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Avec Christophe Boutin, politologue
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NewsTranscription
00:00Lyon-Paris, c'était un peu le jeu des chaises musicales, savoir qui rallie qui.
00:05Le jeu des alliances, il s'est terminé hier et qu'est-ce qu'il faut retenir de ce jeu
00:09des alliances ?
00:10On est avec Christophe Boutin, politologue. Bonjour Christophe.
00:14Bonjour.
00:14Bonjour Christophe Boutin, merci d'être sur Sud Radio aujourd'hui avec nous.
00:18Oui, effectivement, en tant que politologue, vous devez vous régaler avec ces situations,
00:23ces configurations assez inédites dans l'histoire électorale française,
00:26des compositions, des décompositions, des virevoltes.
00:29On ne va pas toutes les passer en revue, je voudrais vous analyser.
00:33D'abord, le reniement du Parti Socialiste qui ne dit pas d'accord national,
00:37sous-entendu sur place, vous faites ce que vous voulez et je fermerai les yeux,
00:41M. Olivier Faure, et puis ensuite des désistements de dernière minute,
00:44c'est-à-dire qu'on se dit, il y a la main tendue, il n'y a pas la
00:47main tendue,
00:48Sarah Knafo, pas de main tendue de Rachida Dati, mais elle prend ses responsabilités,
00:52et bien je me désiste quand même, et puis M. De Logu à Marseille,
00:56qui lui semble bien avoir reçu un coup de téléphone de Paris,
00:58et on lui a dit, tu te désistes, il n'est pas question que la France insoumise
01:03soit responsable de l'élection de M. Alizu à Marseille.
01:06Ça vous inspire quoi comme observation ?
01:09Il n'y a plus de repères, il n'y a plus de codes, il n'y a plus de
01:11valeurs ?
01:13Écoutez, finalement c'est peut-être moins nouveau qu'on ne le pense,
01:16car le système des élections municipales permet effectivement
01:20cette recomposition entre les deux tours,
01:21et on avait assisté dans les années précédentes, il faut bien le dire,
01:24à des recompositions qui étaient parfois, elles aussi, très surprenantes.
01:27On est vraiment dans un cas local, à chaque fois,
01:30on voit très bien qu'il y a des villes dans lesquelles on a préservé une certaine distance,
01:35c'est le cas, les fusions ne sont pas faites dans quand même pas mal de villes,
01:38contrairement à ce qu'on croit.
01:40Les villes de l'Ouest, Caen, Rennes, Rouen, par exemple, il n'y a pas de fusion,
01:44il n'y en a pas à Metz, il n'y en a pas à Nancy,
01:46il n'y en a pas à Marseille, on en parlait effectivement.
01:49Il y a les désistements qui sont les seconds éléments,
01:52avec des pressions, vous avez évoqué effectivement le fait qu'on ait sans doute demandé à M. Delogu
01:56de bien vouloir laisser la place, si je puis dire,
01:59avec parfois des échecs.
02:01Visiblement, c'est le cas pour d'autres villes où il y a des pressions,
02:06parfois même de l'Élysée, dit-on, notamment à Nice,
02:09et il y a quand même un maintien des candidats.
02:11On voit aussi la manière dont certains chefs de parti soutiennent sans soutenir,
02:18par exemple, M. Retailleau, par rapport à Nice,
02:21dit qu'il n'apporte pas son soutien à M. Estrosi,
02:24mais qu'inversement, il ne soutient pas non plus M. Ciotti,
02:27avec des crises derrière, des critiques qui sont faites à son encontre.
02:31Bref, vous avez raison, c'est assez amusant.
02:34Alors, amusant ou inquiétant, c'est toute la question.
02:37Il est bien entendu, Christophe Boutin,
02:39que c'est l'électeur qui décidera au deuxième tour,
02:42on sait qu'au municipal, en particulier dans ce scrutin,
02:45les consignes nationales, les consignes des partis,
02:47ne sont que très relativement suivies.
02:50On peut supposer, et vous me le confirmerez,
02:52qu'une partie de l'électorat de Mme Cnaffot
02:57n'ira pas forcément voter pour Mme Dati,
03:01et qu'une partie de l'électorat de M. Bournazel
03:03ira, lui, carrément chez M. Grégoire.
03:07Il reste quand même, j'allais dire,
03:09une autonomie de conscience de l'électorat municipal,
03:11par rapport aux consignes des états-majors parisiens.
03:13C'est une réalité historique.
03:17Absolument.
03:17Maintenant, vous savez ce que c'est.
03:19Au premier tour, on vote pour,
03:21au deuxième, on vote contre.
03:22On élimine.
03:23Vous évoquez l'électorat de Mme Cnaffot.
03:26La question de son électorat n'est pas tellement de savoir s'ils ont envie de voter pour Mme Dati,
03:31mais de savoir s'ils ont envie de voter contre M. Grégoire,
03:33ce qui n'est pas la même chose.
03:35À Marseille, là aussi, Mme Vassal se maintient.
03:38Malgré tout, le fait qu'elle se maintienne rend la situation très difficile pour M. Alizio.
03:44C'est le contraire de ce qui s'est passé à Paris.
03:46Pour autant, j'entends des Marseillais électeurs de Mme Vassal qui disent
03:50« Nous, notre priorité, c'est d'empêcher que cette ville retombe une fois de plus sur la gauche
03:55et on ira voter Alizio. »
03:56C'est un phénomène qui peut se produire également ?
03:58Tout à fait, absolument.
04:00Là encore, on retrouve les priorités et les priorités contre,
04:02beaucoup plus que les priorités pour,
04:04en sachant que dans ces priorités contre,
04:06contrairement à ce qui se passait à une époque,
04:08il y a de moins en moins de blocages définitifs, de barrages,
04:12pourrait-on employer les choses ?
04:14Et les électeurs, ici, estiment qu'ils ont une marge de manœuvre
04:17beaucoup plus importante et ils n'hésiteront pas, je crois, à la prendre.
04:20Alors, barrage, il y en a à Strasbourg,
04:22puisque Horizon fait pacte avec le Parti Socialiste
04:25pour empêcher que la ville ne tombe aux mains du Rassemblement national.
04:28Pour autant, vous me confirmerez, Christophe Boutin,
04:31ou pas, que le deuxième tour, c'est le deuxième tour,
04:34en particulier celui de la municipale,
04:36réserve beaucoup plus de surprises dans l'histoire électorale
04:38qu'un deuxième tour de législative ou de présidentielle
04:41où il y a une dynamique qui se confirme.
04:43On a vu, je me souviens, en 83 au municipal,
04:45premier tour très défavorable à la gauche,
04:47elle avait sauvé les murs aux dernières minutes.
04:50Est-ce que le porte-à-porte, le fait qu'on aille reparte en campagne
04:53avec les électeurs, qu'on aille les mobiliser les uns et les autres,
04:55est-ce que, un, on peut faire changer d'avis à un électeur,
04:58deux, très important, est-ce qu'on peut faire voter
05:00quelqu'un qui s'est abstenu au premier tour,
05:02à qui on explique, il faut que tu y ailles au deuxième.
05:04C'est une réalité, ça aussi, ou non ?
05:06Oui, absolument, c'est une réalité,
05:08et c'est une réalité qui, jusqu'alors, je dirais,
05:10portait moins aux municipales,
05:12parce qu'il y avait une participation plus importante aux municipales.
05:15Or, là, nous avons une participation qui est en baisse.
05:18Dans un nombre de villes importante,
05:19on est en dessous des 50%,
05:21ou juste aux 50% de participation,
05:24et vous avez bien raison,
05:25c'est chez les abstentionnistes et par le porte-à-porte
05:27que chacun des courants va,
05:30je ne parle plus de partis, mais le courant ici,
05:31va réussir à rameuter les électeurs.
05:34Est-ce que le fait,
05:36j'évoquais la question hier avec un de vos confrères politologues,
05:40on est dans une situation inédite
05:41avec le nombre de listes uniques,
05:43c'est-à-dire qu'on est dans le parti unique,
05:45ça reste une démocratie,
05:46mais quand on n'a pas le choix,
05:47ça atténue un petit peu l'ampleur,
05:49le suffrage universel perd de sa valeur démocratique.
05:52Est-ce que le fait qu'il y ait une démobilisation
05:55du personnel électoral municipal
05:57engendre également une démobilisation de l'électeur ?
06:01Alors oui, effectivement,
06:03de toute façon, quand il y a une liste unique
06:04dans les petites communes,
06:05et à partir du moment où vous ne pouvez pas non plus
06:07faire un panachage,
06:08vous ne pouvez plus rayer des noms,
06:10pourquoi aller voter pour une liste unique
06:12sur laquelle vous n'avez aucun mode de mouvement ?
06:15Vous ne pouvez rien faire là-dessus.
06:16C'est la première question.
06:17D'ailleurs, on le voit bien dans les petites communes,
06:19il y a eu un taux d'abstention qui a très largement progressé
06:22dans les petites communes à cause des listes uniques,
06:24alors que lorsqu'il y avait plusieurs listes
06:26dans les petites communes,
06:27on arrive à des 70, des 80% de participation,
06:31ce qui montre bien que l'électeur, là,
06:32il est démobilisé par ce vote unique
06:35qu'on lui demande de faire,
06:36qui est grotesque en termes de démocratie.
06:39Suppression du panachage
06:40pour les communes de moins de 1000 habitants,
06:43parité obligatoire,
06:44quel que soit le cas de figure,
06:46et la démographie municipale.
06:49Est-ce que vous pensez que ces deux mesures,
06:52alors, le panachage, on comprend pourquoi,
06:55mais c'était tellement symptomatique
06:57des petites communes où les gens avaient l'impression
06:58de pouvoir s'immiscer dans le vote lui-même,
07:01et surtout la parité.
07:03Vous avez eu beaucoup de communes
07:04où on vous dit, écoutez,
07:05on n'a pas réussi à faire le nombre de candidats requis,
07:07que ce soit 17 ou 23,
07:08parce qu'on n'avait pas assez d'hommes ou pas assez de femmes.
07:10Est-ce que vous pensez qu'il va falloir repenser
07:13pour, j'allais dire, redonner un peu de dynamique
07:14et un peu d'énergie au mouvement électoral ?
07:18Est-ce qu'il va falloir repenser ces deux dispositions ?
07:21Je crois que le panachage,
07:23c'est effectivement à revoir.
07:24Maintenant, le panachage pourrait conduire
07:26à atténuer, je dirais, la parité,
07:29et c'est aussi un des éléments
07:30qui fait que le panachage a été mis en place.
07:33On est ici dans des choix idéologiques
07:35pour des communes de moins de 1000 habitants.
07:37Très sincèrement, dans ces communes-là,
07:39je crois que la question de la parité
07:41ne se posait pas vraiment,
07:42n'était pas essentielle.
07:43On est en train de couper cet électeur
07:45de proximité de la réalité
07:47de la vie politique,
07:48et cela aura des implications
07:50au niveau national,
07:51car c'est au niveau local
07:52qu'on apprend à faire de la politique,
07:54c'est au niveau local
07:55qu'on apprend à un certain consensus,
07:57à dialoguer.
07:58Si on ne l'apprend pas au niveau local,
08:00on ne le fera pas au niveau national.
08:02J'indiquais dans mon humeur,
08:03en citant les chiffres exacts,
08:04qui ne sont que la photographie instantanée
08:07d'un premier tour de municipal,
08:09mais que la France insoumise,
08:10dont on a vu les triomphes très médiatisés,
08:12à Saint-Denis, à Roubaix,
08:14à Toulouse, à Limoges,
08:15ne représente pour autant
08:16que 3,87% du corps électoral,
08:19avec 650 691 voix,
08:21et le RN avec 937 299 voix,
08:255,54%.
08:26C'est quand même un chiffre
08:27qui dit la réalité ou non.
08:29Est-ce qu'il y a bien
08:30un tassement de la France insoumise,
08:32une désaffection d'une partie
08:33de l'électorat,
08:34de la France insoumise,
08:35malgré que ce soit un scrutin municipal
08:36qui n'est pas un scrutin national,
08:38est-ce qu'on peut quand même déduire
08:39avec 3,87% ?
08:41Je rappelle que Manon Aubry
08:42avait fait 9 et quelques
08:44aux Européennes.
08:45Est-ce qu'il y a un léger tassement
08:46quand même de la France insoumise
08:47ou un très fort tassement ?
08:49Alors, attention à l'effet de perspective
08:51ici, car nous parlons seulement
08:53d'une partie des communes.
08:55Nous parlons des communes
08:56dans lesquelles il y avait
08:56une identification politique des listes,
08:59et c'est une petite partie
09:01des communes françaises.
09:02Dans la plus grande partie
09:03des communes françaises,
09:04il n'y avait pas
09:05d'identification politique.
09:06Vous avez des divers centres,
09:07des divers gauches,
09:08des divers tout ce que vous voulez,
09:10et des sans étiquette,
09:11mais vous n'avez pas,
09:12alors que vous avez localement
09:13des électeurs de LFI
09:15ou des électeurs du RN,
09:16des électeurs donc des partis
09:18que vous estimez ici
09:19plutôt en baisse.
09:21L'effet de loupe ici
09:22sur uniquement les villes
09:24dans lesquelles il y a
09:24l'identification politique nationale
09:26ne doit pas conduire ici
09:28à une erreur de perspective.
09:29Mais est-ce que pour autant
09:30le fait qu'il n'y ait pas eu
09:31de candidats déclarés
09:32de la France insoumise
09:33dans les communes
09:34où il y aurait des électeurs
09:35de la France insoumise
09:35prouvent que la répartition politique
09:38de cette mouvance politique,
09:40elle est surtout urbaine
09:41et un peu moins évidemment
09:43dans la réalité
09:43dans les régions ?
09:45Pas forcément
09:46parce qu'il n'y a pas non plus
09:47de candidats LR,
09:49il n'y a pas non plus
09:50de candidats PS,
09:51il n'y a pas non plus
09:51de candidats RN.
09:52On est devant des divers centres,
09:54des divers gauches,
09:55des listes d'union,
09:56des divers divers,
09:57des sans étiquette,
09:58bref,
09:59on ne sait pas exactement,
10:01on en saura un petit peu plus
10:02je dirais au moment
10:03des élections sénatoriales
10:04qui vont suivre
10:05parce que là on verra
10:06si parmi ces six étiquettes,
10:08ces divers divers,
10:09il y a des gens
10:10qui vont voter
10:12plutôt à gauche
10:13ou plutôt à droite.
10:14Il est vrai que le premier parti,
10:15les deux premiers partis,
10:16c'est divers droit.
10:17il est branded sous-titrage Société Radio-Canada,
10:17c'est diversité,
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