:32que depuis plusieurs heures, les volets de son domicile sont fermés.
00:35Et ici, il y a eu des médias français, mais aussi des médias belges avec lesquels nous avons échangé.
00:39Ils nous expliquaient être ici parce qu'en Belgique, l'affaire également fait grand bruit.
00:44Ses voisins avec lesquels nous avons échangé, lorsque nous leur avons posé la question au sujet du fait que Patrick
00:50Bruel soit libre, les avis ont été mitigés.
00:54Écoutez-les, ils étaient au micro de David Bouteiller.
00:57S'il se cache comme ça, quand on est vraiment blanc-bleu, on ne se cache pas. Bon, ça, c
01:03'est un fait.
01:05Je pense qu'il doit voir, peut-être qu'il a très honte. C'était des actions anciennes et maintenant,
01:13il est rattrapé par son passé.
01:15Tout le monde le rejette. Sa carrière est terminée.
01:18C'est sûr que ce n'est pas facile quand on a des accusations comme ça. On a envie de
01:22se cacher, on a envie de se faire petit.
01:25C'est sûr que ce n'est pas facile à vivre, mais je ne vais pas le plaindre.
01:28Parce que voilà, encore une fois, je ne sais pas si c'est vrai, mais si c'est vrai, il
01:32faut se cacher. Il faut même être en prison si c'est vrai.
01:35L'artiste de 67 ans est donc libre, mais sous certaines conditions. En voici quelques-unes.
01:40Ne pas quitter les territoires nationaux, ne pas entrer en contact avec les personnes qui ont porté plainte contre lui,
01:46ou encore ne pas fréquenter les salons de massage.
01:49Enfin, une caution de 500 000 euros a été demandée. Elle sert à deux choses.
01:53La toute première, garantir qu'il se présente aux convocations de la justice.
01:56Et la seconde, servir potentiellement pour des éventuels dommages et intérêts qui pourraient être versés aux victimes à l'issue
02:04de la procédure.
02:07Merci Nargis Hadji, en direct des Hauts-de-Seine, domicile de Patry-Bourel avec David Bouteiller.
02:12Maître, Basile Adair est avec nous. On a besoin de votre éclairage d'avocat au Baron de Paris parce qu
02:17'on a eu un réquisitoire très dur.
02:19Le procureur voulait que Patry-Bourel dorme en prison, au regard de ce qu'on reproche aux chanteurs.
02:26Quatre juges d'instruction. Et puis finalement, on aboutit à la remise en liberté de Patry-Bourel, certes mise en
02:32examen,
02:32mais le contrôle judiciaire est assez classique. C'est un contrôle judiciaire, par exemple, qui ne l'empêche pas de
02:37continuer à exercer son métier,
02:39de monter sur scène et notamment de faire cette tournée des Zénith prévue à l'automne.
02:45Comment expliquer ce décalage ?
02:48– Le décalage, il tient en fait que ce n'est pas le procureur qui prend les décisions.
02:52C'est un juge du siège, un juge indépendant, en l'occurrence un juge des libertés,
02:57qui se décide après avoir entendu le procureur et ensuite la défense.
03:02Je rappelle que la prison, c'est quand même le régime d'exception.
03:06– Mais a-t-il eu un traitement de faveur parce que c'est Patry-Bourel ?
03:10– Écoutez, je ne connais pas ce dossier, donc je me garderai de…
03:13– Vous pensez bien que beaucoup peuvent le penser.
03:16– Sur le fond, je pense que le traitement qui lui a été réservé est parfaitement conforme à la jurisprudence,
03:22lorsqu'on ne présente pas de dangerosité, lorsqu'un contrôle judiciaire est mis en place…
03:28– Quand on est accusé de viol, on n'est pas l'encheur ?
03:30– Je vous donne juste la règle, parce que c'est la règle de l'article 114 du Code de
03:33procédure pénale.
03:35Et donc, c'est pas mal qu'on sache ce qui est la règle et ce qui est l'exception.
03:41Et la détention provisoire qui, par nature, est un tentatoire à la présomption d'innocence…
03:45– C'est l'exception.
03:46– C'est nécessairement l'exception.
03:48Et donc, il faut cocher toutes les cases pour considérer qu'il n'y a pas d'autre solution
03:52que de mettre en détention provisoire,
03:54c'est-à-dire sans anticiper sur la décision des juges du fonds,
03:58si toutefois ils sont saisis à l'issue de l'instruction.
04:02Donc, réclamer, en fait, c'est ce que j'entends,
04:04déjà la peine, c'est parfaitement anticiper le rôle et le déroulement normal
04:10que prévoit la procédure pénale dans un dossier de nature pénale.
04:13– D'autant plus qu'il y a quand même beaucoup de dossiers,
04:15il est mis en examen pour quatre affaires, il est témoincisté pour d'autres, Paul Conge,
04:19donc ça va prendre quand même beaucoup de temps d'instruire,
04:21même s'il y a quatre juges d'instruction, d'instruire tout cela.
04:23Donc, pendant tout ce temps-là, Patrick Brouel sera libre,
04:27mais soumis à un contrôle judiciaire.
04:29– Oui, cette instruction, elle peut durer des années,
04:31sans doute au moins deux, et sans doute encore davantage,
04:33étant donné que d'autres plaintes vont a priori être déposées,
04:37c'est ce que nous disent en tout cas des avocates, de plaignantes,
04:39qu'il y aura de nouvelles plaintes déposées,
04:41elles seront jointes sans doute à cette information judiciaire à Nanterre.
04:45Et donc, pendant tout ce temps, eh bien oui, Patrick Brouel est sous contrôle judiciaire,
04:48relativement classique, avec une petite exception,
04:51c'est le fait qu'il ne peut pas fréquenter de salon de massage,
04:53qu'il a versé un cautionnement assez important.
04:55– 500 000 euros ?
04:55– 500 000 euros de caution, effectivement.
04:58Donc, assez classique.
04:59Après, il faudrait qu'il ne viole pas sous contrôle judiciaire,
05:01il faudra aussi que s'il y a d'autres faits qui sont dénoncés,
05:04par exemple, qui peuvent concerner des faits qui auraient été commis en marge de ces concerts,
05:07on a déjà entendu les témoignages dans ce sens,
05:09eh bien là, peut-être que sous contrôle judiciaire va évoluer.
05:11Pour le moment, il a le droit encore de performer,
05:14mais il a le droit de jouer au théâtre, il a le droit de faire des concerts à ce stade,
05:17en tout cas en l'état de la procédure, mais cette procédure, elle peut évoluer.
05:20– On va parler des concerts, mais une explication technique, un cautionnement…
05:24– Je vous trouve très pessimiste sur la durée de la…
05:25parce que si j'ai bien compris, l'enquête a quand même réuni tout ce qu'il fallait.
05:29Évidemment, on va continuer de les nourrir, il pourrait y avoir des confrontations, etc.
05:32Mais si on a mobilisé trois juges d'instruction, normalement…
05:35– Quatre, mais quatre.
05:35– Vous vous rendez compte ?
05:38– Ça, ça vous impressionne, quatre.
05:39– Oui, on déploie les moyens de la justice,
05:41il n'y a pas de juge dans le sud-ouest de la France pour s'occuper des dossiers
05:45qui mériteraient de l'être en urgence, et on mobilise autant de juges.
05:48Moi, je trouve que ce régime, selon la notoriété des personnes en cause,
05:53il est, lui, très contestable, franchement très contestable.
05:56Il n'y a pas une complexité telle, si vous voulez,
06:01qui justifie une telle mobilisation de juges, on n'en a déjà pas suffisamment.
06:04– Et du coup, on espère que ça va aller vite.
06:05– Mais voilà, c'est ce que je suis en train de vous dire,
06:07si on a mobilisé, c'est sans doute pour aller vite.
06:08– Si en plus, si c'est pas aussi lentement que l'habiterie…
06:09– Deux ans, ça vous paraît long, parce que c'est pas si long,
06:11deux ans pour une information judiciaire.
06:13– Non, c'est cinq ans à la moyenne, donc ça ne me paraît pas long.
06:16Mais ce que je me permets de dire, c'est que si, effectivement,
06:18on arrête tous et on se tenant, on met tout en place,
06:21quitte à ne pas s'occuper d'autres affaires,
06:23qui mériteraient aussi de l'être, c'est sans doute qu'on va aller vite.
06:26– Mais le cautionnement, la caution de 500 000 euros,
06:29c'est quoi précisément, ça sert à quoi ?
06:31L'argent est rendu ensuite ?
06:32– Oui, si on se présente en justice, il est rendu, évidemment,
06:36puisque c'est une garantie qui est offerte pour…
06:39Alors, on la fixe toujours un peu à l'aune des moyens de l'intéresser.
06:43Et puis, on peut cantonner une partie pour garantir,
06:49si toutefois on arrivait à une condamnation,
06:51et qu'il y ait une condamnation civile, les dommages et intérêts.
06:55Donc, c'est une manière d'être sûr qu'il se présente en justice,
07:00que le mise en examen se présente en justice,
07:03et que si, à l'issue du procès,
07:05et une fois toutes les voies de recours utilisées,
07:08il est condamné, on puisse se servir sur une partie de somme.
07:11Mais ça aussi, c'est complètement classique.
07:13– Il y a quelque chose qui peut paraître bizarre,
07:14c'est-à-dire que parmi les obligations qui lui sont faites,
07:16il y a une obligation de soins.
07:18Or, il n'a pas été condamné, et il conteste l'effet.
07:21Pourquoi sortir ce contrôle d'une obligation ?
07:23– C'est déficit d'être soigné d'une maladie
07:25qu'on refuse de reconnaître, si j'ose dire.
07:27– Alors, je répète, je ne connais pas le fonds financier.
07:29– Non, mais là aussi, c'est une question de…
07:32– Dans les ressources qui sont reprises.
07:34– Sur le soin, je ne sais pas,
07:37franchement, je ne pourrais pas me prononcer.
07:40– C'est logique ?
07:41– Est-ce que ce n'est pas trop tôt ?
07:42– Ce que je peux vous dire, c'est que dans certains dossiers,
07:44s'il y a quelque chose qui mérite une attention particulière
07:51et qu'on estime peut-être pas sans causalité
07:55avec les faits qui sont reprochés,
07:57on peut profiter du contrôle judiciaire pour mettre en place ça.
08:00Ça n'anticipe pas la condamnation.
08:03Et c'est même, à mon avis, de l'ordre de la circonstance atténuante.
08:07C'est-à-dire que si on considère qu'il y a quelque chose qui le dépasse,
08:10c'est qu'on est vraiment sur le terrain des circonstances atténuantes.
08:12– On voudrait savoir, avant peut-être d'incliner notre invité,
08:15quand même, il y a des concerts qui sont prévus.
08:18À l'heure qu'il a annulé sa tournée d'été,
08:21mais ce prévu en automne, la tournée des Zéniths
08:23pour l'anniversaire de son album culte à l'heure regarde,
08:26tout ça, c'est maintenu.
08:27– Oui, puisque la justice ne le contraint pas à ne pas se produire.
08:31– Lui-même pourrait dire que ce n'est pas possible.
08:33– Ce qui est assez paradoxal,
08:34puisque dans les conditions, il y a risque de trouble à l'ordre public,
08:37et on maintient les concerts.
08:38Concerts qui peuvent provoquer des manifestations,
08:40et donc un risque de trouble en plus,
08:42puisque ça a été perturbé déjà.
08:44– C'est une des craintes, effectivement, qu'on peut avoir,
08:45puisqu'on a bien vu ce qui s'est passé au théâtre Édouard VII,
08:48où il y a eu, voilà, trouble à l'ordre public,
08:50c'est un bien grand mot, mais en tout cas,
08:52il y a eu une représentation perturbée,
08:56on a dû annuler, d'ailleurs, les représentations au théâtre avant la fin.
09:00Donc c'est possiblement ce qui peut se produire,
09:02effectivement, sur cette tournée de Bruel,
09:04qui est une grosse tournée.
09:05On parle d'une trentaine de dates,
09:07on a 34 dates, précisément, à partir d'octobre,
09:10ce sont des zéniths, donc des grandes salles.
09:12– Des salles de 5 000 places,
09:13donc ça fait potentiellement plus de 100 000 personnes,
09:15150 000 personnes qui sont individus.
09:16– Il y a des annulations ?
09:17– Pas forcément à ce qu'on en sache pour l'instant,
09:22mais voilà, il reste des places, en tout cas, ça c'est sûr.
09:25– Et lui, il est producteur de cette tournée ?
09:27– Oui, producteur.
09:27– Donc il y a un enjeu financier, quand même.
09:28– Il y a un enjeu financier, pour lui, il est important
09:30que ses concerts puissent se tenir,
09:33parce qu'il a les cordons de sa propre bourse,
09:35il a déjà probablement dû investir dans une scénographie,
09:39pré-embaucher des techniciens, pré-caler des musiciens, etc.
09:43Donc ça lui ferait un très très gros manque à gagner
09:46s'il ne tenait pas cette série de concerts.
09:49– Nous sommes avec Amy Ba, Amy Ba qui est militante féministe,
09:52présidente de l'association Nous Toutes Lille.
09:54Bonsoir Amy Ba, merci d'être en direct avec nous sur BFM TV.
09:59Donc Patrick Brouel est chez lui,
10:00a signé résidence contre le judiciaire,
10:02avec un certain nombre de conditions très strictes.
10:05Ça vous convient ? Vous êtes choquée ? Dites-moi.
10:08– Non, ça ne me convient pas.
10:09Après, je ne suis pas là pour commenter les décisions de justice,
10:13mais ce qu'on aimerait bien, là, vraiment,
10:15ce serait l'annulation des concerts.
10:17J'entendais tout à l'heure que, a priori, il n'était pas dangereux.
10:21On estime que si, une personne qui est accusée par un minima
10:2530 femmes est dangereux, et que donc, dans le cadre du travail,
10:30aussi pour les spectateurs, les spectatrices,
10:32eh bien, il doit annuler ses concerts.
10:35Déjà pour les victimes qui l'accusent,
10:38et aussi pour protéger les autres personnes qui sont confrontées à lui.
10:43Donc là, ça commence à faire beaucoup.
10:45– Donc c'est un traitement de faveur ?
10:47– Je ne sais pas si c'est un traitement de faveur,
10:49puisque on sait très bien que la justice est défaillante.
10:52On a pu le voir avec très récemment.
10:54Donc je ne sais pas s'il y a un traitement de faveur.
10:56En tout cas, ce qui est sûr, c'est que l'opinion publique
10:59devrait pousser davantage, et ça ne devrait pas être seulement
11:01aux féministes d'intervenir pour bloquer sa venue.
11:05– Vous allez manifester vous-même ?
11:07– À mi-bas, vous allez…
11:08– Évidemment, évidemment, évidemment que je vais manifester.
11:11On sera là à chaque tournée.
11:14Dès octobre, on sera là…
11:16– Mais vous allez prendre des places, puisqu'il en reste, nous dit Philippe,
11:18pour perturber de l'intérieur les concerts, c'est ça ?
11:21– Je ne peux pas vous le dire.
11:23– J'imagine.
11:24– On peut l'imaginer, oui.
11:25– Voilà.
11:25– On peut l'imaginer, oui, oui, effectivement.
11:27Et d'ailleurs, il y a beaucoup de personnes qui nous proposent leur place.
11:30Donc on ne va pas s'en priver, parce qu'effectivement,
11:32on ne va pas non plus payer pour aller le voir.
11:34Mais si on nous propose des places gratuitement, oui, on risque…
11:36– Mais pour les gens qui vont le voir, Patrick Bruel,
11:39qu'est-ce que vous leur dites ?
11:41– Ce qu'on leur dit, c'est soyez responsables, en fait.
11:44Ayez une responsabilité collective.
11:46Moi, je pense que les personnes qui vont voir Patrick Bruel
11:49peuvent demander l'annulation aussi,
11:52et peuvent demander le remboursement.
11:54Ce qui serait totalement légitime à le faire.
11:56Et en fait, il faut arrêter d'attendre le temps de la justice
12:00qui prend 5-6 ans, et peut-être commencer à croire les victimes,
12:04et notamment lorsqu'elles sont 30.
12:06– Oui, mais la justice, il faut lui faire confiance, non ?
12:12– Je ne sais pas.
12:13Quand il y a 0,6% des viols qui sont condamnés,
12:16moi, je pars du principe, on sait très bien que les magistrats
12:19sont complètement sous l'eau, et ce qui est compréhensible.
12:23Le jour où il y aura plus de moyens dans la justice et dans la police,
12:27peut-être qu'on pourra s'y fier, là pour l'instant, moi, je crois les victimes,
12:30et j'espère que…
12:31– Oui, mais si on ne fait pas confiance à la justice,
12:34donc chacun se fait justice ?
12:36– Ah non, le but, ce n'est pas de se faire justice soi-même,
12:37on est comme dans un état de droit qu'on doit respecter, etc.
12:40– Là, c'est ce que vous nous dites.
12:41Alors bien sûr, vous n'allez pas vous en prendre physiquement,
12:43j'imagine, il n'y a pas très bon,
12:44mais le fait de l'empêcher de se prononcer,
12:47c'est finalement, chacun décide de rendre la justice
12:50avant que la justice officielle se prononce.
12:53– Ce n'est pas ça, le truc, c'est que là,
12:56les violences sexuelles sont des violences qui sont patriarcales,
12:58sont des violences qui sont systémiques,
12:59sont des violences qui sont partout.
13:01En l'occurrence, on ne va pas attendre le temps de la justice,
13:05qui est un temps long, et ce qui est normal d'ailleurs,
13:07pour que la justice soit bien faite, il faut un temps long.
13:09Mais là, en l'occurrence, nous, ce qu'on veut,
13:12c'est maintenant, c'est tout de suite maintenant,
13:13ce qu'on veut, c'est qu'il ne soit pas sur nos planches,
13:17ce qui paraît assez logique.
13:18Je ne vois même pas comment on doit encore justifier cette chose-là.
13:21Il a été mis en examen.
13:23Alors au début, on disait non, mais c'est que quelques femmes
13:25et qu'il n'a pas mis en examen pour avoir chanté.
13:26Et puis ensuite, il a été mis en examen.
13:27En fait, et s'il nous faut de plus, à un moment donné,
13:30je ne comprends pas, en fait.
13:31Je ne comprends pas.
13:31Il a été interdit des salles de massage,
13:33donc il peut bien être interdit de zénith.
13:37Que la justice n'avait pas la possibilité
13:39de lui interdire de se produire ce scène,
13:40étant donné que les faits pour lesquels il est mis en examen
13:43ne concernent pas les faits qui auraient été commis en marge
13:45ou dans le cadre de ses concerts.
13:46Alors les salles de massage, oui, en effet,
13:48mais sur les quatre faits pour lesquels il a été mis en examen,
13:50ça n'avait aucun rapport avec ses concerts,
13:52donc la justice ne pouvait pas lui interdire.
13:53Ce n'est pas dans les coulisses des salles de processus.
13:55Il faut d'abord, pardonnez-moi, je vous interromps,
13:57mais pour vous confirmer cela,
13:59il faut d'abord des réquisitions dans ce sens-là.
14:00Le juge ne peut pas sortir de nulle part.
14:02Il doit statuer au regard de ce dont il est saisi.
14:06Et la justification juridique,
14:08c'est qu'il y a un lien direct,
14:11une connexité entre les faits qui lui sont reprochés
14:14et les lieux, donc les plaignantes, etc.
14:18Ça, ça se comprend.
14:19Mais empêcher quelqu'un de travailler,
14:21alors surtout qu'on lui demande de payer un conscielement d'importance,
14:24ce serait même contradictoire.
14:26Et pardonnez-moi de réagir à ce que vous a dit
14:31la présidente de cette association,
14:32je ne sais pas si elle m'entend,
14:34mais précisément, laisser la justice faire,
14:36ayez confiance dans la justice.
14:38On a moins confiance en ce moment quand même.
14:40Mais pourquoi ?
14:40Au regard de l'actualité,
14:42il faut lui donner les moyens.
14:44Mais c'est au cœur du pacte social.
14:47Si on ne se fait plus justice,
14:49si on ne fait plus confiance à sa justice,
14:52vous l'avez dit vous-même,
14:53c'est le retour à la justice privée.
14:55C'est le retour de la jungle.
14:57Et donc, voilà,
14:58qu'il y ait une liberté d'expression,
15:00qu'il y ait une liberté de dire,
15:01une liberté de...
15:02Alors moi, je suis parfaitement d'accord,
15:04et au contraire, je suis pour la libération des paroles.
15:06Mais une fois que la justice est saisie,
15:09laissons la faire.
15:09Pour une fois, d'ailleurs,
15:10ce n'est pas des faits prescrits,
15:11si vous voulez.
15:12Donc, laissons faire la justice,
15:14elle va peser, on regarde.
15:16Et sinon, il n'y a plus de vie en commun.
15:18Merci à tous.
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