- il y a 11 heures
Le 9 juin, la commission des affaires économiques et la commission de l’aménagement du territoire du Sénat auditionnaient Annie Genevard, ministre de l’Agriculture. La ministre a présenté le projet de loi d’urgence sur la protection et la souveraineté agricoles qu’elle porte. Adopté en première lecture à l’Assemblée nationale après deux semaines d’examen, le texte arrive au Sénat au mois de juin. Accusée par certains sénateurs de ne pas aller assez loin sur certaines dispositions du texte, la ministre a réaffirmé qu'il ne prétendait pas résoudre tous les maux du monde agricole, mais seulement apporter des réponses rapides à des problématiques concrètes pour les agriculteurs. Annie Genevard est ainsi revenue sur la protection du pastoralisme face aux loups. Interrogée sur la gestion de l’eau, la ministre a réaffirmé sa volonté de faciliter la mise en œuvre de projets de méga bassines. Enfin, elle a abordé le sujet des négociations commerciales et de leur régulation, deux semaines après la publication du rapport de la commission d’enquête sénatoriale sur les marges de la grande distribution. Revivez ces échanges. Année de Production : 2025
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00:00:01Générique
00:00:09Le Sénat va-t-il parvenir à réintroduire dans la loi l'acétamipride, vous savez ce pesticide accusé d'être
00:00:16dangereux pour la santé ?
00:00:18C'est une substance autorisée en Europe mais interdite en France.
00:00:22Les sénateurs souhaitent profiter de l'examen d'une loi d'urgence agricole pour remettre le débat sur la table.
00:00:28Le gouvernement y est opposé. La ministre de l'Agriculture l'a rappelé à l'occasion d'une audition organisée
00:00:34hier au Sénat.
00:00:35Regardez.
00:00:36Je vous remercie de me recevoir aujourd'hui pour cette audition qui, je m'en réjouis, ouvre une nouvelle étape
00:00:42de l'examen du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricole
00:00:47après son adoption par une large majorité de députés en première lecture.
00:00:52Le vote de l'Assemblée nationale a constitué une étape importante de ce processus d'examen en confirmant qu'au
00:00:59-delà des sensibilités politiques, une conviction est aujourd'hui largement partagée.
00:01:04Face aux défis que rencontre notre agriculture, le statu quo n'est plus possible.
00:01:09Les débats ont été nourris, parfois vifs, mais ils ont permis de préserver l'essentiel de l'ambition portée par
00:01:16le gouvernement, enrichie de plus de 200 amendements parlementaires.
00:01:20Il appartient désormais au Sénat de poursuivre ce travail et d'apporter sa contribution à un texte qui répond à
00:01:28une attente forte du monde agricole.
00:01:30Permettez-moi en préambule de ce propos de revenir sur l'esprit dans lequel cette loi a été conçue.
00:01:36Elle est née d'un constat clair.
00:01:38Depuis plusieurs années, nous avons fixé à notre agriculture, à nos agriculteurs, de grandes ambitions.
00:01:44Mener à bien les grandes transitions, renforcer notre compétitivité, renouveler les générations, reconquérir notre souveraineté alimentaire.
00:01:54Ces objectifs sont essentiels et demeurent pleinement d'actualité.
00:01:57Mais les mobilisations du début d'année ont également mis en avant une évidence incontournable.
00:02:04Aucune stratégie, si louable soit-elle dans ces objectifs, ne peut réussir lorsque le quotidien devient lui-même un obstacle.
00:02:12Les agriculteurs n'ont pas demandé de nouveaux grands principes, et je m'en suis bien gardée.
00:02:18Ils ont demandé des solutions concrètes à des difficultés concrètes.
00:02:24Ils ont demandé de coller au plus près la réalité de leur métier.
00:02:27De débloquer ceux qui freinent leurs projets, retardent leurs investissements, fragilisent leurs revenus, ou découragent leurs ambitions.
00:02:38C'est la raison pour laquelle ce texte a été construit ainsi.
00:02:41À l'issue d'un vaste cycle de concertations conduits dans les territoires,
00:02:46nous avons voulu élaborer une loi qui parte du terrain et qui revienne au terrain.
00:02:51Une loi du quotidien.
00:02:53Cette démarche repose sur une conviction profonde.
00:02:56L'agriculture française a besoin de réconciliation.
00:03:01Réconciliation entre l'action publique et ceux qui produisent.
00:03:05Réconciliation entre les objectifs collectifs que nous nous fixons et les moyens que nous donnons à ceux qui doivent les
00:03:10atteindre.
00:03:11Réconciliation enfin entre l'exigence climatique et environnementale
00:03:15et la nécessité de maintenir sur notre sol un appareil de production robuste à même de garantir notre souveraineté alimentaire.
00:03:25C'est dans cet esprit que le texte s'articule autour de trois orientations complémentaires.
00:03:30Libérer la production.
00:03:32Protéger face aux nouvelles menaces.
00:03:34Et construire des perspectives et des débouchés désirables.
00:03:38Libérer la production d'abord.
00:03:41Nous savons que notre agriculture dispose encore d'atouts considérables.
00:03:46Le problème n'est pas l'absence d'énergie ou d'initiative.
00:03:49Le problème est trop souvent notre incapacité collective à transformer cette énergie en réalisation concrète.
00:03:57C'est cette réalité que nous avons voulu regarder en face.
00:04:01Car la souveraineté alimentaire ne se décrète pas davantage qu'elle ne se proclame.
00:04:04Elle dépend de notre capacité à maintenir des productions sur notre territoire, à investir, à moderniser les exploitations et à
00:04:14préparer l'avenir.
00:04:15Lorsqu'un projet d'élevage met des années à aboutir.
00:04:18Lorsqu'un projet de stockage d'eau se heurte à des blocages sans fin.
00:04:22Lorsqu'un agriculteur renonce finalement à investir.
00:04:26Ce n'est pas seulement une difficulté individuelle.
00:04:29C'est une capacité de production qui disparaît parfois durablement.
00:04:33Les dispositions relatives à l'eau traduisent cette volonté de retrouver un équilibre.
00:04:38Dans un contexte de changement climatique, l'accès à la ressource devient une condition de plus en plus déterminante de
00:04:44la pérennité des exploitations.
00:04:46Nous avons donc souhaité simplifier certaines procédures,
00:04:50accélérer certains projets lorsqu'ils reposent sur une concertation locale solide
00:04:54et redonner davantage sa capacité d'action au territoire.
00:04:58Il ne s'agit pas de remettre en cause les exigences environnementales,
00:05:03mais de faire en sorte qu'elles soient correctement articulées
00:05:06avec l'adaptation de notre agriculture aux réalités climatiques.
00:05:10C'est le sens des articles 5 et 6.
00:05:13Toujours dans cet esprit, j'ai d'ailleurs porté plusieurs mesures de simplification
00:05:17sur un sujet qui a fait l'objet de travaux sénatoriaux,
00:05:21celui des implantations de stockage en zone humide aux articles 7 et 7bis.
00:05:27La même philosophie guide les dispositions relatives à l'élevage.
00:05:30Depuis plusieurs années, nous assistons à une érosion progressive de certaines productions animales,
00:05:37alors même qu'elles jouent un rôle essentiel dans l'équilibre économique et écologique
00:05:42de nombreux territoires et dans notre souveraineté alimentaire.
00:05:46Nous ne pouvons pas appeler à la reconquête de notre production
00:05:49tout en maintenant des procédures qui découragent les investissements.
00:05:54Là encore, il s'agit moins de réduire les exigences
00:05:56que de retrouver de la proportionnalité et du bon sens.
00:06:00L'article 17 devrait donc permettre au gouvernement de légiférer par ordonnance
00:06:04afin de créer un régime juridique propre aux élevages, plus simple, plus lisible
00:06:09et dans lequel les seuils d'autorisation seront rehaussés.
00:06:15Le deuxième objectif du texte est de mieux protéger.
00:06:18Protéger les agriculteurs face aux risques sanitaires,
00:06:22face aux vols et aux dégradations ou encore face à la prédation du loup qui fait des ravages,
00:06:27des troupeaux attaqués, des animaux tués, des exploitants découragés.
00:06:31Les chiffres parlent d'eux-mêmes. En 2025, près de 4 000 attaques ont été recensées
00:06:37faisant plus de 12 300 victimes.
00:06:39C'est insupportable et vous connaissez mon engagement sur ce sujet-là.
00:06:44Les protéger aussi face à l'artificialisation des terres agricoles.
00:06:47Je le dis très clairement, la maîtrise du foncier agricole est un enjeu stratégique
00:06:53parce qu'il conditionne notre capacité à produire.
00:06:56Il est indissociable de notre souveraineté agricole.
00:06:58C'est pour cela que nous proposons des mesures pour lutter contre le contournement
00:07:04ou l'aveuglement, entendez-moi bien, ou le fait que les affaires deviennent aveugles.
00:07:12Et que nous proposons que les mesures de compensation écologique préservent les terres agricoles.
00:07:18Les protéger enfin face à une concurrence déloyale que beaucoup d'entre nous considèrent à juste titre
00:07:22comme de moins en moins acceptable.
00:07:25Nous ne pouvons pas continuer à demander à nos producteurs
00:07:28de respecter des normes parmi les plus exigeantes du monde
00:07:31tout en tolérant que des produits ne respectent pas ces mêmes standards
00:07:37qui entrent sur notre marché.
00:07:40C'est une question de cohérence, de justice économique
00:07:43et au fond de crédibilité de notre action publique.
00:07:47Sur ce point, je souhaite appeler votre attention
00:07:49sur l'une des principales fragilités apparues au cours des débats à l'Assemblée nationale.
00:07:54Le gouvernement avait proposé un dispositif permettant de lutter
00:07:57contre l'importation de produits traités avec des substances interdites à l'échelle européenne.
00:08:03Cette rédaction qui faisait l'objet de l'article 2 visait précisément
00:08:06à mettre fin à un double standard que les agriculteurs ne comprennent plus.
00:08:11Les modifications adoptées ont profondément affaibli cette ambition
00:08:15en substituant à cette logique européenne une référence aux seules interdictions françaises.
00:08:22L'intention affichée était de renforcer le dispositif.
00:08:25En pratique, elle le rend tout bonnement inopérant.
00:08:28Je forme donc le vœu que le Sénat nous permette de retrouver l'objectif initial,
00:08:32un mécanisme ambitieux, juridiquement solide et réellement applicable.
00:08:37Si la rédaction de l'article 2 était donc de nouveau rendue opérante au regard du droit,
00:08:42elle serait rendue tout aussi opérationnelle sur le terrain avec la brigade de contrôle
00:08:46que j'ai moi-même créée, une brigade de plusieurs dizaines d'agents
00:08:50avec des contrôles nombreux et dissuasifs, c'est le sens de l'article 3.
00:08:55Je formule le même souhait concernant certaines dispositions relatives
00:08:59à la restauration collective au sein de l'article 4.
00:09:02L'objectif de renforcer la place de nos productions dans les cantines
00:09:05est naturellement partagée.
00:09:07Mais nous devons veiller à ce que les instruments retenus
00:09:10soient compatibles avec le droit qui s'impose à nous.
00:09:12Notre responsabilité collective est d'adopter des mesures
00:09:15qui produisent des résultats concrets pour les agriculteurs
00:09:19et non des dispositions dont la fragilité juridique
00:09:22finirait par compromettre l'application.
00:09:25Or, l'amendement adopté qui précise que tout produit servi en cantine publique
00:09:29doit venir de France et non plus d'Europe va fragiliser grandement tous les marchés publics.
00:09:36Pour un effet d'affichage, nous risquons de faire trois pas en arrière.
00:09:40Le troisième objectif du texte consiste à construire.
00:09:43Construire des débouchés, construire de la valeur, construire du revenu.
00:09:47Car la souveraineté alimentaire ne se mesure pas seulement à notre capacité à produire,
00:09:52mais aussi à notre capacité à assurer la viabilité économique de ceux qui produisent.
00:09:57C'est tout le sens des mesures destinées à mieux structurer les filières,
00:10:00à renforcer les organisations de producteurs
00:10:03et à rééquilibrer les rapports de force au sein de la chaîne alimentaire.
00:10:07Là encore, l'Assemblée nationale a largement conforté cette ambition.
00:10:10Je pense notamment au contrat d'avenir permettant de donner un véhicule efficace
00:10:14aux objectifs fixés par les conférences de la souveraineté alimentaire.
00:10:18C'est le sens de l'article 1er, celui qui ouvre le texte avec ses dispositions d'avenir.
00:10:23Ces contrats constituent à mes yeux l'une des innovations les plus importantes du texte.
00:10:28Pour la première fois, les objectifs de reconquête de production définis collectivement par les filières
00:10:34trouvons une traduction concrète sur le terrain.
00:10:36Nous passons ainsi d'une logique d'attention à une logique d'action,
00:10:40en donnant au territoire les moyens de contribuer directement aux objectifs que la nation s'est fixés.
00:10:46Quant à la construction d'un prix plus rémunérateur pour nos agriculteurs qui fait l'objet des articles 19 à
00:10:5121,
00:10:53plusieurs évolutions intervenues au cours des débats interrogent la cohérence d'ensemble du dispositif.
00:10:58L'article 19 comporte désormais des prix planchers, des attestations et des certifications dans tous les sens,
00:11:05des sanctions disproportionnées.
00:11:06Bref, un ensemble de mesures manifestement contraires aux droits et économiquement dangereuses,
00:11:13bien loin de l'intention du gouvernement qui était de mieux structurer les filières,
00:11:17tout en sécurisant économiquement chaque acteur.
00:11:20Je sais pouvoir compter sur vous pour examiner ces questions avec le pragmatisme qui vous caractérise
00:11:25et pour préserver l'équilibre général du texte.
00:11:29Mesdames et Messieurs les sénateurs,
00:11:32vous m'avez interrogé en préambule pour savoir quelle était ma lecture de l'examen par l'Assemblée nationale de
00:11:38ce texte.
00:11:38L'Assemblée nationale, d'abord nous sommes arrivés au bout du texte.
00:11:43Il a fait l'objet d'un vote.
00:11:46Ça vous paraît de première évidence, mais chez nous, ça ne l'est pas.
00:11:50Enfin, chez nous, je parle en tant qu'ancienne députée.
00:11:53À l'Assemblée nationale, ça ne l'est pas.
00:11:55Deux mille amendements, nous n'étions pas assurés.
00:11:57Le gouvernement a joué les jeux.
00:11:59Il a inscrit ce texte pendant près de deux semaines.
00:12:02C'est dire la volonté du gouvernement de voir ce texte aboutir.
00:12:06Un texte du concret.
00:12:08Un texte qui vient du terrain pour le terrain.
00:12:11Il y a, je peux le dire, eu des débats comme seul aujourd'hui
00:12:18où l'agriculture est l'un des sujets
00:12:22sur lesquels tout s'antagonise, tout se radicalise,
00:12:26tout se discute fermement, parfois idéologiquement.
00:12:33Ça fait partie des sujets les plus débattus dans notre société, c'est ainsi.
00:12:37Et pourtant, on est arrivé au bout du texte.
00:12:39Alors ce texte, il est celui dont vous allez vous emparer.
00:12:41Nous, nous considérons que nous avons préservé l'essentiel de l'architecture
00:12:45et de l'ambition de ce projet de loi, que nous avons abordé à deux voix,
00:12:50à deux ministres, comme aujourd'hui à deux commissions ici au Sénat.
00:12:54Elle a confirmé que la reconquête de notre souveraineté alimentaire
00:12:57constitue un objectif aujourd'hui largement partagé.
00:13:00Personne ici, pas plus qu'à l'Assemblée nationale,
00:13:03ne souhaite remettre entre des mains extérieures à notre pays
00:13:07le sort de notre alimentation.
00:13:08Je crois que ce point fait aujourd'hui débat.
00:13:11Ce sont les moyens d'y arriver qui peuvent être discutés.
00:13:14Mais la question de la souveraineté alimentaire
00:13:17est une question qui, aujourd'hui, n'est plus en soi débattue.
00:13:22Mais cette lecture a fait apparaître quelques fragilités,
00:13:25souvent d'ailleurs pour de pures questions d'affichage.
00:13:28L'article 2, l'article 4, les articles 19 et 21
00:13:32méritent d'être, à mon sens, repris.
00:13:35Au fond, ce texte poursuit une ambition simple
00:13:38il ne prétend pas résoudre à lui seul
00:13:41toutes les difficultés de l'agriculture française.
00:13:45J'observe d'ailleurs, et depuis que je suis à la tête de ce ministère,
00:13:48c'est mon cinquième texte de loi agricole.
00:13:51Et ce n'est peut-être pas fini.
00:13:53C'est probablement le dernier texte du gouvernement,
00:13:58mais il y aura peut-être d'autres véhicules législatifs.
00:14:02C'est vous dire à quel point, sans cesse sur le métier,
00:14:05et j'en suis convaincue, aujourd'hui et demain,
00:14:07nous remettrons sur le métier cet ouvrage agricole.
00:14:11Il ne prétend pas davantage trancher tous les débats
00:14:14qui traversent notre société.
00:14:15Et ils sont nombreux.
00:14:17Et ils sont souvent d'ailleurs intéressants.
00:14:19Mais ils lèvent concrètement des obstacles
00:14:22qui empêchent aujourd'hui nos agriculteurs
00:14:24de produire, d'investir, de transmettre
00:14:28et de vivre de leur travail.
00:14:30Élevage, loup, accès à l'eau, vol, foncier, revenus,
00:14:35concurrence déloyale, modèle sanitaire, cantine publique.
00:14:38Voilà du concret des mesures permettant
00:14:41de modifier le quotidien de nos agriculteurs.
00:14:44Dans un monde où l'alimentation redevient un enjeu de puissance,
00:14:47où les tensions géopolitiques, climatiques et économiques
00:14:50rappellent chaque jour davantage
00:14:52la valeur stratégique de notre agriculture,
00:14:55cette ambition me paraît plus que jamais nécessaire.
00:14:58Mais c'est avec cet esprit de responsabilité,
00:15:01de confiance et d'exigence
00:15:02que j'aborde les travaux qui s'ouvrent désormais
00:15:05devant votre Assemblée.
00:15:06Je vous remercie
00:15:08et je suis prête à répondre à l'ensemble de vos questions.
00:15:14Merci beaucoup, Madame la Ministre,
00:15:16pour ces propos liminaires.
00:15:18Et donc, je vais donner la parole d'abord à nos rapporteurs.
00:15:23On commence par les trois rapporteurs
00:15:26de la Commission des affaires économiques.
00:15:27Je ne sais pas lequel d'entre vous veut commencer.
00:15:31Et ensuite, on passera aux rapporteurs
00:15:34de la Commission du développement durable.
00:15:36Et Madame la Ministre répondra après vos interventions.
00:15:43Comme vous voulez.
00:15:45Écoutez, Madame la Présidente,
00:15:47Madame la Ministre,
00:15:48ça va être simple pour moi.
00:15:50Ma grand-mère disait,
00:15:51quand on connaît la réponse,
00:15:52le plus simple, c'est de ne pas poser la question.
00:15:55Donc, c'est ce que je vais faire.
00:15:56Je ne vais pas poser de questions
00:15:58et je vais donner tout le reste de mon part
00:16:00à tous ceux qui auront quelque chose à dire
00:16:01et à poser comme question.
00:16:04Alors, Pierre,
00:16:05est-ce que tu es dans le même état d'esprit
00:16:07que M. Laurent Duplon ?
00:16:08Oui, mais je vais en poser deux.
00:16:11Voilà, merci Madame la Ministre,
00:16:13Madame la Présidente,
00:16:14Monsieur le Président,
00:16:16chers amis, chers collègues.
00:16:18Oui, je voudrais vous remercier,
00:16:19Madame la Ministre,
00:16:20pour votre présence
00:16:21et des premiers propos
00:16:24que vous venez d'évoquer.
00:16:26J'aimerais aborder et revenir
00:16:28sur l'article 14 d'abord
00:16:30du projet de loi
00:16:31qui porte sur la prédation du loup.
00:16:33Ma première question est très simple.
00:16:36Alors que votre ambition initiale
00:16:38était de traiter le sujet
00:16:39de la prédation dans son ensemble,
00:16:42je rappelle,
00:16:43je rappelle au nom de tous,
00:16:45que l'ours fait des dégâts considérables
00:16:48dans le sud-ouest.
00:16:49Notre collègue Jean-Jacques Michaud,
00:16:50sénateur de la Riège,
00:16:52a eu à ce sujet des propos très forts
00:16:55la semaine dernière.
00:16:56Et que le vautour, également,
00:16:58est un vrai sujet d'inquiétude
00:17:00pour les éleveurs.
00:17:01Ce qu'a également souligné
00:17:03notre collègue Marie-Lise Housseau,
00:17:05sénatrice du Ctarm.
00:17:07Avec des exemples frappants,
00:17:09l'article 14 ne vise que le loup.
00:17:12Alors, Madame, ma première question,
00:17:14pourquoi avoir fait le choix
00:17:16d'un périmètre aussi restreint ?
00:17:19Par ailleurs,
00:17:20les dispositions de l'article 14
00:17:22ont été considérablement musclées
00:17:24à l'Assemblée nationale,
00:17:25avec la possibilité de gérer
00:17:27des tirs dérogatoires
00:17:29à partir d'un seuil
00:17:30et non d'un plafond
00:17:32de la population lupine.
00:17:34L'élargissement de l'utilisation
00:17:35des lunettes thermiques,
00:17:37notamment aux éleveurs,
00:17:38sous condition ou encore
00:17:39la possibilité,
00:17:41pour le préfet du département,
00:17:42de faire intervenir les louvetiers
00:17:45en cas de dommages exceptionnels,
00:17:46sans attendre l'avis du préfet
00:17:48et coordinateur du plan Lou.
00:17:51Je considère,
00:17:52et d'ailleurs je confirme,
00:17:53que ces évolutions sont salutaires,
00:17:56car la situation est tout simplement,
00:17:59mais insupportable pour nos éleveurs.
00:18:02Les chiffres sont parlants,
00:18:03vous les connaissez,
00:18:04plus de 10% d'attaques
00:18:06et plus de 15% de victimes
00:18:09en un an.
00:18:10Alors,
00:18:11êtes-vous prête à nous accompagner
00:18:12pour aller encore plus loin
00:18:14dans la protection des troupeaux,
00:18:16tout en sécurisant les éleveurs
00:18:18à la suite de nos rapporteurs
00:18:19de la mission Pastoralisme,
00:18:21ici Jean-Marc Boyer,
00:18:23notamment.
00:18:26Je salue d'ailleurs la création
00:18:29par un amendement du gouvernement
00:18:30d'un article dédié
00:18:32au moyen des lieutenants de Louvetry
00:18:34qui, à titre bénévole,
00:18:36réalisent la majorité des tirs de défense.
00:18:39Alors,
00:18:39Madame la Ministre,
00:18:40quels moyens concrets
00:18:41entendez-vous leur apporter ?
00:18:43Et j'aurais une autre question.
00:18:45L'autre question,
00:18:46c'est,
00:18:47vous annoncez que je vais
00:18:49réintégrer en tant que rapporteur
00:18:51dans la loi
00:18:51l'article 2
00:18:53de la loi Duplomb
00:18:55qui a été rejetée
00:18:58par le Conseil constitutionnel.
00:19:00Cet article 2
00:19:01est fondamental.
00:19:03C'est une proposition
00:19:04qui sera faite,
00:19:05qui sera plus encadrée,
00:19:07plus précise,
00:19:08mieux comprise.
00:19:10Vous avez dit
00:19:11que c'était une loi d'urgence.
00:19:13Qui dit urgence
00:19:14dit qu'il faut intégrer
00:19:16de la manière
00:19:17la plus précise
00:19:18et la plus rapide
00:19:19ce dont l'agriculture souffre
00:19:21depuis des années
00:19:23et pour lequel,
00:19:24depuis des années,
00:19:25on fait des engagements
00:19:26qui, aujourd'hui,
00:19:27ne sont pas tenus
00:19:28mais qui vont être tenus
00:19:29grâce à vous
00:19:30dans la loi
00:19:31que nous allons voter.
00:19:33L'urgence,
00:19:34c'est d'éviter
00:19:35la fermeture d'usines.
00:19:37L'urgence,
00:19:38c'est d'éviter
00:19:38la fermeture
00:19:40ou la suppression
00:19:41de certains débouchés,
00:19:42de trouver des solutions
00:19:44inexistantes aujourd'hui,
00:19:45qui sont inexistantes aujourd'hui
00:19:47et pour lesquelles
00:19:48nous devons trouver,
00:19:50œuvrer, financer
00:19:51et donner la possibilité
00:19:52et la liberté,
00:19:54justement,
00:19:54d'utiliser les produits
00:19:56qui sont dans l'article 2.
00:19:58Voilà.
00:19:59Ce sont des solutions concrètes,
00:20:00vous l'avez dit tout à l'heure.
00:20:02C'est éviter
00:20:03de fragiliser les revenus,
00:20:04c'est bien au contraire
00:20:05de pouvoir les développer,
00:20:07les encourager,
00:20:08parce que les ambitions
00:20:09des agriculteurs aujourd'hui
00:20:10sont à rebours
00:20:12et qu'il faut tout faire
00:20:13pour tout de suite,
00:20:15je dirais,
00:20:16grâce à cette loi,
00:20:17que nous puissions
00:20:18les remettre d'aplomb
00:20:19sur la bonne voie,
00:20:20sur le bon chemin,
00:20:22avec un fil rouge
00:20:23qui soit efficace.
00:20:24Merci.
00:20:27Merci, Madame la Présidente,
00:20:28Madame la Ministre,
00:20:29chère Annie Gennevard,
00:20:30Madame la Présidente,
00:20:31Monsieur le Président,
00:20:32mes chers collègues rapporteurs,
00:20:34mes chers collègues.
00:20:35Je suis très heureux
00:20:36de pouvoir vous entendre
00:20:38sur ce projet de loi
00:20:39cet après-midi
00:20:40qui nous occupe
00:20:41depuis plusieurs semaines
00:20:43et qui est très attendu
00:20:46par nos agriculteurs
00:20:47sur le terrain.
00:20:48J'aimerais vous interroger
00:20:50plus particulièrement
00:20:51sur son titre 4
00:20:53relatif aux relations commerciales
00:20:56qui a fait l'objet
00:20:58d'un vif débat
00:21:00à l'Assemblée nationale
00:21:01et j'allais dire
00:21:01de très fortes modifications.
00:21:05Tout d'abord,
00:21:05l'article 19
00:21:07qui concerne
00:21:07la contractualisation amont
00:21:09entre les producteurs
00:21:11et les premiers acheteurs.
00:21:13En effet,
00:21:13il vise à renforcer
00:21:14la contractualisation amont
00:21:16inciter à l'utilisation
00:21:18des indicateurs de référence
00:21:20et sanctionner
00:21:22les contournements
00:21:23des organisations
00:21:24de producteurs
00:21:24et des associations
00:21:26d'organisations
00:21:27de producteurs
00:21:28pour rééquilibrer
00:21:29les relations
00:21:30au profit des producteurs
00:21:31qui sont très atomisés
00:21:33pour certains.
00:21:35A l'issue des débats
00:21:36à l'Assemblée nationale,
00:21:38toutefois,
00:21:38l'article a presque
00:21:39doublé de volume,
00:21:41a été profondément
00:21:43modifié, dénaturé,
00:21:44des dispositions
00:21:45qui nous paraissent
00:21:45aujourd'hui très problématiques
00:21:48voire contradictoires
00:21:49ont été adoptées.
00:21:52Je veux bien sûr
00:21:53parler de l'instauration
00:21:54du prix plancher
00:21:55qui pourrait être
00:21:56en théorie louable
00:21:58dans ses intentions
00:22:00mais qui entraînerait
00:22:01des effets pervers
00:22:02évidents
00:22:03ou encore
00:22:04de la liste
00:22:04à l'après-vers
00:22:05des critères
00:22:06qui doivent être
00:22:07pris en compte
00:22:08dans les indicateurs
00:22:09servant à déterminer
00:22:10les prix
00:22:11et qui sont
00:22:12quasiment inapplicables.
00:22:14Les prix administrés,
00:22:15Madame la Ministre,
00:22:16n'existent pas.
00:22:17Par contre,
00:22:18nous pouvons travailler
00:22:19à créer
00:22:20les conditions
00:22:21d'accord gagnant-gagnant
00:22:22qui s'inscrivent
00:22:24dans le temps
00:22:24et c'est ce que nous allons
00:22:25nous souhaitons
00:22:26essayer de construire.
00:22:28Madame la Ministre,
00:22:29quel regard portez-vous
00:22:30sur les modifications
00:22:32apportées à l'Assemblée nationale
00:22:34et qu'attendez-vous
00:22:36à cet égard
00:22:37du débat au Sénat ?
00:22:38Je voudrais aussi
00:22:39vous interroger
00:22:40sur l'article 12 bis.
00:22:43Que pensez-vous
00:22:44de réduire
00:22:44de deux mois
00:22:46la négociation
00:22:46commerciale
00:22:47pour les PME ?
00:22:49Cela reviendrait
00:22:50à maintenir
00:22:50la date
00:22:51du 1er février
00:22:52pour les PME
00:22:53et du 1er mars
00:22:53pour toutes
00:22:54les autres entreprises.
00:22:55C'est une demande,
00:22:56c'est assez rare,
00:22:57soutenue
00:22:58par les PME,
00:22:59par le ministère
00:23:01des petites
00:23:01et moyennes entreprises,
00:23:03mais également
00:23:05la distribution
00:23:06n'y était pas opposée.
00:23:08C'est assez rare.
00:23:09Je souhaiterais revenir
00:23:11quelques instants
00:23:12sur l'article 19 quater.
00:23:14Quelle est votre appréciation
00:23:15quant à la poursuite
00:23:16de l'expérimentation
00:23:18de l'article 9
00:23:19de la loi des Crozailles ?
00:23:20Quant à moi,
00:23:21je souhaite le réintroduire.
00:23:22Et enfin,
00:23:23concernant l'article 21,
00:23:25j'envisage
00:23:26de rétablir
00:23:26les dispositions initiales
00:23:28du texte,
00:23:29de poursuivre
00:23:30l'expérimentation
00:23:31existante
00:23:32concernant
00:23:33les tunnels de prix
00:23:34afin de permettre
00:23:35à de nouvelles filières
00:23:37d'y accéder
00:23:38et que pensez-vous
00:23:40du déclenchement
00:23:41de l'expérimentation,
00:23:42de le conditionner
00:23:43à un avis conforme
00:23:45préalable
00:23:46des interprofessions ?
00:23:47Merci, madame.
00:23:49Merci.
00:23:50Je vais donner la parole
00:23:50à Bernard Pilfer.
00:23:53Merci, Président.
00:23:54Madame la Ministre,
00:24:02Madame et Monsieur les Présidents,
00:24:04mes chers collègues rapporteurs,
00:24:07Mesdames, Messieurs,
00:24:08Madame la Ministre,
00:24:09tout d'abord,
00:24:09je vous remercie,
00:24:10comme ça a été indiqué
00:24:11par mes collègues,
00:24:12de votre présence ici.
00:24:13C'est important pour nous
00:24:15de pouvoir vous écouter.
00:24:17Je formulerai deux questions
00:24:19qui ressortent nettement
00:24:21à ce stade
00:24:21de mes échanges,
00:24:22notamment avec
00:24:23les associations
00:24:24d'élus locaux
00:24:25qui sont aussi
00:24:26partie prenante
00:24:26dans la problématique
00:24:28de l'eau.
00:24:29Ma première question
00:24:30concerne l'article 8
00:24:31qui traite
00:24:32de la gestion
00:24:33quantitative de l'eau
00:24:34et de la protection
00:24:35des points
00:24:36de prélèvement d'eau
00:24:37potable prioritaire.
00:24:39L'article 8,
00:24:40dans un objectif
00:24:41de clarification
00:24:42des responsabilités
00:24:43de l'État
00:24:43sur ce point,
00:24:45transfère par défaut
00:24:46la responsabilité
00:24:47d'intervention
00:24:48du premier
00:24:49et deuxième niveau
00:24:50aux collectivités.
00:24:51Selon les chiffres,
00:24:53comme a communiqué
00:24:53l'Association
00:24:54des maires de France,
00:24:55l'expansion
00:24:56de ces responsabilités
00:24:57concernera
00:24:589 000 communes,
00:24:591 500 EPCI
00:25:00et 10 600 services
00:25:02d'eau potable,
00:25:03soit plus de 20 000
00:25:04entités publiques locales.
00:25:05Je note
00:25:06qu'une compensation
00:25:07financière
00:25:08est prévue
00:25:09par le texte
00:25:10et que selon
00:25:10la philosophie globale
00:25:12du nouveau dispositif,
00:25:13la majorité
00:25:14de ces collectivités
00:25:15pourraient prétendre
00:25:16à une exonération
00:25:17de leurs nouvelles
00:25:18responsabilités.
00:25:20Ma première question
00:25:21est la suivante.
00:25:21En ce qui concerne
00:25:22ce défi stratégique
00:25:23et d'eux en plus
00:25:24colossal
00:25:25de la protection
00:25:26de l'eau potable,
00:25:27pouvez-vous indiquer
00:25:28plus précisément
00:25:30la manière
00:25:30dont le gouvernement
00:25:31entend accompagner
00:25:33les collectivités
00:25:34territoriales
00:25:34sur le plan financier,
00:25:36mais également
00:25:37sur le plan
00:25:38technique,
00:25:40méthodologique,
00:25:41administratif
00:25:42et opérationnel ?
00:25:44Mon autre question
00:25:45porte plus généralement
00:25:45sur l'ensemble
00:25:46du volet
00:25:46du texte
00:25:47relatif à l'eau,
00:25:48qu'il s'agisse
00:25:49de sa gestion
00:25:50quantitative
00:25:50comme de sa gestion
00:25:52qualitative.
00:25:53Vous parliez
00:25:54qu'on n'était peut-être
00:25:56pas au dernier texte,
00:25:57je pense que ce n'est
00:25:57pas au dernier texte.
00:25:59La dernière grande loi
00:26:00sur l'eau remonte
00:26:01à 2006.
00:26:02Bien entendu,
00:26:03l'objet du projet
00:26:04de loi que nous examinons
00:26:05actuellement
00:26:05n'est pas d'englober
00:26:07tous les enjeux
00:26:08de la gestion de l'eau,
00:26:09mais seulement
00:26:10d'apporter à court terme
00:26:11des solutions rapides
00:26:12au monde agricole.
00:26:13Et je conviens
00:26:14parfaitement.
00:26:15Je souhaiterais toutefois
00:26:16vous relayer
00:26:17la question
00:26:19de mes interlocuteurs
00:26:20dans les associations
00:26:21d'élus locaux,
00:26:22nous sommes la chambre
00:26:23des collectivités,
00:26:24qui pourrait également
00:26:26s'adresser
00:26:26à votre collègue
00:26:28Monique Barbu,
00:26:28ministre de la transition
00:26:30écologique,
00:26:31à quand
00:26:31une vraie loi
00:26:32sur l'eau ?
00:26:33Et comment
00:26:34concevez-vous
00:26:35la place
00:26:36du monde agricole
00:26:37au sein
00:26:37de cette réflexion
00:26:38à conduire
00:26:39à moyen
00:26:40et long terme ?
00:26:42Merci.
00:26:43Madame la ministre,
00:26:44nous vous laissons
00:26:45la parole
00:26:45pour répondre
00:26:46à nos trois rapporteurs
00:26:48puisque le quatrième
00:26:51a déjà toutes les réponses.
00:26:54Bien.
00:26:55Alors,
00:26:56tout d'abord,
00:26:56à la question
00:26:57du Sénateur,
00:26:58M. le Sénateur
00:26:59Pierre Cuppers,
00:27:00pourquoi le loup
00:27:00est lui seul ?
00:27:01Alors que nous le savons,
00:27:03nous avons,
00:27:04vous avez parlé
00:27:05de l'ours,
00:27:07on peut parler
00:27:07du cormorant,
00:27:08du chouca des tours,
00:27:09du lynx.
00:27:11Oui,
00:27:11le cormorant,
00:27:12je suis d'accord,
00:27:12ce serait bien
00:27:13parce que
00:27:13les piscicultures
00:27:15souffrent beaucoup.
00:27:17Il y a beaucoup
00:27:19de productions
00:27:20qui souffrent
00:27:21de prédation
00:27:22d'espèces protégées.
00:27:25Alors,
00:27:25pourquoi le loup ?
00:27:26D'abord,
00:27:27vous le savez bien,
00:27:29c'est une loi d'urgence.
00:27:31Une loi d'urgence
00:27:32va se concentrer
00:27:33sur quelques objets.
00:27:35Elle n'a pas
00:27:35la prétention
00:27:36de tout embrasser.
00:27:38Il se fait
00:27:39que le loup
00:27:40vient de vivre
00:27:41dans un passé récent
00:27:43un déclassement,
00:27:45enfin,
00:27:45une modification
00:27:46de son classement
00:27:47plus exactement.
00:27:48D'espèces strictement
00:27:49protégées,
00:27:50il est devenu
00:27:51une espèce protégée.
00:27:53Et donc,
00:27:54ce changement
00:27:55de statut
00:27:56emporte
00:27:56des modifications
00:27:58dans le droit
00:27:59français
00:28:00qui plaident
00:28:03en faveur
00:28:03d'une singularité
00:28:05du loup.
00:28:06J'ajoute
00:28:07que les effets
00:28:08aujourd'hui
00:28:09sont considérables.
00:28:12Comme l'a dit
00:28:13la présidente
00:28:14Estrosi-Sasson,
00:28:15aujourd'hui,
00:28:17presque tout
00:28:17le territoire national
00:28:18est concerné,
00:28:20y compris
00:28:20dans des territoires
00:28:21où il n'était pas
00:28:22dans l'ouest
00:28:22de la France.
00:28:24C'est donc
00:28:25devenu
00:28:25un problème national
00:28:26et une des dernières
00:28:28visites de terrain
00:28:28que j'ai fait
00:28:29sur ce sujet,
00:28:30permettez-moi
00:28:31d'en dire
00:28:31quelques mots
00:28:32en Haute-Marne.
00:28:332023,
00:28:34un loup,
00:28:352024,
00:28:37le couple,
00:28:382025,
00:28:39sept petits,
00:28:41six ont survécu,
00:28:422023,
00:28:44zéro prédation,
00:28:452025,
00:28:46850 victimes,
00:28:482025,
00:28:49pas une seule
00:28:50installation
00:28:51d'un jeune
00:28:52en élevage
00:28:53au vin
00:28:53en Haute-Marne.
00:28:55Voilà
00:28:55le résumé
00:28:57en quelques chiffres
00:28:57et quelques mots
00:28:58de l'effet
00:28:59de la prédation
00:29:00du loup.
00:29:01Alors,
00:29:02la gestion du loup
00:29:02se fait de deux façons.
00:29:05Elle se fait
00:29:06par arrêter
00:29:08à la main
00:29:09des deux ministres,
00:29:11parce que je vous rappelle
00:29:12que le ministère
00:29:12de la Transition écologique
00:29:14a la responsabilité
00:29:15des espèces protégées,
00:29:17mais dans la mesure
00:29:18où ça touche
00:29:19l'activité agricole,
00:29:20nous sommes,
00:29:20si je puis dire,
00:29:22co-gestionnaires.
00:29:24Et
00:29:28je voulais vous dire
00:29:30qu'elle ne se fait
00:29:30pas arrêter,
00:29:31mais que nous avons
00:29:32souhaité y faire
00:29:33figurer des éléments
00:29:34dans la loi.
00:29:35D'abord,
00:29:36pour rappeler
00:29:37que le loup
00:29:38est une espèce
00:29:40protégée.
00:29:41Ensuite,
00:29:42que sa gestion
00:29:43est nationale.
00:29:44J'entends certains
00:29:45me dire
00:29:46qu'il y a plus
00:29:47de loups ici,
00:29:48il y a plus de loups là,
00:29:49il y a les fronts
00:29:49de colonisation,
00:29:50il y a les territoires
00:29:52historiques.
00:29:53Si on commence
00:29:54à approcher
00:29:54les choses
00:29:55par territoire,
00:29:55on va mettre
00:29:56les territoires
00:29:57en compétition
00:29:58les uns
00:29:58avec les autres
00:29:59sur la gestion
00:29:59du loup,
00:30:00c'est ingérable.
00:30:01C'est donc
00:30:01une gestion nationale.
00:30:03Mais
00:30:04deux mesures
00:30:05sont intervenues
00:30:06dans ce texte
00:30:07de loi
00:30:07et une mesure
00:30:09indispensable
00:30:09qu'il fallait
00:30:10conserver.
00:30:11La première mesure,
00:30:13c'est de rappeler
00:30:13que la gestion
00:30:15du loup
00:30:16dépend aussi
00:30:17du niveau
00:30:18de prédation.
00:30:20Lorsque
00:30:20le 24 décembre,
00:30:22on me téléphone,
00:30:232025,
00:30:26pour me dire
00:30:27Madame la Ministre,
00:30:29un représentant
00:30:30des agriculteurs,
00:30:31on est au bord
00:30:33du drame
00:30:34tellement on a
00:30:35de prédation.
00:30:38C'est assez difficile,
00:30:40pardonnez-moi.
00:30:42j'appelle
00:30:43la préfète
00:30:44coordinatrice
00:30:45du loup
00:30:45et je lui dis
00:30:46Madame la Préfète,
00:30:47il faut intervenir
00:30:48sur ce territoire,
00:30:49ça ne tiendra pas.
00:30:50C'est le désespoir.
00:30:52Elle me dit
00:30:53je n'ai pas d'agent,
00:30:54ils sont
00:30:55évidemment
00:30:55à 24 décembre.
00:30:58Bon,
00:30:58elle a fait
00:30:59ses bons efforts
00:31:00et
00:31:02la brigade
00:31:04d'intervention,
00:31:05la brigade mobile
00:31:06d'intervention
00:31:07est intervenue.
00:31:08ils sont restés 15 jours,
00:31:10ils n'ont pas tiré
00:31:11un seul loup.
00:31:12Ils sont revenus
00:31:14et le dernier jour
00:31:16de leur présence,
00:31:17ils ont réussi
00:31:17à tirer un loup
00:31:18parce qu'en zone
00:31:19bocagère,
00:31:20c'est très compliqué.
00:31:21C'est vous dire
00:31:22à quel point
00:31:23la situation
00:31:24sur certains territoires
00:31:26est devenue
00:31:26extrêmement douloureuse.
00:31:28Ça me plaide
00:31:30en faveur
00:31:30d'un traitement
00:31:31prioritaire
00:31:32du loup.
00:31:34La deuxième mesure
00:31:36dans ce texte
00:31:36de loi,
00:31:37c'est une mesure
00:31:39née d'un amendement
00:31:40de la députée
00:31:42des Alpes,
00:31:43de Haute-Savoie,
00:31:46pardon,
00:31:47Émilie Bonivard
00:31:48qui a introduit
00:31:50une mesure
00:31:50très intéressante.
00:31:52Aujourd'hui,
00:31:53on raisonne
00:31:53par plafond.
00:31:55Avec ma collègue
00:31:56Monique Barbu,
00:31:56on a rehaussé
00:31:57ce plafond.
00:31:58C'est plus 19,
00:31:59c'est 21,
00:31:59possiblement plus 2.
00:32:00borne basse
00:32:02aujourd'hui,
00:32:03hier 19,
00:32:04borne haute
00:32:05aujourd'hui,
00:32:06possiblement 23.
00:32:07Et on a,
00:32:08mais on n'avait
00:32:10pas de plancher.
00:32:11La loi
00:32:13fixe
00:32:13comme principe
00:32:14du plancher
00:32:15non pas un chiffre,
00:32:17parce que si on met
00:32:18un chiffre,
00:32:19je vous dis
00:32:20qu'on va au devant
00:32:22de grandes difficultés,
00:32:23mais le principe
00:32:24de l'état
00:32:26de conservation
00:32:27de l'espèce.
00:32:28Le plancher,
00:32:28c'est l'état
00:32:29de conservation
00:32:29de l'espèce.
00:32:30Parce que c'est ainsi
00:32:32la réglementation européenne
00:32:33sous laquelle nous sommes
00:32:34fixe le principe
00:32:36d'un bon état
00:32:37de conservation
00:32:37de l'espèce.
00:32:38Après,
00:32:38on verra
00:32:39à quoi correspond
00:32:40ce bon état
00:32:40de conservation
00:32:41de l'espèce.
00:32:42Et enfin,
00:32:43l'article
00:32:45introduit,
00:32:45confirme
00:32:46une mesure
00:32:46très importante,
00:32:47la non-protégeabilité
00:32:49des bovins
00:32:51pour les mettre
00:32:52à égalité de traitement
00:32:53avec les ovins
00:32:53et les caprins.
00:32:55Voilà pourquoi le loup.
00:32:56Alors sur l'ours,
00:32:57monsieur le sénateur
00:32:58Kuiperz,
00:32:59je voulais vous dire
00:33:00que le gouvernement,
00:33:01même si l'ours
00:33:02n'est pas traité
00:33:02dans ce texte de loi,
00:33:03vient de prendre
00:33:04un arrêté
00:33:04qui facilite
00:33:05les tirs
00:33:06des farouchements
00:33:06sur l'ours
00:33:07et mon ministère
00:33:08vient de financer
00:33:09à nouveau
00:33:14l'envoi de cabanes
00:33:16pour protéger
00:33:17les bergers
00:33:18qui eux-mêmes
00:33:18protègent
00:33:19les élevages.
00:33:21Sur l'acétamipride,
00:33:29je ne sais pas
00:33:30si on ouvre
00:33:31le débat maintenant.
00:33:36C'est une question
00:33:39pertinente
00:33:42et je ne veux pas
00:33:44me dérober.
00:33:47Cette question
00:33:48a été examinée
00:33:49dans la loi visant
00:33:50à lever les entraves
00:33:51portée par trois sénateurs
00:33:53et trois rapporteurs
00:33:55aujourd'hui présents à nouveau.
00:33:59cette disposition
00:34:00avait été adoptée.
00:34:02Je tiens
00:34:02à le rappeler.
00:34:04Elle a été adoptée,
00:34:06elle a été censurée
00:34:07par le Conseil constitutionnel
00:34:09non pas sur le fond
00:34:10mais sur les modalités
00:34:12d'usage.
00:34:13Le Sénat
00:34:16a soumis
00:34:17au Conseil d'État
00:34:18une deuxième version
00:34:23et le Conseil d'État
00:34:26a apporté
00:34:27un certain nombre
00:34:27de correctifs.
00:34:29Il appartient
00:34:30au Sénat
00:34:31d'en décider.
00:34:33Le gouvernement
00:34:33a la position suivante.
00:34:36Chacun connaît
00:34:37la position
00:34:38qui est la mienne.
00:34:39Je l'ai défendue
00:34:40sur la question
00:34:41des surtranspositions.
00:34:45Pour autant,
00:34:46le gouvernement
00:34:46considère
00:34:47que
00:34:47la réintroduction
00:34:49de la question
00:34:50de l'acétamipride
00:34:50dans ce véhicule législatif
00:34:52n'est pas
00:34:55souhaitable
00:34:56en ce sens
00:34:57que sur une question
00:34:58aussi débattue
00:34:59que la réinstauration
00:35:02de l'acétamipride
00:35:04emporte
00:35:05des débats
00:35:06qui peuvent
00:35:07compromettre
00:35:08l'adoption
00:35:08de ce texte
00:35:09à laquelle
00:35:09le gouvernement
00:35:10est attaché.
00:35:11Vous avez
00:35:13un véhicule
00:35:14législatif
00:35:18qui n'a pas
00:35:19été encore
00:35:19examiné
00:35:20par votre
00:35:20Assemblée
00:35:21qui va l'être
00:35:22peut-être
00:35:23sauf si
00:35:24vous décidez
00:35:24de réintroduire
00:35:25cette disposition
00:35:26dans le texte
00:35:26de loi.
00:35:28Il appartiendra
00:35:29aux uns
00:35:29et aux autres
00:35:30de juger
00:35:30en opportunité
00:35:32du bon
00:35:33véhicule
00:35:33législatif.
00:35:34Voilà ce que
00:35:35je peux dire
00:35:35à ce stade.
00:35:37Monsieur le député
00:35:38rapporteur
00:35:39Franck Menonville.
00:35:41Monsieur le sénateur
00:35:43sur l'article
00:35:45sur l'article
00:35:4619
00:35:46pardonnez-moi
00:35:49je rappelle
00:35:50que l'article
00:35:5119
00:35:51interdit
00:35:52le contournement
00:35:53des organisations
00:35:54de producteurs
00:35:54je pense que
00:35:56l'organisation
00:35:56de producteurs
00:35:57est une bonne
00:35:58chose
00:35:58et qu'il faut
00:36:00les protéger
00:36:00les renforcer
00:36:01il prévoyait
00:36:03une durée maximale
00:36:03de 4 mois
00:36:04de négociation
00:36:05entre l'agriculteur
00:36:06et l'acheteur
00:36:06pour éviter
00:36:07des négociations
00:36:09interminables
00:36:10qui dégradent
00:36:11le débat
00:36:13et puis
00:36:15qui fixe
00:36:17qui précise
00:36:18que les indicateurs
00:36:19de coût de production
00:36:20doivent servir
00:36:21de référence
00:36:22que ce doit être
00:36:24ceux des interprofessions
00:36:25sauf si les deux parties
00:36:26décident
00:36:27d'un autre
00:36:31indicateur
00:36:31on est dans un pays
00:36:33de liberté
00:36:34dans un pays
00:36:35où les contrats
00:36:36se discutent
00:36:36se décident
00:36:38et donc
00:36:39je ne suis pas
00:36:40favorable
00:36:41au prix plancher
00:36:42qui rigidifie
00:36:45qui administre
00:36:46un prix
00:36:47il faut laisser
00:36:48de la liberté
00:36:49à la possibilité
00:36:50de contractualisation
00:36:53sur
00:36:55le déclenchement
00:36:56de l'expérimentation
00:36:58sujet
00:36:59qui sera débattu
00:37:00dans l'article 21
00:37:01là
00:37:02c'est une question
00:37:03dont il faudra
00:37:04sérieusement discuter
00:37:06moi je considère
00:37:07que
00:37:08tous ceux
00:37:09qui veulent
00:37:10qu'on rigidifie
00:37:12la borne basse
00:37:13par un prix plancher
00:37:14la borne haute
00:37:15par un prix administré
00:37:16de sortie
00:37:17et entre les deux
00:37:19une construction
00:37:19du prix
00:37:23et que
00:37:27si les interprofessions
00:37:28ne se mettent pas d'accord
00:37:30ce soit le ministre
00:37:31qui décide
00:37:32est à double titre
00:37:33une mauvaise idée
00:37:34je ne suis pas favorable
00:37:36à la rigidification
00:37:37de la borne basse
00:37:38je ne suis pas favorable
00:37:39à la rigidification
00:37:40de la borne haute
00:37:41on n'est pas dans un pays
00:37:43où l'économie
00:37:45est administrée
00:37:46par l'état
00:37:47elle l'est déjà
00:37:47bien assez
00:37:49souvent
00:37:51d'autre part
00:37:52il faut toujours
00:37:53considérer
00:37:54qu'une loi
00:37:54survit à son ministre
00:37:57et que
00:37:58quand on légifère
00:37:59on légifère
00:37:59au delà de soi
00:38:01et que
00:38:02par conséquent
00:38:05ce qui peut paraître
00:38:06à certaines bonnes idées
00:38:08peut se révéler
00:38:09une très mauvaise idée
00:38:10demain
00:38:10et réciproquement
00:38:11par conséquent
00:38:13je pense
00:38:14qu'il n'est pas
00:38:15je vous donne mon avis
00:38:16après vous en débattrez
00:38:17mais voilà
00:38:18l'avis qui est le mien
00:38:21monsieur le sénateur
00:38:22Menonville
00:38:23monsieur le sénateur
00:38:24Bernard Pilfer
00:38:27sur
00:38:28les articles
00:38:29de l'eau
00:38:30en gros
00:38:30il y a une philosophie
00:38:33qualitatif
00:38:33quantitatif
00:38:34le quantitatif
00:38:36pourquoi est-ce qu'on traite
00:38:37trois articles
00:38:37traite sur le quantitatif
00:38:39je pense qu'on y reviendra
00:38:41dans les questions
00:38:41je ne vais pas m'apesantir
00:38:42pour ne pas
00:38:43allonger le préambule
00:38:47en France
00:38:48on irrigue très peu
00:38:497% des terres
00:38:51sont irriguées
00:38:51et on va être touché
00:38:53et on est touché déjà
00:38:54par le réchauffement climatique
00:38:56qui compromet
00:38:57la production agricole
00:38:58dans de très nombreux territoires
00:38:59je rappelle qu'en Espagne
00:39:01qui n'est pas notre modèle
00:39:02pour autant
00:39:02on irrigue 50% des terres
00:39:05je précise que ce n'est pas
00:39:07notre modèle
00:39:07le modèle français
00:39:09c'est
00:39:09du stockage
00:39:11quand l'eau est abondante
00:39:13pour les temps
00:39:14où l'eau manquera
00:39:15c'est d'ailleurs
00:39:16une disposition adoptée
00:39:17dans la loi
00:39:18du plomb Menonville
00:39:19dans les zones
00:39:20de stress hydrique
00:39:22l'eau est d'intérêt
00:39:23général majeur
00:39:24ben oui
00:39:25parce que sans eau
00:39:25il n'y a pas de production
00:39:27mais un stockage intelligent
00:39:29qui ne se réduit pas
00:39:31aux méga-bassines
00:39:31que je n'appelle pas
00:39:33méga-bassines
00:39:33mais réserve de substitution
00:39:36parce que c'est le terme
00:39:38que l'administration
00:39:40que l'état français
00:39:41lui donne
00:39:42parce que dès qu'on parle
00:39:43de méga-bassines
00:39:44et de méga-poulaillers
00:39:45on ferme le débat
00:39:46circulé
00:39:47il n'y a plus rien à voir
00:39:48les idéologies s'affrontent
00:39:49et on ne peut plus discuter
00:39:51discutons de l'opportunité
00:39:52de stocker raisonnablement
00:39:53de l'eau
00:39:54discutons-en
00:39:55entre gens
00:39:56de bonne volonté
00:39:57pour nos agriculteurs
00:39:59donc il y a la question
00:40:01de la quantité
00:40:02il faut faciliter
00:40:03aujourd'hui
00:40:04vous avez
00:40:05des recours
00:40:06dans tous les sens
00:40:08qui empêchent
00:40:09qui bloquent
00:40:11y compris
00:40:12des projets
00:40:12raisonnables
00:40:13et ce n'est pas
00:40:14ce n'est pas
00:40:15sain de rester
00:40:16sur ces situations
00:40:17de blocage
00:40:19et puis vous avez
00:40:20l'aspect qualitatif
00:40:21le premier ministre
00:40:22a été très clair
00:40:22on libère
00:40:24de la capacité
00:40:24de stockage
00:40:25mais on est exigeant
00:40:26sur la qualité
00:40:28c'est l'équilibre
00:40:30qui a été
00:40:31préconisé
00:40:32qui est préconisé
00:40:33par le gouvernement
00:40:34sur la qualité
00:40:35il y a
00:40:36des captages
00:40:36prioritaires
00:40:37des captages
00:40:38prioritaires
00:40:39parce que le niveau
00:40:40de dégradation
00:40:41des aires de captage
00:40:42implique que l'on
00:40:43n'agisse
00:40:44et ce sera
00:40:45la main du préfet
00:40:45selon
00:40:46des préconisations
00:40:48que le préfet
00:40:50garante l'intérêt général
00:40:51sera à même
00:40:52d'arbitrer
00:40:53avec les différentes parties
00:40:54les collectivités locales
00:40:56les acteurs économiques
00:40:59tout en rappelant
00:41:00quand même
00:41:00mesdames et messieurs
00:41:01les sénateurs
00:41:03que les agriculteurs
00:41:04ne sont pas les seuls
00:41:05à avoir
00:41:05un impact
00:41:07sur l'environnement
00:41:08chacun de nous
00:41:09a un impact
00:41:09sur l'environnement
00:41:10dans la façon
00:41:11dont il vit
00:41:13et l'industrie aussi
00:41:16à quand une vraie loi
00:41:18sur l'eau
00:41:18on me dit
00:41:19à quand une vraie loi
00:41:20sur le foncier
00:41:20petit pas
00:41:21ou grande réforme
00:41:22à venir
00:41:23je vous les juge
00:41:26merci madame la ministre
00:41:27nous allons ouvrir
00:41:28les questions
00:41:29à l'ensemble
00:41:30de nos commissaires
00:41:34en alternant
00:41:35entre la commission
00:41:36des affaires économiques
00:41:37et la commission
00:41:38de l'aménagement
00:41:39du territoire
00:41:39même si pour l'instant
00:41:40il semblerait
00:41:41que les questions
00:41:41soient plus nombreuses
00:41:42du côté de la commission
00:41:43des affaires économiques
00:41:44on commence avec
00:41:45Jean-Marc Boyer
00:41:49oui merci madame la présidente
00:41:51madame la ministre
00:41:53comme cela a été dit
00:41:54tout à l'heure
00:41:55nous avons conduit
00:41:55avec mes collègues
00:41:57Yves Blanven
00:41:57et
00:42:00Stansion
00:42:02une mission
00:42:02sur l'avenir
00:42:03du pastoralisme
00:42:04nous avons auditionné
00:42:05plus de 100 personnes
00:42:08outre les problèmes
00:42:09liés au foncier
00:42:10à l'eau
00:42:10etc.
00:42:11qui ont déjà été présentés
00:42:12par mon collègue
00:42:13Pierre Cuppers
00:42:14nous avons présenté
00:42:15plusieurs recommandations
00:42:16concernant la prédation
00:42:18et la présence du loup
00:42:18alors vous en avez parlé
00:42:20tout à l'heure
00:42:21de manière
00:42:23très complète
00:42:23je voudrais
00:42:25rajouter
00:42:26quelques petites choses
00:42:27donc
00:42:28au regard
00:42:28de la présence
00:42:29du loup
00:42:30de plus en plus importante
00:42:335 départements
00:42:33étaient concernés
00:42:34il y a quelques années
00:42:35pour la présence du loup
00:42:36aujourd'hui
00:42:36c'est 65 départements
00:42:37qui sont concernés
00:42:39et donc le constat
00:42:40c'est qu'il y a une population
00:42:41de loups de plus en plus
00:42:42importante
00:42:42et surtout des prédations
00:42:44de plus en plus importantes
00:42:45alors il ne s'agit pas
00:42:46dans nos propositions
00:42:47d'exterminer le loup
00:42:48mais de réguler
00:42:50raisonnablement
00:42:51je ne peux pas se méprendre
00:42:52sur les propositions
00:42:54que nous avons pu faire
00:42:56pardon
00:42:56il faut que je parle plus loin
00:43:00merci
00:43:02donc
00:43:04de réguler
00:43:05raisonnablement
00:43:06en conservant
00:43:07un seuil
00:43:08de préservation
00:43:09comme vous l'avez dit
00:43:10et d'après le muséum
00:43:11d'histoire naturelle
00:43:12nous sommes sur
00:43:14un seuil
00:43:15j'ai bien compris
00:43:16que vous ne vouliez pas
00:43:18parler de seuil
00:43:18mais il y a quand même
00:43:19un seuil qui est donné
00:43:20de 500 loups
00:43:21reproducteurs
00:43:23donc les différentes
00:43:24mesures que nous
00:43:25avons proposées
00:43:26je vais faire très vite
00:43:27la prise en charge
00:43:28de 20% du reste à payer
00:43:29pour les éleveurs
00:43:30pour les mesures de protection
00:43:32assouvrir les règles
00:43:33d'utilisation des tirs
00:43:34avec les lunettes
00:43:34à visée thermique
00:43:35le statut des lieutenants
00:43:37de l'obéterie
00:43:38le rôle des fédérations
00:43:39de chasseurs
00:43:39pour le comptage des loups
00:43:40parce qu'aujourd'hui
00:43:41il y a une incertitude totale
00:43:42sur le nombre de loups
00:43:43qu'il y a sur le territoire français
00:43:44entre l'OFB
00:43:46et ce que peuvent nous dire
00:43:50les éleveurs
00:43:51que nous avons pu rencontrer
00:43:52et enfin
00:43:53un point important
00:43:54le statut du berger
00:43:55mais la proposition
00:43:56et la mesure la plus forte
00:43:57que nous avons
00:44:02proposée
00:44:02c'est le déclassement
00:44:04du loup
00:44:04d'espèce protégée
00:44:06en espèce
00:44:06non protégée
00:44:07alors je sais
00:44:08que ça provoque
00:44:11certaines réticences
00:44:12car le loup
00:44:13aujourd'hui
00:44:14n'est plus
00:44:15une espèce menacée
00:44:16contrairement à
00:44:16il pouvait l'être
00:44:17il y a encore quelques années
00:44:19alors aujourd'hui
00:44:21plus que la préservation
00:44:22du loup
00:44:23c'est aussi
00:44:24le bien-être
00:44:25des éleveurs
00:44:25qui nous importe
00:44:26et vous le savez
00:44:29Madame la Ministre
00:44:30vous l'avez dit
00:44:30il y a un impact
00:44:31psychologique
00:44:32très important
00:44:33sur les éleveurs
00:44:33avec des situations
00:44:35d'angoisse
00:44:36d'insécurité permanente
00:44:37et je pense
00:44:38qu'il faut que
00:44:39nous allions plus loin
00:44:40dans les démarches
00:44:41qui sont entreprises
00:44:42aujourd'hui
00:44:43au niveau
00:44:43de la protection du loup
00:44:45je sais très bien
00:44:47que la directive
00:44:48Habitat
00:44:49au niveau européen
00:44:50ainsi que la convention
00:44:50de Berne
00:44:51c'est eux qui régissent
00:44:52le classement
00:44:52des espèces protégées
00:44:53mais aujourd'hui
00:44:54quelle démarche
00:44:55quelle pression
00:44:57peut exercer
00:44:58la ministre
00:44:58d'agriculture française
00:44:59avec ses collègues
00:45:00des autres pays européens
00:45:01sur la législation
00:45:04européenne
00:45:04pour aboutir
00:45:05à cette proposition
00:45:06de déclassement
00:45:07du loup
00:45:07en protégé
00:45:08en non protégé
00:45:09je précise
00:45:11que la commission
00:45:12économique
00:45:13a approuvé
00:45:13à l'unanimité
00:45:15moyenne abstention
00:45:16les conclusions
00:45:17de notre rapport
00:45:18je vous remercie
00:45:23la parole est à
00:45:25Saïd Omar Wally
00:45:33merci monsieur le président
00:45:34madame la ministre
00:45:35madame la présidente
00:45:36monsieur
00:45:37madame les rapporteurs
00:45:38mes chers collègues
00:45:39moi je ne veux pas
00:45:40parler du loup
00:45:41parce qu'il n'y en a pas
00:45:42à Mayotte
00:45:42ni d'ours
00:45:43mais je vais parler
00:45:44plutôt de loup
00:45:46parce que peut-être
00:45:47que ça viendra
00:45:48un jour
00:45:48madame la ministre
00:45:49le gouvernement
00:45:49a arrêté
00:45:51son choix
00:45:51du site de construction
00:45:53de nouvel aéroport
00:45:54à Mayotte
00:45:54sur le site
00:45:55de Bouyunim
00:45:56Tsangamouji
00:45:57entériné par la promulgation
00:45:59de la loi
00:45:59du 11 août 2025
00:46:01de programmation
00:46:02pour la reconstruction
00:46:03de Mayotte
00:46:04le futur aéroport
00:46:05devra être sorti
00:46:06de terre
00:46:06à l'horizon
00:46:082036
00:46:09dans une récente interview
00:46:11accordée
00:46:12aux médias
00:46:13de Mayotte
00:46:13madame la ministre
00:46:14des Outre-mer
00:46:15a annoncé
00:46:16que le comité
00:46:17technique
00:46:17loco
00:46:18s'organise actuellement
00:46:19pour traiter
00:46:20des enjeux fonciers
00:46:21agricoles
00:46:21et écologiques
00:46:23liés au projet
00:46:24en effet
00:46:25ces enjeux
00:46:27ne sont pas
00:46:28négligeables
00:46:28dans la mesure
00:46:30où le site
00:46:32constitue
00:46:33le grunier
00:46:34agricole
00:46:34de Mayotte
00:46:35pour les agriculteurs
00:46:37maorais
00:46:37l'accès
00:46:38au foncier
00:46:38est doré
00:46:39déjà très difficile
00:46:41alors même
00:46:42que le projet
00:46:43de construction
00:46:44de l'aéroport
00:46:45prévoit
00:46:45de s'étendre
00:46:46sur 300
00:46:48hectares
00:46:49de foncier
00:46:50agricole
00:46:51sur une île
00:46:52qui ne fait
00:46:52que 374
00:46:54kilomètres
00:46:55carrés
00:46:57le chercheur
00:46:58océanographe
00:46:59Bernard Thomasin
00:47:00spécialiste
00:47:01de Mayotte
00:47:02alerte
00:47:02notamment
00:47:03sur la menace
00:47:04qui pèse
00:47:05sur trois
00:47:06nappes
00:47:06phréatiques
00:47:07situées
00:47:08sous le site
00:47:09la bétonisation
00:47:12du sol
00:47:13entraînera
00:47:13la surpression
00:47:14de ce que
00:47:15scientifiquement
00:47:17qualifié
00:47:17de très bel
00:47:18impluviens
00:47:19alors que
00:47:20le territoire
00:47:21et ses cultures
00:47:22souffrent déjà
00:47:23d'une pénurie
00:47:24chronique
00:47:25d'eau
00:47:25on n'a pas d'eau
00:47:26à Mayotte
00:47:27pendant plusieurs jours
00:47:28Madame la ministre
00:47:30comment le gouvernement
00:47:31c'est ma question
00:47:33entend-il
00:47:34soutenir
00:47:35le développement
00:47:36de la filière
00:47:37agricole
00:47:37maoraise
00:47:39inscrite
00:47:39parmi les principaux
00:47:41objectifs
00:47:41de la loi
00:47:43de reconstruction
00:47:43de l'île
00:47:44qui risque
00:47:45d'être mise
00:47:46à mal
00:47:46par cette nouvelle
00:47:49infrastructure
00:47:49je vous remercie
00:47:52merci
00:47:52dernière intervention
00:47:53pour cette série
00:47:54de trois questions
00:47:54avec Daniel Grumillet
00:47:56oui merci
00:47:57Madame la Présidente
00:47:58Monsieur le Président
00:47:58Madame la Ministre
00:47:59chers collègues
00:48:00déjà
00:48:02un constat
00:48:04l'encre est à peine
00:48:05restuée
00:48:06de l'ancien texte
00:48:07de loi
00:48:08d'orientation
00:48:09puisque nous avons
00:48:10un tiers
00:48:12de son application
00:48:13qui est
00:48:14effective
00:48:15qu'on est déjà
00:48:16dans un nouveau texte
00:48:17de loi
00:48:18d'urgence agricole
00:48:20si je pense
00:48:21le décor
00:48:22c'est parce
00:48:23qu'effectivement
00:48:24des textes
00:48:25qui se succèdent
00:48:26à une vitesse
00:48:26aussi rapide
00:48:27peuvent aussi interroger
00:48:30dans le texte
00:48:31tel qu'il nous vient
00:48:32de l'Assemblée nationale
00:48:33il y a un point
00:48:34sur lequel
00:48:35je pense
00:48:36qu'il est nécessaire
00:48:36Madame la Ministre
00:48:37de mettre les choses
00:48:39à place
00:48:39et sur la compensation
00:48:41aujourd'hui
00:48:42le sujet
00:48:42de la compensation
00:48:44vous avez une zone humide
00:48:45vous devez compenser
00:48:46x fois
00:48:46vous avez une zone
00:48:48forestière
00:48:48qui passe
00:48:49qui est urbanisée
00:48:50vous devez compenser
00:48:51x fois
00:48:52à tout événement
00:48:54on doit compenser
00:48:55x fois
00:48:56et pourtant
00:48:57la terre
00:48:58n'est pas extensible
00:48:59c'est toujours
00:48:59la même terre
00:49:00agricole
00:49:01donc nous avons
00:49:02un sujet
00:49:02aujourd'hui
00:49:03dans nos territoires
00:49:04de l'appréciation
00:49:05de la compensation
00:49:08et qui est absolument
00:49:09majeur
00:49:09parce qu'on le voit
00:49:10avec
00:49:10alors je ne sais plus
00:49:12si on doit l'appeler
00:49:12le ZAN
00:49:13ou je ne sais quoi
00:49:13mais peu importe
00:49:14toutes les mesures
00:49:15qui sont en train
00:49:15d'être prises
00:49:16aujourd'hui
00:49:16vont dans un certain
00:49:17sens
00:49:18mais la terre
00:49:19qui existe
00:49:19dans notre territoire
00:49:20elle ne change pas
00:49:23donc il y a
00:49:24un point
00:49:25est-ce qu'on aura
00:49:25le courage
00:49:26effectivement
00:49:26de mettre à plat
00:49:27le sujet
00:49:28de la compensation
00:49:29qui peut
00:49:31parfois malmener
00:49:31les territoires
00:49:32et l'agriculture
00:49:33et la forêt
00:49:34dans nos territoires
00:49:35un deuxième point
00:49:36madame la ministre
00:49:37je voudrais vraiment
00:49:38vous entendre
00:49:39c'est sur les crises sanitaires
00:49:41depuis que vous êtes ministre
00:49:42vous avez effectivement
00:49:44cumulé
00:49:45pas eu la chance
00:49:46ça n'a pas été
00:49:47un long fleuve
00:49:47tranquille
00:49:48vous avez dû
00:49:50gérer
00:49:50x crises sanitaires
00:49:53on le sait
00:49:53si on reprend
00:49:54l'histoire
00:49:55de l'agriculture
00:49:55elles ont toujours existé
00:49:56elles sont
00:49:58selon les décennies
00:49:59à des rythmes
00:50:00plus ou moins importants
00:50:00mais on constate
00:50:01une certaine accélération
00:50:03de ces crises sanitaires
00:50:04et là encore
00:50:05madame la ministre
00:50:05je pense qu'il y a
00:50:06un point essentiel
00:50:07sur lequel il faut
00:50:08qu'on revienne
00:50:10on a perdu
00:50:10la lisibilité
00:50:11de l'action
00:50:12à la fois
00:50:13de l'Union Européenne
00:50:13et de l'Etat
00:50:14qui doit être majeure
00:50:16sur la sécurité sanitaire
00:50:18et sur les crises sanitaires
00:50:21combien de fois
00:50:22ces crises sont gérées
00:50:23et complétées
00:50:24par des mesures
00:50:24des collectivités
00:50:25alors que ce n'est pas
00:50:26leur mission
00:50:26c'est le rôle de l'Europe
00:50:28c'est le rôle
00:50:29de l'Etat
00:50:30sur sa politique sanitaire
00:50:31donc là encore
00:50:32je pense qu'il serait
00:50:34intéressant
00:50:35parce que vous avez
00:50:35le courage de l'aborder
00:50:36je vous en félicite
00:50:38parce que je crois
00:50:38que c'était nécessaire
00:50:39mais là encore
00:50:40il faut peut-être
00:50:41aller au bout
00:50:41et reposer
00:50:42et que chacun
00:50:43assume ses responsabilités
00:50:46l'autre point
00:50:47sur les crises
00:50:48sur l'article 19
00:50:50sur la mise en marché
00:50:52je crois qu'il faut
00:50:53enfin je donne
00:50:54mon point de vue
00:50:55je pense
00:50:56madame la ministre
00:50:57plus nous allons
00:50:58bricoler
00:50:58moins nous allons
00:51:00nous y retrouver
00:51:02et aujourd'hui
00:51:03non mais c'est le constat
00:51:05de ce qui se passe
00:51:06et de la lisibilité
00:51:07de ce qui se passe
00:51:08en France
00:51:09par rapport à ce qui se passe
00:51:10dans les autres pays
00:51:10de l'Union Européenne
00:51:11qui sont avec les mêmes
00:51:13je dirais règles
00:51:15de marché
00:51:16les mêmes
00:51:17pas forcément
00:51:18les mêmes règles
00:51:19de production
00:51:19c'est pour ça
00:51:20que dans ce texte
00:51:22il est essentiel
00:51:23effectivement d'avancer
00:51:24et je pense
00:51:25madame la ministre
00:51:26ayons le courage
00:51:27là encore
00:51:28lorsqu'on vend
00:51:29un produit alimentaire
00:51:30il y a de la MPA
00:51:32il y a de la MPI
00:51:33mais lorsqu'on négocie
00:51:34un produit alimentaire
00:51:36qui sera sur le marché
00:51:37c'est le global
00:51:38on ne négocie pas
00:51:39de la MPA
00:51:40on ne négocie pas
00:51:41de la MPI
00:51:41on négocie un prix final
00:51:43qui est acheté
00:51:44par le distributeur
00:51:46et qui sera ensuite
00:51:47acheté
00:51:48et payé
00:51:49par le consommateur
00:51:49qu'il ne faut pas oublier
00:51:50donc là encore
00:51:52sur le dossier
00:51:53des relations commerciales
00:51:54alors il y a
00:51:55le prix plancher
00:51:56je partage
00:51:57votre point de vue
00:51:57le prix tunnel
00:51:58je suis très dubitatif
00:52:00je ne vous cache pas
00:52:01et je pense
00:52:03qu'aujourd'hui
00:52:03il y a un vrai sujet
00:52:05de relations commerciales
00:52:07et que
00:52:07est-ce qu'on a le courage
00:52:08de repasser
00:52:09de reparler
00:52:09de la LME
00:52:10ou pas
00:52:11et ma dernière question
00:52:13elle est simple
00:52:14elle revient
00:52:15à mon introduction
00:52:16est-ce que vous considérez
00:52:18que ce texte
00:52:20est un texte
00:52:21qui va armer
00:52:22l'agriculture française
00:52:23des entreprises
00:52:25agroalimentaires françaises
00:52:27pour les consommateurs
00:52:28français
00:52:29notamment
00:52:29face à la nouvelle
00:52:32politique européenne
00:52:34qui va mettre
00:52:35une grosse dose
00:52:37de renationalisation
00:52:38et là encore
00:52:40de votre réponse
00:52:42parce qu'on voit bien
00:52:43quand même
00:52:44la fragilité
00:52:44dans laquelle on se trouve
00:52:45par rapport
00:52:46à nos autres pays
00:52:47européens
00:52:47en matière agricole
00:52:49est-ce que c'est
00:52:50effectivement
00:52:51le point final
00:52:52de l'armement
00:52:53de l'agriculture française
00:52:54dans cette nouvelle
00:52:56perspective
00:52:56qui est à nos portes
00:52:58aujourd'hui
00:52:58et qui va être
00:53:00tracée
00:53:00pour des années futures
00:53:03merci
00:53:07merci madame la présidente
00:53:09monsieur le sénateur
00:53:10Jean-Marc Boyer
00:53:11d'abord
00:53:12ce chiffre de 500
00:53:14reproducteurs
00:53:15on l'a entendu
00:53:15beaucoup dans le débat
00:53:17c'est un chiffre
00:53:18qui a été donné
00:53:19dans le passé
00:53:19alors il faut bien
00:53:20considérer que c'est
00:53:21500 mâles
00:53:23reproducteurs
00:53:23ça ne prend pas en compte
00:53:24les femelles
00:53:25et les petits
00:53:28j'ai rencontré
00:53:29le muséum
00:53:29d'histoire naturelle
00:53:30qui est un des organismes
00:53:33référents
00:53:33pour avoir
00:53:34j'en suis pas sortie
00:53:35en ayant les idées
00:53:36beaucoup plus claires
00:53:38je veux dire par là
00:53:39que
00:53:40en dépit de la qualité
00:53:41de l'interlocutrice
00:53:42que j'ai
00:53:43entendue
00:53:45elle est pas sortie
00:53:46de mon bureau
00:53:47en m'ayant dit
00:53:48voilà il faut
00:53:49tant de
00:53:50tant de loups
00:53:52mais
00:53:53dès lors qu'on aborde
00:53:54le chiffre
00:53:55on peut avoir
00:53:56des chiffres
00:53:57très importants
00:53:59aux yeux
00:53:59de certains organismes
00:54:01pour garantir
00:54:02le bon état
00:54:03de conservation
00:54:03de l'espèce
00:54:04c'est la raison
00:54:05pour laquelle
00:54:05si on commence
00:54:06à aller dans les chiffres
00:54:07on aura
00:54:08500
00:54:08on aura jusqu'à 5000
00:54:09pour certains
00:54:11donc j'ai préféré
00:54:12moi
00:54:13donner un avis
00:54:15favorable
00:54:16c'est peut-être
00:54:17un des seuls
00:54:18domaines
00:54:19sur lesquels
00:54:19on n'a pas été
00:54:20tout à fait en phase
00:54:21avec ma collègue
00:54:23de la transition
00:54:24écologique
00:54:25s'agissant du loup
00:54:28moi j'ai considéré
00:54:29que l'introduction
00:54:30dans la loi
00:54:31d'un seuil
00:54:32bas
00:54:32qui est
00:54:33l'état
00:54:34le bon état
00:54:35de conservation
00:54:35de l'espèce
00:54:36ouvrait la voie
00:54:37à la notion
00:54:37de plancher
00:54:43sur les lunettes
00:54:44thermiques
00:54:44alors là
00:54:46bon
00:54:46les lunettes
00:54:47thermiques
00:54:47c'est une disposition
00:54:48qui a été adoptée
00:54:49par l'Assemblée nationale
00:54:50contre l'avis
00:54:51de mon collègue
00:54:53du ministère
00:54:53de la transition
00:54:54écologique
00:54:55considérant
00:54:55qu'il y avait là
00:54:56possiblement
00:54:57un danger
00:54:57pour la population
00:54:58vous aurez
00:54:59à y
00:55:01arbitrer
00:55:02enfin
00:55:02vous aurez à dire
00:55:04si vous conservez
00:55:04ou non
00:55:05cette mesure
00:55:05puis on verra bien
00:55:06ce qu'il en sera
00:55:07sur le rôle
00:55:08des chasseurs
00:55:09dans le comptage
00:55:10ils sont déjà
00:55:11sollicités
00:55:12les chasseurs
00:55:13ils le sont déjà
00:55:14et ils ont
00:55:15une fine connaissance
00:55:16du terrain
00:55:17et ils ont
00:55:19aussi
00:55:19leur propre
00:55:20expertise
00:55:21à apporter
00:55:21je suis d'accord
00:55:22avec vous
00:55:24sur le déclassement
00:55:25du loup
00:55:26alors moi
00:55:27je vais vous dire
00:55:28quand j'ai commencé
00:55:28à travailler
00:55:29comme parlementaire
00:55:30sur cette question
00:55:31du statut
00:55:32du loup
00:55:33quand j'étais
00:55:34présidente
00:55:34de l'ANEM
00:55:35ça paraissait
00:55:36une mesure
00:55:37impossible
00:55:38à atteindre
00:55:39on disait
00:55:40c'est pas possible
00:55:41je me souviens
00:55:41d'une délégation
00:55:42que j'avais conduite
00:55:43à l'Union Européenne
00:55:43où on me disait
00:55:45non non
00:55:45le loup doit demeurer
00:55:46une espèce
00:55:47strictement protégée
00:55:48mais il y a eu
00:55:49tellement de problèmes
00:55:49dans tous les pays
00:55:50européens
00:55:51qu'on a fini
00:55:51par y arriver
00:55:52moi je vous dis pas
00:55:53que demain
00:55:55le loup ne deviendra
00:55:56pas une espèce
00:55:57chassable
00:55:58mais
00:55:59je veux dire
00:56:00vous pouvez le décréter
00:56:01ici au Sénat français
00:56:03vous savez bien
00:56:04que
00:56:06en l'état actuel
00:56:08des choses
00:56:08ça n'est pas
00:56:09le seul Parlement français
00:56:11qui a la main
00:56:11c'est évidemment
00:56:13au niveau européen
00:56:14que les choses
00:56:16que les choses
00:56:17se décideront
00:56:18ça coûte cher
00:56:19de se protéger
00:56:20du loup
00:56:21je suis d'accord
00:56:21avec vous
00:56:22ça coûte très cher
00:56:23ça coûte 40 millions
00:56:26j'aimerais mieux
00:56:27pouvoir les utiliser
00:56:28autrement
00:56:29mais il se fait
00:56:30que
00:56:30il faut aider
00:56:31les éleveurs
00:56:32à se protéger
00:56:33et c'est très difficile
00:56:35j'ai vu des choses
00:56:37ingénieuses
00:56:38pensées par les éleveurs
00:56:39et qui pourtant
00:56:40sont déjouées
00:56:41par l'extraordinaire
00:56:43intelligence
00:56:44de cette espèce
00:56:45qui est le loup
00:56:47Monsieur Saïd Omar
00:56:49Wally
00:56:49je ne sais pas
00:56:50si on prononce
00:56:51bien comme ça
00:56:51Monsieur le Sénateur
00:56:55je vous en prie
00:56:56je suis allée
00:56:57à Mayotte
00:56:58et j'ai entendu
00:56:59parler de grandes terres
00:57:00et de petites terres
00:57:01et j'ai entendu
00:57:01parler du projet
00:57:02d'aéroport
00:57:03et j'ai entendu
00:57:04les craintes
00:57:05des agriculteurs
00:57:06maorais
00:57:07qui vont perdre
00:57:08de la terre agricole
00:57:10eux qui en ont
00:57:11tant besoin
00:57:12pour leur approvisionnement
00:57:14local
00:57:14alors
00:57:15ils ont aussi besoin
00:57:17du désenclavement
00:57:18c'est ça qui rend
00:57:19ce débat
00:57:20extrêmement difficile
00:57:21dans ce texte de loi
00:57:23j'ai eu à coeur
00:57:24de protéger
00:57:25la terre agricole
00:57:26je vous ai parlé
00:57:27de la lutte
00:57:27contre le contournement
00:57:28de la SAFER
00:57:29je voudrais vous parler
00:57:31aussi de la compensation
00:57:33et ça croise
00:57:34la question
00:57:34qui a été posée
00:57:36par Daniel Grumillet
00:57:38la compensation
00:57:40on vit une situation
00:57:41d'une totale injustice
00:57:43dans notre pays
00:57:45il y a un projet
00:57:46d'aménagement
00:57:47un lotissement
00:57:48une zone d'activité
00:57:49il faut compenser
00:57:51d'abord il y a une compensation
00:57:53parce qu'on
00:57:54on prend de la terre agricole
00:57:57première perte
00:57:58et en plus
00:57:59on doit compenser
00:58:02sur quoi ?
00:58:04pas sur la forêt
00:58:06sur la terre agricole
00:58:07double peine
00:58:08et en plus
00:58:12on n'est pas
00:58:13compensé financièrement
00:58:14puisque la compensation
00:58:15collective
00:58:16elle n'est pas obligatoire
00:58:17dans ce texte
00:58:17je la rends obligatoire
00:58:19un porteur de projet
00:58:20devra faire une étude
00:58:22d'impact agricole
00:58:23et compenser
00:58:25par la compensation
00:58:25collective financièrement
00:58:27et en plus
00:58:28j'introduis une mesure
00:58:30d'une compensation
00:58:31sur des terres
00:58:32non agricoles
00:58:33ça peut être
00:58:35d'anciennes carrières
00:58:36ça peut être
00:58:36des terres délaissées
00:58:37où peut faire-t-il
00:58:41ça suppose
00:58:42d'aller chercher
00:58:42la compensation
00:58:43plus loin
00:58:44qu'en proximité
00:58:46parce que sinon
00:58:47c'est pas possible
00:58:49on prend toujours
00:58:50sur la terre agricole
00:58:51parlons des ZNT
00:58:54l'exploitation agricole
00:58:56préexiste
00:58:57un aménageur arrive
00:58:58c'est sur la terre agricole
00:59:00qu'on va faire peser
00:59:01les contraintes
00:59:01de l'aménagement
00:59:02d'un nouveau projet
00:59:03c'est complètement injuste
00:59:06donc c'est sur
00:59:07le parcellaire
00:59:09de l'aménageur
00:59:10que se prendra
00:59:11la ZNT
00:59:12voilà
00:59:13donc
00:59:14je peux vous dire
00:59:15que sur cette question
00:59:16du foncier
00:59:17alors bien sûr
00:59:18on me dit
00:59:18il faut une grande loi foncière
00:59:20mais moi
00:59:20ce qui est pris
00:59:21n'est plus à prendre
00:59:23monsieur le sénateur
00:59:24c'est ma philosophie
00:59:26si j'attends
00:59:27de faire une grande loi foncière
00:59:28et une grande loi sur l'eau
00:59:30je ne serai plus ministre
00:59:31et vous ne serez peut-être
00:59:33plus sénateur
00:59:34qu'on n'aura pas vu arriver
00:59:35ces grandes lois
00:59:40le PJL
00:59:41monsieur le sénateur
00:59:42s'applique à Mayotte
00:59:43mais évidemment
00:59:44le parcellaire
00:59:45est considérable
00:59:46300 hectares
00:59:47c'est considérable
00:59:48et des terres fertiles
00:59:50et c'est une île
00:59:51donc
00:59:52le parcellaire
00:59:56la question foncière
00:59:57est évidemment
00:59:58beaucoup plus difficile
00:59:59donc c'est une réponse
01:00:02imparfaite
01:00:03que je vous fais
01:00:03je vous prie de m'en excuser
01:00:04mais cette question
01:00:06doit être au coeur
01:00:06de la discussion
01:00:07de l'aéroport
01:00:08qui sera aménagé
01:00:10sur
01:00:11petite terre
01:00:13moi j'aurais souhaité
01:00:14que ce soit en petite terre
01:00:15mais elle veut la mienne
01:00:16oui en grande terre
01:00:17pardon
01:00:17voilà
01:00:18vous auriez souhaité
01:00:19que ce soit en petite terre
01:00:20oui
01:00:20c'est sur grande terre
01:00:22effectivement
01:00:22pardonnez-moi
01:00:24monsieur le sénateur
01:00:25Grumier
01:00:26alors
01:00:27d'abord
01:00:30sur
01:00:31l'application des lois
01:00:33vous êtes bien sévère
01:00:35vous êtes bien sévère
01:00:36puisque
01:00:37sur
01:00:38ben oui
01:00:39c'est un mauvais procès
01:00:41qui m'est fait
01:00:41moi je veux bien
01:00:42qu'on aille plus vite
01:00:43mais arrêtez de mettre
01:00:44des consultations publiques
01:00:45dans tous les sens
01:00:47déterminons que
01:00:48ne doivent plus
01:00:50la consultation
01:00:51certaines consultations publiques
01:00:53mesdames et messieurs
01:00:54les sénateurs
01:00:54c'est 30 000 contributions
01:00:5730 000 contributions
01:00:58qu'il faut dépouiller
01:01:00qu'il faut synthétiser
01:01:01vous imaginez le temps
01:01:02il faut consulter
01:01:03le conseil d'état
01:01:04il faut consulter
01:01:05tel organisme
01:01:06puis tel autre
01:01:07toutes dispositions
01:01:08qui sont rajoutées
01:01:09dans la loi
01:01:10voilà
01:01:12non mais
01:01:13je suis ici au sénat
01:01:14je dis le sénat
01:01:15mais j'ai dit la même chose
01:01:17aux députés
01:01:18moi je fais pas le
01:01:20c'est pas le jugement
01:01:21de Salomon
01:01:22que je suis en train de faire
01:01:23je vous dis simplement
01:01:24qu'il y a des exigences
01:01:26auxquelles je souscris
01:01:26et j'en ajoute une autre
01:01:28c'est que lorsque
01:01:29l'on consulte
01:01:31et c'est plutôt ma tendance
01:01:33les professionnels
01:01:34mettre d'accord
01:01:36des professionnels
01:01:36sur certains sujets
01:01:37difficiles
01:01:38relève souvent
01:01:40d'un parcours
01:01:41du combattant
01:01:42bon
01:01:43cela étant
01:01:45cela étant
01:01:47fin juin
01:01:48la loi d'orientation
01:01:49agricole
01:01:50sera
01:01:50effective
01:01:51à 92%
01:01:53la loi
01:01:54dite
01:01:55du plomb
01:01:56menonville
01:01:5771%
01:01:59fin juin
01:01:59pour la partie
01:02:00qui n'est pas
01:02:01d'application directe
01:02:02je rappelle que
01:02:03la moitié de la loi
01:02:04est d'application directe
01:02:05parce que
01:02:06l'indicateur
01:02:07le compteur
01:02:08de l'Assemblée nationale
01:02:09c'est uniquement
01:02:09les décrets
01:02:10il n'y a pas que des décrets
01:02:11dans une loi
01:02:12il y a des applications directes
01:02:13et la loi FUJI
01:02:14est à 100%
01:02:15donc voilà
01:02:16je pense qu'on n'est pas
01:02:17si mauvais
01:02:18que cela
01:02:21je crois que j'ai fait le tour
01:02:24alors nous continuons
01:02:25ah oui j'avais
01:02:26pardonnez-moi
01:02:27madame la présidente
01:02:28sur le sanitaire
01:02:30l'ordonnance
01:02:31l'ordonnance
01:02:32de l'article 15
01:02:33clarifie les responsabilités
01:02:35entre l'état
01:02:35et les pros
01:02:36sur la lutte
01:02:37la surveillance
01:02:38la prévention
01:02:39la gouvernance
01:02:39le financement
01:02:40et préparer le sanitaire
01:02:41de demain
01:02:44vous avez raison
01:02:45de rappeler
01:02:45je vous en remercie
01:02:46que l'année
01:02:46les deux années
01:02:48ont été rudes
01:02:49ce qui s'est joué
01:02:51dans cette affaire
01:02:52c'est deux choses
01:02:53d'abord
01:02:54et je veux le rappeler
01:02:55une doctrine sanitaire
01:02:57solide
01:02:57établie depuis
01:02:5870 ans en France
01:02:59qui nous vaut
01:03:01le respect
01:03:02des pays étrangers
01:03:03pourquoi croyez-vous
01:03:04qu'on a pu reprendre
01:03:06les exportations
01:03:08parce que les pays
01:03:09ont confiance en nous
01:03:11donc le premier enjeu
01:03:12c'était de conserver
01:03:13la confiance
01:03:14de nos partenaires
01:03:15et de ne pas refermer
01:03:17de remettre sous cloche
01:03:18la France entière
01:03:19là nous pourrions
01:03:20tous pleurer
01:03:22et deuxièmement
01:03:23l'enjeu
01:03:24c'était de préserver
01:03:25le cheptel bovin
01:03:2516 millions et demi
01:03:27de bêtes
01:03:283500 bêtes tuées
01:03:300,02%
01:03:33du cheptel
01:03:34qu'on ne me dise pas
01:03:35que la stratégie
01:03:36n'a pas fonctionné
01:03:39merci madame la ministre
01:03:40on continue
01:03:41avec Jean-Claude Tissot
01:03:44merci madame la présidente
01:03:46monsieur le président
01:03:47madame la ministre
01:03:47je pourrais presque
01:03:48commencer mon propos
01:03:49comme l'a fait Laurent Duplon
01:03:51tellement je vais connaître
01:03:52vos réponses
01:03:52madame la ministre
01:03:53mais je suis opiniâtre
01:03:55donc je vais quand même
01:03:55vous les poser
01:03:57donc à mon tour
01:03:59de m'exprimer
01:04:00très brièvement
01:04:01sur ce texte
01:04:02que vous proposez
01:04:03avec bien entendu
01:04:04les modifications
01:04:04issues de l'examen
01:04:07à l'Assemblée nationale
01:04:08un projet de loi d'urgence
01:04:09donc
01:04:10et à la lecture de ce texte
01:04:11je me permets de me demander
01:04:12si les urgences
01:04:13du monde agricole
01:04:14ont été correctement identifiées
01:04:16alors certes
01:04:17quelques dispositions présentes
01:04:19dans le texte
01:04:19nous permettront
01:04:20des débats essentiels
01:04:21je pense aux outils
01:04:23de rééquilibrage
01:04:23des relations commerciales
01:04:24mais même
01:04:25si je regrette encore une fois
01:04:27que vous ne proposiez pas
01:04:28d'aller plus loin
01:04:29et d'avancer concrètement
01:04:30sur la question
01:04:30du revenu agricole
01:04:31qui elle
01:04:32est la véritable urgence
01:04:34du monde agricole
01:04:35revendiquée par
01:04:37la majorité
01:04:39des agriculteurs
01:04:41au printemps 2024
01:04:42et 2025
01:04:43pour le reste
01:04:44je crains que mon groupe
01:04:46ne trouve guère de points
01:04:47de satisfaction
01:04:48et comme à l'accoutumée
01:04:49nous nous opposerons
01:04:50frontalement
01:04:50à tous les reculs
01:04:51tous les reculs
01:04:52environnementaux
01:04:53et sociétaux
01:04:55c'est à la
01:04:56madame la ministre
01:04:57que je m'adresse
01:04:57chers collègues
01:04:58nous défendrons
01:04:59un modèle agricole
01:05:00différent de celui
01:05:01que vous nous vendez
01:05:02collectivement
01:05:02comme le seul possible
01:05:04depuis maintenant
01:05:05de nombreuses années
01:05:06et j'étais encore
01:05:07hier au soir
01:05:08pour préparer ce texte
01:05:10qui va arriver
01:05:11au Sénat
01:05:12dans mon département
01:05:13aux côtés de paysans
01:05:14en bio
01:05:15qui font de leur collectif
01:05:16une force
01:05:16sans produits phyto
01:05:18sans accaparement
01:05:19des ressources
01:05:20avec des circuits courts
01:05:21simplement avec une volonté
01:05:22de faire différemment
01:05:23et de faire bien
01:05:25or ce que vous nous proposez
01:05:26madame la ministre
01:05:27depuis plusieurs mois
01:05:28c'est une dérégulation
01:05:29déguisée en simplification
01:05:30et ce
01:05:31au détriment
01:05:32d'une large partie
01:05:32des paysans
01:05:33et surtout
01:05:34au détriment
01:05:35de l'environnement
01:05:36donc mes questions
01:05:37sont les suivantes
01:05:38madame la ministre
01:05:39sur la thématique de l'eau
01:05:40vous aviez annoncé
01:05:42avec ce texte
01:05:42vouloir apaiser
01:05:43pour en finir
01:05:44avec la guerre de l'eau
01:05:45c'était vos propos
01:05:46dans la rédaction
01:05:47qui nous arrive
01:05:47de l'assemblée
01:05:48l'article 5
01:05:49fait état
01:05:50de diverses mesures
01:05:51de facilitation
01:05:51dans le but
01:05:52de créer des bassines
01:05:53ou méga bassines
01:05:54désolé que les noms
01:05:55vous conviennent pas
01:05:56et notamment
01:05:57les consultations publiques
01:05:58rendues facultatives
01:05:59la possibilité
01:06:00de reprise en main
01:06:01et pouvoir de dérogation
01:06:02par le préfet
01:06:02etc
01:06:04le sentiment que l'on a
01:06:05c'est celui
01:06:05d'un passage en force
01:06:06en faveur des agriculteurs
01:06:07irrigants
01:06:08est-ce que vous croyez
01:06:09vraiment que vous allez
01:06:10apaiser avec ces mesures
01:06:11madame la ministre
01:06:13toujours sur le volet
01:06:14eau
01:06:14la gouvernance de la ressource
01:06:16est malmenée
01:06:17possibilité pour le préfet
01:06:18de déroger
01:06:19aux règles du sage
01:06:21rehaussement du poids
01:06:22des acteurs économiques
01:06:22dans les commissions
01:06:23locales de l'eau
01:06:24au détriment des collectivités
01:06:26instauration de projets
01:06:27de territoire
01:06:27pour la gestion de l'eau
01:06:28par le préfet
01:06:29que répondez-vous
01:06:31lorsqu'on vous dit
01:06:32que ce projet de loi
01:06:33remet totalement en cause
01:06:34la démocratie locale de l'eau
01:06:36sur la thématique
01:06:37du tunnel de prix
01:06:38vous en avez parlé déjà
01:06:40l'article 21
01:06:41qui prévoyait de généraliser
01:06:42l'expérimentation
01:06:43du tunnel de prix
01:06:44me paraissait
01:06:45particulièrement intéressante
01:06:46les députés
01:06:47du bloc central
01:06:48l'ont supprimé
01:06:49et vous avez dit
01:06:50vouloir trouver
01:06:51un atterrissage
01:06:51dans quelle direction
01:06:53allez-vous proposer
01:06:54cet atterrissage
01:06:56enfin
01:06:57alors un sujet
01:06:58un peu
01:06:59urtiquant
01:06:59vous l'avez
01:07:00dit vous-même
01:07:01la problématique
01:07:02des produits phyto
01:07:04j'ai bien compris
01:07:05votre attitude
01:07:05enfin l'attitude
01:07:07que vous allez adopter
01:07:07si jamais
01:07:08mes collègues
01:07:10essaient
01:07:10de réintroduire
01:07:12un article
01:07:13autorisant
01:07:13l'utilisation
01:07:14de l'acétamipride
01:07:15en fait ma question
01:07:15elle est très simple
01:07:16vous allez devoir
01:07:17vous exprimer
01:07:18madame la ministre
01:07:19et donc
01:07:20quel avis
01:07:21allez-vous donner
01:07:22favorable
01:07:23défavorable
01:07:24sagesse
01:07:24vous n'allez pas
01:07:25avoir 50 choix
01:07:26donc votre avis
01:07:28nous éclairera
01:07:29sur votre volonté
01:07:30et puis
01:07:31j'ai besoin
01:07:31de comprendre
01:07:32ce que vous avez dit
01:07:33à propos du foncier
01:07:34à propos de la saffaire
01:07:35je n'ai pas compris
01:07:36dans votre propos liminaire
01:07:37ce que
01:07:38la subtilité
01:07:39de votre propos
01:07:40j'ai
01:07:40enfin en fait
01:07:40je n'ai pas
01:07:41pas saisi quoi
01:07:42donc si vous pouvez nous dire
01:07:43deux mots
01:07:43à ce sujet là
01:07:44merci madame la ministre
01:07:47merci
01:07:48la parole est à
01:07:48Guillaume Chevrolier
01:07:51merci monsieur le président
01:07:52madame la présidente
01:07:53dans l'exposé
01:07:55des motifs
01:07:55de votre projet
01:07:56de loi d'urgence
01:07:57pour la protection
01:07:58et la souveraineté
01:08:00agricole
01:08:00vous précisez
01:08:01que le monde agricole
01:08:02exprime le besoin
01:08:03vital d'un renforcement
01:08:05de la lutte
01:08:05contre la concurrence
01:08:07déloyale
01:08:08alors dans la continuité
01:08:10de ma question
01:08:11d'actualité
01:08:11de la semaine dernière
01:08:12qui ne concernait
01:08:13ni le loup
01:08:14ni l'ours
01:08:15ni le cormorant
01:08:16ni le corbeau
01:08:16mais la mouche
01:08:18Jéomisa
01:08:18qui attaque
01:08:19nos semis de maïs
01:08:21dans mon département
01:08:22et au delà
01:08:23des pertes majeures
01:08:24pour nos fourrages
01:08:26c'est un péril
01:08:27pour la compétitivité
01:08:28et surtout
01:08:29ça accentue
01:08:31la distorsion
01:08:33de concurrence
01:08:33inacceptable
01:08:34pour les agriculteurs
01:08:35je vous l'ai exprimé
01:08:36la semaine dernière
01:08:37parce que
01:08:37nos agriculteurs français
01:08:38eux ils sont privés
01:08:39de certains moyens
01:08:40de protection des cultures
01:08:41autorisées
01:08:42chez les voisins
01:08:43européens
01:08:44qui peuvent produire
01:08:45dans des conditions
01:08:46plus favorables
01:08:47donc à terme
01:08:47c'est une atteinte
01:08:49à notre souveraineté
01:08:50alimentaire
01:08:51alors comme vous me l'avez
01:08:52rappelé la semaine dernière
01:08:53une dérogation
01:08:54annuelle existe
01:08:55mais votre réponse
01:08:57n'a pas donné satisfaction
01:08:58aux agriculteurs
01:09:00de mon territoire
01:09:00puisque les dérogations
01:09:02se font dans des conditions
01:09:03d'application
01:09:04extrêmement restrictives
01:09:05et inadaptées
01:09:07à l'urgence
01:09:07du terrain
01:09:08donc c'est la raison
01:09:09pour laquelle
01:09:09les agriculteurs
01:09:11attendent une activation
01:09:12rapide et effective
01:09:13de ces dispositifs
01:09:15et surtout
01:09:15la mise en place
01:09:16comme je le proposais
01:09:18enfin comme il le propose
01:09:19de l'enveloppe dédiée
01:09:21par le Fonds national
01:09:22agricole
01:09:22de mutualisation
01:09:23du risque sanitaire
01:09:24et environnemental
01:09:26afin de soutenir
01:09:27les exploitations
01:09:29touchées
01:09:29donc on voit
01:09:30plus globalement
01:09:31c'est les mesures
01:09:31vous évoquiez
01:09:32la nécessité
01:09:33d'avoir des mesures
01:09:34concrètes
01:09:34pour nos agriculteurs
01:09:35c'est vraiment
01:09:35des mesures
01:09:36concrètes
01:09:37pour lutter
01:09:37contre ces distorsions
01:09:39de concurrence
01:09:39et assouplir
01:09:40les conditions
01:09:41de dérogation
01:09:42afin de garantir
01:09:44à nos agriculteurs
01:09:45de pouvoir produire
01:09:46dans de bonnes conditions
01:09:47je voudrais aborder
01:09:48une deuxième thématique
01:09:49autour de l'eau
01:09:50selon un rapport
01:09:52du conseil général
01:09:53de l'alimentation
01:09:54de l'agriculture
01:09:55et des espaces ruraux
01:09:56la France ne retient
01:09:58que 4,7%
01:09:59du flux annuel
01:10:00d'eau
01:10:01contrairement à l'Espagne
01:10:02qui est à près
01:10:04de 50%
01:10:05alors il ne s'agit pas
01:10:06de faire des comparaisons
01:10:07simplistes
01:10:07mais je voudrais
01:10:09vous interroger
01:10:10sur votre stratégie
01:10:12de la gestion
01:10:13de l'eau
01:10:13puisque depuis
01:10:15une quinzaine d'années
01:10:15les politiques
01:10:16de l'eau
01:10:17ont privilégié
01:10:18la restauration
01:10:19des continuités
01:10:21écologiques
01:10:21et des milieux
01:10:22aquatiques
01:10:22et cette orientation
01:10:23s'est traduite
01:10:24notamment
01:10:25dans certains territoires
01:10:26par la suppression
01:10:27ou la transformation
01:10:28de petites retenues
01:10:30d'eau anciennes
01:10:31telles que
01:10:31des ouvrages
01:10:32type
01:10:32Moulin
01:10:33ou étant
01:10:34tandis que
01:10:35les conditions
01:10:35de création
01:10:36de nouvelles capacités
01:10:37de stockage
01:10:38restent souvent
01:10:39complexes
01:10:40donc dans le contexte
01:10:42de changements climatiques
01:10:43de tensions
01:10:44hydriques
01:10:45récurrentes
01:10:45et de fortes difficultés
01:10:46pour le monde agricole
01:10:48dans la question
01:10:49de l'équilibre
01:10:50entre la restauration
01:10:51écologique
01:10:51et la sécurisation
01:10:52des usages
01:10:53apparaît central
01:10:54donc votre projet
01:10:55de loi comporte
01:10:56plusieurs articles
01:10:57relatifs à ces enjeux
01:10:58alors est-ce que
01:10:59vous pouvez nous indiquer
01:11:00si le gouvernement
01:11:01a obtenu des engagements
01:11:02du ministère
01:11:03de la transition
01:11:04écologique
01:11:05en faveur d'une évolution
01:11:06de sa doctrine
01:11:06actuelle
01:11:07afin de mieux reconnaître
01:11:09et soutenir
01:11:09les capacités
01:11:10de stockage de l'eau
01:11:11je vous remercie
01:11:12mes chers collègues
01:11:13je vais vous demander
01:11:14d'être un petit peu
01:11:15plus synthétique
01:11:16dans vos prises
01:11:17de parole
01:11:18parce que madame la ministre
01:11:19devra nous quitter
01:11:20à 18h30
01:11:21et si nous voulons
01:11:22que tout le monde
01:11:23puisse poser une question
01:11:24il va falloir un petit peu
01:11:25être plus synthétique
01:11:27Pauline Martin
01:11:27alors merci madame la présidente
01:11:30vous savez que je le suis toujours
01:11:31donc madame la ministre
01:11:33cinquième texte agricole
01:11:36depuis votre arrivée
01:11:36permettez-moi d'exprimer
01:11:37mon inquiétude
01:11:38comme mon collègue
01:11:39Daniel Grumillet
01:11:40les agriculteurs
01:11:41crient leur détresse
01:11:42depuis bien des années
01:11:44avec les mêmes griefs
01:11:45les mêmes propositions
01:11:46sommes-nous encore
01:11:47en capacité
01:11:48d'être efficaces
01:11:49en un seul coup
01:11:50au moins
01:11:50en matière d'agriculture
01:11:52deuxième message
01:11:54donc message reçu
01:11:55sur l'acétamipride
01:11:56la balle est dans notre camp
01:11:58les betteraves
01:11:58et les noisettes
01:11:59vous remercieront
01:12:01j'espère
01:12:01enfin en ce qui concerne
01:12:03la restauration collective
01:12:05comme pour l'eau
01:12:06la MF alerte
01:12:07sur les charges
01:12:08et obligations nouvelles
01:12:09que ce texte fait peser
01:12:11ou risque de faire peser
01:12:12sur les collectivités
01:12:13quelles garanties
01:12:14pouvez-vous apporter
01:12:14au maire
01:12:15merci
01:12:18bien
01:12:19monsieur le sénateur
01:12:21Jean-Claude Tissot
01:12:22merci pour vos questions
01:12:24je voudrais le dire clairement
01:12:25il n'y a pas de recul environnemental
01:12:27dans cette loi
01:12:27il n'y a pas de recul
01:12:30environnemental
01:12:30dans cette loi
01:12:31ce n'est pas une loi
01:12:32d'accaparement de l'eau
01:12:34l'eau permet de nourrir
01:12:35toute la France
01:12:39vous évoquez
01:12:40la réunion publique
01:12:41moi j'ai été élu local
01:12:44vous avez été élu local
01:12:47j'ai fait une réunion publique
01:12:49sur la circulation
01:12:50parce que c'est généralement
01:12:51le sujet qui intéresse
01:12:52beaucoup les réunions publiques
01:12:53j'ai compris
01:12:54ce n'est pas le lieu
01:12:56où s'expriment de façon paisible
01:12:57les sujets
01:12:59le commissaire enquêteur
01:13:01c'est une procédure
01:13:02tout à fait classique
01:13:04qui a fait ses preuves
01:13:06vous êtes en face
01:13:07d'un commissaire enquêteur
01:13:08vous êtes en capacité
01:13:10d'exprimer votre avis
01:13:11il est recueilli
01:13:14il est recueilli
01:13:15non mais il est en substitution
01:13:17la réunion publique
01:13:19l'avis est recueilli
01:13:21il est consigné
01:13:22il en sera tenu compte
01:13:24je pense qu'en termes
01:13:26d'expression publique
01:13:28le commissaire enquêteur
01:13:30est mieux à même
01:13:31de recueillir l'expression publique
01:13:32que dans une réunion publique
01:13:34où vous le savez
01:13:35vous l'avez vécu
01:13:37monsieur le sénateur
01:13:38il y a deux personnes
01:13:41qui crient très fort
01:13:42et cent personnes
01:13:44qui se taisent
01:13:46voilà
01:13:46donc moi j'estime
01:13:47que la concertation du public
01:13:49n'est pas
01:13:50la mieux aboutie
01:13:52dans ces conditions là
01:13:54sur le pouvoir
01:13:56de dérogation du préfet
01:13:57je voudrais rappeler
01:13:58que
01:14:02le préfet
01:14:03est le représentant
01:14:04et le garant
01:14:05de l'intérêt général
01:14:06ce n'est pas n'importe qui
01:14:07dans un territoire
01:14:08et que lorsqu'il
01:14:10estime qu'un projet
01:14:12est d'intérêt général
01:14:13dans une région
01:14:14où il y a un problème
01:14:15d'accès à l'eau
01:14:18il peut déroger
01:14:19aux sages
01:14:20pour autant
01:14:20que le projet
01:14:21ait été inscrit
01:14:22à un PTGE
01:14:22qui est lui-même
01:14:23une démarche
01:14:23de concertation publique
01:14:25donc la démocratie
01:14:26de l'eau existe
01:14:27elle fonctionne
01:14:28par le plan
01:14:29de gestion
01:14:32territorial
01:14:32de gestion
01:14:33de l'eau
01:14:36le gouvernement
01:14:37souhaite améliorer
01:14:38la place des agriculteurs
01:14:39par voie
01:14:40réglementaire
01:14:41mais sans toucher
01:14:41à la loi
01:14:42la loi demeure
01:14:43on ne touche pas
01:14:44aux sages
01:14:44simplement
01:14:45et vous en conviendrez
01:14:46avec moi
01:14:46sur 70 personnes
01:14:48il y a 3 agriculteurs
01:14:49enfin je cite
01:14:50des chiffres de mémoire
01:14:51mais c'est la proportion
01:14:52donc ils veulent
01:14:54une meilleure représentation
01:14:55c'est assez légitime
01:14:56dans la mesure
01:14:57où ils sont touchés
01:14:58je rappelle enfin
01:14:59que vous parlez
01:15:00de recul environnemental
01:15:01c'est la première fois
01:15:03que dans un texte de loi
01:15:03on évoque la question
01:15:04de façon opérationnelle
01:15:06de la qualité de l'eau
01:15:08aujourd'hui
01:15:09vous n'avez pas
01:15:09de disposition
01:15:10qui régisse
01:15:11la question
01:15:12de la qualité de l'eau
01:15:13donc il n'y a pas
01:15:14de recul environnemental
01:15:15je tiens à le dire
01:15:16de la façon
01:15:17la plus ferme
01:15:18le bio
01:15:19mais moi
01:15:20je soutiens le bio
01:15:21monsieur le sénateur
01:15:25mais il y a
01:15:26en réalité
01:15:27par le biais
01:15:28de toutes les aides
01:15:29éco-conditionnées
01:15:31il y a
01:15:32des aides au maintien
01:15:33qui ne s'appellent pas
01:15:34MAB
01:15:34qui ont été supprimées
01:15:36non par moi
01:15:38c'était dans un moment
01:15:39où la conversion
01:15:41était
01:15:42l'élément
01:15:45que les politiques publiques
01:15:46voulaient porter
01:15:47les aides à la conversion
01:15:49je rappelle que
01:15:50dans le budget 2026
01:15:52on approche
01:15:52les 800 millions
01:15:53toutes aides
01:15:54confondues
01:15:54pour le bio
01:15:55moi je soutiens
01:15:56le bio
01:15:56c'est une des grandes
01:15:57grandes politiques
01:15:59de mon ministère
01:16:00et il a
01:16:02toute sa place
01:16:03mais je n'ai
01:16:03jamais opposé
01:16:04vous dites
01:16:05ils veulent faire bien
01:16:06mais il n'y a pas
01:16:06tout le monde veut bien faire
01:16:08tout le monde veut bien faire
01:16:11donc
01:16:11il n'y a pas
01:16:12de dérégulation
01:16:13il n'y a pas
01:16:14de recul environnemental
01:16:15je tiens à le dire
01:16:18sur la SAFER
01:16:19oui
01:16:20et puis sur le bio
01:16:21je rappelle que
01:16:22dans le reliquat
01:16:23des aides bio
01:16:27il y a quand même
01:16:2840 millions
01:16:28qui sont consacrés
01:16:29au MAEC
01:16:30vous m'avez tous
01:16:31je dis vous
01:16:32les parlementaires
01:16:33m'ont écrit
01:16:33à foison
01:16:34pour me dire
01:16:36madame la ministre
01:16:37il faut rétablir
01:16:38les MAEC
01:16:39c'est scandaleux
01:16:40vous ne faites pas
01:16:41suffisamment
01:16:42pour les MAEC
01:16:42bon
01:16:44il y avait la version
01:16:45gentille
01:16:45il y avait la version
01:16:46un peu plus
01:16:48voilà
01:16:49j'ai donné droit
01:16:51à votre légitime demande
01:16:53notamment dans les zones
01:16:54intermédiaires
01:16:55qui souffrent
01:16:55beaucoup en ce moment
01:16:56donc les MAEC
01:16:58ce sont des mesures
01:16:58éco-conditionnées
01:17:00vous en conviendrez
01:17:01avec moi
01:17:01et dans ces MAEC
01:17:03je veux qu'il y ait
01:17:04une part
01:17:10dédiée au bio
01:17:11obligatoirement
01:17:12voilà
01:17:13enfin dernier point
01:17:14sur les affaires
01:17:15j'ai peut-être pas été
01:17:16très claire
01:17:18il y a aujourd'hui
01:17:20des dispositifs
01:17:21qui permettent
01:17:21de contourner
01:17:22les affaires
01:17:22d'éviter que la affaire
01:17:24ne mette son nez
01:17:25dans les cessions
01:17:26de terre
01:17:27et je ne le veux pas
01:17:29et je ne le souhaite pas
01:17:30parce qu'il y a des jeunes
01:17:32qui voudraient s'installer
01:17:33qui ne le peuvent pas
01:17:33parce qu'on contourne
01:17:34les affaires
01:17:35c'est
01:17:37les mesures
01:17:38de
01:17:41de démembrement
01:17:44et puis
01:17:45les beaux amphithéotiques
01:17:47qui sont un outil
01:17:47de contournement
01:17:48des affaires
01:17:49voilà
01:17:52vous le saurez
01:17:53en son temps
01:17:54monsieur le sénateur
01:17:55vous le saurez
01:17:56en son temps
01:17:57je vous promets
01:17:58je vous promets
01:17:58que je vous ferai
01:17:59une réponse
01:18:00très claire
01:18:00en son temps
01:18:01mais il se fait
01:18:02que je suis membre
01:18:03d'un gouvernement
01:18:03il faut qu'on en discute
01:18:05un petit peu
01:18:05quand même
01:18:05avec le gouvernement
01:18:07et puis tout dépendra
01:18:08de si vous réintroduisez
01:18:09ou si vous ne réintroduisez pas
01:18:13vous collectivement
01:18:14vous collectivement
01:18:15monsieur le sénateur
01:18:16Tissot
01:18:16je connais votre
01:18:17votre opinion
01:18:18sur le sujet
01:18:18elle ne m'a pas échappé
01:18:19sur la mouche
01:18:21sur la mouche
01:18:23géomise
01:18:24bon je vous ai répondu
01:18:26monsieur le sénateur
01:18:27chevrolier
01:18:27une dérogation
01:18:29a été délivrée
01:18:30par le Maza
01:18:30c'est une mouche
01:18:32qui est très présente
01:18:33en Mayenne
01:18:34je comprends
01:18:34qu'elle vous inquiète
01:18:36il y a des leviers
01:18:37agronomiques
01:18:37mais ils ne sont pas suffisants
01:18:39il y a une
01:18:40le scientraniliprol
01:18:46avec des mesures
01:18:47d'usage
01:18:48des dispositions
01:18:49des dispositions d'usage
01:18:50comme c'est souvent
01:18:51le cas
01:18:51il y a
01:18:53dans Parsada
01:18:54le dispositif Parsada
01:18:56des perspectives
01:18:56intéressantes et prometteuses
01:18:57sur des alternatives
01:18:58avec le piégeage
01:19:00la confusion sexuelle
01:19:01des ravageurs
01:19:02quant à l'indemnisation
01:19:04elle est difficile
01:19:05par le FMSE
01:19:06parce que
01:19:06ce n'est
01:19:08ce n'est pas
01:19:09une maladie
01:19:10réglementée
01:19:11donc je conçois
01:19:12que
01:19:12la réponse
01:19:14ne soit pas
01:19:15complètement satisfaisante
01:19:16mais vous voyez
01:19:17monsieur le sénateur
01:19:17dans cette seule réunion
01:19:20on a le résumé
01:19:22de
01:19:23non pas
01:19:24des difficultés
01:19:25de la ministre
01:19:25parce que
01:19:26je ne vais pas
01:19:26en faire état
01:19:27mais de
01:19:28deux positionnements
01:19:30au centre
01:19:31duquel
01:19:31se trouve
01:19:32l'agriculteur
01:19:33et ses difficultés
01:19:34oui avec
01:19:35une très grande
01:19:36courtoisie
01:19:37je l'apprécie
01:19:38beaucoup
01:19:39monsieur le sénateur
01:19:40Tissot
01:19:40vous avez
01:19:41monsieur le sénateur
01:19:42Tissot
01:19:42qui dit
01:19:43recul environnemental
01:19:44si on donne droit
01:19:44à des phytos
01:19:45et vous avez
01:19:45monsieur le sénateur
01:19:46Chevrolier
01:19:47qui dit
01:19:47l'impasse
01:19:48des agriculteurs
01:19:48c'est tout
01:19:50le débat
01:19:50dans lequel nous sommes
01:19:51et dans lequel
01:19:52il faut introduire
01:19:53un autre élément
01:19:55qui est l'Union
01:19:55européenne
01:19:57voilà
01:19:57à quelle sauce
01:19:59sont mangées
01:20:00nos agriculteurs
01:20:01par rapport
01:20:01aux agriculteurs
01:20:02européens
01:20:03donc on essaie
01:20:04de trouver
01:20:05les bonnes articulations
01:20:06qui respectent
01:20:07d'abord
01:20:08la santé humaine
01:20:09le droit
01:20:11naturellement
01:20:12et
01:20:14le respect
01:20:15aussi
01:20:16des uns
01:20:16et des autres
01:20:17c'est à dire
01:20:17à la fois
01:20:18de ceux
01:20:18qui sont soucieux
01:20:19de la protection
01:20:20de l'environnement
01:20:20et de la santé humaine
01:20:21mais ceux
01:20:22qui se soucient
01:20:23tout aussi légitimement
01:20:24du sort
01:20:25de nos agriculteurs
01:20:26et de leurs revenus
01:20:27parce que vous êtes
01:20:28attentifs aux revenus
01:20:29monsieur le sénateur
01:20:30Tissot
01:20:30moi aussi
01:20:31mais le revenu
01:20:32c'est la capacité
01:20:33à produire
01:20:33d'abord
01:20:40sur les retenues
01:20:41d'eau
01:20:42mieux
01:20:42mieux
01:20:43qu'un engagement
01:20:44mieux
01:20:44qu'un engagement
01:20:45j'ai fait adopter
01:20:46l'article 7 bis
01:20:48qui débloquera
01:20:49les retenues
01:20:50de moins d'un hectare
01:20:51dans les zones humides
01:20:52et je permets
01:20:53au préfet
01:20:54de déroger
01:20:54aux sages
01:20:54pour des stockages
01:20:55issus d'un PTGE
01:20:56comme je vous l'ai dit
01:20:57je vous remercie
01:21:00et puis
01:21:01madame Martin
01:21:01bien sûr
01:21:02elle a été
01:21:02très synthétique
01:21:04madame la sénatrice
01:21:05sur l'état
01:21:07d'adoption
01:21:09des textes
01:21:10je crois
01:21:10que je vous ai répondu
01:21:12enfin j'ai répondu
01:21:13à votre collègue
01:21:14vous me demandez
01:21:16si cette loi
01:21:17sera efficace
01:21:17définitivement
01:21:18efficace
01:21:19elle le sera
01:21:20si nous l'adoptons
01:21:22parce que
01:21:23ces mesures
01:21:23sont demandées
01:21:24par les agriculteurs
01:21:25moi je suis partie
01:21:26de ce qu'il me demande
01:21:28et de ce que je suis
01:21:29en capacité
01:21:30de délivrer
01:21:33définitivement
01:21:33je n'y crois pas
01:21:34une seconde
01:21:35je pense que
01:21:36le monde agricole
01:21:37est un monde
01:21:38en évolution
01:21:39et il y a
01:21:40des perspectives
01:21:41d'avenir
01:21:41j'en suis convaincue
01:21:42et la loi
01:21:43accompagnera
01:21:44ces perspectives
01:21:44d'avenir
01:21:45des études
01:21:46très intéressantes
01:21:47ont été réalisées
01:21:48par un certain
01:21:49nombre d'organismes
01:21:50notamment
01:21:51l'étude
01:21:52résilience
01:21:53qui sera présentée
01:21:54par les organismes
01:21:55qui l'ont commandé
01:21:56et qui sont
01:21:57très porteuses
01:21:58d'espoir
01:21:59sur l'évolution
01:22:01du monde agricole
01:22:01enfin
01:22:02vous me posez
01:22:03la question
01:22:03des charges
01:22:04pour l'AMF
01:22:07l'article 8
01:22:08comporte un principe
01:22:09de compensation
01:22:09financière
01:22:10et ces modalités
01:22:12seront débattues
01:22:12dans le PLF
01:22:13ensuite
01:22:14nous publierons
01:22:15un guide
01:22:16qui aidera
01:22:16les collectivités
01:22:17dans le cadre
01:22:18du groupe
01:22:19national
01:22:19captage
01:22:21hors de question
01:22:22pour le gouvernement
01:22:23de réintroduire
01:22:24l'acétamipride
01:22:24ce pesticide
01:22:25accusé
01:22:26d'être dangereux
01:22:26pour la santé
01:22:27vous avez entendu
01:22:28Annie Gennevar
01:22:29la ministre
01:22:29de l'agriculture
01:22:30qui ne souhaite pas
01:22:31revenir sur ce débat
01:22:33au risque de compromettre
01:22:34l'adoption
01:22:35de son texte
01:22:36d'urgence agricole
01:22:37on verra ce que
01:22:38les sénateurs de droite
01:22:39décident de faire
01:22:39noter que les débats
01:22:41dans l'hémicycle
01:22:42auront lieu à la fin du mois
01:22:43on suivra ça bien évidemment
01:22:44sur Public Sénat
01:22:46voilà c'est la fin
01:22:46de cette émission
01:22:47merci d'avoir suivi
01:22:48restez avec nous
01:22:48l'information politique
01:22:49continue sur notre antenne
01:22:51à la fin du mois
01:22:53on
01:22:55on
01:22:56on
01:22:57on
01:22:57on
01:22:58on
01:22:58on
01:22:59on
01:22:59Sous-titrage FR ?
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