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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo

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00:0019h face à l'info, bonsoir. Au sommaire ce soir, Sébastien Lecornu réclame une loi pour juillet après les violences
00:07urbaines.
00:08Violence qui suscite encore une profonde indignation, même trois jours après.
00:13Mais elle semble aussi de moins en moins surprendre.
00:16A force de répétition, une société peut finir par intégrer l'exception dans la normalité,
00:22adaptant ses comportements plutôt que de résoudre le problème.
00:26Une société commence-t-elle à décliner lorsqu'elle combat moins ses problèmes qu'elle ne s'y adapte ?
00:33L'édito de Mathieu Bocoté.
00:35L'affaire Henri Novak bouleverse le Royaume-Uni bien au-delà du meurtre lui-même.
00:41Souvenez-vous de ce jeune homme blanc, poignardé par un homme de 23 ans, sick,
00:47et qui s'est vu mourir menotté par les policiers.
00:50Lui, la victime, en train de crier « je ne peux plus respirer » comme George Floyd.
00:54Sauf qu'il est blanc, et les réactions ne sont pas les mêmes.
00:57Une vidéo de son agonie a été publiée, son père s'est exprimé,
01:01lorsqu'une société commence à douter de l'impartialité de sa police.
01:06L'analyse de Gabriel Cluzel.
01:08Les youtubeurs McFly et Carlito, duo de vidéastes et humoristes très populaires,
01:13lancent une marque de chips, dont toutes les recettes sont halales,
01:19y compris une saveur jambon-beurre, sans véritable jambon.
01:22Nous revenons ce soir sur la dimension identitaire de l'alimentation,
01:27l'instrumentalisation des pratiques alimentaires,
01:30la bataille culturelle autour de l'alimentation,
01:33peut-être la bêtise aussi, selon certains, le regard de Marc Menon.
01:38Donald Trump, pourtant allié historique d'Israël,
01:41a publiquement recadré Benjamin Netanyahou pour préserver ses négociations avec l'Iran.
01:46Comment analyser cet épisode ?
01:48Est-ce une rupture ? Faut-il comprendre que le soutien américain n'est jamais inconditionnel
01:53et qu'il ne dépend que des intérêts de Washington ?
01:56L'analyse de Michel Fayad.
01:59Le fils du ministre algérien de l'Intérieur, Saïd Sayoud,
02:04vivrait sans papier en France.
02:06Voilà les informations qui ont circulé depuis 48 heures,
02:09sauf qu'en se renseignant, cet après-midi, on a appris,
02:12Charlotte Dornelas d'ailleurs, a appris que c'est absolument faux
02:15et qu'il dispose d'un titre de séjour en cours de validité.
02:19Il est en situation régulière.
02:21Alors d'autres sources infirment qu'il est resté plusieurs années en France,
02:25sans papier, et qu'il aurait été régularisé là, à la dernière minute.
02:29Difficile de démêler les informations dans tout cela.
02:32Une chose est sûre, c'est que la reprise du dialogue avec l'Algérie vacille
02:36et Christophe Gleize est toujours en prison.
02:38Le décryptage de Charlotte Dornelas.
02:41Des nouvelles du front de la politique migratoire en Europe.
02:45L'Union européenne semble amorcer un tournant
02:47en facilitant l'expulsion des clandestins
02:50et en envisageant des centres de rétention hors de son territoire.
02:54Pour ses partisans, il s'agit simplement de restaurer la maîtrise des frontières.
02:58Pour ses détracteurs, d'un durcissement inédit de la politique migratoire.
03:03L'édito de Mathieu Bocoté.
03:05Il dénonce l'utilisation de la police comme, je cite, régulateur social.
03:11Il souligne que l'histoire de la police en France démontre
03:14qu'elle n'a pas été fondée pour être au service du citoyen,
03:17mais qu'elle protège fondamentalement l'État et ses représentants.
03:22Jean-Pierre Colombiès vient de publier chez Max Milot
03:25la face obscure de la police,
03:27alors que le gouvernement a été interrogé sur la stratégie du maintien de l'ordre
03:32aujourd'hui à l'Assemblée nationale.
03:33On lui demandera ses réactions et son analyse pour faire face au casseur
03:37compte tenu des critiques de l'extrême gauche
03:39et du manque de soutien clair de la part de certains politiques.
03:43Jean-Pierre Colombiès est l'invité de Face à l'Info ce soir.
03:47Une heure pour tout se dire, avec nos mousquetaires et son tabou.
03:51C'est parti.
04:05D'abord, on écoute Bruno Rotaillot et ensuite on donne Sébastien Lecornu.
04:12Pardon.
04:15Ils étaient dans le même parti.
04:17Non, ce n'est pas ça.
04:17C'est que je discutais avec France.
04:19Pardon, je discutais avec France à l'oreille qui m'a parlé de Bruno Rotaillot.
04:22On va écouter d'abord Sébastien Lecornu, le Premier ministre.
04:26On peut être en colère de voir les images lamentables
04:30telles qu'elles nous sont évidemment parues samedi soir
04:33et je veux redémarrer par là où vous avez commencé.
04:36Nous devons ici soutenir, quoi qu'il arrive,
04:40les forces de sécurité intérieure, policiers, gendarmes,
04:45pour une simple et bonne raison, mesdames et messieurs les députés,
04:47car leur mission est d'appliquer les lois de la République que vous avez votées.
04:52Et là-dessus, on ne peut pas être dans une schizophrénie pire que cela,
04:55comme une parlementaire l'a fait avant même ces images samedi,
04:59laissant à entendre que ce sont les forces de l'ordre qui créeraient le désordre.
05:03L'inversion du récit, l'inversion des valeurs et le début du combat politique et culturel qu'il nous faut
05:10mener.
05:10On en parlera avec vous, Jean-Pierre Columbia, vous êtes déjà sur notre plateau,
05:15on en parlera dans un instant.
05:17D'abord, Mathieu Bocoté, les Français, dit-on, ne doivent pas s'habituer aux violences urbaines,
05:22aux guérillas, aux scènes de guérillas, à l'insécurité globale.
05:25Et pourtant, ne s'y sont-ils pas déjà habitués ?
05:30Et comment ne faudrait-il pas faire l'histoire de ce consentement à la violence
05:35pour voir comment les Français, demain, pourraient même s'y habituer et chercher à en finir avec ces violences ?
05:43Alors, je vous raconte une histoire qui se passe hier, 23h15, 23h15, c'est-à-dire 6h et avec 6h
05:50de moins au Québec,
05:51où je commente les émeutes françaises, en fait, ce qui s'est passé de samedi soir à dimanche soir, à
05:55la radio québécoise.
05:56J'explique un peu ce qui s'est passé.
05:57Et là, l'intervieweur, le présentateur, m'arrête avec cette question.
06:02Il dit, mais les Français sont révoltés, ils ne trouvent pas ça normal.
06:04Les Français ne sont pas habitués quand même à ces violences qui se répètent.
06:08Est-ce qu'ils sont aussi scandalisés que nous, aujourd'hui ?
06:12Je ne dirais pas des choses comme ça.
06:13Ils sont habitués.
06:15Ils sont habitués.
06:16Ils me disent, mais comment peut-on s'habituer à de telles violences ?
06:18Ce n'est pas normal de voir des hordes de barbares tout ravager régulièrement,
06:22qu'on gagne, qu'on perde, que ce soit une nouvelle langue, que ce soit une bavure policière ou non.
06:26Ils ne comprenaient pas.
06:28Et cette stupéfaction de mon ami québécois qui m'interviewait,
06:32je l'ai retrouvée aujourd'hui partout dans la presse internationale,
06:35où il y a une stupéfaction, c'est-à-dire comment les Français peuvent-ils s'habituer à cela ?
06:41Il y a la version, on pourrait dire, Émilie and Paris, c'est-à-dire où est la douce France
06:46?
06:46C'est-à-dire, ce n'est pas censé ressembler à ça la France telle qu'on se l'imagine,
06:50telle qu'on la fantasme, telle qu'on la désire.
06:52On s'imagine la France à la manière d'une forme de doux pays, de pays de désir, de pays
06:56de charme,
06:57de pays d'abondance, de pays de liberté,
06:59et pas exactement de pays où les uns décident de passer de temps en temps pour ravager le paysage urbain.
07:06À droite de la droite, comme on dit de manière polie,
07:09certains se sont même dit, on l'a vu aux États-Unis, on l'a vu aux Pays-Bas, on
07:12l'a vu en Allemagne,
07:13les gens disent, bon, mais devant cela, remigration.
07:15C'est-à-dire, leur explication est très sommaire, je ne dis pas qu'ils ont raison, qu'ils ont
07:18tort.
07:18Mais leur explication devant ça, c'est que ces gens, peu importe les papiers qu'ils ont,
07:22ne veulent pas vivre en France, ils veulent piller la France, ils veulent agresser la France,
07:24ils veulent s'emparer de la France sur le bas de conquérants, disent-ils.
07:27Il ne s'agit pas d'être d'accord avec eux, évidemment.
07:29Donc, ils doivent repartir.
07:31Ça, je l'ai lu à quelques reprises.
07:33Alors, la question qu'on doit se poser, laissant de côté l'étranger un instant,
07:36c'est comment la population française a-t-elle pu accepter, au fil du temps, cette violence?
07:42Alors, j'entends des politiques nous dire, nous ne devons pas accepter cette violence,
07:46on ne doit pas s'y habituer, on ne doit plus, on doit refuser.
07:48Je ne sais pas que j'entende ça, franchement, j'entends bla, bla, bla, bla, bla.
07:52Ça fait longtemps qu'on s'est habitués à cette violence.
07:54Ça fait longtemps qu'on a accepté l'idée qu'elle reviendrait par cycle, qu'elle irait en s'amplifiant.
07:59Ça fait longtemps, on le disait hier, que nos comportements quotidiens se sont adaptés
08:04à cette violence conquérante et hégémonique.
08:07Alors, on a beau nous dire sans arrêt, il ne faut pas s'habituer, nous nous sommes habitués depuis longtemps.
08:12Alors, quelle était l'histoire de cette habitude?
08:14Ça, c'est plus intéressant.
08:16Pour la première étape, évidemment, c'était comme d'habitude le déni.
08:18C'est-à-dire, quand les gens voyaient ce qui se passait, les autorités morales du régime ont dit
08:24« Mais il ne se passe rien. Qu'est-ce que vous dites là? Il n'y a pas de
08:27violence à Paris.
08:27Il y en a même moins qu'il n'y en a jamais eu. »
08:30Pendant longtemps, on entendait ça.
08:31Et là, on nous faisait une histoire de la violence depuis le Moyen-Âge
08:33pour nous expliquer que finalement, ça va mieux qu'en 1412.
08:36Bon, merci franchement, les gars.
08:39Ensuite, il y a eu l'ordre.
08:40Certains amendés en disant « Vous savez, par ailleurs, l'histoire des deux derniers siècles
08:42est une histoire du progrès des mœurs qui fait en sorte que, de mémoire d'hommes,
08:47nous n'avions plus la connaissance de cette société hyper violente au quotidien. »
08:51Mais quoi qu'il en soit, le déni, c'était l'habitude.
08:53Le déni, il y a la règle partout.
08:54Déni migratoire, déni sécuritaire, déni pour les finances publiques.
08:58C'est le parti du déni qui nous dirige.
09:01Cela dit, à un moment donné, encore une fois, quand le réel frappe à la porte
09:04et qu'on ne peut plus nier, nier, nier, qu'est-ce qu'on voit?
09:06Une théorie est apparue il y a une vingtaine d'années environ, un peu plus.
09:10Et c'était la théorie des ondes de non-droit.
09:12Donc, on a dit, oui, c'est vrai, il y a des endroits qui sont violents,
09:15il y a des endroits qui sont 25 ans même, je dirais.
09:18Il y a des endroits où on ne peut pas pénétrer.
09:19Il y a des lieux où on ne peut plus aller, mais ce sont des ondes de non-droit.
09:22Donc, sachez-le, n'y allez pas.
09:24Si vous êtes assez imbécile pour y aller,
09:26vous cherchez un peu après les coups que vous recevrez.
09:30N'y allez pas et vous n'aurez pas de soucis.
09:33Soit dit en passant, quand les Américains ont dit la même chose,
09:35en parlant de « no-go-zone » en France,
09:38soudainement, on a dit, vous êtes fous.
09:39Il n'y a pas de « no-go-zone » en France, il n'y en a aucune.
09:41C'est une invention, c'est une théorie conspirationniste d'extrême-droite.
09:44Une autre.
09:45Mais ce qui est intéressant là-dedans,
09:47c'est qu'on a cherché à cantonner géographiquement
09:51la violence qui partout ravage le quotidien.
09:53Donc, on disait, pour peu qu'on n'habite pas dans ces quartiers,
09:55on n'aura pas de soucis.
09:57Sauf que les « no-go-zone » se sont multipliés.
09:59Et un jour, on a découvert,
10:01c'est ce qu'on se disait hier,
10:01qu'il n'y a plus aucune partie du territoire
10:04qui est théoriquement à l'abri de cette violence.
10:06Elle peut frapper à la boule,
10:08elle peut frapper sur les Champs-Élysées,
10:10elle peut frapper dans les beaux quartiers.
10:11Et demain, pour ne pas dire aujourd'hui,
10:13et en fait, hier, elle peut même cogner chez vous.
10:15Et on verra des images.
10:16Et ça, je pense que c'est une des choses les plus importantes
10:18qu'on doit dire.
10:19Le récit, même le plus inquiet sur l'état de la violence,
10:24est en retard sur la réalité.
10:25Mais puisqu'on ne veut pas s'avouer jusqu'où c'est rendu,
10:28on est en retard sur la réalité,
10:30croyant et trop dacieux,
10:31alors qu'on est tout simplement à petite vitesse dans le diagnostic.
10:35Par ailleurs, les politiques, dans tout cela,
10:36se sont évitées, inévitablement,
10:38avec ce qu'on pourrait appeler une forme de théorie auto-accusatrice.
10:42Certes, il y a des bouts de France qui ne sont plus la France.
10:44Certes, il y a des endroits où on risque de se faire molester,
10:48chaparder, gorger.
10:49Mais ce n'est pas un peu de notre faute.
10:50Parce qu'on a parqué, apparemment,
10:52des populations nouvelles là-bas,
10:54des populations issues de l'immigration.
10:55C'est vrai que c'est grave,
10:57mais c'est de notre faute.
10:58On n'a pas su transmettre la France,
11:00on n'a pas su donner le goût de la France
11:02aux populations nouvelles,
11:03sans se demander s'ils en avaient le goût par elles-mêmes,
11:06sans se demander si elles voulaient qu'on leur transmette
11:08ce pays qui n'est pas qu'une idée, mais qui est une réalité,
11:10sans se demander si c'était possible de transmettre
11:13à partir d'un certain seuil de démesure démographique.
11:16Quoi qu'il en soit, on nous a expliqué
11:17que cette violence n'existait pas.
11:19Pourtant, au quotidien, chacun d'entre nous
11:21savons aujourd'hui comment chercher à l'éviter,
11:23tout en sachant qu'elle peut frapper
11:25à n'importe quel moment.
11:26On verra dans un instant des images
11:29de Tony Pitaro,
11:30le lanceur d'alerte,
11:31où on voit les casseurs,
11:34les violents,
11:35entrer dans les immeubles,
11:37effectivement,
11:38et c'est déjà le cas.
11:39Vous parlez, Mathieu Bocoté,
11:40ici, des violences ordinaires.
11:42Oui.
11:42Depuis quand, selon vous,
11:43les Français se sont-ils habitués
11:45aux émeutes anti-françaises ?
11:47Parce que c'est une autre réalité.
11:48Effectivement, je décrivais
11:49ce qui se passait dans les RER,
11:50les transports,
11:51je décrivais la violence
11:52des jours quotidiens.
11:54Mais il y a aussi les grands moments,
11:55les flambées de violences,
11:56comme on parle de manière poétique.
11:58Et ça, on pourrait dire,
11:59il y en a avant 2005.
12:00Mais il y a le moment de bascule
12:00avec 2005, avec les émeutes,
12:02où on prend conscience
12:03d'émeutes urbaines,
12:05ethno-culturelles,
12:07orientées et anti-françaises
12:08à bien des égards.
12:09Mais immédiatement,
12:10le régime se mobilise,
12:11comme d'hab,
12:12pour nous dire, en fait,
12:13ce ne sont pas des émeutes
12:14anti-françaises
12:15n'ayant aucun contenu
12:16identitaire ou culturel
12:17ou ethno-culturel.
12:19Leurs contenus,
12:19elles sont strictement sociales.
12:21Ce sont des émeutes,
12:22elles ne sont pas agréables,
12:23elles brisent tout,
12:24mais ce sont des émeutes sociales.
12:25Circuler, il n'y a rien à voir.
12:27Donc, le régime,
12:28obligé d'enregistrer
12:29la réalité des choses,
12:30explique alors que ça n'a rien
12:31à voir avec ce que l'on voit.
12:33C'est la même période,
12:342005, cette période-là,
12:35où on voit émerger,
12:36si je peux me permettre,
12:37c'est un savoir non-institutionnel
12:39pour décrire cette réalité
12:41d'un pays
12:42avec des tensions ethno-culturelles
12:43de plus en plus vives.
12:44Donc, c'est l'émergence,
12:45par exemple, de F2Souches.
12:48F2Souches qui va faire un travail
12:49pour chercher à documenter
12:50l'expérience quotidienne
12:52des uns et des autres
12:53qui est niée
12:54par le grand discours officiel.
12:55C'est une époque
12:56où Hugues Lagrange,
12:57sur un tout autre registre,
12:58le sociologue,
12:58parle du déni des cultures
12:59pour parler du choc culturel
13:01et ses effets sécuritaires
13:02pour d'autres.
13:03C'est une époque
13:04qui nous a été racontée
13:04par Alexandre Devicchio
13:05dans son dernier livre,
13:05soit dit en passant.
13:06Donc, dès lors s'installe
13:08une conviction en 2005
13:09et elle va revenir,
13:10c'est celle de l'inévitable répétition.
13:12Il y a des violences,
13:13il y en aura encore plus.
13:15On ne peut pas faire grand-chose.
13:17D'une certaine manière,
13:18les autorités cherchent
13:19à les contenir
13:19en faisant preuve
13:20d'une forme de dispositif
13:21de sécurité
13:22toujours plus musclé.
13:23Mais nous ne croyons plus
13:24qu'il est possible
13:25de casser une fois pour toutes
13:26la mécanique de la violence.
13:27On peut la contenir.
13:28On n'est pas assez
13:29de l'idée d'une société
13:30sans violence
13:31à une société
13:31où la violence est permanente
13:33mais on cherche
13:33à s'en protéger
13:34d'une manière ou de l'autre.
13:35Donc, soit sur le plan collectif
13:36avec le dispositif
13:37des forces de l'ordre
13:38dont on parle souvent,
13:39soit en fuyant
13:40dans sa vie personnelle
13:41tout simplement
13:42et plusieurs fuient.
13:43C'est aussi une époque
13:44les 25 dernières années
13:45soit dit en passant
13:46où on va avoir
13:47une forme d'inversion
13:48dans le récit public
13:49des victimes de l'insécurité.
13:51Donc, finalement,
13:51les victimes de l'insécurité
13:52ce ne sont pas tous ces Français
13:53qui doivent fuir leur territoire,
13:55qui doivent fuir leur ville,
13:56qui doivent fuir leur commune,
13:57qui vont constituer
13:58la France périphérique
13:58à la manière
13:59qu'ils quittent leur quartier
14:00pour retrouver la France
14:01en quelque sorte.
14:04Ça devient la France périphérique.
14:05Et on aura plutôt
14:06le récit alternatif
14:07de la gauche indigéniste
14:08avec, par exemple,
14:10Adama Traoré, Théo et ainsi de suite.
14:11Donc, les véritables victimes
14:12de l'insécurité
14:13seraient les victimes
14:14d'une police
14:14qui créerait de l'insécurité
14:16partout en France.
14:17Donc, non seulement
14:18on nie l'expérience
14:19du commun et mortel,
14:20mais à la fin,
14:20il y a une inversion totale
14:22du récit.
14:23Alors, je l'ai dit,
14:24on fuit.
14:25On fuit de mille manières.
14:26On fuit vers la France périphérique.
14:28On fuit en changeant
14:28de ligne de métro.
14:29On fuit en s'habillant autrement.
14:31On fuit en restant
14:32chez soi les soirs de fête.
14:33On fuit concrètement
14:35tout ce qui peut ressembler
14:36à la possibilité
14:37d'un affrontement
14:38dans la ville.
14:38C'est la politique
14:39de la fuite.
14:40Je ne suis pas certain
14:41qu'elle soit irresponsable.
14:42Il se peut
14:42qu'elle soit lucide.
14:45Ces scènes françaises
14:46ne sont-elles pas
14:46de plus en plus
14:48des scènes européennes ?
14:49Absolument.
14:49Alors, la France
14:50est à l'avant-garde
14:50dans la matière.
14:51Je ne suis pas certain
14:52qu'elle en soit heureuse.
14:53Mais quoi qu'il en soit,
14:54ce qui se passe ici
14:55se passe ailleurs.
14:56Gabriel nous parlera
14:56dans un instant
14:57d'Henri Novak.
14:58C'est une histoire
14:58absolument atroce.
14:59Je lui laisse le récit.
15:00On a eu l'occasion
15:00d'en parler, je pense,
15:01sur la chaîne
15:01il y a quelques semaines.
15:03C'est une scène atroce
15:04parce qu'est-ce qu'on voit
15:04là-dedans ?
15:05Il y a un criminel,
15:07il y a une victime
15:08et la police se tourne
15:09d'essayer de persécuter
15:10la victime
15:11et de laisser tranquille
15:12le criminel.
15:12Pourquoi ?
15:13Parce qu'on a accusé
15:13la victime de racisme.
15:14Ça, c'est la structure
15:16de base de notre époque
15:17en la matière.
15:18On raconte de plus en plus
15:19les tensions ethno-culturelles
15:21qui façonnent notre époque
15:22en Grande-Bretagne.
15:23La question des grooming gangs
15:24vient encore d'être évoquée
15:26à la Chambre des communes,
15:27à la House of Commons
15:27pour raconter
15:28ce que ça voulait dire
15:29ces scandales à grande échelle
15:32d'esclavage sexuel.
15:33Et dans plus en plus de villes,
15:34et je terminerai avec cela,
15:36on voit se multiplier
15:37les fameuses no-go-zone
15:38dans la française.
15:39On en voit en Suède,
15:40il y en a 65,
15:41en Allemagne,
15:41en Belgique,
15:42bien évidemment.
15:43Et j'ajoute,
15:44soit dit en passant,
15:45que les pays
15:45qui connaissent
15:46des tensions sécuritaires
15:47comme celles-là,
15:48ce ne sont pas tous
15:48des pays qui ont eu
15:49des grands empires coloniaux
15:50qui viendraient se venger
15:51chez eux plus tard.
15:52On dit souvent ça,
15:53la France perd
15:53et le prix de sa colonisation.
15:55Dans les faits,
15:55c'est faux.
15:56Je n'ai pas souvenir
15:57du grand empire colonial suédois.
15:59Pourtant, la Suède
15:59connaît aujourd'hui
16:00cette flambée
16:00de racisme anti-blanc.
16:02Bien, je terminerai
16:02avec la phrase suivante.
16:03Nous avons connu
16:04depuis 25 ans
16:05une expérience idéologique
16:06à grande échelle
16:07avec des apprentis sorciers
16:08qui ont soumis nos sociétés
16:09au fantasme
16:09de la diversité heureuse.
16:11Aujourd'hui,
16:11tout le monde se met aux abris.
16:14Tout le monde se met aux abris.
16:16Jean-Pierre Colombiès.
16:17Pardon?
16:18Jean-Pierre Colombiès,
16:18comment vous réagissez?
16:19Tout le monde se met aux abris.
16:21C'est-à-dire que
16:21dans ce que je viens d'entendre,
16:23qui est un exposé très complet,
16:25chaque sujet
16:25mériterait une émission spécifique.
16:27On va être très clair.
16:27Merci d'être venu.
16:29Non, mais parce que
16:30oui, il y a des questions...
16:32Bien sûr.
16:33Il y a des questions à tir...
16:34Enfin, c'est un exposé
16:35à tiroir, si vous permettez.
16:37D'abord, une première chose.
16:38Quand il y a des émeutes
16:39de ce profil-là,
16:41quand ça ne concerne
16:41qu'une ville,
16:42ça peut être un fait divers.
16:43Quand ça en concerne 72,
16:44c'est un fait de société.
16:45Et ça rejoint l'exposé
16:47qui vient globalement
16:48d'être fait.
16:49Moi, je rajouterais un mot.
16:51C'est l'acheté politique.
16:52L'acheté politique, pourquoi ?
16:53Parce que ce n'est pas
16:54d'aujourd'hui qu'on connaît ça.
16:55Ça a commencé pour moi
16:56en 98, déjà,
16:57avec la Coupe du Monde.
16:58Lorsque j'étais à Marseille
16:59à cette époque-là,
17:00France, match
17:02Angleterre-Tunisie,
17:03des bagarres monstres
17:04sur le Vieux-Port.
17:05Et dans le même temps,
17:05dans le même temps,
17:07des voyous de quartiers,
17:08de cités,
17:09venaient mettre au pillage
17:10la rue Saint-Féréol,
17:11pour ceux qui connaissent
17:12un peu Marseille,
17:12qui est la rue commerçante
17:14de Marseille.
17:15Et le maire de Godin,
17:16le maire de Marseille
17:16à l'époque,
17:17avait dit
17:17les Marseillais
17:18défendent leur ville
17:19faisant une assimilation
17:21entre certains supporters
17:22et en fait,
17:23ce qui se passait
17:24dans l'arrière-cours.
17:26On en reparlera
17:27dans un instant.
17:28La cage de la responsabilité.
17:30Pierre Ollombier,
17:32qui est notre invité
17:33ce soir.
17:34Avant de marquer une pause,
17:35juste une petite pensée
17:37à la famille
17:37de la petite Liana,
17:3911 ans,
17:39qui a disparu
17:40depuis vendredi
17:41dans le Gers.
17:42L'homme de 41 ans,
17:44père d'une de ses amies
17:46à l'école,
17:46a été mis en examen
17:47pour enlèvement
17:48et séquestration
17:48de mineurs de 15 ans
17:50et placé en détention
17:51prévisoire.
17:52On ne sait toujours pas
17:53où est l'enfant.
17:53L'enquête se poursuit.
17:55Et puis,
17:56pensez aussi
17:56aux premiers résultats
17:58des parcours sup
18:00qui sont tombés ce soir
18:01et courage à toutes
18:02les familles en attente.
18:03On marque une pause,
18:04on revient
18:04avec ce qui s'est passé
18:06entre Donald Trump,
18:07Benjamin Netanyahou,
18:08avec ce qui s'est passé
18:10avec Henri Novak
18:11dont on parlait
18:12Mathieu Bocoté
18:12il y a quelques instants
18:13et puis ses chips,
18:15ses chips
18:15au goût de halal.
18:21Avant de parler
18:23de ce qui se passe
18:25entre Donald Trump
18:26et Benjamin Netanyahou
18:27et puis ce qui s'est passé
18:28avec Henri Novak
18:29au Royaume-Uni,
18:30d'abord Marc Menon.
18:31Que s'est-il passé
18:32avec McFly et Carlito ?
18:34C'est deux Youtubers
18:35très connus
18:35qui ont lancé
18:36une marque de chips
18:37une marque de chips halal.
18:39Ça fait sourire
18:39sans faire sourire
18:40mais comme si
18:41toute une idéologie
18:42dans l'alimentation
18:43comme une alimentation
18:44vraiment identitaire.
18:45Enfin on se pose
18:46beaucoup de questions
18:46que ce soit
18:47on a parlé de Master Poulet
18:48il y a quelques temps
18:49et maintenant
18:50les chips
18:50de McFly et Carlito.
18:52C'est extraordinaire
18:54McFly et Carlito
18:55moi je n'ai rien contre eux
18:56je ne les connais pas beaucoup
18:57je les ai entreaperçus
18:58quand Macron
18:59les a popularisés
19:01tant mieux pour eux
19:02s'ils réussissent
19:03et là
19:04ils lancent une marque
19:05de chips.
19:07Alors déjà
19:07ils ont 7 460 000 abonnés
19:10on s'adresse
19:11à des jeunes
19:12à une époque
19:13où les jeunes
19:14mais là
19:14je ne vais pas
19:15m'étendre là-dessus
19:15mais ont des problèmes
19:17de santé
19:17et souvent
19:18je dirais
19:19d'épaisseur
19:21et on crée
19:23une marque de chips
19:24qui est l'un des grands
19:25toxiques
19:25même si c'est bon
19:26mais quand on pense
19:28aux jeunes
19:28on devrait
19:29essayer autre chose.
19:30Mais alors après
19:31ils créent
19:32des chips
19:33ça c'est étonnant
19:33des goûts
19:35barbecue
19:36couscous merguez
19:39fraises de chantilly
19:40et jambes au beurre.
19:41Alors c'est formidable
19:43dans tout ça
19:43il n'y a que des arômes
19:45mais ce qui est fou
19:47c'est que l'on met
19:48halal.
19:49Alors c'est là
19:50où ça pose des questions
19:51parce que halal
19:52ça veut dire
19:53déjà
19:54qu'on essaie
19:55de pacifier
19:56une pratique
19:58qui est en soi
19:59une horreur
20:00à une époque
20:01où l'on parle
20:03c'est le mot halal
20:05le mot halal
20:07en l'occurrence
20:08doit être contestable
20:10dans une société
20:11où on a longtemps
20:12prétendu
20:13avoir
20:13la conscience
20:15du bien-être animal
20:17et donc de faire en sorte
20:18que l'on évite
20:20ce qui se généralise
20:21malheureusement
20:22et cet égorgement
20:23avec un vague étourdissement
20:25et bien
20:26c'est insupportable.
20:27Et bien là
20:28vous mettez halal
20:29donc dans les esprits
20:31des uns et des autres
20:32il n'y a plus
20:33à s'offusquer
20:34dans le fond
20:34si ça se répand
20:36comme ça
20:36c'est que ce n'est pas
20:38si dérangeant
20:39ce n'est pas
20:40si intolérable
20:42que ça
20:42et puis après
20:43ça va beaucoup plus loin
20:44parce que ça signifie quoi ?
20:46Que là
20:47on a
20:48une nourriture
20:50identitaire
20:50on a une nourriture
20:54séparatiste
20:54Mais pas tant que ça
20:55puisqu'il y a un jambon-beurre
20:57alors ce qui est essentiel
20:58c'est le seul
21:00sur lequel
21:01non mais déjà
21:02on peut s'étonner
21:03parce que tout est végétal
21:05alors vous mettez halal
21:07sur du végétal
21:08comme dirait
21:09Les cosmétiques peuvent être halal
21:10On ne vous entend pas
21:12Chalot
21:12dites-nous
21:12Non mais les cosmétiques
21:13peuvent être halal
21:14ça veut juste dire autoriser
21:15en fait
21:15Non c'est parce que
21:16sur le cosmétique
21:17vous avez des produits animaux
21:19là ce ne sont que
21:20des produits végétaux
21:21c'est pour ça que
21:22sur le cosmétique
21:23quand vous utilisez
21:25un élément
21:26qui permet
21:27la synthétisation
21:28des molécules
21:30mais qui est un élément animal
21:31vous dites
21:32l'animal
21:33qui a permis
21:34cette transformation
21:35chimique
21:36n'est pas
21:37abattu
21:38selon
21:39enfin
21:40est abattu
21:41sur la méthode halal
21:42voilà
21:42tandis que là
21:43il n'y a pas
21:45la moindre trace
21:45mais
21:47c'est halal
21:48pour autant
21:48et je vous dis
21:49ce qui est extraordinaire
21:50c'est que
21:50on habitue
21:52les gens
21:52à cet halal
21:54et on fait quoi ?
21:55et bien on fait
21:56chez ces jeunes
21:57qui sont déjà
21:58dans ce désir
22:00d'échapper
22:01à notre société
22:02dans ce désir
22:03d'avoir une construction
22:05identitaire
22:06de dire
22:06nous sommes comme ça
22:08et il n'est pas question
22:09de vivre
22:10autrement
22:11là vous les enracinez
22:13vous les enracinez
22:15avec quelque chose
22:15qui n'existe pas
22:16donc on est véritablement
22:18dans un antrisme
22:19n'ayons pas peur
22:20des mots
22:21eux
22:22ils n'y pensent
22:23peut-être pas
22:24mais quand on a
22:257 460 000
22:27abonnés
22:28il faut avoir
22:29un minimum
22:30je dirais
22:31de considération
22:33de ceux
22:34qui vous suivent
22:34d'avoir
22:35aussi à l'esprit
22:37les conséquences
22:38de ce que l'on génère
22:40et là
22:40en l'occurrence
22:41on génère
22:42un principe
22:43qui est néfaste
22:45à se vivre ensemble
22:46que tout un chacun
22:48aimerait
22:49voir réapparaître
22:50et qui là
22:51au contraire
22:51s'amenuise
22:52et il participe
22:54à cela
22:55alors jambon-beurre
22:56oui
22:57et là c'est le seul
22:59sur lequel apparemment
23:00il n'y aura pas
23:01la mention halal
23:01et là encore
23:02on reste en site identitaire
23:04parce qu'ils disent
23:05nous avons choisi
23:06de ne pas opposer
23:07la mention halal
23:08sur cette référence-là
23:10sur le
23:10couscous merguez
23:11ce sera
23:12et sur le frais
23:13chantilly aussi
23:14mais même
23:16sans véritable présence
23:17de jambon
23:18car cela
23:19pourrait être
23:20perçu
23:20comme irrespectueux
23:22vous vous rendez compte
23:23c'est-à-dire
23:24qu'à un moment donné
23:25il n'y a plus
23:26qu'une identité
23:27il n'y a plus
23:28que des gens
23:29qui vivent
23:29comme ailleurs
23:30mais
23:31il faut faire en sorte
23:33qu'ils se considèrent
23:34comme devenant
23:35et bien
23:36la référence
23:37en tant que terre
23:38c'est quand même ça
23:39qui pose question
23:40Excellente analyse
23:41mon cher Marc Menon
23:43bonnes chips
23:44halal
23:45et frais chantilly
23:48ça doit pas être
23:49ça a l'air dégueulasse
23:50chacun ses goûts
23:51non non
23:52il y a des choses
23:52objectivement dégueulasses
23:53sur terre
23:55alors
23:56avec vous
23:57Michel Fayad
23:57ravi de vous revoir
23:58ce soir
23:58on va parler de cette crise
23:59entre Donald Trump
24:01et Benjamin Netanyahou
24:02le président américain
24:03considéré comme
24:04le plus pro-israélien
24:06de l'histoire moderne
24:07celui qui a transféré
24:08l'ambassade de Jérusalem
24:09reconnu
24:10la souveraineté d'Israël
24:11ça va les chouchous
24:12on vous dérange pas
24:13non mais
24:14vous parlez encore
24:15des chips halal
24:15oui
24:16non pas vous
24:17et des produits cosmétiques
24:20et alors vous disiez quoi
24:21non non mais
24:23un produit peut être halal aussi
24:24s'il ne rentre pas en contact
24:25enfin bon bref
24:25on fera un jour
24:27qu'est-ce que le halal
24:28on fera un petit dossier
24:28là-dessus si vous voulez
24:30non mais c'est intéressant
24:31non mais c'est intéressant
24:32et puis
24:32ça devient de plus en plus
24:34à la mode
24:34donc on va en parler
24:35c'est plus qu'à la mode
24:36ça devient la norme
24:37c'est un marché
24:38oui voilà
24:38bon alors pardonnez-moi
24:39Donald Trump
24:41on parlait de Donald Trump
24:42avec cette crise
24:43avec Benhamid Netanyahou
24:45qu'il a traité
24:46je cite
24:46de complètement cinglé
24:47et lui dit
24:48tu serais en prison
24:49sans moi
24:50le motif
24:50les frappes israéliennes
24:52sur Beyrouth
24:53qui risquent de faire capoter
24:54les négociations américaines
24:56avec les hommes
24:56mais qu'est-ce que cela révèle
24:57Michel Fayel
24:58une crise
24:59une rupture
24:59un épisode
25:01en fait l'épisode
25:02il est historique déjà
25:03non pas parce que
25:04en raison des propos
25:05de Trump
25:05qui sont souvent
25:06assez disons
25:08violents
25:08mais tout simplement
25:09parce que Trump
25:10en réalité
25:11est justement
25:12le président
25:12qui a été le plus proche
25:13d'Israël jusque-là
25:14et là il se permet
25:15effectivement
25:16d'être
25:16de demander à Israël
25:18de se contenir
25:19d'arrêter
25:19et c'est là un peu
25:22tout ça pour sauver
25:23les négociations
25:23avec l'Iran
25:23c'est ça un peu
25:24la nouveauté
25:25c'est un renversement
25:26qui est vraiment inédit
25:28et effectivement
25:28depuis plusieurs semaines
25:29Israël a intensifié
25:31les frappes au Liban
25:32et notamment
25:32dans la banlieue sud
25:33de Beyrouth
25:33et cela est en train
25:35de mettre à mal
25:36la négociation
25:37entre les Américains
25:38et les Iraniens
25:38puisque les Iraniens
25:39justement ont mis
25:40comme condition
25:41l'arrêt
25:42des frappes israéliennes
25:44au Liban
25:44et de l'autre côté
25:46vous avez Donald Trump
25:47qui lui veut faire
25:48de cet accord
25:49avec l'Iran
25:49vraiment la sortie
25:51de cette guerre
25:53et en fait
25:53il veut obtenir
25:54la réouverture
25:55des Tétroits d'Harmouz
25:56une victoire diplomatique
25:57et là il voit
25:58que Benjamin Netanyahou
25:59en frappant
26:00la banlieue sud
26:01de Beyrouth
26:01est en train
26:02de mettre à mal
26:02son objectif direct
26:04et en fait
26:05il y a deux
26:06vraiment
26:06il y a des divergences
26:08qui sont
26:08qui sont vraiment
26:09qui sont vraiment
26:10profondes
26:10entre les deux hommes
26:11d'un côté
26:12vous avez Netanyahou
26:13qui lui
26:13a une volonté
26:15réellement sécuritaire
26:16il sent que
26:17la sécurité d'Israël
26:18est en jeu
26:19et de l'autre côté
26:20vous avez un Donald Trump
26:21qui désormais
26:22veut un deal
26:22et donc
26:23quand ces deux
26:24doctrines
26:25complètement différentes
26:26rentrent en collusion
26:27et là il y a un problème
26:29et on voit
26:30que non seulement
26:30il y a un problème
26:30mais Trump tranche
26:31et il le tranche
26:32brutalement
26:33alors est-ce que ça veut dire
26:33que Donald Trump
26:34est en train de lâcher Israël ?
26:36En réalité
26:38Trump n'a pas lâché Israël
26:40parce qu'il continue
26:41cette alliance
26:42avec Israël
26:43il n'y a pas de soucis
26:44là-dessus
26:45il y a trois
26:45mais il y a trois challenges
26:46trois phénomènes
26:47le premier
26:48c'est que
26:49en réalité
26:49Trump est en train
26:50de montrer
26:51qu'il peut mettre
26:51la pression
26:52sur Israël
26:53et c'est un message
26:54qu'il envoie
26:55aux Iraniens
26:56un message
26:57comme quoi
26:57s'il faut tenir Israël
26:59il peut le faire
26:59le deuxième message
27:01c'est que
27:02oui
27:02l'Iran a
27:03en fait
27:03le deuxième challenge
27:05disons
27:05c'est que les Iraniens
27:06ont exigé ça
27:07des Américains
27:08et les Américains
27:08l'ont donné
27:09et ça c'est quand même
27:09une nouvelle pièce
27:10c'est-à-dire que
27:10les Iraniens peuvent imposer
27:12une certaine règle
27:13sur la table
27:14mais en même temps
27:14il faut quand même
27:15calmer cela
27:15puisque l'Iran a quand même
27:16perdu 240 milliards
27:18durant cette guerre
27:19qui déjà
27:19avant la guerre
27:20ils avaient déjà
27:21300 à 400 milliards
27:22de besoins
27:22donc on parle
27:23d'une faillite économique
27:24immense
27:25la troisième chose
27:26c'est qu'il y a un problème
27:27désormais en Israël même
27:29puisque les opposants
27:30de Netanyahou
27:31sont eux aussi
27:32en train d'utiliser
27:33cette sortie
27:36cette fuite
27:36d'Axios
27:37pour justement
27:38affaiblir Netanyahou
27:40encore faut-il savoir
27:41si cette fuite
27:41n'a pas été volontaire
27:42de la part de Trump
27:43pour justement
27:43montrer aux Iraniens
27:45ce dont il est capable
27:46de faire
27:46vis-à-vis des Israéliens
27:48je voudrais aussi
27:48ajouter une chose
27:49c'est que
27:50en fait
27:51entre Israéliens
27:52et Américains
27:52ça n'a pas toujours
27:53été au bout fixe
27:54on se rappelle
27:55qu'à l'époque
27:55de Reagan
27:56lorsque les Israéliens
27:57avaient fait
27:58justement l'opération
27:58paix en Galilée
27:59au Liban
27:59les Reagan
28:00avaient imposé
28:02à Begin
28:02un accord de paix
28:04avec Yasser Arafat
28:05c'était le premier plan
28:06de paix
28:07qui était sorti
28:07alors que
28:08Begin avait refusé
28:09ça avait créé
28:09de grandes divergences
28:12entre les deux
28:12et là ce week-end
28:14Trump a nommé
28:15Tom Barack
28:16non seulement responsable
28:18enfin son envoyé spécial
28:19en Syrie
28:19mais il lui a même donné
28:20un nouveau titre
28:22envoyé spécial en Irak
28:23et ça c'est pas une bonne nouvelle
28:24ni pour les chrétiens du Liban
28:26ni pour Israël
28:27ni pour les Iraniens
28:28puisqu'en fait
28:29il est en faveur
28:30des Arabes sunnites
28:32donc la phrase était
28:33tu es complètement
28:35cinglé
28:36et qui fera effectivement
28:37les gros titres
28:38mais Israël
28:38retiendra peut-être
28:39autre chose
28:40que
28:40Trump il veut
28:41la négociation
28:42et c'est lui
28:42qui veut
28:43tenir les rênes
28:44merci infiniment
28:46pour votre excellente analyse
28:48mon cher Michel Fayad
28:49on aime quand vous êtes là
28:51Gabriel Cluzel
28:52à Saint-Tonne
28:53le meurtrier
28:54à SIC
28:54de l'étudiant
28:55Rinova
28:56qu'on en avait parlé
28:56avec Charlotte
28:57souvenez-vous
28:58il y a quelques temps
28:59il a été reconnu coupable
29:01de meurtre
29:01et condamné
29:02à la réclusion
29:03criminelle
29:03à perpétuité
29:04à sortie d'une peine
29:05de santé
29:06de 21 ans
29:07par l'accord criminel
29:09de la ville
29:09pourquoi une bonne partie
29:10de l'Angleterre
29:11est-elle désormais
29:12en émoi
29:13et ne se satisfait pas
29:15de ce jugement
29:18tout d'abord
29:19parce que
29:19l'idéologie
29:20dite antiraciste
29:22tue
29:22et nous venons
29:23d'en avoir
29:23la preuve
29:24de fait
29:25Charlotte
29:25en avait parlé
29:26il y a quelques temps
29:27pourquoi remettre
29:28le sujet sur la table
29:29aujourd'hui
29:29pour plusieurs raisons
29:30déjà parce que
29:30le criminel
29:31a été condamné
29:32hier
29:33parce que
29:34aussi
29:35cela a beaucoup
29:35frappé les esprits
29:37ce procès
29:37a été l'occasion
29:38de faire sortir
29:38une vidéo
29:39une vidéo
29:41montrant
29:42l'arrivée
29:42des policiers
29:43donc les policiers
29:45qui ont menotté
29:47on va le voir
29:47la victime
29:48une vidéo
29:49sur les dernières heures
29:50d'Henri Novak
29:51et qui est vraiment
29:52très difficile à regarder
29:53alors c'est pas
29:53à la gloire
29:54de la police
29:55donc beaucoup
29:56réclament justice
29:57et explication
29:58il y a aussi
29:59l'enregistrement sonore
30:01de la bande
30:02de l'appel
30:03à la police
30:03semble-t-il
30:05fait par le frère
30:07du criminel
30:08qui retourne
30:10complètement la situation
30:11d'ailleurs
30:11il appelle la police
30:12pas les secours
30:13et il explique
30:14qu'ils ont été l'objet
30:14d'une agression
30:16raciste
30:16et qu'il faut donc
30:17que la police
30:18vienne
30:19il y a aussi
30:20l'expression publique
30:22pour la première fois
30:22du père d'Henri Novak
30:24qu'on voit sur cette photo
30:25moi je la trouve très touchante
30:25puisqu'ils étaient visiblement
30:26à un mariage
30:27ou quelque chose comme ça
30:28donc on voit le père
30:30et son fils
30:30et donc
30:31c'est exprimé
30:32pour la première fois
30:33oui voilà
30:34exactement
30:35et je rappelle
30:36vous avez parlé
30:37de Parcoursup
30:37pour remettre dans l'ambiance
30:38c'est un garçon
30:39qui avait 18 ans
30:40je remets cela
30:41dans la tête
30:41de tous ceux
30:42qui vont l'année prochaine
30:43envoyer un jeune
30:44comme ça
30:44faire ses études
30:45dans telle ou telle ville
30:48donc il s'est exprimé
30:49de façon très digne
30:50ce père
30:51mais il exige
30:52et on le comprend
30:53que justice soit rendue
30:54mais vraiment justice
30:55et il veut des explications
30:57notamment s'agissant
30:58du comportement problématique
30:59et je reste pudique
31:00parce qu'en fait
31:00le vrai mot
31:01c'est scandaleux
31:02de la police
31:03parce qu'en fait
31:04il y a deux actes
31:05dans ce drame
31:06et chacun de ces deux actes
31:07illustre le traitement
31:08à deux vitesses
31:11profondément discriminatoire
31:12je le dis
31:13et injuste
31:14en Angleterre aujourd'hui
31:15si vous n'avez pas
31:16de quartier de diversité
31:17si vous n'avez pas
31:18une religion à faire valoir
31:19autre que chrétienne
31:21vous serez dimis
31:22dans votre propre pays
31:23c'est la file fusée
31:24à deux étages
31:26mortifères
31:27de la dictature
31:27antiraciste
31:28alors premier acte
31:29le déroulé
31:30donc le 3 décembre 2025
31:32Henri Novak
31:33il est originaire
31:33de l'Essex
31:34il fait ses études
31:34à Southampton
31:35il est étudiant
31:36en comptabilité
31:37et finance
31:37et il fête
31:38la fin du semestre
31:39universitaire
31:40avec ses amis
31:41et rentre
31:42chez lui seul
31:43précisément
31:43c'est une ville
31:46dans laquelle
31:46on parle
31:46160 langues
31:47j'ai trouvé ça
31:48sur les statistiques
31:49officielles
31:50en 2023
31:5131,1%
31:53des élèves
31:54avaient une langue
31:54maternelle
31:55autre que l'anglais
31:57et si en 2011
31:5922,3%
32:01des habitants
32:02se considéraient
32:02comme blanc britannique
32:04comme n'étant pas
32:05blanc britannique
32:06pardon
32:06aujourd'hui
32:07ils sont 31,9%
32:08donc ça a progressé
32:09de 50,2%
32:11donc on voit
32:12que le vivre ensemble
32:13a progressé
32:14mais le mourir ensemble
32:15aussi
32:16le meurtrier
32:17d'Henri Novak
32:18est resté au-dessus de lui
32:19en le regardant
32:20se vider de son sang
32:22alors toutes les explications
32:23qui ont été données
32:23au cours de son procès
32:24sont vraiment très
32:25difficiles à écouter
32:26terrible histoire
32:27voilà on a tous les détails
32:28comme dans les procès
32:29les gens du voisinage
32:30ont entendu Henri Novak
32:31crier
32:32qu'il avait été agressé
32:33qu'il allait mourir
32:34il a essayé de s'échapper
32:35de passer par-dessus
32:36une clôture
32:38l'avocat de la famille
32:39explique devant la cour
32:41je cite
32:41au lieu de chercher
32:42de l'aide pour l'homme
32:43qu'il avait blessé
32:43avec son grand couteau
32:45Vikrum Digva
32:46l'a accusé
32:46d'être raciste
32:47et ivre
32:48parce qu'il faut rappeler
32:49qu'il l'a tué
32:50Charlotte l'avait dit
32:50avec un sashtar
32:52l'une de ses lames
32:53dont le port
32:54est autorisé
32:55en Angleterre
32:55pour des raisons
32:57culturelles
32:57et c'est là
32:58le premier traitement
32:59à deux vitesses
32:59c'est que les Anglais
33:01qui ordinaires
33:02n'ont pas le droit
33:02de se balader
33:03avec une arme
33:04mais là
33:0521 centimètres
33:06voilà
33:06c'est quand même
33:07une dérogation
33:08intéressante
33:09donc deuxième acte
33:11la police est appelée
33:12peu avant 23h30
33:14on lui parle
33:14d'une altercation
33:15et donc on lui raconte
33:16les faits
33:16tels que je vous les ai dit
33:18donc agression raciste
33:19et la police
33:20est tellement formatée
33:21par l'antiracisme
33:22qu'elle croit sur parole
33:23vous voyez
33:23une personne issue
33:24de la diversité
33:25qui se dit victime
33:26de raciste
33:26c'est sacré
33:27on ne le remet pas en doute
33:28parce qu'ils ont peur
33:29je pense eux-mêmes
33:30de se faire traiter
33:30de raciste
33:31s'ils ne le prennent pas
33:32avec assez de sérieux
33:34donc que se passe-t-il
33:35ils arrivent
33:35ils passent les menottes
33:36à Henri Novak
33:37c'est quand même fou
33:38la victime
33:39couchée
33:39en sang
33:40voilà
33:41celui-ci a été blessé
33:42de quatre coups
33:43de Sachtar
33:44dont un à la poitrine
33:45alors il tente
33:46d'expliquer
33:47à la police
33:48qu'il a été
33:50poignardé
33:50un policier
33:51lui répond
33:52tu as été poignardé
33:53ou ça
33:53je ne pense pas
33:54que ce soit le cas
33:55mon pote
33:55tout ça c'est enregistré
33:57la policière
33:59qui est avec lui
33:59malgré tout
34:00se demande
34:00s'il ne faudrait pas vérifier
34:01bon
34:01mais Henri Novak
34:03perd connaissance
34:04les policiers
34:05donnent les premiers soins
34:06qui seront
34:07les derniers
34:08Henri Novak
34:08meurt
34:10en quoi
34:11le monde politique
34:12au Royaume-Uni
34:13est-il ébranlé
34:14par cette histoire
34:15il faut dire d'abord
34:16que le témoignage
34:16de son père
34:17a beaucoup ému
34:18alors
34:19il dit
34:21mon fils
34:21est mort
34:22indignement
34:23voilà
34:24ce sont ses mots
34:25il était menotté
34:26sur la base
34:27du seul témoignage
34:28de son agresseur
34:29il a été traîné
34:30sur le gravier
34:31et il explique
34:32que les dernières paroles
34:33qu'a entendu son fils
34:34c'est la lecture
34:35de ses droits
34:36vous savez
34:36quand on est arrêté
34:37et puis il est mort
34:37voilà
34:38Henri a été poignardé
34:40quatre fois
34:41il a dit
34:42neuf fois
34:42à la police
34:43qu'il ne pouvait pas respirer
34:45et rien n'y a fait
34:46alors évidemment
34:47le monde politique
34:49au moins
34:49ce que nous
34:50nous appelons à droite
34:51est monté au créneau
34:53alors Farage
34:54bien sûr
34:54il a même fait
34:55une adresse
34:56à la nation
34:56Lévi-Blanche
34:57compte aussi
34:58a-t-il déclaré
34:59il a aussi écrit
35:01au procureur général
35:02pour signaler
35:03une peine trop clémente
35:04mais aussi
35:04Rupert Law
35:05vous savez Rupert Law
35:06on en a parlé
35:08récemment
35:08il est le patron
35:09d'un petit parti
35:10qui s'appelle
35:10Restore Britain
35:11qui vient d'émerger
35:12à la droite de Farage
35:13il reproche à Farage
35:14même sa mollesse
35:15et peut-être même
35:16un peu de clientélisme
35:17à l'endroit de l'immigration
35:18parce qu'il y a tellement
35:19d'immigration en Angleterre
35:20que ceux qui veulent être élus
35:22sont très tentés
35:22d'aller lui faire la cour
35:24alors Rupert Law
35:25il est très radical
35:26il prône la remigration
35:28et il est souvent soutenu
35:29par Elon Musk
35:30qui d'ailleurs
35:30dans cette affaire
35:31a été un peu
35:32le porte-voix
35:35de ce meurtre terrible
35:36mais même
35:37Kerstammer
35:38a quand même été obligé
35:39de sortir du silence
35:40parce que tout le monde
35:41s'étonnait de son silence
35:43sachant je vous rappelle
35:44qu'il avait mis
35:44un genou à terre
35:45pour George Floyd
35:46là c'est pas la police
35:48d'un autre pays
35:48c'est pas un jeune homme
35:49d'un autre pays
35:50c'est son pays
35:51sa police
35:52un jeune homme
35:53un de ses concitoyens
35:55donc il a fait
35:58un message de circonstance
35:59que l'on peut lire
36:00sur l'écran
36:01il a conclu en disant
36:02il est juste
36:03que l'IOPC
36:04j'ai compris que c'était
36:05leur police
36:05des polices
36:06un organisme indépendant
36:08enquête sur la réponse
36:09de la police
36:10à ce meurtre insensé
36:11et alors il a dit
36:12on s'est cru en France
36:13c'est beau comme
36:14une déclaration de politique
36:15en France
36:15et nous devons briser
36:17le cycle de tragédie
36:18en luttant contre
36:19la lutte de la criminalité
36:21au couteau
36:22vous voyez
36:22c'est le couteau
36:23qui a tué
36:23avec ses petites pattes
36:24comme toujours
36:25il n'y avait visiblement
36:26personne qui le tenait
36:29mais la police française
36:30Gabrielle Cluzet
36:31n'est pas la police anglaise
36:32il ne pourrait peut-être
36:34se passer rien de tel
36:35en France
36:35je ne pense pas
36:36pour le moment
36:37enfin en tout cas
36:38rien ne m'a permis
36:39d'imaginer une telle chose
36:41nous avons de la chance
36:43parce que la police anglaise
36:44est très formatée
36:46au moins une partie
36:46d'entre elles
36:47je vous rappelle
36:48qu'elle a déjà été prise
36:49en flagrant délit
36:50de lâcheté
36:50et d'idéologie antiraciste
36:52dans l'affaire
36:53des grooming gangs
36:54vous savez
36:54une grosse partie
36:55du scandale
36:56c'est la façon
36:56dont au cours
36:57de l'enquête
36:59le fait que des gangs
37:01constitués
37:01notamment de Pakistanais
37:03étaient mis en cause
37:04et bien ce fait
37:05avait été passé sous silence
37:06par peur d'être accusé
37:08d'antiraciste
37:08donc on ne sait pas
37:08d'ailleurs si c'est
37:09de la lâcheté
37:10une vraie conviction
37:11idéologique
37:12les deux à la fois
37:13mais c'est une réalité
37:16rien de tel
37:16dans la police française
37:17mais je note
37:19qu'on peut
37:19il y a d'autres corps
37:21de fonctionnaires
37:22qui pour partie
37:22on fait monde de lâcheté
37:24dans l'affaire Samuel Parti
37:25on peut dire que
37:26les profs n'ont pas été
37:27d'un grand courage
37:28disons-le
37:28ils ne sont pas tous
37:29comme ça évidemment
37:31là aussi
37:31il y a eu une confusion
37:33entre la victime
37:34et le bourreau
37:35puis on notera
37:36qu'il y a quand même
37:36un silence assourdissant
37:37en France
37:38pourtant vous vous souvenez
37:39du bataille
37:39au moment de l'affaire
37:40George Floyd
37:41d'Adama Traoré
37:42de Naël
37:43moi je croyais
37:44que la gauche
37:44quand il s'agissait
37:45de taper sur la police
37:46elle était au taquet
37:47elle montait au créneau
37:48on était tous frères
37:49de George Floyd
37:50voilà
37:51là il n'y a plus personne
37:52je peux vous assurer
37:53visiblement
37:53personne n'est frère
37:56je vais y arriver
37:56dans Rinovac
37:57voilà
37:59j'ai regardé
38:00alors exception faite
38:01de Le Monde
38:01aucun journal à gauche
38:02n'a relayé
38:03Le Monde s'est fait
38:05l'écho de façon
38:05très laconique
38:06d'une dépêche
38:07de l'AFP
38:07avec un titre
38:08quand même très lacunaire
38:09meurtre d'un étudiant
38:10au Royaume-Uni
38:11un homme condamné
38:12à la prison à vie
38:13l'intervention
38:14de la police critiquée
38:15donc vous ne savez rien
38:16du meurtrier
38:17au moins dans le titre
38:18et on lit dans le corps
38:20du texte
38:21alors ça moi
38:21ça m'a un peu scotché
38:22que l'intervention
38:24de la police
38:25avait je cite
38:26susciter des critiques
38:27d'Elon Musk
38:28et de personnalités britanniques
38:29d'extrême droite
38:30alors d'accord
38:31vous voyez la police
38:32qui passe des menottes
38:33à une victime
38:34en le laissant crever
38:35sur le pavé
38:35et qui croit sur parole
38:37l'assassin
38:37ça suscite des critiques
38:39que de l'extrême droite
38:40voilà
38:40le reste du monde
38:42visiblement trouve cela normal
38:43pardon
38:44mais c'est quand même
38:44un peu étonnant
38:46la vérité
38:47qu'il existe en France
38:48déjà
38:48une hiérarchie de témoignages
38:49je vous renvoie
38:50à l'affaire
38:51le drame
38:52du meurtre
38:53de Thomas Crépoll
38:54il y a eu
38:54neuf témoignages
38:55de racisme anti-blanc
38:56et visiblement
38:57pour du beurre
38:58ça n'a pas été retenu
39:00je veux simplement dire
39:01que pour terminer
39:03peut-être rendre hommage
39:04à ce jeune garçon
39:05Henri Novak
39:06c'est l'anti-George Floyd
39:08finalement
39:08pour le traitement
39:09qu'il connaît
39:10moi connaissant
39:11c'est bien qu'il soit
39:11un fan
39:12et joueur de foot
39:13lui-même
39:14c'était un fan
39:14de l'arsenal notamment
39:15et bien
39:16aucun club
39:18ne lui a rendu hommage
39:19ses amis
39:19de l'union étudiante
39:20de l'université
39:21de Southampton
39:22l'ont fait
39:22ils ont dit
39:23Henri avait ce don
39:24de mettre de la bonne humeur
39:25dès qu'il entrait
39:26dans une pièce
39:27c'est un crève-cœur
39:28de perdre un ami
39:29aussi drôle
39:30gentil et généreux
39:31la présence d'Henri
39:32sur et en dehors
39:33du terrain
39:34va terriblement
39:35nous manquer
39:36donc tout cela
39:37est bien triste
39:38le crève-cœur
39:38c'est de les entendre aussi
39:40mais ne disons pas
39:41que ça n'arrivera
39:42jamais en France
39:43parce que
39:44tout l'Occident
39:45est paralysé
39:46gangréné
39:47par le wokisme
39:49prêt à laisser
39:50finalement
39:51poignarder
39:51égorger ses enfants
39:53plutôt que courir
39:53le risque
39:54d'être traité de raciste
39:55ça commence à ressembler
39:56à un asile psychiatrique
39:56pardon
40:00Jean-Pierre Colombias
40:01vous êtes notre invité
40:01on parlera dans un instant
40:03de votre livre
40:03mais vous qui avez écrit
40:05la face obscure
40:06de la police
40:06comment vous réagissez
40:07par rapport à
40:09à ce décès
40:10de ce jeune Henri Novak
40:13mort
40:13un peu comme George Floyd
40:15sans que ça n'émeuve personne
40:17on en revient toujours
40:18au même problème
40:19d'une attitude politique
40:20qui n'est pas cernable
40:21tout simplement
40:21qui a des discours
40:22à géométrie variable
40:23je rappelle que
40:24nos personnels politiques
40:25ont eu des attitudes
40:26aussi très ambiguës
40:27dès lors qu'on désignait
40:28une victime de la police
40:30qu'on qualifiait immédiatement
40:31l'acte d'un policier
40:33de bavure
40:34tous sont allés
40:35devant les écrans
40:36pour dire
40:36oulala
40:37nous ne sommes certainement
40:38pas solidaires
40:39de l'acte du policier
40:40attendons
40:41vous dénoncez
40:42l'utilisation de la police
40:43comme régulateur social
40:44on en parlera
40:45dans un instant
40:46avec vous
40:47d'abord
40:48Charlotte Dornelas
40:50le fils du ministre algérien
40:51de l'intérieur
40:52Saïd Sayoud
40:53a beaucoup fait parler
40:54aujourd'hui
40:54on dit qu'il vivait sans papier
40:55en France
40:57et les informations
40:58ont s'y reculé
40:59et puis on a appris
41:00j'ai appris grâce à vous
41:01vous qui avez mené l'enquête
41:02que finalement
41:03c'est faux
41:04qu'il a été régularisé
41:05sauf qu'on ne sait pas quand
41:06en tout cas
41:07beaucoup de questions
41:08qui se posent
41:08comme si effectivement
41:11les rapprochements
41:12entre Paris
41:13et Alger
41:13est un peu compliqué
41:16comment
41:16à l'occasion
41:18de la visite du ministre
41:18d'un intérieur algérien
41:20à Paris
41:20donc Mohamed Sifaoui
41:21affirme que le fils
41:22vivait son papier
41:23comment imaginer
41:24une telle situation
41:26qu'il vive
41:26sans papier en France
41:27alors en effet
41:28sur un site
41:29qui s'appelle
41:29rupture
41:30et qui est
41:31critique
41:31sur le gouvernement algérien
41:34de Karim Aloum
41:35qu'on connaît
41:35voilà exactement
41:36Mohamed Sifaoui
41:37écrit et assume
41:38il signe sous son nom
41:39ce papier
41:40et Beauvau a répondu
41:42le ministère de l'intérieur
41:43donc
41:44que cette information
41:45était fausse
41:46qu'il dispose
41:46d'un titre de séjour
41:47en cours de validité
41:48et qu'il est donc
41:49en situation régulière
41:50ce à quoi
41:52le site internet
41:53qui sort l'information
41:54explique
41:54qu'ils aimeraient
41:55avoir la date
41:56de délivrance
41:56du titre de séjour
41:58laissant imaginer
41:59qu'il pourrait être
42:00très récent
42:01à l'approche
42:01de la visite
42:02de son père
42:02ministre de l'intérieur
42:04algérien
42:05et donc
42:05nous allons suivre
42:06cette histoire
42:07parce qu'on n'a pas
42:07toutes les réponses
42:09aujourd'hui
42:09ce qui est sûr
42:10c'est qu'il y a
42:10un démenti d'un côté
42:12et le maintien
42:13de l'information
42:13de l'autre
42:14à ceci près
42:15que l'information
42:16est maintenue
42:16en disant
42:16ce qui est sûr
42:17c'est qu'il a été
42:17en situation irrégulière
42:19donc c'est peut-être
42:19plus le cas aujourd'hui
42:20quand est-ce que ça a été réglé
42:21enfin bon
42:22on n'a pas toutes les réponses
42:23aujourd'hui
42:23mais quoi qu'il arrive
42:24le fils du ministre
42:25de l'intérieur algérien
42:31poursuite
42:31de rejoindre notre pays
42:32aux mille défauts
42:33et ontologiquement
42:34si maltraitant
42:36avec l'Algérie
42:37et les Algériens
42:37en particulier
42:38donc là en l'occurrence
42:39il s'agit du fils
42:40du ministre de l'intérieur
42:41actuel
42:42qui aurait donc
42:43un titre de séjour
42:44pour devenir
42:46étudiant en France
42:48il est l'illustration
42:49ce jeune homme
42:50que personne ne connaît
42:51qui a une notoriété
42:52soudée
42:53sans doute
42:53assez peu désirée
42:54il est l'illustration
42:56d'une situation
42:57qui est très hypocrite
42:58en réalité
42:58parce qu'au-delà
43:00des différents politiques
43:01diplomatiques
43:02sécuritaires
43:03la France demeure
43:04le pays de prédilection
43:05de nombreux Algériens
43:07qui le peuvent
43:07aujourd'hui
43:08qui peuvent le quitter
43:09qui peuvent quitter
43:10l'Algérie
43:11pour rejoindre la France
43:12pour mille raisons
43:13et notamment
43:13sur le terrain étudiant
43:15et il est étonnant
43:16franchement
43:17pour le dire gentiment
43:18que la France accepte
43:18à ce point
43:19de livrer le beurre
43:20et l'argent du beurre
43:20pour reprendre l'expression
43:22on a même le sourire
43:23de la crémière en plus
43:24là cette fois-ci
43:24c'est à dire
43:25vous pouvez nous taper dessus
43:26on vous accueille quand même
43:27et puis on vous accueille nombreux
43:28et puis les fils de ministre
43:29et peu importe
43:31la situation
43:32que les choses soient claires
43:33que le gouvernement algérien
43:35actuel
43:35ait besoin de régler
43:37ses comptes
43:37avec la France
43:38ou d'assurer
43:39sa stabilité interne
43:40en tapant sur la France
43:42est une chose
43:44que les autorités françaises
43:45acceptent
43:46un interventionnisme
43:47du gouvernement algérien
43:48en permanence
43:49auprès de ce qu'ils appellent
43:50tout le temps
43:51leur diaspora
43:51parce qu'il est interdit
43:53en France d'expliquer
43:54Jean-Michel Apathy
43:54nous a fait la leçon
43:55depuis hier
43:56que tout le monde
43:57n'a pas le même rapport
43:58à sa propre francité
44:00vous savez il dit
44:01oui vous triez les français
44:02les uns par rapport aux autres
44:03quand le gouvernement algérien
44:04s'adresse à une partie
44:05de la population
44:06administrativement française
44:07on n'entend pas
44:08Jean-Michel Apathy
44:08nous expliquer
44:09qu'on n'est pas tous français
44:10pareil pour le gouvernement algérien
44:11et pourtant
44:12c'est exactement la même chose
44:13qu'est en train de dire
44:14le gouvernement algérien
44:15en général
44:16il s'ingère
44:16de manière officielle
44:17quand il y a les émeutes
44:18après Naël
44:19souvenez-vous
44:19au moment des élections
44:21algériennes
44:21il intervient
44:22ou par le biais
44:23de la voix
44:23du recteur
44:25de la grande mosquée
44:26de Paris
44:27parfois plus régulièrement
44:28souvenez-vous
44:29de l'intervention
44:29sur le canon français
44:30et le cochon grillé
44:33bref
44:34le gouvernement français
44:35non seulement
44:36accepte
44:37cet interventionnisme
44:39tout en continuant
44:40à subir un refus
44:41de la reprise
44:42de la partie
44:43jugée indésirable
44:44de cette même diaspora
44:45par l'Algérie
44:47quand les personnes
44:48sont objectivement
44:49algériennes
44:50et on ne peut s'empêcher
44:51quand on pense
44:52encore une fois
44:53à l'histoire
44:54autour du fils
44:56de ce ministre
44:56de l'intérieur
44:57qui est en France
44:58et la seule chose
44:59dont on soit sûr
44:59c'est qu'il est en France
45:00on peut s'empêcher
45:01de penser à Christophe Glez
45:03évidemment
45:03otage d'une très mauvaise
45:04relation entre nos deux pays
45:05et dont la libération
45:07a tant espéré
45:08ces derniers jours
45:08on a d'abord parlé
45:09de l'Aïd
45:09puis du début
45:10de la coupe du monde
45:11c'est dans quelques jours
45:12ils ont encore
45:13quelques jours
45:13pour le libérer
45:14ne semble pas arriver
45:15et on ne peut s'empêcher
45:17d'être étonné
45:17c'est Boilem Sansal
45:18qui disait ça ce matin
45:19au micro de CNews
45:21Boilem Sansal disait
45:22qu'on parle beaucoup
45:23du réchauffement
45:23des relations
45:24entre nos deux pays
45:25ces derniers temps
45:25qui se mesurent
45:27à certaines choses
45:28on va y revenir
45:28mais il est étonnant
45:30que ce réchauffement
45:31ne se fasse pas
45:31au préalable
45:32par la libération
45:33de Christophe Glez
45:34qui serait une bonne décision
45:36pour nous montrer
45:36la détermination
45:38de part et d'autre
45:39de la volonté
45:41de réchauffement
45:41entre nos deux pays
45:42il est vrai Charlotte
45:43qu'on parle beaucoup
45:43de réchauffement
45:44des relations
45:45ces derniers temps
45:45de quoi parle-t-on
45:46exactement
45:47lorsqu'on dit cela
45:48concrètement
45:49il y a une chose
45:49qui est factuelle
45:50et qui est vraie
45:50c'est la reprise
45:51des relations
45:51des discussions
45:52notamment judiciaires
45:54et sécuritaires
45:54qui étaient totalement
45:55arrêtées depuis deux ans
45:56on l'a vu
45:57il y a eu les voyages
45:58de Laurent Nunez
45:59et de Gérald Darmanin
46:00plus récemment
46:01et cette fois-ci
46:02le ministre de l'Intérieur
46:03algérien
46:04qui vient en France
46:05c'est le signe apparent
46:06c'est la première fois
46:07depuis la reconnaissance
46:08du Sahara
46:09enfin de la souveraineté
46:11marocaine
46:12sur le Sahara occidental
46:13c'est le signe apparent
46:14d'une reprise
46:15des discussions au minimum
46:16un travail jugé nécessaire
46:18alors là
46:18à la fois par les diplomates
46:20les politiques
46:20un peu tout le monde
46:21quand vous interrogez
46:22pour trois raisons majeures
46:24d'abord
46:24un
46:24nous sommes les premiers
46:25clients en gaz
46:26de l'Algérie
46:28deuxièmement
46:28il y a encore
46:29et ça a demeuré
46:30pendant la brouille
46:31entre guillemets
46:33il y a encore
46:34des échanges de relations
46:35sur la question terroriste
46:36puisque nous avons
46:37en l'occurrence
46:38un problème commun
46:40sur ce sujet
46:41et troisièmement
46:42la frontière
46:43notre frontière sud
46:45est gardée
46:46alors ça paraît
46:46extrêmement contre-intuitif
46:47mais par l'Algérie
46:48elle-même
46:48et l'exemple
46:50qui est pris en permanence
46:50c'est ce qui s'est passé
46:51en Libye
46:51il y a des gens
46:52qui arrivaient
46:53depuis la Libye
46:53jusqu'en France
46:54et quand la Libye
46:54s'est effondrée
46:55il y a tout le reste
46:56du continent
46:57qui passait par la Libye
46:58qui est arrivé
46:58de manière beaucoup
46:59plus facile
46:59et bien certains
47:01comparent les situations
47:02avec en effet
47:03la frontière sud
47:04de l'Algérie
47:04on en avait déjà parlé
47:05qui est gardée
47:07de manière assez drastique
47:08d'ailleurs
47:08côté justice
47:10pour quels résultats
47:12Gérald Darman
47:13il parle beaucoup
47:13de la question
47:14des extraditions
47:15de la question
47:16de la punition
47:17vous savez
47:17l'Algérie n'extrate pas
47:18les Algériens
47:19ou les Franco-Algériens
47:20elle ne les extrate pas
47:21nous non plus
47:22on n'extrate pas
47:22vers l'Algérie
47:23simplement il dit
47:24quand il y a des gens
47:24pour lesquels
47:25on a des preuves
47:26sur des implications
47:26dans des crimes
47:27dans des meurtres
47:28ou dans l'importation
47:29de cocaïne
47:29on demande à l'Algérie
47:30de les punir eux-mêmes
47:31en Algérie
47:32ça ne se faisait plus du tout
47:33depuis deux ans
47:34la discussion a repris
47:35Gérald Darmanin
47:36dit lui-même
47:36nous verrons
47:37ce qu'ils font
47:38de la liste
47:38qu'on leur a donnée
47:39donc il est lui-même
47:40très prudent
47:40sur le résultat
47:41de ce déplacement
47:42c'est peu de le dire
47:43et la première préoccupation
47:45algérienne
47:45c'est évidemment
47:46ces 130 demandes
47:47qui ont été faites
47:48à la France
47:48sur les biens mal acquis
47:49notamment par le régime
47:51par l'incarnation
47:53on va dire
47:53du régime précédent
47:55avec Bouteflika
47:55ce travail va être fait aussi
47:57et côté police
47:59quel résultat
47:59sur ce réchauffement
48:00diplomatique
48:01les sujets sont listés
48:02par Beauvau
48:03sécurité intérieure
48:04lutte contre la criminalité
48:05organisée
48:05pareil
48:05narcotrafic
48:06immigration
48:07et sécurité civile
48:09là encore une fois
48:10il y a une identification
48:11et des échanges d'informations
48:12qui sont annoncés
48:13mais très concrètement
48:14dans le communiqué
48:15de Beauvau
48:17aujourd'hui
48:18il y a surtout
48:18l'affirmation
48:19d'une volonté commune
48:20des deux côtés
48:20pour l'instant
48:21quels en sont les fruits
48:22nous verrons
48:23le ministre de l'Intérieur
48:24dit simplement
48:25nous avons 150
48:25laissés-passés consulaires
48:27de l'Algérie
48:27depuis le mois de février
48:28c'était zéro
48:29l'année dernière
48:30donc c'est sûr
48:30que c'est un peu plus
48:31mais pour information
48:32il y a dans nos centres
48:33de rétention administrative
48:34actuellement 700 Algériens
48:35c'est également
48:36le chiffre de Laurent Nunez
48:37alors pour terminer
48:39certains se félicitent
48:40de cette reprise
48:41des discussions
48:41persuadées
48:42de tourner la page
48:43Rotaillot
48:44rendu responsable
48:45de la situation
48:46est-ce que c'est juste ?
48:47ben non
48:47justement
48:48alors on entend beaucoup ça
48:49ces derniers jours
48:50vous savez ça c'est
48:51de la part même
48:52de Laurent Nunez
48:53la sous-entendue
48:55plus ou moins
48:55tout le monde reste poli
48:56mais on sent les tensions
48:58mais c'est Bruno Rotaillot
49:00et sa stratégie du bras de fer
49:01la preuve ça ne marchait pas
49:02regardez on arrive
49:03à avoir des choses
49:03alors soyons précis
49:04la visite de ce ministre
49:06de l'Intérieur algérien
49:07en France
49:08ces derniers jours
49:09est la première
49:10d'un membre du gouvernement
49:11non pas depuis
49:12que Bruno Rotaillot
49:13est ministre de l'Intérieur
49:14mais depuis la reconnaissance
49:15par Emmanuel Macron
49:16et non pas par Bruno Rotaillot
49:18de la souveraineté marocaine
49:19sur le Sahara occidental
49:20c'était à l'été 2024
49:21c'est le point de départ
49:23de la crise
49:24de cette crise-là
49:25entre Alger et Paris
49:28quel rapport avec Rotaillot
49:29ou la stratégie du bras de fer
49:30on ne voit pas bien
49:30et ensuite
49:31la claire revendication
49:32d'un bras de fer
49:33dans la bouche
49:33de Bruno Rotaillot
49:34qui est alors ministre
49:35de l'Intérieur
49:36c'est après l'attentat
49:38de Mulhouse
49:38souvenez-vous
49:39quand le terroriste
49:40qui est interpellé à Mulhouse
49:42il y a eu
49:4210 demandes
49:44par le ministère
49:44de l'Intérieur français
49:45de laisser passer
49:46consulat à l'Algérie
49:47qui à 10 reprises
49:48n'a pas répondu
49:49à ces demandes
49:50et c'est à ce moment-là
49:51que Bruno Rotaillot
49:52explique que ça commence
49:53à bien faire
49:54et qu'il va falloir
49:54entamer un bras de fer
49:56avec l'Algérie
49:57et à l'époque
49:57encore pour information
49:59Boilem Sansal
49:59est déjà en prison
50:00depuis 3 mois
50:01quand Bruno Rotaillot
50:03explique ça
50:03le bras de fer
50:04a donc été une réaction
50:06et non pas un départ de feu
50:08dire le contraire
50:09c'est objectivement
50:09mentir par rapport
50:10aux faits
50:11et au déroulement
50:12de ces faits
50:13merci beaucoup
50:14Charlotte Dernay
50:15pour cette analyse
50:16avant la dernière connex
50:17de Mathieu Bocoté
50:18Jean-Pierre Colombien
50:19vous êtes notre invité
50:20vous êtes ancien inspecteur
50:22commandant de police nationale
50:24vous avez travaillé
50:24pendant 10 ans
50:25au STUP
50:25au Quai des Orfèvres
50:27à Marseille
50:28vous êtes porte-parole
50:29de l'UPNI
50:30l'union professionnelle
50:31des nouveaux inspecteurs
50:32c'est pas un syndicat
50:35du nom des policiers nationaux indépendants
50:37du nom des policiers nationaux indépendants
50:39c'est pas un syndicat
50:40on n'est pas un parti politique
50:41et c'est une association
50:42qui a été créée
50:43après Vierry Châtillon
50:44et vous avez écrit ce livre
50:46donc
50:46la face obscure
50:48de la police
50:48et où
50:49vous décrivez
50:50effectivement
50:51toutes les dérives
50:53les interrogations
50:54qu'on peut avoir
50:55effectivement
50:55sur la police
50:56nous sommes au coeur
50:57d'une situation particulière
50:59lorsqu'on a vu
50:59tout ce qui s'est passé
51:00ce week-end
51:01Jean-Pierre Colombias
51:02lorsqu'on voit
51:04que la stratégie
51:05du maintien de l'ordre
51:06est remise en cause
51:07et interpelle
51:09les français
51:09qui voient
51:10et qui se posent
51:11la question
51:11de savoir
51:12est-ce qu'effectivement
51:13les policiers
51:14veulent réellement
51:16empêcher
51:16les émeutes
51:17ou bien est-ce qu'ils ont
51:18des ordres
51:18pour laisser faire
51:19que répondez-vous ?
51:20Il n'y a pas de réponse simple
51:22excusez-moi
51:22mais moi
51:23ce qui m'a fait réagir
51:24de façon très épidermique
51:25ça a été surtout
51:26l'épisode des gilets jaunes
51:28le maintien de l'ordre
51:29par rapport à ce qu'on a vu
51:30ces derniers jours
51:31au moment
51:32du match de football
51:33c'est une chose
51:34pour moi
51:34c'est de la délinquance pure
51:35et pour moi
51:36il n'y a pas de
51:37il n'y a pas de demi
51:39comment dire
51:39il n'y a pas de
51:41on ne doit pas être
51:41dans la demi-mesure
51:42pour intervenir
51:44dans ce contexte-là
51:45il faut être
51:45dans la plus grande rigueur
51:47mais ce que
51:48personnellement
51:49je n'ai pas accepté
51:50ce que j'ai ressenti
51:51de façon très viscérale
51:52c'est la façon
51:53dont s'est servi
51:53des services
51:54de maintien de l'ordre
51:55tous confondus
51:56cet agglomérat
51:57de services
51:57très disparates d'ailleurs
51:58au moment des gilets jaunes
51:59et ensuite pendant la réforme
52:00des retraites
52:01et moi je ne mélange pas tout
52:02c'est la raison pour laquelle
52:03cette couverture
52:04elle est très symbolique
52:05la couverture du livre
52:06elle représente
52:07un policier menotté
52:08dans le dos
52:08elle est doublement symbolique
52:10parce que pendant
52:10cet épisode-là
52:11j'avais pris la parole
52:12dans pas mal
52:13de plateaux télé
52:14où j'expliquais
52:15à tous mes petits camarades
52:16qui étaient sur le terrain
52:16qu'il y avait quand même
52:17deux documents
52:18qui devraient les interpeller
52:19et les faire réfléchir
52:20c'était un
52:21le code de déontologie
52:22deux le code pénal
52:23parce qu'on avait
52:24le sentiment
52:25que tout le monde
52:26se croyait tout permis
52:27parce que le pouvoir politique
52:28avait lâché la bride
52:29et moi j'avais rappelé
52:30à tous ces camarades
52:32qui croyaient
52:32qu'on pouvait tirer
52:33au flashball
52:33un peu
52:34sur n'importe qui
52:35n'importe comment
52:35qu'à un moment donné
52:36on retiendrait
52:37leur responsabilité
52:39individuelle
52:40ce que beaucoup ont oublié
52:40et la deuxième symbolique
52:42donc c'est à la fois
52:42une mise en garde
52:44personnelle
52:44pénale
52:45et à la fois
52:46la deuxième symbolique
52:46c'est
52:48la prise en otage
52:49de l'institution police
52:50par justement
52:51toute la démagogie politique
52:52quelle qu'elle soit
52:53et d'où qu'elle vienne
52:54autant de la gauche
52:55que de la droite
52:56dans le i
52:57c'est le moins indépendant
52:59et pour moi
52:59ça a un sens
53:00et mon utopie
53:01serait que l'institution police
53:02soit véritablement détachée
53:04du pouvoir politique
53:05de l'influence politique
53:06parce qu'en 34 ans de police
53:08j'ai vu
53:09toutes les philosophies
53:11sécuritaires
53:11les plus insensées
53:13les unes que les autres
53:14se succéder
53:15pendant toutes ces décennies
53:16et nous amenant
53:17au final
53:18à ce constat
53:19qu'on ne peut pas éviter
53:20aujourd'hui
53:20d'une fracture
53:21entre la police nationale
53:23et sa population
53:25qui justement
53:26laisse la porte ouverte
53:27à toutes sortes
53:28de propositions
53:29aussi ubuesques
53:30les unes que les autres
53:31on a cité le mot remplacement
53:33vous l'avez cité
53:34au moment de la pause
53:36et véritablement
53:36pour moi
53:37on va vers ça
53:38vous ne répondez pas
53:38à ma question
53:39je suis un peu
53:40sur ma faim
53:41parce que moi
53:41j'ai envie d'avoir votre regard
53:42j'entends bien
53:43ce que vous dites
53:43sur les gilets jaunes
53:44et j'entends parfaitement
53:46avec toute cette expérience
53:48que vous avez
53:49comment vous analysez
53:50ce qu'on a vu ce week-end
53:53comment dirais-je ?
53:54c'est tout simplement
53:54la fragmentation
53:55d'une société
53:55vous avez des pans entiers
53:57de la société
53:57ça a été évoqué
53:59durant le premier édito
54:00parce qu'effectivement
54:02comme vous dites
54:02c'est pas les gilets jaunes
54:03c'est autre chose
54:04vous avez des pans entiers
54:05de la société
54:07qui sont disjoints
54:08de l'ordre républicain
54:09normal
54:09et là
54:10on est face
54:11au résultat
54:12pardon
54:12d'un délitement
54:13volontaire
54:14qu'on a laissé faire
54:15au sein d'une société
54:17on a totalement cassé
54:19l'idée
54:19de toute hiérarchisation
54:21de toute hiérarchie
54:22de toute valeur
54:23du respect de l'autre
54:24on est dans une société
54:25ultra-libérale
54:26et là
54:27j'élargis un peu plus
54:28le débat
54:28qui casse
54:29le vie en commun
54:31le vivre ensemble
54:33c'est comme si on envoie la police
54:34régler tout ça
54:34c'est un alibi
54:36on est dans le chaud
54:37là on est dans la pantomime
54:39sécuritaire
54:39lorsque vous avez
54:40des opérations
54:41XXL
54:42place nette
54:42place propre
54:43comme vous voulez
54:44en fait
54:44on gère
54:45très ponctuellement
54:46une situation
54:46qu'on a abandonnée
54:48qu'on a laissé chouard
54:49on a retiré
54:50de tous ces espaces-là
54:51et pas simplement
54:52de quartier
54:52parfois de ville entière
54:53de tout ce qui était
54:54plus ou moins régalien
54:56plus de police
54:57plus de services fiscaux
54:58plus tout simplement
54:59de postiers
55:00la mort des policiers
55:01de quartier
55:01des îlotiers
55:02que j'ai dénoncé
55:03tant et plus
55:03que nous sommes
55:04beaucoup à avoir dénoncé
55:05dans un silence
55:06de cathédrale
55:06avec justement
55:07ce que je dénonce
55:08aussi dans le livre
55:09la complicité objective
55:10des syndicats de police
55:11qui auraient dû
55:11s'opposer à ça
55:12parce que c'est une catastrophe
55:13ce lien tout simple
55:15d'un petit policier
55:16sur son scooter
55:16c'était essentiel
55:18pour le lien
55:18entre une vie communautaire
55:20une vie de quartier
55:21et le représentant
55:22de l'Etat
55:22intéressant
55:22Jean-Pierre Colombiès
55:23moi je veux quand même
55:24vous montrer
55:25avant de laisser la parole
55:26à Mathieu Bocoté
55:27pour terminer
55:27ces images
55:28de Tony Pitaro
55:30qui est lanceur d'alerte
55:31et qui a vu
55:32on va les regarder
55:33pendant que je vous interroge
55:34qui a filmé
55:35qui a vu
55:36qui a récupéré
55:37des images
55:37des meutiers
55:38qui sont à l'intérieur
55:40des maisons
55:41à l'intérieur
55:42des résidences
55:43à l'intérieur
55:44des habitations
55:46lorsqu'on entend
55:47Jean-Dan Bardella
55:48dire la prochaine étape
55:49ils vont rentrer chez eux
55:50et il a montré
55:51plusieurs vidéos
55:52comme celle-ci
55:53comment vous réagissez ?
55:55excusez-moi
55:55mais il a un train de retard
55:56ces images-là
55:57ne datent pas d'hier
55:58enfin je veux dire
55:58ça fait un petit moment
55:59que justement
55:59elle date d'hier
56:00pour le coup
56:00non mais oui
56:02le phénomène
56:03n'est pas
56:04oui ça revient
56:05à ce que je vous disais
56:05précédemment
56:06on a un discours politique
56:07qui revient tout le temps
56:08l'eau tiède
56:09qui est là
56:09qui dit
56:10oh mon dieu c'est pas bien
56:11faire du mal à l'autre
56:12c'est pas bien
56:12il ne faut pas être méchant
56:14avec le fait dans la bienveillance permanente
56:15mais enfin je suis désolé
56:16quand vous vivez au contact
56:18de tout un chacun
56:20ce qui est mon cas
56:20je suis désolé
56:21mais j'ai grandi dans les quartiers nord
56:22de Marseille aussi
56:23ces intrusions-là
56:24elles étaient fréquentes
56:25elles sont fréquentes
56:26pourquoi s'arrêter ?
56:27il n'y a rien pour les retenir
56:28on ne respecte plus rien
56:30ni lien familial
56:31ni lien
56:32je dirais
56:33communautaire
56:34et là
56:35le problématique
56:36des quartiers
56:37des recoupements sécuritaires
56:38communautaires
56:39c'est quelque chose
56:40qu'on a dénoncé
56:40que j'ai dénoncé aussi
56:41sur d'autres plateaux
56:42et dans d'autres médias
56:43en disant
56:44attention
56:44ce à quoi on assiste
56:46est véritablement
56:47un danger pour le futur
56:49parce qu'on va avoir droit
56:50non pas simplement
56:51à des affrontements
56:53communautés-État
56:54mais à des affrontements
56:55intercommunautaires
56:56on l'a déjà vu à Dijon
56:57on l'a déjà vu à Dijon
56:58merci beaucoup
56:59restez avec nous
57:00pour la dernière chronique
57:01de Mathieu Bocoté
57:02longtemps passe soir
57:03l'Union Européenne
57:04deviendrait-elle
57:05enfin une forteresse
57:07pour tenir tête
57:08à l'immigration illégale
57:09ferait-elle enfin
57:10le choix
57:11appelé par plusieurs
57:12de la fermeté migratoire
57:13Mathieu Bocoté
57:14tout le monde en parle
57:15de la parsoire à la forteresse
57:16disons de la parsoire
57:17à la petite petite petite forteresse
57:19mais ce qui est certain
57:20c'est qu'il y a une réorientation
57:21un désir de réorientation
57:23de l'Union Européenne
57:24pour qu'elle serve désormais
57:26à contenir l'immigration illégale
57:28je rappelle que l'immigration illégale
57:29n'est qu'une partie
57:30du problème migratoire
57:31que l'immigration légale
57:32est un problème à part entière
57:33mais l'Union Européenne
57:35veut donner aux États
57:36les moyens
57:37de véritablement
57:38défendre leurs frontières
57:39donc il y a deux éléments
57:39là-dedans
57:40je n'irai pas dans tout le détail
57:41premièrement
57:42c'est faciliter l'expulsion
57:43des sans-papiers
57:44c'est-à-dire globalement
57:44si vous n'avez pas
57:46votre place sur le territoire
57:47faciliter l'expulsion
57:48premier élément
57:49deuxième élément
57:50surtout les déboutés
57:51du droit d'asile
57:51surtout l'élément central
57:53ce sont les camps de rétention
57:55pour les illégaux
57:58à l'extérieur
57:59du territoire européen
58:00donc on en avait déjà parlé
58:01notamment pour le Rwanda
58:02on voit qu'il y a plusieurs pays
58:04donc le Rwanda
58:05l'Ouzbékistan aujourd'hui
58:06plusieurs pays
58:07qui se disent candidats
58:08pour accueillir globalement
58:09donc je résume
58:10il y a des populations
58:11qu'on veut renvoyer
58:12le pays d'accueil
58:13n'en veut pas
58:13ils disent on n'en veut pas
58:14mais parfait
58:15on va envoyer
58:15ces individus-là
58:17dans des camps
58:18à l'extérieur
58:19de l'Union européenne
58:20on va délocaliser
58:21finalement
58:22la gestion
58:23de l'immigration
58:24illégale
58:25je note que plusieurs pays
58:26s'enthousiasment
58:27pour cela
58:27en disant
58:28parfait
58:28on aura enfin
58:29un instrument
58:29pour délocaliser
58:31l'immigration illégale
58:32pour renvoyer les gens
58:32ils pourront rester
58:33plus de deux ans là-bas
58:34donc un élément
58:35dissuasif fort
58:36je note que la France
58:37dans le contexte
58:38dit qu'elle n'utilisera pas
58:39cette possibilité
58:40qui est offerte
58:41au gouvernement
58:42comme si d'une certaine manière
58:43elle voyait une forme
58:44de déshumanisation
58:45dans ces camps
58:46à l'extérieur
58:47du territoire physique
58:48de l'Union européenne
58:49qu'est-ce qui a rendu possible
58:51cette décision
58:51c'est l'union des droites
58:53au Parlement européen
58:54alors il y a quelquefois
58:55l'union des droites
58:55on en a souvent parlé
58:56ou presque
58:57c'est finalement lassant
58:58mais là sur le coup
58:59c'est intéressant
59:00le parti de la droite classique
59:01était normalement allié
59:02au marais centriste
59:03central, social, démocrate
59:05machin
59:05ils ont décidé de s'allier
59:06à l'ensemble des droites
59:07ce qui a rendu possible
59:08une politique de fermeté
59:10migratoire
59:11autrefois inimaginable
59:12et je terminerai
59:13avec la chose suivante
59:14Le Monde
59:15le journal Le Monde
59:16nous parle de ça
59:17de là
59:17il nous dit
59:17c'est d'un régime draconien
59:19d'expulsion des sans-papiers
59:20non c'est pas un régime draconien
59:22c'est le simple respect
59:23de la loi
59:24et on se donne les moyens
59:25de faire respecter
59:26notre loi
59:27et nos frontières
59:28donc pour la gauche
59:29c'est un scandale
59:30pour les hommes du bon sens
59:31c'est le simple bon sens
59:34merci beaucoup
59:35mon cher Mathieu Bocoté
59:37et puis une information
59:38on a appris
59:38que Christine Coton
59:40est décédée
59:41pour ceux qui la connaissent
59:43une lanceuse d'alerte
59:44et ça fait beaucoup parler
59:46sur les réseaux sociaux
59:47tout de suite
59:48l'un des points de Pascal Praud
59:49Merci d'avoir regardé cette vidéo
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