- il y a 15 heures
Il y a plus d'un siècle, un petit groupe d'écrivains décide de s'installer au bord d'un lac marin, en pleine nature. Personne n'imagine un instant que, des années plus tard, Hossegor, qui n'est alors qu'un petit quartier de la ville de Soorts, dans les Landes, va devenir une station balnéaire des plus chics et un spot de surf célèbre dans le monde entier. Année de Production : 2023
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00:02Osegore, une singulière histoire, s'écrit ici depuis un peu plus d'un siècle.
00:07Cent ans, traversées par de multiples révolutions, culturelles, architecturales ou encore sportives.
00:15Sans jamais opposer les deux éléments indissociables de l'âme ossegorienne, les hommes et la nature.
00:31Un équilibre subtil, pas simple à maintenir, mais qui a permis à un petit quartier de la commune de Sors
00:38de s'émanciper,
00:39pour grandir et devenir aujourd'hui la célèbre station balnéaire d'Osegore.
00:52Cité de tous les possibles, qui d'autre que ses habitants pour nous raconter son histoire ?
01:00A commencer par le mystère qui entoure son nom.
01:04Pourquoi Ossegore ?
01:14Alors là je sèche.
01:16Qu'est-ce que ça veut dire Ossegore ?
01:18Ossegore, je sais pas, il y a un rapport avec les chevaux, peut-être ?
01:23Il doit y avoir un rapport avec une occupation anglaise, très certainement.
01:29Osse, cheval en anglais.
01:31On a un peu plus de moutons que de chevaux quand même ici ?
01:34Alors, il y a peut-être un truc avec House of Guard, genre c'est la cabane des gardiens, quand
01:40l'Aquitaine était anglaise.
01:42Mais là je sais pas si je dis des conneries ou pas.
01:44Mais le mot Ossegore, vous me dites ?
01:47Mais le mot Ossegore, je ne sais pas d'où vient le mot Ossegore.
01:51Parce qu'autrefois Ossegore, c'était Ossegore, c'était l'étang qui s'appelait Ossegore.
01:55C'était l'étang, c'est le lac.
01:57Oui, vous l'appelez l'ac, moi j'appelle l'étang.
01:59Pourquoi ça ?
02:00Parce que c'était un étang, n'est-ce pas, et c'est devenu maintenant un bras de mer.
02:04C'est Napoléon III qui fait ça, vous savez l'histoire.
02:08Oui, vous savez l'histoire.
02:10L'histoire, la voici.
02:13L'impératrice Eugénie, lors d'un séjour dans la région avec Napoléon III,
02:18propose de relier le lac à l'océan, afin d'en faire un port de refuge pour les pêcheurs.
02:23Le canal est ainsi creusé à coups de pelles et de pioches,
02:26et dès 1878, certains paysans locaux y voient l'opportunité d'installer des parcs à huîtres,
02:31dans le lac marin ainsi formé.
02:34Ça c'est l'avantage d'être vraiment dans un lac marin et pas à la mer.
02:38On n'a pas les vagues, les tempêtes, mais en gardant tous les bienfaits,
02:43c'est la même foinée à la flore que sur l'océan,
02:46on subit toutes les marées qui sont très bien pour les huites
02:48parce qu'il faut qu'elles soient un petit peu hors de l'eau aussi pour apprendre à se muscler.
02:52Ça c'est typique d'Osegore, on ne le trouve pas ailleurs.
03:03Tout ce qui est physique, je l'ai fait longtemps.
03:06Maintenant, j'arrive à déléguer et à laisser faire ça au costaud.
03:14Je suis la cinquième génération d'ostro-hériculteur.
03:17Du côté de mon grand-père, on a toujours été sur Osegore.
03:20Ils ont été pêcheurs, ils ont été gémeurs pour la récolte de la résine sur l'éperne.
03:25Et donc mon grand-père travaillait là avec son copain Cotis.
03:33Monsieur Cotis, le voici.
03:35Il vit encore et passe toujours ses journées sur son parc à huîtres ou au bord du lac.
03:44Ce lac d'eau salée, c'est un bien par rapport au lac de Douce ?
03:47C'est un bien, d'une façon.
03:50Il y a un renouvellement de l'eau continuelle et nous avons le poisson de mer,
03:53il y a les coquillages.
03:55Il n'y a pas lourd, enfin tout ce que l'on veut.
03:57Moi je suis bourrée de souvenirs.
03:59Je n'ai que ça des souvenirs dans le lac.
04:01Des batailles d'eau, des batailles d'algues,
04:04à enlever le béret de mon grand-père pour lui mettre une crabe dessus.
04:07Évidemment, bon, voilà.
04:11Mon spot, c'est le lac.
04:14J'adore le lac.
04:15Me lever tôt le matin pour aller faire la marée,
04:18que personne ne soit encore levé,
04:21que j'ai juste le bruit des poissons qui sautent.
04:24Les mouettes qui commencent aussi à arriver, à se lever.
04:29On voit la brume sur les étangs du dos.
04:31Et là, c'est un moment de zénitude, de plénitude.
04:39On se sent vraiment petit et en même temps entier.
04:45Cette plénitude est assurément ce qui a séduit les célèbres pionniers
04:48arrivant ici dès 1901,
04:50ceux qui allaient tomber amoureux du paysage
04:52avant d'en faire la promotion dans leurs ouvrages respectifs.
04:56Le premier d'entre eux est Ronnie Jeune,
04:58un écrivain d'origine belge,
04:59qui deviendra plus tard président de l'Académie Goncourt.
05:03Je cherchais un endroit où je puisse trouver la solitude
05:06avec sa sœur, la méditation.
05:08Et mon choix s'est arrêté sur un lac salé
05:10du bord de l'océan, dans les Landes.
05:12Par la sérénité, par le calme,
05:15par la paix simple et profonde,
05:17cette lagune a pris mon cœur.
05:19Il fait la connaissance du passeur
05:20qui, en l'absence de pont enjambant le canal,
05:23transborde les résignés
05:24partant collecter la résine des pains dans la forêt.
05:27Le passeur lui cède sa petite maison,
05:29appelée la Berge.
05:32Maxime Leroy, un avocat proche de la CGT,
05:35le rejoint peu de temps après.
05:37Ils entreprennent ensemble la construction de la Pierre Bleue,
05:39la première villa de la cité en devenir,
05:42où Maxime Leroy s'installe.
05:44Une alchimie assez singulière s'opère entre ces deux hommes,
05:47aux idées pour le moins différentes.
05:49Entre Ronnie, le tenant d'une aristocratie de la pensée,
05:52et Leroy, apôtre du syndicalisme ouvrier,
05:55entre l'élitiste et le socialiste.
05:57Ce mélange des genres, paradoxalement fécond,
05:59sera le moteur du développement d'Osegore dans le siècle qui suivra.
06:03Ils sont rejoints ensuite par Paul Marguerite,
06:06membre lui aussi de l'Académie Goncourt,
06:07et Maurice Martin, poète et journaliste.
06:10Le groupe s'enivre alors de spéculations intellectuelles,
06:14sous l'œil et la plume de Maxime Leroy.
06:17À la berge, le repas terminé,
06:20les convives devisaient à perte de vue,
06:22avec enthousiasme, sans épuiser la sève de leurs rêves sociaux.
06:26Des utopies nous venaient à l'esprit.
06:28Nous refaisions le monde en nous abandonnant à nos espérances,
06:31comme les mouettes se laissent porter par le vent,
06:34sans effort.
07:01Aujourd'hui, plus d'un siècle plus tard,
07:03la barque du passeur a fait place à d'autres engins nautiques.
07:07Et même si à l'époque de Rony,
07:09le paddle n'est pas encore à la mode,
07:11les beautés du lac révélées par ses admirateurs écrivains
07:13attirent de plus en plus de curieux.
07:17Surtout qu'à cette période,
07:19il existe un engouement certain des classes aisées
07:21pour les séjours balnéaires.
07:24Alors, dès 1912,
07:26les premiers signes de progrès urbains apparaissent,
07:28comme le pont de bois au-dessus du canal,
07:30remplaçant ainsi le passeur.
07:33Une gare ferroviaire est également construite
07:35en plein centre d'Osegore,
07:37à l'endroit où se situe désormais l'office de tourisme.
07:48Alors, ici, on commence là,
07:51gare d'Osegore.
07:52Vous saviez ça ?
07:53C'était la gare d'Osegore.
07:55Bon, ça commence bien.
07:56Avant, il y avait des charabeux,
07:58et on a construit une petite ligne de chemin de fer
08:00qui faisait Labenne,
08:03Cabreton, Osegore,
08:04Sors, Seignos,
08:06qui avait la fonction de ramener des voyageurs,
08:09mais surtout des matériaux,
08:11du bois, des briques, des tuiles,
08:13parce que l'Osegore était en train de se créer,
08:17donc il y avait des constructions,
08:19et ce petit train a duré 45 ans,
08:22jusqu'en 1957.
08:23Train en vapeur, évidemment.
08:25Voilà le vestige,
08:26le vestige de la gare d'Osegore.
08:29Le train arrivait de par là,
08:31et il traversait,
08:32à un certain moment, le Golfe.
08:34Alors, c'était drôle,
08:35parce que quand il passait dans le Golfe,
08:37il y avait un golfeur,
08:39et il s'arrêtait,
08:39pour ne pas lui tirer dessus.
08:42Voilà, c'était...
08:42Mais bon, c'était une autre époque.
08:44Ce n'était pas un TGV,
08:46il n'allait pas...
08:47Il pouvait s'arrêter.
08:48D'ailleurs, il s'arrêtait...
08:48De temps en temps,
08:49l'office de tourisme me rappelle,
08:50tiens, il y a M. Dupont et M. Durand
08:52qui sont là, en vacances,
08:54ils aimeraient bien découvrir la ville avec vous.
08:56Alors, je pars avec eux,
08:58et puis on fait un tour d'une heure,
09:00ou une heure et demie,
09:00et puis on voit un verre,
09:02et puis ça, ils sont contents.
09:03C'est marrant d'aller parler aux gens.
09:06Je n'aime pas, par obligation, le faire,
09:08mais là, c'est par plaisir,
09:10parce que je rencontre des gens curieux,
09:12et c'est toujours agréable,
09:13les gens curieux.
09:15Au départ, si vous voulez,
09:18on a eu la chance d'avoir un lac
09:20qui a attiré les écrivains,
09:22les poètes,
09:23et qui ont vanté la beauté
09:25de ce site.
09:28Et juste après,
09:29les promoteurs,
09:31intéressés par ce que disaient les écrivains,
09:33sont venus
09:33et ont proposé des terrains à bâtir.
09:36Les premiers habitants d'Osegore,
09:39plutôt des vacanciers d'ailleurs,
09:41c'était des grands bourgeois parisiens
09:42qui ont acheté des immenses terrains
09:45et qui ont construit des immenses villas.
09:47C'était dès le départ, si vous voulez,
09:49Osegore a toujours eu cette idée
09:51d'attirer une clientèle élégante et aisée.
09:57Jugeant que les premières villas
09:59entachent son petit paradis,
10:00qu'il a pourtant lui-même porté
10:02à la connaissance du monde,
10:03Rony quitte en 1921
10:05un Osegore inéluctablement promis
10:07au destin de lieu à la mode.
10:10Le poète Maurice Martin,
10:11quant à lui, reste,
10:12mais ne cache pas son inquiétude
10:14dans un poème écrit la même année.
10:17L'implacable industrie
10:18et les chemins de fer,
10:20l'utile qui détruit sans merci
10:21ce qu'on aime,
10:22le progrès suborneur
10:23des forces de l'enfer,
10:24auront transfiguré le moindre paysage.
10:27Nous, du moins,
10:29nous aurons connu sur nos landes divines
10:30la simplicité,
10:32le calme,
10:33le bonheur.
10:34Chaque âge a ses besoins,
10:36chaque époque a son rêve,
10:37le beau n'est déjà plus
10:38qu'un songe défendu.
10:39Nos fils ne pourront plus,
10:41dans les bois,
10:42sur la grève,
10:43poursuivre l'idéal
10:44d'un paradis perdu.
10:46Alors que déchantent
10:47les héros de l'aventure littéraire
10:49des origines,
10:50les pionniers du nouvel Osegore
10:51entrent en scène,
10:52les bâtisseurs,
10:54avec comme chef de file
10:55Alfred Eluer.
10:56Il crée en janvier 1923
10:58la Société Immobilière et Artistique
11:00d'Osegore,
11:01tout un programme.
11:02C'est cette date
11:03que l'on retiendra
11:04comme l'année de naissance
11:05de la station balnéaire
11:06et effectivement,
11:07à partir de 1923,
11:09son développement
11:10va être vertigine.
11:12Dès les premiers travaux,
11:14Eluer souhaite
11:14qu'Osegore devienne
11:15une cité-parc
11:16et c'est avec sa société
11:17qu'il va s'y employer.
11:19Il veut en assurer
11:20la construction
11:20et l'exploitation
11:21des principaux bâtiments.
11:23Pendant toute cette période
11:24de grands travaux,
11:25l'économie de la région
11:26s'adapte
11:27et les Landais aussi.
11:54Les agriculteurs de la région
11:55délaissent ainsi
11:56les métiers de la terre
11:57pour se former à ceux
11:58du bâtiment
11:59et entamer ainsi
12:00la construction
12:00d'une nouvelle Osegore.
12:02Comme par exemple
12:03l'édification de ce pont
12:04en ciment armé en 1924,
12:06remplaçant l'ancien pont de bois
12:08en jambant le canal.
12:10Il s'agit de la première réalisation
12:11de la société immobilière
12:13et artistique,
12:14symbolisant alors
12:15le grand saut d'Osegore
12:16vers une inexorable modernité.
12:22Moi, je l'ai fait.
12:24C'est un rite initiatique, ça.
12:26Si vous voulez impressionner
12:27les jeunes filles,
12:28il faut avoir sauté du pont.
12:29Oui, et ça continue toujours.
12:31Mais moi, je vois certains
12:32papas et mamans
12:32qui amènent leurs enfants
12:34pour leur apprendre
12:35à sauter du pont.
12:36Alors, quand j'étais maire,
12:37on m'avait dit
12:37« Monsieur le maire,
12:38il faut interdire ça ! »
12:40je me dis « ça va pas, non ? »
12:42Moi, je l'ai fait,
12:42je ne vais pas interdire
12:43maintenant aux autres.
12:48C'est alors l'époque
12:49des grands travaux
12:49et l'idée des promoteurs
12:51d'Osegore
12:51est de bâtir
12:52une cité-jardin
12:53et donc de respecter
12:54la nature environnante.
12:57Les villas poussent
12:57à l'ombre des pins
12:58comme des champignons
12:59avec une architecture
13:00bien particulière.
13:02Ce style original
13:04propre à Osegore
13:05mêle des esthétiques
13:06basques et landaises.
13:08Et dans ce mariage,
13:09c'est le style basque
13:10qui tire la couverture à lui.
13:13Façade crépillée blanche,
13:15mur porteur saillant
13:16en extérieur,
13:18toit débordant
13:19ou encore ouverture cintrée
13:20pour les fenêtres.
13:23L'identité landaise,
13:24quant à elle,
13:25est moins affirmée à l'époque.
13:26Encore ignorée,
13:27les bâtisseurs d'Osegore
13:28en reprennent alors
13:29seulement certains détails
13:30comme les colombages
13:32ou le parement
13:33de briques en fougère.
13:34Des briques réalisées
13:35souvent en trompe-l'œil
13:36pour des raisons
13:37pratiques et financières.
13:39Certains conservateurs
13:40protestent,
13:40mais Henri Godbarge,
13:42l'architecte star de la ville,
13:43se justifie ainsi.
13:45L'histoire de l'art
13:46n'est-elle pas l'histoire
13:47de tous les mensonges décoratifs ?
13:48Et puis,
13:49la courtisane fardée
13:51n'en est pas moins belle.
13:55Cette esthétique
13:56donnera à la station balnéaire
13:57une homogénéité
13:58architecturale unique.
13:59La plupart des 400 villas
14:01qui se construisent à l'époque
14:02adoptent le basque-hollandais.
14:04Un style nouveau,
14:06à la fois moderne et rural,
14:07qui séduit une clientèle soucieuse
14:09d'afficher son statut social.
14:11Elle trouve dans cette architecture
14:13un rappel d'une vie paysanne
14:14qu'elle idéalise,
14:15perçue comme une sorte
14:16d'utopie pastorale,
14:18un paradis retrouvé.
14:23Et dès 1925,
14:25l'endroit est un terrain de jeu
14:26idéal pour une foule d'artistes
14:28considérant la ville
14:29comme un laboratoire
14:30à ciel ouvert.
14:31Architectes, écrivains,
14:33sculpteurs et peintres,
14:34ils trouvent ici
14:35la possibilité d'exprimer
14:36leur vision
14:36d'un régionalisme décomplexé
14:38dont ils se font
14:39les plus ardents promoteurs.
14:41Comme Sourgin, par exemple,
14:42avec ses tableaux
14:43qui magnifient l'endroit.
14:45Et lorsque le peintre
14:46s'installe à Ossegore,
14:48c'est le fameux Godbarge
14:49qui lui conçoit sa maison,
14:50basse hollandaise, évidemment.
14:53On retrouve ce style partout,
14:55du petit transformateur électrique
14:57jusqu'au bâtiment
14:57le plus emblématique d'Ossegore,
14:59le Sporting Casino.
15:03Érigé de 1927 à 1931,
15:06il est l'œuvre d'Henri Godbarge,
15:07encore lui,
15:08rejoint par deux autres architectes
15:10que sont les Fars Gomez.
15:15Les Gomez réalisent en parallèle
15:17l'exceptionnelle place des Landais.
15:19Exceptionnelle car à l'époque,
15:21le principe de la maison en bande,
15:22quand les habitats sont collés
15:23les uns aux autres en enfilade,
15:25est surtout appliqué
15:25pour les HLM
15:26et les cités ouvrières.
15:31Quant à la place en elle-même,
15:32elle est certainement inspirée
15:34dans sa forme ouverte et symétrique
15:35par la place de la Bourse de Bordeaux,
15:37avec un petit aspect royal
15:39rappelant la place Vendôme à Paris,
15:41deux villes où les frères Gomez
15:43ont effectué leurs études
15:44en architecture.
15:52Depuis l'an 2000,
15:53avec ma famille,
15:56je vends des glaces
15:57sur la place des Landais.
15:58Merci beaucoup.
15:59Merci.
16:00Cette activité, je l'ai faite
16:03un petit peu par hasard.
16:05Je suis arrivé dans la région
16:07en 1987 pour le rugby.
16:10J'avais signé à Cap Breton
16:11à l'époque.
16:13Donc, on venait souvent à Hauss-Segor,
16:16je ne te cache pas,
16:17pour les troisièmes mi-temps,
16:19puisque c'est un lieu réputé
16:21pour ça, où tous les rugbymen,
16:24où tous les surfers se retrouvent.
16:27Et cette place des Landais,
16:29elle m'a toujours fasciné.
16:30C'est une place qui vit.
16:32Tu peux, à 5 heures du matin,
16:34quand tu sors de boîte de nuit,
16:36il y a du monde.
16:37Tu viens à 11h, à midi,
16:38il y a du monde.
16:39Tu viens l'après-midi,
16:40il y a du monde.
16:40Tu viens à minuit,
16:41il y a du monde.
16:43Et c'est vrai que j'avais remarqué
16:44cette cabane,
16:45parce que peut-être un jour,
16:47si j'ai l'occasion,
16:48de reprendre ça.
16:49Et finalement, ça a pu se faire,
16:51puisque j'ai eu la chance
16:52de pouvoir reprendre
16:54cette belle chose.
16:59Véritable institution,
17:01la cabane à glace
17:01est indissociable
17:02de la place des Landes.
17:04Telle une vigie aux avant-postes
17:05de l'évolution de ce lieu
17:06emblématique
17:07et de la population
17:08qui le fréquente.
17:10À l'époque,
17:11les automobilistes
17:11peuvent se garer juste devant.
17:13Certains viennent dès le petit matin
17:15pour lire le journal
17:16dans leur voiture
17:16face au front de mer.
17:19La population huppée
17:20se retrouve ensuite
17:21au Sporting Casino
17:22afin d'y pratiquer
17:23les sports élégants
17:24tels que le tennis
17:24et les activités nautiques
17:26à la piscine.
17:27La clientèle,
17:28plutôt fortunée,
17:29vient s'adonner aux vices
17:30des jeux d'argent du casino
17:31tout en cherchant
17:32la rédemption par le sport.
17:35On peut y croiser
17:36Paul Journet,
17:36ancien champion de boxe
17:37poids lourd
17:38donnant des cours
17:38de culture physique
17:39ou encore Suzanne Lenglen
17:41et les quatre mousquetaires
17:42sur les terrains de tennis.
17:45Des concours d'élégance
17:46où l'on présente
17:47les plus belles autos
17:47y sont même organisés.
17:50Le mythe d'Osegore
17:51se fonde désormais
17:52sur un idéal de beauté,
17:53de santé,
17:54d'exaltation du corps,
17:55des aspirations
17:56qui rencontrent pleinement
17:57l'esprit du temps
17:58mais qui n'en font pas moins
17:59du Sporting
18:00le meilleur exemple
18:01de la vision avant-gardiste
18:02de ses promoteurs.
18:05Alfred Eluer,
18:06qui était l'humain de la ville
18:07en 1935,
18:08se donne les moyens
18:09de ses ambitions
18:09avec des coups de génie
18:11dont seuls les visionnaires
18:12sont capables.
18:14Comme lorsqu'il apprend
18:15que le championnat du monde
18:16de Pelot Basque
18:16qui doit se tenir au Mexique
18:18en 1958
18:19est annulé.
18:21Il propose la candidature
18:22d'Osegore
18:23qui n'est pas du tout
18:24équipée pour
18:24mais il entreprend
18:26dans la foulée
18:26la construction
18:27du premier
18:28Rai-A-Lai de France
18:29un bâtiment indispensable
18:30pour pratiquer ce sport
18:32en intérieur.
18:34Les délais sont courts
18:35mais M. le maire
18:36qui suit les travaux
18:37de près
18:37est confiant.
18:39Cinq mois plus tard,
18:40la veille de l'ouverture
18:41des championnats du monde,
18:43le complexe sportif
18:44est inauguré
18:45en grande pompe.
18:58C'est également
18:59M. Eluert
19:00qui a l'idée
19:01de construire un golfe
19:02au beau milieu
19:02de la forêt.
19:05Est-ce intéressant
19:06d'avoir un golfe
19:07dans une station estivale ?
19:09C'est à M. Eluert
19:10que nous l'avons demandé.
19:11Dès le départ,
19:12Osgore s'est classé
19:12en station
19:13disons de première classe.
19:15qui ne manquent pas
19:16de stations
19:18dans toute la France
19:19qui ont un grand mérite
19:20mais à partir du moment
19:21où elles n'ont pas
19:21c'est mon sentiment personnel
19:23un golfe de 18 trous,
19:25un golfe de grand parcours,
19:27de grand match,
19:28eh bien,
19:28il ne peut pas prétendre
19:29la grande qualité internationale.
19:32Les petits jeunes du pays
19:34pour aller gagner
19:35un peu d'argent
19:35pour la saison,
19:37ils venaient faire
19:38les caddies du golfe.
19:39A l'époque,
19:40c'était une activité
19:42pour les petits jeunes
19:43comme moi.
19:44On gagnait de l'argent
19:45en marchant dans l'herbe,
19:46vous vous rendez compte ?
19:47C'est là que j'ai connu
19:49le père Mitterrand,
19:50François,
19:51qui a joué ici.
19:54C'est sur ce green
19:55que l'ancien président
19:56de la République,
19:57déjà marié,
19:59rencontra Anne Pinjot.
20:00Et si cette relation amoureuse
20:02ne sera révélée
20:03au grand public
20:03que 30 ans plus tard,
20:05d'autres anecdotes
20:06sont liées
20:07au golfe d'Osegore.
20:10Il fut un temps
20:11où le président du golfe
20:12trouvait que
20:13le peuple venait
20:14trop souvent ici
20:16en tenue légère.
20:18Il a dit
20:20on va embaucher
20:21un concierge,
20:23enfin un gardien,
20:24un concierge,
20:24ce qu'on voulait.
20:25Et on l'a mis là-dedans.
20:27Le fameux concierge,
20:29il avait son bureau,
20:31là, si on peut dire.
20:32Seulement,
20:32il s'ennuyait tellement,
20:33il s'est mis à boire.
20:35Et ça a été la catastrophe.
20:37Il accueillait les gens,
20:39mais il était toujours
20:39bourré comme un coin.
20:42Donc,
20:42l'expérience
20:43a été négative.
20:46La station
20:46des Sports Élégants
20:47est donc en pleine effervescence
20:49quand la guerre éclate
20:50en 1939.
20:52C'est un véritable coup d'arrêt
20:54pour le développement
20:55de la ville.
20:56Le maire Éluère
20:57est mobilisé au front
20:58et quand il revient
21:00à la libération,
21:01Osegore est méconnaissable.
21:04Le Sporting Casino
21:05est saccagé,
21:06les cloisons ont été défoncés
21:08et les tableaux volés.
21:11Avant de partir,
21:13les soldats allemands
21:14vont même jusqu'à défigurer
21:15la place des Landais
21:16en incendiant
21:17plusieurs appartements.
21:23Ils laissent derrière eux
21:25ce bloco sur la plage,
21:26posé là comme un vestige
21:28de cette triste période
21:29face aux vagues de l'océan.
21:33ces vagues mythiques,
21:35symbole d'une troisième
21:36révolution à venir
21:37après celle des artistes
21:39et des bâtisseurs.
21:50Si les vagues d'Osegore
21:51sont aujourd'hui connues
21:52du monde entier,
21:53c'est grâce à un canyon
21:55sous-marin
21:55de 300 km de long
21:56appelé le Gouffe
21:57dont la tête se situe
21:59à quelques centaines
21:59de mètres du littoral.
22:01Cette particularité unique
22:03booste les vagues
22:04qui déferlent ensuite
22:05sur les plages.
22:11Et le premier
22:12à être monté sur une planche
22:13pour dompter
22:14ces fameuses vagues,
22:15c'est Jacques Irotte.
22:16Cet ébéniste
22:17a même conçu
22:18en 1957
22:19la première planche
22:20fabriquée en France.
22:21A l'époque,
22:23elle mesurait 3 mètres 42
22:24et pesait de 30 kg.
22:25À Osgore,
22:26c'est au tableau noir
22:27qu'on apprend
22:28les trois positions clés.
22:29À plat ventre
22:30sur la planche
22:31pour gagner le large,
22:32accroupi
22:33et enfin debout
22:34pour le retour
22:34sous la poussée de la vague.
22:46Je suis content
22:46d'avoir prouvé
22:47aux incrédules
22:48que c'était possible,
22:49disait-il.
22:50Et personne ici
22:51n'a oublié
22:51Jacques Irotte
22:52malgré sa disparition.
22:54La nouvelle génération
22:55de surfeurs
22:56l'évoque même régulièrement,
22:58elle qui aurait bien aimé
22:59connaître cette époque exaltante
23:00quand Osgore fut soudain
23:02à l'avant-garde
23:02d'un nouveau sport
23:04qui allait conquérir le monde.
23:07Ça aurait été sympa
23:08de l'être plus tôt
23:08et de faire partie
23:09des premiers surfeurs
23:10à Osgore,
23:11mais quand je surf,
23:12c'est sûr que j'ai toujours
23:13Osgore dans le cœur.
23:15Mon papa était surfeur,
23:16il surfait en Vendée.
23:18Moi, je suis née en Vendée,
23:18mais après,
23:19je suis venue à Osgore
23:20quand je n'avais même pas un an
23:21ou presque un an.
23:23Et j'ai grandi à Osgore
23:24et c'est là où j'ai commencé
23:25à faire mes premiers pas
23:26sur la planche.
23:31Mon père me mettait
23:32sur une planche
23:33avec les brassards
23:33et ma mère me récupérait au bord.
23:35Et après,
23:36j'ai toujours accroché
23:37et maintenant,
23:38je suis encore sur la planche
23:39à l'heure actuelle.
23:55Il y a des grosses sessions
23:55avec tous les garçons
23:56et que je suis une des seules
23:58à y aller à l'eau.
23:59Je suis là,
23:59bon,
24:00c'est bon,
24:00je ne vais pas me démonter,
24:01j'y vais là.
24:11L'hiver,
24:12même l'été,
24:13on a des vagues de dingue.
24:15C'est les vagues
24:16qui ont fait
24:16ce qu'Osegore est actuellement.
24:18C'est que le surf,
24:19c'est que la vague,
24:21tout simplement.
24:22Je ne trouverai pas ça ailleurs
24:23dans le monde.
24:24Mais que serait cette vague
24:25sans une planche
24:26pour la surfer ?
24:27Au fil des années,
24:29cet objet
24:29à la forme si particulière
24:30est devenu
24:31le symbole d'Osegore,
24:33omniprésent dans les rues,
24:34dans les vitrines
24:35et les rayons des magasins.
24:38Et pour certains passionnés,
24:39cette planche représente
24:41la réalisation
24:41d'un rêve un peu fou,
24:43celui de venir s'installer ici
24:44pour tenter sa chance
24:46dans le business du surf.
24:47À la base,
24:47je faisais des planches
24:48de surf dans un garage
24:48avec un copain,
24:50juste pour expérimenter.
24:51C'est un peu la démarche aussi,
24:52la suite logique d'un surfeur.
24:53À un moment,
24:54il a envie de fabriquer
24:55ses propres planches.
24:56Donc en gros,
24:57ça a commencé comme ça
24:58à faire des planches.
24:59Après,
25:00on a fait quelques casquettes
25:01avec le logo
25:02qui ont plu,
25:04des t-shirts,
25:05on les a vendues aussi
25:07et il y a eu
25:07un petit effet boule de neige.
25:10Ça prenait, ça prenait
25:11et puis à un moment,
25:11Julie m'a rejoint
25:12parce que tout seul,
25:13c'était plus possible de gérer.
25:15Je suis lilloise à la base
25:16et je suis arrivée ici
25:18en 2005
25:19pour travailler
25:20dans l'industrie du surf.
25:22Je savais que je voulais vivre
25:23près de l'océan,
25:24je surfais pas,
25:27mais c'est un environnement
25:29qui est vraiment
25:29très particulier
25:30et puis c'est vrai
25:31que la vie est douce ici.
25:44Merci.
25:52Les planches qu'on fait,
25:54ça évolue quand même pas mal
25:56avec mes envies de surfer
25:56parce que dès le départ,
25:58je faisais des planches pour moi.
25:59Et par rapport à ton poids.
26:04Je fais des planches de gros.
26:06C'est ça que tu veux dire ?
26:07Si tu veux, c'est une planche,
26:08ça ressemble un peu
26:09à un classique.
26:10C'est des planches
26:11qu'on a fait à la main
26:12et j'ai fini par numériser
26:13parce que maintenant,
26:14ils vont savoir
26:14de plus en plus de débits
26:15donc je les ai numérisées.
26:18Damien est arrivé
26:18avec une idée
26:19d'un style de surf,
26:22un surf un peu plus...
26:24un peu plus rétro.
26:26Un peu plus rétro.
26:27Et à Osegore,
26:28il n'y avait pas encore
26:29ce type de marque
26:31donc je pense qu'on a eu
26:32la chance aussi
26:32d'arriver au bon moment.
26:33Ouais.
26:34La bonne idée
26:35au bon moment,
26:36c'est certainement
26:37ce qu'il faut
26:37pour se faire une place
26:38sous le soleil d'Osegore,
26:40particulièrement
26:41dans le milieu du surf.
26:42Les géants du business
26:44de la glisse
26:44étant bien installés
26:45et ce depuis
26:46la fin des années 80.
26:47Chaque marque
26:48doit afficher
26:49une présence
26:50incontournable
26:51et stratégique
26:51à Osegore,
26:52place forte
26:52sur la planète surf,
26:54le surf
26:54qui emploie
26:55plus d'un millier
26:56de personnes
26:56dans ce secteur.
26:58Mondialement reconnus
26:59pour leur qualité
27:00par les meilleurs
27:00surfers de la planète,
27:02les vagues d'Osegore
27:03depuis une décennie
27:04sont le théâtre
27:05d'un spectacle
27:05suivi chaque année
27:06par des dizaines
27:07de milliers de spectateurs.
27:08Alors que la compétition
27:09passe en plein
27:10sur l'océan,
27:11dans les rues d'Osegore,
27:13les surfshops
27:13ne désemplissent pas.
27:14Ça, ça a été
27:15une véritable révolution
27:16le surf.
27:18Mais au départ,
27:19c'était pas gagné
27:19parce que
27:21ces surfers,
27:21c'était des ovnis.
27:26Ils venaient là,
27:26ils étaient un peu
27:28marginaux
27:28par rapport
27:29à la clientèle
27:30un peu bourgeoise
27:31d'Osegore.
27:32Les bourgeois
27:33rentraient leurs filles
27:34le soir.
27:37Non, c'est vrai,
27:37ils étaient
27:38avec cheveux longs,
27:39en claquettes,
27:40enfin bon,
27:40ils n'avaient pas
27:40l'allure jeune d'ici.
27:42Et puis petit à petit,
27:45ils se sont imposés
27:46la façon de vivre
27:48et les filles
27:50des bourgeois
27:50ont commencé
27:51à les fréquenter
27:51parce qu'ils étaient
27:52beaux gosses.
27:54Ce mélange
27:55assez harmonieux
27:56entre les grands bourgeois
27:57qui sont dans leur propriété
27:58et les surfers
28:00qui viennent
28:00peupler les cafés
28:01et les restaurants
28:02avec une musique spéciale,
28:04enfin bon,
28:05voilà.
28:06Donc c'est ça maintenant,
28:07une harmonie
28:08entre des modes de vie
28:10totalement différents.
28:13Est-ce que ce ne serait pas ça
28:14la définition
28:15d'une utopie réussie ?
28:16Une mosaïque
28:17de populations différentes
28:19arrivées par vagues
28:20successives,
28:21la dernière entraînant
28:22toujours une transformation,
28:23une bifurcation
28:24de l'utopie en construction.
28:26Et la station
28:27des sports élégants
28:27devenue la mecque
28:28du surf mondial,
28:29quel virage
28:30à 180 degrés ?
28:32Dans les années 90,
28:34le succès du surf
28:35est tel
28:36qu'il attire
28:36de plus en plus
28:37de touristes
28:37dans la station balnéaire.
28:38Il se retrouve place des Landais
28:40pour y faire la fête
28:42jour et nuit.
28:55Mais ça ne veut pas dire
28:56qu'Osegore oublie ses racines.
28:59Et le salon du livre
29:00qui se tient chaque année
29:01au sporting casino
29:02est là pour le rappeler.
29:06Nous sommes ravis
29:08de vous accueillir
29:08à Osegore très cher
29:09pour votre livre
29:10Le grand amour
29:11de Marie-Antoinette.
29:16Le salon du livre
29:17est né en 1998
29:19sur l'initiative
29:20du maire Pierre Dussain
29:22et de Gérard Mignan.
29:23Donc le but,
29:24c'était un salon littéraire
29:26ayant pour thème
29:27biographie et histoire.
29:29Je disais à Osegore
29:30qu'il y a une population
29:32certes pour la glisse,
29:33certes pour les jeunes,
29:34mais il faut que les vieux
29:35à chemin blanc
29:36trouvent aussi leur compte
29:37quelque part.
29:39Et ce salon du livre
29:40a eu cette fonction
29:41de contrebalancer un peu
29:43les animations
29:44liées à la glisse.
29:46Et c'est réussi,
29:47il n'y a que des vieux
29:47qui viennent d'ailleurs.
29:50Il est vrai que c'était
29:52peut-être le cas
29:52il y a quelques années,
29:53mais aujourd'hui,
29:54le public évolue
29:55avec la diversité
29:56des thématiques
29:57et des intervenants.
29:59Avoir du rythme,
30:01avoir des dialogues
30:01qui percutent,
30:02avoir des rebondissements.
30:03Il y a beaucoup de jeunes
30:04maintenant qui viennent
30:06puisque un prix
30:07a été réalisé,
30:08le prix de la BD historique.
30:10Le but est maintenant
30:11de soutenir
30:12l'activité littéraire
30:14pour les jeunes,
30:15la bande dessinée,
30:15le manga
30:16qui connaît
30:16un essor fulgurant.
30:19Et donc,
30:20ce salon est ouvert
30:20à tout le monde.
30:28Aujourd'hui,
30:29se rendre au Sporting Casino,
30:30c'est un peu comme
30:31jeter un œil
30:32dans le rétroviseur.
30:33Faire un saut
30:34dans le passé
30:34et traverser
30:35les différentes étapes
30:36qui ont bâti
30:36la réputation d'Osegore.
30:40Si le Salon du Livre
30:41rend hommage
30:41à l'aventure littéraire
30:42des débuts,
30:43le rassemblement
30:44de vieilles autos
30:45qui se tient
30:45une fois par mois
30:46rappelle les concours
30:47d'élégance d'antan.
30:50Les anciennes voitures
30:51défilent devant
30:52le fronton extérieur
30:54qui accueillent
30:55dans la soirée
30:56de belles parties
30:56entre amateurs
30:57de pelotes basques.
31:02J'ai essayé déjà
31:03d'attraper une pelote.
31:05J'ai essayé
31:05d'attraper
31:06dans le génie,
31:06c'est ça.
31:07Moi, j'ai essayé
31:11j'ai essayé
31:11de jouer.
31:11C'est joué quand même.
31:13C'est dommage ça.
31:14C'est pas assez connu.
31:18Ça, c'est des points.
31:21Tu vas chercher ça.
31:26On est con.
31:29Là, il fait le point.
31:31Le point,
31:31il est unique.
31:36Ah oui,
31:36les mecs,
31:37ils sont bons.
31:38il y a deux ou trois
31:38champions du monde,
31:39je crois.
31:40Oui, oui.
31:40Quand ils jouent
31:41aux Etats-Unis et tout.
31:42Oui, oui.
31:44Ils ont quand même
31:45un peu,
31:45ils ont pris du poids,
31:46certains.
31:46Oui.
31:48Oui.
31:52Mais avant,
31:53c'était plein de monde,
31:53les tribunaux,
31:54tout ça.
31:55C'était plein.
31:57Maintenant,
31:57c'est un peu,
31:59je ne sais pas.
32:10c'est un peu comme ça.
32:27C'est un peu comme ça.
32:29qui ont été
32:29progressifs,
32:30ils aimaient s'amuser,
32:33ils aimaient s'amuser,
32:33ils s'appicolaient pas mal.
32:34Et bon,
32:35c'est vrai.
32:37Moi, j'aimais les boîtes de nuit.
32:40J'ai toujours aimé.
32:41Ça m'a fatigué,
32:41mais j'aimais ça.
32:44Maintenant,
32:44on se lève
32:45à laquelle on se couchait avant.
32:49C'est dur et la nuit est où.
33:03Ça, j'ai vu tous les concerts.
33:05Ça marchait très, très bien.
33:07Tous les concerts ont bien marché.
33:08À Paris,
33:08l'invitiel,
33:09tous les autres ont bien marché.
33:19Il y a six mois,
33:20tu te rappelles ?
33:21Elle voulait boire du cognac.
33:23Moi, j'avais deux bouteilles de cognac.
33:25Du 15,
33:26j'avais porté les bouteilles de cognac.
33:27Et après,
33:28elle voulait du rouge.
33:29On avait été au Café de Paris
33:30chercher une bouteille de l'avion rouge.
33:32Voilà.
33:33Elle monte sur scène,
33:35tu te rappelles,
33:35avec les plumes,
33:36elle traverse,
33:37elle arrive sur scène,
33:38mais c'est véridique ça.
33:40Elle arrive au piano,
33:41les mecs la mènent jusqu'au piano,
33:42elle commence,
33:43ne me quitte pas.
33:45t備idi, t備idi, t備idi,
33:46tiles qui tombent sur le piano.
33:49Il la relève,
33:50l'orchestre joue,
33:51tout le monde sifflait,
33:53ça gueulait,
33:53tu te rappelles ?
33:54Le public s'est manifesté.
33:55Ah, ça gueulait.
33:56Les chaises,
33:57il y avait des chaises partout,
33:58c'était limité.
34:00Je me rappelle,
34:01je me panquais derrière les trucs,
34:02je regardais,
34:04ils vont tout pêter.
34:05Les gens,
34:12je sais pas où se qu'ils vont,
34:13la soirée.
34:15Il n'y a plus rien d'ailleurs, ils sortent des restos, ils ne savent plus où aller les mecs.
34:19Ils s'ennuient un peu d'ailleurs, ils le disent tous.
34:25Ils sortent pour les restos, qu'est-ce que tu fais après ?
34:28Rien, tu rentres, tu vas à la maison.
34:33A la tombée du soleil, un léger parfum de nostalgie se fait sentir dans l'atmosphère de la ville.
34:40Si la grande époque du casino apparaît comme révolue, l'ambiance sur la place des Landais n'est plus tout
34:45à fait la même qu'avant.
34:48Comme si la ville s'était assagie, comme si elle s'était même un peu embourgeoisée.
34:53Les fêtes démesurées liées à l'apogée des sports de glisse se font rares, les habitués se souviennent.
34:58Et quand il y a eu ici la rampe de Tony Walk, le skate, ça avait été fabuleux.
35:09Il y avait du monde sur le... Je n'avais jamais vu autant de monde.
35:11Il y avait du monde sur les toits, le toit des immeubles ici.
35:18Comme si c'était hier. Le mec il est arrivé là, il avait une voiture américaine, c'était le show.
35:24Il a traversé la foule là, en skate. Il avait deux mecs de vannes qui couraient.
35:29Et après il a fait un show, c'était impressionnant. C'était magnifique. Du spectacle quoi.
35:39Il y avait des compètes tout le temps. De mai à octobre, il y avait des compètes tout le temps
35:44sur toute la côte.
35:46Donc effectivement il y avait beaucoup, beaucoup de fêtes et beaucoup de vie autour. C'est plus pareil.
35:54L'ambiance a un peu changé.
36:01A l'horizon, le ciel se couvre.
36:04En effet, la fameuse compétition internationale de surf qui se déroule ici depuis plus de 30 ans,
36:09n'aura pas lieu cette année pour des raisons financières.
36:13Après un siècle d'existence, la belle utopie ossegorienne semble vaciller.
36:19La diversité de sa population en est l'atout principal, mais aussi son talon d'Achille.
36:24Car parfois, l'harmonie se fissure et fait apparaître un déséquilibre entre par exemple des habitants aspirant au calme
36:30et de jeunes touristes enivrés jusqu'au petit matin.
36:35Entre les propriétaires de maisons secondaires achetées ici à prix d'or
36:38et les jeunes contraints financièrement de se loger de plus en plus loin de la ville.
36:44C'est le revers de la médaille quand l'utopie se réalise,
36:47lorsque l'Eldorado devient célèbre et attire de plus en plus de gens.
36:53Les artistes pionniers comme René Jeune ou Maurice Martin avaient exprimé ce sentiment.
36:58Les habitants qui leur ont succédé également.
37:01La vie est devenue très chère à cause de l'envahissement que nous avons ici d'étrangers.
37:07Est-ce que vous avez des contacts par exemple avec les gens qui viennent en vacances ici ?
37:11En général oui, parce que c'est surtout ces gens-là qui me font travailler,
37:14qui ont des villas à Ossegore.
37:17Est-ce que ça vous gêne pas ce côté un peu...
37:21luxe qu'il y a ici à Ossegore ?
37:23Ça gêne peut-être un peu, mais enfin, il faut l'accepter,
37:26parce que c'est eux qui nous permettent de travailler.
37:30Vivre ensemble, en s'adaptant, conciliant les besoins et les sensibilités de chacun,
37:34l'histoire montre que malgré tout, Ossegore a su maintenir l'utopie à flot.
37:39Il s'agit aujourd'hui de lui donner un nouveau souffle,
37:41en se recentrant sur l'essentiel, les valeurs des débuts.
37:45Retrouver de la simplicité, de l'insouciance même,
37:48un plaisir absolu qu'on peut déjà observer
37:51avec les petites compétitions locales de surf
37:53qui commencent à s'organiser sur les plages.
37:55Et surtout, garder intacte son âme d'enfant,
37:59car c'est elle qui a été à la base de toutes les révolutions ici.
38:03Bon, donc je me présente.
38:05Vous savez comment je m'appelle ?
38:07Popeye.
38:09Ah, voilà.
38:10Donc, on m'appelle Popeye depuis que je suis mède-nageur.
38:14Je m'appelle Jean-Pierre, sinon j'ai un vrai prénom.
38:16Voilà, donc j'ai fait mède-nageur ici.
38:18Peut-être que j'ai appris à nager à vos parents,
38:20ce serait curieux de le savoir.
38:22Vous demandez à vos parents où c'est qu'ils ont appris à nager avec Popeye,
38:24ce serait marrant.
38:25Donc là, vous avez une planche de sauvetage.
38:28Pour vous dire, ça fait partie un peu de mon histoire,
38:30parce qu'à l'époque, moi, j'étais un des rares sauveteurs
38:32à avoir une planche de sauvetage, c'était une planche de surf.
38:35Ça, c'est vraiment une planche de sauvetage.
38:37D'accord ?
38:38Et quand vous avez l'eau qui arrive,
38:40toutes les vagues qui font 2-3 mètres,
38:41elles arrivent d'un seul coup.
38:44Elles arrivent comme ici, vous voyez ?
38:45Et ça, c'est vraiment...
38:46Regardez, regardez le mède-nageur.
38:48Hop, il plonge de suite.
38:50Comme ça, approchez-vous.
38:53Voilà.
38:53Vous voyez, il faut vite la voir.
38:56Voilà.
38:59Voilà, maintenant, ils sont dessus, ils ont le temps.
39:01Mais il faut être très rapide,
39:03parce que si elle disparaît, vous avez vu, là,
39:05vous avez vraiment vu, le danger, il est immédiat.
39:12Donc ça, c'est assez courant.
39:14Ce genre d'intervention que vous avez vue, c'est assez courant.
39:19Fort de son expérience de maître nageur,
39:21Popeye crée avec un ami le sauvetage sportif en 1994.
39:25L'idée est de transformer le sauvetage en mer en vraie discipline sportive avec des règles et des entraînements quasi
39:31-quotidiens.
39:32Il s'agit de donner aux jeunes le goût de l'effort, tout en développant leur envie et leur capacité
39:37de porter secours aux autres.
39:38Le fait qu'on structure des clubs de sauvetage sportifs, on a des jeunes qui viennent dès l'âge de
39:445-6 ans,
39:45qu'on est nés ici, au danger de l'océan, au premier geste, et petit à petit, ils fréquentent des
39:52clubs de sauvetage.
39:53Et s'ils ne deviennent pas sauveteurs, ils pourront eux-mêmes avoir une technique, voilà, c'est mettre des techniques
39:59au niveau de la population.
40:01Le bâton, si vous voulez, ça représente le bras d'une victime.
40:05C'est pour voir si les sauveteurs, ils sont rapides, comme vous l'avez vu tout à l'heure.
40:10Aujourd'hui, nombreux sont les enfants d'Osegore qui pratiquent ce sport,
40:14comme d'autres pratiquent le foot ou la sesta punta, la pelote au rail à l'aille.
40:18C'est un nouveau sport, tout ce qui est nouveau n'est pas forcément bien compris.
40:21Les gens qui travaillaient sur les plages n'ont pas répondu forcément à notre enthousiasme, si tu veux.
40:28Quand tu as travaillé 30 ans d'une manière, tu te dis pourquoi je vais faire du sport.
40:38Nous, on pensait qu'il y avait un avantage à faire du sport, au niveau du dynamisme, de tout ce
40:43qu'on pouvait apporter,
40:44puis les techniques allaient s'améliorer, déjà au niveau de la planche de sauvetage,
40:48donc il fallait bien s'entraîner pour faire de la planche de sauvetage, la bouée tube, qui n'existait pas.
40:53C'est quand même notre sport qui a mené ces deux techniques.
40:58Voilà, on accroche bien et là, tu es bien tenu, d'accord ?
41:02Même si elles n'ont pas été adoptées, elles ont mis peut-être 5 à 10 ans, suivant les plages,
41:09pour adopter la planche de sauvetage, maintenant on voit que tous les postes de secours ont des planches de sauvetage.
41:15C'était une révolution quand même.
41:20Il faut montrer les racines qu'on a.
41:24Que les jeunes du club soient fiers de ce qui a été fait, d'être un club pionnier, tout ça,
41:30je pense que les racines sont importantes.
41:34Tu as la valise quand je suis parti, mes parents, il y a un bol de pho, c'est le
41:41plat traditionnel vietnamien, il y a un sens, il y a un sens à tout.
41:46Ce souvenir d'où l'on vient pour savoir où l'on va pourrait être une maxime qui accompagne bon
41:51nombre d'osségoriens aujourd'hui.
41:53Les racines sont importantes, il est nécessaire de s'en inspirer pour envisager d'autres horizons.
42:01Comme les artistes arrivés il y a plus d'un siècle au bord du lac, certains habitants ont gardé intacte
42:06leur capacité d'émerveillement face à une nature qui fascine toujours autant, une source d'inspiration inépuisable.
42:24Oui, le paysage landais, je le représente comme ça, avec des pins, avec l'océan, avec des dunes et des
42:30maisons.
42:33Non, ça me parle bien de voir ça dans la peau.
42:39Et j'imagine, il y a 100 ans justement, il y avait beaucoup moins de maisons, moins de routes.
42:45Comme ça je peux voyager dans le temps, tu vois.
42:48Quand je dessine le lac, je peux faire 5 maisons.
42:51Maintenant il y en a 50, tu vois.
42:59Je ferai une photo.
43:04100 ans plus tard, les artistes impriment toujours la ville de leur talent et de leur regard.
43:09Surtout lorsqu'il est porté par des utopistes qui observent le monde tel qu'il pourrait être.
43:16Car finalement, comme le disait Oscar Wilde, le progrès n'est que l'accomplissement des utopies.
43:22Osegore, c'est l'océan.
43:24C'est vraiment cette porte vers l'océan.
43:28Ici, il y a un côté naturel que je n'ai pas trouvé ailleurs en France.
43:34Les paysages d'Osegore n'inspirent donc pas seulement les artistes.
43:39La lutte pour la préservation de la nature peut aussi inciter des ingénieurs à innover
43:43et qui sait, entamer une autre révolution.
43:47Des pionniers d'un nouveau genre, en short dans une caravane.
43:52Salut.
43:52Bonjour.
43:53Salut.
43:54Qu'est-ce qu'on peut acheter ?
43:56On n'achète rien, on crée ici.
43:58J'innove des planches en carton et en liège.
44:01Tu vois, celle-là est faite en cagette.
44:03Ah oui.
44:04Celle-là de la côté, elle est faite en carton.
44:05Celle-là, elle est faite en carton.
44:12Ça, c'était ma première, celle-là.
44:14En carton, 100%.
44:15Pèse-la, celle-là.
44:18Ça fait 3 tonnes.
44:20Et à l'intérieur ?
44:21Oh, reculé.
44:23Ouais.
44:24Mais non.
44:26Tu vois ?
44:27Et regarde celle-là.
44:32C'est fou, le carton, aussi.
44:34Ouais.
44:35Et dedans, t'as fait que t'as mis quoi dedans ?
44:36Eh, dedans, c'est du vide.
44:38J'ai fait un holo.
44:39D'accord.
44:40Tu vois, elle est vide à l'intérieur, comme une aile de l'avion.
44:41Ok.
44:43Voilà.
44:44Et ça, c'est des cagettes, cagettes du marché, tu vois.
44:47Les cagettes, c'est ça.
44:48Ah oui, tu les colles auprès, là-bas.
44:50Je les colle et après, j'en fais un holo, quoi.
44:52C'est vraiment des cagettes.
44:55C'est gratuit, en fait, tu vois.
44:56Ça ne coûte rien, donc du coup, t'as juste à réfléchir.
44:59C'est un danger, ça fonctionne, quoi.
45:01C'est ça.
45:03Ouais, franchement, cool, hein.
45:04Bah, merci.
45:05C'est de réfléchir quand vous achetez des trucs.
45:07C'est pas des planches blanches qui viennent de Chine.
45:09Ouais, voilà.
45:12L'idée de la caravane, c'est déjà d'avoir cette liberté.
45:17Au début, je fais ça pour être tranquille, mais finalement, les gens viennent, les gens
45:20s'arrêtent, les gens demandent, et c'est là où vraiment, c'est intéressant de voir
45:24leur retour.
45:25Ils sont assez étonnés de voir qu'on peut surfer avec des cagettes ou du carton, donc,
45:29voilà.
45:33C'est avec les cagettes que j'ai démarré.
45:35Moi, je trouve que le bois de cagettes, en soi, c'est très beau.
45:37Le carton, il y a une texture, c'est très joli, le carton.
45:40Comment on peut réfléchir à un matériau, justement, au lieu d'importer des nouveaux
45:44matériaux, comment utiliser tout ce qu'il y a autour de nous pour pouvoir créer quelque
45:47chose de nouveau, et surtout, on pourrait les réutiliser directement.
45:54Ici, c'est un bel endroit pour tester, pour améliorer.
46:00Je fais ici, je vais surfer, je reviens, j'ai une nouvelle idée, je vais choper du carton,
46:05je découpe, et l'idée, c'est vraiment un processus de création qui pourra m'emmener
46:09vers la planche parfaite et la planche la plus éco-responsable et la plus performante
46:13possible.
46:25Je ne dis pas que je vais révolutionner le monde, mais essayer de, par mon action,
46:29essayer de faire quelque chose de plus, parce que l'océan nous donne énormément.
46:34Je pense que le premier pas aussi, il vient du surfeur lui-même, l'utilisateur, qui lui,
46:39il devrait savoir ce qu'il y a dans sa planche, il devrait savoir d'où elle vient, etc.
46:43Et je pense qu'on doit faire plus.
47:00La mission, c'est, on ramasse deux mégots, hop, hop, hop, hop, on court, on se lève,
47:04on va chercher deux mégots qu'on met là.
47:19L'écologie, c'est la base de mes préoccupations depuis longtemps.
47:24Je pense que les jeunes qu'on a, on leur apporte vraiment des belles valeurs humanistes.
47:36La solidarité, le sens du collectif, ne rien lâcher, les valeurs que défend le
47:41sauvetage sportif ont animé les pionniers qui ont fait au Segore.
47:45Des valeurs qui prennent chaque année tout leur sens lors des championnats de France.
47:49Les championnats de France, c'est l'aventure un peu de ma vie, l'organisation des championnats
47:55de France.
47:56On a une grosse équipe, on essaye de se battre pour la première place contre Biarritz.
48:01C'est très difficile à dire ce qui va se passer.
48:06C'est très difficile à dire ce qui va se passer.
48:38L'histoire d'Osegore s'est écrite ainsi.
48:41Une idée un peu folle, portée envers et contre tout par l'énergie et la conviction
48:45de pionniers visionnaires.
48:47Avec au bout la victoire incertaine qui viendrait récompenser le chemin parcouru.
48:52Est-ce que c'est Biarritz ? Est-ce que c'est Osegore ?
48:54Osegore ou Biarritz ? Biarritz ou Osegore ?
48:58C'était première place pour Osegore !
49:22Au début du XXe siècle, les panoramas d'Osegore ont inspiré des rêves d'utopie.
49:27Des rêves qui ont souvent entraîné des transformations du paysage, révolutionnant la vie de ceux qui le peuplaient et attirant
49:35de nouveaux habitants.
49:36Des transformations faisant se superposer les mondes ainsi révolus et les réalités nouvelles, toujours en quête de l'harmonie parfaite.
49:47Peut-être que Ronnie Jeune, Alfred Eluer ou encore Jacques Hirot seraient surpris d'explorer le Osegore d'aujourd'hui.
49:54Sans doute, et certainement impatient aussi, de découvrir dans les prochaines décennies
49:58les métamorphoses de cette cité aux multiples visages.
50:03Une cité qui conserve encore bien des mystères, comme l'origine de son nom par exemple,
50:08mais qui trouve néanmoins une belle définition de la part de son maire emblématique.
50:12J'ai un vieux slogan qui est le suivant,
50:14« Si à Osegore, comme partout, il ne faut pas toujours beau, il fait toujours beau. »
50:49Sous-titrage Société Radio-Canada
51:10Sous-titrage Société Radio-Canada
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