00:00Quand Pompidou dit à Balladur, qui était son secrétaire général,
00:04qui lui dit « voilà, il y a un dossier, il faut prendre une décision »,
00:06il lui dit « je souffre trop, je ne suis pas en mesure de la prendre, faites-le ».
00:11Alors il avait eu la chance, d'après moi, d'être tombé sur Balladur,
00:14qui était un homme d'État.
00:16Les gens l'aiment, l'aiment pas, ça c'est un autre sujet.
00:18Mais qui donc, voilà, mais est-ce que c'est normal qu'un haut fonctionnaire
00:21prenne la décision à ce moment-là à la place du président de la République ?
00:24On peut se poser la question.
00:25Mais franchement, Georges Pompidou, ce document peut-être sera-t-il publié un jour
00:31si la famille le souhaite ?
00:33Vous sortez de la lecture des documents en disant « Pompidou aurait dû mettre fin à ce document ».
00:38Une des choses les plus saisissantes, c'est quand même le soir de son investiture.
00:42Il est investi à l'Élysée le matin.
00:44Le soir, il y a eu une réunion de crise tard le soir
00:48pour qu'il y ait moins de possibilités que ça se sache au domicile du médecin
00:54parce que les dernières analyses sanguines sont très mauvaises
00:57et il faut faire quelque chose.
01:00Et il décide de...
01:02Enfin, il décide...
01:05Le professeur Jean-Bernard voit bien qu'il ne pourra pas dire quelque chose à Pompidou
01:10qui ne veut pas le voir, ce qui est quand même shakesperien en même temps.
01:14Et il décide de durcir le traitement de cortisone.
01:17Mais le soir même, c'est quand même...
01:19Le soir de son investiture, effectivement.
01:21Pour reprendre l'adjectif de Sibeth, extraordinaire.
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