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  • il y a 3 jours
Chaque soir, Julie Hammett vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00:00Bonsoir à tous, bienvenue. Patrick Bruel, mise en examen pour viol, tentative de viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel.
00:00:07Vous allez voir la porte du tribunal judiciaire de Nanterre.
00:00:12C'est derrière cette porte qu'il est en train de comparaître devant le juge des libertés et de la
00:00:16détention.
00:00:17C'est ce juge qui doit décider du placement en détention provisoire ou alors de le laisser libre mais sous
00:00:23contrôle judiciaire.
00:00:24On va tout de suite aller retrouver Paul Conge, notre journaliste sur place.
00:00:27Vous l'avez vu Paul, Patrick Bruel, il était comment ?
00:00:35Oui absolument Julie, on l'a vu, Patrick Bruel est arrivé vers 22h30 dans cette salle d'audience juste derrière
00:00:40moi.
00:00:41Il était bien fatigué, les traits tirés, le visage marqué par les 48 heures de garde à vue, la journée
00:00:48d'attente, les 3 heures d'interrogatoire aujourd'hui devant les juges d'instruction.
00:00:52On l'a vu donc murmurer quelques mots à l'oreille de ses avocats et puis on l'a vu
00:00:57s'asseoir devant donc le juge des libertés et de la détention.
00:01:00C'est lui qui nous a indiqué, qui a relevé donc qu'il était mis en examen pour un viol,
00:01:06une tentative de viol et plusieurs faits d'agression sexuelle et de harcèlement sexuel.
00:01:10Il y a donc d'autres faits pour lesquels Patrick Bruel n'a pas été mis en examen mais placé
00:01:14sous un statut intermédiaire, statut de témoin assisté.
00:01:18Alors ensuite un huis clos a très vite été demandé donc on a dû sortir de la salle.
00:01:21C'était il y a à peu près 45 minutes, on n'a donc pas pu assister au débat mais
00:01:26ces débats sont maintenant terminés.
00:01:27Le juge s'est retiré pour délibérer, il devrait rendre sa décision vraiment dans les prochaines minutes.
00:01:31– Merci beaucoup Paul, en plateau pour en parler Laurent Valdigué, consultant poli-justice, bonsoir Laurent, Emmanuel Dancourt, président de
00:01:39l'association MeToo Media, bonsoir.
00:01:41Maître Dylan Slama, avocat pénaliste, maître Mourad Batik, avocat pénaliste et également on est avec Yves Tréhard, bonsoir Yves.
00:01:50Et avec Philippe Dufresne, journaliste culture à BFM TV, bonsoir à tous les six, juste pour comprenner ce qui est
00:01:55en train de se passer, Laurent Valdigué, derrière cette porte.
00:01:59– Il y a donc un délibéré en cours à huis clos, c'est ça ?
00:02:02– À huis clos parce que Patrick Bruel s'est expliqué devant le juge des libertés, le parquet a requis
00:02:09sa détention,
00:02:11puisque depuis ce matin à 8h20 on s'est bien communiqué du parquet que le parquet demande son incarcération,
00:02:16et puis on sait aussi que ces trois avocats ont plaidé sa libération et un contrôle judiciaire.
00:02:22Et c'est vrai que là il est en train de jouer, Patrick Bruel, sa plus grande partie de poker
00:02:27probablement.
00:02:28Elle a démarré avant-hier matin à 8h30, lui il est arrivé au tribunal de Nanterre ce matin autour de
00:02:358h30,
00:02:36il a attendu et avec ses avocats ils ont passé 9h à étudier le dossier,
00:02:40et il a été présenté au juge à 17h30.
00:02:43Et puis là tout s'est joué parce qu'on a l'impression vu d'ici avec les éléments que
00:02:47nous donne Paul Conge,
00:02:48qu'il était dans la salle au début, que finalement l'espoir est en train de changer de camp,
00:02:55comme dirait Victor Hugo, autant avec le communiqué du parquet ce matin,
00:02:59avec 3 viols au compteur, 2 tentatives de viol, des agressions sexuelles et des harcèlements,
00:03:05il avait, j'avais fait le total, alors on n'est pas aux Etats-Unis, ça n'a aucun intérêt
00:03:10ce que je vais dire,
00:03:11mais enfin il avait au compteur 120 années de prison au total.
00:03:14Et alors finalement à l'issue de son explication devant les juges,
00:03:19la défense Bruel est parvenue à, écoutez Paul, à diminuer ce compteur,
00:03:25et le diminuer pour les infractions les plus graves.
00:03:27Alors dans le détail.
00:03:292 des 3 viols dans le détail, les juges ont estimé,
00:03:32les 4 juges d'instruction ont estimé qu'il y avait des charges suffisantes pour le poursuivre
00:03:36pour 1 des 3 viols, il est témoin assisté,
00:03:39c'est un statut beaucoup plus léger pour 2 des 3 viols,
00:03:44et il est témoin assisté pour une des 2 tentatives de viol.
00:03:47Et les juges d'instruction, ça aussi Paul nous l'a appris tout à l'heure,
00:03:51les 4 juges d'instruction s'étaient prononcés en faveur de son contrôle judiciaire.
00:03:57Donc d'une libération sous contrôle judiciaire versus la prison.
00:04:03Et donc le JLD, le juge de liberté de la détention,
00:04:05est en ce moment même en train de délibérer,
00:04:07avec les demandes des juges, les demandes des avocats d'un côté
00:04:12et la demande du parquet de l'autre.
00:04:14Et c'est lui qui va décider dans quelques minutes
00:04:16si Patrick Bruel doit dormir ce soir en détention
00:04:19ou s'il pourra rentrer chez lui avec un contrôle judiciaire.
00:04:22Donc il a été mis en examen dans le détail par les juges d'instruction
00:04:25pour un viol au préjudice d'une plaignante,
00:04:28une tentative de viol
00:04:31et des faits d'agression sexuelle et de harcèlement sexuel sur plusieurs plaignantes.
00:04:35Donc ça veut dire, on essaie de bien comprendre ce qui se joue,
00:04:39qu'il y a deux viols sur trois pour lesquels les juges ont été sceptiques.
00:04:43Les juges ont revu la copie du parquet à la baisse.
00:04:45Et notamment pour deux des trois viols pour lesquels il était,
00:04:50pour lesquels les informations judiciaires aient été ouvertes ce matin
00:04:53et pour lesquels le parquet réclamait sa mise en détention.
00:04:57Donc ça va plutôt dans le sens d'une libération sous contrôle judiciaire
00:05:03que dans le sens d'un emprisonnement de ce soir ?
00:05:07Ou c'est difficile à dire pour l'instant ?
00:05:08Alors tant que le juge des libertés n'a pas tranché,
00:05:10on ne peut absolument rien dire.
00:05:11En revanche, oui, c'est plutôt bon signe que quatre juges d'instruction
00:05:14se soient prononcés pour un contrôle judiciaire.
00:05:16Il arrive un peu plus fort devant le juge des libertés de la détention,
00:05:19évidemment que si les juges d'instruction avaient proposé eux-mêmes
00:05:24une détention provisoire.
00:05:25Mais Laurent Valdiguet a complètement raison de dire
00:05:28qu'effectivement, ils ont revu la copie du parquet à la baisse.
00:05:31Moi, j'irai un peu plus loin.
00:05:31Ils ont revu aussi la copie de Mediapart à la baisse.
00:05:34Parce qu'en vérité, tout ce qu'on entend médiatiquement
00:05:36depuis un mois, deux mois, c'est ce que dit la presse
00:05:39et c'est ce que dit notamment Mediapart,
00:05:40qu'on entend un peu matin, midi et soir nous dire
00:05:42nous avons les éléments, nous avons vérifié,
00:05:44C'est ce que disent les plaignantes
00:05:47qui ont témoigné auprès des journalistes de Mediapart.
00:05:48Oui, mais j'ai entendu, pour avoir débattu avec les journalistes de Mediapart
00:05:50un certain nombre de fois, je les ai entendus dire
00:05:52on a vérifié, on n'est pas simplement des relayeurs de parole,
00:05:55on enquête, c'est très sérieux ce qu'on fait.
00:05:56Bon, ça doit être très sérieux, en tout cas,
00:05:58ce n'est pas l'avis du tribunal qui estime qu'il faut prendre ses distances
00:06:01avec ce que dit la presse.
00:06:02Et donc, j'invite ceux qui nous regardent à prendre les distances
00:06:05avec ce qu'on entend quand même beaucoup depuis quelques jours,
00:06:07depuis quelques semaines sur Patrick Borrell.
00:06:09Ce n'est pas définitif, même là où il est mis en examen,
00:06:14un examen pour un viol, même si c'est un viol sur trois,
00:06:17ça reste extrêmement grave.
00:06:18S'il est condamné.
00:06:19Et c'est passible, je crois, de 11 ans de prison.
00:06:21S'il est condamné, mais juste termine là-dessus,
00:06:24mais une mise en examen, ce n'est pas un tiers ou un quart de culpabilité.
00:06:27La présomption d'innocence s'applique pleinement
00:06:29et ce n'est pas parce qu'on est mis en examen
00:06:30qu'on est moitié pouvable ou car coupable.
00:06:32On demeure pleinement innocent, même mis en examen.
00:06:35Au contraire, c'est à partir du moment où on est mis en examen
00:06:37qu'on peut pleinement se défendre parce qu'on a accès au dossier.
00:06:39Donc, dans le dossier, il y a sans doute des choses
00:06:41que nous n'avions pas jusqu'à présent, qui sont des éléments à décharge
00:06:43et qui ont donc servi la défense.
00:06:45Vous savez, les avocats, ils n'ont pas de tour de passe-passe,
00:06:47ce ne sont pas des prestidigiateurs.
00:06:48Ils plaident à l'appui d'un dossier et à l'appui d'éléments
00:06:51que nous n'avons pas et que, jusqu'à présent,
00:06:54on s'est bien gardé de nous présenter.
00:06:55Emmanuel Dancourt, là-dessus, sur le fait qu'il y a effectivement
00:06:58moins d'affaires qui ont été retenues à son encontre en l'État.
00:07:04Je suis consternée.
00:07:06Je suis consternée quand j'entends Maître Slama dire
00:07:08que c'est plutôt bon signe, mais c'est bon signe pour qui,
00:07:10en fait, pour Patrick Bruel.
00:07:12Alors moi, je suis définitivement du côté des victimes.
00:07:14On sait qu'en France, telle que la loi est faite,
00:07:16les victimes n'ont aucun intérêt à mentir.
00:07:18Si les deux viols qui n'ont pas été considérés jusqu'au bout,
00:07:22on va dire, n'ont pas été considérés jusqu'au bout,
00:07:24parce que, par exemple, Patrick Bruel,
00:07:25on sait qu'il a dit qu'il avait beaucoup de SMS.
00:07:27Par exemple, Patrick Bruel a pu produire un SMS
00:07:30d'une femme qui dit « merci à Patrick pour cette soirée ».
00:07:33On sait, aujourd'hui, ça a été documenté,
00:07:36que les victimes essayent toujours de normaliser
00:07:38ce qui est arrivé dans l'affaire Pépédia.
00:07:40Je précise pour ceux qui nous écoutent,
00:07:43c'est-à-dire qu'il est arrivé devant les juges d'instruction
00:07:45en disant « j'ai plein de preuves de SMS de ces plaignantes
00:07:49qui montrent que je ne les ai pas contrôlées. »
00:07:51Depuis quand les SMS sont des preuves ?
00:07:53Quand on a des victimes qui essayent de normaliser une relation,
00:07:56qui peuvent être dans le déni déjà,
00:07:57qui peuvent avoir été dans la sidération,
00:08:00dans la dissociation, dans l'amnésie traumatique,
00:08:02et puis même si elles ont pleinement conscience
00:08:03de ce qui leur est arrivé,
00:08:05la plupart du temps, c'est très documenté,
00:08:06les victimes vont essayer de normaliser les choses.
00:08:08Et dans plein d'autres affaires,
00:08:10il y a des SMS et des lettres que les mises en cause produisent.
00:08:13S'il a suffi, honnêtement, d'un ou deux SMS
00:08:15pour qu'on ne considère pas jusqu'au bout
00:08:18des accusations de viol,
00:08:19enfin les femmes, quand on porte plainte pour viol,
00:08:22mais c'est très très dur de porter plainte pour viol.
00:08:38sur ce que c'est qu'une victime,
00:08:40sur ce que traverse une victime,
00:08:41sur tout ce qui peut affecter...
00:08:43– Attendons la décision.
00:08:45– Oui, bien sûr, bien sûr.
00:08:46J'ai dit « si, c'est ça ».
00:08:47Je mets quand même un « bien sûr ».
00:08:48– Et puis pardon, elle retient quand même qu'on sait que les magistrats...
00:08:51– Voilà, mise en examen pour un viol,
00:08:53pour une tentative de viol,
00:08:54pour des faits d'agression sexuelle, c'est pas rien.
00:08:55– Je crois qu'il ne faut ni attendre une bonne décision,
00:09:00ni une mauvaise décision.
00:09:01D'ailleurs, il n'y a ni bonne ni mauvaise décision.
00:09:02La réalité, c'est que s'il est placé sous contrôle judiciaire,
00:09:05c'est très bien parce que ça veut dire
00:09:08que le dossier était vide, était creux
00:09:09et que sa place n'est pas en détention provisoire.
00:09:12Et si, à contrario, il est placé en détention provisoire,
00:09:15ça veut dire qu'il y avait suffisamment d'éléments
00:09:16pour le mettre en détention provisoire.
00:09:18On ne doit pas apporter, vous voyez,
00:09:20une opinion personnelle sur le placement.
00:09:22Il fallait qu'il soit placé en détention provisoire
00:09:24ou, à contrario, il ne fallait absolument pas
00:09:26qu'il soit placé en détention provisoire.
00:09:28Je crois qu'aujourd'hui, ce qui gagne, c'est le droit,
00:09:31c'est la justice et que le grand gagnant,
00:09:33aujourd'hui, c'est le droit, c'est la justice.
00:09:35On a mis les moyens, on parle de moyens,
00:09:36depuis une semaine, 10 jours, 15 jours, on parle de moyens.
00:09:39Aujourd'hui, on sait que lorsque l'on met
00:09:41un parquet sérieux,
00:09:43on a eu le président du tribunal de Nanterre
00:09:45qui s'est exprimé là-dessus.
00:09:47On a eu quatre magistrats, pas un, pas deux, pas trois, quatre.
00:09:50C'est inédit.
00:09:51Un magistrat instructeur, c'est tous les jours.
00:09:53C'est ce à quoi Maître Slama et moi-même
00:09:55sommes confrontés tous les jours.
00:09:57Deux magistrats instructeurs, c'est le dossier jubilard.
00:09:59Trois magistrats instructeurs, c'est le dossier Le Pen,
00:10:01le dossier Sarkozy.
00:10:02Quatre magistrats instructeurs, c'est inédit.
00:10:04On voit que quand il y a quatre magistrats
00:10:07qui se penchent sur un dossier,
00:10:08qui ont le temps de bosser le dossier,
00:10:09quand on met les moyens,
00:10:11je crois que la décision sera, à mon sens,
00:10:14tout à fait indiscutable.
00:10:15Et là, on peut s'en remettre à l'intelligence
00:10:17et à la sagesse des juges
00:10:18et ne pas critiquer la décision, quelle qu'elle soit.
00:10:20– Et en l'occurrence, les quatre juges d'instruction
00:10:23ont plutôt dit placement…
00:10:26– Pas plutôt, Julie.
00:10:27– On dit…
00:10:28– Les quatre juges…
00:10:29– Je cherche le terme précis,
00:10:31libéré sous contrôle judiciaire.
00:10:32– Ils ont entendu la défense.
00:10:33– Et non placement en détention.
00:10:34– C'est vrai que je suis entièrement d'accord
00:10:35avec Maître Bati,
00:10:36qu'il ne faut ni se réjouir de quoi que ce soit,
00:10:38ni rien regretter.
00:10:39Nous, on est observateurs de ce qui se passe.
00:10:41C'est vrai que ce matin, la barque était chargée
00:10:43parce que le communiqué du parquet de ce matin,
00:10:47avec les neuf infractions qui étaient visées,
00:10:50ça aurait amené le commun des mortels en détention ce soir,
00:10:53sans parler de Patrick Bruel.
00:10:55Les juges ont tamis de la défense,
00:10:57parce que la défense, c'est vrai que les trois avocats
00:11:00de Patrick Bruel ont fait un travail…
00:11:01Vous savez, pendant toute la journée,
00:11:03c'était comme un avion qui était retardé
00:11:06ou un train qui était retardé d'heure en heure.
00:11:09La présentation devant le juge devait commencer à 14h,
00:11:12puis à 15h, puis finalement, ça a eu lieu à 18h.
00:11:14Ça a eu lieu à 18h pourquoi ?
00:11:15Parce que les trois avocats étaient avec le dossier,
00:11:18en fait, les neuf dossiers,
00:11:19parce que c'est les neuf infractions,
00:11:20c'est autant de dossiers par infraction,
00:11:22et ils se sont battus.
00:11:25Alors là, il y a deux représentants du barreau,
00:11:27c'est leur boulot.
00:11:29Et quand ils font ça bien, il faut le saluer.
00:11:31Parce que dans leur logique à eux,
00:11:32dans leur art,
00:11:36ils peuvent avoir des réussites.
00:11:38– Avec un homme qui a les moyens de se payer trois avocats.
00:11:40– Oui, mais attendez,
00:11:41et là, c'est ce qui s'est passé,
00:11:42puisque les instructions, finalement, ce soir,
00:11:44on leur a…
00:11:44– Je voudrais quand même dire une chose
00:11:46qui me paraît importante,
00:11:47c'est que le procès n'a pas eu lieu.
00:11:49– Oui.
00:11:49– Il va y avoir un procès.
00:11:50– Et il reste présumé,
00:11:52il n'y a pas de temps, on le rappelle.
00:11:53– Il y a un ou trois viols,
00:11:56c'est quand même un gros aiguillage aujourd'hui, Yves.
00:11:58– Certes, mais de toute manière,
00:12:00s'il est condamné à son procès,
00:12:01à l'issue de son procès,
00:12:03de toute manière, l'homme est condamné,
00:12:05et je peux vous dire qu'il est condamné
00:12:07plus que pour de la prison.
00:12:08C'est-à-dire que c'est un homme public,
00:12:10c'est un artiste, c'est un chanteur,
00:12:13qui a certes son cercle de fans,
00:12:16comme peu de chanteurs ont,
00:12:17mais sa carrière va quand même prendre un coup d'arrêt.
00:12:20C'est terminé.
00:12:21Dans tous les cas.
00:12:22– Il est bien exalé au viol.
00:12:24– Ce qu'il faut voir,
00:12:25c'est qu'on est quand même au tout début
00:12:27du processus judiciaire.
00:12:28On n'est pas arrivé à la fin.
00:12:31– On n'est pas au début, on a un gros capot.
00:12:32– Mais les victimes aussi,
00:12:33ils ont des coups d'arrêt dans leur carrière,
00:12:34dans leur famille, dans leur vie,
00:12:35il faut quand même l'entendre.
00:12:36– Non, non, mais je ne porte pas de jugement.
00:12:38Je dis que, de toute manière,
00:12:40il y aura, si les viols sont reconnus,
00:12:43il y aura sanction.
00:12:44Ou le viol est reconnu, il y aura sanction.
00:12:47Et rien ne dit que si d'autres affaires
00:12:50naissent contre lui,
00:12:52elles ne soient pas instruites
00:12:54et qu'il n'y ait pas d'autres procès.
00:12:56– Oui, et Flavie Flamand,
00:12:57elle n'était pas dans ce système-là.
00:12:59Laurent Valdiguet, c'est-à-dire qu'il y a plusieurs plaintes
00:13:01qui n'étaient pas dans…
00:13:02– On est très loin du compte.
00:13:03– Flavie Flamand, elle ne dit rien.
00:13:05Enfin, Flavie Flamand, ce qu'elle explique,
00:13:07il n'y a aucune caractérisation d'une infraction.
00:13:10Elle dit qu'elle ne se souvient plus que…
00:13:11– C'est pas ce qu'elle dit, elle se souvient très bien.
00:13:12– C'est ce qu'elle dit.
00:13:14Et elle dit même qu'elle a appris
00:13:17qu'elle a eu une relation sexuelle
00:13:18lorsque M. Bruel lui a glissé dans l'oreille.
00:13:21Donc, elle découvre une relation sexuelle
00:13:23dont elle-même ne se souvient de rien.
00:13:24Bon courage pour condamner quelqu'un
00:13:25sur une relation sexuelle
00:13:27dont on ne sait rien,
00:13:28pas même la plaignante, vous voyez ?
00:13:30– Emmanuel Dancourt là-dessus.
00:13:32– C'est vrai que c'est dans le lot
00:13:33des infractions prescrites.
00:13:34– Oui, c'est dans le lot des infractions prescrites.
00:13:36– Il n'était pas entendu là-dessus aujourd'hui, précisément.
00:13:39– C'est pour ça qu'il faut faire très attention
00:13:40parce que j'entends depuis plusieurs jours
00:13:42« C'est pas une femme, c'est pas deux femmes,
00:13:45vous voyez un peu les tuches,
00:13:46c'est pas trois, c'est pas quatre,
00:13:48si c'était quatre encore,
00:13:49mais c'est pas cinq, c'est pas six.
00:13:50Et puis on arrive à dix, quinze, vingt, trente.
00:13:53Et puis vous voyez, ce nombre, ce chiffre
00:13:54créerait la culpabilité.
00:13:57Je mets en garde tout le monde,
00:13:58je dis attention,
00:13:59quand on démultiplie le nombre de victimes,
00:14:02ça n'est évidemment pas égal
00:14:03à une forme de culpabilité.
00:14:05Et c'est d'ailleurs même ce raisonnement
00:14:06qui très souvent mène à une erreur judiciaire.
00:14:09On dit « C'est bien parce qu'il y en a plusieurs
00:14:11qu'il est coupable. »
00:14:12Et in fine, on se rend compte en bout de chaîne
00:14:14que finalement c'était une erreur judiciaire.
00:14:16Alors je ne dis pas que c'est le cas pour M. Prenne.
00:14:18– 35 femmes qu'ont parlé,
00:14:19il y a d'autres plaintes qui vont arriver.
00:14:21Je trouve que ça dénote quand même un système.
00:14:23Vous croyez que les femmes,
00:14:24elles vont parler joyeusement,
00:14:26surtout qu'il y en a qui vont,
00:14:27il y en a plusieurs quand même,
00:14:28qui mettent leur identité en jeu,
00:14:30qui n'y vont pas anonymement.
00:14:32Et je ne blâme certainement pas
00:14:33celles qui y vont anonymement.
00:14:34Vous croyez que c'est sympa,
00:14:36que c'est marrant,
00:14:36que c'est une vie d'aller porter plainte
00:14:38contre un mec aussi puissant que Patrick Bruel ?
00:14:40Non mais sérieux,
00:14:41il y a 35 femmes qui y vont…
00:14:42– Depuis une semaine ou deux,
00:14:43je ne le sens pas très puissant Patrick Bruel.
00:14:44– Il est quand même puissant.
00:14:46– Je ne sais pas,
00:14:47je ne le vois pas en situation de puissance
00:14:48depuis deux semaines.
00:14:49– Il a revendu Winamax 76 millions,
00:14:50c'est quelqu'un qui a beaucoup d'argent,
00:14:51qui est le producteur de ses propres tournées,
00:14:53c'est un mec extrêmement puissant.
00:14:54Et ce qui a été le game changer de ça,
00:14:56c'est justement Flavie Flavan,
00:14:57aussi prescrite soit-elle,
00:14:59et ça ce sera la justice de le déterminer,
00:15:00et on ne sait pas s'il y a des dossiers
00:15:02de prescription glissante
00:15:02qui vont pouvoir passer,
00:15:03il y a beaucoup de choses qui vont changer.
00:15:04– Elle allait faire sauter le verrou justement.
00:15:06– Mais elle a déverrouillé,
00:15:07d'abord elle a apporté de la crédibilité,
00:15:10ça l'énervait elle-même de se dire
00:15:11« Il a fallu que je parle pour qu'on considère
00:15:12mes 30 heures de plainte,
00:15:13mais qu'est-ce que c'est que ça ? »
00:15:15– Mais vous aimeriez, vous, personnellement,
00:15:18que M. Brouel soit en dénention ?
00:15:20– Est-ce que juste, ça veut dire
00:15:22qu'il doit être en prison ce soir, à vos yeux ?
00:15:24– Pas forcément, je veux dire,
00:15:27il y a déjà une mise en examen.
00:15:29Moi ce que j'aimerais,
00:15:31c'est que la justice soit vraiment juste,
00:15:33et que la justice, quand elle décide
00:15:34de déconsidérer deux viols
00:15:36et de le mettre comme témoin à insister,
00:15:37qui est beaucoup moins dangereux
00:15:38pour Patrick Brouel,
00:15:40j'aimerais que cette décision
00:15:41ait été prise de manière éclairée,
00:15:43en sachant ce que c'est une victime.
00:15:44– On peut imaginer qu'à 4,
00:15:46on peut leur faire confiance,
00:15:48on peut leur accorder le crédit.
00:15:48– Mais à l'école de la magistrature,
00:15:49les cours de violences sexuelles
00:15:51ont démarré il y a à peine quelques années.
00:15:53– Mais en l'occurrence,
00:15:55effectivement, 4 juges d'instruction,
00:15:56ils ont eu le temps de décider,
00:15:58certainement que parmi les 4,
00:16:00il devait y avoir des femmes, des hommes.
00:16:01– Ils prendront leur décision, maître,
00:16:02ils prendront leur décision,
00:16:03et on l'apprête à...
00:16:04– Mais c'est terrible,
00:16:05alors qu'une décision est prise,
00:16:07il y a toujours ce climat de suspicion
00:16:08sur les décisions qui sont rendues
00:16:09par des magistrats
00:16:10et qui ont accès au dossier.
00:16:11– On sait que la vérité judiciaire
00:16:13n'est pas forcément la vérité d'un dossier.
00:16:14– Voilà, c'est ce que je viens de dire.
00:16:15– On a une décision, on le sait.
00:16:16– On nous le dit dans les tribunaux.
00:16:18– On passe notre temps tous,
00:16:19en général, à dire
00:16:20que le tribunal judiciaire doit se prononcer
00:16:21et que ce n'est pas le tribunal médiatique.
00:16:23Or là, on a quand même une décision
00:16:24qui est prise par 4 magistrats,
00:16:25et on vient jeter ce climat de suspicion
00:16:27sur le tribunal en disant
00:16:28que ce n'est pas parce que le tribunal le dit,
00:16:29c'est que c'est vrai.
00:16:37juge d'instruction,
00:16:38c'est de le mettre en examen
00:16:39pour viol, tentative de viol,
00:16:40agression sexuelle et harcèlement sexuel.
00:16:42Et on attend là.
00:16:43– Et de le placer sous le contrôle judiciaire.
00:16:45– Et de le placer sous le contrôle judiciaire.
00:16:45– Et de le placer sous le contrôle judiciaire.
00:16:47– Et on attend justement,
00:16:48la porte que vous voyez là,
00:16:49c'est la porte du tribunal judiciaire de Nanterre.
00:16:51Et derrière cette porte,
00:16:54Patrick Bruehl a été entendu
00:16:55par le juge des libertés et de la détention.
00:16:58Paul Conge, la décision est imminente,
00:17:01c'est ce juge qui doit décider
00:17:02s'il le place en détention provisoire
00:17:04ou s'il le libère sous contrôle judiciaire.
00:17:07– Oui, exactement.
00:17:10On attend vraiment le rendu de cette décision.
00:17:12Ça devrait vraiment tomber dans les prochaines minutes.
00:17:14Ça fait à peu près 45 minutes
00:17:15que le juge des libertés et de la détention
00:17:17s'est retiré pour délibérer.
00:17:19Patrick Bruehl était arrivé à peu près
00:17:21une heure plus tôt dans la salle.
00:17:23Les traits tirés, les yeux cernés,
00:17:25visiblement abattus par les 48 heures de garde à vue
00:17:28et puis la journée d'attente,
00:17:30les 3 heures d'interrogatoire aujourd'hui
00:17:31devant 4 jours d'instruction.
00:17:34Le juge des libertés a rappelé quand même
00:17:35quelques faits, à savoir
00:17:37que Patrick Bruehl a été mis en examen
00:17:38pas pour tous les faits qui étaient initialement cités.
00:17:40Il a été mis en examen pour un viol,
00:17:42une tentative de viol
00:17:43et plusieurs faits d'accrétion sexuelle
00:17:45et de harcèlement sexuel.
00:17:46Et ça, ça va nécessairement jouer
00:17:48dans la décision que va prendre
00:17:49le juge des libertés et de la détention.
00:17:52Les débats n'ont pas été très longs.
00:17:53On n'a pas pu y assister
00:17:54parce qu'ils étaient à huis clos
00:17:56et donc on a dû sortir de la salle.
00:17:57Ils ont donc duré une trentaine de minutes
00:17:59et le juge s'est donc retiré pour délibérer.
00:18:02Sa décision, on l'attend véritablement
00:18:03dans les prochaines minutes.
00:18:05Et c'est à ce moment-là que Patrick Bruehl
00:18:06sera fixé sur son sort ce soir.
00:18:08Et je me permets d'insister, Paul,
00:18:09mais vous disiez, vous l'avez vu.
00:18:12J'imagine effectivement que la journée
00:18:14a été particulièrement éprouvante.
00:18:15Pas seulement la journée d'ailleurs.
00:18:16Il a passé avant ça 2 jours, 2 nuits,
00:18:1948 heures en garde à vue.
00:18:23Oui, exactement.
00:18:24Je vous le disais,
00:18:24il a passé 48 heures en garde à vue.
00:18:26Il a passé une journée entière
00:18:27à attendre au dépôt du tribunal.
00:18:29Et puis aujourd'hui,
00:18:29cette séance d'interrogatoire de 3 heures
00:18:32devant 4 juges d'instruction.
00:18:33C'est vrai, quand on l'avait arrivé tout à l'heure
00:18:34dans le box, escorté par des policiers,
00:18:37il avait franchement l'air très fatigué,
00:18:39les yeux cernés, le visage très marqué.
00:18:41Il a juste échangé quelques mots
00:18:42avec ses avocats
00:18:43et puis il s'est assis devant le juge
00:18:45des libertés et de la détention.
00:18:46C'est donc la seule image
00:18:49qu'on a vue de Patrick Bruehl
00:18:49parce que, comme je vous le disais,
00:18:50on a dû sortir les instants qui ont suivi.
00:18:53On l'a vraiment vu seulement quelques minutes
00:18:55mais ça nous a bien fait nous rendre compte
00:18:56à quel point les jours qui ont passé
00:18:59ont été difficiles pour lui, visiblement.
00:19:01Merci beaucoup, Paul.
00:19:02On attend toujours cette décision
00:19:03qui doit intervenir dans les toutes prochaines minutes.
00:19:07Il y a encore la possibilité
00:19:08de partir en prison.
00:19:10C'est l'une des deux options
00:19:12qui est sur la table.
00:19:13On a pu joindre les proches de Patrick Bruehl.
00:19:16Ils nous ont donné un petit peu
00:19:18son état d'esprit, Philippe Dufresne,
00:19:19sur la prison.
00:19:20Ils disent que la possibilité de partir en prison,
00:19:23jamais il ne l'a imaginé,
00:19:24en tout cas publiquement.
00:19:25Mais pour lui, c'était inimaginable.
00:19:27En tout cas, à moins qu'il l'ait évoqué
00:19:29avec ses avocats auprès de ses proches,
00:19:31non, ça ne lui a jamais semblé être une option
00:19:35effectivement qui pourrait être retenue.
00:19:37Pourquoi ? Parce que Patrick Bruehl
00:19:40disait avoir, on en a parlé tout à l'heure d'ailleurs,
00:19:42des SMS, des dossiers, des preuves.
00:19:47Lui voulait apporter, en tout cas,
00:19:49dire le fait que parfois,
00:19:52dans ce genre d'événements,
00:19:54il y a des zones floues
00:19:55qu'on ne perçoit pas forcément la même chose
00:19:57d'un côté ou de l'autre.
00:19:58En tout cas, jouer sur ces zones floues,
00:20:01faire entendre sa voix
00:20:02et penser effectivement avoir un impact
00:20:05sur la décision qui sera rendue.
00:20:08Qu'est-ce qui se passe là, en ce moment ?
00:20:10Il délibère avec qui le juge de déliberter la détention ?
00:20:13Alors là, très ressemblablement,
00:20:15puisque Patrick Bruehl et ses avocats
00:20:16sont toujours dans la salle,
00:20:17on peut supposer que c'est au contraire
00:20:18le juge des libertés
00:20:19qui lui s'est retiré dans une autre salle
00:20:20pour délibérer.
00:20:21En vérité, ce qui prend du temps,
00:20:22ce n'est pas tellement la décision qu'il prend.
00:20:24Il n'est pas comme ça pendant une demi-heure
00:20:25en train de se gratter le menton
00:20:27pour savoir qu'est-ce qu'il fait.
00:20:28C'est qu'une fois qu'il prend sa décision,
00:20:29il doit la motiver.
00:20:30Ça veut dire qu'en fait,
00:20:32il a, on dit deux décisions,
00:20:33il y a trois décisions à prendre.
00:20:34Il peut garder le contrôle judiciaire
00:20:35tel qu'il a été décidé
00:20:36par les magistrats instructeurs.
00:20:38Il peut décider de le placer
00:20:39en détention provisoire
00:20:40ou il peut le placer sous contrôle judiciaire
00:20:42mais avec un contrôle judiciaire
00:20:43totalement différent
00:20:44de celui qui a été décidé
00:20:45par les juges d'instruction.
00:20:46Un contrôle judiciaire, c'est très large.
00:20:48Il peut y avoir pointage ou pas pointage.
00:20:49Il peut y avoir interdiction
00:20:50de quitter le territoire
00:20:51ou pas interdiction de quitter le territoire.
00:20:52Il peut même y avoir,
00:20:53c'est relativement inésit,
00:20:54mais c'est arrivé pour Jean-Luc Lai,
00:20:55une interdiction de se produire sur scène.
00:20:57Et en l'occurrence,
00:20:57quel contrôle judiciaire a été décidé
00:20:59par les juges d'instruction.
00:20:59Alors ça, j'avoue que j'ai aucune information.
00:21:00On n'a pas l'information en l'État.
00:21:02Et puis il y a une liste à faire
00:21:03d'éventuelles personnes
00:21:04à ne pas rencontrer.
00:21:06Exactement.
00:21:06Alors là, pour le coup,
00:21:07il y a assez peu de chances
00:21:08que cette interdiction soit levée.
00:21:09C'est quelque chose d'assez systématique.
00:21:10Les interdictions de rentrer en contact
00:21:12avec les plaignants,
00:21:12il y a assez peu de chances
00:21:13que cette interdiction-là soit levée.
00:21:14Il y a parfois la question d'une caution
00:21:16qui est abordée aussi assez régulièrement
00:21:18devant le juge des libertés.
00:21:19Donc tout est possible.
00:21:20Mais en tout cas, quoi qu'il arrive,
00:21:21il faut motiver,
00:21:29elle est prise,
00:21:29mais il est en train d'expliquer
00:21:30les raisons de sa décision.
00:21:32Le GLD est en train de l'écrire, surtout.
00:21:34Et puis c'est vrai
00:21:34qu'il y a une autre hypothèse encore.
00:21:36Il y a le bracelet,
00:21:38l'éventuelle possibilité
00:21:39d'être sous contrôle judiciaire
00:21:41avec un bracelet à domicile.
00:21:43C'est vrai qu'il faudrait une enquête
00:21:44de faisabilité avant pour savoir si...
00:21:46En général, c'est préalable à la décision.
00:21:48Donc là, c'est peu de chances
00:21:49qu'elle ait déjà eu lieu.
00:21:50Donc je crois moins à cette option.
00:21:52Est-ce que l'argent a un rôle là-dedans ?
00:21:54Est-ce que le fait d'être capable
00:21:56de verser une grosse caution
00:21:58fait qu'on peut échapper
00:21:59à la détention provisoire ?
00:22:02Comment ça marche ?
00:22:03En général...
00:22:03Alors déjà, j'ai déjà vu,
00:22:05effectivement, y compris
00:22:05dans des affaires de viol
00:22:06ou de réaction sexuelle,
00:22:07des cautions importantes
00:22:08pour des individus
00:22:08qui ont des moyens.
00:22:09En général, c'est plutôt
00:22:11pour des infractions financières
00:22:12où on peut penser
00:22:13qu'il y a un préjudice financier important,
00:22:15que ça pourrait être une façon
00:22:17de garder l'individu
00:22:18ou même de faire en sorte
00:22:19qu'il s'apprête déjà
00:22:21ou on séquestre déjà la somme
00:22:22qui pourrait être versée
00:22:23en cas d'amende
00:22:24ou en cas de dommages intérêts.
00:22:25Donc c'est plus sur ce type de dossier.
00:22:26En France, c'est quand même pas
00:22:27la culture du versement
00:22:29d'une caution comme aux Etats-Unis.
00:22:31On le voit beaucoup
00:22:32dans les dossiers au quotidien.
00:22:34Et là, je m'inscris en fond.
00:22:34La vue avec Dominique Foscan.
00:22:36Exactement.
00:22:36Oui, voilà, c'est ça.
00:22:37Mais c'est quand même assez rare
00:22:39de verser une caution
00:22:40dans des dossiers
00:22:41et de pouvoir, vous voyez,
00:22:42un peu acheter sa liberté.
00:22:43Ça n'est pas dans la culture française.
00:22:45Les magistrats n'aiment pas trop ça
00:22:47et n'aiment pas l'idée
00:22:49de pouvoir...
00:22:50Selon qu'on soit riche ou pauvre,
00:22:52acheter sa liberté.
00:22:53La caution est adaptée aux moyens.
00:22:54C'est-à-dire qu'on ne demandera pas
00:22:55la même caution,
00:22:56si caution il devait y avoir
00:22:57à Patrick Breuil
00:22:57ou à un individu
00:22:58qui n'aurait pas les mêmes moyens.
00:22:59Évidemment, ça doit être adapté.
00:23:01Dans tous les cas,
00:23:03quelle que soit la décision ce soir,
00:23:05c'est quand même,
00:23:06il traire un tournant
00:23:08absolument majeur.
00:23:09On parle quand même
00:23:10de l'une des plus grandes stars
00:23:12de la chanson française,
00:23:13voire la plus grande.
00:23:15Oui, alors Johnny Alidan
00:23:16est plus là, effectivement.
00:23:18Alors, c'est à deux titres,
00:23:19ça peut être un tournant.
00:23:21On va voir,
00:23:22là, on est vraiment
00:23:22dans le conditionnel
00:23:23parce qu'on est dans le vide.
00:23:24Enfin, on est dans le vide,
00:23:25on est dans l'attente plutôt.
00:23:28C'est un tournant pour lui.
00:23:30Pour lui,
00:23:30parce que c'est,
00:23:31comme je le disais tout à l'heure,
00:23:33c'est quand même un coup d'arrêt,
00:23:35quoi qu'il arrive,
00:23:36à sa carrière,
00:23:37qui est une carrière très riche,
00:23:39qui a mis du temps
00:23:39à démarrer au début.
00:23:41Ça n'a pas été toujours évident
00:23:42quand il était très jeune.
00:23:43Puis tout à coup,
00:23:44bon, c'est parti.
00:23:45Et il a eu la faveur
00:23:47d'un public
00:23:47avec cette particularité
00:23:49d'avoir un cercle de fans
00:23:51comme peu d'artistes
00:23:53en France,
00:23:53en tous les cas,
00:23:54en ont.
00:23:55Et puis,
00:23:55c'est un tournant
00:23:56sur le plan national
00:23:57vis-à-vis, justement,
00:23:59des puissants.
00:24:00On l'a déjà vu
00:24:01avec des hommes politiques,
00:24:04puisque je vous rappelle,
00:24:05quand même,
00:24:05dans d'autres affaires
00:24:06qui n'ont rien à voir du tout,
00:24:08mais c'est toujours la justice.
00:24:09Avec Marine Le Pen,
00:24:10on va voir ce qui va se passer.
00:24:12Avec, d'une certaine façon,
00:24:13aussi Nicolas Sarkozy.
00:24:15Et là,
00:24:17eh bien,
00:24:17l'idole des jeunes
00:24:19ou des moins jeunes
00:24:21qui, effectivement,
00:24:23pourraient avoir,
00:24:24eh bien,
00:24:25et c'est sûr
00:24:26que ça va marquer l'opinion.
00:24:27Surtout qu'on est dans...
00:24:27Alors attendez,
00:24:28il y a du mouvement,
00:24:29c'est des outils de sécurité
00:24:31qui...
00:24:31Alors je finis en tous les cas.
00:24:33Surtout qu'on est dans
00:24:34un contexte
00:24:35très particulier.
00:24:36On peut me dire
00:24:37qu'on juge individuellement.
00:24:39Et évidemment qu'on juge
00:24:40individuellement.
00:24:40Et c'est heureux.
00:24:41Mais vous avez bien...
00:24:43Vous vous rendez bien compte
00:24:44qu'il y a un contexte
00:24:45d'une lourdeur
00:24:47dans ce pays
00:24:47depuis pas mal de temps
00:24:49d'ailleurs
00:24:49sur les affaires sexuelles
00:24:51et encore plus
00:24:52depuis quelques semaines
00:24:54ou quelques jours
00:24:55avec le drame
00:24:56et la tragédie
00:24:57de Yana.
00:24:58Alors évidemment,
00:24:59il ne faut pas
00:24:59tout amalgamer,
00:25:01il ne faut pas tout mélanger.
00:25:02Mais il y a quand même
00:25:02une pression populaire
00:25:04en France
00:25:05qui s'exerce
00:25:06sur les hommes
00:25:07et les femmes politiques
00:25:08mais qui s'exerce
00:25:10nécessairement.
00:25:10ils ne peuvent pas
00:25:11l'avoir à l'esprit.
00:25:12Sur la justice.
00:25:13Sur les magistrats
00:25:15aussi indépendants
00:25:16qu'ils soient
00:25:16aussi expérimentés
00:25:19qu'ils soient
00:25:19il y a quand même
00:25:20un climat
00:25:21dans le pays
00:25:21qui est particulier.
00:25:23Et ils sont obligés
00:25:24de le prendre en compte.
00:25:25Ou en tout cas
00:25:26c'est compliqué
00:25:27en tout cas
00:25:29pour eux
00:25:29de ne pas le faire.
00:25:30Il n'y a pas
00:25:30de prendre en compte
00:25:31et puis
00:25:32si je termine
00:25:32pour un point
00:25:33et vous êtes
00:25:34tout à fait
00:25:35plus habilité que moi
00:25:36à le dire
00:25:36il n'y a pas
00:25:37d'exemplarité
00:25:37dans une décision
00:25:38de justice
00:25:39mais néanmoins
00:25:41ce qui est certain
00:25:42en tout cas
00:25:43c'est que vous parliez
00:25:44à juste titre
00:25:44de l'indépendance
00:25:45des magistrats
00:25:45des magistrats du siège
00:25:46ça me paraît important
00:25:47de le souvenir
00:25:47parce que là
00:25:48le ministère public
00:25:49qui a requis
00:25:50la détention provisoire
00:25:51et qui a requis
00:25:51des mises en examen
00:25:52assez lourdes
00:25:53lui n'est pas indépendant
00:25:54lui est soumis
00:25:55au pouvoir politique
00:25:56et lui
00:25:57surtout sur un dossier
00:25:58de cette ampleur
00:25:58on peut imaginer
00:25:59que ce soit remonté
00:26:00assez haut dans la hiérarchie
00:26:01et pourquoi pas
00:26:01jusqu'au ministère
00:26:02pour la décision
00:26:03telle qu'elle a été requise
00:26:05aujourd'hui
00:26:05il n'y a plus
00:26:07d'instructions individuelles
00:26:08comme ça
00:26:09j'imagine pas le ministère
00:26:10et a fortiori
00:26:11Gérald Darmanin
00:26:12aujourd'hui
00:26:12avec Gérald Darmanin
00:26:13on peut tout imaginer
00:26:14je pense que c'est pas
00:26:15complètement absurde
00:26:16d'imaginer Gérald Darmanin
00:26:18vouloir se sauver
00:26:19de ce qui se passe
00:26:20depuis une semaine
00:26:21et de dire
00:26:21on jette sous le bus
00:26:23Patrick Bruel
00:26:23ça me fera un répit
00:26:25de 24 heures
00:26:25c'est ce qu'il a fait
00:26:26avec le procureur d'Oge
00:26:27c'est ce qu'il a fait
00:26:28avec les gendarmes
00:26:29il n'est quand même pas
00:26:30impossible d'imaginer ça
00:26:31de notre garde des Sceaux
00:26:32ce que vous voyez là
00:26:34sont les images
00:26:34en direct
00:26:35du tribunal judiciaire
00:26:37de Nanterre
00:26:38derrière cette porte
00:26:39il y a le juge
00:26:40des libertés
00:26:41de la détention
00:26:41qui est en train
00:26:44de délibérer
00:26:45la décision a priori
00:26:46est prise
00:26:47mais il doit la motiver
00:26:49c'est ce qui prend du temps
00:26:49c'est ce que nous expliquait
00:26:51maître Slama
00:26:52sur le plateau
00:26:53deux possibilités
00:26:55Laurent Valdigué
00:26:56pour Patrick Bruel
00:26:57soit le placement
00:26:58en détention provisoire
00:27:00dans l'attente
00:27:00de son jugement
00:27:01soit la liberté
00:27:03sous contrôle judiciaire
00:27:04là Patrick Bruel
00:27:05vit les minutes
00:27:06les secondes
00:27:08les plus incertaines
00:27:10et les plus douloureuses
00:27:11probablement
00:27:11de sa vie
00:27:12parce que
00:27:12si le juge des libertés
00:27:15suit les réquisitions
00:27:16du procureur d'Ouenanterre
00:27:17il partirait ce soir
00:27:18en détention
00:27:19et là pour lui
00:27:20le cauchemar commence
00:27:22parce que
00:27:22en plus
00:27:23il a la possibilité
00:27:24de faire appel
00:27:25ça serait un appel
00:27:26d'ici un mois
00:27:27devant la chambre
00:27:28d'instruction de Versailles
00:27:30puis les vacances judiciaires
00:27:32il ne pourrait faire
00:27:32qu'une demande
00:27:33de remise en liberté
00:27:35le délai est d'un mois
00:27:37le délai pour faire appel
00:27:38il est de 10 jours
00:27:39enfin il a 10 jours
00:27:40pour faire appel
00:27:40et une fois qu'il a fait appel
00:27:41il doit comparer
00:27:42dans les 10 jours
00:27:42voilà
00:27:42donc ça viendrait
00:27:43d'ici fin juin
00:27:45c'est vrai que
00:27:45dans ce cas de figure là
00:27:47en général
00:27:47la chambre d'instruction
00:27:48je parle sous votre contrôle
00:27:49maître Slama
00:27:51on a tendance
00:27:52nous parfois
00:27:52de manière un peu ironique
00:27:53à l'appeler
00:27:53la chambre de la confirmation
00:27:54voilà c'est ça
00:27:55donc en fait
00:27:56après il passerait l'été
00:27:57en détention
00:27:58c'est pour ça que le scénario
00:27:59c'est une journée
00:28:00très importante pour lui
00:28:01c'est un aiguillage
00:28:02comme on voit dans les trains
00:28:03c'est un aiguillage
00:28:06déterminant aujourd'hui
00:28:06parce que si le juge
00:28:08de liberté
00:28:08l'envoie en détention
00:28:10il va commencer
00:28:10son cycle de détention
00:28:12au moins jusqu'à la rentrée
00:28:13et pardon
00:28:15si il n'est pas envoyé
00:28:16en prison
00:28:17je m'arrête juste
00:28:17sur cette option
00:28:18c'est quelle prison
00:28:19c'est la prison de la santé
00:28:20alors s'il faut lui souhaiter
00:28:22est-ce qu'il serait
00:28:23le plus simple pour lui
00:28:24et de loin
00:28:24dans les 17 prisons
00:28:26de la région parisienne
00:28:27c'est de loin
00:28:27la prison de la santé
00:28:28parce que la prison de la santé
00:28:29il serait dès ce soir
00:28:31dans un quartier d'arrivants
00:28:32pendant quelques jours
00:28:33et ensuite
00:28:34il serait au fameux
00:28:35QB4
00:28:36le quartier
00:28:37l'ancien quartier VIP
00:28:39ça a un avantage
00:28:40c'est que ça vous permet
00:28:41d'avoir une détention
00:28:42à peu près normale
00:28:43puisque c'est un quartier
00:28:44où il y a
00:28:45une salle de sport
00:28:47vous avez des parloirs
00:28:48à peu près
00:28:48une cour de promenade
00:28:50là en ce moment
00:28:51il y a un ancien policier
00:28:53c'est là où était Nicolas Sarkozy
00:28:54alors non
00:28:55Nicolas Sarkozy
00:28:56lui
00:28:56il était
00:28:57justement
00:28:57il n'y avait aucun contact
00:28:58avec les autres dénus
00:28:59alors regardez
00:29:00attendez
00:29:00on va commenter
00:29:01ce qui se passe à l'image
00:29:01là ce sont les avocats
00:29:03là ils savent
00:29:09la mise en examen
00:29:11de monsieur Patrick Bruel
00:29:12était envisagée
00:29:13pour 9 cas
00:29:13sur ces 9 cas
00:29:15les juges d'instruction
00:29:16ont décidé
00:29:17de notifier
00:29:19pour 4 d'entre eux
00:29:21pour 4 autres cas
00:29:23les juges d'instruction
00:29:24ont décidé
00:29:25de faire bénéficier
00:29:26à monsieur Patrick Bruel
00:29:27du statut
00:29:28de témoin assisté
00:29:29et pour le dernier
00:29:30la prescription
00:29:31a été constatée
00:29:32et n'a donc pas été examinée
00:29:34les 4 juges d'instruction
00:29:37saisis
00:29:37ont refusé
00:29:39de solliciter
00:29:40la détention provisoire
00:29:42de monsieur Patrick Bruel
00:29:43et l'ont placée
00:29:44sous contrôle judiciaire
00:29:45à l'instant
00:29:46le juge de liberté
00:29:47et de la détention
00:29:48a lui-même
00:29:49confirmé
00:29:50le placement
00:29:51sous contrôle judiciaire
00:29:52et a rejeté
00:29:53la demande
00:29:54de détention provisoire
00:29:55qui avait été formée
00:29:56par le parquet
00:29:57du procureur de la république
00:29:58l'instruction débute
00:30:00les investigations
00:30:02également
00:30:03et monsieur Patrick Bruel
00:30:04participera
00:30:05naturellement
00:30:06à tous les actes
00:30:07de l'enquête
00:30:08et se tient
00:30:09à la disposition
00:30:10des autorités judiciaires
00:30:11merci beaucoup
00:30:17voilà la prise de parole
00:30:19des avocats
00:30:20de Patrick Bruel
00:30:21la décision
00:30:22qui a été prise
00:30:22par le juge
00:30:23des libertés
00:30:24de la détention
00:30:24c'est donc
00:30:25de le mettre en liberté
00:30:26sous contrôle judiciaire
00:30:27oui c'est maître Fanny Colin
00:30:28qui l'annonce
00:30:28de ses trois avocats
00:30:30et que c'est l'insecte
00:30:30et Christophe Ingrain
00:30:32qui étaient derrière
00:30:32c'est vrai qu'on a vu
00:30:33tout de suite
00:30:34au sourire radio
00:30:35de Christophe Ingrain
00:30:35que la décision
00:30:36semblait bonne
00:30:37et elle l'est
00:30:38parce que
00:30:39non seulement
00:30:40ils ont divisé
00:30:40par plus de deux
00:30:42le nombre de dossiers
00:30:44pour lesquels
00:30:45il est mis en examen
00:30:45ce soir
00:30:46mais surtout
00:30:47ils évitent
00:30:47alors elle n'a pas détaillé
00:30:48les modalités
00:30:49les dispositifs
00:30:50du contrôle judiciaire
00:30:51mais enfin c'est vrai
00:30:52qu'entre un contrôle judiciaire
00:30:53il y a une détention ce soir
00:30:54il n'y a pas photo du tout
00:30:56Patrick Bruel
00:30:57on peut souffler un peu
00:30:59entre guillemets
00:30:59Patrick Bruel
00:31:00après ces trois jours
00:31:01deux jours de garde à vue
00:31:03qui ont dû quand même
00:31:04être assez tendus
00:31:04on sait qu'hier soir
00:31:05ça s'est terminé
00:31:06à deux heures du matin
00:31:06deux jours de garde à vue tendu
00:31:08une journée
00:31:09qu'il a passé
00:31:09avec ses avocats
00:31:10en partie
00:31:11à consulter le dossier
00:31:12et à préparer sa défense
00:31:13tout s'est joué
00:31:15depuis 18h
00:31:16entre 18h et 22h
00:31:17pendant ces quatre heures
00:31:18où face aux quatre juges
00:31:21il s'est défendu
00:31:22pied à pied
00:31:22sur les neuf dossiers
00:31:23et sur les neuf dossiers
00:31:25il a réussi en dynamité
00:31:26quatre
00:31:28les avocats ont dû convaincre
00:31:29que le cinquième
00:31:30était prescrit
00:31:31alors il en reste quatre
00:31:32alors c'est vrai
00:31:33que comme disait Yves Tréard
00:31:34tout à l'heure
00:31:34attention
00:31:35la moyenne
00:31:36la moyenne française
00:31:39des condamnations
00:31:39pour viol
00:31:40un viol
00:31:41c'est 11 ans
00:31:42de détention
00:31:42donc c'est vrai
00:31:44qu'autant il a gagné
00:31:45une très grande victoire
00:31:46ce soir
00:31:46autant comme l'a dit
00:31:47Fanny Collin
00:31:48la guerre n'est pas finie
00:31:50et la messe
00:31:51n'est pas totalement dite
00:31:52mais enfin Patrick Bruel
00:31:53peut souffler
00:31:56Dylan Slama
00:31:57alors précisons une chose
00:31:58quand même
00:31:58c'est que c'est un camouflet
00:31:59pour le parquet
00:31:59la décision de ce soir
00:32:00les décisions de ce soir
00:32:01quand même
00:32:01c'est un camouflet
00:32:02pour le parquet
00:32:03qui a perdu devant
00:32:04les instructions
00:32:05qui a perdu devant
00:32:06le gis des libertés
00:32:06et de la détention
00:32:07donc le parquet
00:32:08maintenant a dix jours
00:32:09pour faire appel
00:32:09est-ce qu'il souhaite
00:32:10se prendre un troisième
00:32:11potentiel camouflé
00:32:12devant la chambre d'instruction
00:32:13qui statuera en appel
00:32:14parce qu'encore une fois
00:32:15cette décision
00:32:15n'est pas définitive
00:32:16le parquet qui avait requis
00:32:17son placement en détention
00:32:18peut faire appel
00:32:19de cette décision
00:32:19dans un délai de dix jours
00:32:20auquel cas
00:32:21il y aurait
00:32:22devant la chambre d'instruction
00:32:23une audience
00:32:24pour savoir
00:32:24si la décision
00:32:25qui a été prise aujourd'hui
00:32:26donc pas un
00:32:27mais par cinq magistrats différents
00:32:28la décision de le passer
00:32:29sous contrôle législatif
00:32:30cinq magistrats
00:32:30se sont prononcés
00:32:31sur cette décision
00:32:32est-ce qu'ils vont prendre
00:32:33le risque
00:32:33encore une fois
00:32:34d'un énième camouflet
00:32:35devant la chambre d'instruction
00:32:35je n'en sais rien
00:32:37je me méfierai à leur place
00:32:39probabilité faible
00:32:39est-ce qu'ils ont pris
00:32:41ces décisions aujourd'hui
00:32:42de réquisition très dure
00:32:43en fonction
00:32:44parce que vous l'avez dit
00:32:45tout à l'heure
00:32:46parce qu'il y a
00:32:47un contexte médiatique
00:32:48parce qu'il y a une volonté
00:32:49de se montrer intransigeant
00:32:50c'est possible
00:32:51mais devant les magistrats
00:32:52et fort heureusement
00:32:52la pression médiatique
00:32:54ne passe pas
00:32:54et c'est aussi la leçon
00:32:55de la journée de jour
00:32:56donc mise en examen
00:32:57pour quatre faits
00:32:58il a le statut de témoin
00:32:59assisté pour quatre autres faits
00:33:00et un fait
00:33:01qui a été défini
00:33:04comme prescrit
00:33:06maître Mourad Batik
00:33:07là-dessus
00:33:08sur le fait que
00:33:09Patrick Bruel
00:33:09sorte libre
00:33:10donc à l'instant
00:33:11sous contrôle judiciaire
00:33:12oui ça en dit long
00:33:13sur ce qu'il s'est passé
00:33:15ces derniers jours
00:33:16et il faut que
00:33:17individuellement
00:33:18et collectivement
00:33:18on en tire les conséquences
00:33:19on a répété
00:33:20à longueur de plateau
00:33:21qu'il y avait
00:33:2210, 20, 30 femmes
00:33:2435 femmes
00:33:25j'ai entendu ce chiffre
00:33:27qui étaient des plaignantes
00:33:29qui avaient déposé plainte
00:33:30qui avaient témoigné
00:33:32soit devant
00:33:33les officiers de police judiciaire
00:33:34soit devant
00:33:35Mediapart
00:33:36et finalement
00:33:37aujourd'hui
00:33:38il est placé
00:33:39sous contrôle judiciaire
00:33:40la justice
00:33:41a été rendue
00:33:43après que
00:33:444 magistrats
00:33:45instructeurs
00:33:45aient été mobilisés
00:33:47sur ce dossier
00:33:49et donc
00:33:49il faut faire
00:33:49très attention
00:33:50c'est toute la différence
00:33:52entre le tribunal
00:33:53médiatique
00:33:54et le tribunal
00:33:55qui est rendu
00:33:56par les professionnels
00:33:57qui ont accès
00:33:58au dossier
00:33:58qui ont accès
00:33:59à la procédure
00:33:59qui ont accès
00:34:00à la capacité
00:34:02à confronter
00:34:03les éléments du dossier
00:34:04avec la réalité
00:34:05est-ce que c'est
00:34:06un camouflet
00:34:07pour le parquet
00:34:09comme le dit
00:34:09maître Slama
00:34:10très probablement
00:34:11il a en grande partie
00:34:12raison
00:34:12mais je crois même
00:34:14que c'est pire que ça
00:34:15parce que si c'était
00:34:15un camouflet
00:34:16c'est qu'ils avaient pris
00:34:19ces réquisitions
00:34:19en y croyant
00:34:21vraiment
00:34:21en se disant
00:34:22bon bah nous
00:34:22on pense que la place
00:34:23de monsieur Bruel
00:34:24elle est en détention
00:34:25et puis
00:34:25la décision inverse
00:34:27est rendue
00:34:27par les magistrats
00:34:28instructeurs
00:34:28d'abord
00:34:28et par le JLD
00:34:30ensuite
00:34:30mais je crois même
00:34:31que c'est pire que ça
00:34:31je crois que
00:34:32le parquet
00:34:33que le ministère public
00:34:34a pris ses réquisitions
00:34:36et a pris ce fameux
00:34:36article 137.4
00:34:38qui est un article technique
00:34:38pour saisir le JLD
00:34:40simplement pour faire plaisir
00:34:42à la pression médiatique
00:34:44et pour céder
00:34:45à l'opinion publique
00:34:46à la vindicte populaire
00:34:47et ça c'est très grave
00:34:48ça c'est très grave
00:34:49Patrick Bruel
00:34:51qui échappe ce soir
00:34:53à l'instant
00:34:53au placement
00:34:54en détention provisoire
00:34:55mais c'est quand même
00:34:57pas anodin
00:34:57il sort libre
00:34:58sous contrôle judiciaire
00:34:59ça veut dire quoi
00:35:00concrètement ?
00:35:01Qu'est-ce qu'il va devoir faire ?
00:35:03Ça veut dire
00:35:04que le juge de liberté
00:35:05de la détention
00:35:05lui interdit
00:35:07toute une série de choses
00:35:08et l'oblige
00:35:09alors éventuellement
00:35:10à pointer dans un commissariat
00:35:12il lui a peut-être interdit
00:35:13de partir à l'étranger
00:35:14j'imagine
00:35:15pour éviter
00:35:17tout risque de fuite
00:35:18il a pu lui interdire
00:35:19une liste de personnes
00:35:20à rentrer en contact
00:35:22et en communication
00:35:23avec une liste de personnes
00:35:24notamment toutes les
00:35:25toutes les plaignantes
00:35:27tout l'entourage
00:35:27des plaignantes éventuellement
00:35:28et puis peut-être
00:35:30c'est vrai que
00:35:31dans l'autre cas
00:35:32dans le cas
00:35:33de Jean-Luc Laé
00:35:34le chanteur
00:35:36puisque
00:35:38des infractions
00:35:39des agressions sexuelles
00:35:40Jean-Luc Laé lui à l'époque
00:35:41avait été placé
00:35:42en détention provisoire
00:35:42il avait été placé
00:35:43en détention provisoire
00:35:44et les juges
00:35:46lui avaient interdit
00:35:46de se produire sur scène
00:35:47au moment où il est sorti
00:35:49au moment où il est sorti
00:35:50donc c'est après
00:35:50donc en fait
00:35:53sur le papier
00:35:54il peut lui interdire
00:35:55de quitter la région parisienne
00:35:57vous voyez
00:35:57il y a mille et une
00:36:00interdictions possibles
00:36:00il pourrait
00:36:01s'il était boulanger
00:36:02il pourrait lui interdire
00:36:02d'exercer le métier de boulanger
00:36:04vous voyez
00:36:04il y a plein plein plein
00:36:05d'interdictions possibles
00:36:07et ça on le saura
00:36:07on les découvrira
00:36:08on les découvrira
00:36:09à mon avis
00:36:10dans quelques minutes
00:36:11par le communiqué
00:36:12du parquet de Créteil
00:36:13de Nanterre
00:36:13je vous donne le micro
00:36:14évidemment Emmanuel Dancourt
00:36:15mais juste avant
00:36:15Paul Conge nous attend
00:36:17sur place
00:36:18qu'est-ce qui se passe
00:36:18sur place
00:36:19maintenant que la décision
00:36:20a été rendue
00:36:21Paul ?
00:36:25On a donc eu cette décision
00:36:26il y a quelques minutes
00:36:27elle nous a été annoncée
00:36:28par les avocats
00:36:29de Patrick Bruel
00:36:29qui donc ont annoncé
00:36:31que voilà
00:36:31maintenant Patrick Bruel
00:36:32est fixé sur son sort
00:36:33il ressort libre
00:36:34du tribunal judiciaire
00:36:35de Nanterre
00:36:36ce soir libre
00:36:37mais sous contrôle judiciaire
00:36:38de fait s'il échappe
00:36:39donc à la détention provisoire
00:36:41qu'il redoutait
00:36:42on ne connait pas encore
00:36:43très bien
00:36:43les modalités
00:36:44de ce contrôle judiciaire
00:36:45mais on suppose
00:36:46que ça inclura
00:36:47probablement des obligations
00:36:47de pointage au commissariat
00:36:49on ne sait pas
00:36:49si ça inclut
00:36:50une interdiction
00:36:51de se représenter
00:36:52sur scène
00:36:52par exemple
00:36:53cela on saura
00:36:53via un communiqué
00:36:55du parquet de Nanterre
00:36:56qui devrait tomber
00:36:57un peu plus tard
00:36:57dans la soirée
00:36:58c'est en tout cas
00:36:58une victoire
00:36:59pour ces avocats
00:37:01d'échapper
00:37:01à la détention provisoire
00:37:02qui était tant redoutée
00:37:05ils ont rappelé
00:37:05tout de même
00:37:06que sur les neuf faits
00:37:07qui était originellement
00:37:08reproché
00:37:10par le parquet
00:37:10à Patrick Bruel
00:37:11il a été mis en examen
00:37:12pour seulement 4 d'entre eux
00:37:13un fait de viol
00:37:14un fait de tentative de viol
00:37:16un fait d'agression sexuelle
00:37:17et un fait de harcèlement sexuel
00:37:19pour 4 autres faits
00:37:20il était placé
00:37:20sous le statut intermédiaire
00:37:21de témoin assisté
00:37:22il y a un fait
00:37:23qui a été constaté
00:37:24comme étant prescrit
00:37:25donc la suite des événements
00:37:26c'est que Patrick Bruel
00:37:27il va sortir
00:37:28il va probablement
00:37:29rentrer chez lui
00:37:30ce soir
00:37:31et ses avocats
00:37:32également
00:37:33viennent de quitter le tribunal
00:37:34et ils devraient également
00:37:35aussi rentrer chez eux
00:37:36merci beaucoup Paul
00:37:38oui c'est tout simplement ça
00:37:38il rentre chez lui
00:37:39il rentre chez lui
00:37:40il a quitté chez lui
00:37:42lundi matin à 8h
00:37:43il avait rendez-vous
00:37:44dans les locaux de la police
00:37:46à 8h30
00:37:47et puis c'est vrai
00:37:48qu'il s'est quand même fait
00:37:51un grand toboggan
00:37:52parce que 48h
00:37:54dans les locaux policiers
00:37:56surtout que dans les 9 affaires
00:37:57pour lesquelles il a été entendu
00:37:59il y en avait au moins 2
00:38:00pour lesquelles il ne savait rien
00:38:02puisqu'il y a 2 avocats
00:38:03qui avaient fait le choix
00:38:05et 2 plaignantes
00:38:06qui avaient fait le choix
00:38:06de ne pas du tout communiquer
00:38:08de ne pas détailler leur affaire
00:38:11pour ménager au fond
00:38:12l'effet de surprise
00:38:13donc il a dû passer
00:38:15de très mauvais moments
00:38:16en garde à vue
00:38:17Patrick Bruel
00:38:18il n'y a pas de doute
00:38:18et puis on le sait
00:38:19par ses proches
00:38:21c'était même assez
00:38:22il y a eu des moments
00:38:23assez tendus
00:38:24et puis vous savez
00:38:25en garde à vue
00:38:25vous dormez mal
00:38:27il n'y a pas de couverture
00:38:28dans les moments de repos
00:38:29vous êtes plus maître du temps
00:38:31des fois vous êtes interrogé
00:38:32en pleine nuit
00:38:33ça peut se terminer
00:38:34à 2h du matin
00:38:34c'est une stratégie
00:38:35des enquêteurs
00:38:36de vous réveiller en pleine nuit
00:38:37et puis vous avez faim
00:38:38il faut demander l'autorisation
00:38:40pour aller faire pipi
00:38:40donc vous n'êtes plus maître de rien
00:38:43vous passez dans une dimension
00:38:44où vous êtes plus libre
00:38:46vous êtes gardé à vue
00:38:49et puis ce matin
00:38:50il est arrivé
00:38:50au tribunal de Nanterre
00:38:52autour de 8h
00:38:53le communiqué du parquet
00:38:55est tombé
00:38:55ça a dû être
00:38:57une douche glacée
00:38:59pour ses avocats
00:39:00sa défense
00:39:01sa famille
00:39:02il a dû se faire livrer
00:39:04parce que c'est toujours le cas
00:39:06tous les avocats font ça
00:39:07quand il y a des réquisitions
00:39:09de placement
00:39:09sous mandat de dépôt
00:39:12un jogging
00:39:13en évitant la couleur
00:39:16bleue
00:39:16parce que c'est interdit
00:39:17c'est la couleur
00:39:18des surveillants
00:39:18en détention
00:39:19vous n'avez pas le droit
00:39:19d'être un bleu marine
00:39:20donc il a fallu
00:39:21déjà ça on a prévu
00:39:23au cas où
00:39:23on l'envoie directement
00:39:25derrière à la prison de la santé
00:39:25si vous êtes un jour
00:39:26en garde à vue
00:39:27et qu'il y a des réquisitions
00:39:27de mandat de dépôt
00:39:28dans la journée
00:39:29vous allez avoir des proches
00:39:30qui vont vous amener
00:39:31des polos
00:39:32des sous-vêtements propres
00:39:33des chaussures
00:39:34éventuellement
00:39:35qui n'ont pas de lacets
00:39:36parce que sinon
00:39:37on risque de vous enlever
00:39:37les lacets
00:39:39et puis des survêtements
00:39:41assez amples
00:39:41tout avait été prévu là
00:39:43et un peu d'argent liquide
00:39:44pour que vous puissiez cantiner
00:39:45c'est à dire
00:39:46sauf si je suis votre avocat
00:39:47auquel cas
00:39:48normalement
00:39:48ça ne m'arrivera pas
00:39:49c'est ça
00:39:51Emmanuel Dancourt
00:39:52sur cette décision
00:39:54Patrick Bruel
00:39:55qui ressort libre
00:39:56sous contrôle judiciaire
00:39:58qu'est-ce que
00:39:59qu'est-ce que ça vous inspire
00:40:00on prend acte
00:40:02de cette décision
00:40:03ça m'inspire
00:40:04que le temps de la justice
00:40:05il va être long
00:40:05qu'il y a d'autres plaintes
00:40:06qui vont arriver
00:40:08j'ai adoré écouter
00:40:10nos deux avocats
00:40:10de la défense
00:40:11perorer entre eux
00:40:12c'était très intéressant
00:40:13j'ai appris plein de choses
00:40:14pourquoi vous dites ça ?
00:40:15parce que ça m'agace
00:40:16parce que ça m'agace
00:40:17parce que
00:40:18en fait
00:40:19il y a des victimes
00:40:20là ce soir
00:40:20il y a des victimes
00:40:22ce soir
00:40:23qui elles
00:40:23ce n'est pas 48 heures
00:40:24qu'elles vont mal dormir
00:40:24et merci de nous raconter
00:40:25ce que c'est une garde à vue
00:40:26la lessiveuse
00:40:27qui est une garde à vue
00:40:28merci de nous raconter
00:40:29Laurent Valdiguier
00:40:30mais elle
00:40:30elle dorme mal
00:40:31depuis des années
00:40:32vous ne dites pas
00:40:32victime présumée
00:40:33vous dites victime
00:40:34alors attendez
00:40:35moi
00:40:36là je suis
00:40:37dans un rôle
00:40:38de militante féministe
00:40:39de patronne d'association
00:40:40moi je crois les victimes
00:40:42c'est le principe
00:40:42quand on est dans un rôle
00:40:43de journaliste
00:40:44on va dire
00:40:44j'entends la victime
00:40:46je l'écoute
00:40:46mais moi je crois les victimes
00:40:48et pour en être une
00:40:50bien sûr
00:40:51toutes
00:40:51il n'y a quasiment pas
00:40:52de victimes qui mentent
00:40:53qu'est-ce que vous faites
00:40:53du quasiment alors ?
00:40:54c'est le problème du quasiment
00:40:55on est d'accord
00:40:55mais vous en faites quoi ?
00:40:57je peux rester sur mon
00:40:58vous ne répondez pas à la question
00:40:59évidemment
00:41:00parce que vous arrivez
00:41:01avec vos questions
00:41:01j'arrivez avec mes réponses
00:41:02principe de base
00:41:02donc ce que je voulais dire
00:41:04ce quasiment
00:41:05c'est des hommes aussi
00:41:06qui perdent leur liberté
00:41:07pour rien
00:41:09pardon excusez-moi
00:41:10il y a 1%
00:41:11de viols condamnés
00:41:12en France
00:41:12mais enfin
00:41:12à un moment
00:41:13regardons les chiffres
00:41:14qui sont des chiffres officiels
00:41:15ce n'est pas des chiffres
00:41:15inventés par les féministes
00:41:16il y a 94%
00:41:18de classements sans suite
00:41:18sur les viols
00:41:19et 86% de classements sans suite
00:41:20sur les violences sexistes
00:41:21et sexuelles
00:41:21sur les agressions
00:41:23regardons les chiffres
00:41:23on ne condamne pas en France
00:41:24et donc pour répondre
00:41:25à la question
00:41:26si vous voulez bien
00:41:26de Julia Mette
00:41:28moi j'ai une pensée
00:41:29pour les victimes
00:41:29à qui on a dit ce soir
00:41:30alors prescrite
00:41:31là on ne peut pas faire
00:41:32grand chose pour l'instant
00:41:32mais à qui on a dit ce soir
00:41:34tu vois
00:41:35tu as été
00:41:36alors on ne sait pas
00:41:36quels sont les faits en plus
00:41:37ça n'a pas été dit
00:41:38mais par exemple
00:41:40admettons
00:41:40il y a quelqu'un
00:41:41qui a dénoncé
00:41:41une agression sexuelle
00:41:42dans des toilettes
00:41:42il n'y a pas de caméra
00:41:43il n'y avait pas de témoin
00:41:44tu n'as pas pu donner des preuves
00:41:46tu n'as pas pu prouver
00:41:46et donc
00:41:47comme tu n'as pas pu prouver
00:41:49la justice
00:41:50elle a décidé
00:41:51que ce n'était pas recevable
00:41:53et elle a le droit
00:41:53de décider
00:41:54pardon
00:41:55si on en
00:41:56on a parlé des politiques
00:41:57tout à l'heure
00:41:58moi je suis très contente
00:41:58du moment
00:41:59que pointait Yves Tréard
00:42:00de dire
00:42:01il y a un momentum
00:42:02en ce moment
00:42:02au niveau de la justice
00:42:03oui
00:42:03les politiques aujourd'hui
00:42:05on est en train de leur dire
00:42:06il va falloir vous occuper
00:42:07de la justice
00:42:08ça fait des années
00:42:09qu'on réclame une loi intégrale
00:42:11d'un seul coup
00:42:11ça y est
00:42:12il y a encore une semaine
00:42:13j'étais en train de manifester
00:42:13avec la coalition féministe
00:42:14devant l'Assemblée Nationale
00:42:15on avait quelques parlementaires
00:42:17avec nous
00:42:17quelques journalistes
00:42:18qui étaient là
00:42:18mais alors vraiment
00:42:19excusez-moi
00:42:20mais on faisait pipi
00:42:21dans un violon
00:42:22personne nous écoutait
00:42:23et d'un seul coup
00:42:23la pauvre Liana s'en va
00:42:25mais la pauvre Liana
00:42:26en partant
00:42:26elle nous tend un miroir
00:42:27sur notre société
00:42:28et cette petite fille là
00:42:29c'est deux petites filles
00:42:30qui sont en train de changer les choses
00:42:31c'est Liana
00:42:31et une autre petite fille
00:42:33qui avait 16 ans
00:42:33qui s'appelle Flavie Flamand
00:42:34et qui a été
00:42:35pour ce qu'elle dit
00:42:36et moi je la crois
00:42:38qui a été donc violée
00:42:39sous soumission chimique
00:42:40et on verra
00:42:41quand ce sera l'heure
00:42:42de Flavie Flamand
00:42:42mais en tout cas
00:42:43ce sont deux petites filles
00:42:44qui sont en train de changer les choses
00:42:45et il y a des victimes
00:42:46à qui on a dit
00:42:47il y a des victimes
00:42:48à qui on a dit
00:42:50je pense que je connais
00:42:51Flavie Flamand mieux que vous
00:42:52il y a des victimes
00:42:53à qui on a dit
00:42:54je peux aller au bout
00:42:54de ma réponse
00:42:55c'est elle-même qui dit
00:42:56je disais donc
00:42:56il y a des victimes
00:42:57à qui on a dit
00:42:58vous n'avez pas pu
00:42:59apporter les preuves
00:43:00si on avait passé
00:43:01cette loi intégrale
00:43:03en 140 points
00:43:04aujourd'hui
00:43:05et bien ça changerait tout
00:43:06ce serait à l'accusé
00:43:07d'aller montrer
00:43:08comme dans le droit anglo-saxon
00:43:09par exemple
00:43:10qu'il n'a pas
00:43:12par exemple violé
00:43:13ou agressé
00:43:13telle personne
00:43:14et on renversera
00:43:15comment ils font
00:43:16les autres pays
00:43:17dont c'est le droit
00:43:18et comme ça
00:43:19et bien justement
00:43:20l'accusé
00:43:21il va avoir du mal
00:43:22à prouver
00:43:22qu'il n'a pas
00:43:23par exemple
00:43:24violé une femme
00:43:24dans des toilettes
00:43:25et donc
00:43:26il sera condamné
00:43:27c'est ce qu'a fait la Suède
00:43:27elle a changé son droit
00:43:28en deux ans
00:43:28suite au MeToo
00:43:30sur le prix Nobel
00:43:30c'était en 2018
00:43:32en deux ans
00:43:33ils ont renversé les chiffres
00:43:34aujourd'hui la Suède
00:43:34elle condamne
00:43:35dans 86% des cas
00:43:36et ça correspond
00:43:37aux chiffres qu'on a
00:43:38on considère en moyenne
00:43:39qu'il y a 2% des victimes
00:43:40qui mentent
00:43:40et je suis complètement d'accord
00:43:41maître Slama
00:43:42c'est beaucoup trop
00:43:42il n'y a pas de doute
00:43:43mais ça correspondrait
00:43:45un peu plus aux vrais chiffres
00:43:46on condamnerait enfin
00:43:47regardez les 140 points
00:43:48de la loi intégrale
00:43:49qu'on puisse en parler
00:43:49regardez-la
00:43:50c'est point intégral
00:43:51et allez signer la pétition
00:43:52si vous nous regardez
00:43:52je pense que votre objectif
00:43:54ça ne doit pas être
00:43:55la condamnation des hommes
00:43:56et faire en sorte
00:43:57qu'un maximum d'hommes
00:43:58soient condamnés
00:43:59mon objectif c'est pas ça
00:44:14qui fait 200 heures bénévoles
00:44:15mais je vous rejoins
00:44:16je fais un pas vers vous
00:44:18vous ne rejoignez pas
00:44:18vous êtes en train de m'expliquer
00:44:19ce que je dois faire
00:44:20et je le fais
00:44:21je fais un pas vers vous
00:44:22je dis juste que
00:44:23vous allez un peu trop loin
00:44:24quand vous voulez
00:44:25la condamnation des hommes
00:44:27et quand vous voulez
00:44:27je veux que la justice
00:44:29soit juste
00:44:30c'est tout ce que je veux
00:44:31avant l'enquête
00:44:32je dis que je prends les victimes
00:44:33les images qu'on voit là
00:44:35on va commenter un petit peu
00:44:36ce qu'on voit
00:44:36les images qu'on voit là
00:44:37ce sont les avocats
00:44:37les 3 avocats de Patrie Bruel
00:44:41tout à l'heure
00:44:42Paul Conge
00:44:43vous êtes toujours sur place
00:44:45que se passe-t-il concrètement
00:44:47depuis que la décision
00:44:48a été rendue
00:44:49il y a maintenant
00:44:49un petit quart d'heure
00:44:54écoutez Julie
00:44:55j'ai envie de dire
00:44:55que c'est terminé maintenant
00:44:56puisque la décision
00:44:57a été rendue
00:44:57il y a une quinzaine de minutes
00:44:58donc les avocats
00:44:59de Patrick Bruel
00:45:00maître Lasec
00:45:01maître Colin
00:45:01et maître Ingrain
00:45:03nous ont annoncé
00:45:03que Patrick Bruel
00:45:04ressortait libre
00:45:05du tribunal judiciaire
00:45:06de Nanterre ce soir
00:45:07il échappe donc
00:45:08à la détention provisoire
00:45:09il est placé sous contrôle judiciaire
00:45:11un contrôle judiciaire
00:45:12dont on ne connait pas
00:45:13encore les modalités
00:45:14mais probablement
00:45:16cela inclura-t-il
00:45:16des obligations
00:45:17de pointage
00:45:18au commissariat
00:45:19sans doute aussi
00:45:19des interdictions
00:45:20d'entrer en contact
00:45:20avec les victimes
00:45:22donc la journée judiciaire
00:45:24est terminée
00:45:24si j'ose dire
00:45:25Patrick Bruel
00:45:25va pouvoir rentrer
00:45:26chez lui ce soir
00:45:27ses avocats aussi
00:45:28ont déjà quitté
00:45:29le tribunal
00:45:29et petit à petit
00:45:30les journalistes
00:45:31qui étaient très nombreux
00:45:32toute la journée
00:45:33aujourd'hui
00:45:33replis bagage
00:45:34et rentrent également
00:45:35chez eux
00:45:36comment ça doit dire
00:45:37merci beaucoup
00:45:38merci Paul Conge
00:45:41on a entendu les avocats
00:45:43tout à l'heure dire
00:45:43que maintenant
00:45:44l'instruction débute
00:45:46les investigations aussi
00:45:47et que Patrick Bruel
00:45:49participera
00:45:49aux actes d'enquête
00:45:51quelle a été sa stratégie
00:45:52toute la journée
00:45:53il a répondu aux questions
00:45:56et voilà
00:45:57comment a-t-il réagi
00:45:58face à tout ça ?
00:45:59il a répondu aux questions
00:46:00pendant deux jours
00:46:01ses avocats étaient muets
00:46:02pendant deux jours
00:46:02à ses côtés
00:46:03ses deux avocates
00:46:04Céline Lassec
00:46:05et Fanny Collin
00:46:05elles l'ont assistée
00:46:06pendant ces deux jours
00:46:07elles ont vu
00:46:10les enquêteurs
00:46:11avancer leur pion
00:46:13d'abord
00:46:13elles ont dû découvrir
00:46:15certaines des neufs affaires
00:46:17puisqu'il y en avait neuf
00:46:18elles ont vu
00:46:19les enquêteurs
00:46:19avancer
00:46:21sortir leur carte
00:46:23les unes après les autres
00:46:24donc c'est
00:46:25pour le coup
00:46:26c'est du poker menteur
00:46:27une garde à vue
00:46:29c'est à la fois lent
00:46:31et puis
00:46:33il possède par cercle
00:46:34un garde-hénaire
00:46:36un garde-hénaire
00:46:36en plus
00:46:37il a mal dormi
00:46:39c'était douloureux
00:46:41c'est le principe
00:46:42de la garde à vue
00:46:43et puis
00:46:44la formation
00:46:44elle est ouverte
00:46:45depuis ce matin
00:46:46donc pour vous reprendre
00:46:48je dis
00:46:48la formation judiciaire
00:46:49est ouverte
00:46:50depuis ce matin
00:46:50donc elle commence
00:46:52c'est vrai que c'est inédit
00:46:53depuis ce matin
00:46:54les proches
00:46:56de Patrick Bruel
00:46:56Bruel
00:46:57s'insurgent
00:46:58qu'il y ait quatre avocats
00:47:00en disant oui
00:47:00rendez-vous
00:47:01pas de juge d'instruction
00:47:02il a trois avocats
00:47:03en réalité
00:47:04c'est
00:47:05le juge voulait rester
00:47:05en supériorité numérique
00:47:06face aux avocats
00:47:07je pense
00:47:07ah peut-être
00:47:08non je plaisante
00:47:09non non
00:47:10en réalité
00:47:12c'est vrai
00:47:13qu'il ne faut pas
00:47:14depuis l'affaire Liana
00:47:15on se désole
00:47:16d'une norme dégradée
00:47:18on se désole
00:47:19des délais
00:47:19on se désole
00:47:20de l'absence
00:47:21de
00:47:22là il faut se réjouir
00:47:23que la justice
00:47:25ait mis les moyens
00:47:26parce qu'en réalité
00:47:27on voit bien
00:47:28il y a deux vérités
00:47:29c'est le quotidien
00:47:30des tribunaux
00:47:31il n'y a pas lieu
00:47:31de se réjouir
00:47:32ni de regretter
00:47:33ni quoi que ce soit
00:47:34c'est le quotidien
00:47:35des tribunaux
00:47:36qu'il y ait des vérités
00:47:37comme les rails du train
00:47:38qu'il y ait des vérités
00:47:40qui ne se croisent jamais
00:47:41la vérité de l'un
00:47:42et la vérité de l'autre
00:47:43et les juges
00:47:44leur boulot
00:47:45c'est ça
00:47:47qui est le plus difficile
00:47:48à expliquer
00:47:50leur boulot
00:47:50c'est
00:47:51finalement
00:47:51c'est
00:47:52c'est de juger les hommes
00:47:53en tout cas
00:47:54c'est pas forcément
00:47:56et juger
00:47:57ça ne veut pas forcément
00:47:58dire choisir
00:47:59entre deux vérités
00:48:00c'est ça le grand paradoxe
00:48:01c'est ça le grand paradoxe
00:48:02dans l'opinion publique
00:48:04à mon avis
00:48:05il y a une interrogation
00:48:06qui va surgir
00:48:08avec deux affaires
00:48:09qui sont totalement distinctes
00:48:10mais l'affaire de Liana
00:48:11où on reproche
00:48:13à la justice
00:48:13de ne pas suffisamment
00:48:14avoir enquêté
00:48:17un manque de
00:48:18pour certains
00:48:19qui disent
00:48:19il y a eu un manque
00:48:20de juge
00:48:20d'instruction
00:48:22un manque
00:48:23de gendarmes
00:48:24sur l'enquête
00:48:25et de négligence
00:48:26enfin en général
00:48:27et là
00:48:28on est avec quelqu'un
00:48:30comme vous le disiez
00:48:31tout à l'heure
00:48:31maître Slava
00:48:32de puissant
00:48:33et on a
00:48:35quatre juges d'instruction
00:48:36voilà le communiqué
00:48:37de Nanterre
00:48:37du port
00:48:38alors attendez
00:48:39alors attendez
00:48:40on revient vers vous
00:48:42Yves
00:48:42mais vous avez le communiqué
00:48:44alors
00:48:44le parquet de Nanterre
00:48:46fait un communiqué
00:48:46il va détailler
00:48:47les mises en examen
00:48:48il est présenté
00:48:49dans quatre juges d'instruction
00:48:50Patrick Bruel
00:48:50a été mis en examen
00:48:51pour l'effet suivant
00:48:52tentative de viol
00:48:532010 à Bruxelles
00:48:55en Belgique
00:48:56viol 2008
00:48:57à Neuilly-sur-Seine
00:48:58et non à 2019
00:48:59comme précédemment indiqué
00:49:02donc un viol
00:49:02à Neuilly-sur-Seine
00:49:03en 2008
00:49:04ça fait longtemps
00:49:05ça fait longtemps quand même
00:49:06une agression sexuelle
00:49:07et harcèlement sexuel
00:49:08à Perpigny en 2019
00:49:10et un harcèlement sexuel
00:49:11à Ajaccio en 2019
00:49:12ça c'est deux
00:49:14de l'affaire dite
00:49:15des masseuses
00:49:15pour lesquelles
00:49:16il avait déjà bénéficié
00:49:17d'un en lieu
00:49:19il a été placé
00:49:19sous le statut
00:49:20témoin sissé
00:49:20s'agissant
00:49:21de tentatives
00:49:22vidéo viol en 2010
00:49:23et 2011
00:49:24à Neuilly
00:49:26alors moi
00:49:26j'y comprends plus rien
00:49:27dans les parquets
00:49:28parce qu'à chaque fois
00:49:28c'est des faits nouveaux
00:49:29et c'est des dates différentes
00:49:31et puis en temps communiqué
00:49:32le parquet a réussi
00:49:33à chaque fois
00:49:34viol
00:49:35alors il est
00:49:36justement il est témoin assisté
00:49:37pour le viol
00:49:38de 2012
00:49:39à Dinard
00:49:39pour lequel on ne savait rien
00:49:40c'était l'affaire
00:49:42qui était instruite
00:49:42à Saint-Malo
00:49:43et le viol
00:49:44il est témoin assisté
00:49:45sur le viol de 2015
00:49:46à Lille-sur-la-Sorgue
00:49:47vous savez
00:49:48on l'a vu sur ce plateau
00:49:49c'est Ophélie
00:49:50qui avait elle aussi
00:49:51qui était dans le clip
00:49:52des enfoirés
00:49:52qui elle aussi avait
00:49:55ça s'était soldé
00:49:56dans un premier temps
00:49:57par un non-lieu
00:49:58et le harcèlement sexuel
00:50:00à Nyon en Suisse
00:50:01ça c'est aussi
00:50:02un des six cas
00:50:02de l'affaire
00:50:03dite des masseuses
00:50:04et alors pardon
00:50:05le viol à Nyon en 2008
00:50:08il a été mis en examen
00:50:09pour ce viol à Nyon en 2008
00:50:11est-ce que vous êtes à même
00:50:13de rappeler le contexte
00:50:14de cette affaire ?
00:50:15mais ça c'est un de ceux
00:50:16dont on ne savait rien
00:50:19les juges d'instruction
00:50:20co-saisis ont rendu
00:50:21une ordonnance
00:50:21constatant d'office
00:50:22l'acquisition de la prescription
00:50:23d'un fait de viol
00:50:24de 2000 à Grenoble
00:50:26alors ça c'est le troisième viol
00:50:28mais alors là maintenant
00:50:28il y en a quatre
00:50:30non il y en a trois
00:50:31c'est le troisième viol
00:50:32non mais ça dit bien
00:50:32que l'affaire est en taclaire
00:50:33ce matin c'était pas un viol
00:50:34à Grenoble en 2000
00:50:35le troisième viol
00:50:37il parle du contrôle judiciaire ?
00:50:39à l'issue du débat
00:50:40a été placé sous contrôle judiciaire
00:50:41avec les obligations suivantes
00:50:42ne pas quitter le territoire national
00:50:44remettre son passeport au greffe
00:50:47ne pas entrer en contact
00:50:48avec les victimes
00:50:49et les membres de leur famille
00:50:50ne pas se rendre au domicile
00:50:52des victimes
00:50:52évidemment
00:50:54ne pas fréquenter
00:50:55les salons de massage
00:50:56moi j'attends de savoir
00:50:58s'il y a ne pas monter sur scène
00:51:00justifier de soins psychologiques
00:51:02et fournir un cautionnement
00:51:03de 500 000 euros
00:51:05alors c'est vrai que ce qui est
00:51:06ce qui est voté
00:51:07tout à l'heure
00:51:07on parlait des boulangers
00:51:08pour donner un exemple
00:51:09ce qui est propre
00:51:13au détail de l'affaire
00:51:14c'est de ne pas fréquenter
00:51:15de salon de massage
00:51:17parce qu'il y a eu
00:51:18beaucoup de dossiers
00:51:20il y en a un
00:51:22en revanche
00:51:24il a la possibilité
00:51:26de refaire des concerts
00:51:27rien ne lui interdit
00:51:28rien ne lui interdit
00:51:29dans son contrôle judiciaire
00:51:31après précisons une chose
00:51:32c'est qu'il est toujours possible
00:51:33de faire modifier
00:51:34un contrôle judiciaire
00:51:35c'est à dire qu'à tout moment
00:51:36il peut saisir
00:51:36les juges d'instruction
00:51:37d'une demande de modification
00:51:38de contrôle judiciaire
00:51:39notamment pour un voyage
00:51:41à l'étranger
00:51:41en disant
00:51:42je veux partir de telle date
00:51:42à telle date
00:51:43si tout se passe bien
00:51:44ça peut tout à fait
00:51:45être accepté
00:51:45c'est lui qui peut saisir
00:51:46c'est lui par rapport
00:51:47de ses avocats bien sûr
00:51:48qui peut saisir
00:51:48le juge d'instruction
00:51:49mais il faut bien comprendre
00:51:50une chose
00:51:50c'est que ça fait quelques semaines
00:51:51qu'on est un peu dans une actualité
00:51:52chaude sur ce dossier
00:51:53maintenant ça va devenir
00:51:54une actualité froide
00:51:55ça veut dire qu'en vérité
00:51:56il ne va rien se passer
00:51:57pendant des semaines
00:51:57et des semaines
00:51:58sauf que
00:51:59que se passe-t-il
00:51:59si d'autres plaintes
00:52:00sont déposées là
00:52:01elles seront instruites
00:52:02mais encore une fois
00:52:03dans un délai
00:52:04encore une fois
00:52:04beaucoup plus long
00:52:05là c'est vrai que tout a été
00:52:05rapide les dernières semaines
00:52:06mais maintenant
00:52:07il faut quand même
00:52:08dire les choses
00:52:08parce qu'on s'est félicité
00:52:10que la justice soit rapide
00:52:11sur ce cas-là
00:52:11mais l'information judiciaire
00:52:12elle est partie pour durer
00:52:13un an et demi
00:52:14deux ans
00:52:15trois ans
00:52:15et six procès
00:52:16il devait y avoir
00:52:16je prends les paris aujourd'hui
00:52:17que ce serait paix
00:52:18avant 2028
00:52:202029
00:52:20donc maintenant
00:52:21ça va devenir
00:52:21un dossier parmi beaucoup d'autres
00:52:23et les dossiers
00:52:24quand les individus
00:52:24sont sous son contrôle judiciaire
00:52:26sont des dossiers
00:52:26qui sont considérés
00:52:27comme non prioritaires
00:52:28parce qu'il faut d'abord
00:52:29s'occuper des gens
00:52:30qui sont en détention
00:52:30je rappelle que
00:52:3120 à 25% des gens
00:52:33qui dorment en prison
00:52:33sont présumés innocentes
00:52:35donc on s'occupe d'abord
00:52:35pour savoir si vraiment
00:52:37ils sont coupables ou pas
00:52:37avant de les laisser
00:52:38plus longtemps en prison
00:52:39Moi je retiens une chose
00:52:40de ce qui s'est passé
00:52:43c'est la capacité
00:52:45qu'on a trouvé
00:52:46à mettre les moyens
00:52:48sur ce dossier
00:52:48je pense que c'est un dossier
00:52:49qui sera très peu discuté
00:52:51sur le fond
00:52:51vous voyez on ne va pas dire
00:52:52que c'est une justice
00:52:53vendue, corrompue
00:52:55à l'endroit de Patrick Bruel
00:52:57et on ne dira pas non plus
00:52:58que c'est une justice
00:52:59qui voulait la peau
00:53:00et la tête
00:53:01de Patrick Bruel
00:53:02bon c'est une justice
00:53:03qui a été rendue
00:53:04dans les bonnes conditions
00:53:05et je note simplement
00:53:07aujourd'hui
00:53:08que quand la justice
00:53:09veut mettre les moyens
00:53:11elle sait mettre les moyens
00:53:12mais malheureusement
00:53:13malheureusement
00:53:14c'est toujours avec les mêmes
00:53:16moi je me souviens
00:53:17d'audience que j'ai faite
00:53:18avec Maître Slama
00:53:19en comparution immédiate
00:53:20souviens-toi
00:53:21à la 23.1
00:53:2223.2
00:53:22où on a fini
00:53:23à 4h du matin
00:53:24à 5h du matin
00:53:25à 5h30 du matin
00:53:27il n'y avait pas
00:53:274 magistrats
00:53:28qui étaient saisis
00:53:29il n'y avait pas
00:53:30tout qui était fait
00:53:31en coups humains
00:53:32vous voyez
00:53:33et je me souviens
00:53:34à contrario
00:53:35du dossier
00:53:36Pierre Palmade
00:53:37où on a passé
00:53:37une journée entière
00:53:39pour un dossier correctionnel
00:53:40de 9h du matin
00:53:41avec un délibéré
00:53:42qui a été rendu
00:53:43à 21h
00:53:44donc quand la justice
00:53:45veut
00:53:45elle sait mettre les moyens
00:53:48malheureusement
00:53:48c'est toujours sur les dossiers
00:53:49où il y a une forte pression médiatique
00:53:50et pour monsieur et madame
00:53:51donc elle traite les célébrités
00:53:52différemment
00:53:53complètement différemment
00:53:54et pour monsieur et madame
00:53:55qui nous regardent
00:53:56monsieur et madame
00:53:56tout le monde
00:53:56qui nous regardent ce soir
00:53:59depuis leur poste de télévision
00:54:00et bien la justice
00:54:01ne sera pas rendue
00:54:02dans les mêmes conditions
00:54:03pour eux
00:54:03parce qu'il n'y aura pas
00:54:044 juges
00:54:04qui seront désignés
00:54:05pour une instruction
00:54:06parce qu'il n'y aura pas
00:54:07le président du tribunal
00:54:08qui va vérifier
00:54:10si tout est bien fait
00:54:11il n'y aura pas un parquet
00:54:12avec peut-être
00:54:13les meilleurs parquetiers
00:54:14qui seront sur le dossier
00:54:15mais il n'y aura peut-être pas
00:54:16aussi d'un autre côté
00:54:18la volonté parfois
00:54:19d'en faire des exemples
00:54:20parfaitement
00:54:21parfaitement
00:54:21et donc
00:54:22il faut s'en retirer
00:54:23de l'opinion
00:54:24potentiellement
00:54:25envoyer
00:54:26une célébrité
00:54:27dans le débat actuel
00:54:31il y a une incompréhension
00:54:32du public
00:54:33me semble-t-il
00:54:34parce que c'est vrai
00:54:35que d'un côté
00:54:35on pleure
00:54:36à juste titre
00:54:37d'ailleurs
00:54:37le fait qu'il y ait
00:54:38des enquêtes
00:54:40puisqu'il y en a plusieurs
00:54:40qui ont été négligées
00:54:44c'est vraiment comme ça
00:54:45qu'il faut les déqualifier
00:54:47et puis de l'autre
00:54:47une espèce de célérité
00:54:49dans un moment
00:54:50encore une fois
00:54:51très particulier
00:54:53voilà
00:54:54c'est ça qui est quand même
00:54:55intéressant
00:54:55je voudrais faire
00:54:56une autre remarque
00:54:57pendant que j'y suis
00:54:58parce qu'on parle
00:55:00du temps de la justice
00:55:02qui n'est pas le temps médiatique
00:55:03et tant mieux d'ailleurs
00:55:04que ce ne soit pas
00:55:04le temps médiatique
00:55:05parce que sinon
00:55:06ça serait vraiment dangereux
00:55:07mais pour ce qui est
00:55:09de Patrick Ourel
00:55:09je ne sais pas
00:55:10si vous vous rendrez compte
00:55:11quand même
00:55:11parce qu'on parle
00:55:12de sa carrière
00:55:12comme d'un homme public
00:55:14d'une star
00:55:15d'une vedette
00:55:16le procès n'aura pas lieu
00:55:18avant 2030
00:55:18il a aujourd'hui 67 ans
00:55:20il vient d'avoir 67 ans
00:55:23c'est fini
00:55:25je veux dire pour lui
00:55:26sa carrière
00:55:27mais 70 ans
00:55:28le procès
00:55:29et si effectivement
00:55:31il est condamné
00:55:32dans le meilleur des cas
00:55:32dans le meilleur des cas
00:55:33si il est condamné
00:55:35on peut considérer
00:55:36qu'aujourd'hui
00:55:37certes
00:55:37il peut souffler
00:55:38mais c'est loin
00:55:39d'être terminé
00:55:41et que
00:55:42ça va être
00:55:43ça va être
00:55:44une épreuve terrible
00:55:45c'est quand même
00:55:46je m'arrête là-dessus
00:55:47parce que vous avez vu
00:55:48communiquer à l'instant
00:55:49c'est quand même intéressant
00:55:50qu'il n'ait pas dit
00:55:52on vous interdit
00:55:53de vous reproduire
00:55:53sur scène
00:55:54c'est
00:55:56comment l'interpréter
00:55:57c'est que vous avez
00:55:58vous avez le droit
00:55:59encore de continuer
00:56:00à être l'artiste
00:56:02jusqu'à temps
00:56:03qu'il est procès
00:56:19très médiatique
00:56:19et des affaires
00:56:20dont vous n'entendrez
00:56:21jamais parler
00:56:21et là les victimes
00:56:22qu'est-ce qu'elles disent
00:56:23en ce moment
00:56:24dites donc
00:56:24moi j'ai déjà porté plainte
00:56:25en 2016
00:56:262018
00:56:27et pourquoi mon affaire
00:56:28elle n'avance pas aussi vite
00:56:29que celle de Bruel
00:56:29et dans mon affaire à moi
00:56:30qui est l'affaire PPDA
00:56:31qui est très connue
00:56:32qui est tout ce que vous voulez
00:56:33ça n'avance pas plus
00:56:35on attend le procès
00:56:36on ne l'a pas avant
00:56:36un, deux, trois ans
00:56:37s'il y a un procès
00:56:38moi je trouve la justice
00:56:39extrêmement lente
00:56:40on a déjà parlé sur ce plateau
00:56:41du manque de moyens
00:56:42absolus des procureurs
00:56:44et on le sait
00:56:45mais en ce moment
00:56:45c'est difficile
00:56:46de dire aux victimes
00:56:48des affaires
00:56:49de Pardieu
00:56:49ne serait-ce que celles-là
00:56:50des affaires de spleen
00:56:52je ne sais pas si vous avez entendu parler
00:56:52de cette affaire tentaculaire
00:56:54de spleen
00:56:55avec plus de 300
00:56:57plaignantes
00:56:58ou témoignages
00:56:58et de tout atteint d'affaires
00:56:59dont vous n'entendrez pas parler
00:57:00de leur dire
00:57:01eh bien oui
00:57:01parce que lui ça va vite
00:57:04et toi ça ne va pas vite
00:57:05et comment on justifie ça
00:57:07nous à Sceau
00:57:07moi je ne sais pas
00:57:08le justifier
00:57:10Intéressant d'ailleurs
00:57:10que même dans l'affaire PPDA
00:57:11qui est une autre célébrité
00:57:12ça aille plus lentement
00:57:13Oula oui
00:57:14mais c'était plutôt dans MeToo
00:57:17ça a déjà été très très long
00:57:18sur la mise en examen
00:57:18il a fallu quand même
00:57:19plus de deux ans
00:57:20c'est pas terminé
00:57:21Patrick Bray
00:57:21c'est pas terminé
00:57:23mais effectivement
00:57:23on a l'impression
00:57:24mais on est plus mûr
00:57:25je pense que la société
00:57:26est plus mûre dans MeToo
00:57:27on est pratiquement
00:57:28à dix ans MeToo
00:57:28la société est un peu plus mûre
00:57:30je trouve
00:57:30on a une espèce
00:57:31d'effet d'optique
00:57:32parce que c'est vrai
00:57:34que depuis la lecture
00:57:35du communiqué
00:57:36du parquet
00:57:37de ce matin
00:57:39on pensait
00:57:40puisque si
00:57:41l'un d'entre nous
00:57:43avait été dans la situation
00:57:44de la personne
00:57:45visée par le communiqué
00:57:46de ce matin
00:57:47avec trois viols
00:57:48deux tentatives de viol
00:57:49deux agressions sexuelles
00:57:51et deux harcèlements
00:57:53la probabilité
00:57:54était très forte
00:57:55avec les réquisitions
00:57:56de mandat de dépôt
00:57:57que vous passiez la nuit
00:57:58en prison
00:57:59et dans le contexte
00:58:01de cette affaire
00:58:01la nuit en prison
00:58:02aujourd'hui
00:58:03ça voulait dire
00:58:03l'été en prison
00:58:04on est d'accord
00:58:05donc ça voulait dire
00:58:06que vous étiez entendus
00:58:07en septembre
00:58:08par les quatre juges
00:58:09mais l'été a joué tant que ça
00:58:10c'est vrai
00:58:11c'est vrai
00:58:13que depuis ce matin
00:58:14Julie
00:58:14tous les observateurs
00:58:16judiciaires
00:58:17d'ailleurs
00:58:17et puis y compris
00:58:18d'ailleurs
00:58:18les avocats
00:58:19les propres avocats
00:58:20de Patrick Bruel
00:58:21parce que
00:58:21les propres avocats
00:58:22de Patrick Bruel
00:58:22ils ont passé la journée
00:58:23en catastrophe
00:58:25à se préparer au pire
00:58:26et à finalement
00:58:27à plaider contre le pire
00:58:29et à lui faire livrer
00:58:32le pactage du prisonnier
00:58:34alors évidemment
00:58:35c'est vrai
00:58:36que c'est des journées
00:58:37comme les avocats
00:58:38rares dans la vie
00:58:39d'un avocat
00:58:39parce que vous êtes
00:58:40pour le coup
00:58:41dos au mur
00:58:42et vous savez pas
00:58:43quel juge d'instruction
00:58:44vous allez avoir en plus
00:58:44parce qu'on connait pas
00:58:45les noms des juges d'instruction
00:58:46mais à mon avis
00:58:47ils les ont pas connus
00:58:48jusqu'à la dernière seconde
00:58:49quasiment
00:58:50alors ils ont passé
00:58:51la journée
00:58:53à plancher le dossier
00:58:55et puis à noter
00:58:56leurs arguments
00:58:57vous imaginez
00:58:58les deux avocats
00:58:59qui sont sur le plateau
00:58:59ils connaissent ça par coeur
00:59:00et puis en fait
00:59:01ça s'est joué
00:59:02la vie de Patrick Bruel
00:59:04pour ses prochains mois
00:59:06indépendamment de l'homme
00:59:07de scène
00:59:07et tout ça
00:59:08il y avait effectivement
00:59:09la vie concrète
00:59:10de Patrick Bruel
00:59:11elle s'est jouée
00:59:12dans cette soirée
00:59:14et là c'est vrai
00:59:15que c'est assez vertigineux
00:59:16à mon avis
00:59:17il va rentrer chez lui
00:59:19essoré
00:59:20essoré
00:59:21et puis
00:59:23comme quelqu'un
00:59:24qui a senti
00:59:25le vent du boulet
00:59:25parce que
00:59:26c'est vrai que ce soir
00:59:27il aurait été
00:59:29dans une cellule
00:59:30arrivant
00:59:31de la maison d'arrêt
00:59:32enfin à la santé
00:59:34ça va être dans un espèce
00:59:35de grand moment de solitude
00:59:36là il va être content
00:59:37de rentrer chez lui
00:59:38et là ce sont les images
00:59:40d'ailleurs
00:59:40devant son domicile
00:59:41où il a pu rentrer
00:59:42c'est normal
00:59:43et il faut même
00:59:44se féliciter
00:59:45justement
00:59:45bien sûr
00:59:46vous dénoncez le parquet
00:59:47mais moi je dis
00:59:48c'est la grandeur
00:59:48de la justice
00:59:50que le parquet
00:59:52ne sont pas suivis
00:59:53mais bien sûr
00:59:54et qu'il y a des juges indépendants
00:59:56là il y en a quatre
00:59:56je suis tout à fait d'accord
00:59:57mais vous disiez
00:59:57que comme le parquet
00:59:58avait dit détention
00:59:59on pouvait s'attendre
01:00:00à détention
01:00:00mais heureusement que non
01:00:02et c'est la beauté
01:00:04et la grandeur
01:00:04de la justice
01:00:05que justement
01:00:06des avocats
01:00:07ont pu faire valoir
01:00:08leurs arguments
01:00:09c'est des affaires
01:00:10éminemment complexes
01:00:11on sait qu'il y a des paroles
01:00:13qui sont des paroles
01:00:14contradictoires
01:00:15on sait que c'est difficile
01:00:16de juger
01:00:16Maître Oslama
01:00:17c'est votre vie
01:00:18de dire
01:00:20la défense
01:00:21joue son rôle
01:00:22sinon vous changeriez
01:00:23de métier tout de suite
01:00:24et vous rentrez votre robe
01:00:25et bien là la défense
01:00:26elle a fait son boulot
01:00:27elle a fait son boulot
01:00:28pendant des heures
01:00:29ils se sont battus
01:00:30et ils ont convaincu
01:00:31ces quatre juges
01:00:32puis le juge
01:00:33des libertés
01:00:33de la détention
01:00:34que Patrick Bruel
01:00:35il fallait pas le mettre
01:00:36en prison aujourd'hui
01:00:36à ce stade
01:00:37mais que le combat judiciaire
01:00:40continuait et allait durer
01:00:41alors c'est vrai
01:00:42que ça va lui empoisonner
01:00:44Yves
01:00:44à l'air de s'en plaindre
01:00:46mais en tout cas
01:00:47c'est vrai que la vie
01:00:47de Patrick Bruel
01:00:48a quand même changé ce soir
01:00:49parce qu'il est mis en examen
01:00:51ce soir
01:00:52pour un viol
01:00:53et une tentative de viol
01:00:53je voudrais quand même
01:00:54dire une chose
01:00:55c'est que
01:00:56aujourd'hui
01:00:57les personnalités
01:00:59connues
01:01:00de notoriété
01:01:00de grande notoriété
01:01:02à qui il arrive
01:01:02des affaires pareilles
01:01:03elles disparaissent tous
01:01:04du champ public
01:01:06qu'elles soient jugées
01:01:07ou pas d'ailleurs
01:01:08avec qui par exemple
01:01:09alors pas du tout
01:01:09nous amis tous les médias
01:01:11on publie
01:01:12toutes ces carrières brisées
01:01:13et de tous ceux
01:01:14que ça n'a pas tué
01:01:16je m'apitoie pas
01:01:16d'accord j'ai bien compris
01:01:17j'ai bien compris
01:01:18mais il y en a beaucoup
01:01:20Patrick Poivre d'Arvor
01:01:22un cas qu'on m'a signalé
01:01:23Nicolas Hulot
01:01:24vous remarquez que vous parlez
01:01:25que de personnes
01:01:26qui n'ont pas été condamnées
01:01:27Nicolas Benos
01:01:28qui a été condamné lui
01:01:29mais il ne peut plus
01:01:30mettre le pied
01:01:31j'ai appris ça avant-hier
01:01:32attendez attendez
01:01:33on commande juste
01:01:33les images
01:01:34là ce sont les images
01:01:35de Patrick Bruel
01:01:36qui rentrent chez lui
01:01:38et où
01:01:40il est rentré en moto
01:01:42et les paparadis
01:01:43les paparadis
01:01:44il attendait
01:01:45chez lui
01:01:46dans les Hauts-de-Seine
01:01:48peut-être qu'on peut
01:01:49aller voir Paul Conge
01:01:50Paul Conge
01:01:52qui lui est
01:01:52au tribunal judiciaire
01:01:53de Nanterre
01:01:54on le voit donc
01:01:55il est rentré chez lui
01:01:56on sait désormais
01:01:58Paul
01:01:58qu'il est libéré
01:01:59sous contrôle judiciaire
01:02:00avec plusieurs obligations
01:02:01bien précises
01:02:05oui absolument
01:02:06il ressort libre
01:02:07certes
01:02:07mais sous contrôle judiciaire
01:02:09il échappe
01:02:09donc à la détention
01:02:10provisoire
01:02:11donc il y a plusieurs modalités
01:02:12plusieurs obligations
01:02:13maintenant
01:02:14auxquelles il doit se soumettre
01:02:15dans le cadre
01:02:16de ce contrôle
01:02:17alors je vous les liste rapidement
01:02:18il ne doit pas quitter
01:02:19le territoire national
01:02:19il ne doit pas entrer en contact
01:02:21avec les victimes
01:02:22et leurs familles
01:02:23il ne doit pas fréquenter
01:02:24de salons de massage
01:02:25il doit suivre
01:02:26des soins psychologiques
01:02:27et verser une caution
01:02:28de 500 000 euros
01:02:30important de noter
01:02:31donc comme que
01:02:32Patrick Bruel
01:02:32a été mis en examen
01:02:33pour 4 des faits
01:02:35qui lui sont reprochés
01:02:37au départ
01:02:37il y en avait 9
01:02:38qui lui étaient reprochés
01:02:39les 4 qui sont retenus
01:02:40sont un viol à Neuilly
01:02:41en 2008
01:02:42une tentative de viol
01:02:44à Bruxelles en 2010
01:02:44une agression sexuelle
01:02:45à Perpignan en 2019
01:02:47et un fait de harcèlement sexuel
01:02:48à Ajaccio
01:02:49la même année
01:02:50en 2019
01:02:51il a été placé sous statut
01:02:52de témoin assisté
01:02:53pour les 4 autres faits
01:02:54et un fait
01:02:54enfin le dernier fait
01:02:56était prescrit
01:02:57donc la principale information
01:02:58ce soir
01:02:59c'est qu'il ressort libre
01:02:59sous contrôle judiciaire
01:03:01après 48 heures de garde à vue
01:03:03une journée d'attente
01:03:03et 3 heures d'interrogatoire
01:03:05il échappe donc
01:03:06à la détention provisoire
01:03:07merci beaucoup Paul
01:03:08avec Camille Fournier
01:03:09qu'est-ce qui va se passer
01:03:10dans les prochains mois
01:03:12est-ce que la justice
01:03:14peut le convoquer à nouveau
01:03:15simplement parce qu'elle a
01:03:16des questions
01:03:16elle a des questions
01:03:17à lui poser
01:03:18il sera convoqué à nouveau
01:03:19alors vraisemblablement
01:03:20mais régulièrement
01:03:22on parle en général
01:03:22d'un délai de 4 mois
01:03:23ce délai n'est pas vraiment
01:03:24respecté en réalité
01:03:25pour personne
01:03:25y compris pour le détenu
01:03:26donc il le sera encore moins
01:03:27pour Patrick Bruel
01:03:28mais ce qui va se passer
01:03:29c'est deux choses
01:03:29c'est que l'enquête
01:03:30va continuer en vérité
01:03:31il va y avoir des commissions
01:03:32rogatoires qui seront délivrées
01:03:33il a été évoqué potentiellement
01:03:35de nouvelles plaintes
01:03:35qui seront elles aussi instruites
01:03:36et donc l'enquête
01:03:37va continuer
01:03:38avec peut-être des témoins
01:03:39des témoins de témoins
01:03:41là il y a peut-être
01:03:42potentiellement des éléments
01:03:43qui ont été donnés
01:03:44des SMS
01:03:44donc il va y avoir
01:03:45des investigations
01:03:45pour vérifier ces éléments
01:03:47et donc l'enquête
01:03:48va continuer pendant
01:03:48un an, deux ans
01:03:50Patrick Bruel
01:03:50sera vraisemblablement
01:03:51convoqué pour des interrogatoires
01:03:52voire même pour des confrontations
01:03:54c'est ce qui arrive
01:03:54lorsqu'il y a deux visions
01:03:56qui ne sont pas compatibles
01:03:57celle de la plaignante
01:03:58et celle du mise en cause
01:03:59les deux sont convoqués
01:04:00dans le même temps
01:04:00pour qu'il puisse y avoir
01:04:01une confrontation
01:04:01donc les investigations
01:04:03vont continuer
01:04:03et en fait
01:04:04l'information judiciaire
01:04:05c'est sur le temps
01:04:05très très long
01:04:06ce qui se passe
01:04:07pendant la garde à vue
01:04:08ça se passe de manière
01:04:09très raccourcie
01:04:10de manière très dense
01:04:10pendant une garde à vue
01:04:11pendant 48 heures
01:04:12là ça va être la même chose
01:04:13mais de manière très étalée
01:04:14pendant deux ans
01:04:15trois ans
01:04:15quatre ans
01:04:16et on va écouter
01:04:17à nouveau
01:04:18l'une des trois avocats
01:04:20enfin l'un des trois avocats
01:04:21de Patrick Bruel
01:04:23on l'écoute
01:04:24les quatre juges d'instruction
01:04:26saisis
01:04:27ont refusé
01:04:28de solliciter
01:04:29la détention provisoire
01:04:31de monsieur Patrick Bruel
01:04:32et l'ont placé
01:04:33sous contrôle judiciaire
01:04:34à l'instant
01:04:35le juge de liberté
01:04:37et de la détention
01:04:37a lui-même
01:04:39confirmé
01:04:39le placement
01:04:40sous contrôle judiciaire
01:04:41et a rejeté
01:04:42la demande
01:04:43de détention provisoire
01:04:44qui avait été formée
01:04:45par le parquet
01:04:46du procureur de la république
01:04:47l'instruction débute
01:04:49les investigations
01:04:51également
01:04:52et monsieur Patrick Bruel
01:04:53participera
01:04:54naturellement
01:04:55à tous les actes
01:04:56de l'enquête
01:04:57et se tient
01:04:58à la disposition
01:04:59des autorités judiciaires
01:05:00la victoire
01:05:01des trois avocats
01:05:03victoire
01:05:03pour l'instant en tout cas
01:05:05des trois avocats
01:05:06de Patrick Bruel
01:05:07c'est vrai que c'est un carrefour énorme
01:05:09rendez-vous compte
01:05:10les deux avocats
01:05:11sur le plateau
01:05:11savent bien
01:05:12que si ce soir
01:05:12elles avaient accompagné
01:05:13Patrick Bruel
01:05:14à la prison de la santé
01:05:16ça aurait été
01:05:18très très très dur
01:05:19parce que
01:05:20c'était un long tunnel
01:05:22carcéral
01:05:23elle ne l'aurait vu
01:05:24que demain matin
01:05:24choc carcéral
01:05:26pour celui
01:05:27qui est amené
01:05:28en détention
01:05:29qui se retrouve
01:05:30dans un monde
01:05:30qu'il ne connaît pas
01:05:31qu'il n'a jamais connu
01:05:32et donc effectivement
01:05:33ce choc carcéral
01:05:34il est terrible
01:05:35Nicolas Sarkozy
01:05:36en a parlé
01:05:36Balkany en a parlé
01:05:37ce sont des gens
01:05:38qui pensaient
01:05:39que la prison
01:05:39c'était la colonie de vacances
01:05:41et quand ils y ont été confrontés
01:05:43ils se sont rendus compte
01:05:44que c'est un monde
01:05:44peut-être pas la colonie de vacances
01:05:45mais en tout cas
01:05:46que c'était pour les autres
01:05:47c'est une expression qui a été reprise
01:05:47on entend beaucoup le Club Med
01:05:49oui le Club Med
01:05:50colonie de vacances
01:05:51quelque chose de très facile
01:05:52et puis une fois qu'on y est confronté
01:05:53je me souviens de Balkany
01:05:54qui disait
01:05:54la prison
01:05:55c'est l'enfer
01:05:56oui oui
01:05:57mais c'est l'enfer
01:05:58et ça s'est vu physiquement
01:05:59et ça s'est vu physiquement
01:06:00avec les bruits
01:06:00et c'est l'enfer
01:06:01la prison
01:06:02le bruit infernal
01:06:05est-ce qu'on sait
01:06:06comment va réagir Patrick Bruel
01:06:08on le voit
01:06:09dans son contrôle judiciaire
01:06:12il n'y a pas
01:06:13l'interdiction
01:06:14de remonter sur scène
01:06:15c'est une bonne question
01:06:16il a choisi
01:06:17il a été un peu contraint
01:06:18de se mettre en retrait
01:06:19ces derniers temps
01:06:20il a quand même joué
01:06:20assez tardivement
01:06:21encore sur scène
01:06:24est-ce qu'on sait
01:06:24ce qu'il va faire
01:06:25est-ce qu'il va choisir
01:06:26de continuer
01:06:28les festivals
01:06:29les concerts
01:06:30en tout cas
01:06:30les festivals
01:06:31non
01:06:31puisque la partie
01:06:32de tournée festival
01:06:33a été annulée
01:06:35après en revanche
01:06:36on aurait pu s'attendre
01:06:37ce soir
01:06:38à voir la chute
01:06:39de Patrick Bruel
01:06:40artiste
01:06:41un homme en prison
01:06:42une image
01:06:43complètement écornée
01:06:44les réseaux sociaux
01:06:46qui reprenaient
01:06:48qui faisaient
01:06:49des parodies de lui
01:06:50tout était envisageable
01:06:52lui qui justement
01:06:53tient beaucoup
01:06:54à son image
01:06:54il fait très attention
01:06:55je pense que ça
01:06:56c'est quelque chose
01:06:57auquel Bruel
01:06:58aurait été
01:06:59très sensible
01:07:00
01:07:01la décision de justice
01:07:02ne lui interdit pas
01:07:04de se produire
01:07:05pour l'instant
01:07:06il a maintenu
01:07:07la deuxième partie
01:07:08de sa tournée
01:07:08qui doit démarrer
01:07:09en octobre
01:07:10il y a une trentaine
01:07:12de dates
01:07:12notamment dans des grandes salles
01:07:14dans des zéniths
01:07:15qui sur le papier
01:07:15donc doivent pouvoir
01:07:17se tenir
01:07:18et en l'état
01:07:19sont maintenus
01:07:19en l'état
01:07:20pour l'instant
01:07:21sont maintenus
01:07:22il est son propre producteur
01:07:23il est son propre producteur
01:07:24ce qui justement
01:07:25est une problématique
01:07:27d'autant plus importante
01:07:27pour lui
01:07:28c'est une manne
01:07:29ça serait une manne financière
01:07:31qu'il perdrait
01:07:32il a des enjeux
01:07:33considérables
01:07:33donc tout son objectif
01:07:34à lui
01:07:35va être d'essayer
01:07:36j'imagine
01:07:36de la maintenir
01:07:37cette tournée
01:07:38maintenant
01:07:38pourra-t-elle avoir lieu
01:07:39d'une manière
01:07:41un peu sereine
01:07:42si je puis dire
01:07:43on peut en douter
01:07:43va-t-il y avoir
01:07:44des manifestations
01:07:46devant justement
01:07:47les concerts
01:07:47de Patrick Bruel
01:07:49par exemple
01:07:50c'est des questionnements
01:07:51effectivement
01:07:51qui risquent de se poser
01:07:52il n'a pas le droit
01:07:53en tout cas
01:07:54de fréquenter
01:07:54des salons de massage
01:07:55ça c'est lié
01:07:58aux affaires
01:07:59dans lesquelles
01:07:59il a été entendu
01:08:01est-ce que vous pouvez
01:08:01nous expliquer
01:08:02cette décision ?
01:08:05ah oui
01:08:06c'est une bonne question
01:08:07non parce que
01:08:08certains faits
01:08:09qui lui sont reprochés
01:08:10ont lieu dans des salons de massage
01:08:12ça nous ramène
01:08:12à 2019
01:08:13cette histoire de masseuse
01:08:14qu'on a prise de haut
01:08:15qu'on n'a pas considéré
01:08:16en 2019 et 2020
01:08:17il y a eu six plaintes
01:08:19pour des masseuses
01:08:20qui ont été
01:08:22agressées
01:08:22sexuellement
01:08:24harcelées sexuellement
01:08:26dans des salons de massage
01:08:27en Corse
01:08:27qui auraient été
01:08:31alors c'est vrai
01:08:32que dans un premier temps
01:08:33les six affaires
01:08:34ont été classées
01:08:35après l'audition
01:08:37des plaignantes
01:08:38et l'audition
01:08:39de Patrick Bruel
01:08:40dans l'intimité
01:08:41d'une loge de massage
01:08:42qui vous est arrivé
01:08:43quelque chose
01:08:43donc ça a été réveillé
01:08:44là par les dossiers
01:08:46ont été réveillés
01:08:46et puis là
01:08:47il y a un tri
01:08:47c'est vrai que
01:08:48ça va être difficile
01:08:49d'expliquer
01:08:50d'expliquer précisément
01:08:52ça donne une impression
01:08:53de l'autorité judiciaire
01:08:54puisque dans un premier temps
01:08:55c'est classé
01:08:56c'est réveillé
01:08:57il y a un tri
01:08:57aujourd'hui
01:08:58de quatre juges
01:08:59il y en a deux
01:08:59qui sont aiguillés
01:09:00vers une mise en examen
01:09:01deux témoins assistés
01:09:02c'est vrai que bon
01:09:04c'est
01:09:06l'autre changement
01:09:07de la journée
01:09:07aujourd'hui
01:09:08c'est que Patrick Bruel
01:09:09a pour la première fois
01:09:10accès à tout le dossier
01:09:11donc c'est vrai
01:09:12qu'ils vont ressortir
01:09:13du tribunal de l'inventaire
01:09:15où ils vont avoir
01:09:15dans les jours qui viennent
01:09:16l'intégralité du dossier
01:09:18donc ils vont pouvoir
01:09:20aussi
01:09:21à l'extérieur
01:09:24mettre en route
01:09:26disons le contre-récit
01:09:28du récit
01:09:29des plaignantes
01:09:31et des victimes actuelles
01:09:33qui est aussi
01:09:34le récit médiatique
01:09:34depuis quelques semaines
01:09:35qui est le récit médiatique
01:09:37c'est assez maladroit
01:09:38la première fois
01:09:39quand il a pris la parole
01:09:40sur Instagram
01:09:40c'était quand Flavie Flamand
01:09:42s'est exprimé
01:09:43et il n'a considéré
01:09:44que Flavie Flamand
01:09:45les trente autres
01:09:45elles n'existaient pas
01:09:46et pourquoi
01:09:47il est sorti du bois
01:09:48parce que Flavie Flamand
01:09:49elle peut être dangereuse
01:09:50pour lui
01:09:50merci à tous les six
01:09:52je vous rappelle donc
01:09:53l'information
01:09:54Patrick Bruel
01:09:55qui ressort libre
01:09:56ce soir
01:09:57il vient de rentrer
01:09:58chez lui
01:09:58sous contrôle judiciaire
01:10:01on va revenir sur
01:10:02les tout derniers éléments
01:10:03avec ce reportage
01:10:04signé de nos équipes
01:10:06de Ligne Rouge
01:10:06avec Blandine Dallena
01:10:09dans les locaux
01:10:11du tribunal judiciaire
01:10:12de Nanterre
01:10:13l'attente
01:10:14après ses 48 heures
01:10:16de garde à vue
01:10:17c'est ici
01:10:18que Patrick Bruel
01:10:19a été mis en examen
01:10:20pour viol
01:10:20tentative de viol
01:10:21ainsi que pour des faits
01:10:23d'agression sexuelle
01:10:24et de harcèlement sexuel
01:10:25il a été placé
01:10:27sous contrôle judiciaire
01:10:30des faits
01:10:31qui se serait déroulé
01:10:32entre 2010
01:10:33et 2019
01:10:35Karine Wieser
01:10:36elle
01:10:36a rencontré l'artiste
01:10:37à cette époque
01:10:38en avril 2010
01:10:39elle a alors 38 ans
01:10:41elle est attachée
01:10:42de presse en Belgique
01:10:43et s'occupe
01:10:44de la promotion
01:10:44d'un film
01:10:45dont Patrick Bruel
01:10:46est la tête d'affiche
01:10:47elle se souvient
01:10:48de ces deux jours
01:10:49passés avec lui
01:10:52et du moment
01:10:53où selon elle
01:10:54la situation
01:10:54aurait dégénéré
01:10:56en marge
01:10:57d'une interview
01:10:57organisée dans les studios
01:10:59de la télévision belge
01:11:00en une fraction de seconde
01:11:03il m'attrape
01:11:03par le poignet
01:11:04et il me tire
01:11:05il m'attire
01:11:05dans la toilette
01:11:06qui est le fermatelier
01:11:08il m'adosse
01:11:10contre la porte
01:11:10donc je ne sais pas
01:11:11l'ouvrir
01:11:12de nouveau là
01:11:14il tiendra
01:11:15ses lèvres
01:11:16il essaye de m'embrasser
01:11:18ses lèvres dans mon cou
01:11:19ses mains
01:11:21qui passent
01:11:22qui carissent mes jambes
01:11:23qui remontent
01:11:23sous ma robe
01:11:25pourrait passer
01:11:26sous mes collants
01:11:28Karine Wieser
01:11:29dit être parvenue
01:11:31à s'échapper
01:11:31elle affirme
01:11:33avoir vécu
01:11:33avec ce secret
01:11:34pendant plus de 15 ans
01:11:36avant de porter plainte
01:11:38je pensais être seule
01:11:40en fait
01:11:41je suis loin
01:11:42d'être seule
01:11:43on parle maintenant
01:11:45et là
01:11:45enfin
01:11:46on comprend
01:11:47qu'on se fait entendre
01:11:48et qu'on prend
01:11:48nos témoignages
01:11:51comme il est
01:11:52et avec sérieux
01:11:53une masseuse
01:11:55qui à l'époque
01:11:55travaillait dans le salon
01:11:57d'un hôtel de luxe
01:11:58du sud de la France
01:12:02elle rencontre Patrick Bruel
01:12:04au lendemain d'un festival
01:12:05à Perpignan
01:12:06en juillet 2019
01:12:15lorsqu'il sollicite
01:12:16un massage
01:12:22ce qu'elle relate
01:12:23c'est un massage
01:12:24très pressurisant
01:12:26pendant une heure et quart
01:12:27au cours duquel
01:12:29monsieur Bruel
01:12:30il est dénudé
01:12:31il repousse la serviette
01:12:32il a des propos
01:12:34à connotation sexuelle
01:12:36et puis
01:12:37elle relate aussi
01:12:38qu'il lui met la main
01:12:39sur les fesses
01:12:39comme pour la rapprocher
01:12:40de la table de massage
01:12:42cette masseuse
01:12:43interrogée par Mediapart
01:12:44déclare que le chanteur
01:12:46lui aurait alors fait part
01:12:47de certaines exigences
01:12:50tout le long du massage
01:12:52il souhaitait
01:12:53des prestations sexuelles
01:12:54et plus particulièrement
01:12:56il voulait des massages
01:12:58on va dire
01:12:59au niveau de son anus
01:13:00il me le disait clairement
01:13:04je lui ai dit
01:13:04c'est pas mon travail
01:13:05en fait
01:13:06si vous souhaitez ça
01:13:07on est à côté de l'Espagne
01:13:08à ce moment là
01:13:09aller en Espagne
01:13:10et il m'a clairement répondu
01:13:11en me disant
01:13:12mais plus tu vas me résister
01:13:13plus ça va m'exciter
01:13:18à la fin du massage
01:13:20ce qu'elle décrit
01:13:20c'est qu'il lui dit
01:13:21que ça reste entre nous
01:13:22donc il a bien conscience
01:13:23a priori d'avoir
01:13:25dépassé des limites
01:13:26et d'avoir eu
01:13:27un comportement inapproprié
01:13:29voilà
01:13:29et ça
01:13:30elle le prend un peu
01:13:30aussi comme
01:13:32une espèce de menace
01:13:35cette année là
01:13:36au moins 6 autres femmes
01:13:38relateront des faits
01:13:39de harcèlement sexuel
01:13:40et d'agression sexuelle
01:13:41commises par Patrick Bruel
01:13:43lors de massages
01:13:46face aux gendarmes
01:13:48l'acteur plaide un malentendu
01:13:49et réfute ses accusations
01:13:52je ne suis attiré
01:13:54que par les femmes
01:13:54qui ont du désir pour moi
01:13:56en tout aujourd'hui
01:13:58Patrick Bruel
01:13:59est officiellement accusé
01:14:00par 26 femmes
01:14:01un scandale
01:14:02qui l'a poussé
01:14:03à mettre sur pause
01:14:04sa carrière artistique
01:14:05le chanteur
01:14:06a annulé tous ses concerts
01:14:07au moins
01:14:08jusqu'à l'automne prochain
01:14:09weekends
01:14:105
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01:14:135
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